Une boîte de Cloud pour MobileMe

C’est tout le paradoxe des années 2000 : pour vendre des services en-ligne, il fallait les faire entrer dans des boîtes en carton. Comme de simples logiciels, ou des films, ou de la musique. Ainsi, en 2009, Apple proposait un an d’abonnement à son nuage MobileMe sous forme d’une petite boîte cartonnée, disponible sur les étals entre son système Mac OS X 10.6 et sa suite de logiciels iWork.

Apple MobileMe Cloud Box

Apple MobileMe Cloud Box

MobileMe, présenté le 9 juillet 2008, succédait aux offres iTools lancées en 2000 et déjà renommées .Mac en 2002. Il s’agissait d’un ensemble de services accessibles depuis le Mac, l’iPhone et Windows : du stockage en ligne (20 Go extensibles), la synchronisation des contacts et calendriers, une bibliothèque partagée pour les photos et vidéos, un espace pour publier son site sur me.com, ou encore l’incontournable Find My iPhone pour géolocaliser son téléphone, y afficher un message ou l’effacer à distance.

 

Apple MobileMe Cloud Box

L’abonnement d’un an coûtait 79 euros pour un compte, ou 119 euros pour l’abonnement familial à partager avec quatre autres utilisateurs. L’accès à MobileMe se faisait par le site www.me.com précédemment occupés par Job1 Group puis par Holiday Channel, Small Seed et bien d’autres……

 

Apple mobile me website french

Le service fermera ses portes le 30 juin 2012, laissant la place à son successeur iCloud, devenu gratuit pour les utilisateurs de macOS et iOS (à l’exception de certains services optionnels comme iTunes Match). Au passage, certaines fonctions disparaîtront, comme l’iDisk (un disque virtuel accessible depuis le Mac comme une simple clé USB), la publication web et la Galerie de photos que l’on pouvait partager avec des tiers.

MobileMe is closed - Apple 2012

Macintosh PowerBook évolue…

On continue notre série de brochures publiées par Apple France. Après Mac OS 8, le premier iMac, le moniteur Apple Studio, la mission Handicaps d’Apple France, le Network Server ou encore le 36 15 Apple, voici le dépliant « Macintosh Portable » de 1997. Rien à voir avec LE Macintosh Portable, celui de 1989 : il s’agissait là d’une réclame pour les modèles PowerBook 1400cs, 1400c et 3400c, la gamme qui sera effacée quelques mois plus tard par le PowerBook G3 series.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Convivialité de Mac OS, puissance du PowerPC, multimédia, connectivité : tous les atouts de la gamme Apple étaient mis en avant. Dans cette brochure, on croisait aussi un Kit de connexion GSM fourni avec Apple Telecom ; Apple Remote Access pour se connecter à son réseau d’entreprise ; Claris Organiser, Wanadoo, Aldus Persuasion, ClarisWorks, FreeHand, NetscapeNavigator et quelques autres produits qui n’étaient pas encore vintage à l’époque…

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Avant de refermer la brochure, le lecteur pouvait découvrir en détail les caractéristiques de la gamme. Les deux modèles 1400 se distinguaient par leurs écrans (à double balayage ou à matrice active), tandis que le 3400 offrait un écran plus grand (mais pas mieux défini) et un processeur PowerPC 603ev plus rapide.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Enfin, la brochure se refermait sur quelques questions liées à la garantie et sur une invitation à contacter Apple par téléphone, ou à se connecter à son interminable adresse : http://www.france.euro.apple.com (ici sur Web Archive) !

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Bon anniversaire, les Performa 200, 400 et 600 !

Le 14 septembre 1992, Apple lançait sa nouvelle gamme Performa, destinée au marché familial et éducatif, et vendus par les réseaux de grande distribution. Les ordinateurs ainsi dénommés (issus des gammes Quadra, Centris, LC ou Power Macintosh) disposaient de logiciels pré-installés et étaient souvent vendus prêts à l’emploi avec un écran.

Les premiers représentants de cette nouvelle sous-espèce étaient les Performas 200 (identique au Classic II), 400 (LC II) et 600 (Macintosh IIvx). Nous en avons dernièrement retrouvé la première brochure publicitaire.

D’autres pommes tordues…

Dans un précédent article de notre blog, nous vous présentions quelques logos Apple salement amochés, non pas par le temps, mais par leur reproduction approximative par des imprimeurs, des graveurs ou des designers. Depuis, nous en avons trouvé d’autres…

Voici par exemple la couverture d’un livre édité par Addison-Wesley en 1982. L’entreprise, qui deviendra peu après l’éditeur officiel d’Apple, n’avait visiblement pas encore pris le temps d’intégrer la pomme dans sa banque d’images au moment d’imprimer ce catalogue de logiciels pour Apple II.

Un autre exemple avec le cordon d’alimentation de cette imprimante Silentype, produite par Apple en 1980. Là encore, le sous-traitant n’avait pas été très regardant avec les proportions du logo, réduisant la pomme à un minuscule appendice. Cette imprimante est en vente sur eBay (et elle n’est pas donnée…).

Apple Silentype Power Cord 1980

Sur eBay, on croise aussi ce badge dont quelque chose nous dit qu’il n’a pas tout à fait été validé par le service communication d’Apple (quoi que, on a déjà croisé un sac d’Apple II sur lequel la pomme n’avait pas été croquée).

Mention spéciale pour ce sac à dos actuellement en vente sur eBay, qui réussit l’exploit de rater à la fois la pomme brodée et celles moulées sur les glissières…

Image : eBay

Publicité : faites des économies avec Power Macintosh

Le dimanche, sur l’Aventure Apple, c’est publicité ! Cette semaine, voici une réclame de mars 1997 présentant les offres spéciales liées à l’achat d’un Power Macintosh 7300. 200 francs de réduction pour l’achat d’un lecteur magnéto-optique Fujitsu, 350 francs pour la suite Adobe Publishing Collection (avec Photoshop, Acrobat et Illustrator), 500 francs pour 4D, 700 francs pour les solutions de comptabilité Météor, et même 900 francs pour les trois logiciels Word 6, Excel 5 et Project 4 de Microsoft.

Le slogan d’Apple était « Masters of Business », un titre très éphémère que l’on ne retrouve à peu près nulle part ailleurs. Notez que l’offre, gérée par SOGEC Gestion (qui a déménagé depuis à Villebon sur Yvette) était valable jusqu’au 30 juin 1997 : on aurait pu la publier le jour J, la semaine prochaine, mais la place est déjà prise par deux autres réclames !

Publicité Mars 1997 Power Macintosh économies

MacStation, le tout-en-un Macintosh-Imprimante

Si la place est limitée sur votre bureau, peut-être serez-vous intéressé par le MacStation, de chez MicroRain : un support accueillant un Macintosh, une imprimante ImageWriter, un lecteur de disquettes, et plein d’autres petites choses. Pas sûr que l’entreprise ait vraiment fait fortune avec ce concept.

Microrain MacStation

Publicité : le multi-média multi-accessible

Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…

Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !

Bon anniversaire le G4 Cube !

Le 19 juillet 2000, Apple présentait le PowerMac G4 Cube, un PowerMac G4 complet, dans un cube  de 8 pouces de côté, soit 20 cm. Non seulement cet ordinateur était vraiment tout petit pour l’époque, mais il était également dépourvu de ventilateur, ce qui le rendait particulièrement silencieux. Pour accéder aux composants internes, il suffisait de tirer une poignée et d’extraire tout l’ordinateur de son boîtier.

PowerMac G4 Cube

Le PowerMac G4 Cube, aussi beau, compact et silencieux qu’il était, ne trouva jamais vraiment son public. Il n’était pas plus rapide que le PowerMacintosh G4, mais il était vendu plus cher ! De plus, les premiers clients rapportèrent l’apparition de fissures sur la coque en plexiglas, particulièrement regrettable sur un ordinateur vendu avant tout pour son design. Pour gagner en compacité, Apple avait également extrait l’alimentation qui ajoutait un boîtier d’une taille conséquente à poser près du bureau.

Publicité : PowerBook 5300 et Itinéris

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame parue en 1996, vous promettant de pouvoir assister à une réunion internationale les pieds dans l’eau, grâce au PowerBook 5300, à son processeur PowerPC 603e, et à la liaison internet permise par le réseau GSM Itinéris (l’ancêtre d’Orange). Une manière, d’après Apple, d’emporter tout son bureau dans sa petite musette… Tout à fait dans le ton de la première publicité pour le PowerBook Duo, qui vous invitait en 1994 à faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case.

publicité 1996 Apple PowerBook 5300 Itinéris

Un business fructueux

C’est une brochure de 1982 que nous vous présentons aujourd’hui. Éditée par la filiale anglaise d’Apple, elle présentait l’offre de crédit-bail proposée par la marque pour ses Apple II et Apple III.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

L’accroche du dépliant était un jeu de mot tout simple : « Comment faire fructifier votre business », un jeu de mot plus compréhensible encore en anglais, où Apple veut dire pomme, et où « fruitful », « qui produit des fruits », n’emprunte pas à l’étymologie latine.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

Cette offre était financée par BankAmerica Finance, basée à Reading dans le Berkshire. Elle permettait d’acquérir du matériel et des logiciels en leasing sur une durée négociée, en gardant la possibilité d’ajouter ou de remplacer tout ou partie de l’équipement.

Le Mac Plus vu par Hebdogiciel

En janvier 1986, quand Apple présente son Macintosh Plus, l’une des revues phare du paysage informatique français s’appelle Hebdogiciel. Sorte de Canard Enchaîné de la micro (oui, on disait encore « la micro » à l’époque), cet hebdomadaire ne faisait pas dans la dentelle, et écrivait tout haut ce que ses rédacteurs pensaient tout bas.

En ce début d’année 1986, l’Hebdogiciel annonçait donc la fin des PC sans souris, au profit des ordinateurs WIMP (l’acronyme de Windows, Icons and Pointing Device, Fenêtres, Icônes et Dispositif de Pointage). Puis il dénonçait le gigantisme des réceptions données par Apple pour présenter son nouveau Mac, à San Francisco à l’origine, puis à Monte-Carlo pour les journalistes français — sauf ceux de l’Hebdogiciel, qui ne savaient pas se tenir, buvaient et vomissaient partout…

Hebdogiciel Mac Plus 1986

Hebdogiciel Mac Plus 1986

Dans le détail, l’article s’attaquait ensuite au lecteur de disquettes (Apple n’avait pas pensé plus tôt à utiliser les deux faces du support ?), à la mémoire-cache (simple nouveau nom donné au disque virtuel), et à la compatibilité très incertaine avec les logiciels existants :

« bon, merde, il est compatible quand il veut, et les nouvelles versions des logiciels existants arrivent bientôt, très exactement dès qu’elles seront faites »

Avec le clavier (dont les touches de déplacement, absentes des modèles de 1984, permettaient enfin de « lâcher la souris de temps en temps »), seule l’interface SCSI trouvait grâce aux yeux de l’hebdomadaire. Il faut dire qu’en 1986, sa vitesse de transmission de 320 ko/s était faramineuse.

Pour finir, l’Hebdogiciel s’intéressait au prix de la machine : 30.700 balles (on parlait en francs, jeunes lecteurs, ça faisait 4700 euros, ou 7,5 SMIC de l’époque…)

Dans ce prix, on peut considérer qu’il y a 10.000 balles justifiés, et 20.000 qui payent les fêtes, les annonces faites aux revendeurs, les conférences mondiales et les autocollants trade marque.

Comme quoi, le temps passe, et les critiques restent d’actualité. Pour autant, pas sûr que beaucoup de lecteurs aient suivi le conseil du journaliste, d’aller plutôt acheter un Atari 520 ST à la place…

Bon anniversaire, le PowerBook G3 Bronze

Le 10 mai 1999, Apple présentait un nouveau PowerBook G3. Plus exactement, le Macintosh PowerBook G3 Series, nom de code Lombard, surnom « Bronze Keyboard » (clavier de bronze), qui succédait, tenez-vous bien, au PowerBook G3 Series (dit Wallstreet II), qui succédait lui-même au PowerBook G3 Series (dit Walstreet), qui succédait au PowerBook G3 « tout-court », nom de code Kanga, qui était en réalité un PowerBook 3400c doté d’un processeur G3. Bref, entre novembre 1997 et mai 1999, quatre générations s’étaient succédé.

PowerBook G3 Bronze (Lombard)

C’était clairement le PowerBook G3 de la maturité. C’était d’ailleurs le premier ordinateur portable d’Apple qui utilisait la « New World ROM », inaugurée avec l’iMac, en remplacement de la mémoire morte traditionnelle héritée du Macintosh de 1984. Au passage, il s’était affiné de 15% et avait gagné un clavier légèrement transparent, couleur bronze, offrant un design qui sera conservé jusqu’à l’arrivée du PowerBook G4 « Titanium » en janvier 2001.