MacTerminal, le moins connu des logiciels pour Mac
Quand on parle du premier Macintosh, celui de 1984, on se souvient aisément des logiciels qui l’accompagnaient, comme MacPaint pour dessiner ou MacWrite pour écrire, mais qui se souvient vraiment de MacTerminal ? C’était pourtant une pièce importante dans la stratégie d’Apple pour la commercialisation du Mac : il permettait au Mac de communiquer avec des serveurs de chez IBM ou DEC, une fonction qui faisait très sérieux à l’époque où ces ordinateurs « mainframe » ou « mini » (par opposition au Mac qui entrait dans la catégorie des micro-ordinateurs) régnaient encore en maître dans le milieu professionnel. Par rapport aux autres terminaux, il permettait surtout de copier-coller toutes les informations échangées, pour les utiliser dans d’autres logiciels.

Le développement du logiciel avait cependant pris du retard et il avait finalement été rendu disponible durant l’été 1984. Ce retard avait permis à d’autres acteurs de trouver leur place, comme Straight Talk de Solutions, Inc. Tous avaient en commun d’offrir la simplicité de l’interface du Macintosh aux communications permises par les premiers modems, comme l’un des Apple Modem, l’AppleLine Protocole Converter (déjà présenté sur l’Aventure Apple) ou l’Apple Cluster Controller.
Comme Le Lisa, encore en vente à l’époque, pouvait aussi se transformer en serveur Unix grâce à des systèmes comme Xenix (Santa Cruz Operations) ou UniPlus (UniPress), il était possible d’y connecter plusieurs Macintosh grâce à un simple câble série. Avec les deux ports existants et une carte d’extension proposant quatre ports supplémentaires, il était possible de connecter six Macs au même Lisa 2/10 !

MacTerminal, de l’avis général très basique, et sans doute peu utile pour l’immense majorité des utilisateurs de Mac, n’a pas survécu à la création de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels, et son développement a cessé dès 1987. On a continué cependant à le croiser dans les publicités des magazines spécialisés durant plusieurs années.
Les animations des années 90, c’était trop cool
Je poursuis mon exploration des CD des premières versions de QuickTime. Après le Monsieur Macintosh flippant, voici une animation tout à fait dans le style des années 90. Une époque où le bonheur d’un animateur se calculait selon le nombre d’effets visuels, de couleurs, de bruits et de textures psychédéliques qu’il ajoutait à son projet. Mark Krueger, le membre de l’équipe de développement de QuickTime qui avait animé ce logo (étrangement dénommé QuickCheese) devait être particulièrement content de lui !
Heureusement, au moment de passer aux versions commerciales, Apple avait revu sa communication. Voici justement une compilation des séquences d’introduction fournies avec les différentes versions du logiciel, trouvée sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=Jjkdm4bnn0c
Publicité : l’iPod 5G de 2005
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, on file vers l’année 2005, avec cette double page présentant toutes les fonctions de l’iPod de l’année, surnommé « iPod 5G » ou « iPod vidéo ». Le petit nouveau ne s’arrêtait en effet pas à la musique (comme tous ses prédécesseurs) ou aux photos (comme le modèle de 2004), il permettait carrément de lire des petites vidéos, des courts-métrages et des clips ou des séries (proposées sur l’iTunes Music Store aux États-Unis dans un premier temps). Le tout dans une résolution de 480 × 360 (en MPEG-4) ou de 320 × 240 (en H.264).
1492 avec Apple
Quand TF1 programme en 1997 le film « 1492 », c’est tout naturellement Apple qui parraine cette diffusion. La campagne publicitaire « Think Different » bat son plein, le film s’annonce comme la meilleure audience de la soirée, et l’occasion est trop belle d’ajouter Christophe Collomb à la liste des fous, des marginaux, des rebelles, des anticonformistes, et autres dissidents du spot publicitaire d’Apple. Sans compter que 1492 a été réalisé par Ridley Scott, celui-là même qui a réalisé le spot publicitaire « 1984 » d’Apple quelques années plus tôt.
Durant les jours qui précèdent, le film est annoncé sur la chaîne à grands renforts de bandes-annonces sponsorisées. Le texte est évidemment directement inspiré de la campagne publicitaire : Certains ont des rêves qui dépassent toutes les imaginations. Des rêves fous auxquels personne n’oserait croire. Des rêves qu’ils défendent envers et contre tous. Des rêves si grands qu’un jour ils changent le monde. Puis en voix-off, sur le logo Apple : À tous ceux qui pensent différemment pour mieux changer le monde, 1492, avec Apple.
Veuillez nous excuser pour la qualité déplorable de cette vidéo. Elle a plus de vingt ans. Elle est issue d’un enregistrement VHS de la TV hertzienne, bien avant la TNT, et a été numérisée quelques années plus tard à l’aide du Studio DV de Formac, et compressée en format Cinepak, 15 images par seconde, en 320×240 pixels. À l’époque, c’était pas si mal !
Notez qu’on trouve aussi sur YouTube le micro-sponsoring du début et de la fin du film.
Vous êtes ici (mais pas le réseau)
Si vous faites partie de la génération des Millenials, nés avec la 3G dans le métro et le wi-fi dans le TGV, alors sans doute n’avez-vous jamais eu la surprise de voir une carte obstinément vide sur votre iPhone, faute de réseau alentour. À l’époque, vous pouviez régulièrement n’être qu’un point bleu au milieu d’une carte grise ! C’était l’époque de Plans, l’application d’Apple intégrant les fonds de cartes de Google… mais sans mode hors-ligne !
MacWrite présenté par SEEDRIN
En 1984, quand Apple présente le Macintosh, certains concepts sont tellement révolutionnaires qu’il faut les expliquer en détail aux futurs clients. Le principe du couper-copier-coller entre MacWrite et MacPaint ; le mélange des styles et des alignements d’un paragraphe à l’autre ; les accessoires de bureau qui restent accessibles depuis chaque application ; les outils de recherche et de remplacement ; la concordance entre ce qui s’affiche à l’écran et ce que produit l’imprimante ; l’utilisation de la souris pour rectifier, modifier, corriger…
MacWrite proposait même de générer un titre et un bas de page pour chaque feuillet, en incluant date, heure et numéro de page, sans oublier la possibilité de créer une page de garde ! Autant de fonctions exceptionnelles en 1984, quand Apple diffuse cette brochure. Attention cependant, le document ne devait pas dépasser 8 pages et demie, en raison de la mémoire limitée à 128 Ko sur le premier Macintosh (elle ne sera portée à 512 Ko, soit 80 pages de texte, qu’avec le Mac 512K).
Publicité : votre bureau dans un attaché-case
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de 1994 pour le PowerBook Duo 270c. La gamme Duo, vous la connaissez sûrement : nous vous avons déjà présenté la brochure de cette gamme ici et leur grosse prise spécifique PowerLatch là. Le PowerBook 270c faisait partie de la deuxième fournée, sortie en octobre 1993 : c’était un modèle avec écran en couleurs, accompagné d’un modèle moins coûteux en noir et blanc, le Duo 250.
Pendant ce temps, chez Apple…
Alors voilà. Encore un Keynote de passé. On a quoi ? Une Apple Watch en titane. Comme au bon vieux temps du PowerBook G4 Titanium, en juin 2011. Espérons que le revêtement tiendra mieux qu’à l’époque !
On a aussi un iPhone en aluminium en plein de couleurs, comme au bon vieux temps des iPods shuffle de 2010. Mais ceux-ci n’étaient pas en aluminium recyclé : les temps changent !
Et on a enfin un iPhone 11 Pro dont le processeur peut résoudre mille milliards d’opérations par seconde ! Pour le coup, c’est mille fois plus que ce bon vieux Power Macintosh G4 de 1999 ! Mais lui, il bouffait 200 watts et pesait 13 kilos !
Bon anniversaire l’Apple I !
Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.
En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.
Source : Wikipedia
L’autre « Test drive a Macintosh »
On a déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération « Test Drive a Macintosh », durant laquelle Apple prêtait un Mac durant 24 heures à ses futurs clients en fin d’année 1984. Si l’opération médiatique qui a accompagné ce programme lui a permis de ne pas être oublié, on se souvient moins de l’opération « Apple’s Free Trial Run », son équivalent renouvelé à la fin de l’année 1989. On en trouve la trace dans cette brochure double, vantant à la fois ce programme d’essai et une offre de remise sur l’achat d’un Mac et de ses accessoires.
Du côté de l’essai gratuit, Apple prêtait ses modèles de l’époque, comme l’Apple IIGS, les Macintosh Plus, SE et SE/30, ou encore le Macintosh IIcx, à tout client disposant d’une des cartes de crédit Apple. Apple faisait (une nouvelle fois) le pari que les testeurs tomberaient sous le charme du Mac et l’achèteraient à l’issue de l’essai.
Quant aux réductions sur les accessoires, elles concernaient les imprimantes (ImageWriter II ou LaserWriter II), mais aussi les scanners, lecteurs de CD, modems, extension de mémoire (2 ou 4 Mo) ou disques durs de 20 Mo. La réduction allait de 150 euros suite à l’achat d’un Apple IIGS, à 300 euros pour le Macintosh IIcx.
Un PowerCD dans sa boîte… mais en Néerlandais
Internet est vraiment un village mondial. Jugez plutôt : d’un clic, un Français peut y acheter, auprès d’un Anglais, un produit d’une firme américaine présenté dans sa version néerlandaise ! Alors si vous maîtrisez la langue de Vondel, lancez-vous, faites une offre !
Le PowerCD, pour ceux qui l’ont oublié ou qui sont nés trop tard, était un lecteur de CD-audio, de CD-Rom et de PhotoCD, rebadgé par Apple à partir d’un lecteur Kodak. Il pouvait fonctionner de manière autonome comme un simple lecteur CD avec une prise casque, et disposait même pour cela d’une batterie intégrée. Mais il pouvait aussi se connecter à un Mac par le port SCSI pour devenir un lecteur CD-Rom externe. On peut dire, sans exagérer, que ce produit n’a pas rencontré un succès phénoménal.
Un kit de mise à jour IIGS pour Apple IIe sur eBay
On rencontre régulièrement quelques produits très rares, et hors de prix, sur eBay. En voici un parfait exemple : la mise à jour Apple IIGS pour Apple IIe ! Il s’agit d’un kit permettant de transformer un Apple IIe de 1983 en Apple IIGS (pour Graphics & Sound), commercialisé en même temps que celui-ci en septembre 1986. Ce kit devait être installé par un revendeur agréé. Il fallait en effet remplacer la carte-mère et quelques autres pièces, mais aussi le fond de l’ordinateur lui-même, sans oublier l’étiquette IIe à remplacer par l’étiquette IIGS.
Il est donc disponible sur eBay en achat immédiat pour 12.000 euros, proposé par un vendeur d’Issy les Moulineaux, qui accepte également d’étudier une offre directe. Si vous voulez tout savoir, vous pouvez trouver le manuel d’utilisation sur le site AppleLogic.
Ainsi mis à jour, l’Apple IIe devenait un véritable Apple IIGS. Tout en conservant son format original avec le clavier intégré, il disposait maintenant des ports série (compatibles AppleTalk) et ADB, et d’un processeur 65C816 à 2,8 Mhz. Quant à sa mémoire vive, elle pouvait être étendue à 8 Mo. On connaît aussi cet Apple IIe mis à jour, sous le nom de IIGS Stealth.

Sources : MacGeek, AppleFritter, CVXmelody.net, AppleClub
Bon anniversaire, les Power Macs de 1995
Le 7 août 1995, durant la MacWorld Expo de Boston, Apple dévoilait une mise à jour de sa gamme Power Macintosh. Les modèles 7200, 7500 et 8500 venaient remplacer les 7100 et 8100 en milieu de gamme (le très puissant 9500 avait été lancé un peu plus tôt). Le 8500 était un peu moins puissant que le 9500, mais disposait de plus de connectiques dédiées à l’audio et à la vidéo, tellement puissantes que les disques durs de l’époque étaient incapables de délivrer un flux suffisant pour suivre le rythme !
À défaut de vidéo, il était tout de même possible de se mettre à la publication assistée par ordinateur, par exemple en profitant de cette offre proposée en 1996 par Apple France. Un Power Mac 8500/120 avec QuarkXpress pour 40.000 francs TTC, y compris le Système 7.5.3 en Français, c’était cadeau ! Comment ça, un écran ? Ha non, l’écran, monsieur, c’est en supplément !
Enregistrer un produit Apple en 1980
Aujourd’hui, quand on achète un produit Apple, on s’enregistre auprès d’Apple sans même s’en rendre compte. Il suffit de relier son nouvel iPhone, ou son iMac, à son compte Apple/iCloud, pour qu’il soit enregistré auprès d’Apple. Mais comment faisait-on il y a quarante ans ? Hé bien on envoyait un formulaire par courrier, tout simplement. Un formulaire qu’on avait auparavant rempli au stylo, avec des numéros de série et des informations personnelles.
Apple en profitait pour proposer un exemplaire de découverte d’Apple Orchard, son premier magazine, dont le titre signifiait « Verger de pommes » (magazine auquel succèdera Apple on Apples). Et quitte à faire d’une pierre trois coups, Apple rappelait aussi les conditions d’application de sa garantie pièces et main d’œuvre de 90 jours.
40 ans du Macintosh : ne m’appelez jamais Mac !
L’Aventure Apple a mis la main sur un rare mémo envoyé par le département due com’ d’Apple à tous ses revendeurs et aux représentants commerciaux. Un document datant de mars 1984, par lequel l’entreprise interdisait l’usage de l’abréviation « Mac » pour son petit nouveau, le Macintosh. Le mémo précisait qu’Apple n’avait pas de licence ni d’autorisation pour utiliser ce terme. Par ailleurs, il était aussi demandé de toujours indiquer « Macintosh™ Personal Computer » lors de la première utilisation du terme. On se souvient qu’Apple ne disposait à l’époque que d’un droit d’usage, concédé par le fabricant de matériel audio Macintosh Laboratory.
Preuve de l’importance de ce mémo, il était adressé en copie à Floyd Kvamme, qui n’était rien de moins que l’Executive Vice President of Sales and Marketing de la marque à l’époque !
Les temps ont bien changé d’ailleurs : dans ses « Guidelines for Using Apple Trademarks and Copyrights », Apple indique qu’elle est dorénavant la seule propriétaire de la marque déposée « Mac » et autorise les tierces partie à l’utiliser sous certaines conditions, et notamment pour se référer à la gamme Macintosh.
Un kit de transfert sur t-shirt pour Macintosh
Vous cherchez une solution simple et élégante pour transférer les plus belles images de votre Macintosh vers un T-Shirt ? Alors cette annonce publiée sur eBay est faite pour vous ! Vous y trouverez un kit commercialisé en 1984 par la marque Diversions : l’Underware Ribbon. Une solution très ingénieuse, puisqu’elle ne nécessitait pas de papier spécial. C’est le ruban encreur de l’imprimante ImageWriter qui était remplacé par un modèle spécial, qui déposait sur du papier standard une encre pouvant ensuite être transférée sur du tissu.
Ensuite, il ne restait plus qu’à appliquer un bon coup de fer à repasser sur la feuille de papier positionnée sur le vêtement, pour y transférer ce que vous y aviez imprimé. Le fabricant recommandait d’utiliser des tissus 50% coton et 50 polyester : tout en coton, le tissu absorbait mal le transfert ; tout en polyester, il fondait sous la chaleur du fer à repasser…

À part son packaging, ce kit n’avait rien d’exclusif au Macintosh, puisque la marque proposait également le même kit de transfert pour différentes imprimantes de l’époque : IBM, Epson, Okidata, Nec ou encore Star Gemini. Évidemment, seules les imprimantes matricielle étaient concernées, et non les modèles laser et jet d’encre. Et puis il fallait disposer d’un logiciel capable d’afficher ou d’imprimer « en miroir » l’image à transférer.
Pour égayer un peu le t-shirt, il était possible d’acquérir un kit avec des Underware ColorPens qui ajoutaient (à la main) un peu de couleur. Plus tard, à l’arrivée des imprimantes matricielles en couleurs, la marque avait même proposé des Underware Ribbons en couleurs.
Un MacStation sur eBay (avec son Macintosh de 1984)
Le hasard fait parfois bien les choses… Nous vous parlions il y a quelques jours du MacStation, ce support permettant d’intégrer un Mac, une imprimante ImageWriter un lecteur de disquettes, des manuels et bien d’autres choses encore, pour gagner de la place sur le bureau. Il se trouve que le propriétaire – américain – d’un tel accessoire le cède justement sur eBay pour la rondelette somme de 2170 dollars (1920 euros).
Pour ce prix-là, vous obtiendrez également le Macintosh 128 de 1984 (mis à jour en 512K, de première main), avec son clavier et sa souris, mais aussi l’imprimante, le lecteur externe de disquettes de 400 Ko, un lecteur externe de cartouches 5 Mo (Tecmar MacDrive), et le sac de transport pour le Mac. Sans oublier quelques logiciels et manuels. Attention cependant, il faudra prévoir un intermédiaire aux États-Unis car l’expédition en Europe n’est pas prévue.
Pour la petite histoire, on se souviendra que le propriétaire de ce lot l’a acheté en tant que revendeur Apple, dès sa présentation par Steve Jobs en 1984, grâce à une offre d’Apple destinée à familiariser ses revendeurs avec la nouvelle machine.
Bon anniversaire le Xserve G5 !
Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.
Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.
Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.
Veuillez reconnecter la clé USB
De nos jours, quand on éjecte une clé USB ou tout autre support de stockage externe sans les glisser auparavant sur la Corbeille, Mac OS X se contente d’une discrète alerte, rappelant que cette étape est nécessaire pour éviter les soucis, même si cette manoeuvre est le plus souvent sans conséquence en pratique.
Il y a vingt ans, les choses étaient différentes. Les supports externes étaient beaucoup plus sensibles à l’éjection « à chaud », notamment car certaines opérations d’écriture étaient retardées jusqu’à l’éjection du disque. Ce n’est donc pas un petit message d’information, mais une alerte en bonne et due forme, qui s’affichait sous Mac OS 9. Pire : il s’agissait d’une alerte bloquante, ne disposant même pas d’un bouton « Annuler » ! Tout le système était alors figé jusqu’à ce que la clé USB soit insérée à nouveau.
Et de 1000 !
Alors que l’Aventure Apple a célébré cet été ses 25 ans, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je vous annonce que les Trésors de l’Aventure Apple fêtent aujourd’hui leur millième article ! Grâce au soutien de MacGeneration qui assure l’hébergement du site, j’ai pu me consacrer à la collecte de tous ces souvenirs de l’histoire d’Apple : des publicités, des photos de ma propre collection, des vidéos, des anecdotes, des articles de journaux et de magazines, des captures d’écran antédiluviennes, des goodies, des extraits de modes d’emploi, de vieux CD et de vieilles disquettes, des trouvailles partagées par des lecteurs ou repérées sur eBay…

Lancé le 20 avril 2018, le blog a accueilli des visiteurs passionnés qui se sont rués sur les conseils pour blanchir des plastiques jaunis puis, dans l’ordre, sur bien d’autres sujets :
Que faire avec un vieil iMac ?
Les slogans abandonnés par Apple
Des voitures Apple… et Disney !
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Avant Titan et l’iCar, une Renault Clio Apple
Combien vaut le pin’s Apple ?
Et pour le reste… Eh bien vous pouvez visiter par vous-même ! Il y en a pour tous les goûts :
Apple Expo Apple France Apple II Apple IIc Apple IIe Apple IIGS Apple III Bill Atkinson Carton Claris Clavier Clone Design Disquette Fail Finder G3 G4 Goodies HyperCard iMac ImageWriter Internet iPhone iPod iTunes Lisa Logo Macintosh Macintosh Classic Macintosh II Macintosh LC Macintosh Plus MacOS MacOS 8 MacOS 9 MacOS X MessagePad Microsoft Newton Office Performa PowerBook PowerMacintosh Power Macintosh PowerPC Prototype Publicité Quadra QuickTake QuickTime Rebadgeage SEEDRIN Souris Steve Jobs StyleWriter Système 7 Think Different Windows écran
Et si vous manquez d’inspiration, il vous suffit de demander : en cliquant ici, vous atterrirez sur un article sélectionné tout à fait par hasard !
Un Appleline Protocol Converter sur eBay
Si vous avez un petit millier de dollars à dépenser, il vous reste quelques heures pour acquérir sur eBay un exemplaire extrêmement rare de l’Appleline Protocol Converter (numéro de modèle A9M0307). Si vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez toujours nous l’offrir !

Il s’agit d’un boîtier commercialisé par Apple en 1985, au prix de 2.000 dollars, et permettant à un ordinateur (Lisa, Apple II ou Macintosh) de communiquer avec un ordinateur central (mainframe) IBM, en utilisant le protocole IBM 3270. C’est l’application MacTerminal, produite par Apple, qui permettait à l’utilisateur de se connecter à l’ordinateur central, ce boîtier se chargeant de la conversion du signal. Bref, avec cet équipement, le Macintosh se comportait comme un client IBM 3278-2, un terminal dépourvu de souris et d’interface graphique.
On peut aussi trouver quelques photos de cet objet dans cet album réalisé par un collectionneur chanceux qui en a récupéré un que son propriétaire avait glissé dans un carton de Lisa vendu aux enchères. Vous pouvez aussi découvrir d’autres images dans cet autre album, avec notamment la première page du manuel.
[edit] On nous signale que ce boîtier est basé sur le DCA Irmaprint Protocol Converter, que l’on trouve aujourd’hui pour bien moins cher : 30 dollars ici ou 50 dollars là. L’arrière du boîtier ne laisse en effet aucun doute. Et en regardant bien la face avant, on distingue les 3 leds qu’Apple a habillées des barres obliques caractéristiques de son design de l’époque.
Dans les années 80 et 90, Apple était spécialiste du rhabillage de produits tiers, auxquels elle ajoutait son logo et ses pilotes. On en fera un article à l’occasion : n’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires !
Source : eBay ; Vintage Computing ;
Une autre mise à jour Apple IIGS Stealth (avec des pommes non-mordues)
Le mois dernier, nous vous présentions un kit de mise à jour de l’Apple IIe en Apple IIGS, en vente sur eBay, pour la modique somme de 12.000 euros… Si vous trouvez que ça fait un peu cher, sachez qu’un autre passionné met en vente ce même kit, accompagné d’un deuxième carton contenant un boîtier de remplacement pour l’Apple IIe devenu Apple IIgs, et une petite surprise…
En effet, là où le kit « simple » proposait uniquement de changer le fond de la machine et l’étiquette sur le boîtier, ce deuxième carton permettait de disposer d’un boîtier tout neuf. Ainsi, vous pouviez conserver votre ancienne carte-mère d’Apple IIe dans votre ancien boîtier. Finalement, c’était presque comme acheter un Apple IIGS complet : ne restait plus qu’une alimentation à trouver pour l’installer dans l’ancien Apple IIe. Avec son nouveau boîtier. Enfin bref.
Nous avons pris contact avec le propriétaire de ces cartons, et lui avons fait part de notre étonnement : les pommes sur son clavier ne sont pas mordues ! Nous n’avions jamais croisé une telle anomalie. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une erreur d’un sous-traitant. On peut plutôt imaginer qu’il s’agissait d’un achat personnel du propriétaire : un clavier compatible Apple IIe, fabriqué par une entreprise qui avait pris la sage précaution de ne pas contrefaire le logo Apple. D’ailleurs, le positionnement des mentions Tab, Shift ou Esc n’est pas non plus celui des claviers Apple, où elles sont habituellement inscrites en haut à gauche de chaque touche. Sans parler du mode d’emploi tapé à la machine, ce qu’Apple ne faisait plus depuis longtemps en 1986… Bref, on peut raisonnablement penser à une production de Staff, spécialiste des claviers compatibles à l’époque (comme ce K8AP, disponible ici sur eBay pour 90 euros), et précautionneux avec le logo Apple :

[Mise à jour le 16/01/19] Un contact avec le vendeur nous a permis de disposer de la deuxième page du document polycopié fourni dans le carton du boîtier. Il s’agit bien d’un mode d’emploi pour monter un clavier, mais il s’agit de la marque JAMECO ELECTRONICS. Cette marque, fondée en 1974, existe toujours et vous pouvez visiter son site web. Nous avons tenté de prendre contact avec eux pour discuter de leurs jeunes années, sans résultat pour le moment…
Le propriétaire de ces cartons explique qu’un membre de sa famille les avait achetés avec l’intention de trouver ensuite un vieil Apple IIe à mettre à jour, ce qu’il n’avait finalement jamais pris le temps de faire. Toutes les disquettes et manuels sont fournis, encore sous leur blister. Une belle pièce sans aucun doute, aux enchères à partir de 3000 dollars, à moins que vous ne préfériez faire une offre directe.
L’utilisateur Microsoft, fan de Mac (1989)
Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.
Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !
Après Swticher, Twitcher ?
Voici un souvenir qui peut être vu comme un prolongement de notre article dédié à Switcher, publié sur MacGénération dernièrement. Switcher, pour mémoire, était une création de Andy Hertzfeld, permettant de passer d’un logiciel à l’autre sur les premiers Macs, sans avoir besoin de quitter chaque logiciel avant d’en lancer un autre.
Ce souvenir, nous l’avons trouvé dans l’édition d’avril 1987 de Science & Vie Micro. Les journalistes de SVM, sûrement bien informés, annonçaient que Switcher serait bientôt remplacée par Twitcher, une nouvelle manière de gérer le multitâche sur une machine qui n’était pas prévue pour. Permettant l’exécution de plusieurs programmes dans autant de fenêtres à l’écran, ce Twitcher ressemble fort au MultiFinder qui sera en effet commercialisé l’été suivant.
Publicités – Macintosh II, l’Homme et l’esprit
Le dimanche, c’est publicité ! Après la série de publicités de dimanche dernier, sur le thème des inventeurs, on reste dans le sujet des méninges, avec ces deux publicités françaises de 1988 pour le Macintosh II.
Dans la première publicité, il est question d’évolution, de crise, et d’Apple qui arrive pour redonner à l’Homme ce qu’il a d’unique, et de plus fort : sa vision. Un monde. Et exploiter chaque ressource qu’il a en lui. Dit comme ça, ça pourrait surprendre, mais il s’agissait de vanter les mérites du Macintosh II, son processeur 68020 de Motorola maîtrisé, le MultiFinder pour un système multi-tâches, son écran de 16 800 000 couleurs, sans oublier le message de « Bienvenue » coloré quand on allume le Mac. Cette machine, on dirait quelqu’un. Et ça aussi c’est nouveau…
Dans la deuxième publicité, il est plutôt question de s’ouvrir l’esprit, pour dialoguer avec le monde entier, accéder aux plus grandes banques de données mondiales, à tous les serveurs… Bref, une planète qui rapetisse. Le travail d’autrui devient le vôtre. Et vice-versa. Vous êtes à la fois récepteur et source. Une première connexion de ce type est presque toujours une révélation. L’émotion passée, on se retrouve avec des ressources humaines et matérielles multipliées. Des amis aussi. Et en guise de conclusion : Il va falloir que le Minitel rose aille se rhabiller !
On aimerait connaître le rédacteur des longs textes de ces deux publicités, qui mêlent de manière assez rare (même chez Apple !) les envolées humanistes et les détails techniques…
Gérer les cookies dans Internet Explorer 5 sur Mac
Tout n’est pas bon dans les cookies, ces petits éléments stockés sur votre disque dur par les sites web que vous visitez. Identifiants, coordonnées, préférences, tout peut être stocké, pour vous simplifier la vie (enregistrer vos réglages par exemple) ou vous suivre à la trace (achats, pages visitées…).
Les deux grands navigateurs que sont Internet Explorer et Safari vous permettent de savoir ce qui est gardé en mémoire sur votre ordinateur, et au besoin de supprimer les éléments indésirables. Dans la fenêtre de Préférences, cliquez sur « Cookies » (IE) ou sur « Sécurité » puis « Afficher les cookies » (Safari). Si la liste qui apparaît semble au premier abord pour le moins obscure, vous comprendrez vite le fonctionnement : les cookies sont affichés selon le site qui les a créés, et disposent chacun d’un nom.
À chaque visite, le site en question demande à l’ordinateur le contenu ou la valeur de ce cookie, et peut également la modifier. Cette valeur peut être affichée, mais elle est généralement cryptée ou chiffrée pour des raisons de sécurité. Vous repérerez également rapidement qu’une grande partie des cookies ne viennent pas des sites que vous fréquentez habituellement, mais de régies publicitaires. Ceux-là, vous pouvez vous en débarrasser sans crainte, en les sélectionnant avant de cliquer sur « Supprimer ». N’effacez pas les cookies des sites que vous utilisez habituellement, au risque de devoir entrer à nouveau tous vos réglages !
Cette astuce a été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.
L’Apple Store, avant l’Apple Store
Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :
Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».
Une astuce pour Word 2001
On a déjà parlé d’Office 98 dans nos colonnes. Voici maintenant une astuce pour Word 2001, son successeur. Double-cliquez n’importe où sur une page de texte ce logiciel. Comme par magie, le logiciel ajoute des retours à la ligne, des tabulations ou des justifications, pour que vous puissiez entrer du texte exactement là où vous le souhaitez !

Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.
40 ans du Mac : un exemplaire de pré-production vendu aux enchères
Fêter les quarante ans du Macintosh, c’est aussi se souvenir qu’avant d’être un produit fini, le Macintosh a été une idée, un projet, quelques prototypes et des exemplaires de pré-production. C’est justement l’un de ces derniers qui a été vendu aux enchères l’année dernière. Un modèle très proche du modèle final, au point qu’on ne pourrait sans doute même pas atteindre les 7 erreurs !
D’après les précisions fournies par RRAuction, ce modèle aurait appartenu à Joanna Hoffman, qui faisait partie de l’équipe de développement du premier Macintosh. On constate que le boîtier ne porte pas encore le nom de l’ordinateur à l’arrière, mais uniquement la mention « Apple ». Il manque également des mentions définitives sur les étiquettes de l’ordinateur, du clavier et de la souris.
Ce modèle a été vendu 16.500 dollars, soit à peu près autant d’euros. L’heureux acquéreur a emporté par la même occasion un horrible sac de transport en cuir, réalisé à la main, qu’Apple avait distribué aux rares salariés ayant bénéficié de ces modèles de pré-production.
Un Performa 275 aux enchères
En ce moment, sur le site d’enchères de Yahoo! Japon, vous pouvez admirer (ou acquérir) un Performa 275. Il s’agit de la dénomination commerciale du Color Classic II pour l’Asie, un marché où l’on apprécie les modèles compacts.
Ce modèle partage la même architecture interne que plusieurs de ses contemporains, comme le LC III (en format « boîte à pizza ») ou le LC 550 (avec son écran 14 pouces intégré). Il était animé par un processeur Motorola 68030 à 33 Mhz et pouvait accueillir de 4 à 36 Mo de mémoire vive. Son écran dix pouces affichait 256 couleurs en 512 x 384 pixels. Une extension de mémoire vidéo permettait de passer à 65.000 couleurs !
La brochure Performa et ses chats
Voici aujourd’hui une très belle brochure pour la gamme Performa, qu’Apple venait de lancer en 1992. Performa, c’était le nom commercial des modèles d’Apple destinés au grand public, et vendus par le canal de la grande distribution. En réalité, le Performa 200 était un Macintosh Classic II ; le Performa 400 était un LC II, et le Performa 600, un Macintosh IIvi. Les modèles Performa étaient livrés complets et prêts à l’emploi, avec ClarisWorks, Echange PC/Macintosh, At Ease et une visite guidée du système.
Mac VS PC, en 1987
La guerre entre Mac et PC ne date pas d’hier. Même Apple l’a mise en scène dans ses spots publicitaires « Get a Mac » de 2006 à 2010. Nous nous sommes replongés dans un PC Magazine de novembre 1987, qui proposait un dossier complet « Mac vs PC » opposant le Macintosh II au plus gros PC d’IBM, l’abominable PS/2 Model 80.
Apple assumait clairement le rôle de « nouveau Mac » attribué au Macintosh II. Un nouveau Mac, prêt à s’attaquer au marché professionnel qu’IBM avait saturé avec son PC. De son côté, IBM tentait de créer une nouvelle norme avec son PS/2. Bien que compatible DOS, son ordinateur s’envisageait plutôt avec le système dédié OS/2 disposant lui aussi d’une souris, le rendant plus convivial et plus ergonomique. La lecture de l’article permet d’ailleurs de se rendre compte de l’échec immédiat de ce projet : s’il est bien question d’interface graphique tout au long de l’article, ce n’est pas d’OS/2 qu’il s’agit, mais bien de Microsoft Windows, alors simple sur-couche s’installant sur DOS !
Le journaliste Jim Seymour rappelait tout d’abord les points communs des deux machines : même conception ouverte, nouvelles normes de cartes d’extension (NuBus sur Mac, Micro Channel Architecture sur le PS/2), écran 640×480 en couleurs, processeurs deux à trois plus rapides (Motorola 68020 sur le Mac, Intel 80386 sur le PS/2)…
Côté prix, l’IBM PS/2 équipé de son système OS/2 optionnel était un peu plus cher que le Macintosh II. Du côté des performances, le PS/2 s’avérait 10 à 15% plus rapide dans les tests théoriques, mais 25 à 50% plus lent dès que l’interface graphique était activée.
Du côté des logiciels, les différences étaient encore très marquées entre les deux mondes. Par exemple, Word 4 sur PS/2 bénéficiait des touches de fonctions du clavier IBM, permettant de sauter de page en page ou du début à la fin du document, tandis que Word 3 sur Mac obligeait à utiliser l’ascenseur, plus lent et moins précis. PaintBrush, lui, offrait sur PC la même interface que MacPaint, mais pouvait aussi fonctionner sur un PC avec écran en couleurs, ce que seul CricketDraw permettait avec le Macintosh II… En revanche, le Mac reprenait le dessus grâce à Illustrator, le petit dernier d’Adobe Systems, qui révolutionnait le dessin assisté par ordinateur. D’autant plus que le système d’interface graphique d’Apple, mieux intégré, s’avérait plus réactif, et que sa gestion de la mémoire vive en un seul bloc (là où le PC obligeait à segmenter les usages) était plus simple pour les développeurs.
Les auteurs notaient d’ailleurs qu’en cette année 1987, le Mac commençait à disposer d’une bibliothèque de logiciels sérieux. Certes, DOS menait la danse en terme de quantité, mais le Mac se défendait largement en terme de qualité. Qui a besoin de centaines de traitements de texte, quand il dispose de Microsoft Word, MindWrite, WriteNow, et bientôt WordPerfect et FullWrite ? Ah oui, et MacWrite aussi, pour des petits mémos… Du côté des tableurs, Microsoft Excel faisait oublier le fameux Lotus 1-2-3 qui faisait la fierté des utilisateurs de PC. Il était tellement bon que Microsoft envisageait même de le porter sur PC, et en couleurs s’il-vous-plaît ! En revanche, Lotus Jazz, le logiciel prometteur annoncé lors de la sortie du Macintosh 512K, s’avérait déjà être un échec commercial.
Microsoft Windows, surtout, s’annonçait comme un moteur important du portage de logiciels du Mac vers le PC, en tout cas sur les PC suffisamment puissants pour encaisser la surcharge de travail. Aldus, qui venait d’inventer la publication assistée par ordinateur sur le Mac, s’apprêtait à la proposer pour Windows, tandis que Microsoft s’apprêtait à le faire avec Excel. « Avant longtemps, nous verrons les grands succès du Mac ou du PC mis à jour simultanément sur les deux systèmes » prédisait l’auteur.
Parmi les avantages conservés par le Macintosh en 1987, on comptait aussi les Accessoires de Bureaux, ces petits logiciels accessibles à tout moment depuis le menu Pomme (calculatrice, calendrier, bloc-note, album, horloge…), inconnus sur Windows (et que Mac OS Catalina enterrés définitivement). La mise en réseau par AppleTalk, permettant d’ajouter un Mac ou une imprimante au réseau pour une cinquantaine d’euros et sans réglages, était aussi un avantage important.
Bien sûr, le PC gardait pour lui sa bibliothèque logicielle bien plus fournie, et des prix tirés par le bas par la concurrence des compatibles-PC. Un principe alors fermement interdit par Apple. « Ça vous dirait, un clone, John ? » avait-on un jour proposé à John Sculley, PDG d’Apple. « Ça vous dirait, un procès ? », avait-il répondu du tac-au-tac. Une ligne de conduite qui ne sera rompue qu’au milieu des années 1990…
Bref, au moment du bilan, en 1987, le Mac était gagnant en termes de simplicité, de convivialité et d’innovation. Mais dans le camp d’en-face, si IBM semblait encore à la manoeuvre, entre les lignes, c’est bien Microsoft et son Windows qui s’apprêtaient à renverser le piédestal.
L’origine de la souris du Macintosh
Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options. Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.
C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !
Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.
Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !
La souris ronde de NeXT
Nombreux ont été les utilisateurs à se plaindre de la souris accompagnant les premiers iMacs. Toute ronde, elle ne facilitait pas la prise en main et ne permettait pas au poignet de se reposer. Elle était jolie et colorée, certes, mais ça ne suffisait pas.
Les utilisateurs des ordinateurs de NeXT, la seconde création de Steve Jobs, avaient pu goûter au plaisir de cette forme de souris bien avant nous, puisque la marque avait utilisé un design tout aussi rond, duquel dépassaient les deux boutons, pour la souris de la NeXTstation Turbo, en 1990. On en trouve une actuellement sur eBay. La photo ci-dessous est issue de cette annonce :
Cette souris était la deuxième produite par NeXT. Elle remplaçait une souris de forme plus traditionnelle, et adoptait la connectique ADB d’Apple. Le Journal du Lapin a d’ailleurs eu l’occasion de la tester : sous Mac OS 9, seul le bouton gauche fonctionne, mais sous Mac OS X, avec un adaptateur ADB-USB, les deux boutons réagissent !
Quand le succès du Mac déteignait sur le Lisa
Août 1984. Le Macintosh est commercialisé depuis le début de l’année, et cohabite au catalogue d’Apple avec le Lisa, l’Apple IIc et l’Apple IIe. En revanche, l’Apple /// vient juste d’être éjecté pour faire un peu de place sur les étagères. C’est le moment que choisit la revue InfoWorld pour publier un article très instructif intitulé « Le succès du Mac déteint sur le Lisa ». Et voici ce que disait cet article.
En 1983, Le Lisa était un vrai problème pour Apple. Coûtant 10.000 dollars, utilisant des disquettes spécifiques, il ne se vendait pas bien. Quasiment un échec. Et puis le Macintosh est arrivé en janvier 1984, pour 2.500 dollars, avec une lecteur de disquettes Sony standard, et Apple en a profité pour revoir le Lisa et lui offrir le même lecteur, pour un prix largement réduit, sous le nom de Lisa 2. Pour Apple, le Macintosh est un peu comme une Volkswagen, tandis que le Lisa est une Porsche. Ou un « Big Mac ». Et les clients apprécient : le Lisa 2 est en rupture de stock dans certaines boutiques, notamment le modèle équipé d’un disque dur interne de 10 Mo.
Le Lisa 2 est accompagné par les logiciels de la suite « Lisa 7/7 » : Lisa Write, Lisa Draw, Lisa List, Lisa Project, Lisa Graph, Lisa Calc et Lisa Terminal. Le tout pour 695 dollars, beaucoup moins cher que la suite Lisa Office System qu’elle remplace. Le copier-coller y est largement généralisé entre les logiciels, contrairement à son prédécesseur, et Lisa Write dispose maintenant d’un correcteur d’orthographe. Mieux : Lisa 7/7 est capable d’imprimer sur une imprimante en couleurs, malgré son écran en noir et blanc : la couleur de chaque élément est choisie dans un nouveau menu dédié.
Mais la sortie de Lisa 7/7 marque aussi, chez Apple, la fin du développement dédié au Lisa. Tout porte à croire que le Lisa va se rapprocher du Macintosh, notamment grâce au programme MacWorks qui transforme le Lisa en puissant Macintosh. Il doit d’ailleurs évoluer pour permettre de gérer sur le Lisa 2 les applications des deux systèmes en parallèle. Un gros travail est donc fait avec les développeurs pour vérifier que leurs applications Mac fonctionnent correctement sur le Lisa avec MacWorks. Pour parvenir à ses fins, Apple a fusionné les deux équipes de développement, au sein de la division Apple 32 (dont nous avons déjà parlé par ici). Et tout le monde travaille désormais pour le Macintosh, y compris dans le but d’assurer un jour la migration des données de Lisa 7/7 vers le Macintosh. On attend aussi la sortie d’Applebus, le système de réseau local peu coûteux que promet la marque (et qui sera renommé AppleTalk au tout dernier moment). Grâce à ce réseau, un Lisa doit pouvoir devenir serveur de fichiers pour les Macs situés autour de lui. D’autant plus qu’on annonce un disque dur de 74 Mo pour bientôt (comptez tout de même 9000 dollars avec son système de sauvegarde sur bande).
Pendant ce temps, 250 compagnies développent des logiciels pour le Macintosh, contre quelques poignées pour le Lisa, principalement dans des domaines professionnels, notamment en raison des capacités graphiques du Lisa et de son grand écran. Mais aussi en raison de sa mémoire vive, qui permet d’ouvrir des documents plus volumineux : LisaWrite gère des textes de 80 pages quand le Macintosh se contente de 10 ; LisaDraw gère quatre fois plus d’objets que MacDraw. Et surtout, le Lisa est la seule plateforme de développement pour le Macintosh, dont la mémoire est insuffisante pour cette tâche. Alors, que reste-t-il au Macintosh ? La gestion du son : le Lisa n’est pas équipé de la puce spécialisée dans l’audio dont dispose le Macintosh, et reste muet avec les applications dédiées.
Ironie de l’histoire : grâce à sa mémoire vive et à MacWorks, le Lisa 2 sera donc le premier « Mac » compatible avec les applications développées pour le futur « Fat Mac » (qui sera commercialisé peu après sous le nom de Macintosh 512K). Et déjà, Lotus prévoit que son application dédiée au Macintosh (qui sera finalement dénommée Lotus Jazz) pourra tourner sur le Lisa 2 avant même la sortie du Mac compatible !
Publicité – La Pomme d’Or (Tentation)
Le dimanche, c’est publicité ! La semaine dernière, nous vous présentions une publicité de 1993 pour les Trophées Apple, qui récompensaient des développeurs de logiciels pour Macintosh. Dix ans plus tôt, paraissait la publicité que nous reproduisons aujourd’hui, sur le même thème.
À l’époque, en 1983, on ne parlait pas encore de Trophées Apple, mais de Pomme d’Or, « reconnue comme le Goncourt des auteurs de logiciels », rien de moins ! La récompense était alléchante, puisqu’il s’agissait d’un Lisa « et sa souris » — imaginerait-on aujourd’hui promettre un iMac « et sa souris » ? Remarquez également l’adresse de réponse du concours : Apple éducation, à l’attention de Jean-Louis Gassée en personne !
Un étrange poster ailé pour le Macintosh de 1984
Voilà un bien étrange poster, vendu récemment par RRauction. Issu de la collection d’un salarié non identifié de la marque, ce rare poster promotionnel Apple de 1984 (46 × 61 cm) représente l’archange Gabriel présentant le Macintosh 128K, avec à l’écran un exemple de MacPaint. Dans les coins supérieurs figure l’inscription « Macintosh » et « MCMLXXXIV », rappelant l’année du lancement. Ce visuel artistique est sans doute l’un des emblèmes les plus singuliers de la communication autour du premier Mac.
De notre côté, on a renoncé à tenter d’élucider le mystère de la symbolique de ce visuel. Un ange, un Macintosh, un œuf…
Les anciennes adresses d’Apple
Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.
Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.
Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque : le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

La brochure de l’AppleDjinn, avec France Télécom
Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté les photographies de notre AppleDjinn, le petit modem conçu par Apple et France Télécom. Puis nous vous avons rappelé que la marque Djinn a été utilisée à de nombreuses reprises par France Télécom pour des modems, mais pas seulement. En cherchant bien, nous avons aussi retrouvé cette brochure d’époque, avec quelques captures d’écran et des informations techniques.
Certains des noms cités dans la capture d’écran du Répertoire sont des anciens de chez Apple France : Pascale BIDET, Gérard BUFFONE, Clément DE LA JONQUIERE (chez Apple de 1987 à 1997), Jean-Luc FARAT (chez Apple depuis 1982, décédé en 2008) et Jean-Louis NAUDIN (chez Apple entre 1989 et 1995). Si certains nous lisent, racontez-nous vos souvenirs !
Cette brochure avait été réalisée en 1993 par l’agence de publicité Huitième Jour.
Le jeu Apple Formation
Retrouvé dans son grenier par un collectionneur, voici le “Trivial Pursuit” des techniciens d’Apple, le jeu Apple Formation ! Diffusé aux alentours de 1989 et créé par la société Zéphir, il reprend les règles du célèbre jeu de culture, adapté aux connaissances du monde Apple. De plus, on ne remplit pas un petit “camembert” avec des pions colorés, mais on reconstitue le mot “Apple” en collectionnant les lettres remises suite à trois bonnes réponses sur cinq questions posées dans chaque case d’angle du plateau.
Sur chaque carte, on trouvait des questions relatives à l’utilisation de l’ordinateur et des logiciels, sur Mac mais aussi dans les autres univers auxquels les techniciens Apple pouvaient être confrontés. Une question de culture générale servait de Jocker.
Astuce – Des raccourcis dans le Dock
Sous MacOS 8 ou MacOS 9, il était aisé d’ajouter de raccourcis dans le menu Pomme, pour garder ses applications ou ses fichiers préférés à portée de clic. Rien de tel en revanche sur Mac OS X. Il faut alors utiliser le Dock.
Il vous suffit de créer un nouveau dossier, et d’y glisser des alias (raccourcis) de vos applications préférées, puis de glisser ce dossier sur le Dock, où l’icône du dossier apparaît. Il vous suffira ensuite de cliquer une seconde dessus pour faire apparaître un menu avec la liste de vos raccourcis.
Cette astuce avait été publiée dans la revue A Vos Mac en 2002
Un croquis de Macintosh en 1982
Dans l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion, le lecteur ébahi découvre des prototypes et des croquis du Groupe de Dessin Industriel d’Apple, des années 80 jusqu’à 1997. Nous aurons l’occasion d’en diffuser quelques extraits. Aujourd’hui, voici un projet de design pour le Macintosh, datant d’avril 1982. On y retrouve évidemment le lecteur de disquettes 5 pouces 1/2 Twiggy, mais aussi un support ajustable en hauteur, dans un boîtier aux angles plus vifs que celui qu’Apple choisira finalement. Cliquez ou touchez l’image pour l’agrandir !

Deux souris noires
La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.
Ajouter un pavé numérique à un Macintosh Portable
Oui, vous avez bien lu : à une époque, il a été possible d’ajouter un pavé numérique à un ordinateur portable. Lors de sa commercialisation, le 20 septembre 1989, le Macintosh Portable était fourni avec un clavier et un trackball, qui pouvaient être intervertis selon que l’utilisateur était gaucher ou droitier. Mieux : en repassant à la caisse, il était possible d’acquérir un pavé numérique qui prenait la place du trackball. L’utilisateur était alors obligé d’utiliser une souris externe, mais au-moins disposait-il maintenant de touches chiffrées directement accessibles, ainsi que des touches d’opérations mathématiques de base.
La carte électronique située sous le module révèle que celui-ci a été fabriqué par le célèbre fabricant japonais de clavier Alps (dont nous vous parlions justement hier, puisqu’il avait racheté quelques années plus tôt une des divisions d’Apple). De manière étonnante, on retrouve sur cette carte l’ancien logo Apple, que la marque avait pourtant abandonné deux ans plus tôt sur ses cartes-mères, et de longues années auparavant sur ses visuels.
L’installation n’était cependant pas une partie de plaisir. Elle était d’ailleurs réservée aux revendeurs autorisés. Elle nécessitait un démontage en règle d’une bonne partie de la machine.
Les piles du PowerBook 100
Après l’interrupteur de stockage à long terme présenté il y a quelques jours, voici une autre caractéristique unique du PowerBook 100, conçu en 1991 par Sony selon les instructions d’Apple, qui planchait de son côté sur les modèles numérotés 140 et 170. Alors qu’Apple avait opté pour une batterie de sauvegarde intégrée, à la manière des piles intégrées dans tous les modèles de Mac, Sony avait fait un choix différent, en permettant à l’utilisateur d’accéder aisément aux trois piles alimentant la mémoire vive et le circuit de sauvegarde du Mac.
Ces trois piles (de type CR2430, 3 volts) étaient disposées dans un tiroir escamotable, à l’arrière de la machine. Pour les remplacer, il fallait simplement mettre l’ordinateur en veille, ouvrir le tiroir et changer les piles. Avouez que c’était tout de même plus simple que de démonter le boîtier à la recherche d’une pile connectée à la carte-mère !
Quand Apple scannait depuis HyperCard
En 1988, quand Apple présente son premier scanner, tout simplement baptisé « Apple Scanner », elle offre à ses utilisateurs deux manières d’acquérir des images : soit le logiciel AppleScan™ qui fonctionnait sous Système 6 et nécessitait au moins 1 Mo de RAM, soit une simple pile HyperCard, dénommée HyperScan, qui permettait de numériser directement au meilleur format pour HyperCard. C’était l’époque où Apple pensait réellement qu’HyperCard allait révolutionner l’usage du Mac et imprégner durablement son écosystème…
Dans ce deuxième cas, les images étaient importées en 512 x 342 pixels, l’unique taille des piles HyperCard à l’époque, en noir et blanc et 72 points par pouces. Sans surprise, c’est Bill Atkinson lui-même, le créateur d’HyperCard, qui avait supervisé HyperScan, aidé par son épouse Sioux (oui, c’est son prénom, rien à voir avec les tipis et les bisons). Pour tirer partie au mieux des contraintes graphiques de l’écran du Macintosh, Bill Atkinson avait amélioré le pilote du scanner intégré à la pile : il avait ajouté une fonction de détection de contours pour améliorer la netteté des lignes.
Il est largement question de numérisation d’images dans le chapitre 4 du livre de conception de pile Hypercard Stack Design Guidelines. La page 84 cite même explicitement HyperScan, qui permet de disposer d’une image prête à être collée dans une pile HyperCard.
Pour les plus curieux, rappelons que l’Apple Scanner supportait la numérisation en noir et blanc ou en niveaux de gris, jusqu’au format A4 en 300 points par pouces. Il se connectait au Mac par le port SCSI apparu en 1986. À son lancement, il coûtait 1799 dollars.
Sources : UM Computing News (via Google Books) ; la brochure de l’Apple Scanner (via User Manual Wiki) ; Communiqué de presse d’Apple (via bit.it) ; Conférence de Bill Atkinson (YouTube)
Connaissez-vous ProDOS ?
L’histoire des systèmes d’exploitation d’Apple n’a pas commencé avec Mac OS. Avant le Mac, Apple disposait déjà de plusieurs systèmes d’exploitation : l’Apple /// de 1981 avait son SOS, pour Sophisticated Operating System, le Lisa de 1983 avait son LisaOS, et les Apple II avaient leur ProDOS, pour Professional Disk Operating System. Ce dernier avait succédé en 1983 au système Apple DOS parvenu en version 3.3. Bref, ProDOS n’a finalement vraiment été développé par Apple que quelques années, en parallèle d’autres projets, jusqu’à son remplacement par GS/OS sur le dernier Apple II commercialisé, l’Apple IIGS, en 1988. Et voici justement ce qu’en disait Apple France, qui s’appelait encore SEEDRIN.
Dans cette brochure, on apprenait donc que ce Système Professionnel d’Exploitation de Disques permettait d’optimiser le potentiel de la famille Apple II. Facilité d’utilisation, vitesse d’exécution, puissance de calcul et souplesse de traitement étaient améliorés par rapport à DOS. Il permettait également d’utiliser le disque dur ProFile (développé pour l’Apple III et adapté au Lisa) et d’y créer des dossiers et sous-dossiers, une fonction inconnue sous DOS (mais aussi dans les premières versions du Macintosh). Il disposait de certaines fonctions créées pour SOS (comme la gestion des horloges temps réel pour horodater les fichiers), et partageait avec lui le même système de fichiers, tout en restant compatible avec DOS 3.
ProDOS s’installait sur n’importe quel Apple II+, IIc ou IIe doté de 64 ou 128 Ko de mémoire vive, et permettait toujours d’exécuter les commandes DOS habituelles, mais aussi de transférer les données d’un disque DOS vers un disque ProDOS. Bien sûr, un interpréteur Basic Applesoft était disponible, pour continuer à programmer dans ce langage développé pour Apple par Microsoft (nous en avons déjà parlé ici).
Publicité : la LaserWriter et l’applaudimètre
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1991 pour la LaserWriter LS, l’imprimante laser disponible à seulement 7900 francs HT soit 9369 francs TTC (la TVA était à l’époque encore à 18,6%). Une publicité d’une banalité affligeante : vous pouvez remplacer « la nouvelle imprimante » par n’importe quel produit, annoncer son prix, et conclure « en général, à ce moment-là, les gens se lèvent et applaudissent ». Une voiture à 100.000 francs, une télévision à 500 euros, ou même un sombrero à 200 pesos, tout marche ! Quand en plus on voit que CLM/BBDO citait la Révolution Française et l’abolition des privilèges pour vendre une imprimante à deux smics, on comprend que cette réclame n’ait pas marqué l’histoire…
Les accessoires de l’iPod Shuffle 1G
L’iPod Shuffle 1G dont on fête l’anniversaire aujourd’hui était original à plus d’un titre. Nous ne pourrons vous expliquer l’origine de la couleur verte utilisée pour l’ensemble des campagnes de pubs et le packaging, celle-ci nous étant encore inconnue. Il est néanmoins intéressant de noter que cette même couleur a été utilisée quelques années plus tard, entre autre pour le guide du visiteur de l’Apple Store du Louvre le jour de son inauguration.
Plus étonnant, c’est le plus petit iPod, et le moins onéreux, qui a profité de la plus large offre d’accessoires dédiés. Apple y voyant peut-être le moyen de gonfler sa marge autour du baladeur premier prix. On peut ainsi citer le traditionnel Dock. Mais également le Armband, dont profitait avant lui l’iPod Mini. Le Battery Pack, le Lanyard+Caps et le Sport Case complétait la panoplie. Pour faire simple, vous pouviez faire du sport en glissant votre iPod dans un étui de protection, dont vous passiez le cordon autour du cou. Mais pour écouter votre musique en pratiquant votre sport préféré, vous pouviez aussi utiliser le brassard, qui ne protégeait cependant pas aussi efficacement l’appareil que le Sport Case. Si vous étiez très endurant, vous pouviez vous rabattre sur le Battery Pack, qui greffait à l’iPod un étui à cordon, comportant deux piles AAA. Enfin, plus simple, le cordon qui se fixait à la prise USB du Shuffle. Celui-ci était livré avec trois capuchons pour la prise USB, ce qui sous entendait que cette pièce se perdait facilement… Imaginez un peu le travail pour développer l’argumentaire de vente de chacun de ces accessoires !
Macintosh : plus vous en faites, plus c’est simple
Vous vous souvenez de cette publicité pour le PowerBook que nous vous avons présentée l’été dernier ? Elle détaillait tout ce qu’il fallait ajouter à un PC portable de base pour le hisser au niveau d’un PowerBook. Eh bien il existe exactement la même publicité, mais pour les modèles de bureau ! Diffusée en 1992, elle s’ouvre avec la même page d’accroche : « Si vous cherchez un ordinateur facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».
La première solution est la plus compliquée. Il faut un PC et pas mal de budget, pour lui ajouter une souris, de la mémoire, Microsoft Windows et quelques autres logiciels, une carte son, une carte vidéo, une carte réseau… ainsi que du temps, et pas mal de frustration.
La deuxième solution est beaucoup plus simple. Elle consiste à acheter un Mac (ici, un Quadra 700), où tout est compris, même le multimédia et un système d’aide à l’écran. En plus, le Macintosh est simple à appréhender, accessible, et il dispose d’outils de compatibilité avec MS-DOS.
La publicité s’acève comme sa jumelle, avec six note détaillant la marche à suivre pour quelques opérations basiques sur Mac et sur PC : installer une imprimante, récupérer un fichier glissé à la Corbeille, jouer un son, renommer un dossier, se connecter à un réseau ou ajouter un disque dur externe. Bref, « Macintosh, plus vous en faites, plus c’est simple ! ».
Un prototype de Macintosh SE dans le labo de Craig Federighi
OK, OK, c’est cool, Apple passe ses Macs sur ses propres processeurs. Et cette fois-ci, ils n’ont pas oublié de prévenir Microsoft et Adobe à l’avance pour qu’on n’attende pas leurs applications pendant deux ans… Mais le plus intéressant, c’est derrière Craig Federighi que ça se passe. Mais si, là, à droite de l’étagère du haut : un prototype de Macintosh SE transparent !
Un prototype de Macintosh dans Coco de Pixar
Pour une fois, pas besoin d’être très observateur pour remarquer l’apparition d’un Macintosh dans le dernier film des studios Pixar et Disney, « Coco ». Quand Miguel arrive dans le Monde des Ancêtres, la secrétaire dispose sur son bureau d’un Macintosh d’origine en parfait état de marche. Du moins, jusqu’à ce que Mama Imelda s’y attaque à coups de bottines, en le traitant de “boîte à bêtises” !
En revanche, difficile de savoir de quel modèle il s’agit : la face avant étant démunie de toute mention, il s’agit sans doute d’un Macintosh antérieur au Macintosh Plus, qui portait son nom à côté du logo Apple. L’arrière du Macintosh de Coco permet d’exclure le tout premier Macintosh, puisqu’il porte en partie haute un rappel du logo ainsi que son nom suivi de quelques caractères rouges, une caractéristique limitée aux Macintosh 128k et 512k, les versions qui succédèrent au Macintosh original en septembre 1984.
Reste un souci de taille : le modèle de Coco dispose de deux prises d’air, quand le Macintosh 128 n’en avait aucune, et le 512, une seule. Alors la conclusion s’impose : le Monde des Ancêtres dispose d’un prototype de Mac jamais vu sur Terre !
L’idée de cadeau du jour : la lampe Macintosh Classic
Vous cherchez une idée de cadeau ou de déco ? Alors cette jolie petite lampe de chevet créée tout simplement dans un Macintosh Classic est pour vous ! Vous la trouverez sur eBay, au prix un peu salé de 275 euros, auxquels il faudra ajouter 18 euros de frais de port pour la France…
Si vous préférez, vous pouvez toujours acheter un bon vieux Mac Classic (comme celui-ci), un peu de plexiglas, et dégainer la mini-perceuse dremel ! Et si vous cherchez de l’inspiration, vous pouvez relire notre article « Que faire avec un vieil iMac » publié l’année dernière.
Les autocollants pour clavier japonais d’Apple
En 1995, quand Apple commercialise sont kit logiciel permettant de taper et d’afficher du texte en japonais dans son Système 7, elle fait le choses bien. Elle intègre tout le nécessaire dans une belle boîte comme elle savait le faire à l’époque, avec un CD ou 12 disquettes d’installation.
Dans la boîte, outre les épais modes d’emploi (également typiques de cette époque où les modes d’emploi en PDF n’étaient pas encore la norme), ou pouvait trouver une feuille d’autocollants transparents à installer sur son clavier. Après avoir bien nettoyé chaque touche, il suffisait d’y apposer chaque autocollant, dans l’ordre indiqué (pour le clavier US). Apple précisait que les autocollants étaient amovibles, mais non-réutilisables.
Un peu de culture pour finir : voilà ce que dit Wikipedia au sujet des Kanas : les kanas sont des caractères de l’écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l’alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s’utilisent conjointement aux kanjis (les caractères d’origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n’est pas en usage avec les kanjis — sauf dans le cas des ateji.
New Macintosh, avant Think Different
Durant quelques mois de 1997, Apple France organisa sa communication autour du leitmotiv « New Macintosh ». C’était pour la marque l’occasion de mettre en valeur le design et la philosophie de ses produits de l’époque : le Spartacus, l’eMate, le Newton, ou encore l’excellent PowerBook 3400 propulsé par un processeur à 240 Mhz.
New Macintosh était l’équivalent français (si l’on ose dire…) de la campagne « Only Apple » aux États-Unis : Apple avait donc traduit le titre, mais en anglais… Si on se souvient que New Macintosh succédait lui-même à Give your Dreams a chance, on peut dire qu’on était vraiment dans la grande époque de la francophonie chez Apple…
Le PowerBook 3400 fut d’ailleurs l’une des seules machines à avoir survécu au grand ménage effectué par Steve Jobs à son retour, avant le lancement de la campagne « Think Different » (décidément…) le 27 septembre 1997 (date de la première diffusion du spot télévisé conçu par l’agence Chiat/Day). On retrouve donc ce PowerBook dans des publicités de plusieurs époques successives : le voici en mode « Give your dreams a chance » puis « New Macintosh ».
Une brève histoire de QuickTime
Dès que les processeurs de nos Macs ont été suffisamment puissants pour traiter des images animées, Apple a travaillé à la mise au point d’une technologie capable d’harmoniser la gestion des vidéos, comme elle l’avait fait avec le premier Macintosh pour la gestion du texte et des images : copier-coller entre applications, affichage identique sur tous les Macs, ressource disponible pour toutes les applications, etc. C’est ainsi que QuickTime naît en décembre 1991, disponible gratuitement chez tous les revendeurs, uniquement pour Mac dans un premier temps. Cette technologie est intégrée au plus profond du système Mac OS, et rendue disponible pour tous les logiciels qui y sont développés.
Une version Windows apparaît en 1993, en mode « lecture seule », sans possibilité d’édition. L’année suivante, QuickTime 2.0 intègre la technologie MIDI et les instruments virtuels. Puis vient QuickTime VR, en 1996, avec son rendu de scènes à 360 degrés. La version 3.0, en 1998, amène des capacités d’interactivité et d’animation. L’année suivante, la version 4.0 apporte une nouvelle interface en aluminium brossé, et la capacité de diffuser des vidéos en direct sur internet : on parle du « streaming », notion popularisée par Real.
La version 5.0, en 2001, marque une amélioration des performances, notamment l’édition de flux DV en temps réel. La version 6.0, en 2002, s’adapte à l’interface de Mac OS X et marque l’avènement du format MPEG-4, qui restera la référence jusqu’à l’arrivée du H.264 dans QuickTime 7.0, en 2005.
En 2009, avec Mac OS X 10.6 « Snow Leopard », Apple lance QuickTime X, une version totalement revue de son moteur qui devient pleinement adapté aux processeurs 64-bits et multi-cœurs, grâce à un développement en Cocoa (QuickTime 7 est conservé en parallèle pour assurer la compatibilité des anciennes applications). L’interface du logiciel se fait toute discrète, presque effacée, comme pour mieux mettre en valeur la seule chose qui compte vraiment : la vidéo !
Un performa pour chaque membre de la famille
Voici une sympathique publicité de 1992 pour la gamme Performa, représentée par les Performas 200, 400 et 600, qui étaient encore sagement numérotés à l’époque, ce qui ne durera pas longtemps durant les années 90… Dans cette publicité, le Performa est présenté comme l’ordinateur pour toute la famille : Richard, 6 ans, avec ses programmes artistique et éducatifs ; Lisa, 8 ans, qui utilise ClarisWorks pour ses devoirs d’école ; John, 14 ans, gagne du temps grâce au correcteur automatique, avant de jouer au simulateur de golf ; Maman l’utilise pour les factures et le journal du boulot ; Papa, qui s’occupe un peu des enfants, se connecte au réseau du boulot pour finir son travail le soir. Quant à Rex, le chien, qui en a marre que personne ne s’occupe de lui, il a trouvé un nouveau moyen d’attirer l’attention !

Signe des temps, Apple était obligée de préciser dans sa publicité où les futurs clients pouvaient trouver la gamme Macintosh : Circuit City, Dayton’s & Hudson’s, Incredible Universe, Lechmere, Office Depot, et quelques autres magasins. Pas d’Apple Store, en ligne ou en dur, en 1992 !
Bon anniversaire la Portable StyleWriter
Le 1er juin 1993, Apple commercialisait une petite imprimante portable pour accompagner ses gammes PowerBook et PowerBook Duo. L’Apple Portable StyleWriter n’était en réalité qu’une Canon BJ-10ex réhabillée (on parle de rebadgeage), dont on retrouve les boutons, les diodes et même le port parallèle (Apple fournissait un câble adaptateur pour relier le port parallèle de cette imprimante au port série du Macintosh).
La Portable StyleWriter ne pesait que deux kilos, était capable d’imprimer 1,5 pages par minute, en noir et blanc, à une résolution maximale de 360 points par pouces. Elle est restée au catalogue jusqu’en mai 1995.
Sur certains sites, il est question d’un bac de chargement de feuilles optionnel (sheet feeder en anglais). Un switch interne permettait de le faire prendre en compte par l’imprimante. On n’en trouve plus vraiment de trace aujourd’hui, sauf sur cette petite annonce sur eBay :
Sources : Fiche technique Apple ; le Journal du Lapin ; Nefec.org














































































































































































