L’iPhone sans appareil photo de Veepee
Le site Veepee (anciennement Vente privée) a ces jours-ci quelques iPhones à vous proposer. On vous avait déjà parlé de ce site il y a quelques temps, puisqu’il utilisait, comme un clin d’œil, un bon vieux Macintosh Plus pour illustrer sa page d’erreur 404. Cette fois-ci, si on vous en parle (et toujours sans la moindre communication commerciale 😉 c’est parce que l’iPhone qui accueille les visiteurs est un peu particulier : il a bien un flash, mais pas d’optique pour ses appareils photo !
Comme toujours, si vous souhaitez soutenir le site, vous pouvez faire quelques emplettes en suivant un lien sponsorisé vers Amazon (par ici pour acheter quelques MacBooks tout neufs), ou vers eBay (par ici pour acheter une iBook G3 palourde, beaucoup plus classe).
Comprendre les menus de Mac OS 9 et MacOS X
À l’occasion de l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Après l’article sur les bureaux et les Desktop Folders de ce matin, voici un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la réorganisation de la barre des menus lors de la transition entre les deux systèmes.
Parmi les chantiers de MacOS X, se trouvait en bonne place la volonté des designers de remettre de l’ordre dans la barre des menus. Au fil des mises à jour du système, celle-ci était devenue un vaste fouillis, où les commandes se succédaient sans réelle logique.
Les programmeurs sont alors partis d’une idée simple : plus on s’éloigne du Menu Pomme, tout à gauche, et plus les commandes se spécialisent. En effet, le menu Pomme est commun à toutes les applications : on n’y trouve même plus le traditionnel « A propos de cette application », remplacé par un unique « A propos de ce Mac ». En dessous, se trouvent les commandes concernant l’ordinateur : les Préférences système, les réglages de dock, de réseau, et les commandes d’extinction, de redémarrage ou de session.
Le menu « A propos de cette application » est assez logiquement déplacé dans le menu suivant, qui porte le nom de l’application. Là, se trouvent aussi les commandes de masquage, les Préférences de l’application, et la commande Quitter. À noter que dans le Finder, c’est ici que se trouve désormais la commande « Vider la corbeille », puisque le menu « Spécial » de MacOS 9 a été supprimé.
Les menus Fichier et Edition, indéboulonnables, se trouvent toujours à leur place, mais ont respectivement perdu les commandes « Quitter » et « Préférences », comme indiqué ci-dessus. Les éditeurs ont généralisé la mise en mémoire des derniers documents ouverts, dans le menu « Fichier », sous le titre « Ouvrir récent ».
Enfin, se trouvent tous les autres menus, laissés à la charge des éditeurs. Là aussi, la plupart se sont adaptés à MacOS X en ajoutant un menu « Fenêtres » qui permet de naviguer parmi celles-ci, de les envoyer dans le dock ou de ramener toutes les fenêtres de l’application active au premier plan, ce qui se faisait automatiquement sous MacOS 9.
Avant LiveCode, l’époque de Revolution
Hier, nous vous avons présenté LiveCode, une version modernisée d’HyperCard. Nous en avons profité pour exhumer nos archives de la revue A Vos Mac, dans laquelle nous avions présenté dès 2001 son ancêtre Runtime Revolution. Et voici ce que nous en disions à l’époque :
On le sait, Apple ne souhaite plus développer HyperCard, son logiciel de programmation orientée objet. Depuis maintenant 5 ans, il périclite lentement, ne bénéficiant plus de mise à jour et faisant les frais de l’évolution du système d’Apple, notamment le passage à MacOS X. C’est dans ce contexte qu’apparaît Revolution, développé par une petite équipe soutenue par des anciens de MetaCard corporation (qui avait développé l’un des premiers clones d’HyperCard).
Revolution reprend tout ce qui avait fait le succès – et la légendaire simplicité – d’HyperCard : la construction d’une interface sans recours à la moindre ligne de programmation, la possibilité d’accrocher des scripts aux différents objets, et surtout le concept de pile de cartes. Mais Revolution va plus loin : bien sûr, l’interface est à jour (contrairement à HyperCard qui était resté au Système 6), la gestion de la couleur et des images est intégrée, ainsi que QuickTime, sans oublier la possibilité de gérer plusieurs fenêtres dans une même pile. Ajoutez à cela la capacité à créer des applications autonomes pour Mac, Windows et plusieurs sortes d’UNIX, vous comprendrez que Revolution est plus qu’un clone d’HyperCard !
Revolution ressemble d’autant plus à HyperCard qu’il utilise le même langage, HyperTalk, rebaptisé Transcript. S’il est beaucoup plus étendu, Transcript est aussi un peu plus strict, et n’offre pas la même maniabilité qu’HyperTalk. On lui pardonnera facilement ce défaut en contemplant la masse de nouvelles commandes qu’il accepte !
Revolution offre bien sûr de nouveaux objets (barre de défilement, scrollbars, menus pop-up, fenêtres d’onglets, players QuickTime, images…) qui restent aussi simples à utiliser que les traditionnels champs de texte, boutons ou cases à cocher. Tous bénéficient d’options configurables plus nombreuses et très puissantes.
La plupart des handicaps d’HyperCard ont disparu : l’impossibilité de manipuler deux objets en même temps, l’absence d’outils de dessin vectoriel, l’obligation de recourir à des externes pour certaines commandes, les bugs apparus avec MacOS 9…
Oui, c’est vrai, Revolution est très bien, mais encore en version 1.0. Alors, que faut-il encore améliorer ? Tout d’abord, l’interface est perfectible : un peu lente, pas toujours très bien organisée, et parfois capricieuse. De même, le débuggeur manque de clarté et devient vite agaçant. Enfin, l’importation directe de piles HyperCard se révèle souvent laborieuse…
Deux ans plus tard, Revolution débarquait en version 2.0. L’occasion de faire le point sur les nouveautés :
Premier chantier des développeurs : l’interface. Malgré toute les mises à jour de la version 1, celle-ci était restée un peu brouillonne, avec un petit air d’inachevé. Avec cette version, les fenêtres sont enfin ordonnées, ce qui donne à Revolution un look bien plus professionnel. En revanche, on y perd en fonctionnalité. Par exemple, l’ancienne fenêtre qui regroupait différents panneaux (réglages basiques, scripts, réglages personnalisés, etc.) voit disparaître ses onglets au profit d’un menu déroulant. Le script apparaît maintenant dans une deuxième fenêtre, attention aux embouteillages sur les petits écrans !
Avec le temps, Revolution se professionnalise doucement. Jugez plutôt : la version professionnelle à plus de 1000 dollars offre le support des bases de données MySQL, PostgreSQL, Valentina, ODBC et Oracle ! Les applications ainsi développées peuvent, d’un simple clic, être compilées pour Mac, Windows, Linux, et un bon paquet de déclinaisons d’UNIX. Les outils de connexion à Internet, de contrôle des ports, et de multimédia, sont toujours présents.
Malgré cette surenchère de possibilités, Revolution a su rester simple. Fidèle à sa filiation avec HyperCard, il permet toujours de créer des « piles », son format d’application, composées de cartes sur lesquelles on dépose des éléments d’interface. Les habitués d’HyperCard ou MetaCard ne seront pas dépaysés, tandis que les anciens utilisateurs de Revolution en découvriront avec enthousiasme les nouveautés. Et ce d’autant plus que la documentation électronique est toujours aussi fournie, notamment le Dictionnaire de Transcript, le langage de programmation.
Publicité : le LC III et son écran, pour 7500 F HT
Sauf erreur de notre part, nous sommes dimanche, et le dimanche, c’est publicité ! Et ça tombe bien, car ce 23 décembre est le dernier jour pour profiter d’une offre exceptionnelle sur le Macintosh LC III, avec son écran 256 couleurs et le logiciel ClarisWorks 2.0 intégré. Seulement 7500 F HT (soit 8895 F TTC), c’est une affaire ! Ah, on me signale dans l’oreillette que l’offre est terminée depuis vingt-cinq ans. Dommage.
Quand Apple vendait des DVD vierges
Et vous, avez-vous connu cette époque où Apple vendait sa propre gamme de DVD à graver, par paquets de cinq, pour accompagner ses Power Macintosh équipés d’un lecteur-graveur SuperDrive ? C’était en 2001, quand Apple présente une mise à jour du Power Macintosh G4 équipé d’un graveur de DVD.
À ce moment-là, Apple recycle la marque « SuperDrive » (précédemment employée pour son lecteur de disquettes 1.4 Mo) pour désigner un nouveau lecteur de CD également capable de lire et de graver les DVD-R. Il fallait opter pour le haut-de-gamme du Power Macintosh G4 à 733 Mhz pour bénéficier de cette technologie, avec un ticket d’entrée à 3500 dollars.
Pour rendre cette technologie accessible au grand public, Apple proposait le tout nouveau logiciel iDVD, facilitant la création d’une interface de navigation dans le film, et automatisant le processus d’encodage et de gravure.

On se souviendra qu’après avoir longtemps boudé le format DVD+R, pourtant devenu plus populaire dans le monde des PC et des lecteurs de salon dès 2002, Apple finira par l’adopter en janvier 2005. Le Journal du Lapin se remémore ce bridage fort ennuyeux dans un article de juillet 2017.
L’origine de la souris du Macintosh
Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options. Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.
C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !
Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.
Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !
Publicité : Le Macintosh du futur
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1991, publiée à l’occasion de la sortie du Système 7. « Le Macintosh du futur, c’est celui qui est sur votre bureau », clamait Apple, pour signifier que la plupart des Macs déjà commercialisés étaient compatibles avec la mise à jour de son système d’exploitation.
Parmi les nouveautés du Système 7, on trouvait, en vrac : les bulles d’aide, l’intégration de polices vectorielle TrueType, un menu Pomme personnalisable, l’intégration du MultiFinder pour passer d’une application à l’autre, la gestion de la mémoire virtuelle, le mécanisme publier/s’abonner (une sorte de copier-coller automatique)…
Publicité : Macintosh et Excel
Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.
Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.
La cassette audio Apple Boogie
Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.
Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !
Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !
…
Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !
…
Les liens entre Apple et Coldplay
Pendant toute une décennie, le groupe anglais Coldplay a joué un rôle tout particulier dans l’histoire d’Apple. En voici les principales étapes.
Dès le 8 septembre 2003, Chris Martin, leader de Coldplay, a droit a une petite intervention dans le communiqué de presse qui annonce qu’iTunes a vendu dix millions de chansons depuis son lancement quatre mois plus tôt. Il y exprime son honneur d’être l’un des artistes les plus vendus sur l’iTunes Music Store, et sa reconnaissance à Apple pour avoir mis à la disposition des amateurs de musique une plateforme performante pour découvrir et acheter des albums et des chansons.
Le 14 septembre 2005, Coldplay réserve à l’iTunes Music Store l’exclusivité d’un mini-album baptisé Fix You, composé de quatre pistes et vendu 2.99 dollars, dont le bénéfice est reversé à la Croix Rouge au profit des victimes de l’ouragan Katrina qui a frappé les États-Unis quelques jours plus tôt.
Le 23 février 2006, l’iTunes Music Store vend sa milliardième chanson. Pour l’occasion, son acheteur remporte un iMac, dix iPods et un chèque-cadeau de 10.000 dollars à dépenser sur l’iTunes Music Store. L’histoire a retenu que la milliardième chanson était Speed of Sound de Coldplay. On rappellera pour l’anecdote qu’un an plus tôt, l’acheteur de la 500 millionième chanson avait justement remporté, en plus de dix iPods, quatre billets pour un concert de Coldplay et une rencontre en coulisse avec le groupe. Le concours avait donné à lieu à l’affichage d’un compteur affiché « en temps réel » sur le site d’Apple.
En mai 2008, Coldplay apparaît dans un spot publicitaire dédié à iTunes, au son du titre « Viva la Vida ». Le groupe avait été précédé dans cet exercice par U2, Paul McCartney et Bob Dylan. Visuellement, le clip de Coldplay était le plus travaillé, et sans doute le plus réussi. Chris Martin avait d’ailleurs remercié Apple d’avoir fait de cette chanson un succès, alors que sa maison de disque n’était pas convaincue de son potentiel…
Le 1er septembre 2010, lors d’un Special Event, Apple présente la quatrième génération de son iPod shuffle, la sixième de son iPod nano (avec son écran tactile) et la quatrième génération de son iPod touch. À l’issue de cette présentation, le leader de Coldplay Chris Martin monte sur scène pour jouer quelques titre seul (dont une ballade inédite, Wedding Bells), en s’accompagnant au piano. Une performance diversement appréciée, comme le sera d’ailleurs le réseau social Ping présenté par Apple à cette même occasion…
Le 19 octobre 2011, Coldplay participe à l’hommage rendu à Steve Jobs, sur le campus d’Apple à Cupertino. Le groupe interprète Viva La Vida, puis Fix You, et enfin Every Teardrop Is a Waterfall, une chanson de circonstance pour Chris Martin qui était proche de Steve Jobs. Sur scène, le chanteur raconte notamment comment celui-ci avait traité l’un de ses titres de « m*rde » dix ans plus tôt, ou comment il lui avait réparé un jour son ordinateur portable en panne. La chanteuse Norah Jones était également présente aux côtés de Tim Cook et Jonathan Ive, deux semaines après le décès du créateur d’Apple.
Coldplay sera encore à l’honneur des 12 jours de cadeaux iTunes le 26 décembre 2011, avec un mini-album de trois titres audio et vidéo, enregistrés l’été précédent à l’iTunes Festival, lors d’un concert donné le 22 juillet 2011 à Londres. Coldplay participera à nouveau à l’iTunes Festival, le 19 février 2014, à Austin (Texas).
Et en 2014, quel piste Kevin Lynch choisit-il au moment de présenter la fonction musicale de la toute nouvelle Apple Watch ? Quel suspens ! Au hasard, mais alors complètement au hasard : A Sky Full of Stars, par Coldplay !
Faut-il enfin rappeler que le leader du groupe, Chris Martin, et sa compagne d’alors, Gwyneth Paltrow, ont donné à leur fille, née en 2004, le prénom Apple ? Un prénom qui a immédiatement connu un pic de popularité (tout à fait relatif — une fille pour 50.000 naissances), qui s’estompe depuis quelques années.
Bon anniversaire l’Apple I !
Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.
En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.
Source : Wikipedia
Souvenir – L’éjection de cartouches
Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…
L’Aventure Apple devient Dell’Aventure !
Voilà déjà presque un an que ce blog vous raconte, jour après jour, l’histoire d’Apple. Nous pensions que l’histoire d’Apple était une source permanente d’inspiration. Nous pensions pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Mais nous nous sommes trompés : en fait, en moins d’un an, nous avons fait le tour ! Le moment est venu de passer à l’étape suivante : après Apple, place à Dell ! L’histoire de Dell est une source permanence d’inspiration. Nous pensons pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Tous les articles sur notre nouvelle passion sont à lire sur notre page d’accueil !
[mise à jour le 02 avril] : vous l’aurez compris, ce changement d’identité était notre poisson d’avril. Nous avons encore beaucoup à raconter ! Nous avons bien aimé aussi le poisson du Journal du Lapin : une Pippin Atmark Classic, dans la droite ligne des Super Nintendo Classic ou NES Classic.

Bon anniversaire, Nike+iPod !
Le 13 juillet 2006, Apple commercialisait un petit accessoire en partenariat avec Nike, une forme de co-branding plutôt inhabituelle pour la marque (qui ne se gêne pas, à l’inverse, pour rebadger des produits concurrents sous sa propre bannière). Le traqueur Nike + iPod se présentait sous la forme d’une capsule ovale destinée à prendre place dans une chaussure : certains modèles Nike étaient équipés d’un emplacement dédié ; pour les autres chaussures, il fallait se débrouiller. Équipé d’un petite batterie (non rechargeable et non remplaçable…), il dialoguait avec un récepteur fixé à l’iPod par la prise Dock, ou directement avec certains modèles d’iPods ou d’iPhones pré-équipés du récepteur en interne.
Une fois équipé, le sportif pouvait visualiser ses temps et distances de parcours, le nombre de pas et de calories, dans une application dédiée sur l’iPod, également chargée d’annoncer les étapes de la course, selon les réglages fixés par l’utilisateur. Ce capteur n’étant pas basé sur les signaux GPS mais uniquement sur un signal piézoélectrique, une calibration sur cent mètres était nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats…
Nous avons déjà parlé de la boîte de ce kit, dans un précédent article remarquant son réemploi pour d’autres produits plus récents de la marque.
Libérer un port occupé sur Macintosh
Comment contourner les messages d’alertes dus aux ports indisponibles, que l’on rencontrait jusqu’à MacOS 9 ?
Si vous avez déjà branché un micro sur l’entrée son de votre Mac, ou si votre ordinateur a encore des ports série (disparus avec l’iMac), vous avez peut-être été confronté à des messages annonçant que l’un des ports est occupé ou inaccessible. Le problème est toujours le même : sur un Mac, les ports ne peuvent être utilisés que par un seul pilote à la fois, à moins d’avoir été prévus spécialement pour être partagés (c’est le cas des ports USB, SCSI ou FireWire). Dans le cas des ports série ou de l’entrée son, le système fait respecter une règle impérative : premier arrivé, premier servi. Si une application utilise déjà un port, les autres sont mises à la porte.
Dans le cas de l’entrée son, le problème sera vite réglé : quittez toute les applications qui pourraient l’utiliser puis relancez votre programme, qui ne devrait plus poser de problème. En revanche, l’affaire se complique avec les ports série : après avoir vérifié, là aussi, qu’aucune application n’utilise le port en question (émulateur minitel, fax, accès internet sur le port modem ; driver d’imprimante sur le port du même nom), vérifiez dans le Sélecteur qu’AppleTalk est désactivé. En effet, si celui-ci est activé, il occupe l’un des ports série (sélectionné dans le Tableau de bord AppleTalk). Cela devrait suffire à libérer le port, après un redémarrage !
Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.
Un clavier pour Apple I sur eBay
Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.
Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.
Un prototype d’iPad sur eBay
On trouve actuellement sur eBay, et pour encore deux jours, ce qui est présenté comme un prototype d’iPad. L’interface utilisateur est réduite à sa plus simple expression, avec quelques modules de test, dont le vendeur précise que plusieurs ne sont même pas vraiment opérationnels.

On trouve par exemple cette première version du bouton « Glissez pour déverrouiller » :

Méfiance tout de même. On trouve sur eBay de nombreux « prototypes d’iPhone » qui ne sont que des versions originales du téléphone, équipées d’un système de développement interne, qui s’est retrouvé dans la nature…

Quant au dos vierge de toute inscription, il peut aussi s’agir d’une pièce détachée de remplacement comme on en trouve facilement. Libre à vous de vous faire un avis !
Changer l’interface du lecteur audio AppleCD
Allez, voici un vieux souvenir. Un bricolage que nous avions fait paraître dans la revue A Vos Mac en 2000, et qui rappellera des souvenirs aux amateurs de ResEdit, ce couteau suisse de la bidouille avant Mac OS X. Il s’agissait de transformer l’interface du lecteur audio AppleCD pour lui donner un air plus moderne.

Lancez ResEdit et ouvrez une copie du lecteur audio AppleCD. Repérez la ressource ” CLRS ” et ouvrez-la. Deux lignes apparaissent. La première contient les couleurs de la fenêtre du lecteur, tandis que la deuxième contient les couleurs d’affichage. Quand vous ouvrez chacune de ces deux ressources, vous obtenez une fenêtre de 6 colonnes. Seules les 4 colonnes centrales nous intéressent. Elles contiennent 6 ou 7 groupes de 12 signes. Ces groupes correspondent à autant de couleurs : une couleur est codée par 3 fois 4 signes.
ResEdit code les couleurs en donnant une valeur à chaque composantes Rouge, Vert et Bleu de la couleur. En effet, l’affichage en couleurs sur un écran est obtenu par le mélange de 3 points de couleurs sur chaque pixel. Un rouge (premier groupe de 4 signes), un vert (deuxième groupe) et un bleu (troisième groupe). Pour donner une valeur à chaque point, on lui fait correspondre un nombre, entre 0000 et FFFF. C’est ce que l’on appelle de l’hexadécimal : 10 chiffres plus 6 lettres font 16 possibilités. Chaque point peut donc posséder 65536 valeurs (de ” éteint ” à ” allumé complètement “). Ainsi, on obtient la couleur bleu en allumant uniquement le spot bleu : 0000 0000 FFFF. Pour le rouge et le vert, on procède de la même façon : FFFF 0000 0000 et 0000 FFFF 0000. Puis on peut mélanger ou atténuer : le bleu clair est obtenu en rajoutant du vert et du rouge : 5555 5555 FFFF. Le bleu foncé est créé en atténuant la force du spot bleu : 0000 0000 8888. Le blanc est obtenu en allumant tous les spots (FFFF FFFF FFFF) et le noir en les éteignant tous (0000 0000 0000). C’est ce qui s’appelle, en physique, la synthèse additive des couleurs.
Nous allons avoir besoin ici d’un fond de couleur gris clair, faute de pouvoir afficher le gris ” ondulé ” de MacOS X. Modifiez les 3 premiers groupes de caractère ainsi : DDDD DDDD DDDD. Pour la couleur des affichages, ouvrez la deuxième ligne de la ressource CLRS et modifiez les 3 premier groupes ainsi : EEEE EEEE EEEE.
Pour faire correspondre les menus à ces nouvelles couleurs, ouvrez la ressource MENU et double-cliquez sur les menus 133 et 134. Puis renommez la première couleur« de chaque menu ” Gris MacOS X “. Pour faire correspondre les petites icones présentes dans les menus, ouvrez la ressource ” cicn ” et double-cliquez sur l’icône 450 (elle correspond à la première couleur de fenêtre) et sur l’icône 460 (première couleur d’indicateur). Changez alors leurs couleurs avec les outils de dessin.
Passons maintenant à la suite : il va s’agir de modifier l’interface de chaque élément de l’application. Commençons par le plus important : la fenêtre elle-même. Celle-ci n’est vraiment pas très belle… Nous allons donc la transformer, en ouvrant la ressource WIND et en double-cliquant sur la seule ligne disponible (ID=128). Vous remarquez en haut de cette fenêtre plusieurs icones représentant des aperçus de fenêtres. Choisissez la septième, celle qui a une barre de titre noire. Elle ne correspondpas tout à fait à l’interface de MacOS X mais elle est arrondie comme les fenêtres du nouveau système. De plus, elle évite l’apparition d’une bordure pas très agréable. Cliquez ensuite sur le bouton ” Color : Custom ” afin de personnaliser les couleurs. Vous pouvez alors modifier les couleurs de la barre de titre, de la case de fermeture…
Après la fenêtre, voyons maintenant les icones. Il va falloir modifier les boutons de l’interface qui sont contenus dans la ressource cicn. Les icones de 500 à 506 correspondent aux boutons affichés normalement, tandis que les icones de 600 à 606 représentent les boutons appuyés. Remarquez que les boutons sont mémorisés sans leur fonction (avance, éjection…) ce qui va nous faciliter le travail ! Modifiez chaque icône en respectant sa taille. Si votre icône n’occupe pas toute la surface (coins arrondis…), n’oubliez de glisser l’aperçu de votre icone en couleur sur le masque (mask en anglais), afin que les pixels blancs ne soient pas affichés.
Procédez ainsi pour tous les boutons, puis les autres éléments d’interface : 139 et 140 pour les flèches d’apparition de la liste, 198 et 199 pour le curseur de volume, 300 à 303 pour l’indicateur de volume, 128 à 124 pour les icones qui se placent sur les boutons (avance, recul, éjection…), 192 et 193 pour la case de l’ascenseur de la liste, 194 à 197 pour ce même ascenseur, 1999 à 2003 pour l’icône de la fenêtre d’informations. Si vous avez du courage, vous pouvez vous attaquer aux icones 1000 à 1214 qui correspondent aux chiffres et aux symboles utilisés dans l’affichage. Ensuite, attaquez vous à l’icône de l’application (ressources ICN#) directement dans ResEdit ou en utilisant un logiciel comme le très réussi Iconographer (www.mscape.com). Ensuite, il vous reste à signer votre œuvre dans la ressource TEXT (ID 128) et dans la ressource vers (qui correspond au contenu de la fenêtre d’informations dans le Finder). Enregistrez votre travail et quittez ResEdit. Lancez votre nouveau Lecteur Audio AppleCD, choisissez en couleur de fenêtre et d’affichage le gris MacOS X, et admirez le travail ! Vous remarquerez qu’il n’est pas possible de changer la couleur des textes (titres du CD et des chansons). Il faut donc utiliser une couleur de fond assez sombre, ou alors ne pas avoir besoin de lire les titres !
Souvenir : Apple Expo (votez !)
Et vous, avez-vous connu l’époque où Septembre rimait avec Apple Expo ? Un billet de train (ou de métro) pour la Porte de Versailles, un sac à dos pour les Goodies, ou un carnet de chèque pour le dernier Performa… C’était le rendez-vous incontournable des amateurs, à une époque où Internet n’était pas encore là pour découvrir les nouveautés et faire ses emplettes.
Des micro-noyaux sur Mac avant Mac OS X
On le sait, l’un des principaux points faibles du Mac avant l’apparition de Mac OS X était l’héritage de son développement initial, qu’il traînait comme un boulet et qui le privait d’un vrai fonctionnement multitâche et d’une saine gestion de la mémoire vive. Pourtant, à deux reprises, Apple avait fait de gros progrès sur cette question, malheureusement passés assez inaperçus auprès du grand public.
Ainsi, en avril 1994, lors de la présentation des premiers Power Mac basés sur la puce PowerPC, Apple avait intégré dans les puces de mémoire morte (ROM) un micro-noyau minimaliste, appelé nanokernel, qui s’intégrait entre le matériel et le système d’exploitation, et, pour la première fois, ajoutait une couche d’abstraction qui confinait tous les logiciels, y compris le système d’exploitation lui-même, dans un espace aux privilèges limités.
Ce micronoyau, développé par René Antonio Vega, était notamment en charge du démarrage de l’ordinateur et de l’émulateur 68LC040 indispensable au fonctionnement des logiciels non-optimisés pour le PowerPC, à commencer par le système lui-même. À l’époque, Apple espérait faire évoluer ce nano-noyau pour lui donner un jour le rôle de micro-noyau capable de gérer avec Mac OS le multitâche et la mémoire vive de manière moderne.

Quelques années plus tard, le 10 mai 1999 pour être précis, c’est Mac OS 8.6 qui était arrivé avec les promesses de son nouveau micro-noyau. Ce nanokernel promettait de mieux répartir la charge de travail entre les différentes puces des Mac multiprocesseurs. Signe des temps, ce micro-noyau visait également à anticiper la coexistence de la version « Classic » de Mac OS avec le futur Mac OS X, et à mieux gérer la dépense d’énergie des portables PowerBook en régulant les accès au processeur. Un logiciel, PowerMacInfo, permettait de visualiser les tâches exécutées par ce micronoyau.

Souvenir : les bulles d’aide
Et vous, avez-vous connu les bulles d’aide ? Inaugurées avec le Système 7, elles ont accompagné les utilisateurs du Macintosh jusqu’à Mac OS 9. On les activait à tout moment depuis le menu d’aide de la barre des menus, et elles apparaissaient au passage de la souris sous forme de phylactères, ces bulles de texte utilisées dans les bandes dessinées. Elles expliquaient le rôle de chaque élément d’interface : icônes, menus, boutons…
Les bulles expliquaient chaque élément de l’interface, jusqu’au moindre détail comme cette bulle précisant l’utilisation de la mémoire vive par le système (rappelons qu’à l’époque, cette gestion calamiteuse occupait une bonne partie du temps des utilisateurs).
Le système fut conservé à l’identique jusqu’aux dernières versions de Mac OS 9. Mac OS X, en revanche, ne proposera jamais ce type de fonction.

Souvenir – Les raccourcis du menu Pomme
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait ajouter aisément des éléments dans le menu Pomme ? Entre le système 7 et Mac OS 9, le dossier Système contenait un dossier intitulé « Menu Pomme » ou, en version originale, « Apple Menu Items ». Il était possible d’y créer un dossier contenant tous les alias souhaités (applications, documents, disques…), éventuellement répartis dans des sous-dossiers. Tous ces raccourcis apparaissaient ensuite sous forme de menu dans le Menu Pomme. Comme toujours avec les présentations par liste alphabétique, il suffisait de mettre un espace avant son nom, pour le faire apparaître au début de la liste.
Publicité : Le Workgroup Server 95
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.
Souvenir : le chargeur iPod FireWire (votez !)
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple fournissait des chargeurs FireWire pour son iPod ? En effet, les premières générations d’iPods n’étaient pas compatibles avec le format USB, pourtant largement répandu à l’époque. Apple lui préférait sa solution maison, plus rapide et fournissant plus de courant : le FireWire ou IEEE 1394. C’est donc tout naturellement que le chargeur fourni avec ces iPods était doté d’une prise FireWire, comme ce modèle de 2001 photographié avec son cousin de 2012.
Si on résume, Apple a utilisé le FireWire uniquement, jusqu’à l’apparition de l’iPod de troisième génération (2003) qui fera cohabiter les deux technologies (sans autoriser la charge par USB). En 2005, l’iPod Nano et l’iPod de cinquième génération continueront de pouvoir charger en FireWire, mais sans pouvoir transférer les données. Toute utilisation du FireWire disparaîtra en 2008 avec l’iPod Touch de deuxième génération et l’iPod Nano de quatrième génération. Si vous voulez vérifier la compatibilité USB et FireWire d’un modèle en particulier, demandez au site EveryMac !
Du carton recyclé pour l’iMac Pro
Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…
OpenDoc, pas si simple…
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait le penseur. Autant dire qu’en lançant OpenDoc en 1996, Apple n’avait visiblement pas les idées encore très claires sur la meilleure manière d’ouvrir cette technologie révolutionnaire à ses clients. L’idée était plutôt bonne : proposer un format de fichier unique, dans lequel différents types de données sont gérés par autant de modules logiciels, coordonnés par l’architecture OpenDoc. Ainsi, un même document pouvait contenir du texte, un tableau de données, une vidéo, un extrait de site web… Ce fichier pouvait ensuite être partagé entre différents ordinateurs, sous différents systèmes, à la seule condition que les modules logiciels adaptés y soient installés, quand bien même ils auraient été conçus par un autre développeur.
Résultat : outre le fiasco commercial de cette technologie, qui exigeait une coordination maximale entre des entreprises concurrentes, les rares utilisateurs du module fourni par Apple durent réapprendre les bases même de la manipulation d’un document. Un comble pour l’entreprise qui se vantait d’avoir rendu l’informatique accessible au plus grand nombre ! Jugez-en plutôt sur cet extrait de la brochure “A propos d’OpenDoc” de 1997…
Bon anniversaire le PowerBook 150
En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.
Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.
Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.
L’écran du Macintosh, sur un iMac Retina 5K
Et si l’on devait afficher l’interface du premier Macintosh, en 512 x 342 pixels, au milieu de l’écran Retina de l’iMac 27 pouces, en 5 120 x 2 880 pixels, ça donnerait quoi ? Et bien cela donnerait ceci :
Un minuscule timbre-poste au milieu d’un océan de pixels. C’est bien simple, on pourrait faire tenir 84 écrans du Macintosh sur celui de l’iMac !
Au passage, heureusement qu’il y a GraphicConverter pour ouvrir les copies d’écrans réalisées sur les vieux Macs au format PICT, parce qu’Apple y a renoncé depuis longtemps !
Achat malin : le MacTilt
Aujourd’hui, nous vous présentons un accessoire indispensable pour votre Macintosh : le MacTilt, commercialisé en 1984. Il s’agissait d’une création d’Ergotron, une entreprise créée deux ans plus tôt par Harry Sweere et qui existe toujours. En surélevant l’écran et en permettant de l’orienter du bout du doigt, ce support articulé permettait d’obtenir la meilleure visibilité sur les icônes et de réduire les reflets, pour seulement 99,95 dollars.
Le Macintosh Antique de Retour vers le Futur
Celui-là, tous les fans d’Apple et de Michael J. Fox le connaissent. Dans le deuxième opus de la trilogie, quand Marty arrive dans le Hill Valley de 2015 (le 21 octobre à 16H29 précisément), il s’attarde un instant devant la vitrine d’un brocanteur. Il y trouvera évidemment l’almanach des sports qui jouera un rôle central dans la suite du film, mais remarquera à peine cet « ordinateur antique – environ 1984 » qui est un Macintosh de la plus belle espèce. Bien que le film soit sorti en 1989, son action principale se situe en 1985, rendant ce clin d’œil encore plus savoureux.
Parmi les autres antiquités, on remarque notamment un caméscope Super VHS de JVC de 1988, un fer à repasser Black & Decker (qui marche à l’ancienne, en chauffant les vêtements), des vidéos de Jaws (Les Dents de la Mer), et « de l’eau originale encore en bouteille » de Perrier, 1982.
Publicité : Masters of Media
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1997 présentant le programme « Masters of Media » qui correspondait à la vision d’Apple du multimédia, un terme à la mode à l’époque : valoriser votre marque grâce aux supports numériques, évoluer vers la création multimédia (CD-Rom, borne interactive, site web…) et maîtriser la chaîne graphique couleur (grâce à sa technologie ColorSync).
Pour en savoir plus, il était possible de se connecter au site web d’Apple à son adresse de l’époque : www.france.euro.apple.com ; ou sur son serveur minitel au 3615 code Apple !
Stephen Greene, directeur artistique, qui a travaillé sur le site web d’Apple dédié à cette campagne, en a gardé une copie d’écran sur son site. Il raconte qu’il s’agissait de l’un des premiers projets conçu au format Flash pour intégrer des animations au sein des pages web.
Bon anniversaire l’iPhone 3GS !
Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.
L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.
Un kit de transfert sur t-shirt pour Macintosh
Vous cherchez une solution simple et élégante pour transférer les plus belles images de votre Macintosh vers un T-Shirt ? Alors cette annonce publiée sur eBay est faite pour vous ! Vous y trouverez un kit commercialisé en 1984 par la marque Diversions : l’Underware Ribbon. Une solution très ingénieuse, puisqu’elle ne nécessitait pas de papier spécial. C’est le ruban encreur de l’imprimante ImageWriter qui était remplacé par un modèle spécial, qui déposait sur du papier standard une encre pouvant ensuite être transférée sur du tissu.
Ensuite, il ne restait plus qu’à appliquer un bon coup de fer à repasser sur la feuille de papier positionnée sur le vêtement, pour y transférer ce que vous y aviez imprimé. Le fabricant recommandait d’utiliser des tissus 50% coton et 50 polyester : tout en coton, le tissu absorbait mal le transfert ; tout en polyester, il fondait sous la chaleur du fer à repasser…

À part son packaging, ce kit n’avait rien d’exclusif au Macintosh, puisque la marque proposait également le même kit de transfert pour différentes imprimantes de l’époque : IBM, Epson, Okidata, Nec ou encore Star Gemini. Évidemment, seules les imprimantes matricielle étaient concernées, et non les modèles laser et jet d’encre. Et puis il fallait disposer d’un logiciel capable d’afficher ou d’imprimer « en miroir » l’image à transférer.
Pour égayer un peu le t-shirt, il était possible d’acquérir un kit avec des Underware ColorPens qui ajoutaient (à la main) un peu de couleur. Plus tard, à l’arrivée des imprimantes matricielles en couleurs, la marque avait même proposé des Underware Ribbons en couleurs.
Test Drive a Macintosh, Mac vs PC avant l’heure
En 1984, Apple veut booster les ventes de son Macintosh, et propose aux Américains d’emprunter un Mac pour une soirée, afin de faire connaissance avec cette nouvelle machine, sa souris et son interface graphique. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh ». Plusieurs spots TV accompagnaient cette campagne publicitaire : ils vantaient la soudaine simplicité du Macintosh, face aux PC de l’époque et à leurs commandes complexes.
On trouve dans ces spots des petits airs d’une vidéo quatorze ans plus jeune : iMac Simplicity Shootout, un petit film mettant en scène Johan, 7 ans, installant un iMac tout juste déballé du carton en quelques minutes, tandis que Adam, 26 ans, galère une demie-heure pour installer un PC sous Windows 95. Mais Johan triche un peu : son chien Brodie l’aide !
https://www.youtube.com/watch?v=hIrs_AGBIww
Le site 9to5mac raconte quelques anecdotes au sujet de ce petit film produit en interne par Apple. À l’époque, Adam jouait son propre rôle d’étudiant en MBA à la demande d’une de ses connaissances impliquée dans le tournage, tandis que Johan avait été recruté par casting. Tous deux avaient découvert en avant-première le nouvel iMac le jour du tournage. L’équipe de production avait réellement filmé les deux utilisateurs découvrant et installant leur nouvelle machine, avec très peu de mise en scène, et les temps d’installation avaient réellement été relevés, sans triche ni exagération !
Quand Internet Explorer enregistrait le web
Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.
Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.
Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.
Il y a 36 ans, la première LaserWriter
Si l’on en croit les fiches techniques d’Apple, cela fait très exactement trente-six ans aujourd’hui que la première imprimante LaserWriter a été lancée.

Elle représentait une véritable révolution dans le domaine de l’impression, offrant pour la première fois la qualité de l’imprimerie professionnelle aux particuliers. Apple l’avait d’ailleurs lancée avec l’objectif de révolutionner le monde de la publication, en lien avec la gestion des polices vectorielles et l’impression laser mise au point par Canon pour ses photocopieurs. Le principal point fort d’Apple, c’était la qualité d’impression, qui dépassait tout ce que l’on pouvait trouver dans le (tout) petit monde de l’impression laser alors toute balbutiante.
Pour y parvenir, Apple n’avait pas lésiné sur les moyens, à tel point que le magazine InfoWorld décrivait la LaserWriter comme un croisement entre un Macintosh et un photocopieur : un monstre doté d’un processeur Motorola 68000 à 12 Mhz, plus puissant que celui équipant le Macintosh, et 1,5 Mo de mémoire vive, quand le Mac n’en intégrait encore que 128 ou 512 Ko ! Toute cette puissance était nécessaire pour décoder les pages décrites au format vectoriel PostScript (mis au point par Adobe). Si bien qu’une page A4 en 300 dpi, soit environ 8 millions de pixels, n’occupait que 4 à 8 ko de mémoire, avant un intense calcul nécessaire au rendu de la page. Le prix était à la hauteur des spécifications : 7000 dollars, soit autant que trois Macintosh 128 !
Le rapport de bug chez Apple en 1979
La semaine dernière, nous vous avons présenté le formulaire qui permettait d’enregistrer son achat auprès d’Apple en 1979. Aujourd’hui, en voici un autre de la même époque : un formulaire servant à rapporter un bug ou proposer une amélioration au sujet de l’Apple II ou de l’Apple II+.
Avant d’expliquer ses difficultés, l’utilisateur devait décrire sa machine, préciser les cartes installées sur chaque emplacement, la quantité de mémoire vive (par défaut, 16, 32 ou 48 Ko)…
Même les logiciels devaient être décrits précisément, avec leurs numéros de version. Enfin, l’utilisateur était invité à décrire son problème et les solutions qu’il avait trouvées !
Aujourd’hui, c’est en ligne que ça se passe. En cas de plantage d’application, un rapport de bug peut être automatiquement généré et envoyé à Apple. Et pour les cas particuliers, un formulaire accessible sur le site web d’Apple permet de proposer des rapports de bugs, des suggestions et des améliorations à Apple.
Deux souris toutes propres
À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, le mois dernier, nous avons sorti de leurs cartons deux souris Apple toutes neuves et jamais utilisées : un modèle Platinum dédié au Macintosh Plus, et un modèle ADB inauguré en septembre 1986. Quand on connaît l’état habituel de ces petits périphériques, c’est un vrai plaisir d’en retrouver des modèles immaculés !
Souvenir – La galère TCP-IP
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’accès à Internet sur Mac nécessitait de trouver un fournisseur d’accès compatible, puis de développer des trésors d’ingéniosité, de jongler entre extensions et tableaux de bord, de manier Open Transport, Mac PPP, Config PPP, TCP/IP, Remote Access, et tutti quanti ?
Même avec un mode d’emploi comme celui de Basecomac, pas sûr qu’on serait encore capable aujourd’hui de connecter un Macintosh sous Système 7.5 à Internet, en imaginant que des fournisseurs d’accès soient encore compatibles avec les modems 56k… Non, décidément, c’était pas mieux avant…
Steve Jobs et Bill Atkinson
Vous l’avez compris, sur l’Aventure Apple, on a un petit faible pour Bill Atkinson, le génial créateur des routines graphiques du Macintosh, connues sous le nom de QuickDraw, mais aussi de MacPaint, le logiciel de dessin, et d’HyperCard, cet environnement de développement révolutionnaire.
Lors d’une conférence donnée en 2012 et disponible sur YouTube, que l’on a déjà citée précédemment, Bill Atkinson s’est un peu livré au sujet de sa relation à Steve Jobs. Revenant sur le début de leur relation chez Apple, où il était entré dès 1978, Bill Atkinson confie que c’est la confiance que lui accordait Steve Jobs qui lui a permis de s’épanouir. Ils étaient particulièrement amis, « passant plus de soirées ensemble que séparés » ! Quelque part, Steve Jobs appréciait les idées un peu folles qu’était capable de suggérer son ami.

Cette photo des deux compères est devenue célèbre dans le milieu. Elle a été prise en décembre 1983 dans la fameuse maison sans meubles de Steve Jobs, à Woodside en Californie (maison qui a finalement été détruite en 2012, suivant la volonté de Steve Jobs qui la trouvait abominable). Commentant ce cliché, Bill Atkinson se remémore tout d’abord qu’il avait beaucoup de cheveux, avant de reconnaître dans le regard de Steve Jobs cette attitude valorisante qui l’a poussé à avancer.
Source : Conférence 2012 de Fora.tv sur YouTube ; MacGénération
Le Macintosh III et le multitâche
Voilà bien la première fois que nous entendons parler d’un Macintosh III. Après tout, ce n’est pas si bête, il y a bien eu un Apple III après l’Apple II. Nous sommes donc en août 1987, et le magazine InfoWorld consacre un encadré au nouveau logiciel MultiFinder tout juste présenté par Apple.
Cet encadré explique tout d’abord l’intérêt du vrai multitâche : permettre à plusieurs applications d’accéder en parallèle aux ressources du processeur et à la mémoire, sans les monopoliser. Il devient ainsi possible d’exécuter des programmes en tâche de fond (outils de communication, d’émulation, de messagerie électronique, de gestion d’imprimante…) et de faire communiquer les applications les unes avec les autres.

Mais en 1987, Apple n’en est pas là : à cause des limitations inhérentes au processeur 68000 et au système développé par Apple pour le Macintosh, le MultiFinder se contente de s’insérer dans le fonctionnement du logiciel au premier plan, pour l’interrompre quand des tâches d’arrière-plan l’exigent. Pour atteindre le vrai multitâche, l’auteur de l’article comptait sur le Macintosh II (et donc, ses successeurs les Macs III, etc.), leur processeur 32 bits 68020 et leur support de la mémoire virtuelle. Avec beaucoup de sens de l’anticipation, Don Crabb comprenait déjà que le passage au vrai multitâche se ferait au prix d’une perte de compatibilité avec les applications conçues pour les premiers Macs. Ce qu’il ne pouvait pas deviner, c’est qu’Apple allait rester engluée dans cette architecture système jusqu’à la sortie de Mac OS X en 2001. MultiFinder sera tout d’abord proposé comme une option pour les systèmes 5 et 6, puis intégré au Système 7 et ses successeurs numérotés 8 et 9. Jusqu’en 2001 donc, Mac OS traînera derrière lui ce boulet du multitâche coopératif, dans lequel n’importe quelle application pouvait bloquer le système.
La liberté d’association selon HyperCard
Vous vous souvenez de cet article sur les badges d’HyperCard, au sujet de la « liberté d’associer » (Freedom to Associate) ? Ces badges associaient deux visuels, comme HyperCard permettait d’associer des informations, des images, des textes, au moyen de liens hypertexte, bien avant l’invention du web. Un lecteur sympa nous a envoyé cette photo d’une version française du badge. Pour l’occasion, Apple France avait traduit l’expression par « La liberté d’association », tout simplement !
Brochure : Apple 32 SuperMicros
C’est une brochure exceptionnelle que nous vous présentons aujourd’hui. Pas pour sa rareté, car on la trouve assez facilement, mais par le morceau d’histoire qu’elle raconte. En effet, John Sculley, arrivé en 1983 à la tête d’Apple, venait d’accepter de nommer Steve Jobs à la tête d’une division regroupant les équipes Lisa et Macintosh. Ces deux machines avaient bien quelques points communs : leur souris, leur lecteur de disquettes 3 pouces 1/2, et le processeur 68000 de Motorola, premier processeur 32 bits utilisé par Apple. Mais pour le reste, ils étaient parfaitement incompatibles. Pourtant, la brochure entretient savamment l’idée que les deux ordinateurs seraient « basés sur la Technologie Lisa » et utiliseraient « les logiciels Macintosh ». En réalité, Apple ne proposait qu’un émulateur Mac pour le Lisa, MacWorks, qui n’offrait qu’un support limité, avec notamment une image déformée par les pixels rectangulaires du Lisa.
On le sait aussi : Steve Jobs, qui avait été évincé très tôt du projet Lisa, favorisera ensuite le Macintosh, cherchant rapidement à faire disparaître son aîné. Comme le rappelle Owen W. Linzmayer dans Apple Confidential 2.0, l’équipe Apple 32 SuperMicros s’arrangera pour « oublier » de commander les pièces nécessaires à l’assemblage des Lisa. Leur lignée s’éteindra dès janvier 1986, avec la sortie du Macintosh Plus, capable de rivaliser avec le Lisa 2 grâce à son mégaoctet de mémoire vive. Le Lisa 2 avait entre-temps été renommé « Macintosh XL » et doté d’une nouvelle carte graphique le faisant bénéficier d’une résolution étendue à 640 x 480 pixels.

La brochure anglaise de QuickTime
Alors que l’on a fêté il y a quelques jours les trente ans de QuickTime sur MacGénération, c’est l’occasion de sortir de la naphtaline la brochure diffusée en 1992 par la filiale anglaise d’Apple. Un très beau document, qui affirmait que QuickTime était un logiciel puissant basé sur l’idée simple que les actions parlent plus fort que les mots (en anglais, « actions speak louder than words » est une expression qui n’a pas d’équivalent chez nous et qui signifie que ce que l’on fait, nos gestes, nos actions, en disent plus long à notre sujet que nos paroles).
La première page intérieure indiquait qu’avec le Macintosh et QuickTime, il n’avait jamais été aussi simple de passer des pensées aux actions – là encore, avec un jeu de mot sur action, à la fois l’action au sens de ce que l’on fait, et l’action au sens de ce qui est animé.
En dépliant encore la brochure, on arrivait à une longue quadruple-page, qui renseignait le lecteur sur les moyens de faire bouger ses idées (et toujours un jeu de mot, puisque « bouger », to move en anglais, a donné le nom movie, qui désigne les films de cinéma). Commencer avec le CD QuickTime, installer l’extension système, lire les fichiers d’exemple, puis créer ses propres films par exemple en les important avec la carte VideoSpigot de SuperMac Technology (dont le logiciel venait d’être racheté par Adobe pour donner naissance à Premiere). Parce que voilà : si vous saviez copier-coller, alors vous pouviez monter vos propres films ! Souvenir d’une époque qui n’avait pas encore démocratisé le vidéoprojecteur, Apple proposait de projeter les films au moyen d’un bon vieux rétroprojecteur sur lequel pouvait être positionné un écran LCD transparent, le PC Viewer d’InFocus Systems.
Et au moment de refermer cette brochure panoramique, Apple promettait qu’il était facile de faire un départ lancé grâce au Starter Kit contenant l’extension, le logiciel MoviePlayer, Picture Compressor pour réduire la taille des fichiers PICT, mais aussi Movie Converter, Movie Recorder et bien sûr QuickClips avec toute une sélection de vidéos.
Bon anniversaire MacOS X !
Le 24 mars 2001, après une période de beta-test public de six mois, Apple commercialisait enfin une version stable de MacOS X, son nouveau système d’exploitation. Enfin, car le successeur de Mac OS était attendu depuis le milieu des années 90 et les premières versions de développement de Copland, puis de Rhapsody.
La version 10.0, dite « Cheetah » ou « Guépard » en français, était privée de quelques fonctions majeures pour un système d’exploitation, comme la lecture de DVD ou la gravure de CD. Autant de limitations qui conduiront Apple à proposer gratuitement la mise à jour vers Mac OS X 10.1, qui sera également la première à être installée d’office sur tous les nouveaux Macs, en janvier 2002.
Depuis, pas moins de quinze versions majeures se sont succédé : neuf portant des noms de félins, et sept des noms de sites naturels remarquables.
La première borne AirPort en France
Et vous, aviez-vous acheté la première borne AirPort d’Apple, commercialisée en 1999 avec le premier iBook ? À l’époque, la norme Wi-Fi IEEE 802.11b était encore confidentielle, et les produits qui l’utilisaient étaient soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulations des Télécommunications (devenue en 2005 l’ARCEP). Cette obligation était rappelée par Apple au moyen d’une étiquette apposée sur le carton.
En pratique, il fallait donc s’adresser à l’ART au moyen d’un formulaire, qui ne valait que pour un lieu précis ! La réponse pouvait être transmise par fax, à l’issue d’un délai de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’ART avait d’ailleurs autorisé tacitement, dès octobre 1999, l’usage malgré une absence de réponse de sa part, dans les villes de plus de 50.000 habitants, et soumettait les autres demandes aux Ministère de la Défense, s’agissant d’une bande de fréquences habituellement utilisée par les militaires.
Cette obligation (peu suivie en pratique) durera finalement peu de temps, puisqu’elle sera levée dès le 12 juillet 2000, sous la pression des professionnels utilisant la norme Bluetooth, qui commençait à pointer son nez sur la même bande de fréquences.
Pour en savoir plus : un article du Monde de 2000 sur la concurrence des réseaux civils et militaires ; un article de ZDNet de 2000 sur la libération de la bande des 2,4 Ghz.
L’anti-reflet, de l’Apple III au Mac Pro 2019
Le nouveau Mac Pro 2019, dont nous avons déjà comparé le design à celui d’une râpe à fromage, est accompagné d’un écran Pro Display XDR un peu cher, qui dispose d’une finition mate présentée comme révolutionnaire par Apple : un traitement de surface consistant en une gravure nanoscopique chargée de dévier les reflets de la lumière ambiante pour les rendre moins visibles.
Cette idée n’est pas nouvelle chez Apple. Ce qui a évolué, c’est l’échelle à laquelle elle est appliquée. Déjà en 1980, quand elle présente son Apple ///, la marque conçoit pour lui un nouvel écran, le Monitor /// — en fait, c’était même le premier écran conçu par Apple. Mais la principale particularité du Monitor ///, c’était ce traitement de surface, à base de fils de nylon. On ne parlait pas encore de nano, mais déjà de micro : remarquez à quel point la trame de ce filtre était fine, comparée aux caractères affichés sur l’autre côté du verre. Fine, mais loin d’être imperceptible : ce traitement donnait l’impression que l’écran était recouvert par une fine couche de tissu, comme un collant en nylon, justement.
Une couche anti-reflets qui imposait aussi des précautions toutes particulières lors du nettoyage de l’écran, comme l’indiquait le manuel utilisateur de ce Monitor ///. En cas de saleté trop incrustée, il fallait faire décaper l’écran par un technicien, puis poser un filtre neuf !
Pour le reste, le Monitor /// était un écran monochrome (caractères verts sur fond noir) de 12 pouce de diagonales, particulièrement adapté à l’affichage de texte fixe en raison de son taux de rafraichissement anémique. Sa version de base atteignait une luminosité de 20 foot-lambert, soit environ 70 nits, comparés aux 1000 à 1600 nits du nouvel écran d’Apple.
Nous avons par ailleurs retrouvé un article de Computer World de mai 1982 annonçant une réduction de 22% du tarif de cet écran, qui passait de 320 à 249 dollars. Le prix de son pied (qui permettait de le poser au-dessus d’un Apple II plus étroit), lui restait inchangé à 29,95 dollars. Patience, donc. Le prix du Pro Display XDR finira bien par baisser à son tour !
Souvenir : le format PDD
Hier, quand nous vous avons présenté cet article d’Apple News consacré au Système 7.5, nous n’avons pas insisté sur l’une des fonctions les plus innovantes de ce système, passée cependant presque inaperçue. Le format de fichier PDD (Portable Digital Document) promettait ce qu’offre aujourd’hui le PDF : un format de fichier portable, indépendant des applications et des polices installées sur l’ordinateur. Tout Mac disposant de QuickDraw GX pouvait créer, afficher et imprimer ces fichiers. En effet, ces fichiers étaient la transcription des données du fichier d’origine (tableur, traitement de texte, logiciel de dessin…) dans le format PostScript d’Adobe destiné à l’imprimante LaserWriter. Apple avait obtenu une licence de ce langage dès 1983, et y avait ajouté sa propre technologie de polices de caractères, le format vectoriel TrueType (toujours en vigueur de nos jours), destiné à remplacer les anciennes polices « bitmap ».
Pour créer un PDD, il suffisait de choisir au moment de l’impression la destination « PDD Maker GX ». On pouvait même ajouter une icône d’imprimante PDD sur le Bureau, et transformer n’importe quel document en PDD simplement en le glissant sur cette icône. Petite particularité : en raison de l’embonpoint de ces fichiers embarquant leurs propres polices, il était possible de désactiver certaines d’entre-elles, notamment quand on était sûr que l’ordinateur du destinataire disposait des polices nécessaires à l’affichage. Pour lire ce fichier, le plus simple était d’utiliser SimpleText, qui était le TextEdit de l’époque… Et pour l’imprimer, il suffisait de le glisser sur l’icône d’une véritable imprimante !

Le PDD ne connaîtra pas la postérité. Il faut dire qu’il disposait d’un concurrent sérieux, le PDF d’Adobe (Portable Document Format) qui avait été présenté en 1993. Très proche sur le principe, mais s’appuyant sur les polices PostScript Type 1 plutôt que sur les polices TrueType chères à Apple, le PDF s’imposera tout d’abord dans le domaine de la publication assistée par ordinateur, avant de s’imposer comme le format idéal pour les transferts de fichiers par Internet, au point de devenir un véritable standard ouvert en 2008 sous le nom de ISO 32000-1.
Publicité : The Mac OS Report (2)
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la suite de la publication de la semaine dernière : le second numéro du *Bulletin de Mac OS*, publié en 1997. Alors qu’Apple travaillait dur pour marier ses technologies et celles acquises avec le rachat de NeXT, ce deuxième (et dernier bulletin) présentait les nouveautés de Mac OS 8 : nouvelle interface, Finder multitâche, menus contextuels, accès simplifié à Internet grâce aux tableaux de bord TCP/IP et PPP… Et en attendant le futur Rhapsody, Mac OS 8 était fourni avec Netscape Navigator, Internet Explorer, ainsi qu’un support natif de Java (une intégration dont Windows 95 était bien incapable, comme le rappelle Apple). Et le mieux, c’est que si vous tapez http://www.macos.apple.com dans votre navigateur, vous arrivez toujours sur la page dédiée au système d’Apple !
Souvenir – La mémoire souhaitée
Vous souvenez-vous qu’avant MacOS X, l’utilisateur était libre d’allouer à chaque application la quantité de mémoire vive qu’il souhaitait ? C’était le genre de liberté dont on aurait bien aimé se passer, et qui était héritée directement du premier Macintosh. L’éditeur du logiciel indiquait un niveau de mémoire vive conseillé, et on réglait soi-même le niveau minimum de mémoire vive disponible en-dessous duquel l’application refusait de se lancer, et le niveau de mémoire que l’on souhaitait allouer au logiciel.
Et là, les plus jeunes lecteurs se demandent : « Mais pourquoi ? ». Et en effet, il paraît aujourd’hui logique que chaque logiciel se débrouille avec le système en fonction de ses besoins à un instant T. Mais à l’époque (jusqu’au remplacement de Mac OS 9 par MacOS X, en 2001), le Système ne s’occupait pas de ça. Chaque logiciel encombrait une quantité donnée de mémoire vive, même s’il n’en avait pas besoin. Et si l’utilisation du logiciel nécessitait plus de mémoire, le logiciel quittait, dans le meilleur des cas après un avertissement préalable ; dans le pire des cas, sans rien dire, et avec un plantage généralisé !
Network Server, le serveur Apple qu’on peut oublier
Nous poursuivons notre série de brochures publiées par Apple France. Aujourd’hui, voici un beau dépliant qui vous apprend que, grâce au Network Server d’Apple, « vous pouvez enfin faire ce que vous avez toujours voulu faire avec un serveur… l’oublier ! ». Et il faut dire que cette gamme tournant sous AIX, l’Unix d’IBM, avait tout ce qu’il fallait pour simplifier la vie des administrateurs réseau : des baies remplaçables à chaud (tout comme les ventilateurs et les alimentations redondantes), un accès aisé à la carte-mère, et un astucieux système de porte qui pouvait laisser l’accès aux lecteurs amovibles tout en interdisant le retrait des périphériques internes.
Une application de Bill Atkinson sur iPad
Depuis qu’il a quitté Apple après avoir créé QuickDraw, MacPaint et HyperCard, Bill Atkinson n’est pas resté inactif. Se consacrant à son autre passion, la photographie, il a pris son temps pour sillonner le monde et poser son trépied de-ci, de-là. Vous pouvez retrouver toutes ses photos sur son site.
Puis il s’est souvenu qu’il n’était pas mauvais en programmation, et il a décidé de marier ses deux passions, avec l’aide de sa compagne de toujours, Sioux. Ainsi est né PhotoCard, un logiciel disponible sur l’App Store pour iOS, dédié à la conception de cartes postales qui peuvent ensuite être envoyées par mail, ou imprimées et postées pour vous (comptez environ deux euros par envoi).
Sans vouloir être mauvaise langue, on se dit quand-même en voyant l’interface bariolée de PhotoCard, qu’HyperCard a peut-être eu de la chance d’être limité au noir et blanc…
Bon anniversaire les dernières StyleWriter !
Il y a des anniversaires qu’on ne pense jamais à souhaiter, trop accaparés que nous sommes à nous souvenir des modèles emblématiques et médiatiques. Alors pour une fois, nous allons mettre à l’honneur trois imprimantes habituellement dans l’ombre : les Color StyleWriter 4100, 4500 et 6500. Présentées le 16 juin 1997, elles seront les dernières représentantes de la gamme d’imprimantes à jet d’encre chez Apple. Quelques mois plus tard, ces modèles passeront à la trappe avec la plupart des autres accessoires, permettant à Apple de se concentrer sur une petite poignée de produits (parmi lesquels une imprimante laser).
Le petit modèle permettait d’imprimer 4 pages par minute en noir ou 1,5 pages par minute en couleurs en 600 points par pouces ; le modèle intermédiaire montait à 5/1,7 ; et le haut-de-gamme à 8/4. Pour tout savoir à leur sujet, vous pouvez vous référer aux fiches techniques, qui sont toujours disponibles sur le site d’Apple, pour les trois modèles 4100, 4500 et 6500.
Grâce au site d’Apple Canada, qui a dû échapper à quelques coups de balais, on peut encore lire le communiqué de presse annonçant la sortie de ces modèles. Comme l’indique le communiqué de presse, ces trois modèles étaient « le fruit d’un récent contrat de licence OEM passé avec Hewlett-Packard (HP), premier constructeur d’imprimantes à jet d’encre de l’industrie », autrement dit, ce n’était rien d’autres que des Deskjet, avec une nouvelle étiquette et un nouveau carton…
HP Deskjet 690C – en vente ici pour 10 £
Bon anniversaire l’iPod Shuffle !
Le 11 janvier 2005, Apple présentait un (tout) petit nouveau dans sa gamme iPod : l’iPod shuffle. « Plus petit qu’un paquet de chewing-gums, mais beaucoup plus sympa », comme le disait la marque !
L’iPod shuffle était le premier baladeur de la marque à abandonner le disque dur, pour adopter le stockage flash de type SSD. C’était encore un pari novateur à l’époque, mais qui finira par s’imposer dans toute l’industrie informatique.
L’autre pari de cet iPod shuffle, c’était que les utilisateurs pourraient apprécier un lecteur musical privé d’écran, et destiné à lire les morceaux au hasard. Cette fonction inspirera quelques années plus tard des graphistes facétieux, imaginant un iPhone shuffle destiné à appeler des contacts au hasard… On en trouve même une version, très travaillée et plutôt rigolote, sur le site Désencyclopédie.
Quel iMac n’est resté que deux mois au catalogue ?
Connaissez-vous un iMac qui ne soit resté que deux mois au catalogue d’Apple ? Nous fêtons aujourd’hui son anniversaire : il s’agit de l’iMac « Mi-2006 », un modèle réservé au marché de l’éducation. Il venait remplacer le dernier eMac encore en vente, et complétait ainsi la gamme des iMacs « Début 2006 » en offrant une machine à prix réduit, mais chichement équipée. Il disparaîtra dès le 6 septembre 2006, à l’occasion de la mise à jour « Fin 2006 » de la gamme, qui intègrera alors un modèle d’entrée de gamme assez proche.
L’iMac « Mi-2006 » embarquait un processeur Core Duo à 1,83 Ghz, 512 Mo de mémoire vive partagée avec la carte graphique Intel GMA 950 (une première sur un Mac), et un disque dur de 80 Go. Le bluetooth n’était pas fourni. Il était vendu 899 dollars (959 euros chez nous), contre 1299 dollars pour l’entrée de gamme de début d’année, et 999 pour son successeur de fin d’année, équipé d’un Core 2 Duo.
68010 et 68060, les absents de la gamme Apple
Quand on regarde la gamme d’Apple, de la sortie du Lisa en 1983 jusqu’à la sortie du PowerMacintosh en 1994, on s’aperçoit qu’Apple a décliné dans ses ordinateurs presque chaque génération de processeurs Motorola.
Evidemment, on connaît bien le 68000, présenté par Motorola en 1979, et qui équipa le Lisa, puis le Macintosh et tous ses descendants jusqu’au Macintosh Classic en 1990.

On connaît moins le 68020, qui ne fut utilisé que pour le Macintosh II en 1987 et le Macintosh LC en 1990. Le 68030, qui en était une version améliorée par une gravure plus fine et une mémoire cache plus importante, fut en revanche un modèle très répandu, présent dans une grande partie de la gamme Macintosh II, puis le SE/30, le Classic II, le LC II et ses successeurs, et la plupart des PowerBooks.

Enfin, le 68040 équipa les modèles haut-de-gamme de la marque : on pense bien sûr aux Quadra (qui lui doivent leur nom, quadra signifiant quatre en latin), mais aussi aux Centris (qui remplaçaient les Macintosh II), ou aux derniers PowerBooks (190 et série 500).

Dans cette longue série, Apple a donc passé son tour pour le 68010, qui était un 68000 amélioré, moins sensible aux erreurs et plus efficace sur les instructions répétitives. Il faut dire qu’au moment de la sortie du Macintosh en 1984, Motorola présentait déjà son nouveau 68020 !
Quant au 68060, présenté en 1995, il arrivait trop tard pour Apple, qui avait entamé son passage au PowerPC et ne pouvait pas se permettre de poursuivre son investissement sur un processeur très différent des précédents. C’était pourtant un processeur moderne, assez proche du Pentium, avec une approche semblable au concept RISC, décomposant les instructions complexes en instructions simples, ajoutant un deuxième pipeline et améliorant sa vitesse de calcul. Il inaugurait également chez Motorola le concept de prédiction de branchement, déjà connu chez les fabricants de serveurs : le processeur tentait de deviner le résultat d’un calcul et enchaînait sur les opérations suivantes. Si le résultat était le bon, il avait gagné du temps. À défaut, il oubliait ses calculs et les reprenait avec le bon résultat. Pour la petite histoire, c’est d’ailleurs cette fonctionnalité de prédiction, généralisée à tous les processeurs, qui a ouvert la porte à la faille Spectre vingt-trois ans plus tard…

« Et le 68050 ? » demande le lecteur attentif… Hé bien le 68050 n’a jamais existé, tout simplement. Il aurait dû être une version améliorée du 68040, visant notamment à corriger quelques bugs. Motorola préféra lui conserver son nom de 68040.
Souvenir : QuickTime Pro, l’option payante !
Et vous, avez-vous connu l’époque de QuickTime Pro ? Il s’agissait d’une option payante, apparue avec la version 3.0 de QuickTime en 1998. Jusqu’alors, QuickTime était fourni gratuitement avec tous les Macs : il était même possible d’aller le copier chez le revendeur du coin, avec une simple disquette vierge, comme nous l’avons vu dans une publicité il y a quelques mois. Mais voilà, en 1998, Apple a besoin d’argent et veut rentabiliser son outil multimédia.

Elle scinde donc les fonctions en deux parties : d’un côté, les fonctions de lecture, qui restent gratuites ; de l’autre, les fonctions d’édition et d’exportation, qui nécessitent dorénavant un code de licence, à obtenir sur Internet. Même le mode plein écran deviendra une option payante durant quelques versions ! Sur MacOS 9, comme sur MacOS X ensuite, tous les menus de la version payante sont grisés à l’écran…
L’arrivée de QuickTime X en 2009 mettra fin à cette version Pro, en supprimant purement et simplement les options de copier-coller dans le logiciel, qui devient un simple lecteur, également capable d’exporter (gratuitement) les vidéos dans plusieurs formats, avec cependant des options moins poussées qu’auparavant.
L’Apple Djinn de la Collection de l’Aventure Apple
L’Apple Djinn, on ne le présente plus. Ce modem était co-produit en 1993 par Apple et France Télécom, le même duo à l’origine du PowerBop. Un beau petit modem, dans un style tout à fait inédit, loin des petites boîtes plates de l’époque.

Pour 3490 Francs HT, soit 4140 F TTC, ce petit boîtier était certes un modem, un minitel en couleur, et un fax, mais aussi un téléphone, capable de composer automatiquement les numéros de vos correspondants enregistrés et de recevoir des appels en votre absence, en s’adaptant à vos interlocuteurs.
Le premier modèle d’Apple Djinn plafonnait à 2.400 bauds : de quoi télécharger 1 Mo en une heure ! Le Djinn proposait en effet de télécharger des logiciels depuis le 36 15 Apple, ou d’échanger des fichiers entre deux Macintosh.
À l’occasion d’une visite sur le Journal du Lapin, vous trouverez l’unique test de cet appareil et de ses logiciels révolutionnaires. Pensez donc : le Djinn proposait, plus de dix ans avant l’iPhone, un répondeur visuel pour naviguer à la souris entre les messages enregistrés !
Son design innovant avait cependant un inconvénient : avec une prise de chaque côté, il fallait à le positionner bien au large sur le bureau, comme le rappelait le manuel utilisateur :
Comme souvent, c’est le magazine Apple News qui en parle le mieux (à ce sujet, le successeur du Djinn, le Djinn Pro, était disponible sur la page des périphériques disponibles pour Noël 1995, sur cet article de notre blog) :
Un prototype d’eMate 300 sur eBay
Voilà un cadeau qui ne sera pas livré pour Noël. Mais pour « seulement » 9999,99 dollars, vous pourrez vous offrir un prototype d’eMate 300, le fameux ordinateur portable dérivé de la plateforme Newton.
D’après le vendeur, qui ne donne pas beaucoup d’informations sur l’origine de cette machine, elle n’est plus en état de fonctionner. On remarque évidemment que le clavier et le stylet sont gris au lieu de vert, et que le capot ne porte que la pomme multicolore, sans le nom du modèle. Au verso, l’étiquette précise bien qu’il s’agit d’un prototype, interdit à la revente (hum hum…).
[mise à jour du 28/12/2018] : l’annonce est de retour sur eBay, à 2500 dollars « seulement » !































































































































































