Vous êtes ici (mais pas le réseau)

Si vous faites partie de la génération des Millenials, nés avec la 3G dans le métro et le wi-fi dans le TGV, alors sans doute n’avez-vous jamais eu la surprise de voir une carte obstinément vide sur votre iPhone, faute de réseau alentour. À l’époque, vous pouviez régulièrement n’être qu’un point bleu au milieu d’une carte grise ! C’était l’époque de Plans, l’application d’Apple intégrant les fonds de cartes de Google… mais sans mode hors-ligne !

 

iPhone Plan

 

La pub du dimanche – PowerMac G3 bleu

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerMac G3 « Bleu et blanc ». Steve Jobs le présenta officiellement en janvier 1999, six mois après le lancement du premier iMac et sept mois avant la présentation de l’iBook. Le PowerMac G3 se distinguait par sa porte latérale donnant accès à l’ensemble des composants, à l’opposée des conceptions fermées et collées qu’Apple adoptera quelques années plus tard.

Publicité Apple pour le PowerMac G3 bleu et blanc

Souvenir – L’éjection de cartouches

Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…

L'éjection d'une catouche USB sous Mac OS 9

Des rubans couleurs neufs pour ImageWriter II

Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !

Ruban neuf pour imageWriter II

Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.

Ruban neuf pour imageWriter II

Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Impressions couleurs ImageWriter II
Images : Maple City Enterprises sur eBay

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (1)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Alors pour commencer, voici tout d’abord : le matériel. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN

Brochure Macintosh SEEDRIN

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Ces appareils qui se vendent plus cher d’occasion

Un collectionneur a rarement l’occasion de dépenser plus d’argent pour un produit Apple d’occasion que son prix d’origine. Par exemple, on trouve aisément un PowerBook 3400c pour 50 à 100 euros, quand celui-ci coûtait l’équivalent de 6.000 euros à l’époque. On a vu passer dernièrement un Spartacus dans son carton pour 1300 dollars. On peut aussi acheter un iPhone Edge dans sa boîte pour 200 euros. Même le premier Macintosh de 1984 se trouve dans son carton aux alentours de 2000 euros, moins cher que son prix en dollars à l’époque. Seules les machines sous blister voient leurs prix s’envoler.

iPod shuffle stainless steel
Image : cool-vintagegeneration sur eBay

Mais il y a quelques exceptions notables. On connaît les prix délirants de l’Apple I ou du Lisa, mais ils ne sont pas les seuls. En septembre 2009, Apple a offert à sa gamme iPod Shuffle une édition spéciale. Alors que les modèles 4 Go colorés étaient vendus 79 dollars, les Apple Store proposaient une édition spéciale en acier inoxydable poli, pour 99 dollars. N’espérez plus le trouver à ce prix-là : les quelques vendeurs qui le proposent en demandent 239, 299, 329, et jusqu’à 699 euros ! Et si vous voulez une version neuve dans sa boîte en plastique scellée, préparez-vous à sortir carrément 1200 dollars …et le vendeur en a quatre de côté!

La carte de visite de Bill Atkinson

On a déjà parlé à plusieurs reprises d’HyperCard dans nos colonnes. Encore hier, nous vous présentions une interview de Bill Atkinson, son créateur, datant de 1988. C’est bien la moindre des choses, pour un logiciel révolutionnaire développé par l’un des papas du Macintosh. Aujourd’hui, en toute simplicité, nous sommes allés récupérer la carte de visite de Bill Atkinson : ce n’était pas bien compliqué, elle faisait partie des exemples de cartes proposées dans la pile du même nom.

Bill Atkinson

Au passage, on note l’ancienne adresse d’Apple (qui a déménagé plusieurs fois depuis lors) et la photo numérisée avec cette trame de pixels noirs et blancs, à la fois aléatoire et très travaillée, qui était l’une des spécialités de Bill Atkinson. Comme nous sommes joueurs, nous avons à nouveau visé cette carte de visite avec l’appareil photo d’un iPhone, et comme les fois précédentes, l’iPhone n’a eu aucun mal à repérer un visage dans ce petit amas de 141 x 184 pixels…

Publicité – Il était temps qu’un capitaliste…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité française de 1984 pour le Macintosh. Le slogan « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution » était une idée originale de l’agence CLM BBDO, la filiale française de l’agence new-yorkaise BBDO (devenue célèbre avec sa campagne « Demain, j’enlève le haut » pour Avenir Publicité quelques années plus tôt).

Publicité pour le Macintosh : il était temps qu'un capitaliste fasse une révolution

Une brochure française pour le Macintosh Plus

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus que nous fêtons aujourd’hui, voici quelques extraits d’une brochure éditée par Apple France en janvier 1986. « Macintosh Plus, une puissante séduction », rien que ça, annonçait la couverture !

Brochure Macintosh Plus Apple France

Un petit regard dans le rétroviseur : en deux ans, Macintosh a mûri et est devenu Macintosh Plus, le fruit des désirs et des besoins de ses utilisateurs.

Brochure Macintosh Plus Apple France

Oui, Macintosh Plus est très rapide, il regorge de mémoire, il a une multitude d’extensions. Mais pour Apple, la puissance n’est pas un but, c’est un moyen.

Brochure Macintosh Plus Apple France

La quadruple-page suivante est intéressante, notamment puisqu’elle présente le logiciel Switcher, qui permet de basculer entre plusieurs applications. Ce geste qui nous paraît naturel était révolutionnaire, d’autant plus que le copier-coller était supporté d’une application à l’autre. De quoi créer nos propres « logiciels intégrés ». Pour la première fois, le Macintosh plus disposait également du port SCSI pour brancher des périphériques à haute vitesse, comme des imprimantes, des disques durs… ou des robots !

Brochure Macintosh Plus Apple France

Brochure Macintosh Plus Apple France

Et la petite blague pour terminer : il y a quand-même une chose qui demande du temps avec Macintosh Plus… énumérer ses périphériques et ses extensions : lecteur externe de disquette, disque dur 20 Mo, imprimante ImageWriter II ou LaserWriter, modems et réseau AppleTalk, sans oublier les lecteurs de disques optiques ou de codes à barres, les interfaces vidéos, les digitaliseurs d’images et les tables traçantes (une époque que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître)…

Brochure Macintosh Plus Apple France

Un bouton pour tout effacer

Imaginez qu’en appuyant sur un bouton derrière votre iMac ou votre iPad, on puisse non seulement le redémarrer, mais effacer tout le contenu qui y est enregistré. Oui, comme ça, sans mot de passe, sans confirmation, rien. Hé bien ce qui nous paraîtrait aujourd’hui une idée totalement folle était assez courant aux débuts de l’informatique. Ainsi, on pouvait renvoyer un Newton MessagePad à ses réglages d’usine simplement en appuyant sur un bouton situé dans le compartiment à piles. Même la protection par mot de passe au démarrage est supprimée !

Apple MessagePad Newton reset button

De la même manière, on pouvait effacer le contenu de la mémoire d’un appareil photo numérique QuickTake en appuyant deux fois sur le bouton reset situé parmi les autres commandes. Il valait donc mieux éviter de confier son appareil à n’importe qui, d’autant plus que les photos étaient stockées sur une mémoire interne : impossible de garder avec soi une carte-mémoire avant de prêter l’appareil !

Apple QuickTake 150 reset button
Sans aller jusqu’à cette extrémité, on peut se souvenir des boutons « Reset » sur les premiers Apple // : ils ne provoquaient pas un retour aux réglages d’usine, mais un redémarrage du système, accompagné d’une purge de la mémoire vive. Tout ce qui n’était pas déjà enregistré était perdu ! Les utilisateurs de l’Apple II se plaignaient d’ailleurs d’appuyer involontairement sur cette touche, placée parmi les autres touches. Apple corrigera le tir sur les modèles ultérieurs : sur l’Apple III, cette touche sera placée très à l’écart du clavier, et la marque proposera un correctif pour les Apple II afin de rendre la touche inopérante à moins d’être pressée en même temps que la touche Ctrl.

Apple II europlus touche reset

Les premiers Macs disposeront également d’une touche de redémarrage, située sur le côté de la machine, sous la forme d’un double-bouton qui n’était pas installé en usine, mais ajouté par l’utilisateur. Combien d’entre-nous ont connu, comme victime ou auteur, cette bonne blague consistant à appuyer sur le bouton de redémarrage en passant à côté de la machine ? Au moins, la combinaison Commande-Control-Démarrage qui a ensuite remplacé ce bouton était moins évidente à réaliser par surprise…

Apple Macintosh SE Reset button

L’Apple Store et la Peugeot 104 de 1987

Voici une trouvaille inattendue. Pensez donc : un poster présentant la Peugeot 104, devant une boutique Apple ! Et entre les deux, un client ravi de charger des cartons Apple — dont un Apple IIc – dans son coffre ! Si l’on en croit la petite ligne en bas à droite, le modèle présenté est une 104 ZA de 1987. Quant à la boutique Apple, elle présentait un Apple IIe et son écran, un autre carton d’Apple IIc, quelques posters, et un carton de Macintosh. Comptez tout de même 400 euros pour ce souvenir.

Poster pour la Peugeot 104, devant un Apple Store !
Image : eBay

La Peugeot 104 Z était la déclinaison « coupé » de la petite Peugeot 104. La version ZA, plus précisément, en était la version commerciale, sans banquette arrière. 3,30 mètres de longueur, moins de 800 kg sur la balance, et un moteur de 50 chevaux. Le Monde nous l’apprend, la Peugeot 104 partageait quelques éléments, comme le moteur ou la boîte de vitesse 4 vitesses, avec la Renault 14 surnommée « La Poire », ça ne s’invente pas !

Lien : 104&Samba

L’Apple Store, avant l’Apple Store

Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :

Maquette du revendeur agréé Apple en 1984

Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».

Gros plan de la Maquette du revendeur agréé Apple en 1984