Le dimanche, sur l’Aventure Apple, c’est publicité ! Cette semaine, voici une réclame de mars 1997 présentant les offres spéciales liées à l’achat d’un Power Macintosh 7300. 200 francs de réduction pour l’achat d’un lecteur magnéto-optique Fujitsu, 350 francs pour la suite Adobe Publishing Collection (avec Photoshop, Acrobat et Illustrator), 500 francs pour 4D, 700 francs pour les solutions de comptabilité Météor, et même 900 francs pour les trois logiciels Word 6, Excel 5 et Project 4 de Microsoft.
Le slogan d’Apple était « Masters of Business », un titre très éphémère que l’on ne retrouve à peu près nulle part ailleurs. Notez que l’offre, gérée par SOGEC Gestion (qui a déménagé depuis à Villebon sur Yvette) était valable jusqu’au 30 juin 1997 : on aurait pu la publier le jour J, la semaine prochaine, mais la place est déjà prise par deux autres réclames !
Entre le PowerBook G3 Series « Bronze », dont on fête aujourd’hui l’anniversaire, et son prédécesseur connu sous le nom de Wallstreet, Apple n’a presque rien changé. Enfin, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que c’est le « presque » qui change tout. En voici sept exemples, parmi d’autres. Dans cet article, glissez le curseur des images pour comparer tout ce qui a changé !
Pas de doute, Apple a sérieusement affiné son portable professionnel. Faute de place, les deux ports PCMCIA ont laissé la place à un port unique. Et la prise Modem a rejoint le panneau arrière.
Le système d’éjection motorisée dédiée aux deux ports PCMCIA a disparu, au profit d’un classique bouton poussoir.
Evidemment, le clavier a gagné en transparence, c’est même lui qui donne son surnom à ce PowerBook G3 Series « Bronze ». Même le bouton de démarrage a eu droit à son ravalement :
La petite pomme a connu le plus grand chamboulement de son histoire. Elle a quitté ses couleurs vives pour un blanc uni, et elle a migré du dessous au dessus de l’écran :
Derrière le capot des connecteurs, Apple a remplacé le bon vieux ADB par deux USB, fait disparaître l’ancien port série, déplacé le port modem, caché les prises casque et micro, et soigneusement peint en noir les vis et supports métalliques. Pour le FireWire en revanche, il faudra attendre la génération suivante dénommée « Pismo ».
Vu de face, on s’aperçoit que la marque a revu de nombreux détails : le système de fermeture a évolué (la partie mobile du loquet se trouvait à l’origine sur le haut de l’écran, elle a migré ensuite sous le trackpad) ; le nom de l’ordinateur est passé du bord au centre de l’écran, le témoin de charge est passé du côté droit au côté gauche, tandis que le logo Apple a migré vers le haut de l’écran.
Enfin, on signalera la disparition (définitive) du logo PowerPC. Vraiment, cet ordinateur, l’air de rien, a chamboulé bien des habitudes !
Il y a quinze ans, le 8 janvier 2004, Carly Fiorina, présidente de la marque HP, présentait à la surprise générale un modèle spécial d’iPod. Il s’agissait d’un iPod de troisième génération, doté par HP d’une couleur particulière, décrite comme un « bleu pale ». La présidente d’HP indiquait même avoir le droit de personnaliser à sa guise la couleur du baladeur !
Finalement, au moment de la commercialisation sept mois plus tard, c’est un simple iPod de quatrième génération qui est présenté par HP, dans sa couleur originale, en 20 ou 40 Go, et porteur du logo HP sur son dos. Pour le reste, c’était un iPod comme un autre, avec même le logo Apple au démarrage…Cet accord commercial entre les deux entreprises ne durera que dix-huit mois, au cours desquels HP adaptera l’iPod mini, l’iPod Photo, et l’iPod shuffle. En parallèle, les PC d’HP étaient livrés avec iTunes pré-installé.
Un iPod mini+HP de la collection de l’Aventure Apple
Cet accord ne sera pas un grand succès pour HP : au plus fort du programme, HP ne dépassera pas les 5% de parts de marchés face à Apple. Au point que des sources bien informées considèrent que Steve Jobs a profité de l’incompétence de Carly Fiorina pour réussir un coup double : faire entrer gratuitement iTunes sur des millions de PC face au Windows Media Store, et engranger ensuite les bénéfices de la vente de musique. Certains considèrent même que le bénéfice moyen lié à iTunes était supérieur à la marge que HP pratiquait sur chaque PC !
Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de cet accord dans un précédent article du blog. Mais nous ne vous avions alors pas dit le plus beau : grâce à cet accord, l’iPod était devenu personnalisable ! HP avait en effet prévu des « tattoos » adaptés à chaque modèle, que l’on pouvait acheter ou imprimer soi-même grâce à des feuilles vierges prédécoupées… Car oui, HP est aussi un fabricant d’imprimantes… La marque avait aussi signé un accord avec Universal Music Group pour proposer des « tattoos » basés sur des pochettes de CD à la mode.
Et si vous avez beaucoup d’argent de côté, vous pouvez envisager de faire une offre pour ce modèle d’iPod+HP 20 Go sur eBay, dans sa boîte jamais ouverte.
Que se passe-t-il quand on tente d’accéder à une page qui n’existe pas sur le site vente-privée.com ? Une erreur 404, comme sur tous les autres sites ! Mais celle-ci est un peu particulière…
C’est un Macintosh Plus qui vous accueille pour vous signaler l’erreur. Bien sûr, le logo Apple a été effacé, le clavier est bizarrement branché à l’arrière de la machine (alors que sa vraie prise est visible à l’avant), et l’écran est en couleurs avec quelques années d’avance sur le Color Classic dont nous fêtions l’anniversaire hier, mais pas de doute, c’est bien un clin d’œil à la machine fétiche d’Apple que nous offre ce site. D’autant plus que si on regarde de près, on voit la pomme sur la souris !
[cet article n’est pas sponsorisé — d’ailleurs il n’y a même pas de lien ! Si vous voulez nous aider, cliquez plutôt sur les liens Amazon ci-dessous]
Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.
En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.
On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…
Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.
Image : Pinterest
Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.
Sur l’Aventure Apple, on préfère les vieilles machines aux modèles récents, et la poussière à l’odeur du neuf. Ça tombe bien, parce que s’il y a un modèle récent qui commence à sérieusement prendre la poussière, c’est bien le Mac Pro. L’air de rien, il a été commercialisé il y a très exactement 5 ans, et a donc déjà passé 1826 jours au catalogue. Le précédent record est donc largement dépassé : il avait été établi par le Macintosh Plus, commercialisé durant 1734 jours entre 1986 et 1990.
Quand on regarde la gamme d’Apple, de la sortie du Lisa en 1983 jusqu’à la sortie du PowerMacintosh en 1994, on s’aperçoit qu’Apple a décliné dans ses ordinateurs presque chaque génération de processeurs Motorola.
Evidemment, on connaît bien le 68000, présenté par Motorola en 1979, et qui équipa le Lisa, puis le Macintosh et tous ses descendants jusqu’au Macintosh Classic en 1990.
On connaît moins le 68020, qui ne fut utilisé que pour le Macintosh II en 1987 et le Macintosh LC en 1990. Le 68030, qui en était une version améliorée par une gravure plus fine et une mémoire cache plus importante, fut en revanche un modèle très répandu, présent dans une grande partie de la gamme Macintosh II, puis le SE/30, le Classic II, le LC II et ses successeurs, et la plupart des PowerBooks.
Le 68030 du Macintosh LC III
Enfin, le 68040 équipa les modèles haut-de-gamme de la marque : on pense bien sûr aux Quadra (qui lui doivent leur nom, quadra signifiant quatre en latin), mais aussi aux Centris (qui remplaçaient les Macintosh II), ou aux derniers PowerBooks (190 et série 500).
Présentation du Quadra 950 dans Apple Magazine de Mai/Juin 1992
Dans cette longue série, Apple a donc passé son tour pour le 68010, qui était un 68000 amélioré, moins sensible aux erreurs et plus efficace sur les instructions répétitives. Il faut dire qu’au moment de la sortie du Macintosh en 1984, Motorola présentait déjà son nouveau 68020 !
Quant au 68060, présenté en 1995, il arrivait trop tard pour Apple, qui avait entamé son passage au PowerPC et ne pouvait pas se permettre de poursuivre son investissement sur un processeur très différent des précédents. C’était pourtant un processeur moderne, assez proche du Pentium, avec une approche semblable au concept RISC, décomposant les instructions complexes en instructions simples, ajoutant un deuxième pipeline et améliorant sa vitesse de calcul. Il inaugurait également chez Motorola le concept de prédiction de branchement, déjà connu chez les fabricants de serveurs : le processeur tentait de deviner le résultat d’un calcul et enchaînait sur les opérations suivantes. Si le résultat était le bon, il avait gagné du temps. À défaut, il oubliait ses calculs et les reprenait avec le bon résultat. Pour la petite histoire, c’est d’ailleurs cette fonctionnalité de prédiction, généralisée à tous les processeurs, qui a ouvert la porte à la faille Spectre vingt-trois ans plus tard…
Circuit intégré du Motorola 68060. Image Pauli Rautakorpi sur Wikipedia
« Et le 68050 ? » demande le lecteur attentif… Hé bien le 68050 n’a jamais existé, tout simplement. Il aurait dû être une version améliorée du 68040, visant notamment à corriger quelques bugs. Motorola préféra lui conserver son nom de 68040.
Quand on pense à Apple et à ses plus de quarante ans d’histoire, on imagine qu’elle doit disposer d’archives absolument phénoménales, faites de schémas, de dessins, de prototypes, de correspondances… Hé bien non ! Apple ne dispose d’aucune archives.
Le 18 novembre 1997, l’université américaine de Stanford (à quelques kilomètres de Cupertino) annonce qu’elle a reçu un cadeau inestimable : l’intégralité des archives de la marque à la pomme. Depuis plus d’une dizaine d’années, les dirigeants d’Apple préparaient un musée et mettaient donc de l’ordre dans leurs archives. Documents, ordinateurs et périphériques, logiciels, photos, coupures de presse, cassettes vidéo, correspondances, et même l’intégralité de la bibliothèque interne d’Apple, avec ses revues, ses journaux, ses livres et ses manuels : Steve Jobs ne souhaite rien conserver lors de son retour chez Apple en décembre 1996. Il fait don de tout cela à l’université de Stanford.
C’est un doux euphémisme que d’affirmer que Steve Jobs n’a jamais été très attaché à la nostalgie ou à la célébration du passé. Si on y regarde de plus près, on peut même remarquer que le « Macintosh des 20 ans d’Apple » avait été préparé avant le retour de Steve Jobs (même s’il a été livré avec un peu de retard, en 1997) ; tandis que la campagne « Happy Birthday, Mac » célébrant les trente ans du Mac en 2014 était arrivée plusieurs années après son décès.
Tout au plus avait-il accepté un petit clin d’œil au lancement de l’iMac en 1998, celui-ci s’annonçant d’un « Hello again » emprunté au « Hello » du premier Macintosh quatorze ans plus tôt…
Depuis lors, l’université conserve ces archives au secret, dans un bâtiment qui n’est pas accessible au public, et dont l’emplacement exact n’a jamais été révélé ! Rare sont les privilégiés à pouvoir y pénétrer, comme les journalistes d’Associated Press ont pu le faire en 2011. Ils en avaient ramené cette courte vidéo :
Il va sans dire que cette collection comporte des éléments d’une valeur historique inestimable, comme le contrat d’emprunt de 5000 euros pour financer les débuts d’Apple en 1976, les premiers bilans manuscrits des ventes de l’Apple II en 1977, ou encore une série de photographies du travail de Steve Jobs chez NeXT par Doug Menuez, sans oublier les documents relatifs à l’éviction de Jobs en 1985 et au rachat de NeXT en 1996. La collection d’origine a été enrichie par une vingtaine d’autres donations, provenant notamment d’anciens salariés ou dirigeants d’Apple.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1991 concernant la reprise d’un Apple II usagé en échange de l’achat d’un Macintosh LC neuf. 5 000 francs de remise, soit 30% de réduction tout de même sur un LC avec son écran 12 pouces, ses 2 Mo de mémoire vive et ses 40 Mo de disque dur. Le LC présentait surtout l’intérêt de disposer d’une carte optionnelle permettant d’utiliser les logiciels et périphériques de l’Apple II, pour 1174 francs.
Mais la publicité vaut aussi son pesant de cacahouète pour ceux qui prendront le temps de lire les petites annonces de la page : RECHERCHE la goutte d’eau qui fait déborder le vase, CHERCHE belle-mère tolérante pour déjeuners dominicaux enjoués, SI TU AIMES les fraises et les palourdes, retrouve-moi à 12h devant le Louvre…
Le 19 janvier 1998, Apple présentait Mac OS 8.1, une mise à jour pas si mineure que ça d’un système d’exploitation tout juste âgé de six mois. Bien sûr, Mac OS 8 avait largement révolutionné l’usage du Mac, avec son interface platinum, son Finder multitâche, ses menus contextuels, ses fonds d’écran en plein format, ou encore le défilement en temps réel du contenu des fenêtres. Mais il restait du boulot à Mac OS 8.1 pour poursuivre la modernisation d’Apple : c’est ce système qui inaugura le format de fichier HFS+, qui ne sera remplacé qu’en 2017 par le format APFS ; c’est aussi lui qui supporta, pour la première fois, les applications « Carbon » prévue pour fonctionner sous le futur système Mac OS X, qu’on appelait encore à l’époque Rhapsody.
Mac OS 8.1 ne sera disponible en Europe qu’en mars 1998. Ce dépliant nous replonge dans une époque aujourd’hui totalement révolue. Ainsi, Apple mettait en valeur la compatibilité avec Windows 95 et Windows 3.1, chantait les louanges de ClarisWorks 5.0 et Internet Explorer, et glissait même une discrète mention au logiciel HyperCard (qui n’avait pourtant pas connu de mise à jour majeure depuis 1990).
Remarquez qu’à l’époque, le nouveau format HFS+ ne savait gérer que des disques durs de 2 To au maximum. Il faut dire qu’en 1998, un disque dur de 4 Go était déjà tout à fait convenable. Il faudra attendre MacOS 10.2 pour voir cette limite passer à 8 To, puis à 16 To sous MacOS 10.3, et enfin à 8 Exaoctets (soit 8 millions de Téraoctets) sous MacOS 10.5.3…
Drôle d’épidémie, juste avant Noël. Les souris de Lisa semblent se multiplier, c’est un véritable cluster sur le site d’enchères ces temps-ci. Et trois d’entre elles sont même proposées avec leur carton d’origine, un détail apprécié des collectionneurs ! On commence avec cette souris numérotée 28321, proposé aux enchères à partir de 895 dollars aux États-Unis (comptez 32 euros pour l’expédition en France)
Le même vendeur propose un autre modèle, numéro de série 31587 pour 1395 dollars, avec les mêmes frais de port. Dans les deux cas, ces souris sont décrites comme étant dans un état exceptionnel, et conservées jusqu’alors par une famille de collectionneurs passionnés.
Troisième opportunité avec cette souris en provenance d’Israël, proposée à 1450 dollars… plus 135 euros de frais de port (aïe !). Mais pour ce prix-là, vous obtiendrez également quatre livrets présentant les logiciels qu’Apple avait développés pour son ordinateur : Lisa Calc, Lisa Write, Lisa Project et Lisa List.
Si le carton ne vous intéresse pas, vous pouvez toujours vous rabattre vers ce modèle numéroté 10728, qui est proposé à la fois à 703,47 euros ici et à 703,59 euros par là… Le vendeur se trouve aux États-Unis et demande 62 euros de frais de port en supplément.