Les goodies d’Apple

Depuis le retour de Steve Jobs aux affaires, Apple ne commercialise plus ses Goodies dans le monde entier. Dans les années 80 et 90, la marque proposait d’innombrables accessoires à ses couleurs, du parapluie au pyjama, de la montre au porte-clé. Tous ces accessoires, qui n’étaient déjà pas donnés à l’époque, font aujourd’hui la fortune de ceux qui les ont religieusement conservés pour les revendre sur eBay. Certains n’y vont d’ailleurs pas avec le dos de la cuillère pour estimer la valeur de leur souvenir, comme cette montre Apple proposée à 599 euros

Une Montre Apple

Apple commercialisait à l’époque des catalogues de Goodies, qui ont aujourd’hui un côté vintage tout à fait remarquable. Nous aurons l’occasion d’en publier les meilleures pages à l’occasion. Sachez que les catalogues eux-mêmes commencent à se vendre à bon prix aux enchères.

Catalogue de goodies Apple

Publicité : Alone in the Dark sur Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici la première d’une série de trois réclames vantant la qualité et la quantité des jeux disponibles sur Macintosh, sublimés par le nouveau processeur PowerPC. Le premier éditeur à s’y coller est donc Infogrames, avec sa série « Alone in the Dark », mais aussi « Astérix, le défi de César » et « International Tennis Open ».

Publicité Apple Macintosh PowerPC Infogrames Alone in the Dark

Une astuce sur les touches spéciales

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, un petit rappel sur les touches spéciales du clavier du Mac. Depuis 1984, les applications sur Macintosh débordent d’astuces plus ou moins documentées pour faciliter la vie de l’utilisateur. Les touches spéciales (majuscule, option, commande), utilisées avec la souris, permettent d’en modifier les effets.

Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de faire le point sur ces touches. Il y en a en fait 5 : Majuscules, Majuscule bloquée, Contrôle, Option et Commande.

Les touches spéciales du clavier du Mac

Les touches spéciales s’utilisent seules ou ensemble. Prenons l’exemple d’un logiciel de dessin : l’outil Trait utilisé seul permet de tracer une ligne droite de n’importe quelles longueur et inclinaison. Utilisé avec la touche Majuscule, il est limité à 0 ou 90 degrés. L’outil Cercle utilisé seul permet de tracer une ellipse quelconque. Avec la touche Majuscule, on obtient à chaque fois un cercle parfait. Les logiciels de graphisme ne sont pas les seuls à profiter de ces touches : cliquez dans un texte, puis appuyez sur la touche majuscule et cliquez un peu plus loin : le texte est sélectionné !

Le Finder lui-même nécessite souvent l’utilisation des touches spéciales : avec la touche contrôle et un clic, on fait apparaître un menu local ! Avec la touche commande et un clic sur un titre de fenêtre, on fait apparaître la hiérarchie du dossier (son chemin d’accès complet). En glissant un fichier d’un point à un autre avec la touche Option, on le duplique, et avec la touche Commande en plus, on en crée un alias. Remarquez que dans ces deux dernières situations, le curseur s’est transformé pour indiquer l’opération. Enfin, il est possible d’aligner les icônes des fenêtres en les déplaçant avec la touche Commande appuyée.

Le Finder de Mac OS 9 avec les touches spéciales

D’une manière ou d’une autre, tous les logiciels utilisent les touches spéciales, ne serait-ce que pour les raccourcis-claviers des menus. Dans les menus déroulants, les raccourcis-claviers sont représentés par les touches à taper. Le plus souvent, le raccourci est simplement Commande + une touche, mais il peut arriver que les touches Option et Majuscule soient nécessaires. Il arrive même que les touches spéciales modifient le comportement des menus : dans Lecture QuickTime, le menu “Edition” change quand les touches Option ou Majuscules sont appuyées. Les touches spéciales peuvent aussi modifier le comportement des éléments d’interface (comme les boutons ou les menus déroulants) : n’hésitez pas à consulter la documentation de vos applications !

Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.

Le storyboard de 1984

Le 20 mars dernier, la maison RRauction a adjugé  aux enchères deux très beaux posters reproduisant des images du storyboard de 1984, la fameuse publicité d’Apple. Ces objets sont iconiques à plusieurs titres : non seulement ils célèbrent cette publicité que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire, mais ils sont issus de la collection de Clément Mok, l’un de ces acteurs méconnus de l’histoire d’Apple dont nous vous avions déjà parlé. On appréciera aussi les graphismes façon Apple II du second poster ainsi que la femme très inspirée de notre Marianne et donc de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix.

Le premier poster est parti à 21.000 dollars, et le second, à 13.000.

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

L’effet Génie du Dock au ralenti, même sous High Sierra

L’effet Génie du Dock, tout le monde connaît : c’est cet effet visuel qui est appliqué aux fenêtres quand on les envoie dans le Dock. Elles semblent comme aspirées, en rapetissant durant leur déplacement.

Mac OS X Dock Slow Genie Effect

Pour en profiter au ralenti, il suffit d’appuyer sur la touche Majuscule du clavier, tout en cliquant sur la case jaune en haut à gauche de la fenêtre. Cette astuce fonctionnait sur toutes les versions de Mac OS X, avant MacOS X 10.13 « High Sierra », qui a désactivé par défaut cette fonctionnalité. Heureusement, une simple ligne dans le Terminal permet de la réactiver. On est sauvés !

defaults write com.apple.dock slow-motion-allowed -bool YES && killall Dock

Pourquoi Apple a-t-elle désactivé cette fonction sans conséquence ? Peut-être tout simplement parce qu’il s’agit de l’une des dernières actions « bloquantes » de Mac OS X. Pendant toute la durée de l’effet, le curseur se transforme en roue multicolore, et l’interface est bloquée. Impossible de faire quoi que ce soit, même dans une autre application, un comportement auquel Apple fait la chasse (souvenez-vous du Système 6, où l’impression d’un document interdisait toute autre utilisation de l’ordinateur, et du Système 7, où un simple dialogue d’enregistrement paralysait les autres applications…).
Slow genie effect

L’Apple Store et la Peugeot 104 de 1987

Voici une trouvaille inattendue. Pensez donc : un poster présentant la Peugeot 104, devant une boutique Apple ! Et entre les deux, un client ravi de charger des cartons Apple — dont un Apple IIc – dans son coffre ! Si l’on en croit la petite ligne en bas à droite, le modèle présenté est une 104 ZA de 1987. Quant à la boutique Apple, elle présentait un Apple IIe et son écran, un autre carton d’Apple IIc, quelques posters, et un carton de Macintosh. Comptez tout de même 400 euros pour ce souvenir.

Poster pour la Peugeot 104, devant un Apple Store !
Image : eBay

La Peugeot 104 Z était la déclinaison « coupé » de la petite Peugeot 104. La version ZA, plus précisément, en était la version commerciale, sans banquette arrière. 3,30 mètres de longueur, moins de 800 kg sur la balance, et un moteur de 50 chevaux. Le Monde nous l’apprend, la Peugeot 104 partageait quelques éléments, comme le moteur ou la boîte de vitesse 4 vitesses, avec la Renault 14 surnommée « La Poire », ça ne s’invente pas !

Lien : 104&Samba

Lisa is now Macintosh XL

Vous vous souvenez de cette galerie d’autocollants que nous vous avons présentée il y a peu ? Elle reprenait les nombreux stickers ajoutés sur les boîtes de logiciels Apple, pour préciser la compatibilité avec tel ou tel système ou tel ou tel matériel. Plusieurs autocollants concernaient l’évolution entre le Lisa, le Macintosh original et le modèle 512K. Nous venons d’en repérer un autre sur le site eBay, tout à fait dans le même genre. Collé sur le manuel du Lisa 2, il disait, tout simplement : « Lisa est maintenant Macintosh XL ».

Image : eBay

Le voici en gros plan, avec son logo dans le style du Logo Picasso du Macintosh. Merci Fabrice !

Image : eBay

D’autres pommes tordues…

Dans un précédent article de notre blog, nous vous présentions quelques logos Apple salement amochés, non pas par le temps, mais par leur reproduction approximative par des imprimeurs, des graveurs ou des designers. Depuis, nous en avons trouvé d’autres…

Voici par exemple la couverture d’un livre édité par Addison-Wesley en 1982. L’entreprise, qui deviendra peu après l’éditeur officiel d’Apple, n’avait visiblement pas encore pris le temps d’intégrer la pomme dans sa banque d’images au moment d’imprimer ce catalogue de logiciels pour Apple II.

Un autre exemple avec le cordon d’alimentation de cette imprimante Silentype, produite par Apple en 1980. Là encore, le sous-traitant n’avait pas été très regardant avec les proportions du logo, réduisant la pomme à un minuscule appendice. Cette imprimante est en vente sur eBay (et elle n’est pas donnée…).

Apple Silentype Power Cord 1980

Sur eBay, on croise aussi ce badge dont quelque chose nous dit qu’il n’a pas tout à fait été validé par le service communication d’Apple (quoi que, on a déjà croisé un sac d’Apple II sur lequel la pomme n’avait pas été croquée).

Mention spéciale pour ce sac à dos actuellement en vente sur eBay, qui réussit l’exploit de rater à la fois la pomme brodée et celles moulées sur les glissières…

Image : eBay

Publicité – Apple Expo 1985

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1985 pour le salon Apple Expo. En 1985, la seconde édition de ce salon s’était tenue au mois de juin, comme le rappelle cette publicité exhumée d’un magazine de l’époque.

Apple Expo, publicité de 1985

À ce moment-là, Apple rencontrait déjà quelques problèmes, comme le rappelle la revue Tilt du 22 juin 1985, à retrouver sur le site 1001mags« Les Applemaniaques ont rendez-vous les 14, 15 et 16 juin à l’Apple expo (…) La marque légendaire ne baisse pas les bras, au moment où les stocks américains gonflent et où les usines ralentissent la cadence, en raison du demi-succès du Macintosh »

Kriss, en mots et en couleurs

Sur notre site l’Aventure Apple, vous pouvez lire l’interview exclusive de Kriss Graffiti, de son vrai nom Corinne Gorse, l’une des grandes voix de France Inter. En 2004, nous lui avions posé quelques questions au sujet de la cassette de démonstration du Macintosh, dont elle assurait la voix française.

Dans le numéro 6 d’Apple le Magazine, publié en novembre 1988,  Kriss Graffiti présentait sa deuxième activité en lien avec le Mac : la peinture ! Avec l’aide de ses complices Laurence Favory et Jean-Michel Pradel-Fraysse, elle redécorait les Macintosh selon sa fantaisie ou les idées des clients. Son entreprise Cocagne était installée 68 rue Saint Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Kriss Graffiti - Société Cocagne

N’empêche que peindre un Macintosh avec des fleurs ou des motifs psychédéliques, c’était une idée surprenante… mais finalement juste un peu en avance sur son temps !

iMac Flower Power et Blue Dalmatian
Les iMacs Flower Power et Blue Dalmatian, le 22 février 2001

John Dvorak : question d’attitude

Dans le monde du Macintosh, on connaît bien le journaliste américain John C. Dvorak. Spécialiste des questions informatiques, il s’est souvent illustré par des prises de position très tranchées, et rarement à l’avantage d’Apple. Ainsi, en 1984, peu convaincu par le Macintosh, il s’interrogeait ainsi : « Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ». Rebelote en 2007, où il invitait Apple à ne pas commercialiser l’iPhone, mais à laisser un autre fabricant se ruiner et se ridiculiser à sa place…

Pourtant, dans une colonne extraite de l’article de 1987 « Mac VS PC » dont nous vous parlions il y a quelques jours, il faisait preuve de plus de pondération : Si l’on met de côté les questions de technologie et de marketing, écrivait-il alors, la plus grande différence entre les deux mondes est une question d’attitude : un état d’esprit qui se mesure au plaisir pris par les utilisateurs. Les utilisateurs de PC, par exemple, sont nombreux à installer des jeux sur leurs machines. Mais les jeux ne sont pas tout. Les utilisateurs de Mac, eux, préfèrent personnaliser leur système. On entend des cris d’animaux ou des ahhh-ohhh quand un message d’erreur apparaît. La personnalisation est vraiment une caractéristique du Macintosh, on le voit dès qu’on utilise le Mac de quelqu’un d’autre.  Puisque sur Mac, tout est graphique, il est toujours passionnant de regarder le bureau d’un autre Mac. Rien à voir avec les listes de fichiers bien rangés dans les dossiers du PC.

Et John Dvorak poursuivait : Ne nous méprenons pas. Il y a bien deux mondes, aux personnalités différentes. D’un côté, un monde un peu mièvre. De l’autre, un monde trop gris. Quand les utilisateurs de Macs s’amusent, ils sont un peu stupides. Et quand les utilisateurs de PC s’amusent, ils sont un peu ennuyeux. Quand les utilisateurs de Macs sont sérieux, ils sont arrogants. Quand les utilisateurs de PC sont sérieux, ils sont aussi arrogants. C’est peut-être leur seul point commun.

Le jour où Apple a failli acheter BeOS

Nous savons tous que Mac OS X, le système qui fait l’originalité du Macintosh (et ses héritiers iOS, tvOS et watchOS), est fondé sur le système NextStep conçu par NeXT et son patron Steve Jobs de 1985 à 1996. Pourtant, le rachat de NeXT par Apple en 1996 avait été une surprise : les pronostics penchaient plutôt pour BeOS, un système créé par l’entreprise Be de Jean-Louis Gassée, lui-même ancien directeur chez Apple.

Image : Wikipedia

Dans une conférence donnée en 1991 et publiée sur YouTube, Jean-Louis Gassée revient justement sur cette décision lourde de conséquences. Il explique qu’au moment de ce rachat, NeXT avait déjà abandonné son système NextStep (devenu OpenStep), faute de débouchés commerciaux, pour se concentrer sur WebObjects, son outil de développement de sites web. Si NeXT a offert une nouvelle vie au Mac, c’est grâce à ses développeurs talentueux, comme Avi Tavanian, Bertrand Serlet, qui ont réécrit les bases de Mac OS. Mais avoir de bonnes technologies ne suffisait pas : ce rachat, c’était aussi une manière pour Steve Jobs de reprendre le pouvoir sur Apple et s’en servir pour réussir commercialement là où NeXT avait échoué.

Interrogé sur le choix de NeXT au détriment de Be, Jean-Louis Gassée « remercie le ciel » de cette décision : il détestait le management habituel de la marque (particulièrement celui de Steve Jobs) et n’aurait pas pu s’imaginer à nouveau chez Apple. Bien que déçu pour son entreprise, il aura l’occasion de se consoler par la suite, l’aventure Be se prolongeant durant quelques années.

Owen W. Linzmayer, l’auteur de « Apple Confidential », se remémore ces journées de décembre 1996 où la balance a pesé du côté de NeXT. Gil Amelio, PDG d’Apple, et son bras droit Ellen Hancock, avaient invité les cadres de NeXT et de Be à deux entretiens séparés. Steve Jobs avait confié à Avie Tavanian le soin de démontrer que leur sytème OpenStep avait encore plusieurs années d’avance sur la concurrence, notamment dans les domaines d’Internet et du multimédia. Le lendemain, Jean-Louis Gassée était arrivé en dilettante, persuadé que l’affaire était dans la poche. Résultat : dix jours plus tard, Apple officialisait le rachat de NeXT et le retour de Steve Jobs au bercail, officiellement comme conseiller de Gil Amelio. La suite, on la connaît…