Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple Works Claris mise en page d'image

Astuce – Habillez vos images dans Claris Works

AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !

Apple Works Claris mise en page d'image

Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.

Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.

Publicité Apple 1997 : pas de grattage, pas de tirage

Publicité : Pas de grattage, pas de tirage

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une publicité publiée conçue par CLM/BBDO pour Apple France en avril 1997. Cet exemplaire est issu d’un grand quotidien national, d’où sa jolie couleur de papier recyclé. Pour l’achat d’un Performa accompagné d’une imprimante jet d’encre StyleWriter 1500 ou 2500, Apple remboursait 1300 francs à ses clients, comme Géraldine Crisnay, qui était à l’époque Junior Art Director chez CLM/BBDO. D’après cette réclame, les clients étaient gagnants à tous les coups : pas de grattage, pas de tirage

Publicité Apple 1997 : pas de grattage, pas de tirage

En 1997, Apple utilisait son slogan « Give your dreams a chance », comme dans cette publicité sur l’avion-boomerang. Un lecteur attentif pourra-t-il nous expliquer pourquoi la traduction du slogan, « Donnez une chance à vos rêves », porte le copyright de Disney en note de bas de page ?

Publicité Performa 5200 : on a découvert les vestiges d'un temple inca tout près de la fenêtre

Publicité : les vestiges d’un temple inca

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une première réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en diffuserons trois autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. Remarquez le slogan, qui sonne presque comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Comme si ce Performa, pourtant bien équipé, avait un peu honte de ne pas être à la hauteur des PC de l’époque…

Publicité Performa 5200 : on a découvert les vestiges d'un temple inca tout près de la fenêtre

Publicité Apple Système 7.5

Nelson, Freeman, Peterson et leurs questions

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une double-page chevelue de 1995 : « Nelson a besoin d’aller sur internet, Freeman ne trouve plus son fichier, et Peterson a perdu son mot de passe. À nouveau. Il est temps de discuter du Système 7.5 – la meilleure nouvelle pour le support aux utilisateurs et la formation, depuis le Macintosh ».

Publicité Apple Système 7.5

Le Système 7.5, apparu donc en 1995, apportait quelques nouveautés dans le domaine de l’aide aux utilisateurs, afin de rendre ceux-ci plus autonomes. Ainsi, l’expert en informatique pouvait se concentrer sur son boulot. Une aide interactive pouvait afficher à l’écran chaque étape à suivre, et cette aide pouvait être adaptée aux besoins de chaque entreprise grâce à un logiciel d’authoring. Grâce à MacLink Plus, il était plus aisé d’ouvrir des documents provenant d’autres systèmes. Et grâce au support de TCP/IP, l’accès à Internet n’avait jamais été aussi simple !

Apple Pro Mouse MacWorld New York 2000

La souris Apple Pro Mouse « MacWorld »

Le 19 juillet 2000, à New-York, Steve Jobs prononce son discours inaugural habituel à l’occasion de la MacWorkd Expo. Outre le petit G4 Cube et de nouveaux iMac blancs ou noirs, le patron d’Apple présente une nouvelle souris, mais aussi ses excuses pour la petite souris toute ronde fournie depuis deux ans avec tous les Mac. La petite nouvelle renoue avec le format allongé plus traditionnel, et adopte un capteur optique en remplacement de la boule, une précision qui réjouit les spectateurs, d’autant plus qu’Apple devient ainsi la première entreprise à fournir une souris optique en standard.

Très fière de ce nouvel accessoire, Apple offre à tous les spectateurs de son keynote un exemplaire de la souris :  à la fin du discours, Steve Jobs invite chacun à regarder sous son siège, où se trouve un ticket à échanger contre la nouvelle souris à la sortie de l’auditorium. Mieux : ces souris sont fournies dans une boîte particulière signée « MacWorld New York 2000 » qui en font autant d’exemplaires collectors ! Vous pouvez en acheter un exemplaire sur eBay actuellement à plus de 650 dollars

Apple Pro Mouse MacWorld New York 2000 Celle-ci est sur Yahoo Enchères au Japon, pour près de 400 euros

En présentant son nouveau rongeur, Steve Jobs plaisante sur le nouveau design : « Mais où est le bouton ? Oh mon Dieu, Apple est passée d’une souris à un bouton à une souris sans bouton ! ». Mais bien sûr, il y a bien un bouton, ou plutôt, tout le corps de la souris est un bouton, que l’on peut appuyer à l’endroit où on le souhaite.

iPhone shuffle projects

Bon anniversaire l’iPod Shuffle !

Le 11 janvier 2005, Apple présentait un (tout) petit nouveau dans sa gamme iPod : l’iPod shuffle. « Plus petit qu’un paquet de chewing-gums, mais beaucoup plus sympa », comme le disait la marque !

2005 iPod shuffle Apple

L’iPod shuffle était le premier baladeur de la marque à abandonner le disque dur, pour adopter le stockage flash de type SSD. C’était encore un pari novateur à l’époque, mais qui finira par s’imposer dans toute l’industrie informatique.

2005 iPod shuffle Apple

L’autre pari de cet iPod shuffle, c’était que les utilisateurs pourraient apprécier un lecteur musical privé d’écran, et destiné à lire les morceaux au hasard. Cette fonction inspirera quelques années plus tard des graphistes facétieux, imaginant un iPhone shuffle destiné à appeler des contacts au hasard… On en trouve même une version, très travaillée et plutôt rigolote, sur le site Désencyclopédie.

iPhone shuffle projects

Apple II Applesoft programming tutorial

Un programme Basic peint sur le manuel Apple II

Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.

Apple II Applesoft programming tutorial

Apple II Applesoft programming tutorial

Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.

LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130

Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :

Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.

Sélection de sites web par Apple en 1996

La sélection de sites web par Apple en 1996

Hier, nous nous remémorions la gamme nomade d’Apple en 1993, grâce à une extrait de la revue Apple News. Nouvel extrait aujourd’hui, avec cette double-page de 1996, dans laquelle Apple nous présentait sa sélection de sites web incontournables. Évidemment, en 1996, pas de Google (1998), pas de Wikipedia (2001), ni Facebook, Youtube, Twitter, Instagram, Pinterest et tutti quanti.

Mais l’air de rien, même si l’offre s’est diversifiée, certains de ces sites pionniers sont encore accessibles, avec parfois un léger changement d’adresse : Lycos et Yahoo, l’AFP, Libération, Nice-Matin… En revanche, on a perdu la trace de Publicis.fr (qui ne diffuse plus France Info…) ou Nosc.mil. Club-Internet renvoie chez SFR (et ne diffuse plus l’état de la circulation en Île de France), Calvacom n’accueille plus la base de données des Relais et Châteaux, et le téléachat d’Imaginet n’a pas survécu… À vous d’essayer les autres sites !

Sélection de sites web par Apple en 1996

Remarquez enfin l’encart sur l’intérêt du courrier électronique, qui permet d’envoyer un dossier de 50 pages à l’autre bout du monde, sans les inconvénients du fax ou du coursier international !

La gamme Apple en avril 1984

La gamme Apple en 1984

Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).

La gamme Apple en avril 1984

Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…

John Dvorak : question d’attitude

Dans le monde du Macintosh, on connaît bien le journaliste américain John C. Dvorak. Spécialiste des questions informatiques, il s’est souvent illustré par des prises de position très tranchées, et rarement à l’avantage d’Apple. Ainsi, en 1984, peu convaincu par le Macintosh, il s’interrogeait ainsi : « Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ». Rebelote en 2007, où il invitait Apple à ne pas commercialiser l’iPhone, mais à laisser un autre fabricant se ruiner et se ridiculiser à sa place…

Pourtant, dans une colonne extraite de l’article de 1987 « Mac VS PC » dont nous vous parlions il y a quelques jours, il faisait preuve de plus de pondération : Si l’on met de côté les questions de technologie et de marketing, écrivait-il alors, la plus grande différence entre les deux mondes est une question d’attitude : un état d’esprit qui se mesure au plaisir pris par les utilisateurs. Les utilisateurs de PC, par exemple, sont nombreux à installer des jeux sur leurs machines. Mais les jeux ne sont pas tout. Les utilisateurs de Mac, eux, préfèrent personnaliser leur système. On entend des cris d’animaux ou des ahhh-ohhh quand un message d’erreur apparaît. La personnalisation est vraiment une caractéristique du Macintosh, on le voit dès qu’on utilise le Mac de quelqu’un d’autre.  Puisque sur Mac, tout est graphique, il est toujours passionnant de regarder le bureau d’un autre Mac. Rien à voir avec les listes de fichiers bien rangés dans les dossiers du PC.

Et John Dvorak poursuivait : Ne nous méprenons pas. Il y a bien deux mondes, aux personnalités différentes. D’un côté, un monde un peu mièvre. De l’autre, un monde trop gris. Quand les utilisateurs de Macs s’amusent, ils sont un peu stupides. Et quand les utilisateurs de PC s’amusent, ils sont un peu ennuyeux. Quand les utilisateurs de Macs sont sérieux, ils sont arrogants. Quand les utilisateurs de PC sont sérieux, ils sont aussi arrogants. C’est peut-être leur seul point commun.

SoftTalk Apple IIe 1983

Dans l’usine de l’Apple IIe

Il y a quelques semaines, nous vous avions emmenés visiter quelques usines d’Apple et de NeXT, au gré des portes qu’Apple ouvre parfois aux journalistes. En voici un autre exemple, avec cette impressionnante photographie en couverture du magazine Softalk de février 1983 repéré sur eBay.

SoftTalk Apple IIe 1983
Image : The Softalk Apple Project

Malheureusement, l’unique exemplaire proposé sur le site d’enchères se trouve en Australie… Nous vous proposons donc aujourd’hui uniquement cette photo de couverture, qui donne déjà l’échelle.

Softalk était un magazine américain consacré à l’Apple II, publié de 1980 à 1984, tout d’abord sous forme d’offre gratuite aux clients d’Apple, puis avec abonnement payant. Un groupe de passionnés a pris l’initiative de numériser toute la collection (soit 9300 pages) pour rendre accessible à chacun la richesse de ses contenus particulièrement approfondis et innovants à l’époque. Ce travail est toujours en cours…

Un souvenir de SEEDRIN sur eBay

Il est plutôt rare de voir passer sur eBay des souvenirs de SEEDRIN, la filiale française d’Apple au début des années 80. Quentin, un de nos lecteurs, nous signale justement aujourd’hui la vente d’un « Questionnaire du candidat revendeur ». Il s’agit d’un formulaire qui permettait à un professionnel de lancer le processus pour devenir revendeur Apple agréé. Ce questionnaire est extrait d’un document de présentation de la marque, le « Dossier du candidat revendeur », dont nous avons déjà présenté quelques images sur un précédent billet de ce blog. Ce dossier n’est malheureusement pas proposé à la vente.

Image : eBay

Quelques informations intéressantes peuvent être glanées dans ce document de huit pages. On y apprend que le chiffre d’affaire indicatif d’un Apple IIe s’élevait à 15.000 francs, quand celui d’un Macintosh XL atteignait 50.000 francs. La mise à prix est de 19,90 euros, auxquels il faudra ajouter les frais de port.

PowerBook 100 Backup Battery

L’interrupteur de stockage à long terme du PowerBook 100

À une époque où les produits Apple sont fournis avec une batterie inamovible, et où la plupart de nos appareils ne sont jamais vraiment éteints, il peut être surprenant de constater que le premier « vrai » ordinateur portable d’Apple, le PowerBook 100, disposait d’un interrupteur dédié au stockage à long terme. Pas possible de le rater, une grande étiquette sur le plastique d’emballage invitait à changer sa position au déballage.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Et en effet, on trouvait à l’arrière de la machine un interrupteur unique dans l’histoire des portables d’Apple, à manipuler avec le bout d’un stylo. Cet interrupteur permettait de déconnecter physiquement la batterie, opération rendue nécessaire par la nature même de celle-ci. Le PowerBook 100 embarquait en effet une batterie au plomb, alors que ses grands frères numérotés 140 et 170 étaient équipés d’une batterie Nickel-Cadmium.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Comme on le découvre dans le manuel de l’utilisateur, le PowerBook 100, même éteint, continuait d’utiliser une petite quantité de courant, risquant donc d’épuiser totalement la batterie. Or les batteries au plomb détestent être totalement déchargées, cela fait partie de leurs principales causes de dégradations. Pour un stockage de longue durée, Apple recommandait donc de déconnecter la batterie au moyen de cet interrupteur, en avertissant toutefois que les informations en mémoire vive seraient perdues, tout comme les réglages de l’horloge du système. Il fallait aussi éviter de dépasser les six mois de stockage, au risque sinon de ne pas pouvoir recharger à nouveau la batterie !

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Le Newton de Siemens sur eBay

Avis aux amateurs de Newton : on trouve ces jours-ci, sur le site d’enchères eBay, un Siemens NotePhone. Si ce nom de modèle ne vous dit rien, c’est simplement parce qu’il s’agit de la déclinaison du Newton MessagePad imaginée par le constructeur allemand.

Siemens NotePhone

Le matériel et le système étaient identiques à ceux du modèle d’Apple, mais Siemens y avait ajouté sa petite touche, notamment en créant une station d’accueil qui faisait aussi fax et téléphone. Ainsi, il était possible de préparer un fax sur le NotePhone en déplacement, et celui-ci était automatiquement expédié au moment de poser le NotePhone sur sa base. Siemens avait donc adapté un modem dans un format adapté au PDA lui-même (c’est la partie située à droite sur cette photo). Les deux pouvaient s’emporter ensemble, pour pouvoir connecter le NotePhone à un réseau sans l’aide de sa base-téléphone.

Siemens NotePhone
Image : Rare & Old Computer Blog

Sorti en 1994, le système coûtait 2400 Deutsche Marks — soit approximativement 8000 francs français — soit à peu près 1700 de nos euros en tenant compte de l’inflation. Le prix de 199 euros paraît un peu suréavalué : un modèle du même type s’est vendu il y a quelques jours pour 52 euros, aux enchères.

Siemens NotePhone boîte

StyleWriter 4100 4500 6500

Bon anniversaire les dernières StyleWriter !

Il y a des anniversaires qu’on ne pense jamais à souhaiter, trop accaparés que nous sommes à nous souvenir des modèles emblématiques et médiatiques. Alors pour une fois, nous allons mettre à l’honneur trois imprimantes habituellement dans l’ombre : les Color StyleWriter 4100, 4500 et 6500. Présentées le 16 juin 1997, elles seront les dernières représentantes de la gamme d’imprimantes à jet d’encre chez Apple. Quelques mois plus tard, ces modèles passeront à la trappe avec la plupart des autres accessoires, permettant à Apple de se concentrer sur une petite poignée de produits (parmi lesquels une imprimante laser).

StyleWriter 4100 4500 6500

Le petit modèle permettait d’imprimer 4 pages par minute en noir ou 1,5 pages par minute en couleurs en 600 points par pouces ; le modèle intermédiaire montait à 5/1,7 ; et le haut-de-gamme à 8/4. Pour tout savoir à leur sujet, vous pouvez vous référer aux fiches techniques, qui sont toujours disponibles sur le site d’Apple, pour les trois modèles 4100, 4500 et 6500.

Grâce au site d’Apple Canada, qui a dû échapper à quelques coups de balais, on peut encore lire le communiqué de presse annonçant la sortie de ces modèles. Comme l’indique le communiqué de presse, ces trois modèles étaient « le fruit d’un récent contrat de licence OEM passé avec Hewlett-Packard (HP), premier constructeur d’imprimantes à jet d’encre de l’industrie », autrement dit, ce n’était rien d’autres que des Deskjet, avec une nouvelle étiquette et un nouveau carton…

HP Deskjet 690C HP Deskjet 690C – en vente ici pour 10 £
Le manuel utilisateur du Macintosh Portable

L’habillage du Macintosh Portable

Le Macintosh Portable respecte les grandes lignes du design d’Apple de son époque, du plus petit détail de la machine jusqu’à l’aspect de son carton.  En effet, à l’époque, les produits Apple étaient conditionnés avec une grande sobriété : texte en noir, logos Apple en rouge, images en noir et blanc :

Carton du Macintosh Portable sur rBay
Image : eBay

Mais le Macintosh Portable, lui, a bénéficié en 1990 d’un petit supplément de fantaisie qui s’est étendu de son carton d’emballage jusqu’à ses livrets et ses accessoires, qui se sont parés d’illustrations colorées.

Batterie de Mac Portable sur eBay
source : Jonathan Goldman sur eBay
Le Data modem 2400 du Macintosh Portable
Source : Pinterest
Le manuel utilisateur du Macintosh Portable
Source : Pinterest
Le livret du Macintosh Portable
Source : eBay

Peu après, en 1991, Apple a revu l’ensemble de ses packagings, en généralisant les boîtes en carton marron. Cette fantaisie du Macintosh Portable, à notre connaissance, n’a bénéficié à aucun autre modèle de la marque (la boîte de la carte Apple IIe pour Macintosh LC commercialisée sur la même période, par exemple, est clairement passée du modèle blanc au modèle brun).

Forcer à quitter le Finder sous Mac OS 9

Forcer une application à quitter avant Mac OS X

Le raccourci-clavier Cmd-alt-Esc, ou Pomme-Option-Esc sur les Macs plus anciens, permet de forcer une application à quitter. Depuis Mac OS X, cela se fait de manière chirurgicale, avec une fenêtre permettant de choisir l’application à quitter, et ça marche à tous les coups.

Mais avant, jusqu’à Mac OS 9, c’était une toute autre paire de manches. Tout d’abord, on ne pouvait quitter que l’application active, celle au premier plan. Et quand une application était bloquée, cela ne marchait JAMAIS ! En fait, cette commande ne fonctionnait que pour forcer à quitter une application bien-portante, ce qui n’avait aucun intérêt. Dans tous les autres cas, le blocage de l’application se propageait à cette fenêtre, puis à l’ensemble de l’ordinateur. Il ne restait plus qu’à appuyer sur Pomme, Control, et la touche de démarrage, pour relancer le Mac…

Forcer à quitter le Finder sous Mac OS 9

Si vous vous souvenez d’avoir déjà vu fonctionner cette manipulation, et que ce n’était pas un rêve, alors témoignez dans les réactions à l’article !

Macintosh II, safest decision in business foldout

Macintosh II, la plus sage décision en entreprise

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure de 1988 pour le Macintosh II, présenté comme « la décision la plus sage en entreprise ». Comment en est-on arrivé là ? se demande la marque.

Macintosh II, safest decision in business foldout

Pour y parvenir, Apple a commencé par répondre aux exigences de ses clients : un processeur rapide, un écran en millions de couleurs, de la mémoire vive par mégaoctets, un disque dur conséquent, des capacités à travailler en réseau… Toutes les options sont envisageables : seule la sécurité n’est pas en option, elle est de série !

Macintosh II, safest decision in business foldout

Bref : après avoir répondu aux exigences de ses clients, Apple les a dépassées, avec un ordinateur de nouvelle génération. Grâce au MultiFinder, il devient possible de faire tourner plusieurs logiciels et plusieurs tâches en parallèle ; avec HyperCard, chacun peut créer ses propres programmes pour gérer idées et informations ; et avec les ports d’extension NuBus, il n’y a plus de limites au développement de nouvelles fonctions. Sans compter tout ce qu’Apple avait déjà mis au point pour le Macintosh : une interface partagée par tous les logiciels, un affichage WYSIWYG, le copier-coller partagé entre tous les logiciels…

Macintosh II, safest decision in business foldout

Et si vous avez besoin d’un deuxième avis, lisez donc le rapport rédigé par Peat, Marwick, Main & Co, qui venait à l’époque de fusionner avec KMG pour former le cabinet KPMG. Au risque de spoiler la conclusion, vous pourrez y découvrir que le Macintosh permet en moyenne un gain de productivité de 25%. Appelez le 800-446-3000 pour en recevoir un exemplaire !

Macintosh II, safest decision in business foldoutPost-Scriptum : avez-vous remarqué que l’écran présenté sur cette brochure porte le nom de « Macintosh II » (alors qu’il n’avait pas de nom en réalité), et que l’ordinateur lui-même n’est pas du tout présenté ?

Apple / Samsung : On enterre la hache de guerre

C’est officiel : Apple et Samsung ont enterré la hache de guerre, après sept ans de combat judiciaire acharné. Les détails de l’accord ne sont pas rendus publics, mais l’on imagine que cette bataille de tribunal finissait par coûter cher aux deux entreprises qui, par ailleurs, poursuivent leur collaboration dans de nombreux domaines.

Cet événement n’est pas sans rappeler un autre accord, signé il y a presque 21 ans, le 6 août 1997. Apple et Microsoft mettaient alors fin à plus de dix ans de procès : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engageait à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, acceptait d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs. Microsoft, au passage, investissait 150 millions de dollars dans la Pomme, ce qui conduira certains journalistes à affirmer que Microsoft venait de racheter Apple. Il ne devrait pas en être question cette fois-ci…

Couverture du Time :

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Publicité – Performa et les questions des enfants

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ?

Le jeu Apple Formation

Retrouvé dans son grenier par un collectionneur, voici le “Trivial Pursuit” des techniciens d’Apple, le jeu Apple Formation ! Diffusé aux alentours de 1989 et créé par la société Zéphir, il reprend les règles du célèbre jeu de culture, adapté aux connaissances du monde Apple. De plus, on ne remplit pas un petit “camembert” avec des pions colorés, mais on reconstitue le mot “Apple” en collectionnant les lettres remises suite à trois bonnes réponses sur cinq questions posées dans chaque case d’angle du plateau.

Sur chaque carte, on trouvait des questions relatives à l’utilisation de l’ordinateur et des logiciels, sur Mac mais aussi dans les autres univers auxquels les techniciens Apple pouvaient être confrontés. Une question de culture générale servait de Jocker.

Système 7

Bon anniversaire le Système 7 !

Le 13 mai 1991, Apple commercialisait officiellement son Système 7, la plus profonde évolution de son système d’exploitation depuis la sortie du Macintosh en 1984. Une mise à jour très attendue et plusieurs fois repoussée depuis son annonce en mai 1989. Évidemment, à l’époque, pas d’App Store ni de téléchargement, mais une grosse boite de deux kilogrammes, à échanger en boutique contre 99 $. C’est avec cette version du système que sont apparus les alias, les familles (devenues les tags), les polices TrueType, la vue hiérarchique dans le Finder, le (presque) multitâche, les AppleEvents, ou encore le fameux mécanisme « Publier / S’abonner » qui devait révolutionner l’informatique comme le Copier-Coller avant lui… Pour tout savoir, rendez-vous dans le Club iGen !

Oui, le Système 7 pouvait aussi se contenter d’un écran en noir et blanc !

 

Système 7
… mais en couleurs, c’était tout de même plus joli !
Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

Une brochure pour l’ImageWriter

Comme nous fêtons aujourd’hui les 35 ans de l’imprimante ImageWriter, c’est l’occasion de retrouver au fond d’un carton cette brochure d’époque.

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

D’après Apple, l’ImageWriter était tout simplement la meilleure imprimante matricielle disponible pour un ordinateur Apple. Résultats professionnels, vitesse, qualité du texte et des images, simplicité d’utilisation, et petit prix !

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

On aurait du mal à utiliser le même adjectif aujourd’hui, mais Apple décrivait réellement son imprimante comme « silencieuse ». On doit en revanche la croire sur parole quand elle nous garantit que la tête d’impression est conçue pour cent millions d’impacts !

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

Apple Macintosh Plus Platinum mouse and Macintosh ADB Mouse

Deux souris toutes propres

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, le mois dernier, nous avons sorti de leurs cartons deux souris Apple toutes neuves et jamais utilisées : un modèle Platinum dédié au Macintosh Plus, et un modèle ADB inauguré en septembre 1986. Quand on connaît l’état habituel de ces petits périphériques, c’est un vrai plaisir d’en retrouver des modèles immaculés !

Apple Macintosh Plus Platinum mouse and Macintosh ADB Mouse

Apple Macintosh Plus Platinum mouse and Macintosh ADB Mouse

Apple Macintosh Plus Platinum mouse and Macintosh ADB Mouse

Apple Desktop Bus Mouse 1986

Apple Macintosh Plus Platinum mouse

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Publicité : le multi-média multi-accessible

Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…

Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !

Microsoft Works 2.0 pour Mac

Microsoft Works 2.0 VS ClarisWorks 2.0

Petite « madeleine visuelle » ce matin, avec les écrans d’accueil des deux logiciels intégrés les plus importants des années 80 : ClarisWorks, apparu en 1984, et Microsoft Works, apparu en 1987. Ici, ils sont tous les deux en version 2.0, publiées en 1988. Autant le dire tout de suite : ClarisWorks fut un succès phénoménal, tandis que Microsoft Works sombra dans le quasi-anonymat…

ClarisWorks 2.0 pour Mac

Microsoft Works 2.0 pour Mac

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20

Le disque dur externe pour Macintosh

Avant le Macintosh Plus, les premiers Macs n’étaient pas équipés de port SCSI. Ils disposaient de quelques ports spécialisés pour l’imprimante, le lecteur de disquettes, la souris et le clavier. Bref, pas de port polyvalent permettant d’étendre les capacités de la machine.

C’est pour cette raison que le premier disque dur externe d’Apple destiné à la gamme Macintosh, dont la brochure est présentée ici, se connecte par le port destiné aux lecteurs de disquettes. Présenté en septembre 1985 sous la référence M2600Z, et l’appellation usuelle « HD20 », ce disque dur à plateaux n’était compatible à l’origine qu’avec le Macintosh 512K : le Macintosh original (rebaptisé Macintosh 128K) ne disposait pas d’assez de mémoire vive.

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20

Ce disque dur était fourni avec une disquette de démarrage spécifique. Les ROMs du Mac 512K n’étant pas compatibles avec le format HFS, il n’était pas possible de démarrer directement sur le disque dur externe : le Mac démarrait sur la disquette, puis cherchait un dossier système sur le disque dur, et poursuivait son démarrage en éjectant la disquette.

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20
Remarquez la précision des données techniques !

Le disque dur 20 Mo sera remplacé en septembre 1986 par un modèle revue et corrigé, le « HD 20SC », équipé d’un port SCSI s’intégrant parfaitement avec le Mac Plus apparu la même année. Le HD20 restait cependant parfaitement utilisable avec le Mac Plus et le Macintosh 512Ke, tous deux équipés de nouvelles ROMs permettant de démarrer directement sur le disque dur.

Le Finder de Mac OS 9 avec les touches spéciales

Une astuce sur les touches spéciales

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, un petit rappel sur les touches spéciales du clavier du Mac. Depuis 1984, les applications sur Macintosh débordent d’astuces plus ou moins documentées pour faciliter la vie de l’utilisateur. Les touches spéciales (majuscule, option, commande), utilisées avec la souris, permettent d’en modifier les effets.

Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de faire le point sur ces touches. Il y en a en fait 5 : Majuscules, Majuscule bloquée, Contrôle, Option et Commande.

Les touches spéciales du clavier du Mac

Les touches spéciales s’utilisent seules ou ensemble. Prenons l’exemple d’un logiciel de dessin : l’outil Trait utilisé seul permet de tracer une ligne droite de n’importe quelles longueur et inclinaison. Utilisé avec la touche Majuscule, il est limité à 0 ou 90 degrés. L’outil Cercle utilisé seul permet de tracer une ellipse quelconque. Avec la touche Majuscule, on obtient à chaque fois un cercle parfait. Les logiciels de graphisme ne sont pas les seuls à profiter de ces touches : cliquez dans un texte, puis appuyez sur la touche majuscule et cliquez un peu plus loin : le texte est sélectionné !

Le Finder lui-même nécessite souvent l’utilisation des touches spéciales : avec la touche contrôle et un clic, on fait apparaître un menu local ! Avec la touche commande et un clic sur un titre de fenêtre, on fait apparaître la hiérarchie du dossier (son chemin d’accès complet). En glissant un fichier d’un point à un autre avec la touche Option, on le duplique, et avec la touche Commande en plus, on en crée un alias. Remarquez que dans ces deux dernières situations, le curseur s’est transformé pour indiquer l’opération. Enfin, il est possible d’aligner les icônes des fenêtres en les déplaçant avec la touche Commande appuyée.

Le Finder de Mac OS 9 avec les touches spéciales

D’une manière ou d’une autre, tous les logiciels utilisent les touches spéciales, ne serait-ce que pour les raccourcis-claviers des menus. Dans les menus déroulants, les raccourcis-claviers sont représentés par les touches à taper. Le plus souvent, le raccourci est simplement Commande + une touche, mais il peut arriver que les touches Option et Majuscule soient nécessaires. Il arrive même que les touches spéciales modifient le comportement des menus : dans Lecture QuickTime, le menu “Edition” change quand les touches Option ou Majuscules sont appuyées. Les touches spéciales peuvent aussi modifier le comportement des éléments d’interface (comme les boutons ou les menus déroulants) : n’hésitez pas à consulter la documentation de vos applications !

Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.

Apple TV/Video System TV Tuner card cable

L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV

Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).

APPLE TV/VIDEO SYSTEM

Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).

Apple TV/Video System Video In Motherboard
Ici, la carte d’importation enfichée sur le port Video In sur la carte-mère
Apple TV/Video System Video In Ports
Un cache plastique à l’arrière du Power Macintosh permet de libérer l’emplacement des prises
Apple TV/Video System TV Tuner card cable
Derrière ce cache à dévisser, surprise, un câble prêt à recevoir la carte Tuner TV

Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !

Apple TV/Video System Apple Video Player

Le même logiciel permettait  aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL)  et une fréquence inférieure à dix images par seconde…

Apple TV/Video System on a PowerMacintosh 6500

Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Apple TV/Video System
La télécommande représentée sur la boîte n’était généralement pas celle fournie avec le kit.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !

Apple Welcome to the video software installer

Trois versions des écouteurs d'iPod

Du plastique dans vos oreilles

EarPods, Apple In-Ear, AirPods, les écouteurs tout de blanc vêtu d’Apple font partie de notre quotidien depuis des années. Si aujourd’hui la qualité du son est le principal enjeu de leur conception, il a fallu au départ savoir quels matériaux viendraient chatouiller nos orifices auditifs. Si les robes des iPod et iPhone vont et viennent au grès des mises à jour (acier inoxydable, verre, plastique, aluminium), force est de constater qu’il en va autrement pour les écouteurs. Leur conception suit une évolution linéaire depuis 2001. Qui se souvient de la toute première génération d’écouteurs, livrés entre 2001 et 2002 avec l’iPod de 1ère génération, et sa première révision ? Ceux-ci sont introuvables, et pour cause : le plastique employé sur les zones de jonction entre les écouteurs et le câble, et entre le câble et la prise, est particulièrement sensible aux UV. Il se désagrège, après avoir pris une vilaine teinte brunâtre, qui n’a rien à voir avec un environnement fumeur. Celui des câbles résiste mieux, car bien plus souple que les éléments de liaisons. Enfin, le plastique utilisé en périphérie du haut parleur, plus rigide, reste parfaitement gris et intègre.

La première génération d'écouteurs d'iPod

Dès la seconde génération d’iPod, Apple corrige le tir en utilisant ce même plastique sur les zones de jonction. Le dessin de l’oreillette reste pratiquement identique : le haut parleur, plus large, n’empêche pas une réduction du diamètre général, tandis que la grille de l’oreillette adopte une perforation plus fine. Les câbles sont enrobés par un plastique plus souple que la première génération. Petite anecdote, Apple profite de cette mise à jour pour raccourcir la longueur totale de ses écouteurs : 119cm contre 133 pour le premier modèle. Cela fait tout de même 1km tous les 7142 écouteurs vendus, ou encore 17,5 km d’économie sur les ventes de 2001 (125 000 exemplaires d’iPod 1ère génération).

La seconde génération d'écouteurs d'iPod

Un des gros défauts de ces écouteurs étaient qu’ils tenaient mal à l’oreille. La troisième génération d’écouteurs a remédié à ce problème, à moitié. En effet, qui a oublié ce produit dont le contour du haut parleur cassait au bout de quelques mois d’utilisation ? Apple a donc peu à peu supprimé les plastiques mous sensibles aux UV et à l’usure du temps, jusqu’à concevoir des écouteurs dépourvus de tout plastique de cette sorte : les AirPods. La solution était finalement “simple” : supprimer les câbles, connecteurs et éléments de liaison : merci le Bluetooth. Pour l’accroche de l’oreille, l’aspect lisse et glissant du plastique est compensé par une surface de contact plus importante avec l’oreille.

Trois versions des écouteurs d'iPod
Les trois versions d’écouteurs livrés entre 2001 et 2007
iPod nano Apple 2006 ad

Publicité : l’iPod nano de 2006

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une très belle double-page de 2006, aux couleurs du nouvel iPod nano. Ces modèles colorés succédaient à deux modèles beaucoup plus sages, habillés de plastique noir ou blanc. Gris, bleu, rose, vert et noir, de 2 à 8 Go de stockage, avec même une version rouge en série Product(Red).

iPod nano Apple 2006 ad

Apple 1980 ad first bite

Quand Apple était fière de ses 100 premiers millions

Si l’on en croit les derniers chiffres qu’elle a diffusés, Apple engrange actuellement un milliard de dollars de chiffre d’affaire chaque jour. Ce qui fait cent millions toutes les deux heures et quelques. Bref, cent millions de dollars, aujourd’hui, pour Apple, c’est un détail. Mais en 1980, alors qu’elle s’apprête à souffler ses quatre bougies plantées dans le boîtier en fonte d’un Apple ///, la marque se vante d’avoir écoulé pas moins de 100.000 Apple II, lui ayant rapporté, justement, 100 millions de dollars !

Tel est en tout cas le sens de la mention que l’on trouve en bas de cette publicité de 1980 repérée sur eBay, diffusée par le revendeur microsense, distributeur exclusif de l’Apple II au Royaume-Uni à l’époque. À l’époque, dans un marché naissant où la concurrence était féroce et les constructeurs, encore peu connus, étaler son chiffre d’affaire était un gage de sérieux. Imaginerait-on aujourd’hui Apple annoncer fièrement son chiffre d’affaire sur une publicité ?

Apple 1980 ad first bite

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

Publicité : Tout le monde a un rêve (et un avion boomerang)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1997 pour la gamme Macintosh. Elle est issue de la même série que la réclame pour le PowerBook 3400 que nous avons présentée il y a quelques semaines : l’époque de « Give your dreams a chance ».

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

L’avion boomerang dont il est question existe vraiment : on trouve de nombreux articles au sujet de cette création de Burt Rutan, comme sur le site de Wired. On y apprend que cet avion n’a jamais été commercialisé, mais que son prototype a été maintenu en étant de marche, notamment pour des vols de démonstration. Son aérodynamisme et sa conception révolutionnaire lui permettent de voler plus de 3500 km avec un plein de 600 litres.

L'avion Boomerang de Burt Rutan en vrai
Source : Airspeedonline
Elago Apple Watch iPod support

Déguisez vos appareils Apple en iPod

Les commerçants savent bien que beaucoup d’entre nous aimons bien afficher un peu de nostalgie. La preuve avec une petite sélection d’accessoires qui jouent sur l’image reconnaissable entre mille de ce bon vieil iPod. Cet article n’est pas sponsorisé — mais n’hésitez pas à suivre les liens pour soutenir le site !

Le fabricant Elago propose ainsi des housses pour votre étui d’AirPod ou d’AirPod Pro, qui les feront ressembler à l’iconique iPod U2, avec sa roue tactile rouge. Comptez 15 euros tant pour la version standard (ici sur Amazon) que pour la version Pro (ici sur Amazon).

Toujours au même prix, la marque propose aussi un modèle plus sage, imitant l’iPod classique (ici sur Amazon en version AirPod 1 ou 2, ici en version Pro).

Décidément très inspirée, Elago propose aussi un support permettant d’accueillir et de recharger une Apple Watch (12,80 euros sur Amazon). Ne reste plus qu’à trouver un logiciel imitant l’interface de ce bon vieil iPod.

Elago Apple Watch iPod support

Dans un tout autre style, vous pourrez commander sur eBay pour moins d’une quinzaine d’euros, des coques personnalisées pour iPhone (ici pour l’iPhone 7, ici pour le 11 Pro, ici pour le 12 Pro…) leur donnant un petit air de bon vieil iPod en noir et blanc.

Malheureusement, malgré un rendu très alléchant, le boîtier imaginé par le designer Joyce Kang, qui permettait de transformer l’écran de l’Apple Watch en iPod, n’a jamais commercialisé !

Apple Free Trial Run + save on add-ons

L’autre « Test drive a Macintosh »

On a déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération « Test Drive a Macintosh », durant laquelle Apple prêtait un Mac durant 24 heures à ses futurs clients en fin d’année 1984. Si l’opération médiatique qui a accompagné ce programme lui a permis de ne pas être oublié, on se souvient moins de l’opération « Apple’s Free Trial Run », son équivalent renouvelé à la fin de l’année 1989. On en trouve la trace dans cette brochure double, vantant à la fois ce programme d’essai et une offre de remise sur l’achat d’un Mac et de ses accessoires.

Apple Free Trial Run + save on add-ons

Du côté de l’essai gratuit, Apple prêtait ses modèles de l’époque, comme l’Apple IIGS, les Macintosh Plus, SE et SE/30, ou encore le Macintosh IIcx, à tout client disposant d’une des cartes de crédit Apple. Apple faisait (une nouvelle fois) le pari que les testeurs tomberaient sous le charme du Mac et l’achèteraient à l’issue de l’essai.

Apple Free Trial Run + save on add-ons

Quant aux réductions sur les accessoires, elles concernaient les imprimantes (ImageWriter II ou LaserWriter II), mais aussi les scanners, lecteurs de CD, modems, extension de mémoire (2 ou 4 Mo) ou disques durs de 20 Mo. La réduction allait de 150 euros suite à l’achat d’un Apple IIGS, à 300 euros pour le Macintosh IIcx.

Apple Free Trial Run + save on add-ons

Apple Expo, publicité de 1985

Publicité – Apple Expo 1985

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1985 pour le salon Apple Expo. En 1985, la seconde édition de ce salon s’était tenue au mois de juin, comme le rappelle cette publicité exhumée d’un magazine de l’époque.

Apple Expo, publicité de 1985

À ce moment-là, Apple rencontrait déjà quelques problèmes, comme le rappelle la revue Tilt du 22 juin 1985, à retrouver sur le site 1001mags« Les Applemaniaques ont rendez-vous les 14, 15 et 16 juin à l’Apple expo (…) La marque légendaire ne baisse pas les bras, au moment où les stocks américains gonflent et où les usines ralentissent la cadence, en raison du demi-succès du Macintosh »

Apple IIgs upgrade kit for Apple IIe

Un kit de mise à jour IIGS pour Apple IIe sur eBay

On rencontre régulièrement quelques produits très rares, et hors de prix, sur eBay. En voici un parfait exemple : la mise à jour Apple IIGS pour Apple IIe ! Il s’agit d’un kit permettant de transformer un Apple IIe de 1983 en Apple IIGS (pour Graphics & Sound), commercialisé en même temps que celui-ci en septembre 1986. Ce kit devait être installé par un revendeur agréé. Il fallait en effet remplacer la carte-mère et quelques autres pièces, mais aussi le fond de l’ordinateur lui-même, sans oublier l’étiquette IIe à remplacer par l’étiquette IIGS.

Apple IIgs motherboard upgrade kit for Apple IIe

Il est donc disponible sur eBay en achat immédiat pour 12.000 euros, proposé par un vendeur d’Issy les Moulineaux, qui accepte également d’étudier une offre directe. Si vous voulez tout savoir, vous pouvez trouver le manuel d’utilisation sur le site AppleLogic.

Apple IIgs upgrade kit for Apple IIe

Ainsi mis à jour, l’Apple IIe devenait un véritable Apple IIGS. Tout en conservant son format original avec le clavier intégré, il disposait maintenant des ports série (compatibles AppleTalk) et ADB, et d’un processeur 65C816 à 2,8 Mhz. Quant à sa mémoire vive, elle pouvait être étendue à 8 Mo. On connaît aussi cet Apple IIe mis à jour, sous le nom de IIGS Stealth.

Image : AppleClub

Sources : MacGeek, AppleFritter, CVXmelody.net, AppleClub

Apple dans le pétrin en 1996

Ces derniers temps, nous avons abordé à plusieurs reprises l’état de santé d’Apple au milieu des années 90. Alors que les fans inconditionnels de la marque s’extasiaient encore devant les appareils photo numérique QuickTake ou les assistants personnels Newton MessagePad, le monde entier voyait un géant prendre l’eau de toutes parts.

Voici par exemple un article extrait de la revue InfoWorld du 5 février 1996. C’est le moment où Gil Amelio, qui faisait déjà partie du Conseil d’Administration de la marque depuis 1994, en prend la tête en remplacement de Michael Spindler. Quand les journalistes écrivent leur article, cette décision n’est pas encore officielle, mais c’est un secret de polichinelle.

La situation d’Apple à l’époque n’est pas bien jolie. Depuis plusieurs mois, on fait état de négociations en vue d’un rachat par Sun Microsystems, le créateur de Java, qui est en pleine forme à l’époque. Pire : les journalistes citent plusieurs sources indiquant le désintérêt manifeste d’IBM dans la plate-forme PowerPC, qu’elle avait pourtant contribué à créer avec Apple et Motorola, et de laquelle dépendait toute la stratégie d’Apple. IBM venait juste d’annoncer qu’elle ne développerait pas de version complète de son système OS/2 pour le PowerPC, certains cadres de l’entreprise ne considérant même plus ce processeur comme viable pour l’informatique personnelle. Et ce n’est pas tout : comme le note le journaliste Pieter Hartsook, si IBM se désintéresse du PowerPC, les fabricants de clones vont également s’en éloigner, et les clients verront l’offre de compatibles Mac OS se réduire.

Autant de problèmes qui avaient amené Sun à proposer le rachat d’Apple pour seulement 2,7 milliards de dollars. Un comble pour une entreprise disposant d’une base de vingt millions d’utilisateurs, de technologies de qualité, d’un milliard de dollars de trésorerie et ayant réalisé un chiffre d’affaire de onze milliards de dollars en 1995 ! Bref, le problème d’Apple à l’époque, c’était de faire vraiment des affaires. Telle était la mission de Gil Amelio.

On note aussi le bref rappel de la succession des précédents PDG : Steve Jobs, évincé pour s’être opposé à l’évolution du Macintosh ; John Sculley, écarté après avoir soutenu le Newton ; et Michael Spindler, incapable de fédérer l’entreprise au moment du succès du PowerPC.

Publicité pour le PowerBook 100

Publicité – Le PowerBook 100

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, découvrez la première publicité française pour le PowerBook, réalisée en 1991 par CLM/BBDO. Le message est très simple : le PowerBook est parfaitement adapté à votre manière de travailler, puisque les idées vous viennent brusquement, c’est-à-dire n’importe où, n’importe comment.

Publicité pour le PowerBook 100

Publicité pour le PowerBook 100

L'équipe d'Apple Expo 1988

Souvenir – Apple Expo à la Villette

Et vous, avez-vous connu l’Apple Expo à l’époque où elle se tenait à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris ? Cette grande halle, désaffectée depuis 1974 et rénovée de 1983 à 1985, a accueilli l’Apple Expo de 1986 à 1988.

Le logo d'Apple Expo 1987

Pour l’édition 1988, placée sous le signe de l’essor d’Apple, les organisateurs attendaient 50.000 visiteurs — ils seront un peu moins nombreux finalement — accueillis par une réplique géante de Macintosh II placée face à l’entrée. Apple occupait 1.500 mètres carrés en mezzanine, laissant 4.000 mètres carrés au sol pour les exposants. Pour guider les visiteurs, sept Macintosh SE en libre accès permettaient de se repérer et de rechercher les exposants. Au centre de la Grande Halle, Apple avait installé l’Eden, « un lieu de dépaysement où vous pourrez vous reposer à loisir au milieu d’une végétation luxuriante en écoutant le murmure des fontaines ».

L'équipe d'Apple Expo 1988
L’équipe d’Apple Expo devant une maquette de la Grande Halle – Le Catalogue d’Apple Expo 1988

Bon anniversaire le Macintosh IIfx !

Il y a quelques jours, nous fêtions les trente ans du Macintosh IIcx, avec un c comme compact, et un x pour le processeur 68030. Aujourd’hui, nous fêtons les 29 ans de son grand frère, le Macintosh IIfx, avec un f comme fast. Ce Mac était grand dans tous les sens du terme : son boîtier était celui du Macintosh II, énorme, avec ses six ports internes NuBus et ses huit emplacements pour mémoire vive ; son prix était était tout aussi énorme (à partir de de 9.000 dollars) ; et ses performances étaient exceptionnelles, grâce au Motorola 68030 à 40 Mhz (contre 16 Mhz pour le modèle qu’il remplaçait) et ses 32 ko de mémoire cache, une première pour un Macintosh.

Avec cette machine, Apple s’attaquait clairement au marché des stations de travail, comme on appelait à l’époque ces ordinateurs surpuissants mais encombrants, destinés au marché professionnel. Face à lui, cependant, les stations de Sun, IBM ou DEC, dont certaines étaient déjà équipées de processeurs RISC, n’ont pas beaucoup tremblé, comme le notait six mois plus tard cet article de la revue ComputerWorld. Il faudra attendre encore quelques années pour que les performances de nos ordinateurs personnels fassent oublier le concept même de station de travail…

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

Bon anniversaire les MacBooks !

Le 16 mai 2006, Apple présentait un nouveau venu dans sa gamme : le MacBook, qui succédait à la fois à l’iBook (en entrée de gamme) et au PowerBook 12 pouces (pour la compacité). Son changement de nom marquait le passage aux processeur Intel Core Duo en remplacement du PowerPC G4.

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

S’il est encore aujourd’hui disponible au catalogue, le MacBook a connu en réalité plusieurs générations et autant de positionnements : simple successeur de l’iBook en 2006, reprenant sa coque en polycarbonate tout en proposant une version noire (pour 200 euros de plus…) ; il devient en 2008 un petit MacBook Pro en reprenant sa coque en aluminium, son clavier rétroéclairé, mais un écran de moindre qualité ; en 2009, il en revient au polycarbonate, et disparaît totalement du catalogue en 2011. Il n’y réapparaîtra qu’en 2015, avec un design plus fin et plus léger que le MacBook Air, au prix d’un unique port USB-C remplaçant tout ce qui existait jusqu’alors !

Quand les clones régnaient en maîtres…

Avez-vous connu cette époque où les Macs les plus puissants n’étaient pas produits par Apple, mais par ses partenaires et concurrents, les cloneurs ? Entre 1995 et 1997, Apple avait accordé des licences de Mac OS à des fabricants comme Motorola, Daystar, Power Computing ou Radius, qui proposaient leurs propres machines, parfois moins chères, et parfois mieux équipées que celles d’Apple. Dans les magazines de l’époque, comme SVM Mac, MacWorld ou Univers Mac, on lisait des comparatifs qui n’étaient pas toujours flatteurs pour Apple…

comparatif vitesse clones

En décembre 1996, MacWorld avait élu les modèles les plus rapides dans différentes catégories. Du côté de la publication électronique, c’est le Power Computing Power Tower Pro 225 qui s’en sortait le mieux, tandis que du côté de l’image et de la 3D, c’est le DayStar Digital Genesis MP 720+ qui dominait le classement, et de loin. Il faut dire qu’il comportait quatre processeurs PowerPC 604e à 180 Mhz, un équipement de porte-avion pour un tarif dépassant les 10.700 dollars, près du double du très gros Power Macintosh 9500 multiprocesseur d’Apple.

Et puisqu’on en est à discuter des clones, on ne résiste pas à l’envie de vous offrir une publicité comme on n’en fait plus, avec des liens écrits en bleu et soulignés comme sur le web, un type moustachu qui sourit, et un slogan bien accrocheur : « Avec quatre processeurs PowerPC 604, Genesis MP m’offre une augmentation de 400%. Je trouve de nouvelles manières de gagner plus d’argent grâce à lui ! ». Pour le reste, on vous renvoie vers notre dossier « 1995-1997, La Guerre des Clones » publié cet été sur le Club iGen !

Genesis MP clone

Le nouveau logo du Kit de mise à jour de l'Apple ///+

Le kit de mise à jour Apple ///+

En ce moment sur eBay, vous pouvez acquérir le « kit de mise à jour de l’Apple /// » ou plus exactement, son kit de mise à jour de clavier ! En effet, en décembre 1983, Apple venait de remplacer dans son catalogue l’Apple /// par l’Apple ///+, largement revu : horloge temps-réel, vidéo entrelacée, nouvelle alimentation, mémoire vive revue à la hausse (256 Ko), et un nouveau clavier inspiré de celui de l’Apple IIe.

Le nouveau clavier du Kit de mise à jour de l'Apple ///+

Toutes ces nouveautés furent rendues disponibles pour les possesseurs d’Apple ///, sous forme de kits de mises à jour, dont l’installation était réservée aux techniciens agréés. C’est l’un de ces kits, visant uniquement à mettre à jour le clavier, qui est en vente actuellement pour près de 400 dollars tout de même, dans son carton scellé. A l’intérieur, le riche acquéreur trouvera le nouveau clavier et son capot, ainsi que la puce qui le pilote, ainsi qu’une nouvelle étiquette « Power On » et, bien sûr, une étiquette « Apple ///+ » qui paraît un brin présomptueuse quand on sait que le reste de la machine était inchangé…

Le nouveau logo du Kit de mise à jour de l'Apple ///+

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

Une brochure pour AppleTalk… en 1985

Il y a presque un an, nous vous présentions une brochure de SEEDRIN (future Apple France) pour le disque dur 20 Mo du premier Macintosh. En voici une autre, tout à fait de la même époque, présentant le concept du réseau AppleTalk, permettant de connecter entre eux plusieurs Macs, mais aussi des imprimantes et disques durs.

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

La grande nouveauté d’AppleTalk, c’était de se passer de serveur. Chaque Macintosh était équipé d’origine de deux prises réseau (au format DE-9, devenu Mini Din-8 à partir du Macintosh Plus), et le système prenait en charge le protocole d’échanges sur ce réseau. Ainsi, on pouvait aisément chaîner jusqu’à 32 éléments par réseau au moyen de simples connecteurs. Il ne fallait cependant pas être trop pressé, le réseau plafonnant à 240 kilobits par seconde, partagés entre l’ensemble des éléments connectés ! C’était cependant le système de réseau le plus simple et le moins coûteux à l’époque. Il suffisait de brancher un ordinateur ou un périphérique compatible pour le voir immédiatement apparaître sur le réseau, avec son nom indiqué en toutes lettres !

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

AppleTalk saura rapidement communiquer sur deux types de réseau : LocalTalk pour les anciennes prises et câbles (que l’on retrouvera jusqu’aux derniers Performa et Power Macintosh en 1998) et EtherTalk (basé sur la nouvelle norme de prises et de câbles Ethernet disponibles dès 1987 sur Macintosh). AppleTalk disparaîtra finalement de Mac OS X en 2009, avec sa version 10.6.

Apple eMate 300 prototype

Un prototype d’eMate 300 sur eBay

Voilà un cadeau qui ne sera pas livré pour Noël. Mais pour « seulement » 9999,99 dollars, vous pourrez vous offrir un prototype d’eMate 300, le fameux ordinateur portable dérivé de la plateforme Newton.

eMate 300 prototype

D’après le vendeur, qui ne donne pas beaucoup d’informations sur l’origine de cette machine, elle n’est plus en état de fonctionner. On remarque évidemment que le clavier et le stylet sont gris au lieu de vert, et que le capot ne porte que la pomme multicolore, sans le nom du modèle. Au verso, l’étiquette précise bien qu’il s’agit d’un prototype, interdit à la revente (hum hum…).

Apple eMate 300 prototype

[mise à jour du 28/12/2018] : l’annonce est de retour sur eBay, à 2500 dollars « seulement » !

Combien vaut le jeu “Apple Formation” ?

Si vous êtes un lecteur assidu des Trésors de l’Aventure Apple, alors vous connaissez sans doute le jeu de société « Apple Formation » dont nous vous avions parlé ici. Il se trouve justement qu’on en trouve un actuellement sur le site Le Bon Coin. Son propriétaire attend vos offres… Alors, à votre avis, quel sera son juste prix ? Cent euros, parce que c’est une pièce très rare, ou bien juste un euro, parce que plus personne n’a envie de répondre à des questions comme « Comment se connecte un terminal type VT100 sur une machine A/UX » ou « Que provoque le maintien de la touche Commande en appelant l’accessoire de bureau Calculette » ? À vous de voir…

Toute une collection Apple à vendre (vite !)

Cette annonce a failli nous échapper : il y a sur eBay toute une collection Apple à vendre. Dans cette vente aux enchères qui se termine ce soir, vous trouverez pèle-mêle : des iPhones, des bornes AirPort, des souris, des claviers, des Mac mini, des Macintosh Classic, des Performas, des PowerMacs, des Macintosh II, des écrans, des iMacs, des PowerBooks et iBooks…

Image : eBay

Il n’y a pas à proprement parler de modèle exceptionnel, mais certains d’entre eux se négocient entre 150 et 300 euros l’unité, comme le Classic Couleur, le Macintosh Portable, le Performa 575, le G4 Cube ou le Quadra 950.

Image : eBay

Renseignez-vous quand-même au sujet des frais de port avant d’enchérir : la remise en main propre est gratuite, mais la collection se trouve dans l’Ohio, aux Etats-Unis ! Pour le prix, le vendeur vous aide à faire les cartons et vous laisse les étagères…

Apple PlainTalk microphone

Un micro-casque Apple

Les micro-casques étaient très à la mode dans les années 90. Avec chaque PC « multimédia », on trouvait un micro-casque qui finissait invariablement au fond d’un tiroir. Apple, de son côté, se contentait de fournir son micro PlainTalk : d’abord un modèle tout rond avec son support à coller sur le côté de l’écran, puis le modèle à poser au-dessus de l’écran. Car avant l’invention des écrans plats, on pouvait poser des choses au-dessus des écrans…

Mais d’où vient donc ce modèle particulier, qui traîne sur eBay depuis plusieurs mois maintenant ? On reconnaît bien la prise PlainTalk incompatible avec les prises micro traditionnelles, mais pour le reste, impossible de trouver une trace officielle. Le vendeur précise : « Vendu avec quelques machines réservées à l’éducation de la série PowerPC 5000 (AIO) ou aussi quelques machine de la série 7000/8000 ».

Apple PlainTalk microphone

Si vous pouvez nous renseigner, les commentaires vous sont grand ouverts ! Et si vous voulez nous offrir cet objet (ou un autre), rendez-vous sur la page de contact !

La seconde génération d'écouteurs d'iPod

Bon anniversaire l’iPod !

Il y a dix-sept ans tout rond, Apple présentait son premier iPod. Son disque dur de 5 Go capable d’embarquer un millier de chansons était l’un des premiers modèles 1,8 pouces du marché. Au-delà de cette petite prouesse, l’iPod se démarquait aussi par sa roue de navigation, par l’intégration avec iTunes, par sa mémoire tampon de 20 minutes (contre quelques secondes pour les lecteurs de CD portables), ses dix heures d’autonomie, et le câble FireWire qui lui offrait une grande rapidité de transfert. Pour démontrer tous ces avantages justifiant son prix faramineux de 3.600 francs, Apple avait conçu un spot publicitaire d’une minute que voici :

MacG avait publié en 2013 une belle rétrospective du premier iPod, pour ceux qui aurait raté ça à l’époque. L’Aventure Apple dispose également d’une page consacrée à l’iPod et à toutes ses déclinaisons, Nano, mini, Classic, Touch… On a du mal à l’imaginer, mais lors de la présentation de l’iPod, tout le monde s’était demandé ce qu’Apple imaginait en s’attaquant à ce marché de niche, avec un modèle hors de prix…