Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Image : eBay

Le PowerCD de chez Kodak

Nous avons déjà parlé du PowerCD dans nos colonnes : nous vous avons parlé de sa boîte (en néerlandais !), de sa télécommande si particulière, et de sa présentation dans le magazine français Apple News. Nous vous avons même déjà précisé qu’il s’agit d’un lecteur Philips CDF-100 rebadgé par Apple. Mais nous avions oublié de préciser qu’un autre fabricant avait participé à cette aventure : Kodak lui-même, inventeur du format Photo CD utilisé principalement par cette machine (également compatible avec les CD-Rom et les CD Audio).

Image : eBay

Si vous cherchez ce lecteur Kodak PCD 880, on en trouve un actuellement sur eBay, pour la modique somme de 1184 dollars… Ce n’est pas donné, mais vous n’en croiserez pas souvent des comme ça !

Chargeur de piles AA d'Apple

Souvenir : le chargeur de pile Apple

Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple commercialisait un chargeur de batteries AA ? Ce chargeur, modèle A1360, fut inscrit au catalogue de la marque de 2010 à 2016, une période où les claviers, souris et trackpads sans fils de la marque étaient conçus pour être utilisés avec des « piles rechargeables », avant que la marque se convertisse aux batteries inamovibles. Vu de l’extérieur, le chargeur ressemblait fortement aux chargeurs d’iPods de tous poils.

Chargeur de piles AA d'Apple

Chargeur de piles AA d'Apple

Les piles s’avéraient être de simples modèles fabriqués chez Sanyo, les Eneloop HR-3UTG, 1.2V et 1900mAh. Des piles dont Apple disait, je cite : « Contrairement à bien des piles réutilisables, celles-ci ont une extraordinaire durée de vie pouvant atteindre 10 ans. Vous allez enfin pouvoir arrêter d’acheter et de jeter des piles alcalines toxiques à usage unique. Les piles fournies avec le kit Chargeur de piles Apple affichent également un minuscule taux de déperdition d’énergie. Stockées pendant un an au fond d’un tiroir, elles conservent 80 % de leur puissance. Vous ne manquerez donc plus jamais de jus quand vous en aurez besoin ».

Chargeur de piles AA d'Apple
Chargeur iPhone 18W 2019, Chargeur iPod 5W, Chargeur de batteries AA, chargeur d’iPod FireWire

Apple expliquait à qui voulait l’entendre que son chargeur était dix fois plus économe que les modèles concurrents. Là encore, je cite le site : « Lorsque le Chargeur de piles Apple recharge vos piles, il en optimise les performances et la durée de vie tout en conservant de l’énergie. Doté d’un système intelligent de gestion de l’énergie, le Chargeur de piles Apple réduit sa consommation une fois que vos piles sont rechargées. C’est donc une des solutions d’alimentation les plus économes en énergie jamais proposées ».

Chargeur de piles AA d'Apple, le site web

Publicité Apple Performa 5200 : Bienvenue à Wall Street, faites comme chez vous

Publicité : bienvenue à Wall Street

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une troisième réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons déjà diffusé deux : les vestiges d’un temple inca et la baie de Singapour, et nous diffuserons la quatrième dimanche prochain, sur le même thème du village mondial. Nous avons vérifié : pas de trace de Fildane, la compagnie d’assurance de Philippe et Daniel, installée à Nantes.

Publicité Apple Performa 5200 : Bienvenue à Wall Street, faites comme chez vous

Macintosh II max ram : 2 GB !

Un Macintosh II avec 2 Go de RAM ?

Étonnante découverte dans ce livret intitulé « Le Monde des développeurs Apple » publié en septembre 1987 par Apple France. Ce guide présente l’univers d’Apple aux futurs développeurs intéressés par la marque. Au milieu de différents chapitres liés à la technique, au marketing, ou aux interfaces, on y présente la gamme de la marque à la pomme, telle qu’elle se présentait à l’époque.

Le Monde des développeurs Apple, SEEDRIN 1987

À cette époque, le Macintosh SE était le haut-de-gamme des machines tout-en-un et acceptait de 1 à 4 Mo de mémoire vive. Le Macintosh II, apparu à la même époque, pouvait être équipé de 8 Mo de mémoire vive. Une mise à jour de ses ROMs permettra même d’en porter plus tard la quantité à 128 Mo. Alors quelle mouche a donc piqué les rédacteurs de ce guide, au moment d’indiquer la mémoire vive maximale du Macintosh II : 2 Gigaoctets ? Vraiment ?

Macintosh II max ram : 2 GB !

Non, évidemment, c’est une erreur : il faudra attendre 1999 et le PowerMacintosh G4 pour pouvoir intégrer une telle quantité de mémoire vive dans un Mac. Simplement, le Macintosh II était le premier  Macintosh équipé d’un « vrai » processeur 32-bits, offrant la capacité théorique de gérer jusqu’à 4 Go de données. Mais cette limite était purement théorique, et d’autres éléments de l’ordinateur la réduisaient drastiquement.

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

Un peu de Macintosh XL sur eBay

C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !

Macintosh XL Mouse box

Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.

Macintosh XLEnfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…

Souris Lisa carton

Apple Ad : pilot, explorer, hero, golfer

Publicité : pilote, explorateur, héros, golfeur…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous exhumons une page de 1996, l’une des rares à porter le slogan « You, a Mac, the world ». Comme nous l’avions déjà noté, ce slogan qui signifie littéralement « Vous, un Mac, le Monde », avait été déposé en août 1996, à une époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux systèmes Pink puis Copland.

Apple Ad : pilot, explorer, hero, golfer

Dans cette publicité, Apple vous promettait de pouvoir être un pilote, un explorateur, un héros et un golfeur, tout ça sur votre Macintosh. En effet, vous pouviez trouver les titres les plus utiles et les plus enthousiasmants, pour vous et votre famille, dans le Macintosh Software Guide, ou Guide des Logiciels Macintosh, disponible sur un simple appel au 0800 521 267. Attention cependant, il s’agit d’un numéro américain, pas d’un numéro vert français !

Apple Workgroup Server 95

Publicité : Le Workgroup Server 95

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.

Apple Workgroup Server 95

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Une brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.

Brochure pour Apple Worldwide Manufacturing

Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.

Publicité Apple LC III 1993 Ad

Publicité : le LC III et son écran, pour 7500 F HT

Sauf erreur de notre part, nous sommes dimanche, et le dimanche, c’est publicité ! Et ça tombe bien, car ce 23 décembre est le dernier jour pour profiter d’une offre exceptionnelle sur le Macintosh LC III, avec son écran 256 couleurs et le logiciel ClarisWorks 2.0 intégré. Seulement 7500 F HT (soit 8895 F TTC), c’est une affaire ! Ah, on me signale dans l’oreillette que l’offre est terminée depuis vingt-cinq ans. Dommage.

Publicité Apple LC III 1993 Ad

Secret about box Mac OS 8.5

Une astuce pour l’About Box

Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces : comment personnaliser l’écran d’informations secret qui apparaît dans Mac OS 9 ?

Secret about box Mac OS 8.5

Vous avez toujours rêvé de travailler chez Apple ? C’est — presque — possible, grâce à ResEdit et MacOS 8.5 (minimum)… Ouvrez dans ResEdit une copie du Finder, puis localisez la ressource “SABT”. Toutes les ressources contenues dans celle-ci correspondent aux phrases qui apparaissent quand on demande “A propos de l’équipe de MacOS 8.5” dans le menu Pomme en maintenant les touches Pomme, Option et Ctrl appuyées. Vous pouvez à loisir remplacer les titres et les noms contenus dans chaque ressource, en prenant garde de ne modifier ni le nombre de caractères, ni les emplacements des chaînes de caractères « ^ ^ » qui correspondent aux retours à la ligne. Si jamais vous tapez plus de caractères qu’il n’y en avait à l’origine, vous risquez de voir apparaître des caractères fantaisistes dans l’écran de l’About Box.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Apple Black and White ADB Mouses

Un peu de noir et blanc

Depuis le lancement de ce blog, nous avons déjà organisé quelques séances photos de produits Apple : pour deux souris noires, pour deux claviers noirs, puis pour trois télécommandes noires.

Aujourd’hui, c’est sur le thème du noir et blanc que nous prolongeons l’exercice. Tout d’abord avec ces deux souris ADB, celle du PowerMacintosh 5400 (mais aussi du Macintosh TV), et celle qui a accompagné la gamme Apple de 1993 à 1998.

Apple Black and White ADB Mouses

Plus rare, c’est un microphone de 1991 que nous avons dégoté, mais dans sa livrée grise plutôt inhabituelle. Il était bien sûr conçu pour la gamme PowerBook, d’où son gris plus clair que celui de la souris ADB. On le trouve sous la référence 590-0720-A.

Apple Black and White Microphones

Et puis bien sûr, il y a le fameux duo de MacBooks, le modèle blanc très classique, et le modèle noir qui l’avait rejoint au catalogue en 2006.

Le MacBook noir et le MacBook blanc de 2006

L’iPod aussi a connu ses modèles noirs : tout d’abord pour la série limitée U2 (quatrième génération de 2004), puis en standard avec la cinquième génération de 2005.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

On pourrait continuer ainsi longtemps, mais ce sera pour une prochaine fois : iPhone 4 noir et blanc, iPod nano noir et blanc, Apple Pro mouse, HomePod…

1492 avec Apple

Quand TF1 programme en 1997 le film « 1492 », c’est tout naturellement Apple qui parraine cette diffusion. La campagne publicitaire « Think Different » bat son plein, le film s’annonce comme la meilleure audience de la soirée, et l’occasion est trop belle d’ajouter Christophe Collomb à la liste des fous, des marginaux, des rebelles, des anticonformistes, et autres dissidents du spot publicitaire d’Apple. Sans compter que 1492 a été réalisé par Ridley Scott, celui-là même qui a réalisé le spot publicitaire « 1984 » d’Apple quelques années plus tôt.

Durant les jours qui précèdent, le film est annoncé sur la chaîne à grands renforts de bandes-annonces sponsorisées. Le texte est évidemment directement inspiré de la campagne publicitaire : Certains ont des rêves qui dépassent toutes les imaginations. Des rêves fous auxquels personne n’oserait croire. Des rêves qu’ils défendent envers et contre tous. Des rêves si grands qu’un jour ils changent le monde. Puis en voix-off, sur le logo Apple : À tous ceux qui pensent différemment pour mieux changer le monde, 1492, avec Apple.

Veuillez nous excuser pour la qualité déplorable de cette vidéo. Elle a plus de vingt ans. Elle est issue d’un enregistrement VHS de la TV hertzienne, bien avant la TNT, et a été numérisée quelques années plus tard à l’aide du Studio DV de Formac, et compressée en format Cinepak, 15 images par seconde, en 320×240 pixels. À l’époque, c’était pas si mal !

Notez qu’on trouve aussi sur YouTube le micro-sponsoring du début et de la fin du film.

Quand l’iPhone se faisait iPod

Steve Jobs l’avait dit et répété : l’iPhone est un véritable iPod. Oui, pensez-vous, mais avant d’écouter de la musique, il faut activer l’iPhone, le déverrouiller, cliquer sur l’icône « iPod », sélectionner une liste de lecture puis un morceau… Autrement plus fastidieux qu’un vrai iPod, qui possède un bouton « Lecture » sur sa molette.

Détrompez-vous : les développeurs du premier iPhone avaient pensé à tout. iPhone en veille, il suffisait d’appuyer deux fois de suite sur son bouton. Un contrôleur apparaissait à l’écran (qui restait cependant verrouillé) et affichait les traditionnels boutons « marche, avance, retour » et une barre de volume. Pour retrouver l’écran d’icônes de l’iPhone, il suffisait de le déverrouiller à l’aide du « glisseur » habituel.

C’est une fonction qui a complètement disparu. On peut toujours activer les notifications pour l’application Musique, mais l’affichage sur l’écran verrouillé dépendra de l’état de la lecture au moment du verrouillage. On peut également aller chercher le centre de contrôle en glissant le doigt depuis le bas de l’écran, mais avouez que tout cela est moins chic.

Badges Apple Expo

Les badges d’Apple Expo et de MacOS

Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.

MacOS Badge

Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».

Badges Apple Expo

Publicité Apple LC 475 SARL GTI

Publicité : LC475 et SARL GTI

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité publiée en octobre 1994. Apple y présentait son LC 475, un modèle d’entrée de gamme accompagné du vilain écran Performa Plus (dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises). Apple le présentait comme équipé d’un processeur 50/25 Mhz, ce qui était un habillage purement commercial déjà rencontré dans une précédente brochure. Bref, à l’heure des premiers Power Macs, ce petit LC 475 (aussi rencontré sous le nom de Performa 475 ou Quadra 605) déjà âgé d’un an avait reçu la lourde tâche de maintenir un modèle très abordable dans le catalogue de la marque.

Publicité Apple LC 475 SARL GTI

Lot de 32 Macs sur eBay

Une armée de Macs sur eBay

Avez-vous, par hasard, 4900 euros (minimum) à dépenser ? C’est la somme à laquelle débute une vente aux enchères d’un lot de 32 ordinateurs Apple vendus par un passionné de Namur, en Belgique. Outre d’assez classiques Apple II et Apple III, on y trouve une belle collection de Macs monoblocs, dont un Macintosh ED et un Macintosh Plus ED (les versions dédiées au monde éducatif), et un grand nombre de déclinaisons du Macintosh SE : FDHD, 1/20, 1/40, Hyperdrive… Sans oublier des manuels, des lecteurs de disquettes et des disques durs externes. De quoi monter un cybercafé 80’s complet ! Ha oui, comptez tout de même 2.000 euros pour la livraison en France. La mise en scène façon « armée de terre cuite » chinoise est du plus bel effet.

Lot de 32 Macs sur eBay

Les connecteurs du Quadra 800

Le Quadra 800, plus évolutif qu’un PC ?

Voici un court extrait d’une brochure publicitaire vantant les mérites du Quadra 800, un modèle haut-de-gamme vendu par Apple en 1993, et inaugurant par ailleurs le design mini-tour qui sera décliné jusqu’au PowerMacintosh 8500 en 1997. Cet extrait répondait à la question suivante :  « Avec trois connecteurs d’extension, Macintosh Quadra est plus évolutif qu’une machine à 6 connecteurs. Pourquoi ? ». Réponse en deux colonnes !

Les connecteurs du Quadra 800

Radius Full Page Display ad

Le bricolage des premiers périphériques pour Macintosh

On l’a un peu oublié, mais les premiers Macs, malgré leur conception totalement fermée, avaient vu naître tout un marché d’extensions diverses et variées. Nous avons par exemple déjà parlé de l’HyperDrive, ce disque dur interne dédié au Macintosh 512 et au Macintosh Plus. Voici un autre exemple, avec ces écrans externes cités dans la revue L’Ordinateur Individuel de janvier 1987.

FPD MégaScreen Ecran Géant

Pour concevoir un écran capable d’étendre la surface d’affichage du Macintosh Plus, ce sont des grands noms du développement du Mac qui s’étaient mis à la tâche : Handy Hertzfeld, Burell Smith et Alan Rossman. Les deux premiers apparaissent d’ailleurs dans une vidéo interne dont nous vous avons parlé il y a quelques mois, preuve de leur implication dans le développement du premier Macintosh.

Cet écran dénommé FPD (pour Full Page Display, ou écran pleine page) offrait une résolution de 640 x 864 points et s’installait au moyen d’une carte qui venait se greffer directement au-dessus du processeur. Le site CultOfMac en a d’ailleurs conservé une publicité d’époque :

Radius Full Page Display ad

Pour fabriquer cet écran, ces anciens d’Apple avaient fondé l’entreprise Radius en mars 1986. Elle fabriquera de nombreuses extensions pour les Macs, et même des clones à partir de 1995, avant de se faire racheter en 1998.

Un autre exemple de bricolage est donné par le ThunderScan II. Imaginez plutôt : pour offrir au Mac 512 la possibilité de numériser des documents, le constructeur Thunderware avait imaginé un système optique qui prenait la place du ruban d’impression de l’imprimante ImageWriter. Alimenté par le port série qui délivraient du 5 volts sur cet ordinateur (ou par une alimentation externe à partir du Mac Plus), ce système numérisait des images jusqu’à 288 points par pouces. Animé par le moteur de cette imprimante matricielle, il était évidemment particulièrement lent : en ne numérisant qu’une ligne à chaque passage, il fallait compter jusqu’à une heure pour numériser une feuille A4 ! On en trouve parfois en vente sur eBay, comme ce modèle complet, dans son carton, pour 150 dollars.

ThunderScan II box

Andy Hertzfeld (encore lui !) se souvient sur son site Folklore.org de la naissance de ce produit, dont il avait été chargé de créer la partie logicielle. Il raconte notamment comment l’équipe avait contourné les problèmes liés à l’imprimante elle-même, conçue pour déplacer le papier par à-coups de 9 lignes (correspondant aux 9 têtes de frappe), quand le scanner ne devait se déplacer que de ligne en ligne. Il se souvient également de l’influence du travail de Bill Atkinson, le papa d’HyperCard et de MacPaint, qui était devenu un expert dans l’art d’afficher des images sur un écran en noir et blanc. Il révèle même qu’environ 100.000 scanners ThunderScan ont été vendus, lui rapportant 7,50 dollars pièce.

La construction du siège d’Apple France

Vous avez aimé la présentation de la salle de sport d’Apple France en 1993 ? Alors vous adorerez cette vidéo « corporate » de la construction du siège d’Apple France, proposée sur le même compte YouTube. On y retrouve des musiques cataclysmiques, des effets visuels psychédéliques (bon sang, cette pomme qui se promène dans le décor !), et même des ouvriers moustachus. En deuxième partie de film, on a droit à une visite du chantier mené par Bouygues, et à un petit repas sur le pouce en compagnie de Jean-Louis Gassée. La vidéo se termine sur le bâtiment achevé, avec son stock de Macintosh Plus, son vestibule vitré, ses salles de sport et ses bureaux. Les amateurs d’Apple France auront bien sûr reconnu le bâtiment du 12, avenue de l’Océanie, aux Ulis dans l’Essonne. Mais qui saura nous dater son inauguration ? Attention, regarder cette vidéo entièrement peut donner des boutons sur les yeux.

Allez, rien que pour vous, on a aussi retrouvé un article du Monde, daté du 6 janvier 1993, dans lequel l’introduction est consacrée au siège français d’Apple : « Dès le hall d’entrée, une vaste verrière où foisonnent les plantes vertes, vous saisissez l’importance des lieux. Tout est fait pour vous mettre à l’aise. Jusqu’à l’hôtesse qui vous suggère, tous sourires, de prendre un café en attendant que l’on vienne vous chercher. Au siège d’Apple-France, aux Ulis, plaisir et convivialité semblent être au coeur du fonctionnement de l’entreprise ». Pour le lire en entier, il faudra vous abonner !

MacInvest software Picasso Logo

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo

Utilitaire de disques, image disque, dossier secret

Comment protéger un dossier par un mot de passe ?

En fouillant dans les archives d’articles rédigés pour feu la revue A Vos Mac, j’ai retrouvé ce grand classique publié en 2011, qui n’a pas pris une ride en dix ans ! Comme à l’époque, en utilisant l’application « Utilitaire de disque », vous pouvez transformer un dossier en fichier crypté par un mot de passe : l’image disque.

Lancez l’application « Utilitaire de Disque » qui se trouve dans votre dossier « Applications > Utilitaires ». Choisissez le menu « Nouvelle image disque du dossier… », sélectionnez votre dossier, donnez un nom à votre image, et choisissez le format « lecture/écriture » et le chiffrement « AES 256 ». Validez en cliquant sur « Enregistrer ». L’application vous demande ensuite d’indiquer un mot de passe, à entrer deux fois pour être sûr de ne pas se tromper… Décochez bien la case « Mémoriser le mot de passe ».

Utilitaire de disques, image disque, dossier secret

Vous pouvez ensuite quitter « Utilitaire de Disque ». Dans le Finder, là où vous l’avez enregistrée, vous trouverez une icône portant le nom de votre disque. Double-cliquez dessus : le Finder vous demande alors le mot de passe. Si vous l’indiquez, un nouveau disque apparaît sur votre bureau. Vous pouvez maintenant glisser sur ce disque les fichiers à cacher. N’oubliez pas ensuite d’éjecter le disque (menu « Fichier > Ejecter le disque ») quand vous quittez la pièce…

Apple Mouse Hovey-Kelley Design

L’origine de la souris du Macintosh

Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options.  Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.

C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !

Apple Mouse Hovey-Kelley Design

Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.

Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !

Publicité pour l'Apple III : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l'ordinateur personnel

Publicité – L’Apple III

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1980 annonçant la naissance de l’Apple III. Et comme à l’accoutumée, Apple n’y allait pas avec le dos de la cuillère : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l’ordinateur personnel. Virtuellement, nous avons tout fait, tout donné à l’Apple III. Avec lui, sous vos doigts, vont se résoudre une infinité de problèmes professionnels. Plus simplement et plus vite que n’auriez imaginé.

Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

L’encyclopédie du multimédia d’Apple sur Laserdisc

Chaque semaine, on trouve sur eBay une nouvelle merveille. Cette semaine, vous pouvez enchérir sur « The Encyclopedia of MULTIMEDIA », un kit proposé par Apple en 1990, et qui permettait de découvrir les joies du multimédia sur Macintosh. Attention, on parle du Macintosh à l’époque du Système 6, du Macintosh LC, et du Macintosh Portable qui pesait 7 kilos…

Apple Multimedia Encyclopedia
La photo sur eBay est moche, en voici une plus ancienne, issue du site WorthPoint

À l’époque, Apple croyait encore au potentiel d’HyperCard pour prendre en charge cette révolution numérique (le Journal du Lapin en a déjà parlé ici). Ce sont donc des piles HyperCard qui animent les Laserdiscs présents dans cette boîte (dis, papi, c’est quoi un laserdisc ?). Il s’agit bien de quatre LaserDiscs de 30 cm de diamètre (The Encyclopedia of Multimedia d’Apple, In the Holy Land d’ABC News, The Visual Amanac d’Apple et Zanussi par McMillian Video Ltd), accompagnés d’un CD interactif sur la Symphonie n°9 de Beethoven.

Attention cependant, pour profiter de ce coffret, il faut disposer d’un lecteur LaserDisc compatible, mais aussi du câble pour le relier à votre Mac… sans oublier le CD contenant les piles HyperCard, dont le vendeur ne dispose pas (on le voit en revanche sur la photo issue du site WorthPoint).

Dans tous les cas, avec ou sans lecteur laserdisc, on appréciera le logo inspiré du dessin Picasso créé pour le premier Macintosh six ans plus tôt, et précédemment utilisé lors d’un programme universitaire « Wheels for the mind ».

Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

Liens : LaserDisc Database

Apple Assistance, pas de tout repos

Connaissez-vous Apple Assistance ? Dans les années 90, c’était ainsi qu’on appelait la ligne téléphonique d’assistance aux utilisateurs de la marque à la pomme. Le service est aujourd’hui inclus dans les offres AppleCare. À l’époque, Apple Assistance était accessible au numéro à huit chiffres 69 29 29 29, gratuitement durant 90 jours puis pour un coût de 600 francs (environ 91 euros) par an. D’après cet article issu d’un magazine Apple News de 1994, les trente techniciens/conseillers composant ce service maîtrisaient « toutes les facettes d’Apple »

Voilà pour la version officielle. L’envers du décor, c’est Guillaume Gete qui le racontait sur son blog en 2017. Lui qui avait rejoint Apple Assistance, délocalisée à Londres, en 1997, se souvient surtout de standard surchargé, de temps d’attente interminables, et de techniciens peu formés. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une aventure humaine passionnante au sein d’une équipe soudée qui a confirmé sa passion pour le Macintosh.

Apple Assistance, Guillaume Gète à votre écoute !

Et comment parler d’Apple Assistance sans exhumer cet enregistrement d’anthologie ? On y entend une cliente quelque peu exaltée, qui pense que sa ligne téléphonique personnelle a été connectée de force au réseau, contre son gré, en raison du GPS intégré à l’alimentation de son iMac, par le biais des satellites. Encore un coup de « eux ». Les gens du réseau. Les policiers. Et les Américains.

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Le Newton MessagePad, en avance sur son temps

Tous ceux qui ont eu un Newton MessagePad entre les mains au milieu des années 90 savent que cet appareil était à la fois révolutionnaire, et bien trop limité par les technologies de l’époque. Il est intéressant de voir à quel point cet appareil était prometteur : après avoir lu cette brochure de 1993, on peut fermer les yeux, et voir… un iPhone. En effet, quand la plupart des gens n’ont jamais fait qu’essayer la reconnaissance (laborieuse) d’écriture ou le dessin à main levée, Apple promettait l’accès aux e-mails, aux fax, aux imprimantes, et même un gestionnaire d’agenda digne de Siri, reconnaissant les instructions en langage naturel, au moyen de commandes (cherche, programme, appelle, imprime…), et de mots-clés (réunion, anniversaire, dîner, rendez-vous…). Newton, l’étonnante invention qui peut contenir tout votre monde, mais qui tient dans votre poche.

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Apple II europlus close-up

Bon anniversaire l’Apple II europlus !

Le 1er juin 1979, plus de deux ans après avoir commercialisé son Apple II, Apple s’ouvre à l’international en commercialisant tout à la fois son Apple II plus aux États-Unis et deux modèles destinés à l’export : l’Apple II europlus pour l’Europe, et l’Apple II J-Plus pour le Japon. Tous deux intégraient des modifications rendues nécessaires par les spécificités techniques et légales de ces deux régions : alimentation électrique en 220V, sortie vidéo en PAL pour l’Europe…

Apple II europlus close-up

En revanche, le clavier restait un modèle QWERTY sans accents pour nous autres européens, tandis que les Japonais bénéficiaient d’un alphabet syllabique Katakana inscrit sur les tranches des touches et accessible grâce à une ROM modifiée.

Apple II J-Plus (Jonathanzufi)
Apple II j-plus (Wikipedia – Jonathanzufi)

Pour la petite histoire, on se souviendra qu’à la même date, un autre modèle d’Apple II fut commercialisé, sous la marque Bell & Howell. Il s’agissait d’un modèle spécialement destiné au marché de l’éducation, dans un boîtier de couleur noire équipé de quelques raffinements. Il n’était plus possible d’ouvrir le boîtier quand l’ordinateur était sous tension, l’interface pour la connexion avec un lecteur de cassettes était intégrée, des connecteurs audio et vidéo avaient été rajoutés, ainsi que des ports pour les joysticks, sans oublier une série de prises 110V pour allumer et éteindre d’un coup l’ensemble des périphériques. Le Musée Apple de Pragues en propose un amusant poster sur le thème « Rejoignez le côté obscur » :

Musée Apple : Apple II Bell & Howell, Come to the Dark Side
Image : Apple Museum Poland, sur eBay
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Publicité : les désirs secrets en caméra cachée

On se calme, on se calme. Pas de PEGI-18 dans ce blog. Le dimanche, c’est publicité en anglais, et aujourd’hui, on vous présente une double-page de 1990, intitulée « Une caméra cachée révèle les désirs secrets de 200 responsable des systèmes d’information ». Le pitch : les responsables informatiques veulent un Macintosh, mais ne le savent pas. Ils veulent un ordinateur qui échange des fichiers avec leur PC. Qui dispose de milliers de logiciels DOS, Macintosh et UNIX. Une interface graphique sans compromis. Un système simple à utiliser. Doué pour les réseaux. Un ordinateur disponible dans une large gamme. Et qui propose un outil de développement efficace pour les besoins internes. Bref, ils veulent tout ce que le Macintosh a à offrir. Maintenant qu’on connaît tous vos secrets, il est temps que vous veniez découvrir les nôtres !

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Classic sous Mac OS X Developper Preview 2

Classic lors du développement de Mac OS X

Voici un souvenir que bien peu d’utilisateurs de Mac doivent se remémorer. Il s’agit de l’interface de Classic sous la deuxième version « Developper Preview » de Mac OS X, en 1999. À l’époque, pour lancer un logiciel non optimisé pour Mac OS X, le système lançait Mac OS 9, à la manière de l’environnement Classic que l’on connaîtra dans les versions définitives de Mac OS X. La principale différence était que Classic s’affichait alors en plein écran, et non sous forme d’une fenêtre. Pour passer de Classic à Mac OS X, il fallait passer par le menu « Applications » de Mac OS 9, qui affichait alors une ligne supplémentaire pour donner accès à Mac OS X.

Classic sous Mac OS X Developper Preview 2

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.

Forrest Gump Letter eBay

Le courrier d’Apple à Forrest Gump

Voici une anecdote bien connue, mais sur laquelle je n’avais pas encore pris le temps de revenir. Dans le film Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1994 et basé sur une nouvelle de Winston Groom, le héros reçoit un courrier d’Apple.

Forrest Gump Apple letter

Par cette lettre, J. Wellington Bigby, chef fictif des finances de la marque, présente ses remerciements : « Votre investissement dans notre effort pour rendre les ordinateurs accessibles au citoyen ordinaire est arrivé à un moment où l’investissement dans l’informatique personnelle était considéré comme une folie. Votre clairvoyance, votre perspicacité, et surtout votre argent ont permis à notre petite entreprise de devenir l’un des leaders de l’industrie informatique. Il vous a également récompensé avec l’un des rendements de placement les plus incroyables de l’histoire de la finance moderne. De nombreuses innovations seront bientôt présentées dans notre gamme de produits, notamment l’ordinateur personnel “Lisa” qui promet d’être un grand succès ».

Forrest Gump Apple letter

Alors évidemment, rien ne colle dans ce courrier : il est daté du 23 septembre 1975, avant même la création de la marque, et porte le logo multicolore utilisé à partir de 1977. L’adresse sur Silicon Drive n’a jamais fait partie des adresses de la marque, et l’introduction en bourse n’a été réalisée qu’en décembre 1980. Enfin, l’annonce du projet Lisa huit ans avant sa commercialisation laisse songeur !

Et comme on trouve vraiment tout sur eBay, vous pourrez y acheter une réplique de ce courrier envoyé à Forrest Gump, avec l’enveloppe et tout et tout :

Forrest Gump Letter eBay

 

 

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple, le Macintosh 512K et Hello Again

Tout le monde se souvient de l’image présentant le Macintosh, premier du nom, saluant le public de 1984 d’un « hello » affiché à l’écran. Cette image avait ensuite été largement utilisée par la marque dans ses publicités.

Introducing Macintosh, Hello 1984

On se souvient aussi que quatorze ans plus tard, en 1998, la marque présentait au monde l’iMac, qui saluait à son tour d’un « Hello (again) », Bonjour à nouveau, en écho à son aïeul.

Hello Again iMac

Mais ce que l’on a oublié, c’est que ce petit clin d’oeil avait déjà été utilisé par Apple, dès le 10 septembre 1984, pour présenter son Macintosh 512K. Moins d’un an après la commercialisation du premier Macintosh, il était en effet apparu nécessaire de proposer un modèle mieux équipé en mémoire vive. Dans la brochure destinée aux revendeurs, que nous vous présentons aujourd’hui, Apple déployait des trésors de pédagogie pour expliquer cette évolution très rapide, trop rapide pour les premiers clients.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

On apprenait ainsi que Macintosh 128K et Macintosh 512K partageaient les mêmes bases : la technologie Lisa commune aux machines Apple 32 Supermicros (dont on avait déjà parlé ici), le processeur 32 bits, la simplicité d’utilisation… Macintosh 512K était simplement un Macintosh qui s’attaquait à des projets plus gros : 2000 tâches dans MacProject, contre 200 pour son petit frère, ou 80 pages dans MacWrite contre seulement 10, et même 10.000 objets dans MacDraw. Et il les traitait plus vite, en réduisant la nécessité d’accéder aux disquettes (Apple citait comme mauvais élèves les programmes Microsoft Multiplan et Chart, ancêtres d’Excel).

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Apple donnait ensuite à ses revendeurs quelques arguments pour leurs clients. Elle rappelait par exemple que les deux Macs donnaient accès à une bibliothèque de plus de 70 logiciels, dont 40 dédiés aux professionnels ! Apple précisait même que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !

Côté prix, Apple annonçait une baisse de tarif : 2195 dollars pour le petit modèle au lieu de 2495 à son lancement, et 3195 dollars pour le grand. Apple précisait que la marge des revendeurs sur chaque modèle était maintenue ! Cette réduction de prix, Apple la devait aux progrès de productivité de l’usine de Freemont, en Californie. Pour calmer la colère des premiers acheteurs, une offre était prévue pour les premiers clients du Macintosh : ils pouvaient passer au modèle 512K pour 700 dollars, soit la différence de prix entre leur machine neuve, et le 512K neuf.

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Avec le modèle 128K, il devenait également possible d’étendre ultérieurement la mémoire pour bénéficier des avantages du 512K. En effet, les deux cartes-mères étaient identiques, à l’exception de la taille de chacune des 16 puces de mémoire : 64K pour le petit, 256K pour le grand. C’est justement parce que ces nouvelles puces de 256K étaient disponibles plus tôt que prévu, qu’Apple avait pu anticiper de trois mois la sortie de son nouveau modèle. Cependant, ces puces étaient soudées : pour mettre à jour son système, il fallait remplacer toute la carte-mère, pour 995 dollars… sur lesquels Apple remboursait 300 dollars au revendeur après retour de l’ancienne carte-mère.

Inside Apple Avril 1983

Publicité : Inside Apple et les périphériques de l’Apple II

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’avril 1983, parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque : des double-pages qui prenaient la forme de publi-information, comme on dirait maintenant. Dans celle-ci, il est question des logiciels et périphériques qui permettent à l’Apple II de 1978 de rester compétitif face à l’IBM PC de 1984 : imprimantes Apple Letter Quality Printer, Apple Dot Matrix Printer et Silentype, joystick II, Apple Hand Controller II, disque dur de 5 Mo Apple ProFile, et pavé numérique Apple Numeric Keypad II.

Inside Apple Avril 1983

PowerBook avec clavier QWERTZ blanc

Le clavier blanc du PowerBook

Le Journal du Lapin s’est déjà fait l’écho de cette bizarrerie allemande : chez nos voisins d’outre-Rhin, de nombreux modèles de PowerBooks ont été vendus avec un clavier gris clair, presque blanc. La disposition des touches respectait le traditionnel QWERTZ allemand. On en trouve de toutes les époques, du premier PowerBook 100 jusqu’à la veille de l’apparition des PowerBooks G3. Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé le motif précis de cette spécificité locale : saurez-vous nous renseigner ?

PowerBook avec clavier QWERTZ blanc

Gros plan de la Maquette du revendeur agréé Apple en 1984

L’Apple Store, avant l’Apple Store

Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :

Maquette du revendeur agréé Apple en 1984

Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».

Gros plan de la Maquette du revendeur agréé Apple en 1984

L’American way of life de l’Apple IIc (2)

Comme on l’a dit hier, les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.

Brochure Apple IIc : American way of life

Brochure Apple IIc : American way of life

Brochure Apple IIc : American way of life

MacOS New World ROM

La New World ROM de l’iMac

On le sait, l’iMac a marqué une grande rupture dans l’histoire du design informatique, avec ses formes rondes et colorées. On sait aussi qu’il a marqué un vrai renouvellement du matériel, avec l’abandon du lecteur de disquettes ou l’apparition de la prise USB. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il a aussi inauguré une profonde évolution de la conception même du système et de la carte-mère du Macintosh, qui n’avait guère évolué depuis 1984. En effet, depuis l’apparition de la gamme, chaque Macintosh disposait sur sa carte-mère d’une puce de mémoire morte, comme on disait à l’époque (ROM signifiant read-only memory, cette puce étant programmée en usine et ne pouvant plus être modifiée ensuite). Dans cette ROM, se trouvait la Toolbox, la boîte à outils du Macintosh, contenant toutes les routines logicielles nécessaires au fonctionnement du système, depuis la coordination des éléments électroniques entre eux, jusqu’aux ressources et interfaces nécessaires à l’affichage et au fonctionnement des logiciels. La plus connue est sans doute QuickDraw, responsable de l’affichage des formes géométriques à l’écran (lignes, cercles, rectangles, coins arrondis…).

Apple Macintosh LC III motherboard ROM chips
Les deux puces de ROM du Macintosh LC III. Remarquez le copyright 1983-1992.

Au milieu des années 1990, Apple travaille sur un projet de Network Computer, un simple terminal dont toutes les ressources sont disponibles en-ligne. Si le système d’exploitation ne se trouve plus dans l’ordinateur, mais sur un serveur, il n’est plus nécessaire d’intégrer une puce de ROM : les données de celles-ci peuvent être disponibles sur le réseau, et chargées au démarrage de l’ordinateur. Ainsi, ses données sont toujours à jour, et il devient possible d’en corriger les erreurs au fil du temps. Le Macintosh NC ne verra finalement jamais le jour, mais l’idée de supprimer la puce de mémoire morte est conservée. Ainsi, la Toolbox ne sera plus gravée dans le marbre d’une puce électronique, mais stockée avec le système sur le disque dur, puis chargée en mémoire vive au cours du démarrage. L’iMac de 1998 est le premier Mac à bénéficier de cette innovation. Suivront le Power Macintosh G3 blanc-bleu, puis l’iBook, et bientôt toute la gamme sera ainsi convertie.

MacOS New World ROM

Sur les Macs de type « New World Rom », le numéro de version se trouvait non seulement dans la fenêtre d’informations sur le fichier, mais aussi dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur ». Sur les anciens Macs, dits « Old World Rom », il n’était rien indiqué à cet endroit-là…

MacOS New World ROM A propos

Avec cette évolution, Apple déplaçait une partie du système de la ROM vers la mémoire vive. Elle précisait donc dans ses fiches techniques que 3 Mo de mémoire vive étaient monopolisés par ces données, le système pesant donc plus lourd que sur les précédents modèles de Macintosh. Une petite partie de cette mémoire était cependant économisée par l’absence de patchs correctifs qui étaient auparavant chargés en mémoire vive pour contourner les erreurs et les limites de la ROM.

Apple Why is this logo smiling foldout

Pourquoi le logo Mac OS sourit-il ?

Nous achevons aujourd’hui notre triptyque sur la naissance de Mac OS, en 1995. Après la publicité faisant de Mac OS « un symbole fort », puis l’extrait de la revue Apple News présentant ce nouveau nom donné au Système 7.5, voici une petite brochure américaine de novembre 1995, présentant le nouveau visuel accompagnant le système, et répondant à cette question : Pourquoi ce logo sourit-il ?

Apple Why is this logo smiling foldout

Hé bien, ce logo sourit parce qu’il a été adopté par les fabricants de PC : DayStar Digital, Power Computing, Radius, ou encore Pioneer (dont nous avions déjà parlé ici). Préparez-vous à voir ce logo dans des publicités, sur des cartons… et au démarrage sur les écrans !

Apple Why is this logo smiling foldout

Il a aussi été adopté par les développeurs de logiciels. Ce logo permet de repérer les logiciels compatibles, comme ceux de Microsoft, Intuit, ou Novell, à retrouver sur les étagères de milliers de revendeurs.

Apple Why is this logo smiling foldout

En plus, ce logo est connu dans le monde entier ! Car Mac OS est disponible dans 140 pays, traduit en 40 langues. Ainsi, pendant vos voyages, quand vous le repérerez, vous pourrez être sûr de deux choses : les habitants du coin sont sympas, et ils parlent Mac OS couramment !

Apple Why is this logo smiling foldout

Et comment ne pas sourire, quand des designers conçoivent pour vous des lignes de vêtements et des accessoires, pour porter fièrement vos couleurs ? Allez, n’hésitez pas, passez commande grâce au catalogue disponible sur simple appel !

Apple Why is this logo smiling foldout

Enfin, Mac OS devient populaire dans un nombre grandissant de boutiques, comme CompUSA ou Computer City, où son logo signale les rayons où vous découvrirez les ordinateurs, logiciels et périphériques compatibles.

Apple Why is this logo smiling foldout

Les petits stickers des logiciels Apple

Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.

Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…

MacProject sealed box

Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.

Apple MacDraw Sealed Box

Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.

Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.

HyperCard Happy Mac logo

Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.

En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.

Activision Heretic II

Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.

1985 Apple Ad Macintosh Programs

Publicité : nous interrompons ce magazine…

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui,  voici une double-page extraite d’un magazine MacWorld de 1985, qu’Apple interrompait pour d’importants programmes. Car Apple l’affirme : chaque jour, un nouveau programme est développé pour le Macintosh. Tableurs, traitements de textes, présentations, gestion de projet, bases de données, communications… et même des logiciels capables de faire ce qu’aucun ordinateur n’avait fait auparavant. Ainsi, l’ordinateur professionnel le plus simple à utiliser peut devenir l’ordinateur professionnel le plus utile !

1985 Apple Ad Macintosh Programs

Parmi les logiciels cités, on trouvait : Microsoft Chart et Multiplan, MacProject, Microsoft File, Lotus Jazz, MacTerminal, Helix, MacLink, FrontDesk, Microsoft Word, Hayden-Base, MacWrite, ou encore Filevision…

Publicité Apple PowerBook 1400 1996

Publicité : le PowerBook 1400

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.

Publicité Apple PowerBook 1400 1996

PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde

En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le  plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Apple Expo 1997 - Independance Day
17 septembre 1997 : c’était il y a 21 ans !

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !

https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk

Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…

Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?

ResEdit et le code créateur

Astuce : modifier le créateur d’un fichier

Un document créé avec AppleWorks s’ouvre toujours avec AppleWorks quand on double-clique dessus. Et ça se passe comme ça avec tous les fichiers de votre disque dur. Pourtant, il suffit de pas grand-chose pour changer tout ça.

La première solution consiste à changer le suffixe du fichier. Ça ne marche quasiment jamais, mais ça a le mérite d’être simple. Par exemple : renommez un fichier en lui donnant comme suffixe “.jpg” : son icone va alors changer et devenir celle de Picture Viewer. En fait, cette solution n’est pas la bonne, puisque dans la plupart des cas, les applications d’origine reconnaissant déjà l’ancien format, MacOS ne verra pas l’intérêt de changer le créateur du fichier (c’est le cas par exemple si vous voulez faire en sorte qu’un fichier Photoshop s’ouvre avec PictureViewer).

Changer le suffixe d'un fichier sous Mac OS 9

Alors, comment faire ? Eh bien, une fois de plus, on a recours à ResEdit. Lancez-le puis utilisez le menu “Informations sur…” et sélectionnez le fichier dont vous souhaitez changer le créateur. Puis faites de même et sélectionnez l’application qui devra ouvrir par défaut le fichier. Recopiez la case “Creator” de l’application dans la même case du fichier. Enregistrez et quittez ResEdit. Votre fichier est alors ouvert par défaut avec la nouvelle application.

ResEdit et le code créateur

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000. À l’époque, le menu “Ouvrir avec…” n’existait pas !

Bon anniversaire l’eMate 300 !

Alors même que nous commémorions il y a quelques jours les 21 ans de l’abandon de la gamme Newton par Apple, nous fêtons aujourd’hui les 22 ans de l’eMate 300, qui n’aura donc pas tenu un an au catalogue…

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Par bien des aspects, l’eMate était une machine emblématique. Dans son design, tout d’abord, puisqu’elle préfigurait la place centrale que Jonathan Ive redonnera bientôt au design au sein de la firme. Comme l’iMac et l’iBook après lui, l’eMate 300 avait été prévu pour offrir différentes couleurs de boîtiers, qui ne seront finalement jamais commercialisées. Dans ses composants ensuite, puisque la gamme Newton s’appuyait déjà sur un processeur ARM et un écran tactile (avec stylet) comme l’iPhone le fera onze ans plus tard. Dans son destin enfin, puisque malgré ses qualités, cette machine sera abandonnée sans autre forme de procès par Steve Jobs, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur le développement de Mac OS.

Apple eMate 300 (Newton)

Cette petite machine, vendue uniquement aux établissements scolaires au prix d’environ 800 dollars à l’époque, se trouve facilement aujourd’hui sur le marché de l’occasion. Sur eBay, on en voit régulièrement à moins d’une centaine d’euros.

Apple News 1994 Système 7.5

Le Système 7.5 vu par Apple News

En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.

Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.

Apple News 1994 Système 7.5

Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.

Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.

Apple News 1994 Système 7.5

Apple MultiFinder Multitasking

Le Macintosh III et le multitâche

Voilà bien la première fois que nous entendons parler d’un Macintosh III. Après tout, ce n’est pas si bête, il y a bien eu un Apple III après l’Apple II. Nous sommes donc en août 1987, et le magazine InfoWorld consacre un encadré au nouveau logiciel MultiFinder tout juste présenté par Apple.

Apple MultiFinder Multitasking

Cet encadré explique tout d’abord l’intérêt du vrai multitâche : permettre à plusieurs applications d’accéder en parallèle aux ressources du processeur et à la mémoire, sans les monopoliser. Il devient ainsi possible d’exécuter des programmes en tâche de fond (outils de communication, d’émulation, de messagerie électronique, de gestion d’imprimante…) et de faire communiquer les applications les unes avec les autres.

Apple MultiFinder et Switcher
En vente sur eBay : Les manuels de MultiFinder et de son ancêtre Switcher.

Mais en 1987, Apple n’en est pas là : à cause des limitations inhérentes au processeur 68000 et au système développé par Apple pour le Macintosh, le MultiFinder se contente de s’insérer dans le fonctionnement du logiciel au premier plan, pour l’interrompre quand des tâches d’arrière-plan l’exigent. Pour atteindre le vrai multitâche, l’auteur de l’article comptait sur le Macintosh II (et donc, ses successeurs les Macs III, etc.), leur processeur 32 bits 68020 et leur support de la mémoire virtuelle. Avec beaucoup de sens de l’anticipation, Don Crabb comprenait déjà que le passage au vrai multitâche se ferait au prix d’une perte de compatibilité avec les applications conçues pour les premiers Macs. Ce qu’il ne pouvait pas deviner, c’est qu’Apple allait rester engluée dans cette architecture système jusqu’à la sortie de Mac OS X en 2001. MultiFinder sera tout d’abord proposé comme une option pour les systèmes 5 et 6,  puis intégré au Système 7 et ses successeurs numérotés 8 et 9. Jusqu’en 2001 donc, Mac OS traînera derrière lui ce boulet du multitâche coopératif, dans lequel n’importe quelle application pouvait bloquer le système.

Système 7

Bon anniversaire le Système 7 !

Le 13 mai 1991, Apple commercialisait officiellement son Système 7, la plus profonde évolution de son système d’exploitation depuis la sortie du Macintosh en 1984. Une mise à jour très attendue et plusieurs fois repoussée depuis son annonce en mai 1989. Évidemment, à l’époque, pas d’App Store ni de téléchargement, mais une grosse boite de deux kilogrammes, à échanger en boutique contre 99 $. C’est avec cette version du système que sont apparus les alias, les familles (devenues les tags), les polices TrueType, la vue hiérarchique dans le Finder, le (presque) multitâche, les AppleEvents, ou encore le fameux mécanisme « Publier / S’abonner » qui devait révolutionner l’informatique comme le Copier-Coller avant lui… Pour tout savoir, rendez-vous dans le Club iGen !

Oui, le Système 7 pouvait aussi se contenter d’un écran en noir et blanc !

 

Système 7
… mais en couleurs, c’était tout de même plus joli !
Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

Publicité : si votre monde vous semble gris…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de février 1997 pour l’imprimante StyleWriter Couleur 2500. Parce que si votre monde vous semble gris, il est désormais possible de rêver !

Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

Utilisée à domicile, à l’école ou dans une petite entreprise, avec la technologie de concordance des couleurs ColorSync, cette imprimante offrait « des milliers de couleurs éclatantes ». N’est-il pas temps de travailler en couleurs ?

Publicité 1997 Apple StyleWriter Couleur 2500

On remarque sous le logo Apple, l’éphémère slogan « Donnez une chance à vos rêves » dont il a déjà été question dans une publicité pour le PowerBook 3400 et dans une autre pour l’offre groupée Performa / StyleWriter. Plus étonnant, on remarque également que cette publicité avait été conçue par l’agence londonienne Holmes & Marchant Communications (dont le slogan aujourd’hui est « le design n’est pas un art, c’est une arme »).

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Des souris et des iPods de toutes les couleurs

Apple et les couleurs, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La gamme iPod, en particulier, a permis à la marque de donner libre cours à son imagination : nous vous avons déjà parlé des timides essais de couleurs de l’iPod Mini, ou de la lente maturation des couleurs de l’iPod. Aujourd’hui, nous vous offrons quelques clichés de notre collection d’iPods shuffle, dont les couleurs correspondent presque exactement avec celles des iMacs de 1999 : fraise, myrtille, citron vert, raisin et mandarine… sans oublier la version gris graphite, apparue un peu plus tard.

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Colors iPod Shuffle - Pink + USB Mouse

Colors iPod Shuffle - Grey + USB Mouse

Les nuances de la gamme iPod shuffle ont été très subtiles, comme en témoignent ces modèles de 2006 à 2010.

Colors iPod Shuffle - Blue

Daystar Digital Power Cache 68030/50 MHz pour Apple Macintosh IIci

Une carte accélératrice pour le Macintosh IIci

En ce moment sur le site d’enchères de Yahoo! Japon, vous pouvez trouver une carte accélératrice pour votre Macintosh IIci de septembre 1989. Pour remplacer le processeur Motorola 68030 à 25 Mhz d’origine, cette carte Daystar dispose d’une version à 50 Mhz du même processeur, et se connecte sur le port PDS, le Processor Direct Slot, une invention qui était toute récente puisqu’apparue sur le Macintosh SE le mois précédent.

Daystar Digital Power Cache 68030/50 MHz pour Apple Macintosh IIci
Image : Yahoo!

Comme le rappellent Lowendmac et Shobaffum, le Macintosh IIci accepte de nombreuses cartes accélératrices, en 68030 (jusqu’à 50 Mhz), 68040 (jusqu’à 90 Mhz), et même en PowerPC 601 à 66 ou 100 Mhz ! De toutes les marques qui ont commercialisé ces cartes, seule Sonnet a survécu, spécialisé maintenant dans les périphériques Thunderbolt. Les autres ont disparu : Daystar Digital (devenu pour un temps fabricant de clones de Macintosh en 1995, avant de mettre la clé sous la porte en 1999), Radius (connu également pour ses écrans, outils de calibration et tuner TV, puis ses clones de Macintosh, racheté en 1998), ou MicroMac, dont le site web, toujours actif, n’a pas été mis à jour depuis l’an 2000 !

InfoWorld 10 octobre 1988

High Sierra, en 1988

Si je vous dis « High Sierra », il y a de fortes chances que vous pensiez à la version 10.13 de Mac OS X, distribuée par Apple à partir de septembre 2017.

MacOS X High Sierra

Mais si je vous dis que High Sierra était déjà supporté par Apple près de trente ans plus tôt, en 1988, vous en dites quoi ? C’est pourtant ce que l’on découvre dans cet article du magazine InfoWorld paru le 10 octobre 1988. Pour garantir la plus grande compatibilité avec les CD-Roms, la marque y annonçait le support du format ISO High Sierra, également connu sous le nom de HSFS (High Sierra File System). Le Macintosh n’était pas le seul à s’ouvrir à ce format : l’Apple IIGS était également compatible, au moyen de ses File System Translators.

InfoWorld 10 octobre 1988
Image : Google Books

Ce format a aujourd’hui complètement disparu : il a évolué rapidement vers le format ECMA-119 puis vers l’ISO 9660 que l’on connaît encore aujourd’hui. Il devait son nom à l’hôtel californien dans lequel s’étaient réunis ses concepteurs en novembre 1985, dans la région montagneuse du même nom. Parmi ces spécialistes, se trouvaient des représentants d’Apple, mais aussi de Microsoft, Philips, Hitachi, ou encore Sony.

Miniature de Porsche 935 d'Apple sur eBay

La Porsche d’Apple

Apple n’a jamais été très impliquée dans le domaine du sponsoring. On a bien vu une montgolfière par-ci, une diffusion de film par-là, mais globalement, la marque s’implique moins que d’autres géants dans ce mode de communication.

Une exception notable a été le parrainage d’une voiture ayant participé aux 24 heures du Mans, une Porsche 935 pour être précis. Le 14 juin 1980, ce bolide prenait le départ de la course mythique pour la seconde fois de son histoire : elle avait remporté la seconde place l’année précédente, sous le numéro 70, sans le sponsoring d’Apple, mais avec l’acteur Paul Newman au volant. Cette seconde édition fut moins brillante puisqu’elle s’acheva sur un abandon à la onzième heure.

La Porsche 935 d'Apple
Photo Archives ACO : La Porsche 935 n°71 aux couleurs d’Apple
La Porsche 935 d'Apple à Daytona
Image : autotest.fr

La Porsche 935 d'Apple sur Dedeporsche.com

La Porsche 935 d'Apple

Cette Porsche 935 s’est ensuite illustrée en remportant en 1981 les 24 heures de Daytona et les 12 Heures du Sebring deux ans plus tard. En 2006, un collectionneur a décidé de la restaurer dans son état d’origine (donc sans le sponsoring d’Apple). Proposée aux enchères en Californie, elle a été vendue en août 2016 pour 4 840 000 dollars (environ 4 280 000 euros). A défaut de pouvoir acheter la vraie, vous pourrez toujours vous offrir un modèle réduit sur eBay

Miniature de Porsche 935 d'Apple sur eBay

Sources : Lemans.org ; Motorlegend.com ; Autotest.fr ; Dedeporsche

Apple company store shopping bag

Visitez le Company Store d’Apple en réalité virtuelle

Connaissez-vous le Company Store d’Apple ? C’est une boutique un peu particulière, nichée au siège historique d’Apple à Cupertino. Ouvert tant aux salariés de la marque qu’au grand public, il permet de dénicher de nombreux accessoires aux couleurs de la pomme. Enfin, il permettait de dégoter tout cela, puisque depuis quelques années, c’est devenu un Apple Store quasiment comme les autres. Heureusement, sur l’un des CD des premières versions beta de QuickTime, on peut découvrir une visite guidée de cette boutique telle qu’elle était au début des années 90. Voici tout d’abord un gif animé de l’entrée dans le magasin :

Apple company Store

Sur le CD, la visite se poursuivait au format QuickTime VR, le pionnier de la réalité virtuelle sur Macintosh. Faute de pouvoir convertir ce bon vieux QTVR dans un format plus moderne, en voici une capture d’écran qui vous donnera un petit aperçu.

Enfin, le CD permettait aussi d’examiner sous toutes les coutures un sac de la boutique (en papier, déjà à l’époque), dans l’autre format de QuickTime VR, le format objet. Là encore, faute de disposer d’une version moderne de ce format bien pratique, j’en ai fait une version GIF.

Apple company store shopping bag

Pour nos lecteurs qui auraient raté les précédents épisodes, rappelons que nous avons déjà croisé sur ces CD un vieux logo QuickTime aux couleurs psychédéliques typiques des années 90, et un Monsieur Macintosh particulièrement angoissant.

Badges Think Different Apple 1997 7998

Les badges Think Different

La grande campagne de publicité « Think Different » des années 1997-1998, on en a déjà parlé souvent sur l’Aventure Apple. Aujourd’hui, grâce à notre lecteur Mike qui nous a partagé quelques-uns de ses souvenirs, voici la série de badges à l’effigie des grands noms sélectionnés par la marque pour représenter son caractère novateur et disruptif : Charlie Chaplin, Yoko Ono et John Lennon, Rosa Parks, le Dalaï Lama, Neil Armstrong ou encore Jimi Hendrix, parmi d’autres. Merci Mike !

Badges Think Different Apple 1997 7998

Macintosh IIcx and displays, Apple Japan

Bon anniversaire, le Macintosh IIcx et ses écrans !

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’anniversaire de l’eMate 300, cet ultime représentant de la lignée des Newton. C’est aussi celui du Macintosh IIcx, lancé le 7 mars 1989 avec trois écrans dédiés à la gamme Macintosh II. Avec ces nouveaux venus, la gamme de moniteurs se composait en 1989 des modèles suivants :
– un écran en couleurs, 13 pouces, 640×480, disponible depuis 1987 ;
– un écran en niveaux de gris « haute résolution », 12 pouces, 640 x 480 soit 80 pixels par pouce (on était loin du Retina…) ;
– un écran double-page en niveaux de gris, 21 pouces en 1152 x 870 pixels ;
– un écran en mode portrait de 15 pouces en 640 x 870 pixels.

Ces deux derniers écrans nécessitaient leur propre carte graphique équipée d’une prise particulière (comme le rappelle le site Lowe End Mac ici et ). Les voici tous les quatre présentés dans une brochure d’Apple Japon.

Macintosh IIcx and displays, Apple Japan

Vous pouvez revivre la présentation de ce Macintosh IIcx et de ses nouveaux écrans par Jean-Louis Gassée, grâce à cette vidéo de l’Apple User Group Connection, exhumée par la chaîne YouTube The ReDiscovered Future. Comme il aimait le faire, Jean-Louis Gassée avait assemblé l’ordinateur devant le public, pour présenter chaque élément de cette machine conçue pour être compacte (c’est le c de cx), plus puissante (c’est le x, dédié au processeur 68030), et plus silencieuse que le Macintosh II. Le Macintosh IIcx offrait à la gamme Macintosh un modèle modulable d’entrée-de-gamme, permettant de choisir son écran sans pour autant devoir se ruiner (à 5469 dollars, il coûtait 2300 dollars de moins que le Macintosh IIx).

Dernier détail : il s’agissait du premier Macintosh II conçu pour être utilisable verticalement à la manière d’une mini-tour, ses ventilateurs faisant circuler l’air de l’avant vers l’arrière, et non plus vers les côtés.

AppleTalk PC Card

L’AppleTalk PC Card et la compatibilité PC

A l’occasion de l’article d’hier dédié au lancement des Macs ouverts en 1987, nous avons redécouvert une carte d’extension un peu particulière : l’AppleTak PC Card. À cette époque où la domination de l’IBM PC commençait à s’affirmer, la cohabitation d’un écosystème incompatible face au standard à la mode pouvait intriguer, voire inquiéter. Apple avait donc tendu plusieurs fois la main vers son concurrent, par exemple en commercialisant l’AppleTalk PC Card, une carte destinée à rendre l’IBM-PC compatible avec le réseau AppleTalk présenté en 1986. On trouve peu de trace de cette carte dont la diffusion est restée confidentielle : quelques mots sur le site de Bill Fernandez, ingénieur de la grande époque chez Apple, et cette photo de presse sur le site d’enchères eBay.

AppleTalk PC Card

Cette carte d’extension coûtait 399 dollars, auxquels il fallait ajouter le kit de connexion AppleTalk à 75 dollars, comme l’annonçait cet article de PC Mag d’avril 1989. Un autre article, retrouvé dans un ouvrage édité par l’Université du Michigan en janvier 1987, précisait que l’AppleTalk PC Card permettait de traduire les fichiers MS-DOS dans le langage PostScript utilisé par la LaserWriter. Seuls certains logiciels étaient supportés : WordStar, MultiMate, Microsoft Word et Lotus 1-2-3.

Cette carte s’inscrivait dans les efforts d’Apple pour assurer à ses clients une cohabitation apaisée avec le standard IBM-PC qui s’affirmait à l’époque. Didier Diaz, chef de produit en charge du Macintosh II, déclarait dans l’entretien dont nous vous parlions hier qu’Apple ne produirait pas de clone PC. En revanche, les produits de coexistence étaient encouragés, notamment les solutions de connectivités pour échanger des données (Mac Link, PC-to-Mac-Bridge…), et Apple avait même développé sa solution maison : l’Apple Document Content Architecture (DCA), capable de traduire des documents MS-DOS au format MacWrite. Elle proposait aussi l’AppleLine 3270 File Transfer Software, pour échanger des fichiers entre le Macintosh et le format de serveur 3270 d’IBM. Apple disposait également à son catalogue d’une carte de compatibilité avec le lecteur de disquettes IBM, et bien sûr de cette carte AppleTalk pour PC.

PowerBook 100 Backup Battery

Les piles du PowerBook 100

Après l’interrupteur de stockage à long terme présenté il y a quelques jours, voici une autre caractéristique unique du PowerBook 100, conçu en 1991 par Sony selon les instructions d’Apple, qui planchait de son côté sur les modèles numérotés 140 et 170. Alors qu’Apple avait opté pour une batterie de sauvegarde intégrée, à la manière des piles intégrées dans tous les modèles de Mac, Sony avait fait un choix différent, en permettant à l’utilisateur d’accéder aisément aux trois piles alimentant la mémoire vive et le circuit de sauvegarde du Mac.

PowerBook 100 Backup BatteryCes trois piles (de type CR2430, 3 volts) étaient disposées dans un tiroir escamotable, à l’arrière de la machine. Pour les remplacer, il fallait simplement mettre l’ordinateur en veille, ouvrir le tiroir et changer les piles. Avouez que c’était tout de même plus simple que de démonter le boîtier à la recherche d’une pile connectée à la carte-mère !

PowerBook 100 Backup Battery

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

Publicité : Tout le monde a un rêve (et un avion boomerang)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1997 pour la gamme Macintosh. Elle est issue de la même série que la réclame pour le PowerBook 3400 que nous avons présentée il y a quelques semaines : l’époque de « Give your dreams a chance ».

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

L’avion boomerang dont il est question existe vraiment : on trouve de nombreux articles au sujet de cette création de Burt Rutan, comme sur le site de Wired. On y apprend que cet avion n’a jamais été commercialisé, mais que son prototype a été maintenu en étant de marche, notamment pour des vols de démonstration. Son aérodynamisme et sa conception révolutionnaire lui permettent de voler plus de 3500 km avec un plein de 600 litres.

L'avion Boomerang de Burt Rutan en vrai
Source : Airspeedonline
Apple Expo 1994

Le programme d’Apple Expo 1994

Puisque nous sommes le 14 septembre, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur (c’est notre spécialité…). Il y a vingt-cinq ans tout pile, s’ouvrait l’Apple Expo 1994, onzième du nom. C’était l’époque des premiers Power Macintosh, du système 7.5, du Newton en Français, de l’Apple Djinn… Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.

Apple Expo 1994

Apple MAE architecture

Macintosh Application Environment

Macintosh Application Environment, ou MAE pour les intimes, était un émulateur de Système 7 pour les stations tournant sous Unix (notamment les systèmes Sun et HP). Apparu durant le printemps 1994, il permettait de disposer d’un véritable Macintosh capable de faire tourner toute la logithèque Mac dans une fenêtre du système Unix, le tout pour 4625 Francs TTC, soit environ 700 euros. Voici d’ailleurs comment Apple en parlait dans son magazine Apple News de juin 1994.

MAcintosh Application Environment

Cette première version de l’émulateur n’était pas compatible avec AppleTalk. Elle n’était pas non plus compatible avec les systèmes AIX d’IBM. Un article paru dans Computer World le 21 mars 1994 nous apprend qu’IBM espérait à l’époque rendre les logiciels Mac compatibles avec sa plate-forme, au sein de la « Power Open Association », qui travaillait sur la technologie « Macintosh Application Services ». C’était, semble-t-il, une résurgence de la fameuse filiale Taligent commune à IBM et Apple, qui travaillait sur un système d’exploitation universel, et qui sera liquidée l’année suivante.

Le site Web Archive a conservé le « Livre blanc » présentant la version 2.0 de ce logiciel d’Apple, pour tout savoir sur les fonctionnalités offertes et l’architecture de la technologie. On y apprend notamment qu’AppleTalk était supporté par cette nouvelle version.

Apple MAE architecture

Le Journal du Lapin, qui ne rechigne jamais à sortir de sa cave de vieilles machines poussiéreuses, a déjà présenté son propre test du système, installé sur une station Sun tournant sous Solaris. Voici le résultat en vidéo :

Comme nous le rappelle Wikipedia, Apple a sorti trois version successives de son Macintosh Application Environment, la dernière émulant le système 7.5.3. Le Journal du Lapin suppose, avec finesse, que le travail réalisé pour cet émulateur sera également mis à profit pour l’émulateur 68k présent dans les PowerMacintosh, obligés d’émuler un processeur 68040 pour maintenir la compatibilité avec les anciens logiciels.

Si ce sujet vous intéresse, on trouve actuellement un CD du Macintosh Application Environment pour 15 euros (et autant de frais de port…) sur eBay. C’est une version totalement fonctionnelle, mais limitée à trente jours d’utilisation. Libre à vous de la réinstaller régulièrement pour remettre le compteur à zéro…

Macintosh Application Environment on Ebay
Image : Ebay