Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Publicité pour l'Apple II "Croque-moi et tu inventeras"

La pub du dimanche – l’Apple II

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de mai 1982 pour l’Apple II (qui fêtera ses 41 ans demain). À l’époque, Apple France n’existait pas encore : c’est SEEDRIN qui distribuait les ordinateurs Apple en France depuis 1981. SEEDRIN, contraction du nom de son créateur Jean-Louis GASSEE et de la rue où il habitait à Paris, la rue LANDRIN dans le XXème arrondissement. « Rappelez-vous. Il n’y a pas si longtemps, l’ordinateur personnel c’était un rêve. Aussi fou que de vouloir posséder son propre vaisseau spatial. Et puis il y eut Apple”.

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L’option PDF cachée des premiers Mac OS X

Aujourd’hui, pour exporter un document en PDF sous MacOS X, il suffit de cliquer sur le bouton « PDF » directement accessible dans la fenêtre du menu « Fichier > Imprimer ». Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans MacOS X 10.1, en 2002, cette fonction était un petit peu cachée. Voilà ce que l’on en disait dans la revue A Vos Mac à l’époque.

On vous l’a dit et répété : MacOS X est LE système pour le format PDF d’Adobe, d’ailleurs ce format est inclus dedans. Oui, mais où ? Vous aimeriez bien, vous aussi, distribuer des CV, des brochures ou une thèse de 2500 pages en PDF, ce format universel. Le Portable Document Format permet en effet de diffuser sur Mac et PC des documents avec textes et images, qui seront lus par le logiciel gratuit Acrobat Reader d’Adobe (ou son plug-in pour navigateur Internet). Il y a bien une licence d’utilisation du PDF dans MacOS X, et si Apple le rappelle c’est parce que normalement, pour créer des documents PDF, il faut payer le logiciel Acrobat. Mais pas de soucis sous MacOS X, puisqu’il suffit d’ouvrir un document quelconque, de choisir le menu « Imprimer » puis de sélectionner dans l’onglet « Options de sortie », la case « Fichier » et le format PDF. Le bouton « Imprimer » se transforme en « Enregistrer », et le résultat est un magnifique fichier que vous n’aurez plus qu’à diffuser autour de vous et qui pourra être lu par tous et partout.

iPhone 11 pro power adapter vs Apple IIc

Trop gros, le chargeur de l’iPhone 11 Pro ?

Vous trouvez que le nouveau chargeur 18W dédié à l’iPhone 11 Pro est trop gros ? Attendez donc de le comparer à d’autres chargeurs et transformateurs de l’histoire d’Apple, vous allez être surpris ! Et pas seulement par les modèles les plus préhistoriques… Évidemment, face à l’alimentation de l’Apple IIc, le modèle compact de la gamme Apple II en 1984, il n’y a pas photo. Ce gros machin délivrait 15V et 1,2A, soit 18W, donc très exactement la même puissance électrique que le « petit » nouveau d’Apple.

iPhone 11 pro power adapter vs Apple IIc

Dans le même style, le chargeur qui accompagnait la gamme PowerBook dans les années 90 n’était pas beaucoup plus compact. À cette époque, les ordinateurs portables d’Apple se contentaient de 7.5V et 2A, soit 15 watts tout rond.

iPhone 11 pro power adapter vs PowerBook

L’iconique iBook G3 était plus gourmand, puisqu’il réclamait 24V et 1,875A, soit 45W, tout comme le PowerBook G3. Le PowerBook G4, quant  à lui, réclamait de 45 à 65 watts selon la diagonale de son écran. Ce chargeur, surnommé « yo-yo » puisque le câble pouvait s’enrouler dans le boîtier, était un vrai piège à saletés (comme un certain clavier USB de la même époque).

iPhone 11 pro power adapter vs iBook

L’ancêtre de l’iPhone, le Newton MessagePad, ne disposait pas d’adaptateur secteur puisqu’il fonctionnait avec des piles AAA. Les clients pouvaient opter pour une batterie, disponible avec son chargeur vraiment volumineux. Mais à l’époque, le Newton tenait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur un seul jeu de piles.

iPhone 11 pro power adapter vs Newton

L’Apple Studio Display, premier écran plat chez Apple, disposait d’une alimentation très imposante également, qui délivrait 45 watts. Elle se faisait remarquer par son boîtier translucide, grâce auquel on pouvait observer les composants internes.

iPhone 11 pro power adapter vs Apple Studio Display

L’appareil photo QuickTake 200, dernier représentant de la gamme en 1997, disposait d’un petit chargeur d’une taille beaucoup plus raisonnable. Il faut dire qu’il se contentait de 6V et 2A pour alimenter l’équivalent de 4 piles AA.

iPhone 11 pro power adapter vs Quicktake

Enfin, et pour comparer ce qui est comparable, n’oublions pas l’iPod. Le premier d’entre-eux, en 2001, était rechargé par un port FireWire délivrant 12V et 1A. Rapidement, ce connecteur avait laissé la place à un classique USB, 5V et 1A, déjà beaucoup plus compact, mais toujours plus encombrant que ce nouveau modèle 18W.

iPhone 11 pro power adapter vs iPod

Publicité Apple pour le PowerMac G3 bleu et blanc

La pub du dimanche – PowerMac G3 bleu

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerMac G3 « Bleu et blanc ». Steve Jobs le présenta officiellement en janvier 1999, six mois après le lancement du premier iMac et sept mois avant la présentation de l’iBook. Le PowerMac G3 se distinguait par sa porte latérale donnant accès à l’ensemble des composants, à l’opposée des conceptions fermées et collées qu’Apple adoptera quelques années plus tard.

Publicité Apple pour le PowerMac G3 bleu et blanc

Apple 1995 Earth Explorer CD

Earth Explorer, l’encyclopédie écolo d’Apple

En 1995, Internet n’était pas encore très répandu. Alors pour se cultiver, on regardait des encyclopédies interactives, comme Microsoft Encarta, ou les encyclopédies Britannica ou Grolier Multimédia. Ou toutes sortes de CD thématiques, comme ce Earth Explorer, un explorateur de la planète Terre produit par Enteractive et distribué par Apple.

Apple 1995 Earth Explorer

À l’époque, les boîtes de CD étaient sacrément plus jolies que leur contenu. Alors que l’encyclopédie elle-même était limitée à une résolution assez étrange de 512 x 384 pixels, en 256 couleurs qui plus est, la pochette avait fière allure, avec ses illustrations colorées et sa citation de Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau.

Apple 1995 Earth Explorer CD

Apple 1995 Earth Explorer CD

Apple 1995 Earth Explorer CD

Sinon, côté logiciel, on peine à croire qu’on ait eu plaisir à une époque à naviguer dans ce type d’interface. Les vidéos sont rarissimes, les images sont en résolution timbre-poste, les textes sont présentés sans fioritures, les quizz sont inutilement compliqués, l’interface de navigation est d’une tristesse à mourir, et le moteur de recherche se résume à un glossaire sommaire…

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Tout cela, avec son bouton « Home », ses boutons de navigation, ses ascenseurs au style « Système 6 » alors que QuickTime a ses barres de contrôle toutes neuves, cette barre de menus qui disparaît quand ton tape Pomme-Espace… Ça ne vous rappelle rien ? Mais si ! On dirait bien que cette encyclopédie n’est rien d’autre qu’une grosse pile Hypercard… Allez hop, on ouvre Earth Explorer dans ResEdit, l’éditeur de ressources de l’ancien Mac OS, et voilà, il n’y a plus aucun doute ! On est bien face à une série de piles HyperCard ! On retrouve dans les ressources de l’application les menus, les images et même les icônes d’HyperCard, ici utilisé en version 2.2.
Apple 1995 Earth Explorer HyperCard
La pomme d'or - trophée des développeurs

Publicité – La Pomme d’Or (Tentation)

Le dimanche, c’est publicité ! La semaine dernière, nous vous présentions une publicité de 1993 pour les Trophées Apple, qui récompensaient des développeurs de logiciels pour Macintosh. Dix ans plus tôt, paraissait la publicité que nous reproduisons aujourd’hui, sur le même thème.

La pomme d'or - trophée des développeurs

À l’époque, en 1983, on ne parlait pas encore de Trophées Apple, mais de Pomme d’Or, « reconnue comme le Goncourt des auteurs de logiciels », rien de moins ! La récompense était alléchante, puisqu’il s’agissait d’un Lisa « et sa souris » — imaginerait-on aujourd’hui promettre un iMac « et sa souris » ? Remarquez également l’adresse de réponse du concours : Apple éducation, à l’attention de Jean-Louis Gassée en personne !

Quand l’iPhone se faisait iPod

Steve Jobs l’avait dit et répété : l’iPhone est un véritable iPod. Oui, pensez-vous, mais avant d’écouter de la musique, il faut activer l’iPhone, le déverrouiller, cliquer sur l’icône « iPod », sélectionner une liste de lecture puis un morceau… Autrement plus fastidieux qu’un vrai iPod, qui possède un bouton « Lecture » sur sa molette.

Détrompez-vous : les développeurs du premier iPhone avaient pensé à tout. iPhone en veille, il suffisait d’appuyer deux fois de suite sur son bouton. Un contrôleur apparaissait à l’écran (qui restait cependant verrouillé) et affichait les traditionnels boutons « marche, avance, retour » et une barre de volume. Pour retrouver l’écran d’icônes de l’iPhone, il suffisait de le déverrouiller à l’aide du « glisseur » habituel.

C’est une fonction qui a complètement disparu. On peut toujours activer les notifications pour l’application Musique, mais l’affichage sur l’écran verrouillé dépendra de l’état de la lecture au moment du verrouillage. On peut également aller chercher le centre de contrôle en glissant le doigt depuis le bas de l’écran, mais avouez que tout cela est moins chic.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Through the Looking Glass, le jeu d’Apple

On dit souvent qu’Apple n’a pas publié beaucoup de jeux, et c’est vrai. Si l’on excepte les accessoires tels que le Puzzle du système 7 ou quelques jeux pour Apple II, il n’y a guère eu qu’un seul vrai jeu publié par la marque à la pomme : Through the Looking Glass (en français, De l’autre côté du miroir), commercialisé en 1984, pour accompagner la sortie du Macintosh et démontrer ses capacités graphiques. Comme son nom le laisse deviner, ce jeu était inspiré de l’univers imaginé par Lewis Carroll dans son roman Alice au Pays des Merveilles.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Fait plutôt inhabituel, l’auteur du jeu était crédité sur la boîte du jeu et sur la disquette elle-même : Steve Capps, membre des équipes Lisa et Macintosh. Il avait commencé à travailler sur ce jeu en 1981, lors du développement du Lisa, avant de le porter sur Macintosh, puis d’y apporter des améliorations, à la demande de l’équipe. Steve Capps rejoindra d’ailleurs l’équipe Macintosh à la demande pressante de Steve Jobs, après la sortie du Lisa en janvier 1983. Il y travaillera notamment sur le Finder et ResEdit.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

La boîte du jeu est en elle-même une curiosité. C’est un livre, tout à fait réaliste, avec une couverture en tissu et des pièces contrastées. À l’intérieur, on trouve une présentation du jeu, et la disquette insérée dans un logement découpé dans l’épaisseur des « pages ». Sur cette disquette, se trouvent également deux autres logiciels de Steve Capps : « Clock », une horloge numérique en plein écran, et  « Amazing », un générateur de labyrinthes à résoudre du bout de la souris.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Quant au jeu lui-même, il s’agit d’une sorte de jeu d’arcade sur un plateau d’échecs. Vous êtes Alice, et vous vous déplacez comme la pièce que vous choisissez en début de partie (du simple Pion jusqu’à la Reine). Dans tous les cas, vous apparaissez à l’écran sous la forme du personnage d’Alice. Vous cliquez sur une case pour vous y rendre, selon les possibilités de la pièce dans le jeu d’échecs. Si un personnage de l’ordinateur s’y trouve, vous capturez cette pièce : le but est évidemment de capturer toutes les pièces de l’ordinateur. Mais voilà : l’ordinateur déplace lui-aussi ses pièces ! Si Alice se trouve sur une case quand l’ordinateur y pose une pièce, votre score est amputé ! Dans le même temps, des cases du damier disparaissent, laissant à leur place un trou béant : gare aux pièces qui s’y trouveraient !

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Comme tout cela est un peu théorique, voici une vidéo dégotée sur YouTube, qui vous permettra de comprendre un peu mieux le fonctionnement de ce jeu. Les deux autres logiciels de Steve Capps y sont également présentés. Le générateur aléatoire de labyrinthes est une application impressionnante : pensez que tout ceci n’est géré qu’avec 128 ko de mémoire vive, par un processeur à 8 Mhz !

Apple III

L’Apple III de l’Aventure Apple est sur eBay !

C’est assez rare pour être signalé : pour une fois, une pièce historique s’apprête à quitter la collection de l’Aventure Apple. Notre vaillant Apple III, avec pas loin de 40 ans au compteur, est disponible pour qui sera prêt à remporter les enchère sur eBay et à se débrouiller pour venir le chercher, trouver un transporteur ou payer les frais de port !

Apple III

Comme cela est précisé dans l’annonce, c’est un modèle parfaitement nettoyé, complet avec écran et second lecteur de disquettes, quelques disquettes (les plus anciennes semblent démagnétisées) et deux brochures publicitaires d’époque.

Attention cependant, comme tous les Apple III (qui n’ont pas eu une existence très facile), ce modèle est souvent capricieux. Une fois ça passe, une fois ça bloque… Sans doute qu’un bidouilleur saura lui donner une nouvelle jeunesse, au prix de quelques remplacements de condensateurs et d’une solide révision des lecteurs de disquettes…

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Le Lisa chez Sun Remarketing

Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Souvenir – Le PowerBop

Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Apple et l'informatique nomade en 1993

L’informatique nomade en 1993

Nous avons déjà eu l’occasion de diffuser quelques articles extraits de la revue Apple News, l’organe de propagande d’Apple France au milieu des années 1990. Aujourd’hui, voici une double-page du numéro 1 de décembre 1993, dans laquelle on découvre les solutions nomades d’Apple, qui « repoussent les limites de la portabilité et de l’intégration ».

Parmi les avantages de l’offre d’Apple, on trouvait les capacités d’extension des PowerBooks (ADB, SCSI, modem, AppleTalk), leur aptitude à utiliser un écran externe en mode « bureau étendu », la présence de QuickTime pour les animations visuelles et sonores, et même la communication sans fil pour le PowerBop, qui avait été présenté quelques mois plus tôt.

Apple et l'informatique nomade en 1993

La gamme des PowerBooks Duo était également mise en valeur, avec leur station d’accueil et leur poids plume : de 1,9 à 2,2 kg (rappelons tout de même qu’un MacBook pèse aujourd’hui 920 grammes…). Quant à l’autonomie, elle atteignait 6h en standard, et 8h supplémentaires avec la batterie externe longue durée.

Au passage, vous remarquerez qu’Apple proposait déjà, en cette fin d’année 1993, la fameuse souris ADB noire qui accompagnera plus tard les Performa 5400, et qui venait d’être présentée pour accompagner le Macintosh TV.

iPhone 3G

Bon anniversaire l’iPhone 3G !

Le 11 juillet 2008, il y a tout juste douze ans, l’iPhone 3G apparaissait dans les boutiques de vingt-deux pays à travers la planète. C’était évidemment le premier modèle d’iPhone équipé d’une puce 3G, mais aussi le premier à intégrer le nouvel iPhone OS 2.0 avec l’App Store. Cet anniversaire est l’occasion de redécouvrir la publicité qui avait accompagné sa sortie, et que l’on a un peu oubliée…

D’autres publicités plus rythmées avaient pris le relai, pour démontrer les nouvelles capacités de l’iPhone 3G : deux fois plus rapide pour télécharger, deux fois plus rapide pour géolocaliser, deux fois plus rapide pour travailler. La musique de fond est You, Me and the Bourgeoisie, des Submarines.

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Le Newton MessagePad, en avance sur son temps

Tous ceux qui ont eu un Newton MessagePad entre les mains au milieu des années 90 savent que cet appareil était à la fois révolutionnaire, et bien trop limité par les technologies de l’époque. Il est intéressant de voir à quel point cet appareil était prometteur : après avoir lu cette brochure de 1993, on peut fermer les yeux, et voir… un iPhone. En effet, quand la plupart des gens n’ont jamais fait qu’essayer la reconnaissance (laborieuse) d’écriture ou le dessin à main levée, Apple promettait l’accès aux e-mails, aux fax, aux imprimantes, et même un gestionnaire d’agenda digne de Siri, reconnaissant les instructions en langage naturel, au moyen de commandes (cherche, programme, appelle, imprime…), et de mots-clés (réunion, anniversaire, dîner, rendez-vous…). Newton, l’étonnante invention qui peut contenir tout votre monde, mais qui tient dans votre poche.

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Brochure Macintosh SEEDRIN : les extensions et la compatibilité

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (3)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel et le Système, voici maintenant les extensions et la compatibilité. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : les extensions et la compatibilité

Brochure Macintosh SEEDRIN : les extensions et la compatibilité

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

Délires d’IA : le Macintosh Classic de 1998

On est en 2025, et l’intelligence artificielle permet d’explorer des réalités alternatives de l’histoire d’Apple, et on ne va pas s’en priver. Dans cet épisode, l’Aventure Apple vous présente le fameux Macintosh de 1998… ou l’iMac de 1984, on ne sait plus trop.

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

La grande nouveauté de ce Macintosh alternatif, c’était sa souris, un dispositif très pratique pour déplacer un curseur à l’écran, c’était presque du jamais-vu !

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

Sur l’arrière, on trouvait une poignée, forcément, pour pouvoir le déplacer facilement. Il ne pesait pas très lourd (environ 8 kg), alors on pouvait le transporter chez des amis ou d’une pièce à l’autre.

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

Et bien sûr, sur le côté, on trouvait les boutons de redémarrage (interrupt/programmer’s key en version originale) très utiles en cas de plantage du système (ce qui arrivait assez souvent, il faut être honnête).

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

Le plus beau, c’est que même dans cette réalité alternative, le fond du boîtier était signé par les membres de l’équipe Macintosh !

iMac from 1984. Or Macintosh from 1998 (ChatGPT)

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Ceci n’est pas un Spartacus !

On connaît bien le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh, cet ordinateur commercialisé en série limitée en 1997, pour fêter les vingt ans d’Apple, avec un peu de retard… On connaît moins l’histoire de son développement, qui remonte à 1992, quand Apple commence à s’interroger sur la manière d’offrir un successeur au Macintosh Classic Couleur. Mais pas un simple ordinateur, non : un système qui trouverait sa place au salon, comme la télévision et la chaîne hi-fi. Cinq années de recherche s’ensuivirent, sous le nom de code Pomona. Cinq années pour boucler la boucle, imaginer dix modèles différents, et finalement reprendre le premier modèle en mousse de Robert Brunner (inspiré par le danois Bang & Olufsen), et le faire renaître en une réalisation magistrale de Jonathan Ive.

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Tout cela, on l’apprend dans l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. Vous y retrouverez de nombreuses photos, parmi lesquelles celle-ci, dont la légende précise qu’il s’agit d’un concept lié au déploiement d’une famille Spartacus. Ce modèle aurait eu un petit écran de 10,5 pouces, contre 12 pouces sur le modèle de 1997.

Apple 1993 Spartacus Little Concept

Quelques mots sur Graffiti

Si vous avez déjà utilisé un Newton MessagePad, alors vous connaissez sans doute l’alphabet Graffiti, qui permettait d’améliorer la reconnaissance des caractères dessinés à l’écran, en remplaçant nos caractères occidentaux par des versions simplifiées, dessinées d’un seul coup de stylet. Cette technologie était utilisée en parallèle de celle développée par Apple, dénommée Calligrapher, achetée auprès de l’entreprise russe Paragraph International. Si je vous en parle, c’est que le moteur de suggestion d’eBay m’a justement présenté la « carte de référence » de Graffiti, permettant d’apprendre à dessiner ces caractères.

Graffiti avait été l’objet d’un long procès entre Palm, son concepteur, et Xerox, qui revendiquait la paternité du concept, développé au Palo Alto Research Center, comme tellement d’autres bonnes idées. Le graphisme des lettres avait fait l’objet d’un brevet finalement accordé  à Xerox en 1997. Les lettres étaient encore plus schématiques, reprenant cinq types de signes (trait, angle, arc de cercle, zigzag et boucle) dans différentes directions.

US5596656A patent Xerox

Enfin, on vous recommande la lecture de l’article « Derrière la fonction Griffonner de l’iPad, encore et toujours l’héritage du Newton » sur le Club iGen, qui fait le lien entre ces fonctions du Newton MessagePad et leur version moderne sur l’iPad.

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652

Savez-vous cliquer ?

Savez-vous cliquer ? Voilà une question que vous devez trouver étrange… Et pourtant, le clic est tout un art ! À l’origine, il n’y avait pas de souris. On se contentait de taper des commandes au clavier, pour ouvrir, fermer, activer, copier ou supprimer toutes sortes de chose.

Et puis l’interface graphique est apparue, et avec elle la souris et son petit bouton qui est longtemps resté solitaire sur Mac. Au premier abord, l’objet est simplissime : on appuie, on relâche, « clic » ! Mais en réalité les choses sont bien plus compliquées, et ne se sont pas arrangées avec le temps.

Apple ADB and USB mice

Il y a d’abord le clic ou simple clic pour être précis. Il s’agit d’un appui immédiatement relâché, qui produit le son en question. Il y a ensuite le double-clic, qui consiste à répéter deux fois de suite le geste précédent, produisant ainsi le traditionnel « clic-clic ». Logiquement, ça, vous maîtrisez, sinon il est toujours temps de vous entraîner. Et pour les acharnés, il y aussi le triple, le quadruple, et le quintuple clic

Remarque :
On a souvent tendance à abuser du double-clic : par exemple, en naviguant sur Internet, un clic simple suffit toujours à activer un lien, quel que soit le navigateur. Associez toujours Internet à simple-clic, ça simplifie la navigation ! De même, le Dock se contente toujours d’un clic simple, le deuxième clic ne sert absolument à rien… Il en va de même pour les boutons de fermeture et redimensionnement des fenêtres (les boutons tricolores). Et dans le Finder en mode de présentation par colonnes, un simple clic suffit à afficher le contenu d’un dossier. Parfois, en revanche, cliquer un peu plus peut vous simplifier la vie. Par exemple, pour utiliser dans AppleWorks le même outil de dessin plusieurs fois de suite sans avoir à le sélectionner à nouveau, double-cliquez dessus pour verrouiller sa sélection. De même, un double-clic dans la barre de titre d’une fenêtre permet d’envoyer celle-ci dans le dock, sans avoir à aller chercher le tout petit bouton jaune. Et si vous voulez aller plus loin, c’est là qu’interviennent les clics multiples. Faites l’essai dans un éditeur de texte : presque tous les logiciels savent interpréter 3 clics pour sélectionner un paragraphe complet. Sauf AppleWorks, qui innove avec la sélection d’une ligne, réservant la sélection du paragraphe au quadruple clic…

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652
Illustration du brevet US patent 4,464,652 de la souris du Lisa

Les choses se compliquent quand on ajoute des moitiés de clics… Il y a tout d’abord le « glisser-déposer », qui consiste à appuyer le bouton, puis déplacer la souris tout en gardant le bouton enfoncé, avant de le relâcher un peu plus loin… Cela permet de déplacer des éléments à l’écran mais aussi d’utiliser les menus. Une variante, appelée « clic long », oblige à ne pas déplacer la souris tout en appuyant : dans ce cas, il se passe quelque chose après quelques instants (par exemple, l’apparition d’un menu à côté d’une icone du Dock). Le « clic et demie » consiste à cliquer une première fois puis à appuyer le bouton sans le relâcher. L’intérêt principal de la manœuvre consiste à naviguer dans la hiérarchie d’un disque du Finder. Tant que vous ne relâchez pas le bouton, les dossiers survolés s’ouvrent pour vous permettre de voir leur contenu. Et quand vous relâchez, toutes les fenêtres ouvertes sauf la dernière se referment. L’astuce n’est pas encore revenue sous MacOS X mais continue de rendre bien des services sous MacOS 9 !

Si vous trouvez que c’est déjà compliqué, pensez un instant aux possesseurs de portables, qui peuvent utiliser le pavé tactile (ou trackpad) comme souris. Si le clic et le double-clic restent inchangés, les demis-clics sont en revanche modifiés puisqu’il faut rajouter un clic. Par exemple, le glisser-déposer est nécessairement précédé d’un premier clic, puisque dans le cas contraire l’ordinateur se contenterait de déplacer le curseur à l’écran…

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2003. Quinze ans plus tard, elle est toujours d’actualité !

Power Mac G4 Cube ad

Publicité : le Power Mac G4 Cube

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une belle page de 2000 présentant le petit (mais costaud) Power Mac G4 Cube. Une fois n’est pas coutume, je suis allé la piocher dans la collection de The Mac Mothership, pour fêter les vingt ans de cette inimitable petite machine !

Power Mac G4 Cube ad

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Bon anniversaire l’iBook citron vert

Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.

Apple iBook Key lime Apple Website
Voici le nouvel iBook. L’iMac à emporter vous offre maintenant la vidéo numérique à emporter.
Apple iBook Key lime Apple Website
De super jeux d’extérieur
Apple iBook Key lime Apple Website
Ce nouveau livre remarquable donnera sûrement des millions de films
Apple iBook Key lime Apple Website
À l’extérieur, de nouvelles couleurs ; à l’intérieur, beaucoup plus de place
Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Publicité : un arbre de Noël

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Apple MIDI interface

Souvenir : l’Apple MIDI interface

Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.

Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.

Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…

En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.

Apple MIDI manual

Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.

Master Tracks Pro v2.00
Master Tracks Pro v2.00
Cubase
Cubase 1.0 présenté en vidéo par Look Mum No Computer

Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.

Apple MIDI interface vs Apple LocalTalk

À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.

Apple MIDI interface inside

Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »

The Apple Catalog (fall 1993)

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Think Different, volé à Jack Kerouac ?

De plus en plus souvent, on lit que le texte de la publicité « Think Different » d’Apple aurait été écrit par un certain Jack Kerouac, auteur américain né en 1922 et décédé en 1969. Plus précisément, le fameux texte de la voix-off « Here’s to the crazy ones » serait extrait, mot pour mot, de son livre Sur la Route (On the Road en version originale). On trouve maintenant des posters, des cartes postales et des images en pagaille à partager sur les réseaux sociaux, avec cette citation et la signature de l’auteur. La publicité est même citée in extenso, dans sa version française, par le guide « Cent romans à avoir lus aux toilettes ».

Jack Kerouac - Here's to the crazy ones

Alors, Apple a-t-elle vraiment volé ce paragraphe complet dans un roman publié en 1957, dont le manuscrit se compose d’un seul rouleau de papier de 36 mètres de long, tapé à la machine à écrire sans le moindre retour à la ligne ?

Pour le savoir, le plus simple est encore de se référer à Google Books, la bibliothèque virtuelle du géant américain. Quand on cherche le terme « Crazy » dans le livre de Kerouac, on en trouve huit occurrences. Aucune ne correspond, de près ou de loin, à la publicité d’Apple.

Et si l’on cherche « mad », un synonyme de « crazy », on trouve une très intéressante tirade, une sorte d’hommage aux fous qui dans la forme n’a aucun rapport avec « Think Different » :

The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn, burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes “Awww!”

Il est tout de même inquiétant de constater le nombre de sites et d’ouvrages qui ont repris cette information sans jamais ouvrir le livre de Kerouac. Et bien évidemment, aucun de ces livres n’est plus ancien que la diffusion de la publicité d’Apple. Regardez donc les résultats d’une recherche sur « Jack Kerouac To the Crazy Ones » dans Google Books :  une trentaine d’ouvrages associent l’auteur et la citation. Le plus ancien est l’un des chefs d’oeuvre de la littérature de notre siècle : Bunny Tales, un ouvrage de 2006 sur les secrets de la maison Playboy…  Ajoutez le critère de recherche « XXème siècle », et… rien ! Avant l’an 2000, personne n’avait donc eu l’idée de relever cette phrase de l’auteur décédé trente ans plus tôt, quelle surprise !

Mieux : dans Wisdom for the Soul (2006), l’un des premiers ouvrages où l’on trouve la citation de la publicité d’Apple, elle est bien créditée « Apple Computers Commercial », alors que le même ouvrage comporte par ailleurs pas moins de sept citations de Kerouak.

Pour finir de bien rigoler avec le manque de sérieux sur Internet en général, sachez que la même citation est maintenant attribuée à John Chapman (1774-1845) par certains sites… L’erreur est encore plus drôle, puisqu’elle est liée à l’utilisation du texte de la publicité pour illustrer l’icône de TextEdit, un logiciel fourni avec MacOS X. Pour remplir un peu la page blanche, les graphistes de chez Apple y avaient collé le texte de la publicité, en ajoutant « Chère Kate » et en signant « John Appleseed ».

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Or John Appleseed est le nom fictif qu’Apple utilise un peu partout dans ses interfaces quand elle a besoin d’indiquer un nom et un prénom. Mais c’est aussi le surnom de John Chapman, un pépiniériste américain qui a couvert de pommiers une grande partie des États de l’est des États-Unis…

En conclusion, sachez que le texte a été écrit par les équipes de l’agence TBWA/Chiat/Day, dirigées par John Siltanen et Lee Clow, qui ont également crédité Steve Jobs parmi les auteurs de la campagne.

Poster Apple IIx et IIfx

Une série de posters d’Apple France

Toujours grâce à Mike, l’un de nos sympathiques lecteurs, voici une petite série de posters qu’Apple France partageait au début des années 1990 avec ses revendeurs agréés. Il y en a pour tous les goûts : le Macintosh IIx « La richesse intérieure », le Macintosh IIfx « Les nouveaux horizons », le Macintosh LC « Performance, couleur, son, design », le Macintosh Portable (avec son clavier et son trackball intervertibles pour les gauchers), les moniteurs monochrome 21 pouces ou pleine page vertical, la première série de PowerBook (100, 140 et 170) ainsi qu’une réduction sur le Macintosh Classic et l’imprimante StyleWriter pour les étudiants à l’occasion de Noël 1991.

Poster Apple IIx et IIfx

Apple France Posters Macintosh LC et Macintosh Portable

Apple Moniteurs 21 et Pleine Page.jpg

Apple France posters étudiants et PowerBook

Harman Kardon iSub

Le HomePod et l’iSub de Harman Kardon

Chez l’Aventure Apple, nous adorons organiser des rencontres qui font voyager dans le temps. Nous avons fait se rencontrer des souris, des claviers, des télécommandes, des haut-parleurs… Aujourd’hui, c’est à nouveau au tour du HomePod, qui prend la pose aux côtés du iSub fabriqué par Harman Kardon pour Apple en 2000.

Apple HomePod and Harman Kardon iSub

L’iSub était un caisson de basse venant enrichir le spectre musical du Macintosh : il ne remplaçait pas les haut-parleurs internes, mais les complétait. Une astuce gérée par Mac OS à partir de la version 9.0.4, et dont le support a rapidement été abandonné par Apple

Apple HomePod and Harman Kardon iSub

Apple HomePod and Harman Kardon iSub

L’iSub est aussi un objet d’art à part entière, à tel point qu’il a trouvé sa place au Musée d’Art Moderne de New-York, le MoMA.

Harman Kardon iSub

Petit détail tout à fait en phase avec l’époque toute en transparence : on voyait même l’intérieur de l’adaptateur secteur de l’iSub…

Harman Kardon iSub

Apple Newton case Logo Fail 2

Un logo Newton tordu

Après la série de pommes tordues publiée il y a quelques semaines, voici un autre logo qui a un peu souffert. Il s’agit d’une housse pour le Newton MessagePad 2000, très pratique puisqu’elle permettait de transporter un clavier en plus de l’assistant numérique.

Apple Newton case Logo Fail 2

On ne peut pas dire que le sous-traitant ait apporté beaucoup de soin à la broderie du logo… Pour les puristes, Apple proposait également une housse en cuir, beaucoup plus réussie.

Apple Newton case Logo Fail 1

Publicité : Mac OS 8, aphrodisiaque

Le dimanche, c’est publicité ! Et ce dimanche, une publicité aphrodisiaque, rien de moins, pour Mac™ OS 8, publiée en 1997. Oui, avec un « trademark » en plein milieu de Mac™ OS 8, comme ça, parce que. Et un système distribué par Claris, pas encore réabsorbée par Apple.

« Souvenez-vous de votre premier contact avec un Macintosh, de cet incroyable sentiment de plénitude et de perfection ». Bon, entre-nous, pas sûr que Mac OS 8 ait été réellement aphrodisiaque, mais il faut avouer qu’il avait quelques atouts indéniables, surtout après le Système 7.6 : une nouvelle interface Platinum, un accès plus facile à Internet, un QuickTime amélioré, ou encore l’intégration des traducteurs MacLinkPlus de DataViz™. Et la compatibilité avec les processeurs 68040 de Motorola, une dernière fois.

Apple Newton MessagePad projects

D’autres versions du Newton

Du Newton d’Apple, on connaît les différents modèles de MessagePad et une unique version de l’eMate. Mais en 1993, dans sa revue de propagande “Apple Magazine”, la marque n’hésitait pas à décliner son dernier-né sous forme de tablette scolaire, de téléphone fixe, de calepin ou d’aide à l’inventaire. Autant de produits qui ont pour la plupart trouvé leur voie… mais sans NewtonOS !

Apple Newton MessagePad projects

Apple Macintosh LC III

Les autres anniversaires du jour

Le 10 février, ce n’est pas seulement l’anniversaire du Macintosh Color Classic et de son étrange résolution. C’est aussi l’anniversaire du LC III, présenté le 10 février 1993. Selon les pays et le type de clientèle, on pouvait le trouver sous le nom de LCIII ou de Performa 450. Il était équipé d’un processeur Motorola 68030 à 25 Mhz. Comme les autres LC, il est aisément reconnaissable à son format « boîte à pizza ».

Apple Macintosh LC III

Il évoluera quelques mois plus tard en LC III+ ou Performa 460 (avec des variantes 466 et 467), avec notamment un processeur plus rapide, passant de 25 à 33 Mhz. Il sera remplacé en février 1994 par le LC 475 / Performa 475. Plusieurs modèles parmi ceux-ci connaîtront une légère évolution de design, adoptant le lecteur de disquettes plus enfoncé dans le boîtier.

On fête encore aujourd’hui l’anniversaire des Centris 610 et 650, du PowerBook 165c (1993), du Quadra 800 (1994), de quelques LaserWriter, sans oublier différents modèles de Xserve (2004 et 2008).

Publicité Apple PowerBook 1400 1996

Publicité : le PowerBook 1400

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.

Publicité Apple PowerBook 1400 1996

Utilitaire de disques, image disque, dossier secret

Comment protéger un dossier par un mot de passe ?

En fouillant dans les archives d’articles rédigés pour feu la revue A Vos Mac, j’ai retrouvé ce grand classique publié en 2011, qui n’a pas pris une ride en dix ans ! Comme à l’époque, en utilisant l’application « Utilitaire de disque », vous pouvez transformer un dossier en fichier crypté par un mot de passe : l’image disque.

Lancez l’application « Utilitaire de Disque » qui se trouve dans votre dossier « Applications > Utilitaires ». Choisissez le menu « Nouvelle image disque du dossier… », sélectionnez votre dossier, donnez un nom à votre image, et choisissez le format « lecture/écriture » et le chiffrement « AES 256 ». Validez en cliquant sur « Enregistrer ». L’application vous demande ensuite d’indiquer un mot de passe, à entrer deux fois pour être sûr de ne pas se tromper… Décochez bien la case « Mémoriser le mot de passe ».

Utilitaire de disques, image disque, dossier secret

Vous pouvez ensuite quitter « Utilitaire de Disque ». Dans le Finder, là où vous l’avez enregistrée, vous trouverez une icône portant le nom de votre disque. Double-cliquez dessus : le Finder vous demande alors le mot de passe. Si vous l’indiquez, un nouveau disque apparaît sur votre bureau. Vous pouvez maintenant glisser sur ce disque les fichiers à cacher. N’oubliez pas ensuite d’éjecter le disque (menu « Fichier > Ejecter le disque ») quand vous quittez la pièce…

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Veuillez reconnecter la clé USB

De nos jours, quand on éjecte une clé USB ou tout autre support de stockage externe sans les glisser auparavant sur la Corbeille, Mac OS X se contente d’une discrète alerte, rappelant que cette étape est nécessaire pour éviter les soucis, même si cette manoeuvre est le plus souvent sans conséquence en pratique.

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Il y a vingt ans, les choses étaient différentes. Les supports externes étaient beaucoup plus sensibles à l’éjection « à chaud », notamment car certaines opérations d’écriture étaient retardées jusqu’à l’éjection du disque. Ce n’est donc pas un petit message d’information, mais une alerte en bonne et due forme, qui s’affichait sous Mac OS 9. Pire : il s’agissait d’une alerte bloquante, ne disposant même pas d’un bouton « Annuler » ! Tout le système était alors figé jusqu’à ce que la clé USB soit insérée à nouveau.

Veuillez reconnecter le périphérique USB - Mac OS 9

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Une brochure de l’époque Apple – Next

Nous vous présentons aujourd’hui une brochure française d’Apple, diffusée en mai 1997, qui est intéressante à plusieurs titres.  Déjà, parce qu’on y retrouve plusieurs produits devenus cultes pour les amateurs d’Apple : le Spartacus, l’eMate, le Newton, le QuickTake, tous jetés avec l’eau du bain par Steve Jobs. On dirait la « brochure de flops » déjà présentée dans notre blog… Mais ce n’est pas tout : il y est aussi question de Mac OS qui fait sa révolution, grâce à l’acquisition de NeXT, garantissant pour les années à venir « le meilleur système d’exploitation qui soit ». Preuve du bazar qui régnait à l’époque chez Apple, il est aussi question de l’autre système d’exploitation, Rhapsody, sur lequel Apple travaillait déjà « en parallèle ».

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Apple promettait alors pour 1998 un système multitâche, avec la mémoire protégée, le support de technologies d’avenir, et un niveau de performance et de fiabilité unique. Le grand-public devra en réalité attendre 2001 pour acheter la première version de MacOS X…

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Pour le reste, cette brochure est une ode au design et aux performances de  l’avant-iMac chez Apple : PowerMacintosh 5500, 6500 et 9600, PowerBook 3400 occupent une bonne part des pages intérieures. Ajoutez une invitation à l’Apple Expo de septembre 1997, une mention du 36 15 Apple (1,29 F/mn) et vous obtenez un véritable panorama du monde des fans français d’Apple il y a déjà 22 ans. Oui, le meilleur était encore à venir !

Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

Publicité : si votre monde vous semble gris…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de février 1997 pour l’imprimante StyleWriter Couleur 2500. Parce que si votre monde vous semble gris, il est désormais possible de rêver !

Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

Utilisée à domicile, à l’école ou dans une petite entreprise, avec la technologie de concordance des couleurs ColorSync, cette imprimante offrait « des milliers de couleurs éclatantes ». N’est-il pas temps de travailler en couleurs ?

Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

On remarque sous le logo Apple, l’éphémère slogan « Donnez une chance à vos rêves » dont il a déjà été question dans une publicité pour le PowerBook 3400 et dans une autre pour l’offre groupée Performa / StyleWriter. Plus étonnant, on remarque également que cette publicité avait été conçue par l’agence londonienne Holmes & Marchant Communications (dont le slogan aujourd’hui est « le design n’est pas un art, c’est une arme »).

Carte-mère d'Apple IIc, avec copyright Microsoft 1977

Une carte-mère Apple copyrightée par Microsoft

On peut avoir du mal à le croire, mais il y a eu une époque où les relations entre Apple et Microsoft étaient au beau fixe, loin de la brouille qui opposera les deux entreprises de la sortie de Windows jusqu’au retour de Steve Jobs.

Ainsi, en 1977, au moment de sa sortie, le premier Apple II intègre le langage Integer BASIC écrit par Steve Wozniak lui-même. C’est une adaptation assez simple de ce langage, qui est notamment incapable de gérer les nombres à virgule. Pour corriger ce défaut, et dans l’objectif de s’attaquer au marché professionnel, Apple prépare alors l’Apple II+ (dénommé europlus chez nous et j-plus au Japon) et choisit d’y intégrer le langage BASIC écrit par Microsoft pour l’Apple II. Celui-ci était moins rapide, mais plus complet que celui d’Apple, et permettait à la marque de ne pas perdre du temps à réécrire son propre BASIC avant la commercialisation de l’Apple II+ qui débarquera finalement le 1er juin 1979. En conséquence, on retrouve le copyright de 1977 de Microsoft sur toutes les cartes-mères d’Apple II intégrant ce langage, comme ici sur la carte-mère de l’Apple IIc.

Carte-mère d'Apple IIc, avec copyright Microsoft 1977

Pour la petite histoire, on se souviendra qu’au moment de renouveler le contrat en 1985, Microsoft acceptera de prolonger sa licence, sous réserve qu’Apple cesse de commercialiser sa propre version du langage BASIC pour le Macintosh, lui laissant ainsi le champ libre pour commercialiser son Microsoft BASIC pour Macintosh.

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Carte 80 colonnes ou carte Chat Mauve ?

Si notre blog avait existé dans les années 80, nous vous aurions sans doute proposé un test comparatif entre ces deux produits destinés à votre Apple IIe : la carte 80 colonnes fabriquée par Apple, et la carte EVE du fabriquant Le Chat Mauve. Pour cette fois-ci, nous nous contenterons de vous présenter les brochures d’époque !

À ma gauche, donc, la carte 80 colonnes A2B2022F proposée par Apple, permettant de doubler les capacités d’affichage de l’appareil en autorisant 80 caractères par ligne. Elle s’intégrait aisément dans l’Apple IIe qui disposait d’un connecteur Auxiliaire : pas besoin de brancher d’autres câbles ou de modifier la configuration de l’appareil.

Carte 80 colonnes Apple IIe

Carte 80 colonnes Apple IIe

À ma droite, la carte EVE du fabricant français Le Chat Mauve, qui proposait la même fonction, tout en offrant également un mode graphique « double haute résolution » (qu’Apple ne proposera qu’à partir de l’Apple IIc en 1984), et la possibilité de bénéficier d’un affichage en 40 colonnes en couleurs, ainsi que 64 Ko de mémoire vive supplémentaire pour l’ordinateur. Mieux : la carte Le Chat Mauve permettait enfin aux utilisateurs européens de bénéficier d’un affichage en couleurs sur leurs télévisions SECAM branchées en Péritel. Elles en étaient jusqu’alors privées puisque l’affichage en couleurs des Apple II était lié à un bricolage de Steve Wozniak à partir de la norme NTSC utilisée par les téléviseurs américains.

D’après le manuel que l’on peut trouver ici, cette carte nécessitait un peu plus de boulot pour l’installation : elle s’installait à la fois sur le connecteur Auxiliaire et sur un port d’extension, et nécessitait de positionner une nouvelle prise de sortie vidéo à l’arrière du boîtier.

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Sur les sites d’enchères, les produits Le Chat Mauve sont des valeurs sûres. Les amateurs français d’Apple II en ont besoin pour connecter plus facilement leur machine sur un téléviseur Péritel, une norme qui est restée obligatoire en France jusqu’en 2015 !

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Publicité : Apple Remote Access

Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.

Apple Remote Access 2.0 Apple Ad

Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.

Apple 1991 ad : the Macintosh of the future is the Macintosh on your desk

Publicité : Le Macintosh du futur

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1991, publiée à l’occasion de la sortie du Système 7. « Le Macintosh du futur, c’est celui qui est sur votre bureau », clamait Apple, pour signifier que la plupart des Macs déjà commercialisés étaient compatibles avec la mise à jour de son système d’exploitation.

Apple 1991 ad : the Macintosh of the future is the Macintosh on your desk

Parmi les nouveautés du Système 7, on trouvait, en vrac : les bulles d’aide, l’intégration de polices vectorielle TrueType, un menu Pomme personnalisable, l’intégration du MultiFinder pour passer d’une application à l’autre, la gestion de la mémoire virtuelle, le mécanisme publier/s’abonner (une sorte de copier-coller automatique)…

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

Publicité – La gamme Apple baisse de prix

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh. « Comme on ne savait pas lequel vous aviez envie d’acheter, on a baissé le prix de tous nos Macintosh ». À l’époque, c’était simple : la gamme Apple, personne n’y comprenait rien. Il y avait les Classic, les LC, les Centris, les Quadra, les Performa, et les PowerBooks. À l’exception de ces derniers, la plupart des modèles existaient sous différents noms dans les diverses gammes, parfois dans différents pays…

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator

Les calculatrices d’Apple

Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.

En voici un modèle plutôt rare, puisqu’il est originaire du Japon. Vous le trouverez sur eBay pour 200 dollars, ou pour 19.800 yens (160 euros) sur le site d’enchères de Yahoo Japon (merci Pierre !).

Calculatrice Apple Japon
Image : eBay

Toujours sur eBay, voici un modèle à 50 dollars. Argent et noir, avec un couvercle sur ressort qui se transforme en support pour relever l’écran.

Calculette Apple

Et encore un autre modèle solaire, produit avec Sharp, toujours sur eBay, pour 888,88 dollars… Un modèle EL-835 datant de 1985.

Apple Sharp Calculator
Image : eBay

En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.

Three Apple calculators on redlightrunner

[mise à jour 15/03/2019] Nous avons dégoté une annonce eBay avec cette calculatrice au format carte de crédit. Le vendeur précise qu’elle porte à son dos la marque « Apple Credit Plan ».

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator
Image : eBay

On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…

Apple Solar Floppy Calculator

Nous pensions au début à un montage lié à l’utilisation du design de la calculatrice Braun comme source d’inspiration pour celle de l’iPhone, mais non, il y a bien eu un modèle marqué de la pomme, vendu 80 $, comme on le découvre en page 25 de « The Apple  Catalog » de 1987 :

Apple Braun Calculator
Image : CultofMac

Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.

Apple Southern Operations Calculator
Image : Pinterest

Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.

Calculatrice Apple solaire
Image : eBay
Internet, c'est beaucoup plus facile avec Macintosh - et Wanadoo 1996

Publicité : Avec facile plus Internet c’est beaucoup Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, voici non pas une, mais deux réclames pour la soudaine simplicité d’Internet, grâce à Macintosh. Et dépêchez-vous : vous aviez jusqu’au 30 juin pour profiter d’un mois d’abonnement gratuit à Imaginet. Jusqu’au 30 juin 1996…

Avec facile plus internet c'est beaucoup Macintosh, 1996

Heureusement, il vous reste encore quelques semaines pour profiter de cette autre offre spéciale, en lien avec Wanadoo, l’accès Internet par l’opérateur historique France Télécom. Envoyer un courrier électronique à la Maison Blanche, découvrir les dépêches de l’AFP en ligne, ou encore participer à des conférences sur tous les sujets… sans oublier, « en exclusivité sur Wanadoo », un « Minitel à grande vitesse » (ça fait rêver). Remarquez qu’il s’agit de l’une des premières publicités à proposer, en plus du 3615 Apple, un lien vers le site français d’Apple de l’époque : www.france.euro.apple.com !

Internet, c'est beaucoup plus facile avec Macintosh - et Wanadoo 1996

Apple Expo 1997 cd holder addex

Une pochette de CD pour l’Apple Expo 1997

Ce n’est pas la première fois qu’on vous trouve des souvenirs des Apple Expos, ces grands rendez-vous annuels du Mac qui ont accompagné Apple France jusqu’en 2007, auxquels nous consacrons une page de l’Aventure Apple : une publicité de 1985 et un programme de 1994, des invitations diverses, des souvenirs de la version allemande et des versions marseillaise et lyonnaise, des badges de 1988, et même une vidéo complètement vintage de 1985.

Aujourd’hui, c’est la pochette de CD de 1997 que nous vous proposons. Techniquement, elle n’a rien de spécial, c’est une bête pochette de chez Addex, avec une sérigraphie personnalisée…

Apple Expo 1997 cd holder Addex

Apple Expo 1997 cd holder addex

Schéma éclaté de l'Apple II

Bon anniversaire l’Apple II

16 avril 1977 : l’Apple II, le premier ordinateur d’Apple conçu et produit de manière industrielle par la toute jeune entreprise, est présenté lors de la West Coast Computer Faire à San Francisco. Apple en proposa deux versions, équipées de 4 ou 48 ko de mémoire vive, facturées respectivement 1298 $ et 2638 $, et livrées à partir du 10 juin 1977. Ses successeurs resteront au catalogue jusqu’en novembre 1993.

Schéma éclaté de l'Apple II

HyperCard en français

La naissance d’HyperCard

Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.

HyperCard en français

Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?

Bill Atkinson en 2017

Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !

Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.

Bill Atkinson en 1987

On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !

Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !

Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)

Drogues Info Service

Les 40 ans du Macintosh sur eBay et Le bon coin

2024, ce n’est pas que l’année des Jeux olympiques de Paris. C’est aussi l’année du quarantième anniversaire du Macintosh, que nous avons fêté le 24 janvier dernier. Alors pourquoi ne pas aller jeter un œil à vos sites de ventes d’objets d’occasion favoris ? Attention aux prix proposés, ça pique un peu… à rebours des vrais enchères qui, elles, ne s’envolent pas.

On commence avec ce très beau bundle qui intègre à peu près tous les accessoires de l’époque, à un prix tout à fait inconvenant de 9599 dollars. Certes, c’est plutôt joli (bien que le carton ait une face très sale), mais rien ne justifie ce prix.

On trouvera le même type de configuration, à un prix plus raisonnable, sur Le bon coin, où il est proposé à 1199 euros. C’est un Macintosh 512K, mais dans le carton d’origine du premier Mac qu’Apple écoulait à l’époque, avec un grand nombre d’accessoires, manuels et disquettes. L’écran et son unique ligne verticale nécessiteront sans doute une intervention sur la carte d’alimentation.

1984 Macintosh Picasso carton Leboncoin

Pour le même prix, un vendeur sur eBay propose aussi le lecteur de disquettes du Macintosh, dans son petit carton lui aussi aux couleurs de la série Picasso. Là encore, c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est, mais l’espoir fait vivre !

Si votre porte-monnaie ne vous permet pas de craquer pour de vrais appareils d’époque, alors vous pourrez vous rabattre sur cette sympathique petite broche proposée pour un prix plutôt raisonnable de 18 euros, aux couleurs de la pomme arc-en-ciel.

1984 broche Macintosh

N’oublions pas non plus cette belle banderole dont le vendeur assure qu’elle a été distribuée en décembre 1983 pour pouvoir être accrochée chez les revendeurs au lancement du Macintosh. Elle mesure près de deux mètres de long et un mètre de haut, autant dire qu’il faudra faire un peu de place sur un mur pour l’afficher… à condition d’aligner les 8400 dollars demandés par son propriétaire… parce que pourquoi pas !

Apple 1984 Macintosh banner

Et pourquoi ne pas terminer avec cet ouvrage, Macintosh votre micro ordinateur de Jean Baptiste Touchard ? Vous y découvrirez « avec simplicité et humour comment mettre cette étonnante machine au service de vos besoins et de vos envies » ! N’hésitez pas à négocier le prix 🙂

Apple Wrokgroup server ad 1994

Publicité : le Workgroup Server

Le dimanche, c’est publicité ! Comme on a déjà parlé de la Révolution dans une précédente publicité, on se contentera en ce 14 juillet d’une publicité de 1994 pour la gamme de serveurs Workgroup Servers : les modèles à processeurs 68k (AWS 60, 80 et 95) et ceux à processeurs PowerPC (AWS 6150, 8150 et 9150). Ces serveurs, et le système qui les animait, permettaient d’aller au-delà des limites habituelles des réseaux AppleTalk : serveur d’impression, messagerie, sauvegarde, sans oublier Apple Remote Access pour rejoindre le réseau local grâce à un accès distant.

Apple Wrokgroup server ad 1994

PowerMac G5

Bon anniversaire le PowerMacintosh G5 !

Le 23 juin 2003, Apple présentait son PowerMacintosh G5. Une bête de course, le premier ordinateur équipé d’un processeur 64 bits, le PowerPC 970 d’IBM, gravé en 130 nanomètres. La première version plafonnait à 2 Ghz, Steve Jobs promettant une version à 3 Ghz dans l’année. Trois ans passeront sans qu’il y parvienne, ce qui aura pour effet de jeter Apple dans les bras d’Intel et de son Xeon, pour équiper le nouveau Mac Pro.

PowerMac G5

C’est cet ordinateur qui équipera le super-ordinateur de l’université Virginia Tech : 1100 exemplaires en réseau, capables de délivrer 12,25 Teraflops, le hissant à la troisième place des ordinateurs les plus puissants de la planète cette année-là.

PowerMac G5
Le carter de protection du double processeur G5
Apple 1983 ad for the Lisa

La pub du dimanche – Lisa

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1983 pour le Lisa. On imagine à peine à quel point cet ordinateur était révolutionnaire à sa sortie : à l’époque, ni la souris, ni l’interface graphique, n’étaient connues du grand public, et leur existence dans les laboratoires de recherche n’était connue que des passionnés d’informatique. Imaginez qu’en ce temps-là, même les agences de publicité découpaient aux ciseaux une copie d’écran pour (mal) l’inclure dans la photo de l’ordinateur ! Au passage, remarquez les deux lecteurs Twiggy de ce premier Lisa, qui seront rapidement remplacés par un seul lecteur 3″1/2 sur le Lisa 2.

Apple 1983 ad for the Lisa

40 ans du Mac : des vidéos à voir et revoir

On termine cette journée d’anniversaire avec quelques vidéos à voir ou revoir à propos du petit Macintosh de 1984.

Tout d’abord, une version 4K, totalement dopée à l’intelligence artificielle, de la publicité 1984. Sans doute pas aussi bien restaurée que si quelqu’un se décidait à sortir les rushs de son grenier, mais pas mal quand-même !

Et la fameuse vidéo introductive du Macintosh, celle où l’on voit le jeune Bill Gates, chairman of the board de Microsoft, dire tout le bien qu’il pense de cette machine à laquelle il a consacré toute une équipe de développeurs, et dont il espère tirer la moitié de ses revenus l’année suivante.

Ensuite, zappez sur la version complète du keynote de présentation (80 mn environ), dans une qualité tout à fait appréciable compte-tenu de l’âge de la vidéo et des moyens de captation de l’époque ! Les réactions de la salle à la présentation des outils de MacPaint permettent de ne pas oublier à quel point le petit nouveau était révolutionnaire. Sur la scène, on retrouve aussi l’équipe qui a créé le Macintosh : Steve Capps, Andy Hertzfeld, Randy Wigginton, Bill Atkinson, Bruce Horn, Burrell Smith, Owen Densmore, et Rony Sebok. Même les questions du public ont été conservées, comme « Est-ce que le Macintosh fait du multitâche ? ».

Et une petite dernière pour la route : la publicité « Macintosh, the computer for the rest of us », qui comparait l’épaisseur des manuels utilisateurs du PC d’IBM et du Mac…

Combien vaut le jeu “Apple Formation” ?

Si vous êtes un lecteur assidu des Trésors de l’Aventure Apple, alors vous connaissez sans doute le jeu de société « Apple Formation » dont nous vous avions parlé ici. Il se trouve justement qu’on en trouve un actuellement sur le site Le Bon Coin. Son propriétaire attend vos offres… Alors, à votre avis, quel sera son juste prix ? Cent euros, parce que c’est une pièce très rare, ou bien juste un euro, parce que plus personne n’a envie de répondre à des questions comme « Comment se connecte un terminal type VT100 sur une machine A/UX » ou « Que provoque le maintien de la touche Commande en appelant l’accessoire de bureau Calculette » ? À vous de voir…

Macintosh Tableau de bord

Souvenir – Les Tableaux de bord

Et vous, avez-vous connu l’époque des Tableaux de Bord ?

Au tout début du Macintosh, on parlait de « Tableau de Bord » au singulier, puisque tous les réglages de la machine tenaient sur un seul écran minuscule. Puis vint le système 7 et ses multiples Tableaux de Bords, et autant de réglages accessibles par  des fenêtres indépendantes.

Macintosh Tableau de bord

Ces tableaux de bord étaient sagement rangés dans le Dossier Système. On les reconnaissait à leur icône bordée d’un petit curseur.

Macintosh Tableau de bord

Parmi tous ces tableaux de bord, on se souvient particulièrement de « Mémoire», qui donnait accès à des réglages que personne ne comprenait, comme la « Mémoire cache toujours activée » ou l’adressage 32 bits.

Macintosh Tableau de bord

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (6)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilitéMacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Publicité Apple pour l'iMac 1998

La pub du dimanche – L’iMac

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1998 pour l’iMac, tout spécialement dédiée « à tous ceux qui pensent que les ordinateurs sont trop compliqués, trop chers et trop gris ». Une réclame qui comporte étrangement deux fautes de typographies et, pire, une faute d’orthographe (saurez-vous la repérer ?).

Publicité Apple pour l'iMac 1998

Le centre de forme d’Apple… en 1993

Depuis plusieurs années, Apple ne cache pas son intérêt pour le monde de la santé, sans aucun doute un domaine porteur de grandes promesses financières pour l’avenir. Dans la vidéo qui suit, vous verrez que les salles de sport et Apple, c’est une vieille histoire. Dès 1990, Apple France disposait d’un Centre Apple Forme, pour encourager ses employés à (se) bouger. Des employés qui portaient de grosses boucles d’oreilles en plastique, de grandes paires de lunettes en métal et des coiffures pas possibles. Mais le pire, c’était les tenues colorées qu’ils exhibaient à la salle de sport ! Non, le pire, c’était la musique de fond. Non, le pire, c’était le jeu d’acteur des employés obligés de jouer leur propre rôle. Non, le pire, c’était la séance de yoga pour grandir comme un fleur vers le ciel et sentir des parties inexplorées de la colonne qui s’articule… Allez hop ! hop ! hop !

Le plus étonnant, finalement, c’est de ne voir qu’un ou deux Macs dans la salle de sport. Pas d’iPod ou d’iPhone pour la musique, ni d’Apple Watch pour suivre le rythme cardiaque… Tout à la main !

La seconde génération d'écouteurs d'iPod

Bon anniversaire l’iPod !

Il y a dix-sept ans tout rond, Apple présentait son premier iPod. Son disque dur de 5 Go capable d’embarquer un millier de chansons était l’un des premiers modèles 1,8 pouces du marché. Au-delà de cette petite prouesse, l’iPod se démarquait aussi par sa roue de navigation, par l’intégration avec iTunes, par sa mémoire tampon de 20 minutes (contre quelques secondes pour les lecteurs de CD portables), ses dix heures d’autonomie, et le câble FireWire qui lui offrait une grande rapidité de transfert. Pour démontrer tous ces avantages justifiant son prix faramineux de 3.600 francs, Apple avait conçu un spot publicitaire d’une minute que voici :

MacG avait publié en 2013 une belle rétrospective du premier iPod, pour ceux qui aurait raté ça à l’époque. L’Aventure Apple dispose également d’une page consacrée à l’iPod et à toutes ses déclinaisons, Nano, mini, Classic, Touch… On a du mal à l’imaginer, mais lors de la présentation de l’iPod, tout le monde s’était demandé ce qu’Apple imaginait en s’attaquant à ce marché de niche, avec un modèle hors de prix…

MacStation Mac 128 ImageWriter

Un MacStation sur eBay (avec son Macintosh de 1984)

Le hasard fait parfois bien les choses… Nous vous parlions il y a quelques jours du MacStation, ce support permettant d’intégrer un Mac, une imprimante ImageWriter un lecteur de disquettes, des manuels et bien d’autres choses encore, pour gagner de la place sur le bureau. Il se trouve que le propriétaire – américain – d’un tel accessoire le cède justement sur eBay pour la rondelette somme de 2170 dollars (1920 euros).

MacStation Mac 128 ImageWriter

Pour ce prix-là, vous obtiendrez également le Macintosh 128 de 1984 (mis à jour en 512K, de première main), avec son clavier et sa souris, mais aussi l’imprimante, le lecteur externe de disquettes de 400 Ko, un lecteur externe de cartouches 5 Mo (Tecmar MacDrive), et le sac de transport pour le Mac. Sans oublier quelques logiciels et manuels. Attention cependant, il faudra prévoir un intermédiaire aux États-Unis car l’expédition en Europe n’est pas prévue.

Pour la petite histoire, on se souviendra que le propriétaire de ce lot l’a acheté en tant que revendeur Apple, dès sa présentation par Steve Jobs en 1984, grâce à une offre d’Apple destinée à familiariser ses revendeurs avec la nouvelle machine.