Un support d’écran Display /// pour Apple II sur eBay

Quand Apple présente son Apple /// en 1980, elle se décide enfin à lui offrir un écran adapté, plutôt que de laisser chaque client acheter un moniteur conçu par un autre constructeur comme cela se faisait auparavant:

Apple II avec écran Philips Display

Plutôt que d’en profiter pour concevoir d’autres écrans adaptés à sa gamme Apple II, Apple se contente alors de commercialiser un simple support en plastique en forme de U inversé, destiné à positionner l’écran au-dessus de la coque d’un Apple II, plus étroite. On en a déjà touché un mot à l’occasion d’un article sur The Keyboard Company, un accessoiriste racheté par Apple. En voici deux exemples d’utilisation, tirés de brochures de l’époque :

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540

On trouve actuellement un tel support dans son carton sur eBay. Pour environ 150 euros (sans compter les frais de port et d’importation), vous pouvez donc acquérir (ou nous offrir) cette petite pièce d’histoire, un simple morceau de plastique référencé 815-0540, une opportunité plutôt rare !

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540
Image : eBay

Quand Apple scannait depuis HyperCard

En 1988, quand Apple présente son premier scanner, tout simplement baptisé « Apple Scanner », elle offre à ses utilisateurs deux manières d’acquérir des images : soit le logiciel AppleScan™ qui fonctionnait sous Système 6 et nécessitait au moins 1 Mo de RAM, soit une simple pile HyperCard, dénommée HyperScan, qui permettait de numériser directement au meilleur format pour HyperCard. C’était l’époque où Apple pensait réellement qu’HyperCard allait révolutionner l’usage du Mac et imprégner durablement son écosystème…

Apple Scanner 1988
Image : Bit.it

Dans ce deuxième cas, les images étaient importées en 512 x 342 pixels, l’unique taille des piles HyperCard à l’époque, en noir et blanc et 72 points par pouces. Sans surprise, c’est Bill Atkinson lui-même, le créateur d’HyperCard, qui avait supervisé HyperScan, aidé par son épouse Sioux (oui, c’est son prénom, rien à voir avec les tipis et les bisons). Pour tirer partie au mieux des contraintes graphiques de l’écran du Macintosh, Bill Atkinson avait amélioré le pilote du scanner intégré à la pile : il avait ajouté une fonction de détection de contours pour améliorer la netteté des lignes.

Il est largement question de numérisation d’images dans le chapitre 4 du livre de conception de pile Hypercard Stack Design Guidelines. La page 84 cite même explicitement HyperScan, qui permet de disposer d’une image prête à être collée dans une pile HyperCard.

Flatbed scanner in HyperCard Stack Design Guidelines

Pour les plus curieux, rappelons que l’Apple Scanner supportait la numérisation en noir et blanc ou en niveaux de gris, jusqu’au format A4 en 300 points par pouces. Il se connectait au Mac par le port SCSI apparu en 1986. À son lancement, il coûtait 1799 dollars.

Sources : UM Computing News (via Google Books) ; la brochure de l’Apple Scanner (via User Manual Wiki) ; Communiqué de presse d’Apple (via bit.it) ; Conférence de Bill Atkinson (YouTube)

Une astuce pour ajouter un fond de fenêtre sous Mac OS X

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser un fond de fenêtre du Finder à l’aide d’une image, ce qui était jusqu’à présent une fonction réservée à des extensions ou tableaux de bord.

Fond de fenêtre personnalisé dans le Finder

Ouvrez une fenêtre dans le Finder, puis choisissez “Afficher les options de présentation” dans le menu “Présentation”. Cliquez sur l’onglet “Fenêtre”. Tout en bas, cliquez sur “Image” pour choisir un fichier qui sera affiché en arrière-plan de la fenêtre. Si vous souhaitez que toutes les fenêtres du Finder arborent la même image, il suffit de cliquer sur l’onglet “Global” au lieu de “Fenêtre”.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Inside Apple… en 1983 !

Vous connaissez sans doute le livre Inside Apple, dont le sous-titre « Dans les coulisses de l’entreprise la plus secrète au monde » permet aisément de deviner le sujet. Nous avons retrouvé une publicité d’Apple, une sorte de publicommuniqué avant l’heure, publiée dans le magazine Byte d’avril 1983, sous le même nom !

Inside Apple, publicité de 1983

Dans cette publicité au format A3, Apple présente sa gamme de périphériques, qui offre une garantie de compatibilité et de service après-vente digne de la marque : Apple Dot Matrix Printer et Apple Letter Quality Printer, Apple Joysticks (le premier modèle ambidextre du marché !), Apple Hand Controller, disque dur Apple ProFile, sans oublier le pavé numérique et ses quatre touches de fonctions.

D’AppleWorks à iWork

En 1987, la toute jeune filiale d’Apple, Claris, dont nous avons déjà raconté la naissance, reprend à son compte la suite bureautique AppleWorks que la marque à la pomme commercialise depuis 1984 pour ses Apple IIe et IIc. Cette suite bureautique évoluera ensuite, avec une version Apple IIGS en 1988, puis ClarisWorks pour Macintosh en 1991, qui redeviendra AppleWorks quand Apple réintègrera sa filiale en 1998. Il faudra ensuite attendre 2005 pour voir apparaître iWork, digne descendant d’AppleWorks. iWork évoluera à son tour, et continue encore aujourd’hui son petit bonhomme de chemin avec ses logiciels Keynote, Numbers et Pages, sur macOS et iOS.

iWork 2009 et AppleWorks 1987

Vingt-deux ans séparent donc ces deux boîtes. La grosse boîte, c’est l’AppleWorks de Claris, publié en 1987. Cette suite intégrait un traitement de texte, une base de données et une feuille de calculs. Comme cela se faisait à l’époque, le carton comprenait les disques d’installations (trois au format 5″1/4 et deux au format 3″1/2) ainsi que 500 pages de documentation. Soit près de 1,9 kg sur la balance ! En comparaison, la boîte d’iWork ne comprenait que quelques pages de documentation, et un seul DVD, pour moins de 100 grammes tout compris.

Disques et DVD de iWork 2009 et AppleWorks 1987
Comme elle l’a fait dans une publicité pour l’iPod, Apple aurait pu comparer le poids de ses deux logiciels. Avec 4,5 Go dans 100 grammes contre 2,6 Mo dans 1,9 kg, iWork était en quelque sorte 32.000 fois plus dense que son aîné !

Une autre publicité « New Macintosh »

Nous vous parlions il y a quelques jours de la brève existence d’une campagne de publicité « New Macintosh » ayant précédé « Think Different » en France, en 1997. En voici un autre exemple, pour un modèle des plus emblématiques : le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh. « Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer », disait-elle. Imaginez un peu : cet ordinateur à 50.000 Francs pouvait, grâce à Mac OS 8, vider la corbeille et imprimer un document en même temps !

Spartacus french ad

Bon anniversaire l’iPod !

Il y a dix-sept ans tout rond, Apple présentait son premier iPod. Son disque dur de 5 Go capable d’embarquer un millier de chansons était l’un des premiers modèles 1,8 pouces du marché. Au-delà de cette petite prouesse, l’iPod se démarquait aussi par sa roue de navigation, par l’intégration avec iTunes, par sa mémoire tampon de 20 minutes (contre quelques secondes pour les lecteurs de CD portables), ses dix heures d’autonomie, et le câble FireWire qui lui offrait une grande rapidité de transfert. Pour démontrer tous ces avantages justifiant son prix faramineux de 3.600 francs, Apple avait conçu un spot publicitaire d’une minute que voici :

MacG avait publié en 2013 une belle rétrospective du premier iPod, pour ceux qui aurait raté ça à l’époque. L’Aventure Apple dispose également d’une page consacrée à l’iPod et à toutes ses déclinaisons, Nano, mini, Classic, Touch… On a du mal à l’imaginer, mais lors de la présentation de l’iPod, tout le monde s’était demandé ce qu’Apple imaginait en s’attaquant à ce marché de niche, avec un modèle hors de prix…

Publicité : l’Apple IIc (avec une souris de Lisa !)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1984, publiée à l’occasion de la sortie de l’Apple IIc. Sur le fond, elle est très classique, reprenant l’argumentaire de vente du petit dernier de la série Apple II, avec sa logithèque héritée de ses aînés, et les ports intégrés pour connecter des périphériques. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on remarque que la souris présentée sur la photographie n’est pas celle de l’Apple IIc, ni même celle du Macintosh, mais bien celle du Lisa ! Ce n’est pas la première fois que l’on remarque que les photographes d’Apple devaient parfois faire avec ce qu’ils avaient sous la main durant les phases de développement des produits. On avait ainsi surpris la même souris sur une publicité pour l’Apple IIe.

Publicité 1984 Apple IIc (with Lisa Mouse !)

Le code source de Breakout pour Apple II

On le sait, le jeu Breakout est un élément fondamental dans l’histoire d’Apple. La création de ce jeu est le premier travail commun de Steve Jobs, qui est chargé de sa mise au point par son employeur Atari, et de Steve Wozniak, son ami travaillant chez Hewlett-Packard, qui vient l’épauler sur son temps libre. L’argent gagné par Steve Jobs, très inégalement réparti entre les deux comparses, sert à financer la création d’Apple quelques mois plus tard.

C’est ensuite ce même jeu qui sert de référence à Steve Wozniak quand il conçoit son premier Apple et le langage Basic qui l’accompagne. Il veut pouvoir le programmer de manière logicielle (là où Atari avait conçu des puces électroniques dédiées à ce jeu) et le faire bénéficier d’un affichage en couleurs (quand l’écran de la borne Atari était noir et blanc, avec des scotchs colorés sur les lignes de briques).

Voici donc, extrait du manuel de l’Apple II de janvier 1978, le code-source de la version Basic de Breakout et la description du programme.

Le code source du jeu Breakout par Steve Wozniak, pour Apple et Apple II

Le code source du jeu Breakout par Steve Wozniak, pour Apple et Apple II

La première mouture du code source, développée pour l’Apple, était différente dans le “Mini manuel” diffusé avec les premiers Apple II produits. On peut la trouver sous forme numérisée sur le site ManualsLib.

Le carton de Noël du Macintosh

Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.

Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.

Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536

Un (faux) iPod plus petit que le nano

Vous vous souvenez de ces iPod nano d’un mètre de haut qu’on avait dégotés en décembre dernier ? Eh bien nous venons de dégotter sur eBay leur tout-petit frère, un iPod moins vrai que nature, grand comme un demi-pouce (un demi vrai pouce, ça doit faire justement un pouce en système anglais).

Ebay iPod micro

Si l’on en croit le titre de l’annonce sur eBay, par ailleurs assez peu explicite, ce mini faux iPod est aussi capable d’enregistrer. Il a d’ailleurs une icône de micro sur son écran d’accueil, où l’on découvre aussi une petite radio et… un marteau !

faux iPod eBay

 

Astuce – Habillez vos images dans Claris Works

AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !

Apple Works Claris mise en page d'image

Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.

Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.