Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon

Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…

Bookcase for PowerBook

Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.

BookcaSE for PowerBook

Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.

hauts-parleurs iMac

 

Les autres anniversaires du jour

Le 10 février, ce n’est pas seulement l’anniversaire du Macintosh Color Classic et de son étrange résolution. C’est aussi l’anniversaire du LC III, présenté le 10 février 1993. Selon les pays et le type de clientèle, on pouvait le trouver sous le nom de LCIII ou de Performa 450. Il était équipé d’un processeur Motorola 68030 à 25 Mhz. Comme les autres LC, il est aisément reconnaissable à son format « boîte à pizza ».

Apple Macintosh LC III

Il évoluera quelques mois plus tard en LC III+ ou Performa 460 (avec des variantes 466 et 467), avec notamment un processeur plus rapide, passant de 25 à 33 Mhz. Il sera remplacé en février 1994 par le LC 475 / Performa 475. Plusieurs modèles parmi ceux-ci connaîtront une légère évolution de design, adoptant le lecteur de disquettes plus enfoncé dans le boîtier.

On fête encore aujourd’hui l’anniversaire des Centris 610 et 650, du PowerBook 165c (1993), du Quadra 800 (1994), de quelques LaserWriter, sans oublier différents modèles de Xserve (2004 et 2008).

Toute une collection Apple à vendre (vite !)

Cette annonce a failli nous échapper : il y a sur eBay toute une collection Apple à vendre. Dans cette vente aux enchères qui se termine ce soir, vous trouverez pèle-mêle : des iPhones, des bornes AirPort, des souris, des claviers, des Mac mini, des Macintosh Classic, des Performas, des PowerMacs, des Macintosh II, des écrans, des iMacs, des PowerBooks et iBooks…

Image : eBay

Il n’y a pas à proprement parler de modèle exceptionnel, mais certains d’entre eux se négocient entre 150 et 300 euros l’unité, comme le Classic Couleur, le Macintosh Portable, le Performa 575, le G4 Cube ou le Quadra 950.

Image : eBay

Renseignez-vous quand-même au sujet des frais de port avant d’enchérir : la remise en main propre est gratuite, mais la collection se trouve dans l’Ohio, aux Etats-Unis ! Pour le prix, le vendeur vous aide à faire les cartons et vous laisse les étagères…

Publicité : le PowerBook 540c, multimédia

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 vantant les mérites du PowerBook 540c. Le milieu des années 90, pour Apple comme pour les autres fabricants d’ordinateurs, rimait avec multimédia, comme on l’a déjà vu avec le Performa 5260 de 1997. Avec ce PowerBook, Apple avait réalisé de grands progrès par rapport à sa gamme précédente (dite « Série 100 »), notamment en intégrant un processeur 68LC040 (upgradable en PowerPC), une baie d’expansion polyvalente, des haut-parleurs stéréo 16 bits 44,1 Khz, un port PCMCIA, un Trackpad à la place du Trackball, et une batterie Ni-MH.

Apple PowerBook 540c publicité

Contrairement à la gamme « Série 100 » qui avait connu de nombreux modèles entre 1991 et 1994, la gamme « Série 500 » sera limitée à la première fournée de 1994, remplacée dès 1995 par les PowerBooks 190 (68LC040) et 5300 (PowerPC).

Souvenir : le QuickTime Movie Trailers Theatre

Et vous, avez-vous connu le QuickTime Movie Trailers Theatre, cet espace du site internet d’Apple qui proposait de regarder des bandes-annonces de films ? C’était un moyen pour la marque de faire connaître sa technologie QuickTime. Lors du lancement de ce service gratuit, YouTube n’existait pas encore, et pour regarder des bande-annonces, il fallait aller au cinéma !

Voici par exemple les films qui étaient proposés en novembre 2000 : Monstres & cie, À l’aube du sixième jour, Charlie et ses drôles de dames, ou encore Un amour infini.

QuickTime Movie Trailers 2000

Les vidéos étaient disponibles dans une qualité tout à fait exceptionnelle pour l’époque, jusqu’à 640 pixels de large ! Avec un modem 56k, il fallait être extrêmement patient pour profiter du spectacle… En mars 1999, c’est sur ce site qu’avait été diffusée la bande-annonce de La Menace Fantôme, le premier (ou quatrième…) épisode de Star Wars. Un million de téléchargements avaient été enregistrés en moins de 24 heures, établissant un record de téléchargements dans l’histoire d’Internet, et une bonne publicité pour QuickTime face à ses rivaux d’alors, RealPlayer de RealNetworks et Microsoft Media Player. Sorenson (qui avait développé le codec de compression pour QuickTime) et Akamai (prestataire technique des réseaux d’Apple), n’étaient pas non plus étrangers à cet exploit…

StarWars.com 1999 website
Même sur le site StarWars.com, Apple affichait son « Think Different » !

Sites : Cnet ; Wikipedia

La construction du siège d’Apple France

Vous avez aimé la présentation de la salle de sport d’Apple France en 1993 ? Alors vous adorerez cette vidéo « corporate » de la construction du siège d’Apple France, proposée sur le même compte YouTube. On y retrouve des musiques cataclysmiques, des effets visuels psychédéliques (bon sang, cette pomme qui se promène dans le décor !), et même des ouvriers moustachus. En deuxième partie de film, on a droit à une visite du chantier mené par Bouygues, et à un petit repas sur le pouce en compagnie de Jean-Louis Gassée. La vidéo se termine sur le bâtiment achevé, avec son stock de Macintosh Plus, son vestibule vitré, ses salles de sport et ses bureaux. Les amateurs d’Apple France auront bien sûr reconnu le bâtiment du 12, avenue de l’Océanie, aux Ulis dans l’Essonne. Mais qui saura nous dater son inauguration ? Attention, regarder cette vidéo entièrement peut donner des boutons sur les yeux.

Allez, rien que pour vous, on a aussi retrouvé un article du Monde, daté du 6 janvier 1993, dans lequel l’introduction est consacrée au siège français d’Apple : « Dès le hall d’entrée, une vaste verrière où foisonnent les plantes vertes, vous saisissez l’importance des lieux. Tout est fait pour vous mettre à l’aise. Jusqu’à l’hôtesse qui vous suggère, tous sourires, de prendre un café en attendant que l’on vienne vous chercher. Au siège d’Apple-France, aux Ulis, plaisir et convivialité semblent être au coeur du fonctionnement de l’entreprise ». Pour le lire en entier, il faudra vous abonner !

Publicité : Technologie CISC ou RISC ?

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1994 comparant l’avenir des processeurs CISC et celui des processeurs RISC. On pourrait discuter de la qualité des images, notamment des bosses et des rapiéçages de la chaussée représentant le processeur RISC, mais le message est clair : les processeurs CISC, comme ceux de la famille 68000, sont en bout de course, alors que l’avenir s’ouvre devant les processeurs RISC comme le PowerPC.

Apple publicité 1994 RISC, CISC

Si l’on observe de près la photo de droite, on voit clairement cinq côtes, avant que la route ne s’arrête. Avec le recul, on peut y voir les différentes générations de PowerPC, jusqu’au passage aux processeurs Intel, même si nul ne pouvait imaginer en 1994 les tourments qui accompagneraient la fin du règne des PowerPC douze ans plus tard. Et puis la notion de « générations » pour les PowerPC est assez discutable. Le G5, par exemple, n’était que la dénomination commerciale d’un processeur conçu par Apple et IBM, sans Motorola.

Apple RISC road to the future

Macintosh Copyright McIntosh

Nous en avons déjà parlé : le dépôt de la marque « Macintosh » par Apple n’a pas été un long fleuve tranquille. Durant deux ans, Apple utilisa cette marque sous licence du spécialiste audio McIntosh Laboratory, avant d’en racheter les droits.

Logo McIntosh Laboratories

Nous avons trouvé sur eBay un livre qui cite explicitement cet usage de la marque sous licence, alors qu’Apple ne précisait généralement pas le nom de son propriétaire. Dans « Approaching Macintosh », un guide à l’usage des utilisateurs du Macintosh, on trouve la mention « Macintosh is a trademark of McIntosh Laboratories, Inc. licensed to Apple Computer, Inc ».

Approaching Macintosh : copyright McIntosh Laboratories

Si ce livre vous intéresse, vous le trouverez pour beaucoup moins cher parmi le choix de livres d’occasion d’Amazon. Il est édité par Addison-Wesley, l’éditeur habituel des publications d’Apple à l’époque, notamment de la série des « Inside Macintosh ».

Approaching Macintosh

Quelques mots sur Graffiti

Si vous avez déjà utilisé un Newton MessagePad, alors vous connaissez sans doute l’alphabet Graffiti, qui permettait d’améliorer la reconnaissance des caractères dessinés à l’écran, en remplaçant nos caractères occidentaux par des versions simplifiées, dessinées d’un seul coup de stylet. Cette technologie était utilisée en parallèle de celle développée par Apple, dénommée Calligrapher, achetée auprès de l’entreprise russe Paragraph International. Si je vous en parle, c’est que le moteur de suggestion d’eBay m’a justement présenté la « carte de référence » de Graffiti, permettant d’apprendre à dessiner ces caractères.

Graffiti avait été l’objet d’un long procès entre Palm, son concepteur, et Xerox, qui revendiquait la paternité du concept, développé au Palo Alto Research Center, comme tellement d’autres bonnes idées. Le graphisme des lettres avait fait l’objet d’un brevet finalement accordé  à Xerox en 1997. Les lettres étaient encore plus schématiques, reprenant cinq types de signes (trait, angle, arc de cercle, zigzag et boucle) dans différentes directions.

US5596656A patent Xerox

Enfin, on vous recommande la lecture de l’article « Derrière la fonction Griffonner de l’iPad, encore et toujours l’héritage du Newton » sur le Club iGen, qui fait le lien entre ces fonctions du Newton MessagePad et leur version moderne sur l’iPad.

Bon anniversaire, Nike+iPod !

Le 13 juillet 2006, Apple commercialisait un petit accessoire en partenariat avec Nike, une forme de co-branding plutôt inhabituelle pour la marque (qui ne se gêne pas, à l’inverse, pour rebadger des produits concurrents sous sa propre bannière). Le traqueur Nike + iPod se présentait sous la forme d’une capsule ovale destinée à prendre place dans une chaussure : certains modèles Nike étaient équipés d’un emplacement dédié ; pour les autres chaussures, il fallait se débrouiller. Équipé d’un petite batterie (non rechargeable et non remplaçable…), il dialoguait avec un récepteur fixé à l’iPod par la prise Dock, ou directement avec certains modèles d’iPods ou d’iPhones pré-équipés du récepteur en interne.

Nike + iPod box

Une fois équipé, le sportif pouvait visualiser ses temps et distances de parcours, le nombre de pas et de calories, dans une application dédiée sur l’iPod, également chargée d’annoncer les étapes de la course, selon les réglages fixés par l’utilisateur. Ce capteur n’étant pas basé sur les signaux GPS mais uniquement sur un signal piézoélectrique, une calibration sur cent mètres était nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats…

Nous avons déjà parlé de la boîte de ce kit, dans un précédent article remarquant son réemploi pour d’autres produits plus récents de la marque.

La réduction des fenêtres sous Mac OS 8

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait réduire les fenêtres de Mac OS 8 (puis de Mac OS 9) à leur barre de titre ? À l’époque, le Dock n’avait pas encore été inventé, et c’était une manière élégante de dégager l’espace à l’écran, pour visualiser l’arrière-plan sans fermer ni déplacer la fenêtre active. On pouvait même réduire ainsi toutes les fenêtres affichées à l’écran en appuyant sur la touche Option avant de cliquer sur l’icône de réduction, située en haut à droite de chaque fenêtre.

Barre de titres sous Mac OS 8

La gamme Apple pour Noël 1995

Si vous aviez voulu vous acheter un Macintosh pour Noël 1995, quel modèle auriez-vous choisi ? Le petit Performa 630 avec 4 Mo de mémoire vive pour 7 990 francs TTC ? Ou bien « la Rolls », le Performa 5300 tout-en-un, équipé d’une carte TV et d’un modem, pour 20 890 francs ? Toute la gamme Performa était présentée dans ce magazine Apple News de novembre-décembre 1995. À l’époque, le PowerMacintosh 9500/120 s’affichait tout de même à 53 000 francs TTC…

Gamme Apple Performa 1995

Pour accompagner votre Macintosh, vous pouviez choisir quelques périphériques dans la large gamme d’Apple : un écran 14 pouces pour 2 490 francs, ou 17 pouces pour 5 420 francs ; l’appareil photo numérique QuickTake 150 pour 3 680 francs, ou encore une imprimante laser très haut de gamme pour 6 150 francs. Ou bien le modem-fax Apple Djinn, pour 2 160 francs.

Gamme périphériques Apple 1995