Le guide des interfaces Apple

Voilà un petit livre qui a peu de chances de devenir votre livre de chevet… Car dans le Guide des interfaces Apple, publié en 1987, on ne trouve pas grand chose, à part des descriptions très techniques des prises et des connecteurs utilisés par la marque dans ses modèles de l’époque…

Le guide des interfaces apple

On trouve donc les ports d’interface de l’Apple III, puis ceux de l’Apple II, de l’Apple IIc, de l’Apple IIgs, du Macintosh et de ses petits frères 512K et Plus, du Lisa, et encore des imprimantes, traceur et modems de la marque.

Le guide des interfaces apple

S’ensuivent alors 80 pages de volts, de bauds, de signal ground, de transmit et de receive, de bits de données, de masse, de ohms, de blindage, d’interrupteurs et de cavaliers. Pas sûr que ce bouquin ait obtenu à l’époque beaucoup de prix littéraires…

Le guide des interfaces apple

L’informatique nomade en 1993

Nous avons déjà eu l’occasion de diffuser quelques articles extraits de la revue Apple News, l’organe de propagande d’Apple France au milieu des années 1990. Aujourd’hui, voici une double-page du numéro 1 de décembre 1993, dans laquelle on découvre les solutions nomades d’Apple, qui « repoussent les limites de la portabilité et de l’intégration ».

Parmi les avantages de l’offre d’Apple, on trouvait les capacités d’extension des PowerBooks (ADB, SCSI, modem, AppleTalk), leur aptitude à utiliser un écran externe en mode « bureau étendu », la présence de QuickTime pour les animations visuelles et sonores, et même la communication sans fil pour le PowerBop, qui avait été présenté quelques mois plus tôt.

Apple et l'informatique nomade en 1993

La gamme des PowerBooks Duo était également mise en valeur, avec leur station d’accueil et leur poids plume : de 1,9 à 2,2 kg (rappelons tout de même qu’un MacBook pèse aujourd’hui 920 grammes…). Quant à l’autonomie, elle atteignait 6h en standard, et 8h supplémentaires avec la batterie externe longue durée.

Au passage, vous remarquerez qu’Apple proposait déjà, en cette fin d’année 1993, la fameuse souris ADB noire qui accompagnera plus tard les Performa 5400, et qui venait d’être présentée pour accompagner le Macintosh TV.

Des effets spéciaux avec QuickTime

Vous utilisez QuickTime pour lire des vidéos, peut-être même pour les modifier par simple copier-coller ? Vous pouvez aller beaucoup plus loin ! Simplement en utilisant le menu « Exporter » à la place du menu « Enregistrer ». Cliquez sur le bouton « Options » : une nouvelle fenêtre apparaît, avec des réglages pour le son et la vidéo. Le bouton Réglages permet de choisir le type et la qualité de la compression ; le bouton Taille permet de changer la surface de la vidéo. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est le bouton Filtre.

Filtres d'export de QuickTime

Avec lui, vous obtenez une quinzaine de filtres qui permettent de modifier sans vous fatiguer l’aspect d’un film. Ainsi, vous pourrez facilement transformer votre dernier rush de vacances en film des années 30 ou en vieux Super8, vous pourrez changer les couleurs et la netteté, ou même ajouter un halo !

Veuillez reconnecter la clé USB

De nos jours, quand on éjecte une clé USB ou tout autre support de stockage externe sans les glisser auparavant sur la Corbeille, Mac OS X se contente d’une discrète alerte, rappelant que cette étape est nécessaire pour éviter les soucis, même si cette manoeuvre est le plus souvent sans conséquence en pratique.

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Il y a vingt ans, les choses étaient différentes. Les supports externes étaient beaucoup plus sensibles à l’éjection « à chaud », notamment car certaines opérations d’écriture étaient retardées jusqu’à l’éjection du disque. Ce n’est donc pas un petit message d’information, mais une alerte en bonne et due forme, qui s’affichait sous Mac OS 9. Pire : il s’agissait d’une alerte bloquante, ne disposant même pas d’un bouton « Annuler » ! Tout le système était alors figé jusqu’à ce que la clé USB soit insérée à nouveau.

Veuillez reconnecter le périphérique USB - Mac OS 9

MacOS 8 sur 29 disquettes

On l’a un peu oublié, mais en 1997, au moment de distribuer son nouveau système Mac OS 8, Apple avait prévu une solution pour ses clients n’ayant pas encore franchi le pas du CD. Mac OS 8 était en effet compatible avec quelques vieux Mac, comme les petits LC 475 ou PowerBook 190 à base de processeur Motorola 68040, mais dépourvus de lecteur de CD. Pour ces clients, il était possible de commander le système sur disquettes ! Il fallait pas moins de 29 disques pour venir à bout de l’installation qui nécessitait plus de 100 Mo libres sur le disque de destination.

Mac OS 8 on floppies

Il y a justement une telle série de disques actuellement en vente sur eBay, si vous avez envie de jongler avec des disquettes durant une heure de mise à jour sans pouvoir quitter votre écran… Fort heureusement, il est aussi possible de les télécharger gratuitement sur de nombreux sites, comme sur l’excellent Macintosh Repository.

Mac OS 8 floppies images

La fonction d’auto-réparation d’Office 98

Parmi les fonctions vraiment innovantes d’Office 98, l’une des plus utiles était le système de réinstallation automatique. Disons que vous avez subi une panne de disque dur, ou que vous avez été obligé de procéder à une réinstallation de votre système. Ou simplement que vous avez un peu bricolé dans votre système pour une raison quelconque. Avec les versions 5 et 6 des logiciels Microsoft, c’était la catastrophe assurée. Chaque logiciel exigeait la présence de nombreuses extensions dans le Dossier Système. Qu’une seule vienne à manquer, et le logiciel refusait de se lancer.

Blocage du démarrage d'Excel faute d'extension MicrosoftDialogLib

 

Blocage du démarrage de Word 6 faute d'extension Microsoft_OLE2

Avec Office 98, tout était plus simple : contrairement à ses prédécesseurs (et à la plupart des logiciels sérieux sur Mac), Office acceptait de démarrer même en l’absence d’éléments indispensables à son fonctionnement (extensions, police de caractères, préférences…). Mieux : il les réinstallait lui-même ! Autant dire que cette fonction a ravi toute une génération de pirates…

Réparation automatique de Microsoft Office 98 sur Mac

PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde

En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le  plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Apple Expo 1997 - Independance Day
17 septembre 1997 : c’était il y a 21 ans !

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !

https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk

Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…

Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?

Un disque dur – sac à dos pour le Macintosh

On vous a déjà présenté des sacs pour transporter le Macintosh : c’était un classique avant qu’Apple ne crée un Macintosh Portable puis une gamme PowerBook. Mais un sac à dos pour le Macintosh lui-même, avouez que c’est plus rare. C’était l’idée du Jasmine BackPac, un subtil jeu de mot associant BackPack (le sac à dos) et le Mac. Une manière, comme le disait la publicité, de laisser derrière soi ses problèmes de stockage !

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Le BackPac était donc un disque dur SCSI de 20 à 100 Mo qui s’intégrait parfaitement avec le Macintosh. Là où la plupart des autres constructeurs prévoyaient de positionner leur disque dur externe sous le Mac, Jasmine Technologies avait eu l’idée de le fixer derrière la machine. Pour l’installer, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait de débrancher le Mac, d’ôter deux vis et la pile de sauvegarde, et de fixer le disque en tournant ses vis avec une pièce de monnaie. Le port SCSI était parfaitement positionné, tout comme l’alimentation électrique, permettant d’allumer le Mac et le disque dur d’un seul geste.

Jasmine BackPac for Macintosh hard driveGrâce à une vente actuellement proposée sur eBay, on peut apprécier de près le travail des ingénieurs de Jasmine Technologies (qui avaient même pensé aux petits logements pour les vis retirées du Macintosh), et le manque d’originalité de leur graphiste qui avait (comme d’autres avant lui) repiqué le dessin « Picasso » accompagnant le premier Macintosh. Comme Apple avait tout à la fois déplacé le port SCSI et l’interrupteur et fait disparaître la pile de sauvegarde en passant du Macintosh Plus au Macintosh SE, on remarquera que Jasmine Technologies avait adapté son boîtier lors du changement de modèle…

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Souvenir – ResEdit

Et vous, avez-vous connu l’époque où ResEdit était incontournable pour tout amateur de bidouille sur Mac ? Avant Mac OS X, les logiciels et leurs documents embarquaient un certain nombre d’éléments sous forme de ressources, organisées selon des règles intangibles, par opposition à leurs données, stockées selon le bon vouloir du créateur du logiciel. Ainsi, on trouvait parmi les ressources : les curseurs, icônes, les boîtes de dialogue, les menus, certains sons ou images, et les informations apparaissant dans les fenêtres « Lire les Informations » ou « À propos » du menu Pomme.

L'interface de l'application ResEdit

Avec ResEdit, l’éditeur de ressources gratuit fourni par Apple, on pouvait aisément bricoler dans ces ressources, les modifier, les copier… Certaines ressources étaient directement manipulables (comme les icônes, les menus ou les curseurs), quand d’autres étaient affichées sous forme hexadécimale. Dans tous les cas, mieux valait travailler sur une copie du document ou de l’application, pour éviter d’endommager le fichier.

Hypercard ICONs ressources dans ResEdit

ResEdit permettait aussi de modifier le « code type » et le « code créateur » de chaque fichier. Le premier décrivait la nature du fichier (APPL pour une application classique, cdev pour les Tableaux de bord,  INIT pour les extensions, TEXT pour du texte seul, MooV pour les films QuickTime, PICT, JPEG, MPG3…), tandis que le deuxième indiquait au système quel logiciel devait ouvrir le fichier (8BIM pour Photoshop, MSWD pour Microsoft Word, BOBO pour ClarisWorks et AppleWorks, ttxt pour TeachText puis SimpleText, WILD pour HyperCard…). Grâce à ces deux codes, le système savait à quel type de fichier il avait affaire, et quel logiciel devait l’ouvrir. En l’absence du logiciel d’origine, les autres logiciels compatibles savaient reconnaître le fichier.

Pour tout savoir sur ResEdit, vous pouvez encore aisément vous procurer des ouvrages d’occasion (par exemple ici sur Amazon.fr). Vous y découvrirez en détail l’utilitaire et ses secrets, avec de nombreuses copies d’écran qui fleurent bon le Système 6… Par exemple, vous (re)découvrirez la méthode pour changer le raccourci-clavier d’un menu, en modifiant la ressource « MENU ». Oui, parce qu’à l’époque, Apple n’avait pas encore inventé les Préférences Systèmes « Clavier » pour gérer les raccourcis personnalisés…

Bon anniversaire MacOS 7.6 !

Décidément, le mois de janvier est riche en anniversaires chez Apple ! Six ans avant la présentation de Keynote, Apple proposait le 7 janvier 1997 la mise à jour 7.6 de son système d’exploitation. Sous le nom de code « Harmony », cette version prenait pour la première fois officiellement le nom de « Mac OS ». Cette mise à jour était tout de même facturée 700 Francs TTC, voire 1200 francs avec une souscription permettant de bénéficier des mises à jour de 1997 (Mac OS 8 sortira en juillet). Pour l’occasion, voici deux publicités de l’époque. Sobres, élégantes, et discrètes… ou pas.

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

Avant de jouer au jeu des 7 différences, vous remarquerez que cette publicité est signée Claris, qui distribuait les logiciels Apple à l’époque. Apple n’est citée qu’en marge… On comprend que les utilisateurs aient été un peu perdus, et que Steve Jobs (qui commençait à faire le tour du propriétaire à l’époque) ait souhaité simplifier l’organisation et la communication de l’entreprise…

Mac OS 7.6 publicité France par Claris et Apple

 

La pub du dimanche – Quadra 900

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1992 pour le Quadra 900. Création graphique, illustration, retouche d’image et mise en page, tout est possible sur cette machine apparue en octobre 1991. Pour 7200$, Apple proposait une bête de course, dont la mémoire vive de 4 Mo était extensible, excusez du peu, à 256 Mo, du jamais vu à l’époque. Largement de quoi faire tourner ArtMixer, FreeHand, PhotoShop et QuarkXPress, les logiciels révolutionnaires mis à l’honneur par cette réclame.

La série Macintosh Quadra doit son nom au processeur 68040 (ici à 25 Mhz), qui succédait au 68000 (du Macintosh original en 1984), au 68020 (du Macintosh II en 1987) et au 68030 (du Macintosh IIx en 1988).

Publicité Apple Quadra 900 de 1992

La couleur et l’iPod, une lente maturation

Nous avons déjà parlé de la couleur chez Apple ici  ou . Aujourd’hui, nous vous faisons découvrir le lent travail effectué par Apple pour imposer ses codes en matière de design.

En 2003, Apple lance une grande opération marketing autour d’iPod + iTunes, au travers d’une campagne bien connue : une silhouette noire, portant un iPod blanc, sur un fond coloré (bleu, violet, jaune, vert ou rose).

iPod+iTunes en cinq couleurs
iPod+iTunes en cinq couleurs

Ces mêmes couleurs se retrouvent, sans le violet, sur la boîte de l’iPod 4G lancé en juillet 2004. Il faudra cependant attendre l’été 2006 et le lancement de la seconde génération d’iPod Nano pour retrouver ces teintes, sur l’aluminium anodisé de ces petits nouveaux. Et là, surprise, les couleurs sont au plus proches de celles utilisées depuis 2003.

iPod nano bleu et vert, boîte d'iPod 4G

iPod nano rose et vert, boîte d'iPod 4G

Depuis 2003 ? En fait, 1998. Car si on y regarde de plus près, ces couleurs sont déjà présentes au lancement de l’iMac révision C : myrtille, raisin, mandarine, citron vert et framboise. Cinq couleurs qu’Apple n’a eu de cesse de décliner en deux décennies.

Les iMac colorés