Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait reconstruire le bureau des disques et des disquettes ? Pour y parvenir, il fallait appuyer sur les touches Pomme et Option (on dirait aujourd’hui Commande et Alt) au moment d’insérer une disquette, ou juste avant l’apparition du disque dur à l’écran à la fin du démarrage.
Cette méthode permettait au système de redéfinir les liens entre les fichiers et leurs applications, enregistrés dans deux fichiers invisibles à la racine de chaque disque : Desktop DB et Desktop DF. La reconstruction du bureau était l’un des réflexes les plus élémentaires face à un Mac présentant des troubles du comportement, comme le refus d’ouvrir un fichier au prétexte que « l’application qui l’a créé est introuvable ».
Au passage, vous vous souviendrez peut-être que jusqu’au système 7.5.2, la reconstruction du bureau provoquait la disparition des commentaires de la fenêtre « Lire les informations » de chaque fichier.
Lors du passage à Mac OS X, durant les quelques années où ce nouveau système a cohabité avec l’ancien, rebaptisé Classic, il était possible de reconstruire le bureau du disque de démarrage sans toucher au clavier : un bouton spécialement dédié à cette tâche se trouvait dans les Préférences Système « Classic » (panneau des options avancées).
L’iPod Mini souffle ses 15 bougies, le temps tourne pour le petit baladeur ! Il reste aux yeux de la rédaction de l’Aventure Apple comme la production emblématique de la gamme : développement de la molette cliquable qui restera inchangée dans son fonctionnement jusqu’à l’arrêt de la production des iPod à molette en 2017 par exemple. Ou encore apparition des couleurs, dont on vous a parlé ici. Sa robustesse, grâce à sa robe métallique anodisée, était également appréciée par tous. Les passages sous les roues des voitures ne l’effrayaient pas !
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici maintenant la technique la plus simple pour envoyer vos fichiers sur un serveur depuis MacOS 9 !
Pour cela, nous allons utiliser le logiciel “Explorateur réseau” fourni avec MacOS 9 et les versions suivantes. Lancez le programme, qui vous affiche quelques serveurs dans sa fenêtre principale. Cliquez sur le bouton représentant une main et choisissez “Connexion à…”.
Indiquez le nom du serveur (par exemple, ftp.machin.com), puis votre identifiant et votre mot de passe (ils vous ont été fournis lors de votre inscription sur le serveur).
L’application se connecte alors au serveur et affiche le contenu de votre dossier. Il ne vous reste plus qu’à glisser vos fichiers depuis le Finder vers la fenêtre de votre dossier distant, comme s’il s’agissait d’une fenêtre du Finder. Vous pouvez également ouvrir les dossiers en double-cliquant, ou utiliser les flèches pour afficher leur contenu.
Comme pour une simple copie dans le Finder, une fenêtre apparaît avec une barre de progression et des informations sur le fichier et le temps nécessaire à la copie. Simple et efficace, n’est-ce pas ?
Cette astuce a été diffusée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
Pour la première fois avec son iMac G5 dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple intégrait l’ensemble des composants de son ordinateur derrière l’écran, un concept toujours d’actualité quatorze ans plus tard, malgré les évolutions de design et de matériaux. Allez, pour se souvenir, on ressort la mini-brochure diffusée par les revendeurs Apple à l’époque.
Savez-vous cliquer ? Voilà une question que vous devez trouver étrange… Et pourtant, le clic est tout un art ! À l’origine, il n’y avait pas de souris. On se contentait de taper des commandes au clavier, pour ouvrir, fermer, activer, copier ou supprimer toutes sortes de chose.
Et puis l’interface graphique est apparue, et avec elle la souris et son petit bouton qui est longtemps resté solitaire sur Mac. Au premier abord, l’objet est simplissime : on appuie, on relâche, « clic » ! Mais en réalité les choses sont bien plus compliquées, et ne se sont pas arrangées avec le temps.
Il y a d’abord le clic ou simple clic pour être précis. Il s’agit d’un appui immédiatement relâché, qui produit le son en question. Il y a ensuite le double-clic, qui consiste à répéter deux fois de suite le geste précédent, produisant ainsi le traditionnel « clic-clic ». Logiquement, ça, vous maîtrisez, sinon il est toujours temps de vous entraîner. Et pour les acharnés, il y aussi le triple, le quadruple, et le quintuple clic…
Remarque :
On a souvent tendance à abuser du double-clic : par exemple, en naviguant sur Internet, un clic simple suffit toujours à activer un lien, quel que soit le navigateur. Associez toujours Internet à simple-clic, ça simplifie la navigation ! De même, le Dock se contente toujours d’un clic simple, le deuxième clic ne sert absolument à rien… Il en va de même pour les boutons de fermeture et redimensionnement des fenêtres (les boutons tricolores). Et dans le Finder en mode de présentation par colonnes, un simple clic suffit à afficher le contenu d’un dossier. Parfois, en revanche, cliquer un peu plus peut vous simplifier la vie. Par exemple, pour utiliser dans AppleWorks le même outil de dessin plusieurs fois de suite sans avoir à le sélectionner à nouveau, double-cliquez dessus pour verrouiller sa sélection. De même, un double-clic dans la barre de titre d’une fenêtre permet d’envoyer celle-ci dans le dock, sans avoir à aller chercher le tout petit bouton jaune. Et si vous voulez aller plus loin, c’est là qu’interviennent les clics multiples. Faites l’essai dans un éditeur de texte : presque tous les logiciels savent interpréter 3 clics pour sélectionner un paragraphe complet. Sauf AppleWorks, qui innove avec la sélection d’une ligne, réservant la sélection du paragraphe au quadruple clic…
Illustration du brevet US patent 4,464,652 de la souris du Lisa
Les choses se compliquent quand on ajoute des moitiés de clics… Il y a tout d’abord le « glisser-déposer », qui consiste à appuyer le bouton, puis déplacer la souris tout en gardant le bouton enfoncé, avant de le relâcher un peu plus loin… Cela permet de déplacer des éléments à l’écran mais aussi d’utiliser les menus. Une variante, appelée « clic long », oblige à ne pas déplacer la souris tout en appuyant : dans ce cas, il se passe quelque chose après quelques instants (par exemple, l’apparition d’un menu à côté d’une icone du Dock). Le « clic et demie » consiste à cliquer une première fois puis à appuyer le bouton sans le relâcher. L’intérêt principal de la manœuvre consiste à naviguer dans la hiérarchie d’un disque du Finder. Tant que vous ne relâchez pas le bouton, les dossiers survolés s’ouvrent pour vous permettre de voir leur contenu. Et quand vous relâchez, toutes les fenêtres ouvertes sauf la dernière se referment. L’astuce n’est pas encore revenue sous MacOS X mais continue de rendre bien des services sous MacOS 9 !
Si vous trouvez que c’est déjà compliqué, pensez un instant aux possesseurs de portables, qui peuvent utiliser le pavé tactile (ou trackpad) comme souris. Si le clic et le double-clic restent inchangés, les demis-clics sont en revanche modifiés puisqu’il faut rajouter un clic. Par exemple, le glisser-déposer est nécessairement précédé d’un premier clic, puisque dans le cas contraire l’ordinateur se contenterait de déplacer le curseur à l’écran…
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2003. Quinze ans plus tard, elle est toujours d’actualité !
Il y a 13 ans, le 10 janvier 2006, Apple présentait son premier MacBook Pro, remplaçant la gamme PowerBook qui régnait en maître dans le catalogue d’Apple depuis 1991. Ce nouveau nom marquait le passage aux processeurs Intel, en remplacement des processeurs PowerPC. C’était le second modèle de Macintosh à passer aux processeurs Intel, après l’iMac.
Son design en aluminium était très proche de celui de son prédécesseur, le PowerBook G4. Il intégrait un processeur Intel Core Duo à 1,67 ou 1,83 Ghz*. À l’époque, il y avait encore un lecteur SuperDrive, qui gravait des CD et des DVD. Apple ayant souhaité affiner un petit peu son design, son lecteur optique avait perdu la capacité de graver des DVD double-couche. On trouvait également de l’USB 2, et ce bon vieux FireWire 400, alors que le PowerBook G4 disposait de la version 800 !
* Surprise ! Au moment d’annoncer la disponibilité du MacBook Pro, le 14 février 2006, Apple annonce également qu’elle a revu à la hausse la fréquence des processeurs : 1,83 et 2 Ghz, voire 2.16 Ghz pour un modèle en option ! Ce qui fait du MacBook Pro 1.67 Ghz l’un des rares produits Apple, si ce n’est l’unique, annoncés mais jamais commercialisés, comme le note Everymac.com.
Au passage, on note l’ancienne adresse d’Apple (qui a déménagé plusieurs fois depuis lors) et la photo numérisée avec cette trame de pixels noirs et blancs, à la fois aléatoire et très travaillée, qui était l’une des spécialités de Bill Atkinson. Comme nous sommes joueurs, nous avons à nouveau visé cette carte de visite avec l’appareil photo d’un iPhone, et comme les fois précédentes, l’iPhone n’a eu aucun mal à repérer un visage dans ce petit amas de 141 x 184 pixels…
Le 15 octobre 1990, il y a vingt-neuf ans donc, Apple présentait trois machines renouvelant presque toute sa gamme. Le petit Classic, tout d’abord, avec son processeur 68000 à 8 Mhz et son écran en noir et blanc, chargé de prendre la relève du Macintosh Plus (999 $). Le Macintosh LC, avec son processeur 68020 à 16 Mhz et son format de « boîte à pizza », premier Mac modulable grand public (2400 $). Quant au Macintosh IIsi, à partir de 2999$, il venait compléter l’offre professionnelle, avec un processeur 68030 à 20 Mhz, dans un boîtier plus compact et moins coûteux que le Macintosh IIci.
Étonnante découverte dans ce livret intitulé « Le Monde des développeurs Apple » publié en septembre 1987 par Apple France. Ce guide présente l’univers d’Apple aux futurs développeurs intéressés par la marque. Au milieu de différents chapitres liés à la technique, au marketing, ou aux interfaces, on y présente la gamme de la marque à la pomme, telle qu’elle se présentait à l’époque.
À cette époque, le Macintosh SE était le haut-de-gamme des machines tout-en-un et acceptait de 1 à 4 Mo de mémoire vive. Le Macintosh II, apparu à la même époque, pouvait être équipé de 8 Mo de mémoire vive. Une mise à jour de ses ROMs permettra même d’en porter plus tard la quantité à 128 Mo. Alors quelle mouche a donc piqué les rédacteurs de ce guide, au moment d’indiquer la mémoire vive maximale du Macintosh II : 2 Gigaoctets ? Vraiment ?
Non, évidemment, c’est une erreur : il faudra attendre 1999 et le PowerMacintosh G4 pour pouvoir intégrer une telle quantité de mémoire vive dans un Mac. Simplement, le Macintosh II était le premier Macintosh équipé d’un « vrai » processeur 32-bits, offrant la capacité théorique de gérer jusqu’à 4 Go de données. Mais cette limite était purement théorique, et d’autres éléments de l’ordinateur la réduisaient drastiquement.
Internet est une médiathèque formidable. Voyez ce qu’on vient d’y retrouver : une courte vidéo de Gil Amelio, tournée en 1996, alors qu’il était patron d’Apple depuis un mois. Une vidéo destinée à expliquer aux partenaires d’Apple comment il comptait offrir à la marque un avenir meilleur.
Le Docteur Amelio commençait par reconnaître qu’Apple avait trébuché, notamment à cause d’erreurs qu’il confessait honnêtement. Ainsi, Apple avait déçu les espoirs liés à ses avancées technologiques : ses équipes devaient rapidement régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, Apple doit se fixer une ligne stratégique claire et connue, en visant ses secteurs d’excellence ; elle doit également assainir ses finances, y compris en se séparant de certains secteurs qui ne font pas partie de sa ligne stratégique ; elle doit enfin s’organiser en interne pour mettre en place cette stratégie.
Bref, Apple doit retourner à ses racines. Apple est cette entreprise qui rend simples des technologies complexes, pour rendre les utilisateurs plus efficaces. Ses produits doivent être épanouissants et amusants. L’utilisateur doit être au centre de l’intérêt de la marque, qui l’a peut-être oublié. Et voici l’ordonnance du Docteur Amelio : simplifier la gamme tout en conservant son avance technologique ; s’attacher à la valeur ajoutée pour l’utilisateur ; délivrer un message publicitaire plus clair et plus intense ; permettre aux développeurs tiers d’être plus rentables ; et réorganiser l’entreprise et ses processus.
Les années 80 et 90 sont derrière nous. Les règles changent. Apple doit mener le changement et l’offrir à ses utilisateurs : communications, multimédia, simplification de l’interface (Amelio veut que l’ordinateur s’adapte à l’utilisateur et non plus l’inverse). Et Amelio de rassurer son public : vous pouvez continuer d’avoir confiance en nous, nous prenons en compte vos besoins, et nous continuons d’imaginer de superbes nouveaux produits.
Le 31 août 2004, Apple présentait sa dernière création : un ordinateur tout-en-un, se résumant à un simple écran LCD, à l’arrière duquel disparaissaient un processeur PowerPC G5 et tous les éléments de l’unité centrale. Un véritable tour de force, quand on connaît la chaleur que dégageait le processeur G5 et les systèmes de refroidissement qu’Apple avait conçus pour celui-ci dans son PowerMacintosh.
https://www.youtube.com/watch?v=3yIRCxvgF6w
C’est ce design, à la fois sobre et compact, qui définira la gamme durant les années suivantes : jusqu’en janvier 2006 en mode PowerPC, puis jusqu’au mois d’août 2007 en mode Intel, avant de laisser la place aux iMacs en aluminium que l’on connaît encore aujourd’hui.
Et vous savez le plus beau ? C’est à Paris que ce nouveau modèle avait été présenté, lors de l’Apple Expo. C’est Phil Schiller qui était monté sur scène pour présenter l’iMac G5, successeur du fameux iMac G4 surnommé « Tournesol ». Steve Jobs, convalescent, était empêché.
Et vous, avez-vous connu l’époque où le menu Pomme contenait un Album ? C’était une idée révolutionnaire, à l’époque du lancement du Macintosh. En effet, ce système était purement monotâche : un seul logiciel pouvait être lancé, il fallait donc le quitter pour en lancer un autre. Pour faciliter la vie des utilisateurs, Apple avait intégré plusieurs « Accessoires de Bureau » (« Desk Accessories » en version originale) accessibles à tout moment depuis le menu Pomme : une calculette, le Tableau de Bord, le Sélecteur et, donc, l’Album (Scrapbook à l’origine).
L’Album permettait de conserver autant de données que la disquette de démarrage pouvait en contenir, simplement en les copiant dans un logiciel avant de les coller dans l’Album. Images et textes étaient acceptées dans les premières versions jusqu’au Système 6, avant que l’Album ne s’ouvre avec le système 7 aux formats plus modernes : QuickDraw 3D, sons, etc.
L’Album survivra jusqu’à MacOS 9, bien que son intérêt ait diminué avec la généralisation du multitâche. Son avantage était de conserver les données même après un redémarrage, contrairement au simple copier-coller. Lors du passage à Mac OS X, Apple tuera le concept même des Accessoires de Bureau, et laissera d’autres développeurs concevoir des outils susceptibles de gérer de multiples copier-coller à la place de l’Album