Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Intéressante, cette petite annonce actuellement sur eBay. On y trouve un Macintosh PowerBop, le fameux PowerBook doté d’un modem Bi-Bop, mais dans une version « désaffectée » : tous les moyens de communications spécifiques de cet ordinateur ont été supprimés, pour le rendre à son état original. Exit donc, le modem bi-bop et sa petite antenne : le lecteur de disquettes a repris sa place, ne laissant visible que les découpes du plastique prévues pour la prise pour le lecteur de disquettes externe (à gauche) et l’antenne (à droite).
À l’arrière, la carte modem 14.4 a disparu, ne laissant qu’un cache plastique à gauche de la prise SCSI. Reste donc l’étiquette « PowerBop » sous l’appareil, et quelques logiciels fournis à l’époque. Et la certitude d’avoir entre les mains une petite pépite de l’histoire des télécommunications en France !
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1994 pour les Performa, l’entrée de gamme d’Apple à l’époque. En guise d’entrée de gamme, nous sommes même sur du réchauffé, puisque le Performa 460 n’est qu’un LC III un peu amélioré, avec son processeur Motorola 68030 à 33 Mhz, qui ne tient plus la route face aux PowerMacintosh lancés au début de l’année, ou aux PC équipés de processeurs Intel de 75 à 100 Mhz. Et ne parlons pas de l’écran Performa Plus, l’un des pires jamais commercialisé par Apple. Seul le Système 7 restait un atout important pour la gamme Performa, alors que Microsoft n’avait pas encore présenté Windows 95.
Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.
La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.
Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.
Aujourd’hui, nous nous penchons à nouveau sur le QuickTake, le premier appareil photo grand public, présenté par Apple en 1994. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News de mars 1994, le surnommant même « l’œil de Macintosh ». Au-delà de ce petit surnom (que nous n’avions jamais lu ni entendu par ailleurs…), l’article est intéressant, car il nous rappelle qu’à l’époque, il fallait expliquer à quoi servait ce nouveau périphérique, permettant d’installer directement sur le disque dur les images grâce à un simple câble, le tout sans aucun surcoût, car il ne nécessitait ni pellicule, ni développement !
Si la prouesse était déjà impressionnante pour l’époque, le résultat n’était cependant pas totalement exploitable, sauf pour un affichage à l’écran, sans prétention. La preuve en image avec cette photo d’un QuickTake 150, réalisée avec son aîné le QuickTake 100, réglé en mode « haute qualité ».
Pour réaliser cette photographie, nous avons ajouté au QuickTake 100 sa lentille macro optionnelle : un simple accessoire à clipser devant l’appareil de sorte à modifier à la fois l’optique, la visée et la diffusion du flash.

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…
L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.
Et vous, avez-vous connu le Lanceur ? Apparu en 1995 avec le Système 7.5 pour le grand public, il s’agissait d’un « Tableau de Bord », un concept que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, une sorte de logiciel-qui-n’en-est-pas-un accessible depuis le Menu Pomme, et qui pouvait aussi apparaître automatiquement au démarrage du Mac.
Il contenait une simple fenêtre avec des onglets personnalisables, chacun de ces onglets pouvant contenir des Alias menant vers des logiciels ou des documents. Un simple clic sur l’icône lançait le logiciel ou le document : plus besoin de naviguer dans le disque dur ni de double-cliquer sur les fichiers ! Quelque part, c’était tout à la fois l’ancêtre du Dock et du Launchpad ! Et c’est bien pour cette raison qu’il n’a pas survécu au passage à MacOS X.
Pour ajouter des icônes au Lanceur, c’était très simple : il suffisait de glisser logiciels ou documents vers sa fenêtre pour y créer le bouton correspondant. Mais pour réorganiser ou faire le ménage, c’était une autre paire de manches : il fallait naviguer dans le Dossier Système du disque de démarrage, y ouvrir le dossier « Lanceur », et ajouter ou supprimer des alias. Pour créer des onglets, il fallait créer des dossiers dont le nom commençait par « • », le caractère obtenu avec la touche Option, la touche Majuscule et la touche Point-Virgule (sur un clavier QWERTY, c’était plus simple : Alt-8 suffisait).
Les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.
Suite et fin demain !
Suite à la mise aux enchères d’un exemplaire de joystick Apple Cursor /// sur eBay, dont nous avons parlé mardi, une petite polémique a éclaté. Alors que le vendeur d’eBay parle d’un exemplaire unique et jamais-vu, un certain Yesterbits a publié sur Twitter une photo de sa propre collection qui contient non pas un, mais deux Cursor ///, et avec leurs cartons !
Sauf qu’en y regardant de plus près, ce produit qui porte le même nom que celui d’Apple, et qui lui ressemble à s’y méprendre, n’est pas une production de la marque à la pomme, mais d’une autre marque, The Keyboard Company, une entreprise qui n’a pas survécu jusqu’à nos jours. Si une entreprise du même nom vend toujours des souris et des claviers, elle n’a été créée qu’en 1989. Celle qui produisait le joystick Cursor /// avait été créée dès 1978 par Michael Muller, à l’invitation de Steve Jobs qui cherchait un sous-traitant pour les claviers de l’Apple II. Dès l’été 1980, The Keyboard Company avait été rachetée par Apple, pour devenir l’Accessory Products Division (APD), non sans avoir entre-temps imaginé le fameux joystick Cursor ///, qu’Apple avait choisi de commercialiser dans son propre réseau. Si l’on en croit le récit qu’il en fait lui-même, Michael Muller avait supervisé ensuite la création de l’ImageWriter, de l’écran de l’Apple III (et du support qui permettait de l’adapter à l’Apple II), avant de gérer la production des souris et claviers du Lisa et du Macintosh.
Une recherche permet aisément de trouver d’autres photos du Cursor ///, comme ces deux vues. L’étiquette inférieure n’est pas celle d’Apple, le logo de la marque est manquant sur le dessus, et l’un des deux boutons est remplacé par un levier.


Un petit détail coince cependant dans le récit de Michael Muller. Comme souvent, c’est Google Books qui nous offre cette petite trouvaille, un article d’InfoWorld paru le 23 novembre 1981 et annonçant la commercialisation du Cursor /// et de son clone, le Joystick II. Or, à l’époque, l’entreprise était censée avoir disparu…
Les sites enregistrant les marques déposées, comme Trademarkia ou Justia, indiquent également des dates discordantes, comme un dépôt du logo en août ou en décembre 1981,après une première utilisation en février 1980. Un lecteur pourra-t-il nous en dire plus ?
On n’en avait pas vu pendant des années, et voici qu’ils se multiplient, les bloc-notes originaux du premier Macintosh. Nous en avions vu passer un en 2018, et deux coup sur coup en décembre dernier. Si vous avez raté ces différentes occasions, en voici une nouvelle, avec un exemplaire qui n’est plus sous blister, mais qui semble complet.
Au passage, on notera l’étiquette du fabricant, l’entreprise ICC de Syracuse, dans l’état de New-York, et la mention « Made in USA ».
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de SEEDRIN, la filiale française d’Apple, dédiée à MacPaint, son logiciel de Dessin Assisté par Ordinateur. Et même le meilleur programme de création artistique sur un Ordinateur Personnel. Une brochure avec des extra-terrestres tout mignons. Et une capture d’écran réalisée avec un vrai appareil photo devant un vrai écran de Macintosh : pas de Commande-Majuscule-3 à l’époque, surtout que le simple fait de cliquer sur un menu bloquait totalement le système. Comme les extra-terrestres, le multitâche était de la science-fiction à l’époque !
Et puisqu’à l’époque il fallait tout expliquer à un public qui n’imaginait même pas ce qu’était une souris, le verso de cette brochure revenait sur les fondamentaux : outils de sélection, pinceaux, remplissage, modification de la taille des objets, miroirs, rotations, typographies, motifs… Autant de fonctions accessibles grâce à la souris et aux menus. Et il ne vous restera plus qu’à générer simplement et rapidement sur papier la reproduction fidèle de votre dessin grâce à l’imprimante ImageWriter.
Quand on démonte, bricole et nettoie de vieux Macs, on finit par avoir des idées étranges. Par exemple, photographier une carte-mère en l’éclairant par en-dessous. Voici ce que ça donne avec la carte-mère du premier Macintosh.
De plus près, voici un exemple réalisé avec une carte-mère plus récente. On remarque les pistes de cuivre, qui rejoignent les pattes des composants au centre de chaque pastille. Joli, non ?
En voici encore deux exemples, réalisés avec la carte-mère d’un PowerMacintosh 6400. On la retire aisément, puisqu’elle est positionnée sur un tiroir qui s’extrait de la tour.
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici maintenant la technique la plus simple pour envoyer vos fichiers sur un serveur depuis MacOS 9 !
Pour cela, nous allons utiliser le logiciel “Explorateur réseau” fourni avec MacOS 9 et les versions suivantes. Lancez le programme, qui vous affiche quelques serveurs dans sa fenêtre principale. Cliquez sur le bouton représentant une main et choisissez “Connexion à…”.
Indiquez le nom du serveur (par exemple, ftp.machin.com), puis votre identifiant et votre mot de passe (ils vous ont été fournis lors de votre inscription sur le serveur).

L’application se connecte alors au serveur et affiche le contenu de votre dossier. Il ne vous reste plus qu’à glisser vos fichiers depuis le Finder vers la fenêtre de votre dossier distant, comme s’il s’agissait d’une fenêtre du Finder. Vous pouvez également ouvrir les dossiers en double-cliquant, ou utiliser les flèches pour afficher leur contenu.
Comme pour une simple copie dans le Finder, une fenêtre apparaît avec une barre de progression et des informations sur le fichier et le temps nécessaire à la copie. Simple et efficace, n’est-ce pas ?
Cette astuce a été diffusée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
Voici une nouvelle trouvaille spécifique au pays du soleil levant : des télécartes de l’opérateur japonais NTT aux couleurs d’Apple, datant de 1988. Rappelons pour les plus jeunes de nos lecteurs qu’une télécarte, d’après Wikipedia, était un dispositif de pré-paiement de télécommunications basé sur une carte en plastique PVC, le plus souvent de type carte à puce.
La Nippon Telegraph and Telephone Corporation commercialisait dès le milieu des années 80 des cartes téléphoniques, qui avaient une petite particularité : non seulement le nombre d’unités restantes était enregistrés sur la piste magnétique de la carte, mais la cabine téléphonique venait perforer un petit point sous une échelle graduée de 0 à 50, correspondant aux unités restantes. Ces deux cartes n’ayant pas été utilisées, elles ne sont pas perforées, et leur valeur est donc supérieure aux yeux des collectionneurs.
Vous vous souvenez de cet article sur les ventilateurs dédiés aux premiers Macs ainsi qu’à différents Apple II ? Eh bien il se trouve qu’on peut en dégoter quelques-uns sur eBay ces temps-ci, si le cœur vous en dit…
On trouve tout d’abord plusieurs versions pour le Macintosh original et ses petits frères 128K, 512K et Macintosh Plus comme celui-ci, celui-là ou encore celui-là, . Les modèles d’Apple qui leur ont succédé étant équipés de leur propre ventilateur interne, cet accessoire était devenu ensuite tout à fait inutile.
Plus rare, on trouve aussi des modèles pour l’Apple IIGS comme celui-ci et celui-là. Ils avaient les dimensions exactes de cet Apple II sorti en 1986 et prenaient place entre l’ordinateur et l’écran.
Mais ce n’est pas tout ! On peut aussi trouver un modèle dédié aux premiers Apple II (ainsi qu’un autre ici). Il se plaçait sur le côté de la machine et forçait la ventilation du transformateur électrique qui avait tendance à faire un peu surchauffer la machine.
Comme toujours sur eBay, en fouillant un peu, on peut finir par trouver d’autres modèles plus anecdotiques, comme ce Super Fan II, qui n’est pas signé Kensington mais R.H. Electronics, Inc, et daté du 28 avril 1982.
Un peu d’archéologie informatique permet d’en trouver la trace dans le magazine InfoWorld du 18 octobre 1982. Page 48, on apprend que RH Electronics, implantée au 566 Irelan à Buelton, Californie, proposait ce Super Fan II (un ventilateur silencieux avec un interrupteur marche/arrêt pour prévenir la surchauffe et les pannes d’interrupteur…) pour 69 dollars, et la Super Ram II, une carte de 16 Ko de mémoire vive pour Apple II, facturée 140 dollars.
L’Apple Djinn, on ne le présente plus. Ce modem était co-produit en 1993 par Apple et France Télécom, le même duo à l’origine du PowerBop. Un beau petit modem, dans un style tout à fait inédit, loin des petites boîtes plates de l’époque.

Pour 3490 Francs HT, soit 4140 F TTC, ce petit boîtier était certes un modem, un minitel en couleur, et un fax, mais aussi un téléphone, capable de composer automatiquement les numéros de vos correspondants enregistrés et de recevoir des appels en votre absence, en s’adaptant à vos interlocuteurs.
Le premier modèle d’Apple Djinn plafonnait à 2.400 bauds : de quoi télécharger 1 Mo en une heure ! Le Djinn proposait en effet de télécharger des logiciels depuis le 36 15 Apple, ou d’échanger des fichiers entre deux Macintosh.
À l’occasion d’une visite sur le Journal du Lapin, vous trouverez l’unique test de cet appareil et de ses logiciels révolutionnaires. Pensez donc : le Djinn proposait, plus de dix ans avant l’iPhone, un répondeur visuel pour naviguer à la souris entre les messages enregistrés !
Son design innovant avait cependant un inconvénient : avec une prise de chaque côté, il fallait à le positionner bien au large sur le bureau, comme le rappelait le manuel utilisateur :
Comme souvent, c’est le magazine Apple News qui en parle le mieux (à ce sujet, le successeur du Djinn, le Djinn Pro, était disponible sur la page des périphériques disponibles pour Noël 1995, sur cet article de notre blog) :
Le 19 juillet 2000, à New-York, Steve Jobs prononce son discours inaugural habituel à l’occasion de la MacWorkd Expo. Outre le petit G4 Cube et de nouveaux iMac blancs ou noirs, le patron d’Apple présente une nouvelle souris, mais aussi ses excuses pour la petite souris toute ronde fournie depuis deux ans avec tous les Mac. La petite nouvelle renoue avec le format allongé plus traditionnel, et adopte un capteur optique en remplacement de la boule, une précision qui réjouit les spectateurs, d’autant plus qu’Apple devient ainsi la première entreprise à fournir une souris optique en standard.
Très fière de ce nouvel accessoire, Apple offre à tous les spectateurs de son keynote un exemplaire de la souris : à la fin du discours, Steve Jobs invite chacun à regarder sous son siège, où se trouve un ticket à échanger contre la nouvelle souris à la sortie de l’auditorium. Mieux : ces souris sont fournies dans une boîte particulière signée « MacWorld New York 2000 » qui en font autant d’exemplaires collectors ! Vous pouvez en acheter un exemplaire sur eBay actuellement à plus de 650 dollars…
Celle-ci est sur Yahoo Enchères au Japon, pour près de 400 eurosEn présentant son nouveau rongeur, Steve Jobs plaisante sur le nouveau design : « Mais où est le bouton ? Oh mon Dieu, Apple est passée d’une souris à un bouton à une souris sans bouton ! ». Mais bien sûr, il y a bien un bouton, ou plutôt, tout le corps de la souris est un bouton, que l’on peut appuyer à l’endroit où on le souhaite.
Intéressante, cette publicité de 1986 trouvée au verso d’une réclame pour l’Apple IIGS. L’entreprise PC Technologie proposait en France un logiciel conçu par Symantec, permettant de constituer des bases de données et de les interroger en langage naturel (par écrit, hein, faut quand-même pas rêver). Une publicité pas du tout datée, sur le fond comme sur la forme…
Près de vingt-cinq ans avant Siri, Symantec avait développé là son premier logiciel, tenant de la base de données et du traitement de texte, et intégrant les récents concepts de l’intelligence artificielle, sous le nom de Q&A (Question & Answers), devenu en français Q&R (Questions & Réponses). Wikipedia nous apprend au passage que Q&A n’a finalement jamais été adapté au Macintosh… Pourtant le logiciel avait quelques atouts, comme ses 600 mots de vocabulaire, ou son affichage WYSIWYG qui permettait d’obtenir à l’impression ce que l’on voyait à l’écran.
L’idée de répondre à des questions en langage naturel a été reprise par des sites comme Ask Jeeves (1996) ou Google Questions and Answers (2007), ou des systèmes comme Sherlock sous Mac OS 8.5 (1998). On retrouve dorénavant ce concept dans tous les assistants vocaux : Siri, Cortana, Alexa… Q&A faisait même mieux que Siri sur un point : il était capable de comprendre plusieurs questions enchaînées !
Si le cœur vous en dit, et si le portefeuille s’y prête, c’est peut-être le moment d’acquérir une véritable souris originale de Lisa, ce précurseur du Macintosh commercialisé avec difficultés en 1983. Nous vous en avions déjà présenté une sélection juste avant Noël, mais de « nouveaux » modèles sont arrivés.
En voici par exemple un modèle numéroté 6844, que son propriétaire propose à 678 euros, plus 20 euros de frais de port.
Il y en a également une seconde, numéro de série 12552, à un prix similaire — comptez quand-même toujours 600 dollars, ou 700 euros avec les frais de port et d’importation…
Cette souris avait été dessinée par Bill Dresselhaus, le designer du premier Lisa. Parmi les différences avec le modèle du Macintosh, il y a cette bille qui était en métal recouvert de caoutchouc pour le Lisa, alors que son successeur se contentait d’une sphère toute en caoutchouc.
Alors voilà. Encore un Keynote de passé. On a quoi ? Une Apple Watch en titane. Comme au bon vieux temps du PowerBook G4 Titanium, en juin 2011. Espérons que le revêtement tiendra mieux qu’à l’époque !
On a aussi un iPhone en aluminium en plein de couleurs, comme au bon vieux temps des iPods shuffle de 2010. Mais ceux-ci n’étaient pas en aluminium recyclé : les temps changent !
Et on a enfin un iPhone 11 Pro dont le processeur peut résoudre mille milliards d’opérations par seconde ! Pour le coup, c’est mille fois plus que ce bon vieux Power Macintosh G4 de 1999 ! Mais lui, il bouffait 200 watts et pesait 13 kilos !
Quand Steve Jobs présente son Macintosh en 1984, il insiste sur le silence exceptionnel de cet ordinateur tout-en-un. Il avait déjà fait le coup avec l’Apple III, mais la conception de celui-ci, avec sa dissipation thermique par une lourde base en fonte, s’était avérée inadaptée. Pour le Macintosh, l’erreur ne sera pas reproduite : le Macintosh se ventilera par convection naturelle, l’air chaud s’échappant par les grilles situées en haut de la machine, remplacé par l’air frais provenant des grilles du bas. Il faut croire que ce n’était pas toujours suffisant, puisque des fabricants d’accessoires proposeront rapidement des dispositifs destinés à ventiler le Macintosh en aspirant l’air chaud par les ouïes situées sous la poignée de transport. C’est ainsi que naîtront le MacFan de Blowhard Industries qui coûtait 120 dollars, ou le Kensington Saver, disponible pour 99 dollars.

Ces boîtiers, en évitant la surchauffe du Macintosh, permettaient d’éviter certains soucis liés à sa carte graphique ou à son alimentation. Mieux : dans le boîtier, en plus du ventilateur, on trouvait également un fusible destiné à protéger l’ordinateur des surtensions. Le boîtier disposait donc d’un câble d’alimentation branché sur le secteur, et d’une courte rallonge destinée à alimenter le Mac lui-même (et également un disque dur externe dans le cas de Kensington). On en trouve dorénavant quelques-uns sur eBay, comme ce MacFan pour 30 euros, ou cet autre MacFan, au même prix, ou bien ce Kensington Saver pour 60 dollars seul, ou 140 dollars avec un Macintosh Plus.

Apple ayant peu modifié le boîtier de son Macintosh, les mêmes ventilateurs sont compatibles avec les différents modèles qui lui ont succédé : Plus, SE, Classic, Classic II, Performa 200… L’intérêt est cependant limité, puisqu’un ventilateur interne apparaîtra dès le Macintosh SE.
Et si vous vous posez la question : oui, d’autres ordinateurs Apple pouvaient bénéficier du même type d’excroissance. Ainsi, toujours sur eBay, on pouvait trouver récemment ce Kensigton System Saver pour Apple II et Apple IIe ou ce modèle destiné à l’Apple IIgs, à intercaler entre l’unité centrale et l’écran.


Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une invitation à l’Apple Expo qui se déroulait, en septembre 1988, à La Grande Halle de la Villette, pour la troisième et dernière année avant de filer s’installer au CNIT de La Défense dès l’année suivante. En septembre 1988, Apple n’avait pas grand chose de neuf à présenter par rapport à l’année précédente : un vague Apple IIc Plus, un gros Macintosh IIx (avec un X, comme le Macintosh SEx), un lecteur AppleCD SC, et… c’est à peu près tout.
Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :
Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !
Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…
Pour accompagner sa campagne publicitaire « Test drive a Macintosh » dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple avait diffusé des étiquettes à bagage aux couleurs de l’opération. Il s’agissait d’un simple porte-étiquette plastifié, accompagné de la fiche cartonnée à renseigner, et d’un collier de serrage en plastique, certes, mais « Made in USA » tout de même !
À une époque où les produits Apple sont fournis avec une batterie inamovible, et où la plupart de nos appareils ne sont jamais vraiment éteints, il peut être surprenant de constater que le premier « vrai » ordinateur portable d’Apple, le PowerBook 100, disposait d’un interrupteur dédié au stockage à long terme. Pas possible de le rater, une grande étiquette sur le plastique d’emballage invitait à changer sa position au déballage.
Et en effet, on trouvait à l’arrière de la machine un interrupteur unique dans l’histoire des portables d’Apple, à manipuler avec le bout d’un stylo. Cet interrupteur permettait de déconnecter physiquement la batterie, opération rendue nécessaire par la nature même de celle-ci. Le PowerBook 100 embarquait en effet une batterie au plomb, alors que ses grands frères numérotés 140 et 170 étaient équipés d’une batterie Nickel-Cadmium.
Comme on le découvre dans le manuel de l’utilisateur, le PowerBook 100, même éteint, continuait d’utiliser une petite quantité de courant, risquant donc d’épuiser totalement la batterie. Or les batteries au plomb détestent être totalement déchargées, cela fait partie de leurs principales causes de dégradations. Pour un stockage de longue durée, Apple recommandait donc de déconnecter la batterie au moyen de cet interrupteur, en avertissant toutefois que les informations en mémoire vive seraient perdues, tout comme les réglages de l’horloge du système. Il fallait aussi éviter de dépasser les six mois de stockage, au risque sinon de ne pas pouvoir recharger à nouveau la batterie !
Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.
L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.
L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.




On termine cette journée d’anniversaire avec quelques vidéos à voir ou revoir à propos du petit Macintosh de 1984.
Tout d’abord, une version 4K, totalement dopée à l’intelligence artificielle, de la publicité 1984. Sans doute pas aussi bien restaurée que si quelqu’un se décidait à sortir les rushs de son grenier, mais pas mal quand-même !
Et la fameuse vidéo introductive du Macintosh, celle où l’on voit le jeune Bill Gates, chairman of the board de Microsoft, dire tout le bien qu’il pense de cette machine à laquelle il a consacré toute une équipe de développeurs, et dont il espère tirer la moitié de ses revenus l’année suivante.
Ensuite, zappez sur la version complète du keynote de présentation (80 mn environ), dans une qualité tout à fait appréciable compte-tenu de l’âge de la vidéo et des moyens de captation de l’époque ! Les réactions de la salle à la présentation des outils de MacPaint permettent de ne pas oublier à quel point le petit nouveau était révolutionnaire. Sur la scène, on retrouve aussi l’équipe qui a créé le Macintosh : Steve Capps, Andy Hertzfeld, Randy Wigginton, Bill Atkinson, Bruce Horn, Burrell Smith, Owen Densmore, et Rony Sebok. Même les questions du public ont été conservées, comme « Est-ce que le Macintosh fait du multitâche ? ».
Et une petite dernière pour la route : la publicité « Macintosh, the computer for the rest of us », qui comparait l’épaisseur des manuels utilisateurs du PC d’IBM et du Mac…
Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.
On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.
Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.
On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).
Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !
Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.
Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.
On voit régulièrement passer des prototypes de produits Apple sur eBay. Il est toujours difficile de s’assurer de leur authenticité, mais ça ne coûte rien d’y jeter un coup d’œil. Actuellement, on trouve un prototype de disque dur ProFile de 10 Mo, raccourci à la moitié de sa largeur standard.
On peut raisonnablement penser qu’il s’agit d’un modèle de développement, basé sur le ProFile de l’Apple III et du Lisa (équipé d’un disque dur de 5 Mo mais deux fois plus large que celui-ci), et destiné à préparer l’arrivée du futur disque dur externe pour Macintosh, le HD-20, qui aura une taille similaire à ce prototype, mais avec un disque dur de 20 Mo.
Et vous, avez-vous connu cette époque où Apple vendait sa propre gamme de DVD à graver, par paquets de cinq, pour accompagner ses Power Macintosh équipés d’un lecteur-graveur SuperDrive ? C’était en 2001, quand Apple présente une mise à jour du Power Macintosh G4 équipé d’un graveur de DVD.
À ce moment-là, Apple recycle la marque « SuperDrive » (précédemment employée pour son lecteur de disquettes 1.4 Mo) pour désigner un nouveau lecteur de CD également capable de lire et de graver les DVD-R. Il fallait opter pour le haut-de-gamme du Power Macintosh G4 à 733 Mhz pour bénéficier de cette technologie, avec un ticket d’entrée à 3500 dollars.
Pour rendre cette technologie accessible au grand public, Apple proposait le tout nouveau logiciel iDVD, facilitant la création d’une interface de navigation dans le film, et automatisant le processus d’encodage et de gravure.

On se souviendra qu’après avoir longtemps boudé le format DVD+R, pourtant devenu plus populaire dans le monde des PC et des lecteurs de salon dès 2002, Apple finira par l’adopter en janvier 2005. Le Journal du Lapin se remémore ce bridage fort ennuyeux dans un article de juillet 2017.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerBook 3400 : le portable le plus rapide de l’ouest. Et de l’est. Et du nord. Et du sud. Il faut dire qu’avec un processeur 603ev à 240 Mhz, ce modèle laissait sur place les PowerBooks précédents (qui plafonnaient à 133 Mhz) et même les PC portables du moment (le Pentium MMX venait d’apparaître en version 166 Mhz). Comptez tout de même 45.000 francs pour le modèle le plus rapide…
Remarquez le slogan de l’époque, brièvement adopté par Apple (déposé en octobre 1996, abandonné en avril 1998) : Give your dreams a chance (donnez une chance à vos rêves).
Après l’article de samedi sur le prototype de Macintosh de 1982, voici un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group. Il s’agit d’une série de prototypes pour la future Apple Desktop Bus Mouse II, la souris qui accompagnera les Macs de 1993 à 1998. À l’époque de cette photographie, en octobre 1991, plusieurs designers du groupe de dessin industriel d’Apple recherchaient la forme optimale : Susanne Pierce (les modèles du haut), Tim Parsey (en bas à droite et à gauche) et Daniele De Iuliss (en bas au centre).

A priori, c’est Susanne Pierce qui a gagné le concours !

La guerre entre Mac et PC ne date pas d’hier. Même Apple l’a mise en scène dans ses spots publicitaires « Get a Mac » de 2006 à 2010. Nous nous sommes replongés dans un PC Magazine de novembre 1987, qui proposait un dossier complet « Mac vs PC » opposant le Macintosh II au plus gros PC d’IBM, l’abominable PS/2 Model 80.
Apple assumait clairement le rôle de « nouveau Mac » attribué au Macintosh II. Un nouveau Mac, prêt à s’attaquer au marché professionnel qu’IBM avait saturé avec son PC. De son côté, IBM tentait de créer une nouvelle norme avec son PS/2. Bien que compatible DOS, son ordinateur s’envisageait plutôt avec le système dédié OS/2 disposant lui aussi d’une souris, le rendant plus convivial et plus ergonomique. La lecture de l’article permet d’ailleurs de se rendre compte de l’échec immédiat de ce projet : s’il est bien question d’interface graphique tout au long de l’article, ce n’est pas d’OS/2 qu’il s’agit, mais bien de Microsoft Windows, alors simple sur-couche s’installant sur DOS !
Le journaliste Jim Seymour rappelait tout d’abord les points communs des deux machines : même conception ouverte, nouvelles normes de cartes d’extension (NuBus sur Mac, Micro Channel Architecture sur le PS/2), écran 640×480 en couleurs, processeurs deux à trois plus rapides (Motorola 68020 sur le Mac, Intel 80386 sur le PS/2)…
Côté prix, l’IBM PS/2 équipé de son système OS/2 optionnel était un peu plus cher que le Macintosh II. Du côté des performances, le PS/2 s’avérait 10 à 15% plus rapide dans les tests théoriques, mais 25 à 50% plus lent dès que l’interface graphique était activée.
Du côté des logiciels, les différences étaient encore très marquées entre les deux mondes. Par exemple, Word 4 sur PS/2 bénéficiait des touches de fonctions du clavier IBM, permettant de sauter de page en page ou du début à la fin du document, tandis que Word 3 sur Mac obligeait à utiliser l’ascenseur, plus lent et moins précis. PaintBrush, lui, offrait sur PC la même interface que MacPaint, mais pouvait aussi fonctionner sur un PC avec écran en couleurs, ce que seul CricketDraw permettait avec le Macintosh II… En revanche, le Mac reprenait le dessus grâce à Illustrator, le petit dernier d’Adobe Systems, qui révolutionnait le dessin assisté par ordinateur. D’autant plus que le système d’interface graphique d’Apple, mieux intégré, s’avérait plus réactif, et que sa gestion de la mémoire vive en un seul bloc (là où le PC obligeait à segmenter les usages) était plus simple pour les développeurs.
Les auteurs notaient d’ailleurs qu’en cette année 1987, le Mac commençait à disposer d’une bibliothèque de logiciels sérieux. Certes, DOS menait la danse en terme de quantité, mais le Mac se défendait largement en terme de qualité. Qui a besoin de centaines de traitements de texte, quand il dispose de Microsoft Word, MindWrite, WriteNow, et bientôt WordPerfect et FullWrite ? Ah oui, et MacWrite aussi, pour des petits mémos… Du côté des tableurs, Microsoft Excel faisait oublier le fameux Lotus 1-2-3 qui faisait la fierté des utilisateurs de PC. Il était tellement bon que Microsoft envisageait même de le porter sur PC, et en couleurs s’il-vous-plaît ! En revanche, Lotus Jazz, le logiciel prometteur annoncé lors de la sortie du Macintosh 512K, s’avérait déjà être un échec commercial.
Microsoft Windows, surtout, s’annonçait comme un moteur important du portage de logiciels du Mac vers le PC, en tout cas sur les PC suffisamment puissants pour encaisser la surcharge de travail. Aldus, qui venait d’inventer la publication assistée par ordinateur sur le Mac, s’apprêtait à la proposer pour Windows, tandis que Microsoft s’apprêtait à le faire avec Excel. « Avant longtemps, nous verrons les grands succès du Mac ou du PC mis à jour simultanément sur les deux systèmes » prédisait l’auteur.
Parmi les avantages conservés par le Macintosh en 1987, on comptait aussi les Accessoires de Bureaux, ces petits logiciels accessibles à tout moment depuis le menu Pomme (calculatrice, calendrier, bloc-note, album, horloge…), inconnus sur Windows (et que Mac OS Catalina enterrés définitivement). La mise en réseau par AppleTalk, permettant d’ajouter un Mac ou une imprimante au réseau pour une cinquantaine d’euros et sans réglages, était aussi un avantage important.
Bien sûr, le PC gardait pour lui sa bibliothèque logicielle bien plus fournie, et des prix tirés par le bas par la concurrence des compatibles-PC. Un principe alors fermement interdit par Apple. « Ça vous dirait, un clone, John ? » avait-on un jour proposé à John Sculley, PDG d’Apple. « Ça vous dirait, un procès ? », avait-il répondu du tac-au-tac. Une ligne de conduite qui ne sera rompue qu’au milieu des années 1990…
Bref, au moment du bilan, en 1987, le Mac était gagnant en termes de simplicité, de convivialité et d’innovation. Mais dans le camp d’en-face, si IBM semblait encore à la manoeuvre, entre les lignes, c’est bien Microsoft et son Windows qui s’apprêtaient à renverser le piédestal.
S’il y a bien un goodies que tout amateur d’Apple se doit de posséder, c’est le pin’s officiel de la marque ! Rappelons à nos jeunes lecteurs qu’un pin’s (ou épinglette) est, d’après Wikpédia, un petit insigne le plus souvent métallique qui se fixe sur un vêtement. Très à la mode dans les années 80 et 90, ces insignes s’échangent maintenant entre collectionneurs pour une poignée de centimes… ou un peu plus.
À l’origine, le pin’s Apple ne coûtait pas bien cher, comme on le voit dans cette revue Apple Magazine de mai-juin 1993. 20 francs, soit environ 3 euros, c’était moins cher que le parapluie Apple (100 francs) ou le caleçon Apple (85 francs).
Quelques années plus tôt, on le trouvait pour encore moins cher, comme on le voit dans ce bon de commande réservé aux membres des Clubs Apple, à la fin des années 1980. À l’époque, on parlait encore français, on disait « insigne sur pivot américain ». Celui-là, on ne l’a jamais vu en vrai : si vous en avez un, envoyez-nous vite une photo !

Aujourd’hui, on peut aisément trouver un pin’s Apple dans une bourse de collectionneurs pour une paire d’euros. En ligne, en revanche, chacun s’aligne sur le plus optimiste, et les prix grimpent souvent aux alentours de dix, voire quinze euros !
Si vous êtes attentifs, vous remarquerez que tous les pin’s ne se ressemblent pas. Au fil des époques et des fabricants, on remarque certaines différences. Les plus courants ont une bordure dorée assez marquée autour du logo ; les plus récents n’en ont presque pas. Quant aux plus anciens, ils ont une fine ligne de métal entre les différentes couleurs, une hérésie quant on connaît l’insistance de Steve Jobs pour faire reproduire le logo avec les couleurs contigües, au grand dam des imprimeurs de l’époque.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous exhumons une petite page de 1997, dans laquelle Apple vantait les mérites de WebObjects, la technologie de développement orienté objet de NeXT, qu’elle venait de racheter. Et ça tombe bien, car en parlant de NeXT, on fête aussi aujourd’hui les vingt ans de la première Beta Publique de Mac OS X. Avec cette technologie, un outsider réussissait à réunir tout le monde : les bases de données Oracle, Informix, Sybase et ODBC, les protocoles CORBA, OLE, Netscape SuiteSpot et Microsoft IIS, sur Windows NT, Solaris, HP-UX et bien sûr « le propre système d’exploitation Mach d’Apple », qu’on ne nommait pas encore Mac OS X. Bref, une publicité qui n’était clairement pas destinée au grand public !
Du Newton d’Apple, on connaît les différents modèles de MessagePad et une unique version de l’eMate. Mais en 1993, dans sa revue de propagande “Apple Magazine”, la marque n’hésitait pas à décliner son dernier-né sous forme de tablette scolaire, de téléphone fixe, de calepin ou d’aide à l’inventaire. Autant de produits qui ont pour la plupart trouvé leur voie… mais sans NewtonOS !
Dans notre rubrique Astuces, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, voici comment tricher dans l’excellent jeu Fury of the furries, une production des studios Kalisto en 1994.
Voici une technique pour changer le niveau et le nombre de vies dans les parties enregistrées. Avec ResEdit, ouvrez le fichier “FURY Prefs” situé dans le dossier Préférences du Dossier Système. Ouvrez la ressource QSTT numéro 128. Ensuite, modifiez-la en utilisant les informations ci-dessous.

Les deux caractères en bleu représentent le nombre de vies de chaque partie sauvegardée, en hexadécimal. Sans entrer dans le détail, vous pouvez taper deux caractères au choix entre 0 et 9 et entre A et F (0 étant le plus petit, F le plus grand). Par exemple, tapez 11 pour obtenir 17 vies ou bien A0 pour obtenir 160 vies. Les deux caractères en rouge désignent le niveau. Pour changer celui-ci, voici la liste :
Désert niv. 1 : “00”, Désert niv. 5 : “05”
Lagon niv. 1 : “0A”, Lagon niv. 5 : “0F”
Forêt niv. 1 : “14”, Forêt niv. 5 : “19”
Pyramide niv. 1 : “1E”, Pyramide niv. 5 : “23”
Montagne niv. 1 : “28”, Montagne niv. 5 : “2D”
Usine niv. 1 : “32”, Usine niv. 5 : “37”
Village niv. 1 : “3C”, Village niv. 5 : “41”
Château niv. 1 : “46”, Château niv. 5 : “4B”
Machine niv. 1 : “50”, Machine niv. 5 : “55”
Dernier conseil: Si vous utilisez un Mac très récent, il se peut que le jeu plante au lancement. Dans ce cas, redémarrez avec toutes les extensions désactivées (touche Majuscule appuyée pendant le démarrage) pour régler le problème.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Vous vous souvenez de cette galerie d’autocollants que nous vous avons présentée il y a peu ? Elle reprenait les nombreux stickers ajoutés sur les boîtes de logiciels Apple, pour préciser la compatibilité avec tel ou tel système ou tel ou tel matériel. Plusieurs autocollants concernaient l’évolution entre le Lisa, le Macintosh original et le modèle 512K. Nous venons d’en repérer un autre sur le site eBay, tout à fait dans le même genre. Collé sur le manuel du Lisa 2, il disait, tout simplement : « Lisa est maintenant Macintosh XL ».

Le voici en gros plan, avec son logo dans le style du Logo Picasso du Macintosh. Merci Fabrice !

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une autre publicité de 2003 pour le PowerBook G4 17 pouces. C’était le premier ordinateur portable à proposer un tel écran, et le premier à offrir un boîtier en aluminium, plus solide que le titane du modèle 15 pouces, dont la peinture avait tendance à s’effriter.
En 2006, Apple assurera même le passage de la gamme aux processeurs Intel, avec le MacBook Pro 17 pouces et son Intel Core Duo à 2.16 Ghz, pour 2899 euros. Après plusieurs mises à jour, le modèle 17 pouces disparaîtra officiellement de la gamme le 12 juin 2012.
Le 19 mai 1980, Apple présentait son nouveau modèle, destiné à assurer la relève de son Apple II, et donc très logiquement dénommé Apple III. Avec cette nouvelle machine, Apple ciblait très explicitement le marché professionnel : processeur rapide (2 Mhz), mémoire vive étendue (de 128 à 256 Ko), écran haute-définition (80 colonnes de caractères), et gestion de l’écriture en minuscules comme en majuscules. L’Apple III était également le premier ordinateur d’Apple fourni avec son propre écran, conçu par la marque : jusqu’alors, l’Apple II devait être branché sur une télévision ou un écran d’une autre marque.
Face aux difficultés de production et aux pannes subies par les premiers modèles sortis de l’usine, Apple repoussa à plusieurs reprises sa commercialisation. Ce n’est qu’au second semestre 1981 que la production atteint son rythme de croisière : trop tard pour faire face au PC d’IBM, deux fois plus puissant, et aux deux projets internes, le Lisa et le Macintosh, véritables rouleaux-compresseurs en approche.
Retrouvez l’Apple III sur l’Aventure Apple.
En nous replongeant dans les archives d’A Vos Mac, le mensuel qui nous a accompagnés de 1999 à 2017, nous avons retrouvé quelques souvenirs un peu oubliés d’iTunes, au sommet de sa gloire au milieu des années 2000. À l’époque en version 4.5, il proposait une nouvelle fonction appelée « Mix de soirée ». Le site officiel d’Apple a d’ailleurs gardé la trace de l’e-mail envoyé aux abonnés à la liste de diffusion d’iTunes lors de la sortie de cette version. Voilà ce que nous en disions à l’époque.
Le « Mix de soirée » ou « Party Shuffle » en version originale, combine les capacités d’une liste de lecture et de l’enchaînement en fondu, avec un contrôle sur l’ordre des pistes, et un affichage réduit pour faciliter l’organisation. Première étape à suivre : activer la lecture en fondu dans les préférences « Effets » d’iTunes. La liste fonctionne également sans cette option, mais avouez que ça serait dommage ! Ensuite, cliquez sur la ligne « Mix de soirée » afin d’afficher la liste correspondante, qu’iTunes remplit avec des titres choisis au hasard dans votre bibliothèque ou dans une liste existante, selon la source que vous sélectionnez en bas de la fenêtre. Vous pouvez déjà supprimer des chansons, ou changer l’ordre de lecture. Remarquez que le bouton « Shuffle » qui permet dans toute bibliothèque de mélanger les pistes, est ici grisé : les pistes ne peuvent être lues que dans l’ordre affiché.
On comprend alors un peu mieux la psychologie du système : c’est une sorte de désordre… ordonné ! Ou plus exactement, un désordre sur lequel on garde le contrôle. En effet, vous pouvez court-circuiter les choix du Mac en glissant depuis la Bibliothèque ou depuis une autre liste de lecture, des pistes vers l’icône « Mix de soirée ». Ces pistes s’ajoutent à la suite des chansons de la liste, et vous pouvez ensuite les déplacer pour, par exemple, les lire plus tôt dans l’ordre d’enchaînement. Et pour aller encore plus vite, faites un control-clic sur une piste, et choisissez l’une des deux commandes : « Ajouter au Mix de soirée » ou « Ajouter au Mix de soirée comme morceau suivant ».
Une astuce pour vous simplifier la tâche : créez une nouvelle liste de lecture, dans laquelle vous glissez toutes les pistes que vous pourriez être amené à lire pendant la soirée. Puis retournez dans « Mix de soirée » et sélectionnez cette nouvelle liste comme source. Ainsi, vous pouvez avoir confiance : même sans intervention de votre part, seuls les morceaux intéressants seront diffusés. Mais vous gardez la main : rien ne vous empêche de glisser une piste depuis une autre liste vers le Mix, iTunes l’acceptera sans broncher.
Et si vous souhaitez utiliser iTunes 4.5 pour animer une soirée, alors envisagez d’utiliser un très grand écran, ou un deuxième écran, et suivez le guide pour utiliser au mieux des capacités cachées du juke-box d’Apple. En suivant ces quelques étapes, vous pourrez afficher à l’écran à la fois votre bibliothèque sonore, le « Mix de Soirée » d’iTunes, un effet visuel, et l’égaliseur, pour tout garder à portée de souris.
Commencez par ouvrir iTunes, créez une nouvelle liste, que vous intitulerez tout simplement « Ma musique », et dans laquelle vous glisserez tous vos fichiers musicaux, ou plus simplement, l’icône « Bibliothèque ». Vous pouvez également créer une liste intelligente, dont le contenu ne répondra à aucune condition et sera limité à 99.999 morceaux, largement de quoi contenir toute votre musique, et ainsi toujours mise à jour en temps réel, en même temps que votre bibliothèque. Double-cliquez sur votre nouvelle liste afin de l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre, que vous ne devrez plus fermer. Retournez dans la fenêtre principale d’iTunes, celle avec les listes dans la colonne de gauche, et double-cliquez maintenant sur l’icône de la liste « Mix de soirée ».
Retournez à nouveau dans la fenêtre principale, et activez l’effet visuel, en mode fenêtre et non en plein écran, bien entendu. Puis cliquez sur le bouton de l’égalisateur pour l’afficher. Vous avez maintenant quatre fenêtres ouvertes en même temps, et ceux qui ont tenté l’expérience sur un écran standard comprennent l’utilité du deuxième écran ! Organisez vos fenêtres, en gardant les deux fenêtres de listes à proximité. En effet, vous pourrez ainsi, tout au long de la soirée, glisser des pistes de musique vers le Mix et les organiser. Pas besoin de jongler avec les fenêtres ou les listes, chacun comprend et peut jeter un coup d’œil à la suite du programme !
Notez qu’iTunes 8.1, en 2009, renommera « Mix de soirée » en « iTunes DJ », avant que la version 11 ne le fasse disparaître en 2012.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1993. « Tout ce que vous attendiez de serveurs de travail d’Apple… et même ce que vous n’attendiez pas », promettait Apple en présentant ses Workgroup Servers 60 et 80, à un prix tout à fait inattendu : 2949 $ pour le premier, 5489 $ pour le second. Un petit modèle idéal pour les écoles et les PME, un second plus puissant, pour les clients exigeants, avec son système de sauvegarde sur bande DAT. Tous deux étaient livrés avec le Système 7.1 et AppleShare 4. Et n’oublions pas le Workgroup Server 95, sous A/UX, l’Unix d’Apple, dont le prix était soigneusement oublié (entre 7500 et 9300 dollars selon everymac.com).
Si vous avez attendu avec impatience la sortie du nouveau Mac Pro, parce que l’iMac vous paraît trop fermé, alors vous pouvez un peu imaginer l’impatience des utilisateurs de Macintosh en 1987. En ce temps-là, la gamme Macintosh ne comportait que deux modèles, quasiment identiques (le Macintosh Plus, et une version améliorée du Macintosh 512, dite 512/800), deux machines totalement fermées, avec un écran intégré, et privées de toute capacité d’extension interne (bien que certains aient réussi à y intégrer une carte graphique ou un disque dur interne). Seule la prise SCSI réservée au Macintosh Plus offrait un peu de choix en termes de périphériques externes. Les rumeurs d’une évolution vers plus d’ouverture allaient donc bon train à l’époque, et les journalistes parlaient d’Open Mac pour désigner ces futurs modèles ouverts, comme dans cette colonne dédiée à l’Apple Expo 1986, extraite du magazine L’Ordinateur Individuel dont nous vous parlions avant-hier.
Du côté d’Apple, on parlait plutôt de Big Mac (une marque utilisée par Mac Donald’s depuis 1967 pour désigner son sandwich à deux étages), une appellation que nous vous avons présentée il y a longtemps sur l’Aventure Apple, et qui apparaît effectivement dans cet édito du numéro de mars 1987 de l’Ordinateur Individuel. Nous ne résistons pas à l’envie de vous présenter la couverture de ce numéro, titrant sur les Macs ouverts… et sur le tout dernier portable de Compaq !
Le Big Mac, devenu Macintosh II, n’arrive pas seul : il est accompagné du Macintosh SE, pour System Expansion. Tous deux sont ouverts, comme il se doit : le Macintosh SE grace à un port d’extension interne 96 broches, et le Macintosh II, avec six ports NuBus, une technologie développée par Texas Instruments. Durant les phases de développement de ces machines ouvertes, des rumeurs les avaient un temps donné comme compatibles avec le standard IBM PC, de plus en plus répandu à l’époque. Le journaliste Michel Barreau doit donc sonner la fin de la récréation : « Les concessions à MS-DOS sont plus limitées que prévues. Le Macintosh II reste, avant tout, une machine Apple. Si le choix du Motorola 68020 face à un Intel 80386, base des futurs PC de haut de gamme, trouve sa logique dans l’évolution naturelle de la gamme Apple II – Mac I – Mac II, il procède aussi de la volonté d’Apple d’attaquer le créneau des applications techniques et scientifiques de haut niveau », avant de poursuivre : « Apple se réserve ainsi une nouvelle possibilité d’ouverture : une adaptation d’Unix pour Macintosh est en développement dans ses laboratoires. Après MS-DOS, croquera-t-elle Unix ? ».

Le dossier se poursuit par un entretien avec Didier Diaz, improprement prénommé Philippe en légende de sa photographie. Le Français, chef de produit placé auprès de Jean-Louis Gassée, décrit le Macintosh II comme le Macintosh auquel on a ajouté ce que les utilisateurs souhaitaient avoir : un écran plus grand, un processeur plus rapide, plus de mémoire vive, des capacités d’extension, et la couleur. Cette dernière option était d’ailleurs la plus controversée : à l’époque, il n’y avait pas d’imprimante en couleurs, pas de vidéo ou de photographie numérique, et les usages mêmes de l’écran en couleurs étaient difficiles à cerner pour les ingénieurs d’Apple. Dans tous les cas, le Macintosh II était annoncé comme quatre fois plus rapide que le Macintosh Plus, sans parler du coprocesseur arithmétique capable de résoudre les calculs mathématiques 200 fois plus rapidement que le processeur lui-même. Le SCSI lui-même avait été amélioré, déchargeant le système de certaines opérations confiées à une puce dédiée sur la carte-mère. Le chef de produit annonçait carrément : « Nous avons nommé la machine Mac II, parce que nous voulons qu’elle reproduise autour du Macintosh l’effet Apple II ».
Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.
Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?
Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !
Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.
On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !
Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !
Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
L’autocollant pour pare-chocs, c’est vraiment un truc typiquement américain. Personne ou presque en Europe n’aurait l’idée d’affubler sa voiture d’un gros autocollants publicitaire, humoristique ou politique. Là-bas, Apple en a imprimé quelques-uns au cours de l’Histoire.
L’un des plus anciens remonte à l’époque où la marque proposait de prêter pour une nuit un Macintosh à ses futurs clients, histoire de découvrir la machine tranquillement à la maison. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh », qui n’a pas été un grand succès. Cet autocollant annonçait « Je préfèrerais conduire un Macintosh ». On en trouve régulièrement sur eBay.
Plus tard, la sortie de MacOS 8 fut aussi accompagnée de son « bumper sticker », annonçant « I brake for 8 ». En français, cela se traduirait par « Je freine pour 8 », mais ça ne veut rien dire : Les autocollants « I Brake for… » sont généralement des messages militants ou humoristiques, par lesquels on peut annoncer ses goûts, ses sensibilités et ses passions : Je freine pour les écureuils, Je freine pour les Schtroumpfs, Je freine pour les restos bio, voire Je freine si tu me colles de trop près…On peut trouver ces stickers sur eBay : ici, et là.
Sur eBay, on trouve également cet autre modèle qui déclare son amour à la Pomme. Ce n’est pas une création de la marque, mais de Professional Computer Marketing Associates ou PCMA, qui était un distributeur de produits Apple dans les années 80.
Nous avons aussi trouvé sur Etsy un autre modèle, que l’on retrouve également sur eBay dans cette annonce. Changer le monde, une personne à la fois, un slogan qui a peu été utilisé par Apple (on en retrouve des mentions dans la librairie de Google Books). On trouve une trace officielle de cet autocollant dans le catalogue de goodies d’Apple de la saison 1986-1987, à découvrir ici sur le site de ZDNet.
Et un dernier pour la route. Nous vous parlions dernièrement de la tournée de Janet Jackson au Japon en novembre 1990, tournée sponsorisée par Apple. Là encore, un autocollant de pare-choc avait été imprimé. On l’a également vu sur eBay avec le précédent…
Le Macintosh a perdu cette semaine l’un de ses principaux concepteurs : Larry Tesler, auquel nous rendons hommage sur MacGénération. En nous replongeant dans les archives de MacWorld, la revue américaine dédiée au Macintosh, nous avons retrouvé une intervention tout à fait étonnante de cet informaticien de génie.
Dans le numéro de novembre 1985, un lecteur s’interrogeait sur la meilleure manière de dessiner un triangle équilatéral dans MacPaint, qui ne disposait d’aucun outil de ce type. La rédaction du magazine lui proposait une solution assez complexe : dessiner un carré dont la longueur L du côté est égale à la base du triangle ; le dupliquer plusieurs fois pour obtenir un rectangle de 3L x 2L ; dessiner deux cercles de rayon L alignés à gauche et à droite de ce rectangle. Et voilà, l’intersection des deux cercles permettait de trouver le sommet du triangle !
Dans le numéro d’avril 1986, Larry Tesler lui-même prenait la plume « depuis son bureau du siège d’Apple à Cupertino » pour proposer une méthode plus simple. — sérieusement, le bonhomme, il a inventé le copier-coller, il travaille sur les projets les plus secrets d’Apple, et il prend le temps de venir expliquer comment on dessine un triangle !
Tout d’abord, activer la Grille pour faciliter l’alignement des dessins. Puis dessiner un cercle et son centre (faute d’outil dédié, on trouve le centre en traçant deux rayons perpendiculaires…) ; dupliquer ce cercle et placer les deux cercles côte à côte ; et le dupliquer à nouveau pour le placer au-dessus (ou en-dessous) des deux autres, juste au contact. Et voilà ! Il ne reste plus qu’à gommer tout le travail préparatoire pour ne conserver que le triangle…
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.
Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.
Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.
Si Apple n’a pas inventé le CD, elle s’y est tout de même intéressée très tôt. Alors que la marque commercialisait encore certains modèles de Macs sans disque dur, elle disposait déjà en 1988 d’un premier lecteur de CD-Rom : l’AppleCD SC, au format SCSI. Ce format, représentant l’équivalent de presque 500 disquettes, était une aubaine pour Apple, qui disposait justement d’un logiciel capable de gérer l’interface nécessaire à la navigation dans une telle quantité de données : HyperCard.
Ce premier lecteur de CD-Rom était du genre plutôt encombrant : il comprenait évidemment le lecteur à proprement parler, mais aussi une alimentation, un ventilateur, et l’électronique nécessaire à son utilisation par le port SCSI. Il occupait ainsi la même surface sur le bureau qu’un Macintosh monobloc, et pouvait donc aisément être placé en-dessous de celui-ci. Il disposait aussi d’une spécificité un peu ennuyeuse : il fallait insérer le CD dans un boîtier appelé Caddy, puisque le lecteur ne disposait pas de tiroir comme cela existait pourtant sur les lecteurs de CD audio de l’époque.
L’AppleCD SC coûtait 1199 dollars et permettait aussi de lire les CD-Audio : pour cela, il était équipé de prises RCA droite/gauche et d’une sortie casque en façade (un Accessoire de Bureau, ou Desktop Accessory, sorte d’utilitaire logé dans le Menu Pomme, permettait de contrôler la lecture). Malgré son prix, il était livré sans le câble SCSI indispensable à la connexion avec le Macintosh ! Le lecteur logé à l’intérieur était un modèle CDU541 fabriqué par Sony.
Rapidement, l’AppleCD SC perdit son ventilateur interne, accusé par Apple d’être non seulement inutile, mais d’attirer à l’intérieur du lecteur toutes sortes de poussières venant se déposer sur l’optique du laser.
Après ce premier AppleCD SC, vint l’AppleCD SC Plus en 1991, quasiment identique mais compatible avec les disques de 700 Mo apparus entre-temps. Puis apparurent les AppleCD 150 et 300 (toujours à caddy), 300e et 300e Plus (à tiroir), suivis des modèles 600 et 1200 : ces nombres représentaient le taux de transfert en kilo-octets par secondes (150 étant l’équivalent de la simple vitesse ou « 1x »).

Et vous, avez-vous connu l’Apple Expo à l’époque où elle se tenait à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris ? Cette grande halle, désaffectée depuis 1974 et rénovée de 1983 à 1985, a accueilli l’Apple Expo de 1986 à 1988.
Pour l’édition 1988, placée sous le signe de l’essor d’Apple, les organisateurs attendaient 50.000 visiteurs — ils seront un peu moins nombreux finalement — accueillis par une réplique géante de Macintosh II placée face à l’entrée. Apple occupait 1.500 mètres carrés en mezzanine, laissant 4.000 mètres carrés au sol pour les exposants. Pour guider les visiteurs, sept Macintosh SE en libre accès permettaient de se repérer et de rechercher les exposants. Au centre de la Grande Halle, Apple avait installé l’Eden, « un lieu de dépaysement où vous pourrez vous reposer à loisir au milieu d’une végétation luxuriante en écoutant le murmure des fontaines ».

Le 10 novembre 1997, Apple présentait l’une des premières machines de « l’ère Steve Jobs », le PowerMacintosh G3. En réalité, tout avait été préparé avant son retour : le processeur G3 devait intégrer la gamme d’Apple, en remplacement du PowerPC 603e, tout en laissant le champ libre au PowerPC 604 dans le haut-de-gamme. Mais voilà, la puce s’avèrera tellement puissante que Steve Jobs décidera d’en faire l’unique processeur de la gamme PowerMacintosh, et renommera donc les PowerMacintosh 7300 et 9700 en PowerMacintosh G3, tout simplement. C’était la première étape d’un renouvellement complet de la marque, qui donnera naissance ensuite au PowerBook G3, à l’iMac, puis à l’iBook. Pour certains, être différent, c’est un risque. Pour d’autres, c’est une vocation.

Sources : Wikipedia, Le Journal du Lapin,
Voilà déjà presque un an que ce blog vous raconte, jour après jour, l’histoire d’Apple. Nous pensions que l’histoire d’Apple était une source permanente d’inspiration. Nous pensions pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Mais nous nous sommes trompés : en fait, en moins d’un an, nous avons fait le tour ! Le moment est venu de passer à l’étape suivante : après Apple, place à Dell ! L’histoire de Dell est une source permanence d’inspiration. Nous pensons pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Tous les articles sur notre nouvelle passion sont à lire sur notre page d’accueil !
[mise à jour le 02 avril] : vous l’aurez compris, ce changement d’identité était notre poisson d’avril. Nous avons encore beaucoup à raconter ! Nous avons bien aimé aussi le poisson du Journal du Lapin : une Pippin Atmark Classic, dans la droite ligne des Super Nintendo Classic ou NES Classic.

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double page de 1997 que nous vous présentons. Le Bulletin de Mac OS se présentait comme le premier numéro d’une série à venir (one in a series). Comme nous le verrons la semaine prochaine, Apple n’a finalement publié que deux bulletins avant de passer à autre chose… Il faut dire qu’en 1997, Apple était vraiment au pied du mur, et donner des nouvelles de son système d’exploitation était une question de crédibilité.
La marque présentait donc les nouveautés de Mac OS 7.6 (rapidité du système, facilité de la connexion à Internet, nouvelle version de QuickTime…) et expliquait surtout ce qui nous attendait ensuite avec Tempo : son interface en légère 3D, son Finder multitâche, son interpréteur Java, bref, vous avez reconnu Mac OS 8. Mais ce n’était pas tout ! Apple préparait également le nouveau système d’exploitation Rhapsody, prêt à laisser la compétition sur place en définissant les standards du prochain siècle, rien de moins ! Une ambition possible grâce au rachat de NeXT. Bref, Mac OS, ça le fait, ça le fera, vous le pouvez !
Puisque nous sommes le 14 septembre, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur (c’est notre spécialité…). Il y a vingt-cinq ans tout pile, s’ouvrait l’Apple Expo 1994, onzième du nom. C’était l’époque des premiers Power Macintosh, du système 7.5, du Newton en Français, de l’Apple Djinn… Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, MacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Sur l’Aventure Apple, nous privilégions les contenus en français, c’est une évidence depuis bientôt 19 ans… Mais voilà, Apple est américaine, alors on fait parfois des exceptions, comme pour cette publicité en deux pages pour le Système 7. Work less, do more : travaillez moins, faites-en plus !
Comme à chaque nouvelle version de son système, Apple pointait les avantages de cette nouvelle version, promettant de libérer l’inspiration et la motivation face à une informatique devenue trop complexe, trop agaçante. Face à Windows 3.0, Apple promouvait son Macintosh, conçu « dès la première puce » pour fonctionner comme pensent les humains, avec une interface intuitive partagée par toutes les applications. Le Système 7 facilitait la mise en réseau, offrait des Bulles d’Aides pour expliquer les éléments d’interface, et rendait le Mac encore plus simple à utiliser.
The power to be your best, le pouvoir de donner le meilleur de vous-même, concluait cette publicité de 1991 dont les petites lignes précisaient qu’elle avait été conçue et réalisée sur Macintosh : We practice what we preach : nous faisons ce que nous disons !
En 2000, quand Apple présente son PowerMac G4 Cube, elle lui accole deux haut-parleurs sphériques, portant le nom d’Apple Pro Speakers. Elle les décline l’année suivante pour le PowerMac G4 « Digital Audio », puis pour son iMac G4. Ces haut-parleurs un peu particuliers bénéficiaient d’une prise propriétaire, liée à la présence d’un amplificateur intégré à ces modèles de Macintosh. Dix-huit ans plus tard, qui mieux que L’Aventure Apple pouvait organiser la rencontre entre le HomePod et l’un de ses lointains aïeux ?
Si nous avions été très riches, nous aurions aussi pu faire rencontrer le modèle noir du HomePod, avec le modèle noir de l’Apple Pro Speakers, celui dédié au PowerMac G4 Cube. Mais on n’est pas très riches.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une réclame de décembre 1985 pour les trois modems de la gamme Apple : le Modem 300 bauds, le Modem Full Duplex 1200 bauds, et le Modem Universel 1200/75 Vidéotex 300 bauds. « Nous avons les moyens de vous faire parler », affirmait Apple. La marque promettait que son premier modèle permettait « à n’importe quel étudiant de chercher partout des renseignements pour son interrogation du lendemain ». Oui, de chercher, pas de trouver. Le World Wide Web restait encore à inventer. Et les moteurs de recherche, aussi.
À l’époque, en revanche, il y avait Mac Terminal, ou Mac Tell 2 de Hello Informatique, qui permettait « d’émuler un Minitel avec tous les avantages d’un Macintosh ». Et puis Calvados, bien sûr, « messagerie électronique française qui peut vous faire rencontrer beaucoup plus de monde que sur la place de l’Opéra aux heures de pointe ». Maintenant, décidez-vous, décidez en étant au courant de tout, ou décidez en étant au courant de rien.