Les lecteurs de disquettes pour PowerBook

De 1991 à 1997, la gamme PowerBook était accompagnée par un lecteur de disquettes spécialement adapté, équipé d’une prise HDI-20. Celle-ci se connectait directement sur le PowerBook 100 ou sur le fameux PowerBop (un PowerBook 180c dont le lecteur interne était remplacé par un modem sans-fil Bi-Bop), ou par l’entremise du Mini Dock ou du Micro Dock pour la gamme PowerBook Duo. En 1997, la gamme PowerBook Duo est retirée du catalogue, et le PowerBook 2400c s’installe à sa place dans le segment « ultraportable ».

Lecteur de disquettes Apple HDI-20 et lecteur du PowerBook 2400c

Le PowerBook 2400c est accompagné d’un nouveau lecteur externe. Celui-ci ne reprend pas la connectique précédente, mais un format de prise spécifique à IBM, à qui Apple a sous-traité la conception et l’assemblage de ce nouveau modèle. Le concept est parfaitement identique, avec un capot qui, ouvert, surélève légèrement le lecteur et libère la fente. Côté design, on sent poindre l’influence « New Macintosh », avec des courbes qui le rapprochent du Twentieth Anniversary Macintosh ou de l’eMate 300, sortis la même année. Jonathan Ive, à la tête du Groupe de Design Industriel d’Apple depuis l’année précédente, commence à prendre ses marques…

Lecteur de disquettes Apple HDI-20 et lecteur du PowerBook 2400c

Les croquis du Mac Plus

Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera dans ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : hier, nous vous présentions les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Aujourd’hui, voici les croquis illustrant les versions plus récentes du manuel.

Le manuel du Macintosh Plus

Le manuel du Macintosh Plus

Le manuel du Macintosh Plus

Un PowerBook 2400c tout rouge

En voilà, un drôle de PowerBook ! C’est évidemment sur le site d’enchères Yahoo Japon que nous l’avons dégotté. Ce modèle était en effet particulièrement prisé au pays du soleil levant — dans sa version noire d’origine, bien sûr, car la couleur rouge est une personnalisation qui n’a rien à voir avec Apple ! Le clavier transparent (dont nous avions déjà parlé ici) est aussi une spécialité japonaise !

PowerBook 2400c G3 japon

Évidemment, les goûts et les couleurs… Au moins, avec un tel modèle, vous êtes sûr de ne pas passer inaperçu ! Et le vendeur vous gâte, puisque le PowerBook a été doté d’une carte accélératrice G3/240 et d’un adaptateur PCMCIA vers USB. Et bien sûr, le lecteur de disquettes externe est fourni, tout aussi rouge que tout le reste !

PowerBook 2400c G3 japon

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo

Bon anniversaire le PowerCD !

Le 22 mars 1993, Apple commercialisait un étrange lecteur de CD multifonction. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak. Il s’agissait d’un appareil conçu par Philips (et commercialisé par cette marque sous le nom de CDF-100), simplement réhabillé par Apple. Nous vous avons déjà rapporté ce que le magazine Apple News en disait à l’époque.

Le PowerCD d'Apple

Cet appareil était surtout la première création d’Apple totalement autonome, ne nécessitant pas de Mac pour fonctionner. Il était possible de s’en servir au salon, branché à la chaîne hi-fi et à la télévision. Il était d’ailleurs accompagné des premières enceintes autonomes d’Apple, les AppleDesign Powered Speakers, elles-aussi parfaitement compatibles avec toute installation audio. C’est bien sûr l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, qui nous fait découvrir cette parenthèse de l’histoire d’Apple, engagée en 1992, visant à créer des Mac-like Things, des choses-comme-le-Mac. L’idée était d’ouvrir de nouvelles perspectives à la marque en s’attaquant au marché de l’électronique grand-public. Les designers d’Apple avaient ainsi envisagé différentes pistes, comme Heavy Metal, un lecteur de CD faisant office de barre de son ; Folio, un Macintosh revu à la sauce Newton ; Popeye, un lecteur de CD avec écran plat ; ou encore Paladin, une machine à écrire – fax – téléphone – imprimante – répondeur…

Apple Mac-like Things

Rapidement, dès la fin de l’année 1994, le PowerCD disparaîtra du catalogue, au moment où les lecteurs de CD internes se répandront dans la gamme Apple. On en trouve très régulièrement sur eBay : comptez une quarantaine d’euros pour le lecteur seul ; et plus de 100 euros pour le carton complet (sans oublier la télécommande).

Surveiller son langage, de l’Apple IIc à Siri

Trente-cinq ans séparent ces deux images. La première est extraite des « questions / réponses » du manuel de l’Apple IIc, dans sa version française imprimée en 1983. La seconde est évidemment une capture d’écran de Siri sur un iPhone.

Brochure de l'Apple IIc : parler à mon Apple IIc

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Une astuce pour les informations de QuickTime

Aujourd’hui dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser les informations d’un film. Vous l’avez peut-être déjà remarqué : certains films QuickTime affichent un titre personnalisé, ne correspondant pas au nom du fichier. De même, si vous cliquez sur le bouton “i”, un tiroir sort sous la fenêtre et affiche 3 lignes d’informations.

Film QuickTime avec informations personnalisées

Pour changer le titre ou les informations, ou pour en ajouter à un fichier QuickTime qui en est dépourvu, il suffit de demander “Lire les informations” dans le menu “Séquence”, puis de choisir “Séquence” dans le premier menu déroulant et “Annotations” dans le deuxième. Ensuite, sélectionnez une ligne et cliquez sur “Modifier”, ou sur “Ajouter” s’il n’y a pas encore d’annotation correspondante. Pour le titre de la fenêtre, c’est la ligne “Nom complet” qu’il faut sélectionner.

La cassette audio Apple Boogie

Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.

Apple boogie audio cassette

Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !

Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !

Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !

Bon anniversaire le Macintosh Portable !

Le 20 septembre 1989, il y a tout juste trente ans, Apple présentait son premier Macintosh Portable. Une grosse machine de 7 kg et épaisse de 10 cm, mais équipée d’un écran LCD à matrice active d’une qualité exceptionnelle, et du premier trackball de l’histoire d’Apple (on pouvait le supprimer et installer à la place un pavé numérique).

Cet anniversaire est l’occasion de ressortir de l’étagère l’excellent livre Appledesign : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. On y apprend que le Macintosh Portable, sous le nom de code Laguna, s’inspirait du travail d’Alan Kay sur l’informatique portable, qu’il devait son premier design à la volonté de Steve Jobs de faire travailler l’équipe Snow White sur un projet de Macintosh Portable dès 1982, et qu’il avait finalement été réellement mis en route par Jean-Louis Gassée à l’automne 1986, pour proposer un Macintosh SE transportable. Un Mac sans compromis, avec un écran en 640×480 inédit, une batterie longue durée et un disque dur interne, à une époque où ceux-ci n’avaient pas encore été miniaturisés !

Prototypes Macintosh Portable

Pour réussir son pari, Apple se tourne vers Sharp et exige un écran à matrice active presque sans défaut : pas plus de 6 pixels morts pouvaient être acceptés. Sharp devra construire une nouvelle usine pour y parvenir ! La batterie, de son côté, devait être capable d’évaluer sa charge pour l’afficher à l’écran. Il faut donc renoncer aux batteries nickel-cadmium et choisir une batterie au plomb, bien plus lourde. Et ce n’est pas tout : fidèle à son habitude, Gassée veut une machine que l’on peut ouvrir et fermer sans outil. Il faut donc ajouter des clips plastiques un peu partout pour assembler les pièces ! Bref, après plusieurs années de développement et quelques orientations malheureuses, le Macintosh Portable est devenu… gros et lourd. À des années-lumières des premiers projets tout en finesse de l’équipe de design. Il faudra deux années supplémentaires pour qu’Apple peaufine son concept et propose enfin le PowerBook.

Bon anniversaire l’eMate 300 !

Alors même que nous commémorions il y a quelques jours les 21 ans de l’abandon de la gamme Newton par Apple, nous fêtons aujourd’hui les 22 ans de l’eMate 300, qui n’aura donc pas tenu un an au catalogue…

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Par bien des aspects, l’eMate était une machine emblématique. Dans son design, tout d’abord, puisqu’elle préfigurait la place centrale que Jonathan Ive redonnera bientôt au design au sein de la firme. Comme l’iMac et l’iBook après lui, l’eMate 300 avait été prévu pour offrir différentes couleurs de boîtiers, qui ne seront finalement jamais commercialisées. Dans ses composants ensuite, puisque la gamme Newton s’appuyait déjà sur un processeur ARM et un écran tactile (avec stylet) comme l’iPhone le fera onze ans plus tard. Dans son destin enfin, puisque malgré ses qualités, cette machine sera abandonnée sans autre forme de procès par Steve Jobs, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur le développement de Mac OS.

Apple eMate 300 (Newton)

Cette petite machine, vendue uniquement aux établissements scolaires au prix d’environ 800 dollars à l’époque, se trouve facilement aujourd’hui sur le marché de l’occasion. Sur eBay, on en voit régulièrement à moins d’une centaine d’euros.

La gamme Apple en 1984

Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).

La gamme Apple en avril 1984

Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…

Un ventilateur pour le premier Macintosh

Quand Steve Jobs présente son Macintosh en 1984, il insiste sur le silence exceptionnel de cet ordinateur tout-en-un. Il avait déjà fait le coup avec l’Apple III, mais la conception de celui-ci, avec sa dissipation thermique par une lourde base en fonte, s’était avérée inadaptée. Pour le Macintosh, l’erreur ne sera pas reproduite : le Macintosh se ventilera par convection naturelle, l’air chaud s’échappant par les grilles situées en haut de la machine, remplacé par l’air frais provenant des grilles du bas. Il faut croire que ce n’était pas toujours suffisant, puisque des fabricants d’accessoires proposeront rapidement des dispositifs destinés à ventiler le Macintosh en aspirant l’air chaud par les ouïes situées sous la poignée de transport. C’est ainsi que naîtront le MacFan de Blowhard Industries qui coûtait 120 dollars, ou le Kensington Saver, disponible pour 99 dollars.

Kensington Saver macintosh
Image : Apple Fritter

Ces boîtiers, en évitant la surchauffe du Macintosh, permettaient d’éviter certains soucis liés à sa carte graphique ou à son alimentation. Mieux : dans le boîtier, en plus du ventilateur, on trouvait également un fusible destiné à protéger l’ordinateur des surtensions. Le boîtier disposait donc d’un câble d’alimentation branché sur le secteur, et d’une courte rallonge destinée à alimenter le Mac lui-même (et également un disque dur externe dans le cas de Kensington). On en trouve dorénavant quelques-uns sur eBay, comme ce MacFan pour 30 euros, ou cet autre MacFan, au même prix, ou bien ce Kensington Saver pour 60 dollars seul, ou 140 dollars avec un Macintosh Plus.

Macfan Blowhard
Image : eBay

Apple ayant peu modifié le boîtier de son Macintosh, les mêmes ventilateurs sont compatibles avec les différents modèles qui lui ont succédé : Plus, SE, Classic, Classic II, Performa 200… L’intérêt est cependant limité, puisqu’un ventilateur interne apparaîtra dès le Macintosh SE.

Et si vous vous posez la question : oui, d’autres ordinateurs Apple pouvaient bénéficier du même type d’excroissance. Ainsi, toujours sur eBay, on pouvait trouver récemment ce Kensigton System Saver pour Apple II et Apple IIe ou ce modèle destiné à l’Apple IIgs, à intercaler entre l’unité centrale et l’écran.

Image : eBay
Image : AppleRescue of Denver