Et votre serveur, combien de pages par jour ?
En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :
Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.
Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».
Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.
Le Macintosh, l’ordinateur nommé plaisir
Aujourd’hui, nous reproduisons une double-page extraite du numéro 4 du magazine L’Ordinateur Personnel. Nous sommes tombés dessus un peu par hasard, dans un lot de brochures et de revues. Il s’agit d’une présentation du Macintosh, par l’un des premiers journalistes français ayant pu approcher la bête, et signant de ce qui doit sans doute être un pseudonyme emprunté à Proust, Alix de Stermaria.
Cet article est passionnant. Il paraît donc en février 1984, quelques jours après la commercialisation américaine du premier Macintosh. Connaissant les délais de publication et d’impression de l’époque, on peut aisément faire confiance à l’auteur qui dit avoir découvert le dernier-né d’Apple en avant-première, au cours d’une présentation par Steve Jobs lui-même.
En quelques lignes, l’auteur résume la situation d’Apple à l’époque. Encore considérée comme leader sur le marché de l’informatique personnelle, elle perd cependant du terrain face à IBM, qui a lancé son premier PC deux ans et demie plus tôt. L’Apple II est encore dans la course, mais « les liftings successifs commencent à se voir ». Apple a donc « diablement besoin de ce produit », et « si le nouveau Macintosh est un flop, Apple perd son leadership et sa crédibilité ». Car les autres produits de la marque sont ainsi décrits : l’Apple III, « demi-succès ou demi-échec, comme on voudra » et « la somptueuse Lisa, un objet de collection » (l’auteur ne pensait pas si bien dire, quand on connaît le cours actuel de cet ordinateur).
Vient ensuite la découverte du Macintosh, pour un journaliste plein d’a-prioris négatifs sur cette machine « qui n’est compatible qu’avec elle-même », un « invraisemblable engin, rachitique et haut sur pattes ». Mais Steve Jobs, ou plutôt le Macintosh lui-même, aura vite fait de le convaincre : « pour la première fois, j’ai eu envie (ENVIE!) d’acheter une machine dont on me faisait la démonstration. Tout simplement, envie de signer un chèque, de l’emporter, de la mettre sur mon bureau et de me faire plaisir. Oui, plaisir ».
Et voici qu’en février 1984, un journaliste spécialisé était obligé d’expliquer au lecteur ce qu’était une souris : une sorte de « boîte d’allumettes qu’on déplace sur son bureau, et qui fait se déplacer de la même façon un curseur à l’écran ». Même topo pour les menus : « En haut de l’écran, il y a une petite boîte, avec écrit dedans ‘Forme des caractères’. Ma souris va dans la boîte, j’appuie sur le bouton de la souris, et la boîte s’ouvre. Mon texte est toujours là, dessous. Dans la boîte, il y a une liste : caractère gras, penchés, comme ci, comme ça, etc. Je veux du penché. Je me mets là où il y a écrit ‘penché’, je fais clic, mon texte se transforme en caractères penchés. À écrire, ça prend dix lignes, à faire, trois secondes ». Et suivent d’autres exemples tout aussi enthousiastes, avec le tableur et l’outil de dessin.
On oublie aujourd’hui à quel point le Macintosh était révolutionnaire. On aime croire, comme beaucoup qui n’y connaissent rien, qu’Apple n’a fait qu’emprunter, ou voler, les idées des autres, notamment celles développées par les chercheurs du Palo Alto Research Center de Xerox. Bill Atkinson, le génial inventeur de MacPaint et d’HyperCard, confiait pourtant il y a quelques années à Cnet que l’équipe du Macintosh n’y avait vu qu’un seul logiciel de traitement de texte en démonstration. À cette époque, le Macintosh disposait déjà d’un système de fenêtres sur une interface graphique. Mais il manquait à l’équipe la certitude que cette voie était la bonne, quand toute l’industrie ne jurait que par les interfaces à base de commandes écrites. Plusieurs innovations verront le jour directement chez Apple ensuite, dans le développement du Lisa et du Macintosh : le glisser-déposer des icônes, les menus déroulants, le presse-papiers (qui autorise le copier-coller entre applications), ou encore le concept même de ToolBox, qui permet d’offrir les mêmes éléments d’interface à tous les logiciels.
De cette revue, L’Ordinateur Personnel, on ne sait pas grand-chose. Si l’on en croit le livre « Ces Ordinateurs sont dangereux », écrit en 1993 François Quentin et que l’on peut trouver d’occasion sur Amazon, L’Ordinateur Personnel était une publication qui « naviguait plus ou moins dans la galaxie du Groupe Tests » (qui deviendra Groupe 01 à l’issue des grandes manoeuvres entre 01net, Havas, Vivendi et NextRadioTV). Il sera incorporé à l’Ordinateur Individuel pour cause de double emploi, dès 1985. Si cette époque vous intéresse, on trouve sur eBay le numéro 4 de la revue, d’où est extrait cet article.
Des cadeaux aux couleurs de Picasso sur eBay
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
Apple Music et Volkswagen, à nouveau
Avez-vous remarqué, ces jours-ci, les publicités qui vous promettent six mois d’Apple Music offerts pour l’achat d’une voiture Volkswagen équipée des services en-ligne Car-Net ?
Apple et Volkswagen, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. Nous avons déjà parlé dans ce blog de l’offre de 2003 qui permettait aux acheteurs d’une New Beetle de repartir avec un iPod (et son adaptateur pour auto-radio-cassette, toute une époque !).

Dans un tout autre style de partenariat, il se murmurait il y a un an qu’Apple avait jeté son dévolu sur les fourgons T6 Transporter de Volkswagen pour mettre au point ses navette autonomes.
Les badges d’Apple Expo et de MacOS
Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.
Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».
Bon anniversaire l’Aventure Apple !
Et voilà. Dix-huit ans. Il y a dix-huit ans, Wikipedia n’existait pas (YouTube, Facebook et les autres non plus, d’ailleurs). Il y a dix-huit ans, je vous invitais à découvrir l’histoire d’Apple, en Français.
Et aujourd’hui, dix-huit ans plus tard, l’Aventure Apple est toujours là, fidèle au poste, tour à tour hébergée chez Multimania, Citeweb, puis chez MacGeneration. Alors bien sûr, tout n’est plus tout à fait à jour, et le design du site a vieilli. Il faut dire que les occupations n’ont pas manqué, ces derniers temps. Mais la passion est toujours là, et intacte. Alors on va s’y remettre et rattraper le retard. Un site plus moderne est en préparation, pour accompagner les dix-huit prochaines années de l’Aventure Apple !

L’Apple III de l’Aventure Apple est sur eBay !
C’est assez rare pour être signalé : pour une fois, une pièce historique s’apprête à quitter la collection de l’Aventure Apple. Notre vaillant Apple III, avec pas loin de 40 ans au compteur, est disponible pour qui sera prêt à remporter les enchère sur eBay et à se débrouiller pour venir le chercher, trouver un transporteur ou payer les frais de port !
Comme cela est précisé dans l’annonce, c’est un modèle parfaitement nettoyé, complet avec écran et second lecteur de disquettes, quelques disquettes (les plus anciennes semblent démagnétisées) et deux brochures publicitaires d’époque.
Attention cependant, comme tous les Apple III (qui n’ont pas eu une existence très facile), ce modèle est souvent capricieux. Une fois ça passe, une fois ça bloque… Sans doute qu’un bidouilleur saura lui donner une nouvelle jeunesse, au prix de quelques remplacements de condensateurs et d’une solide révision des lecteurs de disquettes…
Macintosh Copyright McIntosh
Nous en avons déjà parlé : le dépôt de la marque « Macintosh » par Apple n’a pas été un long fleuve tranquille. Durant deux ans, Apple utilisa cette marque sous licence du spécialiste audio McIntosh Laboratory, avant d’en racheter les droits.
Nous avons trouvé sur eBay un livre qui cite explicitement cet usage de la marque sous licence, alors qu’Apple ne précisait généralement pas le nom de son propriétaire. Dans « Approaching Macintosh », un guide à l’usage des utilisateurs du Macintosh, on trouve la mention « Macintosh is a trademark of McIntosh Laboratories, Inc. licensed to Apple Computer, Inc ».
Si ce livre vous intéresse, vous le trouverez pour beaucoup moins cher parmi le choix de livres d’occasion d’Amazon. Il est édité par Addison-Wesley, l’éditeur habituel des publications d’Apple à l’époque, notamment de la série des « Inside Macintosh ».
Bon anniversaire l’ImageWriter !
Le 1er décembre 1983, il y a donc exactement trente-cinq ans, Apple présentait sa première imprimante ImageWriter. Ce n’était pas la première imprimante matricielle d’Apple, puisque la place dans le catalogue était déjà occupée par l’Apple Dot Matrix Printer depuis plus d’un an. C’était en revanche la première à se connecter sur un port série, d’abord sur l’Apple IIe, puis sur l’Apple IIc et le Macintosh dès 1984.
Cette imprimante disposait d’une tête à 9 aiguilles, pour une résolution de 144 points par pouces et une vitesse de 120 caractères par secondes. Sous sa coque, se cachait en réalité un modèle 8510 du fabricant C. Itoh Electronics, rhabillé et reprogrammé par Apple, comme la plupart des imprimantes de la marque. On retrouve donc le sélecteur d’entraînement (à friction ou à picots) à gauche, la molette du cylindre à droite, et les trois boutons (Select, Form Feed et Line Feed) ainsi que les trois diodes (Select, Paper Error et Power).

Un disque dur – sac à dos pour le Macintosh
On vous a déjà présenté des sacs pour transporter le Macintosh : c’était un classique avant qu’Apple ne crée un Macintosh Portable puis une gamme PowerBook. Mais un sac à dos pour le Macintosh lui-même, avouez que c’est plus rare. C’était l’idée du Jasmine BackPac, un subtil jeu de mot associant BackPack (le sac à dos) et le Mac. Une manière, comme le disait la publicité, de laisser derrière soi ses problèmes de stockage !
Le BackPac était donc un disque dur SCSI de 20 à 100 Mo qui s’intégrait parfaitement avec le Macintosh. Là où la plupart des autres constructeurs prévoyaient de positionner leur disque dur externe sous le Mac, Jasmine Technologies avait eu l’idée de le fixer derrière la machine. Pour l’installer, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait de débrancher le Mac, d’ôter deux vis et la pile de sauvegarde, et de fixer le disque en tournant ses vis avec une pièce de monnaie. Le port SCSI était parfaitement positionné, tout comme l’alimentation électrique, permettant d’allumer le Mac et le disque dur d’un seul geste.
Grâce à une vente actuellement proposée sur eBay, on peut apprécier de près le travail des ingénieurs de Jasmine Technologies (qui avaient même pensé aux petits logements pour les vis retirées du Macintosh), et le manque d’originalité de leur graphiste qui avait (comme d’autres avant lui) repiqué le dessin « Picasso » accompagnant le premier Macintosh. Comme Apple avait tout à la fois déplacé le port SCSI et l’interrupteur et fait disparaître la pile de sauvegarde en passant du Macintosh Plus au Macintosh SE, on remarquera que Jasmine Technologies avait adapté son boîtier lors du changement de modèle…
Un prototype de bureau de change portable chez Apple
Après un prototype de Macintosh et quelques projets d’ADB Mouse II déjà présentés dans notre blog, voici aujourd’hui un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion. Cette fois-ci, c’est un… euh… bah… une sorte de bureau de change portable, capable d’échanger vos billets entre différentes devises. Plus besoin de banque, plus besoin de calcul, il suffit d’insérer des billets d’un côté, et de récupérer d’autres billets de l’autre côté.

De deux choses l’une : soit la machine recycle les billets pour en imprimer de nouveaux, soit elle dispose d’une réserve de billets roulés bien serré à l’intérieur. Ou bien il s’agissait juste d’une bonne blague de Susanne Pierce, à l’origine de ce projet loufoque !
Publicité : le PowerBook G3, prédateur de Pentium
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité très inhabituelle, publiée en 1998 par Apple France. Inhabituelle, car les publicités comparatives étaient autorisées seulement depuis une loi de juillet 1993, et les marques étaient encore prudentes avec ce concept très encadré. On y voyait le nouveau PowerBook Série G3 affichant un requin, toutes dents dehors, sous le texte « Prédateur de Pentium ». Dans le texte qui l’accompagnait, on apprenait que « seuls les plus rapides ne se feront jamais dévorer par la concurrence. C’est pour cela que le nouveau Macintosh PowerBook Série G3 est le portable le plus rapide au monde ». Respectant scrupuleusement les conditions de la loi de 1993, Apple précisait ensuite les caractéristiques essentielles, significatives, pertinentes et vérifiables de biens ou services de même nature et disponibles sur le marché : « la performance (du processeur PowerPC G3) est trois fois plus rapide que celle d’un processeur de portable PC », selon le test BYTEmark « Integer Test ».
Malheureusement, nous n’avons plus cette publicité originale, mais seulement une mauvaise photocopie. Peut-être qu’un lecteur pourra nous en faire parvenir une meilleure reproduction ? Par ailleurs, le Journal du Lapin a raconté il y a quelques mois l’histoire de la photographie du requin, dont le photographe Carl Roessler avait cédé les droits à Apple pour un an, et qui a depuis fait le tour du monde.
19 ans plus tard… Mac OS X Public Beta
Il y a dix-neuf ans tout pile, le 13 septembre 2000, Apple proposait à ses clients la première version publique de Mac OS X. Une version Beta, mais proposée à tout un chacun, une première à l’époque. Et comme Apple était déjà Apple, cette version incomplète était bien évidemment payante (200 francs, soit 30 euros). Pour l’obtenir, il fallait en plus aller faire la queue à l’Apple Expo de Paris !
Dix-neuf ans plus tard, voici l’occasion de proposer quelques comparaisons entre cette première version et le Mac OS X que nous connaissons aujourd’hui. A l’époque, par exemple, pas encore d’iTunes. Pour écouter de la musique, il fallait utiliser QuickTime Player, ou ce petit lecteur MP3 dénommé Music Player, qui n’a pas survécu à cette version.
Remarquez également le menu Pomme qui était placé au centre de la barre des menus. Il ne servait à rien, et disparaissait quand les menus étaient trop nombreux. Si vous voulez savoir à quelle occasion il a rejoint son emplacement naturel à gauche de la barre des menus, plongez-vous dans notre historique complet de Mac OS X sur l’Aventure Apple !
Les dialogues d’enregistrement étaient très simples, mais l’essentiel était déjà là : une palette de dialogue accrochée à la fenêtre, qui ne bloquait plus l’utilisation de l’ordinateur, et qui offrait la navigation par colonnes inconnue sous Mac OS 9.
Cette première version Public Beta arborait donc déjà l’interface Aqua connue depuis la version Developper Preview 3. Il fallait supporter ce motif à rayures grises qui encombrait toutes les fenêtres, et qui sera maintenu jusqu’à la sortie de Mac OS X 10.4 « Tiger » en 2005.
Et comme c’était une version Beta, on rencontrait également régulièrement des problèmes de traduction ou d’ajustement d’interface, comme dans ces Préférences Système dédiées aux moniteurs.
Bon anniversaire, AirPort !
Le 21 juillet 1999, il y a tout juste vingt ans, Apple présentait AirPort, première intégration de la toute jeune technologie wi-fi 802.11b dans l’univers informatique. Grâce à une base connectée au réseau (par un modem 56k ou une connexion Ethernet 10Base-T), et une carte optionnelle à installer dans le premier iBook présenté le même jour, il devenait possible de naviguer sur Internet sans fil, une véritable révolution à l’époque ! La démonstration de cette technologie par Steve Jobs, se promenant sur scène l’air de rien, l’iBook à la main, tout en continuant de naviguer sur le web, est devenue un classique. Le niveau de l’excitation du public nous rappelle à quel point ce concept de réseau sans fil était inédite :
Nous avons retrouvé la brochure distribuée peu après par Apple, pour présenter cette technologie à ses futurs clients. La marque insistait non seulement sur la possibilité de naviguer sans fil depuis l’iBook ou le PowerBook, mais aussi sur la facilité de connecter tous les Macs de la maison sans avoir à poser de câbles, et d’échanger des fichiers sans recourir au lecteur de disquettes.
La marque ciblait le marché des particuliers, mais aussi de l’éducation et des petites entreprises. La connexion, qui plafonnait pourtant à 11 Mb/s, était qualifiée d’ultra-rapide par la marque… mais eux qui l’ont utilisée se souviennent cependant sûrement à quel point la version suivante, dénommée AirPort Extreme, basé sur la norme 802.11g à 54 Mb/s, avait enfin permis à cette technologie de réellement décoller.
Un écran ? Ha bon ? Pour quoi faire ?
Un article que nous avons publié ce matin a fait réagir l’un de nos lecteurs, qui s’est étonné qu’apple fasse la promotion de son Macintosh SE en le présentant avec une machine à écrire, plutôt qu’avec une imprimante.
Dans le même genre, nous avons retrouvé ce visuel de 1980, où l’écran de l’Apple III est relégué au second plan, au bénéfice d’une imprimante utilisée comme simple machine à écrire. Au prix de l’Apple III, c’est quand-même dommage… Nul doute qu’il fallait rassurer les futurs clients institutionnels quant à l’utilité de l’ordinateur, et pour cela, quoi de mieux qu’un bon vieux papier avec du texte dessus ?
On a retrouvé Claris HyperCard !
Il y a plus de deux ans, nous nous interrogions sur ce blog : où est donc passé Claris HyperCard ? Car s’il est très aisé de trouver des manuels, des disquettes, voire des boîtes complètes de la version d’HyperCard distribuée par Apple, il est en revanche beaucoup plus compliqué de trouver la version distribuée par sa filiale Claris aux alentours de 1990. Mais comme on dit, « qui cherche, trouve ! », et nous avons fini par mettre la main sur une boîte complète d’HyperCard dans sa version 2.1 distribuée en 1992.
Cette version est très proche de celle qu’Apple distribuait encore quelques mois plus tôt. On y trouve une abondante littérature : Quick Référence Guide, Getting Started, New Features Guide, Beginner’s Guide to Scripting, Reference, Script Language Guide… Tout le nécessaire pour se lancer dans la programmation avec cet outil qui était pourtant déjà un peu dépassé, n’ayant jamais pris le virage du Système 7 apparu l’année d’avant.


Cette version distribuée par Claris était uniquement destinée aux États-Unis, une mention plutôt rare sur les logiciels Apple de l’époque. Inhabituelle aussi, la précision « Claris is a wholly owned subsidiaire of Apple Computer, Inc » : Claris est une filiale à 100% d’Apple Computer. On remarque aussi l’adresse de Claris Corporation sur Patrick Henry Drive : rien à voir avec le criminel de nos contrées, il s’agit d’une figure importante de la guerre d’indépendance américaine.
Publicité – Regardez ce que vous nous avez fait faire (1)
Le dimanche, c’est publicité ! Ce dimanche, une publicité de 1990 pour le Macintosh IIsi. Regardez ce que vous nous avez fait faire, clame Apple, pour vanter son Macintosh IIsi abordable, à seulement 29.900 F HT, avec son processeur MC68030 à 20 Mhz, son disque dur de 40 ou 80 Mo, ses 2 à 5 Mo de mémoire vive extensible à 17 Mo, et son port d’extension NuBus.
La semaine prochaine, nous publierons la publicité jumelle de celle-ci, qui vantait de la même manière le Macintosh Classic.
Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon
Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…
Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.
Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.
Astuce – Des raccourcis dans le Dock
Sous MacOS 8 ou MacOS 9, il était aisé d’ajouter de raccourcis dans le menu Pomme, pour garder ses applications ou ses fichiers préférés à portée de clic. Rien de tel en revanche sur Mac OS X. Il faut alors utiliser le Dock.
Il vous suffit de créer un nouveau dossier, et d’y glisser des alias (raccourcis) de vos applications préférées, puis de glisser ce dossier sur le Dock, où l’icône du dossier apparaît. Il vous suffira ensuite de cliquer une seconde dessus pour faire apparaître un menu avec la liste de vos raccourcis.
Cette astuce avait été publiée dans la revue A Vos Mac en 2002
Trois publicités : les inventions historiques
Aujourd’hui, nous vous partageons un souvenir de Mike, un de nos lecteurs, qui a longtemps collectionné les objets et publicités en lien avec Apple. Dans ses archives, il a remis la main sur ces photographies de trois publicités pour le Macintosh Plus, le Macintosh SE et le Macintosh II, établissant un parallèle entre des inventions anciennes et les promesses du Mac :
- Comme la voiture, le Mac est pour « ceux qui désirent aller plus vite, plus loin et en toute liberté »
- Comme avec le pédalier du vélo, « il suffit parfois d’amplifier les capacités de l’homme pour qu’il parvienne à un rendement idéal »
- Tout comme le téléphone a rendu inutile l’apprentissage du code Morse, « un outil qui ne respecte pas l’homme mais qui lui demande un effort d’adptation est voué à l’échec ».
Avec nos yeux de 2025, on sourira en lisant que « le champion du monde d’échecs, par exemple, ridiculise le plus génial des ordinateurs ».
Des System Saver de Kensington sur eBay
Vous vous souvenez de cet article sur les ventilateurs dédiés aux premiers Macs ainsi qu’à différents Apple II ? Eh bien il se trouve qu’on peut en dégoter quelques-uns sur eBay ces temps-ci, si le cœur vous en dit…
On trouve tout d’abord plusieurs versions pour le Macintosh original et ses petits frères 128K, 512K et Macintosh Plus comme celui-ci, celui-là ou encore celui-là, . Les modèles d’Apple qui leur ont succédé étant équipés de leur propre ventilateur interne, cet accessoire était devenu ensuite tout à fait inutile.
Plus rare, on trouve aussi des modèles pour l’Apple IIGS comme celui-ci et celui-là. Ils avaient les dimensions exactes de cet Apple II sorti en 1986 et prenaient place entre l’ordinateur et l’écran.
Mais ce n’est pas tout ! On peut aussi trouver un modèle dédié aux premiers Apple II (ainsi qu’un autre ici). Il se plaçait sur le côté de la machine et forçait la ventilation du transformateur électrique qui avait tendance à faire un peu surchauffer la machine.
Comme toujours sur eBay, en fouillant un peu, on peut finir par trouver d’autres modèles plus anecdotiques, comme ce Super Fan II, qui n’est pas signé Kensington mais R.H. Electronics, Inc, et daté du 28 avril 1982.
Un peu d’archéologie informatique permet d’en trouver la trace dans le magazine InfoWorld du 18 octobre 1982. Page 48, on apprend que RH Electronics, implantée au 566 Irelan à Buelton, Californie, proposait ce Super Fan II (un ventilateur silencieux avec un interrupteur marche/arrêt pour prévenir la surchauffe et les pannes d’interrupteur…) pour 69 dollars, et la Super Ram II, une carte de 16 Ko de mémoire vive pour Apple II, facturée 140 dollars.
Le DogCow n’a pas été oublié
Nous avons déjà parlé de Clarus le Dogcow sur ce blog. Il s’agit de ce drôle d’animal, mi-chien mi-vache, apparu sur le Macintosh à l’occasion de la modification un peu hâtive d’une icône de chien. L’icône de base avait été créée par Susan Kare, créatrice d’une grande partie des icônes et des polices du premier Mac. Devenu une véritable star auprès des développeurs d’Apple, le Dogcow fait régulièrement des apparitions dans le monde du Macintosh. Un petit site personnel, le Moof Museum, retrace ces apparitions successives, depuis le dialogue d’impression de la LaserWriter en 1986 jusqu’au Jardin des Icônes de l’ancien siège d’Apple à Cupertino.

Même si Steve Jobs a fait disparaître ce Jardin des Icônes peu après son retour aux affaires, le souvenir de Clarus ne s’est jamais vraiment éteint. La preuve avec son apparition la plus récente. En 2014, quand Apple documente son nouveau langage de programmation Swift, l’un des rédacteurs du chapitre dédié aux variables utilise un exemple très parlant pour expliquer comment les variables peuvent s’écrire avec n’importe quel caractère unicode, y compris des émoticones :
Ce n’est pas le seul clin d’œil au passé repéré dans l’univers de Swift. L’une des icônes utilisées par les projets créés avec ce langage rend un discret hommage à la publicité « Think Different » de 1997, en citant quelques extraits du texte « Here’s to the crazy ones ». Nous vous en avions parlé en septembre dernier dans cet article.
Les inventeurs dans les publicités Apple
Quel genre d’homme possède son propre ordinateur ? se demandait Apple en 1980, à l’époque où l’idée même de posséder un ordinateur était plutôt révolutionnaire. Pourtant, avec un Apple, on se simplifie la vie, on est plus efficace, on se concentre sur ce que l’on fait de mieux, en laissant Apple faire le reste. Imaginez si Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre, des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, avait eu un Apple II !
Et Gutemberg, inventeur de l’imprimerie, aurait-il eu le dernier mot face au Macintosh et à l’imprimante LaserWriter ? Sûrement pas, selon cette publicité d’Apple France en 1986.
Et s’il devait manquer un grand inventeur à cet inventaire, ce serait sans nul doute Léonard de Vinci. Apple ne l’a pas épargné, avec cette série de quatre réclames publiées en 1989 et 1990. Remarquez l’utilisation des couvertures de livres, comme dans la série de 1984 pour le Macintosh. Comme toujours, cliquez pour visualiser les images dans leur meilleure résolution !
Mac OS 9.1, le colocataire de Mac OS X
Si vous avez côtoyé l’Apple de l’an 2000, vous avez sûrement connu les toutes dernières versions de Mac OS 9. Ce système, lancé fin 1999, apportait son lot de nouveautés : le mode multi-utilisateur, le trousseau d’accès pour enregistrer ses mots de passe, le cryptage des fichiers, Sherlock 2, ou encore le tableau de bord de mise à jour du système sur Internet… Mais à l’époque, les vraies nouveautés pour Apple, c’était du côté de Mac OS X que ça se passait… Alors les mises à jour de Mac OS 9 se sont faites discrètes.
La version 9.1 est lancée le 9 janvier 2001, sans aucune annonce officielle. Le système, qui doit être le dernier avant le lancement de MacOS X, est conçu pour faciliter la transition de l’ancienne génération du système vers le tout nouveau MacOS X. Il améliore le fonctionnement de l’environnement Classic de MacOS et prend en compte les paquets de MacOS X, qui apparaissaient jusqu’alors sous la forme de dossiers. Une intégration améliorée, mais pas parfaite, comme en témoigne cet étonnant message d’erreur quand on tentait de lancer sous MacOS 9.1 une application MacOS X :

La version 9.2 et sa mise à jour 9.2.1 seront destinées à améliorer encore le fonctionnement de l’environnement Classic, mais pour MacOS X 10.1 cette fois. La dernière version en date sera 9.2.2, mise à jour pour MacOS X 10.2.
1987 : Enfin les Macs ouverts !
Si vous avez attendu avec impatience la sortie du nouveau Mac Pro, parce que l’iMac vous paraît trop fermé, alors vous pouvez un peu imaginer l’impatience des utilisateurs de Macintosh en 1987. En ce temps-là, la gamme Macintosh ne comportait que deux modèles, quasiment identiques (le Macintosh Plus, et une version améliorée du Macintosh 512, dite 512/800), deux machines totalement fermées, avec un écran intégré, et privées de toute capacité d’extension interne (bien que certains aient réussi à y intégrer une carte graphique ou un disque dur interne). Seule la prise SCSI réservée au Macintosh Plus offrait un peu de choix en termes de périphériques externes. Les rumeurs d’une évolution vers plus d’ouverture allaient donc bon train à l’époque, et les journalistes parlaient d’Open Mac pour désigner ces futurs modèles ouverts, comme dans cette colonne dédiée à l’Apple Expo 1986, extraite du magazine L’Ordinateur Individuel dont nous vous parlions avant-hier.
Du côté d’Apple, on parlait plutôt de Big Mac (une marque utilisée par Mac Donald’s depuis 1967 pour désigner son sandwich à deux étages), une appellation que nous vous avons présentée il y a longtemps sur l’Aventure Apple, et qui apparaît effectivement dans cet édito du numéro de mars 1987 de l’Ordinateur Individuel. Nous ne résistons pas à l’envie de vous présenter la couverture de ce numéro, titrant sur les Macs ouverts… et sur le tout dernier portable de Compaq !
Le Big Mac, devenu Macintosh II, n’arrive pas seul : il est accompagné du Macintosh SE, pour System Expansion. Tous deux sont ouverts, comme il se doit : le Macintosh SE grace à un port d’extension interne 96 broches, et le Macintosh II, avec six ports NuBus, une technologie développée par Texas Instruments. Durant les phases de développement de ces machines ouvertes, des rumeurs les avaient un temps donné comme compatibles avec le standard IBM PC, de plus en plus répandu à l’époque. Le journaliste Michel Barreau doit donc sonner la fin de la récréation : « Les concessions à MS-DOS sont plus limitées que prévues. Le Macintosh II reste, avant tout, une machine Apple. Si le choix du Motorola 68020 face à un Intel 80386, base des futurs PC de haut de gamme, trouve sa logique dans l’évolution naturelle de la gamme Apple II – Mac I – Mac II, il procède aussi de la volonté d’Apple d’attaquer le créneau des applications techniques et scientifiques de haut niveau », avant de poursuivre : « Apple se réserve ainsi une nouvelle possibilité d’ouverture : une adaptation d’Unix pour Macintosh est en développement dans ses laboratoires. Après MS-DOS, croquera-t-elle Unix ? ».

Le dossier se poursuit par un entretien avec Didier Diaz, improprement prénommé Philippe en légende de sa photographie. Le Français, chef de produit placé auprès de Jean-Louis Gassée, décrit le Macintosh II comme le Macintosh auquel on a ajouté ce que les utilisateurs souhaitaient avoir : un écran plus grand, un processeur plus rapide, plus de mémoire vive, des capacités d’extension, et la couleur. Cette dernière option était d’ailleurs la plus controversée : à l’époque, il n’y avait pas d’imprimante en couleurs, pas de vidéo ou de photographie numérique, et les usages mêmes de l’écran en couleurs étaient difficiles à cerner pour les ingénieurs d’Apple. Dans tous les cas, le Macintosh II était annoncé comme quatre fois plus rapide que le Macintosh Plus, sans parler du coprocesseur arithmétique capable de résoudre les calculs mathématiques 200 fois plus rapidement que le processeur lui-même. Le SCSI lui-même avait été amélioré, déchargeant le système de certaines opérations confiées à une puce dédiée sur la carte-mère. Le chef de produit annonçait carrément : « Nous avons nommé la machine Mac II, parce que nous voulons qu’elle reproduise autour du Macintosh l’effet Apple II ».
Tous les secrets pour devenir un utilisateur Macintosh averti.
Vous voulez connaître tous les secrets pour devenir un utilisateur Macintosh averti ? C’est facile, grâce à Claris : si vous en connaissez un, vous les connaissez tous ! C’est en tout cas la promesse de cette brochure de la filiale logicielle d’Apple, publiée en 1991.
Claris proposait à l’époque toute une gamme de logiciels, dont certains lui avaient été confiés par Apple, comme MacWrite, MacDraw, MacPaint et MacProject. Claris CAD (799 dollars) avait rejoint la famille dès 1988, juste avant l’éditeur de formulaires SmartForm Designer (399 dollars) et la base de données FileMaker (299 dollars) qui avait été rachetée à Nashoba. En 1991, ClarisWorks avait pris la suite d’AppleWorks tandis que Claris Resolve était apparu à peu près à la même époque pour concurrencer Microsoft Excel.
La gamme de logiciels de Claris n’était pas disponible partout dans le monde : FileMaker était le logiciel le plus universel, avec des versions en arabe, en hébreu, en japonais en turc et dans la plupart des langues européennes. À l’inverse, Claris CAD n’était guère disponible qu’en français (la seule langue qui couvrait toute la gamme !), en allemand, en espagnol et en suédois. Le plus gourmand était MacDraw Pro qui nécessitait un Macintosh II ou un Macintosh SE/30 équipés de 2 à 4 mégaoctets de mémoire vive, tandis que la plupart des autres logiciels se contentaient d’un petit Mo sur n’importe quel Mac compatible avec le Système 6.
L’American way of life de l’Apple IIc (2)
Comme on l’a dit hier, les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.
Le Système 7.5 vu par Apple News
En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.
Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.
Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.
Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.
Think Different : les consignes d’Apple à ses revendeurs
Mike, un de nos lecteurs, nous a envoyé une copie de ce très intéressant courrier adressé par Apple à ses revendeurs en 1997, en même temps qu’elle leur faisait parvenir les fameux posters de la campagne Think Different. On y apprend que les posters ne devaient en aucun cas être offerts aux clients, mais aussi que les posters d’Einstein et Hitchock devaient impérativement être exposés avec les autres, « tous visibles sur le point de vente ». On image qu’Apple avait obtenu les droits de reproduction de ces photographies pour sa campagne sous réserve de ne pas faire usage de ces images de manière isolée.
Le courrier était signé de Jean-Pierre Giannetti, directeur Marketing d’Apple France à l’époque (il deviendra rapidement directeur marketing d’Apple Europe). À l’époque, Apple ne disposait pas encore de son propre réseau de vente, et dépendait de revendeurs agréés auxquels elle mènera la vie dure quelques années plus tard.
Souvenir : QuickTime Pro, l’option payante !
Et vous, avez-vous connu l’époque de QuickTime Pro ? Il s’agissait d’une option payante, apparue avec la version 3.0 de QuickTime en 1998. Jusqu’alors, QuickTime était fourni gratuitement avec tous les Macs : il était même possible d’aller le copier chez le revendeur du coin, avec une simple disquette vierge, comme nous l’avons vu dans une publicité il y a quelques mois. Mais voilà, en 1998, Apple a besoin d’argent et veut rentabiliser son outil multimédia.

Elle scinde donc les fonctions en deux parties : d’un côté, les fonctions de lecture, qui restent gratuites ; de l’autre, les fonctions d’édition et d’exportation, qui nécessitent dorénavant un code de licence, à obtenir sur Internet. Même le mode plein écran deviendra une option payante durant quelques versions ! Sur MacOS 9, comme sur MacOS X ensuite, tous les menus de la version payante sont grisés à l’écran…
L’arrivée de QuickTime X en 2009 mettra fin à cette version Pro, en supprimant purement et simplement les options de copier-coller dans le logiciel, qui devient un simple lecteur, également capable d’exporter (gratuitement) les vidéos dans plusieurs formats, avec cependant des options moins poussées qu’auparavant.
Bon anniversaire l’iPhone 3G !
Le 11 juillet 2008, il y a tout juste douze ans, l’iPhone 3G apparaissait dans les boutiques de vingt-deux pays à travers la planète. C’était évidemment le premier modèle d’iPhone équipé d’une puce 3G, mais aussi le premier à intégrer le nouvel iPhone OS 2.0 avec l’App Store. Cet anniversaire est l’occasion de redécouvrir la publicité qui avait accompagné sa sortie, et que l’on a un peu oubliée…
D’autres publicités plus rythmées avaient pris le relai, pour démontrer les nouvelles capacités de l’iPhone 3G : deux fois plus rapide pour télécharger, deux fois plus rapide pour géolocaliser, deux fois plus rapide pour travailler. La musique de fond est You, Me and the Bourgeoisie, des Submarines.
La première borne AirPort en France
Et vous, aviez-vous acheté la première borne AirPort d’Apple, commercialisée en 1999 avec le premier iBook ? À l’époque, la norme Wi-Fi IEEE 802.11b était encore confidentielle, et les produits qui l’utilisaient étaient soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulations des Télécommunications (devenue en 2005 l’ARCEP). Cette obligation était rappelée par Apple au moyen d’une étiquette apposée sur le carton.
En pratique, il fallait donc s’adresser à l’ART au moyen d’un formulaire, qui ne valait que pour un lieu précis ! La réponse pouvait être transmise par fax, à l’issue d’un délai de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’ART avait d’ailleurs autorisé tacitement, dès octobre 1999, l’usage malgré une absence de réponse de sa part, dans les villes de plus de 50.000 habitants, et soumettait les autres demandes aux Ministère de la Défense, s’agissant d’une bande de fréquences habituellement utilisée par les militaires.
Cette obligation (peu suivie en pratique) durera finalement peu de temps, puisqu’elle sera levée dès le 12 juillet 2000, sous la pression des professionnels utilisant la norme Bluetooth, qui commençait à pointer son nez sur la même bande de fréquences.
Pour en savoir plus : un article du Monde de 2000 sur la concurrence des réseaux civils et militaires ; un article de ZDNet de 2000 sur la libération de la bande des 2,4 Ghz.
Échange Macintosh contre Scania
Vous voulez un Macintosh Classic ? Vous habitez dans l’Ain ? Vous avez un vieux Scania qui ne sert plus ? Alors le moment est peut-être venu de procéder à un échange grâce à cette annonce sur leboncoin !
Attention, cet article ne constitue pas une garantie de sérieux de l’annonce d’origine, juste un clin d’œil !
Le plein de souris de Lisa sur eBay
Drôle d’épidémie, juste avant Noël. Les souris de Lisa semblent se multiplier, c’est un véritable cluster sur le site d’enchères ces temps-ci. Et trois d’entre elles sont même proposées avec leur carton d’origine, un détail apprécié des collectionneurs ! On commence avec cette souris numérotée 28321, proposé aux enchères à partir de 895 dollars aux États-Unis (comptez 32 euros pour l’expédition en France)
Le même vendeur propose un autre modèle, numéro de série 31587 pour 1395 dollars, avec les mêmes frais de port. Dans les deux cas, ces souris sont décrites comme étant dans un état exceptionnel, et conservées jusqu’alors par une famille de collectionneurs passionnés.
Troisième opportunité avec cette souris en provenance d’Israël, proposée à 1450 dollars… plus 135 euros de frais de port (aïe !). Mais pour ce prix-là, vous obtiendrez également quatre livrets présentant les logiciels qu’Apple avait développés pour son ordinateur : Lisa Calc, Lisa Write, Lisa Project et Lisa List.
Si le carton ne vous intéresse pas, vous pouvez toujours vous rabattre vers ce modèle numéroté 10728, qui est proposé à la fois à 703,47 euros ici et à 703,59 euros par là… Le vendeur se trouve aux États-Unis et demande 62 euros de frais de port en supplément.
Et si vous arrivez trop tard parce que d’autres ont été plus rapides que vous, vous pourrez toujours vous consoler en achetant ce Lisa complet proposé pour un peu plus de 15.000 euros dans son carton. Le petit carton de la souris est inclus dedans, mais la souris d’origine a été remplacée par celle du Macintosh, à l’occasion de la transformation d’un Lisa 1 en Macintosh XL ! Ah oui, prévoyez aussi 700 euros de frais de port… Quand on aime, on ne compte pas !
Les boîtes noires
L’une des nouveautés de l’iPhone 11 Pro, c’est bien sûr son emballage tout de noir vêtu, quand ses prédécesseurs se contentaient, depuis quelques années, de cartons blancs. Une belle boîte noire, comme l’iPhone original de 2007 et son successeur l’iPhone 3G de 2008. Apple est tellement fière de son triple capteur que c’est lui qui représente le téléphone ! Steve Jobs avait plaisir à rappeler que l’arrière des produits Apple est plus joli que l’avant de ses concurrents !
Si les derniers modèles d’iPhone X, XS, XR étaient présentés de face sur le carton (comme l’iPhone 3G et l’iPhone 6), les iPhones 7 et 8 étaient représentés de dos (l’appareil photo était déjà un argument de vente pour ces modèles). Quant aux iPhones 4 et 5, ils étaient présentés de trois-quarts, pour mettre en valeur leur cadre en aluminium.
Souvenir – Les 256 couleurs
Si les écrans en 256 couleurs qui caractérisaient nos Macs au début des années 90 paraissent aujourd’hui bien éloignés de nos écrans en Super-rétina-P3-Ultra-Gamut, ils représentaient déjà pour beaucoup d’entre-nous un grand progrès, après plusieurs années de Macs monochromes. Saurez-vous reconnaître quelques-unes des palettes que nous avons sélectionnées ici ? Réponse en fin d’article…
Réponse : la palette de couleurs du Système 7 ; la palette de GraphicConverter 2.0 ; la palette de ClarisWorks 2.0 et la palette d’Aldus Persuasion (1988).
36 15 APPLE
Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !
Le DivX sur Mac… en 2003
En termes de vidéos DivX, le Mac n’avait pas à rougir face aux PC. La preuve avec cet article publié en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Avec la sortie de mises à jour de quelques logiciels indispensables, le Mac sait devenir une vraie plate-forme de production de films DivX. Précisons tout de suite qu’il n’est pas question ici d’encourager le piratage : le DivX sait aussi enregistrer vos DVD personnels afin de vous permettre, par exemple, d’économiser la batterie lors d’un voyage en n’utilisant pas le lecteur DVD. Du côté de la lecture, deux logiciels continuent de s’affronter dans une saine concurrence qui les a vus s’améliorer rapidement. MPlayer et VLC sont tous les deux issus des communautés Linux, et ont été portés sur MacOS X. Les dernières versions de ces deux logiciels sont maintenant capables de lire un grand nombre de formats de DivX, même parmi les moins académiques, et tournent de façon satisfaisante sur des « petites » machines, notamment les G3.
Les progrès combinés de ces logiciels et de MacOS X permettent maintenant de lire sans hoquet des DivX de taille respectable sur des machines datant d’il y a quelques années. Le lecteur QuickTime est toujours privé de l’accès aux DivX, malgré l’ajout du codec MPEG4 dont est dérivé le DivX. Cependant, un petit logiciel tel Avi2Mov fait parfois merveille en permettant de traduire en quelques minutes un film Avi en fichier Mov parfaitement lisible avec QuickTime. Un autre logiciel du même type, DivX Doctor, permet de transformer les fichier DivX Avi en fichiers 3ivx QuickTime (qui nécessitent le téléchargement du codec correspondant). Le site officiel du DivX propose aussi sa propre solution, DivX Validator, proposé avec son codec DivX 5 pour QuickTime, toujours en version Alpha, et semble-t-il moins au point…
Enfin, sachez que vous pouvez même encoder sans peine vos propres DVD dans le format DivX, grâce au logiciel Forty-Two. Il suffit de glisser le DVD sur la fenêtre du logiciel, de choisir la langue et les sous-titrages, la qualité du film, et quelques longues heures plus tard, le film est prêt !
Une enseigne lumineuse de revendeur Apple
Voici une jolie trouvaille sur eBay : un brocanteur de Riorges (près de Roanne) propose une enseigne lumineuse Apple, destinée à signaler un « concessionnaire agréé » de la marque en façade. Cette enseigne porte évidemment les anciennes couleurs arc-en-ciel de la marque.

Comptez 250 euros pour une remise en main propre de ce souvenir un peu particulier, en état de marche malgré un petit accroc, d’après le vendeur qui dispose d’une très bonne évaluation sur le site d’enchères.
La documentation de The Cortland, prototype de l’Apple IIgs
Nous avons eu l’occasion de passer un peu de temps dans l’impressionnante documentation de développement de l’Apple IIgs, connu sous le nom de Cortland avant son lancement le 15 septembre 1986. Pourquoi Cortland ? Peut-être tout simplement parce qu’il s’agissait d’une variété de pomme, connue pour avoir détrôné les variétés qui l’avaient précédées, notamment la fameuse McIntosh !
Ce nom de code, on le retrouve partout dans les documents que nous avons pu consulter, répartis dans six gros classeurs. Une somme de plus de deux-mille pages, distribuée aux développeurs avides de tout savoir sur ce nouveau représentant de la famille Apple II. Un dernier représentant, reprenant plusieurs des caractéristiques de ses prédécesseurs, et faisant quelques pas dans la direction ouverte par le Macintosh, commercialisé deux ans plus tôt.
La présentation du petit nouveau était présenté ainsi par la marque : un ajout à haute performance dans la famille Apple II. “Comme Janus, le dieu des portes, Cortland regarde dans deux directions. D’abord, il regarde vers le futur : avec ses nombreuses fonctionnalités performantes, comme l’affichage amélioré en couleurs, la gestion moderne du son, le microprocesseur 16-bit, et sa mémoire élargie, Cortland permet aux futurs logiciels d’être plus puissant. Ensuite, Cortland regarde vers le passé : comme il dispose des fonctions de l’Apple IIe et de l’Apple IIc, il peut faire tourner la plupart des logiciels écrits pour ces ordinateurs”.
Si les classeurs portent la marque d’Apple Computer France et le nom du futur modèle, toute la documentation émane de la maison mère, elle est rédigée en anglais, et ne se réfère au futur ordinateur que par son nom de code. Si la plupart des documents sont datés des derniers mois précédant la sortie de la version définitive, tous ne sont pas au même stade de leur rédaction : certains sont en version finale, voire déjà mis en page selon les standards de la marque à l’époque, tandis que d’autres ne sont que des version alpha, voire de simples messages rédigés à la machine à écrire ou à l’imprimante matricielle.




Évidemment, on trouve ça et là des paragraphes ou des illustrations à compléter. Des “TBD” (to be done, à faire), des “TBC” (to be completed, à compléter), et même quelques révisions manuscrites de dernière minute ! Certains rédacteurs (car ils étaient nombreux à se partager la tâche) partageaient même des avis personnels, des questions, ou des suggestions.




Ici ou là, on trouvait aussi des textes et des illustrations qui relevaient plus de l’ébauche, attendant sans doute que les personnes dont c’est le métier les reprennent de manière plus professionnelle.

D’autres parties étaient clairement recopiées d’autres manuels de la marque, et sans doute en attente d’une actualisation ou d’une adaptation pour le petit dernier, comme les pages sur l’interface graphique, directement issues des manuels du Macintosh.
A ce sujet on remarque aussi que le système d’exploitation n’a pas tout de suite bénéficié d’un nom à lui. Apple a-t-elle pensé à un moment garder le nom de Cortland, comme elle avait gardé le nom de Macintosh deux ans plus tôt ? Peut-être, comme semble le prouver ce paragraphe, qui traite à égalité “le Macintosh” et “le Cortland”.
En tout cas, au moment où le système d’exploitation prend finalement le nom de ProDOS 16, le terme de Finder, un temps envisagé pour nommer l’interface de ce système comme sur le Macintosh, disparait de la documentation.

Une lecture attentive permet aussi de voir apparaître quelques secrets de fabrication, comme la puce Mega II, une sorte d’Apple II complet rétréci à l’échelle d’une seule puce électronique, chargée notamment d’assurer la compatibilité avec les logiciels 8-bits.
Bien sûr, les développeurs n’échappaient pas aux petits bugs et autres soucis, comme cette puce de gestion du son qui nécessitait une modification manuelle sur les premières cartes-mères de pré-production (reconnaissables à leur couleur verte contrairement aux prototypes en général de couleur rouge). Une manipulation qu’Apple réservait aux bricoleurs compétents. “Si vous ne l’êtes pas, trouvez quelqu’un qui l’est” !
Et si vous vous posez la question : oui, on trouve aussi des chapitres entiers auxquels on ne comprend rien, mais qu’il a bien fallu que quelqu’un rédige, et que d’autres lisent pour s’approprier le fonctionnement de ce nouvel Apple II.
NB : Si ces documents vous intéressent ils sont aux enchères sur eBay ici : https://www.ebay.com/itm/166139332398
D’où viennent ces autocollants ?
Dans la Collection de l’Aventure Apple, on trouve de tout, y compris cette petite planche de quinze autocollants aux couleurs du logo arc-en-ciel, dont l’origine exacte nous est inconnue. Tout au plus sait-on qu’elle nous est arrivée du Japon. L’avez-vous déjà croisée ?
Des cartes-mères et de la lumière
Quand on démonte, bricole et nettoie de vieux Macs, on finit par avoir des idées étranges. Par exemple, photographier une carte-mère en l’éclairant par en-dessous. Voici ce que ça donne avec la carte-mère du premier Macintosh.
De plus près, voici un exemple réalisé avec une carte-mère plus récente. On remarque les pistes de cuivre, qui rejoignent les pattes des composants au centre de chaque pastille. Joli, non ?
En voici encore deux exemples, réalisés avec la carte-mère d’un PowerMacintosh 6400. On la retire aisément, puisqu’elle est positionnée sur un tiroir qui s’extrait de la tour.
Le storyboard de 1984
Le 20 mars dernier, la maison RRauction a adjugé aux enchères deux très beaux posters reproduisant des images du storyboard de 1984, la fameuse publicité d’Apple. Ces objets sont iconiques à plusieurs titres : non seulement ils célèbrent cette publicité que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire, mais ils sont issus de la collection de Clément Mok, l’un de ces acteurs méconnus de l’histoire d’Apple dont nous vous avions déjà parlé. On appréciera aussi les graphismes façon Apple II du second poster ainsi que la femme très inspirée de notre Marianne et donc de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix.
Le premier poster est parti à 21.000 dollars, et le second, à 13.000.

Brochure : La mise à niveau Macintosh Plus
Aujourd’hui, une petite brochure recto-verso d’Apple France. Une petite brochure pour une grosse mise à jour, puisqu’Apple proposait rien moins qu’une mise à niveau d’un Macintosh d’origine, 128k ou 512k, en Macintosh Plus de 1986 ! Jugez plutôt : grâce à cette mise à jour (effectuée par votre revendeur qui ne manquait pas de vous délester de 900 à 1100 dollars au passage), vous remplaciez la carte-mère complète (pour bénéficier d’un Mo de mémoire vive et 128 Ko de ROM), le lecteur de disquettes (pour bénéficier du nouveau format de disques 800 Ko), le clavier minimaliste (échangé contre un clavier étendu avec pavé numérique et touches fléchées), et une bonne partie du boîtier du Mac (notamment pour donner accès à la nouvelle prise SCSI). Seule survivait la façade avant, sur laquelle vous pouviez apposer avec beaucoup de fierté l’autocollant « Macintosh Plus » fourni avec le kit !
Publicité – Échange Apple II contre LC
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1991 concernant la reprise d’un Apple II usagé en échange de l’achat d’un Macintosh LC neuf. 5 000 francs de remise, soit 30% de réduction tout de même sur un LC avec son écran 12 pouces, ses 2 Mo de mémoire vive et ses 40 Mo de disque dur. Le LC présentait surtout l’intérêt de disposer d’une carte optionnelle permettant d’utiliser les logiciels et périphériques de l’Apple II, pour 1174 francs.
Mais la publicité vaut aussi son pesant de cacahouète pour ceux qui prendront le temps de lire les petites annonces de la page : RECHERCHE la goutte d’eau qui fait déborder le vase, CHERCHE belle-mère tolérante pour déjeuners dominicaux enjoués, SI TU AIMES les fraises et les palourdes, retrouve-moi à 12h devant le Louvre…
Quand Apple fabriquait des câbles audio
On connaît bien les câbles SCSI ou ADB qu’Apple fournissait avec ses périphériques dans les années 90, avec ce gris platine qui a accompagné les Macs jusqu’à l’arrivée de l’iMac.
Mais on se souvient peut-être moins qu’Apple vendait aussi des câbles audio, tout à fait compatibles avec les formats classiques : un adaptateur RCA femelle vers jack 3.5 mâle (référence 590-0618-A), et des rallonges jack 3.5 mâle-mâle (référence 590-4512-A pour le modèle portant l’icône d’un haut-parleur, et 590-4513-A pour le modèle dédié au microphone). Peut-être y en avait-il d’autres ? Dites-le nous dans les réactions à l’article !
Si vous en cherchez, il y en a sur eBay : ici pour la référence 590-4512-A ; ici pour la référence 590-4513-A ; et là pour la référence 590-0618-A.
Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier
Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.
Publicité : bienvenue à Wall Street
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une troisième réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons déjà diffusé deux : les vestiges d’un temple inca et la baie de Singapour, et nous diffuserons la quatrième dimanche prochain, sur le même thème du village mondial. Nous avons vérifié : pas de trace de Fildane, la compagnie d’assurance de Philippe et Daniel, installée à Nantes.
Deux belles brochures pour l’iPod
Aujourd’hui, nous vous présentons deux belles brochures au format carte postale, pour les iPods de 2004 : le modèle de quatrième génération, disponible en 20 et 40 Go avec son écran en noir et blanc, et le modèle « Photo », disponible en 30 et 60 Go, avec le tout premier écran en couleurs de la gamme.
La brochure du modèle en noir et blanc était prédécoupée, de sorte qu’il était possible de détacher l’iPod (représenté en taille réelle) pour le tenir en main. Les clients connaissaient déjà bien le principe de cet appareil présenté en 2001, alors la marque avait choisi de mettre en avant une fonction secondaire : le mode de lecture aléatoire. La vie n’est pas prévisible, pourquoi votre musique devrait-elle l’être ?
Quant à l’iPod Photo, il apportait enfin la réponse à cette question : pourquoi seules les oreilles auraient-elle le droit de s’amuser ? La couleur a changé le cinéma, la télévision, et l’informatique. Et maintenant, elle va changer la musique.
Brochure : the Apple way
Après la fiche technique de la mise à niveau du Macintosh Plus diffusée avant-hier, voici une brochure plutôt bien pensée. Ou plutôt, une enveloppe de brochure. Car peu importe le contenu : toute l’imagination des commerciaux réside dans l’enveloppe qui protège le dépliant. Il y est écrit, tout simplement : « Peu importe ce que vous ferez de cette brochure, vous le ferez à la manière Apple », avec deux flèches, l’une menant vers la Corbeille, et l’autre vers le menu « Ouvrir ». On était en janvier 1993, et la filiale anglaise d’Apple rappelait ainsi l’origine de ces éléments d’interface que Microsoft peinait encore à imiter avec Windows 3.
Publicité : Colour StyleWriter
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1996, qui propose de rendre heureux son Macintosh, en lui offrant une Colour StyleWriter, l’imprimante jet d’encre couleurs de la marque. Une imprimante disponible en deux versions, 1500 et 2500, compatibles avec la technologie de concordance des couleurs ColorSync 2.0. Il s’agit de la version originale d’une publicité que nous vous avions présentée en 2018, qui proposait elle-aussi de faire plaisir à votre Mac.
Le plein de bloc-notes Apple sur eBay
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme l’exceptionnel Lisa 1 pour 76.000 dollars, la sélection de cadeaux divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, ou l’iPod nano de 91 centimètres de haut ? Alors voici une nouvelle sélection aujourd’hui, avec les bloc-notes aux couleurs d’Apple et du Macintosh. On commence avec ce bloc-notes signé Apple Publishing pour environ 25 euros, qui conserve encore 55 feuilles aux couleurs de la publication assistée par ordinateur, comme on disait à l’époque.
Dans le même style, on trouve ce bloc-note à 10 euros récupéré lors d’un séminaire Apple sur le thème « La connaissance, c’est le pouvoir », toujours avec ce double sens très utilisé par Apple au milieu des années 90, Power signifiant à la fois « la puissance » (comme celle du Power Macintosh) et « le pouvoir ».
On poursuit avec ce bloc-note spécial « Jour de la terre » proposé à 50 euros environ, dont les couvertures sont fabriquées avec du papier recyclé, tout comme le corps du stylo. Le vendeur précise qu’il n’a jamais été utilisé.
Pour ceux qui préfèrent les formats « post-it », difficile de rater l’occasion d’acheter ce bloc-note très classique, avec la pomme arc-en-ciel sur chaque face. Il est neuf, et proposé aux enchères à partir de 30 dollars… À suivre !
Et l’on termine avec, non pas un, mais deux blocs-notes au format Macintosh, un goodies dont nous vous avions déjà parlé il y a quelques temps. On trouve en effet deux exemplaires sous blister de ce sympathique « notepad », le premier proposé à 125 dollars dans le New-Jersey, et le second à 99 dollars dans le Colorado. Des souvenirs qui feront sans aucun doute leur petit effet sous le sapin !
Jef Raskin et le projet Annie
Jef Raskin n’a pas inventé le Macintosh tel qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est bien à l’origine du projet Macintosh, il a quitté l’aventure dès 1982. Grâce aux archives d’Apple conservées par l’Université de Stanford, nous pouvons nous plonger dans la genèse du Macintosh, tel que Raskin le voyait à l’origine.

Au mois de mai 1979, Jef Raskin rédige un mémo « Réflexions sur la conception d’un ordinateur philanthrope » (antropophilic, dans sa version d’origine). Un ordinateur que Raskin destine à « monsieur Tout le Monde », agréable à utiliser, ne nécessitant aucune connaissance, et pourtant rentable à produire pour Apple. Un ordinateur que l’utilisateur n’aura pas besoin d’ouvrir, avec des périphériques qui se suffisent à eux-mêmes (sans carte d’extension). Et Raskin dresse la liste des tabous : voir les entrailles de l’ordinateur, connecter des cartes, ajouter des milliards de touches au clavier, utiliser le jargon informatique, imprimer de gros manuels (synonymes de logiciels mal fichus), proposer plusieurs configurations, laisser des trous visibles (là où les tournevis, les liquides, les doigts et les perce-oreilles vont se nicher)… Jef Raskin préfèrerait même développer un système en vieux Français plutôt que de voir des câbles dépasser de sa machine ! Et tiens, dix points de plus si l’équipe parvient à faire disparaître le câble d’alimentation !
Raskin envisage la vente de logiciels comme un élément important de la rentabilité de sa machine, puisqu’il ne renonce pas à en faire un ordinateur performant, avec un processeur 8-bits, 64 Ko de mémoire vive, un langage Basic intégré, une horloge temps-réel, sans oublier l’écran, le clavier et le lecteur de disquettes intégré, tout en restant léger (moins de 10 kg) et compact (pour être embarqué comme bagage à main dans un avion).
Bref, en un mot : faire un ordinateur abordable, dans tous les sens du terme.
Dès septembre 1979, dans un second mémo, Jef Raskin répond à une proposition de ne plus utiliser des noms féminins pour les projets d’Apple, mais des variétés de pomme. Il choisit alors le nom Macintosh. Une décision qui tient en une ligne et qui marquera l’informatique pour les décennies à venir.

Très organisé, Raskin prévoit dès l’origine l’archivage de tous les documents relatifs au Macintosh, afin de disposer à tout instant d’un catalogue des informations pertinentes pour son développement. Chaque document doit être conservé selon son numéro de version, et chaque paragraphe doit être numéroté. Mieux : ces documents doivent être archivés sous forme informatique, en respectant un formalisme précis, afin de faciliter les futures mises à jour.
Le même jour, Raskin définit les nouveaux objectifs de son projet. Il veut créer le premier ordinateur portable : un ordinateur personnel, très abordable et simple à utiliser. Il voit déjà une poignée pour le transporter, une offre en plusieurs couleurs, un écran rétractable… Raskin se positionne non seulement face à la concurrence, mais également au sein de la gamme d’Apple, pour atteindre un volume de vente inédit. Raskin espère le vendre 500 dollars, et même 300 dollars après 18 mois de production.
Pour y parvenir, le Macintosh doit être fiable, simple à produire, à tester et à réparer, esthétiquement parfait, bien documenté, aisément compréhensible. Une batterie devait être disponible, pour tenter d’atteindre six heures d’utilisation nomade. Raskin le voulait également évolutif : de nouveaux logiciels devaient pouvoir y être installés sans nécessité de modifier le matériel. À ce titre, la mémoire devait par exemple être définitivement fixée pour que l’utilisateur n’ait pas à s’interroger sur la compatibilité de son système avec les logiciels proposés. Parmi les logiciels souhaités par Raskin : un livre de compte, de nombreux jeux, un traitement de texte, des protocoles de communications, des logiciels éducatifs, un agenda électronique, un répertoire de contacts, des logiciels professionnels, une calculatrice scientifique…
Tout le reste était encore en réflexion. Pour l’écran, Raskin en faisait presque un élément secondaire : à l’époque, l’idée d’intégrer une imprimante plutôt qu’un écran le travaillait encore, avec la possibilité d’intégrer une connexion pour relier le Macintosh à la télévision. Pour le stockage : disquettes, mémoire à bulles, cassettes ? Pour l’interface : un clavier, bien sûr, mais aussi un microphone, un joystick, une tablette graphique ? Très en avance sur son temps, Raskin envisageait même la présence de capteurs de pression, d’humidité et de température. Quant aux périphériques optionnels, comme des haut-parleurs, des lecteurs de cartes ou de disque optique, ils devaient pouvoir être solidarisés avec le Macintosh, afin que celui-ci reste transportable.
Et le tout devait être prêt pour l’automne 1981, avec un délai raccourci de 6 mois pour arrêter le design définitif de l’ordinateur, puis un an de développement sur les prototypes. Jef Raskin quittera finalement l’aventure dès 1982, car son idée originale, basique et peu coûteuse, lui avait échappé pour devenir une machine innovante et coûteuse sous la férule d’un Steve Jobs un peu despotique.
Bon anniversaire le Cinema HD Display 30″ !
Cela faisait un moment que l’on n’avait plus fêté d’anniversaire sur ce blog. Ce 28 juin nous offre l’occasion de nous souvenir de notre air ébahi en découvrant le nouveau Cinema HD Display de 30 pouces, une diagonale inédite dans l’histoire de l’informatique. Nous étions en 2004, et cet écran offrait le top du top : résolution de 2560 x 1600 pixels, connection DVI et doubles ports USB2 et FireWire !
« Notre élégant moniteur Cinema Display de 30 pouces est le plus grand écran de bureau jamais créé et vous pouvez en installer deux, côte à côte, pour obtenir un impressionnant total de 8 millions de pixels, a déclaré Steve Jobs, chef de la direction d’Apple. Les moniteurs Cinema Display d’Apple ont toujours établi la norme pour les moniteurs de la plus haute qualité dans l’industrie et notre nouveau moniteur de 30 pouces est un pas de géant vers l’avant pour nos clients à la recherche de produits haut de gamme. »
Ce nouvel écran, et ses petits frères de 20 et 23 pouces, adoptaient la robe aluminium du Power Macintosh G5 lancé un an plus tôt. L’ensemble était particulièrement classe !

L’Apple Cinema HD Display de 30 pouces nécessitait une carte graphique « de haute performance » NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL et un ordinateur Power Mac G5. Et voici ce qu’en disait Apple dans son communiqué de presse : « offrant l’architecture d’affichage graphique la plus avancée qui soit disponible sur le marché, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL offre les plus récentes fonctionnalités en matière de programmation graphique pour présenter de façon réaliste la cinématique à l’écran et une bande passante incroyable pouvant offrir un rendement atteignant 35,2 Go/s, ce qui permet de supporter des taux de rafraîchissement des pixels pouvant atteindre 6,4 milliards de texels par seconde. Première carte à supporter deux interfaces de connexion à haute résolution, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL intègre deux connecteurs DVI, de manière à ce que deux moniteurs Cinema HD Display de 30 pouces puissent être utilisés avec un ordinateur Power Mac G5, fournissant ainsi un espace de travail jamais vu ».
Bon anniversaire, Nike+iPod !
Le 13 juillet 2006, Apple commercialisait un petit accessoire en partenariat avec Nike, une forme de co-branding plutôt inhabituelle pour la marque (qui ne se gêne pas, à l’inverse, pour rebadger des produits concurrents sous sa propre bannière). Le traqueur Nike + iPod se présentait sous la forme d’une capsule ovale destinée à prendre place dans une chaussure : certains modèles Nike étaient équipés d’un emplacement dédié ; pour les autres chaussures, il fallait se débrouiller. Équipé d’un petite batterie (non rechargeable et non remplaçable…), il dialoguait avec un récepteur fixé à l’iPod par la prise Dock, ou directement avec certains modèles d’iPods ou d’iPhones pré-équipés du récepteur en interne.
Une fois équipé, le sportif pouvait visualiser ses temps et distances de parcours, le nombre de pas et de calories, dans une application dédiée sur l’iPod, également chargée d’annoncer les étapes de la course, selon les réglages fixés par l’utilisateur. Ce capteur n’étant pas basé sur les signaux GPS mais uniquement sur un signal piézoélectrique, une calibration sur cent mètres était nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats…
Nous avons déjà parlé de la boîte de ce kit, dans un précédent article remarquant son réemploi pour d’autres produits plus récents de la marque.
Un Appleline Protocol Converter sur eBay
Si vous avez un petit millier de dollars à dépenser, il vous reste quelques heures pour acquérir sur eBay un exemplaire extrêmement rare de l’Appleline Protocol Converter (numéro de modèle A9M0307). Si vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez toujours nous l’offrir !

Il s’agit d’un boîtier commercialisé par Apple en 1985, au prix de 2.000 dollars, et permettant à un ordinateur (Lisa, Apple II ou Macintosh) de communiquer avec un ordinateur central (mainframe) IBM, en utilisant le protocole IBM 3270. C’est l’application MacTerminal, produite par Apple, qui permettait à l’utilisateur de se connecter à l’ordinateur central, ce boîtier se chargeant de la conversion du signal. Bref, avec cet équipement, le Macintosh se comportait comme un client IBM 3278-2, un terminal dépourvu de souris et d’interface graphique.
On peut aussi trouver quelques photos de cet objet dans cet album réalisé par un collectionneur chanceux qui en a récupéré un que son propriétaire avait glissé dans un carton de Lisa vendu aux enchères. Vous pouvez aussi découvrir d’autres images dans cet autre album, avec notamment la première page du manuel.
[edit] On nous signale que ce boîtier est basé sur le DCA Irmaprint Protocol Converter, que l’on trouve aujourd’hui pour bien moins cher : 30 dollars ici ou 50 dollars là. L’arrière du boîtier ne laisse en effet aucun doute. Et en regardant bien la face avant, on distingue les 3 leds qu’Apple a habillées des barres obliques caractéristiques de son design de l’époque.
Dans les années 80 et 90, Apple était spécialiste du rhabillage de produits tiers, auxquels elle ajoutait son logo et ses pilotes. On en fera un article à l’occasion : n’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires !
Source : eBay ; Vintage Computing ;
Les raccourcis-clavier du Mac en 1988
En 1988, le Macintosh avait déjà atteint un bon niveau de maturité. Le Macintosh SE et le Macintosh II, premiers Macs évolutifs, disposaient alors du Système 6, une version très stable et très complète du système. Voici la fiche de référence qu’Apple proposait à l’époque avec ses ordinateurs. Fidèle à sa réputation de cohérence, Apple a conservé la plupart des raccourcis-clavier de l’époque jusqu’à maintenant.
Le raccourci Commande-N du Finder ne permet plus de créer un nouveau dossier, mais ouvre une nouvelle fenêtre depuis Mac OS X. Certains des raccourcis les moins connus sont toujours actifs : un clic sur une case de fermeture avec la touche Option appuyée ferme toujours toutes les fenêtres, et le déplacement d’une fenêtre avec la touche Commande appuyée évite toujours de la faire basculer au premier plan. Même un raccourci lié au MultiFinder est toujours utile : il consiste à double-cliquer sur un fichier avec la touche Option appuyée pour l’ouvrir et faire disparaître la fenêtre du Finder qui le contenait.
L’utilisation de la touche Commande appuyée lors du démarrage, qui permettait de désactiver temporairement le MultiFinder, n’existe plus. En revanche, associée à d’autres touches, elle permet de modifier le processus de démarrage : en mode single-user (S), en mode Détaillé (V) ou sur la partition de Recovery OS (R).
Les combinaisons Commande-Maj-0, Commande-Maj-1 et Commande-Maj-2 qui permettaient d’éjecter les disquettes des trois lecteurs sont aujourd’hui inutilisées. En revanche, on peut toujours faire des copies d’écran avec les raccourcis Commande-Maj-3 et Commande-Maj-4 : à l’époque, ces raccourcis permettaient d’enregistrer l’écran en format MacPaint, ou d’envoyer à l’impression toute la fenêtre active. Il y avait même un raccourci pour imprimer tout l’écran sur l’ImageWriter : il suffisait d’activer la touche Majuscules bloquées en plus du raccourci précédent !
Souvenir : le chargeur iPod FireWire (votez !)
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple fournissait des chargeurs FireWire pour son iPod ? En effet, les premières générations d’iPods n’étaient pas compatibles avec le format USB, pourtant largement répandu à l’époque. Apple lui préférait sa solution maison, plus rapide et fournissant plus de courant : le FireWire ou IEEE 1394. C’est donc tout naturellement que le chargeur fourni avec ces iPods était doté d’une prise FireWire, comme ce modèle de 2001 photographié avec son cousin de 2012.
Si on résume, Apple a utilisé le FireWire uniquement, jusqu’à l’apparition de l’iPod de troisième génération (2003) qui fera cohabiter les deux technologies (sans autoriser la charge par USB). En 2005, l’iPod Nano et l’iPod de cinquième génération continueront de pouvoir charger en FireWire, mais sans pouvoir transférer les données. Toute utilisation du FireWire disparaîtra en 2008 avec l’iPod Touch de deuxième génération et l’iPod Nano de quatrième génération. Si vous voulez vérifier la compatibilité USB et FireWire d’un modèle en particulier, demandez au site EveryMac !
Prêtez ce CD à un ami et faites-lui découvrir iTunes
Vous voulez mettre un peu de couleurs dans votre collection Apple ou sur un coin de bureau ? Alors craquez pour le CD tout rose d’iTunes 4 (on le trouve actuellement aux enchères sur eBay en France). Un petit souvenir qui s’accorde parfaitement avec l’iBook G4 sorti à la même époque, en 2004.
Non seulement il est très décoratif, mais en plus il est drôle : car Apple vous invite à prêter ce CD à un ami pour lui faire découvrir iTunes, et précise dans les petites lignes que « le partage de ce CD avec un ami contredit les termes du contrat de licence d’utilisation, mais Apple vous y autorise » !
Le même vendeur sur eBay propose également le CD de la version 4.5 sorti trois mois plus tard. Pour le coup, la pochette est devenue toute bleue, mais arbore toujours une des silhouettes caractéristiques de la communication d’Apple pour iTunes à cette époque.





















































































































































































































