Des rubans couleurs neufs pour ImageWriter II

Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !

Ruban neuf pour imageWriter II

Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.

Ruban neuf pour imageWriter II

Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Impressions couleurs ImageWriter II
Images : Maple City Enterprises sur eBay

Un Newton MessagePad transparent sur eBay

Ce n’est pas parce que l’on fête beaucoup d’anniversaires en janvier qu’il faut oublier de jeter un œil sur eBay, particulièrement riche en surprises ces jours-ci. Voici par exemple un exemplaire plutôt rare d’un Newton MessagePad 110 dans un boîtier transparent. Ce type de boîtier est caractéristique des versions de développement et l’on en croise de temps en temps sur le site d’enchères.

Apple Clear Newton MessagePad 110
Image : eBay
Apple Clear Newton MessagePad 110
Image : eBay

En ce qui concerne plus particulièrement le Newton, certaines sources indiquent que tous les modèles transparents ne sont pas forcément des modèles de développement, puisqu’une série limitée destinée aux développeurs avait été distribuée par Apple. Cela explique pourquoi l’étiquette définitive, avec mention de l’agrément de la FCC, est le plus souvent présente, alors que les prototypes portaient  généralement une mention explicite « Prototype – Not for resale (ne doit pas être vendu) ».

Liens : le Journal du Lapin (1, 2, 3 et 4) ; MyAppleNewton ; MacNN.com ; Gizmodo.

Changer l’interface du lecteur audio AppleCD

Allez, voici un vieux souvenir. Un bricolage que nous avions fait paraître dans la revue A Vos Mac en 2000, et qui rappellera des souvenirs aux amateurs de ResEdit, ce couteau suisse de la bidouille avant Mac OS X. Il s’agissait de transformer l’interface du lecteur audio AppleCD pour lui donner un air plus moderne.

Lecture Audio AppleCD
En bas : avant. En haut : après.

Lancez ResEdit et ouvrez une copie du lecteur audio AppleCD. Repérez la ressource ” CLRS ” et ouvrez-la. Deux lignes apparaissent. La première contient les couleurs de la fenêtre du lecteur, tandis que la deuxième contient les couleurs d’affichage. Quand vous ouvrez chacune de ces deux ressources, vous obtenez une fenêtre de 6 colonnes. Seules les 4 colonnes centrales nous intéressent. Elles contiennent 6 ou 7 groupes de 12 signes. Ces groupes correspondent à autant de couleurs : une couleur est codée par 3 fois 4 signes.

ResEdit code les couleurs en donnant une valeur à chaque composantes Rouge, Vert et Bleu de la couleur. En effet, l’affichage en couleurs sur un écran est obtenu par le mélange de 3 points de couleurs sur chaque pixel. Un rouge (premier groupe de 4 signes), un vert (deuxième groupe) et un bleu (troisième groupe). Pour donner une valeur à chaque point, on lui fait correspondre un nombre, entre 0000 et FFFF. C’est ce que l’on appelle de l’hexadécimal : 10 chiffres plus 6 lettres font 16 possibilités. Chaque point peut donc posséder 65536 valeurs (de ” éteint ” à ” allumé complètement “). Ainsi, on obtient la couleur bleu en allumant uniquement le spot bleu : 0000 0000 FFFF. Pour le rouge et le vert, on procède de la même façon : FFFF 0000 0000 et 0000 FFFF 0000. Puis on peut mélanger ou atténuer : le bleu clair est obtenu en rajoutant du vert et du rouge : 5555 5555 FFFF. Le bleu foncé est créé en atténuant la force du spot bleu : 0000 0000 8888. Le blanc est obtenu en allumant tous les spots (FFFF FFFF FFFF) et le noir en les éteignant tous (0000 0000 0000). C’est ce qui s’appelle, en physique, la synthèse additive des couleurs.

Nous allons avoir besoin ici d’un fond de couleur gris clair, faute de pouvoir afficher le gris ” ondulé ” de MacOS X. Modifiez les 3 premiers groupes de caractère ainsi : DDDD DDDD DDDD. Pour la couleur des affichages, ouvrez la deuxième ligne de la ressource CLRS et modifiez les 3 premier groupes ainsi : EEEE EEEE EEEE.


ResEdit CLRS

Pour faire correspondre les menus à ces nouvelles couleurs, ouvrez la ressource MENU et double-cliquez sur les menus 133 et 134. Puis renommez la première couleur« de chaque menu ” Gris MacOS X “. Pour faire correspondre les petites icones présentes dans les menus, ouvrez la ressource ” cicn ” et double-cliquez sur l’icône 450 (elle correspond à la première couleur de fenêtre) et sur l’icône 460 (première couleur d’indicateur). Changez alors leurs couleurs avec les outils de dessin.

Passons maintenant à la suite : il va s’agir de modifier l’interface de chaque élément de l’application. Commençons par le plus important : la fenêtre elle-même. Celle-ci n’est vraiment pas très belle… Nous allons donc la transformer, en ouvrant la ressource WIND et en double-cliquant sur la seule ligne disponible (ID=128). Vous remarquez en haut de cette fenêtre plusieurs icones représentant des aperçus de fenêtres. Choisissez la septième, celle qui a une barre de titre noire. Elle ne correspondpas tout à fait à l’interface de MacOS X mais elle est arrondie comme les fenêtres du nouveau système. De plus, elle évite l’apparition d’une bordure pas très agréable. Cliquez ensuite sur le bouton ” Color : Custom ” afin de personnaliser les couleurs. Vous pouvez alors modifier les couleurs de la barre de titre, de la case de fermeture…

ResEdit WIND

Après la fenêtre, voyons maintenant les icones. Il va falloir modifier les boutons de l’interface qui sont contenus dans la ressource cicn. Les icones de 500 à 506 correspondent aux boutons affichés normalement, tandis que les icones de 600 à 606 représentent les boutons appuyés. Remarquez que les boutons sont mémorisés sans leur fonction (avance, éjection…) ce qui va nous faciliter le travail ! Modifiez chaque icône en respectant sa taille. Si votre icône n’occupe pas toute la surface (coins arrondis…), n’oubliez de glisser l’aperçu de votre icone en couleur sur le masque (mask en anglais), afin que les pixels blancs ne soient pas affichés.

ResEdit icons

Procédez ainsi pour tous les boutons, puis les autres éléments d’interface : 139 et 140 pour les flèches d’apparition de la liste, 198 et 199 pour le curseur de volume, 300 à 303 pour l’indicateur de volume, 128 à 124 pour les icones qui se placent sur les boutons (avance, recul, éjection…), 192 et 193 pour la case de l’ascenseur de la liste, 194 à 197 pour ce même ascenseur, 1999 à 2003 pour l’icône de la fenêtre d’informations. Si vous avez du courage, vous pouvez vous attaquer aux icones 1000 à 1214 qui correspondent aux chiffres et aux symboles utilisés dans l’affichage. Ensuite, attaquez vous à l’icône de l’application (ressources ICN#) directement dans ResEdit ou en utilisant un logiciel comme le très réussi Iconographer (www.mscape.com). Ensuite, il vous reste à signer votre œuvre dans la ressource TEXT (ID 128) et dans la ressource vers (qui correspond au contenu de la fenêtre d’informations dans le Finder). Enregistrez votre travail et quittez ResEdit. Lancez votre nouveau Lecteur Audio AppleCD, choisissez en couleur de fenêtre et d’affichage le gris MacOS X, et admirez le travail ! Vous remarquerez qu’il n’est pas possible de changer la couleur des textes (titres du CD et des chansons). Il faut donc utiliser une couleur de fond assez sombre, ou alors ne pas avoir besoin de lire les titres !

Automator, le Web et l’iPod

En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.

iPod Web Page Automator

Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.

iPod Web Page Automator

Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.

Introduction à la programmation sur la famille Macintosh

Dès 1984, les développeurs découvraient doucement la nouvelle gamme Macintosh d’Apple. Pour les accompagner, Apple avait tout prévu, notamment une série de manuels publiés chez Addison-Wesley sous le titre « Inside Macintosh ». Nous publions aujourd’hui quelques extraits de l’un des opus les plus accessibles de cette série : Programmer’s Introduction to the Macintosh Family, que l’on trouve parfois d’occasion par exemple sur Amazon.

Programmer's Introduction to Macintosh

Comme l’indique un schéma au début de l’ouvrage, ce livre s’intégrait au sein de la collection de manuels traitant de tous les aspects de la programmation sur Macintosh. Cette collection s’était agrandie avec le temps, puisqu’elle ne comptait à l’origine que les trois volumes « Inside Macintosh I, II et III » consacrés au Macintosh, au Macintosh XL et au Macintosh 512. Le volume IV était consacré au Macintosh Plus, et le volume V, au Macintosh II.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pour ceux qui auraient encore le moindre doute, rappelons que le Macintosh XL, bien que largement intégré à la famille Macintosh par les équipes marketing (comme dans cette brochure pour la famille Apple 32 SuperMicros), se contentait d’émuler le fonctionnement du Macintosh, en restant basé sur une plateforme de Lisa.

Programmer's Introduction to Macintosh

Dans notre version du livre, éditée en 1988, certains tableaux avaient déjà été mis à jour pour intégrer les nouveautés du Macintosh SE et du Macintosh II, comme la connexion ADB ou le processeur 68020.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pourquoi développer pour le Macintosh, faisait semblant de se demander la marque à la pomme ? Parmi les nombreuses raisons, comme se positionner à la pointe de la technologie, ou disposer d’une base utilisateur en pleine expansion, Apple vantait la fierté du développeur, face à des applications qui, en plus de présenter une grande cohérence dans leurs interfaces utilisateur, étaient belles !

Programmer's Introduction to Macintosh

La philosophie du Macintosh reposait sur quelques principes très simples : l’utilisateur est le boss ; la compatibilité est la voie de la moindre résistance ; personne ne réinvente la roue. Autrement dit : le Macintosh replaçait l’utilisateur au centre des préoccupations du développeur, il offrait des logiciels compatibles entre-eux (même interface, copier-coller partagé…) pour ne pas rebuter les utilisateurs, et il offrait aux développeurs des outils de développement clé-en-main.

Programmer's Introduction to Macintosh

Une autre nouveauté pour les développeurs consistait à prendre en compte, dès le début de la conception des logiciels, des préoccupations qui étaient habituellement secondaires voire inexistantes. Ainsi, Apple insistait sur :
– la nécessité d’offrir une possibilité d’imprimer (en respectant la règle du WYSIWYG, c’est-à-dire la concordance entre ce qui est affiché à l’écran et ce qui est imprimé) ;
– la possibilité d’annuler la dernière action (le fameux Pomme-Z), une fonction totalement révolutionnaire et qu’il fallait donc intégrer dans le processus de développement ;
– une interface graphique respectant les canons décidés par Apple (avec une barre des menus, des icônes, et la souris, non remplaçable par les touches directionnelles du clavier) ;
– et la traduction de l’interface dans la langue de l’utilisateur, grâce à l’utilisation de textes renseignés dans les ressources du logiciel, et non pas directement intégrés dans le code-source (une fonction déjà offerte par le système du Lisa quelques années plus tôt).

Programmer's Introduction to Macintosh

Les capacités graphiques du Macintosh étaient également largement abordées, comme l’utilisation des fenêtres à l’écran : fenêtre de document, avec ou sans case de redimensionnement ; fenêtre d’accessoire ; fenêtre de dialogue, ou simple case d’affichage avec ou sans ombre.

Programmer's Introduction to Macintosh

Les développeurs découvraient également les concepts liés à l’utilisation des fenêtres : la case de fermeture, la zone de déplacement, et la case de redimensionnement.

Programmer's Introduction to Macintosh

Le manuel consacrait un long chapitre à la présentation de la technologie QuickDraw développée notamment par Bill Atkinson et Andy Hertzfeld. On se souvient que l’affichage de rectangles à coins arrondis était une grande première dans l’histoire de l’informatique…

Programmer's Introduction to Macintosh

Autre capacité inédite de QuickDraw, la possibilité d’appliquer des effets sur une « région », c’est-à-dire une sélection d’image totalement libre, réalisée au moyen de l’outil « Lasso ». Une fois sélectionnée, cette région pouvait être remplie, effacée, inversée… QuickDraw pouvait même comparer deux régions, pour déterminer leurs zones communes. Attention cependant, l’imprimante LaserWriter n’était pas à même d’interpréter ce concept de région !

Programmer's Introduction to Macintosh

Impossible de refermer ce livre sans jeter un coup d’œil à sa couverture cartonnée, cachée sous la jaquette en papier présentée au début de l’article. On y découvre une sympathique illustration représentant le Macintosh SE, le Macintosh II et le Macintosh Plus, dans un style très… QuickDraw !

Programmer's Introduction to Macintosh

Les animations des années 90, c’était trop cool

Je poursuis mon exploration des CD des premières versions de QuickTime. Après le Monsieur Macintosh flippant, voici une animation tout à fait dans le style des années 90. Une époque où le bonheur d’un animateur se calculait selon le nombre d’effets visuels, de couleurs, de bruits et de textures psychédéliques qu’il ajoutait à son projet. Mark Krueger, le membre de l’équipe de développement de QuickTime qui avait animé ce logo (étrangement dénommé QuickCheese) devait être particulièrement content de lui !

Heureusement, au moment de passer aux versions commerciales, Apple avait revu sa communication. Voici justement une compilation des séquences d’introduction fournies avec les différentes versions du logiciel, trouvée sur YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=Jjkdm4bnn0c

L’information n’est plus qu’un immense brouhaha

À ceux qui pensent que l’informatique à outrance dans le monde du travail a transformé les échanges d’informations en un vaste brouhaha incompréhensible, sachez que ce n’est pas nouveau : Apple s’en plaignait déjà dans cette publicité de janvier 1994 ! Il y était question de film, de disque, de disquette, de francs, d’agenda, de télécopie, de la porte de Clignancourt, de cassette, de photocopie et de plats cuisinés. Et déjà, des moyens d’aller à l’essentiel au milieu de tout ça, avec le Macintosh Quadra 650, le PowerBook 270c et le LC 475.

Apple 1994 publicité information brouhaha

Des souvenirs du Macintosh Classic sur eBay

Après les bloc-notes du Macintosh original, voici un modèle tout aussi mignon et un peu plus récent, puisqu’il s’agit du bloc-note du Macintosh Classic, commercialisé en 1990. Si cela vous tente, et si les frais d’importation ne vous font pas peur, on en trouve un sur eBay, à 160 dollars (soit 135 euros environ). On fera semblant de ne pas remarquer qu’il manque l’épaisse marge noire autour de l’écran donnant une impression de modernisme assez étonnante à cette représentation…

bloc-note Macintosh Classic

bloc-note Macintosh Classic

Si cela fait trop pour votre portefeuille, vous pourrez vous rabattre sur le pin’s du Macintosh Classic. On en trouve des tas sur eBay, y compris en provenance de France à tout petit prix : à partir de 7,50 euros, frais de port inclus.

Pin's Apple Macintosh Classic

Oh, et puis tant qu’on y est, pourquoi ne pas craquer carrément pour un Macintosh Classic, un vrai, avec son clavier et sa souris, et surtout son écran noir et blanc en 512 x 342 pixels ? On en trouve régulièrement, comme ce modèle (en France) aux enchères à partir de 90 euros pour quelques jours, ou son grand-frère, le Classic II de 1991, plus puissant grâce à son processeur 68030, aux enchères également (il aura sans doute plus de succès !). D’après les archives d’eBay, les prix de ces machines sont très variables : de 50 à 200 euros pour le premier, et de 100 à 300 euros pour le second.

Macintosh Classic aux enchères eBay

La brochure Performa et ses chats

Voici aujourd’hui une très belle brochure pour la gamme Performa, qu’Apple venait de lancer en 1992. Performa, c’était le nom commercial des modèles d’Apple destinés au grand public, et vendus par le canal de la grande distribution. En réalité, le Performa 200 était un Macintosh Classic II ; le Performa 400 était un LC II, et le Performa 600, un Macintosh IIvi. Les modèles Performa étaient livrés complets et prêts à l’emploi, avec ClarisWorks, Echange PC/Macintosh, At Ease et une visite guidée du système.

 

Apple invite toutes les écoles à changer le monde

L’an 2000, c’était toute une affaire à l’époque. On ne parlait que de ça, de ce nouveau chiffre des milliers, et des trois zéros derrière, un truc qui n’arrive qu’une fois tous les mille ans, pensez donc ! Apple n’était pas en reste : on se souvient de sa publicité mettant en scène un HAL 9000 post-apocalyptique, jouant sur le bug de l’an 2000 qui avait eu le bon goût d’épargner le Macintosh.

Apple France, de son côté, avait lancé une opération « Vive l’an 2000 ! », et avait proposé un concours permettant de gagner « un super équipement Apple ». Pour l’occasion, une carte postale avait été diffusée, permettant d’inscrire son établissement. Nous n’avons malheureusement pas retrouvé plus d’information à ce sujet…

apple vive l'an 2000 - carte postale

apple vive l'an 2000 - carte postale

 

Un PowerBook 2400c tout rouge

En voilà, un drôle de PowerBook ! C’est évidemment sur le site d’enchères Yahoo Japon que nous l’avons dégotté. Ce modèle était en effet particulièrement prisé au pays du soleil levant — dans sa version noire d’origine, bien sûr, car la couleur rouge est une personnalisation qui n’a rien à voir avec Apple ! Le clavier transparent (dont nous avions déjà parlé ici) est aussi une spécialité japonaise !

PowerBook 2400c G3 japon

Évidemment, les goûts et les couleurs… Au moins, avec un tel modèle, vous êtes sûr de ne pas passer inaperçu ! Et le vendeur vous gâte, puisque le PowerBook a été doté d’une carte accélératrice G3/240 et d’un adaptateur PCMCIA vers USB. Et bien sûr, le lecteur de disquettes externe est fourni, tout aussi rouge que tout le reste !

PowerBook 2400c G3 japon

Quand Internet Explorer enregistrait le web

Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.

Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.

Enregistrement de site dans Internet Explorer

Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer