Une astuce pour copier le fond courant d’HyperCard

Dans notre rubrique Astuces : comment (et pourquoi) copier le fond courant quand on crée un nouvelle pile HyperCard ?

Copier le fond courant d'HyperCard

Dans HyperCard, une case à cocher vous permet de « copier le fond courant » quand vous créez une nouvelle pile. Cette option a en fait trois effets : elle copie l’image du fond, les scripts du fond et de la pile, mais aussi les ressources de la pile. Tenez en compte si vous souhaitez par exemple n’utiliser que l’image du fond ou que le script, et pensez à effacer les scripts et ressources dont vous n’avez pas besoin et qui alourdissent inutilement la nouvelle pile !

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000

L’utilisateur Microsoft, fan de Mac (1989)

Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.

Microsoft Apple 1989 ad

Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !

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Les premiers manuels de l’Apple II

Un habitué des ventes de vieux produits Apple sur eBay, Servernmac, a proposé dernièrement les premiers manuels de l’Apple II. On connaît bien les versions rouges de 1978, qui s’échangent pour quelques dizaines d’euros, mais ceux-ci étaient antérieures.

Le premier manuel utilisateur de l'Apple II
Image : eBay

D’après Wikipedia, environ 1000 Apple II quittèrent ainsi l’usine avec un « mini-manuel » photocopié, relié par des attaches parisiennes.Les clients ayant renvoyé leur bon de garantie reçurent le manuel complet (version rouge) gratuitement dès janvier 1978. On en trouve d’autres (mauvaises) photos sur le forum de VCFED.org.

Apple2History précise que le manuel utilisateur présentait en couverture la reproduction d’une des premières publicités d’Apple : « Simplicity is the ultimate sophistication ». Bref, pour moins de 600 euros, cette vente de deux manuels représentait un vrai petit morceau d’histoire !

Souvenir – Le premier lancement de Classic sous Mac OS X

Et vous, avez-vous connu le premier lancement de Classic après votre passage à Mac OS X ?

Au premier lancement d’une application n’ayant pas été « carbonisée » (comme on disait à l’époque pour désigner les applications reprogrammées pour tirer parti de Mac OS X), le système lançait automatiquement MacOS 9 (appelé « Classic »), qui se superposait à la version X.

Lancement de Classic sous Mac OS X

La première fois que cela se produisait, MacOS X vous invitait à mettre à jour votre système 9 pour adapter son fonctionnement. Seule solution : cliquer sur le bouton « OK » : cela avait pour seul effet d’ajouter quelques fichiers dans le dossier système de Mac OS 9. Le fonctionnement du système original n’en était heureusement pas affecté.

Le dossier système de MacOS 9 après la mise à jour

Les fichiers ajoutés sont ceux situés à droite de la fenêtre : Classic, ProxyApp, Classic Support UI, rgl_log.txt et Classic Support : bien que ProxyApp ait l’air d’une application tout à fait banale, toute tentative d’exécution se soldait généralement par un crash du système.

Comment Apple reconnaît les claviers inconnus

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Apple vous fait appuyer sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule, quand vous connectez un nouveau clavier à votre Macintosh ? Tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de différencier les trois types de claviers standardisés. Sur un clavier ISO (utilisé par notre disposition AZERTY ou le QWERTY anglais), la touche majuscule est très courte, et on appuie donc sur sa voisine la touche « > < », qui porte le code 0x3c. Or cette touche est désactivée sur un clavier ANSI (le standard utilisé par le QWERTY américain) où la touche majuscule est beaucoup plus longue.

Appuyez sur la touche située immédiatement à droite de la touche majusculeEt pour différencier le clavier ANSI du clavier japonais JIS, qui ont tous les deux la même touche Majuscule à gauche, le Mac fera répéter l’opération de l’autre côté : le clavier JIS a une touche majuscule droite très courte, qui laisse la place à une touche supplémentaire. Si vous voulez tout savoir sur les claviers, vous pouvez retrouver sur le Club iGen notre série de six articles consacrés aux claviers, leur histoire, leurs technologies et leurs secrets.

Dans l’usine de l’Apple IIe

Il y a quelques semaines, nous vous avions emmenés visiter quelques usines d’Apple et de NeXT, au gré des portes qu’Apple ouvre parfois aux journalistes. En voici un autre exemple, avec cette impressionnante photographie en couverture du magazine Softalk de février 1983 repéré sur eBay.

SoftTalk Apple IIe 1983
Image : The Softalk Apple Project

Malheureusement, l’unique exemplaire proposé sur le site d’enchères se trouve en Australie… Nous vous proposons donc aujourd’hui uniquement cette photo de couverture, qui donne déjà l’échelle.

Softalk était un magazine américain consacré à l’Apple II, publié de 1980 à 1984, tout d’abord sous forme d’offre gratuite aux clients d’Apple, puis avec abonnement payant. Un groupe de passionnés a pris l’initiative de numériser toute la collection (soit 9300 pages) pour rendre accessible à chacun la richesse de ses contenus particulièrement approfondis et innovants à l’époque. Ce travail est toujours en cours…

Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier

Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.

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Les débuts d’Exposé sur Mac OS X

Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…

Mac OS X Exposé

Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).

Exposé Mac OS X Application

Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.

Mac OS X Exposé en couleurs

 

Avant LiveCode, l’époque de Revolution

Hier, nous vous avons présenté LiveCode, une version modernisée d’HyperCard. Nous en avons profité pour exhumer nos archives de la revue A Vos Mac, dans laquelle nous avions présenté dès 2001 son ancêtre Runtime Revolution. Et voici ce que nous en disions à l’époque :

On le sait, Apple ne souhaite plus développer HyperCard, son logiciel de programmation orientée objet. Depuis maintenant 5 ans, il périclite lentement, ne bénéficiant plus de mise à jour et faisant les frais de l’évolution du système d’Apple, notamment le passage à MacOS X. C’est dans ce contexte qu’apparaît Revolution, développé par une petite équipe soutenue par des anciens de MetaCard corporation (qui avait développé l’un des premiers clones d’HyperCard).

Revolution reprend tout ce qui avait fait le succès – et la légendaire simplicité – d’HyperCard : la construction d’une interface sans recours à la moindre ligne de programmation, la possibilité d’accrocher des scripts aux différents objets, et surtout le concept de pile de cartes. Mais Revolution va plus loin : bien sûr, l’interface est à jour (contrairement à HyperCard qui était resté au Système 6), la gestion de la couleur et des images est intégrée, ainsi que QuickTime, sans oublier la possibilité de gérer plusieurs fenêtres dans une même pile. Ajoutez à cela la capacité à créer des applications autonomes pour Mac, Windows et plusieurs sortes d’UNIX, vous comprendrez que Revolution est plus qu’un clone d’HyperCard !

Revolution ressemble d’autant plus à HyperCard qu’il utilise le même langage, HyperTalk, rebaptisé Transcript. S’il est beaucoup plus étendu, Transcript est aussi un peu plus strict, et n’offre pas la même maniabilité qu’HyperTalk. On lui pardonnera facilement ce défaut en contemplant la masse de nouvelles commandes qu’il accepte !

Revolution offre bien sûr de nouveaux objets (barre de défilement, scrollbars, menus pop-up, fenêtres d’onglets, players QuickTime, images…) qui restent aussi simples à utiliser que les traditionnels champs de texte, boutons ou cases à cocher. Tous bénéficient d’options configurables plus nombreuses et très puissantes.

La plupart des handicaps d’HyperCard ont disparu : l’impossibilité de manipuler deux objets en même temps, l’absence d’outils de dessin vectoriel, l’obligation de recourir à des externes pour certaines commandes, les bugs apparus avec MacOS 9…

Oui, c’est vrai, Revolution est très bien, mais encore en version 1.0. Alors, que faut-il encore améliorer ? Tout d’abord, l’interface est perfectible : un peu lente, pas toujours très bien organisée, et parfois capricieuse. De même, le débuggeur manque de clarté et devient vite agaçant. Enfin, l’importation directe de piles HyperCard se révèle souvent laborieuse…

Deux ans plus tard, Revolution débarquait en version 2.0. L’occasion de faire le point sur les nouveautés :

Premier chantier des développeurs : l’interface. Malgré toute les mises à jour de la version 1, celle-ci était restée un peu brouillonne, avec un petit air d’inachevé. Avec cette version, les fenêtres sont enfin ordonnées, ce qui donne à Revolution un look bien plus professionnel. En revanche, on y perd en fonctionnalité. Par exemple, l’ancienne fenêtre qui regroupait différents panneaux (réglages basiques, scripts, réglages personnalisés, etc.) voit disparaître ses onglets au profit d’un menu déroulant. Le script apparaît maintenant dans une deuxième fenêtre, attention aux embouteillages sur les petits écrans !

Avec le temps, Revolution se professionnalise doucement. Jugez plutôt : la version professionnelle à plus de 1000 dollars offre le support des bases de données MySQL, PostgreSQL, Valentina, ODBC et Oracle ! Les applications ainsi développées peuvent, d’un simple clic, être compilées pour Mac, Windows, Linux, et un bon paquet de déclinaisons d’UNIX. Les outils de connexion à Internet, de contrôle des ports, et de multimédia, sont toujours présents.

Malgré cette surenchère de possibilités, Revolution a su rester simple. Fidèle à sa filiation avec HyperCard, il permet toujours de créer des « piles », son format d’application, composées de cartes sur lesquelles on dépose des éléments d’interface. Les habitués d’HyperCard ou MetaCard ne seront pas dépaysés, tandis que les anciens utilisateurs de Revolution en découvriront avec enthousiasme les nouveautés. Et ce d’autant plus que la documentation électronique est toujours aussi fournie, notamment le Dictionnaire de Transcript, le langage de programmation.

L’Apple Expo à Londres en 1997

SI vous êtes un fidèle lecteur de l’Aventure Apple, vous connaissez sans doute déjà bien l’Apple Expo, ce salon annuel qui réunissait à Paris les utilisateurs, particuliers et professionnels, autour de la gamme Apple. Mais savez-vous que par deux fois, le salon s’est également exporté à Londres, en 1997 et 2000 ? De 2002 à 2007, l’événement s’était également tenu, mais sous le nom de MacExpo London. Et justement, nous avons retrouvé quatre panoramas QuickTime VR de la première édition de ce salon londonien, qui s’était déroulé dans le Palais des Expositions de l’Olympia.

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Ces panoramas avaient été réalisés par Full Moon Digital, une entreprise britannique dont l’activité de développement allait d’internet au multimédia. Comme toujours, pour pouvoir lire ces panoramas dans lesquels on pouvait naviguer à la souris, il nous a fallu les transformer en un seul film…

 

Le bloc-note Performa d’Apple

Dans la collection de l’Aventure Apple, il n’y a pas que des ordinateurs et des brochures. Il y a aussi quelques objets aux couleurs d’Apple. Aujourd’hui, voici le bloc-note Performa, aux couleurs du logo arc-en-ciel de la marque. On ne connaît pas trop son histoire, mais peut-être que l’un de nos lecteurs pourra nous renseigner ?

Bloc-Note Performa d'Apple

NB : si vous ne savez pas comment dépenser votre argent, on trouve un lot de six de ces bloc-notes sur le site d’enchères eBay, pour près de deux-cent dollars tout de même… On le trouve pour beaucoup moins cher sur le site d’enchères Yahoo Japon (600 yens soit moins de 5 euros), mais c’est moins pratique (il faut un compte et une adresse au Japon, ou un intermédiaire là-bas)…

Bloc-Note Performa d'Apple

Brochure : PowerMacintosh, le futur est là !

Ces derniers jours, nous avons discuté du futur, avec une publicitéun clin d’œil au film Retour vers le Futur, puis un article d’Apple News de 1995, alors on reste dans le ton aujourd’hui, avec cette brochure en anglais datant de 1994. « Le futur est là », rien de moins : Apple devient la première entreprise à proposer un processeur RISC (Reduced Instruction Set Computing) au grand public. Le processeur PowerPC est issu d’une alliance entre Apple, IBM et Motorola, et promet de fortes progressions de performance dans les années à venir.

Apple PowerMacintosh : The Future is here

Apple PowerMacintosh : The Future is here

Les pages centrales cherchaient surtout à rassurer les clients : oui, le PowerMacintosh est d’abord un Macintosh, tournant sous le Système 7, et compatible avec tous vos logiciels. Mieux : il ne rend pas les modèles précédents obsolètes, puisque Apple propose des kits de mise à jour PowerPC pour la plupart de ses modèles : LC 475, 520, 550, 575, Macintosh IIvi et IIvx, et toute une brochette de Quadra, Centris, Performa et Workgroup Server. Comme il se doit, un petit comparatif avec la famille Pentium venait enfoncer le clou : moins cher, plus puissant, évolutif et compatible, le PowerMacintosh avait tout pour lui.

Apple PowerMacintosh : The Future is here

Apple PowerMacintosh : The Future is here