L’Apple III, la grande classe !

Pour beaucoup d’entreprises, « professionnel » rime avec « austère ».  En 1980, quand Apple présente son Apple ///, orienté vers le marché de l’entreprise et les grands comptes, elle prend le contrepied des règles de l’époque, et décore sa gamme avec le plus grand soin. Voici quelques photos du déballage d’un logiciel choisi au hasard dans notre collection. Admirez la qualité du coffret qui contient les disquettes et les manuels, et cette sérigraphie du logo Apple sur fond, noir, toute en discrétion…

Unboxing Apple III software from 1980

Unboxing Apple III software from 1980

À l’intérieur de la boîte, la marque avait repris le même motif, moulé en relief dans le plastique de la garniture. Les disquettes bénéficiaient également d’un habillage sombre exclusif.

Unboxing Apple III software from 1980

Dernière petite touche des plus chics : à l’arrière des pochettes de disquettes, on découvrait le logo de l’Apple ///. A défaut d’être un succès commercial, l’Apple /// aura au moins été l’occasion pour Apple de travailler la présentation de ses produits !

Unboxing Apple III software from 1980

Un Power Mac en janvier 1984

Évidemment, on ne vous la fait pas. En janvier 1984, Apple présentait tout juste son premier Macintosh. La gamme Power Macintosh attendra attendra encore dix ans pour pointer le bout de son nez. Alors qui pouvait donc proposer un Power Mac en janvier 1984 ? McCulloch Corporation, un fabriquant… de tronçonneuses ! Nous avons justement retrouvé la brochure de la gamme sur eBay, pour seulement 8 euros, frais de port compris.

Image : eBay

Pas de doute, à l’intérieur, les deux Power Macs n’ont vraiment aucun point commun…

Publicité : Avec facile plus Internet c’est beaucoup Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, voici non pas une, mais deux réclames pour la soudaine simplicité d’Internet, grâce à Macintosh. Et dépêchez-vous : vous aviez jusqu’au 30 juin pour profiter d’un mois d’abonnement gratuit à Imaginet. Jusqu’au 30 juin 1996…

Avec facile plus internet c'est beaucoup Macintosh, 1996

Heureusement, il vous reste encore quelques semaines pour profiter de cette autre offre spéciale, en lien avec Wanadoo, l’accès Internet par l’opérateur historique France Télécom. Envoyer un courrier électronique à la Maison Blanche, découvrir les dépêches de l’AFP en ligne, ou encore participer à des conférences sur tous les sujets… sans oublier, « en exclusivité sur Wanadoo », un « Minitel à grande vitesse » (ça fait rêver). Remarquez qu’il s’agit de l’une des premières publicités à proposer, en plus du 3615 Apple, un lien vers le site français d’Apple de l’époque : www.france.euro.apple.com !

Internet, c'est beaucoup plus facile avec Macintosh - et Wanadoo 1996

Apple et les petites majuscules

Ces dernières années, Apple ne nous simplifie pas la vie avec ses noms de modèles. Actuellement, deux modèles d’iPhone coexistent : l’iPhone Xr
et l’iPhone Xs, avec le r et le s écrits en « petites majuscules ».

iPhone XR et iPhone XS

Comme le rappelait MacGénération il y a quelques mois, ce type de caractère n’est pas toujours accessible dans les éditeurs de texte, et Apple elle-même s’en dispense parfois. Pourtant, l’utilisation des petites majuscules par la marque n’est pas récente. Nous en avons retrouvé plusieurs occurrences dans nos archives… Tenez, pas plus tard qu’hier, nous vous parlions des Quadra 840av et Centris 660av. Regardez donc comment Apple écrivait ces deux lettres signifiant Audio et Vidéo, sur cette image empruntée au site Worthpoint :

Apple Macintosh Centris 660AV
Image : Worthpoint

On retrouvait le même symbole sur son successeur, le PowerMacintosh 6100/60av. Mais pas sur le Performa 6110CD qui avait droit à de vraies majuscules.

PowerMacintosh 6100/60 AV
Image : Flickr par MIKI Yoshihito (#mikiyoshihito)

Avant eux, le Macintosh IIcx avait eu le droit au même traitement. Ce n’était pas le cas des autres modèles : le IIfx ou le IIci, par exemple, étaient écrits en minuscules. Le X désignait les modèles de Macintosh équipés d’un processeur 68030 (le SE/30 aurait ainsi dû s’appeler… le SEx !), et le C un modèle plus compact (comme le IIc). Si vous avez un petit doute sur ce C de CX, allez donc vérifier sur le catalogue de polices de caractères DaFont, qui dispose de l’Apple Garamond utilisée à l’époque.

Macintosh IIcx
On remarque que le C de “CX” n’est pas le même que dans “Macintosh”

Si on remonte encore le temps, jusqu’en 1986, on peut retrouver le même type de graphie avec l’Apple IIgs. GS, comme Graphic & Sound. Le IIe et le IIc, de leur côté, étaient écrits en minuscules.

Apple IIGS user's guide

Un boîtier transparent pour votre Macintosh SE

Vous connaissez bien le Macintosh SE et son successeur, le Macintosh SE/30 (mais si, celui qui a failli s’appeler le Macintosh SEx)… Les amateurs éclairés de MacEffects mènent actuellement un projet Kickstarter pour offrir au SE et au SE/30 un boîtier transparent du plus bel effet, à la manière des prototypes conçus par Apple. Près de 13.000 dollars ont déjà été récoltés sur les 15.000 recherchés par les porteurs du projet.

Injection Molded Clear Case for Apple Macintosh Mac SE/30
Image : Kickstarter

Si l’idée vous plaît, vous pouvez bien sûr participer au financement de ce projet, avant le dimanche 12 mai. Le ticket d’entrée est à 175 dollars pour un dos transparent ; comptez 225 dollars pour obtenir en plus un ventilateur équipé de leds, et plus encore pour disposer de différents modèles colorés accompagnés d’accessoires pour embellir l’intérieur de la machine. Si le projet atteint 27.500 dollars, l’avant du boîtier transparent sera mis en production (avec un seul emplacement pour disquette). Et pour 30.000 dollars, c’est la souris ADB qui bénéficiera de son boîtier transparent.

Jusqu’à cette nuit, il était possible d’acquérir le prototype développé par l’équipe de MacEffects, puisqu’ils l’avaient mis en vente sur eBay. La vente est aujourd’hui terminée, peut-être car celui-ci venait de baisser de 4500 à 1800 dollars : une affaire, d’autant plus que le Macintosh SE/30 était fourni, avec un disque dur qui marche quand il veut

MacEffects Prototype Apple Computer Macintosh Mac SE/30
Image : eBay

Pour se consoler d’être arrivé trop tard, il reste une solution. La même équipe propose également à la vente le tout premier prototype de sa série, fabriqué au moyen d’une imprimante 3D. Cette pièce unique est proposée aux enchères pendant encore une petite semaine et dépasse déjà les 5.600 dollars !

MacEffects Prototype Case for Apple Computer Macintosh Mac SE/30
Image : eBay

L’équipe de MacEffects n’en est pas à son coup d’essai : nous avions déjà parlé d’elle puisqu’elle propose à la vente sur eBay des rubans neufs pour l’imprimante ImageWriter II, et en couleurs s’il-vous-plaît !

Pourquoi le PowerBook est populaire

De temps en temps, nous aimons bien vous présenter une publicité américaine d’Apple. Apple France s’étant longtemps appuyée sur l’agence CLM/BBDO, nous n’avons pas profité des mêmes campagnes que les autres utilisateurs dans le monde. Aujourd’hui, c’est une double-page de 1993 que nous vous présentons : elle explique pourquoi le PowerBook est tellement apprécié par ceux qui n’y connaissent rien en informatique… et par ceux qui sont des experts de la matière.

PowerBook popular Ad

Si le PowerBook est l’ordinateur portable le plus vendu aux États-Unis, c’est parce qu’il suffit de l’ouvrir pour se mettre au travail. Pas de commandes à apprendre, pas de fichier système à configurer. Plus facile à utiliser, donc utilisé plus souvent, il rend l’utilisateur plus efficace. Mieux connecté grâce à AppleTalk, il permet de garder le contact avec ses fichiers, ses messages et même ses fax. Pas besoin de s’y connaître, quand on a la bonne machine, compatible avec les disquettes et les logiciels MS-DOS (grâce à SoftPC). QuickTime n’est pas oublié, pour des vidéos, des animations et des musiques impressionnantes.

PowerBook Apple Publicité

Et si le PowerBook est aussi populaire parmi les experts, c’est qu’il est plus qu’un ordinateur miniaturisé. Son design tient compte des différences d’utilisation entre le bureau et l’extérieur. Parce qu’il est simple à utiliser, il réduit les coûts de support aux utilisateurs. Avec PowerBook/DOS Companion, il devient compatible avec le monde MS-DOS, ses fichiers, ses écrans et ses imprimantes. Grâce à ses quatre modèles, du noir et blanc à la couleur, il est sur-mesure pour chaque utilisateur, même le patron !

Quand Apple fait visiter ses usines

Pour rendre l’ordinateur plus humain, Apple a toujours cherché à faire oublier l’envers du décor. Un Macintosh, c’est d’abord une interface et une souris, avant d’être une fiche technique. Ne parlons même pas de mettre les mains dans le cambouis ! À ce titre, Apple montre rarement l’envers du décor : mille Macintosh alignés sur une chaîne de montage, ça n’a rien de glamour, sans compter que cela dévalorise l’utilisateur, qui devient un client parmi des milliers d’autres. Pourtant, à quelques occasions, Apple a communiqué sur ses usines et ses processus de fabrication.

Le site Applelogic a ainsi retrouvé quelques photos des chaînes d’assemblage des Apple II. Celle-ci est localisée en Californie, sans plus de précision.

Apple II Manufacturing Line

Lors de la sortie du Macintosh en 1984, Apple présente au monde l’usine ultra-moderne de Fremont, en Californie, capable d’assembler un Macintosh toutes les 27 secondes ! Une usine entièrement conçue par Apple, uniquement dédiée au Macintosh, et peinte aux couleurs de la marque selon les souhaits de Steve Jobs.

Apple Macintosh Fremont Plant
Image extraite du Livret de Résultats financiers d’Apple pour 1984

On peut découvrir cette même usine dans une vidéo tournée par la firme quelques années plus tard, alors qu’elle était passée à la fabrication des Macintosh SE et Macintosh II.

https://www.youtube.com/watch?v=KUjyh2Fhnuk

Récemment, le New-York Times a consacré un article magnifiquement illustré aux deux tentatives de Steve Jobs d’assembler des ordinateurs sur le territoire américain : en plus de l’usine du Macintosh à Fremont, il avait aussi voulu assembler ses ordinateurs NeXT à quelques centaines de mètres de là, à partir de 1990.

Image : Terrence McCarthy for The New York Times

Plus tard, en 1998, la sortie de l’iMac est accompagnée par ces deux photographies, chargées de démontrer la puissance logistique de la marque. On les trouvait directement sur le site de la marque, à disposition des journalistes, au même titre que les photographies de la machine elle-même.

1998 Apple iMac Manufacturing

1998 Apple iMac Manufacturing

En 2015, le site CultOfMac s’était offert une petite virée dans l’usine de Cork, la seule usine qu’Apple gère directement et sans sous-traitance, en Irlande, pour certains modèles personnalisés d’iMac.

Apple Cork iMac Plant
Image : www.cultofmac.com

En 2013, nouvelle étape : Apple lance son nouveau Mac Pro. Parmi ses arguments marketing, ce nouveau modèle professionnel annonce un assemblage aux États-Unis, une première pour la marque depuis vingt-et-un ans et la fermeture de l’usine de Fremont en 1992. Une vidéo postée par Apple vante la chaîne d’assemblage du nouveau modèle :

Ces dernières années, c’est plutôt vers la Chine que les regards se tournent. Si Apple et ses sous-traitants, notamment Foxconn et Pegatron, ont accepté d’ouvrir leurs usines aux journalistes, c’est pour répondre aux différentes accusations qui les visaient, au sujet des conditions de travail de leurs salariés, du respect des normes de sécurité, ou de l’impact écologique de leurs installations. En 2016, Bloomberg réalisait ainsi un long reportage dans une usine qui emploie des milliers de salariés pour assembler l’iPhone, près de Shanghai.

Shangai Apple Pegatron Plant
Image : www.bloomberg.com

Une communication parfaitement maîtrisée par la marque, qui va jusqu’à mettre en scène les visites de son PDG Tim Cook sur les sites de production de ses produits…

Tim Cook iPhone Zhengzhou
Image : Tim Cook sur Twitter

Un clavier pour Apple I sur eBay

Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Apple I Keyboard
Image : eBay

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Apple I Keyboard
Image : eBay

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.

Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.

Les liens entre Apple et Coldplay

Pendant toute une décennie, le groupe anglais Coldplay a joué un rôle tout particulier dans l’histoire d’Apple. En voici les principales étapes.

Dès le 8 septembre 2003, Chris Martin, leader de Coldplay, a droit a une petite intervention dans le communiqué de presse qui annonce qu’iTunes a vendu dix millions de chansons depuis son lancement quatre mois plus tôt. Il y exprime son honneur d’être l’un des artistes les plus vendus sur l’iTunes Music Store, et sa reconnaissance à Apple pour avoir mis à la disposition des amateurs de musique une plateforme performante pour découvrir et acheter des albums et des chansons.

Le 14 septembre 2005, Coldplay réserve à l’iTunes Music Store l’exclusivité d’un mini-album baptisé Fix You, composé de quatre pistes et vendu 2.99 dollars, dont le bénéfice est reversé à la Croix Rouge au profit des victimes de l’ouragan Katrina qui a frappé les États-Unis quelques jours plus tôt.

Le 23 février 2006, l’iTunes Music Store vend sa milliardième chanson. Pour l’occasion, son acheteur remporte un iMac, dix iPods et un chèque-cadeau de 10.000 dollars à dépenser sur l’iTunes Music Store. L’histoire a retenu que la milliardième chanson était Speed of Sound de Coldplay. On rappellera pour l’anecdote qu’un an plus tôt, l’acheteur de la 500 millionième chanson avait justement remporté, en plus de dix iPods, quatre billets pour un concert de Coldplay et une rencontre en coulisse avec le groupe. Le concours avait donné à lieu à l’affichage d’un compteur affiché « en temps réel » sur le site d’Apple.

En mai 2008, Coldplay apparaît dans un spot publicitaire dédié à iTunes, au son du titre « Viva la Vida ». Le groupe avait été précédé dans cet exercice par U2, Paul McCartney et Bob Dylan. Visuellement, le clip de Coldplay était le plus travaillé, et sans doute le plus réussi. Chris Martin avait d’ailleurs remercié Apple d’avoir fait de cette chanson un succès, alors que sa maison de disque n’était pas convaincue de son potentiel

Le 1er septembre 2010, lors d’un Special Event, Apple présente la quatrième génération de son iPod shuffle, la sixième de son iPod nano (avec son écran tactile) et la quatrième génération de son iPod touch. À l’issue de cette présentation, le leader de Coldplay Chris Martin monte sur scène pour jouer quelques titre seul (dont une ballade inédite, Wedding Bells), en s’accompagnant au piano. Une performance diversement appréciée, comme le sera d’ailleurs le réseau social Ping présenté par Apple à cette même occasion…

Le 19 octobre 2011, Coldplay participe à l’hommage rendu à Steve Jobs, sur le campus d’Apple à Cupertino. Le groupe interprète Viva La Vida, puis Fix You, et enfin Every Teardrop Is a Waterfall, une chanson de circonstance pour Chris Martin qui était proche de Steve Jobs. Sur scène, le chanteur raconte notamment comment celui-ci avait traité l’un de ses titres de « m*rde » dix ans plus tôt, ou comment il lui avait réparé un jour son ordinateur portable en panne. La chanteuse Norah Jones était également présente aux côtés de Tim Cook et Jonathan Ive, deux semaines après le décès du créateur d’Apple.

Coldplay sera encore à l’honneur des 12 jours de cadeaux iTunes le 26 décembre 2011, avec un mini-album de trois titres audio et vidéo, enregistrés l’été précédent à l’iTunes Festival, lors d’un concert donné le 22 juillet 2011 à Londres. Coldplay participera à nouveau à l’iTunes Festival, le 19 février 2014, à Austin (Texas).

Et en 2014, quel piste Kevin Lynch choisit-il au moment de présenter la fonction musicale de la toute nouvelle Apple Watch ? Quel suspens ! Au hasard, mais alors complètement au hasard : A Sky Full of Stars, par Coldplay !

Kevin Lynch Apple Watch Coldplay

Faut-il enfin rappeler que le leader du groupe, Chris Martin, et sa compagne d’alors, Gwyneth Paltrow, ont donné à leur fille, née en 2004, le prénom Apple ? Un prénom qui a immédiatement connu un pic de popularité (tout à fait relatif — une fille pour 50.000 naissances), qui s’estompe depuis quelques années.

La pub du dimanche – QuickTime

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de juillet 1992 pour QuickTime. Car oui, pour distribuer cette technologie toute nouvelle, bien avant la démocratisation d’Internet, Apple avait trouvé une solution toute simple : copier gratuitement QuickTime sur une disquette vierge chez le revendeur le plus proche !

Grâce à QuickTime, apparu en décembre 1991, il devenait possible de copier-coller des vidéos et du son aussi simplement que du texte ou des images. De quoi rendre fous les utilisateurs de PC ! Ironie de l’histoire, la même année, Apple portera le lecteur QuickTime 1.0 (sans fonction de copier-coller) sous Windows, avant d’engager un immense chantier pour y adapter toute la technologie QuickTime 2.0.

Différentes versions de QuickTime se succèderont jusqu’en août 2009, où QuickTime X, qui ne partage plus que son nom avec son prédécesseur, prendra la relève sous MacOS. Apple cessera le support de QuickTime sous Windows en 2006, sans jamais avoir tenté d’y adapter QuickTime X.

Publicité Apple de 1992 pour QuickTime

Souvenir – ClarisWorks (votez !)

Et vous, avez-vous connu la grande époque où ClarisWorks justifiait presque, à lui seul, l’achat d’un Macintosh ?

Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la naissance de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels. Si elle avait assuré dès 1987 la commercialisation de quelques logiciels rapidement passés de mode, comme MacPaint ou MacWrite, sa renommée était plutôt venue du logiciel intégré ClarisWorks, à la fois traitement de texte, tableur, logiciel de dessin et de base de données, sorti à la fin de l’année 1991.

ClarisWorks sur Macintosh

À sa période la plus faste, ClarisWorks comptait environ vingt millions d’utilisateurs. Plus simple et mieux conçu que la suite Microsoft Works, il étonnait par l’intégration de ses différents outils : il était possible d’insérer du texte dans le module de dessin, un tableur dans le module de texte… Cette domination ne dura cependant pas bien longtemps. Dès le milieu des années 1990, Word reprit l’avantage dans le domaine des traitements de texte, avec ses outils de correction d’orthographe puis de grammaire, et ses fonctions professionnelles de mise en page, telles les notes de bas de page ou la création de sommaire. Office 98 emportera sur son passage la dernière version de ClarisWorks, rebaptisée AppleWorks 6.0, présentée sans grande nouveauté, vaguement adaptée pour Mac OS X, et discrètement supprimée du DVD d’installation du système en 2006.

ClarisWorks sur Macintosh

Pour en savoir encore plus, rendez-vous sur cette page présentant le passionnant témoignage de Bob Hearn, un vétéran de Claris resté jusqu’à la réabsorption de la filiale par la maison-mère. Et si AppleWorks vous manque et que vous disposez d’un Mac un peu ancien, vous pouvez toujours l’acheter sur eBay !

Au fait, avez-vous lancé le module "Communication" de ClarisWorks au moins une fois dans votre vie ?

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Bon anniversaire le PowerBook 150

En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.

Apple PowerBook 150

Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.

Apple PowerBook 150 back (prises / ports)

Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.