Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

ResEdit icons

Changer l’interface du lecteur audio AppleCD

Allez, voici un vieux souvenir. Un bricolage que nous avions fait paraître dans la revue A Vos Mac en 2000, et qui rappellera des souvenirs aux amateurs de ResEdit, ce couteau suisse de la bidouille avant Mac OS X. Il s’agissait de transformer l’interface du lecteur audio AppleCD pour lui donner un air plus moderne.

Lecture Audio AppleCD
En bas : avant. En haut : après.

Lancez ResEdit et ouvrez une copie du lecteur audio AppleCD. Repérez la ressource ” CLRS ” et ouvrez-la. Deux lignes apparaissent. La première contient les couleurs de la fenêtre du lecteur, tandis que la deuxième contient les couleurs d’affichage. Quand vous ouvrez chacune de ces deux ressources, vous obtenez une fenêtre de 6 colonnes. Seules les 4 colonnes centrales nous intéressent. Elles contiennent 6 ou 7 groupes de 12 signes. Ces groupes correspondent à autant de couleurs : une couleur est codée par 3 fois 4 signes.

ResEdit code les couleurs en donnant une valeur à chaque composantes Rouge, Vert et Bleu de la couleur. En effet, l’affichage en couleurs sur un écran est obtenu par le mélange de 3 points de couleurs sur chaque pixel. Un rouge (premier groupe de 4 signes), un vert (deuxième groupe) et un bleu (troisième groupe). Pour donner une valeur à chaque point, on lui fait correspondre un nombre, entre 0000 et FFFF. C’est ce que l’on appelle de l’hexadécimal : 10 chiffres plus 6 lettres font 16 possibilités. Chaque point peut donc posséder 65536 valeurs (de ” éteint ” à ” allumé complètement “). Ainsi, on obtient la couleur bleu en allumant uniquement le spot bleu : 0000 0000 FFFF. Pour le rouge et le vert, on procède de la même façon : FFFF 0000 0000 et 0000 FFFF 0000. Puis on peut mélanger ou atténuer : le bleu clair est obtenu en rajoutant du vert et du rouge : 5555 5555 FFFF. Le bleu foncé est créé en atténuant la force du spot bleu : 0000 0000 8888. Le blanc est obtenu en allumant tous les spots (FFFF FFFF FFFF) et le noir en les éteignant tous (0000 0000 0000). C’est ce qui s’appelle, en physique, la synthèse additive des couleurs.

Nous allons avoir besoin ici d’un fond de couleur gris clair, faute de pouvoir afficher le gris ” ondulé ” de MacOS X. Modifiez les 3 premiers groupes de caractère ainsi : DDDD DDDD DDDD. Pour la couleur des affichages, ouvrez la deuxième ligne de la ressource CLRS et modifiez les 3 premier groupes ainsi : EEEE EEEE EEEE.


ResEdit CLRS

Pour faire correspondre les menus à ces nouvelles couleurs, ouvrez la ressource MENU et double-cliquez sur les menus 133 et 134. Puis renommez la première couleur« de chaque menu ” Gris MacOS X “. Pour faire correspondre les petites icones présentes dans les menus, ouvrez la ressource ” cicn ” et double-cliquez sur l’icône 450 (elle correspond à la première couleur de fenêtre) et sur l’icône 460 (première couleur d’indicateur). Changez alors leurs couleurs avec les outils de dessin.

Passons maintenant à la suite : il va s’agir de modifier l’interface de chaque élément de l’application. Commençons par le plus important : la fenêtre elle-même. Celle-ci n’est vraiment pas très belle… Nous allons donc la transformer, en ouvrant la ressource WIND et en double-cliquant sur la seule ligne disponible (ID=128). Vous remarquez en haut de cette fenêtre plusieurs icones représentant des aperçus de fenêtres. Choisissez la septième, celle qui a une barre de titre noire. Elle ne correspondpas tout à fait à l’interface de MacOS X mais elle est arrondie comme les fenêtres du nouveau système. De plus, elle évite l’apparition d’une bordure pas très agréable. Cliquez ensuite sur le bouton ” Color : Custom ” afin de personnaliser les couleurs. Vous pouvez alors modifier les couleurs de la barre de titre, de la case de fermeture…

ResEdit WIND

Après la fenêtre, voyons maintenant les icones. Il va falloir modifier les boutons de l’interface qui sont contenus dans la ressource cicn. Les icones de 500 à 506 correspondent aux boutons affichés normalement, tandis que les icones de 600 à 606 représentent les boutons appuyés. Remarquez que les boutons sont mémorisés sans leur fonction (avance, éjection…) ce qui va nous faciliter le travail ! Modifiez chaque icône en respectant sa taille. Si votre icône n’occupe pas toute la surface (coins arrondis…), n’oubliez de glisser l’aperçu de votre icone en couleur sur le masque (mask en anglais), afin que les pixels blancs ne soient pas affichés.

ResEdit icons

Procédez ainsi pour tous les boutons, puis les autres éléments d’interface : 139 et 140 pour les flèches d’apparition de la liste, 198 et 199 pour le curseur de volume, 300 à 303 pour l’indicateur de volume, 128 à 124 pour les icones qui se placent sur les boutons (avance, recul, éjection…), 192 et 193 pour la case de l’ascenseur de la liste, 194 à 197 pour ce même ascenseur, 1999 à 2003 pour l’icône de la fenêtre d’informations. Si vous avez du courage, vous pouvez vous attaquer aux icones 1000 à 1214 qui correspondent aux chiffres et aux symboles utilisés dans l’affichage. Ensuite, attaquez vous à l’icône de l’application (ressources ICN#) directement dans ResEdit ou en utilisant un logiciel comme le très réussi Iconographer (www.mscape.com). Ensuite, il vous reste à signer votre œuvre dans la ressource TEXT (ID 128) et dans la ressource vers (qui correspond au contenu de la fenêtre d’informations dans le Finder). Enregistrez votre travail et quittez ResEdit. Lancez votre nouveau Lecteur Audio AppleCD, choisissez en couleur de fenêtre et d’affichage le gris MacOS X, et admirez le travail ! Vous remarquerez qu’il n’est pas possible de changer la couleur des textes (titres du CD et des chansons). Il faut donc utiliser une couleur de fond assez sombre, ou alors ne pas avoir besoin de lire les titres !

Erreur Système

Une erreur système bien classique

Allez, au coeur de l’été, on exhume du fond d’un disque dur cette copie d’écran de 2005, qui nous rappelle que Mac OS X est quand-même une belle machine. On en oublie les difficultés d’avant, quand Mac OS 9 tournait encore en arrière-plan, et provoquait quelques plantages à l’ancienne, avec la petite bombe qui va bien.

Erreur Système

Pour nos plus jeunes lecteurs, rappelons qu’Apple avait durant quelques années permis de faire tourner Mac OS 9 en arrière-plan de Mac OS X, sous le nom de « Classic », afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications. Il était même possible de lancer l’ancien Finder, même si cette possibilité était officiellement bridée. Cette coexistence entre les deux systèmes disparaîtra progressivement : dès 2003, les Macs ne pourront plus démarrer sous l’ancien système ; puis en 2006, les nouveaux Macs Intel seront incapables d’exécuter Classic, qui disparaîtra avec Mac OS X 10.5 « Léopard » en 2007.

Apple Family System 1982 Manual

La grosse boîte de l’Apple Family System

À l’approche de Noël 1981, le catalogue d’Apple n’était pas encore très fourni. Il y avait l’Apple II, l’Apple ///, leurs accessoires… et c’était tout. Alors pour vendre une machine sortie trois ans plus tôt et qui commençait à subir une concurrence féroce, il fallait faire preuve d’imagination. Par exemple, vendre un kit tout-en-un destiné au public familial à la recherche de son premier ordinateur, un carton comprenant tout le nécessaire pour débuter. J’ai nommé : l’Apple Family System, une grosse boîte comprenant un Apple II+ avec un adaptateur pour le brancher sur une télévision, un lecteur de disquettes Disk II, deux manettes de jeux, et une poignée de logiciels. Le tout pour 2995 dollars environ (le prix baissera à plusieurs reprises ensuite), soit une réduction d’un bon millier de dollars tout de même.

Apple Family System 1982 prices

Cette offre commerciale était une aubaine pour les éditeurs de logiciels associés à cette offre. Ainsi, Software Publishing se félicitait-il, dans les colonnes d’InfoWorld, d’un accord visant à fournir 35.000 copies de son logiciel de base de données « Personal Filing System ». Son président Fred Gibbons comparait alors cette offre au train électrique que papa achète à Noël parce que ça lui fait plaisir, mais qui se justifie en expliquant que tout le monde en profitera.

Apple Family System 1982 Manual

Dans le même article, Mike Connors, product manager chez Apple, présentait les autres logiciels qui accompagnaient l’offre : Personal Finance Manager, Apple Writer, Apple Typing Tutor, ou encore les jeux Microsoft Olympic Decathlon, Apple Stellar Invader et Apple Adventure. Cette offre faisait également l’objet de publicités diffusées par les revendeurs américains de la marque. Celle-ci est tirée de la revue Orange Coast de mars 1982. On en trouve d’autres sur Internet, toujours avec le même visuel quel que soit le revendeur.

1982 Apple Family System Ad

De notre côté, nous avons dégoté le manuel utilisateur fourni avec l’offre. En voici quelques pages, qui prouvent qu’on était encore loin de la simplicité du Macintosh, du Performa 5200 ou de l’iMac, qu’il suffisait de sortir du carton. En 1981, il fallait encore déballer l’unité centrale, l’ouvrir, installer la carte pilotant le lecteur de disquettes, connecter les manettes de jeux directement sur la carte-mère, bricoler le modulateur de fréquence permettant de connecter la télévision… Bref, mettre un peu les mains dans le cambouis.

Apple Family System 1982 Manual

Apple Family System 1982 Manual

Le manuel ouvrait également de nouvelles perspectives aux nouveaux propriétaires d’Apple II en leur présentant les périphériques disponibles, d’autres logiciels, ainsi qu’une longue liste de clubs d’utilisateurs Apple à travers le monde. Près de chez nous, il y en avait deux en Allemagne, un en Espagne, mais aucun en France !

Un tel équipement, dans son carton, avait été proposé sur eBay en 2017 et avait trouvé preneur pour 431 dollars. Le site Worthpoint en a conservé quelques images.

Apple Family System Box on eBay
Image : eBay via Worthpoint
Nike + iPod box

Quand Apple recycle ses boîtes

Voilà une découverte amusante. Il y a quelques années, Apple a visiblement réutilisé le design d’une de ses boîtes pour au moins deux produits [edit : PLEIN de produits !]. Elle n’a pas accueilli les produits les plus connus, et était composée simplement d’un plastique souple et d’une structure en carton. La voici tout d’abord dans son format « Nike + iPod », ce capteur à glisser dans ses chaussures pour mesurer son activité physique. L’iPhone et ses accéléromètres n’étaient pas encore passés par là…

Nike + iPod box

Le même boîtier a donc servi pour un tout autre produit : un système d’écouteurs intégrés à une lanière tour-de-cou, une option disponible pour le premier iPod nano (elle se connectait directement sur le port Dock 30 broches). On les trouve aisément sur eBay, comme dans cette offre à trente dollars, sous la référence MA093G/A.

iPod nano MA093G/A

Voici maintenant le même produit dans une version plus récente (référence MA597G/A), ici photographiés pour une offre disponible sur eBay (soixante euros, vous en trouverez des moins chers…).

iPod nano MA597G/A

[edit 2020] On complète la liste : tout d’abord avec le modèle in-ear (Apple iPod In-Ear Lanyard Headphones MA360G/A] signalé par le camarade Dandu dans les réactions :

Apple iPod Nano In Ear Lanyard Earphone (MA360G/A)

Et avec ce brassard MA094G/A pour iPod Nano, que l’on peut trouver sur cette petite annonce du site eBay.

iPod nano armband

On peut également le trouver en boîte noire, sous la même référence :

Et allez, encore un autre : c’est la télécommande-radio-FM pour l’iPod, référence MA070G/A, que vous découvrirez avec plaisir sur cette annonce d’eBay.

Apple iPod FM Radio Tuner Remote Control for iPod Video/Nano MA070G/A

À suivre !

Créer une boîte aux lettres dans Mail d'Apple

Comment passer de GNUMail à Mail d’Apple ?

Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Créer une boîte aux lettres dans Mail d'Apple

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.

De GNUMail à Mail d'Apple

Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?

Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.

Mac OS X DP 4 - Interface Aqua

Aqua sur les ruines de Platinum

Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.

Mac OS X DP 3 - Interface Aqua

Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.

Mac OS X DP 3 - Interface Aqua

La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.

Mac OS X DP 4 - Interface Aqua

Lentille macro Apple QuickTake

Le QuickTake 100, l’œil de Macintosh

Aujourd’hui, nous nous penchons à nouveau sur le QuickTake, le premier appareil photo grand public, présenté par Apple en 1994. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News de mars 1994, le surnommant même « l’œil de Macintosh ». Au-delà de ce petit surnom (que nous n’avions jamais lu ni entendu par ailleurs…), l’article est intéressant, car il nous rappelle qu’à l’époque, il fallait expliquer à quoi servait ce nouveau périphérique, permettant d’installer directement sur le disque dur les images grâce à un simple câble, le tout sans aucun surcoût, car il ne nécessitait ni pellicule, ni développement !

Si la prouesse était déjà impressionnante pour l’époque, le résultat n’était cependant pas totalement exploitable, sauf pour un affichage à l’écran, sans prétention. La preuve en image avec cette photo d’un QuickTake 150, réalisée avec son aîné le QuickTake 100, réglé en mode « haute qualité ».

QuickTake 150 taken by QuickTake 100

Pour réaliser cette photographie, nous avons ajouté au QuickTake 100 sa lentille macro optionnelle : un simple accessoire à clipser devant l’appareil de sorte à modifier à la fois l’optique, la visée et la diffusion du flash.

Lentille macro Apple QuickTake
La photographie numérique a fait quelques progrès, depuis le QuickTake 100…
Brochure Apple Canon Japon

Les liens entre Apple et Canon

Si vous deviez citer les liens qui unissent Apple et Canon, le spécialiste japonais des produits optiques, combien en trouveriez-vous ?

Oui, Canon avait embauché Jef Raskin, l’un des papas du Macintosh, qui avait quitté Apple en 1982. Chez Canon, il développa le Canon Cat, un drôle d’ordinateur sans souris sorti en 1987.

Oui, Apple a utilisé un système développé par Canon dans sa première imprimante laser, la LaserWriter de 1985. Il s’agissait du LBP-CX, également utilisé par Hewlett-Packard dans sa LaserJet quelques mois plus tôt.

Canon LBP-CX laser
Image extraite de PC Magazine, 17 septembre 1985

Oui, en 1989, Canon a investi 100 millions de dollars pour monter au capital de NeXT, l’autre entreprise de Steve Jobs, qui n’avait pourtant encore rien commercialisé mais qui prévoyait d’utiliser un lecteur CD conçu par Canon, ainsi que le même LBP-CX que dans la LaserWriter. C’est d’ailleurs à Canon que NeXT cédera sa division matérielle quand elle se recentrera sur le logiciel en 1993.

Oui, Apple a réhabillé des imprimantes Canon pour constituer sa propre gamme, sous le nom de StyleWriter, de 1991 à 1996, avant de se tourner vers Hewlett-Packard.

Oui, il s’est dit au milieu des années 90, quand Apple était moribonde, que Canon était sur le point de la racheter, ce que la firme japonaise avait démenti.

Mais ce n’est pas tout : l’imposante firme japonaise a été pour Apple un simple revendeur de 1983 à 1998. On trouve ainsi des brochures d’époque, vantant la gamme d’Apple, avec les logos de Canon et d’Apple côte à côte. La branche Canon Sales, en charge de cette activité, avait choisi en janvier 1998 de s’éloigner d’Apple et de ses ventes déclinantes, pour se rapprocher de Compaq. Huit mois plus tard, Apple lançait l’iMac, tandis que Compaq s’apprêtait à sombrer (son PDG Eckhard Pfeiffer démissionnera à l’été 1999). Y’a des jours, comme ça, il vaudrait mieux se casser une jambe…

Brochure Apple Canon JaponBrochure Apple Canon Japon

Brochure Apple Canon Japon

Sources :
ComputerWorld, 24/10/1983 : “a contract that will allow Canon to sell Apple microcomputers”
NY Times, 13/06/1989 : “The Tokyo-based company already sells the Apple Macintosh”
Japan Times, 30/01/1998 : “We have been selling Apple’s products for nearly 15 years”

Publicité Apple Network Server France 2016

Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier

Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité Apple Network Server France 2016

Publicité : Macintosh et AppleTalk

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité (qui a un peu souffert du temps qui passe) de 1985, dans laquelle Apple vantait les mérites de son réseau local AppleTalk, permettant de relier deux Macs entre eux pour échanger des informations sans risque de distorsion.

Le réseau AppleTalk permettait « de communiquer avec son directeur sans avoir à lui adresser la parole », et de transférer des documents « y compris avec qui vous savez s’il faut vraiment en arriver à cette extrémité ». Le logiciel utilisé était Talkie-Mac, dont la société éditrice Aci était créditée en marge par Apple. On en trouve une petite trace dans cette version numérisée de L’Écho des Apple de novembre 1985.

Performa 6112CD et 6115CD labels

Noms de modèles : quand Apple partait en vrille

Aujourd’hui, Apple décline sous un même nom toute une gamme de produits. Ainsi, l’iPhone prend simplement le numéro de sa génération (6, 6S, 7, X…) et précise sa taille d’écran (6S ou 6S Plus…). L’iPad a un temps suivi la même voie (iPad Air, iPad Air, iPad Air 2), et se contente maintenant de s’appeler iPad. Pour connaître les caractéristiques d’un modèle, il faut toujours préciser sa génération (iPad 2017, iPad 2018…), en plus de ses éventuelles options (Wi-Fi + 4G, taille du stockage…).

À une époque plus ancienne, Apple déclinait ses noms de modèles pour tenir compte de toutes leurs caractéristiques. Ainsi, en 1995, il était possible de choisir parmi les modèles suivants : Performa 6110CD, 6112CD, 6115CD, 6116CD, 6117CD, ou encore 6118CD. Tous étaient rigoureusement identiques, à l’exception de la quantité de mémoire vive, de la taille du disque dur, parfois même simplement des logiciels ou de l’écran fourni en « bundle »… Il en allait de même avec les successeurs du LC III, qui porteront le nom de Performa 460, 466, 467, 475, 476… là encore, uniquement pour différencier leurs options.

Performa 6112CD et 6115CD labels
Images : eBay / applerescueofdenver.com

Quand on sait que la plupart de ces modèles existaient à la fois dans la gamme Centris, Quadra, LC, Performa, et PowerMacintosh, on a une idée du casse-tête invraisemblable que les chaînes de production devaient résoudre au quotidien… La Liste des produits abandonnés par Apple sur Wikipedia donne une bonne idée de la profusion de dénominations à laquelle Steve Jobs mettra fin à son retour en 1998.

MacWorld Steve Jobs

Deux coûteux souvenirs de Steve Jobs aux enchères

Le site Mac4Ever a dégoté deux beaux souvenirs de Steve Jobs, pour les collectionneurs fortunés. Le premier est un document manuscrit, qui ressemble fort à une fiche technique pour un Apple Computer -I, avec un choix assez étonnant entre trois processeurs : le 6800, le 6501 et le 6502 (c’est ce dernier qui était en fait utilisé par le premier ordinateur d’Apple). Ce document est accompagné de deux polaroïds présentant le circuit électronique de l’ordinateur et l’affichage sur un écran.

Image : Bonhams

Le site de la maison de vente Bonhams précise que ces documents datent de 1976, et que la photographie représente sans doute le second prototype de l’ordinateur, reconnaissable à ses condensateurs oranges, tels qu’il est décrit dans le fameux registre des Apple I de Mike Willegal. Le lot devrait trouver preneur entre 40.000 et 60.000 dollars.

Le deuxième souvenir est le premier numéro de la revue MacWorld, daté de février 1984, et portant un très rare autographe de Steve Jobs (ajouté en 2006). Contrairement à Steve Wozniak, qui a dû signer à peu près tous les supports possibles et imaginables, Steve Jobs était très avare de son autographe, qui pourrait valoir à cet exemplaire de grimper jusqu’aux environs de 10.000 dollars.

MacWorld Steve Jobs

Le site de la maison d’enchères RRAuction propose un certificat d’authenticité après expertise, mentionnant que le magazine a été doté d’un marquage invisible contenant un ADN particulier permettant sa traçabilité. Une vidéo montre d’ailleurs Steve Jobs signant ledit magazine, dans l’Apple Store de la 5è avenue.

Et votre serveur, combien de pages par jour ?

En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :

Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.

Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».

Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.

Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.

La boîte d'iPod 1G 10Go Jimi Hendrix, et celle de l'iPod 3G 15 Go

Bon anniversaire l’iPod 3G !

15 ans déjà qu’Apple a présenté l’iPod 3G, qui reste sans doute le plus étonnant des baladeurs que la marque à la pomme a produits.

iPod 3G (third generation) et sa boîte

Il est le premier à utiliser le connecteur dock, ce qui a permis de se passer de l’imposante prise FireWire 400 des premières générations, et d’amincir nettement l’appareil. Côté connectique, s’il peut être synchronisé en USB, sa charge n’est possible qu’en FireWire. Vous avez le choix : le brancher directement par le connecteur dock, ou par l’intermédiaire du dock, fourni de série dans la boîte.

Surtout, il reste le seul à avoir testé les boutons déportés au-dessus de la molette tactile. Le seul également à avoir utilisé le rétroéclairage rouge des boutons de navigations, preuve que leur utilisation n’était pas intuitive. Le seul à être présenté de façon nocturne sur la boîte cubique, tous feux allumés. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est également le seul iPod dont la boîte cubique est légèrement plus grande que les autres : 15,6cm de côté contre 14,8 pour les premières générations, et les suivantes jusqu’au 5G. Allez savoir pourquoi…

Une boîte d'iPod 3G (third generation) et une boîte d'iPod série limitée Jimi Hendrix

Prototype Macintosh

Un croquis de Macintosh en 1982

Dans l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion, le lecteur ébahi découvre des prototypes et des croquis du Groupe de Dessin Industriel d’Apple, des années 80 jusqu’à 1997. Nous aurons l’occasion d’en diffuser quelques extraits. Aujourd’hui, voici un projet de design pour le Macintosh, datant d’avril 1982. On y retrouve évidemment le lecteur de disquettes 5 pouces 1/2 Twiggy, mais aussi un support ajustable en hauteur, dans un boîtier aux angles plus vifs que celui qu’Apple choisira finalement. Cliquez ou touchez l’image pour l’agrandir !

Prototype Macintosh
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

L’iPhone sans appareil photo de Veepee

Le site Veepee (anciennement Vente privée) a ces jours-ci quelques iPhones à vous proposer. On vous avait déjà parlé de ce site il y a quelques temps, puisqu’il utilisait, comme un clin d’œil, un bon vieux Macintosh Plus pour illustrer sa page d’erreur 404. Cette fois-ci, si on vous en parle (et toujours sans la moindre communication commerciale 😉 c’est parce que l’iPhone qui accueille les visiteurs est un peu particulier : il a bien un flash, mais pas d’optique pour ses appareils photo !

Comme toujours, si vous souhaitez soutenir le site, vous pouvez faire quelques emplettes en suivant un lien sponsorisé vers Amazon (par ici pour acheter quelques MacBooks tout neufs), ou vers eBay (par ici pour acheter une iBook G3 palourde, beaucoup plus classe).

Apple webobjects ad

Publicité : WebObjects

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous exhumons une petite page de 1997, dans laquelle Apple vantait les mérites de WebObjects, la technologie de développement orienté objet de NeXT, qu’elle venait de racheter. Et ça tombe bien, car en parlant de NeXT, on fête aussi aujourd’hui les vingt ans de la première Beta Publique de Mac OS X. Avec cette technologie, un outsider réussissait à réunir tout le monde : les bases de données Oracle, Informix, Sybase et ODBC, les protocoles CORBA, OLE, Netscape SuiteSpot et Microsoft IIS, sur Windows NT, Solaris, HP-UX et bien sûr « le propre système d’exploitation Mach d’Apple », qu’on ne nommait pas encore Mac OS X. Bref, une publicité qui n’était clairement pas destinée au grand public !

Apple webobjects ad

Macintosh face

40 ans du Macintosh : ne m’appelez jamais Mac !

L’Aventure Apple a mis la main sur un rare mémo envoyé par le département due com’ d’Apple à tous ses revendeurs et aux représentants commerciaux. Un document datant de mars 1984, par lequel l’entreprise interdisait l’usage de l’abréviation « Mac » pour son petit nouveau, le Macintosh. Le mémo précisait qu’Apple n’avait pas de licence ni d’autorisation pour utiliser ce terme. Par ailleurs, il était aussi demandé de toujours indiquer « Macintosh™ Personal Computer » lors de la première utilisation du terme. On se souvient qu’Apple ne disposait à l’époque que d’un droit d’usage, concédé par le fabricant de matériel audio Macintosh Laboratory.

Preuve de l’importance de ce mémo, il était adressé en copie à Floyd Kvamme, qui n’était rien de moins que l’Executive Vice President of Sales and Marketing de la marque à l’époque !

Don't refer to Macintosh as "Mac"

Les temps ont bien changé d’ailleurs : dans ses « Guidelines for Using Apple Trademarks and Copyrights », Apple indique qu’elle est dorénavant la seule propriétaire de la marque déposée « Mac » et autorise les tierces partie à l’utiliser sous certaines conditions, et notamment pour se référer à la gamme Macintosh.

Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Les cartons de l’Apple III

Dernièrement, l’hôtel des ventes Drouot a proposé aux enchères un Apple /// complet, unité centrale, écran Monitor III, lecteur de disquettes Disk III et disque dur ProFile. Petite originalité : outre les manuels et diquettes, le lot était fourni avec les cartons d’origine, de l’époque où la marque n’avait pas encore opté pour le papier glacé et les packagings en couleurs. Et à l’Aventure Apple, vous le savez, on adore les vieux cartons !

Carton Apple /// Apple III

Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Ah… Une main qui se lève au fond… On me signale qu’un Monitor III dans son carton avait déjà été proposé au mois de mars dernier par RRauctions. Il avait trouvé preneur pour 250 dollars.

Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Apple Price List November 1982

Un joystick Apple /// sur eBay !

Nous l’avions qualifié d’introuvable dans un précédent article : il y a actuellement sur eBay un modèle de joystick Apple Cursor pour Apple ///, sous la référence A3M0010. Comptez quand même 6000 dollars, et pour ce prix, il n’y a pas la boite…

Apple cursor ///

Au passage, nous en avons profité pour en retrouver une trace très officielle, dans la liste des prix d’Apple de Novembre 1982 d’Apple Grande-Bretagne. À l’époque, il coûtait  26 livres sterling, soit… beaucoup moins cher. Et avec sa boîte.

Apple Price List November 1982

Bug graphique sous MacOS 9.1

Souvenir – C’était mieux avant !

On l’entend souvent : Apple, c’était mieux avant. Pour ceux qui ont la mémoire courte, sans même remonter à Mac OS 7.5.3 qui restera le plus vérolé des systèmes d’exploitation, voici un bug bien réel rencontré en 2001 sous Mac OS 9.1… Tout fonctionnait, mais toute forme d’écriture avait disparu ! Il s’agissait heureusement d’un bug très exceptionnel…

Bug graphique sous MacOS 9.1

Les petits stickers des logiciels Apple

Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.

Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…

MacProject sealed box

Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.

Apple MacDraw Sealed Box

Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.

Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.

HyperCard Happy Mac logo

Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.

En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.

Activision Heretic II

Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.

Apple 1996 Ad : Power Mac 7200 8200 7600 8500 9500

Publicité : la famille Power Macintosh de 1996

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la version américaine d’une publicité de 1996, que nous vous avions présentée l’année dernière. La nouvelle gamme PowerMacintosh de 1996, qui était donc en version originale « la nouvelle famille de Power Macintosh », qui travaille aussi vite que vous pensez. Pour le reste, les deux publicités étaient très similaires. La version américaine était plus précise sur les modèles de Power Mac disponibles, du 7200/90 au 9500/150, mais elle ne proposait pas de se connecter au 3615 Apple, forcément !

Remarquez tout de même que les graphistes avaient « retourné » le Power Macintosh 8200 présent à l’arrière plan, pour mieux équilibrer le visuel. On le voit aisément à la tour (dont la bande verticale est passée à gauche) mais aussi au clavier, dont le pavé numérique a subi le même sort…

Apple 1996 Ad : Power Mac 7200 8200 7600 8500 9500

Une montre Mac OS 8 dont les aiguilles forment… un 8 !

Des montres Apple des années 90, ça ne manque pas sur eBay. Des Apple Watch d’avant l’Apple Watch, en quelque sorte. Certains modèles sont de grands classiques qui ne sont jamais en rupture de stock, comme la fameuse montre bleue de 1995 qu’Apple offrait d’ailleurs en cadeau avec la mise à jour (payante) du système 7.5.

On trouve actuellement une montre beaucoup plus rare : un modèle rouge de 1997, diffusé à l’occasion de la sortie de Mac OS 8. Ce modèle en acier inoxydable, doté d’un mouvement à quartz, a une petite particularité : quand les aiguilles s’alignent, une fois par heure, elles forment un 8 !

Apple watch Mac OS 8 (rouge) de 1995

Si vous trouvez que les 1990 euros demandés sont un peu exagérés, alors n’hésitez pas à chercher un peu en ligne. On trouve par exemple un article à son sujet sur le site WatchPatrol, avec un prix annoncé à 269 dollars et quelques très belles photos de près :

iPhone 3GS et boîtes

Bon anniversaire l’iPhone 3GS !

Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.

iPhone 3GS et boîtes

L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.

Bon anniversaire l’iBook citron vert

Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.

Apple iBook Key lime Apple Website
Voici le nouvel iBook. L’iMac à emporter vous offre maintenant la vidéo numérique à emporter.
Apple iBook Key lime Apple Website
De super jeux d’extérieur
Apple iBook Key lime Apple Website
Ce nouveau livre remarquable donnera sûrement des millions de films
Apple iBook Key lime Apple Website
À l’extérieur, de nouvelles couleurs ; à l’intérieur, beaucoup plus de place
Apple Happy Birthday Mac - 30

Où sont passées les archives d’Apple ?

Quand on pense à Apple et à ses plus de quarante ans d’histoire, on imagine qu’elle doit disposer d’archives absolument phénoménales, faites de schémas, de dessins, de prototypes, de correspondances… Hé bien non ! Apple ne dispose d’aucune archives.

Le 18 novembre 1997, l’université américaine de Stanford (à quelques kilomètres de Cupertino) annonce qu’elle a reçu un cadeau inestimable : l’intégralité des archives de la marque à la pomme. Depuis plus d’une dizaine d’années, les dirigeants d’Apple préparaient un musée et mettaient donc de l’ordre dans leurs archives. Documents, ordinateurs et périphériques, logiciels, photos, coupures de presse, cassettes vidéo, correspondances, et même l’intégralité de la bibliothèque interne d’Apple, avec ses revues, ses journaux, ses livres et ses manuels : Steve Jobs ne souhaite rien conserver lors de son retour chez Apple en décembre 1996. Il fait don de tout cela à l’université de Stanford.

Stanford University

C’est un doux euphémisme que d’affirmer que Steve Jobs n’a jamais été très attaché à la nostalgie ou à la célébration du passé. Si on y regarde de plus près, on peut même remarquer que le « Macintosh des 20 ans d’Apple » avait été préparé avant le retour de Steve Jobs (même s’il a été livré avec un peu de retard, en 1997) ; tandis que la campagne « Happy Birthday, Mac » célébrant les trente ans du Mac en 2014 était arrivée plusieurs années après son décès.

Apple Happy Birthday Mac - 30

Tout au plus avait-il accepté un petit clin d’œil au lancement de l’iMac en 1998, celui-ci s’annonçant d’un « Hello again » emprunté au « Hello » du premier Macintosh quatorze ans plus tôt…

Depuis lors, l’université conserve ces archives au secret, dans un bâtiment qui n’est pas accessible au public, et dont l’emplacement exact n’a jamais été révélé ! Rare sont les privilégiés à pouvoir y pénétrer, comme les journalistes d’Associated Press ont pu le faire en 2011. Ils en avaient ramené cette courte vidéo :

Il va sans dire que cette collection comporte des éléments d’une valeur historique inestimable, comme le contrat d’emprunt de 5000 euros pour financer les débuts d’Apple en 1976, les premiers bilans manuscrits des ventes de l’Apple II en 1977, ou encore une série de photographies du travail de Steve Jobs chez NeXT par Doug Menuez, sans oublier les documents relatifs à l’éviction de Jobs en 1985 et au rachat de NeXT en 1996. La collection d’origine a été enrichie par une vingtaine d’autres donations, provenant notamment d’anciens salariés ou dirigeants d’Apple.

Photo : Doug Menuez

Sources : Business Insider ; Atlas Obscura ; 9to5mac ; Mashable ; Wired

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Des souris et des iPods de toutes les couleurs

Apple et les couleurs, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La gamme iPod, en particulier, a permis à la marque de donner libre cours à son imagination : nous vous avons déjà parlé des timides essais de couleurs de l’iPod Mini, ou de la lente maturation des couleurs de l’iPod. Aujourd’hui, nous vous offrons quelques clichés de notre collection d’iPods shuffle, dont les couleurs correspondent presque exactement avec celles des iMacs de 1999 : fraise, myrtille, citron vert, raisin et mandarine… sans oublier la version gris graphite, apparue un peu plus tard.

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Colors iPod Shuffle - Pink + USB Mouse

Colors iPod Shuffle - Grey + USB Mouse

Les nuances de la gamme iPod shuffle ont été très subtiles, comme en témoignent ces modèles de 2006 à 2010.

Colors iPod Shuffle - Blue

PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde

En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le  plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Apple Expo 1997 - Independance Day
17 septembre 1997 : c’était il y a 21 ans !

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !

https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk

Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…

Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?

Wozniak PowerBook ad

Steve Wozniak dans une publicité Apple

Steve Wozniak, inventeur de l’ordinateur Apple et cofondateur de la marque, est moins connu du grand public que Steve Jobs. Il s’est pourtant toujours beaucoup plus facilement exposé, signant des autographes par millions et participant à la version américaine de Danse avec les stars… On le retrouve même dans une banale publicité pour la toute première gamme PowerBook (les modèles 100, 140 et 170). La première page présentait donc notre Steve Wozniak accompagné d’un enfant, tous deux en costume-cravate, tout sourire, portant un PowerBook sur leurs genoux. Quelques citations de presse élogieuses complétaient le visuel.

Wozniak PowerBook ad

Un deuxième volet de la publicité présentait les trois modèles, dont on oublie à quel point ils étaient révolutionnaires à l’époque, avec leur clavier reculé pour offrir un repose-poignets, leur trackball remplaçant la souris, leurs ports intégrés et leur taille réduite.

Wozniak PowerBook ad

Avant LiveCode, l’époque de Revolution

Hier, nous vous avons présenté LiveCode, une version modernisée d’HyperCard. Nous en avons profité pour exhumer nos archives de la revue A Vos Mac, dans laquelle nous avions présenté dès 2001 son ancêtre Runtime Revolution. Et voici ce que nous en disions à l’époque :

On le sait, Apple ne souhaite plus développer HyperCard, son logiciel de programmation orientée objet. Depuis maintenant 5 ans, il périclite lentement, ne bénéficiant plus de mise à jour et faisant les frais de l’évolution du système d’Apple, notamment le passage à MacOS X. C’est dans ce contexte qu’apparaît Revolution, développé par une petite équipe soutenue par des anciens de MetaCard corporation (qui avait développé l’un des premiers clones d’HyperCard).

Revolution reprend tout ce qui avait fait le succès – et la légendaire simplicité – d’HyperCard : la construction d’une interface sans recours à la moindre ligne de programmation, la possibilité d’accrocher des scripts aux différents objets, et surtout le concept de pile de cartes. Mais Revolution va plus loin : bien sûr, l’interface est à jour (contrairement à HyperCard qui était resté au Système 6), la gestion de la couleur et des images est intégrée, ainsi que QuickTime, sans oublier la possibilité de gérer plusieurs fenêtres dans une même pile. Ajoutez à cela la capacité à créer des applications autonomes pour Mac, Windows et plusieurs sortes d’UNIX, vous comprendrez que Revolution est plus qu’un clone d’HyperCard !

Revolution ressemble d’autant plus à HyperCard qu’il utilise le même langage, HyperTalk, rebaptisé Transcript. S’il est beaucoup plus étendu, Transcript est aussi un peu plus strict, et n’offre pas la même maniabilité qu’HyperTalk. On lui pardonnera facilement ce défaut en contemplant la masse de nouvelles commandes qu’il accepte !

Revolution offre bien sûr de nouveaux objets (barre de défilement, scrollbars, menus pop-up, fenêtres d’onglets, players QuickTime, images…) qui restent aussi simples à utiliser que les traditionnels champs de texte, boutons ou cases à cocher. Tous bénéficient d’options configurables plus nombreuses et très puissantes.

La plupart des handicaps d’HyperCard ont disparu : l’impossibilité de manipuler deux objets en même temps, l’absence d’outils de dessin vectoriel, l’obligation de recourir à des externes pour certaines commandes, les bugs apparus avec MacOS 9…

Oui, c’est vrai, Revolution est très bien, mais encore en version 1.0. Alors, que faut-il encore améliorer ? Tout d’abord, l’interface est perfectible : un peu lente, pas toujours très bien organisée, et parfois capricieuse. De même, le débuggeur manque de clarté et devient vite agaçant. Enfin, l’importation directe de piles HyperCard se révèle souvent laborieuse…

Deux ans plus tard, Revolution débarquait en version 2.0. L’occasion de faire le point sur les nouveautés :

Premier chantier des développeurs : l’interface. Malgré toute les mises à jour de la version 1, celle-ci était restée un peu brouillonne, avec un petit air d’inachevé. Avec cette version, les fenêtres sont enfin ordonnées, ce qui donne à Revolution un look bien plus professionnel. En revanche, on y perd en fonctionnalité. Par exemple, l’ancienne fenêtre qui regroupait différents panneaux (réglages basiques, scripts, réglages personnalisés, etc.) voit disparaître ses onglets au profit d’un menu déroulant. Le script apparaît maintenant dans une deuxième fenêtre, attention aux embouteillages sur les petits écrans !

Avec le temps, Revolution se professionnalise doucement. Jugez plutôt : la version professionnelle à plus de 1000 dollars offre le support des bases de données MySQL, PostgreSQL, Valentina, ODBC et Oracle ! Les applications ainsi développées peuvent, d’un simple clic, être compilées pour Mac, Windows, Linux, et un bon paquet de déclinaisons d’UNIX. Les outils de connexion à Internet, de contrôle des ports, et de multimédia, sont toujours présents.

Malgré cette surenchère de possibilités, Revolution a su rester simple. Fidèle à sa filiation avec HyperCard, il permet toujours de créer des « piles », son format d’application, composées de cartes sur lesquelles on dépose des éléments d’interface. Les habitués d’HyperCard ou MetaCard ne seront pas dépaysés, tandis que les anciens utilisateurs de Revolution en découvriront avec enthousiasme les nouveautés. Et ce d’autant plus que la documentation électronique est toujours aussi fournie, notamment le Dictionnaire de Transcript, le langage de programmation.

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Surveiller son langage, de l’Apple IIc à Siri

Trente-cinq ans séparent ces deux images. La première est extraite des « questions / réponses » du manuel de l’Apple IIc, dans sa version française imprimée en 1983. La seconde est évidemment une capture d’écran de Siri sur un iPhone.

Brochure de l'Apple IIc : parler à mon Apple IIc

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Apple color logo Keynote

Pendant ce temps, chez Apple…

Alors voilà. Encore un Keynote de passé. On a quoi ? Une Apple Watch en titane. Comme au bon vieux temps du PowerBook G4 Titanium, en juin 2011. Espérons que le revêtement tiendra mieux qu’à l’époque !

Apple Watch Titanium

PowerBook G4 Titanium

On a aussi un iPhone en aluminium en plein de couleurs, comme au bon vieux temps des iPods shuffle de 2010. Mais ceux-ci n’étaient pas en aluminium recyclé : les temps changent !

ipod couleurs

Et on a enfin un iPhone 11 Pro dont le processeur peut résoudre mille milliards d’opérations par seconde ! Pour le coup, c’est mille fois plus que ce bon vieux Power Macintosh G4 de 1999 ! Mais lui, il bouffait 200 watts et pesait 13 kilos !

G4 processor

Gigaflops

Apple MIDI interface

Souvenir : l’Apple MIDI interface

Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.

Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.

Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…

En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.

Apple MIDI manual

Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.

Master Tracks Pro v2.00
Master Tracks Pro v2.00
Cubase
Cubase 1.0 présenté en vidéo par Look Mum No Computer

Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.

Apple MIDI interface vs Apple LocalTalk

À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.

Apple MIDI interface inside

Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »

The Apple Catalog (fall 1993)

Image : eBay

Le PowerCD de chez Kodak

Nous avons déjà parlé du PowerCD dans nos colonnes : nous vous avons parlé de sa boîte (en néerlandais !), de sa télécommande si particulière, et de sa présentation dans le magazine français Apple News. Nous vous avons même déjà précisé qu’il s’agit d’un lecteur Philips CDF-100 rebadgé par Apple. Mais nous avions oublié de préciser qu’un autre fabricant avait participé à cette aventure : Kodak lui-même, inventeur du format Photo CD utilisé principalement par cette machine (également compatible avec les CD-Rom et les CD Audio).

Image : eBay

Si vous cherchez ce lecteur Kodak PCD 880, on en trouve un actuellement sur eBay, pour la modique somme de 1184 dollars… Ce n’est pas donné, mais vous n’en croiserez pas souvent des comme ça !

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Bon anniversaire l’iPod Photo !

L’iPod Photo vous a fait rêver, avec son écran en couleurs unique dans toute la gamme des baladeurs Apple ? Hé bien le temps passe : il fête aujourd’hui ses quinze ans ! C’est le 26 octobre 2004 que Steve Jobs a annoncé son nouvel iPod également équipé d’une sortie vidéo pour projeter ses diaporamas sur grand écran.

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

La PAO sur Macintosh (VHS)

Sur le même compte Youtube où nous avons déniché une vidéo amateur de l’Apple Expo 1985, nous avons également trouvé une vidéo VHS présentant la PAO sur Macintosh, datant du début des années 90 (avant même la sortie du Système 7, puisqu’il y est encore question du MultiFinder).

« La PAO, c’est beaucoup plus que trois lettres », nous annonce un présentateur au style improbable, mais sûrement tout à fait à la mode à l’époque. « PAO, avec un A comme Apple, évidemment ». Mise en page, reconnaissance de caractères, illustration, typographie, retouches d’images, tout y passe, dans cette vidéo où l’on aperçoit également quelques Macintosh, comme un Mac IIfx (dont un modèle géant sert de décor), un Macintosh SE, ou encore un Macintosh Portable.

Bien sûr, cette vidéo fait à plusieurs reprises la démonstration de la Personal LaserWriter, également commercialisée en 1990. Même Gutemberg fait une petite apparition vers 4:40 ! Une bien belle vidéo qui met en avant le Macintosh, ses millions de couleurs et son copier-coller partagé par les logiciels proposés par plus de 1500 éditeurs.

Le tout, sans oublier un peu d’humour, comme cette apparition des nombreuses polices… de caractères !

Malheureusement, quelqu’un qui disposait de 19 euros et d’un magnétoscope, a acheté récemment cette cassette VHS sur eBay !

Toutes les marques déposées d’Apple

Sur son site web, Apple propose une liste (non exhaustive) de ses marques déposées. Cette longue page est à elle toute seule une machine à voyager dans le temps. Songez ainsi que Apple CarPlay voisine avec Apple Cinema Display, tandis que l’Apple TV succède à AppleTalk. On y trouve aussi l’interface utilisateur Aqua, la technologie de réseau Bonjour, les polices d’écriture Monaco, Charcoal et Chicago, la marque Claris (devenue entre-temps FileMaker, avant de se rebaptiser à nouveau Claris cet été)… On y croise aussi Final Cut Pro et DVD Studio Pro, HyperCard à côté du HomePod, l’ImageWriter juste en-dessous de l’iMac Pro, puis l’iPad, l’iPod, l’iPhone et iPhoto… Le Mac Pro y côtoie MacTCP (une vieille technologie pour se connecter à internet), tandis que le Newton précède de peu Night Shift. PowerBook (tout attaché), Power Mac (en deux mots), QuickTime, QuickDraw, Think Different, Velocity Engine, ou encore le Xserve, ils sont tous au rendez-vous. On dirait la table des matières de ce blog !

Nous avons comparé cette liste à celle qu’Apple présentait au début des années 2000. Bien sûr, il y a les nouvelles marques, mais certaines plus anciennes ont été écartées, car jugées moins importantes qu’il y a vingt ans (ce qui ne signifie pas pour autant qu’Apple n’ait pas conservé leurs droits). Ainsi, exit l’Apple IIGS et son système GS/OS, AppleFax, A/UX (l’Unix d’Apple), Cyberdog (un navigateur web), eMate (un cousin du Newton), Macintosh Centris, Macintosh Duo et Macintosh Quadra, Pippin, ProDOS (le système des Apple II), ResEdit… À l’époque, on trouvait même « Moof» et le logo Dogcow parmi les marques déposées mises en avant !

Le site a également conservé la page des marques déposées de NeXT, mais elles sont moins nombreuses. On y retrouve NeXT et NextStep, mais aussi OpenStep et ses variantes. Peu de marques, donc, malgré l’héritage incontournable de la marque, présent jusque dans le langage de programmation de mac OS et iOS, dont les objets, les classes et les fonctions commencent par les deux lettres « NS », comme NextStep.

Bon anniversaire le Cinema HD Display 30″ !

Cela faisait un moment que l’on n’avait plus fêté d’anniversaire sur ce blog. Ce 28 juin nous offre l’occasion de nous souvenir de notre air ébahi en découvrant le nouveau Cinema HD Display de 30 pouces, une diagonale inédite dans l’histoire de l’informatique. Nous étions en 2004, et cet écran offrait le top du top : résolution de 2560 x 1600 pixels, connection DVI et doubles ports USB2 et FireWire !

« Notre élégant moniteur Cinema Display de 30 pouces est le plus grand écran de bureau jamais créé et vous pouvez en installer deux, côte à côte, pour obtenir un impressionnant total de 8 millions de pixels, a déclaré Steve Jobs, chef de la direction d’Apple. Les moniteurs Cinema Display d’Apple ont toujours établi la norme pour les moniteurs de la plus haute qualité dans l’industrie et notre nouveau moniteur de 30 pouces est un pas de géant vers l’avant pour nos clients à la recherche de produits haut de gamme. »

Ce nouvel écran, et ses petits frères de 20 et 23 pouces, adoptaient la robe aluminium du Power Macintosh G5 lancé un an plus tôt. L’ensemble était particulièrement classe !

Le QuickTime VR de l’époque — dommage, c’est le 23 pouces qui est présenté !

L’Apple Cinema HD Display de 30 pouces nécessitait une carte graphique « de haute performance » NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL et un ordinateur Power Mac G5. Et voici ce qu’en disait Apple dans son communiqué de presse : « offrant l’architecture d’affichage graphique la plus avancée qui soit disponible sur le marché, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL offre les plus récentes fonctionnalités en matière de programmation graphique pour présenter de façon réaliste la cinématique à l’écran et une bande passante incroyable pouvant offrir un rendement atteignant 35,2 Go/s, ce qui permet de supporter des taux de rafraîchissement des pixels pouvant atteindre 6,4 milliards de texels par seconde. Première carte à supporter deux interfaces de connexion à haute résolution, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL intègre deux connecteurs DVI, de manière à ce que deux moniteurs Cinema HD Display de 30 pouces puissent être utilisés avec un ordinateur Power Mac G5, fournissant ainsi un espace de travail jamais vu ».

Bloc-Note Performa d'Apple

Le bloc-note Performa d’Apple

Dans la collection de l’Aventure Apple, il n’y a pas que des ordinateurs et des brochures. Il y a aussi quelques objets aux couleurs d’Apple. Aujourd’hui, voici le bloc-note Performa, aux couleurs du logo arc-en-ciel de la marque. On ne connaît pas trop son histoire, mais peut-être que l’un de nos lecteurs pourra nous renseigner ?

Bloc-Note Performa d'Apple

NB : si vous ne savez pas comment dépenser votre argent, on trouve un lot de six de ces bloc-notes sur le site d’enchères eBay, pour près de deux-cent dollars tout de même… On le trouve pour beaucoup moins cher sur le site d’enchères Yahoo Japon (600 yens soit moins de 5 euros), mais c’est moins pratique (il faut un compte et une adresse au Japon, ou un intermédiaire là-bas)…

Bloc-Note Performa d'Apple

Beetle and iPod, French fries and ketchup

Achetez une New Beetle, repartez avec un iPod

En 2003, Apple et Volkswagen se sont associées pour une campagne promotionnelle. Pour tout achat d’une New Beetle, un iPod était offert : un modèle de 15 Go, portant le logo « Drivers Wanted » gravé au dos. Les deux sociétés considéraient qu’elles s’adressaient au même public, amateur de produits différents, simples et non-conventionnels.

https://www.youtube.com/watch?v=y6voJVF04lE

Cette offre était donc accompagnée d’un clip télévisé, mais aussi de plusieurs publicités papier que l’on peut retrouver sur le site AdForum. Celle-ci, comparant cette offre aux frites et au ketchup, est plutôt bien vue. Une autre comparait les deux produits à ces vieux couples où chacun sait terminer les phrases de l’autre…Beetle and iPod, French fries and ketchup

Pour la petite histoire, on rappellera qu’à l’époque, il n’y avait pas de Bluetooth, ni même d’autoradio compatible avec la prise Dock de l’iPod. C’est donc avec un bête adaptateur pour lecteur de cassette audio que cet iPod était fourni, comme on le voit quand on regarde attentivement la vidéo…

Beetle iPod

Sources : MacObserver, AdWeek, AdForum

Combien vaut le jeu “Apple Formation” ?

Si vous êtes un lecteur assidu des Trésors de l’Aventure Apple, alors vous connaissez sans doute le jeu de société « Apple Formation » dont nous vous avions parlé ici. Il se trouve justement qu’on en trouve un actuellement sur le site Le Bon Coin. Son propriétaire attend vos offres… Alors, à votre avis, quel sera son juste prix ? Cent euros, parce que c’est une pièce très rare, ou bien juste un euro, parce que plus personne n’a envie de répondre à des questions comme « Comment se connecte un terminal type VT100 sur une machine A/UX » ou « Que provoque le maintien de la touche Commande en appelant l’accessoire de bureau Calculette » ? À vous de voir…

Apple Expo 1989, publicité. La créativité au service de la productivité.

L’Héritier, une publicité de 1989 pour Apple France

Ce n’est clairement pas la publicité la plus connue parmi celles que l’agence CLM BBDO a produites pour Apple France. Mais elle mérite le coup d’œil. Dans ce spot d’une minute, datant de mars 1993, un chef d’entreprise, assis à l’arrière d’une Rolls Royce, partage avec son fils, l’héritier, sa vision de la direction d’entreprise, froide et déshumanisée : « Tu vois, tous ces gens qui travailleront pour toi, sont là pour exécuter, pas pour penser. S’ils se mettaient à penser, ils se mettraient à vouloir changer les choses. Et ça n’est pas dans leurs compétences. N’oublie jamais qu’ils te doivent tout. ».

« Il y a différentes façons de diriger une entreprise. En voici une. Heureusement, il y en a d’autres » conclut la voix-off. C’était tout à la fois la profession de foi d’une entreprise voulant rendre la connaissance accessible à tous par l’informatique, mais aussi une pique à ses concurrents, au premier rang desquels IBM et son management patriarcal.

Le concept sera adapté pour une diffusion presse, au moment de l’Apple Expo du mois de septembre 1989. Sur le visuel, cette phrase : « Un jour, on te parlera de la créativité au service de la productivité. N’écoute pas. Ça n’a vraiment rien à voir ».

Apple Expo 1989, publicité. La créativité au service de la productivité.

Pour en savoir encore plus sur le spot publicitaire réalisé par Claude Miller, Lion d’Or au festival de Cannes, rendez-vous sur le site Stratégies.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple, le Macintosh 512K et Hello Again

Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.

Introducing Macintosh, Hello 1984

On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.

Hello Again iMac

Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.

Letterboxing QuickTime et PowerPoint sur Macintosh

Du 16/9 au 4/3 avec QuickTime sur Macintosh

Vous disposez d’une vidéo dans un format différent du 4/3 habituel (par exemple, une bande-annonce en 16/9ème). Vous souhaitez la transformer en format DV pour l’intégrer à un projet iMovie, mais quand QuickTime l’exporte, il se contente d’en changer la taille, sans respecter le rapport hauteur/largeur. Comment faire pour créer des bandes noires en haut et en bas de la vidéo, afin de conserver l’aspect d’origine de la vidéo ?

Letterboxing QuickTime et PowerPoint sur Macintosh

La réponse nous est apportée par, une fois n’est pas coutume, un logiciel Microsoft : PowerPoint 2001. Lancez ce dernier, créez un nouveau document, une première diapositive vide, et sélectionnez le menu “Arrière-plan” pour choisir la couleur noire. Ensuite, importez votre vidéo et aggrandissez-la de sorte à ce qu’elle occupe toute la largeur de votre diapo. Il vous suffit maintenant d’utiliser le menu “Faire une vidéo”, de régler les paramètres (la taille de la vidéo en 720 pixels sur 576, la meilleure qualité).

Ouvrez le fichier ainsi créé avec QuickTime Player, et exportez-le à nouveau, en choisissant le format “DV”. Vous obtiendrez ainsi une vidéo au format DV, avec les marges noires traditionnelles du format cinéma ! Vos actrices préférées vous remercieront !

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2001.

Une interview de Bill Atkinson sur HyperCard

En parcourant la vaste collection numérisée de la revue InfoWorld, disponible sur Google Books, nous avons retrouvé une interview qu’avait accordée Bill Atkinson, l’un des créateurs du Macintosh, et papa d’HyperCard.

En introduction, le journaliste rappelait le succès d’HyperCard en ce début d’été 1988 : 700.000 utilisateurs, des versions internationales et une version 1.2 largement accélérée. Malgré cela, l’objectif de Bill Atkinson restait inchangé : « permettre aux gens d’être à leur meilleur niveau ». Un objectif dépassé selon l’auteur du logiciel, tant Apple en a vanté les mérites (alors même qu’elle ne l’avait pas commandé à l’origine) : confier HyperCard aux utilisateurs, c’était un peu comme leur confier une clé à molette et les observer s’en servir de mille manières, jusqu’à enfoncer des clous avec ! Avec HyperCard, l’ordinateur devient utile, l’utilisateur reprend le contrôle sur la machine. Et le même logiciel permet également de diffuser des informations présentées de manière interactive ! HyperCard, c’est à la fois l’application (et ses fonctions) et le document (et ses informations).

Le journaliste interrogeait ensuite Bill Atkinson sur la possibilité de voir arriver un jour une version pour l’IBM PC ou le PS/2. Bill Atkinson l’espérait. Pour lui, il aurait été normal que d’autres éditeurs copient HyperCard, car lui-même s’était inspiré du travail de tant d’autres créateurs ! Il reconnaissait tout de même que la tâche serait difficile, tant HyperCard s’appuyait sur les avancées logicielles et matérielles uniques du Macintosh.

Au détour d’une question sur l’influence d’HyperCard dans le milieu de l’éducation, Bill Atkinson rappellait que le logiciel avait été diffusé à Stanford avant même sa sortie, quand il s’appelait encore Wildcard (on a vu ici pourquoi ce nom a finalement été abandonné). Il défendait ensuite le caractère professionnel de son logiciel, dans un monde où il était devenu indispensable d’interagir avec les informations dans des formes variées, comme le texte et l’image. La question suivante abordait d’ailleurs la question de l’affichage à l’écran, au moment où Apple venait de rempiler avec sa création Quickdraw, écartant le recours au nouveau moteur Display PostScript défendu par NeXT et Adobe. Une réussite logicielle, selon Bill Atkinson, mais trop gourmande pour les ordinateurs de l’époque (l’avenir lui donnera raison, puisque Mac OS X adoptera en 2001 un système Quartz dérivé du PDF et du PostScript, capable d’afficher aisément les fenêtres de Mac OS 9 encore basées sur Quickdraw).

Le journaliste abordait ensuite la question du procès intenté à Microsoft par Apple, en raison des emprunts de Windows au système du Macintosh. Bill Atkinson répondait par une image toute simple : « si quelqu’un dessine Mickey Mouse sur une balle et vend celle-ci, tout le monde comprendra qu’il doive payer une licence à Disney »… Puis l’interview se terminait autour du concept de Knowledge Navigator, une vision de l’informatique portable par John Sculley, dont Bill Atkinson ne se gêne pas pour dire qu’il s’inspirait largement de son Magic Slate, une tablette tactile pilotée par stylets, imaginée dès 1983 mais jamais concrétisée. Un outils de communication, permettant notamment d’échanger par écrit, de manière moins intrusive qu’avec le téléphone. Un outil qu’il aurait aimé pouvoir garder sur lui en permanence…

Le bloc-note du Macintosh

En ce moment sur eBay, le bloc-note en forme de Macintosh. Les feuilles s’enlèvent de haut en bas, l’arrière du Macintosh accueillant les parties collées, et le dessous du Macintosh, la feuille cartonnée. L’exemplaire proposé ne semble pas en très bon état, il a dû passer un peu de temps au grenier ou à la cave…

 

On retrouve ce bloc-note en page 5 de l’édition 1987 de l’Apple Catalog, cette brochure présentant les objets publicitaires vendus par Apple (stylos, casquettes, vêtements en tout genre…). Le bloc-note coûtait alors 9 dollars. Sur la même page du catalogue, remarquez l’habillage de souris en fourrure, la seule chose qui peut rendre votre Mac “encore plus convivial”…

 

Le notepad : https://www.ebay.fr/itm/253469860447

Le catalogue : https://www.ebay.fr/itm/173231752304

Apple TimeBand Prototype 1990

Le TimeBand, vingt-cinq ans avant l’Apple Watch

Vingt-cinq ans avant de commercialiser son Apple Watch, la marque à la pomme travaillait déjà sur un projet d’appareil à porter au poignet. Évidemment, à l’époque, les technologies ne permettaient pas encore d’intégrer l’écran, la batterie et les commandes dans le format d’une montre, alors ça débordait un peu… Ce projet était mené par Robert Brunner, du groupe de design industriel d’Apple, en décembre 1990. En avance sur son temps, il intégrait déjà une connexion cellulaire pour échanger des messages et tenir à jour l’agenda de l’utilisateur.

Apple TimeBand Prototype 1990

Cette image est extraite  de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, dont nous avons déjà présenté quelques bonnes pages : un prototype de Macintoshquelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !

Prototype clavier Macintosh 1984

Un prototype du clavier du premier Macintosh de 1984

En voilà, une trouvaille sympathique repéré sur le site d’enchères RRauction. Ce prototype de clavier reprend la disposition QWERTY standard sans flèches, pavé numérique ni touches de fonction du modèle définitif. Mais il ne dispose pas encore du fameux logo en trèfle de la touche commande, qui est inscrite en toutes lettres !

Par ailleurs, on y trouve un étonnant tiroir coulissant verrouillable sur le côté droit, destiné à ranger les cartes de raccourcis clavier. Conçus durant le développement du Macintosh 128K, très peu d’exemplaires de ce clavier avec tiroir latéral existent, ce qui en fait une pièce de collection particulièrement précieuse qui a été adjugée pour plus de 3000 dollars.

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.