Les moustaches d’AppleWorks

Ce qui est génial avec eBay, c’est qu’on trouve toujours des choses que l’on n’a pas cherchées, comme cette magnifique présentation d’AppleWorks 4 en vidéo, édité sur VHS en 1993 par Quality Computers, avec Randy Brandt et Dan Verkade. Si vous ne voulez pas dépenser 35 dollars pour acheter la cassette vidéo, vous pouvez vous contenter de cette version retrouvée sur Vimeo. La vidéo débute par quelques interviews, dont la première sur une plage, sur fond de soleil couchant (voire carrément couché…), au coin d’un feu de camp de la plus belle espèce…

https://vimeo.com/36204443

AppleWorks fut à la fois le prédécesseur et le successeur de ClarisWorks, durant cette période où Apple confia à sa filiale Claris le soin d’éditer ses logiciels. Plus tard encore, AppleWorks/ClarisWorks laissa la place à iWork. Il est d’ailleurs surprenant de voir que cette vidéo est datée de 1993, alors que ClarisWorks avait déjà pris la relève sur Macintosh. En réalité, tout occupé par ce développement, Claris avait concédé la licence d’AppleWorks pour les Apple II à Quality Computers qui avait développé les versions 4 puis 5, en 1993 et 1994.

Bonjour tout le monde !

Pour fêter ses dix-huit ans, l’Aventure Apple a le plaisir de vous présenter son blog ! Nous y partagerons avec vous nos humeurs, nos clins d’œil et nos petites découvertes. Vous y trouverez déjà quelques posts, et ce n’est qu’un début ! Ce blog sera aussi votre espace d’expression et de réaction sur le site. N’hésitez pas à nous contacter pour nous proposer vos propres billets !

Comment blanchir les plastiques jaunis, notre guide pratique

Nous avions déjà eu l’occasion de vous expliquer très brièvement comment il était possible de blanchir les plastiques jaunis. Avec le retour des beaux jours, il est temps de s’y remettre et de donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !

I. Est-ce que ça marche vraiment ?

Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !

 

II. De quoi a-t-on besoin ?

Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon).

III. Comment procéder ?

Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.

Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.

IV. Faut-il faire un test préalable ?

Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil, ADB Mouse II

Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…

Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !

Un PowerBook 170 JLPGA aux enchères

Si vous disposez d’un compte sur le site d’enchères de Yahoo au Japon, c’est le moment de faire chauffer la carte bleue : on y trouve pour encore quelques heures un très rare PowerBook 170 JLPGA. Il s’agit d’une édition limitée, produite à 500 exemplaires en 1992 à l’occasion d’un tournoi de golf féminin japonais connu sous le nom de JLPGA.

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Mis à part son clavier mixte américain et japonais, et ses plastiques bigarrés reprenant les couleurs du logo Apple , c’est un PowerBook comme les autres, avec son écran de 9,8 pouces et son processeur 68030 à 25 Mhz.

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Contrairement à beaucoup de ses congénères, celui-ci dispose encore du clapet arrière destiné à masquer les prises, de couleur rouge sur cette série limitée, tout comme le cache de la batterie. Le prix d’entrée est fixé à 550,000 yens, soit environ 4500 euros. Pour le moment, aucun enchérisseur ne s’est déclaré !

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Souvenir – C’était mieux avant !

On l’entend souvent : Apple, c’était mieux avant. Pour ceux qui ont la mémoire courte, sans même remonter à Mac OS 7.5.3 qui restera le plus vérolé des systèmes d’exploitation, voici un bug bien réel rencontré en 2001 sous Mac OS 9.1… Tout fonctionnait, mais toute forme d’écriture avait disparu ! Il s’agissait heureusement d’un bug très exceptionnel…

Bug graphique sous MacOS 9.1

Publicité : le PowerBook 1400

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.

Publicité Apple PowerBook 1400 1996

Publicité : le futur, avec un peu d’avance

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici un visuel de 1994, vantant les mérites de la nouvelle gamme Power Macintosh. Un ordinateur capable de gérer vidéo, son, et télécommunications, une révolution numérique à laquelle les PC standards, conçus pour interagir avec du texte et des chiffres, sont bien incapables de faire face. Le Power Macintosh, lui, gère vos fax, votre répondeur, la vidéoconférence, vos présentations multimédia, la reconnaissance vocale, et cela, sans attendre. Et bientôt, le Power Macintosh offrira la puissance d’OpenDoc, un nouveau standard logiciel conçu avec IBM, WordPerfect, Novell, Sun et Taligent ! Bref, le Power Macintosh, c’est un peu comme le futur… avec quelques années d’avance !

Apple 1994 Ad

Publicité : un cadeau pour votre école

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1994, dans laquelle l’entreprise vous invite à vous offrir un cadeau : en contrepartie, elle en offrira un à votre école. En effet, pour tout achat d’un Performa 636 avec son écran 14 pouces, ses 8 Mo de mémoire vive et son disque dur de 250 Mo, Apple offrait 50 euros à l’association des anciens élèves de votre école.

Apple 1994 ad

Bon anniversaire le Xserve G5 !

Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.

Apple Xserve G5

Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.

Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.

Xserve RAID Storage System 2004 Apple

Le bloc-note du Macintosh

En ce moment sur eBay, le bloc-note en forme de Macintosh. Les feuilles s’enlèvent de haut en bas, l’arrière du Macintosh accueillant les parties collées, et le dessous du Macintosh, la feuille cartonnée. L’exemplaire proposé ne semble pas en très bon état, il a dû passer un peu de temps au grenier ou à la cave…

 

On retrouve ce bloc-note en page 5 de l’édition 1987 de l’Apple Catalog, cette brochure présentant les objets publicitaires vendus par Apple (stylos, casquettes, vêtements en tout genre…). Le bloc-note coûtait alors 9 dollars. Sur la même page du catalogue, remarquez l’habillage de souris en fourrure, la seule chose qui peut rendre votre Mac “encore plus convivial”…

 

Le notepad : https://www.ebay.fr/itm/253469860447

Le catalogue : https://www.ebay.fr/itm/173231752304

Susan Kare récompensée

Elle a créé une bonne partie des icônes du premier Macintosh. Elle a dessiné la police de caractère Chicago qui a accompagné le Mac puis l’iPod durant vingt ans. Ses créations originales, et notamment ses premiers brouillons dessinés à la main sur du papier quadrillé, avaient déjà trouvé leur place au Museum of Modern Art (MoMA) de New-York. On a appris hier que Susan Kare s’apprêtait à recevoir ce mois-ci la médaille de l’American Institute of Graphic Arts (AIGA) en récompense de ce même travail sur l’interface du Macintosh.

Susan Kare icons for Macintosh
Image : www.kare.com

Susan Kare rejoint Apple en 1982, à l’invitation d’Andy Hertzfeld, de l’équipe Macintosh, pour travailler sur les icones utilisées dans le système et créer des polices de caractères. On lui doit notamment les curseurs en forme de montre, de pot de peinture, les icones d’alertes… et le fameux Dogcow, à la fois chien et vache, issu de l’homothétie d’une icone plus petite, devenu l’un des symboles du Macintosh.

Clarus the Dogcow, by Susan Kare

Après avoir réalisé son travail pour le Macintosh, elle quitte Apple en 1986 en même temps que Steve Jobs et le rejoint chez NeXT, où elle supervise tout le travail de graphisme, tant au niveau du logiciel qu’au niveau du matériel et des emballages… En 1988, elle part chez Microsoft, où elle crée les icones et les boutons de Windows 3.

Windows 3 par Susan Kare
Image : www.kare.com

Hasard du calendrier, parmi les autres personnes récompensées cette année par l’AIGA, on trouve le designer Arem Duplessis, qui travaille pour l’équipe marketing d’Apple depuis février 2014, après s’être illustré au sein du New-York Times.

Source : AIGA via AppleInsider

La sélection de sites web par Apple en 1996

Hier, nous nous remémorions la gamme nomade d’Apple en 1993, grâce à une extrait de la revue Apple News. Nouvel extrait aujourd’hui, avec cette double-page de 1996, dans laquelle Apple nous présentait sa sélection de sites web incontournables. Évidemment, en 1996, pas de Google (1998), pas de Wikipedia (2001), ni Facebook, Youtube, Twitter, Instagram, Pinterest et tutti quanti.

Mais l’air de rien, même si l’offre s’est diversifiée, certains de ces sites pionniers sont encore accessibles, avec parfois un léger changement d’adresse : Lycos et Yahoo, l’AFP, Libération, Nice-Matin… En revanche, on a perdu la trace de Publicis.fr (qui ne diffuse plus France Info…) ou Nosc.mil. Club-Internet renvoie chez SFR (et ne diffuse plus l’état de la circulation en Île de France), Calvacom n’accueille plus la base de données des Relais et Châteaux, et le téléachat d’Imaginet n’a pas survécu… À vous d’essayer les autres sites !

Sélection de sites web par Apple en 1996

Remarquez enfin l’encart sur l’intérêt du courrier électronique, qui permet d’envoyer un dossier de 50 pages à l’autre bout du monde, sans les inconvénients du fax ou du coursier international !