Visitez le Company Store d’Apple en réalité virtuelle

Connaissez-vous le Company Store d’Apple ? C’est une boutique un peu particulière, nichée au siège historique d’Apple à Cupertino. Ouvert tant aux salariés de la marque qu’au grand public, il permet de dénicher de nombreux accessoires aux couleurs de la pomme. Enfin, il permettait de dégoter tout cela, puisque depuis quelques années, c’est devenu un Apple Store quasiment comme les autres. Heureusement, sur l’un des CD des premières versions beta de QuickTime, on peut découvrir une visite guidée de cette boutique telle qu’elle était au début des années 90. Voici tout d’abord un gif animé de l’entrée dans le magasin :

Apple company Store

Sur le CD, la visite se poursuivait au format QuickTime VR, le pionnier de la réalité virtuelle sur Macintosh. Faute de pouvoir convertir ce bon vieux QTVR dans un format plus moderne, en voici une capture d’écran qui vous donnera un petit aperçu.

Enfin, le CD permettait aussi d’examiner sous toutes les coutures un sac de la boutique (en papier, déjà à l’époque), dans l’autre format de QuickTime VR, le format objet. Là encore, faute de disposer d’une version moderne de ce format bien pratique, j’en ai fait une version GIF.

Apple company store shopping bag

Pour nos lecteurs qui auraient raté les précédents épisodes, rappelons que nous avons déjà croisé sur ces CD un vieux logo QuickTime aux couleurs psychédéliques typiques des années 90, et un Monsieur Macintosh particulièrement angoissant.

Souvenir : le QuickTime Movie Trailers Theatre

Et vous, avez-vous connu le QuickTime Movie Trailers Theatre, cet espace du site internet d’Apple qui proposait de regarder des bandes-annonces de films ? C’était un moyen pour la marque de faire connaître sa technologie QuickTime. Lors du lancement de ce service gratuit, YouTube n’existait pas encore, et pour regarder des bande-annonces, il fallait aller au cinéma !

Voici par exemple les films qui étaient proposés en novembre 2000 : Monstres & cie, À l’aube du sixième jour, Charlie et ses drôles de dames, ou encore Un amour infini.

QuickTime Movie Trailers 2000

Les vidéos étaient disponibles dans une qualité tout à fait exceptionnelle pour l’époque, jusqu’à 640 pixels de large ! Avec un modem 56k, il fallait être extrêmement patient pour profiter du spectacle… En mars 1999, c’est sur ce site qu’avait été diffusée la bande-annonce de La Menace Fantôme, le premier (ou quatrième…) épisode de Star Wars. Un million de téléchargements avaient été enregistrés en moins de 24 heures, établissant un record de téléchargements dans l’histoire d’Internet, et une bonne publicité pour QuickTime face à ses rivaux d’alors, RealPlayer de RealNetworks et Microsoft Media Player. Sorenson (qui avait développé le codec de compression pour QuickTime) et Akamai (prestataire technique des réseaux d’Apple), n’étaient pas non plus étrangers à cet exploit…

StarWars.com 1999 website
Même sur le site StarWars.com, Apple affichait son « Think Different » !

Sites : Cnet ; Wikipedia

On a retrouvé Claris HyperCard !

Il y a plus de deux ans, nous nous interrogions sur ce blog : où est donc passé Claris HyperCard ? Car s’il est très aisé de trouver des manuels, des disquettes, voire des boîtes complètes de la version d’HyperCard distribuée par Apple, il est en revanche beaucoup plus compliqué de trouver la version distribuée par sa filiale Claris aux alentours de 1990. Mais comme on dit, « qui cherche, trouve ! », et nous avons fini par mettre la main sur une boîte complète d’HyperCard dans sa version 2.1 distribuée en 1992.

Claris Hypercard USA version 2.1

Cette version est très proche de celle qu’Apple distribuait encore quelques mois plus tôt. On y trouve une abondante littérature : Quick Référence Guide, Getting Started, New Features Guide, Beginner’s Guide to Scripting, Reference, Script Language Guide… Tout le nécessaire pour se lancer dans la programmation avec cet outil qui était pourtant déjà un peu dépassé, n’ayant jamais pris le virage du Système 7 apparu l’année d’avant.

Apple HyperCard 2
La version 2.0 d’HyperCard, déjà dans une grosse et lourde boîte.
Apple HyperCard 1
Et la première version, beaucoup plus légère.

Cette version distribuée par Claris était uniquement destinée aux États-Unis, une mention plutôt rare sur les logiciels Apple de l’époque. Inhabituelle aussi, la précision « Claris is a wholly owned subsidiaire of Apple Computer, Inc » : Claris est une filiale à 100% d’Apple Computer. On remarque aussi l’adresse de Claris Corporation sur Patrick Henry Drive : rien à voir avec le criminel de nos contrées, il s’agit d’une figure importante de la guerre d’indépendance américaine.

Claris HyperCard 2 box

Ceci n’est pas un Spartacus !

On connaît bien le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh, cet ordinateur commercialisé en série limitée en 1997, pour fêter les vingt ans d’Apple, avec un peu de retard… On connaît moins l’histoire de son développement, qui remonte à 1992, quand Apple commence à s’interroger sur la manière d’offrir un successeur au Macintosh Classic Couleur. Mais pas un simple ordinateur, non : un système qui trouverait sa place au salon, comme la télévision et la chaîne hi-fi. Cinq années de recherche s’ensuivirent, sous le nom de code Pomona. Cinq années pour boucler la boucle, imaginer dix modèles différents, et finalement reprendre le premier modèle en mousse de Robert Brunner (inspiré par le danois Bang & Olufsen), et le faire renaître en une réalisation magistrale de Jonathan Ive.

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Tout cela, on l’apprend dans l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. Vous y retrouverez de nombreuses photos, parmi lesquelles celle-ci, dont la légende précise qu’il s’agit d’un concept lié au déploiement d’une famille Spartacus. Ce modèle aurait eu un petit écran de 10,5 pouces, contre 12 pouces sur le modèle de 1997.

Apple 1993 Spartacus Little Concept

Le mode sombre de MacOS X 10.2 en 2002

Le mode sombre de macOS Mojave ? Très chic, c’est sûr ! Mais regardez plutôt ce qu’on arrivait à faire avec cette astuce publiée dans la revue A Vos Mac en 2002, sous MacOS X 10.2 !

Mode sombre iTunes MacOS X 10.2

En trois clics, vous pouviez transformer l’apparence de votre Mac, au profit d’un thème tout en niveaux de gris et en négatif. Il suffisait de lancer le panneau de préférence « Accès universel » et de cliquer sur « Passer sur blanc sur noir ».

Réglage blanc sur noir, MacOS X

Si cela n’avait absolument aucun intérêt esthétique au-delà les premières minutes de découverte, cela permettait en tout cas de découvrir une option d’accès pour les malvoyants sur Mac !

MacTerminal, le moins connu des logiciels pour Mac

Quand on parle du premier Macintosh, celui de 1984, on se souvient aisément des logiciels qui l’accompagnaient, comme MacPaint pour dessiner ou MacWrite pour écrire, mais qui se souvient vraiment de MacTerminal ? C’était pourtant une pièce importante dans la stratégie d’Apple pour la commercialisation du Mac : il permettait au Mac de communiquer avec des serveurs de chez IBM ou DEC, une fonction qui faisait très sérieux à l’époque où ces ordinateurs « mainframe » ou « mini » (par opposition au Mac qui entrait dans la catégorie des micro-ordinateurs) régnaient encore en maître dans le milieu professionnel. Par rapport aux autres terminaux, il permettait surtout de copier-coller toutes les informations échangées, pour les utiliser dans d’autres logiciels.

MacTerminal
Une boîte de MacTerminal, ici sur eBay

Le développement du logiciel avait cependant pris du retard et il avait finalement été rendu disponible durant l’été 1984. Ce retard avait permis à d’autres acteurs de trouver leur place, comme Straight Talk de Solutions, Inc. Tous avaient en commun d’offrir la simplicité de l’interface du Macintosh aux communications permises par les premiers modems, comme l’un des Apple Modem, l’AppleLine Protocole Converter (déjà présenté sur l’Aventure Apple) ou l’Apple Cluster Controller.

Straight Talk

Comme Le Lisa, encore en vente à l’époque, pouvait aussi se transformer en serveur Unix grâce à des systèmes comme Xenix (Santa Cruz Operations) ou UniPlus (UniPress), il était possible d’y connecter plusieurs Macintosh grâce à un simple câble série. Avec les deux ports existants et une carte d’extension proposant quatre ports supplémentaires, il était possible de connecter six Macs au même Lisa 2/10 !

MacTerminal screenshots
Extraits de MacWorld (décembre 1985). MacTerminal n’était pas le logiciel pour Mac le plus marrant…

MacTerminal, de l’avis général très basique, et sans doute peu utile pour l’immense majorité des utilisateurs de Mac, n’a pas survécu à la création de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels, et son développement a cessé dès 1987. On a continué cependant à le croiser dans les publicités des magazines spécialisés durant plusieurs années.

Question de style (3)

Nous poursuivons notre étude du style contemporain des anciens temps d’Apple. Après le formateur de chez SEEDRIN (future Apple France), puis la joyeuse troupe de chez Calvados (futur Calvacom), nous avons le plaisir de vous présenter l’avocate du guide « Personal Computers in Business », un guide d’achat édité par Apple en 1982. A l’époque, quand on posait un Apple III sur son bureau, on avait intérêt à faire de la place avant !

Apple Lawyer in 1982

Pour ceux qui se poseraient la question, les Deering’s California Codes sont la principale édition des Codes californiens, qui couvrent tous les domaines légaux, du droit public, administratif ou constitutionnel, jusqu’au droit de la famille, de l’agriculture ou de la route. On les trouve neufs chez LexisNexis, ou d’occasion (dans une édition proche de celle de la photo) chez Amazon.

36 15 APPLE

Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Performa et Les Guignols de l’Info

En 1995, Apple faisait face au rouleau compresseur Windows 95 de Microsoft. Alors pour exister, elle devait faire feu de tout bois. Apple France avait par exemple obtenu pour le Macintosh l’exclusivité du jeu « Les Guignols de l’Info », dont elle faisait un argument de vente comme sur les deux publicités que voici.

Publicité Apple Les Guignols de l'Info 1995

La seconde est plus complète, avec les prix des différents modèles. Avec une différence d’à-peine 10% entre le Performa 630 et le Performa 6200, on se demande qui pouvait bien se contenter du petit modèle : le premier était équipé d’un vilain processeur 68040 à 33 Mhz, sans coprocesseur, alors que le second offrait un vrai PowerPC 603 à 75 Mhz.

Publicité Apple Les Guignols de l'Info 1995

Apple, pas très honnête, annonçait un processeur 68LC040 à 66/33 Mhz, une habitude qu’elle avait prise durant la période de transition avec les processeurs PowerPC, beaucoup plus rapides. En effet, les processeurs de la famille 68040, comme leurs prédécesseurs, étaient limités à la moitié de la fréquence de leur horloge interne (voyez par exemple la photo de la puce gérant la fréquence du premier Macintosh dans un article précédent). Apple annonçait donc la vitesse du bus et celle du processeur, pour noyer le poisson.

Publicité Apple Les Guignols de l'Info 1995

Allez, assez causé. Comme on était là, à la base, pour parler des Guignols de l’Info et pas du processeur 68040, voici une vidéo Twitch du jeu (sur PC, puisque l’exclusivité n’a pas duré bien longtemps). Pas de 3D en temps réel, mais un bon vieux gameplay à la Macromedia : un clic, un écran, un clic, un écran. Et parfois, un truc qui bouge…

Qui a inventé le DogCow ?

Si vous êtes un amateur du Mac de la première heure, vous connaissez sûrement le DogCow, ce drôle d’animal à la fois chien et vache, que l’on retrouvait avant Mac OS X dans les dialogues d’impression. Toute une culture s’est développée autour de cette simple icône : nous aurons l’occasion d’en reparler.

Dialogue d'impression LaserWriter avec le Dogcow
Un dialogue d’impression LaserWriter (Moof Museum)

On dit souvent, un peu rapidement, que c’est Susan Kare, la fameuse dessinatrice des icônes du Macintosh, qui en est la créatrice. Pourtant, ce n’est pas si simple. En réalité, Susan Kare a dessiné un chien pour les besoins de la police Cairo. C’était un chien tout simple, qui ressemblait bien à un chien. Puis quelqu’un voulut agrandir ce caractère, et cette légère modification ne permettait plus de savoir s’il s’agissait d’un chien ou d’une vache. Il faut dire qu’à l’époque, les polices de caractères n’étaient pas vectorielles : agrandir un caractère au-delà de sa taille normale ne faisait qu’étirer les pixels.

Dog in Cairo and Dogcow
Le caractère Chien de la police Cairo ; le DogCow

Ce quelqu’un, on en découvre l’identité dans la page des remerciements du livre « ResEdit Reference » : c’est Annette Wagner, responsable des fenêtres de réglages d’impression pour la future imprimante LaserWriter. Cherchant une manière de représenter aisément l’orientation des pages (portrait, paysage, inversé…), elle avait retenu cette icône et l’avait agrandie et modifiée pour être plus lisible.

Thanks to Clarus in the ResEdit Reference Book

Le terme de  « DogCow » fut inventé par Scott Zimmerman. Cette icône fut ensuite baptisée Clarus par Mark Harlan. Pour la petite histoire, on notera que pour obtenir ce chien dans la police Cairo, il fallait taper la lettre « z » au clavier.

Source : la TechNote 31 sur web.archive.org ; Moof Museum ;

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon
AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon

Un disque dur – sac à dos pour le Macintosh

On vous a déjà présenté des sacs pour transporter le Macintosh : c’était un classique avant qu’Apple ne crée un Macintosh Portable puis une gamme PowerBook. Mais un sac à dos pour le Macintosh lui-même, avouez que c’est plus rare. C’était l’idée du Jasmine BackPac, un subtil jeu de mot associant BackPack (le sac à dos) et le Mac. Une manière, comme le disait la publicité, de laisser derrière soi ses problèmes de stockage !

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Le BackPac était donc un disque dur SCSI de 20 à 100 Mo qui s’intégrait parfaitement avec le Macintosh. Là où la plupart des autres constructeurs prévoyaient de positionner leur disque dur externe sous le Mac, Jasmine Technologies avait eu l’idée de le fixer derrière la machine. Pour l’installer, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait de débrancher le Mac, d’ôter deux vis et la pile de sauvegarde, et de fixer le disque en tournant ses vis avec une pièce de monnaie. Le port SCSI était parfaitement positionné, tout comme l’alimentation électrique, permettant d’allumer le Mac et le disque dur d’un seul geste.

Jasmine BackPac for Macintosh hard driveGrâce à une vente actuellement proposée sur eBay, on peut apprécier de près le travail des ingénieurs de Jasmine Technologies (qui avaient même pensé aux petits logements pour les vis retirées du Macintosh), et le manque d’originalité de leur graphiste qui avait (comme d’autres avant lui) repiqué le dessin « Picasso » accompagnant le premier Macintosh. Comme Apple avait tout à la fois déplacé le port SCSI et l’interrupteur et fait disparaître la pile de sauvegarde en passant du Macintosh Plus au Macintosh SE, on remarquera que Jasmine Technologies avait adapté son boîtier lors du changement de modèle…

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Veuillez reconnecter la clé USB

De nos jours, quand on éjecte une clé USB ou tout autre support de stockage externe sans les glisser auparavant sur la Corbeille, Mac OS X se contente d’une discrète alerte, rappelant que cette étape est nécessaire pour éviter les soucis, même si cette manoeuvre est le plus souvent sans conséquence en pratique.

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Il y a vingt ans, les choses étaient différentes. Les supports externes étaient beaucoup plus sensibles à l’éjection « à chaud », notamment car certaines opérations d’écriture étaient retardées jusqu’à l’éjection du disque. Ce n’est donc pas un petit message d’information, mais une alerte en bonne et due forme, qui s’affichait sous Mac OS 9. Pire : il s’agissait d’une alerte bloquante, ne disposant même pas d’un bouton « Annuler » ! Tout le système était alors figé jusqu’à ce que la clé USB soit insérée à nouveau.

Veuillez reconnecter le périphérique USB - Mac OS 9