Pour la première fois avec son iMac G5 dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple intégrait l’ensemble des composants de son ordinateur derrière l’écran, un concept toujours d’actualité quatorze ans plus tard, malgré les évolutions de design et de matériaux. Allez, pour se souvenir, on ressort la mini-brochure diffusée par les revendeurs Apple à l’époque.
Si vous vous demandez ce que peut bien valoir un Twentieth Anniverary Macintosh (ou Spartacus) dans sa boîte d’origine, alors voici la réponse : 1375 $. Un tel modèle vient en effet de se vendre sur le fameux site d’enchères eBay. Cet ordinateur d’exception a marqué les vingt ans de la marque à la pomme, en 1997 (la commercialisation avait pris un peu de retard, puisqu’Apple avait fêté ses 20 ans en 1996…). Vendu à l’origine 7500 dollars, il fut rapidement bradé. 12.000 exemplaires furent produits, avant que le moule soit volontairement détruit pour garantir le caractère limité de cette série.
Ce type de vente n’est pas exceptionnel : rien que ces dernières semaines, on a vu passer sur eBay un modèle upgradé en G3 400 Mhz, remporté aux Pays-Bas pour 1750 euros, et un autre aux Etats-Unis pour 840 dollars. Un vendeur a même proposé un Spartacus dans son carton neuf, jamais ouvert, en février dernier : les enchères sont montées à 3350 dollars !
[mise à jour du 30/05/2019] Un autre Spartacus en très bon état vient de se vendre sur eBay, complet avec son carton, son manuel utilisateur et deux stylos. Il a atteint 1675 dollars, soit environ 1500 euros.
En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :
Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.
Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».
Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.
Le 24 janvier 1984, Steve Jobs présentait au monde le Macintosh, qui n’était à l’époque qu’un des ordinateurs de la gamme Apple, qui comptait trois autres machines parfaitement incompatibles entre elles : l’Apple //e, l’Apple III, et le Lisa.
Pour minimiser le coût de cet ordinateur, la direction d’Apple ne l’avait doté que de 128 Ko de mémoire, soit 8 fois moins que le Lisa. Le Macintosh devait pourtant être aussi performant. Steve Jobs avait demandé à Bill Atkinson, du groupe Lisa, de reprogrammer QuickDraw, la base de son affichage graphique, et d’en fournir une version beaucoup plus compacte. Atkinson avait mis plus de deux ans pour réaliser cette tâche pratiquement impossible : réduire le code de 160.000 à 24.000 octets.
Dans le même temps, d’autres programmeurs avaient aussi accompli des exploits. Andy Hertzfeld et son équipe s’étaient occupés de la ToolBox du Macintosh, qui contient tous les éléments nécessaires à la programmation sur Mac : gestion des menus déroulants, des fenêtres, de la souris, etc. Ainsi, toutes les applications du Mac fonctionnaient de manière uniforme afin d’en faciliter l’apprentissage. Pour compliquer la tâche, il fallait en plus que la totalité de cette ToolBox tienne sur une puce de 64 Ko… L’équipe d’Hertzfeld avait réussi à la faire tenir sur deux tiers de cet espace !
La Gate Array Clock du Macintosh, à 15.6672 Mhz (donnant au processeur sa fréquence exacte de 7,8336 Mhz)
Pour produire le Macintosh, Steve Jobs avait obtenu le droit de faire construire une usine ultra-moderne à Fremont, dans la banlieue de San Francisco. Les techniques les plus pointues y étaient mises en œuvre : robotisation, flux-tendu, production à la chaîne… De quoi produire un Mac toutes les 27 secondes ! Walter Isaacson, dans la Biographie qu’il consacre à Steve Jobs, se souvient que celui-ci avait exigé de faire peindre les robots dans les couleurs du logo Apple. Certaines machines de haute précision n’avaient pas vraiment apprécié le traitement et étaient tombées en panne…
Connaissez-vous le site Internet Archives Wayback Machine, disponible à l’adresse web.archives.org ? C’est un extraordinaire outil géré par une fondation à but non lucratif, qui stocke des copies de millions de sites web depuis vingt-cinq ans. Près de 600 milliards de pages sont ainsi librement accessibles, via un outil de navigation dans le temps plutôt bien fichu, bien que carrément lent.
Dernièrement, j’y ai retrouvé une brochure PDF diffusée par Apple en 1996, et intitulée « Apple vous livre 101secrets pour réussir votre site Web ». C’est une véritable mine d’or, entre conseils totalement périmés et remarques pleines de bon sens.
Rien que l’introduction permet de se replonger dans le contexte de l’époque, que les moins de trente ans n’ont pas pu connaître :
Même si vous n’avez jamais eu l’occasion de surfer vous-même sur le Web, vous en avez certainement entendu parlé. Le Web est la partie d’Internet qui connaît la plus grande croissance et, de l’avis de beaucoup, c’est aussi la plus intéressante puisqu’elle vous permet de communiquer avec le monde entier pour présenter votre société, vos services et vos produits, voire diffu- ser votre publicité.
Apple proposait alors à ses lecteurs d’analyser les sites existants pour s’en inspirer, puis d’évaluer ses besoins de bande passante : de 64 Ko/s pour un petit site, jusqu’à 512 Ko pour un trafic plus important. Oui, on parler bien du serveur. Et on parle bien de kilo-octets par secondes. Des millièmes de méga-octets.
Apple proposait ensuite les services de ses serveurs Workgroup Servers, des Power Macintosh améliorés. Parmi les solutions logicielles, Apple recommandait WebSTAR, BBEdit pour modifier les pages HTML, et AppleSearch :
La marque prodiguait de nombreux conseils sur l’organisation du site, les informations à publier, le ciblage des clients et, bien sûr, les réflexes à adapter pour tirer partie de ce nouveau média :
Enfin, la question des images était l’objet d’une attention toute particulière. Nous étions en 1996, il fallait souvent encore de longues secondes pour charger le moindre petit GIF :
Un collectionneur a rarement l’occasion de dépenser plus d’argent pour un produit Apple d’occasion que son prix d’origine. Par exemple, on trouve aisément un PowerBook 3400c pour 50 à 100 euros, quand celui-ci coûtait l’équivalent de 6.000 euros à l’époque. On a vu passer dernièrement un Spartacus dans son carton pour 1300 dollars. On peut aussi acheter un iPhone Edge dans sa boîte pour 200 euros. Même le premier Macintosh de 1984 se trouve dans son carton aux alentours de 2000 euros, moins cher que son prix en dollars à l’époque. Seules les machines sous blister voient leurs prix s’envoler.
Mais il y a quelques exceptions notables. On connaît les prix délirants de l’Apple I ou du Lisa, mais ils ne sont pas les seuls. En septembre 2009, Apple a offert à sa gamme iPod Shuffle une édition spéciale. Alors que les modèles 4 Go colorés étaient vendus 79 dollars, les Apple Store proposaient une édition spéciale en acier inoxydable poli, pour 99 dollars. N’espérez plus le trouver à ce prix-là : les quelques vendeurs qui le proposent en demandent 239, 299, 329, et jusqu’à 699 euros ! Et si vous voulez une version neuve dans sa boîte en plastique scellée, préparez-vous à sortir carrément 1200 dollars …et le vendeur en a quatre de côté!
Aujourd’hui dans notre rubrique Astuces : une manière de personnaliser les touches de fonction qui sont apparues assez tardivement sur les claviers de nos Macs.
Si vous utilisez un Mac portable, vous connaissez déjà les touches de fonction : elles vous permettent de régler le volume sonore et la luminosité de l’écran. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que vous pouvez assigner aux touches F7 à F12 d’autres fonctions, sans aucune difficulté. Ouvrez le Tableau de Bord “Frappe Clavier” et cliquez sur le bouton “Touches fonctions”. La fenêtre qui apparaît vous permet de donner à chaque touche une utilité : cliquez sur la représentation de la touche et choisissez le fichier qui doit se lancer (application, document, son, film, script…). Voilà ! Dès que vous appuierez sur cette touche, le fichier se lancera. Méfiez vous des redondances : il se peut que certaines touches de fonction soient déjà occupées (par un tableau de bord, par la barre des réglages, une extension…). Dans ce cas, choisissez d’autres touches !
Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
En 1980, Apple se cherchait encore, n’ayant encore à son catalogue que deux ordinateurs (le vieillissant Apple II+ et son successeur putatif l’Apple III) et une ribambelle d’accessoires. Pour présenter cette gamme, Apple a édité quelques exemplaires d’un catalogue semestriel « Apple in Depth », illustré de très belles photos, de l’époque où ces visuels n’étaient pas encore réalisés en 3D mais photographiés en studio avec un soin particulier apporté aux éclairages. En voici une première série : la suite, demain !
On l’entend depuis longtemps : Apple a travaillé en grand secret sur son propre modèle de voiture autonome, sous le nom de « Projet Titan ». En attendant de voir celui-ci se concrétiser un jour ou jamais, on peut toujours se rabattre sur des modèles miniatures, comme cette iCar à l’échelle 1:55, portant le numéro 84, tout droit issue du monde du dessin animé Cars.
Il s’agit d’une reproduction d’un modèle qui apparaît très brièvement dans le premier film Cars (lien Amazon), sorti en 2006. Il faut vraiment être attentif pour voir ce concurrent, à 7’19”, alors qu’il s’apprête à se faire doubler par King. Évidemment, la voiture Apple porte le numéro 84, année de sortie du premier Macintosh.
La première fois qu’on a croisé un de ces modèles réduits, nous avons pensé à une utilisation illégale du logo Apple, sur des modèles empruntés sans vergogne au dessin animé. Le modèle réduit est en effet introuvable dans le commerce, y compris sur Amazon. Sur eBay, on trouve surtout des modèles provenant de vendeurs asiatiques à bas coût. Aliexpress en a d’ailleurs toute une collection.
Puis nous avons découvert qu’un modèle officiel a été produit par Hotwheels (une marque du groupe Mattel) sous licence Disney, sous forme d’une collection de modèles réduits, dénommée « Motor Speedway of the South ». Cet ensemble de 36 voitures était limité à 1000 exemplaires : chaque acheteur recevait un autocollant numéroté à apposer sur son carton ! La marque a écoulé les 1000 exemplaires, facturés 300 dollars chacun, en moins de trois heures lors du lancement en 2008 ! Un kit complet s’est vendu près de 1000 dollars dernièrement sur eBay ! Un autre modèle est actuellement en vente pour plus de 1200 euros…
On reconnaît le modèle original, et donc officiel, à quelques caractéristiques particulières, comme la référence « 2847 EA » inscrite sous la voiture. Vu le succès (et le prix) de cette série, et particulièrement du modèle Apple qu’elle contient, une véritable épidémie de « personnalisation » de modèles réduits s’est emparée des amateurs, qui repeignent d’autres modèles de la même gamme. Le site Take Five aDay, dont est issue la photo suivante, s’est fait une spécialité de les présenter. Certains passionnés vont même jusqu’à recréer l’écurie complète !
Evidemment, à ce jeu-là, tout le monde n’a pas le même talent… mais l’important est bien de participer !
Et puis en cherchant un peu mieux, nous nous sommes aperçu qu’il a aussi existé un modèle sous licence Cars 3, vendu en 2018 dans les Disney Store, sous le nom de « J.P. Drive », une version limitée maintenant indisponible. Elle est un peu plus grande, à l’échelle 1:43. On peut encore en trouver à l’occasion sur eBay, comme ici pour 60 dollars (et 20 euros de frais de port…).
Comme toujours, à défaut de pouvoir trouver le modèle original, on peut se tourner vers un modèle J.P. Drive de la gamme Tomica du fabricant japonais Takara Tomy, qui dispose de toute la gamme de voitures issues de la licence Cars.
Image : eBay
J.P. Drive apparaît réellement dans le film Cars 3. On le voit notamment dans la course Florida 500, ici en bas à droite. Il faut le savoir !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1994 bien difficile à traduire. En effet, pour y annoncer l’opération consistant à recevoir un « pack » d’accessoires pour l’achat d’un Newton en décembre 1994, Apple comparait ce « pack » qui vous permet de vous organiser dans les années 90 au « sac » qui vous permettait de vous organiser dans les années 70… La subtilité étant qu’en anglais, le mot « pack » peut désigner aussi bien le lot d’accessoires, que le sac à main…
À la fin du texte présentant l’offre spéciale, Apple glissait un dernier petit clin d’œil aux années 70 : « vous pourrez survivre sans pet rock et sans cheveux à plumes. Mais vous ne voudrez sûrement plus gérer votre vie sans le plus moderne des outils d’organisation : Newton ».
Les nouveautés de Mac OS 8.5 (avec le symbole € !)
Encore une brochure anglaise aujourd’hui. Cette fois-ci, nous sommes en 1998 et il est question de Mac OS 8.5, une version intermédiaire de Mac OS 8. On ne sait pas ce qui était le plus fou : qu’Apple cite l’intégration du symbole € parmi les principales nouveautés ? ou bien que la copie de fichiers ait été si lente dans les versions précédentes du système ? à moins que ça ne soit l’arrivée des ascenseurs proportionnels, proposés par tous les autres systèmes depuis si longtemps ? Non, le plus fou, c’est qu’Apple proposait toujours son HyperCard Player par défaut, et qu’elle avait même créé une version 2.4.1 cette année-là pour maintenir un semblant de compatibilité bien que l’application n’ait plus guère évolué depuis le début de la décennie.