Publicité : Apple External Hard Drive (de chez LaCie…)
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et ce dimanche, c’est une publicité de 1994 que nous vous présentons. Une simple page un peu schizophrène, puisqu’Apple nous dit de jeter un œil à ce qu’elle nous propose « avant d’envisager d’acheter un disque dur externe de tierce partie »… mais à part le boîtier en plastique, tout ce qu’elle propose vient directement de chez LaCie ! En 1994, ces disques étaient disponibles de 160 Mo à 1 Go, en format SCSI, avec le terminateur qui allait bien pour éviter les interférences sur la chaîne… Pour toute information, appelez directement LaCie !
Publicité : Windows, pas plus simple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».
S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.
L’iPod, dans un manuel de 1966
Qui a inventé l’iPod, et notamment sa fameuse roue de navigation ? Jonathan Ive, Tony Fadell, Moby, Kane Kramer ? Hé bien non : notre surprise fut grande de découvrir dernièrement que le véritable créateur du design de l’iPod original, reconnaissable entre tous, est Pierre Poignon, un dessinateur industriel, créateur d’un ouvrage de référence dont l’édition de 1966 ne laisse aucun doute sur ses talents de visionnaire. Tout y est : la forme aux bords arrondis, l’écran, la molette et son bouton central…
La rallonge USB-incompatible chez Apple
Avez-vous déjà regardé de près la fiche USB qui permet de brancher votre clavier Apple à votre Mac ? Depuis le lancement de son premier clavier USB, avec l’iMac de 1998, la marque utilise une fiche USB Type-A mâle particulière, déformée par une encoche sur le cadre métallique. Celle-ci s’insère parfaitement dans les prises USB femelle des Macs, des hubs USB ou encore des PC du marché.

Cette petite particularité visait à répondre à une limite de la norme USB, qui interdisait de commercialiser des rallonges USB. Or Apple fournissait ses claviers avec un câble non-amovible, et plutôt court. Elle avait donc cherché une manière de contourner l’interdiction de créer une rallonge, et elle avait imaginé cette extension de câble. En modifiant la forme de sa prise, Apple créait sa propre prise intermédiaire, officiellement différente des standards prévus pour l’USB. Il ne s’agissait pas d’une rallonge USB, puisque sa prise femelle, affublée d’un ergot faisant saillie, n’était par compatible avec les périphériques USB classiques. Elle n’affichait d’ailleurs pas le logo officiel de la norme de ce côté-là. En résumé : c’était une partie du câble du clavier, et elle n’était destinée à aucune autre utilisation.

En pratique, peu d’utilisateurs étaient conscients de cette interdiction de commercialiser des rallonges USB. On trouvait en effet de nombreuses rallonges USB créées par des fabricants moins scrupuleux qu’Apple. Faute de connaître ce détail, les clients ne trouvaient pas d’explication à cette coquetterie : les claviers Apple étaient compatibles avec l’USB ; les Macs étaient compatibles avec l’USB ; seule cette rallonge se tenait à l’écart de la norme. Que pouvait bien y gagner Apple, à part ennuyer le monde ? Maintenant, vous, au moins, vous connaissez l’explication !
Notez qu’on lit parfois que cette modification est liée à la possibilité qu’avaient les Macs de fournir plus de courant à certains périphériques USB, comme le SuperDrive externe, l’iPhone, l’iPod ou le clavier Apple en aluminium. En réalité, si cette possibilité existe bien, elle n’a rien à voir avec la forme du connecteur, ces différents périphériques ayant toujours été livrés avec un câble USB classique.

Tiens, d’ailleurs, si vous vous posez la question : le hub incorporé dans les claviers Apple, qui permet de brancher deux autres périphériques directement sur le clavier, était en USB 1.1 à l’origine. Il est passé à l’USB 2 à partir du modèle en aluminium de 2007.
[edit : le Journal du Lapin propose sa lecture du sujet, dans cet article du 11 décembre 2018]
L’écran du Macintosh, sur un iMac Retina 5K
Et si l’on devait afficher l’interface du premier Macintosh, en 512 x 342 pixels, au milieu de l’écran Retina de l’iMac 27 pouces, en 5 120 x 2 880 pixels, ça donnerait quoi ? Et bien cela donnerait ceci :
Un minuscule timbre-poste au milieu d’un océan de pixels. C’est bien simple, on pourrait faire tenir 84 écrans du Macintosh sur celui de l’iMac !
Au passage, heureusement qu’il y a GraphicConverter pour ouvrir les copies d’écrans réalisées sur les vieux Macs au format PICT, parce qu’Apple y a renoncé depuis longtemps !
Trop gros, le chargeur de l’iPhone 11 Pro ?
Vous trouvez que le nouveau chargeur 18W dédié à l’iPhone 11 Pro est trop gros ? Attendez donc de le comparer à d’autres chargeurs et transformateurs de l’histoire d’Apple, vous allez être surpris ! Et pas seulement par les modèles les plus préhistoriques… Évidemment, face à l’alimentation de l’Apple IIc, le modèle compact de la gamme Apple II en 1984, il n’y a pas photo. Ce gros machin délivrait 15V et 1,2A, soit 18W, donc très exactement la même puissance électrique que le « petit » nouveau d’Apple.
Dans le même style, le chargeur qui accompagnait la gamme PowerBook dans les années 90 n’était pas beaucoup plus compact. À cette époque, les ordinateurs portables d’Apple se contentaient de 7.5V et 2A, soit 15 watts tout rond.
L’iconique iBook G3 était plus gourmand, puisqu’il réclamait 24V et 1,875A, soit 45W, tout comme le PowerBook G3. Le PowerBook G4, quant à lui, réclamait de 45 à 65 watts selon la diagonale de son écran. Ce chargeur, surnommé « yo-yo » puisque le câble pouvait s’enrouler dans le boîtier, était un vrai piège à saletés (comme un certain clavier USB de la même époque).
L’ancêtre de l’iPhone, le Newton MessagePad, ne disposait pas d’adaptateur secteur puisqu’il fonctionnait avec des piles AAA. Les clients pouvaient opter pour une batterie, disponible avec son chargeur vraiment volumineux. Mais à l’époque, le Newton tenait plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur un seul jeu de piles.
L’Apple Studio Display, premier écran plat chez Apple, disposait d’une alimentation très imposante également, qui délivrait 45 watts. Elle se faisait remarquer par son boîtier translucide, grâce auquel on pouvait observer les composants internes.
L’appareil photo QuickTake 200, dernier représentant de la gamme en 1997, disposait d’un petit chargeur d’une taille beaucoup plus raisonnable. Il faut dire qu’il se contentait de 6V et 2A pour alimenter l’équivalent de 4 piles AA.
Enfin, et pour comparer ce qui est comparable, n’oublions pas l’iPod. Le premier d’entre-eux, en 2001, était rechargé par un port FireWire délivrant 12V et 1A. Rapidement, ce connecteur avait laissé la place à un classique USB, 5V et 1A, déjà beaucoup plus compact, mais toujours plus encombrant que ce nouveau modèle 18W.
Le HomePod et l’iSub de Harman Kardon
Chez l’Aventure Apple, nous adorons organiser des rencontres qui font voyager dans le temps. Nous avons fait se rencontrer des souris, des claviers, des télécommandes, des haut-parleurs… Aujourd’hui, c’est à nouveau au tour du HomePod, qui prend la pose aux côtés du iSub fabriqué par Harman Kardon pour Apple en 2000.
L’iSub était un caisson de basse venant enrichir le spectre musical du Macintosh : il ne remplaçait pas les haut-parleurs internes, mais les complétait. Une astuce gérée par Mac OS à partir de la version 9.0.4, et dont le support a rapidement été abandonné par Apple…
L’iSub est aussi un objet d’art à part entière, à tel point qu’il a trouvé sa place au Musée d’Art Moderne de New-York, le MoMA.
Petit détail tout à fait en phase avec l’époque toute en transparence : on voyait même l’intérieur de l’adaptateur secteur de l’iSub…
Vous ne devinerez jamais comment le SE/30 aurait dû s’appeler !
Cette information n’est évidemment pas nouvelle, on la trouve déjà sur Wikipedia ou MacGénération. Mais j’avais envie de faire un titre en forme de piège à clic.
En 1988, quand Apple a mis à jour son Macintosh II en le dotant d’un processeur 68030, elle a ajouté un « x » à son nom, une habitude qu’elle a conservé ensuite, par exemple avec le Macintosh IIcx puis le Macintosh IIvx.
Tout naturellement, l’année suivante, quand elle a décidé d’installer un processeur 68030 dans son Macintosh SE, Apple aurait dû l’appeler… le Macintosh SEx ! Allez savoir pourquoi, l’idée n’a pas été retenue, et le petit nouveau a donc pris le nom de SE/30, une anomalie dans l’histoire d’Apple : c’est le seul Mac à processeur 680×0 disposant d’une barre oblique dans son nom. Quant à la gamme PowerPC, elle utilisera régulièrement ce caractère, mais toujours pour annoncer la vitesse du processeur, comme sur le PowerMacintosh 6100/60.
Une astuce pour le FTP sous Mac OS 9
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici maintenant la technique la plus simple pour envoyer vos fichiers sur un serveur depuis MacOS 9 !
Pour cela, nous allons utiliser le logiciel “Explorateur réseau” fourni avec MacOS 9 et les versions suivantes. Lancez le programme, qui vous affiche quelques serveurs dans sa fenêtre principale. Cliquez sur le bouton représentant une main et choisissez “Connexion à…”.
Indiquez le nom du serveur (par exemple, ftp.machin.com), puis votre identifiant et votre mot de passe (ils vous ont été fournis lors de votre inscription sur le serveur).

L’application se connecte alors au serveur et affiche le contenu de votre dossier. Il ne vous reste plus qu’à glisser vos fichiers depuis le Finder vers la fenêtre de votre dossier distant, comme s’il s’agissait d’une fenêtre du Finder. Vous pouvez également ouvrir les dossiers en double-cliquant, ou utiliser les flèches pour afficher leur contenu.
Comme pour une simple copie dans le Finder, une fenêtre apparaît avec une barre de progression et des informations sur le fichier et le temps nécessaire à la copie. Simple et efficace, n’est-ce pas ?
Cette astuce a été diffusée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
La gamme Apple en 1998 (avec le premier Apple Studio Display)
Si je vous demande quel produit a révolutionné la gamme Apple en mai 1998, il y a de fortes chances que vous me parliez de l’iMac, présenté le 6 de ce mois-là. Rien de tel dans cette brochure, certainement imprimée quelques jours trop tôt… Alors on se console avec l’une des seules apparitions publiques du magnifique écran « Apple Studio Display », premier du nom, qui était encore tout gris : il ne deviendra bleu qu’avec la sortie du Power Macintosh G3 « Blue and White » en janvier 1999, puis graphite à la sortie du Power Macintosh G4 en août 1999.
Pour le reste, la gamme était d’une sobriété absolue. Un seul Power Macintosh, disponible en format mini-tour ou bureau ; un PowerBook Serie G3 et son prédécesseur resté au catalogue ; un serveur G3, une imprimante laser haut-de-gamme et trois écrans. Steve Jobs était passé par là, avec sa volonté de rationaliser le catalogue pour assurer la survie de la gamme. Les lecteurs les plus observateurs auront peut-être remarqué que l’appareil photo numérique QuickTake, pourtant supprimé du catalogue, était encore cité parmi les copyrights de la brochure.
Le truc le plus sale de l’histoire d’Apple
On a déjà parlé des souris ADB d’Apple, dont le plastique texturé et la pomme gravée finissaient toujours tout crasseux. Mais ce n’est rien à côté du truc le plus dégueu de toute l’histoire d’Apple : le clavier USB de 2003, numéro de modèle A1048 (ou A1016 pour la version sans fil).
Sur le papier, ce clavier était magnifique : chaque touche reposait sur un mécanisme spécial masqué par un caoutchouc blanc, révélé par le cadre transparent du clavier. Dans la pratique, ce choix de design se révélait catastrophique : tout le monde sait bien qu’un clavier ramasse tout ce qui traîne, poussières, poils, miettes, éclaboussures… Pas étonnant que les générations suivantes aient vu apparaître un cadre en aluminium et des touches beaucoup moins épaisses !
Si vous voulez nettoyer ce type de clavier, c’est possible, puisqu’il se démonte entièrement. On trouve des tutoriels sur Youtube, comme celui-ci. Il vous faudra du liquide vaisselle, du produit à vitres, de l’eau oxygénée (ou peroxyde d’hydrogène : par ici sur Amazon), et beaucoup de patience.
Bon anniversaire l’Apple I !
Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.
En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.
Source : Wikipedia
Les autres Djinn de France Telecom
On en parlait hier : l’Apple Djinn était un modem issu d’une collaboration entre Apple et France Telecom. On le sait moins, mais la marque Djinn a été plusieurs fois utilisée par France Télécom. D’après l’INPI, l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, l’ancien opérateur public l’a déposée le 31 août 1984 pour une vaste liste de domaines en lien avec les messageries informatiques et les télécommunications. Un lecteur pourra-t-il nous renseigner sur le rôle de la Société Anonyme SEROLEC, à l’origine du premier dépôt, renouvelé par France Telecom en 1994 et 2004, puis par Orange en 2014 ?
Ainsi, en 1993, c’est avec IBM que France Telecom collabore pour proposer « un moyen nouveau de vous simplifier la vie ». Avec Djinn, vous transformez votre micro — entendez par là micro-ordinateur, on parlait comme ça à l’époque — en fax, Minitel ou répondeur. Voici une publicité retrouvée (comme les suivantes) sur le site 1001mags.com. Mis à part qu’il était plus moche, ce modèle était finalement assez proche de l’AppleDjinn, avec le haut-parleur en haut, le bouton en-dessous et ses quatre diodes.
Déjà en 1994, la marque Djinn est partagée entre plusieurs modèles. Cette publicité offre par exemple le choix entre l’AppleDjinn premier du nom, le Djinn PCMCIA (un format de carte d’extension pour ordinateur portable, celui-ci était fabriqué avec Zenith Data Systems) et le Djinn pour Windows 3.1 (celui d’IBM).
Il en va de même dans cette publicité de 1996, où l’AppleDjinn Pro côtoie les Djinn Flash 9600 et 14400.
Nous avons aussi retrouvé une carte postale vantant les mérites de « Djinn Internet », avec un numéro de téléphone à dix chiffres permettant de la dater d’après octobre 1996. La coopération avec Apple était donc déjà terminée, mais Internet était encore peu connu, au point que la marque devait préciser qu’il préfigurait « ce que sera la communication de demain : un vaste réseau à l’échelle planétaire, qui permet à chacun de se connecter sur le monde entier via son micro-ordinateur ».
Nous avons également retrouvé ce visuel issu d’un site qui vend des présentoirs en plexiglas… Parmi les brochures présentées, se trouve une réclame pour le modem Djinn Internet 56 000, « pour un accès confortable et rapide à Internet ».
Un modèle moins rapide, à 33 600 bauds, a également existé. Nous l’avons croisé sur le site de la Collection Historique Orange, rattaché à la Fondation Orange qui présente 11 000 pièces dans un espace d’exposition à Soisy-Sous-Montmorency.
Voici encore un autre modem, numeris et USB cette fois-ci, croisé sur un site de petites annonces. Selon toute vraisemblance, il était fabriqué par BeWan, une marque française. Parmi ses arguments de vente, l’accès au Minitel avait encore l’honneur d’apparaître sur le carton !
En 2002, rebelote, avec cette fois-ci un routeur dénommé « djinn bi-accès 4002 », qui porte le nouveau logo de la marque. Ce routeur permettait de connecter quatre ordinateurs entre-eux, ou trois ordinateurs sur un modem ADSL ou câble.
En 2006, Orange tente de relancer la marque avec la box expérimentale Orange Djinn testée en région Midi-Pyrénées, interface entre le modem LiveBox de la marque et une télévision, accompagnée également d’une sorte de grosse tablette (moche). Une manière de profiter de l’ADSL sans PC. On en retrouve par exemple la trace sur un forum de Clubic.

En cherchant bien, on peut encore trouver la trace d’un téléphone dénommé Djinn Phone Numeris, qui se raccordait à un PC pour offrir des fonctions de fax, de modem et d’échange de fichiers, en 1996.
Sauver Apple, par Gil Amelio
Internet est une médiathèque formidable. Voyez ce qu’on vient d’y retrouver : une courte vidéo de Gil Amelio, tournée en 1996, alors qu’il était patron d’Apple depuis un mois. Une vidéo destinée à expliquer aux partenaires d’Apple comment il comptait offrir à la marque un avenir meilleur.
Le Docteur Amelio commençait par reconnaître qu’Apple avait trébuché, notamment à cause d’erreurs qu’il confessait honnêtement. Ainsi, Apple avait déçu les espoirs liés à ses avancées technologiques : ses équipes devaient rapidement régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, Apple doit se fixer une ligne stratégique claire et connue, en visant ses secteurs d’excellence ; elle doit également assainir ses finances, y compris en se séparant de certains secteurs qui ne font pas partie de sa ligne stratégique ; elle doit enfin s’organiser en interne pour mettre en place cette stratégie.
Bref, Apple doit retourner à ses racines. Apple est cette entreprise qui rend simples des technologies complexes, pour rendre les utilisateurs plus efficaces. Ses produits doivent être épanouissants et amusants. L’utilisateur doit être au centre de l’intérêt de la marque, qui l’a peut-être oublié. Et voici l’ordonnance du Docteur Amelio : simplifier la gamme tout en conservant son avance technologique ; s’attacher à la valeur ajoutée pour l’utilisateur ; délivrer un message publicitaire plus clair et plus intense ; permettre aux développeurs tiers d’être plus rentables ; et réorganiser l’entreprise et ses processus.
Les années 80 et 90 sont derrière nous. Les règles changent. Apple doit mener le changement et l’offrir à ses utilisateurs : communications, multimédia, simplification de l’interface (Amelio veut que l’ordinateur s’adapte à l’utilisateur et non plus l’inverse). Et Amelio de rassurer son public : vous pouvez continuer d’avoir confiance en nous, nous prenons en compte vos besoins, et nous continuons d’imaginer de superbes nouveaux produits.
Publicité : si votre monde vous semble gris…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de février 1997 pour l’imprimante StyleWriter Couleur 2500. Parce que si votre monde vous semble gris, il est désormais possible de rêver !
Utilisée à domicile, à l’école ou dans une petite entreprise, avec la technologie de concordance des couleurs ColorSync, cette imprimante offrait « des milliers de couleurs éclatantes ». N’est-il pas temps de travailler en couleurs ?
On remarque sous le logo Apple, l’éphémère slogan « Donnez une chance à vos rêves » dont il a déjà été question dans une publicité pour le PowerBook 3400 et dans une autre pour l’offre groupée Performa / StyleWriter. Plus étonnant, on remarque également que cette publicité avait été conçue par l’agence londonienne Holmes & Marchant Communications (dont le slogan aujourd’hui est « le design n’est pas un art, c’est une arme »).
Les menus détachables de Mac OS X (votez !)
On l’a oublié, mais les premières versions de développement de Mac OS X, en 1999, permettaient de détacher les menus de la barre des menus, pour les positionner selon son bon vouloir sur l’écran. Ce comportement était hérité du système OpenSTEP de NeXT. Il suffisait de glisser la souris au-delà des bordures du menu pour le déposer plus loin.
La version Developper Preview 2 conservera cette fonctionnalité bien pratique, qui disparaîtra, hélas, avec l’interface Aqua en janvier 2000.
C’est le moment de répondre à notre sondage du jour !
Publicité : Macintosh et Lotus Jazz
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double-page de 1985 que nous exhumons. Elle vante les mérites du tout nouveau logiciel Jazz, développé par Lotus spécifiquement pour le Macintosh 512 Ko. Grâce à cette quantité impressionnante de mémoire vive, il devenait possible de faire plusieurs choses au sein d’un même logiciel : tableur, grapheur, gestionnaire de fichiers, traitement de texte, et programme de communication : bref, c’était un peu comme Claris Works avant l’heure!
Nos lecteurs les plus attentifs se souviendront qu’Apple avait teasé le lancement de ce logiciel quelques mois auparavant, dans sa brochure présentant le Macintosh 512 à ses revendeurs. Elle précisait alors que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !
Toute une collection Apple à vendre (vite !)
Cette annonce a failli nous échapper : il y a sur eBay toute une collection Apple à vendre. Dans cette vente aux enchères qui se termine ce soir, vous trouverez pèle-mêle : des iPhones, des bornes AirPort, des souris, des claviers, des Mac mini, des Macintosh Classic, des Performas, des PowerMacs, des Macintosh II, des écrans, des iMacs, des PowerBooks et iBooks…

Il n’y a pas à proprement parler de modèle exceptionnel, mais certains d’entre eux se négocient entre 150 et 300 euros l’unité, comme le Classic Couleur, le Macintosh Portable, le Performa 575, le G4 Cube ou le Quadra 950.

Renseignez-vous quand-même au sujet des frais de port avant d’enchérir : la remise en main propre est gratuite, mais la collection se trouve dans l’Ohio, aux Etats-Unis ! Pour le prix, le vendeur vous aide à faire les cartons et vous laisse les étagères…
Deux coûteux souvenirs de Steve Jobs aux enchères
Le site Mac4Ever a dégoté deux beaux souvenirs de Steve Jobs, pour les collectionneurs fortunés. Le premier est un document manuscrit, qui ressemble fort à une fiche technique pour un Apple Computer -I, avec un choix assez étonnant entre trois processeurs : le 6800, le 6501 et le 6502 (c’est ce dernier qui était en fait utilisé par le premier ordinateur d’Apple). Ce document est accompagné de deux polaroïds présentant le circuit électronique de l’ordinateur et l’affichage sur un écran.

Le site de la maison de vente Bonhams précise que ces documents datent de 1976, et que la photographie représente sans doute le second prototype de l’ordinateur, reconnaissable à ses condensateurs oranges, tels qu’il est décrit dans le fameux registre des Apple I de Mike Willegal. Le lot devrait trouver preneur entre 40.000 et 60.000 dollars.
Le deuxième souvenir est le premier numéro de la revue MacWorld, daté de février 1984, et portant un très rare autographe de Steve Jobs (ajouté en 2006). Contrairement à Steve Wozniak, qui a dû signer à peu près tous les supports possibles et imaginables, Steve Jobs était très avare de son autographe, qui pourrait valoir à cet exemplaire de grimper jusqu’aux environs de 10.000 dollars.
Le site de la maison d’enchères RRAuction propose un certificat d’authenticité après expertise, mentionnant que le magazine a été doté d’un marquage invisible contenant un ADN particulier permettant sa traçabilité. Une vidéo montre d’ailleurs Steve Jobs signant ledit magazine, dans l’Apple Store de la 5è avenue.
Bon anniversaire le PowerBook 2400c
Le 8 mai 1997, Apple présentait son petit dernier. Le PowerBook 2400, nom de code « Comet », prenait dans la gamme Apple la place laissée vacante par l’abandon des PowerBooks Duo deux ans auparavant. Pour 3500 dollars environ, il se glissait entre le PowerBook 1400 (moins cher, mais plus gros et moins puissant) et le PowerBook 3400 (plus gros, plus puissant et plus cher). Il était équipé d’un processeur 603e à 180 Mhz et d’un écran 10.4 pouces en 800×600. Et surtout, surtout, il avait ses quatre flèches configurées en « T inversé », une exception parmi les portables d’Apple.
Pour réduire son volume et son poids, Apple avait chargé son sous-traitant IBM de débarrasser ce modèle de tout le superflu : pas de lecteur de CD, et pas de lecteur de disquettes. Ce dernier se trouvait en format externe, connecté via une prise propriétaire qu’aucun autre appareil Apple n’utilisera et qui était totalement identique mais parfaitement incompatible avec le connecteur 17mm à 26 broches de la gamme ThinkPad d’IBM.
La commercialisation du PowerBook 2400c cessera dès le mois de mars 1998, au profit du PowerBook G3, remplaçant à lui tout seul tous les modèles de la gamme portable d’Apple. Seul le Japon poursuivra un moment l’aventure, avec un modèle porté à 240 Mhz. En tout cas, comparé au PowerBook G3 « WallStreet » de 1998, pas de doute, le 2400c était vraiment un ultraportable !
Des traces du PowerBook 3500c
Dernièrement, nous avons fureté dans le CD qu’Apple avait distribué à ses revendeurs en novembre 1997, sous le nom de Apple Reference, Performance and Learning Expert. Ce CD contenait des démos de logiciels, des fiches techniques, des argumentaires de vente, des images, des films QuickTime… Bref, de quoi mieux connaître Apple et sa gamme.
Et au milieu de tout cela, nous avons croisé un produit Apple dont le nom a été modifié au dernier moment. De manière tellement précipitée que le nom utilisé durant sa phase de développement n’a même pas été modifié partout dans le CD : le PowerBook 3500c, remplaçant du PowerBook 3400c, et finalement dénommé « PowerBook G3 », tout simplement.
Et ce n’est pas une erreur isolée : tous les fichiers traitant du nouveau PowerBook G3 ont conservé leur nom d’origine. On trouve même une photo du PowerBook 3500c, avec l’étiquette à ce nom (si, si, regardez de plus près !), mais dans un dossier nommé PowerBook 5300, du nom du modèle pourtant supprimé du catalogue un an plus tôt. Pour le coup, il s’agissait sûrement d’une simple erreur de frappe…
Publicité – L’Apple III
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1980 annonçant la naissance de l’Apple III. Et comme à l’accoutumée, Apple n’y allait pas avec le dos de la cuillère : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l’ordinateur personnel. Virtuellement, nous avons tout fait, tout donné à l’Apple III. Avec lui, sous vos doigts, vont se résoudre une infinité de problèmes professionnels. Plus simplement et plus vite que n’auriez imaginé.
La (pléthorique) gamme Apple en 1997
Dans la série « La gamme Apple en… », nous vous avons déjà proposé deux versions de 1984 (avant et après le grand chambardement), la version de Noël 1995, ainsi que la toute petite gamme de 1998, après le grand ménage. Et justement, pour comparer, voici la gamme Apple telle que présentée dans un document officiel de mars 1997, avant le coup de balai. Ce dépliant s’ouvrait sur une belle déclaration d’intention : « Nous devons nous efforcer d’emmener nos utilisateurs vers un niveau plus élevé — une utilisation heureuse et une simplicité de tout, plutôt que la seule simplicité d’utilisation ». En illustration, bien sûr, un gros plan du clavier du Newton eMate 300 avec l’emplacement de son stylet.
Cette brochure se dépliait ensuite en trois grands volets imprimés sur du papier recyclé, que nous vous présentons donc dans leur jus. On commençait avec la gamme Performa et Power Macintosh et leurs cinq formats de boîtiers pour deux types de processeurs (PowerPC 603e et 604e).
Venaient ensuite les PowerBook, alors répartis entre le petit 1400 et le gros 3400, avec ou sans écrans à matrice active, en 11 ou 12 pouces. Comme il restait un peu de place, Apple en avait profité pour ajouter son deuxième credo : « Nous créons des produits pour offrir une expérience délicieuse à des millions de personnes qui créent, communiquent et apprennent ».
Venait ensuite le tour des imprimantes, et il y en avait encore toute une brochette au catalogue. Des Color StyleWriter pour l’impression jet d’encre, une LaserWriter pour l’usage personnel et plusieurs autres LaserWriter, dont un modèle en couleurs, pour l’usage professionnel en réseau.
Vous pensez que c’était déjà bien ainsi ? Allons allons, on n’a même pas encore parlé des écrans. Il y en avait presque autant que des imprimantes. Des Multiple Scan en 14, 15, 17 et 20 pouces, et des AppleVision avec les haut-parleurs intégrés. Le Multiple Scan 15AV avait aussi des haut-parleurs intégrés, mais ce n’était pas pour autant un AppleVision. Comprenait qui pouvait ! Et puis il y avait aussi l’appareil photo numérique QuickTake 150, et deux scanners Color OneScanner, en 600 ou 1200 points par pouces.
Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, la brochure se refermait sur la gamme de serveurs. Les Workgroup Servers avaient plutôt pour vocation de s’intégrer au niveau local, et reprenaient le format des Power Macintosh correspondant. Mais Apple disposait aussi à l’époque d’un modèle dédié, le Network Server, capable d’accueillir jusqu’à neuf disques durs (soit 64 Go en tout, c’était énorme !), un lecteur DAT pour les sauvegardes, six ports PCI et deux ports Fast/Wide SCSI (soit 9 périphériques internes et 56 externes !), sans oublier le Fast Ethernet en 100 Mb/s.
On imagine à peine le cauchemar logistique que cette gamme pouvait représenter, sachant qu’Apple proposait également tout un écosystème autour du Newton. Et on comprend mieux pourquoi Steve Jobs avait fait le choix, à son retour, de se concentrer sur une gamme extrêmement recentrée.
La grosse boîte de Microsoft Office
De nos jours, si vous souhaitez acheter la suite Office de Microsoft, c’est assez simple : il suffit de se rendre sur son site préféré (par exemple sur Amazon.fr) et cliquer pour acheter, télécharger, et obtenir une licence, en quelques instants.
Il y a quelques années, c’était un peu différent. Il fallait se rendre dans un magasin, comme une bonne vieille Fnac, et se muscler un peu. Car la suite office, c’était un gros paquet cartonné, un cube de 25 cm de côté, contenant les disquettes et les manuels pour installer chaque logiciel de la suite. On en trouve régulièrement sur eBay, comme cette très belle version sous plastique.
Pour bien comprendre ce qui se trouvait dans la boîte, il suffit de jeter un oeil à d’autres annonces proposées sur eBay, comme celle-ci qui donne une idée du poids de papier que l’on achetait à l’époque en même temps que les logiciels :
La version Mac était un peu moins riche que la version Windows. Si on trouvait bien Word, Excel, PowerPoint et Mail, on n’avait pas accès à Microsoft Access, que l’éditeur réservait d’ailleurs à la version professionnelle de sa suite sous Windows.
Comment passer de GNUMail à Mail d’Apple ?
Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.
Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?
Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
La pub du dimanche – Quadra 900
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1992 pour le Quadra 900. Création graphique, illustration, retouche d’image et mise en page, tout est possible sur cette machine apparue en octobre 1991. Pour 7200$, Apple proposait une bête de course, dont la mémoire vive de 4 Mo était extensible, excusez du peu, à 256 Mo, du jamais vu à l’époque. Largement de quoi faire tourner ArtMixer, FreeHand, PhotoShop et QuarkXPress, les logiciels révolutionnaires mis à l’honneur par cette réclame.
La série Macintosh Quadra doit son nom au processeur 68040 (ici à 25 Mhz), qui succédait au 68000 (du Macintosh original en 1984), au 68020 (du Macintosh II en 1987) et au 68030 (du Macintosh IIx en 1988).
Publicité : Apprendre, créer, communiquer, oser
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.
Quand Apple scannait depuis HyperCard
En 1988, quand Apple présente son premier scanner, tout simplement baptisé « Apple Scanner », elle offre à ses utilisateurs deux manières d’acquérir des images : soit le logiciel AppleScan™ qui fonctionnait sous Système 6 et nécessitait au moins 1 Mo de RAM, soit une simple pile HyperCard, dénommée HyperScan, qui permettait de numériser directement au meilleur format pour HyperCard. C’était l’époque où Apple pensait réellement qu’HyperCard allait révolutionner l’usage du Mac et imprégner durablement son écosystème…

Dans ce deuxième cas, les images étaient importées en 512 x 342 pixels, l’unique taille des piles HyperCard à l’époque, en noir et blanc et 72 points par pouces. Sans surprise, c’est Bill Atkinson lui-même, le créateur d’HyperCard, qui avait supervisé HyperScan, aidé par son épouse Sioux (oui, c’est son prénom, rien à voir avec les tipis et les bisons). Pour tirer partie au mieux des contraintes graphiques de l’écran du Macintosh, Bill Atkinson avait amélioré le pilote du scanner intégré à la pile : il avait ajouté une fonction de détection de contours pour améliorer la netteté des lignes.
Il est largement question de numérisation d’images dans le chapitre 4 du livre de conception de pile Hypercard Stack Design Guidelines. La page 84 cite même explicitement HyperScan, qui permet de disposer d’une image prête à être collée dans une pile HyperCard.
Pour les plus curieux, rappelons que l’Apple Scanner supportait la numérisation en noir et blanc ou en niveaux de gris, jusqu’au format A4 en 300 points par pouces. Il se connectait au Mac par le port SCSI apparu en 1986. À son lancement, il coûtait 1799 dollars.
Sources : UM Computing News (via Google Books) ; la brochure de l’Apple Scanner (via User Manual Wiki) ; Communiqué de presse d’Apple (via bit.it) ; Conférence de Bill Atkinson (YouTube)
Des astuces pour le lecteur DVD… de 2002
Pour les nostalgiques et les collectionneurs, voici deux astuces pour le premier logiciel « Lecteur DVD » de Mac OS X.
Pour changer la langue ou le sous-titrage du film que vous regardez, pas besoin de passer par le menu du DVD. Affichez le « controller » par Contrôle-C (oui, contrôle comme la touche ctrl, pas la touche pomme ou cmd) ou « esc » si vous êtes en plein écran. Puis cliquez sur les trois petits points en bas ou à droite. Les boutons de sous-titrage et de langue apparaissent, ainsi que des fonctions de ralentis.
Vous en avez marre que le lecteur DVD se lance tout seul quand vous insérez un disque ? Ou au contraire, vous aimeriez bien que la lecture en plein écran se lance automatiquement ? Ne cherchez pas dans les Préférences Système, c’est dans les préférences de l’application DVD Player, sous l’onglet « Disc », que vous trouverez ce que vous cherchez.
Ces astuces ont été publiées dans la revue A Vos Mac en 2002.
Le programme d’Apple Expo 1994
Puisque nous sommes le 14 septembre, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur (c’est notre spécialité…). Il y a vingt-cinq ans tout pile, s’ouvrait l’Apple Expo 1994, onzième du nom. C’était l’époque des premiers Power Macintosh, du système 7.5, du Newton en Français, de l’Apple Djinn… Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.
Voiture de fonction et intéressement chez Apple… en 1984
Au cas où vous vous poseriez la question, voici le listing des voitures de fonction accessibles aux salariés d’Apple en Grande-Bretagne — à partir des grades 37 et 38, et sur autorisation hiérarchique pour ces deux premiers grades.

Et tant qu’on y est, voici la politique d’Apple en matière d’intéressement des salariés aux bénéfices de l’entreprise. Plus la marge opérationnelle de l’entreprise était élevée, plus les salariés pouvaient partager une somme importante (jusqu’à 3% des bénéfices du trimestre à partager entre l’ensemble des salariés selon des calculs complexes tenant compte du salaire et de la présence dans l’entreprise sur la période concernée).
Ces deux tableaux sont extraits du Guide de l’employé Apple de février 1984, dont nous avions déjà présenté deux extraits : quelques paragraphes sur l’histoire d’Apple, et la double-page sur la gamme Apple de 1984.
Un peu de noir et blanc
Depuis le lancement de ce blog, nous avons déjà organisé quelques séances photos de produits Apple : pour deux souris noires, pour deux claviers noirs, puis pour trois télécommandes noires.
Aujourd’hui, c’est sur le thème du noir et blanc que nous prolongeons l’exercice. Tout d’abord avec ces deux souris ADB, celle du PowerMacintosh 5400 (mais aussi du Macintosh TV), et celle qui a accompagné la gamme Apple de 1993 à 1998.
Plus rare, c’est un microphone de 1991 que nous avons dégoté, mais dans sa livrée grise plutôt inhabituelle. Il était bien sûr conçu pour la gamme PowerBook, d’où son gris plus clair que celui de la souris ADB. On le trouve sous la référence 590-0720-A.
Et puis bien sûr, il y a le fameux duo de MacBooks, le modèle blanc très classique, et le modèle noir qui l’avait rejoint au catalogue en 2006.
L’iPod aussi a connu ses modèles noirs : tout d’abord pour la série limitée U2 (quatrième génération de 2004), puis en standard avec la cinquième génération de 2005.
On pourrait continuer ainsi longtemps, mais ce sera pour une prochaine fois : iPhone 4 noir et blanc, iPod nano noir et blanc, Apple Pro mouse, HomePod…
Publicité : le PowerBook Duo, léger !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1994 présentant les nouveaux PowerBook Duo 250 et 270. Deux modèles qui vous offrent tout ce que vous avez toujours attendu d’un PowerBook… et même un peu moins ! Car s’ils vous offrent un écran exceptionnellement lumineux et coloré, un processeur rapide, un boîtier solide, le confort d’un trackball central avec repose-poignets, un système de station d’accueil inédit, un disque dur de 240 Mo, une prise réseau, et la compatibilité avec 6000 applications Macintosh, le PowerBook Duo ne vous offre pas le poids d’une tonne de brique. Il ne pèse même pas deux kilogrammes !
Le MPC-LX 100, un clone de Mac par Pioneer
Le site d’enchères de Yahoo Japon propose actuellement un clone de Mac fabriqué par Pioneer. C’est un modèle très rare, sûrement le seul clone de Mac équipé d’un processeur 68040 (les clones connus dans nos contrées, fabriqués par Motorola, UMAX ou PowerComputing, étaient basés sur des processeurs PowerPC). Il était équipé du Système 7.5.
Le MPC-LX 100 était le modèle d’entrée de gamme du fabricant, basé sur une carte-mère de Performa 588 (le fameux modèle tout-en-un un peu bizarre commercialisé par Apple entre 1995 et 1996). Il se démarquait de la concurrence par l’intégration d’un système sonore constitué de deux tweeters et deux woofers, le coeur de métier de Pioneer, plus connu pour ses autoradios.
Pionneer proposait également un modèle haut-de-gamme, le MC-GX 1, similaire au PowerMacintosh 6100 avec son PowerPC 601 à 66 Mhz. Ces machines étaient accompagnées d’une souris identique à l’Apple Desktop Bus Mouse II, mais portant le logo Pioneer. Le clavier, en revanche, était un modèle propre à Pioneer.

Actuellement, les enchères atteignent 23.000 yens, soit environ 180 euros. Il vous reste deux jours pour enchérir. D’autres modèles sont partis ces derniers temps pour moins cher, comme celui-ci à 11,200 yens ou celui-là à 10,000 yens. On trouve également, toujours aux enchères chez Yahoo Japon, le catalogue des différentes déclinaisons du modèle suivant, le MPC-LX200.
Merci Pierre, du Journal du Lapin, pour cette trouvaille !
Publicité : Tout le monde a un rêve (et un avion boomerang)
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1997 pour la gamme Macintosh. Elle est issue de la même série que la réclame pour le PowerBook 3400 que nous avons présentée il y a quelques semaines : l’époque de « Give your dreams a chance ».
L’avion boomerang dont il est question existe vraiment : on trouve de nombreux articles au sujet de cette création de Burt Rutan, comme sur le site de Wired. On y apprend que cet avion n’a jamais été commercialisé, mais que son prototype a été maintenu en étant de marche, notamment pour des vols de démonstration. Son aérodynamisme et sa conception révolutionnaire lui permettent de voler plus de 3500 km avec un plein de 600 litres.

Le flop de l’ADC
Depuis fort longtemps, les ordinateurs marqués d’une pomme étaient équipés d’une prise DA-15 permettant de brancher un écran sur l’unité centrale. Cette sortie standard atteint cependant ses limites avec l’avènement des écrans LCD, dont la qualité exige une connexion numérique afin que le signal ne se dégrade pas entre la carte vidéo et la dalle. C’est ainsi que dès décembre 1999, la deuxième génération de Power Macs G4 est équipée de la nouvelle sortie DVI, qui faisait dans le même temps son apparition dans le monde PC.
Cependant, la solution ne semble pas suffire à Apple, qui enrage de voir le design ses produits défiguré par les câbles de toutes sortes qui relient les différents éléments. Alors, dès le mois d’août 2000, un peu plus d’un an après avoir présenté son magnifique écran plat 22 pouces au standard DVI, la marque lance un nouveau type de connexion : l’ADC, transportant sur un seul câble le signal vidéo numérique, l’alimentation électrique et le signal USB.
Les trois premiers écrans, dont deux plats, présentés par la marque dans ce format, peuvent ainsi servir de concentrateur USB, afin de connecter les périphériques sans aller fouiller derrière l’unité centrale. De plus, il devient ainsi possible d’allumer et d’éteindre le Mac en appuyant sur le bouton d’alimentation de l’écran. Et tout cela avec la qualité d’un signal 100% numérique de l’ordinateur à la dalle, sans transformation ni perte.
Pour les utilisateurs qui renouvellent tout leur matériel, c’est une innovation intéressante, qui attire rapidement les autres constructeurs, comme Dr Bott qui propose un switch pour partager un écran ADC entre plusieurs machines et un convertisseur VGA vers ADC, ou Formac qui se fait remarquer en proposant son écran Gallery 1740 moins cher que celui d’Apple, dès octobre 2001.
Cependant, loin d’être idéale, la solution implique de recourir aux services d’un adaptateur pour connecter entre eux ordinateurs et écrans de formats différents. Ainsi, les utilisateurs de PC souhaitant utiliser les écrans Apple, reconnus pour leur qualité, doivent acquérir un adaptateur qui convertit le signal VGA ou DVI de leur carte graphique vers le signal ADC des écrans à pomme. Quant aux utilisateurs des PowerBook, pourtant évidemment fabriqués par Apple, ils sont obligés d’acheter une coûteuse interface DVI-ADC, la marque n’ayant jamais intégré sa propre prise à ses portables.
En effet, jusqu’en 2002, les PowerBooks ne sont équipés que de deux sorties : la traditionnelle VGA et le S-video. À cette date, Apple remplace le VGA, non pas par son ADC, mais par un DVI, statistiquement plus répandu dans les environnements de travail où le portable a vocation à être utilisé. De même, pendant toutes ces années, pour brancher deux écrans ADC sur un PowerMac, il est nécessaire d’acquérir un adaptateur DVI-ADC, puisque les cartes graphiques proposées pour Mac embarquent au mieux un port ADC et un port DVI ! Bref, la situation est un peu compliquée, et particulièrement coûteuse : il faut compter entre 100 et 150 euros pour un convertisseur DVI-ADC (les deux normes étant relativement proches) et jusqu’à 300 euros pour convertir le VGA en ADC !

Il faudra attendre juin 2004 pour que les premières rumeurs au sujet de l’abandon du format ADC par Apple fassent leur apparition. Après la sortie des PowerMacs G5, en effet, les anciens écrans Apple n’étaient plus adaptés au nouveau design de la marque, il devenait nécessaire de les revoir, et beaucoup pensaient que ce serait l’occasion pour Apple de modifier leur connectique. Et en effet, le 28 juin 2004, Steve Jobs présente sur la scène du Moscone Center trois nouveaux écrans, de 20, 23 et 30 pouces de diagonale, reprenant le design aluminium du G5.
Exit l’ADC, bienvenue au DVI, avec un petit raffinement dont Apple a le secret, puisque la marque a conçu un câble particulier : un seul port du côté de l’écran, et un câble se décomposant à l’autre extrémité pour se connecter aux ports adéquats du Mac. Le haut de gamme des cartes graphiques pour Mac permet même de brancher deux écrans 30 pouces au même ordinateur grâce à la présence de deux ports DVI double-liaison. Enfin ! Toute la gamme Apple est compatible non seulement avec les standards du marché, mais en interne, avec chacun des produits professionnels au catalogue de la marque, ce qui était bien la moindre des choses !
À l’intérieur de l’Apple IIe (en vidéo)
Sur l’Aventure Apple, nous aimons bien retrouver de vieilles vidéos : nous avons déjà parlé de cette visite de l’Apple Expo 1985, de cette présentation de la PAO sur Macintosh vers 1990, ou de ce reportage de 1996 sur la console Pippin. Aujourd’hui, nous exhumons une vidéo, possiblement tournée en 1984, mettant en scène deux petits personnages, un journaliste (Stewart Cheifet) et un ingénieur d’Apple, qui vérifie que tout se passe bien dans un Apple IIe « puisqu’un utilisateur va bientôt allumer la machine ». On découvre « en vrai » le processeur, les ROM avec le langage Basic, la mémoire vive, et les échanges avec la carte qui contrôle le lecteur de disquettes…
https://www.youtube.com/watch?v=XORU20p9QWc
Pas d’inquiétude à avoir pour nos deux humains rétrécis : c’est juste du 12 volts ! Cette séquence est extraite de l’émission « Computer Chronicles », une émission américaine diffusée sur PBS de 1983 à 2002.
Les réactions à la vidéo sur YouTube valent autant le détour que la vidéo elle-même. Certains lecteurs se souviennent que les Apple IIe étaient vraiment aussi grands que ça, alors que les ordinateurs tiennent maintenant dans une poche. D’autres se demandent s’il y avait une salle de bain dans l’Apple IIe, ou s’il existait un programme permettant de précipiter les micro-humains à travers le ventilateur…
Souvenir : le lecteur Twiggy
Et vous, avez-vous connu les lecteurs de disquettes Twiggy d’Apple ? Sous ce nom de code, devenu sa dénomination usuelle, se cachait un format de disquettes 5″1/4 de 871 Ko, spécialement développé par Apple dès 1978 pour ses projets Apple III et Lisa. La dénomination officielle de ce format de disquettes, repérables par ses deux trous opposés, était FileWare.
En décembre 1982, Apple avait annoncé la commercialisation des lecteurs FileWare externes, sous le nom de UniFile et DuoFile, respectivement pour 1000 et 1700 dollars.

Il faudra attendre 1983 et la sortie du premier Lisa pour les voir apparaître dans un ordinateur. Avec cette technologie, Apple espérait résoudre l’un des soucis des disquettes 5″1/4 double-densité, à savoir les problèmes d’usure et d’alignement produits par les deux têtes de lecture placées face à face de chaque côté de la disquette. Grâce au deuxième trou, les deux têtes de lecture étaient maintenant diagonalement opposées.

Bien que cette technologie soit incompatible avec les disques et les lecteurs 5″1/4 traditionnels, Apple en était tellement fière que les premiers prototypes de Macintosh en étaient eux-mêmes équipés !

Les problèmes de production et de fiabilité de ce support entraîneront son abandon quasi-immédiat, au profit de la disquette 3.5 pouces de Sony, qui équipera le Macintosh et le Lisa 2 dès 1984. Ces lecteurs sont donc aujourd’hui introuvables, et les disquettes, réservées au premier Lisa, très rares !
Des autocollants pour pare-chocs chez Apple
L’autocollant pour pare-chocs, c’est vraiment un truc typiquement américain. Personne ou presque en Europe n’aurait l’idée d’affubler sa voiture d’un gros autocollants publicitaire, humoristique ou politique. Là-bas, Apple en a imprimé quelques-uns au cours de l’Histoire.
L’un des plus anciens remonte à l’époque où la marque proposait de prêter pour une nuit un Macintosh à ses futurs clients, histoire de découvrir la machine tranquillement à la maison. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh », qui n’a pas été un grand succès. Cet autocollant annonçait « Je préfèrerais conduire un Macintosh ». On en trouve régulièrement sur eBay.
Plus tard, la sortie de MacOS 8 fut aussi accompagnée de son « bumper sticker », annonçant « I brake for 8 ». En français, cela se traduirait par « Je freine pour 8 », mais ça ne veut rien dire : Les autocollants « I Brake for… » sont généralement des messages militants ou humoristiques, par lesquels on peut annoncer ses goûts, ses sensibilités et ses passions : Je freine pour les écureuils, Je freine pour les Schtroumpfs, Je freine pour les restos bio, voire Je freine si tu me colles de trop près…On peut trouver ces stickers sur eBay : ici, et là.
Sur eBay, on trouve également cet autre modèle qui déclare son amour à la Pomme. Ce n’est pas une création de la marque, mais de Professional Computer Marketing Associates ou PCMA, qui était un distributeur de produits Apple dans les années 80.
Nous avons aussi trouvé sur Etsy un autre modèle, que l’on retrouve également sur eBay dans cette annonce. Changer le monde, une personne à la fois, un slogan qui a peu été utilisé par Apple (on en retrouve des mentions dans la librairie de Google Books). On trouve une trace officielle de cet autocollant dans le catalogue de goodies d’Apple de la saison 1986-1987, à découvrir ici sur le site de ZDNet.
Et un dernier pour la route. Nous vous parlions dernièrement de la tournée de Janet Jackson au Japon en novembre 1990, tournée sponsorisée par Apple. Là encore, un autocollant de pare-choc avait été imprimé. On l’a également vu sur eBay avec le précédent…
Comment garder nos secrets… secrets.
Voici un beau document dont nous ne vous avions pas encore parlé : une brochure de l’Information Protection Program, cet outil interne au service de la protection des secrets d’Apple. Le titre de cette brochure ne laisse aucun doute : Comment faire en sorte que les secrets de notre succès le restent. Secrets.
Dans les pages intérieures de cette grande brochure éditée en 1989, on découvre les cadres d’Apple mis en scène pour diffuser de bons conseils visant à préserver les secrets de la marque. Le premier d’entre eux, c’est bien sûr John Sculley, le grand patron, recommande de tout passer à la broyeuse : documents stratégiques, plannings, organigrammes… Faites que le futur mérite qu’on l’attende !
On trouve aussi Jean-Louis Gassée, président d’Apple Products, qui recommande de tamponner « Confidentiel » tous les documents qui le méritent, en précisant au besoin « Accès restreint », « Besoin d’en connaître » et « Apple Eyes Only », comme dans les meilleurs romans d’espionnage. Del Yocam, le président d’Apple Pacific, recommande de tenir sa langue lors des dîners avec les clients et les partenaires, et même avec sa famille. On n’imagine pas le nombre de concurrents qui choisissent justement les mêmes restaurant que nous !
On y trouvait aussi, parmi d’autres, Chris Espinosa, huitième employé d’Apple, et sa mère Sue Espinosa, également salariée de la marque, se mettent en scène pour expliquer qu’il y a des choses que même votre mère ne devrait pas savoir, même si elle travaille pour Apple !
Quand Internet Explorer enregistrait le web
Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.
Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.
Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.
Des cadeaux aux couleurs de Picasso sur eBay
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
Une autre mise à jour Apple IIGS Stealth (avec des pommes non-mordues)
Le mois dernier, nous vous présentions un kit de mise à jour de l’Apple IIe en Apple IIGS, en vente sur eBay, pour la modique somme de 12.000 euros… Si vous trouvez que ça fait un peu cher, sachez qu’un autre passionné met en vente ce même kit, accompagné d’un deuxième carton contenant un boîtier de remplacement pour l’Apple IIe devenu Apple IIgs, et une petite surprise…

En effet, là où le kit « simple » proposait uniquement de changer le fond de la machine et l’étiquette sur le boîtier, ce deuxième carton permettait de disposer d’un boîtier tout neuf. Ainsi, vous pouviez conserver votre ancienne carte-mère d’Apple IIe dans votre ancien boîtier. Finalement, c’était presque comme acheter un Apple IIGS complet : ne restait plus qu’une alimentation à trouver pour l’installer dans l’ancien Apple IIe. Avec son nouveau boîtier. Enfin bref.

Nous avons pris contact avec le propriétaire de ces cartons, et lui avons fait part de notre étonnement : les pommes sur son clavier ne sont pas mordues ! Nous n’avions jamais croisé une telle anomalie. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une erreur d’un sous-traitant. On peut plutôt imaginer qu’il s’agissait d’un achat personnel du propriétaire : un clavier compatible Apple IIe, fabriqué par une entreprise qui avait pris la sage précaution de ne pas contrefaire le logo Apple. D’ailleurs, le positionnement des mentions Tab, Shift ou Esc n’est pas non plus celui des claviers Apple, où elles sont habituellement inscrites en haut à gauche de chaque touche. Sans parler du mode d’emploi tapé à la machine, ce qu’Apple ne faisait plus depuis longtemps en 1986… Bref, on peut raisonnablement penser à une production de Staff, spécialiste des claviers compatibles à l’époque (comme ce K8AP, disponible ici sur eBay pour 90 euros), et précautionneux avec le logo Apple :

[Mise à jour le 16/01/19] Un contact avec le vendeur nous a permis de disposer de la deuxième page du document polycopié fourni dans le carton du boîtier. Il s’agit bien d’un mode d’emploi pour monter un clavier, mais il s’agit de la marque JAMECO ELECTRONICS. Cette marque, fondée en 1974, existe toujours et vous pouvez visiter son site web. Nous avons tenté de prendre contact avec eux pour discuter de leurs jeunes années, sans résultat pour le moment…
Le propriétaire de ces cartons explique qu’un membre de sa famille les avait achetés avec l’intention de trouver ensuite un vieil Apple IIe à mettre à jour, ce qu’il n’avait finalement jamais pris le temps de faire. Toutes les disquettes et manuels sont fournis, encore sous leur blister. Une belle pièce sans aucun doute, aux enchères à partir de 3000 dollars, à moins que vous ne préfériez faire une offre directe.

L’Apple Expo, de passage à Marseille et à Lyon
Il y a quelques semaines, nous vous avions raconté comment l’Apple Expo s’était exportée en Allemagne, en octobre 1984, quelques mois après sa première édition française. Dernièrement, nous avons (re)découvert que l’Apple Expo s’était aussi déroulée à Marseille, en 1991. C’est au détour d’une petite annonce sur eBay que nous avons retrouvé un badge d’accès, également exposé sur le site d’un collectionneur de badges…

Il y a peu de traces de cet événement. Grâce au site 1001mags.com, nous avons retrouvé un court article du magazine Tilt de juin 1991. Et voilà ce qu’en disait le journaliste Mathieu Brisou : « Pour la première fois, Apple Expo se décentralise. En effet, Marseille a accueilli du 11 au 13 avril 1991 la première Apple Expo Marseille. Le Hall 3 du parc Chanot a ainsi rassemblé une quarantaine d’exposants sur environ 6000 m2. Toutefois, les foules ne semblent pas s’être déplacées. Serait-ce dû au manque de publicité pour cette exposition ? L’avenir le dira mais en tout cas Apple en tirera sûrement les conclusions ».
Et en effet, la marque en avait tiré une conclusion, en organisant en 1992 et 1993 de nouvelles Apple Expo décentralisées, mais à Lyon cette fois-ci. Et l’évènement avait été bien plus médiatisé, ne serait-ce que dans le magazine Apple News distribué aux clients de la marque.
Publicité – Échange Apple II contre LC
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1991 concernant la reprise d’un Apple II usagé en échange de l’achat d’un Macintosh LC neuf. 5 000 francs de remise, soit 30% de réduction tout de même sur un LC avec son écran 12 pouces, ses 2 Mo de mémoire vive et ses 40 Mo de disque dur. Le LC présentait surtout l’intérêt de disposer d’une carte optionnelle permettant d’utiliser les logiciels et périphériques de l’Apple II, pour 1174 francs.
Mais la publicité vaut aussi son pesant de cacahouète pour ceux qui prendront le temps de lire les petites annonces de la page : RECHERCHE la goutte d’eau qui fait déborder le vase, CHERCHE belle-mère tolérante pour déjeuners dominicaux enjoués, SI TU AIMES les fraises et les palourdes, retrouve-moi à 12h devant le Louvre…
Bon anniversaire, les Power Macs de 1995
Le 7 août 1995, durant la MacWorld Expo de Boston, Apple dévoilait une mise à jour de sa gamme Power Macintosh. Les modèles 7200, 7500 et 8500 venaient remplacer les 7100 et 8100 en milieu de gamme (le très puissant 9500 avait été lancé un peu plus tôt). Le 8500 était un peu moins puissant que le 9500, mais disposait de plus de connectiques dédiées à l’audio et à la vidéo, tellement puissantes que les disques durs de l’époque étaient incapables de délivrer un flux suffisant pour suivre le rythme !
À défaut de vidéo, il était tout de même possible de se mettre à la publication assistée par ordinateur, par exemple en profitant de cette offre proposée en 1996 par Apple France. Un Power Mac 8500/120 avec QuarkXpress pour 40.000 francs TTC, y compris le Système 7.5.3 en Français, c’était cadeau ! Comment ça, un écran ? Ha non, l’écran, monsieur, c’est en supplément !
Publicité : Pierre, Paule, Jacques et les autres
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une double-page de 1995 présentant le Système 7.5 (on ne disait pas encore « Mac OS »). Apple présentait les fonctions principales de cette grosse mise à jour : l’assistant pour vous venir en aide, de nouveaux fonds d’écran, AppleScript, Echange PC/Macintosh et Easy Open, Mac TCP pour accéder à Internet, la future autoroute mondiale de l’information, QuickTime 2.0, QuickDraw GX… Le tout pour 590 Francs hors taxes, car oui, à l’époque, les grosses mises à jour étaient payantes !
Kriss, en mots et en couleurs
Sur notre site l’Aventure Apple, vous pouvez lire l’interview exclusive de Kriss Graffiti, de son vrai nom Corinne Gorse, l’une des grandes voix de France Inter. En 2004, nous lui avions posé quelques questions au sujet de la cassette de démonstration du Macintosh, dont elle assurait la voix française.
Dans le numéro 6 d’Apple le Magazine, publié en novembre 1988, Kriss Graffiti présentait sa deuxième activité en lien avec le Mac : la peinture ! Avec l’aide de ses complices Laurence Favory et Jean-Michel Pradel-Fraysse, elle redécorait les Macintosh selon sa fantaisie ou les idées des clients. Son entreprise Cocagne était installée 68 rue Saint Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris.
N’empêche que peindre un Macintosh avec des fleurs ou des motifs psychédéliques, c’était une idée surprenante… mais finalement juste un peu en avance sur son temps !

Un peu de Macintosh XL sur eBay
C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.
En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !
Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.
Enfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…
Why Macintosh ? Which Macintosh ?
Aujourd’hui, on remonte le temps avec cette brochure de 1991 qui répond à deux questions fondamentales : Pourquoi Macintosh, et Quel Macintosh ? On y retrouve les principaux arguments de la marque à l’époque : les utilisateurs qui utilisent un Macintosh sont heureux, ils sont productifs, leur ordinateur est simple à utiliser, avec de nombreuses applications disponibles, une mise en réseau simplifiée, et la compatibilité avec les disquettes DOS et OS/2.
Au verso, Apple présentait sa gamme : les petits Classic et Classic II ; le LC et le Macintosh IIsi pour profiter de la couleur et d’un écran au choix ; et la gamme PowerBook pour la mobilité (il s’agissait des tout premiers PowerBook 100, 140 et 170). Du côté des périphériques, on retrouvait l’ImageWriter II, l’imprimante jet d’encre StyleWriter, et les imprimantes LaserWriter LS, NT, IIf et IIg. Sans oublier le scanner Apple OneScanner.
Un iPod nano d’un mètre de haut !
Nous poursuivons notre exploration des bonnes idées de cadeaux à découvrir sur eBay… Après l’exceptionnel Lisa 1 pour 76.000 dollars, la sélection de cadeaux divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, voici les iPod nano de 91 centimètres de haut ! Une trouvaille plutôt rare, puisqu’il s’agit de matériel publicitaire qui avait été confié à un Apple Store.
Il s’agit de modèles 2008 et 2009, qui n’avaient d’ailleurs pas du tout la même taille en réalité. Vu qu’il y en a cinq et qu’ils pèsent quatre kilo chacun, le vendeur n’a malheureusement pas prévu l’expédition vers la France. De toute façon, à 2.600 dollars le lot, il y a de quoi réfléchir avant d’enchérir… Et encore, on a trouvé un vendeur encore plus motivé, qui propose son unique exemplaire à pas moins de 4500 dollars !
Les guides de l’utilisateur Macintosh Plus
Nous l’avons dit à l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, que nous fêtons aujourd’hui : avec 1826 jours au catalogue, ce modèle a connu plusieurs évolutions dans la gamme et le marketing d’Apple. Tout naturellement, son manuel utilisateur a évolué lui aussi, reflétant les choix graphiques de la marque.
En 1986, son premier manuel présentait une photo en couleurs, écran allumé. En 1988, l’image était passée en noir et blanc, comme sur les cartons (à la différence près que, sur les cartons, la pomme était toute rouge). Entre les deux, il y avait également eu cet autre modèle que vous pouvez retrouver sur eBay (ici à 40 dollars, là à 86 dollars canadiens).

Le Music Player de Mac OS X Beta
Quand Apple commercialise la version « Beta Publique » de Mac OS X, elle n’a pas encore terminé la mise au point d’iTunes. Plutôt que d’adapter la vieillissante application « Lecteur CD » fournie avec Mac OS 9, elle préfère créer un programme provisoire simplement dénommé « Music Player » (y compris dans la version française du système).
Cette application bénéficie d’une interface simpliste, sous la forme d’une télécommande disposant d’un petit écran affichant le chronomètre, une barre de progression, l’affichage du numéro de piste, et deux modulomètres pour les canaux gauche et droit. Une fenêtre « Liste de Lecture » permet de basculer entre le mode MP3 et le mode CD. Il est possible d’enregistrer plusieurs listes de lecture sous forme de fichiers indépendants.
Remarquez sur cette copie d’écran l’une des spécificités de Mac OS X Public Beta : la pomme située au centre de la barre de menus. Elle ne servait à rien, et disparaissait si des menus devaient prendre sa place.
Music Player permettait déjà de démontrer l’extraordinaire stabilité du nouveau système d’Apple : la lecture de musique pouvait se poursuivre en arrière-plan, sans la moindre coupure, malgré le lancement simultané d’autres logiciels saturant totalement la mémoire vive. Pour les habitués de Mac OS 9, cela relevait du miracle.
Music Player disparaîtra avec la sortie de Mac OS X 10.0 (nom de code « Cheetah »), le 24 avril 2001. Le mois précédent, Apple avait rendu disponible iTunes pour Mac OS X.
Un business fructueux
C’est une brochure de 1982 que nous vous présentons aujourd’hui. Éditée par la filiale anglaise d’Apple, elle présentait l’offre de crédit-bail proposée par la marque pour ses Apple II et Apple III.
L’accroche du dépliant était un jeu de mot tout simple : « Comment faire fructifier votre business », un jeu de mot plus compréhensible encore en anglais, où Apple veut dire pomme, et où « fruitful », « qui produit des fruits », n’emprunte pas à l’étymologie latine.
Cette offre était financée par BankAmerica Finance, basée à Reading dans le Berkshire. Elle permettait d’acquérir du matériel et des logiciels en leasing sur une durée négociée, en gardant la possibilité d’ajouter ou de remplacer tout ou partie de l’équipement.
La gamme Apple en 1984 (2)
Le mois dernier, nous vous présentions la gamme Apple telle qu’elle était décrite en avril 1984 dans le « livret de l’employé Apple » en Grande-Bretagne. On y trouvait quatre machines : l’Apple IIe, l’Apple III, le Lisa 2 et le Macintosh. Quelques mois plus tard, en septembre 1984, dans le Dossier du Candidat Revendeur, la gamme a déjà évolué. Exit l’Apple III, et bonjour l’Apple IIc ! Quant au Lisa, il est maintenant un Macintosh comme un autre, sous le nom de Macintosh XL. On fera semblant de remarquer que la photographie n’est pas à jour, puisqu’elle présente encore un écran de Lisa OS…
Test Drive a Macintosh : l’invitation UK
Hier, nous vous avons présenté la brochure anglaise de l’opération Test Drive a Macintosh. Voici justement le courrier qui l’accompagnait. Nous avons masqué le nom de son destinataire, qui travaillait pour feu l’entreprise Talbot Motor Co Ltd, en Grande-Bretagne. En tant que responsable des achats, notre homme était invité à tester le Macintosh, afin de constater par lui-même sa puissance, ses fonctionnalités et sa gamme de logiciels.
« Une soirée passée avec Macintosh vous offrira une perspective totalement différente sur les ordinateurs personnels. Enfin, un ordinateur personnel puissant ET simple à utiliser », promettait le courrier, signé par David Hancock. Le prêt était gratuit, et sans obligation d’achat.
Yum ! Des iMacs de toutes les couleurs ! (votez !)
En ce matin de Pâques, dimanche oblige, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une série de brochures et de publicités pour les iMacs colorés commercialisés par Apple en 1999 : fraise, citron vert, mandarine, raisin et myrtille. Avec une question existentielle, qui nous taraude depuis vingt ans : mais pourquoi diable Apple n’a-t-elle jamais traduit l’interjection « Yum ! » par son équivalent français « Miam ! », tellement plus adapté en la matière ?
De nombreuses publicités avaient accompagné la commercialisation de ces modèles. Ce premier exemple filait la métaphore culinaire avec l’iMac disponible en cinq parfums.
Ce deuxième exemple, basé sur le même visuel, demandait de faire le choix entre cinq réponses, toutes se révélant exactes puisque l’iMac était simple à installer, facile à utiliser, abordable (8852 francs TTC) et disponible en cinq couleurs.
Enfin, ce dernier exemple mettait l’accent sur la facilité d’accès à Internet. Remarquez la pomme colorée en rouge, une facétie très rare que l’on ne retrouve que sur quelques rares publicités, comme celle qui vantait le PowerMacintosh G3 bleu à la même époque.
Bon anniversaire Mac OS 8 !
Le 26 juillet 1997, Apple présentait la principale mise à jour de son système d’exploitation, après six années passées sous le Système 7. On l’a un peu oublié, mais Mac OS 8 révolutionnait véritablement l’interface du système d’Apple, ce qui était nécessaire face à la déferlante de Microsoft Windows 95. Dans MacOS 8, on retrouvait beaucoup des technologies qui avaient été espérées pour Copland, notamment l’interface Platinum et ses menus contextuels… mais pas la mémoire protégée ni le multitâche préemptif.
Pour plus de détails, voici une brochure de l’époque, éditée par Claris !
Apple vendra 1,2 millions d’exemplaires de son système d’exploitation en deux semaines, le meilleur démarrage de tous les temps pour la marque. Pour comparer, Microsoft avait écoulé un million de copies de Windows 95 en quatre jours seulement.
Source : Wikipedia



































































































































































































