Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Le navigateur MacWeb en 1995

Souvenir – MacWeb

Et vous, avez-vous utilisé l’un des premiers navigateurs internet disponible sur Mac ? Il s’agissait d’un navigateur gratuit développé par EINet entre 1994 et 1996, capable de tourner sur à peu près n’importe quel Mac, et n’occupant que 600 ko sur le disque et à peine plus de mémoire vive. Idéal pour la distribution sur disquette par les fournisseurs d’accès.

Le navigateur MacWeb en 1995

Sa carrière fut cependant de courte durée, puisqu’il subit de plein fouet l’arrivée du mastodonte Netscape Navigator puis d’Internet Explorer. Dans la version que nous avons retrouvée, numérotée 1.00ALPHA3.2, il ne supporte guère que les balises HTML les plus simples, celles de l’époque de l’HTML 2.0…

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

Bon anniversaire les MacBooks !

Le 16 mai 2006, Apple présentait un nouveau venu dans sa gamme : le MacBook, qui succédait à la fois à l’iBook (en entrée de gamme) et au PowerBook 12 pouces (pour la compacité). Son changement de nom marquait le passage aux processeur Intel Core Duo en remplacement du PowerPC G4.

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

S’il est encore aujourd’hui disponible au catalogue, le MacBook a connu en réalité plusieurs générations et autant de positionnements : simple successeur de l’iBook en 2006, reprenant sa coque en polycarbonate tout en proposant une version noire (pour 200 euros de plus…) ; il devient en 2008 un petit MacBook Pro en reprenant sa coque en aluminium, son clavier rétroéclairé, mais un écran de moindre qualité ; en 2009, il en revient au polycarbonate, et disparaît totalement du catalogue en 2011. Il n’y réapparaîtra qu’en 2015, avec un design plus fin et plus léger que le MacBook Air, au prix d’un unique port USB-C remplaçant tout ce qui existait jusqu’alors !

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Alerte eBay : un Lisa 1 fonctionnel !

Si vous n’avez pas encore acheté tous vos cadeaux de Noël, nous avons peut-être trouvé l’idée qui vous manquait. Un Lisa d’origine est disponible sur eBay : le vrai, commercialisé en janvier 1983, celui avec les deux lecteurs Twiggy, et parfaitement fonctionnel qui plus est !

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Si nous en parlons avec autant d’enthousiasme, c’est que ce modèle est aujourd’hui quasiment introuvable, et nous vous avons déjà expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’en 1984, Apple a proposé à ses heures possesseurs de « mettre à jour » gratuitement leur modèle en Lisa 2, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Rien de tel ici, tout est resté d’origine. L’appareil est fourni avec son disque dur profile, son clavier et sa souris d’origine.

Apple Lisa 1 Twiggy and ProFile

Ha oui, un dernier détail tout de même : les enchères débutent pour l’heure à 76.000 dollars, soit environ 63.000 euros. Et pour ce prix-là, la livraison n’est pas incluse : le vendeur ne prévoit qu’une remise de la main à la main, en Californie…

Apple Assistance, pas de tout repos

Connaissez-vous Apple Assistance ? Dans les années 90, c’était ainsi qu’on appelait la ligne téléphonique d’assistance aux utilisateurs de la marque à la pomme. Le service est aujourd’hui inclus dans les offres AppleCare. À l’époque, Apple Assistance était accessible au numéro à huit chiffres 69 29 29 29, gratuitement durant 90 jours puis pour un coût de 600 francs (environ 91 euros) par an. D’après cet article issu d’un magazine Apple News de 1994, les trente techniciens/conseillers composant ce service maîtrisaient « toutes les facettes d’Apple »

Voilà pour la version officielle. L’envers du décor, c’est Guillaume Gete qui le racontait sur son blog en 2017. Lui qui avait rejoint Apple Assistance, délocalisée à Londres, en 1997, se souvient surtout de standard surchargé, de temps d’attente interminables, et de techniciens peu formés. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une aventure humaine passionnante au sein d’une équipe soudée qui a confirmé sa passion pour le Macintosh.

Apple Assistance, Guillaume Gète à votre écoute !

Et comment parler d’Apple Assistance sans exhumer cet enregistrement d’anthologie ? On y entend une cliente quelque peu exaltée, qui pense que sa ligne téléphonique personnelle a été connectée de force au réseau, contre son gré, en raison du GPS intégré à l’alimentation de son iMac, par le biais des satellites. Encore un coup de « eux ». Les gens du réseau. Les policiers. Et les Américains.

Hello Again iMac 1998

Bon anniversaire l’iMac !

C’était il y a vingt-et-un an. Trois mois après l’avoir officiellement présenté, Apple commercialisait son petit dernier. L’iMac, tout en rondeur et en couleur. On l’a un peu oublié, mais il n’avait pas fait l’unanimité lors de sa présentation. Voici par exemple les trois pages que lui consacrait SVM en octobre 1998, en s’interrogeant sur sa capacité à sauver Apple qui se trouvait alors encore en difficulté, bien que redevenue bénéficiaire notamment grâce au succès du Power Mac G3 et aux coupes franches dans les dépenses.

SVM iMac 1998

Les journalistes reconnaissent tout d’abord qu’esthétiquement, « l’iMac a plus de chance de s’intégrer harmonieusement dans un coin du salon que les tristes boîtiers sans âme déclinés par la concurrence PC ». Qualité des finitions, poignée bien étudiée, trappe d’accès aux connecteurs situés sur le côté, emportent l’adhésion des testeurs. En revanche, la connectique USB unique, adoptée pour la première fois, et remplaçant à la fois le SCSI, l’ADB et les ports série, les laisse dubitatifs : « Souhaitons que les fabricants de périphériques lui emboîtent rapidement le pas, sans quoi, hormis le clavier et la souris, le iMac risque de souffrir d’isolement ». Oui, à l’époque, on disait tous « Le iMac »…

SVM iMac 1998

Mais voilà le principal problème de l’iMac : il n’a pas de lecteur de disquettes ! « Qui, aujourd’hui, prendrait le risque de se passer d’un tel accessoire ? En France, les familles sont loin d’être majoritairement internétisées et le pari qui consiste à purement et simplement supprimer le plus répandu des périphériques semble fou et pour le moins anticipé ». Et encore, le modèle testé par SVM disposait d’un modem 56k, une amélioration de dernière minute par rapport au modèle présenté au mois de mai, qui ne disposait que d’un modem 33,6K. Le lecteur CD était également critiqué, en raison de l’utilisation d’un modèle de portable, incapable de lire les DVD et exposant à l’air libre sa fragile lentille. Le reste de l’équipement était salué : un Power PC 750 cadencé à 233 Mhz,« se situe entre le Pentium II 266 et le Pentium II 300 », le disque dur de 4 Go et la carte vidéo ATI Rage IIc. Pas de quoi être à l’aise dans les jeux en 3D, mais c’était le prix à payer pour disposer d’une machine compacte dont la carte-mère était dérivée de celle des PowerBooks de l’époque, sans aucune capacité d’évolution.

SVM iMac 1998

L’évolution de la machine était cependant encore espérée, grâce au connecteur Mezzanine présent sur la carte-mère, mais non documenté. « À quoi sert-il ou à quoi servira-t-il ? Le constructeur garde jalousement le secret. Tout porte à croire qu’il sera d’abord dédié à un décodeur Mpeg-2 pour DVD vidéo, la dernière carte commercialisée pour les Power Mac n’étant autre que ledit décodeur. Affaire à suivre », espéraient les journalistes. Ou pas, puisque le port Mezzanine disparaîtra dès la mise à jour du modèle en cinq couleurs, en janvier 1999.

apple human interface guidelines

L’art des icônes chez Apple

S’il y a bien un sujet auquel Apple a toujours accordé une attention hors-normes, c’est bien celui des icônes dans son interface graphique. En parcourant quelques exemplaires des « Human Interface Guidelines », ces guides destinés aux développeurs, nous avons retrouvé quelques conseils qui prouvent le souci du détail de la marque en la matière… On commence avec ce rappel : dans l’interface Apple, la lumière vient toujours du coin supérieur haut de l’écran (justement là où se trouve le menu Pomme). Les ombres doivent donc être dessinées en conséquence.

apple human interface guidelines consistent light source

Dans les années 90, le souci d’Apple était encore d’accorder ses interface entre les écrans en noir et blanc, ceux en 16 couleurs et ceux en 256 couleurs. Apple avait des principes très stricts en la matière, y compris en ce qui concernait les trames de noir et blanc se substituant à chaque couleur. La génération qui passait du Macintosh II du boulot au Macintosh Plus de la maison se souvient sans doute de ces différentes versions.

apple human interface guidelines 8bit

Quelques années plus tard, le problème était plutôt de s’adapter aux nouveaux écrans Retina. Sur iPhone, il était question de nouvelles icônes bien plus précises que les versions précédentes, permettant d’intégrer des textures fidèles au skeuomorphisme cher à Steve Jobs.

apple human interface guidelines skeuomorphisme

Sur Mac, les illustrateurs avaient également dû s’adapter à cette nouvelle technologie. Dès 2012, les premiers MacBook Pro équipés d’un écran Retina avaient en effet rejoint les gammes iPhone et iPad dans cette aventure. Et pas question de faire les feignants : une icône en haute résolution n’était pas qu’un zoom sur la version originale — pas plus que les icônes en petite taille n’étaient des versions réduites de leurs grandes sœurs !

apple human interface guidelines

apple human interface guidelines

 

Apple Works Claris mise en page d'image

Astuce – Habillez vos images dans Claris Works

AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !

Apple Works Claris mise en page d'image

Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.

Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.

2019

Bonne année 2019 !

Et voilà, 2018 tire sa révérence et laisse sa place à 2019. À tous nos lecteurs, nous souhaitons une excellente année 2019 !

2019

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

L’iPod U2 “5G” de l’Aventure Apple

Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.

La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.


iPod U2 de 5ème génération

Le dos noir de l'iPod U2 de 5ème génération

Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

Macintosh II, IBM PS/2

Mac VS PC, en 1987

La guerre entre Mac et PC ne date pas d’hier. Même Apple l’a mise en scène dans ses spots publicitaires « Get a Mac » de 2006 à 2010. Nous nous sommes replongés dans un PC Magazine de novembre 1987, qui proposait un dossier complet « Mac vs PC » opposant le Macintosh II au plus gros PC d’IBM, l’abominable PS/2 Model 80.

Apple assumait clairement le rôle de « nouveau Mac » attribué au Macintosh II. Un nouveau Mac, prêt à s’attaquer au marché professionnel qu’IBM avait saturé avec son PC. De son côté, IBM tentait de créer une nouvelle norme avec son PS/2. Bien que compatible DOS, son ordinateur s’envisageait plutôt avec le système dédié OS/2 disposant lui aussi d’une souris, le rendant plus convivial et plus ergonomique. La lecture de l’article permet d’ailleurs de se rendre compte de l’échec immédiat de ce projet : s’il est bien question d’interface graphique tout au long de l’article, ce n’est pas d’OS/2 qu’il s’agit, mais bien de Microsoft Windows, alors simple sur-couche s’installant sur DOS !

Le journaliste Jim Seymour rappelait tout d’abord les points communs des deux machines : même conception ouverte, nouvelles normes de cartes d’extension (NuBus sur Mac, Micro Channel Architecture sur le PS/2), écran 640×480 en couleurs, processeurs deux à trois plus rapides (Motorola 68020 sur le Mac, Intel 80386 sur le PS/2)…

Côté prix, l’IBM PS/2 équipé de son système OS/2 optionnel était un peu plus cher que le Macintosh II. Du côté des performances, le PS/2 s’avérait 10 à 15% plus rapide dans les tests théoriques, mais 25 à 50% plus lent dès que l’interface graphique était activée.

Du côté des logiciels, les différences étaient encore très marquées entre les deux mondes. Par exemple, Word 4 sur PS/2 bénéficiait des touches de fonctions du clavier IBM, permettant de sauter de page en page ou du début à la fin du document, tandis que Word 3 sur Mac obligeait à utiliser l’ascenseur, plus lent et moins précis. PaintBrush, lui, offrait sur PC la même interface que MacPaint, mais pouvait aussi fonctionner sur un PC avec écran en couleurs, ce que seul CricketDraw permettait avec le Macintosh II… En revanche, le Mac reprenait le dessus grâce à Illustrator, le petit dernier d’Adobe Systems, qui révolutionnait le dessin assisté par ordinateur. D’autant plus que le système d’interface graphique d’Apple, mieux intégré, s’avérait plus réactif, et que sa gestion de la mémoire vive en un seul bloc (là où le PC obligeait à segmenter les usages) était plus simple pour les développeurs.

Les auteurs notaient d’ailleurs qu’en cette année 1987, le Mac commençait à disposer d’une bibliothèque de logiciels sérieux. Certes, DOS menait la danse en terme de quantité, mais le Mac se défendait largement en terme de qualité. Qui a besoin de centaines de traitements de texte, quand il dispose de Microsoft Word, MindWrite, WriteNow, et bientôt WordPerfect et FullWrite ? Ah oui, et MacWrite aussi, pour des petits mémos… Du côté des tableurs, Microsoft Excel faisait oublier le fameux Lotus 1-2-3 qui faisait la fierté des utilisateurs de PC. Il était tellement bon que Microsoft envisageait même de le porter sur PC, et en couleurs s’il-vous-plaît ! En revanche, Lotus Jazz, le logiciel prometteur annoncé lors de la sortie du Macintosh 512K, s’avérait déjà être un échec commercial.

Microsoft Windows, surtout, s’annonçait comme un moteur important du portage de logiciels du Mac vers le PC, en tout cas sur les PC suffisamment puissants pour encaisser la surcharge de travail. Aldus, qui venait d’inventer la publication assistée par ordinateur sur le Mac, s’apprêtait à la proposer pour Windows, tandis que Microsoft s’apprêtait à le faire avec Excel. « Avant longtemps, nous verrons les grands succès du Mac ou du PC mis à jour simultanément sur les deux systèmes » prédisait l’auteur.

Macintosh II, IBM PS/2

Parmi les avantages conservés par le Macintosh en 1987, on comptait aussi les Accessoires de Bureaux, ces petits logiciels accessibles à tout moment depuis le menu Pomme (calculatrice, calendrier, bloc-note, album, horloge…), inconnus sur Windows (et que Mac OS Catalina enterrés définitivement). La mise en réseau par AppleTalk, permettant d’ajouter un Mac ou une imprimante au réseau pour une cinquantaine d’euros et sans réglages, était aussi un avantage important.

Bien sûr, le PC gardait pour lui sa bibliothèque logicielle bien plus fournie, et des prix tirés par le bas par la concurrence des compatibles-PC. Un principe alors fermement interdit par Apple. « Ça vous dirait, un clone, John ? » avait-on un jour proposé à John Sculley, PDG d’Apple. « Ça vous dirait, un procès ? », avait-il répondu du tac-au-tac. Une ligne de conduite qui ne sera rompue qu’au milieu des années 1990

Bref, au moment du bilan, en 1987, le Mac était gagnant en termes de simplicité, de convivialité et d’innovation. Mais dans le camp d’en-face, si IBM semblait encore à la manoeuvre, entre les lignes, c’est bien Microsoft et son Windows qui s’apprêtaient à renverser le piédestal.

Performa 6112CD et 6115CD labels

Noms de modèles : quand Apple partait en vrille

Aujourd’hui, Apple décline sous un même nom toute une gamme de produits. Ainsi, l’iPhone prend simplement le numéro de sa génération (6, 6S, 7, X…) et précise sa taille d’écran (6S ou 6S Plus…). L’iPad a un temps suivi la même voie (iPad Air, iPad Air, iPad Air 2), et se contente maintenant de s’appeler iPad. Pour connaître les caractéristiques d’un modèle, il faut toujours préciser sa génération (iPad 2017, iPad 2018…), en plus de ses éventuelles options (Wi-Fi + 4G, taille du stockage…).

À une époque plus ancienne, Apple déclinait ses noms de modèles pour tenir compte de toutes leurs caractéristiques. Ainsi, en 1995, il était possible de choisir parmi les modèles suivants : Performa 6110CD, 6112CD, 6115CD, 6116CD, 6117CD, ou encore 6118CD. Tous étaient rigoureusement identiques, à l’exception de la quantité de mémoire vive, de la taille du disque dur, parfois même simplement des logiciels ou de l’écran fourni en « bundle »… Il en allait de même avec les successeurs du LC III, qui porteront le nom de Performa 460, 466, 467, 475, 476… là encore, uniquement pour différencier leurs options.

Performa 6112CD et 6115CD labels
Images : eBay / applerescueofdenver.com

Quand on sait que la plupart de ces modèles existaient à la fois dans la gamme Centris, Quadra, LC, Performa, et PowerMacintosh, on a une idée du casse-tête invraisemblable que les chaînes de production devaient résoudre au quotidien… La Liste des produits abandonnés par Apple sur Wikipedia donne une bonne idée de la profusion de dénominations à laquelle Steve Jobs mettra fin à son retour en 1998.

Un très vieil Apple II sur eBay

Un très vieil Apple ][ de 1978 est en vente sur eBay actuellement. Bon, à près de 15.000 dollars malgré une réduction de 20%, il n’est clairement pas donné, mais il mérite le coup d’oeil.

Il s’agit d’un exemplaire de la première série d’Apple II, dite « Révision zéro » ou « Rev. 0 », reconnaissable à quelques éléments caractéristiques : un numéro de série inférieur à 6.000 (ici, A2S1-1144), les huit ports d’extension de couleur vert clair (ils deviendront ensuite vert foncé), l’absence d’un point de connexion sur le circuit vidéo de la carte mère, le copyright 1977 sous le marquage Apple Computer,  un manuel de référence de couleur rouge (il sera ensuite doté d’une couverture colorée) et une alimentation équipée d’un interrupteur on/off à levier (il sera remplacé par un interrupteur à bascule dès la « révision 1 »).

Ce même modèle a été enregistré sur le registre mondial des collectionneurs d’Apple II, comme appartenant à un certain Michael NG à Hong-Kong. Sur un forum d’AppleFritter, il apparaît déjà en vente en 2015 pour le même prix. Il apparaît aussi sur cette galerie d’image d’un certain Andy Buddenbaum, aux Pays-Bas : on le reconnaît non seulement à son numéro de série, mais aussi à son numéro de carte-mère (1437). On en déduit d’ailleurs aisément que le boîtier, qui était très abimé, a été repeint ou remplacé. Bref, ne vous précipitez pas !

Présentation du Macintosh par boutons

Adapter son Macintosh à un handicap

Vous peinez à vous servir votre Macintosh en raison de la petite taille des informations s’affichant à l’écran ou de vos difficultés à utiliser le clavier ? Voici quelques astuces pour que votre Macintosh sous Mac OS 8 ou Mac OS 9 s’adapte à votre utilisation.

Commençons par l’écran : les techniques pour améliorer sa lisibilité sont nombreuses. Pensez tout d’abord à réduire le nombre de pixels affichés, en choisissant la résolution minimale (généralement, 640 pixels fois 480). En réduisant le nombre de pixels affichés sur une même surface, vous augmentez leur taille, c’est logique ! Pensez également à modifier la taille des polices du Finder et des menus (dans le Tableau de bord Apparence). Optez pour des polices lisibles (Chicago, Charcoal, Geneva) et évitez les polices fantaisistes ! Pour améliorer la visibilité des icones, pensez à choisir un fond d’écran uni et de couleur claire.

Si cela ne suffit pas, Apple a prévu un outil très performant : il s’agit du tableau de bord “CloseView”, disponible sur tous les CD et disquettes d’installation du système depuis 1984. Ce tableau de bord permet d’agrandir une partie de l’écran, à la manière d’une loupe, avec un grossissement de 2 à 16 fois ! Pour améliorer encore la lecture, il est possible d’afficher l’écran en négatif : le texte apparaît ainsi blanc sur fond noir. Pour installer ce Tableau de bord, il suffit de le glisser depuis le CD fourni avec la machine vers le dossier système. Dès le redémarrage, il est possible de l’activer.

Close View sur Mac OS 8

Close View sur Mac OS 8

Après l’écran, il est temps de passer au clavier et à la souris. Là aussi, quelques astuces peuvent vous simplifier la vie : par exemple, imprimez une liste des raccourcis-claviers de vos applications, pour ne plus devoir utiliser la souris. Il est plus simple de taper Pomme-W que de chercher le sous-menu “Fermer” ! Utilisez également les touches de fonction, pour lancer des applications sans devoir aller les chercher au fond de votre disque dur… Pensez aussi à la présentation par boutons qui vous évite d’utiliser le double-clic.

Présentation du Macintosh par boutons

Une nouvelle fois, Apple a même pensé à ceux qui auraient du mal à utiliser le clavier, et notamment à appuyer sur plusieurs touches à la fois. Sur le CD ou les disquettes d’installation de votre ordinateur, vous trouverez un autre Tableau de bord, appelé “Options d’accès”. Grâce à ce petit outil, vous pouvez paramétrer le fonctionnement des touches spéciales (Pomme, Option, Majuscule). Ainsi, au lieu de devoir appuyer en même temps sur Pomme et “O” pour ouvrir un fichier, il suffit de taper une fois sur Pomme, puis d’appuyer sur la touche O ! Le tableau de bord permet également de remplacer la souris par le clavier numérique (on déplace avec les 8 touches encadrant le 5 et on clique avec cette dernière touche). Enfin, il est possible d’obliger l’ordinateur à ne reconnaître que les touches maintenues appuyées suffisamment longtemps (cela permet d’éviter qu’une frappe involontaire soit prise en compte).

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.

L’iPod mini au régime

Savez-vous ce qui différencie un iPod mini de première génération US, d’un iPod mini de première génération Europe ? Commercialisé en février 2004 aux États-Unis, il faudra attendre la fin du mois de Juillet pour le voir arriver sur le Vieux Continent. Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de cet appareil ici, mais ce qui nous intéresse est bien moins technique. Devant l’augmentation exponentielle de ses ventes, Apple doit rationaliser la distribution de ses appareils, au détriment de l’expérience utilisateur, qui commence dès l’ouverture de l’écrin cubique proposé depuis la première génération d’iPod. Ces quelques mois de casse tête logistique ont donc conduit à un régime sec du coffret de l’iPod Mini, comme l’illustre la photo ci-dessous. On reste malgré tout loin de la boîte de l’iPod Nano de seconde génération, en plastique transparent façon Ferrero Rocher…

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.
Version américaine à gauche ; version européenne à droite
Philippe Diaz, Apple Macintosh

Didier Diaz, un français chez Apple

Dernièrement, quand nous avons décidé de faire disparaître l’ancienne version de l’Aventure Apple au profit d’un nouveau design plus épuré, nous avons décidé de ne pas reprendre les biographies qui occupaient une place de choix sur le site. Depuis le lancement du site en 2000, de l’eau a coulé sous les ponts, Wikipédia est apparue, et l’on trouve aujourd’hui des ouvrages par dizaines au sujet de la plupart des acteurs de l’histoire d’Apple.

Sur ce blog, nous pouvons dorénavant nous concentrer sur des personnages moins connus, mais qui ont cependant oeuvré dans l’ombre pour faire d’Apple ce qu’elle a été à différentes époques. Voici le premier d’entre eux, que nous avons redécouvert grâce à nos articles précédents, au sujet des Macs ouverts de 1987, et de l’AppleTalk PC Card.

En 1987, L’Ordinateur Individuel interviewait Didier Diaz, chef de produit pour le Macintosh II chez Apple. Voilà ce que disait de lui l’encadré dédié à sa biographie : timide et modeste, sorti de l’École Supérieure de Commerce du Havre, Didier Diaz s’était fait remarquer pendant un stage durant lequel il était chargé de traduire en français l’interface du Lisa. Il s’était ensuite vu confier la responsabilité de faire émerger un marché de logiciels et de périphériques pour le Macintosh à travers le monde.

Didier Diaz Apple

Philippe Diaz, Apple Macintosh

Nous avons extrait une phrase emblématique de son entretien de 1987 au sujet du Macintosh II. Interrogé sur le prix du Macintosh II, qui le plaçait au-dessus de l’IBM PC/AT, haut-de-gamme de la marque, Didier Diaz répondait que le but d’Apple n’était pas d’être le moins cher. Attendre que d’autres inventent des produits et les mettent sur le marché pour ensuite les imiter, ce n’est pas dans l’identité d’Apple. Remplacez “AT” par n’importe quel produit récent (téléphone portable, ordinateur, tablette…) et “Macintosh II” par n’importe quel des produits Apple, et ce credo s’appliquera avec la même actualité.

Didier Diaz interview

Le voici dans l’émission Computer Chronicles dont nous avons déjà parlé l’année dernière. Dans cet épisode daté de 1987, les chefs de produits Apple se succédaient : tout d’abord Charlie Oppenheimer, chef de produit pour le Macintosh SE, puis Didier Diaz qui présentait son Macintosh II aux animateurs Stewart Cheifet et Gary Kildall. Il expliquait que le Macintosh II allait bien sûr répondre aux besoins existants (traitement de texte, tableur…) mais aussi ouvrir la voie à de nouveaux usages scientifiques ou universitaires grâce au système Unix supporté nativement par le processeur 68020. Didier Diaz expliquait également les avantages du format NuBus, dont les cartes étaient identifiées par une puce permettant au système de se configurer sans intervention de l’utilisateur, puis de prendre le contrôle sur l’ensemble de la machine, autorisant la création future de cartes-processeurs plus puissantes. Il présentait fièrement la carte graphique capable d’afficher simultanément 256 couleurs parmi les 16 millions disponibles, et le disque dur atteignant un taux de transfert de 1,2 MB/s… Au passage, il lançait une démonstration de calcul de courbes, à l’aide d’un logiciel prenant en charge le nouveau coprocesseur mathématique 68881 de Motorola. Et si vous poursuivez un peu la vidéo, vous pourrez admirer quelques vues de l’usine où était fabriqué le Macintosh, à Fremont en Californie.

Comme tous les chefs de produits, Didier Diaz n’a pas connu que de bons moments. Le magazine InfoWorld, en mars 1987, racontait ainsi comment un modèle de démonstration du Macintosh II avait planté en pleine présentation, à cause de la puce audio qui était encore en phase de développement. Impossible de redémarrer à l’aide du bouton Reset : il lui avait fallu débrancher le câble de la prise murale, devant un parterre de journalistes médusé…

Didier Diaz a quitté Apple en 1997, avant d’enchaîner plusieurs postes de direction chez CIDCO, OmniSky,AT&T, Aliph et Access. S’il nous lit, nous serions ravis d’avoir de ses nouvelles et de raconter ses souvenirs !

Test Drive a Macintosh UK letter to tester

Test Drive a Macintosh : l’invitation UK

Hier, nous vous avons présenté la brochure anglaise de l’opération Test Drive a Macintosh. Voici justement le courrier qui l’accompagnait. Nous avons masqué le nom de son destinataire, qui travaillait pour feu l’entreprise Talbot Motor Co Ltd, en Grande-Bretagne. En tant que responsable des achats, notre homme était invité à tester le Macintosh, afin de constater par lui-même sa puissance, ses fonctionnalités et sa gamme de logiciels.

Test Drive a Macintosh UK letter to tester

« Une soirée passée avec Macintosh vous offrira une perspective totalement différente sur les ordinateurs personnels. Enfin, un ordinateur personnel puissant ET simple à utiliser », promettait le courrier, signé par David Hancock. Le prêt était gratuit, et sans obligation d’achat.

Test Drive a Macintosh UK letter to tester

iMac G5 gif animé

Bon anniversaire l’iMac G5 !

Le 31 août 2004, Apple présentait sa dernière création : un ordinateur tout-en-un, se résumant à un simple écran LCD, à l’arrière duquel disparaissaient un processeur PowerPC G5 et tous les éléments de l’unité centrale. Un véritable tour de force, quand on connaît la chaleur que dégageait le processeur G5 et les systèmes de refroidissement qu’Apple avait conçus pour celui-ci dans son PowerMacintosh.

https://www.youtube.com/watch?v=3yIRCxvgF6w

C’est ce design, à la fois sobre et compact, qui définira la gamme durant les années suivantes : jusqu’en janvier 2006 en mode PowerPC, puis jusqu’au mois d’août 2007 en mode Intel, avant de laisser la place aux iMacs en aluminium que l’on connaît encore aujourd’hui.

iMac G5 gif animé

Et vous savez le plus beau ? C’est à Paris que ce nouveau modèle avait été présenté, lors de l’Apple Expo. C’est Phil Schiller qui était monté sur scène pour présenter l’iMac G5, successeur du fameux iMac G4 surnommé « Tournesol ». Steve Jobs, convalescent, était empêché.

Apple III floppy disk drive

Ce n’est pas la taille qui compte

L’Apple III dont nous parlions il y a quelques jours n’était vraiment pas un exemple de miniaturisation. Même pour l’époque, en 1981, c’était un gros micro-ordinateur, ouvertement destiné au marché professionnel. Nous avons regroupé sur une seule photographie son lecteur de disquette externe, avec le modèle 800k dédié au Macintosh (commercialisé en janvier 1986), et un lecteur USB générique.

Apple III, Macintosh and USB floppy disk drive

Alors certes, les disquettes ont rapetissé de leur côté, passant de 5,25 à 3,5 pouces de diamètre, mais pour l’épaisseur, l’évolution n’est due qu’à la miniaturisation des composants, à commencer par le moteur ! Pour mieux comprendre, voici une photo de l’intérieur du lecteur de disquettes, vu du dessous. Moteur, courroies de transmission et rouages, c’était une vraie machinerie à lui tout seul !

Apple III floppy disk drive

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

Ce qui ne change pas…

GraphicConverter fait partie des logiciels les plus anciens sur Macintosh. Pensez donc : quand Thorsten Lemke l’a diffusé pour la première fois en 1992, le Système 7 était encore tout neuf, et le Macintosh le plus puissant était le Quadra 950, avec son processeur Motorola 68040 à 33 Mhz.

Dans sa version 2.0 de 1995, GraphicConverter proposait déjà un module de correction de luminosité, contraste et teinte (en anglais, Brightness, Contrast et Hue). En vingt-cinq ans, l’interface de ce module n’a presque pas évolué : c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures !

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

L’Apple Expo à Londres en 1997

SI vous êtes un fidèle lecteur de l’Aventure Apple, vous connaissez sans doute déjà bien l’Apple Expo, ce salon annuel qui réunissait à Paris les utilisateurs, particuliers et professionnels, autour de la gamme Apple. Mais savez-vous que par deux fois, le salon s’est également exporté à Londres, en 1997 et 2000 ? De 2002 à 2007, l’événement s’était également tenu, mais sous le nom de MacExpo London. Et justement, nous avons retrouvé quatre panoramas QuickTime VR de la première édition de ce salon londonien, qui s’était déroulé dans le Palais des Expositions de l’Olympia.

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Ces panoramas avaient été réalisés par Full Moon Digital, une entreprise britannique dont l’activité de développement allait d’internet au multimédia. Comme toujours, pour pouvoir lire ces panoramas dans lesquels on pouvait naviguer à la souris, il nous a fallu les transformer en un seul film…

 

Apple Gift Guide Holiday 2010

Le guide Apple pour Noël 2010

Parmi les cadeaux que vous préparez sans doute pour Noël, peut-être se trouve-t-il quelques produits Apple. Était-ce déjà le cas il y a huit ans ? En 2010, vous n’aviez que l’embarras du choix, du petit iPod nano à 149 dollars jusqu’à l’iPad 3G à partir de 629 dollars. À moins de préférer un dock-clavier pour iPad (69 dollars) ou un lecteur de carte SD pour iPad, pour 29 dollars.

Apple Gift Guide Holiday 2010

Dans tous les cas, on avait rarement vu une brochure Apple avec autant de notes de bas de page : le prix de l’iPhone (lié à un nouvel abonnement de deux ans chez AT&T), les Giga-octets et leur « capacité formatée moindre », le multitâche qui n’était pas accessibles avec toutes les applications sous iOS 4, le prix d’iLife, iWork, MobileMe, ou de certains périphériques, qui tenait compte d’une réduction liée à l’achat d’un nouveau Mac…

Apple Gift Guide Holiday 2010

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Des souris et des iPods de toutes les couleurs

Apple et les couleurs, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La gamme iPod, en particulier, a permis à la marque de donner libre cours à son imagination : nous vous avons déjà parlé des timides essais de couleurs de l’iPod Mini, ou de la lente maturation des couleurs de l’iPod. Aujourd’hui, nous vous offrons quelques clichés de notre collection d’iPods shuffle, dont les couleurs correspondent presque exactement avec celles des iMacs de 1999 : fraise, myrtille, citron vert, raisin et mandarine… sans oublier la version gris graphite, apparue un peu plus tard.

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Colors iPod Shuffle - Pink + USB Mouse

Colors iPod Shuffle - Grey + USB Mouse

Les nuances de la gamme iPod shuffle ont été très subtiles, comme en témoignent ces modèles de 2006 à 2010.

Colors iPod Shuffle - Blue

Apple eMac 2002 QuickTime VR

Bon anniversaire l’eMac !

Le 29 avril 2002, Apple lançait l’eMac, son arme secrète pour renforcer sa position dominante mais contestée au sein des établissements scolaires, face au déclin de la première gamme d’iMacs, et au prix assez élevé des nouveaux iMacs G4 « Tournesol ». La machine était équipée d’un écran de 17 pouces à tube cathodique plat, d’un processeur à 700 Mhz, et des connectiques de l’iMac « Luxo » : 3 USB, 2 FireWire, l’Ethernet et une sortie miroir pour un écran. En entrée de gamme, équipé d’un simple lecteur CD, l’eMac voyait son prix fondre à 999 dollars pour les établissements scolaires.

Apple eMac 2002 QuickTime VR

L’eMac aura une fin de vie difficile en 2006 : depuis longtemps déjà on lui reprochait d’être le dernier modèle d’Apple équipé d’un tube cathodique, polluant et gourmand en énergie. Et puis voici qu’on apprend qu’il vieillit mal : des soucis d’affichage apparaîtraient au bout de quelques mois… Apple reconnaît le problème et rappelle les modèles pour réparation. Comme si ça ne suffisait pas, il faudra ensuite qu’on accuse l’eMac d’embarquer des substances dangereuses, le rendant impropre à la vente en Europe. C’était trop pour un seul modèle. L’eMac laissera finalement sa place à un iMac Core Duo « éducation » le 5 juillet 2006.

Impressions couleurs ImageWriter II

Des rubans couleurs neufs pour ImageWriter II

Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !

Ruban neuf pour imageWriter II

Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.

Ruban neuf pour imageWriter II

Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Impressions couleurs ImageWriter II
Images : Maple City Enterprises sur eBay
La souris ronde de NeXT sur eBay

La souris ronde de NeXT

Nombreux ont été les utilisateurs à se plaindre de la souris accompagnant les premiers iMacs. Toute ronde, elle ne facilitait pas la prise en main et ne permettait pas au poignet de se reposer. Elle était jolie et colorée, certes, mais ça ne suffisait pas.

Les utilisateurs des ordinateurs de NeXT, la seconde création de Steve Jobs, avaient pu goûter au plaisir de cette forme de souris bien avant nous, puisque la marque avait  utilisé un design tout aussi rond, duquel dépassaient les deux boutons, pour la souris de la NeXTstation Turbo, en 1990. On en trouve une actuellement sur eBay. La photo ci-dessous est issue de cette annonce :

La souris ronde de NeXT sur eBay

Cette souris était la deuxième produite par NeXT. Elle remplaçait une souris de forme plus traditionnelle, et adoptait la connectique ADB d’Apple. Le Journal du Lapin a d’ailleurs eu l’occasion de la tester : sous Mac OS 9, seul le bouton gauche fonctionne, mais sous Mac OS X, avec un adaptateur ADB-USB, les deux boutons réagissent !

Apple boogie audio cassette

La cassette audio Apple Boogie

Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.

Apple boogie audio cassette

Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !

Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !

Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader

Le Lisa en 3D : à l’écran, en livre, ou en miniature

Les amateurs de Lisa ont aujourd’hui le choix : soit ils achètent le modèle original qui coûte une fortune, soit ils se contentent de répliques. Dans ce domaine, on trouve deux écoles : ceux qui se contentent de rendu 3D, et ceux qui passent au stade de l’impression 3D.

Dans la première catégorie, on trouve le magnifique travail de Jinwoo Lee, un étudiant qui a eu la chance exceptionnelle de travailler avec le meilleur enseignant dans ce domaine : Bill Dresselhaus, qui n’est autre que le designer à l’origine du Lisa. Ses rendus 3D créés avec Autodesk Fusion 360 sont d’une qualité à couper le souffle et offrent une nouvelle jeunesse au premier ordinateur à interface graphique d’Apple.

Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee
Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee

Bill Dresselhaus a édité un livre sur l’histoire du Lisa, en utilisant ces rendus 3D parmi des documents d’époque. On ne peut qu’en recommander la lecture (livre disponible sur iBooks).

Le livre de Bill Dresselhaus, le créateur du Lisa d'Apple

Dans la seconde catégorie, on peut aujourd’hui imprimer en 3D une reproduction miniature du Lisa, pour y intégrer les éléments d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. L’auteur de ce modèle le proposait pour 225$ sur Etsy tout équipé, y compris le microscopique écran LCD, et un lecteur de carte SD caché dans la fente d’un des deux lecteurs Twiggy. Malheureusement, le modèle est actuellement épuisé. Il est toujours possible de redécouvrir l’histoire de modèle miniature ici.

3D-printed Apple Lisa
http://vintagemacmuseum.com/remembering-the-lisa-with-a-pixl/

A défaut de ce modèle miniature fonctionnel, il reste possible de bricoler un hub USB et un lecteur de carte SD pour les intégrer dans cet autre modèle dont il était question sur le site Cultofmac il y a quelques temps :

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader
https://www.cultofmac.com/431250/retro-apple-fan-makes-3d-miniatures-of-classic-macs/
Newton 2MB flash memory card VS SD Card

L’évolution de la mémoire Flash

En une image, tout est dit, ou presque… À votre gauche, la carte mémoire du Newton MessagePad, deux méga-octets sur la balance ; à votre droite, une carte SD comme nous en avons tous aujourd’hui dans nos appareils photos, contenant trente-deux-mille fois plus de données…

Newton 2MB flash memory card VS SD Card

Le Newton et ses différentes déclinaisons, jusqu’à l’eMate 300, utilisaient des cartes mémoire PCMCIA, mais dans un format incompatible avec les autres appareils ou les PowerBooks de l’époque.

On aurait bien sûr pu aggraver la comparaison avec une carte SD de 512 Go, ou une carte micro-SD de 400 Go, mais bon, on n’en avait pas sous la main, et puis là comme ça, vous avez l’idée, non ?

l'iPod U2 "5G"

Bon anniversaire l’iPod U2 “5G” !

L’Aventure Apple vous a déjà présenté quelques clichés de son exemplaire d’iPod U2 “5G”. Il fête aujourd’hui ses 13 ans, et n’a pas pris une ride ! En arrière plan, les boîte de l’iPod U2, et de l’iPod Nano “2G” présenté en septembre 2005. Les deux appareils ont coexisté au catalogue Apple, en même temps que l’iPod Shuffle 1G et l’iPod Vidéo. Tous partageaient ce format de boîte, bien moins volumineux que les précédents iPod.

l'iPod U2 "5G"

Macintosh II, safest decision in business foldout

Macintosh II, la plus sage décision en entreprise

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure de 1988 pour le Macintosh II, présenté comme « la décision la plus sage en entreprise ». Comment en est-on arrivé là ? se demande la marque.

Macintosh II, safest decision in business foldout

Pour y parvenir, Apple a commencé par répondre aux exigences de ses clients : un processeur rapide, un écran en millions de couleurs, de la mémoire vive par mégaoctets, un disque dur conséquent, des capacités à travailler en réseau… Toutes les options sont envisageables : seule la sécurité n’est pas en option, elle est de série !

Macintosh II, safest decision in business foldout

Bref : après avoir répondu aux exigences de ses clients, Apple les a dépassées, avec un ordinateur de nouvelle génération. Grâce au MultiFinder, il devient possible de faire tourner plusieurs logiciels et plusieurs tâches en parallèle ; avec HyperCard, chacun peut créer ses propres programmes pour gérer idées et informations ; et avec les ports d’extension NuBus, il n’y a plus de limites au développement de nouvelles fonctions. Sans compter tout ce qu’Apple avait déjà mis au point pour le Macintosh : une interface partagée par tous les logiciels, un affichage WYSIWYG, le copier-coller partagé entre tous les logiciels…

Macintosh II, safest decision in business foldout

Et si vous avez besoin d’un deuxième avis, lisez donc le rapport rédigé par Peat, Marwick, Main & Co, qui venait à l’époque de fusionner avec KMG pour former le cabinet KPMG. Au risque de spoiler la conclusion, vous pourrez y découvrir que le Macintosh permet en moyenne un gain de productivité de 25%. Appelez le 800-446-3000 pour en recevoir un exemplaire !

Macintosh II, safest decision in business foldoutPost-Scriptum : avez-vous remarqué que l’écran présenté sur cette brochure porte le nom de « Macintosh II » (alors qu’il n’avait pas de nom en réalité), et que l’ordinateur lui-même n’est pas du tout présenté ?

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh buttons

Bon anniversaire le Twentieth Anniversary Macintosh !

Aujourd’hui, le 20 mars, nous fêtons l’anniversaire du Twentieth Anniversary Macintosh, ou Macintosh des vingt ans d’Apple, présenté le 20 mars 1997. De justesse, donc, puisqu’Apple allait fêter ses 21 ans dix jours plus tard…

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh close up

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh buttons

Apple Spartacus Twentieth Anniversary Macintosh back fan and logo

Le Spartacus disposait de son propre site web, séparé de celui d’Apple. On y découvrait notamment les services exclusifs liés à cette machine hors-norme, comme une installation complète à domicile et trois ans de garantie et d’assistance téléphonique.

Apple Spartacus Website Concierge Service

Il y a quelques jours, nous vous avions présenté deux images extraites des archives du groupe de design industriel d’Apple, datant des premiers prototypes de la gamme Spartacus. Et un peu plus tôt, la magnifique publicité de la série « New Macintosh » dédiée à ce modèle : Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer !

Si vous cherchez un Spartacus pour décorer votre salon ou compléter votre collection, on en trouve régulièrement sur les sites de petites annonces ou d’enchère. En voici un en Charente-Maritime pour 1500 euros sur Leboncoin (ça fait cher, surtout sans le carton).  Et un autre sur eBay, pour un peu moins de 2000 euros avec ses cartons, en Grande-Bretagne. On en trouve régulièrement pour moins de 1000 euros, comme le prouve une recherche parmi les ventes réussies sur eBay :

Apple Spartacus sold on eBay

Think First, Think Fast, Think Different : Office 98 sur Macintosh

Brochure – PowerMac G3 et Office 98

Nous en parlions il y a quelques jours : la sortie d’Office 98 a été une belle surprise pour les utilisateurs du Macintosh. Les développeurs de la Macintosh Business Unit créée en 1997 par Microsoft avaient fait de l’excellent travail pour adapter leur suite bureautique au Mac. Et Steve Jobs avait obtenu de Bill Gates que la suite soit dénommée « Office 98 Macintosh Edition », là où la version PC s’appelait « Office 97 ». Ainsi, ce qui était une adaptation en retard d’un an devenait une nouvelle version exclusive ! La brochure suivante, vantant à la fois Office et le PowerMac G3, vous paraîtra peut-être banale, mais à l’époque, après dix ans de procès entre les deux marques, cet « accord parfait » n’allait pas de soi !

Think First, Think Fast, Think Different : Office 98 sur Macintosh

Think First, Think Fast, Think Different : Office 98 sur Macintosh

La seconde génération d'écouteurs d'iPod

Bon anniversaire l’iPod !

Il y a dix-sept ans tout rond, Apple présentait son premier iPod. Son disque dur de 5 Go capable d’embarquer un millier de chansons était l’un des premiers modèles 1,8 pouces du marché. Au-delà de cette petite prouesse, l’iPod se démarquait aussi par sa roue de navigation, par l’intégration avec iTunes, par sa mémoire tampon de 20 minutes (contre quelques secondes pour les lecteurs de CD portables), ses dix heures d’autonomie, et le câble FireWire qui lui offrait une grande rapidité de transfert. Pour démontrer tous ces avantages justifiant son prix faramineux de 3.600 francs, Apple avait conçu un spot publicitaire d’une minute que voici :

MacG avait publié en 2013 une belle rétrospective du premier iPod, pour ceux qui aurait raté ça à l’époque. L’Aventure Apple dispose également d’une page consacrée à l’iPod et à toutes ses déclinaisons, Nano, mini, Classic, Touch… On a du mal à l’imaginer, mais lors de la présentation de l’iPod, tout le monde s’était demandé ce qu’Apple imaginait en s’attaquant à ce marché de niche, avec un modèle hors de prix…

Apple Leasing : how to make your business fruitful

Un business fructueux

C’est une brochure de 1982 que nous vous présentons aujourd’hui. Éditée par la filiale anglaise d’Apple, elle présentait l’offre de crédit-bail proposée par la marque pour ses Apple II et Apple III.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

L’accroche du dépliant était un jeu de mot tout simple : « Comment faire fructifier votre business », un jeu de mot plus compréhensible encore en anglais, où Apple veut dire pomme, et où « fruitful », « qui produit des fruits », n’emprunte pas à l’étymologie latine.

Apple Leasing : how to make your business fruitful

Cette offre était financée par BankAmerica Finance, basée à Reading dans le Berkshire. Elle permettait d’acquérir du matériel et des logiciels en leasing sur une durée négociée, en gardant la possibilité d’ajouter ou de remplacer tout ou partie de l’équipement.

Power Macintosh 9500 ad - quel créatif

Publicité : quel créatif êtes-vous ?

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une page A4 de 1996, destinée à promouvoir la puissance de la nouvelle gamme Power Macintosh, dont le porte-étendard était le 9500/200, équipé d’un processeur PowerPC 604e à 200 Mhz. Apple posait la question suivante : Quel créatif êtes-vous ? Le premier à trouver une idée, ou le premier à la mettre en œuvre ? avant d’echaîner : À quoi bon avoir une idée si on n’a pas les moyens de la mettre en œuvre ?

Power Macintosh 9500 ad - quel créatif

Remarquez la coexistence du serveur minitel 3615 Apple, et de l’adresse web d’Apple France à l’époque, déjà croisée auparavant dans une publicité commune avec Wanadoo : http://www.france.euro.apple.com, rien de moins !

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Brochure : Apple II-something

Ce matin, nous vous présentons une brochure pour la gamme Apple II, datant de 1984, l’une des rares brochures de cette année-là où il n’est pas du tout question du Macintosh…

L’objectif de cette publicité : vous convaincre qu’il vaut mieux acheter un « Apple II-quelque chose » plutôt qu’un « IBM PC – n’importe quoi ». Viennent ensuite 10.000 raisons pour commencer (les 10.000 logiciels disponibles pour l’Apple II), puis 10 raisons de choisir l’Apple IIe, ou l’Apple IIc, et encore deux autres bonnes raisons : un bon de réduction valable avant Noël, et une offre de crédit.

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

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Apple Macintosh II publicité 1988 "Erreur de trajet"

Erreur de trajet

Voici une publicité parue dans un Science et Vie Micro durant l’été 1988. Une belle double-page pour le Macintosh II, où il est question de processeur et de co-processeur parmi les plus rapides du monde, jusqu’à 8 Mo de mémoire interne : « Il peut tenir tête aux plus grands ». « On “clique”, on coupe, on colle. Une pomme sur le capot et le goût du fruit défendu se colle au labeur. Enfin un équilibre entre travail et plaisir ». Rien que ça !

Apple Macintosh II publicité 1988 "Erreur de trajet"

Brochure Apple IIc : American way of life

L’American way of life de l’Apple IIc (1)

Les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.

Brochure Apple IIc : American way of life

Brochure Apple IIc : American way of life

Brochure Apple IIc : American way of life

Suite et fin demain !

Borne AirPort Apple en 1999 : produit soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l'Autorité de Régulations des Télécommunications

La première borne AirPort en France

Et vous, aviez-vous acheté la première borne AirPort d’Apple, commercialisée en 1999 avec le premier iBook ? À l’époque, la norme Wi-Fi IEEE 802.11b était encore confidentielle, et les produits qui l’utilisaient étaient soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulations des Télécommunications (devenue en 2005 l’ARCEP). Cette obligation était rappelée par Apple au moyen d’une étiquette apposée sur le carton.

Borne AirPort Apple en 1999 : produit soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l'Autorité de Régulations des Télécommunications

En pratique, il fallait donc s’adresser à l’ART au moyen d’un formulaire, qui ne valait que pour un lieu précis ! La réponse pouvait être transmise par fax, à l’issue d’un délai de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’ART avait d’ailleurs autorisé tacitement, dès octobre 1999, l’usage malgré une absence de réponse de sa part, dans les villes de plus de 50.000 habitants, et soumettait les autres demandes aux Ministère de la Défense, s’agissant d’une bande de fréquences habituellement utilisée par les militaires.

Cette obligation (peu suivie en pratique) durera finalement peu de temps, puisqu’elle sera levée dès le 12 juillet 2000, sous la pression des professionnels utilisant la norme Bluetooth, qui commençait à pointer son nez sur la même bande de fréquences.

Pour en savoir plus : un article du Monde de 2000 sur la concurrence des réseaux civils et militaires ; un article de ZDNet de 2000 sur la libération de la bande des 2,4 Ghz.

Apple Publicité 1990 pour le Macintosh LC - Abracadabra !

Bon anniversaire, Classic, LC et IIsi

Le 15 octobre 1990, il y a vingt-neuf ans donc, Apple présentait trois machines renouvelant presque toute sa gamme. Le petit Classic, tout d’abord, avec son processeur 68000 à 8 Mhz et son écran en noir et blanc, chargé de prendre la relève du Macintosh Plus (999 $). Le Macintosh LC, avec son processeur 68020 à 16 Mhz et son format de « boîte à pizza », premier Mac modulable grand public (2400 $). Quant au Macintosh IIsi, à partir de 2999$, il venait compléter l’offre professionnelle, avec un processeur 68030 à 20 Mhz, dans un boîtier plus compact et moins coûteux que le Macintosh IIci.

Publicité - Regardez ce que vous nous avez fait faire - Macintosh IIsi

Apple Publicité 1990 pour le Macintosh LC - Abracadabra !

Publicité - Regardez ce que vous nous avez fait faire - Macintosh Classic

ResEdit icons

Changer l’interface du lecteur audio AppleCD

Allez, voici un vieux souvenir. Un bricolage que nous avions fait paraître dans la revue A Vos Mac en 2000, et qui rappellera des souvenirs aux amateurs de ResEdit, ce couteau suisse de la bidouille avant Mac OS X. Il s’agissait de transformer l’interface du lecteur audio AppleCD pour lui donner un air plus moderne.

Lecture Audio AppleCD
En bas : avant. En haut : après.

Lancez ResEdit et ouvrez une copie du lecteur audio AppleCD. Repérez la ressource ” CLRS ” et ouvrez-la. Deux lignes apparaissent. La première contient les couleurs de la fenêtre du lecteur, tandis que la deuxième contient les couleurs d’affichage. Quand vous ouvrez chacune de ces deux ressources, vous obtenez une fenêtre de 6 colonnes. Seules les 4 colonnes centrales nous intéressent. Elles contiennent 6 ou 7 groupes de 12 signes. Ces groupes correspondent à autant de couleurs : une couleur est codée par 3 fois 4 signes.

ResEdit code les couleurs en donnant une valeur à chaque composantes Rouge, Vert et Bleu de la couleur. En effet, l’affichage en couleurs sur un écran est obtenu par le mélange de 3 points de couleurs sur chaque pixel. Un rouge (premier groupe de 4 signes), un vert (deuxième groupe) et un bleu (troisième groupe). Pour donner une valeur à chaque point, on lui fait correspondre un nombre, entre 0000 et FFFF. C’est ce que l’on appelle de l’hexadécimal : 10 chiffres plus 6 lettres font 16 possibilités. Chaque point peut donc posséder 65536 valeurs (de ” éteint ” à ” allumé complètement “). Ainsi, on obtient la couleur bleu en allumant uniquement le spot bleu : 0000 0000 FFFF. Pour le rouge et le vert, on procède de la même façon : FFFF 0000 0000 et 0000 FFFF 0000. Puis on peut mélanger ou atténuer : le bleu clair est obtenu en rajoutant du vert et du rouge : 5555 5555 FFFF. Le bleu foncé est créé en atténuant la force du spot bleu : 0000 0000 8888. Le blanc est obtenu en allumant tous les spots (FFFF FFFF FFFF) et le noir en les éteignant tous (0000 0000 0000). C’est ce qui s’appelle, en physique, la synthèse additive des couleurs.

Nous allons avoir besoin ici d’un fond de couleur gris clair, faute de pouvoir afficher le gris ” ondulé ” de MacOS X. Modifiez les 3 premiers groupes de caractère ainsi : DDDD DDDD DDDD. Pour la couleur des affichages, ouvrez la deuxième ligne de la ressource CLRS et modifiez les 3 premier groupes ainsi : EEEE EEEE EEEE.


ResEdit CLRS

Pour faire correspondre les menus à ces nouvelles couleurs, ouvrez la ressource MENU et double-cliquez sur les menus 133 et 134. Puis renommez la première couleur« de chaque menu ” Gris MacOS X “. Pour faire correspondre les petites icones présentes dans les menus, ouvrez la ressource ” cicn ” et double-cliquez sur l’icône 450 (elle correspond à la première couleur de fenêtre) et sur l’icône 460 (première couleur d’indicateur). Changez alors leurs couleurs avec les outils de dessin.

Passons maintenant à la suite : il va s’agir de modifier l’interface de chaque élément de l’application. Commençons par le plus important : la fenêtre elle-même. Celle-ci n’est vraiment pas très belle… Nous allons donc la transformer, en ouvrant la ressource WIND et en double-cliquant sur la seule ligne disponible (ID=128). Vous remarquez en haut de cette fenêtre plusieurs icones représentant des aperçus de fenêtres. Choisissez la septième, celle qui a une barre de titre noire. Elle ne correspondpas tout à fait à l’interface de MacOS X mais elle est arrondie comme les fenêtres du nouveau système. De plus, elle évite l’apparition d’une bordure pas très agréable. Cliquez ensuite sur le bouton ” Color : Custom ” afin de personnaliser les couleurs. Vous pouvez alors modifier les couleurs de la barre de titre, de la case de fermeture…

ResEdit WIND

Après la fenêtre, voyons maintenant les icones. Il va falloir modifier les boutons de l’interface qui sont contenus dans la ressource cicn. Les icones de 500 à 506 correspondent aux boutons affichés normalement, tandis que les icones de 600 à 606 représentent les boutons appuyés. Remarquez que les boutons sont mémorisés sans leur fonction (avance, éjection…) ce qui va nous faciliter le travail ! Modifiez chaque icône en respectant sa taille. Si votre icône n’occupe pas toute la surface (coins arrondis…), n’oubliez de glisser l’aperçu de votre icone en couleur sur le masque (mask en anglais), afin que les pixels blancs ne soient pas affichés.

ResEdit icons

Procédez ainsi pour tous les boutons, puis les autres éléments d’interface : 139 et 140 pour les flèches d’apparition de la liste, 198 et 199 pour le curseur de volume, 300 à 303 pour l’indicateur de volume, 128 à 124 pour les icones qui se placent sur les boutons (avance, recul, éjection…), 192 et 193 pour la case de l’ascenseur de la liste, 194 à 197 pour ce même ascenseur, 1999 à 2003 pour l’icône de la fenêtre d’informations. Si vous avez du courage, vous pouvez vous attaquer aux icones 1000 à 1214 qui correspondent aux chiffres et aux symboles utilisés dans l’affichage. Ensuite, attaquez vous à l’icône de l’application (ressources ICN#) directement dans ResEdit ou en utilisant un logiciel comme le très réussi Iconographer (www.mscape.com). Ensuite, il vous reste à signer votre œuvre dans la ressource TEXT (ID 128) et dans la ressource vers (qui correspond au contenu de la fenêtre d’informations dans le Finder). Enregistrez votre travail et quittez ResEdit. Lancez votre nouveau Lecteur Audio AppleCD, choisissez en couleur de fenêtre et d’affichage le gris MacOS X, et admirez le travail ! Vous remarquerez qu’il n’est pas possible de changer la couleur des textes (titres du CD et des chansons). Il faut donc utiliser une couleur de fond assez sombre, ou alors ne pas avoir besoin de lire les titres !

Inside Apple, publicité de 1983

Inside Apple… en 1983 !

Vous connaissez sans doute le livre Inside Apple, dont le sous-titre « Dans les coulisses de l’entreprise la plus secrète au monde » permet aisément de deviner le sujet. Nous avons retrouvé une publicité d’Apple, une sorte de publicommuniqué avant l’heure, publiée dans le magazine Byte d’avril 1983, sous le même nom !

Inside Apple, publicité de 1983

Dans cette publicité au format A3, Apple présente sa gamme de périphériques, qui offre une garantie de compatibilité et de service après-vente digne de la marque : Apple Dot Matrix Printer et Apple Letter Quality Printer, Apple Joysticks (le premier modèle ambidextre du marché !), Apple Hand Controller, disque dur Apple ProFile, sans oublier le pavé numérique et ses quatre touches de fonctions.

About box d'Hypercard par ResEdit

Changer l’About Box d’une pile HyperCard

Vous avez toujours rêvé de voir votre nom dans la fenêtre d’information “A propos d’HyperCard” ? Ou alors vous avez créé des piles et vous aimeriez bien personnaliser cette fenêtre d’information du menu Pomme ? Alors suivez ces conseils !

Tout d’abord, fermez votre pile et quittez HyperCard. Faites une copie de sauvegarde de l’application et de la pile. Nous allons en effet utiliser ResEdit, un outil très utile mais aussi très puissant, et une erreur est si vite arrivée !

Une fois cette étape préliminaire réalisée, lancez ResEdit, puis ouvrez depuis ResEdit votre pile et l’application HyperCard. Copiez les ressources suivantes depuis la fenêtre d’HyperCard et collez-les dans la fenêtre de votre pile : PICT 135 et 136 ; DITL 172 et 173 ; DLOG 172 et 173. Ensuite, vous pouvez refermer la fenêtre d’HyperCard.

About box d'Hypercard par ResEdit

Les deux ressources DITL que vous avez copiées correspondent aux descriptions des deux fenêtres d’information d’HyperCard : celle qui apparaît quand vous demandez “A propos d’HyperCard” et celle qui présente les auteurs d’HyperCard. Double-cliquez sur ces deux DITL pour modifier la taille de la fenêtre (en déplaçant la poignée noire en bas à droite), la disposition des éléments, la taille des images… Vous pouvez également ajouter des textes, des images, des icones… Les deux ressources DLOG sont rattachées aux ressources précédentes. Elles gèrent, entre autres, les couleurs et le type de la fenêtre ainsi que la position à l’écran. Si vous souhaitez personnaliser les couleurs des fenêtres, HyperCard créera pour vous deux ressources “dctb” qui garderont en mémoire vos nouvelles couleurs.

Enfin, les deux ressources PICT correspondent aux images qui s’affichent dans les deux fenêtres. Vous pouvez double-cliquer dessus pour les copier ou en coller d’autres à la place. Une fois que vous aurez modifié avec ResEdit tous les éléments des fenêtres, il ne vous restera plus qu’à entrer, dans le script de la pile, les lignes suivantes, afin de modifier le titre du menu “A propos” :

on openstack
set name of menuitem 1 of menu 1 to “Mes infos persos !”
end openstack

 

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Publicité : Apple Remote Access

Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.

Publicité – Regardez ce que vous nous avez fait faire (2)

Le dimanche, c’est publicité ! Ce dimanche, une publicité de 1990 pour le Macintosh Classic. Regardez ce que vous nous avez fait faire, clame Apple, pour vanter son Macintosh Classic, la réédition à petit prix du Macintosh Plus. Seulement 6500 F HT, mais avec un simple processeur MC68000 à 8 Mhz, 1 ou 2 Mo de mémoire vive extensible à 4 Mo, et un disque dur interne en option !

Publicité - Regardez ce que vous nous avez fait faire - Macintosh Classic

Cette publicité est la jumelle de celle que nous vous présentions la semaine dernière, pour le Macintosh IIsi.

MacWorld Steve Jobs

Deux coûteux souvenirs de Steve Jobs aux enchères

Le site Mac4Ever a dégoté deux beaux souvenirs de Steve Jobs, pour les collectionneurs fortunés. Le premier est un document manuscrit, qui ressemble fort à une fiche technique pour un Apple Computer -I, avec un choix assez étonnant entre trois processeurs : le 6800, le 6501 et le 6502 (c’est ce dernier qui était en fait utilisé par le premier ordinateur d’Apple). Ce document est accompagné de deux polaroïds présentant le circuit électronique de l’ordinateur et l’affichage sur un écran.

Image : Bonhams

Le site de la maison de vente Bonhams précise que ces documents datent de 1976, et que la photographie représente sans doute le second prototype de l’ordinateur, reconnaissable à ses condensateurs oranges, tels qu’il est décrit dans le fameux registre des Apple I de Mike Willegal. Le lot devrait trouver preneur entre 40.000 et 60.000 dollars.

Le deuxième souvenir est le premier numéro de la revue MacWorld, daté de février 1984, et portant un très rare autographe de Steve Jobs (ajouté en 2006). Contrairement à Steve Wozniak, qui a dû signer à peu près tous les supports possibles et imaginables, Steve Jobs était très avare de son autographe, qui pourrait valoir à cet exemplaire de grimper jusqu’aux environs de 10.000 dollars.

MacWorld Steve Jobs

Le site de la maison d’enchères RRAuction propose un certificat d’authenticité après expertise, mentionnant que le magazine a été doté d’un marquage invisible contenant un ADN particulier permettant sa traçabilité. Une vidéo montre d’ailleurs Steve Jobs signant ledit magazine, dans l’Apple Store de la 5è avenue.

Combien vaut un Spartacus dans son carton ?

Si vous vous demandez ce que peut bien valoir un Twentieth Anniverary Macintosh (ou Spartacus) dans sa boîte d’origine, alors voici la réponse : 1375 $. Un tel modèle vient en effet de se vendre sur le fameux site d’enchères eBay.  Cet ordinateur d’exception a marqué les vingt ans de la marque à la pomme, en 1997 (la commercialisation avait pris un peu de retard, puisqu’Apple avait  fêté ses 20 ans en 1996…). Vendu à l’origine 7500 dollars, il fut rapidement bradé. 12.000 exemplaires furent produits, avant que le moule soit volontairement détruit pour garantir le caractère limité de cette série.

Un Spartacus sur eBay

Ce type de vente n’est pas exceptionnel : rien que ces dernières semaines, on a vu passer sur eBay un modèle upgradé en G3 400 Mhz, remporté aux Pays-Bas pour 1750 euros, et un autre aux Etats-Unis pour 840 dollars. Un vendeur a même proposé un Spartacus dans son carton neuf, jamais ouvert, en février dernier : les enchères sont montées à 3350 dollars !

Un Spartacus sur eBay

[mise à jour du 30/05/2019] Un autre Spartacus en très bon état vient de se vendre sur eBay, complet avec son carton, son manuel utilisateur et deux stylos. Il a atteint 1675 dollars, soit environ 1500 euros.

iPod shuffle stainless steel

Ces appareils qui se vendent plus cher d’occasion

Un collectionneur a rarement l’occasion de dépenser plus d’argent pour un produit Apple d’occasion que son prix d’origine. Par exemple, on trouve aisément un PowerBook 3400c pour 50 à 100 euros, quand celui-ci coûtait l’équivalent de 6.000 euros à l’époque. On a vu passer dernièrement un Spartacus dans son carton pour 1300 dollars. On peut aussi acheter un iPhone Edge dans sa boîte pour 200 euros. Même le premier Macintosh de 1984 se trouve dans son carton aux alentours de 2000 euros, moins cher que son prix en dollars à l’époque. Seules les machines sous blister voient leurs prix s’envoler.

iPod shuffle stainless steel
Image : cool-vintagegeneration sur eBay

Mais il y a quelques exceptions notables. On connaît les prix délirants de l’Apple I ou du Lisa, mais ils ne sont pas les seuls. En septembre 2009, Apple a offert à sa gamme iPod Shuffle une édition spéciale. Alors que les modèles 4 Go colorés étaient vendus 79 dollars, les Apple Store proposaient une édition spéciale en acier inoxydable poli, pour 99 dollars. N’espérez plus le trouver à ce prix-là : les quelques vendeurs qui le proposent en demandent 239, 299, 329, et jusqu’à 699 euros ! Et si vous voulez une version neuve dans sa boîte en plastique scellée, préparez-vous à sortir carrément 1200 dollars …et le vendeur en a quatre de côté!

Des GIF animés des années 2000

Au gré de nos pérégrinations sur l’extraordinaire site Wayback Machine de Archive.org, nous avons récupéré quelques-unes des bannières animées qui égayaient la page de bandes-annonces QuickTime (dont nous vous parlions hier) durant les années 2000. Des couleurs, des formes… tant de souvenirs !

En 2001, la marque mettait en valeur ses produits, ses logiciels, non sans vanter au passage quelques produits tiers : appareils photos, caméscopes, organisateur Palm, discman… L’iPod n’arrivera qu’à la toute fin de l’année !

Bannière software store

Bannière iMacBannière New iBook

En 2002, Apple est toute tournée vers sa campagne publicitaire « Switch », qui présentait des utilisateurs de Windows ayant basculé vers le Macintosh.



En 2003, Apple a l’occasion de présenter quelques nouveaux services et produits : l’iTunes Music Store, Final Cut Pro 4, une nouvelle petite réduction sur Office, et les silhouettes noires de l’iPod !

À partir de 2004, les bannières prennent un peu d’ampleur. En 728 pixels de large, Apple vante iTunes, iPhoto, iMovie, et ses services de musique et de podcasts.

Fin 2005, les bannières larges disparaissent du site d’Apple, au profit de publicités en marge. La marque disposant d’un catalogue de plus en plus fourni, ses pages sont l’occasion de vanter ses produits auprès de ses visiteurs.

Puis les publicités disparaissent du site QuickTime Trailers, devenu en 2010 iTunes Movie Trailers…

Brochure Apple France 1997 Power Macintosh

Power Mac / Performa : les 7 erreurs

Début 1997, Apple France profite du lancement de nouveaux modèles pour faire disparaître la dénomination Performa de sa gamme et renommer tous ses modèles en Power Macintosh. Comme il se doit, les brochures s’adaptent au passage : vous pouvez maintenant jouer au jeu des 7 erreurs entre ces documents de septembre 1996 et mars 1997.

Brochure Apple France 1996 Performa

Brochure Apple France 1996 Performa

En 1996, la gamme familiale d’Apple comprend encore un modèle hérité du Performa 630 : le Performa 6320, avec son boîtier horizontal et son écran séparé. Le Performa 5400, fleuron de la gamme, atteint déjà un respectable 180 Mhz avec son processeur 603e.

Quelques mois plus tard, le Performa 6320 est passé à la trappe, et le processeur 603ev de la nouvelle gamme atteint désormais 225 Mhz. Le QuickTake 200 s’est fait une petite place parmi les périphériques proposés par Apple. Il n’y restera pas bien longtemps…

Brochure Apple France 1997 Power Macintosh

Brochure Apple France 1997 Power Macintosh

On remarque aussi qu’en 1997, Apple utilise son slogan éphémère « Give your dreams a chance », sur le point de se faire remplacer par Think Different.

Système 6, Système 7.5.3 et Mac OS X

Une astuce pour les fenêtres en arrière-plan

Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici sûrement l’une des plus anciennes astuces du Macintosh. Pensez : elle fonctionnait déjà il y a trente ans, sur l’écran noir et blanc de nos Macs sous le Système 6 !

Système 6, Système 7.5.3 et Mac OS X

Pour déplacer une fenêtre affichée en arrière-plan à l’écran, sans la faire passer au premier plan, il suffit de maintenir la touche Pomme (Commande) appuyée pendant le déplacement. Cela permet par exemple de ne pas perdre une sélection faite dans la fenêtre au premier plan, ou de garder au premier plan une fenêtre tout en déplaçant à l’arrière une fenêtre dont le contenu masqué vous intéresse.

Et si vous vous remettiez à l’HyperTalk avec LiveCode ?

Sur l’Aventure Apple, on a adoré HyperCard, ce logiciel inclassable, tout à la fois environnement de développement, outil de présentation et de création multimédia, outil de script, de dessin, base de donnée… Tous ceux qui l’ont utilisé à haute dose de sa sortie en 1987 jusqu’à sa lente agonie au milieu des années 90 parlent sûrement encore HyperTalk deuxième langue : on mouseUp, ask “ceci”, answer “cela”, repeat with i = 1 to 100

Pour vérifier votre niveau, il y a plusieurs solutions. Bien sûr, vous pouvez ressortir un vieux Macintosh Classic de votre grenier. Vous pouvez aussi essayer cet émulateur dont nous avons parlé précédemment. Mais pourquoi ne pas vivre avec notre temps ? Nous avons dernièrement redécouvert LiveCode, que certains ont sûrement connu sous le nom de RunTime Revolution au début des années 2000. Que de chemin parcouru depuis lors ! Si vous ne l’avez pas déjà fait, courrez télécharger la version gratuite de LiveCode et remettez vous sans attendre à l’HyperTalk.

 

HyperCard, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie jamais. On retrouve quasiment instantanément ses anciens réflexes : cliquer sur un objet en appuyant sur Commande et Alt pour afficher directement son code ; appuyer sur la touche tabulation pour aligner correctement les lignes de codes… LiveCode fait le grand écart entre la simplicité légendaire du premier HyperCard (on commence à programmer dès qu’on pose le premier bouton sur la feuille blanche) et le monde moderne : compilation pour Android et iOS, pour Mac, Windows et Linux, et même au format HTML5. La version gratuite ne permet ni de soumettre les applications sur l’App Store, ni d’en masquer le code, mais des versions payantes existent pour ceux qui voudraient faire un peu plus que se remettre à l’HyperTalk !

PowerBook Duo Dock

La grosse prise PowerLatch du PowerBook Duo

Nous vous présentions hier une brochure vantant les mérites de la gamme PowerBook Duo d’Apple. Celle-ci était notamment caractérisée par la présence d’une imposante prise située à l’arrière de l’ordinateur portable, destinée à le connecter à une station d’accueil Duo Dock ou à des barres d’extension telles le MiniDock. Apple nommait cette technologie PowerLatch (latch signifiant loquet ou verrou en anglais), un terme recouvrant à la fois la prise au sens matériel (avec son système de verrouillage et d’éjection) et les modalités de communication via cette prise, ainsi que les outils du système d’exploitation s’adaptant à l’environnement du PowerBook Duo, par exemple pour monter automatiquement les disques partagés accessibles sur le réseau.

Apple PowerBook Duo powerlatch port
La prise lightning donne l’échelle…

On trouve assez peu de littérature au sujet de cette prise, connue sous le petit nom de JX20-152BA-D1LTH, et qui n’a pas survécu à la gamme PowerBook Duo (1992-1997). Elle avait été documentée par Apple qui l’avait ouverte aux autres fabricants de périphériques.

Il s’agissait donc d’un connecteur à 152 broches : un record, sans aucun doute, puisque même la norme SCSI interne ne dépassait pas 80 broches ! Ce connecteur permettait à la station d’accueil Duo Dock d’accéder directement aux bus du processeur 68030 (bus de données et bus d’adresses en 32-bits), mais pas seulement, puisque le PowerLatch transmettait plusieurs lignes de courant (24 volts pour alimenter et recharger le PowerBook, 5 volts pour le modem et la sortie son…), des masses, des signaux de synchronisation, et différents signaux électriques : l’appui sur le bouton on/off du dock ou du clavier, l’appel du modem externe, le signal du microphone, la sortie son…

Apple PowerBook Duo powerlatch port on Minidock
Le PowerLatch côté MiniDock. Remarquez les tiges-guides métalliques, et les crochets latéraux.

Les échanges entre la carte-mère du Duo Dock et celle du PowerBook étaient intensifs. Tout se passait comme si les deux cartes n’en faisaient plus qu’une : le Duo Dock complétait la configuration du portable avec un coprocesseur arithmétique 68882 pour épauler le processeur, deux ports NuBus pour cartes d’extensions, des ports SCSI, ADB, série, un port pour le lecteur de disquettes externe, et même un circuit dédié à un écran externe, avec sa mémoire vidéo supplémentaire.

PowerBook Duo Dock
Le Duo Dock, avec un PowerBook Duo inséré et un écran externe.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le bus PowerLatch ne se contentait pas de prolonger les broches des différentes prises, à la manière d’une rallonge, car il en aurait fallu plusieurs centaines : trente pour le SCSI, quatre pour l’ADB, deux fois huit pour les ports série, dix pour le modem, cinquante pour le disque dur interne, sans parler de la partie vidéo ou du port NuBus avec ses 96 broches ! En réalité, seules 32 broches étaient consacrées au bus de données, et 32 au bus d’adresses : tous se passait comme si la carte-mère était prolongée vers l’extérieur.

APple Powerlatch Diagram
Un diagramme simplifié du Duo MiniDock : on voit bien que la plupart des prises (SCSI, video, série, disquettes…) ne sont pas reliées directement au port PowerLatch (traits fins), mais liées à des puces intermédiaires (traits épais).

Ainsi, les échanges étaient transparents, tant du côté du processeur, que du côté des composants du Dock. Les uns comme les autres ne s’apercevaient même pas qu’ils étaient séparés par un connecteur inhabituel ! Pour cela, Apple avait développé une puce spécialisée (de type ASIC, qui se rapproche d’un système-sur-puce) dédiée au traitement de la vidéo pour l’écran externe, sous le nom de VSC, pour « video subsystem controller » (sous-système de contrôle de la vidéo). Cette puce intégrée au Duo Dock gérait les différentes résolutions de l’écran externe, de 512×384 à 832×624. Elle ne s’arrêtait pas là : elle gérait également directement le port dédié au lecteur de disquettes externe, et contrôlait les autres puces liées aux ports série et au SCSI !

Comme pour beaucoup de Macs à l’époque, un fichier « System Enabler » était nécessaire pour adapter le système d’exploitation à ce nouveau dispositif. On y trouvait notamment le message d’alerte en cas de tentative de connexion d’un Dock à un PowerBook en veille : le PowerBook Duo ne pouvait être inséré ou éjecté que quand il était éteint. Pas question à l’époque de reconfigurer à la volée un système pour se passer du coprocesseur, de la mémoire vidéo supplémentaire, ou des périphériques connectés !

Apple PowerBook Duo Minidock ports
Le MiniDock, qui se contentait d’offrir des prises externes, sans lecteur de disquettes, ni disque dur interne, ni ports NuBus.

Pour la même raison, chaque périphérique compatible PowerLatch disposait de son propre numéro d’identification, permettant à un ordinateur sortant de veille de s’assurer qu’il n’avait pas été connecté à un autre Dock.  Dernière précision : dans ses Developer Notes, Apple indiquait que le système était garanti pour 5000 cycles d’insertion/éjection.

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Les inventeurs dans les publicités Apple

Quel genre d’homme possède son propre ordinateur ? se demandait Apple en 1980, à l’époque où l’idée même de posséder un ordinateur était plutôt révolutionnaire. Pourtant, avec un Apple, on se simplifie la vie, on est plus efficace, on se concentre sur ce que l’on fait de mieux, en laissant Apple faire le reste. Imaginez si Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre,  des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, avait eu un Apple II !

Apple Ad - What kind of a man

Et Gutemberg, inventeur de l’imprimerie, aurait-il eu le dernier mot face au Macintosh et à l’imprimante LaserWriter ? Sûrement pas, selon cette publicité d’Apple France en 1986.

Apple Gutemberg Ad 1985

Et s’il devait manquer un grand inventeur à cet inventaire, ce serait sans nul doute Léonard de Vinci. Apple ne l’a pas épargné, avec cette série de quatre réclames publiées en 1989 et 1990. Remarquez l’utilisation des couvertures de livres, comme dans la série de 1984 pour le Macintosh. Comme toujours, cliquez pour visualiser les images dans leur meilleure résolution !

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple, Léonard de Vinci

Publicité Apple Système 7.5

Nelson, Freeman, Peterson et leurs questions

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une double-page chevelue de 1995 : « Nelson a besoin d’aller sur internet, Freeman ne trouve plus son fichier, et Peterson a perdu son mot de passe. À nouveau. Il est temps de discuter du Système 7.5 – la meilleure nouvelle pour le support aux utilisateurs et la formation, depuis le Macintosh ».

Publicité Apple Système 7.5

Le Système 7.5, apparu donc en 1995, apportait quelques nouveautés dans le domaine de l’aide aux utilisateurs, afin de rendre ceux-ci plus autonomes. Ainsi, l’expert en informatique pouvait se concentrer sur son boulot. Une aide interactive pouvait afficher à l’écran chaque étape à suivre, et cette aide pouvait être adaptée aux besoins de chaque entreprise grâce à un logiciel d’authoring. Grâce à MacLink Plus, il était plus aisé d’ouvrir des documents provenant d’autres systèmes. Et grâce au support de TCP/IP, l’accès à Internet n’avait jamais été aussi simple !

Deux publicités pour les imprimantes Apple

On continue notre exploration des archives de Mike, l’un de nos lecteurs. Voici maintenant deux affichettes au format 60×80 cm, l’une pour l’imprimante StyleWriter, « Petite, Simple, Silencieuse » et l’autre pour la Personal LaserWriter, des modèles de 1990 et 1991.

Apple affiche StyleWriter

 

Apple affiche LaserWriter

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Le Lisa chez Sun Remarketing

Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Un sac en cuir pour le Macintosh ?

Daphné, une de nos lectrices, s’interroge sur ce sac en cuir, aux dimensions du Macintosh original et portant le logo Apple, qu’elle a retrouvé bien conservé dans son grenier mais qui ne semble pas avoir d’existence officielle.

Tous les collectionneurs de Macintosh connaissent bien son équivalent en toile, un modèle matelassé et imperméable, avec le logo coloré brodé dans un coin. Mais de ce sac en cuir, aucune trace dans la documentation de l’époque.

Macintosh Plus computer with carrying case by an unknown American artist, 1985. Gift of Marcia Oddi. (Photo by Indianapolis Museum of Art/Getty Images)

Nous avons retrouvé un article de la revue InfoWorld d’octobre 1984, qui recense plusieurs modèles de sacs de transport pour Apple II et Macintosh, parmi lesquels un modèle en cuir fabriqué par East/West Leather de San Francisco. Une entreprise dont le patron, plutôt visionnaire, notait que la demande pour des sacoches de transport d’ordinateur irait croissante, au fur et à mesure que les ordinateurs seraient plus petits et plus populaires. Ce sac en cuir, qui n’est pas le même que celui de Daphné, coûtait 229 dollars, quand celui d’Apple, le Mac Bag (fabriqué par l’entreprise MacPacks installée à Kent, dans l’État de Washington) n’en coûtait que 99.

InfoWorld 1984 Macintosh Leather carrying Bag

Alors, ami lecteur, pourras-tu renseigner Daphné ? S’agit-il d’une création originale par un maroquinier de talent ? D’un modèle produit par Apple qui aurait échappé à notre sagacité et à celle du regretté Red Light Runner ? Soyons fous : on pourrait même imaginer qu’il s’agisse du sac de transport dédié aux Macs prêtés aux futurs clients lors de la campagne Test Drive a Macintosh de 1984, dont le cuir était un des signes de reconnaissance. La publicité présentée ci-dessous semble cependant montrer le sac en toile…

https://www.youtube.com/watch?v=eAUDDgBX7rs

Mais avouez qu’avec ses poches supplémentaires, permettant par exemple de stocker les cassettes et les disquettes de l’opération publicitaire, on serait tenté d’y croire ! Si c’était le cas, Daphné devrait restituer le sac à son revendeur Apple de l’époque : seule la brochure pouvait être conservée par le testeur !

[mise à jour 29/05/2019] Nous poursuivons nos recherches avec Daphné, qui a retrouvé cette page extraite du catalogue The Apple Collection de 1986.

On y voir encore un sac en cuir assez ressemblant, mais pas tout à fait identique…  De notre côté, nous avons retrouvé le même sac dans cette publicité extraite du catalogue « The Macintosh Buyers Guide » de la même époque. Ce sac en cuir était fabriqué par Caribbean Entreprises, une société basée à Jensen Beach en Floride. Il existait une version Mac et une version Mac Plus. Mais ce ne sont toujours pas les bons !