Publicité : PowerBook 5300 et Itinéris

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame parue en 1996, vous promettant de pouvoir assister à une réunion internationale les pieds dans l’eau, grâce au PowerBook 5300, à son processeur PowerPC 603e, et à la liaison internet permise par le réseau GSM Itinéris (l’ancêtre d’Orange). Une manière, d’après Apple, d’emporter tout son bureau dans sa petite musette… Tout à fait dans le ton de la première publicité pour le PowerBook Duo, qui vous invitait en 1994 à faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case.

publicité 1996 Apple PowerBook 5300 Itinéris

Apple dans le pétrin en 1996

Ces derniers temps, nous avons abordé à plusieurs reprises l’état de santé d’Apple au milieu des années 90. Alors que les fans inconditionnels de la marque s’extasiaient encore devant les appareils photo numérique QuickTake ou les assistants personnels Newton MessagePad, le monde entier voyait un géant prendre l’eau de toutes parts.

Voici par exemple un article extrait de la revue InfoWorld du 5 février 1996. C’est le moment où Gil Amelio, qui faisait déjà partie du Conseil d’Administration de la marque depuis 1994, en prend la tête en remplacement de Michael Spindler. Quand les journalistes écrivent leur article, cette décision n’est pas encore officielle, mais c’est un secret de polichinelle.

La situation d’Apple à l’époque n’est pas bien jolie. Depuis plusieurs mois, on fait état de négociations en vue d’un rachat par Sun Microsystems, le créateur de Java, qui est en pleine forme à l’époque. Pire : les journalistes citent plusieurs sources indiquant le désintérêt manifeste d’IBM dans la plate-forme PowerPC, qu’elle avait pourtant contribué à créer avec Apple et Motorola, et de laquelle dépendait toute la stratégie d’Apple. IBM venait juste d’annoncer qu’elle ne développerait pas de version complète de son système OS/2 pour le PowerPC, certains cadres de l’entreprise ne considérant même plus ce processeur comme viable pour l’informatique personnelle. Et ce n’est pas tout : comme le note le journaliste Pieter Hartsook, si IBM se désintéresse du PowerPC, les fabricants de clones vont également s’en éloigner, et les clients verront l’offre de compatibles Mac OS se réduire.

Autant de problèmes qui avaient amené Sun à proposer le rachat d’Apple pour seulement 2,7 milliards de dollars. Un comble pour une entreprise disposant d’une base de vingt millions d’utilisateurs, de technologies de qualité, d’un milliard de dollars de trésorerie et ayant réalisé un chiffre d’affaire de onze milliards de dollars en 1995 ! Bref, le problème d’Apple à l’époque, c’était de faire vraiment des affaires. Telle était la mission de Gil Amelio.

On note aussi le bref rappel de la succession des précédents PDG : Steve Jobs, évincé pour s’être opposé à l’évolution du Macintosh ; John Sculley, écarté après avoir soutenu le Newton ; et Michael Spindler, incapable de fédérer l’entreprise au moment du succès du PowerPC.

Publicité : The Mac OS Report (2)

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la suite de la publication de la semaine dernière : le second numéro du *Bulletin de Mac OS*, publié en 1997. Alors qu’Apple travaillait dur pour marier ses technologies et celles acquises avec le rachat de NeXT, ce deuxième (et dernier bulletin) présentait les nouveautés de Mac OS 8 : nouvelle interface, Finder multitâche, menus contextuels, accès simplifié à Internet grâce aux tableaux de bord TCP/IP et PPP… Et en attendant le futur Rhapsody, Mac OS 8 était fourni avec Netscape Navigator, Internet Explorer, ainsi qu’un support natif de Java (une intégration dont Windows 95 était bien incapable, comme le rappelle Apple). Et le mieux, c’est que si vous tapez http://www.macos.apple.com dans votre navigateur, vous arrivez toujours sur la page dédiée au système d’Apple !

apple 1997 Mac OS Report ad 2

Publicité – Sylvain Guyomard

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1993 pour les « Trophées Apple », un concours visant à récompenser les meilleurs développeurs de logiciels pour Macintosh. Parmi les récompenses : un Macintosh, ou une semaine au contact d’ingénieurs d’Apple.

Publicité pour les Trophées Apple, avec Sylvain Guyomard

Ce que l’histoire n’a pas retenu, c’est le choix de ce nom, Sylvain Guyomard, par l’agence CLM/BBDO. Un simple nom imaginaire pour illustrer le propos ? Un développeur complice et heureux du clin d’œil ? Un employé d’Apple ou de l’agence de publicité prête-nom pour la campagne ? Si vous avez votre idée sur la question, renseignez-nous en commentaire !

La naissance de Mac OS… et d’OpenDoc

Nous en parlions hier, à l’occasion de la présentation d’une publicité de 1995 pour Mac OS 7.5 : le système d’exploitation du Macintosh a vécu plus de 10 ans avant qu’Apple lui trouve un nom. On parlait jusqu’alors du « Système », tout simplement : système 6, système 7… Mais en 1995, face au rouleau-compresseur Windows, Apple a besoin d’un symbole, faute peut-être de disposer de perspectives claires quant à l’avenir de son système d’exploitation. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.

Apple News 1995 Mac OS

Certes, le choix alors tout récent de basculer les Macintosh sur les processeurs PowerPC RISC allait s’avérer payant, tout du moins pour les dix années qui suivront. Mais avec le recul, on sourit de voir la version 7.5 du système présentée comme « le système d’exploitation des années à venir », s’appuyant notamment sur OpenDoc, une technologie maison qui sera la première à être abandonnée lorsqu’Apple se verra contrainte d’adopter un nouveau système d’exploitation en achetant NeXT, à la fin de l’année 1996. OpenDoc devait permettre de rendre les applications et les documents totalement indépendants des plate-formes matérielles et des systèmes utilisés. Chaque document pouvait faire appel à différents modules d’édition et de lecture, répondant tous au même cahier des charges, mais distribués par des développeurs indépendants et concurrents. Le pire dans cette histoire ? C’est qu’OpenDoc n’était même pas intégré à Mac OS 7.5, comme le relève cet article !

Un (faux) iPod plus petit que le nano

Vous vous souvenez de ces iPod nano d’un mètre de haut qu’on avait dégotés en décembre dernier ? Eh bien nous venons de dégotter sur eBay leur tout-petit frère, un iPod moins vrai que nature, grand comme un demi-pouce (un demi vrai pouce, ça doit faire justement un pouce en système anglais).

Ebay iPod micro

Si l’on en croit le titre de l’annonce sur eBay, par ailleurs assez peu explicite, ce mini faux iPod est aussi capable d’enregistrer. Il a d’ailleurs une icône de micro sur son écran d’accueil, où l’on découvre aussi une petite radio et… un marteau !

faux iPod eBay

 

Inopiné (adj) : auquel on ne s’attendait pas

On ne peut pas dire que le terme « inopiné » soit particulièrement utilisé dans le langage courant. On peut même dire que c’est un terme plutôt désuet : d’après Google, on le rencontre à peine plus d’un million de fois sur le web, contre cinq millions d’occurrences de « inattendu » et plus de vingt-et-un million d’ « impromptu » (merci la musique classique). Même « fortuit » se rencontre plus fréquemment. Et parmi ce million de résultats, une fois passées les pages dédiées aux définitions, on tombe tout de suite sur des pages relatives aux messages d’erreur de MacOS…

Et pourtant, c’est bien l’adjectif « inopiné » ou l’adverbe « inopinément » qu’Apple a choisi il y a bien longtemps pour ses messages d’alerte, en traduction de l’adverbe « unexpectedly » ou de l’adjectif « unexpected ».

L'application AppleWorks a quitté inopinément

Lors du passage à MacOS X, Apple a gardé cette traduction, jusqu’à la version 10.5 dite « Léopard ». Depuis 2009, Mac OS X annonce désormais qu’une application a quitté de manière imprévue.

Une application a quitté inopinément

Application a quitté de manière imprévue

Heureusement, le terme « inopiné » a refait son apparition dernièrement sur iOS. L’agrégé de lettres qui travaille à la traduction des messages chez Apple a dû reprendre du service…

Cet iPhone s'est éteint de manière inopinée

 

Un business fructueux

C’est une brochure de 1982 que nous vous présentons aujourd’hui. Éditée par la filiale anglaise d’Apple, elle présentait l’offre de crédit-bail proposée par la marque pour ses Apple II et Apple III.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

L’accroche du dépliant était un jeu de mot tout simple : « Comment faire fructifier votre business », un jeu de mot plus compréhensible encore en anglais, où Apple veut dire pomme, et où « fruitful », « qui produit des fruits », n’emprunte pas à l’étymologie latine.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

Cette offre était financée par BankAmerica Finance, basée à Reading dans le Berkshire. Elle permettait d’acquérir du matériel et des logiciels en leasing sur une durée négociée, en gardant la possibilité d’ajouter ou de remplacer tout ou partie de l’équipement.

Une brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.

Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon

Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…

Bookcase for PowerBook

Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.

BookcaSE for PowerBook

Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.

hauts-parleurs iMac

 

Publicité – Performa et les questions des enfants

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ?

Les raccourcis-clavier du Mac en 1988

En 1988, le Macintosh avait déjà atteint un bon niveau de maturité. Le Macintosh SE et le Macintosh II, premiers Macs évolutifs, disposaient alors du Système 6, une version très stable et très complète du système. Voici la fiche de référence qu’Apple proposait à l’époque avec ses ordinateurs. Fidèle à sa réputation de cohérence, Apple a conservé la plupart des raccourcis-clavier de l’époque jusqu’à maintenant.

Apple Quick Reference Guide

Le raccourci Commande-N du Finder ne permet plus de créer un nouveau dossier, mais ouvre une nouvelle fenêtre depuis Mac OS X. Certains des raccourcis les moins connus sont toujours actifs : un clic sur une case de fermeture avec la touche Option appuyée ferme toujours toutes les fenêtres, et le déplacement d’une fenêtre avec la touche Commande appuyée évite toujours de la faire basculer au premier plan. Même un raccourci lié au MultiFinder est toujours utile : il consiste à double-cliquer sur un fichier avec la touche Option appuyée pour l’ouvrir et faire disparaître la fenêtre du Finder qui le contenait.

Apple Quick Reference Guide

L’utilisation de la touche Commande appuyée lors du démarrage, qui permettait de désactiver temporairement le MultiFinder, n’existe plus. En revanche, associée à d’autres touches, elle permet de modifier le processus de démarrage : en mode single-user (S), en mode Détaillé (V) ou sur la partition de Recovery OS (R).

Les combinaisons Commande-Maj-0, Commande-Maj-1 et Commande-Maj-2 qui permettaient d’éjecter les disquettes des trois lecteurs sont aujourd’hui inutilisées. En revanche, on peut toujours faire des copies d’écran avec les raccourcis Commande-Maj-3 et Commande-Maj-4 : à l’époque, ces raccourcis permettaient d’enregistrer l’écran en format MacPaint, ou d’envoyer à l’impression toute la fenêtre active. Il y avait même un raccourci pour imprimer tout l’écran sur l’ImageWriter : il suffisait d’activer la touche Majuscules bloquées en plus du raccourci précédent !