Le bug du Macintosh sur Vente-Privée

Que se passe-t-il quand on tente d’accéder à une page qui n’existe pas sur le site vente-privée.com ? Une erreur 404, comme sur tous les autres sites ! Mais celle-ci est un peu particulière…

404 Error ventre-privee.Com, with Macintosh

C’est un Macintosh Plus qui vous accueille pour vous signaler l’erreur. Bien sûr, le logo Apple a été effacé, le clavier est bizarrement branché à l’arrière de la machine (alors que sa vraie prise est visible à l’avant), et l’écran est en couleurs avec quelques années d’avance sur le Color Classic dont nous fêtions l’anniversaire hier, mais pas de doute, c’est bien un clin d’œil à la machine fétiche d’Apple que nous offre ce site. D’autant plus que si on regarde de près, on voit la pomme sur la souris !

[cet article n’est pas sponsorisé — d’ailleurs il n’y a même pas de lien ! Si vous voulez nous aider, cliquez plutôt sur les liens Amazon ci-dessous]

Steve Jobs (film) – Blu-Ray MacBook Air 13, i5, 128Go

Des clones d’Apple II sur eBay

Devant le succès de l’Apple II, de nombreux constructeurs eurent l’idée de le cloner, en achetant les composants directement auprès des fournisseurs de la marque. Il ne leur restait qu’à écrire un système d’exploitation et la mémoire morte (ROM) correspondante… ou à « emprunter » ceux-ci en les copiant directement sur l’original. À l’exception de quelques modèles construits sous licence (comme celui de Bell & Howell pour les établissements scolaires), tous ces clones étaient rigoureusement illégaux et poursuivis comme tels par Apple. On en trouve aujourd’hui des brouettes entières sur eBay, en voici quelques exemples.

Voici par exemple l’Ananas, modèle européen d’un clone plus connu sous son nom original de… Pineapple (Apple parviendra ultérieurement à forcer la marque à changer son nom pour Pinecom). Il s’agissait d’un clone d’Apple II+, sorti en 1982. Ce modèle est assez surprenant, au point que son vendeur se demande s’il ne s’agit pas d’un Apple II d’origine, dont seule l’étiquette aurait été modifiée. La marque est plus connue pour avoir produit un modèle moins ressemblant, avec un clavier étendu. Comptez 520 euros.

Apple II clone Ananas
Image : eBay

Plus connu, voici un clone produit par la marque Franklin, qui lui valu un procès de plus de cinq ans avec Apple. La marque ne s’était pas cachée d’avoir simplement copié la ROM d’Apple, affirmant qu’une puce informatique n’était finalement qu’une suite de contacts ouverts ou fermés, ne pouvant pas faire l’objet d’une propriété intellectuelle… Son propriétaire en demande 195 dollars.

Clone Apple II, Franklin Ace 100
Image : eBay

Moins connu, voici le modèle Base64a, lui aussi parfaitement compatible avec l’original, à tel point que l’une des photos de l’annonce présente l’écran avec la mention « Apple ][ with 64k of memory ». Ce modèle était enrichi d’un clavier étendu, avec une touche F1/F2 qui avait permis au constructeur d’assigner une fonction secondaire à chaque touche du clavier. Un logiciel basique de traitement de texte avait aussi été intégré dans la ROM. Comptez 600 dollars avec sa boîte d’origine.

Apple II Clone, Base64a
Image : eBay

Si vous êtes fortuné, vous pourrez acquérir ce clone bulgare de l’Apple II, l’IMKO 2, vendu environ 3660 euros avec son écran. Il s’agissait d’un modèle de la marque Pravetz qui, comme nous le rappelle AppleFritter, produira aussi des clones de Z80 et d’Oric Atmos, avant de se tourner vers le compatible-PC.

Clone Apple II : Imko II
Image : eBay

Dans un autre style, voici l’Intertek System IV. S’il s’agissait bien d’un clone de Z80, il pouvait être équipé d’une carte d’extension le rendant pleinement compatible avec l’Apple II. Cette carte était en fait un Apple II complet, avec son processeur, sa mémoire et sa ROM. Comptez 500 dollars pour ce modèle.

Clone Apple II : Intertek System IV
Image : eBay

Toujours pour 500 dollars, voici maintenant l’OS-21, dont on ne sait pas grand-chose. Si l’on en croit le site Epocalc, il s’agit d’un modèle produit par la firme canadienne O.S. Micro Systems Inc.

Apple II clone OS-21
Image : eBay

Évidemment, ce marché parallèle était également alimenté en accessoires de toutes sortes, comme ce joystick presque identique aux modèles d’Apple dont nous avons déjà parlé. Il s’agit d’un accessoire de la marque bulgare Pravetz. Comptez 35 dollars pour ce modèle dans sa boîte.

Apple II joystick clone, Pravetz
Image : eBay

PowerBook G3 : les 7 différences

Entre le PowerBook G3 Series « Bronze », dont on fête aujourd’hui l’anniversaire, et son prédécesseur connu sous le nom de Wallstreet, Apple n’a presque rien changé. Enfin, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que c’est le « presque » qui change tout. En voici sept exemples, parmi d’autres. Dans cet article, glissez le curseur des images pour comparer tout ce qui a changé !

Pas de doute, Apple a sérieusement affiné son portable professionnel. Faute de place, les deux ports PCMCIA ont laissé la place à un port unique. Et la prise Modem a rejoint le panneau arrière.

 

Le système d’éjection motorisée dédiée aux deux ports PCMCIA a disparu, au profit d’un classique bouton poussoir.

 

Evidemment, le clavier a gagné en transparence, c’est même lui qui donne son surnom à ce PowerBook G3 Series « Bronze ». Même le bouton de démarrage a eu droit à son ravalement :

 

La petite pomme a connu le plus grand chamboulement de son histoire. Elle a quitté ses couleurs vives pour un blanc uni, et elle a migré du dessous au dessus de l’écran :

 

Derrière le capot des connecteurs, Apple a remplacé le bon vieux ADB par deux USB, fait disparaître l’ancien port série, déplacé le port modem, caché les prises casque et micro, et soigneusement peint en noir les vis et supports métalliques. Pour le FireWire en revanche, il faudra attendre la génération suivante dénommée « Pismo ».

Les ports des PowerBooks G3

Vu de face, on s’aperçoit que la marque a revu de nombreux détails : le système de fermeture a évolué (la partie mobile du loquet se trouvait à l’origine sur le haut de l’écran, elle a migré ensuite sous le trackpad) ; le nom de l’ordinateur est passé du bord au centre de l’écran, le témoin de charge est passé du côté droit au côté gauche, tandis que le logo Apple a migré vers le haut de l’écran.

 

Enfin, on signalera la disparition (définitive) du logo PowerPC. Vraiment, cet ordinateur, l’air de rien, a chamboulé bien des habitudes !

35 avantages du Macintosh (3)

Après les épisodes 1 et 2, voici une nouvelle série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.

Dans ce document comparant le Macintosh aux « compatibles-PC équipés de Windows », Apple cherchait parfois la petite bête, comme dans cette comparaison des étapes à suivre pour renommer un fichier. Apple oublie de préciser qu’il fallait aussi cliquer une première fois sur le fichier, attendre que le nom soit sélectionné, puis le dé-selectionner avant de re-sélectionner la lettre à changer… Une manière de faire tellement déroutante que même Mac OS a fini par disposer d’un menu « Renommer »…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Un autre aspect du système qui était plutôt sympa chez Apple était sa capacité à ne pas exiger d’extension au bout des noms de fichiers. Chaque fichier se souvenait de son type et de l’application l’ayant créé (au moyen d’un code créateur qu’il était possible — mais compliqué — de modifier). Apple a finalement renoncé à ce fonctionnement lors du passage à Mac OS X, et les extensions sont maintenant monnaie courante.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Après ces comparaisons logicielles, venait le moment de comparer les logithèques respectives du Mac et de Windows. Croyez-le ou non, à l’époque, il y avait plus de programmes pour le Mac ! On imagine que le calcul ne prenait pas en compte les applications pour DOS, bien plus nombreuses…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Tout cela, sans même parler de l’incohérence des applications Windows, qui utilisaient des raccourcis-claviers différents…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Allez, la suite demain !
[tous les épisodes :  12, 34, et 5]

La Power Player de Bandai dans SVM Multimédia

Le très sympathique site Magazines Abandonware continue de mettre à jour sa collection de vieilles revues numérisées. Depuis quelques jours, on y trouve des numéros de SVM Multimédia, l’phémère revue du groupe Excelsior Informatique, publiée de 1995 à 1997. On y trouve par exemple cet article dédié à la Power Player de Bandai. Comme le notait le Journal du Lapin dans un article de 2017, cette Power Player était le prototype de ce qui deviendra la Pippin. Faute de nom officiel, le modèle était d’ailleurs dépourvu d’étiquette et de logo. On aperçoit en revanche la manette définitive avec ses boutons colorés placés en croix (notez que la photo a été retournée horizontalement lors de la mise en page de l’article…).

Bandai Power Player

Publicité : Dark Forces sur Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une nouvelle réclame vantant la quantité et la qualité des jeux disponibles sur Macintosh. Après Infogrames la semaine dernière, c’est LucasArts (et Ubi Soft) qui s’y colle, avec Dark Forces et Dark Vador qui songe à se retirer en Ardèche… Les autres titres sont présentés en miniatures : Full Throttle, Rebel Assault, X-Wing, Day of the Tentacle et Sam & Max Hit te road.

Publicité Apple Macintosh PowerPC, Dark Forces de LucasArts

L’interrupteur de stockage à long terme du PowerBook 100

À une époque où les produits Apple sont fournis avec une batterie inamovible, et où la plupart de nos appareils ne sont jamais vraiment éteints, il peut être surprenant de constater que le premier « vrai » ordinateur portable d’Apple, le PowerBook 100, disposait d’un interrupteur dédié au stockage à long terme. Pas possible de le rater, une grande étiquette sur le plastique d’emballage invitait à changer sa position au déballage.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Et en effet, on trouvait à l’arrière de la machine un interrupteur unique dans l’histoire des portables d’Apple, à manipuler avec le bout d’un stylo. Cet interrupteur permettait de déconnecter physiquement la batterie, opération rendue nécessaire par la nature même de celle-ci. Le PowerBook 100 embarquait en effet une batterie au plomb, alors que ses grands frères numérotés 140 et 170 étaient équipés d’une batterie Nickel-Cadmium.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Comme on le découvre dans le manuel de l’utilisateur, le PowerBook 100, même éteint, continuait d’utiliser une petite quantité de courant, risquant donc d’épuiser totalement la batterie. Or les batteries au plomb détestent être totalement déchargées, cela fait partie de leurs principales causes de dégradations. Pour un stockage de longue durée, Apple recommandait donc de déconnecter la batterie au moyen de cet interrupteur, en avertissant toutefois que les informations en mémoire vive seraient perdues, tout comme les réglages de l’horloge du système. Il fallait aussi éviter de dépasser les six mois de stockage, au risque sinon de ne pas pouvoir recharger à nouveau la batterie !

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

101 secrets pour réussir votre site web

Connaissez-vous le site Internet Archives Wayback Machine, disponible à l’adresse web.archives.org ? C’est un extraordinaire outil géré par une fondation à but non lucratif, qui stocke des copies de millions de sites web depuis vingt-cinq ans. Près de 600 milliards de pages sont ainsi librement accessibles, via un outil de navigation dans le temps plutôt bien fichu, bien que carrément lent.

Dernièrement, j’y ai retrouvé une brochure PDF diffusée par Apple en 1996, et intitulée « Apple vous livre 101secrets pour réussir votre site Web ». C’est une véritable mine d’or, entre conseils totalement périmés et remarques pleines de bon sens.

Rien que l’introduction permet de se replonger dans le contexte de l’époque, que les moins de trente ans n’ont pas pu connaître :

Même si vous n’avez jamais eu l’occasion de surfer vous-même sur le Web, vous en avez certainement entendu parlé. Le Web est la partie d’Internet qui connaît la plus grande croissance et, de l’avis de beaucoup, c’est aussi la plus intéressante puisqu’elle vous permet de communiquer avec le monde entier pour présenter votre société, vos services et vos produits, voire diffu- ser votre publicité.

Apple proposait alors à ses lecteurs d’analyser les sites existants pour s’en inspirer, puis d’évaluer ses besoins de bande passante : de 64 Ko/s pour un petit site, jusqu’à 512 Ko pour un trafic plus important. Oui, on parler bien du serveur. Et on parle bien de kilo-octets par secondes. Des millièmes de méga-octets.

Apple proposait ensuite les services de ses serveurs Workgroup Servers, des Power Macintosh améliorés. Parmi les solutions logicielles, Apple recommandait WebSTAR, BBEdit pour modifier les pages HTML, et AppleSearch :

La marque prodiguait de nombreux conseils sur l’organisation du site, les informations à publier, le ciblage des clients et, bien sûr, les réflexes à adapter pour tirer partie de ce nouveau média :

Enfin, la question des images était l’objet d’une attention toute particulière. Nous étions en 1996, il fallait souvent encore de longues secondes pour charger le moindre petit GIF :

Toutes les marques déposées d’Apple

Sur son site web, Apple propose une liste (non exhaustive) de ses marques déposées. Cette longue page est à elle toute seule une machine à voyager dans le temps. Songez ainsi que Apple CarPlay voisine avec Apple Cinema Display, tandis que l’Apple TV succède à AppleTalk. On y trouve aussi l’interface utilisateur Aqua, la technologie de réseau Bonjour, les polices d’écriture Monaco, Charcoal et Chicago, la marque Claris (devenue entre-temps FileMaker, avant de se rebaptiser à nouveau Claris cet été)… On y croise aussi Final Cut Pro et DVD Studio Pro, HyperCard à côté du HomePod, l’ImageWriter juste en-dessous de l’iMac Pro, puis l’iPad, l’iPod, l’iPhone et iPhoto… Le Mac Pro y côtoie MacTCP (une vieille technologie pour se connecter à internet), tandis que le Newton précède de peu Night Shift. PowerBook (tout attaché), Power Mac (en deux mots), QuickTime, QuickDraw, Think Different, Velocity Engine, ou encore le Xserve, ils sont tous au rendez-vous. On dirait la table des matières de ce blog !

Nous avons comparé cette liste à celle qu’Apple présentait au début des années 2000. Bien sûr, il y a les nouvelles marques, mais certaines plus anciennes ont été écartées, car jugées moins importantes qu’il y a vingt ans (ce qui ne signifie pas pour autant qu’Apple n’ait pas conservé leurs droits). Ainsi, exit l’Apple IIGS et son système GS/OS, AppleFax, A/UX (l’Unix d’Apple), Cyberdog (un navigateur web), eMate (un cousin du Newton), Macintosh Centris, Macintosh Duo et Macintosh Quadra, Pippin, ProDOS (le système des Apple II), ResEdit… À l’époque, on trouvait même « Moof» et le logo Dogcow parmi les marques déposées mises en avant !

Le site a également conservé la page des marques déposées de NeXT, mais elles sont moins nombreuses. On y retrouve NeXT et NextStep, mais aussi OpenStep et ses variantes. Peu de marques, donc, malgré l’héritage incontournable de la marque, présent jusque dans le langage de programmation de mac OS et iOS, dont les objets, les classes et les fonctions commencent par les deux lettres « NS », comme NextStep.

Avant LiveCode, l’époque de Revolution

Hier, nous vous avons présenté LiveCode, une version modernisée d’HyperCard. Nous en avons profité pour exhumer nos archives de la revue A Vos Mac, dans laquelle nous avions présenté dès 2001 son ancêtre Runtime Revolution. Et voici ce que nous en disions à l’époque :

On le sait, Apple ne souhaite plus développer HyperCard, son logiciel de programmation orientée objet. Depuis maintenant 5 ans, il périclite lentement, ne bénéficiant plus de mise à jour et faisant les frais de l’évolution du système d’Apple, notamment le passage à MacOS X. C’est dans ce contexte qu’apparaît Revolution, développé par une petite équipe soutenue par des anciens de MetaCard corporation (qui avait développé l’un des premiers clones d’HyperCard).

Revolution reprend tout ce qui avait fait le succès – et la légendaire simplicité – d’HyperCard : la construction d’une interface sans recours à la moindre ligne de programmation, la possibilité d’accrocher des scripts aux différents objets, et surtout le concept de pile de cartes. Mais Revolution va plus loin : bien sûr, l’interface est à jour (contrairement à HyperCard qui était resté au Système 6), la gestion de la couleur et des images est intégrée, ainsi que QuickTime, sans oublier la possibilité de gérer plusieurs fenêtres dans une même pile. Ajoutez à cela la capacité à créer des applications autonomes pour Mac, Windows et plusieurs sortes d’UNIX, vous comprendrez que Revolution est plus qu’un clone d’HyperCard !

Revolution ressemble d’autant plus à HyperCard qu’il utilise le même langage, HyperTalk, rebaptisé Transcript. S’il est beaucoup plus étendu, Transcript est aussi un peu plus strict, et n’offre pas la même maniabilité qu’HyperTalk. On lui pardonnera facilement ce défaut en contemplant la masse de nouvelles commandes qu’il accepte !

Revolution offre bien sûr de nouveaux objets (barre de défilement, scrollbars, menus pop-up, fenêtres d’onglets, players QuickTime, images…) qui restent aussi simples à utiliser que les traditionnels champs de texte, boutons ou cases à cocher. Tous bénéficient d’options configurables plus nombreuses et très puissantes.

La plupart des handicaps d’HyperCard ont disparu : l’impossibilité de manipuler deux objets en même temps, l’absence d’outils de dessin vectoriel, l’obligation de recourir à des externes pour certaines commandes, les bugs apparus avec MacOS 9…

Oui, c’est vrai, Revolution est très bien, mais encore en version 1.0. Alors, que faut-il encore améliorer ? Tout d’abord, l’interface est perfectible : un peu lente, pas toujours très bien organisée, et parfois capricieuse. De même, le débuggeur manque de clarté et devient vite agaçant. Enfin, l’importation directe de piles HyperCard se révèle souvent laborieuse…

Deux ans plus tard, Revolution débarquait en version 2.0. L’occasion de faire le point sur les nouveautés :

Premier chantier des développeurs : l’interface. Malgré toute les mises à jour de la version 1, celle-ci était restée un peu brouillonne, avec un petit air d’inachevé. Avec cette version, les fenêtres sont enfin ordonnées, ce qui donne à Revolution un look bien plus professionnel. En revanche, on y perd en fonctionnalité. Par exemple, l’ancienne fenêtre qui regroupait différents panneaux (réglages basiques, scripts, réglages personnalisés, etc.) voit disparaître ses onglets au profit d’un menu déroulant. Le script apparaît maintenant dans une deuxième fenêtre, attention aux embouteillages sur les petits écrans !

Avec le temps, Revolution se professionnalise doucement. Jugez plutôt : la version professionnelle à plus de 1000 dollars offre le support des bases de données MySQL, PostgreSQL, Valentina, ODBC et Oracle ! Les applications ainsi développées peuvent, d’un simple clic, être compilées pour Mac, Windows, Linux, et un bon paquet de déclinaisons d’UNIX. Les outils de connexion à Internet, de contrôle des ports, et de multimédia, sont toujours présents.

Malgré cette surenchère de possibilités, Revolution a su rester simple. Fidèle à sa filiation avec HyperCard, il permet toujours de créer des « piles », son format d’application, composées de cartes sur lesquelles on dépose des éléments d’interface. Les habitués d’HyperCard ou MetaCard ne seront pas dépaysés, tandis que les anciens utilisateurs de Revolution en découvriront avec enthousiasme les nouveautés. Et ce d’autant plus que la documentation électronique est toujours aussi fournie, notamment le Dictionnaire de Transcript, le langage de programmation.

Publicité : Technologie CISC ou RISC ?

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1994 comparant l’avenir des processeurs CISC et celui des processeurs RISC. On pourrait discuter de la qualité des images, notamment des bosses et des rapiéçages de la chaussée représentant le processeur RISC, mais le message est clair : les processeurs CISC, comme ceux de la famille 68000, sont en bout de course, alors que l’avenir s’ouvre devant les processeurs RISC comme le PowerPC.

Apple publicité 1994 RISC, CISC

Si l’on observe de près la photo de droite, on voit clairement cinq côtes, avant que la route ne s’arrête. Avec le recul, on peut y voir les différentes générations de PowerPC, jusqu’au passage aux processeurs Intel, même si nul ne pouvait imaginer en 1994 les tourments qui accompagneraient la fin du règne des PowerPC douze ans plus tard. Et puis la notion de « générations » pour les PowerPC est assez discutable. Le G5, par exemple, n’était que la dénomination commerciale d’un processeur conçu par Apple et IBM, sans Motorola.

Apple RISC road to the future

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.