Bon anniversaire « Test drive a Macintosh »

Le 8 novembre 1984, devant les ventes décevantes du Macintosh, le PDG d’Apple John Sculley lance la campagne « Test Drive a Macintosh » : un « essai sur route » comme on les connaît dans le domaine de l’automobile, pour permettre aux particuliers d’emmener un Mac chez eux pour l’essayer durant 24 heures, avec une disquette de démonstration et un guide enregistré sur une cassette audio. L’espoir de Sculley : qu’un maximum d’entre-eux préfère acheter la machine plutôt que la ramener au magasin.

Apple Test Drive a Macintosh 1984 ad
Un extrait de la campagne de publicités du numéro de novembre/décembre 1984 de Newsweek

Une simple visite chez le revendeur du coin, un numéro de carte bancaire en garantie, et 200.000 amateurs participent à l’opération aux Etats-Unis. Beaucoup de paperasse pour les revendeurs, des Macs qui se baladent de testeurs en testeurs pendant que les véritables clients attendent leurs livraisons, et finalement, peu de testeurs convaincus : comme le rappelle Owen W. Linzmayer dans Apple Confidential 2.0, cette opération fut un véritable échec.

Publicité : l’Apple IIc (avec une souris de Lisa !)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1984, publiée à l’occasion de la sortie de l’Apple IIc. Sur le fond, elle est très classique, reprenant l’argumentaire de vente du petit dernier de la série Apple II, avec sa logithèque héritée de ses aînés, et les ports intégrés pour connecter des périphériques. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on remarque que la souris présentée sur la photographie n’est pas celle de l’Apple IIc, ni même celle du Macintosh, mais bien celle du Lisa ! Ce n’est pas la première fois que l’on remarque que les photographes d’Apple devaient parfois faire avec ce qu’ils avaient sous la main durant les phases de développement des produits. On avait ainsi surpris la même souris sur une publicité pour l’Apple IIe.

Publicité 1984 Apple IIc (with Lisa Mouse !)

Publicité : Performa, l’ordinateur qui stimule votre esprit

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Comme la semaine dernière, nous vous présentons aujourd’hui une page de 1995, pour la gamme Performa. Cette fois-ci, il est question d’un ordinateur qui stimule vos yeux et vos oreilles, pour que votre esprit puisse apprendre plus facilement et plus rapidement. Comme le disait Walter Mossberg dans Le Wall Street Journal, « en général, les utilisateurs de Macintosh rencontrent très peu de problèmes pour utiliser des logiciels multimédia, car une seule compagnie a fait de la vidéo, des graphiques et du son une priorité : Apple ».

Apple 1995 ad Performa Mind

Michael Spindler est décédé

C’est MacGénération qui nous l’apprend : l’ancien PDG d’Apple de 1993 à 1996 est décédé l’année dernière. L’intérêt médiatique le concernant s’étant estompé, et sa famille n’ayant pas souhaité communiquer à ce sujet, l’information n’avait pas émergé jusqu’à présent. Né en Allemagne où il avait travaillé pour Siemens et DEC, il avait ensuite rejoint Intel à Bruxelles, puis Apple à Paris. C’est John Sculley qui l’avait fait venir au siège d’Apple pour lui confier le marketing de la marque, puis la filiale européenne du groupe. Il l’avait ensuite remplacé à la tête du groupe.

Michael Spindler, 1942-2017
Michael Spindler dans la revue Apple Magazine de Janvier-Février 1992

Michael Spindler était était âgé de 75 ans. MacGénération lui consacre une excellente notice biographique, revenant sur son parcours et les difficultés rencontrés par Apple durant les années 90.

D’autres autocollants Apple

Dans la collection de l’Aventure Apple, nous disposons d’une petite planche d’autocollants Apple, dont nous ignorons l’origine exacte. Le site d’enchères de Yahoo Japon en propose un autre exemplaire actuellement, accompagné d’une autre planche de petits autocollants, parmi lesquels des logos Apple colorés, mais aussi le logo MacOS et l’icône du Macintosh souriant.

Autocollants Apple
Image : Yahoo Japon

Et puisque l’on parle de petits autocollants, vous pouvez aussi trouver sur eBay une planche d’autocollants sur laquelle les logos Apple sont marqués du nombre 16. Il s’agit d’autocollants destinés à distinguer les disquettes formatées par les premiers lecteurs Disk II d’Apple (1978), limitées à 13 secteurs de 256 octets par piste, et celles enregistrées avec les générations produites à partir de 1980, montant à 16 secteurs par piste (une piste correspond à un tour complet de la disquette). Grâce à cette innovation, rendue possible par une simple évolution du système d’exploitation et à une mise à jour de la ROM pilotant le lecteur, une disquette 5″1/4 passait de 113,75 à 140 Ko. Elle devenait évidemment incompatible avec la première génération de lecteurs, d’où l’intérêt de cet autocollant.

Autocollants Apple 16 secteurs
Image : eBay

Liens : le site de Fabrice Montupet ; Wikipedia ; Google Books

La gamme Apple en 1984

Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).

La gamme Apple en avril 1984

Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…

Publicité : LC475 et SARL GTI

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité publiée en octobre 1994. Apple y présentait son LC 475, un modèle d’entrée de gamme accompagné du vilain écran Performa Plus (dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises). Apple le présentait comme équipé d’un processeur 50/25 Mhz, ce qui était un habillage purement commercial déjà rencontré dans une précédente brochure. Bref, à l’heure des premiers Power Macs, ce petit LC 475 (aussi rencontré sous le nom de Performa 475 ou Quadra 605) déjà âgé d’un an avait reçu la lourde tâche de maintenir un modèle très abordable dans le catalogue de la marque.

Publicité Apple LC 475 SARL GTI

Nelson, Freeman, Peterson et leurs questions

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une double-page chevelue de 1995 : « Nelson a besoin d’aller sur internet, Freeman ne trouve plus son fichier, et Peterson a perdu son mot de passe. À nouveau. Il est temps de discuter du Système 7.5 – la meilleure nouvelle pour le support aux utilisateurs et la formation, depuis le Macintosh ».

Publicité Apple Système 7.5

Le Système 7.5, apparu donc en 1995, apportait quelques nouveautés dans le domaine de l’aide aux utilisateurs, afin de rendre ceux-ci plus autonomes. Ainsi, l’expert en informatique pouvait se concentrer sur son boulot. Une aide interactive pouvait afficher à l’écran chaque étape à suivre, et cette aide pouvait être adaptée aux besoins de chaque entreprise grâce à un logiciel d’authoring. Grâce à MacLink Plus, il était plus aisé d’ouvrir des documents provenant d’autres systèmes. Et grâce au support de TCP/IP, l’accès à Internet n’avait jamais été aussi simple !

Une brève histoire d’iChat (et des astuces)

En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.

MacOS X Jaguar

iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !

Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.

Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.

iChat Lost Password

Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]

Apple iChat styles

Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.

Apple iChat image

Publicité – Il était temps qu’un capitaliste…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité française de 1984 pour le Macintosh. Le slogan « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution » était une idée originale de l’agence CLM BBDO, la filiale française de l’agence new-yorkaise BBDO (devenue célèbre avec sa campagne « Demain, j’enlève le haut » pour Avenir Publicité quelques années plus tôt).

Publicité pour le Macintosh : il était temps qu'un capitaliste fasse une révolution

Bon anniversaire Keynote !

Le 7 janvier 2003, Apple présentait son logiciel Keynote, un concurrent très modernisé du PowerPoint de Microsoft. Pour les utilisateurs de Mac, c’était une vraie révolution: Keynote était rapide et élégant, et jonglait sans difficultés avec les polices de caractères, les images, les transparences, les films QuickTime, et les effets visuels. Voici les conseils que nous avions proposés aux lecteurs d’A Vos Mac en 2003.

Office X Mac VS Keynote 1.0

Le logiciel de présentation d’Apple, comme son concurrent PowerPoint de Microsoft, offre des possibilités très étendues de création de diaporamas et de présentations. Cependant, seul un usage raisonné des fonctionnalités disponibles vous permettra de concevoir des présentations de qualité. En deux mots, voici quelques conseils qui sauront vous être précieux.

De l’uniformité :  Si Keynote fonctionne sur un système de Thèmes, ce n’est pas un hasard : l’un des points forts d’une présentation réussie est d’offrir une unité entre les diapositives, laissant une impression d’uniformité tout au long de la présentation. Les éléments équivalents doivent bénéficier d’un aspect visuel similaire : les titres de parties, de paragraphes, les légendes, les illustrations… Évitez de changer de fond entre chaque diapositive et préférez un fond unique, éventuellement modifié pour les diapositives de transition entre les différentes parties de votre présentation, la trame de votre discours n’en sera que plus claire. Conservez également une ou deux polices de texte uniquement, et variez leur taille et leur graisse, pour différencier les niveaux de titres et de sous-titres.

Sobriété : Fondu-enchaîné, volets, damiers, diagonales, iris, rebond… Les transitions entre diapositives et les modes d’apparition d’éléments ne manquent pas ! Sachez faire le tri, sélectionnez un type de transition simple et appliquez le à toutes vos diapositives, avec là-aussi la possibilité d’en choisir un moins sobre pour vos changements de parties. Évitez de faire apparaître chaque illustration et chaque ligne de texte avec un effet visuel, notamment les arrivées par glissement qui deviennent vite lassantes et finissent par prendre beaucoup de temps dans votre présentation… Pour garder une efficacité visuelle, l’effet doit être rare et en rapport avec l’objet auquel il se rapporte : par exemple, vous utiliserez un effet visuel pour le résultat d’une réflexion, mais vous laisserez apparaître simplement les étapes y conduisant.

Les goûts et les couleurs… Il est vrai que tous les goûts sont dans la nature, et qu’une fois le logiciel payé, on est libre d’en faire ce que bon nous semble… Mais n’oubliez pas que l’assemblée qui vous écoute a besoin du support de votre présentation pour suivre votre raisonnement et son déroulement, et que les « oh ! » et les « ah ! » qui accompagnent une image virevoltante ou un titre ondulant ne sont pas forcément gage d’attention…

Ceci n’est pas un Spartacus !

On connaît bien le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh, cet ordinateur commercialisé en série limitée en 1997, pour fêter les vingt ans d’Apple, avec un peu de retard… On connaît moins l’histoire de son développement, qui remonte à 1992, quand Apple commence à s’interroger sur la manière d’offrir un successeur au Macintosh Classic Couleur. Mais pas un simple ordinateur, non : un système qui trouverait sa place au salon, comme la télévision et la chaîne hi-fi. Cinq années de recherche s’ensuivirent, sous le nom de code Pomona. Cinq années pour boucler la boucle, imaginer dix modèles différents, et finalement reprendre le premier modèle en mousse de Robert Brunner (inspiré par le danois Bang & Olufsen), et le faire renaître en une réalisation magistrale de Jonathan Ive.

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Tout cela, on l’apprend dans l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. Vous y retrouverez de nombreuses photos, parmi lesquelles celle-ci, dont la légende précise qu’il s’agit d’un concept lié au déploiement d’une famille Spartacus. Ce modèle aurait eu un petit écran de 10,5 pouces, contre 12 pouces sur le modèle de 1997.

Apple 1993 Spartacus Little Concept