Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple III box eBay

Un Apple III dans son carton sur eBay !

Des Apple III sur eBay, ce n’est pas rare, on en trouve même régulièrement. On peut en dégoter pour quelques centaines d’euros, selon leur état et les logiciels ou accessoires fournis. Mais un Apple III dans son carton d’origine, c’est plus rare, et c’est pour ça qu’on vous en parle !

Apple III box eBay
Image : eBay

Pour 1100 dollars (963 euros environ), ou moins cher si votre offre est acceptée, vous pourrez acquérir un système complet et fonctionnel, avec le carton de l’unité centrale et la boîte contenant les disquettes et manuels d’installation. Attention, l’écran Monitor III n’est pas compris dans l’offre et l’alimentation est un modèle 110 volts. En revanche, le vendeur accepte l’expédition vers l’Europe, à vos frais…

Apple III box eBay
Image : eBay
Apple Internet Connection Kit

Publicité : les bretelles d’accès à Internet

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une réclame de 1995, par laquelle Apple annonçait l’arrivée de son Kit de connexion à Internet. Parce que « jusqu’à maintenant, les bretelles d’accès à Internet étaient en construction ». Pour rendre l’accès à Internet plus simple, ce kit permettait d’installer aisément tous les logiciels nécessaires (Netscape Navigator, Claris Emailer, RealAudio, NewsWatcher, Fetch, QuickTime VR…) et un guide en-ligne pour guider l’utilisateur durant l’installation. De quoi se connecter facilement à des groupes de discussion, envoyer un message à Tante Helga au Danemark, visiter le Louvre, la librairie du Congrès ou simplement le restaurant du coin…

Apple Internet Connection Kit

WildCard for Apple II

WILD, le code créateur d’HyperCard

Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?

Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…

HyperCard

Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.

WildCard for Apple II

Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.

Sources :
Bill Atkinson lui-même (Fora TV sur YouTube)
La marque déposée HyperCard à l’office américain des brevets

PowerBook 145B publicité

Publicité : le PowerBook 145B, plus plus plus !

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 pour le PowerBook 145B, modèle sorti en mars 1993 pour occuper l’entrée de la gamme de portables d’Apple. À seulement 1300 dollars, il fut l’un des PowerBook les moins coûteux de l’histoire d’Apple, mais aussi le plus chichement équipé de l’époque, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, 2 Mo de mémoire vive et un petit écran 10 pouces à matrice passive, en noir et blanc… Mais il faisait le job, et pour pas cher en plus !

PowerBook 145B publicité

Programmer's Introduction to Macintosh

Introduction à la programmation sur la famille Macintosh

Dès 1984, les développeurs découvraient doucement la nouvelle gamme Macintosh d’Apple. Pour les accompagner, Apple avait tout prévu, notamment une série de manuels publiés chez Addison-Wesley sous le titre « Inside Macintosh ». Nous publions aujourd’hui quelques extraits de l’un des opus les plus accessibles de cette série : Programmer’s Introduction to the Macintosh Family, que l’on trouve parfois d’occasion par exemple sur Amazon.

Programmer's Introduction to Macintosh

Comme l’indique un schéma au début de l’ouvrage, ce livre s’intégrait au sein de la collection de manuels traitant de tous les aspects de la programmation sur Macintosh. Cette collection s’était agrandie avec le temps, puisqu’elle ne comptait à l’origine que les trois volumes « Inside Macintosh I, II et III » consacrés au Macintosh, au Macintosh XL et au Macintosh 512. Le volume IV était consacré au Macintosh Plus, et le volume V, au Macintosh II.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pour ceux qui auraient encore le moindre doute, rappelons que le Macintosh XL, bien que largement intégré à la famille Macintosh par les équipes marketing (comme dans cette brochure pour la famille Apple 32 SuperMicros), se contentait d’émuler le fonctionnement du Macintosh, en restant basé sur une plateforme de Lisa.

Programmer's Introduction to Macintosh

Dans notre version du livre, éditée en 1988, certains tableaux avaient déjà été mis à jour pour intégrer les nouveautés du Macintosh SE et du Macintosh II, comme la connexion ADB ou le processeur 68020.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pourquoi développer pour le Macintosh, faisait semblant de se demander la marque à la pomme ? Parmi les nombreuses raisons, comme se positionner à la pointe de la technologie, ou disposer d’une base utilisateur en pleine expansion, Apple vantait la fierté du développeur, face à des applications qui, en plus de présenter une grande cohérence dans leurs interfaces utilisateur, étaient belles !

Programmer's Introduction to Macintosh

La philosophie du Macintosh reposait sur quelques principes très simples : l’utilisateur est le boss ; la compatibilité est la voie de la moindre résistance ; personne ne réinvente la roue. Autrement dit : le Macintosh replaçait l’utilisateur au centre des préoccupations du développeur, il offrait des logiciels compatibles entre-eux (même interface, copier-coller partagé…) pour ne pas rebuter les utilisateurs, et il offrait aux développeurs des outils de développement clé-en-main.

Programmer's Introduction to Macintosh

Une autre nouveauté pour les développeurs consistait à prendre en compte, dès le début de la conception des logiciels, des préoccupations qui étaient habituellement secondaires voire inexistantes. Ainsi, Apple insistait sur :
– la nécessité d’offrir une possibilité d’imprimer (en respectant la règle du WYSIWYG, c’est-à-dire la concordance entre ce qui est affiché à l’écran et ce qui est imprimé) ;
– la possibilité d’annuler la dernière action (le fameux Pomme-Z), une fonction totalement révolutionnaire et qu’il fallait donc intégrer dans le processus de développement ;
– une interface graphique respectant les canons décidés par Apple (avec une barre des menus, des icônes, et la souris, non remplaçable par les touches directionnelles du clavier) ;
– et la traduction de l’interface dans la langue de l’utilisateur, grâce à l’utilisation de textes renseignés dans les ressources du logiciel, et non pas directement intégrés dans le code-source (une fonction déjà offerte par le système du Lisa quelques années plus tôt).

Programmer's Introduction to Macintosh

Les capacités graphiques du Macintosh étaient également largement abordées, comme l’utilisation des fenêtres à l’écran : fenêtre de document, avec ou sans case de redimensionnement ; fenêtre d’accessoire ; fenêtre de dialogue, ou simple case d’affichage avec ou sans ombre.

Programmer's Introduction to Macintosh

Les développeurs découvraient également les concepts liés à l’utilisation des fenêtres : la case de fermeture, la zone de déplacement, et la case de redimensionnement.

Programmer's Introduction to Macintosh

Le manuel consacrait un long chapitre à la présentation de la technologie QuickDraw développée notamment par Bill Atkinson et Andy Hertzfeld. On se souvient que l’affichage de rectangles à coins arrondis était une grande première dans l’histoire de l’informatique…

Programmer's Introduction to Macintosh

Autre capacité inédite de QuickDraw, la possibilité d’appliquer des effets sur une « région », c’est-à-dire une sélection d’image totalement libre, réalisée au moyen de l’outil « Lasso ». Une fois sélectionnée, cette région pouvait être remplie, effacée, inversée… QuickDraw pouvait même comparer deux régions, pour déterminer leurs zones communes. Attention cependant, l’imprimante LaserWriter n’était pas à même d’interpréter ce concept de région !

Programmer's Introduction to Macintosh

Impossible de refermer ce livre sans jeter un coup d’œil à sa couverture cartonnée, cachée sous la jaquette en papier présentée au début de l’article. On y découvre une sympathique illustration représentant le Macintosh SE, le Macintosh II et le Macintosh Plus, dans un style très… QuickDraw !

Programmer's Introduction to Macintosh

Prototypes Macintosh Portable

Bon anniversaire le Macintosh Portable !

Le 20 septembre 1989, il y a tout juste trente ans, Apple présentait son premier Macintosh Portable. Une grosse machine de 7 kg et épaisse de 10 cm, mais équipée d’un écran LCD à matrice active d’une qualité exceptionnelle, et du premier trackball de l’histoire d’Apple (on pouvait le supprimer et installer à la place un pavé numérique).

Cet anniversaire est l’occasion de ressortir de l’étagère l’excellent livre Appledesign : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. On y apprend que le Macintosh Portable, sous le nom de code Laguna, s’inspirait du travail d’Alan Kay sur l’informatique portable, qu’il devait son premier design à la volonté de Steve Jobs de faire travailler l’équipe Snow White sur un projet de Macintosh Portable dès 1982, et qu’il avait finalement été réellement mis en route par Jean-Louis Gassée à l’automne 1986, pour proposer un Macintosh SE transportable. Un Mac sans compromis, avec un écran en 640×480 inédit, une batterie longue durée et un disque dur interne, à une époque où ceux-ci n’avaient pas encore été miniaturisés !

Prototypes Macintosh Portable

Pour réussir son pari, Apple se tourne vers Sharp et exige un écran à matrice active presque sans défaut : pas plus de 6 pixels morts pouvaient être acceptés. Sharp devra construire une nouvelle usine pour y parvenir ! La batterie, de son côté, devait être capable d’évaluer sa charge pour l’afficher à l’écran. Il faut donc renoncer aux batteries nickel-cadmium et choisir une batterie au plomb, bien plus lourde. Et ce n’est pas tout : fidèle à son habitude, Gassée veut une machine que l’on peut ouvrir et fermer sans outil. Il faut donc ajouter des clips plastiques un peu partout pour assembler les pièces ! Bref, après plusieurs années de développement et quelques orientations malheureuses, le Macintosh Portable est devenu… gros et lourd. À des années-lumières des premiers projets tout en finesse de l’équipe de design. Il faudra deux années supplémentaires pour qu’Apple peaufine son concept et propose enfin le PowerBook.

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Publicité : Apple Remote Access

Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.

Publicité Apple : LaserWriter LS

Publicité : la LaserWriter et l’applaudimètre

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1991 pour la LaserWriter LS, l’imprimante laser disponible à seulement 7900 francs HT soit 9369 francs TTC (la TVA était à l’époque encore à 18,6%). Une publicité d’une banalité affligeante : vous pouvez remplacer « la nouvelle imprimante » par n’importe quel produit, annoncer son prix, et conclure « en général, à ce moment-là, les gens se lèvent et applaudissent ». Une voiture à 100.000 francs, une télévision à 500 euros, ou même un sombrero à 200 pesos, tout marche ! Quand en plus on voit que CLM/BBDO citait la Révolution Française et l’abolition des privilèges pour vendre une imprimante à deux smics, on comprend que cette réclame n’ait pas marqué l’histoire…

Publicité Apple : LaserWriter LS

Bon anniversaire Think Different!

Le 27 septembre 1997, le spot publicitaire « Think Different » était diffusé pour la toute première fois à la télévision. Pour l’anecdote, on se souviendra qu’il précédait la première diffusion télévisée de Toy Story, des studios Pixar menés par… Steve Jobs. Ce spot de l’agence Chiat\Day rassemblait des personnalités qui ont marqué l’histoire par les révolutions qu’ils ont initiées dans le domaine de l’art, de la science ou de la politique :  Albert Einstein, Martin Luther King, Thomas Edison, Mahatma Gandhi, Alfred Hitchcock, Pablo Picasso…

Si vous avez un quart d’heure à tuer devant vous, la vidéo suivante vaut le détour. Il s’agit de la présentation de cette campagne, par un Steve Jobs en grande forme… et en bermuda ! [edit : la vidéo d’origine a été supprimée par son auteur, en voici une plus courte et d’une qualité inférieure]

Les habitués du blog de l’Aventure Apple se souviendront qu’en mai dernier, nous revenions sur la véritable paternité du slogan « Think Different » : dès 1993, Pepsi Cola France l’avait décliné pour une série de spots télévisés.

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Le storyboard de 1984

Le 20 mars dernier, la maison RRauction a adjugé  aux enchères deux très beaux posters reproduisant des images du storyboard de 1984, la fameuse publicité d’Apple. Ces objets sont iconiques à plusieurs titres : non seulement ils célèbrent cette publicité que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire, mais ils sont issus de la collection de Clément Mok, l’un de ces acteurs méconnus de l’histoire d’Apple dont nous vous avions déjà parlé. On appréciera aussi les graphismes façon Apple II du second poster ainsi que la femme très inspirée de notre Marianne et donc de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix.

Le premier poster est parti à 21.000 dollars, et le second, à 13.000.

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Un disque dur – sac à dos pour le Macintosh

On vous a déjà présenté des sacs pour transporter le Macintosh : c’était un classique avant qu’Apple ne crée un Macintosh Portable puis une gamme PowerBook. Mais un sac à dos pour le Macintosh lui-même, avouez que c’est plus rare. C’était l’idée du Jasmine BackPac, un subtil jeu de mot associant BackPack (le sac à dos) et le Mac. Une manière, comme le disait la publicité, de laisser derrière soi ses problèmes de stockage !

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Le BackPac était donc un disque dur SCSI de 20 à 100 Mo qui s’intégrait parfaitement avec le Macintosh. Là où la plupart des autres constructeurs prévoyaient de positionner leur disque dur externe sous le Mac, Jasmine Technologies avait eu l’idée de le fixer derrière la machine. Pour l’installer, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait de débrancher le Mac, d’ôter deux vis et la pile de sauvegarde, et de fixer le disque en tournant ses vis avec une pièce de monnaie. Le port SCSI était parfaitement positionné, tout comme l’alimentation électrique, permettant d’allumer le Mac et le disque dur d’un seul geste.

Jasmine BackPac for Macintosh hard driveGrâce à une vente actuellement proposée sur eBay, on peut apprécier de près le travail des ingénieurs de Jasmine Technologies (qui avaient même pensé aux petits logements pour les vis retirées du Macintosh), et le manque d’originalité de leur graphiste qui avait (comme d’autres avant lui) repiqué le dessin « Picasso » accompagnant le premier Macintosh. Comme Apple avait tout à la fois déplacé le port SCSI et l’interrupteur et fait disparaître la pile de sauvegarde en passant du Macintosh Plus au Macintosh SE, on remarquera que Jasmine Technologies avait adapté son boîtier lors du changement de modèle…

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Jasmine BackPac for Macintosh hard drive

Why the Brow Box

Du carton recyclé pour l’iMac Pro

Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…

Why the Brow Box

Publicité : Performa, l’ordinateur qui grandit avec votre famille

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1995, pour la gamme Performa, un ordinateur qui ne risquait pas de devenir obsolète dès le lendemain, puisqu’il disposait de milliers de logiciels et de capacités uniques d’extension plug-and-play. Imprimantes, disques durs et mémoire pouvaient être simplement branchés, sans CONFIG.SYS ni AUTOEXEC.BAT à configurer…

Sauver Apple, par Gil Amelio

Internet est une médiathèque formidable. Voyez ce qu’on vient d’y retrouver : une courte vidéo de Gil Amelio, tournée en 1996, alors qu’il était patron d’Apple depuis un mois. Une vidéo destinée à expliquer aux partenaires d’Apple comment il comptait offrir à la marque un avenir meilleur.

Le Docteur Amelio commençait par reconnaître qu’Apple avait trébuché, notamment à cause d’erreurs qu’il confessait honnêtement. Ainsi, Apple avait déçu les espoirs liés à ses avancées technologiques : ses équipes devaient rapidement régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, Apple doit se fixer une ligne stratégique claire et connue, en visant ses secteurs d’excellence ; elle doit également assainir ses finances, y compris en se séparant de certains secteurs qui ne font pas partie de sa ligne stratégique ; elle doit enfin s’organiser en interne pour mettre en place cette stratégie.

Bref, Apple doit retourner à ses racines. Apple est cette entreprise qui rend simples des technologies complexes, pour rendre les utilisateurs plus efficaces. Ses produits doivent être épanouissants et amusants. L’utilisateur doit être au centre de l’intérêt de la marque, qui l’a peut-être oublié. Et voici l’ordonnance du Docteur Amelio : simplifier la gamme tout en conservant son avance technologique ; s’attacher à la valeur ajoutée pour l’utilisateur ; délivrer un message publicitaire plus clair et plus intense ; permettre aux développeurs tiers d’être plus rentables ; et réorganiser l’entreprise et ses processus.

Les années 80 et 90 sont derrière nous. Les règles changent. Apple doit mener le changement et l’offrir à ses utilisateurs : communications, multimédia, simplification de l’interface (Amelio veut que l’ordinateur s’adapte à l’utilisateur et non plus l’inverse). Et Amelio de rassurer son public : vous pouvez continuer d’avoir confiance en nous, nous prenons en compte vos besoins, et nous continuons d’imaginer de superbes nouveaux produits.

Pile 1/2AA 3.6V pour Mac, qui coule

Quand la pile coule

Les collectionneurs le savent : beaucoup de Macs disposent d’une pile interne. On en trouve aussi bien sur le tout premier Macintosh que sur le PowerMacintosh G5. Elle alimente l’horloge temps-réel de l’ordinateur quand celui-ci est éteint, afin de permettre à l’ordinateur de connaître la date et l’heure. Elle alimente aussi la PRAM, ou mémoire de paramètres, qui conserve certains réglages du système ou de l’écran.

Si les premiers Macs (jusqu’au Mac Plus) utilisent une pile au format AA en 4.5V, accessible depuis l’extérieur du boîtier, leurs successeurs jusqu’au PowerMacintosh G5 disposent d’une pile au format 1/2 AA, généralement en 3,6 volts, le plus souvent enfichée sur la carte-mère, parfois même directement soudée (comme sur le Macintosh SE, certains Macs II ou Quadra). Depuis le passage aux processeurs Intel, Apple utilise une pile-bouton, comme on peut le voir sur ce guide d’iFixit sur le Mac Pro. On parle d’ailleurs dorénavant de batterie CMOS.

Mais voilà : comme toutes les piles, celles du Mac ont une fâcheuse tendance à couler quand on ne s’en sert pas. L’électrolyte, qui assure les échanges entre les différents éléments de la pile, est généralement acide et corrosif, capable de dégrader l’enveloppe de la pile s’il reste à son contact de manière prolongée. Une fois libéré, ce produit va s’attaquer à tout ce qu’il rencontre. Laissez-lui suffisamment de temps, et il mangera les composants les plus proches, la carte-mère, et même les pièces métalliques de l’ordinateur. Ce pauvre Macintosh Classic en a fait les frais…

Pile 1/2AA 3.6V pour Mac, qui coule

Pile 1/2AA 3.6V pour Mac, qui coule

Pile 1/2AA 3.6V pour Mac, qui coule

Conclusion : si vous avez un vieux Mac à la maison, pensez à lui retirer sa pile interne pour la stocker à part. Et n’hésitez pas à la remplacer au moindre doute sur son état : elle est prévue pour durer 5 à 10 ans, et ne coûte qu’une poignée d’euros pour un modèle au lithium.

PowerMacintosh G3 blue White Close-Up

Bon anniversaire le PowerMacintosh G3 bleu !

Le 5 janvier 1999, durant la MacWorld Expo de San Francisco, Apple lançait « une nouvelle gamme de Power Macintosh G3 réinventés », comme on pouvait le lire dans le communiqué de presse.

PowerMacintosh G3 blue White Close-Up

Un processeur PowerPC G3 de 300 à 400 Mhz, une carte graphique ATI Rage 128, une connexion Ethernet 10/100 Base-T, deux connexions USB, un port FireWire 400, le tout « logé dans une mini-tour translucide frappante dotée d’une porte révolutionnaire facilitant son accès et son expansion ».

PowerMacintosh G3 blue White Close-Up

« Le Power Macintosh G3 original était dur à battre mais nous l’avons fait avec une nouvelle gamme qui écrase la concurrence par sa puissance brute, sa performance avec les graphiques et sa conception industrielle » déclarait Steve Jobs, chef de la direction d’Apple par intérim. « Le nouveau Power Macintosh G3 monte la barre des attentes que les gens devraient avoir à l’égard d’un ordinateur personnel ».

PowerMacintosh G3 blue White Close-Up

Nous, ce qu’on adore, ce sont les détails de son design, très représentatif de cette époque inoubliable de la marque à la pomme. On ne s’en lasse pas !

Dépliant Mac OS 8.1 français

Bon anniversaire MacOS 8.1 !

Le 19 janvier 1998, Apple présentait Mac OS 8.1, une mise à jour pas si mineure que ça d’un système d’exploitation tout juste âgé de six mois. Bien sûr, Mac OS 8 avait largement révolutionné l’usage du Mac, avec son interface platinum, son Finder multitâche, ses menus contextuels, ses fonds d’écran en plein format, ou encore le défilement en temps réel du contenu des fenêtres. Mais il restait du boulot à Mac OS 8.1 pour poursuivre la modernisation d’Apple : c’est ce système qui inaugura le format de fichier HFS+, qui ne sera remplacé qu’en 2017 par le format APFS ; c’est aussi lui qui supporta, pour la première fois, les applications « Carbon » prévue pour fonctionner sous le futur système Mac OS X, qu’on appelait encore à l’époque Rhapsody.

Dépliant Mac OS 8.1 français

Mac OS 8.1 ne sera disponible en Europe qu’en mars 1998. Ce dépliant nous replonge dans une époque aujourd’hui totalement révolue. Ainsi, Apple mettait en valeur la compatibilité avec Windows 95 et Windows 3.1, chantait les louanges de ClarisWorks 5.0 et Internet Explorer, et glissait même une discrète mention au logiciel HyperCard (qui n’avait pourtant pas connu de mise à jour majeure depuis 1990).

Dépliant Mac OS 8.1 français

Remarquez qu’à l’époque, le nouveau format HFS+ ne savait gérer que des disques durs de 2 To au maximum. Il faut dire qu’en 1998, un disque dur de 4 Go était déjà tout à fait convenable. Il faudra attendre MacOS 10.2 pour voir cette limite passer à 8 To, puis à 16 To sous MacOS 10.3, et enfin à 8 Exaoctets (soit 8 millions de Téraoctets) sous MacOS 10.5.3…

La brochure française du moniteur Apple Studio (1998)

Vous le savez, sur l’Aventure Apple, on a un petit faible pour l’Apple Studio Display de 1998, le premier « vrai » écran plat de la marque (qui avait déjà approché cette technologie dès 1984 avec un écran pour Apple IIc). Alors justement, voici la fiche technique française de ce moniteur Apple Studio, une des dernières puisqu’à notre connaissance, ce type de documentation (qui était envoyée gratuitement par courrier, sur simple demande par téléphone auprès du service com’ d’Apple France) a disparu avec l’arrivée de l’iMac.

Le moniteur Apple Studio était décrit comme « une solution d’affichage révolutionnaire, démonstration de la maîtrise d’Apple en matière de design industriel et d’intégration matériel/logiciel ». Et il est vrai que ce premier écran plat faisait forte impression, avec son design (qui annonçait les révolutions à venir en la matière) et la qualité de son affichage. Cerise sur le gâteau : on pouvait y connecter « un magnétoscope ou un lecteur de vidéodisques » !

Brochure APple France Apple Studio Display 1998

Brochure APple France Apple Studio Display 1998

Performa 5200, Retour vers le futur

Performa 5200 : retour vers le futur

Amusant, ce titre de la revue Apple News (numéro 7 de mai 1995). Justement, « Retour vers le futur », le film, nous en parlions hier.

Onze ans après le Macintosh original, Apple présentait son nouveau tout-en-un, revenant à son « design intégré emblématique ». La ressemblance s’arrêtait là, puisque ce Macintosh était équipé d’un processeur PowerPC 603 à 75 Mhz, d’un lecteur de CD-Rom quadruple vitesse (une première sur un Macintosh), d’un moniteur multi-fréquence 15 pouces capable d’afficher 256 couleurs en 832 x 624, mais également de connecteurs d’extensions internes pour ajouter une carte TV ou une carte d’acquisition vidéo. Au passage, Apple jouait la carte de la nostalgie, en glissant le logo « Picasso » du Macintosh original.

Performa 5200, Retour vers le futur

Apple et l'informatique nomade en 1993

L’informatique nomade en 1993

Nous avons déjà eu l’occasion de diffuser quelques articles extraits de la revue Apple News, l’organe de propagande d’Apple France au milieu des années 1990. Aujourd’hui, voici une double-page du numéro 1 de décembre 1993, dans laquelle on découvre les solutions nomades d’Apple, qui « repoussent les limites de la portabilité et de l’intégration ».

Parmi les avantages de l’offre d’Apple, on trouvait les capacités d’extension des PowerBooks (ADB, SCSI, modem, AppleTalk), leur aptitude à utiliser un écran externe en mode « bureau étendu », la présence de QuickTime pour les animations visuelles et sonores, et même la communication sans fil pour le PowerBop, qui avait été présenté quelques mois plus tôt.

Apple et l'informatique nomade en 1993

La gamme des PowerBooks Duo était également mise en valeur, avec leur station d’accueil et leur poids plume : de 1,9 à 2,2 kg (rappelons tout de même qu’un MacBook pèse aujourd’hui 920 grammes…). Quant à l’autonomie, elle atteignait 6h en standard, et 8h supplémentaires avec la batterie externe longue durée.

Au passage, vous remarquerez qu’Apple proposait déjà, en cette fin d’année 1993, la fameuse souris ADB noire qui accompagnera plus tard les Performa 5400, et qui venait d’être présentée pour accompagner le Macintosh TV.

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

Le bon moment pour changer d’ordinateur

À la vitesse où évolue la technologie, quel est le bon moment pour acheter des ordinateurs professionnels ? Telle est la question que pose Apple dans cette brochure au format paysage, distribuée en 1991.

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

« Tout de suite ! » répond immédiatement la marque au lecteur qui vient tout juste d’ouvrir la brochure…

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

… avant de lui expliquer qu’avec l’offre proposée jusqu’au 5 janvier 1992, les ordinateurs Apple bénéficient de remises immédiates dès trois machines achetées. Comptez tout de même 600 dollars de remise sur un Macintosh IIsi 3/40 et 800 dollars pour un Macintosh IIsi 5/80 ou son grand frère (plus ancien mais plus puissant) le Macintosh IIci. La remise est immédiate, et vaut pour autant d’ordinateurs que vous le souhaitez ! Le bon ordinateur, la bonne remise, le bon endroit, le bon moment !

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

Le manuel d'OpenDoc

OpenDoc, pas si simple…

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait le penseur. Autant dire qu’en lançant OpenDoc en 1996, Apple n’avait visiblement pas les idées encore très claires sur la meilleure manière d’ouvrir cette technologie révolutionnaire à ses clients. L’idée était plutôt bonne : proposer un format de fichier unique, dans lequel différents types de données sont gérés par autant de modules logiciels, coordonnés par l’architecture OpenDoc. Ainsi, un même document pouvait contenir du texte, un tableau de données, une vidéo, un extrait de site web… Ce fichier pouvait ensuite être partagé entre différents ordinateurs, sous différents systèmes, à la seule condition que les modules logiciels adaptés y soient installés, quand bien même ils auraient été conçus par un autre développeur.

OpenDoc Logo

Résultat : outre le fiasco commercial de cette technologie, qui exigeait une coordination maximale entre des entreprises concurrentes, les rares utilisateurs du module fourni par Apple durent réapprendre les bases même de la manipulation d’un document. Un comble pour l’entreprise qui se vantait d’avoir rendu l’informatique accessible au plus grand nombre ! Jugez-en plutôt sur cet extrait de la brochure “A propos d’OpenDoc” de 1997…

Le manuel d'OpenDoc

Deux souris du Xerox Star sur eBay

C’est plutôt rare pour être signalé : si vous rêvez d’ajouter à votre collection une souris plus ancienne que celles du Lisa et du Macintosh, alors il va falloir casser la tirelire pour l’un des deux modèles disponibles sur eBay. C’est non seulement la plus vieille souris commercialisée, mais aussi une souris très avancée, avec un capteur optique là où Apple avait préféré à l’époque conserver un mécanisme à boule moins coûteux.

Si le coeur et le portefeuille vous en disent, alors n’hésitez plus, appelez votre banquier et craquez pour cet exemplaire parfaitement conservé et fourni avec son carton d’origine, pour la coquette somme de 3300 dollars (le propriétaire fait actuellement une offre à 2475 euros aux utilisateurs qui enregistrent l’objet en favori).

Sinon, pour « seulement » 780 dollars et quelques frais annexes, vous pourrez acquérir ce modèle en très bon état bien que jauni, mais sans sa boîte.

Xerox star mouse on ebay

Publicité Apple pour le Performa 460

La pub du dimanche – Le Performa de la famille

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1994 pour les Performa, l’entrée de gamme d’Apple à l’époque. En guise d’entrée de gamme, nous sommes même sur du réchauffé, puisque le Performa 460 n’est qu’un LC III un peu amélioré, avec son processeur Motorola 68030 à 33 Mhz, qui ne tient plus la route face aux PowerMacintosh lancés au début de l’année, ou aux PC équipés de processeurs Intel de 75 à 100 Mhz. Et ne parlons pas de l’écran Performa Plus, l’un des pires jamais commercialisé par Apple. Seul le Système 7 restait un atout important pour la gamme Performa, alors que Microsoft n’avait pas encore présenté Windows 95.

Publicité Apple pour le Performa 460

Power Macintosh 9500 ad - quel créatif

Publicité : quel créatif êtes-vous ?

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une page A4 de 1996, destinée à promouvoir la puissance de la nouvelle gamme Power Macintosh, dont le porte-étendard était le 9500/200, équipé d’un processeur PowerPC 604e à 200 Mhz. Apple posait la question suivante : Quel créatif êtes-vous ? Le premier à trouver une idée, ou le premier à la mettre en œuvre ? avant d’echaîner : À quoi bon avoir une idée si on n’a pas les moyens de la mettre en œuvre ?

Power Macintosh 9500 ad - quel créatif

Remarquez la coexistence du serveur minitel 3615 Apple, et de l’adresse web d’Apple France à l’époque, déjà croisée auparavant dans une publicité commune avec Wanadoo : http://www.france.euro.apple.com, rien de moins !

Apple 2019 Mac Pro or Metal Cheese Grater ?

Un Mac Pro pour 5 euros ? Presque !

Si vous trouvez que le nouveau Mac Pro, tout juste présenté par Apple, est un peu cher, vous en trouverez une version beaucoup plus abordable sur eBay. Même pas 5 euros.

Apple 2019 Mac Pro or Metal Cheese Grater ?
Une bonne vieille râpe à fromage, compatible macOS Cheddar et iOS Emmental

La brochure de Test Drive a Macintosh au Royaume-Uni

L’Aventure Apple continue d’enrichir sa collection relative à l’opération « Test Drive a Macintosh ». Après le kit prêté aux premiers testeurs (avec son livret, ses disquettes et sa cassette), après la boîte de disquettes, voici la brochure version anglaise. Elle accompagnait un courrier envoyé à certains contacts de la marque, afin de les inviter à venir emprunter un Macintosh chez leur revendeur le plus proche.

Cette brochure s’ouvrait en deux, révélant une panonceau « Ne pas déranger – Essai en cours », puis à nouveau en deux, sur une quadruple page : « Voici votre chance d’emporter Macintosh pour un test gratuit ».

Apple vous proposait de vous relaxer avec l’un des plus puissants ordinateurs au monde, dans le confort de votre maison. Vous pouviez ainsi découvrir la facilité d’utilisation de sa souris et sa large gamme de logiciels, sans avoir besoin d’apprendre de longues listes de commandes !

Apple UK Test Drive a Macintosh brochure

Apple francofolies La Rochelle 2006 iPod

Apple, l’iPod et les Francofolies de la Rochelle

Petit souvenir des Francofolies de 2006 à La Rochelle. Durant cette vingt-deuxième édition du fameux festival de musique, il était difficile d’échapper à l’omniprésence d’un sponsor dont le baladeur était en tête de toute les ventes ! À l’époque, l’iPhone n’avait pas encore chassé l’iPod hors de nos poches, et les fameuses silhouettes accompagnaient encore la communication de la marque.

Apple francofolies La Rochelle 2006 iPod

En cherchant dans mes archives, je viens de m’apercevoir qu’à l’époque, le blog de l’Aventure Apple n’existant pas encore, j’avais envoyé d’autres photos à Mac4ever, vous les retrouverez ici !

L'équipe d'Apple Expo 1988

Souvenir – Apple Expo à la Villette

Et vous, avez-vous connu l’Apple Expo à l’époque où elle se tenait à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris ? Cette grande halle, désaffectée depuis 1974 et rénovée de 1983 à 1985, a accueilli l’Apple Expo de 1986 à 1988.

Le logo d'Apple Expo 1987

Pour l’édition 1988, placée sous le signe de l’essor d’Apple, les organisateurs attendaient 50.000 visiteurs — ils seront un peu moins nombreux finalement — accueillis par une réplique géante de Macintosh II placée face à l’entrée. Apple occupait 1.500 mètres carrés en mezzanine, laissant 4.000 mètres carrés au sol pour les exposants. Pour guider les visiteurs, sept Macintosh SE en libre accès permettaient de se repérer et de rechercher les exposants. Au centre de la Grande Halle, Apple avait installé l’Eden, « un lieu de dépaysement où vous pourrez vous reposer à loisir au milieu d’une végétation luxuriante en écoutant le murmure des fontaines ».

L'équipe d'Apple Expo 1988
L’équipe d’Apple Expo devant une maquette de la Grande Halle – Le Catalogue d’Apple Expo 1988
Apple II europlus close-up

Bon anniversaire l’Apple II europlus !

Le 1er juin 1979, plus de deux ans après avoir commercialisé son Apple II, Apple s’ouvre à l’international en commercialisant tout à la fois son Apple II plus aux États-Unis et deux modèles destinés à l’export : l’Apple II europlus pour l’Europe, et l’Apple II J-Plus pour le Japon. Tous deux intégraient des modifications rendues nécessaires par les spécificités techniques et légales de ces deux régions : alimentation électrique en 220V, sortie vidéo en PAL pour l’Europe…

Apple II europlus close-up

En revanche, le clavier restait un modèle QWERTY sans accents pour nous autres européens, tandis que les Japonais bénéficiaient d’un alphabet syllabique Katakana inscrit sur les tranches des touches et accessible grâce à une ROM modifiée.

Apple II J-Plus (Jonathanzufi)
Apple II j-plus (Wikipedia – Jonathanzufi)

Pour la petite histoire, on se souviendra qu’à la même date, un autre modèle d’Apple II fut commercialisé, sous la marque Bell & Howell. Il s’agissait d’un modèle spécialement destiné au marché de l’éducation, dans un boîtier de couleur noire équipé de quelques raffinements. Il n’était plus possible d’ouvrir le boîtier quand l’ordinateur était sous tension, l’interface pour la connexion avec un lecteur de cassettes était intégrée, des connecteurs audio et vidéo avaient été rajoutés, ainsi que des ports pour les joysticks, sans oublier une série de prises 110V pour allumer et éteindre d’un coup l’ensemble des périphériques. Le Musée Apple de Pragues en propose un amusant poster sur le thème « Rejoignez le côté obscur » :

Musée Apple : Apple II Bell & Howell, Come to the Dark Side
Image : Apple Museum Poland, sur eBay
Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

L’encyclopédie du multimédia d’Apple sur Laserdisc

Chaque semaine, on trouve sur eBay une nouvelle merveille. Cette semaine, vous pouvez enchérir sur « The Encyclopedia of MULTIMEDIA », un kit proposé par Apple en 1990, et qui permettait de découvrir les joies du multimédia sur Macintosh. Attention, on parle du Macintosh à l’époque du Système 6, du Macintosh LC, et du Macintosh Portable qui pesait 7 kilos…

Apple Multimedia Encyclopedia
La photo sur eBay est moche, en voici une plus ancienne, issue du site WorthPoint

À l’époque, Apple croyait encore au potentiel d’HyperCard pour prendre en charge cette révolution numérique (le Journal du Lapin en a déjà parlé ici). Ce sont donc des piles HyperCard qui animent les Laserdiscs présents dans cette boîte (dis, papi, c’est quoi un laserdisc ?). Il s’agit bien de quatre LaserDiscs de 30 cm de diamètre (The Encyclopedia of Multimedia d’Apple, In the Holy Land d’ABC News, The Visual Amanac d’Apple et Zanussi par McMillian Video Ltd), accompagnés d’un CD interactif sur la Symphonie n°9 de Beethoven.

Attention cependant, pour profiter de ce coffret, il faut disposer d’un lecteur LaserDisc compatible, mais aussi du câble pour le relier à votre Mac… sans oublier le CD contenant les piles HyperCard, dont le vendeur ne dispose pas (on le voit en revanche sur la photo issue du site WorthPoint).

Dans tous les cas, avec ou sans lecteur laserdisc, on appréciera le logo inspiré du dessin Picasso créé pour le premier Macintosh six ans plus tôt, et précédemment utilisé lors d’un programme universitaire « Wheels for the mind ».

Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

Liens : LaserDisc Database

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Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier

Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.

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Le bloc-note du Macintosh

En ce moment sur eBay, le bloc-note en forme de Macintosh. Les feuilles s’enlèvent de haut en bas, l’arrière du Macintosh accueillant les parties collées, et le dessous du Macintosh, la feuille cartonnée. L’exemplaire proposé ne semble pas en très bon état, il a dû passer un peu de temps au grenier ou à la cave…

 

On retrouve ce bloc-note en page 5 de l’édition 1987 de l’Apple Catalog, cette brochure présentant les objets publicitaires vendus par Apple (stylos, casquettes, vêtements en tout genre…). Le bloc-note coûtait alors 9 dollars. Sur la même page du catalogue, remarquez l’habillage de souris en fourrure, la seule chose qui peut rendre votre Mac “encore plus convivial”…

 

Le notepad : https://www.ebay.fr/itm/253469860447

Le catalogue : https://www.ebay.fr/itm/173231752304

Reconnaissance de visages iPhone - HyperCard - Bill Atkinson

L’iPhone reconnaît les icônes d’HyperCard !

Que se passe-t-il quand on vise avec l’appareil photo de l’iPhone les images créées il y a trente ans pour HyperCard ? Hé bien celui-ci analyse et reconnaît sans broncher les visages qui s’affichent devant lui ! Ainsi, quand on lui présente la bibliothèque d’icônes d’HyperCard, l’iPhone est capable de reconnaître un visage dans l’icône qui représente Bill Atkinson, le génial créateur de MacPaint et HyperCard.

Reconnaissance de visages iPhone - HyperCard - Bill Atkinson

Le système fonctionne également très bien avec cette carte de la pile « Idées de dessins ». Plusieurs visages sont reconnus, y compris ceux pour lesquels la couleur noire est rendue par un damier de pixels noirs et blancs !

Reconnaissance de visages iPhone - HyperCard

On a même essayé avec le soleil dessiné parmi les fiches de l’Album, cet accessoire de bureau accessible depuis le menu Pomme du Système 7. Et ça marche !

Reconnaissance de visages iPhone - Album - Système 7

Inside Apple Avril 1983

Publicité : Inside Apple et les périphériques de l’Apple II

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’avril 1983, parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque : des double-pages qui prenaient la forme de publi-information, comme on dirait maintenant. Dans celle-ci, il est question des logiciels et périphériques qui permettent à l’Apple II de 1978 de rester compétitif face à l’IBM PC de 1984 : imprimantes Apple Letter Quality Printer, Apple Dot Matrix Printer et Silentype, joystick II, Apple Hand Controller II, disque dur de 5 Mo Apple ProFile, et pavé numérique Apple Numeric Keypad II.

Inside Apple Avril 1983

Publicité Apple : échange Apple II usagé contre LC neuf

Publicité – Échange Apple II contre LC

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1991 concernant la reprise d’un Apple II usagé en échange de l’achat d’un Macintosh LC neuf. 5 000 francs de remise, soit 30% de réduction tout de même sur un LC avec son écran 12 pouces, ses 2 Mo de mémoire vive et ses 40 Mo de disque dur. Le LC présentait surtout l’intérêt de disposer d’une carte optionnelle permettant d’utiliser les logiciels et périphériques de l’Apple II, pour 1174 francs.

Mais la publicité vaut aussi son pesant de cacahouète pour ceux qui prendront le temps de lire les petites annonces de la page : RECHERCHE la goutte d’eau qui fait déborder le vase, CHERCHE belle-mère tolérante pour déjeuners dominicaux enjoués, SI TU AIMES les fraises et les palourdes, retrouve-moi à 12h devant le Louvre…

Publicité Apple : échange Apple II usagé contre LC neuf

Letterboxing QuickTime et PowerPoint sur Macintosh

Du 16/9 au 4/3 avec QuickTime sur Macintosh

Vous disposez d’une vidéo dans un format différent du 4/3 habituel (par exemple, une bande-annonce en 16/9ème). Vous souhaitez la transformer en format DV pour l’intégrer à un projet iMovie, mais quand QuickTime l’exporte, il se contente d’en changer la taille, sans respecter le rapport hauteur/largeur. Comment faire pour créer des bandes noires en haut et en bas de la vidéo, afin de conserver l’aspect d’origine de la vidéo ?

Letterboxing QuickTime et PowerPoint sur Macintosh

La réponse nous est apportée par, une fois n’est pas coutume, un logiciel Microsoft : PowerPoint 2001. Lancez ce dernier, créez un nouveau document, une première diapositive vide, et sélectionnez le menu “Arrière-plan” pour choisir la couleur noire. Ensuite, importez votre vidéo et aggrandissez-la de sorte à ce qu’elle occupe toute la largeur de votre diapo. Il vous suffit maintenant d’utiliser le menu “Faire une vidéo”, de régler les paramètres (la taille de la vidéo en 720 pixels sur 576, la meilleure qualité).

Ouvrez le fichier ainsi créé avec QuickTime Player, et exportez-le à nouveau, en choisissant le format “DV”. Vous obtiendrez ainsi une vidéo au format DV, avec les marges noires traditionnelles du format cinéma ! Vos actrices préférées vous remercieront !

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2001.

1984 Alan Kay MacPaint Tip

Une petite astuce de la part d’Alan Kay (ou pas)

Au détour des pages de la revue MacWorld de septembre 1984, nous sommes tombés sur cette sympathique astuce qui permettait de dessiner de manière plus naturelle avec le tout premier MacPaint. Ce qui a attiré notre attention, c’est le nom de l’auteur de l’astuce : s’agit-il du même Alan Kay qui a fêté dimanche ses 80 ans ? L’un des théoriciens les plus prolifiques de l’histoire de l’informatique, fervent défenseur de l’utilisation des interfaces graphiques, père du projet Dynabook, un « manipulateur de connaissance » de la taille d’un livre ordinaire, avec un clavier et un écran. Probablement pas, car l’intéressé n’a sûrement pas émigré au Texas au moment où il rejoignait Apple après un long séjour au Palo Alto Research Center de Xerox… L’astuce n’en reste pas moins très sympathique, avec même une petite explication technique : alors que le crayon produisait un trait continu (si nécessaire en comblant le vide entre deux points si la souris bougeait trop vite), la duplication d’un simple point (avec l’outil lasso et les touches Commande et Option) n’était effectuée par l’ordinateur qu’à intervalles réguliers, permettant de produire un dessin plus naturel, avec des points plus proches ou plus espacés selon la vitesse de déplacement de la souris.

1984 Alan Kay MacPaint Tip

Apple super-radin

Apple nous a habitués depuis longtemps à ses petites mesquineries. La télécommande de l’iMac qui devient une option, les versions colorées ou noires plus chères que la version blanche, la rallonge de l’adaptateur secteur qui disparaît de la boîte des MacBook Pro, le modèle 32 Go de l’iPhone remplacé par un modèle 16 Go au catalogue…

Mais que penser alors de ce PowerBook 190 de 1995 : il s’agissait certes de l’entrée de gamme, sorte de PowerBook 5300 privé de processeur PowerPC, mais pour plus de 1600 dollars tout de même, Apple s’était abaissée à ne proposer le port infrarouge qu’en option. La version de base était donc livrée avec quelque chose qui ressemblait à un port infrarouge, mais qui n’en était pas un…

Publicité Mac OS 8 ovni UFO

Publicité : Mac OS 8

Le dimanche (parfois), c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une belle double-page de 1997, annonçant l’arrivée de Mac OS 8. Performances supérieures, multi-tâche, personnalisation sans égal, outils intégrés pour internet (Netscape Navigator et Internet Explorer), QuickTime… Même si seule Apple était capable de produire un tel système, la marque en venait à se demander si ce système d’exploitation ne venait pas d’un autre monde — bref, une rencontre du huitième type !

Publicité Mac OS 8 ovni UFO

Nos lecteurs les plus attentifs auront sûrement remarqué la mention « only apple » apposée en filigrane sur la page de droite. Il s’agit d’une éphémère campagne qu’Apple avait tenté de mener avant d’avoir l’idée de Think Different. C’était l’époque des plus beaux flops de la marque : Spartacus, Newton, eMate et QuickTake ! De notre côté de l’Atlantique, la campagne avait été « traduite » en « New Macintosh ».

Apple Macintosh SE Reset button

Un bouton pour tout effacer

Imaginez qu’en appuyant sur un bouton derrière votre iMac ou votre iPad, on puisse non seulement le redémarrer, mais effacer tout le contenu qui y est enregistré. Oui, comme ça, sans mot de passe, sans confirmation, rien. Hé bien ce qui nous paraîtrait aujourd’hui une idée totalement folle était assez courant aux débuts de l’informatique. Ainsi, on pouvait renvoyer un Newton MessagePad à ses réglages d’usine simplement en appuyant sur un bouton situé dans le compartiment à piles. Même la protection par mot de passe au démarrage est supprimée !

Apple MessagePad Newton reset button

De la même manière, on pouvait effacer le contenu de la mémoire d’un appareil photo numérique QuickTake en appuyant deux fois sur le bouton reset situé parmi les autres commandes. Il valait donc mieux éviter de confier son appareil à n’importe qui, d’autant plus que les photos étaient stockées sur une mémoire interne : impossible de garder avec soi une carte-mémoire avant de prêter l’appareil !

Apple QuickTake 150 reset button
Sans aller jusqu’à cette extrémité, on peut se souvenir des boutons « Reset » sur les premiers Apple // : ils ne provoquaient pas un retour aux réglages d’usine, mais un redémarrage du système, accompagné d’une purge de la mémoire vive. Tout ce qui n’était pas déjà enregistré était perdu ! Les utilisateurs de l’Apple II se plaignaient d’ailleurs d’appuyer involontairement sur cette touche, placée parmi les autres touches. Apple corrigera le tir sur les modèles ultérieurs : sur l’Apple III, cette touche sera placée très à l’écart du clavier, et la marque proposera un correctif pour les Apple II afin de rendre la touche inopérante à moins d’être pressée en même temps que la touche Ctrl.

Apple II europlus touche reset

Les premiers Macs disposeront également d’une touche de redémarrage, située sur le côté de la machine, sous la forme d’un double-bouton qui n’était pas installé en usine, mais ajouté par l’utilisateur. Combien d’entre-nous ont connu, comme victime ou auteur, cette bonne blague consistant à appuyer sur le bouton de redémarrage en passant à côté de la machine ? Au moins, la combinaison Commande-Control-Démarrage qui a ensuite remplacé ce bouton était moins évidente à réaliser par surprise…

Apple Macintosh SE Reset button

Microsoft Word 4 pour Mac

Souvenir – Word 4

Et vous, utilisiez-vous Word 4 sur Mac, en 1989 ? Il faut être honnête : quiconque a utilisé des versions « modernes » de Word (disons, depuis Office 98) sera ébahi de la simplicité de Word 4. Ce logiciel était à peine plus puisant que MacWrite apparu cinq ans plus tôt. Microsoft avait certes prévu un dictionnaire pour le correcteur orthographique, et ajouté quelques fonctions comme la numérotation des pages ou l’insertion automatique de notes de bas de page, mais pour le reste, nous étions encore à la préhistoire de la bureautique. Pas d’options de zoom sur la page, pas d’insertion d’images, pas de colonnes, pas de tableaux, pas de lettrines… Et pourtant, c’était ce qui se faisait de mieux !

Microsoft Word 4 pour Mac

Identification à double facteur d'Apple

L’identification à double facteur qui ne sert à rien

L’identification à double facteur, c’est cette sécurité supplémentaire qu’Apple impose lors de certaines manipulations, notamment la connexion d’un nouvel appareil au compte Apple. Le principe est très simple : en plus de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe, vous devez indiquer sur la nouvelle machine un code qu’Apple envoie sur un de vos autres appareils Apple. Sauf que… cette fois-ci, Apple a envoyé le code sur la machine où nous devions l’entrer. Tant qu’à faire, les chiffres auraient pu être rentrés directement là où il le fallait, le niveau de sécurité n’en aurait pas pâti !

Identification à double facteur d'Apple

l'iPod mini 1G, dans ses cinq coloris

Les timides essais de couleurs de l’iPod Mini

Si Apple est connue pour avoir redonné au blanc ses lettres de noblesse dans l’univers du design industriel, on associe également la marque à la pomme à toute une palette de couleurs plus ou moins vives : logo Apple utilisé de 1977 à 1998, boutons orange du joystick de 1983 à 1986, iMac Bondi Blue lancé en 1998, rapidement mis à jour et décliné en 5 couleurs acidulées.

L’iPod suivra le même mouvement. Dès septembre 2003, la couleur s’invite dans les publicités iPod+iTunes, avant d’être testée, de façon moins franche, sur l’iPod Mini en janvier 2004. Les quatre couleurs et le gris utilisés sur les visuels des boîtes sont très proches des publicités de 2003, mais les teintes des iPod en sont assez éloignées. Est-ce une raison technique, liée à l’anodisation de l’aluminium ? Ou bien une raison marketing, les utilisateurs étant encore peu habitués à des teintes saturées sur leurs appareils ?

l'iPod mini 1G, dans ses cinq coloris
La première génération d’iPod mini

Les deux générations présentent ainsi des teintes assez proches de vert, bleu et rose (et un très léger doré, abandonné après la première génération). Malgré une légère saturation de la photo, on peut penser qu’un iPod sur deux a simplement décoloré. Un indice pour les reconnaître ? L’iPod Mini de seconde génération se reconnait facilement, les indications de la molette cliquable reprennent la teinte de l’appareil.

iPod mini 1G et 2G

Publicité Performa 5200 : on a découvert les vestiges d'un temple inca tout près de la fenêtre

Publicité : les vestiges d’un temple inca

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une première réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en diffuserons trois autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. Remarquez le slogan, qui sonne presque comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Comme si ce Performa, pourtant bien équipé, avait un peu honte de ne pas être à la hauteur des PC de l’époque…

Publicité Performa 5200 : on a découvert les vestiges d'un temple inca tout près de la fenêtre

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Le Lisa chez Sun Remarketing

Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Bon anniversaire Snow Leopard !

Tiens tiens, on a failli oublier de fêter l’anniversaire de Mac OS X 10.6 dit « Snow Leopard ». Parmi les nouveautés les plus visibles, la Pomme avait franchi une étape dans la prévisualisation des documents : même plus besoin d’appuyer sur la barre d’espace, car les icônes étaient devenues capables d’afficher le contenu du fichier. Pour une image, c’était relativement logique. Pour un fichier PDF, il suffisait de passer la souris sur l’icône pour naviguer dans son contenu à l’aide de flèches qui apparaissent. Et pour les fichiers vidéo ou sonore, il était possible de les lire d’un clic, directement dans l’icône !

Mac OS X Snow Leopard

Snow Leopard avait aussi amélioré l’expérience utilisateur en précisant quelle application utilisait un disque qu’on souhaitait éjecter. Parfois, quand aucun logiciel n’utilisait le disque mais que Mac OS X rencontrait un problème pour l’éjecter, il vous proposait de contourner ce problème et de forcer l’éjection.

Mac OS X Snow Leopard

Parmi les autres petites nouveautés, Snow Leopard avait ajouté au système une fonction déjà connue des utilisateurs de Word ou Open Office : le remplacement automatique de textes. Par exemple, si vous deviez souvent taper un mot compliqué comme « ratatouille », il était plus simple de taper « rtt » et laisser le système remplacer cette abréviation par le mot complet. Pour cela, il fallait se rendre dans les Préférences Système (menu Pomme), puis « Langue et texte » et cliquer sur l’onglet « Texte ». La touche « + » située en bas de la fenêtre permettait d’ajouter des règles de substitution s’appliquant aux logiciels Mail, Text Edit, ou iChat. D’autres logiciels, comme Keynote ou Pages, n’avaient pas immédiatement adopté la fonction.

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator

Les calculatrices d’Apple

Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.

En voici un modèle plutôt rare, puisqu’il est originaire du Japon. Vous le trouverez sur eBay pour 200 dollars, ou pour 19.800 yens (160 euros) sur le site d’enchères de Yahoo Japon (merci Pierre !).

Calculatrice Apple Japon
Image : eBay

Toujours sur eBay, voici un modèle à 50 dollars. Argent et noir, avec un couvercle sur ressort qui se transforme en support pour relever l’écran.

Calculette Apple

Et encore un autre modèle solaire, produit avec Sharp, toujours sur eBay, pour 888,88 dollars… Un modèle EL-835 datant de 1985.

Apple Sharp Calculator
Image : eBay

En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.

Three Apple calculators on redlightrunner

[mise à jour 15/03/2019] Nous avons dégoté une annonce eBay avec cette calculatrice au format carte de crédit. Le vendeur précise qu’elle porte à son dos la marque « Apple Credit Plan ».

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator
Image : eBay

On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…

Apple Solar Floppy Calculator

Nous pensions au début à un montage lié à l’utilisation du design de la calculatrice Braun comme source d’inspiration pour celle de l’iPhone, mais non, il y a bien eu un modèle marqué de la pomme, vendu 80 $, comme on le découvre en page 25 de « The Apple  Catalog » de 1987 :

Apple Braun Calculator
Image : CultofMac

Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.

Apple Southern Operations Calculator
Image : Pinterest

Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.

Calculatrice Apple solaire
Image : eBay
Paquet de Mac OS X vu depuis Mac OS 9

Mac OS 9.1, le colocataire de Mac OS X

Si vous avez côtoyé l’Apple de l’an 2000, vous avez sûrement connu les toutes dernières versions de Mac OS 9. Ce système, lancé fin 1999, apportait son lot de nouveautés : le mode multi-utilisateur, le trousseau d’accès pour enregistrer ses mots de passe, le cryptage des fichiers, Sherlock 2, ou encore le tableau de bord de mise à jour du système sur Internet… Mais à l’époque, les vraies nouveautés pour Apple, c’était du côté de Mac OS X que ça se passait… Alors les mises à jour de Mac OS 9 se sont faites discrètes.

La version 9.1 est lancée  le 9 janvier 2001, sans aucune annonce officielle. Le système, qui doit être le dernier avant le lancement de MacOS X, est conçu pour faciliter la transition de l’ancienne génération du système vers le tout nouveau MacOS X. Il améliore le fonctionnement de l’environnement Classic de MacOS et prend en compte les paquets de MacOS X, qui apparaissaient jusqu’alors sous la forme de dossiers. Une intégration améliorée, mais pas parfaite, comme en témoigne cet étonnant message d’erreur quand on tentait de lancer sous MacOS 9.1 une application MacOS X :

Paquet de Mac OS X vu depuis Mac OS 9
L’paquet… c’est du ch’ti ?

La version 9.2 et sa mise à jour 9.2.1 seront destinées à améliorer encore le fonctionnement de l’environnement Classic, mais pour MacOS X 10.1 cette fois. La dernière version en date sera 9.2.2, mise à jour pour MacOS X 10.2.

Disk II disquettes 5.25 et Apple Notebook disks

Souvenir : les boîtes de disquettes

Acheter des disquettes était sans doute le truc le moins glamour qu’on pouvait faire avant les années 2000, avant que l’iMac, Internet et les clés USB les ringardisent à jamais. Et plusieurs décennies plus tard, on ne trouve toujours pas beaucoup de charme à ces petits disques et à leurs boîtes moches qu’on achetait au supermarché ou à la fnac… Et puis il y a les boîtes d’Apple, qui n’ont pas pris une ride !

Apple Macintosh Floppy disks Picasso Ten Disks
À gauche, la boîte des disques double densité (800 Ko). À droite, la première boîte de disquettes accompagnant le premier Macintosh (400 Ko).
Apple Macintosh Floppy disks
Trois versions de la boîte de dix, y compris la version “2Mo” qui ne faisait toujours que 1,44 Mo une fois formatée…
Disk II disquettes 5.25 et Apple Notebook disks
À gauche, la boîte de disquettes 5″1/4 pour Apple II. À droite, la boîte de disques pour portables d’Apple, avec une surface anti-poussière, anti-statique, et des matériaux plus résistants aux vibrations, aux chocs et aux changements de température et d’humidité !
Apple Macintosh Floppy disks
Et pour le plaisir des yeux, quelques disquettes des années 80, d’une blancheur immaculée !

Vous pensez que tout cela est bien subjectif, et qu’après tout, une disquette est une disquette ? Hé bien vous l’aurez voulu, voici la preuve que non, tous les designs ne vieillissent pas de la même manière !

PC disquettes

Publicité Apple 1985, Lotus Jazz

Publicité : Macintosh et Lotus Jazz

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double-page de 1985 que nous exhumons. Elle vante les mérites du tout nouveau logiciel Jazz, développé par Lotus spécifiquement pour le Macintosh 512 Ko. Grâce à cette quantité impressionnante de mémoire vive, il devenait possible de faire plusieurs choses au sein d’un même logiciel : tableur, grapheur, gestionnaire de fichiers, traitement de texte, et programme de communication : bref, c’était un peu comme Claris Works avant l’heure!

Nos lecteurs les plus attentifs se souviendront qu’Apple avait teasé le lancement de ce logiciel quelques mois auparavant, dans sa brochure présentant le Macintosh 512 à ses revendeurs. Elle précisait alors que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Publicité Apple 1985, Lotus Jazz

Renault Clio Apple JASP publicité

Avant Titan et l’iCar, une Renault Clio Apple

À l’heure où les rumeurs les plus folles circulent sur fond de projet Titan et d’iCar chez Apple, voici l’occasion de revenir sur une information dont nous vous parlions déjà il y a une éternité sur l’Aventure Apple : Apple a participé à une série limitée de la Renault Clio, en Espagne. Après la piqure de rappel administrée il y a quelques années par le Journal du Lapin, il est temps de nous rafraîchir la mémoire !

Pour commencer, il faut préciser que la Clio Apple était une des innombrables séries limitées proposées par la marque : vous vous souvenez peut-être de la Clio Shangai, de la Clio NRJ, de la Clio Chipie, ou de la Clio Alizé. Aux Pays-Bas, on croisait des Clios Longchamp. En Grande-Bretagne, des Clios Paris ou Versailles. En Allemagne et en Italie, des Clio Oasis ou Mexx. Bref, des dizaines de versions limitées dont beaucoup usaient du co-branding pour associer deux marques à succès. Un inventaire de ces modèles, avec leurs prospectus, est proposé sur le site Les Renault de Papier)

Séries spéciales Renault
Images : http://lesrenaultdepapier.fr

En Espagne plus particulièrement, Renault venait de frapper un grand coup en 1995 avec une campagne publicitaire à succès : JASP, pour Jovenes aunque sobradamente preparados (Jeunes, mais bien préparés). Plus qu’une publicité, c’était une véritable analyse sociale de cette nouvelle génération, des jeunes adultes à la tête bien faite venant bousculer un marché du travail déjà encombré et un peu sclérosé. Une campagne publicitaire qui a marqué les Espagnols, plus encore que le fameux « Pas assez cher, mon fils » des Français de la même génération ; à tel point que le terme JASP est aussi commun en Espagne que Génération X, Génération Y, ou Millenials.

Avec cette publicité JASP, reprise dans des magazines et sur des panneaux d’affichage, Renault ciblait une génération diplômée, bien dans sa peau, capable de citer Kant et Sénèque, une génération qui recherchait une voiture moderne, audacieuse, à la fois raisonnable et sportive, fiable et sans prétention. L’année suivante, surfant sur cette image renouvelée, la filiale espagnole de Renault accolait le logo JASP à toute sa communication dédiée au modèle Clio. C’est tout naturellement qu’on retrouve ce logo sur les brochures et les publicités de la série Limitée Clio Apple proposée en 1996 en Espagne.

Renault Clio Apple JASP publicité

Alors, qu’avait-elle de spéciale, cette Clio Apple ? Hé bien honnêtement, pas grand chose : des rétroviseurs et un béquet aux couleurs de la carrosserie, un autoradio-cassette avec commandes au volant, et deux malheureux monogrammes Apple sur les flancs. Bref, les simples finitions optionnelles de la Clio 1 phase 3, rien de plus. La marque proposait deux modèles : la Clio S (3 ou 5 portes, 1,4 L, 75 cv) et la Clio RSi (3 portes, 1,8 L, 110 cv). Vous pouvez découvrir la brochure complète de la Clio Apple (6 pages) sur notre blog, en cliquant ici !

Renault Clio Apple JASP publicité

Comme l’ont constaté nos lecteurs hispanophones dans la publicité ci-dessus, cette Clio était fournie avec un téléphone GSM et un PowerBook 190, l’offre étant valable uniquement jusqu’à épuisement des stocks de PowerBooks, remplacés ensuite par l’infâme Performa 5260 dont nous avons déjà parlé par ailleurs. D’après nos souvenirs, l’offre avait été prolongée avec le PowerBook 1400, commercialisé en octobre 1996.

Le slogan « 110 chevaux, 500 mégas » aurait également fleuri sur les panneaux publicitaires, si l’on en croit ce cliché retrouvé tout au fond d’internet. 110 chevaux, c’était la puissance du modèle RSi ; 500 mégas, la capacité du disque dur du PowerBook.

Publicité Apple Renault Clio 100 Caballos, 500 megas
Image : JMCPRL.net

Il y avait même une publicité dont YouTube a gardé une trace, oui, une vilaine trace qui fleure bon l’importation à l’aide de la carte d’acquisition pour Performa et la compression à l’aide du codec Cinepak en vogue à l’époque :

https://www.youtube.com/watch?v=-w96XMbm5Vw

Pour 3000 euros, il  est toujours temps d’acquérir une de ces voitures, dans le coloris bleu azur, sur ce site espagnol de petites annonces. Elle compte 88.000 km au compteur, et se trouve à Barbastro, au sud des Pyrénées.

Enfin, soyez attentifs afin de ne pas confondre cette Clio Apple avec la Clio i-Music, qui n’a rien à voir du tout. Commercialisée en 2006 et 2007, cette série spéciale (également disponible dans les autres modèles de la marque) était simplement dotée de haut-parleurs supplémentaires et d’une connectivité renforcée grâce au bluetooth et au boîtier TunePoint compatible iPod et USB. Si vous voulez transformer votre Modus en Modus i-Music, vous trouverez des logos tout neufs sur eBay.

Logo Renault i-Music
Image : eBay
L'interface de l'application ResEdit

Souvenir – ResEdit

Et vous, avez-vous connu l’époque où ResEdit était incontournable pour tout amateur de bidouille sur Mac ? Avant Mac OS X, les logiciels et leurs documents embarquaient un certain nombre d’éléments sous forme de ressources, organisées selon des règles intangibles, par opposition à leurs données, stockées selon le bon vouloir du créateur du logiciel. Ainsi, on trouvait parmi les ressources : les curseurs, icônes, les boîtes de dialogue, les menus, certains sons ou images, et les informations apparaissant dans les fenêtres « Lire les Informations » ou « À propos » du menu Pomme.

L'interface de l'application ResEdit

Avec ResEdit, l’éditeur de ressources gratuit fourni par Apple, on pouvait aisément bricoler dans ces ressources, les modifier, les copier… Certaines ressources étaient directement manipulables (comme les icônes, les menus ou les curseurs), quand d’autres étaient affichées sous forme hexadécimale. Dans tous les cas, mieux valait travailler sur une copie du document ou de l’application, pour éviter d’endommager le fichier.

Hypercard ICONs ressources dans ResEdit

ResEdit permettait aussi de modifier le « code type » et le « code créateur » de chaque fichier. Le premier décrivait la nature du fichier (APPL pour une application classique, cdev pour les Tableaux de bord,  INIT pour les extensions, TEXT pour du texte seul, MooV pour les films QuickTime, PICT, JPEG, MPG3…), tandis que le deuxième indiquait au système quel logiciel devait ouvrir le fichier (8BIM pour Photoshop, MSWD pour Microsoft Word, BOBO pour ClarisWorks et AppleWorks, ttxt pour TeachText puis SimpleText, WILD pour HyperCard…). Grâce à ces deux codes, le système savait à quel type de fichier il avait affaire, et quel logiciel devait l’ouvrir. En l’absence du logiciel d’origine, les autres logiciels compatibles savaient reconnaître le fichier.

Pour tout savoir sur ResEdit, vous pouvez encore aisément vous procurer des ouvrages d’occasion (par exemple ici sur Amazon.fr). Vous y découvrirez en détail l’utilitaire et ses secrets, avec de nombreuses copies d’écran qui fleurent bon le Système 6… Par exemple, vous (re)découvrirez la méthode pour changer le raccourci-clavier d’un menu, en modifiant la ressource « MENU ». Oui, parce qu’à l’époque, Apple n’avait pas encore inventé les Préférences Systèmes « Clavier » pour gérer les raccourcis personnalisés…

Alan Kay et le Macintosh

Connaissez-vous Alan Kay ? Américain, né en 1940, doctorant en informatique en 1969, il rejoint le centre de recherches Palo Alto Research Center de Xerox dès 1970. Rapidement, sa vision influence les travaux sur l’informatique personnelle. Il insiste notamment sur la nécessité d’infuser au sein des ordinateurs des métaphores liées au monde réel, comme l’affichage d’un bureau à l’écran. Il milite pour la généralisation des interfaces graphiques et des souris, y compris dans les environnements de programmation, à une époque où l’informatique se réduisait à des écrans et des claviers. Après avoir conçu l’interface du Flex en 1967, puis SmallTalk (environnement utilisant la souris et les fenêtres multiples), il participe à la création de l’ALTO, qui est pour beaucoup le premier ordinateur moderne. Kay développa d’ailleurs sur cette machine un logiciel de dessin capable de reconnaître les caractères dessinés à la souris. C’est également sur l’Alto que des principes tels que le déplacement d’icones ou de texte ont fait leur apparition.

Après un détour chez Atari, il rejoint Apple de 1984 à 1997. Il y continue son œuvre de conceptualisation, pour peser sur le travail des développeurs. « Quand on demande à un enfant de faire un rond, il tourne sur lui-même. Si l’on pose la même question à un adolescent, il s’appliquera à dessiner un rond parfait avec un compas. Quant à un adulte, il donnera simplement la formule du cercle. On retrouve ces trois états d’appréhension du monde avec le Macintosh. La souris est le contact physique, les programmes correspondent à l’intelligence, et les icones au symbolisme » (extrait de L’ordinateur Individuel, numéro 108, novembre 88).

Alan Kay a gardé un grand esprit critique face au développement de l’informatique, lui qui a toujours vu plus haut et plus loin que ses contemporains. « J’aime à dire qu’autrefois, lorsque vous réinventiez la roue, vous pouviez vous faire taper sur les doigts pour ne pas avoir lu. Mais de nos jours les gens réinventent le pneu crevé. Je serais personnellement heureux qu’ils réinventent la roue, parce qu’au moins on avancerait. » (extrait d’une conférence donnée en 2003).

Quelques-unes de ses pensées ont été compilées par son ami et collègue chez Apple Andy Hertzfeld (créateur du Switcher) :
Les développeurs informatiques sont les grand prêtres d’un petit culte ;
Les grandes idées ne peuvent pas être rapetissées ;
Un seul but : faire disparaître l’ordinateur dans notre environnement ;
Travaillez sur les grandes idées, pas sur les bonnes ;
Trouvez la bonne métaphore : tout s’organisera autour d’elle, comme la limaille de fer autour de l’aimant ;
Faites prévaloir le contenu sur la forme, et amusez-vous.

Icônes Informations Système Apple

Souvenir : Informations Système Apple

Et vous, avez-vous connu l’époque des « Informations Système Apple » ? Il s’agissait d’un utilitaire fourni (si notre mémoire est bonne) à partir de Mac OS 8.5. On le retrouve aujourd’hui sous Mac OS X sous le nom de « Informations Système ».

Ce logiciel était une grande avancée, puisque jusque là, aucun outil intégré au système ne permettait de connaitre en détail la configuration de son Macintosh. En un clic, on obtenait une fenêtre composée de plusieurs onglets. Le premier résumait la configuration : version du système et de QuickTime, mémoire vive (avec le détail de chaque barrette), type de clavier, processeur… À l’époque, les machines n’avaient pas encore la dénomination annuelle qu’elles ont maintenant (début 2009, fin 2012…).

Informations Système Apple

Le deuxième onglet détaillait les disques et supports amovibles connectés. Disques physiques, partitions logiques, clés USB, lecteur de CD-ROM… et plus étrangement, la carte vidéo en tant que périphérique connecté en PCI, bien qu’il ne s’agisse pas d’une carte à proprement parler dans l’iBook de ce test.

Informations Système Apple

 

Comme leurs noms le laissent supposer, les autres onglets détaillaient les Tableaux de Bord, Extensions et Applications installées. Cependant, cet outil ne permettait pas de les activer ou de les désactiver. Enfin, l’onglet Dossiers Système se contentait de lister les Dossiers Système valides, ceux permettant de démarrer l’ordinateur.

Informations Système Apple

Allez, pour terminer, un petit jeu. Saurez-vous retrouver l’icône de « Informations Système Apple » cachée dans l’icône de son lointain descendant inclus dans macOS Mojave de 2018 ? Les deux icônes sont à l’échelle de leur taille maximale : 32 pixels pour Mac OS 9, et 1024 pour Mojave.

Icônes Informations Système Apple

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

L’écran du Macintosh, sur un iMac Retina 5K

Et si l’on devait afficher l’interface du premier Macintosh, en 512 x 342 pixels, au milieu de l’écran Retina de l’iMac 27 pouces, en 5 120 x 2 880 pixels, ça donnerait quoi ? Et bien cela donnerait ceci :

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

Un minuscule timbre-poste au milieu d’un océan de pixels. C’est bien simple, on pourrait faire tenir 84 écrans du Macintosh sur celui de l’iMac !

Au passage, heureusement qu’il y a GraphicConverter pour ouvrir les copies d’écrans réalisées sur les vieux Macs au format PICT, parce qu’Apple y a renoncé depuis longtemps !

PowerBook G3 : les 7 différences

Entre le PowerBook G3 Series « Bronze », dont on fête aujourd’hui l’anniversaire, et son prédécesseur connu sous le nom de Wallstreet, Apple n’a presque rien changé. Enfin, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que c’est le « presque » qui change tout. En voici sept exemples, parmi d’autres. Dans cet article, glissez le curseur des images pour comparer tout ce qui a changé !

Pas de doute, Apple a sérieusement affiné son portable professionnel. Faute de place, les deux ports PCMCIA ont laissé la place à un port unique. Et la prise Modem a rejoint le panneau arrière.

 

Le système d’éjection motorisée dédiée aux deux ports PCMCIA a disparu, au profit d’un classique bouton poussoir.

 

Evidemment, le clavier a gagné en transparence, c’est même lui qui donne son surnom à ce PowerBook G3 Series « Bronze ». Même le bouton de démarrage a eu droit à son ravalement :

 

La petite pomme a connu le plus grand chamboulement de son histoire. Elle a quitté ses couleurs vives pour un blanc uni, et elle a migré du dessous au dessus de l’écran :

 

Derrière le capot des connecteurs, Apple a remplacé le bon vieux ADB par deux USB, fait disparaître l’ancien port série, déplacé le port modem, caché les prises casque et micro, et soigneusement peint en noir les vis et supports métalliques. Pour le FireWire en revanche, il faudra attendre la génération suivante dénommée « Pismo ».

Les ports des PowerBooks G3

Vu de face, on s’aperçoit que la marque a revu de nombreux détails : le système de fermeture a évolué (la partie mobile du loquet se trouvait à l’origine sur le haut de l’écran, elle a migré ensuite sous le trackpad) ; le nom de l’ordinateur est passé du bord au centre de l’écran, le témoin de charge est passé du côté droit au côté gauche, tandis que le logo Apple a migré vers le haut de l’écran.

 

Enfin, on signalera la disparition (définitive) du logo PowerPC. Vraiment, cet ordinateur, l’air de rien, a chamboulé bien des habitudes !

Apple PowerMacintosh G4 heatsink motherboard

De l’art dans un radiateur

Dans un ordinateur, le radiateur, ou dissipateur thermique, est une pièce de métal chargée de dissiper la chaleur produite par le processeur pour éviter que celui-ci ne surchauffe. Dit comme ça, ce n’est pas forcément très glamour. Et pourtant, quand c’est Apple qui le dessine, on obtient cette petite œuvre d’art, que l’on trouve dans les PowerMacs G4 monoprocesseurs. En effet, dans les modèles biprocesseurs, le radiateur était pourvu d’ailettes toutes identiques, sans cet effet d’escalier permettant de raccourcir les ailettes vers le côté inutilisé.

Apple PowerMacintosh G4 heatsink motherboard

Apple PowerMacintosh G4 heatsink motherboard

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

Bon anniversaire les MacBooks !

Le 16 mai 2006, Apple présentait un nouveau venu dans sa gamme : le MacBook, qui succédait à la fois à l’iBook (en entrée de gamme) et au PowerBook 12 pouces (pour la compacité). Son changement de nom marquait le passage aux processeur Intel Core Duo en remplacement du PowerPC G4.

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

S’il est encore aujourd’hui disponible au catalogue, le MacBook a connu en réalité plusieurs générations et autant de positionnements : simple successeur de l’iBook en 2006, reprenant sa coque en polycarbonate tout en proposant une version noire (pour 200 euros de plus…) ; il devient en 2008 un petit MacBook Pro en reprenant sa coque en aluminium, son clavier rétroéclairé, mais un écran de moindre qualité ; en 2009, il en revient au polycarbonate, et disparaît totalement du catalogue en 2011. Il n’y réapparaîtra qu’en 2015, avec un design plus fin et plus léger que le MacBook Air, au prix d’un unique port USB-C remplaçant tout ce qui existait jusqu’alors !