Bon anniversaire le Twentieth Anniversary Macintosh !

Aujourd’hui, le 20 mars, nous fêtons l’anniversaire du Twentieth Anniversary Macintosh, ou Macintosh des vingt ans d’Apple, présenté le 20 mars 1997. De justesse, donc, puisqu’Apple allait fêter ses 21 ans dix jours plus tard…

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh close up

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh buttons

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh back fan and logo

Le Spartacus disposait de son propre site web, séparé de celui d’Apple. On y découvrait notamment les services exclusifs liés à cette machine hors-norme, comme une installation complète à domicile et trois ans de garantie et d’assistance téléphonique.

Apple Spartacus Website Concierge Service

Il y a quelques jours, nous vous avions présenté deux images extraites des archives du groupe de design industriel d’Apple, datant des premiers prototypes de la gamme Spartacus. Et un peu plus tôt, la magnifique publicité de la série « New Macintosh » dédiée à ce modèle : Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer !

Si vous cherchez un Spartacus pour décorer votre salon ou compléter votre collection, on en trouve régulièrement sur les sites de petites annonces ou d’enchère. En voici un en Charente-Maritime pour 1500 euros sur Leboncoin (ça fait cher, surtout sans le carton).  Et un autre sur eBay, pour un peu moins de 2000 euros avec ses cartons, en Grande-Bretagne. On en trouve régulièrement pour moins de 1000 euros, comme le prouve une recherche parmi les ventes réussies sur eBay :

Apple Spartacus sold on eBay

Un carton Picasso du premier Macintosh sur eBay

Voilà une pièce qui aura fière allure dans votre collection : un très beau carton « Picasso » qu’Apple avait spécialement créé pour son premier Macintosh (avec bien d’autres déclinaisons de ce logo). Alors, certes, il manque les polystyrènes intérieurs pour y caler un Mac, il y a une étiquette « 512K 110V » qui rattache ce carton à la deuxième génération de Mac, et quelqu’un a écrit « Old ornements » au marqueur sur le dessus, sans doute à l’occasion d’un déménagement où tous les cartons avaient été réquisitionnés… Mais pour le reste, l’essentiel est là, et le carton semble bien conservé. Comptez 350 dollars (un peu moins de 300 euros), et… 350 dollars de frais de port et d’importation. Ouille.

Carton Picasso Macintosh

 

Carton Picasso Macintosh

MacStation, le tout-en-un Macintosh-Imprimante

Si la place est limitée sur votre bureau, peut-être serez-vous intéressé par le MacStation, de chez MicroRain : un support accueillant un Macintosh, une imprimante ImageWriter, un lecteur de disquettes, et plein d’autres petites choses. Pas sûr que l’entreprise ait vraiment fait fortune avec ce concept.

Microrain MacStation

Souvenir – ClarisWorks (votez !)

Et vous, avez-vous connu la grande époque où ClarisWorks justifiait presque, à lui seul, l’achat d’un Macintosh ?

Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la naissance de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels. Si elle avait assuré dès 1987 la commercialisation de quelques logiciels rapidement passés de mode, comme MacPaint ou MacWrite, sa renommée était plutôt venue du logiciel intégré ClarisWorks, à la fois traitement de texte, tableur, logiciel de dessin et de base de données, sorti à la fin de l’année 1991.

ClarisWorks sur Macintosh

À sa période la plus faste, ClarisWorks comptait environ vingt millions d’utilisateurs. Plus simple et mieux conçu que la suite Microsoft Works, il étonnait par l’intégration de ses différents outils : il était possible d’insérer du texte dans le module de dessin, un tableur dans le module de texte… Cette domination ne dura cependant pas bien longtemps. Dès le milieu des années 1990, Word reprit l’avantage dans le domaine des traitements de texte, avec ses outils de correction d’orthographe puis de grammaire, et ses fonctions professionnelles de mise en page, telles les notes de bas de page ou la création de sommaire. Office 98 emportera sur son passage la dernière version de ClarisWorks, rebaptisée AppleWorks 6.0, présentée sans grande nouveauté, vaguement adaptée pour Mac OS X, et discrètement supprimée du DVD d’installation du système en 2006.

ClarisWorks sur Macintosh

Pour en savoir encore plus, rendez-vous sur cette page présentant le passionnant témoignage de Bob Hearn, un vétéran de Claris resté jusqu’à la réabsorption de la filiale par la maison-mère. Et si AppleWorks vous manque et que vous disposez d’un Mac un peu ancien, vous pouvez toujours l’acheter sur eBay !

Au fait, avez-vous lancé le module "Communication" de ClarisWorks au moins une fois dans votre vie ?

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La présentation du Macintosh par SEEDRIN (6)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilitéMacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Quand Internet Explorer enregistrait le web

Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.

Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.

Enregistrement de site dans Internet Explorer

Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer

Le rapport de bug chez Apple en 1979

La semaine dernière, nous vous avons présenté le formulaire qui permettait d’enregistrer son achat auprès d’Apple en 1979. Aujourd’hui, en voici un autre de la même époque : un formulaire servant à rapporter un bug ou proposer une amélioration au sujet de l’Apple II ou de l’Apple II+.

Avant d’expliquer ses difficultés, l’utilisateur devait décrire sa machine, préciser les cartes installées sur chaque emplacement, la quantité de mémoire vive (par défaut, 16, 32 ou 48 Ko)…

Apple User input Report

Même les logiciels devaient être décrits précisément, avec leurs numéros de version. Enfin, l’utilisateur était invité à décrire son problème et les solutions qu’il avait trouvées !

Apple User input Report

Aujourd’hui, c’est en ligne que ça se passe. En cas de plantage d’application, un rapport de bug peut être automatiquement généré et envoyé à Apple. Et pour les cas particuliers, un formulaire accessible sur le site web d’Apple permet de proposer des rapports de bugs, des suggestions et des améliorations à Apple.

Le Lisa chez Sun Remarketing

Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Lisa is now Macintosh XL

Vous vous souvenez de cette galerie d’autocollants que nous vous avons présentée il y a peu ? Elle reprenait les nombreux stickers ajoutés sur les boîtes de logiciels Apple, pour préciser la compatibilité avec tel ou tel système ou tel ou tel matériel. Plusieurs autocollants concernaient l’évolution entre le Lisa, le Macintosh original et le modèle 512K. Nous venons d’en repérer un autre sur le site eBay, tout à fait dans le même genre. Collé sur le manuel du Lisa 2, il disait, tout simplement : « Lisa est maintenant Macintosh XL ».

Image : eBay

Le voici en gros plan, avec son logo dans le style du Logo Picasso du Macintosh. Merci Fabrice !

Image : eBay

35 avantages du Macintosh (4)

Après les épisodes 12, et 3, voici une nouvelle série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.

Plusieurs pages de cette brochure étaient consacrées à la simplicité de la gestion des fichiers et des applications, là où Windows était encore assez tatillon…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Tant qu’on était dans le sujet, Apple en profitait pour en remettre une couche sur l’installation et la désinstallation des logiciels. En oubliant de préciser que les fichiers installés dans le « Dossier Système » étaient parfois particulièrement pénibles à identifier et à supprimer…


35 Macintosh Advantages Apple 1993

En vingt-cinquième position, arrivait l’argument-massue. Franchement, vous vous souvenez vraiment que votre Macintosh de 1993 était compatible avec DOS, vous ? Même si on pouvait lire des disquettes formatées pour DOS grâce à l’extension « Échange PC/Macintosh », la plupart des formats de fichiers étaient totalement incompatibles. Même les fichiers en texte simple étaient codés avec des formats différents. Le PDF et le JPEG étaient totalement inconnus, puisqu’inventés l’année précédente !

35 Macintosh Advantages Apple 1993
Allez, la suite demain !
[tous les épisodes :  12, 34, et 5]

Les ingénieurs d’Apple dans une pièce sans fenêtre

Qu’est-ce qui est plus frustrant que les jeux de mots qu’on ne peut pas traduire ? Au détour d’une visite sur eBay, nous avons découvert cette publicité que nous ne connaissions pas : un livret de 8 pages fourni en supplément du Wall Street Journal en 1993. Apple y annonce fièrement qu’elle a enfermé ses meilleurs ingénieurs pour travailler dans une pièce sans fenêtres et résultat : il est dorénavant beaucoup plus difficile d’acheter un ordinateur avec des fenêtres. Dis comme ça, c’est un peu nul, mais en anglais où fenêtres se dit Windows, c’est tout de suite beaucoup plus drôle !

Apple No Windows 1993 ad

À l’intérieur, la publicité se déclinait autour des trois avancées majeures du Macintosh à l’époque : des Mac en couleur plus accessibles, comme le Color Classic, le LC II ou le LC III, des Mac plus puissants comme le Centris 650 et le Quadra 950, et des Mac qui permettaient de faire plus facilement ce qu’on ne pouvait pas faire avant, grâce aux CD-Rom, à QuickTime, à la carte réseau, et à des tableurs grands comme des terrains de foot…

Apple No Windows 1993 ad

Apple No Windows 1993 ad

Apple No Windows 1993 ad

Ah oui, au passage, j’ai pris en ce début d’année la bonne résolution de ne plus acheter sur eBay tout ce que je veux vous présenter… ce qui explique pourquoi il faut cette fois-ci vous contenter d’une reproduction moins propre que d’habitude !

Qui a inventé le DogCow ?

Si vous êtes un amateur du Mac de la première heure, vous connaissez sûrement le DogCow, ce drôle d’animal à la fois chien et vache, que l’on retrouvait avant Mac OS X dans les dialogues d’impression. Toute une culture s’est développée autour de cette simple icône : nous aurons l’occasion d’en reparler.

Dialogue d'impression LaserWriter avec le Dogcow
Un dialogue d’impression LaserWriter (Moof Museum)

On dit souvent, un peu rapidement, que c’est Susan Kare, la fameuse dessinatrice des icônes du Macintosh, qui en est la créatrice. Pourtant, ce n’est pas si simple. En réalité, Susan Kare a dessiné un chien pour les besoins de la police Cairo. C’était un chien tout simple, qui ressemblait bien à un chien. Puis quelqu’un voulut agrandir ce caractère, et cette légère modification ne permettait plus de savoir s’il s’agissait d’un chien ou d’une vache. Il faut dire qu’à l’époque, les polices de caractères n’étaient pas vectorielles : agrandir un caractère au-delà de sa taille normale ne faisait qu’étirer les pixels.

Dog in Cairo and Dogcow
Le caractère Chien de la police Cairo ; le DogCow

Ce quelqu’un, on en découvre l’identité dans la page des remerciements du livre « ResEdit Reference » : c’est Annette Wagner, responsable des fenêtres de réglages d’impression pour la future imprimante LaserWriter. Cherchant une manière de représenter aisément l’orientation des pages (portrait, paysage, inversé…), elle avait retenu cette icône et l’avait agrandie et modifiée pour être plus lisible.

Thanks to Clarus in the ResEdit Reference Book

Le terme de  « DogCow » fut inventé par Scott Zimmerman. Cette icône fut ensuite baptisée Clarus par Mark Harlan. Pour la petite histoire, on notera que pour obtenir ce chien dans la police Cairo, il fallait taper la lettre « z » au clavier.

Source : la TechNote 31 sur web.archive.org ; Moof Museum ;