Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.
Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.
Si vous avez eu l’occasion d’utiliser le PowerBook 5300 à la fin de l’année 1995, vous n’en avez sûrement pas gardé le souvenir d’un petit portable. Avec près de 3 kilogrammes et plus de 5 centimètres d’épaisseur, c’était une belle bête. Mais c’était aussi le plus petit et le plus léger des Mac équipés du processeur PowerPC, apparu dix-huit mois plus tôt. Ce qui faisait dire à Apple : « Il n’y avait qu’une seule manière de prendre en main la vraie puissance du Power Macintosh… Jusqu’à maintenant. ».
Cette brochure s’ouvrait ensuite sous forme de dépliant. Après la couverture en A4, on découvrait le nouveau PowerBook 5300 porté à bout de bras, entouré des exemples de situations où il allait vite devenir indispensable : recevoir un e-mail de Paris et filer à l’aéroport, affronter ses collègues à Super Maze Wars, monter ses propres films durant un trajet, surfer sur le tapis du salon, envoyer un fax tout en nourrissant les canards…
Et la brochure s’ouvrait enfin sur une immense page au format A2, présentant les caractéristiques des différents modèles : processeur 603e, port PC Card, gestion de l’économie d’énergie, trackpad, module de connexion GSM, son stéréo 16-bit, support des écrans externes, port infrarouge, connectiques et logiciels…
Puis une fois tout ça replié, la dernière page présentait en détail chacun des modèles de la gamme PowerBook, depuis le petit 190 jusqu’aux 5300ce, 5300cs et 5300c, en passant par le PowerBook Duo 2300c présenté au même moment.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1990 pour le Macintosh LC et son prix de 14 200 francs (hors taxes…), pour un modèle avec 2 Mo de mémoire vive, 40 Mo de disque dur SCSI, et un moniteur 12 pouces. Un prix qui tient un peu de la magie, mais surtout de la haute technologie !
Bon anniversaire le Twentieth Anniversary Macintosh !
Aujourd’hui, le 20 mars, nous fêtons l’anniversaire du Twentieth Anniversary Macintosh, ou Macintosh des vingt ans d’Apple, présenté le 20 mars 1997. De justesse, donc, puisqu’Apple allait fêter ses 21 ans dix jours plus tard…
Le Spartacus disposait de son propre site web, séparé de celui d’Apple. On y découvrait notamment les services exclusifs liés à cette machine hors-norme, comme une installation complète à domicile et trois ans de garantie et d’assistance téléphonique.
Voici une publicité retrouvée dans un magazine de 1996, dans la série des configurations Performa : ici, le Macintosh de la famille, qui était proposé aux côtés du Bureau à domicile et du Studio de Création Apple. Ce Performa 5400 était proposé avec l’Apple Magic Collection et ClarisWorks, et une offre spéciale Noël pour acquérir une StyleWriter 1500 à moitié prix.
Comme on est le 19 juillet 2019, il est temps de fêter les 19 ans du PowerMacintosh G4 Cube. Une merveille de design et d’ingénierie, mais un échec commercial certain dans l’histoire d’Apple. Pourquoi payer plus cher pour disposer d’une machine certes jolie et silencieuse, mais moins évolutive ? Peut-être pour disposer d’un lecteur CD vertical imitant un grille-pain… ou pour pouvoir ouvrir sa machine à l’aide d’une simple poignée… ou pour bénéficier des enceintes exclusives Harman Kardon Pro Speaker toutes rondes ? Des raisons sympathiques, mais pas suffisantes pour assurer la pérennité de ce modèle, qui sera supprimé de la gamme deux ans plus tard.
Le petit modèle de Power Mac disposait de sa page dédiée sur le site web de la marque. Il y était décrit comme « aussi silencieux qu’une bibliothèque »…
Nous continuons d’explorer les tréfonds d’eBay et d’en profiter pour nous cultiver un peu. Nous y avons découvert une marque de modèles pour broderie au point de croix. Oui, dit comme ça, le lien avec Apple n’est pas évident. Mais regardez plutôt comment Bucilla présentait ses modèles dans les années 80…
Une recherche sur eBay permet de constater que la marque a utilisé cette police d’écriture à partir de 1979, et les bandes colorées seulement vers 1991. Ces couleurs en bandes, cette police d’écriture, pas de doute, la source d’inspiration n’est pas difficile à identifier… Voici un extrait du catalogue Apple in Depth, avec la police et le logo utilisés dès 1977. Bucilla avait surtout bien fait attention à remettre les couleurs de l’arc-en-ciel dans l’ordre.
Et vous, avez-vous connu l’époque de QuickTime Pro ? Il s’agissait d’une option payante, apparue avec la version 3.0 de QuickTime en 1998. Jusqu’alors, QuickTime était fourni gratuitement avec tous les Macs : il était même possible d’aller le copier chez le revendeur du coin, avec une simple disquette vierge, comme nous l’avons vu dans une publicité il y a quelques mois. Mais voilà, en 1998, Apple a besoin d’argent et veut rentabiliser son outil multimédia.
Elle scinde donc les fonctions en deux parties : d’un côté, les fonctions de lecture, qui restent gratuites ; de l’autre, les fonctions d’édition et d’exportation, qui nécessitent dorénavant un code de licence, à obtenir sur Internet. Même le mode plein écran deviendra une option payante durant quelques versions ! Sur MacOS 9, comme sur MacOS X ensuite, tous les menus de la version payante sont grisés à l’écran…
Bon sang, mais que c’était frustrant, ce truc !
L’arrivée de QuickTime X en 2009 mettra fin à cette version Pro, en supprimant purement et simplement les options de copier-coller dans le logiciel, qui devient un simple lecteur, également capable d’exporter (gratuitement) les vidéos dans plusieurs formats, avec cependant des options moins poussées qu’auparavant.
C’est officiel : Apple et Samsung ont enterré la hache de guerre, après sept ans de combat judiciaire acharné. Les détails de l’accord ne sont pas rendus publics, mais l’on imagine que cette bataille de tribunal finissait par coûter cher aux deux entreprises qui, par ailleurs, poursuivent leur collaboration dans de nombreux domaines.
Cet événement n’est pas sans rappeler un autre accord, signé il y a presque 21 ans, le 6 août 1997. Apple et Microsoft mettaient alors fin à plus de dix ans de procès : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engageait à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, acceptait d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs. Microsoft, au passage, investissait 150 millions de dollars dans la Pomme, ce qui conduira certains journalistes à affirmer que Microsoft venait de racheter Apple. Il ne devrait pas en être question cette fois-ci…
Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.
Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.
Une autre mise à jour Apple IIGS Stealth (avec des pommes non-mordues)
En effet, là où le kit « simple » proposait uniquement de changer le fond de la machine et l’étiquette sur le boîtier, ce deuxième carton permettait de disposer d’un boîtier tout neuf. Ainsi, vous pouviez conserver votre ancienne carte-mère d’Apple IIe dans votre ancien boîtier. Finalement, c’était presque comme acheter un Apple IIGS complet : ne restait plus qu’une alimentation à trouver pour l’installer dans l’ancien Apple IIe. Avec son nouveau boîtier. Enfin bref.
Image : eBay.
Nous avons pris contact avec le propriétaire de ces cartons, et lui avons fait part de notre étonnement : les pommes sur son clavier ne sont pas mordues ! Nous n’avions jamais croisé une telle anomalie. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une erreur d’un sous-traitant. On peut plutôt imaginer qu’il s’agissait d’un achat personnel du propriétaire : un clavier compatible Apple IIe, fabriqué par une entreprise qui avait pris la sage précaution de ne pas contrefaire le logo Apple. D’ailleurs, le positionnement des mentions Tab, Shift ou Esc n’est pas non plus celui des claviers Apple, où elles sont habituellement inscrites en haut à gauche de chaque touche. Sans parler du mode d’emploi tapé à la machine, ce qu’Apple ne faisait plus depuis longtemps en 1986… Bref, on peut raisonnablement penser à une production de Staff, spécialiste des claviers compatibles à l’époque (comme ce K8AP, disponible ici sur eBay pour 90 euros), et précautionneux avec le logo Apple :
Image : http://www.nightfallcrew.com
[Mise à jour le 16/01/19] Un contact avec le vendeur nous a permis de disposer de la deuxième page du document polycopié fourni dans le carton du boîtier. Il s’agit bien d’un mode d’emploi pour monter un clavier, mais il s’agit de la marque JAMECO ELECTRONICS. Cette marque, fondée en 1974, existe toujours et vous pouvez visiter son site web. Nous avons tenté de prendre contact avec eux pour discuter de leurs jeunes années, sans résultat pour le moment…
Le propriétaire de ces cartons explique qu’un membre de sa famille les avait achetés avec l’intention de trouver ensuite un vieil Apple IIe à mettre à jour, ce qu’il n’avait finalement jamais pris le temps de faire. Toutes les disquettes et manuels sont fournis, encore sous leur blister. Une belle pièce sans aucun doute, aux enchères à partir de 3000 dollars, à moins que vous ne préfériez faire une offre directe.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page extraite d’un magazine MacWorld de 1985, qu’Apple interrompait pour d’importants programmes. Car Apple l’affirme : chaque jour, un nouveau programme est développé pour le Macintosh. Tableurs, traitements de textes, présentations, gestion de projet, bases de données, communications… et même des logiciels capables de faire ce qu’aucun ordinateur n’avait fait auparavant. Ainsi, l’ordinateur professionnel le plus simple à utiliser peut devenir l’ordinateur professionnel le plus utile !
Parmi les logiciels cités, on trouvait : Microsoft Chart et Multiplan, MacProject, Microsoft File, Lotus Jazz, MacTerminal, Helix, MacLink, FrontDesk, Microsoft Word, Hayden-Base, MacWrite, ou encore Filevision…