Les invitations pour Apple Expo
Aujourd’hui, nous vous présentons quelques-unes des invitations à Apple Expo que nous avons conservées dans notre collection. Nous avons sélectionné celles qui ont marqué le tournant vécu par Apple au retour de Steve Jobs.
Voici donc l’invitation à l’Apple Expo de 1997. Encore très « ancien monde », avec beaucoup de couleurs, beaucoup de polices, et beaucoup de blabla. Pourtant, mis à part son Twentieth Anniversary Macintosh et un MacOS 8 pas si révolutionnaire que ça, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent en 1997. Et ce « pas grand chose » portait le nom très éphémère de New Macintosh dont nous avons déjà eu l’occasion de parler.
En 1998, les choses changent. La marque se cherche encore, avec des couleurs variées et l’une des dernières apparitions du logo coloré, mais le slogan « Think Different » est là. Et la marque invite en même temps à la conférence de présentation de iMac. Oui, on disait comme ça, à l’époque. iMac n’était pas encore devenu un nom commun. On utilisait le terme iMac comme on utilise un prénom, sans déterminant. On présentait iMac, comme on présente Monique ou Bruno.
En 1999, l’invitation est épurée. Le logo arc-en-ciel a disparu. Plus de blabla, plus de slogan, presque plus de couleurs. Reste ce gros rond rouge sorti de nulle part. On aurait pu croire à une foire thématique sur le Japon…
L’épurement atteint son paroxysme en 2000 et 2001. On ne cite même plus Paris Expo, et il n’y a même plus le logo Apple. La police Apple Garamond vit ses dernières heures : dès 2003, elle sera remplacée dans la communication d’Apple par la police Myriad, y compris dans le logo Apple Expo.
En 2001 d’ailleurs, l’exposition est annulée au dernier moment, en raison des craintes liées aux attentats du World Trade Center survenus quelques jours plus tôt. Apple, une icône du capitalisme américain, n’a voulu faire courir aucun risque aux visiteurs de son exposition.
Publicité : nous interrompons ce magazine…
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page extraite d’un magazine MacWorld de 1985, qu’Apple interrompait pour d’importants programmes. Car Apple l’affirme : chaque jour, un nouveau programme est développé pour le Macintosh. Tableurs, traitements de textes, présentations, gestion de projet, bases de données, communications… et même des logiciels capables de faire ce qu’aucun ordinateur n’avait fait auparavant. Ainsi, l’ordinateur professionnel le plus simple à utiliser peut devenir l’ordinateur professionnel le plus utile !
Parmi les logiciels cités, on trouvait : Microsoft Chart et Multiplan, MacProject, Microsoft File, Lotus Jazz, MacTerminal, Helix, MacLink, FrontDesk, Microsoft Word, Hayden-Base, MacWrite, ou encore Filevision…
L’Apple Store et la Peugeot 104 de 1987
Voici une trouvaille inattendue. Pensez donc : un poster présentant la Peugeot 104, devant une boutique Apple ! Et entre les deux, un client ravi de charger des cartons Apple — dont un Apple IIc – dans son coffre ! Si l’on en croit la petite ligne en bas à droite, le modèle présenté est une 104 ZA de 1987. Quant à la boutique Apple, elle présentait un Apple IIe et son écran, un autre carton d’Apple IIc, quelques posters, et un carton de Macintosh. Comptez tout de même 400 euros pour ce souvenir.

La Peugeot 104 Z était la déclinaison « coupé » de la petite Peugeot 104. La version ZA, plus précisément, en était la version commerciale, sans banquette arrière. 3,30 mètres de longueur, moins de 800 kg sur la balance, et un moteur de 50 chevaux. Le Monde nous l’apprend, la Peugeot 104 partageait quelques éléments, comme le moteur ou la boîte de vitesse 4 vitesses, avec la Renault 14 surnommée « La Poire », ça ne s’invente pas !
Lien : 104&Samba
Publicité : Avec facile plus Internet c’est beaucoup Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, voici non pas une, mais deux réclames pour la soudaine simplicité d’Internet, grâce à Macintosh. Et dépêchez-vous : vous aviez jusqu’au 30 juin pour profiter d’un mois d’abonnement gratuit à Imaginet. Jusqu’au 30 juin 1996…
Heureusement, il vous reste encore quelques semaines pour profiter de cette autre offre spéciale, en lien avec Wanadoo, l’accès Internet par l’opérateur historique France Télécom. Envoyer un courrier électronique à la Maison Blanche, découvrir les dépêches de l’AFP en ligne, ou encore participer à des conférences sur tous les sujets… sans oublier, « en exclusivité sur Wanadoo », un « Minitel à grande vitesse » (ça fait rêver). Remarquez qu’il s’agit de l’une des premières publicités à proposer, en plus du 3615 Apple, un lien vers le site français d’Apple de l’époque : www.france.euro.apple.com !
L’autre « Test drive a Macintosh »
On a déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération « Test Drive a Macintosh », durant laquelle Apple prêtait un Mac durant 24 heures à ses futurs clients en fin d’année 1984. Si l’opération médiatique qui a accompagné ce programme lui a permis de ne pas être oublié, on se souvient moins de l’opération « Apple’s Free Trial Run », son équivalent renouvelé à la fin de l’année 1989. On en trouve la trace dans cette brochure double, vantant à la fois ce programme d’essai et une offre de remise sur l’achat d’un Mac et de ses accessoires.
Du côté de l’essai gratuit, Apple prêtait ses modèles de l’époque, comme l’Apple IIGS, les Macintosh Plus, SE et SE/30, ou encore le Macintosh IIcx, à tout client disposant d’une des cartes de crédit Apple. Apple faisait (une nouvelle fois) le pari que les testeurs tomberaient sous le charme du Mac et l’achèteraient à l’issue de l’essai.
Quant aux réductions sur les accessoires, elles concernaient les imprimantes (ImageWriter II ou LaserWriter II), mais aussi les scanners, lecteurs de CD, modems, extension de mémoire (2 ou 4 Mo) ou disques durs de 20 Mo. La réduction allait de 150 euros suite à l’achat d’un Apple IIGS, à 300 euros pour le Macintosh IIcx.
Bon anniversaire, iPod+HP !
Il y a quinze ans, le 8 janvier 2004, Carly Fiorina, présidente de la marque HP, présentait à la surprise générale un modèle spécial d’iPod. Il s’agissait d’un iPod de troisième génération, doté par HP d’une couleur particulière, décrite comme un « bleu pale ». La présidente d’HP indiquait même avoir le droit de personnaliser à sa guise la couleur du baladeur !
Finalement, au moment de la commercialisation sept mois plus tard, c’est un simple iPod de quatrième génération qui est présenté par HP, dans sa couleur originale, en 20 ou 40 Go, et porteur du logo HP sur son dos. Pour le reste, c’était un iPod comme un autre, avec même le logo Apple au démarrage…Cet accord commercial entre les deux entreprises ne durera que dix-huit mois, au cours desquels HP adaptera l’iPod mini, l’iPod Photo, et l’iPod shuffle. En parallèle, les PC d’HP étaient livrés avec iTunes pré-installé.

Cet accord ne sera pas un grand succès pour HP : au plus fort du programme, HP ne dépassera pas les 5% de parts de marchés face à Apple. Au point que des sources bien informées considèrent que Steve Jobs a profité de l’incompétence de Carly Fiorina pour réussir un coup double : faire entrer gratuitement iTunes sur des millions de PC face au Windows Media Store, et engranger ensuite les bénéfices de la vente de musique. Certains considèrent même que le bénéfice moyen lié à iTunes était supérieur à la marge que HP pratiquait sur chaque PC !
Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de cet accord dans un précédent article du blog. Mais nous ne vous avions alors pas dit le plus beau : grâce à cet accord, l’iPod était devenu personnalisable ! HP avait en effet prévu des « tattoos » adaptés à chaque modèle, que l’on pouvait acheter ou imprimer soi-même grâce à des feuilles vierges prédécoupées… Car oui, HP est aussi un fabricant d’imprimantes… La marque avait aussi signé un accord avec Universal Music Group pour proposer des « tattoos » basés sur des pochettes de CD à la mode.
Si vous avez quelques euros à dépenser, et un ancien iPod à décorer, vous pouvez encore trouver ces feuilles vierges sur eBay. En voici par exemple un paquet de 10 feuilles pour l’iPod 4G, pour 18 dollars ici ou 20 dollars là.

Et si vous avez beaucoup d’argent de côté, vous pouvez envisager de faire une offre pour ce modèle d’iPod+HP 20 Go sur eBay, dans sa boîte jamais ouverte.

Liens : BusinessWire ; The Mac Observer ; OperationGadget ; MacWorld ;
[article mis à jour le 13/01/18 avec les informations de Wired, merci PM !]
Un (faux) iPod plus petit que le nano
Vous vous souvenez de ces iPod nano d’un mètre de haut qu’on avait dégotés en décembre dernier ? Eh bien nous venons de dégotter sur eBay leur tout-petit frère, un iPod moins vrai que nature, grand comme un demi-pouce (un demi vrai pouce, ça doit faire justement un pouce en système anglais).
Si l’on en croit le titre de l’annonce sur eBay, par ailleurs assez peu explicite, ce mini faux iPod est aussi capable d’enregistrer. Il a d’ailleurs une icône de micro sur son écran d’accueil, où l’on découvre aussi une petite radio et… un marteau !
Publicité : les Workgroup Servers de 1993
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1993. « Tout ce que vous attendiez de serveurs de travail d’Apple… et même ce que vous n’attendiez pas », promettait Apple en présentant ses Workgroup Servers 60 et 80, à un prix tout à fait inattendu : 2949 $ pour le premier, 5489 $ pour le second. Un petit modèle idéal pour les écoles et les PME, un second plus puissant, pour les clients exigeants, avec son système de sauvegarde sur bande DAT. Tous deux étaient livrés avec le Système 7.1 et AppleShare 4. Et n’oublions pas le Workgroup Server 95, sous A/UX, l’Unix d’Apple, dont le prix était soigneusement oublié (entre 7500 et 9300 dollars selon everymac.com).
Publicité : le PowerBook Duo, léger !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1994 présentant les nouveaux PowerBook Duo 250 et 270. Deux modèles qui vous offrent tout ce que vous avez toujours attendu d’un PowerBook… et même un peu moins ! Car s’ils vous offrent un écran exceptionnellement lumineux et coloré, un processeur rapide, un boîtier solide, le confort d’un trackball central avec repose-poignets, un système de station d’accueil inédit, un disque dur de 240 Mo, une prise réseau, et la compatibilité avec 6000 applications Macintosh, le PowerBook Duo ne vous offre pas le poids d’une tonne de brique. Il ne pèse même pas deux kilogrammes !
Ajouter de la mémoire vive à un Apple IIgs
Aujourd’hui, quand on veut ajouter de la mémoire vive à un Macintosh, c’est impossible : la mémoire vive est directement soudée à la carte mère. Avant, c’était plus simple : il suffisait de glisser une ou plusieurs barrettes de mémoire vive dans les fiches correspondantes, sur la carte-mère. Mais encore avant, c’était un peu différent : prenez l’Apple IIGS de 1986, par exemple. Celui-ci ne disposait pas d’emplacement pour ajouter de la mémoire vive sur sa carte-mère, et ses 256 kilo-octets standards étaient soudés. Pour ajouter de la mémoire vive, il fallait donc installer une carte d’extension, laquelle disposait de 256 kilo-octets supplémentaires, et d’emplacements libres pour ajouter soi-même d’autres puces de mémoire.
Il s’agissait bien d’emplacements pour des puces, et non pas pour des barrettes comme nous les connaissons maintenant. Le format SIMM, prédécesseur du DIMM, était encore peu répandu à l’époque, puisque le Macintosh Plus apparu la même année était le premier modèle Apple à en bénéficier. Pour passer de 256 à 512 Ko, ou à 1 Mo de mémoire vive, il fallait donc ajouter 8, ou 24 puces de 32 ko chacune.
Deux connecteurs situés à droite de la carte permettaient d’activer les puces supplémentaires. Il fallait les relier au moyen de cavaliers : un cavalier en bas (J2) pour 512 Ko, deux cavaliers pour 1 Mo.
Bon anniversaire le Xserve !
Le 14 mai 2002, Apple présentait un nouveau modèle dans sa gamme d’ordinateurs : aux côtés de l’eMac, de l’iMac, du PowerMac, du PowerBook et de l’iBook (le Cube a déjà disparu), tous équipés du processeur G4, Apple présentait un modèle entièrement dédié à la fonction de serveur, sous le nom de Xserve G4. Le premier modèle commercialisé contenait un ou deux processeurs G4 appuyés par 2 Mo de mémoire cache à haute vitesse, deux ports Ethernet Gigabit, trois emplacements PCI à 66 Mhz, trois ports FireWire 400 (dont un en façade), et jusqu’à quatre disques durs (soit 480 Go en ATA/100). Evidemment, grâce à MacOS X, la plupart des protocoles réseaux étaient supportés : QuickTime Streaming Server, WebObjects, Apache, Samba, PHP, MySQL, TomCat, FTP, NFS, AFP…
Ces serveurs, adoptant le format standardisé des baies de 19 pouces, étaient prévus pour être empilés sous forme de « rack ». Ils mesuraient 1 U, soit 1,75 pouces ou 44,45 mm de hauteur. Ce format très compact permettra la création de fermes de calcul, ou « Cluster », comme celle que s’offrira l’Université Virginia Tech pour cinq millions de dollars en 2003.
Comptez 2999 dollars pour le modèle à un seul processeur et 256 Mo de RAM, et 3999 pour le modèle à deux processeurs et 512 Mo de RAM. Et s’il vous reste un peu d’argent, pensez à réserver le Xserve RAID, un système pouvant accueillir 14 disques durs supplémentaires, qui ne sera finalement disponible qu’en février 2003. La gamme Xserve disparaîtra en 2011, remplacée par des modèles « Serveur » directement adaptés des Mac Pro et Mac Mini classiques.
Le Menu Pomme à travers les âges
Le Menu Pomme, qui nous accompagne depuis 1984, a eu une existence mouvementée. Jusqu’au Système 6 (1988-1991), il était géré par l’ordinateur, on ne pouvait pas le modifier. Du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, le menu Pomme disposait d’un dossier à son nom dans le Dossier Système. Il était possible d’y glisser des fichiers, des dossiers, des alias, et de les retrouver directement dans le menu Pomme ensuite. On pouvait même supprimer les éléments de base de ce menu, comme le raccourci vers les Tableaux de Bord ou les Applications Récentes. Nombreux étaient les utilisateurs qui y avaient glissé des raccourcis vers leurs fichiers indispensables.
On l’a un peu oublié, mais cette fonction avait été conservée – et améliorée – lors du développement de Mac OS X. Dans les versions Developper Preview 1 et 2, la dernière commande du menu Pomme était un outil de configuration, qui donnait accès à une fenêtre de préférences où l’on pouvait gérer les éléments du menu, les réorganiser, ajouter des sous-menus, des raccourcis, des séparateurs…
Et comme on pouvait encore décrocher un menu pour le maintenir affiché en permanence à l’écran, on disposait ainsi d’une sorte de Dock avant l’heure (le vrai Dock tel qu’on le connaît ne réapparaîtra qu’avec la version DP3 et son interface Aqua). Remarquez également qu’à cette époque, le menu Pomme donnait encore accès à la fenêtre « À propos » de l’application au premier plan, puisqu’Apple n’avait pas encore décidé d’ajouter un menu pour l’application, entre le menu Pomme et le menu Fichier…
Plus étonnant, le Menu Pomme avait même disparu lors de la sortie de la Developper Preview 3, en janvier 2000. Plus exactement, la pomme avait migré au centre de la barre des menus, d’où elle devait en quelque sorte « irradier » tout l’écran par sa présence. Cette icône ne servait plus à rien, à part à décorer la barre des menus. D’ailleurs, si un menu venait à atteindre son emplacement, elle disparaissait, tout simplement. Contrairement aux apparences, le Menu Pomme n’avait pas été remplacé par un menu Mac OS : le premier menu était celui de l’application (comme on le voit encore aujourd’hui immédiatement après le Menu Pomme), mais il prenait à l’époque l’icône du programme, plutôt que son nom (il s’agit ici de l’icône du Finder).
Des badges et des pin’s Apple sur eBay
Il y a actuellement sur eBay toute une série de badges vendus par un ancien employé d’Apple. Parmi eux, quelques-uns valent vraiment le détour. Par exemple, ce badge « Apple dans l’éducation » de 6 cm environ, aux couleurs des visuels « Picasso » accompagnant le Macintosh et le Lisa en 1984-1985. En revanche, on se demande bien ce que cet écran est censé représenter : ni un Macintosh ni un Lisa, peut-être un moniteur d’Apple II encore très en vogue dans les écoles ?
Exceptionnel aussi, ce pin’s « Croix de Apple », en émail cloisonné. D’après le vendeur, ce pin’s venait récompenser un employé ayant réalisé un travail exceptionnel, autour de 1980. Il précise également qu’une autre version circule, avec le texte « Croix d’Apple ».
Et comme on peut même apprendre des choses sur eBay, voici le badge « Silver Surfer ». Ce surfeur d’argent était le nom de code d’un projet de logiciel de base de données développé par Laurent Ribardière au milieu des années 1980, et qu’Apple devait ensuite proposer sous sa marque. Sous la pression des concurrents déjà actifs dans ce domaine, Apple avait finalement renoncé à commercialiser son propre logiciel, et l’équipe avait poursuivi son travail sous sa propre marque « 4D ».
Autre vague, un peu plus ancienne, la « troisième vague » qu’Apple invitait à attraper. C’était la vague de l’Apple III, ce modèle promis et reporté à plusieurs reprises jusqu’en 1981.
Et que dire de ce badge « Macintosh 100 days » célébrant le centième jour de commercialisation du petit Macintosh en 1984 ? Qui aurait cru que, 13 678 jours plus tard, on en parlerait encore ?
On aime bien aussi ce très beau pin’s, très travaillé, aux couleurs du service après-vente « AppleCare ». AppleCare, on vous en a déjà parlé, c’est l’une des marques les plus anciennes encore utilisées au sein de l’entreprise.
Dans un autre style, voici un badge qui récompensait les employés qui acceptaient de renoncer à leur salaire du 17 novembre au profit d’actions de charité.
On finira ce tour d’horizon avec ce badge ironique, un « R.I.P. PCjr 1984 – 1985 » par lequel la marque présentait à IBM ses condoléances pour le décès prématuré de son modèle « PC Junior », retiré de la vente après à peine six mois de commercialisation. On peut imaginer que ce badge était une initiative d’un salarié ou d’une équipe, car on imagine mal Apple donner officiellement dans ce type d’humour noir…
Et il y en a encore des dizaines, qu’on vous invite à aller admirer, et pourquoi pas, acheter !
Bon anniversaire le Xserve G5 !
Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.
Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.
Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.
L’iPod U2 “5G” de l’Aventure Apple
Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.
La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.
Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (2)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel hier, voici maintenant le Système. La suite lundi !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Publicité : le pouvoir de lancer une révolution
Le dimanche, c’est publicité (en anglais) ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1992 présentant «un ordinateur avec la puissance de de lancer une révolution », le Macintosh Quadra ! Un ordinateur de rêve, plus puissant que les PC 486 d’IBM, Compaq et Dell, capable de produire animations, rendus 3D, design et travail d’analyse. Un ordinateur avec un stockage immense d’un gigaoctet, et une mémoire gargantuesque de 64 Mo. Des capacités de travail en réseau (par exemple pour partager le temps de calcul sous RenderPro ou BackBurner entre plusieurs machines), le support de la vidéo accélérée, et pourquoi pas un lecteur de CD. Capable de lancer toutes les applications, mais pas hors de prix. Facile à installer et d’un apprentissage aisé. Ce n’est pas une fiction : c’est Macintosh Quadra, modèles 700 et 950, les plus puissants des ordinateurs personnels avec leur processeur Motorola 68040, idéal pour AutoCAD, MicroStation Mac, MacBRAVO! et VersaCAD. *The power to be your best*, qu’on vous dit !
Souvenir : le chargeur iPod FireWire (votez !)
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple fournissait des chargeurs FireWire pour son iPod ? En effet, les premières générations d’iPods n’étaient pas compatibles avec le format USB, pourtant largement répandu à l’époque. Apple lui préférait sa solution maison, plus rapide et fournissant plus de courant : le FireWire ou IEEE 1394. C’est donc tout naturellement que le chargeur fourni avec ces iPods était doté d’une prise FireWire, comme ce modèle de 2001 photographié avec son cousin de 2012.
Si on résume, Apple a utilisé le FireWire uniquement, jusqu’à l’apparition de l’iPod de troisième génération (2003) qui fera cohabiter les deux technologies (sans autoriser la charge par USB). En 2005, l’iPod Nano et l’iPod de cinquième génération continueront de pouvoir charger en FireWire, mais sans pouvoir transférer les données. Toute utilisation du FireWire disparaîtra en 2008 avec l’iPod Touch de deuxième génération et l’iPod Nano de quatrième génération. Si vous voulez vérifier la compatibilité USB et FireWire d’un modèle en particulier, demandez au site EveryMac !
Le bricolage des premiers périphériques pour Macintosh
On l’a un peu oublié, mais les premiers Macs, malgré leur conception totalement fermée, avaient vu naître tout un marché d’extensions diverses et variées. Nous avons par exemple déjà parlé de l’HyperDrive, ce disque dur interne dédié au Macintosh 512 et au Macintosh Plus. Voici un autre exemple, avec ces écrans externes cités dans la revue L’Ordinateur Individuel de janvier 1987.
Pour concevoir un écran capable d’étendre la surface d’affichage du Macintosh Plus, ce sont des grands noms du développement du Mac qui s’étaient mis à la tâche : Handy Hertzfeld, Burell Smith et Alan Rossman. Les deux premiers apparaissent d’ailleurs dans une vidéo interne dont nous vous avons parlé il y a quelques mois, preuve de leur implication dans le développement du premier Macintosh.
Cet écran dénommé FPD (pour Full Page Display, ou écran pleine page) offrait une résolution de 640 x 864 points et s’installait au moyen d’une carte qui venait se greffer directement au-dessus du processeur. Le site CultOfMac en a d’ailleurs conservé une publicité d’époque :
Pour fabriquer cet écran, ces anciens d’Apple avaient fondé l’entreprise Radius en mars 1986. Elle fabriquera de nombreuses extensions pour les Macs, et même des clones à partir de 1995, avant de se faire racheter en 1998.
Un autre exemple de bricolage est donné par le ThunderScan II. Imaginez plutôt : pour offrir au Mac 512 la possibilité de numériser des documents, le constructeur Thunderware avait imaginé un système optique qui prenait la place du ruban d’impression de l’imprimante ImageWriter. Alimenté par le port série qui délivraient du 5 volts sur cet ordinateur (ou par une alimentation externe à partir du Mac Plus), ce système numérisait des images jusqu’à 288 points par pouces. Animé par le moteur de cette imprimante matricielle, il était évidemment particulièrement lent : en ne numérisant qu’une ligne à chaque passage, il fallait compter jusqu’à une heure pour numériser une feuille A4 ! On en trouve parfois en vente sur eBay, comme ce modèle complet, dans son carton, pour 150 dollars.
Andy Hertzfeld (encore lui !) se souvient sur son site Folklore.org de la naissance de ce produit, dont il avait été chargé de créer la partie logicielle. Il raconte notamment comment l’équipe avait contourné les problèmes liés à l’imprimante elle-même, conçue pour déplacer le papier par à-coups de 9 lignes (correspondant aux 9 têtes de frappe), quand le scanner ne devait se déplacer que de ligne en ligne. Il se souvient également de l’influence du travail de Bill Atkinson, le papa d’HyperCard et de MacPaint, qui était devenu un expert dans l’art d’afficher des images sur un écran en noir et blanc. Il révèle même qu’environ 100.000 scanners ThunderScan ont été vendus, lui rapportant 7,50 dollars pièce.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (6)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, MacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Combien d’autocollants avec votre achat Apple ?
Lors de la sortie du dernier iPhone, on se lamentait sur iGeneration de la disparition du deuxième autocollants habituellement fourni par Apple. Le petit dernier est en effet fourni avec un seul exemplaire du fameux sticker que certains collent sur leur voiture, sur leur vieux PC, ou, à défaut, oublient au fond d’un tiroir. Pourtant, deux autocollants, c’était déjà pas beaucoup. Longtemps, les Mac avaient été livrés avec quatre autocollants présentés tête-bêche :
Ce que vous devinez en-dessous, ce n’est pas une simple planche d’autocollants promotionnels : c’est la série d’étiquettes qui permettait de différencier les disquettes au nouveau format de 16 secteurs, une densité supérieure autorisée par le système DOS 3.3 et le lecteur Disk II en 1980. Rien ne différenciait physiquement les disquettes ainsi formatées et celles qui étaient restées en 13-secteurs. Apple proposait donc d’y coller un petit autocollant.
Après la planche de quatre, on s’était longtemps contenté d’un simple autocollant arc-en-ciel, débarrassé de la mention « Computer » bien avant qu’Apple ne change officiellement de dénomination (une modification actée en 2007, au moment de la présentation de l’iPhone).
Dans notre collection, nous avons aussi cette jolie petite planche de quinze autocollants « Welcome to Apple Computer ». Malgré un appel à témoins, nous ne savons toujours pas quelle est son origine exacte : tout juste sait-on que cet exemplaire nous est parvenu du Japon ! Ah oui, il y a aussi la version inversée, destinée à être collée à l’intérieur d’un vitrage pour être admiré depuis l’extérieur.
Évidemment, maintenant, c’est moins coloré… Et j’ai d’ailleurs oublié d’y mettre quelques exemplaires noirs. Ça sera pour une prochaine fois !
1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple
Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.
En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.
La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.
Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;
Le sixième sens d’Apple Pologne
Qu’Apple puisse jouer sur nos perceptions extra-sensorielles, cela ne fait aucun doute. En tout cas, le rôle du Macintosh dans l’inspiration et la création a toujours été un argumentaire publicitaire de la marque. Apple Pologne ne dit pas le contraire dans cette affiche disponible ces jours-ci sur eBay, qui dit exactement « Activez votre sixième sens ».

Publiée en 1992 et mettant en scène une religieuse et son PowerBook, ce poster était la première publicité spécifiquement conçue par Apple Pologne, le pays du pape d’alors, Jean-Paul II. Un poster qui n’a survécu que trois jours aux protestations des évêques polonais, qui ont obtenu son retrait et sa destruction, d’après le vendeur eBay qui (pour une fois) donne de nombreux détails sur ce souvenir. Le modèle sur l’affiche, l’actrice Anna Patrycy, et le fondateur d’Apple Pologne, Kuba Tatarkiewicz, reconnaissent que l’image de la religieuse au sourire charmeur, semblant embrasser l’ordinateur, et l’idée de réveiller un sixième sens, conduisaient forcément à une association d’idée de nature sensuelle.
Un exemplaire de cette affiche est conservé au musée de l’histoire de l’informatique, à Mountain View en Californie.
Les images d’exemples de la première bêta de QuickTime
On poursuit notre exploration des CD distribués avec les premières versions de développement de QuickTime. Aujourd’hui, on explore les images d’exemple fournies avec la première beta du logiciel, en 1991. Des images « non compressées », d’après le titre du dossier qui les contient…
Évidemment, à une époque où Apple disposait encore de quelques ordinateurs en noir et blanc dans son catalogue, et où les écrans des clients les plus fortunés ne dépassaient guère les 640 x 480 pixels, il ne faut pas s’attendre ni au HDR, ni à la HD…
Quant aux images compressées contenues dans un autre dossier, Big Sur est en plein brouillard et n’y voit plus rien, y compris dans des fichiers siglés « JPEG ». Leur ajouter l’extension correspondante (ou l’extension .pict) n’y change rien. Et GraphicConverter lui-même, pourtant expert dans l’ouverture de vieux fichiers, ne fait pas mieux.
Histoire d’y voir plus clair, on a réinstallé Mac OS 10.7 « Lion », la version de 2011, ce qui nous a permis de constater que les anciennes versions du système n’avaient aucun souci pour afficher ces images, dont Aperçu nous informe qu’il s’agit de fichiers au format QuickDraw.
AirMac ou AirPort ?
Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du Lapin : I-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.


Une astuce pour ajouter un fond de fenêtre sous Mac OS X
Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser un fond de fenêtre du Finder à l’aide d’une image, ce qui était jusqu’à présent une fonction réservée à des extensions ou tableaux de bord.
Ouvrez une fenêtre dans le Finder, puis choisissez “Afficher les options de présentation” dans le menu “Présentation”. Cliquez sur l’onglet “Fenêtre”. Tout en bas, cliquez sur “Image” pour choisir un fichier qui sera affiché en arrière-plan de la fenêtre. Si vous souhaitez que toutes les fenêtres du Finder arborent la même image, il suffit de cliquer sur l’onglet “Global” au lieu de “Fenêtre”.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Une astuce pour tout quitter sous Mac OS 9
Vous cherchez une astuce pour quitter toutes les applications actives sans vous fatiguer ? Essayez celle-là !
Depuis le Finder, demandez « A propos de votre ordinateur » : une fenêtre apparaît avec, entre autres, la liste de toutes les applications actives. Cliquez sur le nom de toutes les applications que vous voulez quitter, en maintenant la touche Majuscule appuyée. Une fois que toutes les applications sont surlignées, cliquez sur l’une d’elles en appuyant en même temps sur « Ctrl », et choisissez le menu Quitter.
Cette astuce a été publiée en 2001 par la revue A Vos Mac. Et sous Mac OS X, une idée pour faire de même ?
Un Apple IIe transparent
Vous vous souvenez de ces boîtiers transparents pour Macintosh SE, produits par MacEffects au travers d’un projet Kickstarter ? Eh bien sachez que les mêmes doux-dingues proposent un boîtier transparent pour l’Apple IIe (et tout le nécessaire pour y faire tenir un Apple IIGS, pour les amateurs du kit IIGS Stealth).
Si vous avez plein de sous et que vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez actuellement vous offrir sur eBay le premier prototype moulé par l’équipe de MacEffects. Pour la modique somme de 1800 dollars (soit seulement 1500 euros), vous aurez le plaisir de disposer d’une pièce unique, avec son clavier transparent correspondant à un autre projet Kickstarter.
Des cadeaux aux couleurs de Picasso sur eBay
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV
Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).
Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).



Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !
Le même logiciel permettait aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL) et une fréquence inférieure à dix images par seconde…
Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !
Publicité : les logiciels optimisés pour Power Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, on continue de travailler plus vite. La semaine dernière, c’était votre SARL qui devenait une SARL GTI grâce au LC 475 ; aujourd’hui, ce sont tous vos logiciels optimisés pour le Power Macintosh qui vous permettent de travailler jusqu’à quatre fois plus rapidement.
La publicité citait les grands noms de l’époque : Microsoft, Claris, WordPerfect, Adobe, Aldus… et quelques autres que l’Histoire a fait passer au second plan. Il y a tout juste 25 ans, c’était pile le moment d’acheter un Power Macintosh (ou une solution de mise à niveau pour un Mac plus ancien), et de bénéficier d’une réduction sur les logiciels optimisés pour cette nouvelle technologie.
Un Macintosh tout en carton
Vous rêvez de posséder un Macintosh original mais vous n’avez pas le sou ? Alors le plus simple est peut-être de craquer pour cet exceptionnel modèle… en carton, et à monter soi-même qui plus est ! C’est Rocky Bergen qui le propose sur son site depuis l’année dernière :
Le modèle est très complet, avec une boîte MacWrite-MacPaint, des disquettes et leurs lecteurs, des manuels, les cassettes du mode d’emploi, et bien sur le clavier, la souris, et même quelques autocollants. Évidemment, la taille de votre imprimante décidera de la taille du modèle fini !
Si le principe vous intéresse, sachez qu’on trouve aussi des modèles pour Amstrad, IBM 5100, Amiga, ZX Spectrum, Commodore et GameCube sur cette page. Bon courage !
Combien vaut le jeu “Apple Formation” ?
Si vous êtes un lecteur assidu des Trésors de l’Aventure Apple, alors vous connaissez sans doute le jeu de société « Apple Formation » dont nous vous avions parlé ici. Il se trouve justement qu’on en trouve un actuellement sur le site Le Bon Coin. Son propriétaire attend vos offres… Alors, à votre avis, quel sera son juste prix ? Cent euros, parce que c’est une pièce très rare, ou bien juste un euro, parce que plus personne n’a envie de répondre à des questions comme « Comment se connecte un terminal type VT100 sur une machine A/UX » ou « Que provoque le maintien de la touche Commande en appelant l’accessoire de bureau Calculette » ? À vous de voir…
Souvenir – La recherche de fichiers
Pour chercher un dossier sur votre disque dur, vous avez pris l’habitude d’utiliser Spotlight sous MacOS X. Instantanément, le moteur de recherche parcourt des millions de fichiers pour y trouver le mot que vous cherchez. Vingt ans plus tôt, on utilisait Sherlock, le moteur de recherche de Mac OS 8.5. Mais qui se souvient de l’interface du module de recherche du Système 6, sorti en 1988 ?
Que dire de plus ? Tout est là. On tapait un mot, on lançait la recherche en cliquant sur le bonhomme qui marche, et le système recherchait ce mot dans les titres des fichiers. Oui, inconscient lecteur de moins de trente ans, j’ai bien dit « dans les titres » : à l’époque, on ne cherchait pas dans le contenu des fichiers !
Macintosh : simplifiez-vous la vie !
Aujourd’hui, nous vous proposons une sympathique petite brochure d’Apple France, publiée vers 1991. Elle vous proposait d’optimiser les ressources de votre entreprise avec l’ordinateur le plus facile à utiliser : Macintosh.
En ouvrant la brochure, une double page vous assurait que Macintosh vous permettait d’atteindre votre véritable potentiel. Macintosh cumulait toutes les qualités : facilité d’utilisation, polyvalence, communication, coûts de formation réduits au minimum, économique et peu encombrant, ou exceptionnellement performant et extensible, sans oublier le PowerBook, le plus populaire des ordinateurs portables.
Cette double page s’ouvrait à son tour sur un grand panoramique vous invitant à utiliser pleinement les ressources de votre entreprise. Créer des plaquettes et brochures commerciales avec l’outil PAO, animer des présentations à l’aide de QuickTime, mieux gérer les opérations financières, planifier et suivre les affaires, partager des dossiers et des agendas, envoyer des fax, et même travailler à distance grâce à AppleTalk Remote Access, le Macintosh était vraiment l’outil idéal en entreprise.
Et puis c’es tout !
La première brochure du Lisa
Aujourd’hui, nous vous présentons la plus ancienne brochure dédiée au Lisa que nous avons dégotée. Elle est datée de janvier 1983, le mois de la sortie de l’ordinateur révolutionnaire d’Apple. La couverture est constituée d’une photo très sobre, représentant la machine face à l’utilisateur, sous le slogan « Lisa. It works the way you do » : Lisa travaille comme vous. La quatrième de couverture présente tous les détails techniques, comme la consommation électrique (270 W max), les applications fournies, les langages de programmation et périphériques disponibles, ou même la densité des données sur les disquettes (10.000 bits / pouce) !
La double-page centrale présente cette machine révolutionnaire : pas de commandes à taper au clavier, mais des images familières à l’écran, que l’on manipule avec une souris, un petit outil qui contrôle un pointeur à l’écran. Un ordinateur que l’on apprend à utiliser en 20 à 30 minutes. Un ordinateur qui permet d’échanger des informations entre plusieurs programmes. C’est bien simple : le seul ordinateur plus simple et plus puissant, c’est votre cerveau ! La brochure était également très orientée vers le public professionnel : connexion aux bases de données, aux ordinateurs centraux, au réseau AppleNet, formation du personnel par les équipes d’Apple, aide au développement de logiciels spécialisés… Appelez donc le 800-662-9238 pour connaître le revendeur autorisé le plus proche de chez vous !
Remarquez le caractère international de cette brochure, plutôt rare : les quatre filiales d’Apple sont citées en bas de la quatrième page : Apple US à Cupertino, Apple UK à Hemel Hempstead, Apple Europe à Neuilly-sur-Seine, et Apple Canada à Don Mills, Toronto.
Souvenir : le sélecteur d’identification SCSI
Et vous, avez-vous connu l’époque où il fallait sélectionner un numéro d’identification pour chacun des périphériques SCSI connectés au Macintosh ? La norme SCSI, pour Small Computer System Interface, permettait de connecter plusieurs périphériques l’un derrière l’autre (contrairement à l’USB qui impose l’utilisation de hub ou concentrateurs). Pour permettre à l’ordinateur de différencier les périphériques chaînés l’un à l’autre, chacun était identifié par un numéro compris entre 0 et 7 : le zéro était traditionnellement réservé au disque dur interne (quand il était au format SCSI), et le 7 au Macintosh hôte lui-même. Souvent, le lecteur interne de CD-Rom prenait le numéro 3, et le lecteur ZIP interne prenait le numéro 5. Les versions plus récentes de la norme proposeront même une plage de zéro à quinze.
Le choix de ce numéro s’effectuait au moyen d’un sélecteur situé sur le boîtier, équipé d’un ou deux boutons, ou d’une molette à tourner. Quelques-uns se contentaient même d’offrir le choix entre deux numéros, comme le lecteur Zip externe SCSI qui ne proposait que le 5 ou le 6… Si deux périphériques possédaient le même numéro, un conflit apparaissait : ils n’étaient plus reconnus par l’ordinateur ! Changer leur numéro à la volée n’était pas possible : il fallait redémarrer l’ordinateur pour prendre en compte la modification.

Pour surveiller tout cela, il était possible d’utiliser un Tableau de Bord devenu incontournable, SCSIProbe. Il permettait de s’assurer que chaque périphérique de la chaîne était reconnu par l’ordinateur, en indiquant le nom du produit, son fabricant et son numéro de version.

Ce tableau de bord était d’ailleurs souvent fourni avec les pilotes de périphériques SCSI, comme sur cette copie d’écran estampillée Adaptec (on en trouve aussi des versions Newer Technologies ou SyQuest).

Microsoft Works 2.0 VS ClarisWorks 2.0
Petite « madeleine visuelle » ce matin, avec les écrans d’accueil des deux logiciels intégrés les plus importants des années 80 : ClarisWorks, apparu en 1984, et Microsoft Works, apparu en 1987. Ici, ils sont tous les deux en version 2.0, publiées en 1988. Autant le dire tout de suite : ClarisWorks fut un succès phénoménal, tandis que Microsoft Works sombra dans le quasi-anonymat…
Bon anniversaire le PowerMacintosh G5 !
Le 23 juin 2003, Apple présentait son PowerMacintosh G5. Une bête de course, le premier ordinateur équipé d’un processeur 64 bits, le PowerPC 970 d’IBM, gravé en 130 nanomètres. La première version plafonnait à 2 Ghz, Steve Jobs promettant une version à 3 Ghz dans l’année. Trois ans passeront sans qu’il y parvienne, ce qui aura pour effet de jeter Apple dans les bras d’Intel et de son Xeon, pour équiper le nouveau Mac Pro.
C’est cet ordinateur qui équipera le super-ordinateur de l’université Virginia Tech : 1100 exemplaires en réseau, capables de délivrer 12,25 Teraflops, le hissant à la troisième place des ordinateurs les plus puissants de la planète cette année-là.

Publicité – StyleWriter Couleur
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1996 vantant les mérites des imprimantes StyleWriter Couleur 1500 et 2500, pour faire plaisir à votre Mac. Ces imprimantes, basées sur des mécaniques produites par Canon, étaient spécialement adaptées au Macintosh : possibilité d’afficher leur icône sur le bureau pour imprimer des documents par simple glisser-déposer, compatibilité avec ColorSync, carte réseau LocalTalk ou EtherTalk, compatibilité avec la console Pippin… et même un design exclusif pour la seconde, qui atteignait 5 pages par minute en noir et blanc.
Pour en savoir plus : la page des StyleWriter sur Wikipedia !
35 avantages du Macintosh (4)
Après les épisodes 1, 2, et 3, voici une nouvelle série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.
Plusieurs pages de cette brochure étaient consacrées à la simplicité de la gestion des fichiers et des applications, là où Windows était encore assez tatillon…
Tant qu’on était dans le sujet, Apple en profitait pour en remettre une couche sur l’installation et la désinstallation des logiciels. En oubliant de préciser que les fichiers installés dans le « Dossier Système » étaient parfois particulièrement pénibles à identifier et à supprimer…
En vingt-cinquième position, arrivait l’argument-massue. Franchement, vous vous souvenez vraiment que votre Macintosh de 1993 était compatible avec DOS, vous ? Même si on pouvait lire des disquettes formatées pour DOS grâce à l’extension « Échange PC/Macintosh », la plupart des formats de fichiers étaient totalement incompatibles. Même les fichiers en texte simple étaient codés avec des formats différents. Le PDF et le JPEG étaient totalement inconnus, puisqu’inventés l’année précédente !

Allez, la suite demain !
[tous les épisodes : 1, 2, 3, 4, et 5]
Le bug des dates du Système 7
On sait que les ordinateurs un peu anciens redoutent quelques dates-clés. Il y a bien sûr eu le passage à l’an 2000 qui a tant fait d’histoires il y a vingt ans, mais que les Macs ont réussi sans accroc. On attend maintenant le1er janvier 2020, pour nos anciens Macs jusqu’à Mac OS 8, dont le Tableau de Bord ne permet de choisir une date qu’entre 1920 et 2019… Mais avez-vous déjà rencontré un tel souci avec le Système 7.1 ? Si la date du jour ne pose pas de problème, l’affichage dans le Finder est complètement dépassé.
Impossible d’afficher correctement la date, sous ce sytème de 1992 qui ne permettait pas encore de choisir le format d’affichage des dates, ni même de changer la largeur des colonnes du Finder ! Avouez qu’un fichier créé le « Sam MAR02 06Janv 09190494 », ça laisse songeur…
68010 et 68060, les absents de la gamme Apple
Quand on regarde la gamme d’Apple, de la sortie du Lisa en 1983 jusqu’à la sortie du PowerMacintosh en 1994, on s’aperçoit qu’Apple a décliné dans ses ordinateurs presque chaque génération de processeurs Motorola.
Evidemment, on connaît bien le 68000, présenté par Motorola en 1979, et qui équipa le Lisa, puis le Macintosh et tous ses descendants jusqu’au Macintosh Classic en 1990.

On connaît moins le 68020, qui ne fut utilisé que pour le Macintosh II en 1987 et le Macintosh LC en 1990. Le 68030, qui en était une version améliorée par une gravure plus fine et une mémoire cache plus importante, fut en revanche un modèle très répandu, présent dans une grande partie de la gamme Macintosh II, puis le SE/30, le Classic II, le LC II et ses successeurs, et la plupart des PowerBooks.

Enfin, le 68040 équipa les modèles haut-de-gamme de la marque : on pense bien sûr aux Quadra (qui lui doivent leur nom, quadra signifiant quatre en latin), mais aussi aux Centris (qui remplaçaient les Macintosh II), ou aux derniers PowerBooks (190 et série 500).

Dans cette longue série, Apple a donc passé son tour pour le 68010, qui était un 68000 amélioré, moins sensible aux erreurs et plus efficace sur les instructions répétitives. Il faut dire qu’au moment de la sortie du Macintosh en 1984, Motorola présentait déjà son nouveau 68020 !
Quant au 68060, présenté en 1995, il arrivait trop tard pour Apple, qui avait entamé son passage au PowerPC et ne pouvait pas se permettre de poursuivre son investissement sur un processeur très différent des précédents. C’était pourtant un processeur moderne, assez proche du Pentium, avec une approche semblable au concept RISC, décomposant les instructions complexes en instructions simples, ajoutant un deuxième pipeline et améliorant sa vitesse de calcul. Il inaugurait également chez Motorola le concept de prédiction de branchement, déjà connu chez les fabricants de serveurs : le processeur tentait de deviner le résultat d’un calcul et enchaînait sur les opérations suivantes. Si le résultat était le bon, il avait gagné du temps. À défaut, il oubliait ses calculs et les reprenait avec le bon résultat. Pour la petite histoire, c’est d’ailleurs cette fonctionnalité de prédiction, généralisée à tous les processeurs, qui a ouvert la porte à la faille Spectre vingt-trois ans plus tard…

« Et le 68050 ? » demande le lecteur attentif… Hé bien le 68050 n’a jamais existé, tout simplement. Il aurait dû être une version améliorée du 68040, visant notamment à corriger quelques bugs. Motorola préféra lui conserver son nom de 68040.
Souvenir : les bulles d’aide
Et vous, avez-vous connu les bulles d’aide ? Inaugurées avec le Système 7, elles ont accompagné les utilisateurs du Macintosh jusqu’à Mac OS 9. On les activait à tout moment depuis le menu d’aide de la barre des menus, et elles apparaissaient au passage de la souris sous forme de phylactères, ces bulles de texte utilisées dans les bandes dessinées. Elles expliquaient le rôle de chaque élément d’interface : icônes, menus, boutons…
Les bulles expliquaient chaque élément de l’interface, jusqu’au moindre détail comme cette bulle précisant l’utilisation de la mémoire vive par le système (rappelons qu’à l’époque, cette gestion calamiteuse occupait une bonne partie du temps des utilisateurs).
Le système fut conservé à l’identique jusqu’aux dernières versions de Mac OS 9. Mac OS X, en revanche, ne proposera jamais ce type de fonction.

Bon anniversaire le PowerBook 190 !
Le 28 août 1995, Apple présentait le PowerBook 190 (en noir et blanc) et son clone le PowerBook 190cs (en couleurs), les derniers représentants de la famille PowerBook équipés de processeurs Motorola 68LC040. Ils accompagnaient le nouveau modèle 5300, équipé d’un processeur PowerPC.
Nous avons eu l’occasion de présenter une publicité d’Apple France dédiée à ce modèle dans un précédent billet du blog.
Publicité : Performa, l’ordinateur qui stimule votre esprit
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Comme la semaine dernière, nous vous présentons aujourd’hui une page de 1995, pour la gamme Performa. Cette fois-ci, il est question d’un ordinateur qui stimule vos yeux et vos oreilles, pour que votre esprit puisse apprendre plus facilement et plus rapidement. Comme le disait Walter Mossberg dans Le Wall Street Journal, « en général, les utilisateurs de Macintosh rencontrent très peu de problèmes pour utiliser des logiciels multimédia, car une seule compagnie a fait de la vidéo, des graphiques et du son une priorité : Apple ».
Et votre serveur, combien de pages par jour ?
En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :
Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.
Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».
Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.
Prêtez ce CD à un ami et faites-lui découvrir iTunes
Vous voulez mettre un peu de couleurs dans votre collection Apple ou sur un coin de bureau ? Alors craquez pour le CD tout rose d’iTunes 4 (on le trouve actuellement aux enchères sur eBay en France). Un petit souvenir qui s’accorde parfaitement avec l’iBook G4 sorti à la même époque, en 2004.
Non seulement il est très décoratif, mais en plus il est drôle : car Apple vous invite à prêter ce CD à un ami pour lui faire découvrir iTunes, et précise dans les petites lignes que « le partage de ce CD avec un ami contredit les termes du contrat de licence d’utilisation, mais Apple vous y autorise » !
Le même vendeur sur eBay propose également le CD de la version 4.5 sorti trois mois plus tard. Pour le coup, la pochette est devenue toute bleue, mais arbore toujours une des silhouettes caractéristiques de la communication d’Apple pour iTunes à cette époque.
Un Apple III dans son carton sur eBay !
Des Apple III sur eBay, ce n’est pas rare, on en trouve même régulièrement. On peut en dégoter pour quelques centaines d’euros, selon leur état et les logiciels ou accessoires fournis. Mais un Apple III dans son carton d’origine, c’est plus rare, et c’est pour ça qu’on vous en parle !

Pour 1100 dollars (963 euros environ), ou moins cher si votre offre est acceptée, vous pourrez acquérir un système complet et fonctionnel, avec le carton de l’unité centrale et la boîte contenant les disquettes et manuels d’installation. Attention, l’écran Monitor III n’est pas compris dans l’offre et l’alimentation est un modèle 110 volts. En revanche, le vendeur accepte l’expédition vers l’Europe, à vos frais…

Quand le succès du Mac déteignait sur le Lisa
Août 1984. Le Macintosh est commercialisé depuis le début de l’année, et cohabite au catalogue d’Apple avec le Lisa, l’Apple IIc et l’Apple IIe. En revanche, l’Apple /// vient juste d’être éjecté pour faire un peu de place sur les étagères. C’est le moment que choisit la revue InfoWorld pour publier un article très instructif intitulé « Le succès du Mac déteint sur le Lisa ». Et voici ce que disait cet article.
En 1983, Le Lisa était un vrai problème pour Apple. Coûtant 10.000 dollars, utilisant des disquettes spécifiques, il ne se vendait pas bien. Quasiment un échec. Et puis le Macintosh est arrivé en janvier 1984, pour 2.500 dollars, avec une lecteur de disquettes Sony standard, et Apple en a profité pour revoir le Lisa et lui offrir le même lecteur, pour un prix largement réduit, sous le nom de Lisa 2. Pour Apple, le Macintosh est un peu comme une Volkswagen, tandis que le Lisa est une Porsche. Ou un « Big Mac ». Et les clients apprécient : le Lisa 2 est en rupture de stock dans certaines boutiques, notamment le modèle équipé d’un disque dur interne de 10 Mo.
Le Lisa 2 est accompagné par les logiciels de la suite « Lisa 7/7 » : Lisa Write, Lisa Draw, Lisa List, Lisa Project, Lisa Graph, Lisa Calc et Lisa Terminal. Le tout pour 695 dollars, beaucoup moins cher que la suite Lisa Office System qu’elle remplace. Le copier-coller y est largement généralisé entre les logiciels, contrairement à son prédécesseur, et Lisa Write dispose maintenant d’un correcteur d’orthographe. Mieux : Lisa 7/7 est capable d’imprimer sur une imprimante en couleurs, malgré son écran en noir et blanc : la couleur de chaque élément est choisie dans un nouveau menu dédié.
Mais la sortie de Lisa 7/7 marque aussi, chez Apple, la fin du développement dédié au Lisa. Tout porte à croire que le Lisa va se rapprocher du Macintosh, notamment grâce au programme MacWorks qui transforme le Lisa en puissant Macintosh. Il doit d’ailleurs évoluer pour permettre de gérer sur le Lisa 2 les applications des deux systèmes en parallèle. Un gros travail est donc fait avec les développeurs pour vérifier que leurs applications Mac fonctionnent correctement sur le Lisa avec MacWorks. Pour parvenir à ses fins, Apple a fusionné les deux équipes de développement, au sein de la division Apple 32 (dont nous avons déjà parlé par ici). Et tout le monde travaille désormais pour le Macintosh, y compris dans le but d’assurer un jour la migration des données de Lisa 7/7 vers le Macintosh. On attend aussi la sortie d’Applebus, le système de réseau local peu coûteux que promet la marque (et qui sera renommé AppleTalk au tout dernier moment). Grâce à ce réseau, un Lisa doit pouvoir devenir serveur de fichiers pour les Macs situés autour de lui. D’autant plus qu’on annonce un disque dur de 74 Mo pour bientôt (comptez tout de même 9000 dollars avec son système de sauvegarde sur bande).
Pendant ce temps, 250 compagnies développent des logiciels pour le Macintosh, contre quelques poignées pour le Lisa, principalement dans des domaines professionnels, notamment en raison des capacités graphiques du Lisa et de son grand écran. Mais aussi en raison de sa mémoire vive, qui permet d’ouvrir des documents plus volumineux : LisaWrite gère des textes de 80 pages quand le Macintosh se contente de 10 ; LisaDraw gère quatre fois plus d’objets que MacDraw. Et surtout, le Lisa est la seule plateforme de développement pour le Macintosh, dont la mémoire est insuffisante pour cette tâche. Alors, que reste-t-il au Macintosh ? La gestion du son : le Lisa n’est pas équipé de la puce spécialisée dans l’audio dont dispose le Macintosh, et reste muet avec les applications dédiées.
Ironie de l’histoire : grâce à sa mémoire vive et à MacWorks, le Lisa 2 sera donc le premier « Mac » compatible avec les applications développées pour le futur « Fat Mac » (qui sera commercialisé peu après sous le nom de Macintosh 512K). Et déjà, Lotus prévoit que son application dédiée au Macintosh (qui sera finalement dénommée Lotus Jazz) pourra tourner sur le Lisa 2 avant même la sortie du Mac compatible !
De l’art dans un radiateur
Dans un ordinateur, le radiateur, ou dissipateur thermique, est une pièce de métal chargée de dissiper la chaleur produite par le processeur pour éviter que celui-ci ne surchauffe. Dit comme ça, ce n’est pas forcément très glamour. Et pourtant, quand c’est Apple qui le dessine, on obtient cette petite œuvre d’art, que l’on trouve dans les PowerMacs G4 monoprocesseurs. En effet, dans les modèles biprocesseurs, le radiateur était pourvu d’ailettes toutes identiques, sans cet effet d’escalier permettant de raccourcir les ailettes vers le côté inutilisé.
Earth Explorer, l’encyclopédie écolo d’Apple
En 1995, Internet n’était pas encore très répandu. Alors pour se cultiver, on regardait des encyclopédies interactives, comme Microsoft Encarta, ou les encyclopédies Britannica ou Grolier Multimédia. Ou toutes sortes de CD thématiques, comme ce Earth Explorer, un explorateur de la planète Terre produit par Enteractive et distribué par Apple.
À l’époque, les boîtes de CD étaient sacrément plus jolies que leur contenu. Alors que l’encyclopédie elle-même était limitée à une résolution assez étrange de 512 x 384 pixels, en 256 couleurs qui plus est, la pochette avait fière allure, avec ses illustrations colorées et sa citation de Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau.
Sinon, côté logiciel, on peine à croire qu’on ait eu plaisir à une époque à naviguer dans ce type d’interface. Les vidéos sont rarissimes, les images sont en résolution timbre-poste, les textes sont présentés sans fioritures, les quizz sont inutilement compliqués, l’interface de navigation est d’une tristesse à mourir, et le moteur de recherche se résume à un glossaire sommaire…
Le travail de Clement Mok pour Apple
Parmi les slogans un peu oubliés d’Apple, dont nous reparlerons à une prochaine occasion, se trouvait « Wheels for the mind » (de l’énergie pour la pensée), un slogan accompagné d’un logo représentant un personnage transportant un Macintosh sur le porte-bagage de son vélo. Le Macintosh était lui-même directement inspiré du fameux logo Picasso de 1984.
À cette occasion, nous avons découvert le travail de Clement Mok pour Apple. Au début des années 80, il était directeur créatif pour Apple. C’est lui qui a imaginé ce cycliste, dans la droite ligne de l’intuition de Steve Jobs, qui voyait dans le macintosh un vélo pour l’esprit : un outil intuitif, que l’on n’a besoin d’apprendre à utiliser qu’une fois, et qui permet ensuite d’amplifier et prolonger les capacités de son utilisateur. On en trouve régulièrement des souvenirs sur eBay : tapis de souris, mugs, t-shirts, posters…

Sur son site, Clement Mok raconte son arrivée chez Apple. Après des expériences dans la division publicité et marketing de CBS puis chez Donovan&Green, spécialiste de la création visuelle, il passe un peu par hasard chez Apple où travaille une de ses amies. Il se souvient y avoir rencontré le directeur de la création, qui semblait prêt à embaucher n’importe qui susceptible d’être intéressé par le monde de la micro-informatique, comme on disait alors. Il commence par décliner la proposition, avant de se raviser : on ne peut pas refuser une offre dans une société dont le jeune patron fait la Une du Time !
L’une de ses premières créations pour la marque est la carte de vœux distribuée pour Noël 1984. Dès l’année suivante, il enchaîne avec le nouveau packaging des logiciels du Macintosh (on en trouve aisément sur eBay).

De manière plus confidentielle, son travail s’organise largement autour d’éléments de communication interne, comme ces posters dans lesquels l’identité américaine d’Apple est souvent mise en avant.


Après son passage chez Apple, il crée sa propre agence en 1988, et travaille pour de nombreux clients : IBM, CMCD, Caere (l’éditeur d’OmniPage), Macromind, ou encore Révo (fabriquant de lunettes).
Un boîtier transparent pour votre Macintosh SE
Vous connaissez bien le Macintosh SE et son successeur, le Macintosh SE/30 (mais si, celui qui a failli s’appeler le Macintosh SEx)… Les amateurs éclairés de MacEffects mènent actuellement un projet Kickstarter pour offrir au SE et au SE/30 un boîtier transparent du plus bel effet, à la manière des prototypes conçus par Apple. Près de 13.000 dollars ont déjà été récoltés sur les 15.000 recherchés par les porteurs du projet.

Si l’idée vous plaît, vous pouvez bien sûr participer au financement de ce projet, avant le dimanche 12 mai. Le ticket d’entrée est à 175 dollars pour un dos transparent ; comptez 225 dollars pour obtenir en plus un ventilateur équipé de leds, et plus encore pour disposer de différents modèles colorés accompagnés d’accessoires pour embellir l’intérieur de la machine. Si le projet atteint 27.500 dollars, l’avant du boîtier transparent sera mis en production (avec un seul emplacement pour disquette). Et pour 30.000 dollars, c’est la souris ADB qui bénéficiera de son boîtier transparent.
Jusqu’à cette nuit, il était possible d’acquérir le prototype développé par l’équipe de MacEffects, puisqu’ils l’avaient mis en vente sur eBay. La vente est aujourd’hui terminée, peut-être car celui-ci venait de baisser de 4500 à 1800 dollars : une affaire, d’autant plus que le Macintosh SE/30 était fourni, avec un disque dur qui marche quand il veut…

Pour se consoler d’être arrivé trop tard, il reste une solution. La même équipe propose également à la vente le tout premier prototype de sa série, fabriqué au moyen d’une imprimante 3D. Cette pièce unique est proposée aux enchères pendant encore une petite semaine et dépasse déjà les 5.600 dollars !

L’équipe de MacEffects n’en est pas à son coup d’essai : nous avions déjà parlé d’elle puisqu’elle propose à la vente sur eBay des rubans neufs pour l’imprimante ImageWriter II, et en couleurs s’il-vous-plaît !
Publicité : Inside Apple et l’écran pour Apple II
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’octobre 1983, à nouveau parue dans la série des « Inside Apple », à la croisée de chemins entre information et publicité. À l’époque, Apple présentait fièrement le premier écran conçu pour l’Apple II, plus de six ans après la sortie de celui-ci ! Jusqu’alors, la marque laissait le choix à ses clients entre l’écran de l’Apple III (avec un support adapté) et tout moniteur ou télévision disponible dans le commerce. Cet écran CRT offrait un affichage en vert sur fond noir, toute une époque ! Et vous pouvez remarquer qu’on ne parlait pas de résolution en ce temps-là : la marque indiquait simplement un affichage en 80 colonnes de texte !
On retrouvait aussi dans cette publicité l’Apple Color Plotter, une imprimante unique en son genre dans l’histoire de la marque : pas de matrice de point, encore moins de laser ou de jet d’encre, mais des sortes de stylos déplacés à droite et à gauche sur une feuille se déplaçant elle-même de haut en bas (et inversement !). N’oubliez pas d’adhérer au nouveau programme AppleCare pour garantir tout cela !
Une brève histoire d’iChat (et des astuces)
En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.
iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !
Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.
Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.
Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]
Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.
Steve Jobs et Bill Atkinson
Vous l’avez compris, sur l’Aventure Apple, on a un petit faible pour Bill Atkinson, le génial créateur des routines graphiques du Macintosh, connues sous le nom de QuickDraw, mais aussi de MacPaint, le logiciel de dessin, et d’HyperCard, cet environnement de développement révolutionnaire.
Lors d’une conférence donnée en 2012 et disponible sur YouTube, que l’on a déjà citée précédemment, Bill Atkinson s’est un peu livré au sujet de sa relation à Steve Jobs. Revenant sur le début de leur relation chez Apple, où il était entré dès 1978, Bill Atkinson confie que c’est la confiance que lui accordait Steve Jobs qui lui a permis de s’épanouir. Ils étaient particulièrement amis, « passant plus de soirées ensemble que séparés » ! Quelque part, Steve Jobs appréciait les idées un peu folles qu’était capable de suggérer son ami.

Cette photo des deux compères est devenue célèbre dans le milieu. Elle a été prise en décembre 1983 dans la fameuse maison sans meubles de Steve Jobs, à Woodside en Californie (maison qui a finalement été détruite en 2012, suivant la volonté de Steve Jobs qui la trouvait abominable). Commentant ce cliché, Bill Atkinson se remémore tout d’abord qu’il avait beaucoup de cheveux, avant de reconnaître dans le regard de Steve Jobs cette attitude valorisante qui l’a poussé à avancer.
Source : Conférence 2012 de Fora.tv sur YouTube ; MacGénération
PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde
En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !
https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk
Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…
Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?














































































































































































































