Comment protéger un dossier par un mot de passe ?
En fouillant dans les archives d’articles rédigés pour feu la revue A Vos Mac, j’ai retrouvé ce grand classique publié en 2011, qui n’a pas pris une ride en dix ans ! Comme à l’époque, en utilisant l’application « Utilitaire de disque », vous pouvez transformer un dossier en fichier crypté par un mot de passe : l’image disque.
Lancez l’application « Utilitaire de Disque » qui se trouve dans votre dossier « Applications > Utilitaires ». Choisissez le menu « Nouvelle image disque du dossier… », sélectionnez votre dossier, donnez un nom à votre image, et choisissez le format « lecture/écriture » et le chiffrement « AES 256 ». Validez en cliquant sur « Enregistrer ». L’application vous demande ensuite d’indiquer un mot de passe, à entrer deux fois pour être sûr de ne pas se tromper… Décochez bien la case « Mémoriser le mot de passe ».
Vous pouvez ensuite quitter « Utilitaire de Disque ». Dans le Finder, là où vous l’avez enregistrée, vous trouverez une icône portant le nom de votre disque. Double-cliquez dessus : le Finder vous demande alors le mot de passe. Si vous l’indiquez, un nouveau disque apparaît sur votre bureau. Vous pouvez maintenant glisser sur ce disque les fichiers à cacher. N’oubliez pas ensuite d’éjecter le disque (menu « Fichier > Ejecter le disque ») quand vous quittez la pièce…
Publicité : Macintosh et Excel
Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.
Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.
Apple, la police et le point de croix
Nous continuons d’explorer les tréfonds d’eBay et d’en profiter pour nous cultiver un peu. Nous y avons découvert une marque de modèles pour broderie au point de croix. Oui, dit comme ça, le lien avec Apple n’est pas évident. Mais regardez plutôt comment Bucilla présentait ses modèles dans les années 80…
Une recherche sur eBay permet de constater que la marque a utilisé cette police d’écriture à partir de 1979, et les bandes colorées seulement vers 1991. Ces couleurs en bandes, cette police d’écriture, pas de doute, la source d’inspiration n’est pas difficile à identifier… Voici un extrait du catalogue Apple in Depth, avec la police et le logo utilisés dès 1977. Bucilla avait surtout bien fait attention à remettre les couleurs de l’arc-en-ciel dans l’ordre.
Depuis, la marque a supprimé les bandes de couleurs, comme on peut le voir dans ce modèle diffusé en 2013 et disponible sur Amazon. En revanche, la police de caractère n’a pas évolué. Entre-temps, Apple a changé la sienne à plusieurs reprises…
Il faut tout de même dire, pour la défense de Bucilla, que la police Motter Tektura, créée par l’Autrichien Othmar Motter en 1975, était utilisée à toutes les sauces à l’époque. On en trouve une belle galerie sur le site Fonts in use. Même Reebok l’utilisa jusqu’à la fin des années 90.
Quand Apple fait visiter ses usines
Pour rendre l’ordinateur plus humain, Apple a toujours cherché à faire oublier l’envers du décor. Un Macintosh, c’est d’abord une interface et une souris, avant d’être une fiche technique. Ne parlons même pas de mettre les mains dans le cambouis ! À ce titre, Apple montre rarement l’envers du décor : mille Macintosh alignés sur une chaîne de montage, ça n’a rien de glamour, sans compter que cela dévalorise l’utilisateur, qui devient un client parmi des milliers d’autres. Pourtant, à quelques occasions, Apple a communiqué sur ses usines et ses processus de fabrication.
Le site Applelogic a ainsi retrouvé quelques photos des chaînes d’assemblage des Apple II. Celle-ci est localisée en Californie, sans plus de précision.
Lors de la sortie du Macintosh en 1984, Apple présente au monde l’usine ultra-moderne de Fremont, en Californie, capable d’assembler un Macintosh toutes les 27 secondes ! Une usine entièrement conçue par Apple, uniquement dédiée au Macintosh, et peinte aux couleurs de la marque selon les souhaits de Steve Jobs.

On peut découvrir cette même usine dans une vidéo tournée par la firme quelques années plus tard, alors qu’elle était passée à la fabrication des Macintosh SE et Macintosh II.
https://www.youtube.com/watch?v=KUjyh2Fhnuk
Récemment, le New-York Times a consacré un article magnifiquement illustré aux deux tentatives de Steve Jobs d’assembler des ordinateurs sur le territoire américain : en plus de l’usine du Macintosh à Fremont, il avait aussi voulu assembler ses ordinateurs NeXT à quelques centaines de mètres de là, à partir de 1990.

Plus tard, en 1998, la sortie de l’iMac est accompagnée par ces deux photographies, chargées de démontrer la puissance logistique de la marque. On les trouvait directement sur le site de la marque, à disposition des journalistes, au même titre que les photographies de la machine elle-même.
En 2015, le site CultOfMac s’était offert une petite virée dans l’usine de Cork, la seule usine qu’Apple gère directement et sans sous-traitance, en Irlande, pour certains modèles personnalisés d’iMac.

En 2013, nouvelle étape : Apple lance son nouveau Mac Pro. Parmi ses arguments marketing, ce nouveau modèle professionnel annonce un assemblage aux États-Unis, une première pour la marque depuis vingt-et-un ans et la fermeture de l’usine de Fremont en 1992. Une vidéo postée par Apple vante la chaîne d’assemblage du nouveau modèle :
Ces dernières années, c’est plutôt vers la Chine que les regards se tournent. Si Apple et ses sous-traitants, notamment Foxconn et Pegatron, ont accepté d’ouvrir leurs usines aux journalistes, c’est pour répondre aux différentes accusations qui les visaient, au sujet des conditions de travail de leurs salariés, du respect des normes de sécurité, ou de l’impact écologique de leurs installations. En 2016, Bloomberg réalisait ainsi un long reportage dans une usine qui emploie des milliers de salariés pour assembler l’iPhone, près de Shanghai.

Une communication parfaitement maîtrisée par la marque, qui va jusqu’à mettre en scène les visites de son PDG Tim Cook sur les sites de production de ses produits…

Le configurateur de Macintosh II
Avec l’avènement d’Internet, on a vu fleurir les configurateurs, ces sites web qui permettent de configurer son ordinateur (ou sa voiture) étape par étape, en choisissant les différentes options. Mais comment cela se passait-il en 1988 ? Sur une brochure papier, tout simplement ! Il suffisait de suivre le trait du bout du doigt, du haut vers le bas, et de noter la référence de chaque option souhaitée : M0218 pour passer de 1 à 2 Mo de mémoire vive ; M0213 pour l’extension de mémoire vidéo permettant d’afficher 256 gris ou 256 couleurs ; M0115F pour le clavier étendu. Il y avait même une configuration-type pour utiliser A/UX, le système UNIX développé par Apple à l’époque. Une révolution pour une marque qui avait conçu le Macintosh sans la moindre option !
Publicité – Abracadabra…
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1990 pour le Macintosh LC et son prix de 14 200 francs (hors taxes…), pour un modèle avec 2 Mo de mémoire vive, 40 Mo de disque dur SCSI, et un moniteur 12 pouces. Un prix qui tient un peu de la magie, mais surtout de la haute technologie !
Le clavier ADB ajustable… en japonais
C’est l’un des claviers Apple préférés des collectionneurs. Il n’est pas aussi rare que le clavier ADB noir du « Macintosh TV », mais il fait toujours son petit effet dans une collection. Le Clavier ADB Ajustable répondait à l’exigence d’ergonomie très en vogue au début des années 1990 (on le trouve présenté dans l’Apple Magazine de mars-avril 1993, en même temps que le LC III, le Classic Couleur, QuickTime 1.5 et l’AppleCD 300).
On en trouve régulièrement en vente sur eBay (ici, ici, ou un morceau là), mais celui qui est proposé actuellement est particulier : ses touches comportent à la fois les caractères latins et japonais !
Comme souvent avec les produits Apple un peu anciens, les plastiques n’ont pas tous vieilli de la même manière, et la barre d’espace a plus jauni que les autres. Sachez également que ce clavier dispose habituellement d’un pavé numérique séparé, qu’on relie à l’aide d’un câble ADB très court (et non torsadé) que la plupart des utilisateurs ont perdu… Si vous en avez un, contactez-nous, on le cherche !
Achetez une New Beetle, repartez avec un iPod
En 2003, Apple et Volkswagen se sont associées pour une campagne promotionnelle. Pour tout achat d’une New Beetle, un iPod était offert : un modèle de 15 Go, portant le logo « Drivers Wanted » gravé au dos. Les deux sociétés considéraient qu’elles s’adressaient au même public, amateur de produits différents, simples et non-conventionnels.
https://www.youtube.com/watch?v=y6voJVF04lE
Cette offre était donc accompagnée d’un clip télévisé, mais aussi de plusieurs publicités papier que l’on peut retrouver sur le site AdForum. Celle-ci, comparant cette offre aux frites et au ketchup, est plutôt bien vue. Une autre comparait les deux produits à ces vieux couples où chacun sait terminer les phrases de l’autre…
Pour la petite histoire, on rappellera qu’à l’époque, il n’y avait pas de Bluetooth, ni même d’autoradio compatible avec la prise Dock de l’iPod. C’est donc avec un bête adaptateur pour lecteur de cassette audio que cet iPod était fourni, comme on le voit quand on regarde attentivement la vidéo…
Sources : MacObserver, AdWeek, AdForum
Bon anniversaire l’iPod Shuffle !
Le 11 janvier 2005, Apple présentait un (tout) petit nouveau dans sa gamme iPod : l’iPod shuffle. « Plus petit qu’un paquet de chewing-gums, mais beaucoup plus sympa », comme le disait la marque !
L’iPod shuffle était le premier baladeur de la marque à abandonner le disque dur, pour adopter le stockage flash de type SSD. C’était encore un pari novateur à l’époque, mais qui finira par s’imposer dans toute l’industrie informatique.
L’autre pari de cet iPod shuffle, c’était que les utilisateurs pourraient apprécier un lecteur musical privé d’écran, et destiné à lire les morceaux au hasard. Cette fonction inspirera quelques années plus tard des graphistes facétieux, imaginant un iPhone shuffle destiné à appeler des contacts au hasard… On en trouve même une version, très travaillée et plutôt rigolote, sur le site Désencyclopédie.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
Les télécommandes noires d’Apple
En avril 2018, nous organisions la rencontre de deux souris noires d’Apple, celle du Performa 5400 de 1996 et celle de l’iMac Pro de 2017. Un petit peu plus tard, c’était au tour de deux claviers noirs de se rencontrer : celui du Newton MessagePad 2000 et celui du Performa 5400.
Voici maintenant venu le moment d’organiser une nouvelle rencontre entre accessoires noirs d’Apple. Cette fois-ci, c’est au tour de nos télécommandes de se prêter au jeu.
Les clients d’Apple au milieu des années 90 auront bien sûr reconnu la télécommande fournie avec le Performa 5400 — toujours lui ! — au centre. Elle permettait de piloter les fonctions du tuner TV. On la retrouvait d’ailleurs dans le carton du Spartacus, le Mac du 20ème anniversaire d’Apple sorti en 1997.
La grande télécommande, c’est celle du PowerCD de 1993, copie conforme de celle fournie par Philips avec son lecteur CDF-100 qu’Apple avait simplement « rebadgé ». La plus petite était fournie avec le Macintosh TV et avec l’Apple TV/Video System, une carte d’extension permettant de doter les Performa d’un tuner TV et d’une acquisition vidéo.
Le Journal du Lapin, qui a plus d’un tour dans son sac, en a trouvé une version légèrement différente. Son auteur est d’ailleurs toujours à la recherche de témoignages lui permettant d’en établir l’origine. Saurez-vous l’aider ?

Une autre télécommande noire, plutôt rare, était fournie avec l’Apple Set Top Box, ce projet de Box dédié à la télévision et à l’internet par câble, dont nous avons déjà parlé précédemment. On peut parfois en trouver sur eBay, comme celle-ci (vendue !).

Par ailleurs, oui, il nous manque la télécommande noire de l’Apple TV… Si vous en avez une à nous offrir, même en panne, n’hésitez pas à nous contacter !
Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier
Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.
Une très vieille enseigne Apple aux enchères
Vous avez une façade ? Vous avez 20.000 dollars ? Alors le moment est peut-être venu d’enchérir sur une ancienne enseigne Apple. Si l’on en croit le site d’enchères Nate D Sanders, cet exemplaire aurait été commandé par l’un des premiers revendeurs Apple de l’histoire, qui avait découvert la marque « lors d’un salon informatique en 1976 ». Malheureusement, l’histoire n’est pas plus précise que cela. On peut tout de même s’étonner de la chronologie, puisque le logo arc-en-ciel d’Apple n’a été créé qu’au début de l’année 1977, que l’Apple II n’a été présenté qu’en avril 1977 lors du premier salon West Coast Computer Faire de San Francisco, et surtout, que la bande verte de la pomme multicolore est restée beaucoup plus fine jusqu’en 1980. Bref, une enchère à prendre pour ce qu’elle est : une vieille pomme de 120 x 150 cm !
La pub du dimanche – Le PowerBook 3400
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerBook 3400 : le portable le plus rapide de l’ouest. Et de l’est. Et du nord. Et du sud. Il faut dire qu’avec un processeur 603ev à 240 Mhz, ce modèle laissait sur place les PowerBooks précédents (qui plafonnaient à 133 Mhz) et même les PC portables du moment (le Pentium MMX venait d’apparaître en version 166 Mhz). Comptez tout de même 45.000 francs pour le modèle le plus rapide…
Remarquez le slogan de l’époque, brièvement adopté par Apple (déposé en octobre 1996, abandonné en avril 1998) : Give your dreams a chance (donnez une chance à vos rêves).
Publicité : Apple Multimedia Program
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une simple page de 1993. « Vous n’avez pas besoin d’une boule de cristal pour voir où va le multimédia. Vous avez juste besoin d’une boîte ». Et cette boîte, c’est l’Apple Multimedia Program, qui permet aux développeurs, designers, enseignants, commerciaux ou rédacteurs, de disposer d’un lien avec les meilleurs outils et les meilleurs professionnels du milieu : guides, vidéos explicatives, newsletter, adresse AppleLink, études de marchés, et même une présentation des outils et services pour faire les bons choix…
Apple a aussi dû racheter le nom Lisa
On connaît bien l’histoire mouvementée de la marque déposée « Macintosh », pour laquelle Apple a finalement dû envoyer un chèque de deux millions de dollars à McIntosh Laboratory. Nous avions même retrouvé une mention explicite de l’utilisation de cette marque sous simple licence, dans un manuel de l’époque. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’Apple a rencontré les mêmes difficultés avec le nom Lisa, son ordinateur sorti un an plus tôt.
C’est au détour d’un article de la revue SoftTalk parue en février 1983, que nous sommes tombés sur ces deux petits paragraphes, expliquant qu’une nouvelle fois, une bonne fée s’était préoccupée du sort d’Apple. L’article relatait que les négociations s’étaient passées de manière particulièrement apaisées entre la marque et Randy Hyde, développeur du logiciel Lisa, et son éditeur Sierra On-Line.
Comme on a le sens du détail, chez l’Aventure Apple, nous sommes allés chercher un peu plus loin dans les archives, et nous avons découvert que l’histoire est brièvement citée dans le livre Not All Fairy Tales Have Happy Endings: The rise and fall of Sierra On-Line de Ken Williams (disponible ici chez Amazon). Elle est confirmée, avec davantage de détail, dans le blog de Keith Kaisershot : ce développeur y raconte ses échanges avec Al Lowe, célèbre créateur de jeux vidéos chez Sierra.
Tandis que Steve Jobs insistait pour que le futur super-ordinateur d’Apple soit appelé Lisa, les juristes de l’entreprise avaient remarqué que Sierra On-Line proposait un logiciel de développement pour Apple II (un assembleur en langage processeur 6502) du même nom. Pour le coup, c’était bien un acronyme : il signifiait Lazerware’s Interactive Symbolic Assembler, il avait été racheté par Sierra à Programma International, et se trouvait à l’époque en version 2.5. Le site Internet Archive a conservé sa première notice de 1981, et on en trouve aisément la trace dans des publications de 1982 à 1984 :
Ce que raconte Keith Kaisershot, et qu’on ne trouve nulle part ailleurs, c’est le détail de l’accord passé entre les deux marques : en échange de l’autorisation d’utiliser le nom Lisa, Sierra avait obtenu la promesse d’être livré de plusieurs exemplaires de la nouvelle machine (dont le coût flirtait avec les 10.000 dollars), mais aussi plusieurs prototypes du futur ordinateur de la marque, qu’on n’appelait pas encore officiellement Macintosh. Un accord qui permettra à Sierra de développer très tôt des logiciels pour cette nouvelle plate-forme, notamment Frogger, un lointain ancêtre de Crossy Road.
On notera, en conclusion, que Lisa n’est pas citée parmi les marques déposées protégées par Apple actuellement. Dans la longue liste tenue à jour sur le site de la marque, on trouve bien Macintosh, LaserWriter, ImageWriter, ou encore HyperCard, mais il n’y a plus aucune trace de Lisa…
Souvenir : Le MacCharlie
Et vous, avez-vous connu le MacCharlie ? Apparu en 1985, coûtant entre 1200 et 1800 dollars selon les options, cet étonnant produit proposé par Dayna Communications était vendu comme un complément du Macintosh original ou du Macintosh 512. Il s’agissait en fait d’un véritable PC équipé d’un processeur Intel 8088 à 4.77 Mhz, de 640 Ko de mémoire vive et d’un ou deux lecteurs de disquettes 5″1/4. Le fonctionnement de ce produit était assez simple : le Mac affichait l’écran du PC en plein écran ou dans une fenêtre (grâce au mode « Switcher » ou au « MultiFinder »), comme le ferait aujourd’hui un émulateur, tout en laissant l’accès aux accessoires du menu pomme comme la calculatrice ou le bloc-note.
Les logiciels PC étaient bien exécutés sur le MacCharlie, mais l’image de l’écran était transmise au Mac via le port Imprimante. Si le MacCharlie offrait le support du copier-coller de texte de DOS vers le Mac, les logiciels conçus pour la souris de Microsoft ne pouvaient pas reconnaître la souris du Mac, tout simplement car le MacCharlie était incapable d’interpréter des données graphiques : il se contentait de transférer au Mac les 25 lignes de 80 caractères d’un écran DOS classique. En revanche, le Mac bénéficiait du clavier étendu qui offrait notamment un pavé numérique, et pouvait utiliser la mémoire interne du MacCharlie comme « mémoire-tampon » pour l’imprimante ImageWriter, évitant à celle-ci de bloquer l’utilisation du Mac durant toute la durée de l’impression.
Apple II ou IBM-PC : le débat est clos
À l’occasion de nos recherches sur les clones d’Apple II, qui ont fait l’objet d’un article récemment, nous avons croisé une autre bizarrerie : un compatible-PC, compatible Apple II ! Tellement compatible que la publicité l’affirmait : Apple II ou IBM, le débat est clos ! Cette publicité, nous l’avons trouvée sur eBay, où plusieurs vendeurs la proposent.

Le WPC Bridge, puisque c’est ainsi que s’appelait cet ordinateur fabriqué par Cordata, était une grosse machine organisée autour d’un écran 12 pouces monochrome, deux processeurs 8088 (pour l’IBM) et 65C02 (comme l’Apple IIc ou l’Apple IIe enhanced), 512 à 768 Ko de mémoire vive, deux lecteurs de disquettes 5”1/4, trois ports d’extension, et une prise Joystick Apple II. Le tout coûtait 1.695 dollars. Il était possible de lui adjoindre un lecteur externe de disquettes Apple ou IBM, ainsi qu’une carte d’extension pour disposer d’un écran couleurs IBM. Les deux interfaces restaient cependant indépendantes : il n’y avait pas de copier-coller partagé comme le proposait le MacCharlie, ce mélange d’IBM-PC et de Macintosh apparu à la même époque, et dont nous avons déjà parlé.

Le WPC Bridge connaîtra une évolution du monobloc vers un modèle de bureau moins coûteux en 1988, comme le prouve cette publicité retrouvée au fin fond de YouTube :
Une nouvelle fois, c’est Wikipedia qui nous apprend que Cordata (à l’origine Corona Data Systems) était une entreprise américaine, fondée en 1982 pour produire un compatible PC. Elle sous-traitait sa production au coréen Daewoo, qui la rachètera en 1986 après un procès perdu contre IBM pour contrefaçon des ROM du PC.
Liens : ComputerWorld via Google Books ; InCider via Google Books ; 1000bit
La pub du dimanche – PowerMac G3 bleu
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerMac G3 « Bleu et blanc ». Steve Jobs le présenta officiellement en janvier 1999, six mois après le lancement du premier iMac et sept mois avant la présentation de l’iBook. Le PowerMac G3 se distinguait par sa porte latérale donnant accès à l’ensemble des composants, à l’opposée des conceptions fermées et collées qu’Apple adoptera quelques années plus tard.
Tablette contre tablette
Le saviez-vous ? Apple n’a pas attendu 2010 et l’iPad pour concevoir des tablettes graphiques. En 1979, elle disposait déjà, à son catalogue, d’une « Graphics Tablet » sous la référence A2M0029. Il s’agissait d’un outil très à la mode à l’époque, avant la démocratisation de la souris, qui permettait d’entrer des coordonnées mathématiques dans un logiciel, par exemple pour reproduire un schéma ou tracer des lignes ou des dessins.
Cette tablette était vendue avec son stylet (filaire) et sa carte à installer dans l’Apple II. Les plus curieux pourront retrouver son manuel d’utilisation en suivant ce lien. En attendant, vous pouvez apprécier ici la taille de ce machin (39,5 x 39,5 cm) en la comparant avec un iPad 9.7 pouces ! C’est bien simple, sur cette Graphics Tablet, on pourrait faire tenir quinze iPhones X !
Quel iMac n’est resté que deux mois au catalogue ?
Connaissez-vous un iMac qui ne soit resté que deux mois au catalogue d’Apple ? Nous fêtons aujourd’hui son anniversaire : il s’agit de l’iMac « Mi-2006 », un modèle réservé au marché de l’éducation. Il venait remplacer le dernier eMac encore en vente, et complétait ainsi la gamme des iMacs « Début 2006 » en offrant une machine à prix réduit, mais chichement équipée. Il disparaîtra dès le 6 septembre 2006, à l’occasion de la mise à jour « Fin 2006 » de la gamme, qui intègrera alors un modèle d’entrée de gamme assez proche.
L’iMac « Mi-2006 » embarquait un processeur Core Duo à 1,83 Ghz, 512 Mo de mémoire vive partagée avec la carte graphique Intel GMA 950 (une première sur un Mac), et un disque dur de 80 Go. Le bluetooth n’était pas fourni. Il était vendu 899 dollars (959 euros chez nous), contre 1299 dollars pour l’entrée de gamme de début d’année, et 999 pour son successeur de fin d’année, équipé d’un Core 2 Duo.
Souvenir – Le Lanceur
Et vous, avez-vous connu le Lanceur ? Apparu en 1995 avec le Système 7.5 pour le grand public, il s’agissait d’un « Tableau de Bord », un concept que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, une sorte de logiciel-qui-n’en-est-pas-un accessible depuis le Menu Pomme, et qui pouvait aussi apparaître automatiquement au démarrage du Mac.
Il contenait une simple fenêtre avec des onglets personnalisables, chacun de ces onglets pouvant contenir des Alias menant vers des logiciels ou des documents. Un simple clic sur l’icône lançait le logiciel ou le document : plus besoin de naviguer dans le disque dur ni de double-cliquer sur les fichiers ! Quelque part, c’était tout à la fois l’ancêtre du Dock et du Launchpad ! Et c’est bien pour cette raison qu’il n’a pas survécu au passage à MacOS X.
Pour ajouter des icônes au Lanceur, c’était très simple : il suffisait de glisser logiciels ou documents vers sa fenêtre pour y créer le bouton correspondant. Mais pour réorganiser ou faire le ménage, c’était une autre paire de manches : il fallait naviguer dans le Dossier Système du disque de démarrage, y ouvrir le dossier « Lanceur », et ajouter ou supprimer des alias. Pour créer des onglets, il fallait créer des dossiers dont le nom commençait par « • », le caractère obtenu avec la touche Option, la touche Majuscule et la touche Point-Virgule (sur un clavier QWERTY, c’était plus simple : Alt-8 suffisait).
Le bureau à domicile Apple
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de 1996, dans la droite ligne de la publicité « Apprendre, créer, communiquer, oser ». Le bureau à domicile formait, avec le Studio de Création et le Macintosh de la famille, les trois solutions clé-en-main de la gamme Performa. Un Performa 6400 fourni avec ClarisWorks, ClarisOrganizer, Apple Telecom et vingt autres logiciels et CD-Rom, sans oublier 50% de réduction sur l’imprimante StyleWriter Couleur 2500 soit 1445 francs d’économie. Mais il fallait commander avant le 31 décembre 1996 !
Bon anniversaire le PowerBook 150
En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.
Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.
Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.
Les disquettes les plus rares de la Terre
Vous connaissez déjà les disquettes Twiggy d’Apple : nous en avons déjà parlé il y a quelques temps. Pour résumer : il s’agit d’un format de disquettes dénommé « FileWare », spécialement développé par Apple, utilisé uniquement par le lecteur interne du premier modèle de Lisa. Or le Lisa a été un échec commercial, et Apple a même gratuitement remplacé son lecteur de disquettes par un modèle 3″1/2 classique l’année suivante. Bref, ce format de disquettes a existé au catalogue, en tout et pour tout, un an.
Alors quand Monsieur Tout le monde, en fouillant dans son grenier, tombe sur une boîte de 10 disquettes 3M à ce format, il la met sur eBay. Et pas donné : 1500 dollars en achat immédiat ! 871 Ko par disquettes, dix disquettes dans la boîte, ça nous fait 172 dollars par mégaoctet ou 172 millions de dollars par téraoctet. On bat à plate couture les disquettes pour PowerBook présentées hier ! Petite compensation : pour l’achat de cinq boîtes, 3M vous offre une calculatrice au format carte de crédit, la grande classe !
Vous méritez une promotion
Aujourd’hui, nous vous présentons un bon de réduction valable jusqu’à Noël 1982 dans le réseau de revendeurs Apple en Grande-Bretagne. Pour une fois, nous avons affaire à un jeu de mot qui marche aussi bien en anglais qu’en français : You deserve a promotion / Vous méritez une promotion. Ce n’est pas toujours aussi simple de traduire un jeu de mot… On remarque par ailleurs sur la première page la montgolfière Apple et la Porsche 935 des 24H du Mans 1980.
Au verso, l’utilisateur découvrait ses trois bons de réduction : 200 livres pour un Apple II accompagné du lecteur de disquettes Disk II ; 50 livres pour l’achat d’un second lecteur de disquettes ; et autant pour un pack composé d’Apple Writer II, de Business Graphics II et de la carte Apple Langage Card qui offrait 16 Ko de mémoire vive, une ROM améliorée et un BASIC amélioré.

La lignée des fonds d’écrans bleus
Le nouveau fond d’écran proposé par Apple pour son dernier iMac vient boucler la boucle des très belles images fournies au début de Mac OS X, il y a vingt ans. Mêmes courbes, mêmes nuances, mêmes transparences… mais beaucoup plus de contraste, ou comment réinterpréter avec brio un classique indémodable !





Bon anniversaire le Xserve G5 !
Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.
Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.
Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.
Et votre serveur, combien de pages par jour ?
En février 1997, Apple se présentait encore comme un fabricant de serveurs capables d’héberger des sites internet entier. Sur une page de son site web, on pouvait lire quelques informations qui permettent de remettre les choses en perspective :
Les cent sites Web les plus populaires gèrent des centaines de milliers, parfois des millions de connexions quotidiennes. La majorité des serveurs Web, en revanche, affichent un trafic bien plus faible : 76% des sites Web en exploitation dans le monde enregistrent moins de 50 000 connexions par mois et 35% moins de 5 000.
Evidemment, avec de telles statistiques, le Macintosh pouvait tout à fait encaisser la charge. En effet, d’après la marque, l’offre Serveur Internet d’Apple pouvait gérer « de 3 000 à 5 000 connexions à l’heure, en considérant des transferts de fichiers de 20 à 80 Ko, ce qui correspond à la taille moyenne des fichiers de la plupart des sites Web ».
Apple citait l’exemple du St Petersburg Times, hébergé sur un Workgroup Server 8150/110 avec 64 Mo de RAM, une connexion T-1 à Internet et WebSTAR 1.2fc2. Celui-ci avait encaissé sans broncher un pic de plus de 100.000 fichiers transférés quotidiennement à l’été 1995, après avoir été mentionné dans la rubrique « What’s New » de Netscape.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Apple citait aussi ses propres serveurs, associés sous forme de RAIC (pour Redundant Array of Inexpensive Computers) : le serveur QuickTime était ainsi composé de quatre serveurs Internet 8150/110, permettant de diffuser quotidiennement une moyenne d’environ 800 à 900 Mo par serveur vers l’Internet. Le serveur QuickTime VR, de son côté, associait trois serveurs 8150 et atteignait une moyenne de 3 Go transmis par jour.
Black and White, Apple Pro Speakers & HomePod (mini)
Et voilà ! Deux ans après avoir fait se rencontrer le premier HomePod et son ancêtre l’Apple Pro Speakers de 2002, voilà réunis tous les membres de la famille ! Apple Pro Speakers, HomePod et HomePod mini, en noir et en blanc ! Bienvenue au petit nouveau, que nous accueillons aussi sur MacGeneration !
Cyberdog, ou le mariage d’Internet et OpenDoc
Nous avons déjà parlé d’OpenDoc sur ce blog : il s’agissait d’une technologie développée par Apple, visant à créer un format de fichier « universel », lié non pas à une application, mais à une multitude de composants chargés chacun d’une fonction spécifique : dessin, mise en page, visualisation de page web… L’intérêt était de permettre à chaque utilisateur de choisir librement ses composants, tout en garantissant la compatibilité du document avec les autres systèmes et leurs propres composants concurrents.
Mais voilà, OpenDoc a fait long feu. À son retour, Steve Jobs a mis fin à cette technologie — et à beaucoup d’autres. On l’a un peu oublié, mais Apple avait développé en 1996 son propre navigateur Internet basé sur OpenDoc : il s’agissait de Cyberdog. Bien plus qu’un navigateur, c’était un véritable couteau suisse, permettant bien sûr de naviguer sur Internet, mais aussi de créer des documents intégrant des liens et des éléments provenant d’internet en temps réel (graphiques, images, données, textes…), tout en donnant accès aux e-mails et aux forums. Cyberdog, comme OpenDoc, ne manquait pas d’arguments techniques, mais son abandon fut rendu inévitable par les difficultés financières d’Apple et la volonté de Steve Jobs de se concentrer sur un nombre réduit de projets, quitte à adopter par ailleurs des standards existants.
Un programme Basic peint sur le manuel Apple II
Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.
Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.
LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130
Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :
Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.
Une pomme après l’école
Voici pourquoi chaque enfant devrait avoir une Pomme après l’école, annonçait la marque dans cette publicité de 1985. Apple était à l’époque la marque d’ordinateurs la plus répandue dans les écoles, et l’Apple IIc était une bonne manière de prolonger à la maison la qualité des enseignements offerte par son grand frère l’Apple IIe. De la taille d’un gros classeur, ce petit nouveau (commercialisé en 1984) pouvait aussi intéresser les parents grâce à sa logithèque de qualité, ses technologies intégrées : lecteur de disquettes, 128K de mémoire, et les prises pour le modem, l’écran et l’imprimante, sans oublier la souris ! L’Apple IIc sera l’ordinateur qui grandira avec votre enfant, contrairement à ses chaussures !
L’habillage du Macintosh Portable
Le Macintosh Portable respecte les grandes lignes du design d’Apple de son époque, du plus petit détail de la machine jusqu’à l’aspect de son carton. En effet, à l’époque, les produits Apple étaient conditionnés avec une grande sobriété : texte en noir, logos Apple en rouge, images en noir et blanc :

Mais le Macintosh Portable, lui, a bénéficié en 1990 d’un petit supplément de fantaisie qui s’est étendu de son carton d’emballage jusqu’à ses livrets et ses accessoires, qui se sont parés d’illustrations colorées.




Peu après, en 1991, Apple a revu l’ensemble de ses packagings, en généralisant les boîtes en carton marron. Cette fantaisie du Macintosh Portable, à notre connaissance, n’a bénéficié à aucun autre modèle de la marque (la boîte de la carte Apple IIe pour Macintosh LC commercialisée sur la même période, par exemple, est clairement passée du modèle blanc au modèle brun).
Sean Connery a-t-il envoyé balader Steve Jobs ?
C’est un courrier qui est devenu viral en 2011. Une simple lettre adressée par Sean Connery à Steve Jobs le 11 décembre 1998, dans laquelle l’acteur ayant incarné l’agent secret James Bond de 1962 à 1971, priait Steve Jobs de ne plus insister pour le voir apparaître dans une publicité de la marque (on pense évidemment à la campagne Think Different qui battait son plein à l’époque).
Bien évidemment, il s’agit d’un faux. Imagine-t-on vraiment Sean Connery écrire sur du papier à lettre portant le logo 007, et rétorquer à Steve Jobs, s’il comprend l’anglais, qu’il ne le répétera pas : il n’est pas intéressé pour « changer le monde » et ne vendra pas son âme à Apple ni à quelqu’autre entreprise. « Vous êtes un vendeur d’ordinateurs, je suis un p*tain de JAMES BOND ! » écrit-il, avant de conclure : « Je ne vois pas de manière plus rapide de détruire ma carrière que d’apparaître dans une de vos vulgaires publicités. Ne me contactez plus ».
Bien évidemment, il s’agissait d’un canular, réalisé par le défunt site Scoopertino.com (en voici une version sauvegardée sur web.archive.org), dédié aux nouvelles satiriques sur la firme à la pomme. Mais cette information avait été reprise par plusieurs médias peu attentifs à la crédibilité de leurs sources… Venant d’un site qui relatait le recrutement de Michael Dell comme Fou du Roi auprès du conseil d’administration d’Apple, ou la réduction du logo Apple à une simple feuille minimaliste par Jony Ive, il y avait quand-même de quoi se méfier…
Les 7 logiciels du Lisa
Dire que le Lisa n’a pas été un grand succès commercial est un euphémisme. Bien que révolutionnaire, cet ordinateur n’a jamais trouvé son public : trop cher à l’origine, il a ensuite été rattrapé par le Macintosh. Bien peu de logiciels ont été créés spécifiquement pour le Lisa. Pourquoi développer des logiciels pour une machine boudée par le public ? D’autant plus quand le message commercial d’Apple consistait à expliquer qu’elle fournissait les sept seuls logiciels indispensables au quotidien…

C’est ainsi que vous trouverez sur eBay le coffret contenant les manuels des sept logiciels proposés par Apple au sein de la suite 7/7 (précédemment connue sous le nom de Lisa Office System). LisaList, LisaCalc, LisaDraw, LisaGraph, LisaProject, LisaTerminal, LisaWrite. Remarquez le style des brochures, directement copié sur celles du Macintosh, dans l’effort d’Apple de rapprocher le Lisa et le Macintosh dans la division des Apple 32 Supermicros.
La cassette audio Apple Boogie
Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.
Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !
Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !
…
Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !
…
Brochure : La mise à niveau Macintosh Plus
Aujourd’hui, une petite brochure recto-verso d’Apple France. Une petite brochure pour une grosse mise à jour, puisqu’Apple proposait rien moins qu’une mise à niveau d’un Macintosh d’origine, 128k ou 512k, en Macintosh Plus de 1986 ! Jugez plutôt : grâce à cette mise à jour (effectuée par votre revendeur qui ne manquait pas de vous délester de 900 à 1100 dollars au passage), vous remplaciez la carte-mère complète (pour bénéficier d’un Mo de mémoire vive et 128 Ko de ROM), le lecteur de disquettes (pour bénéficier du nouveau format de disques 800 Ko), le clavier minimaliste (échangé contre un clavier étendu avec pavé numérique et touches fléchées), et une bonne partie du boîtier du Mac (notamment pour donner accès à la nouvelle prise SCSI). Seule survivait la façade avant, sur laquelle vous pouviez apposer avec beaucoup de fierté l’autocollant « Macintosh Plus » fourni avec le kit !
Le poster des Macintosh IIvi et IIvx
Encore un trouvaille extraite des archives de Mike, l’un de nos lecteurs. Cette fois-ci, c’est un grand poster vantant les mérites du Macintosh IIvi et de son grand frère le Macintosh IIvx, les premiers Macs offrant un lecteur de CD interne (en option sur le IIvi). Après leur courte carrière dans la gamme professionnelle, ils rejoindront la gamme familiale sous le nom de Performa 600.
Publicité : Windows, pas plus simple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».
S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.
Janet Jackson, Apple et le Japon
À première vue, pas évident de trouver un lien entre Apple, la chanteuse Janet Jackson, et le Pays du Soleil Levant… Et pourtant, il y en a un ! Il date de 1990, quand la chanteuse, alors âgée de 24 ans, organise sa première tournée mondiale dénommée Rhythm Nation World Tour, qui l’établit comme l’une des plus grandes artistes féminines. Sept minutes suffisent à vendre les 50.000 places du Tokyo Dome où est organisé le premier de ses concerts internationaux en mai 1990.
Lorsque la chanteuse retourne au Japon du 3 au 15 novembre 1990 pour clore sa tournée là où elle avait commencé, Apple Japon se place parmi les principaux sponsors de cette dernière série de concerts, comme le prouvent les programmes distribués à l’époque et que l’on peut encore trouver sur eBay.
Une publicité de circonstance pour le Macintosh IIsi, sorti en octobre 1990, occupait également une double-page dans ce programme.
Un fan de la marque a également conservé une affiche du de la tournée, qui ne laisse aucun doute sur la place qu’occupait Apple dans ce sponsoring, à la manière de notre Ligue 1 Conforama.
Des souvenirs du Macintosh Classic sur eBay
Après les bloc-notes du Macintosh original, voici un modèle tout aussi mignon et un peu plus récent, puisqu’il s’agit du bloc-note du Macintosh Classic, commercialisé en 1990. Si cela vous tente, et si les frais d’importation ne vous font pas peur, on en trouve un sur eBay, à 160 dollars (soit 135 euros environ). On fera semblant de ne pas remarquer qu’il manque l’épaisse marge noire autour de l’écran donnant une impression de modernisme assez étonnante à cette représentation…
Si cela fait trop pour votre portefeuille, vous pourrez vous rabattre sur le pin’s du Macintosh Classic. On en trouve des tas sur eBay, y compris en provenance de France à tout petit prix : à partir de 7,50 euros, frais de port inclus.
Oh, et puis tant qu’on y est, pourquoi ne pas craquer carrément pour un Macintosh Classic, un vrai, avec son clavier et sa souris, et surtout son écran noir et blanc en 512 x 342 pixels ? On en trouve régulièrement, comme ce modèle (en France) aux enchères à partir de 90 euros pour quelques jours, ou son grand-frère, le Classic II de 1991, plus puissant grâce à son processeur 68030, aux enchères également (il aura sans doute plus de succès !). D’après les archives d’eBay, les prix de ces machines sont très variables : de 50 à 200 euros pour le premier, et de 100 à 300 euros pour le second.
La brochure de Test Drive a Macintosh au Royaume-Uni
L’Aventure Apple continue d’enrichir sa collection relative à l’opération « Test Drive a Macintosh ». Après le kit prêté aux premiers testeurs (avec son livret, ses disquettes et sa cassette), après la boîte de disquettes, voici la brochure version anglaise. Elle accompagnait un courrier envoyé à certains contacts de la marque, afin de les inviter à venir emprunter un Macintosh chez leur revendeur le plus proche.
Cette brochure s’ouvrait en deux, révélant une panonceau « Ne pas déranger – Essai en cours », puis à nouveau en deux, sur une quadruple page : « Voici votre chance d’emporter Macintosh pour un test gratuit ».
Apple vous proposait de vous relaxer avec l’un des plus puissants ordinateurs au monde, dans le confort de votre maison. Vous pouviez ainsi découvrir la facilité d’utilisation de sa souris et sa large gamme de logiciels, sans avoir besoin d’apprendre de longues listes de commandes !
Une brochure pour Apple Worldwide Manufacturing
Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.
D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».
La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.
Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.
Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.
Tous les conseils pour fabriquer un Hackintosh… en 1992 !
Vous ne le croirez peut-être pas, mais la mode des Hackintosh ne date pas d’hier, ni du passage d’Apple aux processeurs Intel. En 1991, l’une des meilleures ventes de l’éditeur américain Windcrest/McGraw-Hill était un livre de Bob Brant intitulé « Build your own Macintosh and save a bundle », Assemblez votre propre Macintosh et faite de belles économies. Nous nous sommes procurés la deuxième édition de cet ouvrage, publiée en 1992.
Et là, je vous entends déjà : Impossible de fabriquer un Hackintosh à une époque où Apple utilisait des processeurs Motorola et ses propres puces de ROM ! Et vous avez raison. À l’époque, Bob Brant avait développé une autre approche pour construire ses Hackintosh, qu’il appelait des Cat Macs, pour Catalogue Macintosh. Son idée, bien que simple, était développée durant le premier chapitre : pour économiser de l’argent, il suffisait d’utiliser une carte-mère d’origine (auprès du réseau de revendeurs d’occasions, ou directement sous forme de pièce détachée ou de kit de mise à jour auprès d’un revendeur agréé), et d’assembler soi-même tout le reste. Les exemples proposés dans le livre promettaient un gain pouvant atteindre 57% d’économie !
Mieux encore : assembler son propre Macintosh permettait de choisir un meilleur écran, un disque dur plus étendu, ou encore d’intégrer un support de sauvegarde. Bob Brant reconnaissait cependant que certains modèles n’étaient pas adaptables, comme le tout nouveau Quadra 900 (pour lequel Apple ne proposait pas de kit de mise à jour) ou les PowerBooks (dont le prix des pièces détachées rendait l’opération non-rentable).
À ces quelques exceptions près, tout bon bricoleur pouvait donc se procurer une carte-mère de Macintosh, un boîtier, une alimentation, le système d’exploitation d’Apple, quelques outils, et pas mal de dextérité pour percer, visser, plier, bref, créer les pièces permettant d’adapter le boîtier à la carte-mère. En fait, ce livre, c’était comme iFixit, mais avec du vrai papier.
Le résultat était plutôt sympa, avec des Macs qui ne ressemblaient plus du tout à des Macs mais qui disposaient de toutes les technologies d’Apple : ports ADB (avec une souris d’origine ou compatible), port SCSI, interface graphique… Selon les modèles et les cartes graphiques, il était même possible d’améliorer les capacités de l’écran, pour gagner en résolution ou en couleurs, tout en choisissant un écran plus grand et moins coûteux que ceux d’Apple. Bien sûr, Bob Brant faisait un grand usage des solutions tierces : kits de mise à jour ou d’extensions de mémoire, kits d’accélération de chez DayStar, Newer Technology ou Radius… De nombreuses références étaient proposées dans le livre, ainsi que les coordonnées de nombreuses boutiques spécialisées à travers les États-Unis : à l’époque, il n’était pas encore question de commander en ligne !
La deuxième partie du livre était consacrée à des pas-à-pas pour assembler des Cat Macs au format bureau AT/XT ou mini-tour ATS, et même un portable basé sur une carte-mère de Macintosh Plus ou SE, intégrée dans un boîtier portable spécialement fabriqué par l’entreprise taïwanaise DTC Technology, fourni avec une carte répliquant les ports de la carte-mère pour n’avoir plus qu’à poser celle-ci sans avoir de questions à se poser.
Si le sujet vous intéresse, on trouve de nombreux exemplaires de cet ouvrage sur eBay, pour une poignée de dollars. La série « and save a bundle » était un peu comme les « pour les nuls » quelques années plus tard : on en trouve de toutes sortes, il y en a même un pour fabriquer sa propre imprimante laser PostScript !
Le Lisa chez Sun Remarketing
Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.
L’Apple IIc, la meilleure machine à écrire
Amusante, cette publicité qui semble réduire l’ordinateur à une super machine à écrire. On y voit un Apple IIc vendu comme « Apple IIc TypeWriter Plus system », autrement dit, le meilleur outil pour la dactylographie. Le message principal de la publicité joue habilement sur les mots : en anglais, « the error of your ways » est une expression qui signifie « vos mauvaises habitudes » mais la publicité détourne le mot error, qui fait référence directement aux erreurs de frappe sur une machine à écrire.
D’après nos recherches, il s’agirait d’un poster imprimé en 1986 et destiné aux revendeurs Apple. On y voyait donc un Apple IIc, une imprimante ImageWriter II, et le logiciel pfs:write.
Puisque vous ne connaissez sans doute pas ce logiciel PFS:write, voici la page de publicité que son distributeur français Sonotec avait payée pour lui dans la revue Golden d’avril 1985. « Il ne s’appelle pas Hercule mais il est capable d’accomplir beaucoup de travaux ». Ce logiciel rejoignait une famille constituée de PFS:fichier et PFS:graphe. C’était un peu l’Office ou le Claris Works de l’époque.
Les trucs-avec-une-pomme-dessus d’eBay
À force de chercher des perles rares sur eBay, on finit toujours par croiser des trucs qui voudraient bien, mais qui n’en sont point.
Par exemple, il y a ces enceintes Kenwood-Apple ultra-rares. Tellement rares qu’en vrai, elles n’existent même pas. Pour 400 dollars, ça fait cher le décalcomanie sur des enceintes de 1995 qui s’échangent ailleurs pour une poignée de dollars…
On peut aussi croiser nombre de boîtes de rangement de disquettes, des modèles de premier prix simplement affublées d’un autocollant Apple… Comptez 22 dollars pour un modèle à grand autocollant ; ou 60 dollars pour un autre modèle à petit autocollant.
Pas mal aussi, ces deux présentoirs pour disquettes. Deux autocollants collés à la va-vite sur des boîtes lambda, et le tour est joué.
Dans un tout autre style, voici une lampe aux formes du logo Apple, dont le vendeur précise qu’elle peut faire office également de tirelire grâce à la fente située en haut. On espère que le circuit électrique est correctement isolé à l’intérieur… Le tout, pour 100 dollars tout de même.
On reste dans l’électroménager avec ce téléphone des années 70, un téléphone à cadran en bakélite noire, dont l’étiquette centrale a simplement été remplacée par un autocollant d’iPhone. Le vendeur a au moins l’honnêteté de le reconnaître dans l’annonce. L’idée est d’autant plus sympathique que le téléphone est originaire d’ex-URSS !
Dans la rubrique « La grande classe », on signalera cette cravate à plus de 110 euros, qu’il ne nous semble pas avoir croisée sur les catalogues officiels de la marque. La pomme n’y est même pas tout à fait conforme à l’originale !
On aime bien aussi ces tongs de la plus belle espèce, avec les logos en miroir. On imagine que la machine à découper la mousse était programmée pour découper automatiquement la chaussure droite symétriquement à celle de gauche… Et cela coûte plus de 200 euros !
En voici un autre exemple : le iHome, une mini-chaîne hi-fi, avec dock pour iPod. Le plus fort, c’est qu’elle s’appelle vraiment iHome ! Son fabricant existe toujours et propose toujours une gamme sous le même nom. Les logos Apple, eux, ne sont pas d’origine…
Et pour terminer, un faux-faux : alors qu’on pourrait penser que l’objet ci-dessous est un simple bloc-note hawaiien auquel on aurait ajouté un logo Apple prélevé sur un Macintosh, il semblerait qu’il s’agisse d’un souvenir d’une petite virée de l’équipe Apple II (Personal Computer Systems Division) à l’hôtel Waikiki Sheraton d’Honolulu en octobre 1983, en marge du grand congrès organisé par Steve Jobs pour présenter le Macintosh, comme le raconte ici David Fradin, qui pilotait le projet Apple III.
Bon anniversaire Keynote !
Le 7 janvier 2003, Apple présentait son logiciel Keynote, un concurrent très modernisé du PowerPoint de Microsoft. Pour les utilisateurs de Mac, c’était une vraie révolution: Keynote était rapide et élégant, et jonglait sans difficultés avec les polices de caractères, les images, les transparences, les films QuickTime, et les effets visuels. Voici les conseils que nous avions proposés aux lecteurs d’A Vos Mac en 2003.
Le logiciel de présentation d’Apple, comme son concurrent PowerPoint de Microsoft, offre des possibilités très étendues de création de diaporamas et de présentations. Cependant, seul un usage raisonné des fonctionnalités disponibles vous permettra de concevoir des présentations de qualité. En deux mots, voici quelques conseils qui sauront vous être précieux.
De l’uniformité : Si Keynote fonctionne sur un système de Thèmes, ce n’est pas un hasard : l’un des points forts d’une présentation réussie est d’offrir une unité entre les diapositives, laissant une impression d’uniformité tout au long de la présentation. Les éléments équivalents doivent bénéficier d’un aspect visuel similaire : les titres de parties, de paragraphes, les légendes, les illustrations… Évitez de changer de fond entre chaque diapositive et préférez un fond unique, éventuellement modifié pour les diapositives de transition entre les différentes parties de votre présentation, la trame de votre discours n’en sera que plus claire. Conservez également une ou deux polices de texte uniquement, et variez leur taille et leur graisse, pour différencier les niveaux de titres et de sous-titres.
Sobriété : Fondu-enchaîné, volets, damiers, diagonales, iris, rebond… Les transitions entre diapositives et les modes d’apparition d’éléments ne manquent pas ! Sachez faire le tri, sélectionnez un type de transition simple et appliquez le à toutes vos diapositives, avec là-aussi la possibilité d’en choisir un moins sobre pour vos changements de parties. Évitez de faire apparaître chaque illustration et chaque ligne de texte avec un effet visuel, notamment les arrivées par glissement qui deviennent vite lassantes et finissent par prendre beaucoup de temps dans votre présentation… Pour garder une efficacité visuelle, l’effet doit être rare et en rapport avec l’objet auquel il se rapporte : par exemple, vous utiliserez un effet visuel pour le résultat d’une réflexion, mais vous laisserez apparaître simplement les étapes y conduisant.
Les goûts et les couleurs… Il est vrai que tous les goûts sont dans la nature, et qu’une fois le logiciel payé, on est libre d’en faire ce que bon nous semble… Mais n’oubliez pas que l’assemblée qui vous écoute a besoin du support de votre présentation pour suivre votre raisonnement et son déroulement, et que les « oh ! » et les « ah ! » qui accompagnent une image virevoltante ou un titre ondulant ne sont pas forcément gage d’attention…
Un prototype de Macintosh SE dans le labo de Craig Federighi
OK, OK, c’est cool, Apple passe ses Macs sur ses propres processeurs. Et cette fois-ci, ils n’ont pas oublié de prévenir Microsoft et Adobe à l’avance pour qu’on n’attende pas leurs applications pendant deux ans… Mais le plus intéressant, c’est derrière Craig Federighi que ça se passe. Mais si, là, à droite de l’étagère du haut : un prototype de Macintosh SE transparent !
Le PowerCD présenté par Apple
Nous avons déjà eu l’occasion de parler du PowerCD, cet étonnant lecteur de CD multifonction proposé par Apple en 1993. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak.
Voici comment Apple illustrait la présentation de ce lecteur, dans sa revue de propagande Apple Magazine, en Juillet 1993. Il est vrai que ce lecteur avait quelques atouts, comme sa connectique variée (SCSI, audio/vidéo et sortie casque), sa télécommande, ou sa capacité à fonctionner sur batterie. Mais comparé aux 600 grammes du Discman de Sony, de dix ans son aîné, le PowerCD pesant 975 grammes ne méritait tout de même pas le qualificatif de « baladeur » qu’Apple voulait lui accoler…
L’Apple Expo en Allemagne
L’Apple Expo était un événement typiquement français. Né en juin 1984, à l’invitation de la filiale française d’Apple SEEDRIN, dirigée par Jean-Louis Gassée, ce grand salon commercial sera renouvelé (presque) chaque année jusqu’en 2008. En 1992 et 1993, une Apple Expo sera même organisée à Lyon, en plus du rassemblement annuel parisien.
À l’étranger, on ne trouve trace que d’une seule Apple Expo. En 1984, Apple Expo s’exporte en Allemagne, plus précisément à Cologne, en marge du grand salon informatique « Orgatechnik » du 25 au 29 octobre. Comme un clin d’œil, Apple donne le ton dans son logo : « N’essayez pas de devenir une machine » ! Dans son compte-rendu, Computer Woche, la version allemande du magazine ComputerWorld (publié par IDG), qualifiera ce salon de « première attaque marketing majeure » de la marque, avec une centaine d’exposants, revendeurs ou éditeurs de logiciels, pour un budget de 3.5 millions de marks.

L’autocollant distribué à cette occasion est disponible sur eBay, si vous souhaitez l’acheter. Pourquoi souhaiteriez-vous l’acheter ? Pour nous l’offrir, bien sûr !
Une galerie de Picasso pour le Macintosh
Dans la collection de l’Aventure Apple, nous avons quelques Picasso… Pas de quoi concurrencer le Musée Picasso, mais quand-même, pour les amateurs de l’Apple de 1984, il y a quelques belles pièces. On signale au passage que nous parlons de logo Picasso, car c’est le nom qui est passé à la postérité, bien qu’il s’agisse plutôt d’un dessin dans le style de Matisse, comme le rappelait Cult of Mac il y a quelques années…
À tout seigneur, tout honneur : le logo Picasso ornait bien sûr le carton du Macintosh. Minimaliste, moderne et chic, immédiatement reconnaissable, c’était un coup de maître. Sans oublier les quelques touches de couleurs pour rappeler le logo de la marque.
À l’intérieur du carton, le logo était décliné sur les différents accessoires : la boîte contenant les livrets et disquettes, le carton de la souris, le carton du clavier, et même le petit carton entourant le câble d’alimentation !
Un lecteur sympa nous a envoyé une photo de son clavier de Macintosh, qui pour le moment échappe encore à notre collection (merci Gaël !).
Les disquettes et cassettes n’étaient pas en reste : voici par exemple, de gauche à droite, une boîte de dix disquettes (Ten Disks), la cassette de la visite guidée du Macintosh, puis celle de la visite guidée de MacPaint et MacWrite, et enfin, la disquette de la visite guidée du Macintosh.
Les manuels d’utilisation n’étaient pas en reste. Celui du Macintosh, bien sûr, mais aussi celui du Lisa 2, présenté en même temps que le Macintosh.
Apple éditera un exemplaire promotionnel de son lourd manuel « Inside Macintosh », le premier d’une série de manuels techniques qui s’étoffera avec la gamme Apple. SEEDRIN, la filiale française de la marque, imprimera aussi un livret publicitaire aux couleurs du logo Picasso, reprenant les arguments de la brochure « Parmi les 55 millions de Français, rares sont ceux qui savent se servir d’un ordinateur ».
Tiens donc, on a failli oublier le pavé numérique dédié au Macintosh, dans sa boîte aux couleurs de la gamme.
Dans l’image suivante, extraite du Bilan Financier diffusé par Apple à l’issue de son année fiscale 1984, on peut admirer l’usine dédiée au Macintosh à Fremont, en Californie. Les techniciens y étaient dotés d’une combinaison de travail aux couleurs du logo Picasso :
Et comme nous le notons par ailleurs dans cet article sur l’inspiration du logo Picasso, bien d’autres entreprises ont profité du mouvement pour leurs propres produits, comme cette housse apparue sur eBay… pour 1900 dollars !

La brochure anglaise de QuickTime
Alors que l’on a fêté il y a quelques jours les trente ans de QuickTime sur MacGénération, c’est l’occasion de sortir de la naphtaline la brochure diffusée en 1992 par la filiale anglaise d’Apple. Un très beau document, qui affirmait que QuickTime était un logiciel puissant basé sur l’idée simple que les actions parlent plus fort que les mots (en anglais, « actions speak louder than words » est une expression qui n’a pas d’équivalent chez nous et qui signifie que ce que l’on fait, nos gestes, nos actions, en disent plus long à notre sujet que nos paroles).
La première page intérieure indiquait qu’avec le Macintosh et QuickTime, il n’avait jamais été aussi simple de passer des pensées aux actions – là encore, avec un jeu de mot sur action, à la fois l’action au sens de ce que l’on fait, et l’action au sens de ce qui est animé.
En dépliant encore la brochure, on arrivait à une longue quadruple-page, qui renseignait le lecteur sur les moyens de faire bouger ses idées (et toujours un jeu de mot, puisque « bouger », to move en anglais, a donné le nom movie, qui désigne les films de cinéma). Commencer avec le CD QuickTime, installer l’extension système, lire les fichiers d’exemple, puis créer ses propres films par exemple en les important avec la carte VideoSpigot de SuperMac Technology (dont le logiciel venait d’être racheté par Adobe pour donner naissance à Premiere). Parce que voilà : si vous saviez copier-coller, alors vous pouviez monter vos propres films ! Souvenir d’une époque qui n’avait pas encore démocratisé le vidéoprojecteur, Apple proposait de projeter les films au moyen d’un bon vieux rétroprojecteur sur lequel pouvait être positionné un écran LCD transparent, le PC Viewer d’InFocus Systems.
Et au moment de refermer cette brochure panoramique, Apple promettait qu’il était facile de faire un départ lancé grâce au Starter Kit contenant l’extension, le logiciel MoviePlayer, Picture Compressor pour réduire la taille des fichiers PICT, mais aussi Movie Converter, Movie Recorder et bien sûr QuickClips avec toute une sélection de vidéos.
Un micro-casque Apple
Les micro-casques étaient très à la mode dans les années 90. Avec chaque PC « multimédia », on trouvait un micro-casque qui finissait invariablement au fond d’un tiroir. Apple, de son côté, se contentait de fournir son micro PlainTalk : d’abord un modèle tout rond avec son support à coller sur le côté de l’écran, puis le modèle à poser au-dessus de l’écran. Car avant l’invention des écrans plats, on pouvait poser des choses au-dessus des écrans…
Mais d’où vient donc ce modèle particulier, qui traîne sur eBay depuis plusieurs mois maintenant ? On reconnaît bien la prise PlainTalk incompatible avec les prises micro traditionnelles, mais pour le reste, impossible de trouver une trace officielle. Le vendeur précise : « Vendu avec quelques machines réservées à l’éducation de la série PowerPC 5000 (AIO) ou aussi quelques machine de la série 7000/8000 ».
Si vous pouvez nous renseigner, les commentaires vous sont grand ouverts ! Et si vous voulez nous offrir cet objet (ou un autre), rendez-vous sur la page de contact !
1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple
Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.
En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.
La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.
Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;
Publicité : Masters of Media
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1997 présentant le programme « Masters of Media » qui correspondait à la vision d’Apple du multimédia, un terme à la mode à l’époque : valoriser votre marque grâce aux supports numériques, évoluer vers la création multimédia (CD-Rom, borne interactive, site web…) et maîtriser la chaîne graphique couleur (grâce à sa technologie ColorSync).
Pour en savoir plus, il était possible de se connecter au site web d’Apple à son adresse de l’époque : www.france.euro.apple.com ; ou sur son serveur minitel au 3615 code Apple !
Stephen Greene, directeur artistique, qui a travaillé sur le site web d’Apple dédié à cette campagne, en a gardé une copie d’écran sur son site. Il raconte qu’il s’agissait de l’un des premiers projets conçu au format Flash pour intégrer des animations au sein des pages web.
Un Mac Pro pour 5 euros ? Presque !
Si vous trouvez que le nouveau Mac Pro, tout juste présenté par Apple, est un peu cher, vous en trouverez une version beaucoup plus abordable sur eBay. Même pas 5 euros.

L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV
Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).
Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).



Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !
Le même logiciel permettait aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL) et une fréquence inférieure à dix images par seconde…
Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !
Un émulateur HyperCard chez Internet Archive
Vous connaissez sans doute le site Internet Archive, ce site à but non lucratif qui héberge une bibliothèque numérique gratuite, dans laquelle on trouve notamment des versions navigables du web à différentes époques, sous le nom de Wayback Machine. On peut ainsi retrouver le site d’Apple tel qu’il était en 1999, ou celui de l’Aventure Apple en 2001 !
Depuis 2017, Internet Archive dispose également d’un émulateur de Macintosh sous système 6, permettant de retrouver en ligne de nombreux logiciels archivés. Une section est dédiée à HyperCard.
Cette section dédiée facilite grandement la mise en ligne de piles personnelles, puisqu’il suffit de les télécharger sur le site HyperCardOnline pour les voir automatiquement apparaître sur le site Internet Archive, chacune pré-chargée dans un émulateur. Attention cependant, quelques défauts gâchent encore un peu le concept , notamment les sons qui ne sont pas gérés, le clavier qui est parfois inopérant (notamment les raccourcis interceptés par Mac OS X) et les icônes personnalisées qui ont tendance à se mélanger les pédales. Mais vous pourrez retrouver vos images, vos champs de texte, et même modifier les scripts de vos piles, avec une lenteur digne de nos bons vieux Macs à 8 Mhz !
























































































































































































