Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de décembre 1985 pour le Macintosh. Tandis qu’Apple peaufine son Macintosh Plus qui sortira le mois suivant, une série de publicités vante les capacités du Mac 128k et du Mac 512k, les deux seuls modèles alors disponibles. « Voilà ce qui arrive à ceux dont le métier est d’écrire. – Alors les autres – », annonce la marque, en présentant les manuscrits de Flaubert, Zola, Proust et Tolstoï. « Dommage que Victor Hugo n’ait pas connu Apple, Macintosh, Mac Write, Microsoft Word ou Page Maker d’Aldus », poursuit la réclame, avant de recommander un logiciel de fusion à Chateaubriand (sans accent circonflexe, s’il-vous-plaît) pour envoyer des « lettres d’amour type » à chacune de ses futures conquêtes…
Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !
Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.
Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Dernièrement, l’hôtel des ventes Drouot a proposé aux enchères un Apple /// complet, unité centrale, écran Monitor III, lecteur de disquettes Disk III et disque dur ProFile. Petite originalité : outre les manuels et diquettes, le lot était fourni avec les cartons d’origine, de l’époque où la marque n’avait pas encore opté pour le papier glacé et les packagings en couleurs. Et à l’Aventure Apple, vous le savez, on adore les vieux cartons !
Ah… Une main qui se lève au fond… On me signale qu’un Monitor III dans son carton avait déjà été proposé au mois de mars dernier par RRauctions. Il avait trouvé preneur pour 250 dollars.
Nous achevons aujourd’hui notre triptyque sur la naissance de Mac OS, en 1995. Après la publicité faisant de Mac OS « un symbole fort », puis l’extrait de la revue Apple News présentant ce nouveau nom donné au Système 7.5, voici une petite brochure américaine de novembre 1995, présentant le nouveau visuel accompagnant le système, et répondant à cette question : Pourquoi ce logo sourit-il ?
Hé bien, ce logo sourit parce qu’il a été adopté par les fabricants de PC : DayStar Digital, Power Computing, Radius, ou encore Pioneer (dont nous avions déjà parlé ici). Préparez-vous à voir ce logo dans des publicités, sur des cartons… et au démarrage sur les écrans !
Il a aussi été adopté par les développeurs de logiciels. Ce logo permet de repérer les logiciels compatibles, comme ceux de Microsoft, Intuit, ou Novell, à retrouver sur les étagères de milliers de revendeurs.
En plus, ce logo est connu dans le monde entier ! Car Mac OS est disponible dans 140 pays, traduit en 40 langues. Ainsi, pendant vos voyages, quand vous le repérerez, vous pourrez être sûr de deux choses : les habitants du coin sont sympas, et ils parlent Mac OS couramment !
Et comment ne pas sourire, quand des designers conçoivent pour vous des lignes de vêtements et des accessoires, pour porter fièrement vos couleurs ? Allez, n’hésitez pas, passez commande grâce au catalogue disponible sur simple appel !
Enfin, Mac OS devient populaire dans un nombre grandissant de boutiques, comme CompUSA ou Computer City, où son logo signale les rayons où vous découvrirez les ordinateurs, logiciels et périphériques compatibles.
Le 16 mai 2006, Apple présentait un nouveau venu dans sa gamme : le MacBook, qui succédait à la fois à l’iBook (en entrée de gamme) et au PowerBook 12 pouces (pour la compacité). Son changement de nom marquait le passage aux processeur Intel Core Duo en remplacement du PowerPC G4.
S’il est encore aujourd’hui disponible au catalogue, le MacBook a connu en réalité plusieurs générations et autant de positionnements : simple successeur de l’iBook en 2006, reprenant sa coque en polycarbonate tout en proposant une version noire (pour 200 euros de plus…) ; il devient en 2008 un petit MacBook Pro en reprenant sa coque en aluminium, son clavier rétroéclairé, mais un écran de moindre qualité ; en 2009, il en revient au polycarbonate, et disparaît totalement du catalogue en 2011. Il n’y réapparaîtra qu’en 2015, avec un design plus fin et plus léger que le MacBook Air, au prix d’un unique port USB-C remplaçant tout ce qui existait jusqu’alors !
Malgré son abandon en 2013, Apple n’a jamais pu faire oublier le design son PowerMac G5 de 2003, devenu Mac Pro en 2006. À tel point que les tout nouveaux Mac Pro 2019 en ont repris les grandes lignes : aluminium, petits trous et poignées de transport.
Cette brochure, bien repliée, affichait fièrement les initiales G5, comme Cinquième Génération, car c’est ce qu’était ce Power Macintosh : la cinquième génération de Macs à base de processeur PowerPC.
Les caractéristiques de ce modèle étaient encore loin de celles que l’on trouve aujourd’hui dans le Mac Pro. Mais à l’époque, elles étaient déjà phénoménales : deux processeurs 64 bits cadencé jusqu’à 2 Ghz, jusqu’à 8 Go de mémoire vive à 400 Mhz, et des ports Serial ATA et PCI-X.
Suivaient quelques exemples de comparaisons de performances en utilisation réelle : retouche d’image avec Photoshop, compression de DVD, séquençage ADN, création musicale… Le G5 était présenté comme 2 à 4 fois plus rapide que les processeurs Xeon ou Pentium 4 de chez Intel.
Une fois dépliée, la brochure présentait le design de l’ordinateur, intégrant le processeur le plus avancé au sein du système le plus performant, dans un boîtier des plus silencieux. À l’intérieur, tout était organisé pour assurer le refroidissement le plus efficace des composants et un accès aisé aux entrailles électroniques.
Nota bene : en fait, on avait commencé à rédiger cet article avec la brochure américaine du G5. Et puis on a retrouvé sa version française, alors on a tout recommencé. Voici donc la version en anglais que nous avions préparée :
C’est l’été, le soleil brille, c’est le moment de sortir le peroxyde d’hydrogène pour une opération « blanchiment de plastique » ! Car le vieillissement et le jaunissement des plastiques de nos ordinateurs et de leurs périphériques n’est pas une fatalité : avec un peu de temps, un bon produit de nettoyage, de l’huile de coude et de l’eau oxygénée fortement concentrée (on parle aussi de peroxyde d’hydrogène), on peut offrir une seconde jeunesse au plastique d’un vieux Mac ou d’un Apple II.
Ce week-end, j’ai choisi de m’attaquer à quelques claviers et plusieurs souris qui prenaient un peu la poussière : le clavier et la souris du Lisa (de vraies pièces de musée !), et plusieurs générations de claviers et de souris ADB. Ce sera aussi l’occasion d’observer de plus près dans un prochain article l’évolution de leur conception, qui couvre une période de 1982 à 1998.
Première étape : démonter chaque appareil, en prenant soin de repérer les vis parfois cachées sous les étiquettes. Pour les souris, on trouvait quatre vis sur les modèles les plus anciens, et une seule sur les modèles les plus récents. Retirer la bille (à nettoyer soigneusement), démonter l’électronique (souvent solidaire du câble, qu’il faudra nettoyer sans humidifier les composants), et nettoyer tout ça avec une bonne crème à récurer, une brosse à dents, une éponge à vaisselle, ou encore une gomme magique. Le plastique ne craint pas grand chose à cette étape, évitez simplement les éponges métalliques qui laisseraient de disgracieuses rayures.
Après cette étape, il convient de bien rincer les coques plastique. N’hésitez pas à y aller à grandes eaux, dans l’évier rempli d’eau, afin d’éviter de mélanger les produits entre eux. Laissez égoutter un peu, sans attendre que ce soit parfaitement sec : l’eau oxygénée contient de toute façon un bon pourcentage… d’eau !
À partir de maintenant, travaillez en parfaite sécurité : protégez toutes les parties de votre corps, double épaisseur de gants et lunettes de protection, et évitez à tout prix les éclaboussures. Le peroxyde d’hydrogène, surtout à une concentration de 35%, est un produit dangereux qui provoque des irritations cutanées immédiates, et peut endommager gravement les yeux et les muqueuses.
Disposez les pièces à blanchir sur un plateau qui ne craint rien (comme une grande plaque de bois ou de polystyrène) et badigeonnez-les avec un pinceau à l’ombre. Exposez-les ensuite en plein soleil, et répétez l’opération plusieurs fois, toujours avec beaucoup de précautions et en tournant le plateau d’un quart de tour à chaque fois pour que chaque face soit exposée au soleil. Dix à quinze minutes d’attente permettent d’éviter que la solution s’évapore et que des gouttes se forment, qui provoqueraient un blanchiment irrégulier.
Une fois cette exposition au soleil terminée, toujours bien protégé, récupérez vos pièces blanchies, dans un grand seau ou un saladier qui ne craint rien. Rincez avec précaution le support, puis rincez les pièces en plastique dans une grande quantité d’eau. Laissez-les ensuite sécher longuement, car l’eau s’est insinuée dans tous les coins et recoins. Quand vous êtes sûr que toute trace d’eau oxygénée a été éliminée, séchez sommairement (pour éviter que les saletés se redéposent) puis laissez évaporer longuement à l’ombre ou dans un l’intérieur bien ventilé.
Il ne restera plus qu’à remonter tout cela patiemment, sans se tromper… et à apprécier le résultat ! L’association d’un nettoyage qui décrasse fortement, et d’un blanchiment qui efface le temps passé, donne souvent des résultats époustouflants !

Si vous trouvez que le nouveau Mac Pro, tout juste présenté par Apple, est un peu cher, vous en trouverez une version beaucoup plus abordable sur eBay. Même pas 5 euros.

En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.
iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !
Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.
Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.
Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]
Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1991 pour la LaserWriter LS, l’imprimante laser disponible à seulement 7900 francs HT soit 9369 francs TTC (la TVA était à l’époque encore à 18,6%). Une publicité d’une banalité affligeante : vous pouvez remplacer « la nouvelle imprimante » par n’importe quel produit, annoncer son prix, et conclure « en général, à ce moment-là, les gens se lèvent et applaudissent ». Une voiture à 100.000 francs, une télévision à 500 euros, ou même un sombrero à 200 pesos, tout marche ! Quand en plus on voit que CLM/BBDO citait la Révolution Française et l’abolition des privilèges pour vendre une imprimante à deux smics, on comprend que cette réclame n’ait pas marqué l’histoire…
Vous trouvez que le nouveau chargeur 18W dédié à l’iPhone 11 Pro est trop gros ? Attendez donc de le comparer à d’autres chargeurs et transformateurs de l’histoire d’Apple, vous allez être surpris ! Et pas seulement par les modèles les plus préhistoriques… Évidemment, face à l’alimentation de l’Apple IIc, le modèle compact de la gamme Apple II en 1984, il n’y a pas photo. Ce gros machin délivrait 15V et 1,2A, soit 18W, donc très exactement la même puissance électrique que le « petit » nouveau d’Apple.
Dans le même style, le chargeur qui accompagnait la gamme PowerBook dans les années 90 n’était pas beaucoup plus compact. À cette époque, les ordinateurs portables d’Apple se contentaient de 7.5V et 2A, soit 15 watts tout rond.
L’iconique iBook G3 était plus gourmand, puisqu’il réclamait 24V et 1,875A, soit 45W, tout comme le PowerBook G3. Le PowerBook G4, quant à lui, réclamait de 45 à 65 watts selon la diagonale de son écran. Ce chargeur, surnommé « yo-yo » puisque le câble pouvait s’enrouler dans le boîtier, était un vrai piège à saletés (comme un certain clavier USB de la même époque).
L’ancêtre de l’iPhone, le Newton MessagePad, ne disposait pas d’adaptateur secteur puisqu’il fonctionnait avec des piles AAA. Les clients pouvaient opter pour une batterie, disponible avec son chargeur vraiment volumineux. Mais à l’époque, le Newton tenait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur un seul jeu de piles.
L’Apple Studio Display, premier écran plat chez Apple, disposait d’une alimentation très imposante également, qui délivrait 45 watts. Elle se faisait remarquer par son boîtier translucide, grâce auquel on pouvait observer les composants internes.
L’appareil photo QuickTake 200, dernier représentant de la gamme en 1997, disposait d’un petit chargeur d’une taille beaucoup plus raisonnable. Il faut dire qu’il se contentait de 6V et 2A pour alimenter l’équivalent de 4 piles AA.
Enfin, et pour comparer ce qui est comparable, n’oublions pas l’iPod. Le premier d’entre-eux, en 2001, était rechargé par un port FireWire délivrant 12V et 1A. Rapidement, ce connecteur avait laissé la place à un classique USB, 5V et 1A, déjà beaucoup plus compact, mais toujours plus encombrant que ce nouveau modèle 18W.
En avril 2018, nous organisions la rencontre de deux souris noires d’Apple, celle du Performa 5400 de 1996 et celle de l’iMac Pro de 2017. Un petit peu plus tard, c’était au tour de deux claviers noirs de se rencontrer : celui du Newton MessagePad 2000 et celui du Performa 5400.
Voici maintenant venu le moment d’organiser une nouvelle rencontre entre accessoires noirs d’Apple. Cette fois-ci, c’est au tour de nos télécommandes de se prêter au jeu.
Les clients d’Apple au milieu des années 90 auront bien sûr reconnu la télécommande fournie avec le Performa 5400 — toujours lui ! — au centre. Elle permettait de piloter les fonctions du tuner TV. On la retrouvait d’ailleurs dans le carton du Spartacus, le Mac du 20ème anniversaire d’Apple sorti en 1997.
La grande télécommande, c’est celle du PowerCD de 1993, copie conforme de celle fournie par Philips avec son lecteur CDF-100 qu’Apple avait simplement « rebadgé ». La plus petite était fournie avec le Macintosh TV et avec l’Apple TV/Video System, une carte d’extension permettant de doter les Performa d’un tuner TV et d’une acquisition vidéo.
Le Journal du Lapin, qui a plus d’un tour dans son sac, en a trouvé une version légèrement différente. Son auteur est d’ailleurs toujours à la recherche de témoignages lui permettant d’en établir l’origine. Saurez-vous l’aider ?

Une autre télécommande noire, plutôt rare, était fournie avec l’Apple Set Top Box, ce projet de Box dédié à la télévision et à l’internet par câble, dont nous avons déjà parlé précédemment. On peut parfois en trouver sur eBay, comme celle-ci (vendue !).

Par ailleurs, oui, il nous manque la télécommande noire de l’Apple TV… Si vous en avez une à nous offrir, même en panne, n’hésitez pas à nous contacter !
En 1995, quand Apple commercialise sont kit logiciel permettant de taper et d’afficher du texte en japonais dans son Système 7, elle fait le choses bien. Elle intègre tout le nécessaire dans une belle boîte comme elle savait le faire à l’époque, avec un CD ou 12 disquettes d’installation.
Dans la boîte, outre les épais modes d’emploi (également typiques de cette époque où les modes d’emploi en PDF n’étaient pas encore la norme), ou pouvait trouver une feuille d’autocollants transparents à installer sur son clavier. Après avoir bien nettoyé chaque touche, il suffisait d’y apposer chaque autocollant, dans l’ordre indiqué (pour le clavier US). Apple précisait que les autocollants étaient amovibles, mais non-réutilisables.
Un peu de culture pour finir : voilà ce que dit Wikipedia au sujet des Kanas : les kanas sont des caractères de l’écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l’alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s’utilisent conjointement aux kanjis (les caractères d’origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n’est pas en usage avec les kanjis — sauf dans le cas des ateji.
Évidemment, il y a un piège. Il ne s’agit pas ici de la voiture DS 7, mais du Fujifilm DS-7, un appareil photo numérique présenté par Fuji en septembre 1996. Il avait quelques arguments pour lui : un format de poche, un capteur de 0,3 mégapixels, un mode macro intégré, un focus manuel à trois positions, un sélecteur d’ouverture (ƒ/2.2 ou ƒ/8), un enregistrement sur une carte amovible SmartMedia, et un écran LCD de 1,8 pouces permettant la visée en temps réel et la visualisation immédiate de l’image. On en trouve un modèle actuellement sur eBay pour une quarantaine de dollars (edit : on en trouve un autre, en meilleur état, ici pour 45 euros).
Pas étonnant qu’Apple ait utilisé ce modèle pour concevoir son QuickTake 200 quelques mois plus tard. C’était le troisième représentant de la lignée, après le QuickTake 100 et le QuickTake 150 qui utilisaient un format plat bien moins conventionnel. Mais Apple ne s’était pas contentée de « rebadger » l’appareil de Fuji : elle avait modifié le module de compression JPEG pour offrir une meilleure qualité d’image, chaque fichier de 640 x 480 pixels pesant alors environ 90 kilo-octets.
Contrairement à l’appareil de Fuji, le QuickTake 200 était livré avec un viseur optique externe, qui venait se fixer au-dessus de l’appareil. Il permettait de viser dans des conditions de luminosité où l’écran LCD peinait à faire son office (scène trop sombre, ou environnement trop lumineux). Étrangement, malgré cet accessoire, il n’était pas possible de couper l’alimentation de l’écran pour économiser la batterie.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.
Voilà déjà presque un an que ce blog vous raconte, jour après jour, l’histoire d’Apple. Nous pensions que l’histoire d’Apple était une source permanente d’inspiration. Nous pensions pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Mais nous nous sommes trompés : en fait, en moins d’un an, nous avons fait le tour ! Le moment est venu de passer à l’étape suivante : après Apple, place à Dell ! L’histoire de Dell est une source permanence d’inspiration. Nous pensons pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Tous les articles sur notre nouvelle passion sont à lire sur notre page d’accueil !
[mise à jour le 02 avril] : vous l’aurez compris, ce changement d’identité était notre poisson d’avril. Nous avons encore beaucoup à raconter ! Nous avons bien aimé aussi le poisson du Journal du Lapin : une Pippin Atmark Classic, dans la droite ligne des Super Nintendo Classic ou NES Classic.

Encore un beau souvenir de l’histoire d’Apple vendu par RRauctions cette année. Il s’agit d’un lot de 30 disquettes 5,25 pouces d’Apple contenant des programmes liés au développement du tout premier Macintosh. Avant l’adoption du lecteur Sony 3,5˝ assez tard dans le développement du Macintosh, le Lisa et les premiers prototypes de Macintosh utilisaient en effet le lecteur FileWare surnommé Twiggy.
Ces disquettes proviennent de la collection de Dennis Grimm, un ingénieur qui a rejoint Apple en 1982. Membre de l’équipe Macintosh, il a mis au point les bancs de test du Mac 128K, contribué au disque dur HD20, à l’imprimante LaserWriter et au Macintosh SE. Après Apple et NeXT, il travailla aussi chez Radius puis lança sa propre société, avant de se consacrer à ses projets personnels et à son atelier d’électronique jusqu’à son décès en 2022. Les étiquettes manuscrites de ces disquettes en disent long sur cette période fondatrice : “Boot Disk,” “Lisa Write,” “Mac Release 1.00,” ou encore “Logic Bd Tester.” Véritables témoins matériels de la gestation du Macintosh, elles illustrent le passage de l’univers Lisa aux premiers Mac 128K.
Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?
Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…
Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.
Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.
Sources :
Bill Atkinson lui-même (Fora TV sur YouTube)
La marque déposée HyperCard à l’office américain des brevets
EarPods, Apple In-Ear, AirPods, les écouteurs tout de blanc vêtu d’Apple font partie de notre quotidien depuis des années. Si aujourd’hui la qualité du son est le principal enjeu de leur conception, il a fallu au départ savoir quels matériaux viendraient chatouiller nos orifices auditifs. Si les robes des iPod et iPhone vont et viennent au grès des mises à jour (acier inoxydable, verre, plastique, aluminium), force est de constater qu’il en va autrement pour les écouteurs. Leur conception suit une évolution linéaire depuis 2001. Qui se souvient de la toute première génération d’écouteurs, livrés entre 2001 et 2002 avec l’iPod de 1ère génération, et sa première révision ? Ceux-ci sont introuvables, et pour cause : le plastique employé sur les zones de jonction entre les écouteurs et le câble, et entre le câble et la prise, est particulièrement sensible aux UV. Il se désagrège, après avoir pris une vilaine teinte brunâtre, qui n’a rien à voir avec un environnement fumeur. Celui des câbles résiste mieux, car bien plus souple que les éléments de liaisons. Enfin, le plastique utilisé en périphérie du haut parleur, plus rigide, reste parfaitement gris et intègre.
Dès la seconde génération d’iPod, Apple corrige le tir en utilisant ce même plastique sur les zones de jonction. Le dessin de l’oreillette reste pratiquement identique : le haut parleur, plus large, n’empêche pas une réduction du diamètre général, tandis que la grille de l’oreillette adopte une perforation plus fine. Les câbles sont enrobés par un plastique plus souple que la première génération. Petite anecdote, Apple profite de cette mise à jour pour raccourcir la longueur totale de ses écouteurs : 119cm contre 133 pour le premier modèle. Cela fait tout de même 1km tous les 7142 écouteurs vendus, ou encore 17,5 km d’économie sur les ventes de 2001 (125 000 exemplaires d’iPod 1ère génération).
Un des gros défauts de ces écouteurs étaient qu’ils tenaient mal à l’oreille. La troisième génération d’écouteurs a remédié à ce problème, à moitié. En effet, qui a oublié ce produit dont le contour du haut parleur cassait au bout de quelques mois d’utilisation ? Apple a donc peu à peu supprimé les plastiques mous sensibles aux UV et à l’usure du temps, jusqu’à concevoir des écouteurs dépourvus de tout plastique de cette sorte : les AirPods. La solution était finalement “simple” : supprimer les câbles, connecteurs et éléments de liaison : merci le Bluetooth. Pour l’accroche de l’oreille, l’aspect lisse et glissant du plastique est compensé par une surface de contact plus importante avec l’oreille.

Le 16 mai 1994, Apple présentait sa nouvelle gamme d’ordinateurs portables. Remplaçant les PowerBooks 165 et 180 (et leurs version avec écran couleurs, le 165c et le 180c), cette nouvelle gamme était composée du PowerBook 520 (processeur 68LC040 à 25 Mhz) et du PowerBook 540 (33 Mhz), tous les deux disponibles en écran 9.5 pouces (matrice passive pour le premier, matrice active pour le second), en noir et blanc ou en couleurs (versions 520c et 540c). Ils seront rejoints plus tard, mais uniquement au Japon, par le PowerBook 550c qui troquait le processeur à basse consommation Motorola 68LC040 par un véritable 68040 et gagnait un écran 10.4 pouces. Pour la première fois, un Macintosh portable disposait de haut-parleurs stéréo, d’un trackpad (à la place du trackball) et d’un processeur sur carte-fille, permettant son remplacement futur (les processeurs PowerPC commençaient à infuser dans la gamme Macintosh de bureau).

Les PowerBooks de la série 500 bénéficieront en 1996 d’une mise à jour sous forme de carte PowerPC optionnelle. Ainsi équipés de processeurs PowerPC 603e à 100 Mhz (carte Apple) voire 117 puis 167 et même 183 Mhz (Newer Technology), ils resteront dans la course face au PowerBook 5300 !
Le dimanche, c’est publicité ! Ce dimanche, une publicité de 1990 pour le Macintosh Classic. Regardez ce que vous nous avez fait faire, clame Apple, pour vanter son Macintosh Classic, la réédition à petit prix du Macintosh Plus. Seulement 6500 F HT, mais avec un simple processeur MC68000 à 8 Mhz, 1 ou 2 Mo de mémoire vive extensible à 4 Mo, et un disque dur interne en option !
Cette publicité est la jumelle de celle que nous vous présentions la semaine dernière, pour le Macintosh IIsi.
Dans un « Dossier du candidat revendeur » édité fin 1984 par SEEDRIN, filiale d’Apple en France, on trouve cet organigramme très complet. On y voit bien sûr Jean-Louis Gassée à la direction générale, mais aussi Alain Vannier dont on avait déjà publié une photo (anonyme à l’origine) sur ce blog.
Dans ce guide destiné aux professionnels souhaitant devenir revendeurs Apple, on découvre de nombreux détails, comme l’origine de la filiale française d’Apple, postérieure à l’implantation de la représentation européenne de la marque, installée à Paris depuis le début de l’année 1980, avec Michael Spindler et Tom Lawrence. SEEDRIN ne voit le jour qu’un an plus tard, pour cibler le marché français en remplacement du distributeur français attitré de l’époque, Sonotec (dont nous avons déjà parlé dans un article sur les pommes tordues).
En 1984, SEEDRIN, c’est 940 millions de francs de chiffre d’affaire, 160 collaborateurs et 70.000 ordinateurs livrés par 430 concessionnaires agréés. À l’époque, la part de marché d’Apple en France atteignait 40%… Et vous, avez-vous connu cette époque ? Témoignez en commentaire !
On l’entend souvent : Apple, c’était mieux avant. Pour ceux qui ont la mémoire courte, sans même remonter à Mac OS 7.5.3 qui restera le plus vérolé des systèmes d’exploitation, voici un bug bien réel rencontré en 2001 sous Mac OS 9.1… Tout fonctionnait, mais toute forme d’écriture avait disparu ! Il s’agissait heureusement d’un bug très exceptionnel…
Nous continuons d’explorer notre collection d’astuces pour les anciennes versions des logiciels d’Apple. Voici deux astuces parues en 2003 dans la revue A Vos Mac. Quinze ans plus tard, elles sont toujours parfaitement valables !
Peut-être avez-vous dans votre bibliothèque iTunes des pistes que vous souhaitez garder, mais surtout pas entendre : effets sonores, sketches comiques, jingles… Vous avez bien sûr pensé à créer une nouvelle liste de lecture dans laquelle vous ne les avez pas glissées, mais cela vous oblige à la tenir à jour en fonction des nouveautés : pas pratique ! Pensez plutôt à décliquer la case qui précède le titre de ces pistes indésirables : une fois désélectionnées, les pistes ne seront plus lues par iTunes, sauf si vous le demandez expressément en double-cliquant sur leur ligne.
Et si vous faisiez un peu de place dans iTunes aux titres que vous n’écoutez jamais, histoire de varier un peu ? Pour cela, créez une nouvelle piste intelligente (option-clic sur le bouton « Plus » en bas à gauche de la fenêtre), puis cliquez sur l’onglet « Avancées ». Ensuite, activez le bouton « Répondre à la condition suivante », et choisissez « Compteur est 0 ». Ce n’est pas plus compliqué que ça : il ne vous reste plus qu’à donner un titre à cette nouvelle liste, comme « Les jamais-écoutés ». Au fur et à mesure de vos écoutes, elle se videra de son contenu, et sera un précieux indicateur des morceaux que vous n’écoutez jamais jusqu’au bout !
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une double-page de 1994 présentant la grande nouveauté de l’époque : la gamme PowerMacintosh et ses processeurs PowerPC développé « depuis trois ans par Apple, IBM et Motorola », pour des performances de 2 à 4 fois supérieures à celles du plus puissant des Macintosh jusque là, le Quadra 950. Chose courante à l’époque, Apple tentait de faire passer sa gamme pour un ordinateur à la fois Mac et PC, mais la compatibilité (imparfaite) avec les logiciels DOS et Windows imposait l’achat de l’émulateur SoftWindows.
Remarquez la quantité de petites lignes, la publicité citant de nombreuses marques et produits : Aldus Persuasion, Microsoft Windows, MS-DOS, Excel, Quark XPress, ClarisWorks, sans oublier les propres marques d’Apple…
Vous vous souvenez de tous ces slogans abandonnés par Apple, dont nous vous avions parlé il y a quelques temps ? Si vous avez aimé le slogan « You, a Mac, the World », qui remonte à 1996, vous pouvez vous offrir un petit souvenir sur eBay, avec ce badge coloré proposé à 40 dollars (et autant de frais de port et d’importation…).
Ce slogan, on le retrouve par exemple dans ces deux pages de publicités extraites du magazine Macworld publié en décembre 1995. Apple y vantait la bibliothèque de logiciels disponibles sur Mac, de SimTower à Adobe SuperPaint, en passant par Marathon II : Durandal et Doom II.
C’est un courrier qui est devenu viral en 2011. Une simple lettre adressée par Sean Connery à Steve Jobs le 11 décembre 1998, dans laquelle l’acteur ayant incarné l’agent secret James Bond de 1962 à 1971, priait Steve Jobs de ne plus insister pour le voir apparaître dans une publicité de la marque (on pense évidemment à la campagne Think Different qui battait son plein à l’époque).
Bien évidemment, il s’agit d’un faux. Imagine-t-on vraiment Sean Connery écrire sur du papier à lettre portant le logo 007, et rétorquer à Steve Jobs, s’il comprend l’anglais, qu’il ne le répétera pas : il n’est pas intéressé pour « changer le monde » et ne vendra pas son âme à Apple ni à quelqu’autre entreprise. « Vous êtes un vendeur d’ordinateurs, je suis un p*tain de JAMES BOND ! » écrit-il, avant de conclure : « Je ne vois pas de manière plus rapide de détruire ma carrière que d’apparaître dans une de vos vulgaires publicités. Ne me contactez plus ».
Bien évidemment, il s’agissait d’un canular, réalisé par le défunt site Scoopertino.com (en voici une version sauvegardée sur web.archive.org), dédié aux nouvelles satiriques sur la firme à la pomme. Mais cette information avait été reprise par plusieurs médias peu attentifs à la crédibilité de leurs sources… Venant d’un site qui relatait le recrutement de Michael Dell comme Fou du Roi auprès du conseil d’administration d’Apple, ou la réduction du logo Apple à une simple feuille minimaliste par Jony Ive, il y avait quand-même de quoi se méfier…
Il y a quelques mois, à l’occasion d’un article sur un Performa 5400 Director’s Edition disponible sur le site australien d’eBay, notre lecteur Pierre, du Journal du Lapin, avait rappelé que les écrans cathodiques étaient conçus pour être utilisés dans un seul hémisphère terrestre, comme le confirmait cette note technique du site d’Apple. Explications.
Les champs magnétiques terrestres sont engendrés par les mouvements du noyau externe, cette grosse masse de métal en fusion qui tourne autour du noyau interne de la Terre. Ce champ magnétique a une inclinaison, qui atteint 90 degrés aux pôles magnétiques de la terre. Le champ magnétique étant dirigé d’un pôle vers l’autre, les deux hémisphères terrestres et l’espace qui entoure notre planète sont donc balayés en permanence par des forces capables d’agir sur la matière qui nous entoure, comme on le voit avec l’aiguille d’une boussole, y compris sur les électrons.
C’est donc tout logiquement que les écrans cathodiques, utilisant un faisceau d’électrons pour former une image sur la surface du tube, étaient sensibles aux champs magnétiques qui les entouraient (celui de la terre, mais aussi ceux d’aimants placés à proximité). Il n’était pas possible d’isoler les écrans de ce champ magnétique terrestre, puisqu’aucune technologie ou matière ne permet de créer l’équivalent d’une cage de faraday (qui ne fonctionne qu’avec les champs électriques). Ils étaient donc réglés en usine, selon qu’ils étaient destinés aux hémisphères nord ou sud, ou même pour la région équatoriale. Les fabricants avaient aussi inventé la fonction « Degauss », chargée de « démagnétiser » les pièces métalliques de l’écran, ou plutôt de les ramener au réglage original pour compenser le champ magnétique terrestre dans une région déterminée.
La note technique d’Apple précisait qu’un écran utilisé dans une zone géographique autre que celle pour laquelle il avait été réglé, souffrait de problèmes d’affichage et de netteté des couleurs. Il aurait été évidemment possible de le régler à nouveau, mais au prix de coûteux équipements qui n’étaient disponibles qu’en usine : des bobines de Helmholtz, capables de modifier le champ magnétique en un point déterminé, ou de simuler celui existant en un autre point de la terre.
Ce problème a été réglé avec les écrans LCD, qui n’utilisent plus de faisceau d’électrons. Apple en faisait d’ailleurs un argument commercial, comme dans cette brochure de janvier 2003 présentant la gamme d’écrans plats Apple Cinema Display et Apple Studio Display. Les champs magnétiques devenaient même responsables de différences d’affichages entre deux écrans identiques, placés dans la même pièce, mais orientés différemment ! Ils n’étaient pas les seuls incriminés : il y avait aussi le vieillissement du phosphore à la surface du tube, ou encore les vibrations. Apple suggérait ainsi de tapoter sur le bord d’un écran cathodique pour observer les distorsions apparaissant sur l’image à cause des vibrations…
C’est l’un des claviers Apple préférés des collectionneurs. Il n’est pas aussi rare que le clavier ADB noir du « Macintosh TV », mais il fait toujours son petit effet dans une collection. Le Clavier ADB Ajustable répondait à l’exigence d’ergonomie très en vogue au début des années 1990 (on le trouve présenté dans l’Apple Magazine de mars-avril 1993, en même temps que le LC III, le Classic Couleur, QuickTime 1.5 et l’AppleCD 300).
On en trouve régulièrement en vente sur eBay (ici, ici, ou un morceau là), mais celui qui est proposé actuellement est particulier : ses touches comportent à la fois les caractères latins et japonais !
Comme souvent avec les produits Apple un peu anciens, les plastiques n’ont pas tous vieilli de la même manière, et la barre d’espace a plus jauni que les autres. Sachez également que ce clavier dispose habituellement d’un pavé numérique séparé, qu’on relie à l’aide d’un câble ADB très court (et non torsadé) que la plupart des utilisateurs ont perdu… Si vous en avez un, contactez-nous, on le cherche !
On n’en avait pas vu pendant des années, et voici qu’ils se multiplient, les bloc-notes originaux du premier Macintosh. Nous en avions vu passer un en 2018, et deux coup sur coup en décembre dernier. Si vous avez raté ces différentes occasions, en voici une nouvelle, avec un exemplaire qui n’est plus sous blister, mais qui semble complet.
Au passage, on notera l’étiquette du fabricant, l’entreprise ICC de Syracuse, dans l’état de New-York, et la mention « Made in USA ».
Vous vous souvenez de cette publicité pour le Système 7, que nous avons publiée en mars dernier ? Elle s’achevait par ces mots : cette publicité a été écrite, conçue, produite, mise en page, et validée sur des ordinateurs Macintosh : nous faisons ce que nous disons. Dernièrement, nous avons parcouru le manuel utilisateur du Pasal Workshop, l’outil de développement du Lisa. On y retrouve, en fin d’ouvrage, la même remarque.
Ce qui se traduit ainsi : Ce manuel a été produit avec LisaWrite, LisaDraw et LisaList. Toutes les impressions ont été réalisées avec une imprimante matricielle Apple. Le Lisa™, nous l’utilisons nous-mêmes.
Vous pouvez parcourir ce manuel sur le site Archive.org. La remarque se trouve en page 249. Elle a en revanche disparu du manuel du Workshop C de 1985, le successeur du Workshop Pascal, permettant de programmer dans ce langage plus moderne.
Encore un beau souvenir extrait des archives de Mike, l’un de nos fidèles lecteurs. Un grand poster pour les Quadra 700 et 900, les plus puissants de la gamme à l’époque. Le Quadra 900, en particulier, occupait un boîtier de près de cinquante centimètres de hauteur, plus gros encore que les tours des Power Mac G3 ou G4 qui le remplaceront bien des années plus tard.
Le 28 août 1995, Apple présentait le PowerBook 190 (en noir et blanc) et son clone le PowerBook 190cs (en couleurs), les derniers représentants de la famille PowerBook équipés de processeurs Motorola 68LC040. Ils accompagnaient le nouveau modèle 5300, équipé d’un processeur PowerPC.
Nous avons eu l’occasion de présenter une publicité d’Apple France dédiée à ce modèle dans un précédent billet du blog.
Il y a vingt-six ans, le 10 février 1993, Apple présentait son Macintosh Color Classic. À cette époque, dans le catalogue Apple, vous aviez le choix entre un grand nombre de modèles, répartis dans pas moins de six gammes, comme nous l’avions remarqué dans une publicité de l’époque : Quadra, LC, Centris, PowerBook, Performa et donc, Classic. Ce Color Classic était le premier compact de la marque à proposer un écran en couleurs. Contrairement au Macintosh Classic et au Classic II, il proposait un port d’extension au format PDS (Processor Direct Slot), comme le LC.
Ce Macintosh était particulier sur bien des aspects. C’était le premier monobloc dont la carte-mère, disposée sur un tiroir, pouvait être aisément extraite de la machine, pour ajouter une carte PDS, de la mémoire vive ou un coprocesseur, ou pour changer la pile.
Le Color Classic disposait d’une autre caractéristique inédite jusqu’alors : son nom était inscrit sur une pièce de plastique amovible, et non plus directement sur le boîtier comme ses prédécesseurs. La raison en était très simple : dans la plupart des pays, il portait le nom de « Color Classic ». Mais dans les pays du Commonwealth, comme la Grande-Bretagne, l’Australie, ou encore le Canada, il s’appelait « Colour Classic ».
Le Macintosh Color Classic innovait aussi avec la présence de boutons de commande du volume et de la luminosité de l’écran, en façade. On les retrouvera sur ses successeurs, les Performa de la série 500, puis 5000. Ils n’agissaient pas directement sur le matériel, mais sur le système. À l’époque, le Système 7, comme ses successeurs Mac OS 8 puis 9, n’était pas fortiche en multitâche. Ces boutons étaient donc souvent inopérants, ou interprétés avec beaucoup de retard…
À notre connaissance, c’est aussi le seul Macintosh qui a arboré un logo QuickTime en façade, une habitude inspirée du monde PC, dont Apple s’est toujours soigneusement tenue à l’écart. Il s’agissait d’un simple autocollant, et non d’une sérigraphie sur le boîtier.
Si vous avez jonglé entre les deux systèmes d’Apple, MacOS 9 et MacOS X, vous avez sûrement rencontré le problème suivant sur vos disques amovibles et disquettes. Les fichiers mis à la corbeille sous un système n’apparaissent plus dans la corbeille sous l’autre système, et n’apparaissent même pas du tout sur le disque. Ce qui signifie que, même en vidant la corbeille, des fichiers invisibles restent sur votre disque et occupent la place.

Pour vous en assurer, il suffit d’utiliser un logiciel capable de visualiser ce type de fichiers, comme ResEdit sous MacOS 9 ou Resorcerer sous MacOS X.
Et pour vous en débarrasser sans avoir à changer de système, utilisez la fonction de formatage de disque (à condition que le disque ne contienne plus d’élément visible, bien sûr) : « Initialiser le disque » sous MacOS 9, commande « Effacer » de l’utilitaire Disk Utility sous MacOS X.
Cette astuce avait été publiée en 2002 dans la revue A Vos Macs.
Puisque la publicité d’hier portait sur l’Apple Expo 1985, en voici une vidéo méconnue, tournée par un employé d’Apple de l’époque qui nous a autorisés à la rediffuser. Il s’agit d’un véritable reportage de près de 25 minutes, qui vous fera découvrir l’ambiance de l’exposition, l’accueil des hôtesses, les conférences et les produits présentés aux 32.500 visiteurs.
On y voit une discussion en direct entre plusieurs utilisateurs de Macintosh dans le monde entier (à 5 minutes), puis Catherine, la gagnante du concours qui repart avec son Apple IIc (à 7 mn 30), le DG d’Apple France (à 9 minutes), puis Kriss, l’animatrice de France Inter (à 14 minutes), Steve Jobs (à 15 minutes) et une petite brochette de stars de l’époque. Sans oublier des danseuses, un mangeur de pommes, des chemises à carreaux, des lasers, des jets d’eau, et des bonnes musiques électroniques d’avant la French Touch !
Merci Sylvain !
Vous avez aimé la présentation de la salle de sport d’Apple France en 1993 ? Alors vous adorerez cette vidéo « corporate » de la construction du siège d’Apple France, proposée sur le même compte YouTube. On y retrouve des musiques cataclysmiques, des effets visuels psychédéliques (bon sang, cette pomme qui se promène dans le décor !), et même des ouvriers moustachus. En deuxième partie de film, on a droit à une visite du chantier mené par Bouygues, et à un petit repas sur le pouce en compagnie de Jean-Louis Gassée. La vidéo se termine sur le bâtiment achevé, avec son stock de Macintosh Plus, son vestibule vitré, ses salles de sport et ses bureaux. Les amateurs d’Apple France auront bien sûr reconnu le bâtiment du 12, avenue de l’Océanie, aux Ulis dans l’Essonne. Mais qui saura nous dater son inauguration ? Attention, regarder cette vidéo entièrement peut donner des boutons sur les yeux.
Allez, rien que pour vous, on a aussi retrouvé un article du Monde, daté du 6 janvier 1993, dans lequel l’introduction est consacrée au siège français d’Apple : « Dès le hall d’entrée, une vaste verrière où foisonnent les plantes vertes, vous saisissez l’importance des lieux. Tout est fait pour vous mettre à l’aise. Jusqu’à l’hôtesse qui vous suggère, tous sourires, de prendre un café en attendant que l’on vienne vous chercher. Au siège d’Apple-France, aux Ulis, plaisir et convivialité semblent être au coeur du fonctionnement de l’entreprise ». Pour le lire en entier, il faudra vous abonner !
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
Oui, vous avez bien lu : à une époque, il a été possible d’ajouter un pavé numérique à un ordinateur portable. Lors de sa commercialisation, le 20 septembre 1989, le Macintosh Portable était fourni avec un clavier et un trackball, qui pouvaient être intervertis selon que l’utilisateur était gaucher ou droitier. Mieux : en repassant à la caisse, il était possible d’acquérir un pavé numérique qui prenait la place du trackball. L’utilisateur était alors obligé d’utiliser une souris externe, mais au-moins disposait-il maintenant de touches chiffrées directement accessibles, ainsi que des touches d’opérations mathématiques de base.
La carte électronique située sous le module révèle que celui-ci a été fabriqué par le célèbre fabricant japonais de clavier Alps (dont nous vous parlions justement hier, puisqu’il avait racheté quelques années plus tôt une des divisions d’Apple). De manière étonnante, on retrouve sur cette carte l’ancien logo Apple, que la marque avait pourtant abandonné deux ans plus tôt sur ses cartes-mères, et de longues années auparavant sur ses visuels.
L’installation n’était cependant pas une partie de plaisir. Elle était d’ailleurs réservée aux revendeurs autorisés. Elle nécessitait un démontage en règle d’une bonne partie de la machine.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et voici une réclame de 1994, vantant les mérites de l’appareil photo numérique QuickTake 100, qui rend tout plus beau qu’avant ! Bon, honnêtement, comme nous l’avions déjà noté dans un article du blog en 2018, ces publicités n’étaient pas loin d’être mensongères, tant les photographies produites par l’appareil étaient ternes, mais c’était déjà un grand progrès à l’époque…
On le sait, le jeu Breakout est un élément fondamental dans l’histoire d’Apple. La création de ce jeu est le premier travail commun de Steve Jobs, qui est chargé de sa mise au point par son employeur Atari, et de Steve Wozniak, son ami travaillant chez Hewlett-Packard, qui vient l’épauler sur son temps libre. L’argent gagné par Steve Jobs, très inégalement réparti entre les deux comparses, sert à financer la création d’Apple quelques mois plus tard.
C’est ensuite ce même jeu qui sert de référence à Steve Wozniak quand il conçoit son premier Apple et le langage Basic qui l’accompagne. Il veut pouvoir le programmer de manière logicielle (là où Atari avait conçu des puces électroniques dédiées à ce jeu) et le faire bénéficier d’un affichage en couleurs (quand l’écran de la borne Atari était noir et blanc, avec des scotchs colorés sur les lignes de briques).
Voici donc, extrait du manuel de l’Apple II de janvier 1978, le code-source de la version Basic de Breakout et la description du programme.
La première mouture du code source, développée pour l’Apple, était différente dans le “Mini manuel” diffusé avec les premiers Apple II produits. On peut la trouver sous forme numérisée sur le site ManualsLib.
Dernièrement, nous avons fureté dans le CD qu’Apple avait distribué à ses revendeurs en novembre 1997, sous le nom de Apple Reference, Performance and Learning Expert. Ce CD contenait des démos de logiciels, des fiches techniques, des argumentaires de vente, des images, des films QuickTime… Bref, de quoi mieux connaître Apple et sa gamme.
Et au milieu de tout cela, nous avons croisé un produit Apple dont le nom a été modifié au dernier moment. De manière tellement précipitée que le nom utilisé durant sa phase de développement n’a même pas été modifié partout dans le CD : le PowerBook 3500c, remplaçant du PowerBook 3400c, et finalement dénommé « PowerBook G3 », tout simplement.
Et ce n’est pas une erreur isolée : tous les fichiers traitant du nouveau PowerBook G3 ont conservé leur nom d’origine. On trouve même une photo du PowerBook 3500c, avec l’étiquette à ce nom (si, si, regardez de plus près !), mais dans un dossier nommé PowerBook 5300, du nom du modèle pourtant supprimé du catalogue un an plus tôt. Pour le coup, il s’agissait sûrement d’une simple erreur de frappe…
Avez-vous déjà vu des ordinateurs se plaindre, se lamenter, tousser, éternuer ? Non ? Hé bien heureusement, l’Aventure Apple est là, avec cette brochure de 1985 pour AppleCare, l’assurance santé de votre ordinateur Apple.
Evidemment, les ordinateurs Apple sont fiables. Sinon Apple n’en aurait pas déjà vendu trois millions. Mais un pépin peut toujours arriver, alors autant protéger votre Apple… et votre portefeuille !
En effet, une réparation d’ordinateur en panne peut vite coûter cher : 140 dollars pour une carte-mère d’Apple IIe, et même 204 dollars pour le Macintosh 512 ! En comparaison, les quelques centimes que coûte AppleCare chaque jour sont tout à fait supportables. En plus, la garantie AppleCare peut bénéficier au futur acheteur de votre ordinateur ! C’est-y-pas mignon, ces petits ordinateurs un peu grippés, avec leurs écharpes et leurs bouillottes ?
Et grâce au réseau de revendeurs Apple, qui disposent d’outils de diagnostic et de pièces de rechange, la réparation peut être effectuée immédiatement ! Ainsi, vous pourrez faire de beaux rêves, plutôt que de vous inquiéter pour votre ordinateur !
La semaine dernière, nous vous avons présenté un article extrait de l’éphémère revue L’Ordinateur Personnel, datant de février 1984, et présentant le tout nouveau Macintosh comme « l’ordinateur nommé plaisir ». Aujourd’hui, voici un autre article, extrait cette fois-ci de L’Ordinateur Individuel daté de janvier 1987. Trois ans après sa présentation, et alors que la gamme s’était élargie avec l’arrivée du Macintosh Plus (en attendant le Macintosh II et le Macintosh SE), le Macintosh était encore présenté comme l’anti-standard, l’ordinateur-passion, celui qui s’opposait à la vague IBM-PC qui emportait tout sur son passage.
Tout comme l’article de L’Ordinateur Personnel précédemment cité, ce dossier spécial nous rappelle aujourd’hui à quel point le Macintosh était révolutionnaire. Trois ans après son lancement, le journaliste rappelait encore la qualité de l’environnement icône / souris / menus déroulants. Il citait aussi l’écran « qui affiche un texte en noir sur blanc comme une vraie page », ce qui était encore rare dans le monde de la micro-informatique (l’Atari ST et l’Amiga tentaient de se faire une place au soleil sur ce marché, tandis que l’IBM PC était toujours livré sans Windows, que Microsoft peaufinait doucement en version 1.03).

L’auteur de l’article, Jean-Christophe Krust, expliquait à nouveau le concept de la souris, prolongement de la main de l’utilisateur : « en la déplaçant sur la table, on dirige une petite flèche sur l’écran avec laquelle on opèrera très aisément des choix ou des sélections avec les logiciels utilisés ». Et l’auteur de poursuivre : « Grâce à cet exceptionnel environnement graphique-souris, le Macintosh dispose d’une capacité de dialogue exemplaire pour un ordinateur, capacité d’ailleurs imposée par Apple à tous ses développeurs d’applications ». On pense évidemment aux Guides de l’Interface Utilisateur (Human Interface Guidelines) dont nous vous avons déjà parlé.
Le journaliste s’attardait ensuite sur le fleuron de la gamme, le Macintosh Plus, grâce auquel « Apple a finalisé à un niveau enfin confortable l’ensemble des concepts Macintosh. Avec une bibliothèque de logiciels qualitativement équivalente et souvent supérieure à ce dont on peut disposer dans d’autres environnements, Macintosh a maintenant gagné sons pari. Il est devenu aujourd’hui un “autre” standard, y compris dans certains grands comptes, autrefois clients traditionnels d’IBM. Le trio Mac Plus / PageMaker / LaserWriter est certainement l’initiateur de cette percée remarquable due à l’explosion de l’édition électronique ».
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait reconstruire le bureau des disques et des disquettes ? Pour y parvenir, il fallait appuyer sur les touches Pomme et Option (on dirait aujourd’hui Commande et Alt) au moment d’insérer une disquette, ou juste avant l’apparition du disque dur à l’écran à la fin du démarrage.
Cette méthode permettait au système de redéfinir les liens entre les fichiers et leurs applications, enregistrés dans deux fichiers invisibles à la racine de chaque disque : Desktop DB et Desktop DF. La reconstruction du bureau était l’un des réflexes les plus élémentaires face à un Mac présentant des troubles du comportement, comme le refus d’ouvrir un fichier au prétexte que « l’application qui l’a créé est introuvable ».
Au passage, vous vous souviendrez peut-être que jusqu’au système 7.5.2, la reconstruction du bureau provoquait la disparition des commentaires de la fenêtre « Lire les informations » de chaque fichier.
Lors du passage à Mac OS X, durant les quelques années où ce nouveau système a cohabité avec l’ancien, rebaptisé Classic, il était possible de reconstruire le bureau du disque de démarrage sans toucher au clavier : un bouton spécialement dédié à cette tâche se trouvait dans les Préférences Système « Classic » (panneau des options avancées).
Je poursuis mon exploration des CD des premières versions de QuickTime. Après le Monsieur Macintosh flippant, voici une animation tout à fait dans le style des années 90. Une époque où le bonheur d’un animateur se calculait selon le nombre d’effets visuels, de couleurs, de bruits et de textures psychédéliques qu’il ajoutait à son projet. Mark Krueger, le membre de l’équipe de développement de QuickTime qui avait animé ce logo (étrangement dénommé QuickCheese) devait être particulièrement content de lui !
Heureusement, au moment de passer aux versions commerciales, Apple avait revu sa communication. Voici justement une compilation des séquences d’introduction fournies avec les différentes versions du logiciel, trouvée sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=Jjkdm4bnn0c
Il y a quelques jours, nous avons fêté les 20 ans d’iTunes. À cette occasion, nous n’avons pas hésité à affirmer sur MacGeneration : « nous sommes la génération iTunes ». La génération qui a découvert le MP3, l’achat de musique en ligne, et l’iPod sur iTunes, avant d’y connecter notre premier iPhone, d’y découvrir des podcasts et d’y acheter nos premiers films dématérialisés.
Les plus jeunes ou ceux qui ont rejoint l’aventure Apple un peu trop tard ne peuvent pas se souvenir qu’il y a vingt ans, Apple avait attaqué frontalement l’industrie musicale avec son slogan « Rip, Mix, Burn » qui résumait la force de cet outil : récupérer sur le Mac les musiques de nos CD, les réorganiser, et les graver sur un CD personnalisé. Pour les industriels, c’était une véritable invitation au piratage, qui sévissait à l’époque avec les Napster, Gnutella et autres LimeWire. Plutôt que de faire profil bas, Apple avait assumé : ses publicités américaines se concluaient par les mots « After all, it’s your music » : après tout, c’est votre musique !

Ce slogan, on l’a retrouvé ensuite pendant quelques mois. Mais rapidement, le discours d’Apple s’était assagi. On avait vu apparaître des autocollants « Ne volez pas la musique » sur les écrans d’iPod, puis le slogan avait évolué vers « Buy, Mix, iPod » (achetez, mixez, iPod).
Avez-vous déjà regardé de près la fiche USB qui permet de brancher votre clavier Apple à votre Mac ? Depuis le lancement de son premier clavier USB, avec l’iMac de 1998, la marque utilise une fiche USB Type-A mâle particulière, déformée par une encoche sur le cadre métallique. Celle-ci s’insère parfaitement dans les prises USB femelle des Macs, des hubs USB ou encore des PC du marché.

Cette petite particularité visait à répondre à une limite de la norme USB, qui interdisait de commercialiser des rallonges USB. Or Apple fournissait ses claviers avec un câble non-amovible, et plutôt court. Elle avait donc cherché une manière de contourner l’interdiction de créer une rallonge, et elle avait imaginé cette extension de câble. En modifiant la forme de sa prise, Apple créait sa propre prise intermédiaire, officiellement différente des standards prévus pour l’USB. Il ne s’agissait pas d’une rallonge USB, puisque sa prise femelle, affublée d’un ergot faisant saillie, n’était par compatible avec les périphériques USB classiques. Elle n’affichait d’ailleurs pas le logo officiel de la norme de ce côté-là. En résumé : c’était une partie du câble du clavier, et elle n’était destinée à aucune autre utilisation.

En pratique, peu d’utilisateurs étaient conscients de cette interdiction de commercialiser des rallonges USB. On trouvait en effet de nombreuses rallonges USB créées par des fabricants moins scrupuleux qu’Apple. Faute de connaître ce détail, les clients ne trouvaient pas d’explication à cette coquetterie : les claviers Apple étaient compatibles avec l’USB ; les Macs étaient compatibles avec l’USB ; seule cette rallonge se tenait à l’écart de la norme. Que pouvait bien y gagner Apple, à part ennuyer le monde ? Maintenant, vous, au moins, vous connaissez l’explication !
Notez qu’on lit parfois que cette modification est liée à la possibilité qu’avaient les Macs de fournir plus de courant à certains périphériques USB, comme le SuperDrive externe, l’iPhone, l’iPod ou le clavier Apple en aluminium. En réalité, si cette possibilité existe bien, elle n’a rien à voir avec la forme du connecteur, ces différents périphériques ayant toujours été livrés avec un câble USB classique.

Tiens, d’ailleurs, si vous vous posez la question : le hub incorporé dans les claviers Apple, qui permet de brancher deux autres périphériques directement sur le clavier, était en USB 1.1 à l’origine. Il est passé à l’USB 2 à partir du modèle en aluminium de 2007.
[edit : le Journal du Lapin propose sa lecture du sujet, dans cet article du 11 décembre 2018]
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double page de 1997 que nous vous présentons. Le Bulletin de Mac OS se présentait comme le premier numéro d’une série à venir (one in a series). Comme nous le verrons la semaine prochaine, Apple n’a finalement publié que deux bulletins avant de passer à autre chose… Il faut dire qu’en 1997, Apple était vraiment au pied du mur, et donner des nouvelles de son système d’exploitation était une question de crédibilité.
La marque présentait donc les nouveautés de Mac OS 7.6 (rapidité du système, facilité de la connexion à Internet, nouvelle version de QuickTime…) et expliquait surtout ce qui nous attendait ensuite avec Tempo : son interface en légère 3D, son Finder multitâche, son interpréteur Java, bref, vous avez reconnu Mac OS 8. Mais ce n’était pas tout ! Apple préparait également le nouveau système d’exploitation Rhapsody, prêt à laisser la compétition sur place en définissant les standards du prochain siècle, rien de moins ! Une ambition possible grâce au rachat de NeXT. Bref, Mac OS, ça le fait, ça le fera, vous le pouvez !