Les inventeurs dans les publicités Apple (2)

Il y a presque deux ans, nous vous avions proposé une série de publicités françaises citant les grands inventeurs de l’histoire : Gutenberg, Léonard de Vinci ou encore Benjamin Franklin. Ce dimanche, ce sont trois grands noms qui complètent le tableau, dans des publicités américaines de 1981 : Thomas Edison et ses 1800 brevets (et vous pouvez être aussi inventif que lui avec Apple) ; Thomas Jefferson, le plus bel esprit de 1776 (et vous prendrez de bien meilleures décisions grâce à Apple) ; et Henry Ford (dont vous règlerez en quelques minutes ce qui lui prenait des mois, toujours grâce à Apple).

Au passage, admirez les reconstitutions historiques, en costumes d’époque, avec un Apple II ajouté dans le décor…

Apple 1981 ad : Thomas Edison

Apple 1981 ad : Thomas Jeferson

Apple 1981 ad : Henri Ford

Bon anniversaire l’iPod U2 “5G” !

L’Aventure Apple vous a déjà présenté quelques clichés de son exemplaire d’iPod U2 “5G”. Il fête aujourd’hui ses 13 ans, et n’a pas pris une ride ! En arrière plan, les boîte de l’iPod U2, et de l’iPod Nano “2G” présenté en septembre 2005. Les deux appareils ont coexisté au catalogue Apple, en même temps que l’iPod Shuffle 1G et l’iPod Vidéo. Tous partageaient ce format de boîte, bien moins volumineux que les précédents iPod.

l'iPod U2 "5G"

Apple Bunny et la répétition des touches

On découvre de nouvelles choses anciennes tous les jours ! Prenez un exemple tout simple : que se passe-t-il si vous appuyez longuement sur une touche de votre clavier ? Selon la version de Mac OS et vos réglages, soit la touche se répète comme si vous l’aviez pressée plusieurs fois, soit un menu local apparait pour vous permettre de choisir entre plusieurs déclinaisons du caractère.

Répétition touche MacOS

Cette fonction de répétition d’une touche est prévue depuis le tout premier Macintosh. On trouvait dans les Tableaux de Bord un réglage de la vitesse de répétition et du délai avant activation. En voici un exemple dans le Système 6.

MacOS Key repeat control panel

Mais avant ? Bien avant ? C’était comment ? Eh bien à l’époque de l’Apple II, en 1983, un appui long sur une touche ne faisait rien de particulier. Rien de plus qu’un appui court. On pouvait appuyer pendant cinq minutes sur la touche A, ça ne faisait toujours qu’un seul A à l’écran. Sauf… sauf si on avait acheté et installé le module Apple Bunny de la société Accessory Products Company !

Apple Bunny ad 1983

Ce n’était pas juste un logiciel, mais bien une véritable carte électronique à installer à l’intérieur de l’ordinateur, juste sous le clavier. Elle venait s’interfacer avec la grosse prise qui permettait de relier le clavier et la carte-mère et provoquait une répétition de l’appui en répétant le message électrique transmis par la touche. On trouve sur le site applefritter le témoignage d’un passionné qui a reproduit cette carte avec des composants modernes.

Apple Bunny card 1983

Apple Bunny box

Un PowerMacintosh G3 tout nu

Le PowerMacintosh G3, dans sa livrée « bondi blue » héritée du premier iMac, est une superbe machine. Non seulement magnifique à l’extérieur, reconnaissable entre mille, mais également très pratique puisqu’on accède à ses composants à l’aide d’une porte latérale mise en valeur dans les publicités de l’époque. Pourtant, une fois démonté, cet ordinateur s’avère n’être qu’une tour banale, un PC métallique tout anguleux et bien moche.

PowerMac G3 démoné

Et c’est là qu’on peut admirer le travail de l’équipe de Jonathan Ive, qui a réussi à sublimer le traditionnel format « mini-tour » des PC de l’époque, pour en faire un objet  à la fois pratique, beau, et emblématique. Une piste de travail pour le futur Mac Pro modulaire promis pour 2019 ?

PowerMac G3 / G4 exploded view

Publicité : les MacBooks

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, c’est aussi « leçon de grammaire » ! Car dans cette double-page de 2006, c’est bien des nouveaux « MacBooks » qu’il est question, avec un beau S contrairement à ce que recommande Apple elle-même ! Comme la publicité présente ce duo de portables comme le nouveau couple au pouvoir, on pourrait penser à clin d’œil au pluriel des noms de famille en anglais, à la manière des Jacksons ou des Smiths. Mais non ! Car même dans le communiqué de presse de l’époque, les MacBooks s’écrivent bien avec un S ! On y perd notre latin…

Apple 2006 MacBooks ad : the world's newest power couple

Cyberdog, ou le mariage d’Internet et OpenDoc

Nous avons déjà parlé d’OpenDoc sur ce blog : il s’agissait d’une technologie développée par Apple, visant à créer un format de fichier « universel », lié non pas à une application, mais à une multitude de composants chargés chacun d’une fonction spécifique : dessin, mise en page, visualisation de page web… L’intérêt était de permettre à chaque utilisateur de choisir librement ses composants, tout en garantissant la compatibilité du document avec les autres systèmes et leurs propres composants concurrents.

Mais voilà, OpenDoc a fait long feu. À son retour, Steve Jobs a mis fin à cette technologie — et à beaucoup d’autres. On l’a un peu oublié, mais Apple avait développé en 1996 son propre navigateur Internet basé sur OpenDoc : il s’agissait de Cyberdog. Bien plus qu’un navigateur, c’était un véritable couteau suisse, permettant bien sûr de naviguer sur Internet, mais aussi de créer des documents intégrant des liens et des éléments provenant d’internet en temps réel (graphiques, images, données, textes…), tout en donnant accès aux e-mails et aux forums. Cyberdog, comme OpenDoc, ne manquait pas d’arguments techniques, mais son abandon fut rendu inévitable par les difficultés financières d’Apple et la volonté de Steve Jobs de se concentrer sur un nombre réduit de projets, quitte à adopter par ailleurs des standards existants.

Présentation de CyberDog par Apple (english)

Présentation de CyberDog par Apple (english)

OpenDoc, pas si simple…

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait le penseur. Autant dire qu’en lançant OpenDoc en 1996, Apple n’avait visiblement pas les idées encore très claires sur la meilleure manière d’ouvrir cette technologie révolutionnaire à ses clients. L’idée était plutôt bonne : proposer un format de fichier unique, dans lequel différents types de données sont gérés par autant de modules logiciels, coordonnés par l’architecture OpenDoc. Ainsi, un même document pouvait contenir du texte, un tableau de données, une vidéo, un extrait de site web… Ce fichier pouvait ensuite être partagé entre différents ordinateurs, sous différents systèmes, à la seule condition que les modules logiciels adaptés y soient installés, quand bien même ils auraient été conçus par un autre développeur.

OpenDoc Logo

Résultat : outre le fiasco commercial de cette technologie, qui exigeait une coordination maximale entre des entreprises concurrentes, les rares utilisateurs du module fourni par Apple durent réapprendre les bases même de la manipulation d’un document. Un comble pour l’entreprise qui se vantait d’avoir rendu l’informatique accessible au plus grand nombre ! Jugez-en plutôt sur cet extrait de la brochure “A propos d’OpenDoc” de 1997…

Le manuel d'OpenDoc

17 février : bon anniversaire le QuickTake 100 !

Il y a 27 ans, le 17 février 1994, Apple présentait son premier appareil photo numérique, le fameux QuickTake 100. C’était à l’occasion de la MacWorld Expo de Tokyo, dans le pays de Nikon et Canon — et le journaliste de MacUser mettait en garde les fabricants d’appareils photos, promettant une nouvelle ère, celle de la photographie numérique. À 750 dollars (5000 francs français), l’appareil de 0,3 mégapixels n’a pas trouvé son public, mais il a ouvert la voie à la démocratisation de la photo numérique, qui a balayé la photographie argentique — et qui, pleinement intégrée dans le moindre téléphone portable, met aujourd’hui en difficulté les grands noms de l’optique.

Apple QuickTake

Si vous n’avez pas encore pris votre abonnement sur le club iGen, c’est le moment d’y penser : nous avons justement échangé quelques mots avec le designer de ce premier QuickTake, Marc van de Loo, qui a partagé ses souvenirs avec nous. Ce sera pour vous l’occasion de découvrir le QuickTake 1000, projet avorté de successeur à la gamme originale.

Mais tant que vous êtes sur l’Aventure Apple, nous vous rappelons que nous vous avions déjà présenté des publicités pour cet appareil ici et , et en voici deux nouvelles pour fêter cet anniversaire ! Vous remarquerez que ces deux publicités mettent en scène un QuickTake 100 connecté à un PC : le QuickTake était l’un des rares périphériques Apple commercialisé dès l’origine en deux versions séparées, pour Mac ou pour Windows.

Apple QuickTake ad 1994

Apple QuickTake ad 1994

La gamme Apple pour Noël 1995

Si vous aviez voulu vous acheter un Macintosh pour Noël 1995, quel modèle auriez-vous choisi ? Le petit Performa 630 avec 4 Mo de mémoire vive pour 7 990 francs TTC ? Ou bien « la Rolls », le Performa 5300 tout-en-un, équipé d’une carte TV et d’un modem, pour 20 890 francs ? Toute la gamme Performa était présentée dans ce magazine Apple News de novembre-décembre 1995. À l’époque, le PowerMacintosh 9500/120 s’affichait tout de même à 53 000 francs TTC…

Gamme Apple Performa 1995

Pour accompagner votre Macintosh, vous pouviez choisir quelques périphériques dans la large gamme d’Apple : un écran 14 pouces pour 2 490 francs, ou 17 pouces pour 5 420 francs ; l’appareil photo numérique QuickTake 150 pour 3 680 francs, ou encore une imprimante laser très haut de gamme pour 6 150 francs. Ou bien le modem-fax Apple Djinn, pour 2 160 francs.

Gamme périphériques Apple 1995

Comprendre les préférences de Mac OS 9 et MacOS X

À l’occasion de  l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Après l’article sur les bureaux et les Desktop Folders, et celui sur les menus publiés ce matin, voici un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la gestion des Préférences Système.

Une chose est sûre : la réorganisation des réglages dans MacOS X en a déboussolé plus d’un ! Les Tableaux de Bord ont disparu, laissant la place aux Préférences Système, le Sélecteur d’imprimantes et de réseaux n’est plus, et même la Barre des réglages, popularisée à l’origine sur les PowerBooks, n’a pas été retenue dans le casting du nouveau système.

Les tableaux de bord de Mac OS 9 sont devenus les Préférences Système de MacOS X

Un certain nombre d’anciens Tableaux de Bord ont été réécrits presque à l’identique pour figurer dans les Préférences Système : c’est le cas de Souris, Date et Heure, Moniteurs, Economiseur d’énergie, ou encore Démarrage. Mis à part quelques modifications plus esthétiques que structurelles, les réflexes reviennent vite !

Parmi les disparitions notables, on note celle du Sélecteur. Pour retrouver les options qu’il proposait, il faut passer à la fois par le Centre d’impression (accessible par le menu « Liste des imprimantes » dans chaque dialogue d’impression), et par le menu « Se connecter à un serveur », dans le Finder. De la même façon, les options du Tableau de Bord « Apparence » se retrouvent réparties dans les Panneaux de préférences suivants : Fond d’écran, Général, et Son.

D’autres Tableaux de bord ont, au contraire, été fusionnés : ainsi, Partage Web et Partage de Fichiers sont réunis dans le panneau « Partage », Modem, Remote Acces et TCP/IP dans « Réseau », ou encore Nombres et Frappe Clavier dans International.

Une fois les habitudes reprises, on oublie rapidement les anciens réflexes, et l’on peut découvrir avec une certaine délectation la bonne idée des programmeurs d’Apple, qui ont ajouté à la plupart des Panneaux de Préférences une case à cocher du type « Afficher dans la barre des menus », qui permet d’ajouter à droite de celle-ci une petite icône qui donne accès à la plupart des réglages correspondants. Voilà de quoi remplacer la Barre des réglages de MacOS 9 !

Préférences Date et Heure, MacOS X 10.0

Et pour retrouver un semblant de menu « Tableau de bord » donnant directement accès à toutes les préférences, pensez au freeware PrefLing : il ajoute à l’icône des Préférences Système, dans le Dock, un menu déroulant reprenant la liste des panneaux.

La brochure de l’AppleDjinn, avec France Télécom

Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté les photographies de notre AppleDjinn, le petit modem conçu par Apple et France Télécom. Puis nous vous avons rappelé que la marque Djinn a été utilisée à de nombreuses reprises par France Télécom pour des modems, mais pas seulement. En cherchant bien, nous avons aussi retrouvé cette brochure d’époque, avec quelques captures d’écran et des informations techniques.

Apple Djinn brochure France Télécom

Certains des noms cités dans la capture d’écran du Répertoire sont des anciens de chez Apple France : Pascale BIDET, Gérard BUFFONE, Clément DE LA JONQUIERE (chez Apple de 1987 à 1997), Jean-Luc FARAT (chez Apple depuis 1982, décédé en 2008) et Jean-Louis NAUDIN (chez Apple entre 1989 et 1995). Si certains nous lisent, racontez-nous vos souvenirs !

Apple Djinn brochure France Télécom

Cette brochure avait été réalisée en 1993 par l’agence de publicité Huitième Jour.

Comment passer de GNUMail à Mail d’Apple ?

Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Créer une boîte aux lettres dans Mail d'Apple

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.

De GNUMail à Mail d'Apple

Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?

Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.