Apple special USB extension for keyboard

La rallonge USB-incompatible chez Apple

Avez-vous déjà regardé de près la fiche USB qui permet de brancher votre clavier Apple à votre Mac ? Depuis le lancement de son premier clavier USB, avec l’iMac de 1998, la marque utilise une fiche USB Type-A mâle particulière, déformée par une encoche sur le cadre métallique. Celle-ci s’insère parfaitement dans les prises USB femelle des Macs, des hubs USB ou encore des PC du marché.

Apple special USB extension for keyboard
Un câble de clavier Apple à gauche ; un câble d’iPod à droite

Cette petite particularité visait à répondre à une limite de la norme USB, qui interdisait de commercialiser des rallonges USB. Or Apple fournissait ses claviers avec un câble non-amovible, et plutôt court. Elle avait donc cherché une manière de contourner l’interdiction de créer une rallonge, et elle avait imaginé cette extension de câble. En modifiant la forme de sa prise, Apple créait sa propre prise intermédiaire, officiellement différente des standards prévus pour l’USB. Il ne s’agissait pas d’une rallonge USB, puisque sa prise femelle, affublée d’un ergot faisant saillie, n’était par compatible avec les périphériques USB classiques. Elle n’affichait d’ailleurs pas le logo officiel de la norme de ce côté-là. En résumé : c’était une partie du câble du clavier, et elle n’était destinée à aucune autre utilisation.

Apple special USB extension for keyboard
À droite, la fiche mâle compatible USB. À gauche, la fiche femelle spécifique, sans logo.

En pratique, peu d’utilisateurs étaient conscients de cette interdiction de commercialiser des rallonges USB. On trouvait en effet de nombreuses rallonges USB créées par des fabricants moins scrupuleux qu’Apple. Faute de connaître ce détail, les clients ne trouvaient pas d’explication à cette coquetterie : les claviers Apple étaient compatibles avec l’USB ; les Macs étaient compatibles avec l’USB ; seule cette rallonge se tenait à l’écart de la norme. Que pouvait bien y gagner Apple, à part ennuyer le monde ? Maintenant, vous, au moins, vous connaissez l’explication !

Apple special USB extension for keyboard

Notez qu’on lit parfois que cette modification est liée à la possibilité qu’avaient les Macs de fournir plus de courant à certains périphériques USB, comme le SuperDrive externe, l’iPhone, l’iPod ou le clavier Apple en aluminium. En réalité, si cette possibilité existe bien, elle n’a rien à voir avec la forme du connecteur, ces différents périphériques ayant toujours été livrés avec un câble USB classique.

Apple special USB extension for keyboard
Les câbles du clavier et de la souris USB de l’iMac. Saurez-vous les reconnaître ?

Tiens, d’ailleurs, si vous vous posez la question : le hub incorporé dans les claviers Apple, qui permet de brancher deux autres périphériques directement sur le clavier, était en USB 1.1 à l’origine. Il est passé à l’USB 2 à partir du modèle en aluminium de 2007.

[edit : le Journal du Lapin propose sa lecture du sujet, dans cet article du 11 décembre 2018]

Fury of the furries écran de lancement

Une astuce pour tricher dans Fury of the furries

Dans notre rubrique Astuces, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, voici comment tricher dans l’excellent jeu Fury of the furries, une production des studios Kalisto en 1994.

Fury of the furries écran de lancement

Voici une technique pour changer le niveau et le nombre de vies dans les parties enregistrées. Avec ResEdit, ouvrez le fichier “FURY Prefs” situé dans le dossier Préférences du Dossier Système. Ouvrez la ressource QSTT numéro 128. Ensuite, modifiez-la en utilisant les informations ci-dessous.

Les ressources de Fury of the furries

Les deux caractères en bleu représentent le nombre de vies de chaque partie sauvegardée, en hexadécimal. Sans entrer dans le détail, vous pouvez taper deux caractères au choix entre 0 et 9 et entre A et F (0 étant le plus petit, F le plus grand). Par exemple, tapez 11 pour obtenir 17 vies ou bien A0 pour obtenir 160 vies. Les deux caractères en rouge désignent le niveau. Pour changer celui-ci, voici la liste :

Désert niv. 1 : “00”, Désert niv. 5 : “05”
Lagon niv. 1 : “0A”, Lagon niv. 5 : “0F”
Forêt niv. 1 : “14”, Forêt niv. 5 : “19”
Pyramide niv. 1 : “1E”, Pyramide niv. 5 : “23”
Montagne niv. 1 : “28”, Montagne niv. 5 : “2D”
Usine niv. 1 : “32”, Usine niv. 5 : “37”
Village niv. 1 : “3C”, Village niv. 5 : “41”
Château niv. 1 : “46”, Château niv. 5 : “4B”
Machine niv. 1 : “50”, Machine niv. 5 : “55”

Dernier conseil: Si vous utilisez un Mac très récent, il se peut que le jeu plante au lancement. Dans ce cas, redémarrez avec toutes les extensions désactivées (touche Majuscule appuyée pendant le démarrage) pour régler le problème.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Apple MultiFinder Multitasking

Le Macintosh III et le multitâche

Voilà bien la première fois que nous entendons parler d’un Macintosh III. Après tout, ce n’est pas si bête, il y a bien eu un Apple III après l’Apple II. Nous sommes donc en août 1987, et le magazine InfoWorld consacre un encadré au nouveau logiciel MultiFinder tout juste présenté par Apple.

Apple MultiFinder Multitasking

Cet encadré explique tout d’abord l’intérêt du vrai multitâche : permettre à plusieurs applications d’accéder en parallèle aux ressources du processeur et à la mémoire, sans les monopoliser. Il devient ainsi possible d’exécuter des programmes en tâche de fond (outils de communication, d’émulation, de messagerie électronique, de gestion d’imprimante…) et de faire communiquer les applications les unes avec les autres.

Apple MultiFinder et Switcher
En vente sur eBay : Les manuels de MultiFinder et de son ancêtre Switcher.

Mais en 1987, Apple n’en est pas là : à cause des limitations inhérentes au processeur 68000 et au système développé par Apple pour le Macintosh, le MultiFinder se contente de s’insérer dans le fonctionnement du logiciel au premier plan, pour l’interrompre quand des tâches d’arrière-plan l’exigent. Pour atteindre le vrai multitâche, l’auteur de l’article comptait sur le Macintosh II (et donc, ses successeurs les Macs III, etc.), leur processeur 32 bits 68020 et leur support de la mémoire virtuelle. Avec beaucoup de sens de l’anticipation, Don Crabb comprenait déjà que le passage au vrai multitâche se ferait au prix d’une perte de compatibilité avec les applications conçues pour les premiers Macs. Ce qu’il ne pouvait pas deviner, c’est qu’Apple allait rester engluée dans cette architecture système jusqu’à la sortie de Mac OS X en 2001. MultiFinder sera tout d’abord proposé comme une option pour les systèmes 5 et 6,  puis intégré au Système 7 et ses successeurs numérotés 8 et 9. Jusqu’en 2001 donc, Mac OS traînera derrière lui ce boulet du multitâche coopératif, dans lequel n’importe quelle application pouvait bloquer le système.

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20

Le disque dur externe pour Macintosh

Avant le Macintosh Plus, les premiers Macs n’étaient pas équipés de port SCSI. Ils disposaient de quelques ports spécialisés pour l’imprimante, le lecteur de disquettes, la souris et le clavier. Bref, pas de port polyvalent permettant d’étendre les capacités de la machine.

C’est pour cette raison que le premier disque dur externe d’Apple destiné à la gamme Macintosh, dont la brochure est présentée ici, se connecte par le port destiné aux lecteurs de disquettes. Présenté en septembre 1985 sous la référence M2600Z, et l’appellation usuelle « HD20 », ce disque dur à plateaux n’était compatible à l’origine qu’avec le Macintosh 512K : le Macintosh original (rebaptisé Macintosh 128K) ne disposait pas d’assez de mémoire vive.

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20

Ce disque dur était fourni avec une disquette de démarrage spécifique. Les ROMs du Mac 512K n’étant pas compatibles avec le format HFS, il n’était pas possible de démarrer directement sur le disque dur externe : le Mac démarrait sur la disquette, puis cherchait un dossier système sur le disque dur, et poursuivait son démarrage en éjectant la disquette.

Brochure pour le disque dur externe du Mac, le HD20
Remarquez la précision des données techniques !

Le disque dur 20 Mo sera remplacé en septembre 1986 par un modèle revue et corrigé, le « HD 20SC », équipé d’un port SCSI s’intégrant parfaitement avec le Mac Plus apparu la même année. Le HD20 restait cependant parfaitement utilisable avec le Mac Plus et le Macintosh 512Ke, tous deux équipés de nouvelles ROMs permettant de démarrer directement sur le disque dur.

Brochure Apple Canon Japon

Les liens entre Apple et Canon

Si vous deviez citer les liens qui unissent Apple et Canon, le spécialiste japonais des produits optiques, combien en trouveriez-vous ?

Oui, Canon avait embauché Jef Raskin, l’un des papas du Macintosh, qui avait quitté Apple en 1982. Chez Canon, il développa le Canon Cat, un drôle d’ordinateur sans souris sorti en 1987.

Oui, Apple a utilisé un système développé par Canon dans sa première imprimante laser, la LaserWriter de 1985. Il s’agissait du LBP-CX, également utilisé par Hewlett-Packard dans sa LaserJet quelques mois plus tôt.

Canon LBP-CX laser
Image extraite de PC Magazine, 17 septembre 1985

Oui, en 1989, Canon a investi 100 millions de dollars pour monter au capital de NeXT, l’autre entreprise de Steve Jobs, qui n’avait pourtant encore rien commercialisé mais qui prévoyait d’utiliser un lecteur CD conçu par Canon, ainsi que le même LBP-CX que dans la LaserWriter. C’est d’ailleurs à Canon que NeXT cédera sa division matérielle quand elle se recentrera sur le logiciel en 1993.

Oui, Apple a réhabillé des imprimantes Canon pour constituer sa propre gamme, sous le nom de StyleWriter, de 1991 à 1996, avant de se tourner vers Hewlett-Packard.

Oui, il s’est dit au milieu des années 90, quand Apple était moribonde, que Canon était sur le point de la racheter, ce que la firme japonaise avait démenti.

Mais ce n’est pas tout : l’imposante firme japonaise a été pour Apple un simple revendeur de 1983 à 1998. On trouve ainsi des brochures d’époque, vantant la gamme d’Apple, avec les logos de Canon et d’Apple côte à côte. La branche Canon Sales, en charge de cette activité, avait choisi en janvier 1998 de s’éloigner d’Apple et de ses ventes déclinantes, pour se rapprocher de Compaq. Huit mois plus tard, Apple lançait l’iMac, tandis que Compaq s’apprêtait à sombrer (son PDG Eckhard Pfeiffer démissionnera à l’été 1999). Y’a des jours, comme ça, il vaudrait mieux se casser une jambe…

Brochure Apple Canon JaponBrochure Apple Canon Japon

Brochure Apple Canon Japon

Sources :
ComputerWorld, 24/10/1983 : “a contract that will allow Canon to sell Apple microcomputers”
NY Times, 13/06/1989 : “The Tokyo-based company already sells the Apple Macintosh”
Japan Times, 30/01/1998 : “We have been selling Apple’s products for nearly 15 years”

Publicité Apple Mac OS 8.5

Publicité : un nouveau Mac pour 590 francs

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité pour Mac OS 8.5, une mise à jour majeure du système, commercialisée en octobre 1998. À l’époque, ce type de mise à jour s’achetait en magasin, pas sur Internet ! Évidemment, vu le prix des machine à l’époque, un nouveau Macintosh pour 590 Francs (hors taxes) pouvait faire sourire. Mac OS 8.5 offrait quelques nouveautés bienvenues : l’outil de recherche Sherlock, des ascenseurs de navigation affichant un curseur de taille variable, un nouveau menu Applications détachables pour passer d’un programme à l’autre aisément… Mais les nouveautés les plus marquantes se trouvaient sous le capot, avec un important travail de réécriture qui réservait ce système aux Macs équipés d’un processeur PowerPC.

Publicité Apple Mac OS 8.5
Remarquez que Sherlock permettait déjà, en cette fin d’année 1998, des recherches en langage naturel, comme « Why is the sky blue ? » : pourquoi le ciel est-il bleu ? Apple précisait dans les petits lignes : « Les sites mentionnés servent d’exemple et n’ont pas l’intention de ressembler aux sites existantes. Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite ». Au même moment, Google occupait encore un garage dans une maison californienne et employait trois personnes…

Apple Store du carrousel

L’Apple Store du Louvre ne fêtera pas ses 9 ans

Alors qu’on aurait fêté les 9 ans de l’ouverture de l’Apple Store du Louvre le 7 novembre, et qu’on imaginait déjà les festivités possibles pour ses 10 ans, MacG nous apprend qu’Apple n’entend pas renouveler le bail de son flagship historique français, qui sera remplacé en novembre par la boutique des Champs-Elysées. C’est donc avec nostalgie que la rédaction de l’Aventure Apple se remémore l’inauguration de ce premier Apple Store français, qui fermera définitivement le 27 octobre.

Rue de Rivoli, 7 novembre 2009, tard dans la nuit, ou-trop- tôt le matin : quelques dizaines de personnes patientent en attendant l’évènement de l’année pour Apple : l’ouverture de son premier Apple Store et flagship dans l’hexagone. Il faudra attendre 10h pour pénétrer dans la boutique et gravir l’escalier hélicoïdal entièrement fabriqué en verre. A cette heure, c’est plusieurs centaines de personnes qui se sont massées dans le Carrousel et jusqu’à la rue de Rivoli. On comptera 4000 passages à midi, et plus de 10 000 en fin de journée.

Apple Store du carrousel
A 8h00 : on répare une marche, on programme les écrans…

Les 5000 premiers visiteurs (clients) reçoivent le traditionnel T-Shirt distribué à chaque ouverture d’Apple Store. En plus du lieu et de la date d’ouverture a été ajouté un logo représentant les molettes d’iPod nano 4G, composées en triangle renversé, reprenant la pyramide de verre inversée du carrousel du Louvre.

T-Shirt Apple Store, Carrousel du Louvre 7 novembre 2009

Petite originalité : la boîte du T-Shirt (en général un simple parallélépipède rectangle) est ici de forme pyramidale. Par chance pour le service marketing, les pyramides sont faciles à empiler tête bêche sur une palette. La même idée pour l’Apple Store de Shanghai aurait été un peu plus difficile à réaliser…

La pyramide du T-Shirt Apple Store, Carrousel du Louvre 7 novembre 2009

Les plus motivés auront pu croiser, entre autre célébrités, Ron Johnson. Pas le 7 novembre, mais le 6 au soir, pour l’inauguration presse. Embauché par Steve Jobs au début des années 2000, son rôle a été de développer le concept des Apple Store et de les implanter autour du globe. Mission accomplie, même si son poste a été rapidement remis en question après l’arrivée de Tim Cook à la tête d’Apple.

Apple 1993 ad - System 7 - File sharing

Publicité : le partage de fichiers du Système 7

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous proposons cette page de 1993, qui vante le partage de fichier du Système 7 sur Macintosh pour répondre à la question : Comment assembler trois mois de recherche en moins d’une minute ? Une raison parmi celles qui ont déjà convaincu cinq millions d’utilisateurs de passer au Système 7 et à ses 6000 applications, d’après la publicité.

Apple 1993 ad - System 7 - File sharing

Flatbed scanner in HyperCard Stack Design Guidelines

Quand Apple scannait depuis HyperCard

En 1988, quand Apple présente son premier scanner, tout simplement baptisé « Apple Scanner », elle offre à ses utilisateurs deux manières d’acquérir des images : soit le logiciel AppleScan™ qui fonctionnait sous Système 6 et nécessitait au moins 1 Mo de RAM, soit une simple pile HyperCard, dénommée HyperScan, qui permettait de numériser directement au meilleur format pour HyperCard. C’était l’époque où Apple pensait réellement qu’HyperCard allait révolutionner l’usage du Mac et imprégner durablement son écosystème…

Apple Scanner 1988
Image : Bit.it

Dans ce deuxième cas, les images étaient importées en 512 x 342 pixels, l’unique taille des piles HyperCard à l’époque, en noir et blanc et 72 points par pouces. Sans surprise, c’est Bill Atkinson lui-même, le créateur d’HyperCard, qui avait supervisé HyperScan, aidé par son épouse Sioux (oui, c’est son prénom, rien à voir avec les tipis et les bisons). Pour tirer partie au mieux des contraintes graphiques de l’écran du Macintosh, Bill Atkinson avait amélioré le pilote du scanner intégré à la pile : il avait ajouté une fonction de détection de contours pour améliorer la netteté des lignes.

Il est largement question de numérisation d’images dans le chapitre 4 du livre de conception de pile Hypercard Stack Design Guidelines. La page 84 cite même explicitement HyperScan, qui permet de disposer d’une image prête à être collée dans une pile HyperCard.

Flatbed scanner in HyperCard Stack Design Guidelines

Pour les plus curieux, rappelons que l’Apple Scanner supportait la numérisation en noir et blanc ou en niveaux de gris, jusqu’au format A4 en 300 points par pouces. Il se connectait au Mac par le port SCSI apparu en 1986. À son lancement, il coûtait 1799 dollars.

Sources : UM Computing News (via Google Books) ; la brochure de l’Apple Scanner (via User Manual Wiki) ; Communiqué de presse d’Apple (via bit.it) ; Conférence de Bill Atkinson (YouTube)

Apple IIe Père Noël

L’Apple IIe du Père Noël

Grâce à Mike, un de nos lecteurs qui nous a partagé sa vaste collection de souvenirs, nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui ce poster d’Apple France datant de 1983 et mettant en scène ce bon vieux Père Noël, installé dans son atelier quelques jours avant Noël, son Apple IIe (avec un Monitor ///) imprimant la liste des cadeaux à livrer. On remarquera le sac des PTT, les courriers d’enfants, le mug « The Boss » et même la photo avec la Mère Noël (enfin, on espère…), et le slogan « Apple, l’Ordinateur Personnel ».

Poster Apple France 1983 Père Noël

Le Macintosh IIfx, mère de l’invention

« La nécessité est la mère de l’invention », écrivait le philosophe grec Platon dans La République. Une idée reprise par Apple pour ce poster double-face vendu chez Drouot l’été dernier. D’un côté, on y voyait la carte-mère du Macintosh IIfx, le plus puissant de la gamme à sa sortie en mars 1990. De l’autre côté, on y découvrait en détail ce qui permettait d’atteindre cette puissance nécessitant de débourser entre 9000 et 12000 dollars de l’époque pour l’acquérir : six ports NuBus internes, un port PDS avec accès direct au bus système, un contrôleur DMA avec accès direct au port SCSI pour décharger le processeur de la gestion bas-niveau des entrées-sorties, un processeur 68030 à 40 MHz et son coprocesseur 68882, jusqu’à 128 Mo de mémoire vive DRAM, 512 Ko de ROM 32-bit, et même 32 Ko de cache de mémoire vive ultra-rapide.

Macintosh IIfx Mother of Invention

Bookcase for PowerBook

Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon

Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…

Bookcase for PowerBook

Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.

BookcaSE for PowerBook

Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.

hauts-parleurs iMac

 

La pomme d'or - trophée des développeurs

Publicité – La Pomme d’Or (Tentation)

Le dimanche, c’est publicité ! La semaine dernière, nous vous présentions une publicité de 1993 pour les Trophées Apple, qui récompensaient des développeurs de logiciels pour Macintosh. Dix ans plus tôt, paraissait la publicité que nous reproduisons aujourd’hui, sur le même thème.

La pomme d'or - trophée des développeurs

À l’époque, en 1983, on ne parlait pas encore de Trophées Apple, mais de Pomme d’Or, « reconnue comme le Goncourt des auteurs de logiciels », rien de moins ! La récompense était alléchante, puisqu’il s’agissait d’un Lisa « et sa souris » — imaginerait-on aujourd’hui promettre un iMac « et sa souris » ? Remarquez également l’adresse de réponse du concours : Apple éducation, à l’attention de Jean-Louis Gassée en personne !

Publicité pour l'Apple LaserWriter Couleur 12/600 PS : les cheveux sont plus lisses, plus soyeux, plus beaux

Publicité – LaserWriter Couleur 12/600

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1995 pour l’imprimante LaserWriter Couleur 12/600 PS. À 6989 dollars, il s’agissait de l’imprimante la plus coûteuse de toute l’histoire d’Apple, un haut-de-gamme sans aucun compromis. Un mastodonte de près de cinquante kilogrammes, engloutissant plus de 1000 W pour expulser 12 pages par minute en noir et blanc (3 en couleurs) en 600 points par pouces, grâce au système d’impression mis au point par Canon, le premier système laser couleur proposé par Apple.

Tout ça pour obtenir le même résultat qu’un bon shampoing, d’après cette publicité qui occupait la moitié inférieure de deux pages en vis-à-vis.

Publicité pour l'Apple LaserWriter Couleur 12/600 PS : les cheveux sont plus lisses, plus soyeux, plus beaux

Publicité pour l'Apple LaserWriter Couleur 12/600 PS : les cheveux sont plus lisses, plus soyeux, plus beaux

Des effets spéciaux avec QuickTime

Vous utilisez QuickTime pour lire des vidéos, peut-être même pour les modifier par simple copier-coller ? Vous pouvez aller beaucoup plus loin ! Simplement en utilisant le menu « Exporter » à la place du menu « Enregistrer ». Cliquez sur le bouton « Options » : une nouvelle fenêtre apparaît, avec des réglages pour le son et la vidéo. Le bouton Réglages permet de choisir le type et la qualité de la compression ; le bouton Taille permet de changer la surface de la vidéo. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est le bouton Filtre.

Filtres d'export de QuickTime

Avec lui, vous obtenez une quinzaine de filtres qui permettent de modifier sans vous fatiguer l’aspect d’un film. Ainsi, vous pourrez facilement transformer votre dernier rush de vacances en film des années 30 ou en vieux Super8, vous pourrez changer les couleurs et la netteté, ou même ajouter un halo !

Apple francofolies La Rochelle 2006 iPod

Apple, l’iPod et les Francofolies de la Rochelle

Petit souvenir des Francofolies de 2006 à La Rochelle. Durant cette vingt-deuxième édition du fameux festival de musique, il était difficile d’échapper à l’omniprésence d’un sponsor dont le baladeur était en tête de toute les ventes ! À l’époque, l’iPhone n’avait pas encore chassé l’iPod hors de nos poches, et les fameuses silhouettes accompagnaient encore la communication de la marque.

Apple francofolies La Rochelle 2006 iPod

En cherchant dans mes archives, je viens de m’apercevoir qu’à l’époque, le blog de l’Aventure Apple n’existant pas encore, j’avais envoyé d’autres photos à Mac4ever, vous les retrouverez ici !

InfoWorld 10 octobre 1988

High Sierra, en 1988

Si je vous dis « High Sierra », il y a de fortes chances que vous pensiez à la version 10.13 de Mac OS X, distribuée par Apple à partir de septembre 2017.

MacOS X High Sierra

Mais si je vous dis que High Sierra était déjà supporté par Apple près de trente ans plus tôt, en 1988, vous en dites quoi ? C’est pourtant ce que l’on découvre dans cet article du magazine InfoWorld paru le 10 octobre 1988. Pour garantir la plus grande compatibilité avec les CD-Roms, la marque y annonçait le support du format ISO High Sierra, également connu sous le nom de HSFS (High Sierra File System). Le Macintosh n’était pas le seul à s’ouvrir à ce format : l’Apple IIGS était également compatible, au moyen de ses File System Translators.

InfoWorld 10 octobre 1988
Image : Google Books

Ce format a aujourd’hui complètement disparu : il a évolué rapidement vers le format ECMA-119 puis vers l’ISO 9660 que l’on connaît encore aujourd’hui. Il devait son nom à l’hôtel californien dans lequel s’étaient réunis ses concepteurs en novembre 1985, dans la région montagneuse du même nom. Parmi ces spécialistes, se trouvaient des représentants d’Apple, mais aussi de Microsoft, Philips, Hitachi, ou encore Sony.

Macintosh II configurations Apple 1987

Le configurateur de Macintosh II

Avec l’avènement d’Internet, on a vu fleurir les configurateurs, ces sites web qui permettent de configurer son ordinateur (ou sa voiture) étape par étape, en choisissant les différentes options. Mais comment cela se passait-il en 1988 ? Sur une brochure papier, tout simplement ! Il suffisait de suivre le trait du bout du doigt, du haut vers le bas, et de noter la référence de chaque option souhaitée : M0218 pour passer de 1 à 2 Mo de mémoire vive ; M0213 pour l’extension de mémoire vidéo permettant d’afficher 256 gris ou 256 couleurs ; M0115F pour le clavier étendu. Il y avait même une configuration-type pour utiliser A/UX, le système UNIX développé par Apple à l’époque. Une révolution pour une marque qui avait conçu le Macintosh sans la moindre option !

Macintosh II configurations Apple 1987

Macintosh II configurations Apple 1987

Macintosh II configurations Apple 1987

Apple Workgroup Server 95

Publicité : Le Workgroup Server 95

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.

Apple Workgroup Server 95

Apple TV/Video System TV Tuner card cable

L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV

Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).

APPLE TV/VIDEO SYSTEM

Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).

Apple TV/Video System Video In Motherboard
Ici, la carte d’importation enfichée sur le port Video In sur la carte-mère
Apple TV/Video System Video In Ports
Un cache plastique à l’arrière du Power Macintosh permet de libérer l’emplacement des prises
Apple TV/Video System TV Tuner card cable
Derrière ce cache à dévisser, surprise, un câble prêt à recevoir la carte Tuner TV

Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !

Apple TV/Video System Apple Video Player

Le même logiciel permettait  aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL)  et une fréquence inférieure à dix images par seconde…

Apple TV/Video System on a PowerMacintosh 6500

Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Apple TV/Video System
La télécommande représentée sur la boîte n’était généralement pas celle fournie avec le kit.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !

Apple Welcome to the video software installer

Bloc-note du Macintosh 128 de 1984

Encore un bloc-note Macintosh sur eBay

On n’en avait pas vu pendant des années, et voici qu’ils se multiplient, les bloc-notes originaux du premier Macintosh. Nous en avions vu passer un en 2018, et deux coup sur coup en décembre dernier. Si vous avez raté ces différentes occasions, en voici une nouvelle, avec un exemplaire qui n’est plus sous blister, mais qui semble complet.

Bloc-note du Macintosh 128 de 1984

Au passage, on notera l’étiquette du fabricant, l’entreprise ICC de Syracuse, dans l’état de New-York, et la mention « Made in USA ».

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

L’iPod U2 “5G” de l’Aventure Apple

Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.

La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.


iPod U2 de 5ème génération

Le dos noir de l'iPod U2 de 5ème génération

Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

Encore une souris toute ronde

Des souris rondes, nous en avons déjà présenté quelques-unes : celles de l’iMac, toutes colorées, et celle de NeXT, toute noire. Mais il y en a eu d’autres, plus anciennes encore, comme celle que l’on trouve facilement sur eBay : un modèle VSXXX-AA, commercialisé dès 1986 par la marque DEC (Digital Equipment Corporation). Vous trouverez plusieurs offres pour ce modèle, à moins d’une trentaine d’euros en achat immédiat.

Image : eBay

Cette souris était plus grosse que celle d’Apple (8.8 cm de large et 4 de haut contre 7,3 cm et 2.7 cm) et permettait de reposer la paume de la main sur sa surface. Elle avait aussi une particularité : si certains modèles disposaient d’une boule située en partie inférieure, comme les souris d’Apple, d’autres disposaient de deux capteurs rotatifs inclinés, l’un sensible aux mouvements verticaux, et l’autre aux mouvements horizontaux. D’après les utilisateurs de cette souris, ce mécanisme (appelé mécanisme Hawley) était particulièrement fiable.

Image : oelzant.priv.at

N’espérez cependant pas réutiliser cette souris sur un Mac ou un PC : elle n’utilisait ni l’ADB ni le PS/2 traditionnels, mais un format propriétaire à 7 broches imaginé par DEC pour son système VCB02, destiné à être branché à sa station de travail MicroVAX. A l’époque, ce type de « Mini-ordinateur » occupait une place intermédiaire entre le micro-ordinateur type Apple II ou Macintosh, et l’ordinateur central ou mainframe, qui occupait un hangar complet et auquel on accédait au moyens de terminaux.

Si vous choisissez une version avec boule, vous pourrez retrouver le plaisir des opérations de nettoyage des cylindres internes rapidement encrassés…

Image : bitsavers.org
Publicité AppleTalk 1987

Publicité : faire travailler ensemble les gens qui travaillent ensemble

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1987 au sujet d’AppleShare. AppleShare, c’était le système d’échanges de fichiers proposé par le réseau AppleTalk. Une bonne manière de partager ses dossiers avec les autres utilisateurs du réseau local, en lecture ou en écriture. Et toujours en permettant d’échanger des messages électroniques et de partager une imprimante LaserWriter, y compris avec les utilisateurs MS-DOS grâce à la nouvelle carte AppleTalk pour le PC d’IBM (dont nous avions déjà parlé ici). Bref, une bonne manière de faire travailler ensemble, les gens qui travaillent ensemble.

Publicité AppleTalk 1987

101 secrets pour réussir votre site web

Connaissez-vous le site Internet Archives Wayback Machine, disponible à l’adresse web.archives.org ? C’est un extraordinaire outil géré par une fondation à but non lucratif, qui stocke des copies de millions de sites web depuis vingt-cinq ans. Près de 600 milliards de pages sont ainsi librement accessibles, via un outil de navigation dans le temps plutôt bien fichu, bien que carrément lent.

Dernièrement, j’y ai retrouvé une brochure PDF diffusée par Apple en 1996, et intitulée « Apple vous livre 101secrets pour réussir votre site Web ». C’est une véritable mine d’or, entre conseils totalement périmés et remarques pleines de bon sens.

Rien que l’introduction permet de se replonger dans le contexte de l’époque, que les moins de trente ans n’ont pas pu connaître :

Même si vous n’avez jamais eu l’occasion de surfer vous-même sur le Web, vous en avez certainement entendu parlé. Le Web est la partie d’Internet qui connaît la plus grande croissance et, de l’avis de beaucoup, c’est aussi la plus intéressante puisqu’elle vous permet de communiquer avec le monde entier pour présenter votre société, vos services et vos produits, voire diffu- ser votre publicité.

Apple proposait alors à ses lecteurs d’analyser les sites existants pour s’en inspirer, puis d’évaluer ses besoins de bande passante : de 64 Ko/s pour un petit site, jusqu’à 512 Ko pour un trafic plus important. Oui, on parler bien du serveur. Et on parle bien de kilo-octets par secondes. Des millièmes de méga-octets.

Apple proposait ensuite les services de ses serveurs Workgroup Servers, des Power Macintosh améliorés. Parmi les solutions logicielles, Apple recommandait WebSTAR, BBEdit pour modifier les pages HTML, et AppleSearch :

La marque prodiguait de nombreux conseils sur l’organisation du site, les informations à publier, le ciblage des clients et, bien sûr, les réflexes à adapter pour tirer partie de ce nouveau média :

Enfin, la question des images était l’objet d’une attention toute particulière. Nous étions en 1996, il fallait souvent encore de longues secondes pour charger le moindre petit GIF :

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon
AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon
Why the Brow Box

Du carton recyclé pour l’iMac Pro

Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…

Why the Brow Box

Brochure Macintosh SEEDRIN : le système

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (2)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel hier, voici maintenant le Système. La suite lundi !

Brochure Macintosh SEEDRIN : le système

Brochure Macintosh SEEDRIN : le système

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Goodies Apple Expo

Les goodies d’Apple Expo

Dans les années 90, il était compliqué d’arpenter les allées d’un grand salon comme Apple Expo sans en repartir les bras encombrés de sacs en plastique remplis de goodies, ces objets publicitaires offerts sur les différents stands. Mike, un de nos lecteurs, a partagé cette photographie d’une petite partie de sa collection de souvenirs.

À vous d’y retrouver le badge du Newton, le briquet d’Apple, l’étiquette du Macintosh Portable, le bonbon de Claris MacDraw Pro, l’autocollant de SVM Macintosh, le puzzle Microsoft Works, ou encore le porte-clé de MacVonk, un éditeur très actif aux alentours de 1990 et qui distribuait notamment le fameux logiciel Ragtime.

Goodies Apple Expo

36 15 APPLE

Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Xserve RAID Storage System 2004 Apple

Bon anniversaire le Xserve G5 !

Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.

Apple Xserve G5

Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.

Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.

Xserve RAID Storage System 2004 Apple

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983

Souvenir : le lecteur Twiggy

Et vous, avez-vous connu les lecteurs de disquettes Twiggy d’Apple ? Sous ce nom de code, devenu sa dénomination usuelle, se cachait un format de disquettes 5″1/4 de 871 Ko, spécialement développé par Apple dès 1978 pour ses projets Apple III et Lisa. La dénomination officielle de ce format de disquettes, repérables par ses deux trous opposés, était FileWare.

En décembre 1982, Apple avait annoncé  la commercialisation des lecteurs FileWare externes, sous le nom de UniFile et DuoFile, respectivement pour 1000 et 1700 dollars.

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983
L’annonce du DuoFile et de l’UniFile dans une brochure de SEEDRIN (Apple France) en 1983.

Il faudra attendre 1983 et la sortie du premier Lisa pour les voir apparaître dans un ordinateur. Avec cette technologie, Apple espérait résoudre l’un des soucis des disquettes 5″1/4 double-densité, à savoir les problèmes d’usure et d’alignement produits par les deux têtes de lecture placées face à face de chaque côté de la disquette. Grâce au deuxième trou, les deux têtes de lecture étaient maintenant diagonalement opposées.

Apple Lisa 1 with Twiggy Drives
(image eBay)

Bien que cette technologie soit incompatible avec les disques et les lecteurs 5″1/4 traditionnels, Apple en était tellement fière que les premiers prototypes de Macintosh en étaient eux-mêmes équipés !

Early Mac with Twiggy Drive
(Nhat V. Meyer/Bay Area News Group)

Les problèmes de production et de fiabilité de ce support entraîneront son abandon quasi-immédiat, au profit de la disquette 3.5 pouces de Sony, qui équipera le Macintosh et le Lisa 2 dès 1984. Ces lecteurs sont donc aujourd’hui introuvables, et les disquettes, réservées au premier Lisa, très rares !

Images : Twitter, Wikipedia et Bitsavers.

Apple 1980 ad first bite

Quand Apple était fière de ses 100 premiers millions

Si l’on en croit les derniers chiffres qu’elle a diffusés, Apple engrange actuellement un milliard de dollars de chiffre d’affaire chaque jour. Ce qui fait cent millions toutes les deux heures et quelques. Bref, cent millions de dollars, aujourd’hui, pour Apple, c’est un détail. Mais en 1980, alors qu’elle s’apprête à souffler ses quatre bougies plantées dans le boîtier en fonte d’un Apple ///, la marque se vante d’avoir écoulé pas moins de 100.000 Apple II, lui ayant rapporté, justement, 100 millions de dollars !

Tel est en tout cas le sens de la mention que l’on trouve en bas de cette publicité de 1980 repérée sur eBay, diffusée par le revendeur microsense, distributeur exclusif de l’Apple II au Royaume-Uni à l’époque. À l’époque, dans un marché naissant où la concurrence était féroce et les constructeurs, encore peu connus, étaler son chiffre d’affaire était un gage de sérieux. Imaginerait-on aujourd’hui Apple annoncer fièrement son chiffre d’affaire sur une publicité ?

Apple 1980 ad first bite

apple 1997 Mac OS Report ad 2

Publicité : The Mac OS Report (2)

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la suite de la publication de la semaine dernière : le second numéro du *Bulletin de Mac OS*, publié en 1997. Alors qu’Apple travaillait dur pour marier ses technologies et celles acquises avec le rachat de NeXT, ce deuxième (et dernier bulletin) présentait les nouveautés de Mac OS 8 : nouvelle interface, Finder multitâche, menus contextuels, accès simplifié à Internet grâce aux tableaux de bord TCP/IP et PPP… Et en attendant le futur Rhapsody, Mac OS 8 était fourni avec Netscape Navigator, Internet Explorer, ainsi qu’un support natif de Java (une intégration dont Windows 95 était bien incapable, comme le rappelle Apple). Et le mieux, c’est que si vous tapez http://www.macos.apple.com dans votre navigateur, vous arrivez toujours sur la page dédiée au système d’Apple !

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Trackstar compatible Apple II pour IBM PC publicité

Comment rendre un PC compatible avec l’Apple II

Le mois dernier, nous vous présentions un PC un peu particulier, le WPC Bridge de Cordata qui, en 1986, permettait de basculer entre un mode « PC 8086 » et un mode « Apple IIe » pour profiter du meilleur des deux mondes. Pour le constructeur, le débat entre PC et Apple II était ainsi clos. Au même moment, un autre constructeur relançait le débat, à la mode de Paul Amar (par ici pour les moins de trente-cinq ans)…

Trackstar compatible Apple II pour IBM PC publicité

Ce constructeur, c’était le californien Diamond Computer Systems, dont le premier produit était donc une carte d’extension dédiée au PC d’IBM, permettant d’utiliser les logiciels pour Apple II, ou tout du moins une très large part d’entre-eux. Le premier modèle de carte était équivalent à un Apple II+ (processeur 6502 et 64 Ko de mémoire vive), tandis qu’une version supérieure imitait l’Apple IIe enhanced (65C02 et 128 Ko).

Cette carte disposait de deux processeurs, l’un pour le mode Apple II, l’autre pour gérer l’interface avec le PC qui l’accueillait, via le port ISA ou MCA. Elle était fournie avec plusieurs câbles, permettant de la connecter au lecteur de disquette interne, au contrôleur de disque, mais aussi à la carte graphique, puisque cette carte interceptait la sortie vidéo du PC pour la renvoyer elle-même vers l’écran, en composite ou en RGB. Mieux : elle émulait une carte imprimante pour que les logiciels Apple II puissent utiliser l’imprimante connectée au PC. Elle disposait également d’un port pour le joystick Apple et d’un port pour connecter un lecteur de disquettes Apple Disk II, mais offrait surtout une solution appelée Trackstore, permettant de copier les programmes Apple sur un disque dur ou une disquette PC. Pour basculer du PC à l’Apple II et réciproquement, il suffisait de taper Alt-Esc : les programmes de chaque système continuaient de tourner en arrière-plan !

Liens : AppleLogic ; HackZApple

Les vidéos internes d’Apple

Dans la plupart des grosses entreprises, on utilise la vidéo comme support de communication interne. Et ça ne date pas d’hier, mais plutôt de l’invention de la vidéo… Apple a régulièrement utilisé cette technique, et certaines de ces vidéos, bien que réservées à l’origine aux employés (ou à certains d’entre eux), ont fini par être révélées au public. Le point commun de toutes ces vidéos, c’est leur piètre qualité : il s’agit le plus souvent de VHS  conservées de longues années avant d’être numérisées. Surtout quand, comme nous, on s’intéresse surtout aux archives du milieu des années 1980…

Voici par exemple une vidé exhumée par Andy Hertzfeld, l’un des premiers membres de l’équipe Macintosh. Il s’agit d’interviews des développeurs Burrell Smith, George Crow, Bill Atkinson, Mike Murray et Andy Hertzfeld lui-même, qui avaient été enregistrées en vue d’une campagne de publicité qui ne fut jamais achevée. Peut-être parce que Steve Jobs n’y avait pas eu sa place ?

Un deuxième clip sur le même thème, incluant cette fois Steve Jobs, a aussi été retrouvé. On y voit même Bill Gates et quelques autres grands noms de l’époque.

On peut aussi trouver cette vidéo de 1984, une sorte de parodie de Ghostbusters (S.O.S. Fantômes), devenue BlueBusters (Blue, comme Big Blue, le surnom d’IBM), où l’on retrouve Steve Jobs, Steve Wozniak, ou encore John Sculley, en chasseurs de fantômes-PC…

Une autre vidéo est plus connue, car elle circule sur Internet depuis plus de vingt ans : il s’agit de « 1944 », une vidéo datant de 1984 et décrivant à la manière du débarquement les ambitions d’Apple avec son Macintosh et la technologie Macintosh Office. Dans ce film en noir et blanc, les gentils soldats d’Apple s’apprêtent à libérer les malheureux prisonniers du régime totalitaire d’IBM, transformés en zombies dont les PC seront remplacés par des Macs par les forces spéciales de la Pomme. Steve Jobs y fait même une courte apparition en Chef Suprême façon Roosevelt, motivant les troupes d’un « Insanely Great » resté dans les mémoires.

https://www.youtube.com/watch?v=DJ5ynBA1UIc

Voici également une vidéo tournée à l’occasion de la conférence Apple II Forever de 1984. On y revoit certaines photographies des premiers mois d’Apple, comme les fameuses piles de cartons contenant les cartes-mères de l’Apple, premier du nom.

En cherchant bien, vous trouverez de nombreux autres exemples plus récents. En voici un seul exemple, qui date de 2002, et qui traite du design. Steve Jobs et Jonathan Ive y présentent l’iMac « Tournesol », l’iPod, l’iBook G4…

L'interface de l'application ResEdit

Souvenir – ResEdit

Et vous, avez-vous connu l’époque où ResEdit était incontournable pour tout amateur de bidouille sur Mac ? Avant Mac OS X, les logiciels et leurs documents embarquaient un certain nombre d’éléments sous forme de ressources, organisées selon des règles intangibles, par opposition à leurs données, stockées selon le bon vouloir du créateur du logiciel. Ainsi, on trouvait parmi les ressources : les curseurs, icônes, les boîtes de dialogue, les menus, certains sons ou images, et les informations apparaissant dans les fenêtres « Lire les Informations » ou « À propos » du menu Pomme.

L'interface de l'application ResEdit

Avec ResEdit, l’éditeur de ressources gratuit fourni par Apple, on pouvait aisément bricoler dans ces ressources, les modifier, les copier… Certaines ressources étaient directement manipulables (comme les icônes, les menus ou les curseurs), quand d’autres étaient affichées sous forme hexadécimale. Dans tous les cas, mieux valait travailler sur une copie du document ou de l’application, pour éviter d’endommager le fichier.

Hypercard ICONs ressources dans ResEdit

ResEdit permettait aussi de modifier le « code type » et le « code créateur » de chaque fichier. Le premier décrivait la nature du fichier (APPL pour une application classique, cdev pour les Tableaux de bord,  INIT pour les extensions, TEXT pour du texte seul, MooV pour les films QuickTime, PICT, JPEG, MPG3…), tandis que le deuxième indiquait au système quel logiciel devait ouvrir le fichier (8BIM pour Photoshop, MSWD pour Microsoft Word, BOBO pour ClarisWorks et AppleWorks, ttxt pour TeachText puis SimpleText, WILD pour HyperCard…). Grâce à ces deux codes, le système savait à quel type de fichier il avait affaire, et quel logiciel devait l’ouvrir. En l’absence du logiciel d’origine, les autres logiciels compatibles savaient reconnaître le fichier.

Pour tout savoir sur ResEdit, vous pouvez encore aisément vous procurer des ouvrages d’occasion (par exemple ici sur Amazon.fr). Vous y découvrirez en détail l’utilitaire et ses secrets, avec de nombreuses copies d’écran qui fleurent bon le Système 6… Par exemple, vous (re)découvrirez la méthode pour changer le raccourci-clavier d’un menu, en modifiant la ressource « MENU ». Oui, parce qu’à l’époque, Apple n’avait pas encore inventé les Préférences Systèmes « Clavier » pour gérer les raccourcis personnalisés…

Un Lisa sur eBay : LisaOS

Un Lisa original sur eBay !

C’est suffisamment rare pour être signalé : il y a un Lisa, premier du nom, en vente sur eBay. Bon, à 65.000 dollars, il n’est pas donné, mais nous vous avons déjà expliqué pourquoi le Lisa coûte si cher.

Un Lisa sur eBay
Un Lisa de 1983 (image : bors123 sur eBay)

Celui-ci est en parfait état de marche d’après son propriétaire. On voit d’ailleurs une photo de l’écran allumé : les habitués du Macintosh noteront les différences flagrantes entre ce Lisa OS de 1983 et le système du Macintosh, présenté l’année suivante.

Un Lisa sur eBay : LisaOS
Lisa OS (image : bors123 sur eBay)

Ses deux lecteurs de disquettes sont, comme il se doit, des modèles Twiggy spécifiques à cette machine. Ce Lisa dispose d’un disque dur ProFile 5 Mo, prévu à l’origine pour accompagner l’Apple ///.

Petite coquetterie, le clavier du Lisa est accompagné de fiches didactiques présentant le clavier et le système. Ces fiches se glissent sous le clavier pour être toujours accessibles.

Un Lisa sur eBay : les fiches du clavier
Les fiches didactiques du Lisa (image : bors123 sur eBay)

Le propriétaire, qui a l’air de s’y connaître un peu, précise que les résistances R41 et R47 sont présentes, signe que ce Lisa n’a pas été mis à jour en version 2, puisqu’il fallait pour cela couper ces deux résistances, en parallèle à un remplacement de la ROM, qui passait de la version 40 à la version 88 pour prendre en compte le lecteur 3,5 pouces Sony.

Un Lisa sur eBay : R41 et R47
Un morceau de la carte-mère du Lisa et ses résistances R47 et R41 (image : bors123 sur eBay)

Si vous pensez que ce prix est un peu élevé pour un ordinateur qui tourne à 5 Mhz, sachez qu’un de ses congénères s’est vendu aux enchères en mars dernier pour 55.300 dollars

Publicité Apple Macintosh PowerPC Infogrames Alone in the Dark

Publicité : Alone in the Dark sur Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici la première d’une série de trois réclames vantant la qualité et la quantité des jeux disponibles sur Macintosh, sublimés par le nouveau processeur PowerPC. Le premier éditeur à s’y coller est donc Infogrames, avec sa série « Alone in the Dark », mais aussi « Astérix, le défi de César » et « International Tennis Open ».

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Apple - If you buy a Computer, don't pay for it

L’Apple Card, avant l’Apple Card

Depuis quelques jours, l’Apple Card est disponible aux États-Unis. Il s’agit d’une carte de crédit, adossée à une application qui permet de suivre ses dépenses et d’obtenir des ristournes en échange de certains achats. Comme nous aimons bien tendre des liens entre le passé et le présent, nous sommes allés dans nos cartons, et voici ce que nous avons trouvé…

En 1983, Apple diffuse l’une de ses publicités « Inside Apple » dont nous avons déjà parlé. Dans celle-ci, il est largement question de l’Apple Credit Card, qui était toute noire à l’époque. Disponible auprès des revendeurs, elle permettait de repartir avec son matériel Apple sans le payer. On la recevait ensuite par courrier. En 1983, il fallait encore acheter au moins un ordinateur personnel pour en bénéficier, mais cette restriction sera supprimée dès 1984 pour s’étendre à tous les produits disponibles chez le revendeur. Il était possible d’utiliser ensuite la carte pour tout nouvel achat. Bien sûr, il fallait rester dans la limite du crédit octroyé : « nos revendeurs deviennent un peu nerveux quand quelqu’un commande à crédit la moitié de leur stock. Ça se comprend ». Aucune cotisation annuelle n’était exigée.

1983 Apple Credit Card

En 1984, dans une brochure que nous vous avons déjà présentée, on trouvait à nouveau en dernière page quelques lignes sur l’Apple Credit Card. Pour l’obtenir, il suffisait de présenter une autre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Epress…) et une pièce d’identité. « Et voici notre cadeau de Noël : vous n’avez pas besoin de rembourser votre crédit. On s’en moque… Jusqu’en février. Et là, on ne s’en moquera plus. Mais alors plus du tout…».

Apple Credit Card

En 1987, il était encore possible d’acheter un Apple II à crédit à l’aide de l’Apple Credit Card devenue toute blanche. Les revendeurs Apple pouvaient octroyer jusqu’à 2.500 dollars de crédit à leurs clients, comme à John Appleseed, le fameux nom générique utilisé par Apple dans de nombreuses publications.

Apple Credit Card 1987

En 1988, Apple proposait également à ses clients professionnels une carte de crédit dite Apple Business Credit Card. Son slogan : Si vous achetez un ordinateur, ne le payez pas… En tout cas, pas pendant trente jours. Dans les petites lignes qui accompagnaient cette brochure, on apprenait que le taux annuel de remboursement s’élevait à 18% tout de même… Cette carte s’appuyait sur les services de General Electric Financial Corporation, la filiale de GE fédérant les activités financières du groupe.

Apple - If you buy a Computer, don't pay for it

Apple QuickTake 200 front with box

Quel est le lien entre Apple et le DS-7 ?

Évidemment, il y a un piège. Il ne s’agit pas ici de la voiture DS 7, mais du Fujifilm DS-7, un appareil photo numérique présenté par Fuji en septembre 1996. Il avait quelques arguments pour lui : un format de poche, un capteur de 0,3 mégapixels, un mode macro intégré, un focus manuel à trois positions, un sélecteur d’ouverture (ƒ/2.2 ou ƒ/8), un enregistrement sur une carte amovible SmartMedia, et un écran LCD de 1,8 pouces permettant la visée en temps réel et la visualisation immédiate de l’image. On en trouve un modèle actuellement sur eBay pour une quarantaine de dollars (edit : on en trouve un autre, en meilleur état, ici pour 45 euros).

Apple QuickTake aka Fujifilm DS-7

Apple QuickTake aka Fujifilm DS-7

Pas étonnant qu’Apple ait utilisé ce modèle pour concevoir son QuickTake 200 quelques mois plus tard. C’était le troisième représentant de la lignée, après le QuickTake 100 et le QuickTake 150 qui utilisaient un format plat bien moins conventionnel. Mais Apple ne s’était pas contentée de « rebadger » l’appareil de Fuji : elle avait modifié le module de compression JPEG pour offrir une meilleure qualité d’image, chaque fichier de 640 x 480 pixels pesant alors environ 90 kilo-octets.

Apple QuickTake 200 front with box

Apple QuickTake 200 rear with box

Contrairement à l’appareil de Fuji, le QuickTake 200 était livré avec un viseur optique externe, qui venait se fixer au-dessus de l’appareil. Il permettait de viser dans des conditions de luminosité où l’écran LCD peinait à faire son office (scène trop sombre, ou environnement trop lumineux). Étrangement, malgré cet accessoire, il n’était pas possible de couper l’alimentation de l’écran pour économiser la batterie.

Apple Quicktake 200 optical viewfinder

 

Liens : Epi-centre.com ; Manuel utilisateur (en anglais)

Publicité What is Newton

Bon anniversaire Newton !

Le 16 août 1993, Apple commercialisait un produit révolutionnaire, le premier PDA ou « Assistant Personnel Numérique » de l’histoire. Durant les cinq années qui suivront, le MessagePad et la gamme Newton tenteront de porter une nouvelle vision de l’informatique. Un rôle que l’histoire leur déniera.

Publicité What is Newton

Finalement, c’est l’iPhone et l’écosystème iOS qui répondront le mieux, deux décennies plus tard, à la définition qu’Apple donnait de Newton : numérique, personnel, aussi puissant qu’un ordinateur, aussi simple qu’une feuille de papier, communiquant, Newton devait même vous aider à téléphoner, à envoyer des e-mails, à organiser votre journée… Newton était là, et Newton devait rapidement être partout !

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Le Lisa chez Sun Remarketing

Les passionnés d’Apple le savent bien : le Lisa, aussi révolutionnaire qu’il était, n’a pas rencontré un grand succès commercial. Dès 1986, après trois ans de commercialisation, la gamme fut supprimée du catalogue d’Apple. Elle resta cependant disponible chez un spécialiste du matériel reconditionné, l’entreprise Sun Remarketing. Si l’on en croit Wikipedia, Apple fit cesser la commercialisation des derniers Lisa en 1989 pour les détruire. Nous avons pourtant retrouvé un catalogue de la marque, datant de l’automne 1990. Comme on le voit, Sun Remarketing proposait toujours le Lisa, « maintenant aussi bon qu’un Mac Plus » ! En effet, la marque le proposait avec l’émulateur MacWorks Plus, qui offrait au Lisa le support de la ROM améliorée du Mac Plus, ainsi qu’un kit de modification d’écran (pour passer de 720 x 360 pixels rectangulaires à 608 x 432 pixels carrés). Comptez 395$ pour la version dotée d’un seul lecteur 400K, ou 895$ pour disposer d’un lecteur 800K et d’un disque dur interne de 40 Mo.

Sun Remarketing Fall Catalog 1990

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

La brochure du PowerBook Duo en 1993

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure au format double-A4 distribuée en septembre 1993 par Apple France. À cette époque, la gamme PowerBook Duo était encore toute récente : les deux premiers modèles 210 et 230 étaient sortis moins d’un an plus tôt, et n’avaient pas encore été rejoints par les modèles 250 et 270c attendus pour octobre 1993.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Macintosh PowerBook Duo visait à concilier le meilleur des deux mondes : une vraie mobilité du côté du portable, et de vraies capacités supplémentaires dans une station d’accueil restant au bureau. La promesse d’Apple : pas de fichier à reconfigurer, et pas un câble à brancher ! La technologie de branchement d’Apple portait le nom de PowerLatch : elle assurait tout à la fois la connexion des composants électroniques, le branchement physique à l’aide d’un moteur d’entraînement, et la configuration du système.

Dans le détail, on notait la présence d’un écran 9 pouces Supertwist rétroéclairé, affichant 640 x 400 pixels en 16 niveaux de gris : seul le processeur et le disque dur faisaient la différence entre les deux modèles.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Apple pointait les avantages de sa solution, face à celles de ses concurrents, forcément beaucoup moins souples. En plus de PowerLatch, Apple avait développé une solution d’économie de batterie, EverWatch, capable de couper l’alimentation du processeur, du disque dur ou du modem, quand ceux-ci n’étaient pas utilisés.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Le Duo Dock permettait de compléter les capacités de l’ordinateur : un port SCSI, deux ports d’extension NuBus, un port ADB, un port vidéo, un deuxième disque dur au format 3,5 pouces, de la mémoire vidéo supplémentaire, un lecteur de disquettes… Apple proposait deux autres solutions d’extension : l’adaptateur de lecteur pour disposer d’un port ADB et d’un port pour le lecteur de disquettes externe (que nous avons présenté ici) ; et la barre de connexion MiniDock, avec un port vidéo, un port ADB, un port SCSI, deux ports série et un port pour le lecteur de disquettes externe.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

MacInvest software Picasso Logo

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo

Le guide des interfaces apple

Le guide des interfaces Apple

Voilà un petit livre qui a peu de chances de devenir votre livre de chevet… Car dans le Guide des interfaces Apple, publié en 1987, on ne trouve pas grand chose, à part des descriptions très techniques des prises et des connecteurs utilisés par la marque dans ses modèles de l’époque…

Le guide des interfaces apple

On trouve donc les ports d’interface de l’Apple III, puis ceux de l’Apple II, de l’Apple IIc, de l’Apple IIgs, du Macintosh et de ses petits frères 512K et Plus, du Lisa, et encore des imprimantes, traceur et modems de la marque.

Le guide des interfaces apple

S’ensuivent alors 80 pages de volts, de bauds, de signal ground, de transmit et de receive, de bits de données, de masse, de ohms, de blindage, d’interrupteurs et de cavaliers. Pas sûr que ce bouquin ait obtenu à l’époque beaucoup de prix littéraires…

Le guide des interfaces apple

Publicité pour Claris MacWrite II

Une publicité française pour Claris MacWrite II

Nous avons déjà parlé de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels, dans plusieurs articles de ce blog. Dans un exemplaire d’Apple le Magazine datant de mai 1990, nous avons retrouvé cette publicité dans laquelle la marque présente MacWrite II, le successeur de l’un des logiciels phares du premier Macintosh. Au programme : vérificateur orthographique, en-tête, colonnes, couleur… bref, le logiciel le plus abordable et le plus intuitif jamais proposé pour Macintosh.

Publicité pour Claris MacWrite II

Apple 1984 profit sharing Plan

Voiture de fonction et intéressement chez Apple… en 1984

Au cas où vous vous poseriez la question, voici le listing des voitures de fonction accessibles aux salariés d’Apple en Grande-Bretagne — à partir des grades 37 et 38, et sur autorisation hiérarchique pour ces deux premiers grades.

Apple 1984 company vehicle policy
Et tant qu’on y est, voici la politique d’Apple en matière d’intéressement des salariés aux bénéfices de l’entreprise. Plus la marge opérationnelle de l’entreprise était élevée, plus les salariés pouvaient partager une somme importante (jusqu’à 3% des bénéfices du trimestre à partager entre l’ensemble des salariés selon des calculs complexes tenant compte du salaire et de la présence dans l’entreprise sur la période concernée).

Apple 1984 profit sharing Plan

Ces deux tableaux sont extraits du Guide de l’employé Apple de février 1984, dont nous avions déjà présenté deux extraits : quelques paragraphes sur l’histoire d’Apple, et la double-page sur la gamme Apple de 1984.

40 ans du Mac : des vidéos à voir et revoir

On termine cette journée d’anniversaire avec quelques vidéos à voir ou revoir à propos du petit Macintosh de 1984.

Tout d’abord, une version 4K, totalement dopée à l’intelligence artificielle, de la publicité 1984. Sans doute pas aussi bien restaurée que si quelqu’un se décidait à sortir les rushs de son grenier, mais pas mal quand-même !

Et la fameuse vidéo introductive du Macintosh, celle où l’on voit le jeune Bill Gates, chairman of the board de Microsoft, dire tout le bien qu’il pense de cette machine à laquelle il a consacré toute une équipe de développeurs, et dont il espère tirer la moitié de ses revenus l’année suivante.

Ensuite, zappez sur la version complète du keynote de présentation (80 mn environ), dans une qualité tout à fait appréciable compte-tenu de l’âge de la vidéo et des moyens de captation de l’époque ! Les réactions de la salle à la présentation des outils de MacPaint permettent de ne pas oublier à quel point le petit nouveau était révolutionnaire. Sur la scène, on retrouve aussi l’équipe qui a créé le Macintosh : Steve Capps, Andy Hertzfeld, Randy Wigginton, Bill Atkinson, Bruce Horn, Burrell Smith, Owen Densmore, et Rony Sebok. Même les questions du public ont été conservées, comme « Est-ce que le Macintosh fait du multitâche ? ».

Et une petite dernière pour la route : la publicité « Macintosh, the computer for the rest of us », qui comparait l’épaisseur des manuels utilisateurs du PC d’IBM et du Mac…

Apple 1995 Mac OS ad (clones)

Publicité : Mac OS, un symbole fort

Parfois, les publicités les plus discrètes sont les plus révolutionnaires. Tenez, prenez cette simple page parue en 1995. Elle ne paye pas de mine, mais elle annonçait un tournant majeur dans l’histoire d’Apple : la naissance de Mac OS, nouveau nom d’un système d’exploitation qui n’en avait pas jusqu’alors. Face à Windows 95, Apple tentait de se refaire une place au soleil, en proposant son système à d’autres constructeurs de PC comme Radius, Power Computing « et bien d’autres encore ».

Apple 1995 Mac OS ad (clones)

Rappelons qu’à l’époque, Apple était empêtrée dans le développement de son système d’exploitation. Le système 7.5, sorti en septembre 1994, ne connaîtra que des évolutions mineures jusqu’à la version 7.6 en janvier 1997. Cette stagnation avait beaucoup à voir avec le développement très ambitieux, et finalement avorté, du système Copland qui aurait dû lui succéder.

Le Newton de Siemens sur eBay

Avis aux amateurs de Newton : on trouve ces jours-ci, sur le site d’enchères eBay, un Siemens NotePhone. Si ce nom de modèle ne vous dit rien, c’est simplement parce qu’il s’agit de la déclinaison du Newton MessagePad imaginée par le constructeur allemand.

Siemens NotePhone

Le matériel et le système étaient identiques à ceux du modèle d’Apple, mais Siemens y avait ajouté sa petite touche, notamment en créant une station d’accueil qui faisait aussi fax et téléphone. Ainsi, il était possible de préparer un fax sur le NotePhone en déplacement, et celui-ci était automatiquement expédié au moment de poser le NotePhone sur sa base. Siemens avait donc adapté un modem dans un format adapté au PDA lui-même (c’est la partie située à droite sur cette photo). Les deux pouvaient s’emporter ensemble, pour pouvoir connecter le NotePhone à un réseau sans l’aide de sa base-téléphone.

Siemens NotePhone
Image : Rare & Old Computer Blog

Sorti en 1994, le système coûtait 2400 Deutsche Marks — soit approximativement 8000 francs français — soit à peu près 1700 de nos euros en tenant compte de l’inflation. Le prix de 199 euros paraît un peu suréavalué : un modèle du même type s’est vendu il y a quelques jours pour 52 euros, aux enchères.

Siemens NotePhone boîte

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"

Des projets de design pour l’ADB Mouse II

Après l’article de samedi sur le prototype de Macintosh de 1982, voici un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group. Il s’agit d’une série de prototypes pour la future Apple Desktop Bus Mouse II, la souris qui accompagnera les Macs de 1993 à 1998. À l’époque de cette photographie, en octobre 1991, plusieurs designers du groupe de dessin industriel d’Apple recherchaient la forme optimale : Susanne Pierce (les modèles du haut), Tim Parsey (en bas à droite et à gauche) et Daniele De Iuliss (en bas au centre).

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

A priori, c’est Susanne Pierce qui a gagné le concours !

Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

Bon anniversaire le PowerBook 180c

Le 7 juin 1993, Apple présentait le PowerBook 180c, le modèle haut-de-gamme de son ordinateur portable. Il n’était pas le premier à proposer un écran en couleurs (le PowerBook 165c était passé par là quelques mois auparavant), mais il le faisait mieux, avec un écran à matrice active et une résolution de 640 x 480 pixels (pour une diagonale de 8.4 pouces).

Le même jour, Apple lançait également le PowerBook 145b, un petit modèle d’entrée de gamme, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, un écran en noir et blanc de 9.8 pouces et 4 Mo de mémoire vive.

Craig Federighi Macintosh SE prototype 2020

Un prototype de Macintosh SE dans le labo de Craig Federighi

OK, OK, c’est cool, Apple passe ses Macs sur ses propres processeurs. Et cette fois-ci, ils n’ont pas oublié de prévenir Microsoft et Adobe à l’avance pour qu’on n’attende pas leurs applications pendant deux ans… Mais le plus intéressant, c’est derrière Craig Federighi que ça se passe. Mais si, là, à droite de l’étagère du haut : un prototype de Macintosh SE transparent !

Craig Federighi Macintosh SE prototype 2020

Craig Federighi Macintosh SE prototype 2020

Kensington System Saver Cooling Fan For Apple II Computers

Des System Saver de Kensington sur eBay

Vous vous souvenez de cet article sur les ventilateurs dédiés aux premiers Macs ainsi qu’à différents Apple II ? Eh bien il se trouve qu’on peut en dégoter quelques-uns sur eBay ces temps-ci, si le cœur vous en dit…

On trouve tout d’abord plusieurs versions pour le Macintosh original et ses petits frères 128K, 512K et Macintosh Plus comme celui-ci, celui-là ou encore celui-là, . Les modèles d’Apple qui leur ont succédé étant équipés de leur propre ventilateur interne, cet accessoire était devenu ensuite tout à fait inutile.

Ventilateur Mac vintage Kensington System Saver pour ordinateur Macintosh

Plus rare, on trouve aussi des modèles pour l’Apple IIGS comme celui-ci et celui-là. Ils avaient les dimensions exactes de cet Apple II sorti en 1986 et prenaient place entre l’ordinateur et l’écran.

Ventilateur refroidisseur vintage Kensington System Saver modèle # 62314 pour ordinateur Apple IIGS

Mais ce n’est pas tout ! On peut aussi trouver un modèle dédié aux premiers Apple II (ainsi qu’un autre ici). Il se plaçait sur le côté de la machine et forçait la ventilation du transformateur électrique qui avait tendance à faire un peu surchauffer la machine.

Kensington System Saver Cooling Fan For Apple II Computers

Comme toujours sur eBay, en fouillant un peu, on peut finir par trouver d’autres modèles plus anecdotiques, comme ce Super Fan II, qui n’est pas signé Kensington mais R.H. Electronics, Inc, et daté du 28 avril 1982.

Un peu d’archéologie informatique permet d’en trouver la trace dans le magazine InfoWorld du 18 octobre 1982. Page 48, on apprend que RH Electronics, implantée au 566 Irelan à Buelton, Californie, proposait ce Super Fan II (un ventilateur silencieux avec un interrupteur marche/arrêt pour prévenir la surchauffe et les pannes d’interrupteur…) pour 69 dollars, et la Super Ram II, une carte de 16 Ko de mémoire vive pour Apple II, facturée 140 dollars.

iPhone 3GS et boîtes

Bon anniversaire l’iPhone 3GS !

Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.

iPhone 3GS et boîtes

L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.

Apple PowerBook 3500c

Des traces du PowerBook 3500c

Dernièrement, nous avons fureté dans le CD qu’Apple avait distribué à ses revendeurs en novembre 1997, sous le nom de Apple Reference, Performance and Learning Expert. Ce CD contenait des démos de logiciels, des fiches techniques, des argumentaires de vente, des images, des films QuickTime… Bref, de quoi mieux connaître Apple et sa gamme.

ARPLE Apple CD provider 1997

Et au milieu de tout cela, nous avons croisé un produit Apple dont le nom a été modifié au dernier moment. De manière tellement précipitée que le nom utilisé durant sa phase de développement n’a même pas été modifié partout dans le CD : le PowerBook 3500c, remplaçant du PowerBook 3400c, et finalement dénommé « PowerBook G3 », tout simplement.

Apple PowerBook 3500c

Et ce n’est pas une erreur isolée : tous les fichiers traitant du nouveau PowerBook G3 ont conservé leur nom d’origine. On trouve même une photo du PowerBook 3500c, avec l’étiquette à ce nom (si, si, regardez de plus près !), mais dans un dossier nommé PowerBook 5300, du nom du modèle pourtant supprimé du catalogue un an plus tôt. Pour le coup, il s’agissait sûrement d’une simple erreur de frappe…

Apple PowerBook 3500c

1994 PowerBook Duo Ad

Publicité : le PowerBook Duo, léger !

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1994 présentant les nouveaux PowerBook Duo 250 et 270. Deux modèles qui vous offrent tout ce que vous avez toujours attendu d’un PowerBook… et même un peu moins ! Car s’ils vous offrent un écran exceptionnellement lumineux et coloré, un processeur rapide, un boîtier solide, le confort d’un trackball central avec repose-poignets, un système de station d’accueil inédit, un disque dur de 240 Mo, une prise réseau, et la compatibilité avec 6000 applications Macintosh, le PowerBook Duo ne vous offre pas le poids d’une tonne de brique. Il ne pèse même pas deux kilogrammes !

1994 PowerBook Duo Ad