Publicité : les MacBooks
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, c’est aussi « leçon de grammaire » ! Car dans cette double-page de 2006, c’est bien des nouveaux « MacBooks » qu’il est question, avec un beau S contrairement à ce que recommande Apple elle-même ! Comme la publicité présente ce duo de portables comme le nouveau couple au pouvoir, on pourrait penser à clin d’œil au pluriel des noms de famille en anglais, à la manière des Jacksons ou des Smiths. Mais non ! Car même dans le communiqué de presse de l’époque, les MacBooks s’écrivent bien avec un S ! On y perd notre latin…
Quand Apple fabriquait des câbles audio
On connaît bien les câbles SCSI ou ADB qu’Apple fournissait avec ses périphériques dans les années 90, avec ce gris platine qui a accompagné les Macs jusqu’à l’arrivée de l’iMac.
Mais on se souvient peut-être moins qu’Apple vendait aussi des câbles audio, tout à fait compatibles avec les formats classiques : un adaptateur RCA femelle vers jack 3.5 mâle (référence 590-0618-A), et des rallonges jack 3.5 mâle-mâle (référence 590-4512-A pour le modèle portant l’icône d’un haut-parleur, et 590-4513-A pour le modèle dédié au microphone). Peut-être y en avait-il d’autres ? Dites-le nous dans les réactions à l’article !
Si vous en cherchez, il y en a sur eBay : ici pour la référence 590-4512-A ; ici pour la référence 590-4513-A ; et là pour la référence 590-0618-A.
Du 16/9 au 4/3 avec QuickTime sur Macintosh
Vous disposez d’une vidéo dans un format différent du 4/3 habituel (par exemple, une bande-annonce en 16/9ème). Vous souhaitez la transformer en format DV pour l’intégrer à un projet iMovie, mais quand QuickTime l’exporte, il se contente d’en changer la taille, sans respecter le rapport hauteur/largeur. Comment faire pour créer des bandes noires en haut et en bas de la vidéo, afin de conserver l’aspect d’origine de la vidéo ?
La réponse nous est apportée par, une fois n’est pas coutume, un logiciel Microsoft : PowerPoint 2001. Lancez ce dernier, créez un nouveau document, une première diapositive vide, et sélectionnez le menu “Arrière-plan” pour choisir la couleur noire. Ensuite, importez votre vidéo et aggrandissez-la de sorte à ce qu’elle occupe toute la largeur de votre diapo. Il vous suffit maintenant d’utiliser le menu “Faire une vidéo”, de régler les paramètres (la taille de la vidéo en 720 pixels sur 576, la meilleure qualité).
Ouvrez le fichier ainsi créé avec QuickTime Player, et exportez-le à nouveau, en choisissant le format “DV”. Vous obtiendrez ainsi une vidéo au format DV, avec les marges noires traditionnelles du format cinéma ! Vos actrices préférées vous remercieront !
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2001.
La brochure de Test Drive a Macintosh au Royaume-Uni
L’Aventure Apple continue d’enrichir sa collection relative à l’opération « Test Drive a Macintosh ». Après le kit prêté aux premiers testeurs (avec son livret, ses disquettes et sa cassette), après la boîte de disquettes, voici la brochure version anglaise. Elle accompagnait un courrier envoyé à certains contacts de la marque, afin de les inviter à venir emprunter un Macintosh chez leur revendeur le plus proche.
Cette brochure s’ouvrait en deux, révélant une panonceau « Ne pas déranger – Essai en cours », puis à nouveau en deux, sur une quadruple page : « Voici votre chance d’emporter Macintosh pour un test gratuit ».
Apple vous proposait de vous relaxer avec l’un des plus puissants ordinateurs au monde, dans le confort de votre maison. Vous pouviez ainsi découvrir la facilité d’utilisation de sa souris et sa large gamme de logiciels, sans avoir besoin d’apprendre de longues listes de commandes !
40 ans : Bon anniversaire Macintosh !
24 janvier 1984 : une date inoubliable qui marque la présentation officielle du tout premier Macintosh.
La gamme fête donc aujourd’hui ses 40 ans, tout rond !
Un anniversaire que nous fêtons sur le Club iGen toute la semaine…
…et sur l’Aventure Apple :
06h : Un exemplaire de pré-production vendu aux enchères
12h : Ne m’appelez jamais Mac !
16h : Le troisième standard
18h : Cherchez l’erreur !
20h : Des vidéos à voir et à revoir
Les débuts d’Exposé sur Mac OS X
Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…
Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).
Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.
Publicité : publier sur Internet avec Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une réclame de 1995 dédiée à la publication sur Internet à l’aide de Macintosh. Elle fait bien sûr écho à la publicité « Avec facile plus Internet c’est beaucoup Macintosh » que nous vous avons présentée au début de l’été. Celle-ci vante les mérites du Power Macintosh (comme le 8200/120 présenté avec son écran AppleVision 17 pouces) associé au logiciel Adobe PageMill, qui permettait de créer des sites web avant d’être remplacé par Adobe GoLive en 2000.
Et votre serveur, combien de pages par jour ?
En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :
Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.
Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».
Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.
Le Macintosh III et le multitâche
Voilà bien la première fois que nous entendons parler d’un Macintosh III. Après tout, ce n’est pas si bête, il y a bien eu un Apple III après l’Apple II. Nous sommes donc en août 1987, et le magazine InfoWorld consacre un encadré au nouveau logiciel MultiFinder tout juste présenté par Apple.
Cet encadré explique tout d’abord l’intérêt du vrai multitâche : permettre à plusieurs applications d’accéder en parallèle aux ressources du processeur et à la mémoire, sans les monopoliser. Il devient ainsi possible d’exécuter des programmes en tâche de fond (outils de communication, d’émulation, de messagerie électronique, de gestion d’imprimante…) et de faire communiquer les applications les unes avec les autres.

Mais en 1987, Apple n’en est pas là : à cause des limitations inhérentes au processeur 68000 et au système développé par Apple pour le Macintosh, le MultiFinder se contente de s’insérer dans le fonctionnement du logiciel au premier plan, pour l’interrompre quand des tâches d’arrière-plan l’exigent. Pour atteindre le vrai multitâche, l’auteur de l’article comptait sur le Macintosh II (et donc, ses successeurs les Macs III, etc.), leur processeur 32 bits 68020 et leur support de la mémoire virtuelle. Avec beaucoup de sens de l’anticipation, Don Crabb comprenait déjà que le passage au vrai multitâche se ferait au prix d’une perte de compatibilité avec les applications conçues pour les premiers Macs. Ce qu’il ne pouvait pas deviner, c’est qu’Apple allait rester engluée dans cette architecture système jusqu’à la sortie de Mac OS X en 2001. MultiFinder sera tout d’abord proposé comme une option pour les systèmes 5 et 6, puis intégré au Système 7 et ses successeurs numérotés 8 et 9. Jusqu’en 2001 donc, Mac OS traînera derrière lui ce boulet du multitâche coopératif, dans lequel n’importe quelle application pouvait bloquer le système.
Souvenir – SimpleText
Et vous, avez-vous connu le logiciel SimpleText, descendant de TeachText et ancêtre de TextEdit ? Il accompagna les Macs du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, et permettait d’ouvrir des petits fichiers de texte, inférieurs à 32 Ko, notamment les fameux fichiers « Lisez-moi » ou « Read me » qui accompagnaient les logiciels à l’époque. Pour y coller une image, il fallait d’ailleurs jouer avec ResEdit, coller l’image dans une ressource PICT, et inclure un espace insécable (option-espace) dans le texte pour faire apparaître l’image…
Et si vous pensez que SimpleText ne savait rien faire d’autre qu’ouvrir et modifier les fichiers en texte brut, détrompez-vous : il reconnaissait de nombreux formats de fichiers, parmi lesquels les modèles QuickDraw 3D, les fichiers HTML (qui ne contiennent en fait que du texte), les fichiers de texte en lecture seule, les images PICT (bitmap ou vectoriel) et, de manière générale, tous les formats reconnus par QuickTime (MOV, MP3, AIFF, Gif, JPEG, etc.) après une rapide conversion. Finalement, l’air de rien, SimpleText était un peu l’ancêtre de « Aperçu »…
Les marguerites d’Apple
Avant l’invention des imprimantes à laser, comme la LaserWriter commercialisée par Apple en 1985, la seule façon d’imprimer du texte avec une bonne qualité était d’utiliser une imprimante à marguerite (daisy wheel printer en anglais). C’était un outil dérivé de la machine à écrire traditionnelle, reposant sur le même principe : des caractères en relief appuyant un ruban encré sur une feuille de papier. Les différents caractères étaient répartis autour d’une roue, qui tournait pour aligner la bonne lettre face au marteau chargé de la frapper contre le papier.
Apple a commercialisé une telle imprimante en 1983 sous le nom de « Apple Daisy Wheel Printer », pour son Apple III, son Lisa, mais aussi les Apple II+ et IIe (avec une carte d’interface). Capable de frapper 40 caractères par seconde, elle pouvait aussi reproduire des dessins, en utilisant le caractère « point » comme l’aurait fait une imprimante matricielle. L’opération était beaucoup plus lente, et la résolution ne dépassait pas 120 x 48 ppp…
Les marguerites d’Apple proposaient 130 caractères sur une roue en plastique, là où la plupart des concurrents se contentaient de 96. Seul le caractère « point » était métallique, pour lui permettre de résister à la répétition des frappes lors de l’impression de dessins et de graphismes. La police et la taille des caractères étaient inscrits sur la marguerite : pour changer de police, on changeait la roue !
Un peu de Macintosh XL sur eBay
C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.
En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !
Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.
Enfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…
Souvenir – L’éjection de cartouches
Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…
John Dvorak : question d’attitude
Dans le monde du Macintosh, on connaît bien le journaliste américain John C. Dvorak. Spécialiste des questions informatiques, il s’est souvent illustré par des prises de position très tranchées, et rarement à l’avantage d’Apple. Ainsi, en 1984, peu convaincu par le Macintosh, il s’interrogeait ainsi : « Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ». Rebelote en 2007, où il invitait Apple à ne pas commercialiser l’iPhone, mais à laisser un autre fabricant se ruiner et se ridiculiser à sa place…
Pourtant, dans une colonne extraite de l’article de 1987 « Mac VS PC » dont nous vous parlions il y a quelques jours, il faisait preuve de plus de pondération : Si l’on met de côté les questions de technologie et de marketing, écrivait-il alors, la plus grande différence entre les deux mondes est une question d’attitude : un état d’esprit qui se mesure au plaisir pris par les utilisateurs. Les utilisateurs de PC, par exemple, sont nombreux à installer des jeux sur leurs machines. Mais les jeux ne sont pas tout. Les utilisateurs de Mac, eux, préfèrent personnaliser leur système. On entend des cris d’animaux ou des ahhh-ohhh quand un message d’erreur apparaît. La personnalisation est vraiment une caractéristique du Macintosh, on le voit dès qu’on utilise le Mac de quelqu’un d’autre. Puisque sur Mac, tout est graphique, il est toujours passionnant de regarder le bureau d’un autre Mac. Rien à voir avec les listes de fichiers bien rangés dans les dossiers du PC.
Et John Dvorak poursuivait : Ne nous méprenons pas. Il y a bien deux mondes, aux personnalités différentes. D’un côté, un monde un peu mièvre. De l’autre, un monde trop gris. Quand les utilisateurs de Macs s’amusent, ils sont un peu stupides. Et quand les utilisateurs de PC s’amusent, ils sont un peu ennuyeux. Quand les utilisateurs de Macs sont sérieux, ils sont arrogants. Quand les utilisateurs de PC sont sérieux, ils sont aussi arrogants. C’est peut-être leur seul point commun.
Bon anniversaire, le Macintosh Plus !
Encore un anniversaire à souhaiter en janvier ! Aujourd’hui, 16 janvier, c’est au Macintosh Plus de souffler ses bougies. 1986 – 2019, déjà trente-trois ans, le temps passe, pour cette petite machine emblématique.
Le Macintosh Plus, c’était le Macintosh parvenu à maturité, près de deux ans après le premier Macintosh. Enfin, il était équipé de suffisamment de mémoire vive pour faire oublier le Lisa qui l’avait précédé et qui était jusqu’alors nécessaire pour développer des programmes pour le Macintosh. Enfin, il obtenait un port SCSI à même de lui ouvrir les portes de tout un monde de périphériques additionnels. Avec l’imprimante Laser Writer présentée l’année précédente, avec son lecteur de disquettes 800 Ko, avec son nouveau format de fichiers HFS, avec son clavier étendu, il disposait enfin d’arguments solides pour s’attaquer au marché de l’entreprise.

Comme nous l’avons rappelé en décembre dernier, le Macintosh Plus a été la machine Apple restée le plus longtemps au catalogue : 1826 jours avant d’être remplacée par le Macintosh Classic en 1990. Seul le Mac Pro a fait mieux depuis… Le Macintosh Plus a notamment connu le passage du beige au gris platinum qui accompagnera la gamme Apple de 1988 à 1998.
La première brochure du Lisa
Aujourd’hui, nous vous présentons la plus ancienne brochure dédiée au Lisa que nous avons dégotée. Elle est datée de janvier 1983, le mois de la sortie de l’ordinateur révolutionnaire d’Apple. La couverture est constituée d’une photo très sobre, représentant la machine face à l’utilisateur, sous le slogan « Lisa. It works the way you do » : Lisa travaille comme vous. La quatrième de couverture présente tous les détails techniques, comme la consommation électrique (270 W max), les applications fournies, les langages de programmation et périphériques disponibles, ou même la densité des données sur les disquettes (10.000 bits / pouce) !
La double-page centrale présente cette machine révolutionnaire : pas de commandes à taper au clavier, mais des images familières à l’écran, que l’on manipule avec une souris, un petit outil qui contrôle un pointeur à l’écran. Un ordinateur que l’on apprend à utiliser en 20 à 30 minutes. Un ordinateur qui permet d’échanger des informations entre plusieurs programmes. C’est bien simple : le seul ordinateur plus simple et plus puissant, c’est votre cerveau ! La brochure était également très orientée vers le public professionnel : connexion aux bases de données, aux ordinateurs centraux, au réseau AppleNet, formation du personnel par les équipes d’Apple, aide au développement de logiciels spécialisés… Appelez donc le 800-662-9238 pour connaître le revendeur autorisé le plus proche de chez vous !
Remarquez le caractère international de cette brochure, plutôt rare : les quatre filiales d’Apple sont citées en bas de la quatrième page : Apple US à Cupertino, Apple UK à Hemel Hempstead, Apple Europe à Neuilly-sur-Seine, et Apple Canada à Don Mills, Toronto.
La rallonge USB-incompatible chez Apple
Avez-vous déjà regardé de près la fiche USB qui permet de brancher votre clavier Apple à votre Mac ? Depuis le lancement de son premier clavier USB, avec l’iMac de 1998, la marque utilise une fiche USB Type-A mâle particulière, déformée par une encoche sur le cadre métallique. Celle-ci s’insère parfaitement dans les prises USB femelle des Macs, des hubs USB ou encore des PC du marché.

Cette petite particularité visait à répondre à une limite de la norme USB, qui interdisait de commercialiser des rallonges USB. Or Apple fournissait ses claviers avec un câble non-amovible, et plutôt court. Elle avait donc cherché une manière de contourner l’interdiction de créer une rallonge, et elle avait imaginé cette extension de câble. En modifiant la forme de sa prise, Apple créait sa propre prise intermédiaire, officiellement différente des standards prévus pour l’USB. Il ne s’agissait pas d’une rallonge USB, puisque sa prise femelle, affublée d’un ergot faisant saillie, n’était par compatible avec les périphériques USB classiques. Elle n’affichait d’ailleurs pas le logo officiel de la norme de ce côté-là. En résumé : c’était une partie du câble du clavier, et elle n’était destinée à aucune autre utilisation.

En pratique, peu d’utilisateurs étaient conscients de cette interdiction de commercialiser des rallonges USB. On trouvait en effet de nombreuses rallonges USB créées par des fabricants moins scrupuleux qu’Apple. Faute de connaître ce détail, les clients ne trouvaient pas d’explication à cette coquetterie : les claviers Apple étaient compatibles avec l’USB ; les Macs étaient compatibles avec l’USB ; seule cette rallonge se tenait à l’écart de la norme. Que pouvait bien y gagner Apple, à part ennuyer le monde ? Maintenant, vous, au moins, vous connaissez l’explication !
Notez qu’on lit parfois que cette modification est liée à la possibilité qu’avaient les Macs de fournir plus de courant à certains périphériques USB, comme le SuperDrive externe, l’iPhone, l’iPod ou le clavier Apple en aluminium. En réalité, si cette possibilité existe bien, elle n’a rien à voir avec la forme du connecteur, ces différents périphériques ayant toujours été livrés avec un câble USB classique.

Tiens, d’ailleurs, si vous vous posez la question : le hub incorporé dans les claviers Apple, qui permet de brancher deux autres périphériques directement sur le clavier, était en USB 1.1 à l’origine. Il est passé à l’USB 2 à partir du modèle en aluminium de 2007.
[edit : le Journal du Lapin propose sa lecture du sujet, dans cet article du 11 décembre 2018]
Apple Assistance, pas de tout repos
Connaissez-vous Apple Assistance ? Dans les années 90, c’était ainsi qu’on appelait la ligne téléphonique d’assistance aux utilisateurs de la marque à la pomme. Le service est aujourd’hui inclus dans les offres AppleCare. À l’époque, Apple Assistance était accessible au numéro à huit chiffres 69 29 29 29, gratuitement durant 90 jours puis pour un coût de 600 francs (environ 91 euros) par an. D’après cet article issu d’un magazine Apple News de 1994, les trente techniciens/conseillers composant ce service maîtrisaient « toutes les facettes d’Apple »
Voilà pour la version officielle. L’envers du décor, c’est Guillaume Gete qui le racontait sur son blog en 2017. Lui qui avait rejoint Apple Assistance, délocalisée à Londres, en 1997, se souvient surtout de standard surchargé, de temps d’attente interminables, et de techniciens peu formés. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une aventure humaine passionnante au sein d’une équipe soudée qui a confirmé sa passion pour le Macintosh.

Et comment parler d’Apple Assistance sans exhumer cet enregistrement d’anthologie ? On y entend une cliente quelque peu exaltée, qui pense que sa ligne téléphonique personnelle a été connectée de force au réseau, contre son gré, en raison du GPS intégré à l’alimentation de son iMac, par le biais des satellites. Encore un coup de « eux ». Les gens du réseau. Les policiers. Et les Américains.
Publicité : le Web Authoring Studio
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une réclame de 1997 pour le Power Macintosh 8600, en mode « studio de création web ». On avoue s’y perdre un peu, après la campagne « Masters of Media » qui vantait les mérites du Power Macintosh quelques mois plus tôt… Celui-ci était fourni avec quelques logiciels dont la quasi-totalité a depuis disparu. Seul Graphic Converter est toujours là, fidèle au poste !
Le bon moment pour changer d’ordinateur
À la vitesse où évolue la technologie, quel est le bon moment pour acheter des ordinateurs professionnels ? Telle est la question que pose Apple dans cette brochure au format paysage, distribuée en 1991.
« Tout de suite ! » répond immédiatement la marque au lecteur qui vient tout juste d’ouvrir la brochure…
… avant de lui expliquer qu’avec l’offre proposée jusqu’au 5 janvier 1992, les ordinateurs Apple bénéficient de remises immédiates dès trois machines achetées. Comptez tout de même 600 dollars de remise sur un Macintosh IIsi 3/40 et 800 dollars pour un Macintosh IIsi 5/80 ou son grand frère (plus ancien mais plus puissant) le Macintosh IIci. La remise est immédiate, et vaut pour autant d’ordinateurs que vous le souhaitez ! Le bon ordinateur, la bonne remise, le bon endroit, le bon moment !
Les 7 logiciels du Lisa
Dire que le Lisa n’a pas été un grand succès commercial est un euphémisme. Bien que révolutionnaire, cet ordinateur n’a jamais trouvé son public : trop cher à l’origine, il a ensuite été rattrapé par le Macintosh. Bien peu de logiciels ont été créés spécifiquement pour le Lisa. Pourquoi développer des logiciels pour une machine boudée par le public ? D’autant plus quand le message commercial d’Apple consistait à expliquer qu’elle fournissait les sept seuls logiciels indispensables au quotidien…

C’est ainsi que vous trouverez sur eBay le coffret contenant les manuels des sept logiciels proposés par Apple au sein de la suite 7/7 (précédemment connue sous le nom de Lisa Office System). LisaList, LisaCalc, LisaDraw, LisaGraph, LisaProject, LisaTerminal, LisaWrite. Remarquez le style des brochures, directement copié sur celles du Macintosh, dans l’effort d’Apple de rapprocher le Lisa et le Macintosh dans la division des Apple 32 Supermicros.
Que faire avec un vieil iMac ?
Comme tous les ordinateurs, les iMacs finissent par vieillir, par tomber en panne, et ne plus rien valoir (ou presque) sur le marché de l’occasion. Alors plutôt que de les déposer à la déchetterie, certains préfèrent leur offrir une deuxième vie. En voici quelques exemples pour vous donner des idées !
Jake Harms, par exemple, a transformé son ancien iMac G4 (le fameux Tournesol) en une lampe de bureau du plus bel effet. Il en a fait un véritable business, et a étendu le concept, puisqu’il propose sur son site non seulement sa lampe (399 dollars), mais aussi un iMac G3 aquarium (à partir de 349 dollars) et une petite horloge basée sur le cache-CD de l’eMac (35 dollars). Il vend même un kit pour transformer soi-même un iMac G3 en aquarium !
Si vous n’avez pas de poissons, vous avez peut-être un chat. Celui-ci mérite la plus belle des niches, et quoi de mieux alors qu’un bel iMac débarrassé de son écran pour y glisser une couverture ? En voici un modèle remarqué sur le site de partage d’images Imgur. Ca marche aussi avec les hamsters !
Vous pouvez également vous servir de quelques coques d’iMacs colorés pour faire un peu de home staging, comme on dit maintenant. La photo ci-dessous a fait (plusieurs fois) le tour du monde depuis qu’elle a été publiée à l’époque où les iMacs avaient encore une bordure épaisse en aluminium…
Le site Kiwidee, de son côté, vous propose de transformer votre iMac, au choix, en machine à expresso, en dock pour iPhone et iPad, ou en boîte aux lettres… Quant au G4 Cube, il le transforme en caisson de basses pour les petites enceintes Apple Pro Speakers (ça change du traditionnel distributeur de mouchoirs en papier…). Le site n’ayant pas été mis à jour depuis 2010, prenez contact avant toute commande !
Plus classique, voici un iMac G4 Tournesol transformé en support pour iPad, remarqué sur Reddit. Il en existe de nombreuses versions, réalisées avec plus ou moins de goût et de finesse. Certains conservent le cadre de l’ancien écran pour y intégrer l’iPad ; d’autres ne conservent que le pied articulé, comme celle-ci.
Autre possibilité avec l’iMac G4 tournesol : n’en conserver que la coque, et installer à l’intérieur un Mac mini récent. Nombreux sont ceux qui ont essayé ce bricolage de haut niveau, là aussi avec plus ou moins de patience. Vous trouverez par exemple ces jours-ci sur Leboncoin un iMac G4 17 pouces équipé d’un Mac mini fin 2009 (Core2Duo à 2,26 GHz, SSD de 250Go, 8Go de mémoire vive). Petits raffinements de ce modèle : les enceintes Apple Pro Speakers d’origine, normalement incompatibles avec le Mac mini, sont alimentées par un amplificateur intégré, et connectées par un port USB modifié (le fameux port USB tronqué qu’Apple utilisait comme rallonge pour son clavier) et le lecteur SuperDrive du Mac mini est accessible par la trappe du lecteur CD de l’iMac. Beau boulot PML (un fidèle lecteur) !
La mission Handicaps d’Apple France (1997)
Nous poursuivons notre exploration de brochures spécifiques à Apple France, avec ce très rare document sur la « Mission Handicaps » de la marque. Ce groupe, intégré au département santé, avait pour but de promouvoir l’idée que l’utilisation des ordinateurs Apple par les personnes handicapées, quelles que soient leurs déficiences, était source d’amélioration de la qualité de vie, d’insertion professionnelle ou scolaire, et de contrôle de son environnement. On y apprenait ainsi que la marque avait créé dès 1985 son premier département dédié aux solutions pour les personnes handicapées.
Et il est vrai qu’en cette année 1997, le Macintosh disposait déjà de sérieux atouts pour faciliter son usage par des personnes atteintes de différents handicaps : le tableau de bord CloseView permettait de zoomer en permanence sur une partie de l’écran (en suivant le curseur de la souris) et au besoin d’inverser les couleurs, tandis que Easy Access simplifiait le déplacement de la souris avec le clavier (Mouse House), permettait d’éviter des frappes involontaires au clavier (Slow Keys), et autorisait à décomposer les raccourcis claviers en plusieurs appuis consécutifs (Sticky Keys).
La brochure s’ouvrait sur un témoignage de Marie-Christine Agon, psycho-sociologue et elle-même atteinte d’un sévère handicap physique : « Grâce à l’ordinateur, j’ai pu conserver mon emploi et ma vie a été agréablement bouleversée par ma réussite professionnelle. Mon intégration sociale et l’autonomie acquise à mon poste de travail ont été facilitées par l’outil informatique et les périphériques d’accès qui pallient à mon handicap physique évolutif ». Mme Agon est décédée en 2007, non sans avoir poursuivi son œuvre en faveur des personnes handicapées.
Au verso, la brochure proposait plusieurs contacts destinés à venir en aide aux personnes souffrant de différents types de handicaps : physiques, visuels, ou de communication. Ces associations et instituts étaient à même de proposer des périphériques et logiciels adaptés à chacun de ces « utilisateurs extraordinaires », auxquels Apple réservait un espace dédié lors de l’Apple Expo annuelle à Paris. Catherine Papouin, contact pour cette thématique, a passé vingt-deux ans chez Apple d’après sa fiche Linkedin et a poursuivi ensuite son engagement sous d’autres formes.
Macintosh Application Environment
Macintosh Application Environment, ou MAE pour les intimes, était un émulateur de Système 7 pour les stations tournant sous Unix (notamment les systèmes Sun et HP). Apparu durant le printemps 1994, il permettait de disposer d’un véritable Macintosh capable de faire tourner toute la logithèque Mac dans une fenêtre du système Unix, le tout pour 4625 Francs TTC, soit environ 700 euros. Voici d’ailleurs comment Apple en parlait dans son magazine Apple News de juin 1994.
Cette première version de l’émulateur n’était pas compatible avec AppleTalk. Elle n’était pas non plus compatible avec les systèmes AIX d’IBM. Un article paru dans Computer World le 21 mars 1994 nous apprend qu’IBM espérait à l’époque rendre les logiciels Mac compatibles avec sa plate-forme, au sein de la « Power Open Association », qui travaillait sur la technologie « Macintosh Application Services ». C’était, semble-t-il, une résurgence de la fameuse filiale Taligent commune à IBM et Apple, qui travaillait sur un système d’exploitation universel, et qui sera liquidée l’année suivante.
Le site Web Archive a conservé le « Livre blanc » présentant la version 2.0 de ce logiciel d’Apple, pour tout savoir sur les fonctionnalités offertes et l’architecture de la technologie. On y apprend notamment qu’AppleTalk était supporté par cette nouvelle version.
Le Journal du Lapin, qui ne rechigne jamais à sortir de sa cave de vieilles machines poussiéreuses, a déjà présenté son propre test du système, installé sur une station Sun tournant sous Solaris. Voici le résultat en vidéo :
Comme nous le rappelle Wikipedia, Apple a sorti trois version successives de son Macintosh Application Environment, la dernière émulant le système 7.5.3. Le Journal du Lapin suppose, avec finesse, que le travail réalisé pour cet émulateur sera également mis à profit pour l’émulateur 68k présent dans les PowerMacintosh, obligés d’émuler un processeur 68040 pour maintenir la compatibilité avec les anciens logiciels.
Si ce sujet vous intéresse, on trouve actuellement un CD du Macintosh Application Environment pour 15 euros (et autant de frais de port…) sur eBay. C’est une version totalement fonctionnelle, mais limitée à trente jours d’utilisation. Libre à vous de la réinstaller régulièrement pour remettre le compteur à zéro…

Gérer les fichiers du Finder avec HyperCard
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
La fiche technique du Power 100 de PowerComputing
Sur l’Aventure Apple, on essaye de ne pas oublier les clones, ces jumeaux légaux de nos Macs, tolérés par Apple au milieu des années 90. Aujourd’hui, voici justement une fiche technique du Power 100 de Power Computing, premier modèle proposé par cette marque choisie par Apple pour ouvrir le grand bal des cloneurs.
Ce premier ordinateur compatible Mac était basé sur les spécifications de la gammes Power Macintosh (modèles 7100 et 8100), mais Power Computing avait réduit la taille de la carte-mère pour utiliser des éléments standards du monde PC. Autre spécificité : Power Computing s’était orienté vers la vente directe, permettant une expédition vers le client le jour même de la commande.
Pour en savoir plus, on vous renvoie vers notre dossier « 1995-1997, La Guerre des Clones » publié il y a deux ans sur le Club iGen !
Publicité : la LaserWriter et l’applaudimètre
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1991 pour la LaserWriter LS, l’imprimante laser disponible à seulement 7900 francs HT soit 9369 francs TTC (la TVA était à l’époque encore à 18,6%). Une publicité d’une banalité affligeante : vous pouvez remplacer « la nouvelle imprimante » par n’importe quel produit, annoncer son prix, et conclure « en général, à ce moment-là, les gens se lèvent et applaudissent ». Une voiture à 100.000 francs, une télévision à 500 euros, ou même un sombrero à 200 pesos, tout marche ! Quand en plus on voit que CLM/BBDO citait la Révolution Française et l’abolition des privilèges pour vendre une imprimante à deux smics, on comprend que cette réclame n’ait pas marqué l’histoire…
Un PowerBook 170 JLPGA aux enchères
Si vous disposez d’un compte sur le site d’enchères de Yahoo au Japon, c’est le moment de faire chauffer la carte bleue : on y trouve pour encore quelques heures un très rare PowerBook 170 JLPGA. Il s’agit d’une édition limitée, produite à 500 exemplaires en 1992 à l’occasion d’un tournoi de golf féminin japonais connu sous le nom de JLPGA.
Mis à part son clavier mixte américain et japonais, et ses plastiques bigarrés reprenant les couleurs du logo Apple , c’est un PowerBook comme les autres, avec son écran de 9,8 pouces et son processeur 68030 à 25 Mhz.
Contrairement à beaucoup de ses congénères, celui-ci dispose encore du clapet arrière destiné à masquer les prises, de couleur rouge sur cette série limitée, tout comme le cache de la batterie. Le prix d’entrée est fixé à 550,000 yens, soit environ 4500 euros. Pour le moment, aucun enchérisseur ne s’est déclaré !
Alan Kay et le Macintosh
Connaissez-vous Alan Kay ? Américain, né en 1940, doctorant en informatique en 1969, il rejoint le centre de recherches Palo Alto Research Center de Xerox dès 1970. Rapidement, sa vision influence les travaux sur l’informatique personnelle. Il insiste notamment sur la nécessité d’infuser au sein des ordinateurs des métaphores liées au monde réel, comme l’affichage d’un bureau à l’écran. Il milite pour la généralisation des interfaces graphiques et des souris, y compris dans les environnements de programmation, à une époque où l’informatique se réduisait à des écrans et des claviers. Après avoir conçu l’interface du Flex en 1967, puis SmallTalk (environnement utilisant la souris et les fenêtres multiples), il participe à la création de l’ALTO, qui est pour beaucoup le premier ordinateur moderne. Kay développa d’ailleurs sur cette machine un logiciel de dessin capable de reconnaître les caractères dessinés à la souris. C’est également sur l’Alto que des principes tels que le déplacement d’icones ou de texte ont fait leur apparition.
Après un détour chez Atari, il rejoint Apple de 1984 à 1997. Il y continue son œuvre de conceptualisation, pour peser sur le travail des développeurs. « Quand on demande à un enfant de faire un rond, il tourne sur lui-même. Si l’on pose la même question à un adolescent, il s’appliquera à dessiner un rond parfait avec un compas. Quant à un adulte, il donnera simplement la formule du cercle. On retrouve ces trois états d’appréhension du monde avec le Macintosh. La souris est le contact physique, les programmes correspondent à l’intelligence, et les icones au symbolisme » (extrait de L’ordinateur Individuel, numéro 108, novembre 88).
Alan Kay a gardé un grand esprit critique face au développement de l’informatique, lui qui a toujours vu plus haut et plus loin que ses contemporains. « J’aime à dire qu’autrefois, lorsque vous réinventiez la roue, vous pouviez vous faire taper sur les doigts pour ne pas avoir lu. Mais de nos jours les gens réinventent le pneu crevé. Je serais personnellement heureux qu’ils réinventent la roue, parce qu’au moins on avancerait. » (extrait d’une conférence donnée en 2003).
Quelques-unes de ses pensées ont été compilées par son ami et collègue chez Apple Andy Hertzfeld (créateur du Switcher) :
Les développeurs informatiques sont les grand prêtres d’un petit culte ;
Les grandes idées ne peuvent pas être rapetissées ;
Un seul but : faire disparaître l’ordinateur dans notre environnement ;
Travaillez sur les grandes idées, pas sur les bonnes ;
Trouvez la bonne métaphore : tout s’organisera autour d’elle, comme la limaille de fer autour de l’aimant ;
Faites prévaloir le contenu sur la forme, et amusez-vous.
Comment blanchir les plastiques jaunis, notre guide pratique
Nous avions déjà eu l’occasion de vous expliquer très brièvement comment il était possible de blanchir les plastiques jaunis. Avec le retour des beaux jours, il est temps de s’y remettre et de donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !
I. Est-ce que ça marche vraiment ?
Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !
Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !
II. De quoi a-t-on besoin ?
Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
– une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.
On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon
).
III. Comment procéder ?
Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.
Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.
Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.
IV. Faut-il faire un test préalable ?
Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !
Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :
Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :
Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…
Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !
Apple et Dell, la bataille rangée de 1997
Michael Dell, en 1997, est le patron d’une entreprise qui s’apprête à devenir le plus gros fabricant d’ordinateurs au monde. Âgé d’un peu plus de 30 ans, après avoir régné sur le monde de l’entreprise, il défriche depuis quelques mois le marché des particuliers, avec une technique inédite : la commande sur Internet, permettant de réaliser des machines sur mesure grâce à de nombreuses options de personnalisation.
Alors quand il parle, tout le monde se tait pour l’écouter. Comme ce 6 octobre 1997 en marge de l’ITxpo97 quand, interrogé sur ce qu’il ferait s’il était à la tête d’Apple, il recommande à Steve Jobs de fermer la boîte et de rendre l’argent aux actionnaires.
Dans le même temps, Steve Job vient de reprendre les rênes du constructeur informatique Apple, à deux doigts de la faillite. Il ne peut pas laisser impuni un tel affront. C’est donc sur scène, au cours de sa présentation du Power Macintosh G3 et de l’Apple Store, que Steve Jobs cible littéralement Michael Dell : « surveille tes arrières, mon pote, on arrive ! ».
Il faut dire qu’au cours des mois précédents, Apple venait de reprendre, de l’aveu même de Steve Jobs, les innovations défrichées par Michael Dell, notamment le Store en-ligne et l’assemblage à la commande (Build-to-order), qui avaient conduit Dell à la première place des fabricants de PC dans le monde.
Michael Dell reviendra bien plus tard sur cette petite phrase, à l’occasion d’une interview accordée en 2011 lors de la conférence Web 2.0 Summit. Sa phrase avait été mal interprétée, expliquera-t-il alors : « Le sens de ma réponse était que je suis le PDG de Dell, et je ne me vois pas être le patron d’une autre société, je ne suis pas un PDG en disponibilité, du coup, si vous me demandez ce que je ferai pour n’importe quelle autre entreprise, ce n’est pas franchement une chose à laquelle je pense ».
[Remarque : cet article est tiré de notre poisson d’avril, quand l’Aventure Apple devait être rebaptisé en Dell’Aventure]
Bon anniversaire les PowerBook 500
Le 16 mai 1994, Apple présentait sa nouvelle gamme d’ordinateurs portables. Remplaçant les PowerBooks 165 et 180 (et leurs version avec écran couleurs, le 165c et le 180c), cette nouvelle gamme était composée du PowerBook 520 (processeur 68LC040 à 25 Mhz) et du PowerBook 540 (33 Mhz), tous les deux disponibles en écran 9.5 pouces (matrice passive pour le premier, matrice active pour le second), en noir et blanc ou en couleurs (versions 520c et 540c). Ils seront rejoints plus tard, mais uniquement au Japon, par le PowerBook 550c qui troquait le processeur à basse consommation Motorola 68LC040 par un véritable 68040 et gagnait un écran 10.4 pouces. Pour la première fois, un Macintosh portable disposait de haut-parleurs stéréo, d’un trackpad (à la place du trackball) et d’un processeur sur carte-fille, permettant son remplacement futur (les processeurs PowerPC commençaient à infuser dans la gamme Macintosh de bureau).

Les PowerBooks de la série 500 bénéficieront en 1996 d’une mise à jour sous forme de carte PowerPC optionnelle. Ainsi équipés de processeurs PowerPC 603e à 100 Mhz (carte Apple) voire 117 puis 167 et même 183 Mhz (Newer Technology), ils resteront dans la course face au PowerBook 5300 !
La liberté d’association selon HyperCard
Vous vous souvenez de cet article sur les badges d’HyperCard, au sujet de la « liberté d’associer » (Freedom to Associate) ? Ces badges associaient deux visuels, comme HyperCard permettait d’associer des informations, des images, des textes, au moyen de liens hypertexte, bien avant l’invention du web. Un lecteur sympa nous a envoyé cette photo d’une version française du badge. Pour l’occasion, Apple France avait traduit l’expression par « La liberté d’association », tout simplement !
Publicité : Mac OS 8
Le dimanche (parfois), c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une belle double-page de 1997, annonçant l’arrivée de Mac OS 8. Performances supérieures, multi-tâche, personnalisation sans égal, outils intégrés pour internet (Netscape Navigator et Internet Explorer), QuickTime… Même si seule Apple était capable de produire un tel système, la marque en venait à se demander si ce système d’exploitation ne venait pas d’un autre monde — bref, une rencontre du huitième type !
Nos lecteurs les plus attentifs auront sûrement remarqué la mention « only apple » apposée en filigrane sur la page de droite. Il s’agit d’une éphémère campagne qu’Apple avait tenté de mener avant d’avoir l’idée de Think Different. C’était l’époque des plus beaux flops de la marque : Spartacus, Newton, eMate et QuickTake ! De notre côté de l’Atlantique, la campagne avait été « traduite » en « New Macintosh ».
Une astuce pour les touches de fonction
Aujourd’hui dans notre rubrique Astuces : une manière de personnaliser les touches de fonction qui sont apparues assez tardivement sur les claviers de nos Macs.
Si vous utilisez un Mac portable, vous connaissez déjà les touches de fonction : elles vous permettent de régler le volume sonore et la luminosité de l’écran. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que vous pouvez assigner aux touches F7 à F12 d’autres fonctions, sans aucune difficulté. Ouvrez le Tableau de Bord “Frappe Clavier” et cliquez sur le bouton “Touches fonctions”. La fenêtre qui apparaît vous permet de donner à chaque touche une utilité : cliquez sur la représentation de la touche et choisissez le fichier qui doit se lancer (application, document, son, film, script…). Voilà ! Dès que vous appuierez sur cette touche, le fichier se lancera. Méfiez vous des redondances : il se peut que certaines touches de fonction soient déjà occupées (par un tableau de bord, par la barre des réglages, une extension…). Dans ce cas, choisissez d’autres touches !
Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
La naissance de Mac OS… et d’OpenDoc
Nous en parlions hier, à l’occasion de la présentation d’une publicité de 1995 pour Mac OS 7.5 : le système d’exploitation du Macintosh a vécu plus de 10 ans avant qu’Apple lui trouve un nom. On parlait jusqu’alors du « Système », tout simplement : système 6, système 7… Mais en 1995, face au rouleau-compresseur Windows, Apple a besoin d’un symbole, faute peut-être de disposer de perspectives claires quant à l’avenir de son système d’exploitation. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.
Certes, le choix alors tout récent de basculer les Macintosh sur les processeurs PowerPC RISC allait s’avérer payant, tout du moins pour les dix années qui suivront. Mais avec le recul, on sourit de voir la version 7.5 du système présentée comme « le système d’exploitation des années à venir », s’appuyant notamment sur OpenDoc, une technologie maison qui sera la première à être abandonnée lorsqu’Apple se verra contrainte d’adopter un nouveau système d’exploitation en achetant NeXT, à la fin de l’année 1996. OpenDoc devait permettre de rendre les applications et les documents totalement indépendants des plate-formes matérielles et des systèmes utilisés. Chaque document pouvait faire appel à différents modules d’édition et de lecture, répondant tous au même cahier des charges, mais distribués par des développeurs indépendants et concurrents. Le pire dans cette histoire ? C’est qu’OpenDoc n’était même pas intégré à Mac OS 7.5, comme le relève cet article !
Le Quadra 800, plus évolutif qu’un PC ?
Voici un court extrait d’une brochure publicitaire vantant les mérites du Quadra 800, un modèle haut-de-gamme vendu par Apple en 1993, et inaugurant par ailleurs le design mini-tour qui sera décliné jusqu’au PowerMacintosh 8500 en 1997. Cet extrait répondait à la question suivante : « Avec trois connecteurs d’extension, Macintosh Quadra est plus évolutif qu’une machine à 6 connecteurs. Pourquoi ? ». Réponse en deux colonnes !
Où sont passées les archives d’Apple ?
Quand on pense à Apple et à ses plus de quarante ans d’histoire, on imagine qu’elle doit disposer d’archives absolument phénoménales, faites de schémas, de dessins, de prototypes, de correspondances… Hé bien non ! Apple ne dispose d’aucune archives.
Le 18 novembre 1997, l’université américaine de Stanford (à quelques kilomètres de Cupertino) annonce qu’elle a reçu un cadeau inestimable : l’intégralité des archives de la marque à la pomme. Depuis plus d’une dizaine d’années, les dirigeants d’Apple préparaient un musée et mettaient donc de l’ordre dans leurs archives. Documents, ordinateurs et périphériques, logiciels, photos, coupures de presse, cassettes vidéo, correspondances, et même l’intégralité de la bibliothèque interne d’Apple, avec ses revues, ses journaux, ses livres et ses manuels : Steve Jobs ne souhaite rien conserver lors de son retour chez Apple en décembre 1996. Il fait don de tout cela à l’université de Stanford.
C’est un doux euphémisme que d’affirmer que Steve Jobs n’a jamais été très attaché à la nostalgie ou à la célébration du passé. Si on y regarde de plus près, on peut même remarquer que le « Macintosh des 20 ans d’Apple » avait été préparé avant le retour de Steve Jobs (même s’il a été livré avec un peu de retard, en 1997) ; tandis que la campagne « Happy Birthday, Mac » célébrant les trente ans du Mac en 2014 était arrivée plusieurs années après son décès.
Tout au plus avait-il accepté un petit clin d’œil au lancement de l’iMac en 1998, celui-ci s’annonçant d’un « Hello again » emprunté au « Hello » du premier Macintosh quatorze ans plus tôt…
Depuis lors, l’université conserve ces archives au secret, dans un bâtiment qui n’est pas accessible au public, et dont l’emplacement exact n’a jamais été révélé ! Rare sont les privilégiés à pouvoir y pénétrer, comme les journalistes d’Associated Press ont pu le faire en 2011. Ils en avaient ramené cette courte vidéo :
Il va sans dire que cette collection comporte des éléments d’une valeur historique inestimable, comme le contrat d’emprunt de 5000 euros pour financer les débuts d’Apple en 1976, les premiers bilans manuscrits des ventes de l’Apple II en 1977, ou encore une série de photographies du travail de Steve Jobs chez NeXT par Doug Menuez, sans oublier les documents relatifs à l’éviction de Jobs en 1985 et au rachat de NeXT en 1996. La collection d’origine a été enrichie par une vingtaine d’autres donations, provenant notamment d’anciens salariés ou dirigeants d’Apple.

Sources : Business Insider ; Atlas Obscura ; 9to5mac ; Mashable ; Wired
Question de style…
Ce qui est génial avec les brochures Apple, c’est qu’elles font voyager dans le temps. Bien sûr, on y retrouve des ordinateurs et périphériques de toutes les époques, mais ce n’est pas tout : on y voyage dans l’histoire du style et de la mode.
Ainsi, dans cette brochure « Bienvenue chez Apple » de 1983, SEEDRIN (future Apple France) présentait sa fondation « Apple Éducation » visant tout simplement à dispenser des présentations et des cours d’informatique aux utilisateurs (sans aucun lien donc avec les établissements scolaires). Admirez le style du formateur et sa pose naturelle devant le rétroprojecteur : toute une époque !
Achetez une New Beetle, repartez avec un iPod
En 2003, Apple et Volkswagen se sont associées pour une campagne promotionnelle. Pour tout achat d’une New Beetle, un iPod était offert : un modèle de 15 Go, portant le logo « Drivers Wanted » gravé au dos. Les deux sociétés considéraient qu’elles s’adressaient au même public, amateur de produits différents, simples et non-conventionnels.
https://www.youtube.com/watch?v=y6voJVF04lE
Cette offre était donc accompagnée d’un clip télévisé, mais aussi de plusieurs publicités papier que l’on peut retrouver sur le site AdForum. Celle-ci, comparant cette offre aux frites et au ketchup, est plutôt bien vue. Une autre comparait les deux produits à ces vieux couples où chacun sait terminer les phrases de l’autre…
Pour la petite histoire, on rappellera qu’à l’époque, il n’y avait pas de Bluetooth, ni même d’autoradio compatible avec la prise Dock de l’iPod. C’est donc avec un bête adaptateur pour lecteur de cassette audio que cet iPod était fourni, comme on le voit quand on regarde attentivement la vidéo…
Sources : MacObserver, AdWeek, AdForum
Publicité : The Mac OS Report (1)
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double page de 1997 que nous vous présentons. Le Bulletin de Mac OS se présentait comme le premier numéro d’une série à venir (one in a series). Comme nous le verrons la semaine prochaine, Apple n’a finalement publié que deux bulletins avant de passer à autre chose… Il faut dire qu’en 1997, Apple était vraiment au pied du mur, et donner des nouvelles de son système d’exploitation était une question de crédibilité.
La marque présentait donc les nouveautés de Mac OS 7.6 (rapidité du système, facilité de la connexion à Internet, nouvelle version de QuickTime…) et expliquait surtout ce qui nous attendait ensuite avec Tempo : son interface en légère 3D, son Finder multitâche, son interpréteur Java, bref, vous avez reconnu Mac OS 8. Mais ce n’était pas tout ! Apple préparait également le nouveau système d’exploitation Rhapsody, prêt à laisser la compétition sur place en définissant les standards du prochain siècle, rien de moins ! Une ambition possible grâce au rachat de NeXT. Bref, Mac OS, ça le fait, ça le fera, vous le pouvez !
Souvenir : les documents convertis
Et vous, avez-vous connu l’époque où votre Macintosh convertissait certains documents à la volée avant de les ouvrir ? A cette époque, à chaque fois que vous ouvriez certains de vos fichiers, un dialogue de ce genre apparaissait :
Cela signifiait que vous ne disposiez pas de l’application qui avait servi à créer le document, mais que vous pouviez l’ouvrir avec d’autres applications. Pour éviter ce dialogue, il fallait ouvrir votre Dossier Système, puis le dossier Préférences, et enfin le dossier “Documents convertis”.
Vous y trouviez toutes les versions “traduites” de vos documents (depuis le dernier démarrage), dans le format de l’application de votre choix ! Il s’agissait soit du document complet, soit d’un simple raccourci, parfois même d’un modèle de document. Il était possible de récupérer ces fichiers pour les conserver, afin qu’ils s’ouvrent directement et sans délai dans l’application souhaitée.
Le DogCow n’a pas été oublié
Nous avons déjà parlé de Clarus le Dogcow sur ce blog. Il s’agit de ce drôle d’animal, mi-chien mi-vache, apparu sur le Macintosh à l’occasion de la modification un peu hâtive d’une icône de chien. L’icône de base avait été créée par Susan Kare, créatrice d’une grande partie des icônes et des polices du premier Mac. Devenu une véritable star auprès des développeurs d’Apple, le Dogcow fait régulièrement des apparitions dans le monde du Macintosh. Un petit site personnel, le Moof Museum, retrace ces apparitions successives, depuis le dialogue d’impression de la LaserWriter en 1986 jusqu’au Jardin des Icônes de l’ancien siège d’Apple à Cupertino.

Même si Steve Jobs a fait disparaître ce Jardin des Icônes peu après son retour aux affaires, le souvenir de Clarus ne s’est jamais vraiment éteint. La preuve avec son apparition la plus récente. En 2014, quand Apple documente son nouveau langage de programmation Swift, l’un des rédacteurs du chapitre dédié aux variables utilise un exemple très parlant pour expliquer comment les variables peuvent s’écrire avec n’importe quel caractère unicode, y compris des émoticones :
Ce n’est pas le seul clin d’œil au passé repéré dans l’univers de Swift. L’une des icônes utilisées par les projets créés avec ce langage rend un discret hommage à la publicité « Think Different » de 1997, en citant quelques extraits du texte « Here’s to the crazy ones ». Nous vous en avions parlé en septembre dernier dans cet article.
Bon anniversaire la Portable StyleWriter
Le 1er juin 1993, Apple commercialisait une petite imprimante portable pour accompagner ses gammes PowerBook et PowerBook Duo. L’Apple Portable StyleWriter n’était en réalité qu’une Canon BJ-10ex réhabillée (on parle de rebadgeage), dont on retrouve les boutons, les diodes et même le port parallèle (Apple fournissait un câble adaptateur pour relier le port parallèle de cette imprimante au port série du Macintosh).
La Portable StyleWriter ne pesait que deux kilos, était capable d’imprimer 1,5 pages par minute, en noir et blanc, à une résolution maximale de 360 points par pouces. Elle est restée au catalogue jusqu’en mai 1995.
Sur certains sites, il est question d’un bac de chargement de feuilles optionnel (sheet feeder en anglais). Un switch interne permettait de le faire prendre en compte par l’imprimante. On n’en trouve plus vraiment de trace aujourd’hui, sauf sur cette petite annonce sur eBay :
Sources : Fiche technique Apple ; le Journal du Lapin ; Nefec.org
Des molaires sur eBay
En ce moment, on trouve sur eBay plusieurs PowerMac G3 « All-in-One », également surnommés « Molaires ». Il s’agit d’un modèle très éphémère dans le catalogue d’Apple, qui succéda brièvement au PowerMacintosh 5500 en avril 1998, avant d’être immédiatement supplanté par l’iMac G3 présenté le 6 mai de la même année. Le G3 All-In-One utilisait pour la première fois le processeur G3 dans un design tout-en-un, encore largement inspiré des codes historiques d’Apple (couleur beige, lecteur de disquette — et de Zip, une première —) tout en révélant déjà quelques indices du futur iMac, notamment des formes arrondies et l’usage d’un plastique transparent sur sa face supérieure. Bref, les premières marques de l’influence de Jonathan Ive dans le design de la marque.
https://www.youtube.com/watch?v=nQS-niJfbBM&rel=0
Etonnamment, malgré son caractère historique, cette machine n’a guère la cote. Si certains espèrent encore en vendre pour 625 $ voire 1.000 $ On la trouve actuellement dans une enchère qui, après plusieurs tentatives, démarre dorénavant à seulement 320$, soit environ 260 euros.
L’héritage de The Keyboard Company
A l’occasion de l’apparition d’un Apple Cursor /// sur eBay, nous avons eu l’occasion il y a quelques temps de revenir sur l’histoire de The Keyboard Company, une société spécialisée dans la fabrication de claviers informatiques, rachetée par Apple au début des années 80.
Aujourd’hui, nous vous présentons un autre produit que cette firme avait conçu, et qu’Apple a intégré à sa gamme : le pavé numérique pour Apple II. Issu de notre collection, voici le modèle pour Apple IIe.
Ce clavier était une version modernisée du modèle conçu et commercialisé par The Keyboard Company, dont on trouve des photos sur le site Deskthority :


Inopiné (adj) : auquel on ne s’attendait pas
On ne peut pas dire que le terme « inopiné » soit particulièrement utilisé dans le langage courant. On peut même dire que c’est un terme plutôt désuet : d’après Google, on le rencontre à peine plus d’un million de fois sur le web, contre cinq millions d’occurrences de « inattendu » et plus de vingt-et-un million d’ « impromptu » (merci la musique classique). Même « fortuit » se rencontre plus fréquemment. Et parmi ce million de résultats, une fois passées les pages dédiées aux définitions, on tombe tout de suite sur des pages relatives aux messages d’erreur de MacOS…
Et pourtant, c’est bien l’adjectif « inopiné » ou l’adverbe « inopinément » qu’Apple a choisi il y a bien longtemps pour ses messages d’alerte, en traduction de l’adverbe « unexpectedly » ou de l’adjectif « unexpected ».
Lors du passage à MacOS X, Apple a gardé cette traduction, jusqu’à la version 10.5 dite « Léopard ». Depuis 2009, Mac OS X annonce désormais qu’une application a quitté de manière imprévue.
Heureusement, le terme « inopiné » a refait son apparition dernièrement sur iOS. L’agrégé de lettres qui travaille à la traduction des messages chez Apple a dû reprendre du service…
Earth Explorer, l’encyclopédie écolo d’Apple
En 1995, Internet n’était pas encore très répandu. Alors pour se cultiver, on regardait des encyclopédies interactives, comme Microsoft Encarta, ou les encyclopédies Britannica ou Grolier Multimédia. Ou toutes sortes de CD thématiques, comme ce Earth Explorer, un explorateur de la planète Terre produit par Enteractive et distribué par Apple.
À l’époque, les boîtes de CD étaient sacrément plus jolies que leur contenu. Alors que l’encyclopédie elle-même était limitée à une résolution assez étrange de 512 x 384 pixels, en 256 couleurs qui plus est, la pochette avait fière allure, avec ses illustrations colorées et sa citation de Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau.
Sinon, côté logiciel, on peine à croire qu’on ait eu plaisir à une époque à naviguer dans ce type d’interface. Les vidéos sont rarissimes, les images sont en résolution timbre-poste, les textes sont présentés sans fioritures, les quizz sont inutilement compliqués, l’interface de navigation est d’une tristesse à mourir, et le moteur de recherche se résume à un glossaire sommaire…
Bon anniversaire les G3 !
Le 10 novembre 1997, Apple présentait l’une des premières machines de « l’ère Steve Jobs », le PowerMacintosh G3. En réalité, tout avait été préparé avant son retour : le processeur G3 devait intégrer la gamme d’Apple, en remplacement du PowerPC 603e, tout en laissant le champ libre au PowerPC 604 dans le haut-de-gamme. Mais voilà, la puce s’avèrera tellement puissante que Steve Jobs décidera d’en faire l’unique processeur de la gamme PowerMacintosh, et renommera donc les PowerMacintosh 7300 et 9700 en PowerMacintosh G3, tout simplement. C’était la première étape d’un renouvellement complet de la marque, qui donnera naissance ensuite au PowerBook G3, à l’iMac, puis à l’iBook. Pour certains, être différent, c’est un risque. Pour d’autres, c’est une vocation.

Sources : Wikipedia, Le Journal du Lapin,
Publicité : pilote, explorateur, héros, golfeur…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous exhumons une page de 1996, l’une des rares à porter le slogan « You, a Mac, the world ». Comme nous l’avions déjà noté, ce slogan qui signifie littéralement « Vous, un Mac, le Monde », avait été déposé en août 1996, à une époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux systèmes Pink puis Copland.
Dans cette publicité, Apple vous promettait de pouvoir être un pilote, un explorateur, un héros et un golfeur, tout ça sur votre Macintosh. En effet, vous pouviez trouver les titres les plus utiles et les plus enthousiasmants, pour vous et votre famille, dans le Macintosh Software Guide, ou Guide des Logiciels Macintosh, disponible sur un simple appel au 0800 521 267. Attention cependant, il s’agit d’un numéro américain, pas d’un numéro vert français !
Bon anniversaire l’Apple I !
Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.
En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.
Source : Wikipedia
Bon anniversaire, l’iPod mini 2G !
Le 23 février 2005, Apple présentait une version rajeunie de son iPod mini, ce baladeur qui avait mis un coup de vieux à l’iPod, avec sa Click Wheel et son microscopique disque Microdrive 4 ou 6 Go. Il avait repris les couleurs de la première génération, juste un peu plus vives, et les avait reportées sur les boutons de la roue cliquable quand son prédécesseur se contentait de logos gris.
Des enceintes BOSE Roommate pour Apple — et un procès
En 1986, quand Apple présente son Apple IIGS, avec un G pour Graphique et un S pour Son, elle se tourne vers un spécialiste de l’audio afin de doter son ordinateur d’une paire d’enceintes de qualité. Ce spécialiste, c’est Bose, une entreprise américaine connue à l’époque pour ses systèmes dédiés à la télévision ou à l’automobile.

Bose ne conçoit pas exactement de nouvelles enceintes pour Apple : elle réalise une série spéciale de son modèle Roommate : on retrouve donc un système disposant de sa propre alimentation et d’une entré son, avec un bouton de réglage de volume intégré au haut-parleur gauche. Dans chaque enceinte, on trouve un haut-parleur de 4,5 pouces, offrant une bande passante de 80 Hz à 15 kHz. Le seul signe distinctif de cette série spéciale est un logo carré aux couleurs de l’arc-en-ciel situé en façade, ainsi qu’un autocollant Apple collé sur le carton des enceintes. Sans oublier quelques lignes au sujet de la connexion à l’Apple IIGS dans les pages du manuel. Cette enceinte connaîtra en 1988 une mise à jour sous le nom de « computer monitor », avec un design plus « plat » et le logo Bose sur fond blanc (on en trouve actuellement une paire aux enchères sur eBay aux États-Unis).

Pourquoi Apple n’a-t-elle pas apposé carrément son logo sur ces enceintes ? Pourquoi avoir ainsi sous-traité à un tiers et joué sur les couleurs de l’arc-en-ciel pour rappeler son logo aux côtés de celui de Bose ? Tout simplement parce qu’après un procès retentissant déclenché en 1978 par Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles, Apple Computer avait obtenu le droit de conserver son nom en échange de l’engagement de ne pas s’intéresser au marché de la musique (et d’un chèque de 80.000 dollars). C’était en 1981. Or avec l’Apple IIGS, en septembre 1986, Apple mettait plus qu’un orteil dans le monde musical : elle y sautait à pieds joints !

L’Apple IIGS était en effet le premier ordinateur Apple à disposer d’une puce dédiée, l’Ensoniq 5503, habituellement réservée aux synthétiseurs, capable de gérer simultanément 32 pistes audio (en pratique, 15 pistes stéréo dédiées aux logiciels, et une piste stéréo réservée pour le système, le tout malheureusement bridé par une sortie audio mono, à moins d’ajouter une carte d’extension audio). Même en évitant d’apposer son nom sur les enceintes, il y avait largement de quoi énerver les avocats d’Apple Corps, qui poursuivirent à nouveau la marque en 1989. Un procès qui s’acheva par un accord à 26,5 millions de dollars (une broutille à côté des 500 millions que lui coûteront, quelques années plus tard, les lancements de l’iPod puis de l’iTunes Music Store).
Apple et Bose se rencontreront à nouveau vingt ans plus tard, pour concevoir le système audio du Twentieth Anniversary Macintosh, avec l’alimentation de l’ordinateur intégrée au caisson de basses (à moins que ça ne soit l’inverse…).
Souvenir : l’Apple MIDI interface
Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.
Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.
Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…
En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.
Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.


Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.
À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.
Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »
L’étrange résolution du Classic Couleur
On connaît bien la résolution du Macintosh, dont ont hérité ses successeurs après lui : Macintosh Plus, SE, Classic… Tous ces modèles disposaient d’un écran affichant 342 lignes de 512 pixels. On connaît bien aussi la résolution VGA, très utilisée à la même époque, qui offrait 480 lignes de 640 pixels. Mais quelle mouche avait donc piqué Apple au moment de présenter son Classic Couleur, le premier monobloc de la marque offrant un écran en couleurs ? En effet, ce modèle de Macintosh offrait une résolution de 512 x 384 pixels, plus haute, mais pas plus large qu’auparavant…

En réalité, le Classic Couleur répondait à une exigence particulière : il était capable d’accueillir une carte d’extension qu’il partageait avec la gamme des Macintosh LC, pour bénéficier de la compatibilité avec les logiciels Apple IIe. Quitte à afficher un écran d’Apple IIe sur l’écran du Classic Couleur, autant le faire dans de bonnes conditions. Apple s’était donc basée sur la résolution de l’affichage de l’Apple IIe (280 x 192 pixel) et avait multiplié par deux ces valeurs, ce qui donnait 560 x 384. Ainsi, chaque pixel de l’Apple IIe était représenté à l’écran par un bloc de 4 pixels, et le tour était joué !
Mais alors, me direz-vous, pourquoi ne pas avoir utilisé également cette résolution de 560 x 384 pixels pour l’affichage du Macintosh ? Tout simplement parce que dans ce cas, l’interface du Mac aurait été déformée. L’écran Sony Trinitron 10 pouces du Classic Couleur était légèrement plus haut que ses prédécesseurs, mais pas plus large. Pour l’affichage de l’Apple II, ce n’était pas un problème, puisque les pixels affichés par l’Apple II (comme par le Lisa) avaient toujours été plutôt rectangulaires. Mais le Macintosh, lui, exigeait des pixels parfaitement carrés. Il fallait donc que chaque pixel soit un peu plus large : au lieu de 560 pixels sur chaque ligne, la carte graphique n’en affichait alors plus que 512.
L’écran du Classic Couleur était limité par Apple à ces deux résolutions, bien que Sony l’ait conçu pour en accepter d’autres. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez ainsi obtenir de votre Macintosh Classic Couleur une résolution VGA de 640 x 480 pixels, parfaitement tolérée par l’écran et le système d’exploitation. Il faut sortir le fer à souder, mais depuis le temps que la garantie a sauté, ça ne devrait plus être un problème… Pour le mode d’emploi, c’est sur le site PowerCC que ça se passe !

Le kit de mise à jour Apple ///+
En ce moment sur eBay, vous pouvez acquérir le « kit de mise à jour de l’Apple /// » ou plus exactement, son kit de mise à jour de clavier ! En effet, en décembre 1983, Apple venait de remplacer dans son catalogue l’Apple /// par l’Apple ///+, largement revu : horloge temps-réel, vidéo entrelacée, nouvelle alimentation, mémoire vive revue à la hausse (256 Ko), et un nouveau clavier inspiré de celui de l’Apple IIe.
Toutes ces nouveautés furent rendues disponibles pour les possesseurs d’Apple ///, sous forme de kits de mises à jour, dont l’installation était réservée aux techniciens agréés. C’est l’un de ces kits, visant uniquement à mettre à jour le clavier, qui est en vente actuellement pour près de 400 dollars tout de même, dans son carton scellé. A l’intérieur, le riche acquéreur trouvera le nouveau clavier et son capot, ainsi que la puce qui le pilote, ainsi qu’une nouvelle étiquette « Power On » et, bien sûr, une étiquette « Apple ///+ » qui paraît un brin présomptueuse quand on sait que le reste de la machine était inchangé…
Automator, le Web et l’iPod
En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.
Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.
Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.






















































































































































































