Vous cherchez une astuce pour quitter toutes les applications actives sans vous fatiguer ? Essayez celle-là !
Depuis le Finder, demandez « A propos de votre ordinateur » : une fenêtre apparaît avec, entre autres, la liste de toutes les applications actives. Cliquez sur le nom de toutes les applications que vous voulez quitter, en maintenant la touche Majuscule appuyée. Une fois que toutes les applications sont surlignées, cliquez sur l’une d’elles en appuyant en même temps sur « Ctrl », et choisissez le menu Quitter.
Cette astuce a été publiée en 2001 par la revue A Vos Mac. Et sous Mac OS X, une idée pour faire de même ?
C’est l’été, le soleil brille, c’est le moment de sortir le peroxyde d’hydrogène pour une opération « blanchiment de plastique » ! Car le vieillissement et le jaunissement des plastiques de nos ordinateurs et de leurs périphériques n’est pas une fatalité : avec un peu de temps, un bon produit de nettoyage, de l’huile de coude et de l’eau oxygénée fortement concentrée (on parle aussi de peroxyde d’hydrogène), on peut offrir une seconde jeunesse au plastique d’un vieux Mac ou d’un Apple II.
Ce week-end, j’ai choisi de m’attaquer à quelques claviers et plusieurs souris qui prenaient un peu la poussière : le clavier et la souris du Lisa (de vraies pièces de musée !), et plusieurs générations de claviers et de souris ADB. Ce sera aussi l’occasion d’observer de plus près dans un prochain article l’évolution de leur conception, qui couvre une période de 1982 à 1998.
Première étape : démonter chaque appareil, en prenant soin de repérer les vis parfois cachées sous les étiquettes. Pour les souris, on trouvait quatre vis sur les modèles les plus anciens, et une seule sur les modèles les plus récents. Retirer la bille (à nettoyer soigneusement), démonter l’électronique (souvent solidaire du câble, qu’il faudra nettoyer sans humidifier les composants), et nettoyer tout ça avec une bonne crème à récurer, une brosse à dents, une éponge à vaisselle, ou encore une gomme magique. Le plastique ne craint pas grand chose à cette étape, évitez simplement les éponges métalliques qui laisseraient de disgracieuses rayures.
Après cette étape, il convient de bien rincer les coques plastique. N’hésitez pas à y aller à grandes eaux, dans l’évier rempli d’eau, afin d’éviter de mélanger les produits entre eux. Laissez égoutter un peu, sans attendre que ce soit parfaitement sec : l’eau oxygénée contient de toute façon un bon pourcentage… d’eau !
À partir de maintenant, travaillez en parfaite sécurité : protégez toutes les parties de votre corps, double épaisseur de gants et lunettes de protection, et évitez à tout prix les éclaboussures. Le peroxyde d’hydrogène, surtout à une concentration de 35%, est un produit dangereux qui provoque des irritations cutanées immédiates, et peut endommager gravement les yeux et les muqueuses.
Disposez les pièces à blanchir sur un plateau qui ne craint rien (comme une grande plaque de bois ou de polystyrène) et badigeonnez-les avec un pinceau à l’ombre. Exposez-les ensuite en plein soleil, et répétez l’opération plusieurs fois, toujours avec beaucoup de précautions et en tournant le plateau d’un quart de tour à chaque fois pour que chaque face soit exposée au soleil. Dix à quinze minutes d’attente permettent d’éviter que la solution s’évapore et que des gouttes se forment, qui provoqueraient un blanchiment irrégulier.
Une fois cette exposition au soleil terminée, toujours bien protégé, récupérez vos pièces blanchies, dans un grand seau ou un saladier qui ne craint rien. Rincez avec précaution le support, puis rincez les pièces en plastique dans une grande quantité d’eau. Laissez-les ensuite sécher longuement, car l’eau s’est insinuée dans tous les coins et recoins. Quand vous êtes sûr que toute trace d’eau oxygénée a été éliminée, séchez sommairement (pour éviter que les saletés se redéposent) puis laissez évaporer longuement à l’ombre ou dans un l’intérieur bien ventilé.
Il ne restera plus qu’à remonter tout cela patiemment, sans se tromper… et à apprécier le résultat ! L’association d’un nettoyage qui décrasse fortement, et d’un blanchiment qui efface le temps passé, donne souvent des résultats époustouflants !
Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?
Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…
Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.
Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.
On a déjà discuté de la gestion calamiteuse de la mémoire vive par les prédécesseurs de Mac OS X. À l’époque, c’est-à-dire jusqu’en 2001 tout de même, le système des Macs distribuait des pans de mémoire vive aux applications quand elles étaient lancées. Celles-ci occupaient alors cette mémoire vive qui leur était allouée, et ne la restituaient qu’une fois quittées. Face à cette fragmentation progressive de la mémoire, on réfléchissait alors en termes de « plus gros bloc inutilisé » pour connaître la quantité de mémoire dont on disposait au moment de lancer un nouveau logiciel.
Mac OS X a fait passer les Macs dans l’ère de la modernité, en partageant la mémoire entre toutes les applications, avec un usage transparent de la mémoire virtuelle, permettant à chaque application de disposer de la mémoire vive qu’il lui fallait, au moment où cela s’avérait nécessaire. Restait à permettre à Mac OS « classique » de s’inscrire dans ce ballet, sans bloquer inutilement la mémoire utile à Mac OS X. Ce sera fait au moyen d’une réécriture du noyau de Mac OS 8.6, organisé autour d’un nouveau nano-noyau, chargé des opérations les plus basiques. Cette première réalisation étant relativement instable dans les premières versions de Mac OS X Server, elle sera améliorée avec Mac OS 9.
Voici ce que cela donne, vu depuis Mac OS 9. Grâce à une petite bidouille très simple à l’aide de ResEdit, nous avons pu lancer le Finder et son outil « À propos de votre ordinateur », normalement inaccessibles depuis Mac OS X. On a ainsi retrouvé toutes les informations sur le système, y compris ce « plus gros bloc inutilisé » fixé au minimum. L’addition des mémoires réservées par chaque application dépassé largement le total de mémoire physiquement disponible, sans compter que les applications indépendantes de l’environnement Classic sont artificiellement limitées à 504 Ko (en réalité, Mac OS X leur alloue ce qui leur est nécessaire, jusqu’à 4 Go par application dans ces premières versions). Classic n’était donc pas un simple émulateur tournant dans Mac OS X, mais un système intégré à celui-ci, et travaillant en symbiose avec lui.
Remarquez que la fenêtre « À propos de votre ordinateur » de Mac OS 9 incluait la mention « Blue Box Enabler », précisant le numéro de version du module permettant d’assurer le fonctionnement de Classic (autrefois dénommé Blue Box) au sein de Mac OS X. De même, le processus Classic porte le nom de TruBlueEnvironment dans le Moniteur d’activité.
Les « anciens» se souviennent également de deux autres avantages de Classic : cet environnement avait permis de redonner vie à des logiciels anciens, incompatibles avec les Power Macs, grâce à une gestion plus simple de la mémoire virtuelle, déléguée de manière transparente à Mac OS X. De plus, certains logiciels étaient plus rapides une fois lancés dans Classic, là aussi en raison d’une gestion plus efficace de la mémoire virtuelle distribuée en temps réel selon les besoins.
C’est l’un des claviers Apple préférés des collectionneurs. Il n’est pas aussi rare que le clavier ADB noir du « Macintosh TV », mais il fait toujours son petit effet dans une collection. Le Clavier ADB Ajustable répondait à l’exigence d’ergonomie très en vogue au début des années 1990 (on le trouve présenté dans l’Apple Magazine de mars-avril 1993, en même temps que le LC III, le Classic Couleur, QuickTime 1.5 et l’AppleCD 300).
On en trouve régulièrement en vente sur eBay (ici, ici, ou un morceau là), mais celui qui est proposé actuellement est particulier : ses touches comportent à la fois les caractères latins et japonais !
Comme souvent avec les produits Apple un peu anciens, les plastiques n’ont pas tous vieilli de la même manière, et la barre d’espace a plus jauni que les autres. Sachez également que ce clavier dispose habituellement d’un pavé numérique séparé, qu’on relie à l’aide d’un câble ADB très court (et non torsadé) que la plupart des utilisateurs ont perdu… Si vous en avez un, contactez-nous, on le cherche !
En une image, tout est dit, ou presque… À votre gauche, la carte mémoire du Newton MessagePad, deux méga-octets sur la balance ; à votre droite, une carte SD comme nous en avons tous aujourd’hui dans nos appareils photos, contenant trente-deux-mille fois plus de données…
Le Newton et ses différentes déclinaisons, jusqu’à l’eMate 300, utilisaient des cartes mémoire PCMCIA, mais dans un format incompatible avec les autres appareils ou les PowerBooks de l’époque.
On aurait bien sûr pu aggraver la comparaison avec une carte SD de 512 Go, ou une carte micro-SD de 400 Go, mais bon, on n’en avait pas sous la main, et puis là comme ça, vous avez l’idée, non ?
Il y a presque un an, nous vous présentions une brochure de SEEDRIN (future Apple France) pour le disque dur 20 Mo du premier Macintosh. En voici une autre, tout à fait de la même époque, présentant le concept du réseau AppleTalk, permettant de connecter entre eux plusieurs Macs, mais aussi des imprimantes et disques durs.
La grande nouveauté d’AppleTalk, c’était de se passer de serveur. Chaque Macintosh était équipé d’origine de deux prises réseau (au format DE-9, devenu Mini Din-8 à partir du Macintosh Plus), et le système prenait en charge le protocole d’échanges sur ce réseau. Ainsi, on pouvait aisément chaîner jusqu’à 32 éléments par réseau au moyen de simples connecteurs. Il ne fallait cependant pas être trop pressé, le réseau plafonnant à 240 kilobits par seconde, partagés entre l’ensemble des éléments connectés ! C’était cependant le système de réseau le plus simple et le moins coûteux à l’époque. Il suffisait de brancher un ordinateur ou un périphérique compatible pour le voir immédiatement apparaître sur le réseau, avec son nom indiqué en toutes lettres !
AppleTalk saura rapidement communiquer sur deux types de réseau : LocalTalk pour les anciennes prises et câbles (que l’on retrouvera jusqu’aux derniers Performa et Power Macintosh en 1998) et EtherTalk (basé sur la nouvelle norme de prises et de câbles Ethernet disponibles dès 1987 sur Macintosh). AppleTalk disparaîtra finalement de Mac OS X en 2009, avec sa version 10.6.
Et vous, utilisiez-vous Word 4 sur Mac, en 1989 ? Il faut être honnête : quiconque a utilisé des versions « modernes » de Word (disons, depuis Office 98) sera ébahi de la simplicité de Word 4. Ce logiciel était à peine plus puisant que MacWrite apparu cinq ans plus tôt. Microsoft avait certes prévu un dictionnaire pour le correcteur orthographique, et ajouté quelques fonctions comme la numérotation des pages ou l’insertion automatique de notes de bas de page, mais pour le reste, nous étions encore à la préhistoire de la bureautique. Pas d’options de zoom sur la page, pas d’insertion d’images, pas de colonnes, pas de tableaux, pas de lettrines… Et pourtant, c’était ce qui se faisait de mieux !
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une seconde réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons diffusé une autre la semaine dernière, et nous en diffuserons deux autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. C’est toujours CLM/BBDO qui est aux manettes. Et remarquez cette magnifique Peugeot 505 au premier plan. So french !
Le 19 juillet 2000, Apple présentait le PowerMac G4 Cube, un PowerMac G4 complet, dans un cube de 8 pouces de côté, soit 20 cm. Non seulement cet ordinateur était vraiment tout petit pour l’époque, mais il était également dépourvu de ventilateur, ce qui le rendait particulièrement silencieux. Pour accéder aux composants internes, il suffisait de tirer une poignée et d’extraire tout l’ordinateur de son boîtier.
Le PowerMac G4 Cube, aussi beau, compact et silencieux qu’il était, ne trouva jamais vraiment son public. Il n’était pas plus rapide que le PowerMacintosh G4, mais il était vendu plus cher ! De plus, les premiers clients rapportèrent l’apparition de fissures sur la coque en plexiglas, particulièrement regrettable sur un ordinateur vendu avant tout pour son design. Pour gagner en compacité, Apple avait également extrait l’alimentation qui ajoutait un boîtier d’une taille conséquente à poser près du bureau.
Dans le même genre, nous avons retrouvé ce visuel de 1980, où l’écran de l’Apple III est relégué au second plan, au bénéfice d’une imprimante utilisée comme simple machine à écrire. Au prix de l’Apple III, c’est quand-même dommage… Nul doute qu’il fallait rassurer les futurs clients institutionnels quant à l’utilité de l’ordinateur, et pour cela, quoi de mieux qu’un bon vieux papier avec du texte dessus ?
On peut avoir du mal à le croire, mais il y a eu une époque où les relations entre Apple et Microsoft étaient au beau fixe, loin de la brouille qui opposera les deux entreprises de la sortie de Windows jusqu’au retour de Steve Jobs.
Ainsi, en 1977, au moment de sa sortie, le premier Apple II intègre le langage Integer BASIC écrit par Steve Wozniak lui-même. C’est une adaptation assez simple de ce langage, qui est notamment incapable de gérer les nombres à virgule. Pour corriger ce défaut, et dans l’objectif de s’attaquer au marché professionnel, Apple prépare alors l’Apple II+ (dénommé europlus chez nous et j-plus au Japon) et choisit d’y intégrer le langage BASIC écrit par Microsoft pour l’Apple II. Celui-ci était moins rapide, mais plus complet que celui d’Apple, et permettait à la marque de ne pas perdre du temps à réécrire son propre BASIC avant la commercialisation de l’Apple II+ qui débarquera finalement le 1er juin 1979. En conséquence, on retrouve le copyright de 1977 de Microsoft sur toutes les cartes-mères d’Apple II intégrant ce langage, comme ici sur la carte-mère de l’Apple IIc.
Pour la petite histoire, on se souviendra qu’au moment de renouveler le contrat en 1985, Microsoft acceptera de prolonger sa licence, sous réserve qu’Apple cesse de commercialiser sa propre version du langage BASIC pour le Macintosh, lui laissant ainsi le champ libre pour commercialiser son Microsoft BASIC pour Macintosh.