Une carte accélératrice pour le Macintosh IIci
En ce moment sur le site d’enchères de Yahoo! Japon, vous pouvez trouver une carte accélératrice pour votre Macintosh IIci de septembre 1989. Pour remplacer le processeur Motorola 68030 à 25 Mhz d’origine, cette carte Daystar dispose d’une version à 50 Mhz du même processeur, et se connecte sur le port PDS, le Processor Direct Slot, une invention qui était toute récente puisqu’apparue sur le Macintosh SE le mois précédent.

Comme le rappellent Lowendmac et Shobaffum, le Macintosh IIci accepte de nombreuses cartes accélératrices, en 68030 (jusqu’à 50 Mhz), 68040 (jusqu’à 90 Mhz), et même en PowerPC 601 à 66 ou 100 Mhz ! De toutes les marques qui ont commercialisé ces cartes, seule Sonnet a survécu, spécialisé maintenant dans les périphériques Thunderbolt. Les autres ont disparu : Daystar Digital (devenu pour un temps fabricant de clones de Macintosh en 1995, avant de mettre la clé sous la porte en 1999), Radius (connu également pour ses écrans, outils de calibration et tuner TV, puis ses clones de Macintosh, racheté en 1998), ou MicroMac, dont le site web, toujours actif, n’a pas été mis à jour depuis l’an 2000 !
Publicité – Les modems Apple en 1985
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une réclame de décembre 1985 pour les trois modems de la gamme Apple : le Modem 300 bauds, le Modem Full Duplex 1200 bauds, et le Modem Universel 1200/75 Vidéotex 300 bauds. « Nous avons les moyens de vous faire parler », affirmait Apple. La marque promettait que son premier modèle permettait « à n’importe quel étudiant de chercher partout des renseignements pour son interrogation du lendemain ». Oui, de chercher, pas de trouver. Le World Wide Web restait encore à inventer. Et les moteurs de recherche, aussi.
À l’époque, en revanche, il y avait Mac Terminal, ou Mac Tell 2 de Hello Informatique, qui permettait « d’émuler un Minitel avec tous les avantages d’un Macintosh ». Et puis Calvados, bien sûr, « messagerie électronique française qui peut vous faire rencontrer beaucoup plus de monde que sur la place de l’Opéra aux heures de pointe ». Maintenant, décidez-vous, décidez en étant au courant de tout, ou décidez en étant au courant de rien.
L’Apple Expo, de passage à Marseille et à Lyon
Il y a quelques semaines, nous vous avions raconté comment l’Apple Expo s’était exportée en Allemagne, en octobre 1984, quelques mois après sa première édition française. Dernièrement, nous avons (re)découvert que l’Apple Expo s’était aussi déroulée à Marseille, en 1991. C’est au détour d’une petite annonce sur eBay que nous avons retrouvé un badge d’accès, également exposé sur le site d’un collectionneur de badges…

Il y a peu de traces de cet événement. Grâce au site 1001mags.com, nous avons retrouvé un court article du magazine Tilt de juin 1991. Et voilà ce qu’en disait le journaliste Mathieu Brisou : « Pour la première fois, Apple Expo se décentralise. En effet, Marseille a accueilli du 11 au 13 avril 1991 la première Apple Expo Marseille. Le Hall 3 du parc Chanot a ainsi rassemblé une quarantaine d’exposants sur environ 6000 m2. Toutefois, les foules ne semblent pas s’être déplacées. Serait-ce dû au manque de publicité pour cette exposition ? L’avenir le dira mais en tout cas Apple en tirera sûrement les conclusions ».
Et en effet, la marque en avait tiré une conclusion, en organisant en 1992 et 1993 de nouvelles Apple Expo décentralisées, mais à Lyon cette fois-ci. Et l’évènement avait été bien plus médiatisé, ne serait-ce que dans le magazine Apple News distribué aux clients de la marque.
Publicité : les Workgroup Servers de 1993
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1993. « Tout ce que vous attendiez de serveurs de travail d’Apple… et même ce que vous n’attendiez pas », promettait Apple en présentant ses Workgroup Servers 60 et 80, à un prix tout à fait inattendu : 2949 $ pour le premier, 5489 $ pour le second. Un petit modèle idéal pour les écoles et les PME, un second plus puissant, pour les clients exigeants, avec son système de sauvegarde sur bande DAT. Tous deux étaient livrés avec le Système 7.1 et AppleShare 4. Et n’oublions pas le Workgroup Server 95, sous A/UX, l’Unix d’Apple, dont le prix était soigneusement oublié (entre 7500 et 9300 dollars selon everymac.com).
Pentium VS PowerMacintosh
En janvier 1995, Apple met à jour sa gamme Macintosh inaugurée dix mois plus tôt. Tous les modèles gagnent quelques mégahertz, ce qui n’était pas négligeable à l’époque. À cette occasion, le magazine Apple News, organe de propagande officielle d’Apple France, fait le point sur l’évolution de la gamme, en insistant sur le rôle de la technologie de processeurs RISC dans cette avancée rapide.
Un graphique compare les performances des différents Power Macintosh, face aux PC de l’époque (du 486/33 au Pentium 100 sous Windows 3.1), et ne laisse aucun doute sur la performance des machines d’Apple dans ces tests portant sur l’utilisation de dix applications courantes. Comme pour s’excuser, la marque précise bien qu’il ne s’agit pas d’entrer dans une course de performance, puisque les Power Macintosh sont plus performants que l’ensemble des micros du marché… Non, Apple veut juste vous permettre de gagner en productivité, et faire émerger de nouvelles applications.
Comptez de 13.000 à 46.500 francs TTC selon le modèle, unité centrale seule. Si vous disposez déjà d’un Macintosh à base de processeur 68040, comme le LC 475 ou le Performa 630, vous pouvez acheter une carte de mise à niveau équipée d’un processeur PowerPC 601, pour 4400 francs TTC. Système 7.5 et 8 Mo de mémoire vive nécessaires…
Un clavier pour Apple I sur eBay
Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.
Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.
Des souris et des iPods de toutes les couleurs
Apple et les couleurs, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La gamme iPod, en particulier, a permis à la marque de donner libre cours à son imagination : nous vous avons déjà parlé des timides essais de couleurs de l’iPod Mini, ou de la lente maturation des couleurs de l’iPod. Aujourd’hui, nous vous offrons quelques clichés de notre collection d’iPods shuffle, dont les couleurs correspondent presque exactement avec celles des iMacs de 1999 : fraise, myrtille, citron vert, raisin et mandarine… sans oublier la version gris graphite, apparue un peu plus tard.
Les nuances de la gamme iPod shuffle ont été très subtiles, comme en témoignent ces modèles de 2006 à 2010.
Les menus détachables de Mac OS X (votez !)
On l’a oublié, mais les premières versions de développement de Mac OS X, en 1999, permettaient de détacher les menus de la barre des menus, pour les positionner selon son bon vouloir sur l’écran. Ce comportement était hérité du système OpenSTEP de NeXT. Il suffisait de glisser la souris au-delà des bordures du menu pour le déposer plus loin.
La version Developper Preview 2 conservera cette fonctionnalité bien pratique, qui disparaîtra, hélas, avec l’interface Aqua en janvier 2000.
C’est le moment de répondre à notre sondage du jour !
Souvenir – L’Album
Et vous, avez-vous connu l’époque où le menu Pomme contenait un Album ? C’était une idée révolutionnaire, à l’époque du lancement du Macintosh. En effet, ce système était purement monotâche : un seul logiciel pouvait être lancé, il fallait donc le quitter pour en lancer un autre. Pour faciliter la vie des utilisateurs, Apple avait intégré plusieurs « Accessoires de Bureau » (« Desk Accessories » en version originale) accessibles à tout moment depuis le menu Pomme : une calculette, le Tableau de Bord, le Sélecteur et, donc, l’Album (Scrapbook à l’origine).
L’Album permettait de conserver autant de données que la disquette de démarrage pouvait en contenir, simplement en les copiant dans un logiciel avant de les coller dans l’Album. Images et textes étaient acceptées dans les premières versions jusqu’au Système 6, avant que l’Album ne s’ouvre avec le système 7 aux formats plus modernes : QuickDraw 3D, sons, etc.
L’Album survivra jusqu’à MacOS 9, bien que son intérêt ait diminué avec la généralisation du multitâche. Son avantage était de conserver les données même après un redémarrage, contrairement au simple copier-coller. Lors du passage à Mac OS X, Apple tuera le concept même des Accessoires de Bureau, et laissera d’autres développeurs concevoir des outils susceptibles de gérer de multiples copier-coller à la place de l’Album
Une galerie de Picasso pour le Macintosh
Dans la collection de l’Aventure Apple, nous avons quelques Picasso… Pas de quoi concurrencer le Musée Picasso, mais quand-même, pour les amateurs de l’Apple de 1984, il y a quelques belles pièces. On signale au passage que nous parlons de logo Picasso, car c’est le nom qui est passé à la postérité, bien qu’il s’agisse plutôt d’un dessin dans le style de Matisse, comme le rappelait Cult of Mac il y a quelques années…
À tout seigneur, tout honneur : le logo Picasso ornait bien sûr le carton du Macintosh. Minimaliste, moderne et chic, immédiatement reconnaissable, c’était un coup de maître. Sans oublier les quelques touches de couleurs pour rappeler le logo de la marque.
À l’intérieur du carton, le logo était décliné sur les différents accessoires : la boîte contenant les livrets et disquettes, le carton de la souris, le carton du clavier, et même le petit carton entourant le câble d’alimentation !
Un lecteur sympa nous a envoyé une photo de son clavier de Macintosh, qui pour le moment échappe encore à notre collection (merci Gaël !).
Les disquettes et cassettes n’étaient pas en reste : voici par exemple, de gauche à droite, une boîte de dix disquettes (Ten Disks), la cassette de la visite guidée du Macintosh, puis celle de la visite guidée de MacPaint et MacWrite, et enfin, la disquette de la visite guidée du Macintosh.
Les manuels d’utilisation n’étaient pas en reste. Celui du Macintosh, bien sûr, mais aussi celui du Lisa 2, présenté en même temps que le Macintosh.
Apple éditera un exemplaire promotionnel de son lourd manuel « Inside Macintosh », le premier d’une série de manuels techniques qui s’étoffera avec la gamme Apple. SEEDRIN, la filiale française de la marque, imprimera aussi un livret publicitaire aux couleurs du logo Picasso, reprenant les arguments de la brochure « Parmi les 55 millions de Français, rares sont ceux qui savent se servir d’un ordinateur ».
Tiens donc, on a failli oublier le pavé numérique dédié au Macintosh, dans sa boîte aux couleurs de la gamme.
Dans l’image suivante, extraite du Bilan Financier diffusé par Apple à l’issue de son année fiscale 1984, on peut admirer l’usine dédiée au Macintosh à Fremont, en Californie. Les techniciens y étaient dotés d’une combinaison de travail aux couleurs du logo Picasso :
Et comme nous le notons par ailleurs dans cet article sur l’inspiration du logo Picasso, bien d’autres entreprises ont profité du mouvement pour leurs propres produits, comme cette housse apparue sur eBay… pour 1900 dollars !

MacTerminal, le moins connu des logiciels pour Mac
Quand on parle du premier Macintosh, celui de 1984, on se souvient aisément des logiciels qui l’accompagnaient, comme MacPaint pour dessiner ou MacWrite pour écrire, mais qui se souvient vraiment de MacTerminal ? C’était pourtant une pièce importante dans la stratégie d’Apple pour la commercialisation du Mac : il permettait au Mac de communiquer avec des serveurs de chez IBM ou DEC, une fonction qui faisait très sérieux à l’époque où ces ordinateurs « mainframe » ou « mini » (par opposition au Mac qui entrait dans la catégorie des micro-ordinateurs) régnaient encore en maître dans le milieu professionnel. Par rapport aux autres terminaux, il permettait surtout de copier-coller toutes les informations échangées, pour les utiliser dans d’autres logiciels.

Le développement du logiciel avait cependant pris du retard et il avait finalement été rendu disponible durant l’été 1984. Ce retard avait permis à d’autres acteurs de trouver leur place, comme Straight Talk de Solutions, Inc. Tous avaient en commun d’offrir la simplicité de l’interface du Macintosh aux communications permises par les premiers modems, comme l’un des Apple Modem, l’AppleLine Protocole Converter (déjà présenté sur l’Aventure Apple) ou l’Apple Cluster Controller.
Comme Le Lisa, encore en vente à l’époque, pouvait aussi se transformer en serveur Unix grâce à des systèmes comme Xenix (Santa Cruz Operations) ou UniPlus (UniPress), il était possible d’y connecter plusieurs Macintosh grâce à un simple câble série. Avec les deux ports existants et une carte d’extension proposant quatre ports supplémentaires, il était possible de connecter six Macs au même Lisa 2/10 !

MacTerminal, de l’avis général très basique, et sans doute peu utile pour l’immense majorité des utilisateurs de Mac, n’a pas survécu à la création de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels, et son développement a cessé dès 1987. On a continué cependant à le croiser dans les publicités des magazines spécialisés durant plusieurs années.
Kriss, en mots et en couleurs
Sur notre site l’Aventure Apple, vous pouvez lire l’interview exclusive de Kriss Graffiti, de son vrai nom Corinne Gorse, l’une des grandes voix de France Inter. En 2004, nous lui avions posé quelques questions au sujet de la cassette de démonstration du Macintosh, dont elle assurait la voix française.
Dans le numéro 6 d’Apple le Magazine, publié en novembre 1988, Kriss Graffiti présentait sa deuxième activité en lien avec le Mac : la peinture ! Avec l’aide de ses complices Laurence Favory et Jean-Michel Pradel-Fraysse, elle redécorait les Macintosh selon sa fantaisie ou les idées des clients. Son entreprise Cocagne était installée 68 rue Saint Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris.
N’empêche que peindre un Macintosh avec des fleurs ou des motifs psychédéliques, c’était une idée surprenante… mais finalement juste un peu en avance sur son temps !

Here’s to the crazy ones, dans une icône de Swift
Nous avons déjà eu l’occasion de parler de la campagne de publicité Think Different et de son texte Here’s to the crazy ones. Apple n’a jamais oublié cette déclaration refondatrice de l’entreprise au retour de Steve Jobs : après l’avoir intégrée dans l’icône de TextEdit, elle l’a plus récemment ajoutée sous forme de clin d’oeil dans l’icône des documents Swift, son langage de développement présenté en 1994.
Comme l’avait remarqué le site 9to5Mac, l’icône des fichiers Swift contient une version « swiftée » du texte, reprenant ses principaux éléments : misfits, rebels et troubleMakers deviennent des variables, qui sont respectivement citées, glorifiées ou dénigrées à l’aide des fonctions du même nom…
Bon anniversaire le G4 Cube !
Comme on est le 19 juillet 2019, il est temps de fêter les 19 ans du PowerMacintosh G4 Cube. Une merveille de design et d’ingénierie, mais un échec commercial certain dans l’histoire d’Apple. Pourquoi payer plus cher pour disposer d’une machine certes jolie et silencieuse, mais moins évolutive ? Peut-être pour disposer d’un lecteur CD vertical imitant un grille-pain… ou pour pouvoir ouvrir sa machine à l’aide d’une simple poignée… ou pour bénéficier des enceintes exclusives Harman Kardon Pro Speaker toutes rondes ? Des raisons sympathiques, mais pas suffisantes pour assurer la pérennité de ce modèle, qui sera supprimé de la gamme deux ans plus tard.
Le petit modèle de Power Mac disposait de sa page dédiée sur le site web de la marque. Il y était décrit comme « aussi silencieux qu’une bibliothèque »…
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple commercialisait un chargeur de batteries AA ? Ce chargeur, modèle A1360, fut inscrit au catalogue de la marque de 2010 à 2016, une période où les claviers, souris et trackpads sans fils de la marque étaient conçus pour être utilisés avec des « piles rechargeables », avant que la marque se convertisse aux batteries inamovibles. Vu de l’extérieur, le chargeur ressemblait fortement aux chargeurs d’iPods de tous poils.
Les piles s’avéraient être de simples modèles fabriqués chez Sanyo, les Eneloop HR-3UTG, 1.2V et 1900mAh. Des piles dont Apple disait, je cite : « Contrairement à bien des piles réutilisables, celles-ci ont une extraordinaire durée de vie pouvant atteindre 10 ans. Vous allez enfin pouvoir arrêter d’acheter et de jeter des piles alcalines toxiques à usage unique. Les piles fournies avec le kit Chargeur de piles Apple affichent également un minuscule taux de déperdition d’énergie. Stockées pendant un an au fond d’un tiroir, elles conservent 80 % de leur puissance. Vous ne manquerez donc plus jamais de jus quand vous en aurez besoin ».

Apple expliquait à qui voulait l’entendre que son chargeur était dix fois plus économe que les modèles concurrents. Là encore, je cite le site : « Lorsque le Chargeur de piles Apple recharge vos piles, il en optimise les performances et la durée de vie tout en conservant de l’énergie. Doté d’un système intelligent de gestion de l’énergie, le Chargeur de piles Apple réduit sa consommation une fois que vos piles sont rechargées. C’est donc une des solutions d’alimentation les plus économes en énergie jamais proposées ».
Macintosh II, la plus sage décision en entreprise
Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure de 1988 pour le Macintosh II, présenté comme « la décision la plus sage en entreprise ». Comment en est-on arrivé là ? se demande la marque.
Pour y parvenir, Apple a commencé par répondre aux exigences de ses clients : un processeur rapide, un écran en millions de couleurs, de la mémoire vive par mégaoctets, un disque dur conséquent, des capacités à travailler en réseau… Toutes les options sont envisageables : seule la sécurité n’est pas en option, elle est de série !
Bref : après avoir répondu aux exigences de ses clients, Apple les a dépassées, avec un ordinateur de nouvelle génération. Grâce au MultiFinder, il devient possible de faire tourner plusieurs logiciels et plusieurs tâches en parallèle ; avec HyperCard, chacun peut créer ses propres programmes pour gérer idées et informations ; et avec les ports d’extension NuBus, il n’y a plus de limites au développement de nouvelles fonctions. Sans compter tout ce qu’Apple avait déjà mis au point pour le Macintosh : une interface partagée par tous les logiciels, un affichage WYSIWYG, le copier-coller partagé entre tous les logiciels…
Et si vous avez besoin d’un deuxième avis, lisez donc le rapport rédigé par Peat, Marwick, Main & Co, qui venait à l’époque de fusionner avec KMG pour former le cabinet KPMG. Au risque de spoiler la conclusion, vous pourrez y découvrir que le Macintosh permet en moyenne un gain de productivité de 25%. Appelez le 800-446-3000 pour en recevoir un exemplaire !
Post-Scriptum : avez-vous remarqué que l’écran présenté sur cette brochure porte le nom de « Macintosh II » (alors qu’il n’avait pas de nom en réalité), et que l’ordinateur lui-même n’est pas du tout présenté ?
Avez-vous déclaré votre écran Apple à l’État ?
En 1981, les clients du tout nouvel Apple /// font encore figure de pionniers de l’informatique. Imaginez que même en 1984, à peine 8% des foyers américains disposaient d’un ordinateur ! Il faut dire que rien n’était simple à l’époque. Les ordinateurs étaient encore complexes à appréhender, leur système était toujours basé sur des lignes de commandes à connaître par cœur, et même le simple fait de posséder un écran nécessitait une déclaration d’acquisition ! Nous avons justement retrouvé le formulaire qu’il fallait renvoyer à Apple pour être enregistré dans les fichiers prévus par le Code des Règlements Fédéraux, suite à l’achat de ce premier écran fabriqué par la marque à la pomme.
Dans le sous-chapitre J de son chapitre 21 sur l’alimentation et les médicaments, ce recueil de règles administratives aborde la question des appareils émettant des rayons X. Or les écrans à tube cathodique émettaient ce type de radiations ionisantes nocives pour la santé, certes en très petite quantité, mais suffisamment pour nécessiter un suivi particulier de leur commercialisation (qui cessera ensuite avec l’évolution de la réglementation et l’amélioration de la sécurité des écrans eux-mêmes).
Pour l’anecdote, on se souviendra qu’en France aussi, nous avions connu une situation comparable avec la première borne AirPort, soumise à déclaration ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulation des Télécommunications, en 1999. Il s’agissait à l’époque de protéger les réseaux de télécommunications militaires, bien plus que la santé des utilisateurs…
Jef Raskin et le projet Annie
Jef Raskin n’a pas inventé le Macintosh tel qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est bien à l’origine du projet Macintosh, il a quitté l’aventure dès 1982. Grâce aux archives d’Apple conservées par l’Université de Stanford, nous pouvons nous plonger dans la genèse du Macintosh, tel que Raskin le voyait à l’origine.

Au mois de mai 1979, Jef Raskin rédige un mémo « Réflexions sur la conception d’un ordinateur philanthrope » (antropophilic, dans sa version d’origine). Un ordinateur que Raskin destine à « monsieur Tout le Monde », agréable à utiliser, ne nécessitant aucune connaissance, et pourtant rentable à produire pour Apple. Un ordinateur que l’utilisateur n’aura pas besoin d’ouvrir, avec des périphériques qui se suffisent à eux-mêmes (sans carte d’extension). Et Raskin dresse la liste des tabous : voir les entrailles de l’ordinateur, connecter des cartes, ajouter des milliards de touches au clavier, utiliser le jargon informatique, imprimer de gros manuels (synonymes de logiciels mal fichus), proposer plusieurs configurations, laisser des trous visibles (là où les tournevis, les liquides, les doigts et les perce-oreilles vont se nicher)… Jef Raskin préfèrerait même développer un système en vieux Français plutôt que de voir des câbles dépasser de sa machine ! Et tiens, dix points de plus si l’équipe parvient à faire disparaître le câble d’alimentation !
Raskin envisage la vente de logiciels comme un élément important de la rentabilité de sa machine, puisqu’il ne renonce pas à en faire un ordinateur performant, avec un processeur 8-bits, 64 Ko de mémoire vive, un langage Basic intégré, une horloge temps-réel, sans oublier l’écran, le clavier et le lecteur de disquettes intégré, tout en restant léger (moins de 10 kg) et compact (pour être embarqué comme bagage à main dans un avion).
Bref, en un mot : faire un ordinateur abordable, dans tous les sens du terme.
Dès septembre 1979, dans un second mémo, Jef Raskin répond à une proposition de ne plus utiliser des noms féminins pour les projets d’Apple, mais des variétés de pomme. Il choisit alors le nom Macintosh. Une décision qui tient en une ligne et qui marquera l’informatique pour les décennies à venir.

Très organisé, Raskin prévoit dès l’origine l’archivage de tous les documents relatifs au Macintosh, afin de disposer à tout instant d’un catalogue des informations pertinentes pour son développement. Chaque document doit être conservé selon son numéro de version, et chaque paragraphe doit être numéroté. Mieux : ces documents doivent être archivés sous forme informatique, en respectant un formalisme précis, afin de faciliter les futures mises à jour.
Le même jour, Raskin définit les nouveaux objectifs de son projet. Il veut créer le premier ordinateur portable : un ordinateur personnel, très abordable et simple à utiliser. Il voit déjà une poignée pour le transporter, une offre en plusieurs couleurs, un écran rétractable… Raskin se positionne non seulement face à la concurrence, mais également au sein de la gamme d’Apple, pour atteindre un volume de vente inédit. Raskin espère le vendre 500 dollars, et même 300 dollars après 18 mois de production.
Pour y parvenir, le Macintosh doit être fiable, simple à produire, à tester et à réparer, esthétiquement parfait, bien documenté, aisément compréhensible. Une batterie devait être disponible, pour tenter d’atteindre six heures d’utilisation nomade. Raskin le voulait également évolutif : de nouveaux logiciels devaient pouvoir y être installés sans nécessité de modifier le matériel. À ce titre, la mémoire devait par exemple être définitivement fixée pour que l’utilisateur n’ait pas à s’interroger sur la compatibilité de son système avec les logiciels proposés. Parmi les logiciels souhaités par Raskin : un livre de compte, de nombreux jeux, un traitement de texte, des protocoles de communications, des logiciels éducatifs, un agenda électronique, un répertoire de contacts, des logiciels professionnels, une calculatrice scientifique…
Tout le reste était encore en réflexion. Pour l’écran, Raskin en faisait presque un élément secondaire : à l’époque, l’idée d’intégrer une imprimante plutôt qu’un écran le travaillait encore, avec la possibilité d’intégrer une connexion pour relier le Macintosh à la télévision. Pour le stockage : disquettes, mémoire à bulles, cassettes ? Pour l’interface : un clavier, bien sûr, mais aussi un microphone, un joystick, une tablette graphique ? Très en avance sur son temps, Raskin envisageait même la présence de capteurs de pression, d’humidité et de température. Quant aux périphériques optionnels, comme des haut-parleurs, des lecteurs de cartes ou de disque optique, ils devaient pouvoir être solidarisés avec le Macintosh, afin que celui-ci reste transportable.
Et le tout devait être prêt pour l’automne 1981, avec un délai raccourci de 6 mois pour arrêter le design définitif de l’ordinateur, puis un an de développement sur les prototypes. Jef Raskin quittera finalement l’aventure dès 1982, car son idée originale, basique et peu coûteuse, lui avait échappé pour devenir une machine innovante et coûteuse sous la férule d’un Steve Jobs un peu despotique.
Souvenir – SimpleText
Et vous, avez-vous connu le logiciel SimpleText, descendant de TeachText et ancêtre de TextEdit ? Il accompagna les Macs du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, et permettait d’ouvrir des petits fichiers de texte, inférieurs à 32 Ko, notamment les fameux fichiers « Lisez-moi » ou « Read me » qui accompagnaient les logiciels à l’époque. Pour y coller une image, il fallait d’ailleurs jouer avec ResEdit, coller l’image dans une ressource PICT, et inclure un espace insécable (option-espace) dans le texte pour faire apparaître l’image…
Et si vous pensez que SimpleText ne savait rien faire d’autre qu’ouvrir et modifier les fichiers en texte brut, détrompez-vous : il reconnaissait de nombreux formats de fichiers, parmi lesquels les modèles QuickDraw 3D, les fichiers HTML (qui ne contiennent en fait que du texte), les fichiers de texte en lecture seule, les images PICT (bitmap ou vectoriel) et, de manière générale, tous les formats reconnus par QuickTime (MOV, MP3, AIFF, Gif, JPEG, etc.) après une rapide conversion. Finalement, l’air de rien, SimpleText était un peu l’ancêtre de « Aperçu »…
Les photos du Mac Plus
Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera à ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : aujourd’hui, nous vous présentons les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Vous verrez demain que les éditions suivantes abandonneront ces photos un peu datées pour des croquis plus intemporels.
Bon anniversaire l’iPod 3G !
15 ans déjà qu’Apple a présenté l’iPod 3G, qui reste sans doute le plus étonnant des baladeurs que la marque à la pomme a produits.
Il est le premier à utiliser le connecteur dock, ce qui a permis de se passer de l’imposante prise FireWire 400 des premières générations, et d’amincir nettement l’appareil. Côté connectique, s’il peut être synchronisé en USB, sa charge n’est possible qu’en FireWire. Vous avez le choix : le brancher directement par le connecteur dock, ou par l’intermédiaire du dock, fourni de série dans la boîte.
Surtout, il reste le seul à avoir testé les boutons déportés au-dessus de la molette tactile. Le seul également à avoir utilisé le rétroéclairage rouge des boutons de navigations, preuve que leur utilisation n’était pas intuitive. Le seul à être présenté de façon nocturne sur la boîte cubique, tous feux allumés. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est également le seul iPod dont la boîte cubique est légèrement plus grande que les autres : 15,6cm de côté contre 14,8 pour les premières générations, et les suivantes jusqu’au 5G. Allez savoir pourquoi…
Encore des souris de Lisa sur eBay
Si le cœur vous en dit, et si le portefeuille s’y prête, c’est peut-être le moment d’acquérir une véritable souris originale de Lisa, ce précurseur du Macintosh commercialisé avec difficultés en 1983. Nous vous en avions déjà présenté une sélection juste avant Noël, mais de « nouveaux » modèles sont arrivés.
En voici par exemple un modèle numéroté 6844, que son propriétaire propose à 678 euros, plus 20 euros de frais de port.
Il y en a également une seconde, numéro de série 12552, à un prix similaire — comptez quand-même toujours 600 dollars, ou 700 euros avec les frais de port et d’importation…
Cette souris avait été dessinée par Bill Dresselhaus, le designer du premier Lisa. Parmi les différences avec le modèle du Macintosh, il y a cette bille qui était en métal recouvert de caoutchouc pour le Lisa, alors que son successeur se contentait d’une sphère toute en caoutchouc.
Les raccourcis-clavier du Mac en 1988
En 1988, le Macintosh avait déjà atteint un bon niveau de maturité. Le Macintosh SE et le Macintosh II, premiers Macs évolutifs, disposaient alors du Système 6, une version très stable et très complète du système. Voici la fiche de référence qu’Apple proposait à l’époque avec ses ordinateurs. Fidèle à sa réputation de cohérence, Apple a conservé la plupart des raccourcis-clavier de l’époque jusqu’à maintenant.
Le raccourci Commande-N du Finder ne permet plus de créer un nouveau dossier, mais ouvre une nouvelle fenêtre depuis Mac OS X. Certains des raccourcis les moins connus sont toujours actifs : un clic sur une case de fermeture avec la touche Option appuyée ferme toujours toutes les fenêtres, et le déplacement d’une fenêtre avec la touche Commande appuyée évite toujours de la faire basculer au premier plan. Même un raccourci lié au MultiFinder est toujours utile : il consiste à double-cliquer sur un fichier avec la touche Option appuyée pour l’ouvrir et faire disparaître la fenêtre du Finder qui le contenait.
L’utilisation de la touche Commande appuyée lors du démarrage, qui permettait de désactiver temporairement le MultiFinder, n’existe plus. En revanche, associée à d’autres touches, elle permet de modifier le processus de démarrage : en mode single-user (S), en mode Détaillé (V) ou sur la partition de Recovery OS (R).
Les combinaisons Commande-Maj-0, Commande-Maj-1 et Commande-Maj-2 qui permettaient d’éjecter les disquettes des trois lecteurs sont aujourd’hui inutilisées. En revanche, on peut toujours faire des copies d’écran avec les raccourcis Commande-Maj-3 et Commande-Maj-4 : à l’époque, ces raccourcis permettaient d’enregistrer l’écran en format MacPaint, ou d’envoyer à l’impression toute la fenêtre active. Il y avait même un raccourci pour imprimer tout l’écran sur l’ImageWriter : il suffisait d’activer la touche Majuscules bloquées en plus du raccourci précédent !
Enregistrer un produit Apple en 1980
Aujourd’hui, quand on achète un produit Apple, on s’enregistre auprès d’Apple sans même s’en rendre compte. Il suffit de relier son nouvel iPhone, ou son iMac, à son compte Apple/iCloud, pour qu’il soit enregistré auprès d’Apple. Mais comment faisait-on il y a quarante ans ? Hé bien on envoyait un formulaire par courrier, tout simplement. Un formulaire qu’on avait auparavant rempli au stylo, avec des numéros de série et des informations personnelles.
Apple en profitait pour proposer un exemplaire de découverte d’Apple Orchard, son premier magazine, dont le titre signifiait « Verger de pommes » (magazine auquel succèdera Apple on Apples). Et quitte à faire d’une pierre trois coups, Apple rappelait aussi les conditions d’application de sa garantie pièces et main d’œuvre de 90 jours.
La pub du dimanche – Le PowerBook G4 17 pouces
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une autre publicité de 2003 pour le PowerBook G4 17 pouces. C’était le premier ordinateur portable à proposer un tel écran, et le premier à offrir un boîtier en aluminium, plus solide que le titane du modèle 15 pouces, dont la peinture avait tendance à s’effriter.
En 2006, Apple assurera même le passage de la gamme aux processeurs Intel, avec le MacBook Pro 17 pouces et son Intel Core Duo à 2.16 Ghz, pour 2899 euros. Après plusieurs mises à jour, le modèle 17 pouces disparaîtra officiellement de la gamme le 12 juin 2012.
L’Apple Expo à Londres en 1997
SI vous êtes un fidèle lecteur de l’Aventure Apple, vous connaissez sans doute déjà bien l’Apple Expo, ce salon annuel qui réunissait à Paris les utilisateurs, particuliers et professionnels, autour de la gamme Apple. Mais savez-vous que par deux fois, le salon s’est également exporté à Londres, en 1997 et 2000 ? De 2002 à 2007, l’événement s’était également tenu, mais sous le nom de MacExpo London. Et justement, nous avons retrouvé quatre panoramas QuickTime VR de la première édition de ce salon londonien, qui s’était déroulé dans le Palais des Expositions de l’Olympia.
Ces panoramas avaient été réalisés par Full Moon Digital, une entreprise britannique dont l’activité de développement allait d’internet au multimédia. Comme toujours, pour pouvoir lire ces panoramas dans lesquels on pouvait naviguer à la souris, il nous a fallu les transformer en un seul film…
AppleLink, le réseau d’Apple avant Internet
Connaissez-vous AppleLink ? Apparu en 1985, ce service permettait de connecter les revendeurs Apple aux serveurs de la marque, puis les développeurs, et même de simples utilisateurs. Il avait rempli son office jusqu’en 1994, avant de laisser sa place à eWorld. AppleLink était basé sur un logiciel permettant de visualiser les données proposées par la marque, à la manière des dossiers et fichiers du Finder. Pour cela, Apple avait dû développer un format de fichier particulier, adapté aux fichiers du Macintosh (avec leurs ressources et leurs données séparées). AppleLink offrait également un service de messagerie.
Voici justement une brochure américaine datant de 1988, présentant ce service lors de son ouverture au grand-public. Apple vantait la possibilité de poser des questions au service après-vente de la marque, d’assister à des conférences, de discuter avec d’autres utilisateurs, et de télécharger des logiciels gratuits ou des versions de démonstration. AppleLink offrait aussi des services boursiers, des actualités et informations sportives, ou encore des réservations de voyages, autant de services fournis par Quantum Computer Services (l’ancien nom d’AOL).
Pour participer à cette aventure, il suffisait d’ajouter un modem à son ordinateur (Macintosh ou Apple IIe, IIc ou IIGS), par exemple l’excellent Apple Personal Modem. Il fallait aussi penser à demander au revendeur le coût de la connexion : pas moins de 15 dollars de l’heure de connexion…
Et vous savez le plus beau ? En 1991, AppleLink utilisé sur un Macintosh Portable avait permis d’envoyer le premier e-mail depuis l’espace ! Les astronautes Shannon Lucid et James Adamson avaient pu envoyer quelques lignes, retransmises grâce au système de connexion de la navette Atlantis. C’est lors de la même mission qu’avait été tournée cette courte vidéo où l’on voit une disquette éjectée par le Macintosh Portable, en apesanteur !
Publicité : Macintosh et Lotus Jazz
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double-page de 1985 que nous exhumons. Elle vante les mérites du tout nouveau logiciel Jazz, développé par Lotus spécifiquement pour le Macintosh 512 Ko. Grâce à cette quantité impressionnante de mémoire vive, il devenait possible de faire plusieurs choses au sein d’un même logiciel : tableur, grapheur, gestionnaire de fichiers, traitement de texte, et programme de communication : bref, c’était un peu comme Claris Works avant l’heure!
Nos lecteurs les plus attentifs se souviendront qu’Apple avait teasé le lancement de ce logiciel quelques mois auparavant, dans sa brochure présentant le Macintosh 512 à ses revendeurs. Elle précisait alors que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !
Il y a 36 ans, la première LaserWriter
Si l’on en croit les fiches techniques d’Apple, cela fait très exactement trente-six ans aujourd’hui que la première imprimante LaserWriter a été lancée.

Elle représentait une véritable révolution dans le domaine de l’impression, offrant pour la première fois la qualité de l’imprimerie professionnelle aux particuliers. Apple l’avait d’ailleurs lancée avec l’objectif de révolutionner le monde de la publication, en lien avec la gestion des polices vectorielles et l’impression laser mise au point par Canon pour ses photocopieurs. Le principal point fort d’Apple, c’était la qualité d’impression, qui dépassait tout ce que l’on pouvait trouver dans le (tout) petit monde de l’impression laser alors toute balbutiante.
Pour y parvenir, Apple n’avait pas lésiné sur les moyens, à tel point que le magazine InfoWorld décrivait la LaserWriter comme un croisement entre un Macintosh et un photocopieur : un monstre doté d’un processeur Motorola 68000 à 12 Mhz, plus puissant que celui équipant le Macintosh, et 1,5 Mo de mémoire vive, quand le Mac n’en intégrait encore que 128 ou 512 Ko ! Toute cette puissance était nécessaire pour décoder les pages décrites au format vectoriel PostScript (mis au point par Adobe). Si bien qu’une page A4 en 300 dpi, soit environ 8 millions de pixels, n’occupait que 4 à 8 ko de mémoire, avant un intense calcul nécessaire au rendu de la page. Le prix était à la hauteur des spécifications : 7000 dollars, soit autant que trois Macintosh 128 !
Cursor /// contre Cursor ///
Suite à la mise aux enchères d’un exemplaire de joystick Apple Cursor /// sur eBay, dont nous avons parlé mardi, une petite polémique a éclaté. Alors que le vendeur d’eBay parle d’un exemplaire unique et jamais-vu, un certain Yesterbits a publié sur Twitter une photo de sa propre collection qui contient non pas un, mais deux Cursor ///, et avec leurs cartons !
Sauf qu’en y regardant de plus près, ce produit qui porte le même nom que celui d’Apple, et qui lui ressemble à s’y méprendre, n’est pas une production de la marque à la pomme, mais d’une autre marque, The Keyboard Company, une entreprise qui n’a pas survécu jusqu’à nos jours. Si une entreprise du même nom vend toujours des souris et des claviers, elle n’a été créée qu’en 1989. Celle qui produisait le joystick Cursor /// avait été créée dès 1978 par Michael Muller, à l’invitation de Steve Jobs qui cherchait un sous-traitant pour les claviers de l’Apple II. Dès l’été 1980, The Keyboard Company avait été rachetée par Apple, pour devenir l’Accessory Products Division (APD), non sans avoir entre-temps imaginé le fameux joystick Cursor ///, qu’Apple avait choisi de commercialiser dans son propre réseau. Si l’on en croit le récit qu’il en fait lui-même, Michael Muller avait supervisé ensuite la création de l’ImageWriter, de l’écran de l’Apple III (et du support qui permettait de l’adapter à l’Apple II), avant de gérer la production des souris et claviers du Lisa et du Macintosh.
Une recherche permet aisément de trouver d’autres photos du Cursor ///, comme ces deux vues. L’étiquette inférieure n’est pas celle d’Apple, le logo de la marque est manquant sur le dessus, et l’un des deux boutons est remplacé par un levier.


Un petit détail coince cependant dans le récit de Michael Muller. Comme souvent, c’est Google Books qui nous offre cette petite trouvaille, un article d’InfoWorld paru le 23 novembre 1981 et annonçant la commercialisation du Cursor /// et de son clone, le Joystick II. Or, à l’époque, l’entreprise était censée avoir disparu…
Les sites enregistrant les marques déposées, comme Trademarkia ou Justia, indiquent également des dates discordantes, comme un dépôt du logo en août ou en décembre 1981,après une première utilisation en février 1980. Un lecteur pourra-t-il nous en dire plus ?
Bon anniversaire l’eMac !
Le 29 avril 2002, Apple lançait l’eMac, son arme secrète pour renforcer sa position dominante mais contestée au sein des établissements scolaires, face au déclin de la première gamme d’iMacs, et au prix assez élevé des nouveaux iMacs G4 « Tournesol ». La machine était équipée d’un écran de 17 pouces à tube cathodique plat, d’un processeur à 700 Mhz, et des connectiques de l’iMac « Luxo » : 3 USB, 2 FireWire, l’Ethernet et une sortie miroir pour un écran. En entrée de gamme, équipé d’un simple lecteur CD, l’eMac voyait son prix fondre à 999 dollars pour les établissements scolaires.
L’eMac aura une fin de vie difficile en 2006 : depuis longtemps déjà on lui reprochait d’être le dernier modèle d’Apple équipé d’un tube cathodique, polluant et gourmand en énergie. Et puis voici qu’on apprend qu’il vieillit mal : des soucis d’affichage apparaîtraient au bout de quelques mois… Apple reconnaît le problème et rappelle les modèles pour réparation. Comme si ça ne suffisait pas, il faudra ensuite qu’on accuse l’eMac d’embarquer des substances dangereuses, le rendant impropre à la vente en Europe. C’était trop pour un seul modèle. L’eMac laissera finalement sa place à un iMac Core Duo « éducation » le 5 juillet 2006.
Bon anniversaire, les Power Macs de 1995
Le 7 août 1995, durant la MacWorld Expo de Boston, Apple dévoilait une mise à jour de sa gamme Power Macintosh. Les modèles 7200, 7500 et 8500 venaient remplacer les 7100 et 8100 en milieu de gamme (le très puissant 9500 avait été lancé un peu plus tôt). Le 8500 était un peu moins puissant que le 9500, mais disposait de plus de connectiques dédiées à l’audio et à la vidéo, tellement puissantes que les disques durs de l’époque étaient incapables de délivrer un flux suffisant pour suivre le rythme !
À défaut de vidéo, il était tout de même possible de se mettre à la publication assistée par ordinateur, par exemple en profitant de cette offre proposée en 1996 par Apple France. Un Power Mac 8500/120 avec QuarkXpress pour 40.000 francs TTC, y compris le Système 7.5.3 en Français, c’était cadeau ! Comment ça, un écran ? Ha non, l’écran, monsieur, c’est en supplément !
La boîte de disquettes Test Drive a Macintosh sur eBay
Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté une des pièces de notre collection, le boîtier qui permettait de transporter les disquettes de démonstration prêtées lors de l’opération « Test Drive a Macintosh ». Il se trouve qu’il y en a justement un actuellement sur eBay, ce qui est assez rare pour être signalé. Pensez à interroger le vendeur avant d’enchérir : il n’indique que les frais de port vers les États-Unis, mais peut-être acceptera-t-il un envoi vers nos contrées ?
Et si vous voulez des disquettes et cassettes pour compléter, on en trouve très régulièrement sur eBay, il suffit de demander !
Des clones d’Apple II sur eBay
Devant le succès de l’Apple II, de nombreux constructeurs eurent l’idée de le cloner, en achetant les composants directement auprès des fournisseurs de la marque. Il ne leur restait qu’à écrire un système d’exploitation et la mémoire morte (ROM) correspondante… ou à « emprunter » ceux-ci en les copiant directement sur l’original. À l’exception de quelques modèles construits sous licence (comme celui de Bell & Howell pour les établissements scolaires), tous ces clones étaient rigoureusement illégaux et poursuivis comme tels par Apple. On en trouve aujourd’hui des brouettes entières sur eBay, en voici quelques exemples.
Voici par exemple l’Ananas, modèle européen d’un clone plus connu sous son nom original de… Pineapple (Apple parviendra ultérieurement à forcer la marque à changer son nom pour Pinecom). Il s’agissait d’un clone d’Apple II+, sorti en 1982. Ce modèle est assez surprenant, au point que son vendeur se demande s’il ne s’agit pas d’un Apple II d’origine, dont seule l’étiquette aurait été modifiée. La marque est plus connue pour avoir produit un modèle moins ressemblant, avec un clavier étendu. Comptez 520 euros.

Plus connu, voici un clone produit par la marque Franklin, qui lui valu un procès de plus de cinq ans avec Apple. La marque ne s’était pas cachée d’avoir simplement copié la ROM d’Apple, affirmant qu’une puce informatique n’était finalement qu’une suite de contacts ouverts ou fermés, ne pouvant pas faire l’objet d’une propriété intellectuelle… Son propriétaire en demande 195 dollars.

Moins connu, voici le modèle Base64a, lui aussi parfaitement compatible avec l’original, à tel point que l’une des photos de l’annonce présente l’écran avec la mention « Apple ][ with 64k of memory ». Ce modèle était enrichi d’un clavier étendu, avec une touche F1/F2 qui avait permis au constructeur d’assigner une fonction secondaire à chaque touche du clavier. Un logiciel basique de traitement de texte avait aussi été intégré dans la ROM. Comptez 600 dollars avec sa boîte d’origine.

Si vous êtes fortuné, vous pourrez acquérir ce clone bulgare de l’Apple II, l’IMKO 2, vendu environ 3660 euros avec son écran. Il s’agissait d’un modèle de la marque Pravetz qui, comme nous le rappelle AppleFritter, produira aussi des clones de Z80 et d’Oric Atmos, avant de se tourner vers le compatible-PC.

Dans un autre style, voici l’Intertek System IV. S’il s’agissait bien d’un clone de Z80, il pouvait être équipé d’une carte d’extension le rendant pleinement compatible avec l’Apple II. Cette carte était en fait un Apple II complet, avec son processeur, sa mémoire et sa ROM. Comptez 500 dollars pour ce modèle.

Toujours pour 500 dollars, voici maintenant l’OS-21, dont on ne sait pas grand-chose. Si l’on en croit le site Epocalc, il s’agit d’un modèle produit par la firme canadienne O.S. Micro Systems Inc.

Évidemment, ce marché parallèle était également alimenté en accessoires de toutes sortes, comme ce joystick presque identique aux modèles d’Apple dont nous avons déjà parlé. Il s’agit d’un accessoire de la marque bulgare Pravetz. Comptez 35 dollars pour ce modèle dans sa boîte.

Publicité : le Workgroup Server
Le dimanche, c’est publicité ! Comme on a déjà parlé de la Révolution dans une précédente publicité, on se contentera en ce 14 juillet d’une publicité de 1994 pour la gamme de serveurs Workgroup Servers : les modèles à processeurs 68k (AWS 60, 80 et 95) et ceux à processeurs PowerPC (AWS 6150, 8150 et 9150). Ces serveurs, et le système qui les animait, permettaient d’aller au-delà des limites habituelles des réseaux AppleTalk : serveur d’impression, messagerie, sauvegarde, sans oublier Apple Remote Access pour rejoindre le réseau local grâce à un accès distant.
Ellen Feiss, la switcheuse hallucinée
Nous n’avions pas eu l’occasion de parler sur ce blog de la campagne « Switch ». Il est temps de réparer cet oubli. En 2002, Apple souhaitait donner la parole à de vrais utilisateurs passés de Windows au Macintosh, et lançait un appel à témoins sur son site.
À partir de ces témoignages, Apple pu monter quelques publicités, ainsi qu’une page dédiée de son site web. On y découvrait des utilisateurs ravis d’avoir changé de crémerie, d’avoir quitté les bugs, les plantages, les incompatibilités, et d’avoir découvert l’univers du Macintosh. Rapidement, ce furent des dizaines de spots et encore plus de témoignages qui furent diffusés.
Et c’est là-dessus que débarque Ellen Feiss, une lycéenne de 15 ans pour qui le web entier se prend de passion : hébétée, presque hallucinée, elle ne passe pas inaperçue ! Bip bip bip bip ! Et non, Ellen n’était pas droguée durant le tournage, juste bien fatiguée, et en pleine allergie de saison !
Comme les autres Switchers, Ellen Feiss disposait de sa propre page sur le site, présentant son témoignage (véridique, a-t-elle confirmé depuis). Un petit récit et une présence à l’écran qui lui vaudront un Fan Club, des parodies, mais pas de carrière internationale au cinéma…
Allez, le meilleur pour la fin : pour répondre à cette série de spots, Microsoft avait lancé sa propre campagne. Manque de chance, des petits malins avaient reconnu parmi les témoins, une chargée de communication d’une filiale de Microsoft ! Pire : la photographie illustrant le témoignage était issue d’une banque d’images !
Liens : Wired ; CNet ; Technofileonline
Bon anniversaire les PowerBook 500
Le 16 mai 1994, Apple présentait sa nouvelle gamme d’ordinateurs portables. Remplaçant les PowerBooks 165 et 180 (et leurs version avec écran couleurs, le 165c et le 180c), cette nouvelle gamme était composée du PowerBook 520 (processeur 68LC040 à 25 Mhz) et du PowerBook 540 (33 Mhz), tous les deux disponibles en écran 9.5 pouces (matrice passive pour le premier, matrice active pour le second), en noir et blanc ou en couleurs (versions 520c et 540c). Ils seront rejoints plus tard, mais uniquement au Japon, par le PowerBook 550c qui troquait le processeur à basse consommation Motorola 68LC040 par un véritable 68040 et gagnait un écran 10.4 pouces. Pour la première fois, un Macintosh portable disposait de haut-parleurs stéréo, d’un trackpad (à la place du trackball) et d’un processeur sur carte-fille, permettant son remplacement futur (les processeurs PowerPC commençaient à infuser dans la gamme Macintosh de bureau).

Les PowerBooks de la série 500 bénéficieront en 1996 d’une mise à jour sous forme de carte PowerPC optionnelle. Ainsi équipés de processeurs PowerPC 603e à 100 Mhz (carte Apple) voire 117 puis 167 et même 183 Mhz (Newer Technology), ils resteront dans la course face au PowerBook 5300 !
Les autocollants pour clavier japonais d’Apple
En 1995, quand Apple commercialise sont kit logiciel permettant de taper et d’afficher du texte en japonais dans son Système 7, elle fait le choses bien. Elle intègre tout le nécessaire dans une belle boîte comme elle savait le faire à l’époque, avec un CD ou 12 disquettes d’installation.
Dans la boîte, outre les épais modes d’emploi (également typiques de cette époque où les modes d’emploi en PDF n’étaient pas encore la norme), ou pouvait trouver une feuille d’autocollants transparents à installer sur son clavier. Après avoir bien nettoyé chaque touche, il suffisait d’y apposer chaque autocollant, dans l’ordre indiqué (pour le clavier US). Apple précisait que les autocollants étaient amovibles, mais non-réutilisables.
Un peu de culture pour finir : voilà ce que dit Wikipedia au sujet des Kanas : les kanas sont des caractères de l’écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l’alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s’utilisent conjointement aux kanjis (les caractères d’origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n’est pas en usage avec les kanjis — sauf dans le cas des ateji.
La gamme Apple en 1998 (avec le premier Apple Studio Display)
Si je vous demande quel produit a révolutionné la gamme Apple en mai 1998, il y a de fortes chances que vous me parliez de l’iMac, présenté le 6 de ce mois-là. Rien de tel dans cette brochure, certainement imprimée quelques jours trop tôt… Alors on se console avec l’une des seules apparitions publiques du magnifique écran « Apple Studio Display », premier du nom, qui était encore tout gris : il ne deviendra bleu qu’avec la sortie du Power Macintosh G3 « Blue and White » en janvier 1999, puis graphite à la sortie du Power Macintosh G4 en août 1999.
Pour le reste, la gamme était d’une sobriété absolue. Un seul Power Macintosh, disponible en format mini-tour ou bureau ; un PowerBook Serie G3 et son prédécesseur resté au catalogue ; un serveur G3, une imprimante laser haut-de-gamme et trois écrans. Steve Jobs était passé par là, avec sa volonté de rationaliser le catalogue pour assurer la survie de la gamme. Les lecteurs les plus observateurs auront peut-être remarqué que l’appareil photo numérique QuickTake, pourtant supprimé du catalogue, était encore cité parmi les copyrights de la brochure.
Apple, partenaire des MTV Music Awards 1995
Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.
Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.
Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).
AppleDesigns, un monde disparu
Avant le grand ménage de 1998 et l’apparition de l’Apple Store en-ligne, Apple avait déjà une petite boutique sur le web : AppleDesigns, un site dédié à la vente d’objets publicitaires aux couleurs de la marque et de ses différentes branches, du Newton à Mac OS.
Sur ce site, à l’adresse http://www.appledesigns.com (qui appartient toujours à la marque mais n’est plus utilisé), il était possible de commander toutes sortes de goodies, du t-shirt à la casquette, en passant par les porte-clés, les sacs et les montres. Le site 9to5mac.com en a récupéré quelque copies d’écran et le site web.archive.org permet de naviguer dans une version archivée, hélas très incomplète.
A partir de la fin de l’année 1998, le site avait disparu et laissé a place à un message annonçant l’arrivée prochaine de l’Apple Store Merchandise, qui n’a finalement jamais vu le jour.
La brochure de Test Drive a Macintosh au Royaume-Uni
L’Aventure Apple continue d’enrichir sa collection relative à l’opération « Test Drive a Macintosh ». Après le kit prêté aux premiers testeurs (avec son livret, ses disquettes et sa cassette), après la boîte de disquettes, voici la brochure version anglaise. Elle accompagnait un courrier envoyé à certains contacts de la marque, afin de les inviter à venir emprunter un Macintosh chez leur revendeur le plus proche.
Cette brochure s’ouvrait en deux, révélant une panonceau « Ne pas déranger – Essai en cours », puis à nouveau en deux, sur une quadruple page : « Voici votre chance d’emporter Macintosh pour un test gratuit ».
Apple vous proposait de vous relaxer avec l’un des plus puissants ordinateurs au monde, dans le confort de votre maison. Vous pouviez ainsi découvrir la facilité d’utilisation de sa souris et sa large gamme de logiciels, sans avoir besoin d’apprendre de longues listes de commandes !
Le carton de Noël du Macintosh
Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.
Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.
Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536
Quand le succès du Mac déteignait sur le Lisa
Août 1984. Le Macintosh est commercialisé depuis le début de l’année, et cohabite au catalogue d’Apple avec le Lisa, l’Apple IIc et l’Apple IIe. En revanche, l’Apple /// vient juste d’être éjecté pour faire un peu de place sur les étagères. C’est le moment que choisit la revue InfoWorld pour publier un article très instructif intitulé « Le succès du Mac déteint sur le Lisa ». Et voici ce que disait cet article.
En 1983, Le Lisa était un vrai problème pour Apple. Coûtant 10.000 dollars, utilisant des disquettes spécifiques, il ne se vendait pas bien. Quasiment un échec. Et puis le Macintosh est arrivé en janvier 1984, pour 2.500 dollars, avec une lecteur de disquettes Sony standard, et Apple en a profité pour revoir le Lisa et lui offrir le même lecteur, pour un prix largement réduit, sous le nom de Lisa 2. Pour Apple, le Macintosh est un peu comme une Volkswagen, tandis que le Lisa est une Porsche. Ou un « Big Mac ». Et les clients apprécient : le Lisa 2 est en rupture de stock dans certaines boutiques, notamment le modèle équipé d’un disque dur interne de 10 Mo.
Le Lisa 2 est accompagné par les logiciels de la suite « Lisa 7/7 » : Lisa Write, Lisa Draw, Lisa List, Lisa Project, Lisa Graph, Lisa Calc et Lisa Terminal. Le tout pour 695 dollars, beaucoup moins cher que la suite Lisa Office System qu’elle remplace. Le copier-coller y est largement généralisé entre les logiciels, contrairement à son prédécesseur, et Lisa Write dispose maintenant d’un correcteur d’orthographe. Mieux : Lisa 7/7 est capable d’imprimer sur une imprimante en couleurs, malgré son écran en noir et blanc : la couleur de chaque élément est choisie dans un nouveau menu dédié.
Mais la sortie de Lisa 7/7 marque aussi, chez Apple, la fin du développement dédié au Lisa. Tout porte à croire que le Lisa va se rapprocher du Macintosh, notamment grâce au programme MacWorks qui transforme le Lisa en puissant Macintosh. Il doit d’ailleurs évoluer pour permettre de gérer sur le Lisa 2 les applications des deux systèmes en parallèle. Un gros travail est donc fait avec les développeurs pour vérifier que leurs applications Mac fonctionnent correctement sur le Lisa avec MacWorks. Pour parvenir à ses fins, Apple a fusionné les deux équipes de développement, au sein de la division Apple 32 (dont nous avons déjà parlé par ici). Et tout le monde travaille désormais pour le Macintosh, y compris dans le but d’assurer un jour la migration des données de Lisa 7/7 vers le Macintosh. On attend aussi la sortie d’Applebus, le système de réseau local peu coûteux que promet la marque (et qui sera renommé AppleTalk au tout dernier moment). Grâce à ce réseau, un Lisa doit pouvoir devenir serveur de fichiers pour les Macs situés autour de lui. D’autant plus qu’on annonce un disque dur de 74 Mo pour bientôt (comptez tout de même 9000 dollars avec son système de sauvegarde sur bande).
Pendant ce temps, 250 compagnies développent des logiciels pour le Macintosh, contre quelques poignées pour le Lisa, principalement dans des domaines professionnels, notamment en raison des capacités graphiques du Lisa et de son grand écran. Mais aussi en raison de sa mémoire vive, qui permet d’ouvrir des documents plus volumineux : LisaWrite gère des textes de 80 pages quand le Macintosh se contente de 10 ; LisaDraw gère quatre fois plus d’objets que MacDraw. Et surtout, le Lisa est la seule plateforme de développement pour le Macintosh, dont la mémoire est insuffisante pour cette tâche. Alors, que reste-t-il au Macintosh ? La gestion du son : le Lisa n’est pas équipé de la puce spécialisée dans l’audio dont dispose le Macintosh, et reste muet avec les applications dédiées.
Ironie de l’histoire : grâce à sa mémoire vive et à MacWorks, le Lisa 2 sera donc le premier « Mac » compatible avec les applications développées pour le futur « Fat Mac » (qui sera commercialisé peu après sous le nom de Macintosh 512K). Et déjà, Lotus prévoit que son application dédiée au Macintosh (qui sera finalement dénommée Lotus Jazz) pourra tourner sur le Lisa 2 avant même la sortie du Mac compatible !
La WristMac de Seiko, vingt-cinq ans avant l’Apple Watch
Il y a un an, sur le club iGen, j’ai proposé deux articles s’inscrivant dans une série dédiée à l’Apple Watch : un historique des montres intelligentes depuis leur apparition dans les bandes dessinées, et une galerie des premières montres Apple, de l’époque où il ne s’agissait que d’objets publicitaires aux couleurs de la marque.
Dans la longue litanie des montres plus ou moins intelligentes et plus ou moins connectées, il y en a une qui m’avait échappé : la WristMac, fabriquée par Seiko en 1989. Il s’agissait de la version Mac de la PC-Datagraph, également connue sous le nom de RC-4500. Une montre dotée d’un écran qui affichait l’heure, mais aussi deux lignes de 12 caractères.

Elle se connectait sur le port série du Macintosh, au moyen d’un adaptateur venant se fixer sur la montre. Le logiciel WristMac — en réalité, une simple pile HyperCard ! — venait compléter le système et permettait d’enregistrer et modifier de très courts textes stockés dans la mémoire de la montre. Le site Macintosh Repository permet de télécharger ce logiciel.

Pour voir la montre en action, direction la page Flickr de Pinot & Dita. Pour lire le mode d’emploi, rendez-vous dans la Buxton Collection, hébergée sur le site de Microsoft ! Vous y apprendrez que la WristMac permettait d’associer des textes de 12 caractères à des alarmes, au besoin répétées chaque jour ou chaque semaine, mais aussi de créer un répertoire associant des noms et des numéros de téléphone, ou encore de créer de simples textes groupés par thèmes.
La montre avait été proposée en trois modèles (la WristMac à 225 dollars, l’Executive WristMac étanche à 295 dollars et la Pocket WristMac qui avait rejoint la gamme un peu plus tard). Malgré l’enthousiasme de certains chroniqueurs, MacWorld avait élu la WristMac « produit le plus inutile de l’année » dans son édition de janvier 1990. La montre avait disparu des radars courant 1992.
Publicité : Apple Remote Access
Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.
Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.
Bon anniversaire le PowerCD !
Le 22 mars 1993, Apple commercialisait un étrange lecteur de CD multifonction. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak. Il s’agissait d’un appareil conçu par Philips (et commercialisé par cette marque sous le nom de CDF-100), simplement réhabillé par Apple. Nous vous avons déjà rapporté ce que le magazine Apple News en disait à l’époque.
Cet appareil était surtout la première création d’Apple totalement autonome, ne nécessitant pas de Mac pour fonctionner. Il était possible de s’en servir au salon, branché à la chaîne hi-fi et à la télévision. Il était d’ailleurs accompagné des premières enceintes autonomes d’Apple, les AppleDesign Powered Speakers, elles-aussi parfaitement compatibles avec toute installation audio. C’est bien sûr l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, qui nous fait découvrir cette parenthèse de l’histoire d’Apple, engagée en 1992, visant à créer des Mac-like Things, des choses-comme-le-Mac. L’idée était d’ouvrir de nouvelles perspectives à la marque en s’attaquant au marché de l’électronique grand-public. Les designers d’Apple avaient ainsi envisagé différentes pistes, comme Heavy Metal, un lecteur de CD faisant office de barre de son ; Folio, un Macintosh revu à la sauce Newton ; Popeye, un lecteur de CD avec écran plat ; ou encore Paladin, une machine à écrire – fax – téléphone – imprimante – répondeur…
Rapidement, dès la fin de l’année 1994, le PowerCD disparaîtra du catalogue, au moment où les lecteurs de CD internes se répandront dans la gamme Apple. On en trouve très régulièrement sur eBay : comptez une quarantaine d’euros pour le lecteur seul ; et plus de 100 euros pour le carton complet (sans oublier la télécommande).
Le bug du Macintosh sur Vente-Privée
Que se passe-t-il quand on tente d’accéder à une page qui n’existe pas sur le site vente-privée.com ? Une erreur 404, comme sur tous les autres sites ! Mais celle-ci est un peu particulière…
C’est un Macintosh Plus qui vous accueille pour vous signaler l’erreur. Bien sûr, le logo Apple a été effacé, le clavier est bizarrement branché à l’arrière de la machine (alors que sa vraie prise est visible à l’avant), et l’écran est en couleurs avec quelques années d’avance sur le Color Classic dont nous fêtions l’anniversaire hier, mais pas de doute, c’est bien un clin d’œil à la machine fétiche d’Apple que nous offre ce site. D’autant plus que si on regarde de près, on voit la pomme sur la souris !
[cet article n’est pas sponsorisé — d’ailleurs il n’y a même pas de lien ! Si vous voulez nous aider, cliquez plutôt sur les liens Amazon ci-dessous]
Les photos d’Apple in Depth 1980 (1)
En 1980, Apple se cherchait encore, n’ayant encore à son catalogue que deux ordinateurs (le vieillissant Apple II+ et son successeur putatif l’Apple III) et une ribambelle d’accessoires. Pour présenter cette gamme, Apple a édité quelques exemplaires d’un catalogue semestriel « Apple in Depth », illustré de très belles photos, de l’époque où ces visuels n’étaient pas encore réalisés en 3D mais photographiés en studio avec un soin particulier apporté aux éclairages. En voici une première série : la suite, demain !
Un PowerBook désaffecté sur eBay
Intéressante, cette petite annonce actuellement sur eBay. On y trouve un Macintosh PowerBop, le fameux PowerBook doté d’un modem Bi-Bop, mais dans une version « désaffectée » : tous les moyens de communications spécifiques de cet ordinateur ont été supprimés, pour le rendre à son état original. Exit donc, le modem bi-bop et sa petite antenne : le lecteur de disquettes a repris sa place, ne laissant visible que les découpes du plastique prévues pour la prise pour le lecteur de disquettes externe (à gauche) et l’antenne (à droite).
À l’arrière, la carte modem 14.4 a disparu, ne laissant qu’un cache plastique à gauche de la prise SCSI. Reste donc l’étiquette « PowerBop » sous l’appareil, et quelques logiciels fournis à l’époque. Et la certitude d’avoir entre les mains une petite pépite de l’histoire des télécommunications en France !
La pub du dimanche – PowerMac G3 bleu
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerMac G3 « Bleu et blanc ». Steve Jobs le présenta officiellement en janvier 1999, six mois après le lancement du premier iMac et sept mois avant la présentation de l’iBook. Le PowerMac G3 se distinguait par sa porte latérale donnant accès à l’ensemble des composants, à l’opposée des conceptions fermées et collées qu’Apple adoptera quelques années plus tard.
Le Macintosh Antique de Retour vers le Futur
Celui-là, tous les fans d’Apple et de Michael J. Fox le connaissent. Dans le deuxième opus de la trilogie, quand Marty arrive dans le Hill Valley de 2015 (le 21 octobre à 16H29 précisément), il s’attarde un instant devant la vitrine d’un brocanteur. Il y trouvera évidemment l’almanach des sports qui jouera un rôle central dans la suite du film, mais remarquera à peine cet « ordinateur antique – environ 1984 » qui est un Macintosh de la plus belle espèce. Bien que le film soit sorti en 1989, son action principale se situe en 1985, rendant ce clin d’œil encore plus savoureux.
Parmi les autres antiquités, on remarque notamment un caméscope Super VHS de JVC de 1988, un fer à repasser Black & Decker (qui marche à l’ancienne, en chauffant les vêtements), des vidéos de Jaws (Les Dents de la Mer), et « de l’eau originale encore en bouteille » de Perrier, 1982.
La brochure française de Mac OS 8
Cela faisait un moment que nous n’avions plus publié de brochure française. On va essayer de se rattraper, et on commence avec ces quatre pages vantant les mérites du tout nouveau Mac OS 8, commercialisé en 1997. Une bien belle mise à jour, d’ailleurs, et attendue de longue date après les mésaventures du Système 7. Mac OS 8, c’était vraiment toute une époque de bouleversements pour Apple. Bien sûr, il y avait Rhapsody en préparation, mais aussi les dernières apparitions de Claris avant son retour dans le giron de la maison-mère. Dans le même style, on trouvait aussi ce dépliant reprenant les principaux arguments pour choisir Mac OS 8 et cette publicité vantant un Mac OS 8 aphrodisiaque.
Parmi les nouveautés de Mac OS 8, on trouvait évidemment une nouvelle interface, mais aussi un Finder multitâche optimisé pour le processeur PowerPC, les fenêtres-tiroirs, les dossiers à ouverture automatique, les menus contextuels, et l’intégration de Java pour utiliser des applications « universelles ». Internet Explorer et Netscape Navigator étaient tous les deux du voyage, tout comme les traducteurs MacLink Plus intégrés pour ouvrir toutes sortes de fichiers sans disposer de l’application d’origine — et notamment des fichiers venant de Windows. Et spécialement pour nous, France Télécom avait conçu un kit de connexion Wanadoo 3.0 pour se connecter facilement à Internet.
Publicité : Performa, l’ordinateur qui grandit avec votre famille
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1995, pour la gamme Performa, un ordinateur qui ne risquait pas de devenir obsolète dès le lendemain, puisqu’il disposait de milliers de logiciels et de capacités uniques d’extension plug-and-play. Imprimantes, disques durs et mémoire pouvaient être simplement branchés, sans CONFIG.SYS ni AUTOEXEC.BAT à configurer…
Publicité : Apprendre, créer, communiquer, oser
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.
Publicité : le PowerBook G3, prédateur de Pentium
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité très inhabituelle, publiée en 1998 par Apple France. Inhabituelle, car les publicités comparatives étaient autorisées seulement depuis une loi de juillet 1993, et les marques étaient encore prudentes avec ce concept très encadré. On y voyait le nouveau PowerBook Série G3 affichant un requin, toutes dents dehors, sous le texte « Prédateur de Pentium ». Dans le texte qui l’accompagnait, on apprenait que « seuls les plus rapides ne se feront jamais dévorer par la concurrence. C’est pour cela que le nouveau Macintosh PowerBook Série G3 est le portable le plus rapide au monde ». Respectant scrupuleusement les conditions de la loi de 1993, Apple précisait ensuite les caractéristiques essentielles, significatives, pertinentes et vérifiables de biens ou services de même nature et disponibles sur le marché : « la performance (du processeur PowerPC G3) est trois fois plus rapide que celle d’un processeur de portable PC », selon le test BYTEmark « Integer Test ».
Malheureusement, nous n’avons plus cette publicité originale, mais seulement une mauvaise photocopie. Peut-être qu’un lecteur pourra nous en faire parvenir une meilleure reproduction ? Par ailleurs, le Journal du Lapin a raconté il y a quelques mois l’histoire de la photographie du requin, dont le photographe Carl Roessler avait cédé les droits à Apple pour un an, et qui a depuis fait le tour du monde.




































































































































































