Microsoft Works 2.0 VS ClarisWorks 2.0

Petite « madeleine visuelle » ce matin, avec les écrans d’accueil des deux logiciels intégrés les plus importants des années 80 : ClarisWorks, apparu en 1984, et Microsoft Works, apparu en 1987. Ici, ils sont tous les deux en version 2.0, publiées en 1988. Autant le dire tout de suite : ClarisWorks fut un succès phénoménal, tandis que Microsoft Works sombra dans le quasi-anonymat…

ClarisWorks 2.0 pour Mac

Microsoft Works 2.0 pour Mac

DigiSign, la signature électronique d’Apple

Il y a quelques jours, au détour d’une brochure sur le Système 7.5, nous sommes tombés sur la mention de DigiSign, la technologie de signature électronique embarquée par ce système. N’ayant pas le souvenir d’en avoir déjà entendu parler, nous sommes allés nous replonger dans nos vieux magazines. Dans un SVM Mac de 1994, Jean-Pierre Curcio nous apprend que DigiSign s’intégrait depuis le Système 7 Pro dans l’Apple Open Collaboration Environment, cet ensemble de technologie dont la clé de voute était l’extension PowerTalk.

PowerTalk

Grâce à l’Apple Open Collaboration Environment, le Macintosh permettait aux développeurs d’application de doter celles-ci de facultés de communication, en prenant en compte toutes les basses-œuvres nécessaires aux échanges de fichiers ou de messages sur le réseau, y compris le trousseau de mots de passe et l’outil de messagerie. Si tout cela nous paraît tout à fait naturel aujourd’hui, il en allait autrement en 1993, avant la démocratisation d’Internet, quand la quasi-totalité des flux de transmission d’informations en entreprise reposait encore sur le papier.

Apple Office

DigiSign était la brique de cet ensemble en charge de s’assurer que les données échangées n’étaient pas altérées entre l’expéditeur et le destinataire. Chaque utilisateur PowerTalk pouvait donc disposer d’une signature, sous forme d’un fichier dont les données étaient combinées avec les informations à transmettre, permettant au destinataire de s’assurer tout à la fois de l’identité de l’expéditeur et de l’intégrité des données. L’encryptage reposait sur l’algorithme RSA, qui était encore sous brevet du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à l’époque et commercialisé par RSA Data Security Inc. sous le nom de Public Key Cryptosystem. Et voici comment MacUser expliquait cette technologie en avril 1994 :

Tout comme une véritable signature permet de vérifier la validité d’un chèque, les signatures électroniques de PowerTalk permettent de vérifier qu’un message ou un fichier n’a pas été modifié depuis son expédition. Après avoir obtenu une signature avec l’application DigiSign, vous pourrez l’utiliser pour signer vos messages (en cochant la case adéquate) ou vos fichiers (en les glissant sur l’application). Le destinataire devra cliquer sur le bouton « Vérifier » pour les authentifier.

Pour en savoir un peu plus, on peut se reporter à cet ancien article dans les archives de MacTech : on y trouve une explication technique très précise rédigée par Pablo Calamera, développeur chez Apple (et qui passera ensuite chez WebTV, AT&T et Danger, avant de revenir gérer MobileMe). Il y est question du Digital Signature Manager et de son API (interface de programmation), de clé privée et de clé publique, de somme de contrôle sur 16 octets obtenue à l’aide de la fonction de hachage MD5, et de signature enregistrée dans les resources du fichier. Bref, de la littérature pour développeurs motivés.

Petit détail intéressant : les technologies d’encryptage des données n’étaient à l’époque pas autorisées en France, et l’AOCE des versions françaises du Système 7 était donc privé de l’AppleTalk Secure Data Stream Protocol. Les échanges de messages et de fichiers étaient possibles, mais sans ces fonctions.

36 15 APPLE

Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Bon anniversaire tout ça !

Le premier septembre est sans doute une date à part chez Apple. On fête aujourd’hui un grand nombre d’anniversaires. En 1980, c’est l’Apple III qui pointe le bout de son imposant nez, pour tenter de conquérir (sans succès) le marché professionnel. En même temps que son ordinateur, Apple présente un écran adapté, le Monitor III, mais aussi le premier écran pour Apple II, le Monitor II, ainsi que le lecteur de disquettes Disk III.

Apple III sur l'Aventure Apple

En 1981, Apple présente le ProFile, son premier disque dur de 5 Mo, à une époque où les ordinateurs n’étaient livrés qu’avec un ou plusieurs lecteurs de disquettes. C’est d’ailleurs aussi un premier septembre, mais en 1985, que son successeur destiné au Macintosh est commercialisé : le Hard Disk 20. Le même jour, Apple présente un autre lecteur de disquettes, l’UniDisk 3.5, ainsi que deux autres moniteurs, le Color Monitor IIe et son petit frère, le IIc, deux modèles restés assez confidentiels.

Apple ColorMonitor IIe
Image : Wikipedia

En 1986, c’est encore un premier septembre qu’Apple présente l’Apple IIGS, dernier-né de la gamme Apple II. Deux ans plus tard, c’est l’Apple IIc Plus qui viendra l’épauler pour occuper le marché des réfractaires au Macintosh…

Image : Wikipedia

Petit saut dans le temps, puisqu’on arrive ensuite au premier septembre 1994, avec le lancement de la Color StyleWriter 2400 et de la LaserWriter 16/600 PS. Puis, en 1999, vient le tour du CInema Display 22 pouces.

Enfin, en 2010, Apple lance la deuxième génération de son Apple TV, et toute une nouvelle série d’iPod : un iPod Touch (4ème génération), un iPod Nano (6ème génération), et un iPod Shuffle (4ème génération).

Un protoype (ou pas) de QuickTime Conferencing Kit sur eBay

Un vendeur eBay plein d’espoir propose actuellement un « QuickTime Conferencing Kit » (référence M4490ZM/A), qu’il considère comme un prototype, sans trop expliquer pourquoi. En conséquence, il l’évalue pour le moment à près de 20.000 euros. Ça fait un peu cher pour un kit de vidéoconférence proposé en 1995 pour 250 dollars.

QuickTime Conferencing Kit

Comme on l’apprend dans l’édition de juin 1995 du magazine MacWorld, QuickTime Conferencing (QTC) était une technologie destinée à concurrencer les autres normes de vidéoconférence, souvent complexes et coûteuses à mettre en œuvre. Grâce à l’installation d’une simple extension système, le Mac devenait compatible avec la norme vidéo H.261, ancêtre du MPEG, et pierre angulaire de la vidéoconférence à l’époque.

Ce kit n’était compatible qu’avec les Macs dotés de la technologie AV d’Apple (comme les Quadra 660AV ou 840AV, ou les Power Macs 6100 AV, 7100 AV et 8100 AV). En effet, on ne trouvait dans le carton que la caméra QTC Camera 100, quelques câbles, et le logiciel QuickTime Conferencing. Or un Mac standard ne disposait pas de la capacité d’importer de la vidéo en temps réel. Les Macs AV, eux, disposaient d’une carte audio-vidéo additionnelle, branchée sur le port PDS, avec des entrées pour connecter la caméra, et une puce pour en traiter le signal analogique. Il était bien sûr possible de choisir une autre carte d’acquisition vidéo compatible Mac.

Apple Videophone
Image : University of Wisconsin-Madison via Web Archive

Dans son communiqué de presse de février 1995, Apple annonçait même la commercialisation d’un Power Macintosh dédié à cette technologie : le Media Conferencing System, un Power Mac 7100 doté du kit QTC, d’un écran, de haut-parleurs externes et d’un clavier, pour un prix de 6000 dollars. Nous n’en avons cependant trouvé aucune trace officielle sous ce nom.

En revanche, le kit « Pro » prévu dans le communiqué de presse existait bien. Vendu sous le nom de « QuickTime Conferencing ISDN Kit », il ajoutait une carte NuBus compatible avec la norme de vidéoconférence H.320 et le réseau téléphonique numérique ISDN (dit RNIS en France, comme le réseau Numéris de France Télécom). En plus de la caméra, il incluait en bonus un téléphone filaire pour éviter que tous les voisins entendent votre correspondant. Ce kit, commercialisé en 1996, coûtait 1750 dollars tout de même ! Il nécessitait un Power Mac et 16 Mo de mémoire vive, quand la version de base se contentait d’un 68040.

QuickTime Conferencing Kit ISDN

 

Dès 1996, Apple abandonnera la dénomination « AV » de ses Macs, en intégrant au système la carte d’acquisition vidéo et les extensions nécessaires au fonctionnement du kit de vidéoconférence. Ainsi, les Power Macs 7500 et 8500, et plus tard les Performa 5400 et 6400, bénéficieront d’une puissance suffisante pour accéder à leur tour au kit de vidéoconférence, devenu  Apple VideoPhone Kit, sous la référence M5673LL/A. Fourni avec Timbuktu Pro de Farallon, il permettait d’échanger des fichiers et de partager un « tableau blanc » tout en conversant avec quatre correspondants simultanément (si la connexion le permettait). Entre-temps, le logiciel d’Apple était aussi devenu compatible avec le standard CoolTalk, la solution de vidéoconférence sur le web de Netscape, compatible Windows et Unix.

Apple VideoPhone Kit

La caméra de l’Apple VideoPhone Kit, identique à celle du QuickTime Conferencing Kit, n’était pas siglée Apple. La marque la présentait toujours comme « une caméra de haute qualité ». D’après le manuel de service, il s’agissait d’une caméra doté d’un capteur CCD d’1/3 de pouce (résolution native de 542×492 pixels, résolution utile de 512×492, sortie NTSC en 320 lignes), doté d’une optique de 6 mm à ouverture ƒ/2.8 (avec un réglage d’ouverture), et un focus manuel de cinq centimètres à l’infini. La caméra était connectée en S-Vidéo ou en RCA selon les Macs, au besoin avec une alimentation 12V externe.

Nous n’avons pas eu le cœur à ouvrir notre boîte scellée, mais le Journal du Lapin a déjà publié en 2016 des photos de la caméra en action. Connaissant l’Apple de l’époque, il est évident que cette caméra n’a pas été développée en interne, mais simplement rebadgée, réhabillée à partir d’un produit existant. En 1995, peu de caméras existaient sur le marché. Il y avait bien sûr la QuickCam de Connectix, en forme de boule, mais sa forme et ses caractéristiques techniques n’avaient pas grand chose à voir avec celle d’Apple. En revanche, en fouillant bien, nous avons trouvé un autre modèle qui existait en 1994 et qui pourrait faire un meilleur candidat : la WinCam.One de chez StarDot Technologies, avec un capteur CCD de 512×492 pixels (on trouve aussi des informations sur son successeur, la WinCam.Live). Son format général est proche de celui proposé par Apple, sa résolution était identique (elle pouvait cependant mettre à l’échelle en 640×480 en temps réel), et elle disposait d’un focus manuel…

Image : PC Mag sur Google Books

Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple

Après le programme Basic caché sur la couverture d’un manuel Apple II de 1979, nous vous présentons aujourd’hui la dédicace cocasse du manuel du système DOS 3.2, publié la même année. Précisons tout de suite qu’il s’agit bien du Disk Operating System conçu par Apple pour son Apple II, et non du PC-DOS devenu MS-DOS de Microsoft.

La couverture du manuel annonçait déjà la couleur par un jeu de mot bien geek : « Do’s and Don’ts of DOS », ce que l’on ne peut que difficilement traduire par « À faire et à ne pas faire sous DOS ».

Apple DOS 3.2 manual

La première page du manuel citait, sous forme de dédicace, un auteur anglais du 16e siècle, Richard Shacklock :

If many faultes in this book you fynde,
Yet think not the correctors blynde;
If Argos heere hymselfe had beene
He should perchance not all have seene.

Ce que l’on pourrait traduire de la manière suivante :

Si nombreuses fautes, dans cet ouvrage, vous lisez,
Ne pensez pas que son auteur aveugle était ;
Argos lui-même, si par ici était passé,
Ne les aurait peut-être pas toutes trouvées.

Argos, comme nous le rappelle Wikipedia, est un personnage de la mythologie grecque, un géant doté de cent yeux répartis tout autour de la tête. Il en avait en permanence cinquante endormis et cinquante réveillés, de sorte qu’il était impossible de tromper sa vigilance.

Apple DOS 3.2 manual Richard Shacklock 1565

Difficile d’en savoir plus sur cet auteur, qui ne semble avoir publié que quelques traductions de correspondances. Tout au plus le rencontre-t-on dans une poignée d’ouvrages très spécialisés disponibles sur Google Books. Quant à la citation elle-même, elle est totalement introuvable à l’exception des ouvrages qui citent… le manuel DOS 3.2 d’Apple, ou qui reprennent cette citation en dédicace ! De là à imaginer que l’un des rédacteurs du livre (parmi lesquels se trouvent Phyllis Cole et Brian Howard) ait inventé lui-même la citation, il n’y a qu’un pas… que l’on vous laissera franchir ou non dans les réactions !

Quelques astuces de 2003 pour Panther

En 2003, Apple venait de présenter Mac OS X 10.3 Panther. Voici quelques-unes des astuces que nous avions présentées dans les colonnes de la revue A Vos Mac à l’époque.

Un fichier sensible à détruire, un journal intime à effacer ? Apple a pensé à vous avec la nouvelle fonction d’effacement sécurisé. But de la manœuvre : en plus de perdre la trace du fichier supprimé de la corbeille, le système réécrit des données sans aucun sens par dessus. Ainsi, non seulement le fichier disparaît de la « mémoire » du disque, c’est-à-dire de son catalogue, mais en plus, le fichier est physiquement écrasé par de nouvelles données. L’opération est donc plus longue qu’un effacement classique. Aucun risque ensuite qu’un utilitaire de recherche de fichiers effacés puisse retrouver la trace de vos informations. FBI, GIGN, KGB, FISC, peuvent aller se brosser maintenant ! [Nota : cette fonction a disparu en 2015…]

Apple Panther Vider la corbeille

MacOS X 10.3, alias Panther, permet à l’utilisateur de choisir ses propres combinaisons de touches associées aux fonctions habituelles : capture d’écran, options d’accès, navigation… C’est dans les Préférences Système « Clavier et souris » que ça se passe, sous l’onglet « Raccourcis clavier ». Il suffit de modifier la combinaison de touches correspondant à l’action : doucle-cliquez sur le raccourci, et tapez simplement celui que vous souhaitez utiliser. Si le raccourci est correct, il s’affiche à la place de l’ancien. S’il est déjà utilisé, un triangle d’alerte apparaît à sa droite.

Apple Panther Shortcuts change

Panther a ajouté une nouveauté au traditionnel Pomme-Tabulation qui permet de passer d’une application à une autre. Avant, le dock se chargeait d’afficher quelques instants l’application appelée. Maintenant, les icônes de toutes les applications ouvertes apparaissent en surimpression à l’écran, et l’application appelée est encadrée de blanc.

Panther sélecteur d'applications

Quel intérêt ? peut-on se demander. L’intérêt est le suivant : quand vous avez appuyé sur Pomme-Tabulation, vous pouvez aller plus loin. Maintenez les deux touches appuyées, pour faire défiler les icones, et lâchez la souris au bon moment pour choisir une application. Attention, cela va très vite… Vous pouvez toujours ajouter la touche Majuscule pour faire tourner les applications dans l’autre sens, mais ça ne simplifie pas la tâche ! Vous pouvez surtout relâcher la touche Tabulation, et utiliser alors, au choix, la souris ou les flèches du clavier, pour choisir l’application à faire venir au premier plan. Notez bien qu’il faut relâcher la touche Tabulation, mais pas la touche Pomme ! Si vous utilisez les flèches, sélectionnez l’icône désirée, puis relâchez la touche Pomme. Avec la souris, cliquez sur l’icône ou visez-la simplement avant de relâcher la touche Pomme.

Et si on nettoyait les plastiques jaunis ?

C’est l’été, le soleil brille, c’est le moment de sortir le peroxyde d’hydrogène pour une opération « blanchiment de plastique » ! Car le vieillissement et le jaunissement des plastiques de nos ordinateurs et de leurs périphériques n’est pas une fatalité : avec un peu de temps, un bon produit de nettoyage, de l’huile de coude et de l’eau oxygénée fortement concentrée (on parle aussi de peroxyde d’hydrogène), on peut offrir une seconde jeunesse au plastique d’un vieux Mac ou d’un Apple II.

Ce week-end, j’ai choisi de m’attaquer à quelques claviers et plusieurs souris qui prenaient un peu la poussière : le clavier et la souris du Lisa (de vraies pièces de musée !), et plusieurs générations de claviers et de souris ADB. Ce sera aussi l’occasion d’observer de plus près dans un prochain article l’évolution de leur conception, qui couvre une période de 1982 à 1998.

Souris Apple ADB démontées et nettoyées

Première étape : démonter chaque appareil, en prenant soin de repérer les vis parfois cachées sous les étiquettes. Pour les souris, on trouvait quatre vis sur les modèles les plus anciens, et une seule sur les modèles les plus récents. Retirer la bille (à nettoyer soigneusement), démonter l’électronique (souvent solidaire du câble, qu’il faudra nettoyer sans humidifier les composants), et nettoyer tout ça avec une bonne crème à récurer, une brosse à dents, une éponge à vaisselle, ou encore une gomme magique. Le plastique ne craint pas grand chose à cette étape, évitez simplement les éponges métalliques qui laisseraient de disgracieuses rayures.

Nettoyage de souris (Apple ADB mouse cleaning with hydrogen peroxide)

Après cette étape, il convient de bien rincer les coques plastique. N’hésitez pas à y aller à grandes eaux, dans l’évier rempli d’eau, afin d’éviter de mélanger les produits entre eux. Laissez égoutter un peu, sans attendre que ce soit parfaitement sec : l’eau oxygénée contient de toute façon un bon pourcentage… d’eau !

À partir de maintenant, travaillez en parfaite sécurité : protégez toutes les parties de votre corps, double épaisseur de gants et lunettes de protection, et évitez à tout prix les éclaboussures. Le peroxyde d’hydrogène, surtout à une concentration de 35%, est un produit dangereux qui provoque des irritations cutanées immédiates, et peut endommager gravement les yeux et les muqueuses.

Disposez les pièces à blanchir sur un plateau qui ne craint rien (comme une grande plaque de bois ou de polystyrène) et badigeonnez-les avec un pinceau à l’ombre. Exposez-les ensuite en plein soleil, et répétez l’opération plusieurs fois, toujours avec beaucoup de précautions et en tournant le plateau d’un quart de tour à chaque fois pour que chaque face soit exposée au soleil. Dix à quinze minutes d’attente permettent d’éviter que la solution s’évapore et que des gouttes se forment, qui provoqueraient un blanchiment irrégulier.

Nettoyage de souris (Apple ADB mouse cleaning with hydrogen peroxide)

Une fois cette exposition au soleil terminée, toujours bien protégé, récupérez vos pièces blanchies, dans un grand seau ou un saladier qui ne craint rien. Rincez avec précaution le support, puis rincez les pièces en plastique dans une grande quantité d’eau. Laissez-les ensuite sécher longuement, car l’eau s’est insinuée dans tous les coins et recoins. Quand vous êtes sûr que toute trace d’eau oxygénée a été éliminée, séchez sommairement (pour éviter que les saletés se redéposent) puis laissez évaporer longuement à l’ombre ou dans un l’intérieur bien ventilé.

Il ne restera plus qu’à remonter tout cela patiemment, sans se tromper… et à apprécier le résultat ! L’association d’un nettoyage qui décrasse fortement, et d’un blanchiment qui efface le temps passé, donne souvent des résultats époustouflants !

Avant après blanchiment plastique jauni claviers Apple
Screenshot

Le kit de Test Drive a Macintosh

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.

Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.

Apple Test Drive a Macintosh, Disquettes

Un carton Picasso du premier Macintosh sur eBay

Voilà une pièce qui aura fière allure dans votre collection : un très beau carton « Picasso » qu’Apple avait spécialement créé pour son premier Macintosh (avec bien d’autres déclinaisons de ce logo). Alors, certes, il manque les polystyrènes intérieurs pour y caler un Mac, il y a une étiquette « 512K 110V » qui rattache ce carton à la deuxième génération de Mac, et quelqu’un a écrit « Old ornements » au marqueur sur le dessus, sans doute à l’occasion d’un déménagement où tous les cartons avaient été réquisitionnés… Mais pour le reste, l’essentiel est là, et le carton semble bien conservé. Comptez 350 dollars (un peu moins de 300 euros), et… 350 dollars de frais de port et d’importation. Ouille.

Carton Picasso Macintosh

 

Carton Picasso Macintosh

Une astuce pour copier le fond courant d’HyperCard

Dans notre rubrique Astuces : comment (et pourquoi) copier le fond courant quand on crée un nouvelle pile HyperCard ?

Copier le fond courant d'HyperCard

Dans HyperCard, une case à cocher vous permet de « copier le fond courant » quand vous créez une nouvelle pile. Cette option a en fait trois effets : elle copie l’image du fond, les scripts du fond et de la pile, mais aussi les ressources de la pile. Tenez en compte si vous souhaitez par exemple n’utiliser que l’image du fond ou que le script, et pensez à effacer les scripts et ressources dont vous n’avez pas besoin et qui alourdissent inutilement la nouvelle pile !

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000

Think Different : les consignes d’Apple à ses revendeurs

Mike, un de nos lecteurs, nous a envoyé une copie de ce très intéressant courrier adressé par Apple à ses revendeurs en 1997, en même temps qu’elle leur faisait parvenir les fameux posters de la campagne Think Different. On y apprend que les posters ne devaient en aucun cas être offerts aux clients, mais aussi que les posters d’Einstein et Hitchock devaient impérativement être exposés avec les autres, « tous visibles sur le point de vente ». On image qu’Apple avait obtenu les droits de reproduction de ces photographies pour sa campagne sous réserve de ne pas faire usage de ces images de manière isolée.

Le courrier était signé de Jean-Pierre Giannetti, directeur Marketing d’Apple France à l’époque (il deviendra rapidement directeur marketing d’Apple Europe). À l’époque, Apple ne disposait pas encore de son propre réseau de vente, et dépendait de revendeurs agréés auxquels elle mènera la vie dure quelques années plus tard.

Apple courrier aux revendeurs, Think Different