Publicité : plus vous en faites, plus c’est simple

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1992 dédiée au PowerBook, dont la deuxième génération faisait son apparition avec le PowerBook 145.  En introduction, Apple annonçait la couleur : « Si vous cherchez un portable facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».

Puis la marque détaillait, pour un PC portable de base, tout ce qu’il fallait ajouter ou installer pour le hisser au niveau d’un PowerBook : des logiciels à 500 dollars, 200 dollars de mémoire vive, un trackball externe à 172 dollars, un modem à 142 dollars… et donc du poids, de la place et du temps perdu. Ce qu’Apple définissait comme « la manière compliquée ». En face, il y avait « la manière simple » : le PowerBook.

Publicité Apple 1992 PowerBook

Le quadryptique s’achevait sur une page qui annonçait fièrement qu’avec le Macintosh, « Plus vous en faites, plus c’est simple ! ». Pour illustrer ce propos, six petites notes comparaient le fonctionnement du Mac et celui d’un PC sous Windows 3 : pour connecter un serveur, retrouver un fichier supprimé, renommer un dossier, ajouter un disque dur externe, jouer un son ou encore ajouter une souris ou un trackball à un ordinateur portable…

Publicité Apple Macintosh 1992

Un autre catalogue de Sun Remarketing

Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter un catalogue de la marque Sun Remarketing, spécialisée dans la commercialisation de produits Apple d’occasion. En voici un autre exemplaire, de 1989 cette fois-ci. En couverture, tout un programme : Continuer de faire rayonner une famille d’excellents produits.

Sun Remarketing 1989 Catalog

En première page, Bob Cook, le patron de Sun Remarketing, vous présente la famille qu’il commercialise : l’Apple IIe, l’Apple IIc, l’Apple III, le Macintosh Plus et le Lisa II. De tous ces modèles, seul le Macintosh Plus est encore commercialisé à l’époque par Apple : le IIe a laissé la place au IIe platinum avec pavé numérique, le IIc a été remplacé par le IIc plus, le Lisa et l’Apple III ont disparu.

Sun Remrketing 1989 Catalog : Apple IIe, Apple IIc, Lisa, Macintosh Plus, Apple III

 

Test Drive a Macintosh, Mac vs PC avant l’heure

En 1984, Apple veut booster les ventes de son Macintosh, et propose aux Américains d’emprunter un Mac pour une soirée, afin de faire connaissance avec cette nouvelle machine, sa souris et son interface graphique. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh ». Plusieurs spots TV accompagnaient cette campagne publicitaire : ils vantaient la soudaine simplicité du Macintosh, face aux PC de l’époque et à leurs commandes complexes.

On trouve dans ces spots des petits airs d’une vidéo quatorze ans plus jeune : iMac Simplicity Shootout, un petit film mettant en scène Johan, 7 ans, installant un iMac tout juste déballé du carton en quelques minutes, tandis que Adam, 26 ans, galère une demie-heure pour installer un PC sous Windows 95. Mais Johan triche un peu : son chien Brodie l’aide !

https://www.youtube.com/watch?v=hIrs_AGBIww

Le site 9to5mac raconte quelques anecdotes au sujet de ce petit film produit en interne par Apple. À l’époque, Adam jouait son propre rôle d’étudiant en MBA à la demande d’une de ses connaissances impliquée dans le tournage, tandis que Johan avait été recruté par casting. Tous deux avaient découvert en avant-première le nouvel iMac le jour du tournage. L’équipe de production avait réellement filmé les deux utilisateurs découvrant et installant leur nouvelle machine, avec très peu de mise en scène, et les temps d’installation avaient réellement été relevés, sans triche ni exagération !

Susan Kare récompensée

Elle a créé une bonne partie des icônes du premier Macintosh. Elle a dessiné la police de caractère Chicago qui a accompagné le Mac puis l’iPod durant vingt ans. Ses créations originales, et notamment ses premiers brouillons dessinés à la main sur du papier quadrillé, avaient déjà trouvé leur place au Museum of Modern Art (MoMA) de New-York. On a appris hier que Susan Kare s’apprêtait à recevoir ce mois-ci la médaille de l’American Institute of Graphic Arts (AIGA) en récompense de ce même travail sur l’interface du Macintosh.

Susan Kare icons for Macintosh
Image : www.kare.com

Susan Kare rejoint Apple en 1982, à l’invitation d’Andy Hertzfeld, de l’équipe Macintosh, pour travailler sur les icones utilisées dans le système et créer des polices de caractères. On lui doit notamment les curseurs en forme de montre, de pot de peinture, les icones d’alertes… et le fameux Dogcow, à la fois chien et vache, issu de l’homothétie d’une icone plus petite, devenu l’un des symboles du Macintosh.

Clarus the Dogcow, by Susan Kare

Après avoir réalisé son travail pour le Macintosh, elle quitte Apple en 1986 en même temps que Steve Jobs et le rejoint chez NeXT, où elle supervise tout le travail de graphisme, tant au niveau du logiciel qu’au niveau du matériel et des emballages… En 1988, elle part chez Microsoft, où elle crée les icones et les boutons de Windows 3.

Windows 3 par Susan Kare
Image : www.kare.com

Hasard du calendrier, parmi les autres personnes récompensées cette année par l’AIGA, on trouve le designer Arem Duplessis, qui travaille pour l’équipe marketing d’Apple depuis février 2014, après s’être illustré au sein du New-York Times.

Source : AIGA via AppleInsider

Apple, le Macintosh 512K et Hello Again

Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.

Introducing Macintosh, Hello 1984

On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.

Hello Again iMac

Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.

Une brochure de l’époque Apple – Next

Nous vous présentons aujourd’hui une brochure française d’Apple, diffusée en mai 1997, qui est intéressante à plusieurs titres.  Déjà, parce qu’on y retrouve plusieurs produits devenus cultes pour les amateurs d’Apple : le Spartacus, l’eMate, le Newton, le QuickTake, tous jetés avec l’eau du bain par Steve Jobs. On dirait la « brochure de flops » déjà présentée dans notre blog… Mais ce n’est pas tout : il y est aussi question de Mac OS qui fait sa révolution, grâce à l’acquisition de NeXT, garantissant pour les années à venir « le meilleur système d’exploitation qui soit ». Preuve du bazar qui régnait à l’époque chez Apple, il est aussi question de l’autre système d’exploitation, Rhapsody, sur lequel Apple travaillait déjà « en parallèle ».

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Apple promettait alors pour 1998 un système multitâche, avec la mémoire protégée, le support de technologies d’avenir, et un niveau de performance et de fiabilité unique. Le grand-public devra en réalité attendre 2001 pour acheter la première version de MacOS X…

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Pour le reste, cette brochure est une ode au design et aux performances de  l’avant-iMac chez Apple : PowerMacintosh 5500, 6500 et 9600, PowerBook 3400 occupent une bonne part des pages intérieures. Ajoutez une invitation à l’Apple Expo de septembre 1997, une mention du 36 15 Apple (1,29 F/mn) et vous obtenez un véritable panorama du monde des fans français d’Apple il y a déjà 22 ans. Oui, le meilleur était encore à venir !

Changer l’About Box d’une pile HyperCard

Vous avez toujours rêvé de voir votre nom dans la fenêtre d’information “A propos d’HyperCard” ? Ou alors vous avez créé des piles et vous aimeriez bien personnaliser cette fenêtre d’information du menu Pomme ? Alors suivez ces conseils !

Tout d’abord, fermez votre pile et quittez HyperCard. Faites une copie de sauvegarde de l’application et de la pile. Nous allons en effet utiliser ResEdit, un outil très utile mais aussi très puissant, et une erreur est si vite arrivée !

Une fois cette étape préliminaire réalisée, lancez ResEdit, puis ouvrez depuis ResEdit votre pile et l’application HyperCard. Copiez les ressources suivantes depuis la fenêtre d’HyperCard et collez-les dans la fenêtre de votre pile : PICT 135 et 136 ; DITL 172 et 173 ; DLOG 172 et 173. Ensuite, vous pouvez refermer la fenêtre d’HyperCard.

About box d'Hypercard par ResEdit

Les deux ressources DITL que vous avez copiées correspondent aux descriptions des deux fenêtres d’information d’HyperCard : celle qui apparaît quand vous demandez “A propos d’HyperCard” et celle qui présente les auteurs d’HyperCard. Double-cliquez sur ces deux DITL pour modifier la taille de la fenêtre (en déplaçant la poignée noire en bas à droite), la disposition des éléments, la taille des images… Vous pouvez également ajouter des textes, des images, des icones… Les deux ressources DLOG sont rattachées aux ressources précédentes. Elles gèrent, entre autres, les couleurs et le type de la fenêtre ainsi que la position à l’écran. Si vous souhaitez personnaliser les couleurs des fenêtres, HyperCard créera pour vous deux ressources “dctb” qui garderont en mémoire vos nouvelles couleurs.

Enfin, les deux ressources PICT correspondent aux images qui s’affichent dans les deux fenêtres. Vous pouvez double-cliquer dessus pour les copier ou en coller d’autres à la place. Une fois que vous aurez modifié avec ResEdit tous les éléments des fenêtres, il ne vous restera plus qu’à entrer, dans le script de la pile, les lignes suivantes, afin de modifier le titre du menu “A propos” :

on openstack
set name of menuitem 1 of menu 1 to “Mes infos persos !”
end openstack

 

Les 7 logiciels du Lisa

Dire que le Lisa n’a pas été un grand succès commercial est un euphémisme. Bien que révolutionnaire, cet ordinateur n’a jamais trouvé son public : trop cher à l’origine, il a ensuite été rattrapé par le Macintosh. Bien peu de logiciels ont été créés spécifiquement pour le Lisa. Pourquoi développer des logiciels pour une machine boudée par le public ? D’autant plus quand le message commercial d’Apple consistait à expliquer qu’elle fournissait les sept seuls logiciels indispensables au quotidien…

Les logiciels de la suite Lisa Office ou 7/7
Les manuels des logiciels du Lisa, sur eBay

C’est ainsi que vous trouverez sur eBay le coffret contenant les manuels des sept logiciels proposés par Apple au sein de la suite 7/7 (précédemment connue sous le nom de Lisa Office System). LisaList, LisaCalc, LisaDraw, LisaGraph, LisaProject, LisaTerminal, LisaWrite. Remarquez le style des brochures, directement copié sur celles du Macintosh, dans l’effort d’Apple de rapprocher le Lisa et le Macintosh dans la division des Apple 32 Supermicros.

Publicité – Le PowerBook 100

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, découvrez la première publicité française pour le PowerBook, réalisée en 1991 par CLM/BBDO. Le message est très simple : le PowerBook est parfaitement adapté à votre manière de travailler, puisque les idées vous viennent brusquement, c’est-à-dire n’importe où, n’importe comment.

Publicité pour le PowerBook 100

Publicité pour le PowerBook 100

Le jeu Apple Formation

Retrouvé dans son grenier par un collectionneur, voici le “Trivial Pursuit” des techniciens d’Apple, le jeu Apple Formation ! Diffusé aux alentours de 1989 et créé par la société Zéphir, il reprend les règles du célèbre jeu de culture, adapté aux connaissances du monde Apple. De plus, on ne remplit pas un petit “camembert” avec des pions colorés, mais on reconstitue le mot “Apple” en collectionnant les lettres remises suite à trois bonnes réponses sur cinq questions posées dans chaque case d’angle du plateau.

Sur chaque carte, on trouvait des questions relatives à l’utilisation de l’ordinateur et des logiciels, sur Mac mais aussi dans les autres univers auxquels les techniciens Apple pouvaient être confrontés. Une question de culture générale servait de Jocker.

Bon anniversaire l’Apple II

16 avril 1977 : l’Apple II, le premier ordinateur d’Apple conçu et produit de manière industrielle par la toute jeune entreprise, est présenté lors de la West Coast Computer Faire à San Francisco. Apple en proposa deux versions, équipées de 4 ou 48 ko de mémoire vive, facturées respectivement 1298 $ et 2638 $, et livrées à partir du 10 juin 1977. Ses successeurs resteront au catalogue jusqu’en novembre 1993.

Schéma éclaté de l'Apple II

Quand les Macs s’éclatent

Si vous êtes curieux, prenez le temps un jour de parcourir les manuels de service (ou Service Manuals) des anciens Macs. Ce sont des mines d’information, qui se concluent souvent par une vue éclatée des ordinateurs. En voici quelques unes, pour vos montrer à quel point chaque machine a ses spécificités ! Mention spéciale pour l’iBook, tellement complexe qu’il lui fallait deux pages à lui tout seul…

Power Macintosh 5400 et 5500
Power Macintosh G3 et G4
Macintosh Iicx, IIci et Quadra 700
Power Macintosh G3 All-in-One
Macintosh 128 et 512
Macintosh TV
iBook G3