Un Performa 5400 Director’s Edition sur eBay

C’est une machine plutôt rare qui est proposée pour quelques heures encore sur eBay : un Macintosh Performa 5400/180, portant le marquage « Director’s Edition » réservé à l’édition australienne de cet ordinateur.

Macintosh Performa 5400/180 Director's Edition

Le Journal du Lapin, que nous citons souvent, a déjà parlé de ce modèle. Il s’agit tout simplement de la version australienne du Performa 5400/180 noir que nous connaissions bien en Europe en 1996, et qui n’a jamais été commercialisé aux États-Unis. Ce modèle était équipé d’un tuner TV, d’une carte d’acquisition vidéo, de 24 Mo de mémoire vive, d’une télécommande et d’un disque dur plus conséquent. Méfiez-vous tout de même des frais de port, car le colis pèse près de 25 kilos…

Source : Wikipedia

Publicité : le pouvoir de lancer une révolution

Le dimanche, c’est publicité (en anglais) ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1992 présentant «un ordinateur avec la puissance de de lancer une révolution », le Macintosh Quadra ! Un ordinateur de rêve, plus puissant que les PC 486 d’IBM, Compaq et Dell, capable de produire animations, rendus 3D, design et travail d’analyse. Un ordinateur avec un stockage immense d’un gigaoctet, et une mémoire gargantuesque de 64 Mo. Des capacités de travail en réseau (par exemple pour partager le temps de calcul sous RenderPro ou BackBurner entre plusieurs machines), le support de la vidéo accélérée, et pourquoi pas un lecteur de CD. Capable de lancer toutes les applications, mais pas hors de prix. Facile à installer et d’un apprentissage aisé. Ce n’est pas une fiction : c’est Macintosh Quadra, modèles 700 et 950, les plus puissants des ordinateurs personnels avec leur processeur Motorola 68040, idéal pour AutoCAD, MicroStation Mac, MacBRAVO! et VersaCAD. *The power to be your best*, qu’on vous dit !

Apple Macintosh Quadra 1992 Apple Ad

Des polices de caractères en boîte

De nos jours, si l’on veut disposer de nouvelles polices de caractères pour égayer la mise en page de nos documents, on peut en trouver des milliers, gratuitement et légalement, sur Internet. Mais en 1993, quand Internet n’existait pas vraiment, on faisait comment ? Hé bien on les achetait, pardi ! On allait au magasin, on en prenait une boîte, comme cet « Apple Font Pack for Macintosh », on lâchait 99 dollars à la caisse, et on retournait chez soi pour les installer sur son Macintosh…

Apple Font Pack for Macintosh 1993

A l’intérieur de l’eMac

L’eMac, dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, était une merveille d’ingénierie. Plus encore que celle de l’iMac, sa conception était un tour de force, pour réussir à caser tous les éléments autour de l’écran 17 pouces.

Inside a G4 eMac of Apple

L’intérieur de la machine, totalement invisible de l’utilisateur (contrairement à l’intérieur de l’iMac translucide), mérite le détour. Chaque pièce a été minutieusement découpée, pour aligner chaque élément avec la coque en plastique de l’ordinateur : une série de ports légèrement incurvée, des pièces transparentes pour la beauté de l’art, un dissipateur thermique taillé en biseau, des pièces métalliques joliment ajourées…

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo

La pub du dimanche – Le PowerBook 3400

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerBook 3400 : le portable le plus rapide de l’ouest. Et de l’est. Et du nord. Et du sud. Il faut dire qu’avec un processeur 603ev à 240 Mhz, ce modèle laissait sur place les PowerBooks précédents (qui plafonnaient à 133 Mhz) et même les PC portables du moment (le Pentium MMX venait d’apparaître en version 166 Mhz). Comptez tout de même 45.000 francs pour le modèle le plus rapide…

Remarquez le slogan de l’époque, brièvement adopté par Apple (déposé en octobre 1996, abandonné en avril 1998) : Give your dreams a chance (donnez une chance à vos rêves).

Publicité pour le PowerBook 3400 d'Apple en 1999

Bon anniversaire le PowerCD !

Le 22 mars 1993, Apple commercialisait un étrange lecteur de CD multifonction. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak. Il s’agissait d’un appareil conçu par Philips (et commercialisé par cette marque sous le nom de CDF-100), simplement réhabillé par Apple. Nous vous avons déjà rapporté ce que le magazine Apple News en disait à l’époque.

Le PowerCD d'Apple

Cet appareil était surtout la première création d’Apple totalement autonome, ne nécessitant pas de Mac pour fonctionner. Il était possible de s’en servir au salon, branché à la chaîne hi-fi et à la télévision. Il était d’ailleurs accompagné des premières enceintes autonomes d’Apple, les AppleDesign Powered Speakers, elles-aussi parfaitement compatibles avec toute installation audio. C’est bien sûr l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, qui nous fait découvrir cette parenthèse de l’histoire d’Apple, engagée en 1992, visant à créer des Mac-like Things, des choses-comme-le-Mac. L’idée était d’ouvrir de nouvelles perspectives à la marque en s’attaquant au marché de l’électronique grand-public. Les designers d’Apple avaient ainsi envisagé différentes pistes, comme Heavy Metal, un lecteur de CD faisant office de barre de son ; Folio, un Macintosh revu à la sauce Newton ; Popeye, un lecteur de CD avec écran plat ; ou encore Paladin, une machine à écrire – fax – téléphone – imprimante – répondeur…

Apple Mac-like Things

Rapidement, dès la fin de l’année 1994, le PowerCD disparaîtra du catalogue, au moment où les lecteurs de CD internes se répandront dans la gamme Apple. On en trouve très régulièrement sur eBay : comptez une quarantaine d’euros pour le lecteur seul ; et plus de 100 euros pour le carton complet (sans oublier la télécommande).

Et de 1000 !

Alors que l’Aventure Apple a célébré cet été ses 25 ans, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je vous annonce que les Trésors de l’Aventure Apple fêtent aujourd’hui leur millième article ! Grâce au soutien de MacGeneration qui assure l’hébergement du site, j’ai pu me consacrer à la collecte de tous ces souvenirs de l’histoire d’Apple : des publicités, des photos de ma propre collection, des vidéos, des anecdotes, des articles de journaux et de magazines, des captures d’écran antédiluviennes, des goodies, des extraits de modes d’emploi, de vieux CD et de vieilles disquettes, des trouvailles partagées par des lecteurs ou repérées sur eBay…

Lancé le 20 avril 2018, le blog a accueilli des visiteurs passionnés qui se sont rués sur les conseils pour blanchir des plastiques jaunis puis, dans l’ordre, sur bien d’autres sujets :

Que faire avec un vieil iMac ?
Les slogans abandonnés par Apple
Des voitures Apple… et Disney !
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Avant Titan et l’iCar, une Renault Clio Apple
Combien vaut le pin’s Apple ?

Et pour le reste… Eh bien vous pouvez visiter par vous-même ! Il y en a pour tous les goûts :

Apple Expo Apple France Apple II Apple IIc Apple IIe Apple IIGS Apple III Bill Atkinson Carton Claris Clavier Clone Design Disquette Fail Finder G3 G4 Goodies HyperCard iMac ImageWriter Internet iPhone iPod iTunes Lisa Logo Macintosh Macintosh Classic Macintosh II Macintosh LC Macintosh Plus MacOS MacOS 8 MacOS 9 MacOS X MessagePad Microsoft Newton Office Performa PowerBook PowerMacintosh Power Macintosh PowerPC Prototype Publicité Quadra QuickTake QuickTime Rebadgeage SEEDRIN Souris Steve Jobs StyleWriter Système 7 Think Different Windows écran

 
Et si vous manquez d’inspiration, il vous suffit de demander : en cliquant ici, vous atterrirez sur un article sélectionné tout à fait par hasard !

Publicité – Les modems Apple en 1985

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une réclame de décembre 1985 pour les trois modems de la gamme Apple : le Modem 300 bauds, le Modem Full Duplex 1200 bauds, et le Modem Universel 1200/75 Vidéotex 300 bauds. « Nous avons les moyens de vous faire parler », affirmait Apple. La marque promettait que son premier modèle permettait « à n’importe quel étudiant de chercher partout des renseignements pour son interrogation du lendemain ». Oui, de chercher, pas de trouver. Le World Wide Web restait encore à inventer. Et les moteurs de recherche, aussi.

Apple ad modem 19885

À l’époque, en revanche, il y avait  Mac Terminal, ou Mac Tell 2 de Hello Informatique, qui permettait « d’émuler un Minitel avec tous les avantages d’un Macintosh ». Et puis Calvados, bien sûr, « messagerie électronique française qui peut vous faire rencontrer beaucoup plus de monde que sur la place de l’Opéra aux heures de pointe ». Maintenant, décidez-vous, décidez en étant au courant de tout, ou décidez en étant au courant de rien.

Gérer les fichiers du Finder avec HyperCard

Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.

Manage Finder files with HyperCard

Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :

on mouseUp
  global lefichier, lavariable
  answer file "Fichier à ouvrir ?"
  put it into lefichier
  open file lefichier
  repeat until it is empty
    read from file lefichier for 500
    put it after lavariable
  end repeat
  close file lefichier
end mouseUp

Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !

open file lefichier
write lavariable to file lefichier
close file lefichier

Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !

Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :

on mouseup
  answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?"
  put it into ledossier
  put getdir(ledossier,f) into lesfichiers
  repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers
    if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk
    end if
  end repeat
end mouseup

Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !