Des GIF animés des années 2000

Au grĂ© de nos pĂ©rĂ©grinations sur l’extraordinaire site Wayback Machine de Archive.org, nous avons rĂ©cupĂ©rĂ© quelques-unes des bannières animĂ©es qui Ă©gayaient la page de bandes-annonces QuickTime (dont nous vous parlions hier) durant les annĂ©es 2000. Des couleurs, des formes… tant de souvenirs !

En 2001, la marque mettait en valeur ses produits, ses logiciels, non sans vanter au passage quelques produits tiers : appareils photos, camĂ©scopes, organisateur Palm, discman… L’iPod n’arrivera qu’Ă  la toute fin de l’annĂ©e !

Bannière software store

Bannière iMacBannière New iBook

En 2002, Apple est toute tournée vers sa campagne publicitaire « Switch », qui présentait des utilisateurs de Windows ayant basculé vers le Macintosh.



En 2003, Apple a l’occasion de prĂ©senter quelques nouveaux services et produits : l’iTunes Music Store, Final Cut Pro 4, une nouvelle petite rĂ©duction sur Office, et les silhouettes noires de l’iPod !

Ă€ partir de 2004, les bannières prennent un peu d’ampleur. En 728 pixels de large, Apple vante iTunes, iPhoto, iMovie, et ses services de musique et de podcasts.

Fin 2005, les bannières larges disparaissent du site d’Apple, au profit de publicitĂ©s en marge. La marque disposant d’un catalogue de plus en plus fourni, ses pages sont l’occasion de vanter ses produits auprès de ses visiteurs.

Puis les publicités disparaissent du site QuickTime Trailers, devenu en 2010 iTunes Movie Trailers…

Deux souris du Xerox Star sur eBay

C’est plutĂ´t rare pour ĂŞtre signalĂ© : si vous rĂŞvez d’ajouter Ă  votre collection une souris plus ancienne que celles du Lisa et du Macintosh, alors il va falloir casser la tirelire pour l’un des deux modèles disponibles sur eBay. C’est non seulement la plus vieille souris commercialisĂ©e, mais aussi une souris très avancĂ©e, avec un capteur optique lĂ  oĂą Apple avait prĂ©fĂ©rĂ© Ă  l’Ă©poque conserver un mĂ©canisme Ă  boule moins coĂ»teux.

Si le coeur et le portefeuille vous en disent, alors n’hĂ©sitez plus, appelez votre banquier et craquez pour cet exemplaire parfaitement conservĂ© et fourni avec son carton d’origine, pour la coquette somme de 3300 dollars (le propriĂ©taire fait actuellement une offre Ă  2475 euros aux utilisateurs qui enregistrent l’objet en favori).

Sinon, pour « seulement » 780 dollars et quelques frais annexes, vous pourrez acquérir ce modèle en très bon état bien que jauni, mais sans sa boîte.

Xerox star mouse on ebay

Les images d’exemples de la première bĂŞta de QuickTime

On poursuit notre exploration des CD distribuĂ©s avec les premières versions de dĂ©veloppement de QuickTime. Aujourd’hui, on explore les images d’exemple fournies avec la première beta du logiciel, en 1991. Des images « non compressĂ©es », d’après le titre du dossier qui les contient…

Évidemment, Ă  une Ă©poque oĂą Apple disposait encore de quelques ordinateurs en noir et blanc dans son catalogue, et oĂą les Ă©crans des clients les plus fortunĂ©s ne dĂ©passaient guère les 640 x 480 pixels, il ne faut pas s’attendre ni au HDR, ni Ă  la HD…

Apple quicktime beta - Backup the cat image

Quant aux images compressĂ©es contenues dans un autre dossier, Big Sur est en plein brouillard et n’y voit plus rien, y compris dans des fichiers siglĂ©s « JPEG ». Leur ajouter l’extension correspondante (ou l’extension .pict) n’y change rien. Et GraphicConverter lui-mĂŞme, pourtant expert dans l’ouverture de vieux fichiers, ne fait pas mieux.

Histoire d’y voir plus clair, on a rĂ©installĂ© Mac OS 10.7 « Lion », la version de 2011, ce qui nous a permis de constater que les anciennes versions du système n’avaient aucun souci pour afficher ces images, dont Aperçu nous informe qu’il s’agit de fichiers au format QuickDraw.

Quickdraw image

Une interview de Bill Atkinson sur HyperCard

En parcourant la vaste collection numĂ©risĂ©e de la revue InfoWorld, disponible sur Google Books, nous avons retrouvĂ© une interview qu’avait accordĂ©e Bill Atkinson, l’un des crĂ©ateurs du Macintosh, et papa d’HyperCard.

En introduction, le journaliste rappelait le succès d’HyperCard en ce dĂ©but d’Ă©tĂ© 1988 : 700.000 utilisateurs, des versions internationales et une version 1.2 largement accĂ©lĂ©rĂ©e. MalgrĂ© cela, l’objectif de Bill Atkinson restait inchangĂ© : « permettre aux gens d’ĂŞtre Ă  leur meilleur niveau ». Un objectif dĂ©passĂ© selon l’auteur du logiciel, tant Apple en a vantĂ© les mĂ©rites (alors mĂŞme qu’elle ne l’avait pas commandĂ© Ă  l’origine) : confier HyperCard aux utilisateurs, c’Ă©tait un peu comme leur confier une clĂ© Ă  molette et les observer s’en servir de mille manières, jusqu’Ă  enfoncer des clous avec ! Avec HyperCard, l’ordinateur devient utile, l’utilisateur reprend le contrĂ´le sur la machine. Et le mĂŞme logiciel permet Ă©galement de diffuser des informations prĂ©sentĂ©es de manière interactive ! HyperCard, c’est Ă  la fois l’application (et ses fonctions) et le document (et ses informations).

Le journaliste interrogeait ensuite Bill Atkinson sur la possibilitĂ© de voir arriver un jour une version pour l’IBM PC ou le PS/2. Bill Atkinson l’espĂ©rait. Pour lui, il aurait Ă©tĂ© normal que d’autres Ă©diteurs copient HyperCard, car lui-mĂŞme s’Ă©tait inspirĂ© du travail de tant d’autres crĂ©ateurs ! Il reconnaissait tout de mĂŞme que la tâche serait difficile, tant HyperCard s’appuyait sur les avancĂ©es logicielles et matĂ©rielles uniques du Macintosh.

Au dĂ©tour d’une question sur l’influence d’HyperCard dans le milieu de l’Ă©ducation, Bill Atkinson rappellait que le logiciel avait Ă©tĂ© diffusĂ© Ă  Stanford avant mĂŞme sa sortie, quand il s’appelait encore Wildcard (on a vu ici pourquoi ce nom a finalement Ă©tĂ© abandonnĂ©). Il dĂ©fendait ensuite le caractère professionnel de son logiciel, dans un monde oĂą il Ă©tait devenu indispensable d’interagir avec les informations dans des formes variĂ©es, comme le texte et l’image. La question suivante abordait d’ailleurs la question de l’affichage Ă  l’Ă©cran, au moment oĂą Apple venait de rempiler avec sa crĂ©ation Quickdraw, Ă©cartant le recours au nouveau moteur Display PostScript dĂ©fendu par NeXT et Adobe. Une rĂ©ussite logicielle, selon Bill Atkinson, mais trop gourmande pour les ordinateurs de l’Ă©poque (l’avenir lui donnera raison, puisque Mac OS X adoptera en 2001 un système Quartz dĂ©rivĂ© du PDF et du PostScript, capable d’afficher aisĂ©ment les fenĂŞtres de Mac OS 9 encore basĂ©es sur Quickdraw).

Le journaliste abordait ensuite la question du procès intentĂ© Ă  Microsoft par Apple, en raison des emprunts de Windows au système du Macintosh. Bill Atkinson rĂ©pondait par une image toute simple : « si quelqu’un dessine Mickey Mouse sur une balle et vend celle-ci, tout le monde comprendra qu’il doive payer une licence Ă  Disney »… Puis l’interview se terminait autour du concept de Knowledge Navigator, une vision de l’informatique portable par John Sculley, dont Bill Atkinson ne se gĂŞne pas pour dire qu’il s’inspirait largement de son Magic Slate, une tablette tactile pilotĂ©e par stylets, imaginĂ©e dès 1983 mais jamais concrĂ©tisĂ©e. Un outils de communication, permettant notamment d’Ă©changer par Ă©crit, de manière moins intrusive qu’avec le tĂ©lĂ©phone. Un outil qu’il aurait aimĂ© pouvoir garder sur lui en permanence…

Le TimeBand, vingt-cinq ans avant l’Apple Watch

Vingt-cinq ans avant de commercialiser son Apple Watch, la marque Ă  la pomme travaillait dĂ©jĂ  sur un projet d’appareil Ă  porter au poignet. Évidemment, Ă  l’Ă©poque, les technologies ne permettaient pas encore d’intĂ©grer l’Ă©cran, la batterie et les commandes dans le format d’une montre, alors ça dĂ©bordait un peu… Ce projet Ă©tait menĂ© par Robert Brunner, du groupe de design industriel d’Apple, en dĂ©cembre 1990. En avance sur son temps, il intĂ©grait dĂ©jĂ  une connexion cellulaire pour Ă©changer des messages et tenir Ă  jour l’agenda de l’utilisateur.

Apple TimeBand Prototype 1990

Cette image est extraite  de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, dont nous avons dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© quelques bonnes pages : un prototype de Macintosh, quelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !

Dix-huit ans plus tard…

Beaucoup de choses ont Ă©voluĂ© dans Mac OS X depuis son lancement officiel en 2001. Certaines n’ont plus grand chose Ă  voir avec la vision de l’Ă©poque. D’autres ont finalement peu Ă©voluĂ©, comme la palette de personnalisation de la barre d’outils qui orne toutes les fenĂŞtres du Finder. On retrouve aujourd’hui la mĂŞme philosophie qu’en 2001, avec les « Ă©lĂ©ments favoris » Ă  faire glisser ou « l’ensemble par dĂ©faut » Ă  sĂ©lectionner.

Mac OS X Finder 2001

Remarquez au passage la case allongĂ©e, en haut Ă  droite des fenĂŞtres : elle permettait d’afficher ou masquer la barre d’outils, dans le Finder comme dans beaucoup d’autres applications. Cette case disparaĂ®tra avec Mac OS X 10.7 Lion en 2011, au profit d’une fonction de bascule en plein Ă©cran.

Mac OS X Finder 2019

Les couleurs de l’an 2000

Vous, je ne sais pas, mais nous, les couleurs de l’an 2000 nous manquent un peu… Nous en avons dĂ©jĂ  parlĂ© Ă  plusieurs reprises, avec la publicitĂ© Yum ! pour les iMacs colorĂ©s, ou avec cette galerie de photographies des souris de l’iMac face aux iPods shuffle colorĂ©s.

Aujourd’hui, nous sortons du carton deux supports de communication d’Apple tout aussi colorĂ©s. Tout d’abord ce catalogue de logiciels datant de l’an 2000, avec sa couverture Ă  croquer.

Catalogue Apple 2000

On se souvient que Steve Jobs aimait rappeler que l’arrière des ordinateurs Apple Ă©tait plus beau que l’avant de beaucoup de ses concurrents. Nouvel exemple en page intĂ©rieure, avec cette enfilade d’iMacs vus de dos, avec leur poignĂ©e caractĂ©ristique et leurs couleurs dĂ©licieuses : raisin, mandarine, citron vert, fraise et myrtille.

Catalogue Apple 2000

Un autre exemple avec ce CD-ROM intitulĂ© « Mac Software Sampler », qui rĂ©unissait des dĂ©monstrations de logiciels disponibles sur les iMacs et Power Macs G3 de l’Ă©poque. Songez qu’Apple exigeait 32 Mo de mĂ©moire vive et un Ă©cran en 640 x 480 pixels pour profiter de ce CD !

Apple_1999_Mac_Software_Sampler_CD

Le design d’Apple en trois boĂ®tes

Certains produits d’Apple ont connu plusieurs vies, passant d’une gamme Ă  l’autre sans se voir remplacĂ©s au catalogue. C’est le cas du Joystick A2M2002 destinĂ© Ă  l’origine Ă  l’Apple IIe, dont nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© dans un article relatif Ă  cette belle couleur orange des annĂ©es 80. Il a ensuite Ă©tĂ© dĂ©clinĂ© dans un modèle compatible avec le IIe et le IIc, puis a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la nouvelle image de la marque, abandonnant l’orange pour un gris platine plus moderne sous la rĂ©fĂ©rence A2M2012.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

En trois boĂ®tes, ce joystick rĂ©sume l’Ă©volution du design Apple dans les annĂ©es 80 : celui de l’Apple IIe utilise encore l’ancienne prĂ©sentation de la marque, avec un carton nu, et la mention « The Personal Computer » sur la pomme. Lors de la sortie de l’Apple IIc en janvier 1984, la boĂ®te devient blanche, avec la marque Apple Ă©crite dans une police sans empattement. Dès 1986, celle-ci sera remplacĂ©e par la police Apple Garamond qui accompagnera Apple durant près de vingt ans.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

 

Pourquoi le premier Mac avait un clavier sans flèches

Pourquoi n’y a-t-il pas de flèches sur le clavier du premier Macintosh ? Tout simplement parce que Steve Jobs voulait absolument contraindre les utilisateurs Ă  faire usage de la souris, et empĂŞcher les concepteurs de logiciels de se contenter d’adapter pour le Mac leurs logiciels pour Apple II ou PC, oĂą le pavĂ© directionnel assurait l’essentiel de la navigation dans l’interface. Pour la mĂŞme raison, ce clavier Ă©tait dĂ©nuĂ© de touches de fonctions, très utilisĂ©es sous DOS, et de pavĂ© numĂ©rique (les touches 2, 4, 6 et 8 Ă©tant souvent utilisĂ©es en tant que touches directionnelles). Les flèches et les chiffres ne feront leur retour qu’avec le Macintosh Plus, en 1986.

Le clavier du Macintosh, sans flèches
Ne cherchez pas, il n’y a pas de flèches en bas Ă  droite du clavier…

Il fat se souvenir qu’Ă  l’Ă©poque, l’interface graphique et la souris Ă©taient perçues comme des gadgets un peu infantilisants. Si certains commentateurs avaient tout de suite vu le potentiel de ces technologies, d’autres n’y avaient pas cru du tout. Ainsi, John Dvorak Ă©crivait le 19 fĂ©vrier 1984 dans le San Francisco Examiner : « Apple ne comprend tout simplement pas l’esprit de l’informatique personnelle. Apple pense savoir ce que vous voulez. Mais elle ne rĂ©pond pas Ă  la question “Pourquoi ?”, comme dans “Pourquoi voudrais-je cette machine ?”. Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expĂ©rimental appelĂ© “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ».

Source : Biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson (p. 138) ; AAPLInverstors.net

Bon anniversaire MacOS 7.6 !

DĂ©cidĂ©ment, le mois de janvier est riche en anniversaires chez Apple ! Six ans avant la prĂ©sentation de Keynote, Apple proposait le 7 janvier 1997 la mise Ă  jour 7.6 de son système d’exploitation. Sous le nom de code « Harmony », cette version prenait pour la première fois officiellement le nom de « Mac OS ». Cette mise Ă  jour Ă©tait tout de mĂŞme facturĂ©e 700 Francs TTC, voire 1200 francs avec une souscription permettant de bĂ©nĂ©ficier des mises Ă  jour de 1997 (Mac OS 8 sortira en juillet). Pour l’occasion, voici deux publicitĂ©s de l’Ă©poque. Sobres, Ă©lĂ©gantes, et discrètes… ou pas.

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

Avant de jouer au jeu des 7 diffĂ©rences, vous remarquerez que cette publicitĂ© est signĂ©e Claris, qui distribuait les logiciels Apple Ă  l’Ă©poque. Apple n’est citĂ©e qu’en marge… On comprend que les utilisateurs aient Ă©tĂ© un peu perdus, et que Steve Jobs (qui commençait Ă  faire le tour du propriĂ©taire Ă  l’Ă©poque) ait souhaitĂ© simplifier l’organisation et la communication de l’entreprise…

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

 

Deux astuces de 2003 pour iTunes

Nous continuons d’explorer notre collection d’astuces pour les anciennes versions des logiciels d’Apple. Voici deux astuces parues en 2003 dans la revue A Vos Mac. Quinze ans plus tard, elles sont toujours parfaitement valables !

Peut-être avez-vous dans votre bibliothèque iTunes des pistes que vous souhaitez garder, mais surtout pas entendre : effets sonores, sketches comiques, jingles… Vous avez bien sûr pensé à créer une nouvelle liste de lecture dans laquelle vous ne les avez pas glissées, mais cela vous oblige à la tenir à jour en fonction des nouveautés : pas pratique ! Pensez plutôt à décliquer la case qui précède le titre de ces pistes indésirables : une fois désélectionnées, les pistes ne seront plus lues par iTunes, sauf si vous le demandez expressément en double-cliquant sur leur ligne.

Les pistes exclues dans iTunes

Et si vous faisiez un peu de place dans iTunes aux titres que vous n’écoutez jamais, histoire de varier un peu ? Pour cela, créez une nouvelle piste intelligente (option-clic sur le bouton « Plus » en bas à gauche de la fenêtre), puis cliquez sur l’onglet « Avancées ». Ensuite, activez le bouton « Répondre à la condition suivante », et choisissez « Compteur est 0 ». Ce n’est pas plus compliqué que ça : il ne vous reste plus qu’à donner un titre à cette nouvelle liste, comme « Les jamais-écoutés ». Au fur et à mesure de vos écoutes, elle se videra de son contenu, et sera un précieux indicateur des morceaux que vous n’écoutez jamais jusqu’au bout !

iTunes liste intelligente, morceaux jamais lus

Quand Apple France ouvrait des bureaux Ă  Metz

En feuilletant un exemplaire du magazine SVM (Science & Vie Micro) de juin 1984, je suis tombĂ© sur cet article, qui rappelle un Ă©pisode de l’histoire d’Apple France que j’ignorais totalement, bien qu’Ă©tant originaire de Lorraine : Apple France a installĂ© en 1984 un « centre de conception et d’adaptation de logiciels » Ă  Metz, en Moselle. D’après cette brève, Steve Jobs avait fait de la France son pĂ´le europĂ©en pour le logiciel (on se rappelle de l’interview qu’il avait alors consacrĂ©e Ă  Antenne 2, et que l’INA propose sur son site à ce sujet).

Apple France Technopole Metz

L’installation d’Apple France Ă  Metz avait coĂŻncidĂ© avec la crĂ©ation du TechnopĂ´le (qui existe toujours), un parc d’activitĂ© imaginĂ© par le maire Jean-Marie Rausch, et regroupant autour de l’Ă©cole SupĂ©lec, une quinzaine d’entreprises, parmi lesquelles Bull, Hewlett-Packard, Thomson ou encore PolaroĂŻd, comme le racontait l’historien Pierre Miquel dans son ouvrage « Vive la France ! ».

Ă€ l’Ă©poque, la Lorraine vivait une crise sans prĂ©cĂ©dent, liĂ©e Ă  l’agonie de la sidĂ©rurgie entraĂ®nant des dizaines de milliers de licenciements. Dans un entretien accordĂ© au Nouvel Observateur, le patron d’Apple France de l’Ă©poque, Jean-Louis GassĂ©e, avait expliquĂ© les dessous de cette implantation :

Pourquoi Metz ? Ce n’est pas nous qui avons choisi. En France, si vous avez une entreprise, vous ĂŞtes toujours amenĂ© Ă  faire des deals un peu crasseux avec la puissance publique. C’est triste mais c’est ainsi. Or vous savez que la Datar a un droit rĂ©galien de dĂ©cision. Elle nous a dit : si vous voulez avoir plus de mille mètres carrĂ©s de bureaux sans qu’on vous exile Ă  Evry ou ailleurs, ouvrez un Ă©tablissement Ă  Metz. Coup de chance, il y avait lĂ  un maire qui comprenait ce que nous faisions et qui met tout en Ĺ“uvre pour nous aider.