Vous vous souvenez de cette publicité pour le Système 7, que nous avons publiée en mars dernier ? Elle s’achevait par ces mots : cette publicité a été écrite, conçue, produite, mise en page, et validée sur des ordinateurs Macintosh : nous faisons ce que nous disons. Dernièrement, nous avons parcouru le manuel utilisateur du Pasal Workshop, l’outil de développement du Lisa. On y retrouve, en fin d’ouvrage, la même remarque.
Ce qui se traduit ainsi : Ce manuel a été produit avec LisaWrite, LisaDraw et LisaList. Toutes les impressions ont été réalisées avec une imprimante matricielle Apple. Le Lisa™, nous l’utilisons nous-mêmes.
Pour rendre l’ordinateur plus humain, Apple a toujours cherché à faire oublier l’envers du décor. Un Macintosh, c’est d’abord une interface et une souris, avant d’être une fiche technique. Ne parlons même pas de mettre les mains dans le cambouis ! À ce titre, Apple montre rarement l’envers du décor : mille Macintosh alignés sur une chaîne de montage, ça n’a rien de glamour, sans compter que cela dévalorise l’utilisateur, qui devient un client parmi des milliers d’autres. Pourtant, à quelques occasions, Apple a communiqué sur ses usines et ses processus de fabrication.
Le site Applelogic a ainsi retrouvé quelques photos des chaînes d’assemblage des Apple II. Celle-ci est localisée en Californie, sans plus de précision.
Lors de la sortie du Macintosh en 1984, Apple présente au monde l’usine ultra-moderne de Fremont, en Californie, capable d’assembler un Macintosh toutes les 27 secondes ! Une usine entièrement conçue par Apple, uniquement dédiée au Macintosh, et peinte aux couleurs de la marque selon les souhaits de Steve Jobs.
Image extraite du Livret de Résultats financiers d’Apple pour 1984
On peut découvrir cette même usine dans une vidéo tournée par la firme quelques années plus tard, alors qu’elle était passée à la fabrication des Macintosh SE et Macintosh II.
https://www.youtube.com/watch?v=KUjyh2Fhnuk
Récemment, le New-York Times a consacré un article magnifiquement illustré aux deux tentatives de Steve Jobs d’assembler des ordinateurs sur le territoire américain : en plus de l’usine du Macintosh à Fremont, il avait aussi voulu assembler ses ordinateurs NeXT à quelques centaines de mètres de là, à partir de 1990.
Image : Terrence McCarthy for The New York Times
Plus tard, en 1998, la sortie de l’iMac est accompagnée par ces deux photographies, chargées de démontrer la puissance logistique de la marque. On les trouvait directement sur le site de la marque, à disposition des journalistes, au même titre que les photographies de la machine elle-même.
En 2015, le site CultOfMac s’était offert une petite virée dans l’usine de Cork, la seule usine qu’Apple gère directement et sans sous-traitance, en Irlande, pour certains modèles personnalisés d’iMac.
Image : www.cultofmac.com
En 2013, nouvelle étape : Apple lance son nouveau Mac Pro. Parmi ses arguments marketing, ce nouveau modèle professionnel annonce un assemblage aux États-Unis, une première pour la marque depuis vingt-et-un ans et la fermeture de l’usine de Fremont en 1992. Une vidéo postée par Apple vante la chaîne d’assemblage du nouveau modèle :
Ces dernières années, c’est plutôt vers la Chine que les regards se tournent. Si Apple et ses sous-traitants, notamment Foxconn et Pegatron, ont accepté d’ouvrir leurs usines aux journalistes, c’est pour répondre aux différentes accusations qui les visaient, au sujet des conditions de travail de leurs salariés, du respect des normes de sécurité, ou de l’impact écologique de leurs installations. En 2016, Bloomberg réalisait ainsi un long reportage dans une usine qui emploie des milliers de salariés pour assembler l’iPhone, près de Shanghai.
Image : www.bloomberg.com
Une communication parfaitement maîtrisée par la marque, qui va jusqu’à mettre en scène les visites de son PDG Tim Cook sur les sites de production de ses produits…
Quand TF1 programme en 1997 le film « 1492 », c’est tout naturellement Apple qui parraine cette diffusion. La campagne publicitaire « Think Different » bat son plein, le film s’annonce comme la meilleure audience de la soirée, et l’occasion est trop belle d’ajouter Christophe Collomb à la liste des fous, des marginaux, des rebelles, des anticonformistes, et autres dissidents du spot publicitaire d’Apple. Sans compter que 1492 a été réalisé par Ridley Scott, celui-là même qui a réalisé le spot publicitaire « 1984 » d’Apple quelques années plus tôt.
Durant les jours qui précèdent, le film est annoncé sur la chaîne à grands renforts de bandes-annonces sponsorisées. Le texte est évidemment directement inspiré de la campagne publicitaire : Certains ont des rêves qui dépassent toutes les imaginations. Des rêves fous auxquels personne n’oserait croire. Des rêves qu’ils défendent envers et contre tous. Des rêves si grands qu’un jour ils changent le monde. Puis en voix-off, sur le logo Apple : À tous ceux qui pensent différemment pour mieux changer le monde, 1492, avec Apple.
Veuillez nous excuser pour la qualité déplorable de cette vidéo. Elle a plus de vingt ans. Elle est issue d’un enregistrement VHS de la TV hertzienne, bien avant la TNT, et a été numérisée quelques années plus tard à l’aide du Studio DV de Formac, et compressée en format Cinepak, 15 images par seconde, en 320×240 pixels. À l’époque, c’était pas si mal !
Notez qu’on trouve aussi sur YouTube le micro-sponsoring du début et de la fin du film.
Il s’agit de modèles 2008 et 2009, qui n’avaient d’ailleurs pas du tout la même taille en réalité. Vu qu’il y en a cinq et qu’ils pèsent quatre kilo chacun, le vendeur n’a malheureusement pas prévu l’expédition vers la France. De toute façon, à 2.600 dollars le lot, il y a de quoi réfléchir avant d’enchérir… Et encore, on a trouvé un vendeur encore plus motivé, qui propose son unique exemplaire à pas moins de 4500 dollars !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 vantant les mérites du PowerBook 540c. Le milieu des années 90, pour Apple comme pour les autres fabricants d’ordinateurs, rimait avec multimédia, comme on l’a déjà vu avec le Performa 5260 de 1997. Avec ce PowerBook, Apple avait réalisé de grands progrès par rapport à sa gamme précédente (dite « Série 100 »), notamment en intégrant un processeur 68LC040 (upgradable en PowerPC), une baie d’expansion polyvalente, des haut-parleurs stéréo 16 bits 44,1 Khz, un port PCMCIA, un Trackpad à la place du Trackball, et une batterie Ni-MH.
Contrairement à la gamme « Série 100 » qui avait connu de nombreux modèles entre 1991 et 1994, la gamme « Série 500 » sera limitée à la première fournée de 1994, remplacée dès 1995 par les PowerBooks 190 (68LC040) et 5300 (PowerPC).
Voilà un cadeau qui ne sera pas livré pour Noël. Mais pour « seulement » 9999,99 dollars, vous pourrez vous offrir un prototype d’eMate 300, le fameux ordinateur portable dérivé de la plateforme Newton.
D’après le vendeur, qui ne donne pas beaucoup d’informations sur l’origine de cette machine, elle n’est plus en état de fonctionner. On remarque évidemment que le clavier et le stylet sont gris au lieu de vert, et que le capot ne porte que la pomme multicolore, sans le nom du modèle. Au verso, l’étiquette précise bien qu’il s’agit d’un prototype, interdit à la revente (hum hum…).
Connaissez-vous Apple Assistance ? Dans les années 90, c’était ainsi qu’on appelait la ligne téléphonique d’assistance aux utilisateurs de la marque à la pomme. Le service est aujourd’hui inclus dans les offres AppleCare. À l’époque, Apple Assistance était accessible au numéro à huit chiffres 69 29 29 29, gratuitement durant 90 jours puis pour un coût de 600 francs (environ 91 euros) par an. D’après cet article issu d’un magazine Apple News de 1994, les trente techniciens/conseillers composant ce service maîtrisaient « toutes les facettes d’Apple »
Voilà pour la version officielle. L’envers du décor, c’est Guillaume Gete qui le racontait sur son blog en 2017. Lui qui avait rejoint Apple Assistance, délocalisée à Londres, en 1997, se souvient surtout de standard surchargé, de temps d’attente interminables, et de techniciens peu formés. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une aventure humaine passionnante au sein d’une équipe soudée qui a confirmé sa passion pour le Macintosh.
Et comment parler d’Apple Assistance sans exhumer cet enregistrement d’anthologie ? On y entend une cliente quelque peu exaltée, qui pense que sa ligne téléphonique personnelle a été connectée de force au réseau, contre son gré, en raison du GPS intégré à l’alimentation de son iMac, par le biais des satellites. Encore un coup de « eux ». Les gens du réseau. Les policiers. Et les Américains.
Dans la plupart des grosses entreprises, on utilise la vidéo comme support de communication interne. Et ça ne date pas d’hier, mais plutôt de l’invention de la vidéo… Apple a régulièrement utilisé cette technique, et certaines de ces vidéos, bien que réservées à l’origine aux employés (ou à certains d’entre eux), ont fini par être révélées au public. Le point commun de toutes ces vidéos, c’est leur piètre qualité : il s’agit le plus souvent de VHS conservées de longues années avant d’être numérisées. Surtout quand, comme nous, on s’intéresse surtout aux archives du milieu des années 1980…
Voici par exemple une vidé exhumée par Andy Hertzfeld, l’un des premiers membres de l’équipe Macintosh. Il s’agit d’interviews des développeurs Burrell Smith, George Crow, Bill Atkinson, Mike Murray et Andy Hertzfeld lui-même, qui avaient été enregistrées en vue d’une campagne de publicité qui ne fut jamais achevée. Peut-être parce que Steve Jobs n’y avait pas eu sa place ?
Un deuxième clip sur le même thème, incluant cette fois Steve Jobs, a aussi été retrouvé. On y voit même Bill Gates et quelques autres grands noms de l’époque.
On peut aussi trouver cette vidéo de 1984, une sorte de parodie de Ghostbusters (S.O.S. Fantômes), devenue BlueBusters (Blue, comme Big Blue, le surnom d’IBM), où l’on retrouve Steve Jobs, Steve Wozniak, ou encore John Sculley, en chasseurs de fantômes-PC…
Une autre vidéo est plus connue, car elle circule sur Internet depuis plus de vingt ans : il s’agit de « 1944 », une vidéo datant de 1984 et décrivant à la manière du débarquement les ambitions d’Apple avec son Macintosh et la technologie Macintosh Office. Dans ce film en noir et blanc, les gentils soldats d’Apple s’apprêtent à libérer les malheureux prisonniers du régime totalitaire d’IBM, transformés en zombies dont les PC seront remplacés par des Macs par les forces spéciales de la Pomme. Steve Jobs y fait même une courte apparition en Chef Suprême façon Roosevelt, motivant les troupes d’un « Insanely Great » resté dans les mémoires.
https://www.youtube.com/watch?v=DJ5ynBA1UIc
Voici également une vidéo tournée à l’occasion de la conférence Apple II Forever de 1984. On y revoit certaines photographies des premiers mois d’Apple, comme les fameuses piles de cartons contenant les cartes-mères de l’Apple, premier du nom.
En cherchant bien, vous trouverez de nombreux autres exemples plus récents. En voici un seul exemple, qui date de 2002, et qui traite du design. Steve Jobs et Jonathan Ive y présentent l’iMac « Tournesol », l’iPod, l’iBook G4…
À la vitesse où évolue la technologie, quel est le bon moment pour acheter des ordinateurs professionnels ? Telle est la question que pose Apple dans cette brochure au format paysage, distribuée en 1991.
« Tout de suite ! » répond immédiatement la marque au lecteur qui vient tout juste d’ouvrir la brochure…
… avant de lui expliquer qu’avec l’offre proposée jusqu’au 5 janvier 1992, les ordinateurs Apple bénéficient de remises immédiates dès trois machines achetées. Comptez tout de même 600 dollars de remise sur un Macintosh IIsi 3/40 et 800 dollars pour un Macintosh IIsi 5/80 ou son grand frère (plus ancien mais plus puissant) le Macintosh IIci. La remise est immédiate, et vaut pour autant d’ordinateurs que vous le souhaitez ! Le bon ordinateur, la bonne remise, le bon endroit, le bon moment !
Devant le succès de l’Apple II, de nombreux constructeurs eurent l’idée de le cloner, en achetant les composants directement auprès des fournisseurs de la marque. Il ne leur restait qu’à écrire un système d’exploitation et la mémoire morte (ROM) correspondante… ou à « emprunter » ceux-ci en les copiant directement sur l’original. À l’exception de quelques modèles construits sous licence (comme celui de Bell & Howell pour les établissements scolaires), tous ces clones étaient rigoureusement illégaux et poursuivis comme tels par Apple. On en trouve aujourd’hui des brouettes entières sur eBay, en voici quelques exemples.
Voici par exemple l’Ananas, modèle européen d’un clone plus connu sous son nom original de… Pineapple (Apple parviendra ultérieurement à forcer la marque à changer son nom pour Pinecom). Il s’agissait d’un clone d’Apple II+, sorti en 1982. Ce modèle est assez surprenant, au point que son vendeur se demande s’il ne s’agit pas d’un Apple II d’origine, dont seule l’étiquette aurait été modifiée. La marque est plus connue pour avoir produit un modèle moins ressemblant, avec un clavier étendu. Comptez 520 euros.
Image : eBay
Plus connu, voici un clone produit par la marque Franklin, qui lui valu un procès de plus de cinq ans avec Apple. La marque ne s’était pas cachée d’avoir simplement copié la ROM d’Apple, affirmant qu’une puce informatique n’était finalement qu’une suite de contacts ouverts ou fermés, ne pouvant pas faire l’objet d’une propriété intellectuelle… Son propriétaire en demande 195 dollars.
Image : eBay
Moins connu, voici le modèle Base64a, lui aussi parfaitement compatible avec l’original, à tel point que l’une des photos de l’annonce présente l’écran avec la mention « Apple ][ with 64k of memory ». Ce modèle était enrichi d’un clavier étendu, avec une touche F1/F2 qui avait permis au constructeur d’assigner une fonction secondaire à chaque touche du clavier. Un logiciel basique de traitement de texte avait aussi été intégré dans la ROM. Comptez 600 dollars avec sa boîte d’origine.
Image : eBay
Si vous êtes fortuné, vous pourrez acquérir ce clone bulgare de l’Apple II, l’IMKO 2, vendu environ 3660 euros avec son écran. Il s’agissait d’un modèle de la marque Pravetz qui, comme nous le rappelle AppleFritter, produira aussi des clones de Z80 et d’Oric Atmos, avant de se tourner vers le compatible-PC.
Image : eBay
Dans un autre style, voici l’Intertek System IV. S’il s’agissait bien d’un clone de Z80, il pouvait être équipé d’une carte d’extension le rendant pleinement compatible avec l’Apple II. Cette carte était en fait un Apple II complet, avec son processeur, sa mémoire et sa ROM. Comptez 500 dollars pour ce modèle.
Image : eBay
Toujours pour 500 dollars, voici maintenant l’OS-21, dont on ne sait pas grand-chose. Si l’on en croit le site Epocalc, il s’agit d’un modèle produit par la firme canadienne O.S. Micro Systems Inc.
Image : eBay
Évidemment, ce marché parallèle était également alimenté en accessoires de toutes sortes, comme ce joystick presque identique aux modèles d’Apple dont nous avons déjà parlé. Il s’agit d’un accessoire de la marque bulgare Pravetz. Comptez 35 dollars pour ce modèle dans sa boîte.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1998 pour l’iMac, tout spécialement dédiée « à tous ceux qui pensent que les ordinateurs sont trop compliqués, trop chers et trop gris ». Une réclame qui comporte étrangement deux fautes de typographies et, pire, une faute d’orthographe (saurez-vous la repérer ?).
Aujourd’hui dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser les informations d’un film. Vous l’avez peut-être déjà remarqué : certains films QuickTime affichent un titre personnalisé, ne correspondant pas au nom du fichier. De même, si vous cliquez sur le bouton “i”, un tiroir sort sous la fenêtre et affiche 3 lignes d’informations.
Pour changer le titre ou les informations, ou pour en ajouter à un fichier QuickTime qui en est dépourvu, il suffit de demander “Lire les informations” dans le menu “Séquence”, puis de choisir “Séquence” dans le premier menu déroulant et “Annotations” dans le deuxième. Ensuite, sélectionnez une ligne et cliquez sur “Modifier”, ou sur “Ajouter” s’il n’y a pas encore d’annotation correspondante. Pour le titre de la fenêtre, c’est la ligne “Nom complet” qu’il faut sélectionner.