iTunes, tu manqueras à nos soirées…

En nous replongeant dans les archives d’A Vos Mac, le mensuel qui nous a accompagnés de 1999 à 2017, nous avons retrouvé quelques souvenirs un peu oubliés d’iTunes, au sommet de sa gloire au milieu des années 2000. À l’époque en version 4.5, il proposait une nouvelle fonction appelée « Mix de soirée ». Le site officiel d’Apple a d’ailleurs gardé la trace de l’e-mail envoyé aux abonnés à la liste de diffusion d’iTunes lors de la sortie de cette version. Voilà ce que nous en disions à l’époque.

iTunes 4.5 Party Shuffle

Le « Mix de soirée » ou « Party Shuffle » en version originale, combine les capacités d’une liste de lecture et de l’enchaînement en fondu, avec un contrôle sur l’ordre des pistes, et un affichage réduit pour faciliter l’organisation. Première étape à suivre : activer la lecture en fondu dans les préférences « Effets » d’iTunes. La liste fonctionne également sans cette option, mais avouez que ça serait dommage ! Ensuite, cliquez sur la ligne « Mix de soirée » afin d’afficher la liste correspondante, qu’iTunes remplit avec des titres choisis au hasard dans votre bibliothèque ou dans une liste existante, selon la source que vous sélectionnez en bas de la fenêtre. Vous pouvez déjà supprimer des chansons, ou changer l’ordre de lecture. Remarquez que le bouton « Shuffle » qui permet dans toute bibliothèque de mélanger les pistes, est ici grisé : les pistes ne peuvent être lues que dans l’ordre affiché.

iTunes 4.5 Party Shuffle

On comprend alors un peu mieux la psychologie du système : c’est une sorte de désordre… ordonné ! Ou plus exactement, un désordre sur lequel on garde le contrôle. En effet, vous pouvez court-circuiter les choix du Mac en glissant depuis la Bibliothèque ou depuis une autre liste de lecture, des pistes vers l’icône « Mix de soirée ». Ces pistes s’ajoutent à la suite des chansons de la liste, et vous pouvez ensuite les déplacer pour, par exemple, les lire plus tôt dans l’ordre d’enchaînement. Et pour aller encore plus vite, faites un control-clic sur une piste, et choisissez l’une des deux commandes : « Ajouter au Mix de soirée » ou « Ajouter au Mix de soirée comme morceau suivant ».

iTunes 4.5 Party Shuffle import

Une astuce pour vous simplifier la tâche : créez une nouvelle liste de lecture, dans laquelle vous glissez toutes les pistes que vous pourriez être amené à lire pendant la soirée. Puis retournez dans « Mix de soirée » et sélectionnez cette nouvelle liste comme source. Ainsi, vous pouvez avoir confiance : même sans intervention de votre part, seuls les morceaux intéressants seront diffusés. Mais vous gardez la main : rien ne vous empêche de glisser une piste depuis une autre liste vers le Mix, iTunes l’acceptera sans broncher.

Et si vous souhaitez utiliser iTunes 4.5 pour animer une soirée, alors envisagez d’utiliser un très grand écran, ou un deuxième écran, et suivez le guide pour utiliser au mieux des capacités cachées du juke-box d’Apple. En suivant ces quelques étapes, vous pourrez afficher à l’écran à la fois votre bibliothèque sonore, le « Mix de Soirée » d’iTunes, un effet visuel, et l’égaliseur, pour tout garder à portée de souris.

iTunes sur deux écrans

Commencez par ouvrir iTunes, créez une nouvelle liste, que vous intitulerez tout simplement « Ma musique », et dans laquelle vous glisserez tous vos fichiers musicaux, ou plus simplement, l’icône « Bibliothèque ». Vous pouvez également créer une liste intelligente, dont le contenu ne répondra à aucune condition et sera limité à 99.999 morceaux, largement de quoi contenir toute votre musique, et ainsi toujours mise à jour en temps réel, en même temps que votre bibliothèque. Double-cliquez sur votre nouvelle liste afin de l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre, que vous ne devrez plus fermer. Retournez dans la fenêtre principale d’iTunes, celle avec les listes dans la colonne de gauche, et double-cliquez maintenant sur l’icône de la liste « Mix de soirée ».

Retournez à nouveau dans la fenêtre principale, et activez l’effet visuel, en mode fenêtre et non en plein écran, bien entendu. Puis cliquez sur le bouton de l’égalisateur pour l’afficher. Vous avez maintenant quatre fenêtres ouvertes en même temps, et ceux qui ont tenté l’expérience sur un écran standard comprennent l’utilité du deuxième écran ! Organisez vos fenêtres, en gardant les deux fenêtres de listes à proximité. En effet, vous pourrez ainsi, tout au long de la soirée, glisser des pistes de musique vers le Mix et les organiser. Pas besoin de jongler avec les fenêtres ou les listes, chacun comprend et peut jeter un coup d’œil à la suite du programme !

Notez qu’iTunes 8.1, en 2009, renommera « Mix de soirée » en « iTunes DJ », avant que la version 11 ne le fasse disparaître en 2012.

 

Les goodies d’Apple Expo

Dans les années 90, il était compliqué d’arpenter les allées d’un grand salon comme Apple Expo sans en repartir les bras encombrés de sacs en plastique remplis de goodies, ces objets publicitaires offerts sur les différents stands. Mike, un de nos lecteurs, a partagé cette photographie d’une petite partie de sa collection de souvenirs.

À vous d’y retrouver le badge du Newton, le briquet d’Apple, l’étiquette du Macintosh Portable, le bonbon de Claris MacDraw Pro, l’autocollant de SVM Macintosh, le puzzle Microsoft Works, ou encore le porte-clé de MacVonk, un éditeur très actif aux alentours de 1990 et qui distribuait notamment le fameux logiciel Ragtime.

Goodies Apple Expo

Apple, partenaire des MTV Music Awards 1995

Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.

Apple MTV Music awards

Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.

Apple 1995 L-MTV Europe Music Awards

Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).

sweatshirt Apple MTV what is power

L’iPod Shuffle de la Collection de l’Aventure Apple

En matière de collection d’iPod, il a assez vite été difficile d’imaginer posséder toutes les déclinaisons d’un même appareil. Entre les différentes possibilités de stockage, et les couleurs variées, des dizaines de références d’une même génération ont pu coexister. L’iPod Shuffle de première génération a résisté à la tendance amorcée avec l’iPod Mini, en ne proposant que deux déclinaisons de l’appareil : 512 Mb, et 1 Gb, sans variations de couleurs. On notera également que l’iPod Shuffle inaugure un nouveau format de boîte. Adieu, boîtes cubiques, ou presque cubiques des iPod et iPod Mini, bonjour la mini boîte à pizza. Ce format sera repris pour l’ensemble de la gamme des iPod de cinquième génération, et pour les nano de 1ere génération.

Pour les collectionneurs, l’iPod de 512 Mb dans une boîte scellée se trouve très facilement, signe peut-être que l’appareil n’a pas connu un succès foudroyant. Le modèle à 1 Gb est un peu moins évident à dénicher, en tout cas dans une boîte scellée. L’Aventure Apple vous propose donc une photo de famille complète, des iPod Shuffle de première génération et de leurs accessoires, dont on vous parle ici.

La famille iPod Shuffle 1G

 

Forcer une application à quitter avant Mac OS X

Le raccourci-clavier Cmd-alt-Esc, ou Pomme-Option-Esc sur les Macs plus anciens, permet de forcer une application à quitter. Depuis Mac OS X, cela se fait de manière chirurgicale, avec une fenêtre permettant de choisir l’application à quitter, et ça marche à tous les coups.

Mais avant, jusqu’à Mac OS 9, c’était une toute autre paire de manches. Tout d’abord, on ne pouvait quitter que l’application active, celle au premier plan. Et quand une application était bloquée, cela ne marchait JAMAIS ! En fait, cette commande ne fonctionnait que pour forcer à quitter une application bien-portante, ce qui n’avait aucun intérêt. Dans tous les autres cas, le blocage de l’application se propageait à cette fenêtre, puis à l’ensemble de l’ordinateur. Il ne restait plus qu’à appuyer sur Pomme, Control, et la touche de démarrage, pour relancer le Mac…

Forcer à quitter le Finder sous Mac OS 9

Si vous vous souvenez d’avoir déjà vu fonctionner cette manipulation, et que ce n’était pas un rêve, alors témoignez dans les réactions à l’article !

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo

Apple, le Macintosh 512K et Hello Again

Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.

Introducing Macintosh, Hello 1984

On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.

Hello Again iMac

Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.

Le design d’Apple en trois boîtes

Certains produits d’Apple ont connu plusieurs vies, passant d’une gamme à l’autre sans se voir remplacés au catalogue. C’est le cas du Joystick A2M2002 destiné à l’origine à l’Apple IIe, dont nous avons déjà parlé dans un article relatif à cette belle couleur orange des années 80. Il a ensuite été décliné dans un modèle compatible avec le IIe et le IIc, puis a bénéficié de la nouvelle image de la marque, abandonnant l’orange pour un gris platine plus moderne sous la référence A2M2012.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

En trois boîtes, ce joystick résume l’évolution du design Apple dans les années 80 : celui de l’Apple IIe utilise encore l’ancienne présentation de la marque, avec un carton nu, et la mention « The Personal Computer » sur la pomme. Lors de la sortie de l’Apple IIc en janvier 1984, la boîte devient blanche, avec la marque Apple écrite dans une police sans empattement. Dès 1986, celle-ci sera remplacée par la police Apple Garamond qui accompagnera Apple durant près de vingt ans.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

 

Bon anniversaire MacOS 7.6 !

Décidément, le mois de janvier est riche en anniversaires chez Apple ! Six ans avant la présentation de Keynote, Apple proposait le 7 janvier 1997 la mise à jour 7.6 de son système d’exploitation. Sous le nom de code « Harmony », cette version prenait pour la première fois officiellement le nom de « Mac OS ». Cette mise à jour était tout de même facturée 700 Francs TTC, voire 1200 francs avec une souscription permettant de bénéficier des mises à jour de 1997 (Mac OS 8 sortira en juillet). Pour l’occasion, voici deux publicités de l’époque. Sobres, élégantes, et discrètes… ou pas.

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

Avant de jouer au jeu des 7 différences, vous remarquerez que cette publicité est signée Claris, qui distribuait les logiciels Apple à l’époque. Apple n’est citée qu’en marge… On comprend que les utilisateurs aient été un peu perdus, et que Steve Jobs (qui commençait à faire le tour du propriétaire à l’époque) ait souhaité simplifier l’organisation et la communication de l’entreprise…

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

 

Une batterie bien entretenue dure un an

Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :

PowerBook 100 user manual, battery life

Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !

Publicité : les vestiges d’un temple inca

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une première réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en diffuserons trois autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. Remarquez le slogan, qui sonne presque comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Comme si ce Performa, pourtant bien équipé, avait un peu honte de ne pas être à la hauteur des PC de l’époque…

Publicité Performa 5200 : on a découvert les vestiges d'un temple inca tout près de la fenêtre

Les anciennes adresses d’Apple

Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Apple Park
Image : Blog about California

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

1 Infinite Loop, Cupertino
Image : Wired

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.

Apple 20525 Mariani Ave

Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

Image : 9to5mac

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.

Apple 20863 Stevens Creek

Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque :  le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

Apple 770 Welch Road
Image : CharityBuzz