MacWrite préface Michel Audiard Apple 1983

Le Macintosh, Michel Audiard et les Québécois

Il y a déjà bien longtemps, sur l’Aventure Apple, nous vous avions présenté cette préface du manuel de MacWrite, rédigée par Michel Audiard à la demande d’Apple France. Michel Audiard (1920-1985) fut, entre autres, le dialoguiste des Tontons Flingueurs et d’Un Singe en Hiver.

MacWrite préface Michel Audiard Apple 1983

En quelques lignes, ce génie de la langue française et de la réplique culte résume l’esprit de ce logiciel révolutionnaireDéconcerté par l’audio-visuel et halluciné par l’informatique, je sentais se refermer sur moi les portes de l’idiotisme. Entre la pomme de Newton et la pomme d’Apple, j’étais fait comme un rat. Et puis une souris a tout changé ! Désormais je m’ackintosh comme tout un chacun, je m’acpainte comme personne et je m’acwrite comme tout le monde. Bref, me voilà intelligent à l’extrême. Je veux dire : aussi intelligent que n’importe quel enfant de dix ans.

Ce bel hommage a été reproduit dans un autre manuel, le « Supplément aux manuels d’accompagnement du Macintosh », diffusé par Apple Canada pour adapter les manuels français aux spécificités de nos cousins francophones. Voici le paragraphe « Bienvenue dans ce monde merveilleux de Macintosh », à la première page de ce livret. Apple Canada présente le Macintosh comme une machine puissante et docile, qui se soumet à vos volontés. Un ordinateur construit et éduqué pour vous comprendre et faire ce que vous lui demandez. Et avant de vous souhaiter Bon amusement, Apple Canada reproduit la préface de Michel Audiard, présenté comme « un humoriste français ».

Macintosh user manual Apple Canada Audiard

Macintosh IIsi motherboard

Un G3 et un G4 dans le même Mac !

… et aussi un G1, et un G2. Désolé.

Macintosh IIsi motherboard

Il s’agissait de quatre quartz de chez Saronix, de simples composants électroniques en charge d’osciller à une vitesse déterminée pour fournir une base de temps à l’ordinateur, ici un Macintosh IIsi. Il était d’ailleurs possible de remplacer le premier d’entre-eux, cadencé à 40 Mhz, par un modèle plus rapide, afin d’accélérer le fonctionnement de tout l’ordinateur. Ainsi, un quartz à 50 Mhz permettait de passer le processeur de 20 à 25 Mhz. Si vous voulez en savoir plus, voici un article de 1994 (en anglais) qui vous renseignera.

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983

Souvenir : le lecteur Twiggy

Et vous, avez-vous connu les lecteurs de disquettes Twiggy d’Apple ? Sous ce nom de code, devenu sa dénomination usuelle, se cachait un format de disquettes 5″1/4 de 871 Ko, spécialement développé par Apple dès 1978 pour ses projets Apple III et Lisa. La dénomination officielle de ce format de disquettes, repérables par ses deux trous opposés, était FileWare.

En décembre 1982, Apple avait annoncé  la commercialisation des lecteurs FileWare externes, sous le nom de UniFile et DuoFile, respectivement pour 1000 et 1700 dollars.

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983
L’annonce du DuoFile et de l’UniFile dans une brochure de SEEDRIN (Apple France) en 1983.

Il faudra attendre 1983 et la sortie du premier Lisa pour les voir apparaître dans un ordinateur. Avec cette technologie, Apple espérait résoudre l’un des soucis des disquettes 5″1/4 double-densité, à savoir les problèmes d’usure et d’alignement produits par les deux têtes de lecture placées face à face de chaque côté de la disquette. Grâce au deuxième trou, les deux têtes de lecture étaient maintenant diagonalement opposées.

Apple Lisa 1 with Twiggy Drives
(image eBay)

Bien que cette technologie soit incompatible avec les disques et les lecteurs 5″1/4 traditionnels, Apple en était tellement fière que les premiers prototypes de Macintosh en étaient eux-mêmes équipés !

Early Mac with Twiggy Drive
(Nhat V. Meyer/Bay Area News Group)

Les problèmes de production et de fiabilité de ce support entraîneront son abandon quasi-immédiat, au profit de la disquette 3.5 pouces de Sony, qui équipera le Macintosh et le Lisa 2 dès 1984. Ces lecteurs sont donc aujourd’hui introuvables, et les disquettes, réservées au premier Lisa, très rares !

Images : Twitter, Wikipedia et Bitsavers.

MacEffects Prototype Case for Apple Computer Macintosh Mac SE/30

Un boîtier transparent pour votre Macintosh SE

Vous connaissez bien le Macintosh SE et son successeur, le Macintosh SE/30 (mais si, celui qui a failli s’appeler le Macintosh SEx)… Les amateurs éclairés de MacEffects mènent actuellement un projet Kickstarter pour offrir au SE et au SE/30 un boîtier transparent du plus bel effet, à la manière des prototypes conçus par Apple. Près de 13.000 dollars ont déjà été récoltés sur les 15.000 recherchés par les porteurs du projet.

Injection Molded Clear Case for Apple Macintosh Mac SE/30
Image : Kickstarter

Si l’idée vous plaît, vous pouvez bien sûr participer au financement de ce projet, avant le dimanche 12 mai. Le ticket d’entrée est à 175 dollars pour un dos transparent ; comptez 225 dollars pour obtenir en plus un ventilateur équipé de leds, et plus encore pour disposer de différents modèles colorés accompagnés d’accessoires pour embellir l’intérieur de la machine. Si le projet atteint 27.500 dollars, l’avant du boîtier transparent sera mis en production (avec un seul emplacement pour disquette). Et pour 30.000 dollars, c’est la souris ADB qui bénéficiera de son boîtier transparent.

Jusqu’à cette nuit, il était possible d’acquérir le prototype développé par l’équipe de MacEffects, puisqu’ils l’avaient mis en vente sur eBay. La vente est aujourd’hui terminée, peut-être car celui-ci venait de baisser de 4500 à 1800 dollars : une affaire, d’autant plus que le Macintosh SE/30 était fourni, avec un disque dur qui marche quand il veut

MacEffects Prototype Apple Computer Macintosh Mac SE/30
Image : eBay

Pour se consoler d’être arrivé trop tard, il reste une solution. La même équipe propose également à la vente le tout premier prototype de sa série, fabriqué au moyen d’une imprimante 3D. Cette pièce unique est proposée aux enchères pendant encore une petite semaine et dépasse déjà les 5.600 dollars !

MacEffects Prototype Case for Apple Computer Macintosh Mac SE/30
Image : eBay

L’équipe de MacEffects n’en est pas à son coup d’essai : nous avions déjà parlé d’elle puisqu’elle propose à la vente sur eBay des rubans neufs pour l’imprimante ImageWriter II, et en couleurs s’il-vous-plaît !

Prototypes de Performa 5200 d'Apple

Les prototypes du Performa 5200

En 1995, quand Apple décide d’intégrer un processeur PowerPC dans un ordinateur tout-en-un, elle reprend de zéro le travail de design de son format préféré. Depuis 1984, le Macintosh avait doucement évolué jusqu’au modèle Classic Couleur, encore très proche de l’original, puis vers la série des LC 520 à 580 en 1994, un modèle de transition doté d’un écran 14 pouces sur une base étroite. Dans le livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, on découvre les étapes qui ont marqué la création du Performa 5200.

Prototypes de Performa 5200 d'Apple

Performa 5200 d'Apple

Nous avons déjà présenté quelques extraits de cet excellent ouvrage sur ce blog : un projet d’ordinateur à porter au poignet, un prototype de Macintoshquelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

Publicité – La gamme Apple baisse de prix

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh. « Comme on ne savait pas lequel vous aviez envie d’acheter, on a baissé le prix de tous nos Macintosh ». À l’époque, c’était simple : la gamme Apple, personne n’y comprenait rien. Il y avait les Classic, les LC, les Centris, les Quadra, les Performa, et les PowerBooks. À l’exception de ces derniers, la plupart des modèles existaient sous différents noms dans les diverses gammes, parfois dans différents pays…

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

Inside Apple, publicité de 1983

Inside Apple… en 1983 !

Vous connaissez sans doute le livre Inside Apple, dont le sous-titre « Dans les coulisses de l’entreprise la plus secrète au monde » permet aisément de deviner le sujet. Nous avons retrouvé une publicité d’Apple, une sorte de publicommuniqué avant l’heure, publiée dans le magazine Byte d’avril 1983, sous le même nom !

Inside Apple, publicité de 1983

Dans cette publicité au format A3, Apple présente sa gamme de périphériques, qui offre une garantie de compatibilité et de service après-vente digne de la marque : Apple Dot Matrix Printer et Apple Letter Quality Printer, Apple Joysticks (le premier modèle ambidextre du marché !), Apple Hand Controller, disque dur Apple ProFile, sans oublier le pavé numérique et ses quatre touches de fonctions.

Mac OS X Exposé

Les débuts d’Exposé sur Mac OS X

Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…

Mac OS X Exposé

Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).

Exposé Mac OS X Application

Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.

Mac OS X Exposé en couleurs

 

AppleCare 1992 Ad

Publicité : Apple Care

Dans la famille AppleCare, nous vous avons déjà présenté la grand-mère, la brochure « Atchoum ! Aïe ! Ouille ! » de 1985 présentant ce programme de garantie pour les produits Apple. Nous vous avons aussi présenté le père, ce dépliant « Prendre soin de son Macintosh » datant de 1989. Aujourd’hui (et puisque le dimanche, c’est publicité en anglais), voici la fille, la publicité de 1992, qui invitait à considérer AppleCare comme « un airbag pour votre Macintosh ». À l’époque, l’airbag était encore une innovation récente, et la plupart des voitures n’en étaient dotées qu’en option. Ce coussin accueillant un Macintosh IIsi était donc un message plus « moderne » qu’il n’y paraît maintenant. « Si quoi que ce soit arrive à votre ordinateur, il n’y a rien de tel qu’AppleCare pour amortir le choc. Et protéger cette puissance qu’Apple vous a donnée. La puissance de donner votre maximum ».

AppleCare 1992 Ad

2019

Bonne année 2019 !

Et voilà, 2018 tire sa révérence et laisse sa place à 2019. À tous nos lecteurs, nous souhaitons une excellente année 2019 !

2019

Pin's Wheels for the mind

Wheels for the Mind

Quand il prend possession du projet Macintosh en 1981, Steve Jobs envisage sérieusement de changer le nom de l’ordinateur sur lequel son équipe travaille. Plutôt qu’une sorte de pomme, il préférerait le nommer Bicycle. Oui, vélo, tout simplement. Car le Macintosh représente à ses yeux tout ce que le vélo a de meilleur. Un outil que l’on n’a besoin d’apprendre qu’une seule fois, et qu’on n’oublie plus jamais. Mais aussi un outil qui prolonge et démultiplie les capacités naturelles de l’Homme.

Finalement, le Macintosh a conservé son nom, mais l’idée de l’associer aux vertus du vélo a été reprise quelques temps plus tard, comme support à l’Apple University organisée par la marque au milieu des années 80. Le Macintosh y devenait ainsi « des roues pour l’esprit ». Ce logo avait été créé par Clement Mok, dont nous vous avons déjà parlé ici. Si un souvenir de cette époque vous intéresse, on trouve ces jours-ci un pin’s « Wheels for the mind », proposé aux enchères à partir de 50 £, soit 60 euros auxquels des frais de port et d’importation s’ajouteront. Si vous l’achetez, envoyez-nous une photo de meilleure qualité !

Pin's Wheels for the mind

Un Apple IIe transparent

Vous vous souvenez de ces boîtiers transparents pour Macintosh SE, produits par MacEffects au travers d’un projet Kickstarter ? Eh bien sachez que les mêmes doux-dingues proposent un boîtier transparent pour l’Apple IIe (et tout le nécessaire pour y faire tenir un Apple IIGS, pour les amateurs du kit IIGS Stealth).

Si vous avez plein de sous et que vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez actuellement vous offrir sur eBay le premier prototype moulé par l’équipe de MacEffects. Pour la modique somme de 1800 dollars (soit seulement 1500 euros), vous aurez le plaisir de disposer d’une pièce unique, avec son clavier transparent correspondant à un autre projet Kickstarter.

 

Publicité Apple 1997 : pas de grattage, pas de tirage

Publicité : Pas de grattage, pas de tirage

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une publicité publiée conçue par CLM/BBDO pour Apple France en avril 1997. Cet exemplaire est issu d’un grand quotidien national, d’où sa jolie couleur de papier recyclé. Pour l’achat d’un Performa accompagné d’une imprimante jet d’encre StyleWriter 1500 ou 2500, Apple remboursait 1300 francs à ses clients, comme Géraldine Crisnay, qui était à l’époque Junior Art Director chez CLM/BBDO. D’après cette réclame, les clients étaient gagnants à tous les coups : pas de grattage, pas de tirage

Publicité Apple 1997 : pas de grattage, pas de tirage

En 1997, Apple utilisait son slogan « Give your dreams a chance », comme dans cette publicité sur l’avion-boomerang. Un lecteur attentif pourra-t-il nous expliquer pourquoi la traduction du slogan, « Donnez une chance à vos rêves », porte le copyright de Disney en note de bas de page ?

PowerBook G3 Bronze (Lombard)

Bon anniversaire, le PowerBook G3 Bronze

Le 10 mai 1999, Apple présentait un nouveau PowerBook G3. Plus exactement, le Macintosh PowerBook G3 Series, nom de code Lombard, surnom « Bronze Keyboard » (clavier de bronze), qui succédait, tenez-vous bien, au PowerBook G3 Series (dit Wallstreet II), qui succédait lui-même au PowerBook G3 Series (dit Walstreet), qui succédait au PowerBook G3 « tout-court », nom de code Kanga, qui était en réalité un PowerBook 3400c doté d’un processeur G3. Bref, entre novembre 1997 et mai 1999, quatre générations s’étaient succédé.

PowerBook G3 Bronze (Lombard)

C’était clairement le PowerBook G3 de la maturité. C’était d’ailleurs le premier ordinateur portable d’Apple qui utilisait la « New World ROM », inaugurée avec l’iMac, en remplacement de la mémoire morte traditionnelle héritée du Macintosh de 1984. Au passage, il s’était affiné de 15% et avait gagné un clavier légèrement transparent, couleur bronze, offrant un design qui sera conservé jusqu’à l’arrivée du PowerBook G4 « Titanium » en janvier 2001.

Publicité pour le Macintosh : il était temps qu'un capitaliste fasse une révolution

Publicité – Il était temps qu’un capitaliste…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité française de 1984 pour le Macintosh. Le slogan « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution » était une idée originale de l’agence CLM BBDO, la filiale française de l’agence new-yorkaise BBDO (devenue célèbre avec sa campagne « Demain, j’enlève le haut » pour Avenir Publicité quelques années plus tôt).

Publicité pour le Macintosh : il était temps qu'un capitaliste fasse une révolution

Mac OS 9 et MacOS X Raccourcis claviers

Comprendre les raccourcis de Mac OS 9 et MacOS X

À l’occasion de  l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Nous avons déjà abordé aujourd’hui plusieurs thèmes :  les bureaux, les menus, et les Préférences : voici maintenant un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la gestion des raccourcis Système.

Les raccourcis, ce sont ces combinaisons de touches que l’on tape plutôt que de choisir un menu ou réaliser une action à la souris. Ils permettent, avec un peu d’habitude, de gagner du temps. Mais voilà, avec MacOS X, Apple en a modifié quelques-uns, ce qui complique un peu les choses. Pour retrouver vos combinaisons de touches, jetez un coup d’œil aux quelques lignes qui suivent.

Mac OS 9 et MacOS X Raccourcis claviers

Le gros changement, celui auquel chacun a été confronté et auquel on ne s’habitue toujours pas après plusieurs mois sous MacOS X, c’est le nouvel usage du Pomme-N : au lieu de créer un nouveau dossier, il ouvre une nouvelle fenêtre ! Pour créer un dossier, il faut taper Pomme-Majuscule-N. Parmi les légères modifications, la combinaison Pomme-Tabulation qui permettait de passer d’application en application. Aujourd’hui, elle ne permet que de naviguer entre l’application active et la précédente. Pour naviguer parmi toutes les applications ouvertes, il faut garder la touche Pomme enfoncée et appuyer sur Tabulation plusieurs fois. De la même manière, pour réaliser une copie d’écran réduite à une fenêtre en particulier, ce n’est plus la touche Majuscule bloquée qu’il faut appuyer après le Pomme-Majuscule-4, mais la touche Espace. Et pour vous déplacer dans une fenêtre du Finder sans utiliser les ascenseurs, il faudra remplacer la touche Pomme par Pomme et Option. Il suffit d’y penser…

Les logiciels de la suite Lisa Office ou 7/7

Les 7 logiciels du Lisa

Dire que le Lisa n’a pas été un grand succès commercial est un euphémisme. Bien que révolutionnaire, cet ordinateur n’a jamais trouvé son public : trop cher à l’origine, il a ensuite été rattrapé par le Macintosh. Bien peu de logiciels ont été créés spécifiquement pour le Lisa. Pourquoi développer des logiciels pour une machine boudée par le public ? D’autant plus quand le message commercial d’Apple consistait à expliquer qu’elle fournissait les sept seuls logiciels indispensables au quotidien…

Les logiciels de la suite Lisa Office ou 7/7
Les manuels des logiciels du Lisa, sur eBay

C’est ainsi que vous trouverez sur eBay le coffret contenant les manuels des sept logiciels proposés par Apple au sein de la suite 7/7 (précédemment connue sous le nom de Lisa Office System). LisaList, LisaCalc, LisaDraw, LisaGraph, LisaProject, LisaTerminal, LisaWrite. Remarquez le style des brochures, directement copié sur celles du Macintosh, dans l’effort d’Apple de rapprocher le Lisa et le Macintosh dans la division des Apple 32 Supermicros.

Apple Expo 1989, publicité. La créativité au service de la productivité.

L’Héritier, une publicité de 1989 pour Apple France

Ce n’est clairement pas la publicité la plus connue parmi celles que l’agence CLM BBDO a produites pour Apple France. Mais elle mérite le coup d’œil. Dans ce spot d’une minute, datant de mars 1993, un chef d’entreprise, assis à l’arrière d’une Rolls Royce, partage avec son fils, l’héritier, sa vision de la direction d’entreprise, froide et déshumanisée : « Tu vois, tous ces gens qui travailleront pour toi, sont là pour exécuter, pas pour penser. S’ils se mettaient à penser, ils se mettraient à vouloir changer les choses. Et ça n’est pas dans leurs compétences. N’oublie jamais qu’ils te doivent tout. ».

« Il y a différentes façons de diriger une entreprise. En voici une. Heureusement, il y en a d’autres » conclut la voix-off. C’était tout à la fois la profession de foi d’une entreprise voulant rendre la connaissance accessible à tous par l’informatique, mais aussi une pique à ses concurrents, au premier rang desquels IBM et son management patriarcal.

Le concept sera adapté pour une diffusion presse, au moment de l’Apple Expo du mois de septembre 1989. Sur le visuel, cette phrase : « Un jour, on te parlera de la créativité au service de la productivité. N’écoute pas. Ça n’a vraiment rien à voir ».

Apple Expo 1989, publicité. La créativité au service de la productivité.

Pour en savoir encore plus sur le spot publicitaire réalisé par Claude Miller, Lion d’Or au festival de Cannes, rendez-vous sur le site Stratégies.

Présentation de CyberDog par Apple (english)

Cyberdog, ou le mariage d’Internet et OpenDoc

Nous avons déjà parlé d’OpenDoc sur ce blog : il s’agissait d’une technologie développée par Apple, visant à créer un format de fichier « universel », lié non pas à une application, mais à une multitude de composants chargés chacun d’une fonction spécifique : dessin, mise en page, visualisation de page web… L’intérêt était de permettre à chaque utilisateur de choisir librement ses composants, tout en garantissant la compatibilité du document avec les autres systèmes et leurs propres composants concurrents.

Mais voilà, OpenDoc a fait long feu. À son retour, Steve Jobs a mis fin à cette technologie — et à beaucoup d’autres. On l’a un peu oublié, mais Apple avait développé en 1996 son propre navigateur Internet basé sur OpenDoc : il s’agissait de Cyberdog. Bien plus qu’un navigateur, c’était un véritable couteau suisse, permettant bien sûr de naviguer sur Internet, mais aussi de créer des documents intégrant des liens et des éléments provenant d’internet en temps réel (graphiques, images, données, textes…), tout en donnant accès aux e-mails et aux forums. Cyberdog, comme OpenDoc, ne manquait pas d’arguments techniques, mais son abandon fut rendu inévitable par les difficultés financières d’Apple et la volonté de Steve Jobs de se concentrer sur un nombre réduit de projets, quitte à adopter par ailleurs des standards existants.

Présentation de CyberDog par Apple (english)

Présentation de CyberDog par Apple (english)

Brochure Macintosh Portable

La brochure du Macintosh Portable

Très sympa, cette brochure pour le Macintosh Portable de 1989. Elle était agrafée de sorte à imiter l’ouverture du premier ordinateur portable d’Apple : d’un côté, on découvrait le clavier et l’écran (Ta da !), et de l’autre, on pouvait apercevoir l’emplacement pour la carte d’extension et la batterie.

 

Brochure Macintosh Portable

 

Dans les autres pages, on pouvait lire la prose habituelle de ce type de brochures : le Macintosh Portable y était décrit dans le détail, avec son écran LCD à matrice active, sa compatibilité avec tous les logiciels du Mac, sa batterie capable de tenir le temps d’un vol New-York-Paris (en Concorde ?), son trackball intégré, sa connectivité complète (avec SCSI, ADB, sortie vidéo, prise casque…) et son clavier pleine taille…

Macintosh Portable 1989 pamphlet

Dans un style plus simple, la marque a aussi utilisé le principe de la brochure qui s’ouvre comme l’ordinateur, vingt ans plus tard pour son iBook coloré. On en trouve un exemplaire orange et bleu ces jours-ci sur eBay

iBook booklets

Apple 1997 Ad for Mac OS 7.6

Publicité : Mac OS 7.6

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité un peu bizarre de 1997, vantant la capacité du nouveau Mac OS 7.6 à suivre votre esprit partout où il ira ! Toujours plus intuitif, le nouveau système d’Apple promettait une gestion de la mémoire virtuelle permettant de lancer plus rapidement les applications et les impressions. QuickTime, Open Transport, OpenDoc et CyberDog étaient mis en avant, et comme toujours à l’époque, Apple vantait la compatibilité avec les fichiers Windows qui, promettait-elle, pouvaient être lus sans même l’application d’origine !

Apple 1997 Ad for Mac OS 7.6

Mac Pro 2013 press release french

Bon anniversaire le Mac Pro !

Sur l’Aventure Apple, on préfère les vieilles machines aux modèles récents, et la poussière à l’odeur du neuf. Ça tombe bien, parce que s’il y a un modèle récent qui commence à sérieusement prendre la poussière, c’est bien le Mac Pro. L’air de rien, il a été commercialisé il y a très exactement 5 ans, et a donc déjà passé 1826 jours au catalogue. Le précédent record est donc largement dépassé : il avait été établi par le Macintosh Plus, commercialisé durant 1734 jours entre 1986 et 1990.

Mac Pro 2013 press release french

Macintosh II max ram : 2 GB !

Un Macintosh II avec 2 Go de RAM ?

Étonnante découverte dans ce livret intitulé « Le Monde des développeurs Apple » publié en septembre 1987 par Apple France. Ce guide présente l’univers d’Apple aux futurs développeurs intéressés par la marque. Au milieu de différents chapitres liés à la technique, au marketing, ou aux interfaces, on y présente la gamme de la marque à la pomme, telle qu’elle se présentait à l’époque.

Le Monde des développeurs Apple, SEEDRIN 1987

À cette époque, le Macintosh SE était le haut-de-gamme des machines tout-en-un et acceptait de 1 à 4 Mo de mémoire vive. Le Macintosh II, apparu à la même époque, pouvait être équipé de 8 Mo de mémoire vive. Une mise à jour de ses ROMs permettra même d’en porter plus tard la quantité à 128 Mo. Alors quelle mouche a donc piqué les rédacteurs de ce guide, au moment d’indiquer la mémoire vive maximale du Macintosh II : 2 Gigaoctets ? Vraiment ?

Macintosh II max ram : 2 GB !

Non, évidemment, c’est une erreur : il faudra attendre 1999 et le PowerMacintosh G4 pour pouvoir intégrer une telle quantité de mémoire vive dans un Mac. Simplement, le Macintosh II était le premier  Macintosh équipé d’un « vrai » processeur 32-bits, offrant la capacité théorique de gérer jusqu’à 4 Go de données. Mais cette limite était purement théorique, et d’autres éléments de l’ordinateur la réduisaient drastiquement.

Apple IIgs memory expansion card 256k 512 1024 jumper

Ajouter de la mémoire vive à un Apple IIgs

Aujourd’hui, quand on veut ajouter de la mémoire vive à un Macintosh, c’est impossible : la mémoire vive est directement soudée à la carte mère. Avant, c’était plus simple : il suffisait de glisser une ou plusieurs barrettes de mémoire vive dans les fiches correspondantes, sur la carte-mère. Mais encore avant, c’était un peu différent : prenez l’Apple IIGS de 1986, par exemple. Celui-ci ne disposait pas d’emplacement pour ajouter de la mémoire vive sur sa carte-mère, et ses 256 kilo-octets standards étaient soudés. Pour ajouter de la mémoire vive, il fallait donc installer une carte d’extension, laquelle disposait de 256 kilo-octets supplémentaires, et d’emplacements libres pour ajouter soi-même d’autres puces de mémoire.

Apple IIgs memory expansion card 256k

Il s’agissait bien d’emplacements pour des puces, et non pas pour des barrettes comme nous les connaissons maintenant. Le format SIMM, prédécesseur du DIMM, était encore peu répandu à l’époque, puisque le Macintosh Plus apparu la même année était le premier modèle Apple à en bénéficier. Pour passer de 256 à 512 Ko, ou à 1 Mo de mémoire vive, il fallait donc ajouter 8, ou 24 puces de 32 ko chacune.

Apple IIgs memory expansion card 256k

Deux connecteurs situés à droite de la carte permettaient d’activer les puces supplémentaires. Il fallait les relier au moyen de cavaliers : un cavalier en bas (J2) pour 512 Ko, deux cavaliers pour 1 Mo.

Apple IIgs memory expansion card 256k 512 1024 jumper

Shopping Mall Japan, pour acheter sur Yahoo Enchères Japon depuis la France

Commander aux États-Unis ou au Japon

La planète est devenue un village mondial. En quelques clics, on peut commander des objets de toutes sortes sur des sites du monde entier. Les frais de port et les délais de transport sont devenus tout à fait raisonnables. Oui mais voilà, parfois, certains sites ou certains vendeurs n’acceptent pas de livrer les commandes à l’étranger. Voici comment nous procédons depuis quelques années.

Yahoo Japan Auctions traduit en français

Pour commander aux États-Unis, ou se faire livrer à moindre frais dans ce pays (par exemple depuis le Canada), nous utilisons le service My Mall Box (https://www.mymallbox.com). Après un enregistrement rapide, vous disposez d’une adresse personnalisée (au moyen d’un numéro de Suite, l’équivalent d’une boîte postale), dans un entrepôt du Delaware. Vous indiquez cette adresse lors de vos commandes, et le site My Mall Box vous informe de chaque réception de colis. Quand vous le souhaitez, vous pouvez réunir vos commandes (consolidate en anglais) et vous les faire réexpédier en France, dans un seul paquet. Vous payez les frais d’expédition, puis les frais de douanes, équivalents à la TVA (DHL vous les facture en ligne avant la livraison ; USPS remet le colis à La Poste qui facture les frais au retrait du colis).

My Mall Box pour acheter aux États-Unis depuis la France

Pour les commandes au Japon, par exemple sur le site d’enchères de Yahoo Japon, qui refuse les clients étrangers, c’est un petit peu compliqué. Nous passons par un intermédiaire, Shopping Mall Japan (https://www.shoppingmalljapan.com/), qui se charge de la commande et de l’envoi du colis. La procédure est un petit peu plus complexe, puisqu’il faut tout d’abord copier le lien du produit que vous voulez acheter, puis le coller sur votre page Shopping Mall Japan, et indiquer votre enchère maximale (ou le prix fixé par le vendeur). La fonction « Sniper Bidding » permet de poster automatiquement une enchère au tout dernier instant pour mieux surprendre les autres enchérisseurs, une fonction qu’eBay lui-même n’offre pas à ses clients ! Le site se charge de la commande, vous informe de la réussite ou de l’échec dans le cas d’une enchère, puis vous décidez des conditions de réexpédition, du plus rapide au moins cher…

Shopping Mall Japan, pour acheter sur Yahoo Enchères Japon depuis la France

Nous avons déjà utilisé les services de ces sites web à plusieurs reprises, sans la moindre difficulté. Pensez simplement que My Mall Box facture 8 dollars de plus pour les colis conservés plus de 3 mois dans leur entrepôt, et que Shopping Mall Japan exige un versement de caution avant toute commande (que vous pourrez utiliser pour régler les frais de port, sur simple demande par mail). Ce petit article n’est pas sponsorisé ! Si vous voulez nous aider, passez donc quelques commandes sur eBay !

Conseil bonus : si vous utilisez Chrome, pensez à activer la traduction automatique de pages web, très utile pour naviguer sur le site japonais de Yahoo…

Performa 6112CD et 6115CD labels

Noms de modèles : quand Apple partait en vrille

Aujourd’hui, Apple décline sous un même nom toute une gamme de produits. Ainsi, l’iPhone prend simplement le numéro de sa génération (6, 6S, 7, X…) et précise sa taille d’écran (6S ou 6S Plus…). L’iPad a un temps suivi la même voie (iPad Air, iPad Air, iPad Air 2), et se contente maintenant de s’appeler iPad. Pour connaître les caractéristiques d’un modèle, il faut toujours préciser sa génération (iPad 2017, iPad 2018…), en plus de ses éventuelles options (Wi-Fi + 4G, taille du stockage…).

À une époque plus ancienne, Apple déclinait ses noms de modèles pour tenir compte de toutes leurs caractéristiques. Ainsi, en 1995, il était possible de choisir parmi les modèles suivants : Performa 6110CD, 6112CD, 6115CD, 6116CD, 6117CD, ou encore 6118CD. Tous étaient rigoureusement identiques, à l’exception de la quantité de mémoire vive, de la taille du disque dur, parfois même simplement des logiciels ou de l’écran fourni en « bundle »… Il en allait de même avec les successeurs du LC III, qui porteront le nom de Performa 460, 466, 467, 475, 476… là encore, uniquement pour différencier leurs options.

Performa 6112CD et 6115CD labels
Images : eBay / applerescueofdenver.com

Quand on sait que la plupart de ces modèles existaient à la fois dans la gamme Centris, Quadra, LC, Performa, et PowerMacintosh, on a une idée du casse-tête invraisemblable que les chaînes de production devaient résoudre au quotidien… La Liste des produits abandonnés par Apple sur Wikipedia donne une bonne idée de la profusion de dénominations à laquelle Steve Jobs mettra fin à son retour en 1998.

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Un disque dur – sac à dos pour le Macintosh

On vous a déjà présenté des sacs pour transporter le Macintosh : c’était un classique avant qu’Apple ne crée un Macintosh Portable puis une gamme PowerBook. Mais un sac à dos pour le Macintosh lui-même, avouez que c’est plus rare. C’était l’idée du Jasmine BackPac, un subtil jeu de mot associant BackPack (le sac à dos) et le Mac. Une manière, comme le disait la publicité, de laisser derrière soi ses problèmes de stockage !

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Le BackPac était donc un disque dur SCSI de 20 à 100 Mo qui s’intégrait parfaitement avec le Macintosh. Là où la plupart des autres constructeurs prévoyaient de positionner leur disque dur externe sous le Mac, Jasmine Technologies avait eu l’idée de le fixer derrière la machine. Pour l’installer, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait de débrancher le Mac, d’ôter deux vis et la pile de sauvegarde, et de fixer le disque en tournant ses vis avec une pièce de monnaie. Le port SCSI était parfaitement positionné, tout comme l’alimentation électrique, permettant d’allumer le Mac et le disque dur d’un seul geste.

Jasmine BackPac for Macintosh hard driveGrâce à une vente actuellement proposée sur eBay, on peut apprécier de près le travail des ingénieurs de Jasmine Technologies (qui avaient même pensé aux petits logements pour les vis retirées du Macintosh), et le manque d’originalité de leur graphiste qui avait (comme d’autres avant lui) repiqué le dessin « Picasso » accompagnant le premier Macintosh. Comme Apple avait tout à la fois déplacé le port SCSI et l’interrupteur et fait disparaître la pile de sauvegarde en passant du Macintosh Plus au Macintosh SE, on remarquera que Jasmine Technologies avait adapté son boîtier lors du changement de modèle…

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Darkboot Mac

Changer l’image au démarrage du Macintosh

Changer l’image qui s’affiche lors du démarrage d’un Macintosh, ça a été très simple avant MacOS X. Apple permettait d’afficher n’importe quelle image en fond d’écran, à la simple condition de l’enregistrer dans le dossier système sous le nom de StartupScreen. On pouvait même enregistrer un film pour le visionner durant le démarrage ! Nous en avons déjà parlé ici.

Mais comment obtenir le même résultat avec MacOS X ? Hé bien c’est plus compliqué. En 2003, dans les colonnes d’A Vos Mac, nous présentions le logiciel MacBoot, réservé à MacOS X.2 Jaguar. Nous proposions quelques idées : le Sad Mac (qui indique un plantage matériel du Mac), le logo de Windows, un canard, une jolie pomme de toutes les couleurs… Le logiciel n’est hélas plus disponible en ligne, mais il semblerait qu’un logiciel du même type, Startup Syringe, offre le même service. Vous pouvez le télécharger ici (nous ne l’avons pas testé).

MacBook, change MacOS X startup image

Nous avons en revanche retrouvé un équivalent plus récent, destiné à MacOS X 10.4, 10.5 ou 10.6. Il s’appelle BootXChanger et vous le retrouverez sur le site Namedfork.BootXChanger par NamedforkEnfin, pour les Macs équipés au minimum de MacOS X 10.9, il est possible d’utiliser le logiciel Dark Boot. Attention cependant, car certains utilisateurs rapportent avoir eu des soucis avec ce logiciel, qui ne semble d’ailleurs pas compatible avec les versions les plus récentes du système, de plus en plus tatillonnes avec le processus de démarrage.

Darkboot Mac

Publicité Apple Power Macintosh Gamme 1996

Publicité : nouvelle gamme Power Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, nous vous présentons une publicité de 1996 pour la gamme Power Macintosh. Le plus puissant des modèles disponibles à l’époque était le Power Macintosh 9500, avec son processeur PowerPC 604 à 150 Mhz, commercialisé en avril 1996, en même temps que son petit frère le  8500/150, et le tout nouveau 7600/120. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, cette gamme avait accueilli seulement l’année précédente les ports au standard PCI, qui remplaçaient les solutions propriétaires NuBus et PDS.

Publicité Apple Power Macintosh Gamme 1996

1984 Alan Kay MacPaint Tip

Une petite astuce de la part d’Alan Kay (ou pas)

Au détour des pages de la revue MacWorld de septembre 1984, nous sommes tombés sur cette sympathique astuce qui permettait de dessiner de manière plus naturelle avec le tout premier MacPaint. Ce qui a attiré notre attention, c’est le nom de l’auteur de l’astuce : s’agit-il du même Alan Kay qui a fêté dimanche ses 80 ans ? L’un des théoriciens les plus prolifiques de l’histoire de l’informatique, fervent défenseur de l’utilisation des interfaces graphiques, père du projet Dynabook, un « manipulateur de connaissance » de la taille d’un livre ordinaire, avec un clavier et un écran. Probablement pas, car l’intéressé n’a sûrement pas émigré au Texas au moment où il rejoignait Apple après un long séjour au Palo Alto Research Center de Xerox… L’astuce n’en reste pas moins très sympathique, avec même une petite explication technique : alors que le crayon produisait un trait continu (si nécessaire en comblant le vide entre deux points si la souris bougeait trop vite), la duplication d’un simple point (avec l’outil lasso et les touches Commande et Option) n’était effectuée par l’ordinateur qu’à intervalles réguliers, permettant de produire un dessin plus naturel, avec des points plus proches ou plus espacés selon la vitesse de déplacement de la souris.

1984 Alan Kay MacPaint Tip

Apple Price List November 1982

Un joystick Apple /// sur eBay !

Nous l’avions qualifié d’introuvable dans un précédent article : il y a actuellement sur eBay un modèle de joystick Apple Cursor pour Apple ///, sous la référence A3M0010. Comptez quand même 6000 dollars, et pour ce prix, il n’y a pas la boite…

Apple cursor ///

Au passage, nous en avons profité pour en retrouver une trace très officielle, dans la liste des prix d’Apple de Novembre 1982 d’Apple Grande-Bretagne. À l’époque, il coûtait  26 livres sterling, soit… beaucoup moins cher. Et avec sa boîte.

Apple Price List November 1982

Beige Apple Touche-up paint

Bientôt Noël : pensez aux cadeaux !

Dans quelques jours, il sera trop tard : c’est donc le moment de vous proposer une petite sélection de cadeaux de Noël à piocher sur eBay. Si notre idée d’hier (un Lisa d’origine pour seulement 76.000 dollars) ne vous a pas convaincus, peut-être trouverez-vous votre bonheur parmi les quelques idées suivantes ?

On commence avec ce petit pot de peinture Apple beige, qu’utilisaient les revendeurs Apple pour faire de petites retouches sur les boîtiers des appareils à la fin des années 70. Comptez 300 dollars pour 6 centilitres, ce qui n’est pas donné tout de même… Et pour ce prix-là, on ne garantit pas que la peinture soit encore parfaitement fraîche, plus de quarante ans plus tard !

Beige Apple Touche-up paint

Plus abordable et encore plus iconique, voici le boîtier de la souris du premier Macintosh. Il se trouvait dans le carton, rangé aux côtés du clavier et de l’ordinateur lui-même. On y retrouve bien sûr le logo « Picasso », signe de reconnaissance de la première génération de Macintosh. Comptez un peu plus de 100 euros, et un voyage aux États-Unis pour récupérer le carton…

Apple Picasso Mouse box Macintosh

Même souci pour ce très bel iBook « key lime », la dénomination d’origine pour ce citron vert carrément fluo. En enchérissant (vite !), vous participerez à la tendance actuelle qui fait grimper en flèche la cote de ce modèle assez rare d’iBook. Il n’est pas rare d’en voir partir à plus de 300 dollars ! À l’intérieur, vous trouverez un simple lecteur de CD et un processeur G3 à 366 Mhz. Bon point : la pomme sur le dessus du capot est encore présente, quand beaucoup de modèles ont perdu la leur à cause d’une colle pas très efficace…

Apple iBook Key Lime

Peut-être préférerez-vous cet autre iBook, dans sa livrée gris graphite, très classe. Il est vendu en France, et avec son carton d’origine, ce qui est toujours appréciable dans une collection. Il est également plus puissant (466 Mhz) et équipé d’un lecteur DVD. Il est en achat direct à 359 euros, et le vendeur accepte les offres.

Apple iBook Graphite

Si vous préférez les petits cadeaux, alors vous allez adorer cet iPod nano 1 Go de 2005, neuf et jamais déballé, pour 190 euros, en provenance également de France. Le vendeur offre deux batteries neuves pour le même prix. C’est un petit baladeur très sympa, que l’on peut encore synchroniser sans souci sur un Mac moderne.

Apple iPod nano 2005

Beaucoup moins cher — et livrable en France — voici le paquet de mouchoirs en papier Apple Macintosh Performa en provenance directe du Japon, où ce type de matériel promotionnel est assez courant. En l’occurence, ce paquet-là a même transité par l’Australie, rendant les frais de port (environ 17 euros) un peu dissuasifs…

Apple Macintosh Performa Mouchoirs

Pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant, on peut aussi citer toute une série de jeux des années 90, à installer sur votre Macintosh de collection, comme Indiana Jones and the Last CrusadeIndiana Jones and the Fate of Atlantis (de LucasArts), Spectre Supreme (dont la boîte a un peu souffert), ou encore le jeu créé par l’équipe du Macintosh, Alice Through the Looking Glass (dont nous vous avons présenté notre version ici).

Mac Games Indiana Jones Spectre Supreme

Brochure Apple Studio Display

Une brochure pour les Apple Studio Display

Hier, nous discutions de ce qui ressemblait à un écran Apple Studio Display dans une brochure de… 1987 ! Alors pour ceux qui auraient oublié à quoi ressemblait cette gamme — la première famille d’écrans plats ! —, voici une brochure de 2001 à ce sujet. On rappellera que le modèle de 22 pouces, dénommé Apple Cinema Display,  coûtait tout de même 3999 dollars à sa sortie…

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

 

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Les inventeurs dans les publicités Apple

Quel genre d’homme possède son propre ordinateur ? se demandait Apple en 1980, à l’époque où l’idée même de posséder un ordinateur était plutôt révolutionnaire. Pourtant, avec un Apple, on se simplifie la vie, on est plus efficace, on se concentre sur ce que l’on fait de mieux, en laissant Apple faire le reste. Imaginez si Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre,  des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, avait eu un Apple II !

Apple Ad - What kind of a man

Et Gutemberg, inventeur de l’imprimerie, aurait-il eu le dernier mot face au Macintosh et à l’imprimante LaserWriter ? Sûrement pas, selon cette publicité d’Apple France en 1986.

Apple Gutemberg Ad 1985

Et s’il devait manquer un grand inventeur à cet inventaire, ce serait sans nul doute Léonard de Vinci. Apple ne l’a pas épargné, avec cette série de quatre réclames publiées en 1989 et 1990. Remarquez l’utilisation des couvertures de livres, comme dans la série de 1984 pour le Macintosh. Comme toujours, cliquez pour visualiser les images dans leur meilleure résolution !

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Combien ça coûte, un Spartacus dans son carton ?

Il y a un peu plus de six ans, nous avions répondu ici même à cette question : combien vaut un Spartacus dans son carton ? À l’époque, la réponse était précisément 1375 dollars, car c’était le prix final d’une enchère pour ce modèle des vingt ans d’Apple, fourni dans son carton d’origine. Si vous espériez faire fortune en investissant dans un tel modèle à l’époque, c’est raté : un modèle équivalent, sagement rangé avec ses accessoires dans les cartons numérotés 1, 2,3, et 4, vient de partir pour 1525 dollars. On est très en-dessous des 24,9% d’inflation enregistrés sur la même période aux États-Unis !

Apple 20th anniversary Macintosh Spartacus

Le propriétaire a gardé précieusement tous les accessoires, comme la petite housse en cuir pour les CD, le manuel de l’utilisateur, et les autocollants multicolores. Dans la boîte, on trouve même le boîtier arrière supplémentaire, celui qui permettait d’installer des cartes d’extension (pour le réseau ou la vidéo), au prix d’un design un peu plus pataud.

Apple 20th anniversary Macintosh Spartacus

Malheureusement, comme trop souvent, les cartons ont davantage souffert du temps que la machine elle-même. Moisissures, déformations, scotchs de déménagement… Heureusement que là aussi, le plus important, c’est la beauté intérieure !

Apple 20th anniversary Macintosh Spartacus

Mac OS X beta publique, Music Player

Le Music Player de Mac OS X Beta

Quand Apple commercialise la version « Beta Publique » de Mac OS X, elle n’a pas encore terminé la mise au point d’iTunes. Plutôt que d’adapter la vieillissante application « Lecteur CD » fournie avec Mac OS 9, elle préfère créer un programme provisoire simplement dénommé « Music Player » (y compris dans la version française du système).

Mac OS X beta publique, Music Player

Cette application bénéficie d’une interface simpliste, sous la forme d’une télécommande disposant d’un petit écran affichant le chronomètre, une barre de progression, l’affichage du numéro de piste, et deux modulomètres pour les canaux gauche et droit. Une fenêtre « Liste de Lecture » permet de basculer entre le mode MP3 et le mode CD. Il est possible d’enregistrer plusieurs listes de lecture sous forme de fichiers indépendants.

Mac OS X beta publique, Music Player

Remarquez sur cette copie d’écran l’une des spécificités de Mac OS X Public Beta : la pomme située au centre de la barre de menus. Elle ne servait à rien, et disparaissait si des menus devaient prendre sa place.

Music Player permettait déjà de démontrer l’extraordinaire stabilité du nouveau système d’Apple : la lecture de musique pouvait se poursuivre en arrière-plan, sans la moindre coupure, malgré le lancement simultané d’autres logiciels saturant totalement la mémoire vive. Pour les habitués de Mac OS 9, cela relevait du miracle.

Music Player disparaîtra avec la sortie de Mac OS X 10.0 (nom de code « Cheetah »), le 24 avril 2001. Le mois précédent, Apple avait rendu disponible iTunes pour Mac OS X.

Apple Macintosh Picasso box on eBay

Combien coûte la boîte Picasso du Macintosh de 1984 ?

Dans Les Trésors de l’Aventure Apple, nous avons déjà abordé à de nombreuses reprises le design des  boîtes du premier Macintosh, connu sous le nom de « Picasso » bien que n’ayant aucun lien avec l’artiste. Il est plutôt rare, mais pas impossible, de voir passer des reliques de cette époque sur les sites d’enchères, et on ne manque jamais l’occasion de suivre les ventes pour voir vers quels sommets les prix vont s’envoler… ou pas !

Dernièrement, c’est un vendeur allemand qui a proposé à la vente le carton, avec les inserts en polystyrène. Le carton avait quelques défauts, des éraflures et des étiquettes, mais rien de bien méchant, d’autant plus que les étiquettes d’UPS et d’Apple étaient d’époque, ce qui ajoute un peu à la petite histoire de l’objet. Eh bien les enchères se sont limitées à 72 malheureux euros ! Ceux qui espèrent encore faire fortune avec leur Mac 128 peuvent encore patienter !

Apple Macintosh Picasso box on eBay

John Dvorak : question d’attitude

Dans le monde du Macintosh, on connaît bien le journaliste américain John C. Dvorak. Spécialiste des questions informatiques, il s’est souvent illustré par des prises de position très tranchées, et rarement à l’avantage d’Apple. Ainsi, en 1984, peu convaincu par le Macintosh, il s’interrogeait ainsi : « Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ». Rebelote en 2007, où il invitait Apple à ne pas commercialiser l’iPhone, mais à laisser un autre fabricant se ruiner et se ridiculiser à sa place…

Pourtant, dans une colonne extraite de l’article de 1987 « Mac VS PC » dont nous vous parlions il y a quelques jours, il faisait preuve de plus de pondération : Si l’on met de côté les questions de technologie et de marketing, écrivait-il alors, la plus grande différence entre les deux mondes est une question d’attitude : un état d’esprit qui se mesure au plaisir pris par les utilisateurs. Les utilisateurs de PC, par exemple, sont nombreux à installer des jeux sur leurs machines. Mais les jeux ne sont pas tout. Les utilisateurs de Mac, eux, préfèrent personnaliser leur système. On entend des cris d’animaux ou des ahhh-ohhh quand un message d’erreur apparaît. La personnalisation est vraiment une caractéristique du Macintosh, on le voit dès qu’on utilise le Mac de quelqu’un d’autre.  Puisque sur Mac, tout est graphique, il est toujours passionnant de regarder le bureau d’un autre Mac. Rien à voir avec les listes de fichiers bien rangés dans les dossiers du PC.

Et John Dvorak poursuivait : Ne nous méprenons pas. Il y a bien deux mondes, aux personnalités différentes. D’un côté, un monde un peu mièvre. De l’autre, un monde trop gris. Quand les utilisateurs de Macs s’amusent, ils sont un peu stupides. Et quand les utilisateurs de PC s’amusent, ils sont un peu ennuyeux. Quand les utilisateurs de Macs sont sérieux, ils sont arrogants. Quand les utilisateurs de PC sont sérieux, ils sont aussi arrogants. C’est peut-être leur seul point commun.

Microsoft Apple 1989 ad

L’utilisateur Microsoft, fan de Mac (1989)

Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.

Microsoft Apple 1989 ad

Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !

Microsoft Apple 1989 ad

Apple help create the first 21st century company

Publicité : Apple recrute pour le 21è siècle

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une page de juin 1988, parue dans la revue spécialisée « Black Enterprise ». Dans cette page toute en sobriété, Apple invitait les lecteurs à la rejoindre pour créer la première entreprise du 21e siècle. Chez Apple, on préfère le travail en réseau à la hiérarchie, et les idées qui se propagent plutôt que les ordres qui tombent. On donne des responsabilités, des outils exceptionnels, un environnement éclectique pour changer le monde. Quoi de plus normal pour une entreprise qui a toujours été en avance sur son temps ?

Apple help create the first 21st century company

Bon anniversaire l’eMate 300 !

Alors même que nous commémorions il y a quelques jours les 21 ans de l’abandon de la gamme Newton par Apple, nous fêtons aujourd’hui les 22 ans de l’eMate 300, qui n’aura donc pas tenu un an au catalogue…

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Par bien des aspects, l’eMate était une machine emblématique. Dans son design, tout d’abord, puisqu’elle préfigurait la place centrale que Jonathan Ive redonnera bientôt au design au sein de la firme. Comme l’iMac et l’iBook après lui, l’eMate 300 avait été prévu pour offrir différentes couleurs de boîtiers, qui ne seront finalement jamais commercialisées. Dans ses composants ensuite, puisque la gamme Newton s’appuyait déjà sur un processeur ARM et un écran tactile (avec stylet) comme l’iPhone le fera onze ans plus tard. Dans son destin enfin, puisque malgré ses qualités, cette machine sera abandonnée sans autre forme de procès par Steve Jobs, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur le développement de Mac OS.

Apple eMate 300 (Newton)

Cette petite machine, vendue uniquement aux établissements scolaires au prix d’environ 800 dollars à l’époque, se trouve facilement aujourd’hui sur le marché de l’occasion. Sur eBay, on en voit régulièrement à moins d’une centaine d’euros.

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (4)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilité, voici MacWrite. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

MacOS X Jaguar

Une brève histoire d’iChat (et des astuces)

En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.

MacOS X Jaguar

iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !

Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.

Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.

iChat Lost Password

Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]

Apple iChat styles

Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.

Apple iChat image

Tarifs 1995 Apple gamme PowerMacintosh PowerBook

Apple : toujours plus cher ? Vraiment ?

Un Mac mini à près de 5000 euros ? Un iMac Pro à plus de 15000 ? Vous pensez qu’Apple est tombée sur la tête ? Oui, sûrement un peu. Mais tout dépend comment on compte, et à quoi on compare. Rapporté au salaire minimum horaire qui approche cette année des 10 euros, le Mac mini coûte environ 500 smic-horaires (brut). L’iMac Pro, trois fois plus, forcément.

Tarif de l'iMac Pro et du Mac mini en 2018

En 1994, le SMIC horaire était fixé à 35,56 francs (soit 5,42 futurs euros). Le plus coûteux des appareils Apple, le WorkGroup Server 9150, coûtait 80000 F HT, soit près de 95000 francs TTC. Soit 2671 smic-horaires. Mais il s’agissait d’un serveur professionnel (présenté ici dans la revue Apple News).

Tarif du Workgroup Server en 1994

L’année suivante, la gamme PowerMacintosh et PowerBook, encore toute neuve, sans atteindre ces records, n’avait pas à pâlir face à la gamme actuelle : 1000 heures de smic pour le PowerBook 540c, et plus de 1250 pour le PowerMacintosh 8100/110, avec la mémoire vive au minimum et sans écran !

Tarifs 1995 Apple gamme PowerMacintosh PowerBook

Pour lui ajouter 256 Mo de mémoire vive et atteindre sa capacité maximale, il fallait compter 4400 dollars si l’on en croit cette page et le prix de la première barrette SIMM de 32 Mo… Et pour un disque dur de 4 Go supplémentaire ? 1500 dollars, d’après cette publicité en page 358 de PC Magazine.  Allez, ajoutons aussi un écran Apple 20 pouces pour 2000 dollars. Soit, à l’époque, selon la règle « 1 dollar = 10 francs TTC » qui s’appliquait dans l’informatique, 79000 francs supplémentaires. Soit 3391 smic-horaires pour la version « toutes options » du PowerMacintosh le plus puissant !

Le système 7.1 d'Apple en version française

Bon anniversaire le Système 7 !

Le 13 mai 1991, Apple a commercialisé le Système 7. Plus de trois ans après le Système 6, et sept ans après la commercialisation du premier Macintosh, Apple a revu en profondeur son interface, pour tirer profit des écrans en couleurs qui commençaient à se généraliser dans la gamme. Elle a également intégré quelques technologies comme l’adressage mémoire 32-bits ou la mémoire virtuelle, et bien évidemment le multitâche coopératif, qui permettait enfin de lancer plusieurs logiciels en même temps, même si beaucoup d’opérations restaient « bloquantes » pour l’interface, comme la copie de fichiers.

Le système 7.1 d'Apple en version française
Le système 7.1 d’Apple en version française sur un PowerBook Duo 230 (écran externe via le Duo Dock)

Parmi les autres nouveautés du système 7, on trouvait les alias (des raccourcis pointant vers un fichier), AppleScript, le dossier « Extensions », les Tableaux de Bord gérés sous forme de fichiers indépendants, la gestion des polices vectorielles TrueType, ou le menu Pomme personnalisable.

Le Système 7 est resté le système d’exploitation d’Apple lors du passage au processeur PowerPC, et a pris le nom de MacOS avec sa version 7.6. Puis il a laissé sa place en juillet 1997 à MacOS 8, qui aurait pu s’appeler MacOS 7.7 mais changea de nom en grande partie pour des raisons légales, afin de mettre fin au contrat qui liait Apple et les cloneurs de Macintosh.

Publicité pour le lancement de Claris

Bon anniversaire Claris !

Le 28 avril 1987, Apple se séparait officiellement de sa division en charge du développement de logiciels, qui prenait son indépendance sous le nom de Claris. Cette filiale d’Apple prit notamment en charge, dès cette date, les logiciels emblématiques du Macintosh : MacPaint, MacWrite, MacProject, MacDraw, mais aussi le fameux AppleWorks alors réservé aux Apple IIc, IIe, et IIGS, et qui ne sera porté sur Macintosh qu’en 1991, avec le succès que l’on connaît. Même HyperCard sera un temps confié à Claris qui le rendra payant, avant de le restituer à Apple qui le laissera ensuite s’éteindre à petit feu.

Publicité pour le lancement de Claris
Voici Claris. Des logiciels par les gens qui ont fait le Macintosh. Les logiciels intégrés les plus vendus par Apple sont maintenant vendus par quelqu’un d’autre.

Claris apporta à la gamme de logiciels d’Apple le service de support aux utilisateurs qui lui faisait défaut jusqu’alors, et garantira le respect des règles de concurrence entre les différents éditeurs de logiciels et vis-à-vis d’Apple. La plupart des logiciels originaux du Macintosh disparurent officiellement du catalogue de Claris le 1er janvier 1998 : MacPaint, MacWrite II, MacWrite Pro, victimes de ventes décevantes liées au succès de ClarisWorks. À cette date, Claris proposa d’ailleurs aux utilisateurs de ces logiciels d’acquérir une licence complète de ClarisWorks au prix réduit de 49 dollars.

Première publicité pour Claris
Ecrivez, dessinez, proposez, planifiez, mettez en place, illustrez. Et imaginez.

Entre-temps, Claris avait développé toute une gamme de nouveaux logiciels, comme l’excellent Claris HomePage, l’un des premiers éditeurs HTML wysiwyg (commercialisé de 1996 à 2001), Claris Emailer, ou la célèbre base de données FileMaker, rachetée à l’éditeur Nashoba dès 1988. Quand Apple réabsorbera sa filiale au retour de Steve Jobs en 1998, c’est sous ce même nom de FileMaker que l’aventure se poursuivra pour l’ancienne filiale devenue société indépendante, pour se concentrer sur ce seul logiciel.

Sources : InfoWorld (sur Google Books), Wikipedia

Apple Remotes from 1994 ant 2008

Deux générations de télécommandes

Aujourd’hui, par une simple photographie, nous vous proposons un raccourci entre deux époques et deux styles d’Apple. À gauche, la télécommande fournie avec la carte TV d’Apple en 1994 ; à droite, la télécommande fournie avec les iMacs depuis 2009, puis vendue à part ou avec l’Apple TV. À gauche, du plastique, une boîte en carton recyclé, et de nombreuses touches de fonctions ; à droite, du métal, une boîte très classe, et des fonctions réduites au strict minimum.

Apple Remotes from 1994 ant 2008

Publicité AppleTalk 1987

Publicité : faire travailler ensemble les gens qui travaillent ensemble

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1987 au sujet d’AppleShare. AppleShare, c’était le système d’échanges de fichiers proposé par le réseau AppleTalk. Une bonne manière de partager ses dossiers avec les autres utilisateurs du réseau local, en lecture ou en écriture. Et toujours en permettant d’échanger des messages électroniques et de partager une imprimante LaserWriter, y compris avec les utilisateurs MS-DOS grâce à la nouvelle carte AppleTalk pour le PC d’IBM (dont nous avions déjà parlé ici). Bref, une bonne manière de faire travailler ensemble, les gens qui travaillent ensemble.

Publicité AppleTalk 1987

Inside Apple Avril 1983

Publicité : Inside Apple et les périphériques de l’Apple II

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’avril 1983, parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque : des double-pages qui prenaient la forme de publi-information, comme on dirait maintenant. Dans celle-ci, il est question des logiciels et périphériques qui permettent à l’Apple II de 1978 de rester compétitif face à l’IBM PC de 1984 : imprimantes Apple Letter Quality Printer, Apple Dot Matrix Printer et Silentype, joystick II, Apple Hand Controller II, disque dur de 5 Mo Apple ProFile, et pavé numérique Apple Numeric Keypad II.

Inside Apple Avril 1983

Clarus dogcow Swift

Le DogCow n’a pas été oublié

Nous avons déjà parlé de Clarus le Dogcow sur ce blog. Il s’agit de ce drôle d’animal, mi-chien mi-vache, apparu sur le Macintosh à l’occasion de la modification un peu hâtive d’une icône de chien. L’icône de base avait été créée par Susan Kare, créatrice d’une grande partie des icônes et des polices du premier Mac. Devenu une véritable star auprès des développeurs d’Apple, le Dogcow fait régulièrement des apparitions dans le monde du Macintosh. Un petit site personnel, le Moof Museum, retrace ces apparitions successives, depuis le dialogue d’impression de la LaserWriter en 1986 jusqu’au Jardin des Icônes de l’ancien siège d’Apple à Cupertino.

Clarus, Apple Icon Garden, Cupertino
Image : 512pixels.net

Même si Steve Jobs a fait disparaître ce Jardin des Icônes peu après son retour aux affaires, le souvenir de Clarus ne s’est jamais vraiment éteint. La preuve avec son apparition la plus récente. En 2014, quand Apple documente son nouveau langage de programmation Swift, l’un des rédacteurs du chapitre dédié aux variables utilise un exemple très parlant pour expliquer comment les variables peuvent s’écrire avec n’importe quel caractère unicode, y compris des émoticones :

 

Clarus dogcow SwiftCe n’est pas le seul clin d’œil au passé repéré dans l’univers de Swift. L’une des icônes utilisées par les projets créés avec ce langage rend un discret hommage à la publicité « Think Different » de 1997, en citant quelques extraits du texte « Here’s to the crazy ones ». Nous vous en avions parlé en septembre dernier dans cet article.

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Les photos d’Apple in Depth 1980 (2)

En 1980, Apple se cherchait encore, n’ayant encore à son catalogue que deux ordinateurs (le vieillissant Apple II+ et son successeur putatif l’Apple III) et une ribambelle d’accessoires. Pour présenter cette gamme, Apple a édité quelques exemplaires d’un catalogue semestriel « Apple in Depth », illustré de très belles photos, de l’époque où ces visuels n’étaient pas encore réalisés en 3D mais photographiés en studio avec un soin particulier apporté aux éclairages. Après la première série d’hier, voici la suite et la fin !

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Le Finder de Mac OS 9 avec les touches spéciales

Une astuce sur les touches spéciales

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, un petit rappel sur les touches spéciales du clavier du Mac. Depuis 1984, les applications sur Macintosh débordent d’astuces plus ou moins documentées pour faciliter la vie de l’utilisateur. Les touches spéciales (majuscule, option, commande), utilisées avec la souris, permettent d’en modifier les effets.

Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de faire le point sur ces touches. Il y en a en fait 5 : Majuscules, Majuscule bloquée, Contrôle, Option et Commande.

Les touches spéciales du clavier du Mac

Les touches spéciales s’utilisent seules ou ensemble. Prenons l’exemple d’un logiciel de dessin : l’outil Trait utilisé seul permet de tracer une ligne droite de n’importe quelles longueur et inclinaison. Utilisé avec la touche Majuscule, il est limité à 0 ou 90 degrés. L’outil Cercle utilisé seul permet de tracer une ellipse quelconque. Avec la touche Majuscule, on obtient à chaque fois un cercle parfait. Les logiciels de graphisme ne sont pas les seuls à profiter de ces touches : cliquez dans un texte, puis appuyez sur la touche majuscule et cliquez un peu plus loin : le texte est sélectionné !

Le Finder lui-même nécessite souvent l’utilisation des touches spéciales : avec la touche contrôle et un clic, on fait apparaître un menu local ! Avec la touche commande et un clic sur un titre de fenêtre, on fait apparaître la hiérarchie du dossier (son chemin d’accès complet). En glissant un fichier d’un point à un autre avec la touche Option, on le duplique, et avec la touche Commande en plus, on en crée un alias. Remarquez que dans ces deux dernières situations, le curseur s’est transformé pour indiquer l’opération. Enfin, il est possible d’aligner les icônes des fenêtres en les déplaçant avec la touche Commande appuyée.

Le Finder de Mac OS 9 avec les touches spéciales

D’une manière ou d’une autre, tous les logiciels utilisent les touches spéciales, ne serait-ce que pour les raccourcis-claviers des menus. Dans les menus déroulants, les raccourcis-claviers sont représentés par les touches à taper. Le plus souvent, le raccourci est simplement Commande + une touche, mais il peut arriver que les touches Option et Majuscule soient nécessaires. Il arrive même que les touches spéciales modifient le comportement des menus : dans Lecture QuickTime, le menu “Edition” change quand les touches Option ou Majuscules sont appuyées. Les touches spéciales peuvent aussi modifier le comportement des éléments d’interface (comme les boutons ou les menus déroulants) : n’hésitez pas à consulter la documentation de vos applications !

Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.

Publicité Apple Network Server France 2016

Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier

Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Apple Macintosh Plus owner's guides 1986 / 1988

Les guides de l’utilisateur Macintosh Plus

Nous l’avons dit à l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, que nous fêtons aujourd’hui : avec 1826 jours au catalogue, ce modèle a connu plusieurs évolutions dans la gamme et le marketing d’Apple. Tout naturellement, son manuel utilisateur a évolué lui aussi, reflétant les choix graphiques de la marque.

Apple Macintosh Plus owner's guides 1986 / 1988

En 1986, son premier manuel présentait une photo en couleurs, écran allumé. En 1988, l’image était passée en noir et blanc, comme sur les cartons (à la différence près que, sur les cartons, la pomme était toute rouge). Entre les deux, il y avait également eu cet autre modèle que vous pouvez retrouver sur eBay (ici à 40 dollars, là à 86 dollars canadiens).

Apple Macintosh Plus owner's guide
Image : Pinterest
Mac OS X 10.2 Jaguar

Un Lynx et un Cougar chez Apple

Vous connaissez bien le puma, le jaguar, la panthère, le tigre, le léopard et le lion, tous ces gros chats qui ont donné leur nom aux versions de Mac OS X, de 2001 à 2012. Mais savez-vous qu’Apple aurait pu aussi utiliser les noms de Lynx et Cougar, qu’elle a même déposés en 2003 ? On trouve leur enregistrement sur le site de l’office américain des marques déposées : ici pour le Lynx, et là pour le Cougar (qu’on appelle d’ailleurs Puma en France, mais pas au Québec, d’après Wikipedia). Faute d’avoir été renouvelés, ces dépôts sont caducs depuis 2007 et 2008.

On ne sait pas vraiment pourquoi Apple a utilisé des noms de félins pour désigner les mises à jour majeures de son système d’exploitation. Il y a peu de doutes sur le fait qu’il s’agissait à l’origine d’un nom de code interne, puisque la mention « Cheetah » de Mac OS X 10.0 n’apparaît nulle part dans la communication interne d’Apple. Ce n’est qu’avec la version 10.2 qu’Apple commencera à accoler le nom du félin au numéro du système, allant même jusqu’à habiller le logo du système avec le pelage de l’animal.

Mac OS X 10.2 Jaguar

Lors du lancement de MacOS X Mavericks, Craig Federighi plaisantera à ce sujet, expliquant avoir été contraint de renoncer à utiliser les noms de félins pour son système, ne souhaitant pas être la première équipe de développeurs retardée par un manque de gros chats, après avoir un temps envisagé de poursuivre la série du Lion et du Mountain Lion (qui est aussi un puma en France, où l’on manque décidément d’imagination), avec le Sea Lion (lion de mer), pas très vendeur…

Apple 1992 ad. Windows. Making it easier ?

Publicité : Windows, pas plus simple

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».

Apple 1992 ad. Windows. Making it easier ?

S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.

Apple III box eBay

Un Apple III dans son carton sur eBay !

Des Apple III sur eBay, ce n’est pas rare, on en trouve même régulièrement. On peut en dégoter pour quelques centaines d’euros, selon leur état et les logiciels ou accessoires fournis. Mais un Apple III dans son carton d’origine, c’est plus rare, et c’est pour ça qu’on vous en parle !

Apple III box eBay
Image : eBay

Pour 1100 dollars (963 euros environ), ou moins cher si votre offre est acceptée, vous pourrez acquérir un système complet et fonctionnel, avec le carton de l’unité centrale et la boîte contenant les disquettes et manuels d’installation. Attention, l’écran Monitor III n’est pas compris dans l’offre et l’alimentation est un modèle 110 volts. En revanche, le vendeur accepte l’expédition vers l’Europe, à vos frais…

Apple III box eBay
Image : eBay
Ellen Feiss Switch Letter

Ellen Feiss, la switcheuse hallucinée

Nous n’avions pas eu l’occasion de parler sur ce blog de la campagne « Switch ». Il est temps de réparer cet oubli. En 2002, Apple souhaitait donner la parole à de vrais utilisateurs passés de Windows au Macintosh, et lançait un appel à témoins sur son site.

Apple Switch appel à témoins

À partir de ces témoignages, Apple pu monter quelques publicités, ainsi qu’une page dédiée de son site web. On y découvrait des utilisateurs ravis d’avoir changé de crémerie, d’avoir quitté les bugs, les plantages, les incompatibilités, et d’avoir découvert l’univers du Macintosh. Rapidement, ce furent des dizaines de spots et encore plus de témoignages qui furent diffusés.

Apple SwtichEt c’est là-dessus que débarque Ellen Feiss, une lycéenne de 15 ans pour qui le web entier se prend de passion : hébétée, presque hallucinée, elle ne passe pas inaperçue ! Bip bip bip bip ! Et non, Ellen n’était pas droguée durant le tournage, juste bien fatiguée, et en pleine allergie de saison !

Comme les autres Switchers, Ellen Feiss disposait de sa propre page sur le site, présentant son témoignage (véridique, a-t-elle confirmé depuis). Un petit récit et une présence à l’écran qui lui vaudront un Fan Club, des parodies, mais pas de carrière internationale au cinéma

Ellen Feiss Switch Letter

Allez, le meilleur pour la fin : pour répondre à cette série de spots, Microsoft avait lancé sa propre campagne. Manque de chance, des petits malins avaient reconnu parmi les témoins, une chargée de communication d’une filiale de Microsoft ! Pire : la photographie illustrant le témoignage était issue d’une banque d’images !

Microsoft 2002 Mac-To-PC convert ad (fake)

Liens : Wired ; CNet ; Technofileonline