Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Dire que le Lisa n’a pas été un grand succès commercial est un euphémisme. Bien que révolutionnaire, cet ordinateur n’a jamais trouvé son public : trop cher à l’origine, il a ensuite été rattrapé par le Macintosh. Bien peu de logiciels ont été créés spécifiquement pour le Lisa. Pourquoi développer des logiciels pour une machine boudée par le public ? D’autant plus quand le message commercial d’Apple consistait à expliquer qu’elle fournissait les sept seuls logiciels indispensables au quotidien…

C’est ainsi que vous trouverez sur eBay le coffret contenant les manuels des sept logiciels proposés par Apple au sein de la suite 7/7 (précédemment connue sous le nom de Lisa Office System). LisaList, LisaCalc, LisaDraw, LisaGraph, LisaProject, LisaTerminal, LisaWrite. Remarquez le style des brochures, directement copié sur celles du Macintosh, dans l’effort d’Apple de rapprocher le Lisa et le Macintosh dans la division des Apple 32 Supermicros.
Dans la collection de l’Aventure Apple, nous avons quelques belles pièces dans leur carton d’origine. Aujourd’hui, nous vous présentons le kit de mise à jour pour l’Apple IIe Enhanced, ou Apple IIe amélioré, datant de mars 1985. Il s’agissait d’une petite boîte contenant quelques puces électroniques chargées de rendre cet ordinateur de janvier 1983 compatible avec les logiciels conçus pour l’Apple IIc, sorti en janvier 1984.
Ces puces étaient au nombre de quatre :
– une ROM 342-0265 chargée de générer les caractères affichés à l’écran, dont la nouvelle version gérait notamment les icônes graphiques et les éléments permettant de composer des fenêtres et des menus déroulants ;
– deux ROM 342-0304 et 342-0303 gérant l’affichage à l’écran, pour améliorer les graphiques et accélérer leur affichage ;
– et le processeur 65C02 (référence 338-6503) remplaçant le 6502 (référence 370-6502) : toujours à 1 Mhz, il n’était pas plus rapide que son prédécesseur, mais offrait quelques améliorations permettant d’accélérer l’exécution des logiciels, et de gérer plusieurs tâches en parallèle, rendant par exemple possible l’impression d’un document pendant qu’un autre était affiché à l’écran.

Pour disposer de l’équivalent de l’Apple IIe enhanced commercialisé par Apple, il fallait encore ajouter 64 ko de mémoire vive, qui n’étaient pas inclus dans le kit.
L’utilisateur pouvait également coller sur son clavier un autocollant portant la mention « enhanced » pour distinguer les machines mises à jour. A défaut, il suffisait de regarder l’écran au démarrage : après la mise à jour, l’écran affichait « Apple //e » et non plus « Apple ][ » comme son prédécesseur. Le nouvel Apple II avait au passage bénéficié d’une mise jour de son Basic Applesoft, gérant maintenant les 80 colonnes de caractères ainsi que les programmes écrits en minuscules. Il devenait aussi capable de démarrer depuis un disque dur ProFile.

Quelques petits soucis pouvaient apparaître à cause de cette mise à jour. Par exemple, les caractères surlignés à l’écran (en noir sur fond blanc) avaient été remplacés dans la ROM par les nouveaux pictogrammes : les logiciels faisant appel à ce type d’affichage devenaient donc illisibles… D’autres logiciels, qui se permettaient d’utiliser des instructions du processeur ou des secteurs de la ROM non documentés par Apple, se heurtaient aux modifications apportées dans les puces et pouvaient donc ne plus fonctionner.
À l’époque, certains utilisateurs avaient également profité de ce kit de mise à jour pour transformer leur clone d’Apple II en véritable Apple IIe enhanced et se débarrasser ainsi des éventuelles approximations des ROM contenues dans leur machine, auxquelles Apple faisait la chasse. L’installation des puces était officiellement réservée aux véritables Apple IIe, et devait être effectuée par un revendeur Apple, mais elle était d’une grande simplicité et rien n’interdisait d’acheter le kit sans confier sa machine à l’un de ces revendeurs agréés.
— On me signale dans l’oreillette qu’un kit de mise à jour, en version française qui plus est, est disponible ces jours-ci sur eBay (merci Pierre), les enchères débutent à 79,90 euros.

Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.
Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…
Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !
Et vous, avez-vous connu le Lanceur ? Apparu en 1995 avec le Système 7.5 pour le grand public, il s’agissait d’un « Tableau de Bord », un concept que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, une sorte de logiciel-qui-n’en-est-pas-un accessible depuis le Menu Pomme, et qui pouvait aussi apparaître automatiquement au démarrage du Mac.
Il contenait une simple fenêtre avec des onglets personnalisables, chacun de ces onglets pouvant contenir des Alias menant vers des logiciels ou des documents. Un simple clic sur l’icône lançait le logiciel ou le document : plus besoin de naviguer dans le disque dur ni de double-cliquer sur les fichiers ! Quelque part, c’était tout à la fois l’ancêtre du Dock et du Launchpad ! Et c’est bien pour cette raison qu’il n’a pas survécu au passage à MacOS X.
Pour ajouter des icônes au Lanceur, c’était très simple : il suffisait de glisser logiciels ou documents vers sa fenêtre pour y créer le bouton correspondant. Mais pour réorganiser ou faire le ménage, c’était une autre paire de manches : il fallait naviguer dans le Dossier Système du disque de démarrage, y ouvrir le dossier « Lanceur », et ajouter ou supprimer des alias. Pour créer des onglets, il fallait créer des dossiers dont le nom commençait par « • », le caractère obtenu avec la touche Option, la touche Majuscule et la touche Point-Virgule (sur un clavier QWERTY, c’était plus simple : Alt-8 suffisait).
Voici encore une belle découverte sur eBay : un poster datant du tout début des années 90, à l’époque de QuarkXPress 3, du Macintosh IIcx et de la LaserWriter IINTX, toutes trois citées dans le visuel. Il faut dire que ce poster était tout à la fois une publicité et le récit de sa propre création.
En effet, sous le slogan « Apple change le monde. Lisez cela en détail », la marque avait détaillé le processus de création du poster lui-même, qui associait sur un planisphère des extraits de nombreuses publications créées sur Macintosh. Et ce n’était pas une mince affaire à l’époque !
Il avait fallu tout d’abord qu’un artiste californien nommé Chris Krueger dessine la carte du monde au feutre, avant de la numériser sur un scanner à plat pour en tirer un fichier PICT, pour le reprendre ensuite au format vectoriel dans Adobe Illustrator 88. Les parties du monde ainsi dessinées avaient été associées dans un document QuarkXPress de 90 x 70 cm, et le travail s’était poursuivi entre Illustrator et Adobe Photoshop, à une résolution de 28 000 x 16 000 pixels (soit un bon 448 millions de pixels tout de même, sur des ordinateurs tournant à 16 Mhz et plafonnant à 128 Mo de mémoire vive). Pour envoyer les images des magazines numérisées sur un scanner rotatif professionnel Scitex, il avait fallu les enregistrer sur un disque dur externe et envoyer celui-ci par colis ! Imaginez que le fichier final pesait 112 Mo, à une époque où le plus gros disque dur externe d’Apple n’offrait qu’une capacité de 300 Mo !
Au détour des pages de la revue MacWorld de septembre 1984, nous sommes tombés sur cette sympathique astuce qui permettait de dessiner de manière plus naturelle avec le tout premier MacPaint. Ce qui a attiré notre attention, c’est le nom de l’auteur de l’astuce : s’agit-il du même Alan Kay qui a fêté dimanche ses 80 ans ? L’un des théoriciens les plus prolifiques de l’histoire de l’informatique, fervent défenseur de l’utilisation des interfaces graphiques, père du projet Dynabook, un « manipulateur de connaissance » de la taille d’un livre ordinaire, avec un clavier et un écran. Probablement pas, car l’intéressé n’a sûrement pas émigré au Texas au moment où il rejoignait Apple après un long séjour au Palo Alto Research Center de Xerox… L’astuce n’en reste pas moins très sympathique, avec même une petite explication technique : alors que le crayon produisait un trait continu (si nécessaire en comblant le vide entre deux points si la souris bougeait trop vite), la duplication d’un simple point (avec l’outil lasso et les touches Commande et Option) n’était effectuée par l’ordinateur qu’à intervalles réguliers, permettant de produire un dessin plus naturel, avec des points plus proches ou plus espacés selon la vitesse de déplacement de la souris.
Avant le grand ménage de 1998 et l’apparition de l’Apple Store en-ligne, Apple avait déjà une petite boutique sur le web : AppleDesigns, un site dédié à la vente d’objets publicitaires aux couleurs de la marque et de ses différentes branches, du Newton à Mac OS.
Sur ce site, à l’adresse http://www.appledesigns.com (qui appartient toujours à la marque mais n’est plus utilisé), il était possible de commander toutes sortes de goodies, du t-shirt à la casquette, en passant par les porte-clés, les sacs et les montres. Le site 9to5mac.com en a récupéré quelque copies d’écran et le site web.archive.org permet de naviguer dans une version archivée, hélas très incomplète.
A partir de la fin de l’année 1998, le site avait disparu et laissé a place à un message annonçant l’arrivée prochaine de l’Apple Store Merchandise, qui n’a finalement jamais vu le jour.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, c’est aussi « leçon de grammaire » ! Car dans cette double-page de 2006, c’est bien des nouveaux « MacBooks » qu’il est question, avec un beau S contrairement à ce que recommande Apple elle-même ! Comme la publicité présente ce duo de portables comme le nouveau couple au pouvoir, on pourrait penser à clin d’œil au pluriel des noms de famille en anglais, à la manière des Jacksons ou des Smiths. Mais non ! Car même dans le communiqué de presse de l’époque, les MacBooks s’écrivent bien avec un S ! On y perd notre latin…
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de SEEDRIN, la filiale française d’Apple, dédiée à MacPaint, son logiciel de Dessin Assisté par Ordinateur. Et même le meilleur programme de création artistique sur un Ordinateur Personnel. Une brochure avec des extra-terrestres tout mignons. Et une capture d’écran réalisée avec un vrai appareil photo devant un vrai écran de Macintosh : pas de Commande-Majuscule-3 à l’époque, surtout que le simple fait de cliquer sur un menu bloquait totalement le système. Comme les extra-terrestres, le multitâche était de la science-fiction à l’époque !
Et puisqu’à l’époque il fallait tout expliquer à un public qui n’imaginait même pas ce qu’était une souris, le verso de cette brochure revenait sur les fondamentaux : outils de sélection, pinceaux, remplissage, modification de la taille des objets, miroirs, rotations, typographies, motifs… Autant de fonctions accessibles grâce à la souris et aux menus. Et il ne vous restera plus qu’à générer simplement et rapidement sur papier la reproduction fidèle de votre dessin grâce à l’imprimante ImageWriter.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double page de l’été 2001. On y voit le PowerBook G4, de face et de profil, et en guise de légende, quelques caractéristiques techniques résumant toute l’innovation dont Apple était capable : 2,54 centimètres d’épaisseur, 2,4 kilogrammes, lecteur DVD, cinq heures de batterie, AirPort (le petit nom du Wi-Fi chez Apple à l’époque), écran extra-large de 15,2 pouces, coque en titane : PowerBook G4. Tout simplement.
Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.
Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.
Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…
Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ? …
À une époque où les produits Apple sont fournis avec une batterie inamovible, et où la plupart de nos appareils ne sont jamais vraiment éteints, il peut être surprenant de constater que le premier « vrai » ordinateur portable d’Apple, le PowerBook 100, disposait d’un interrupteur dédié au stockage à long terme. Pas possible de le rater, une grande étiquette sur le plastique d’emballage invitait à changer sa position au déballage.
Et en effet, on trouvait à l’arrière de la machine un interrupteur unique dans l’histoire des portables d’Apple, à manipuler avec le bout d’un stylo. Cet interrupteur permettait de déconnecter physiquement la batterie, opération rendue nécessaire par la nature même de celle-ci. Le PowerBook 100 embarquait en effet une batterie au plomb, alors que ses grands frères numérotés 140 et 170 étaient équipés d’une batterie Nickel-Cadmium.
Comme on le découvre dans le manuel de l’utilisateur, le PowerBook 100, même éteint, continuait d’utiliser une petite quantité de courant, risquant donc d’épuiser totalement la batterie. Or les batteries au plomb détestent être totalement déchargées, cela fait partie de leurs principales causes de dégradations. Pour un stockage de longue durée, Apple recommandait donc de déconnecter la batterie au moyen de cet interrupteur, en avertissant toutefois que les informations en mémoire vive seraient perdues, tout comme les réglages de l’horloge du système. Il fallait aussi éviter de dépasser les six mois de stockage, au risque sinon de ne pas pouvoir recharger à nouveau la batterie !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité de 1995, censée être « la première dans une série », bien que nous n’ayons jamais trouvé les suivantes. « Macintosh ? Compatible ? J’ai déjà entendu ça… Vous me montrez ? ». Car le Power Macintosh 6100 DOS Compatible offrait le meilleur des deux mondes grâce à son processeur 486 DX2/66. Et grâce à SoftWindows, tous les Power Macintosh pouvaient lancer des programmes DOS et Windows ! Et ceci, tout en restant tout à fait plug and play, multimédia, puissants et si facile à utiliser !
AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !
Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.
Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.
Vous ne le croirez peut-être pas, mais la mode des Hackintosh ne date pas d’hier, ni du passage d’Apple aux processeurs Intel. En 1991, l’une des meilleures ventes de l’éditeur américain Windcrest/McGraw-Hill était un livre de Bob Brant intitulé « Build your own Macintosh and save a bundle », Assemblez votre propre Macintosh et faite de belles économies. Nous nous sommes procurés la deuxième édition de cet ouvrage, publiée en 1992.
Et là, je vous entends déjà : Impossible de fabriquer un Hackintosh à une époque où Apple utilisait des processeurs Motorola et ses propres puces de ROM ! Et vous avez raison. À l’époque, Bob Brant avait développé une autre approche pour construire ses Hackintosh, qu’il appelait des Cat Macs, pour Catalogue Macintosh. Son idée, bien que simple, était développée durant le premier chapitre : pour économiser de l’argent, il suffisait d’utiliser une carte-mère d’origine (auprès du réseau de revendeurs d’occasions, ou directement sous forme de pièce détachée ou de kit de mise à jour auprès d’un revendeur agréé), et d’assembler soi-même tout le reste. Les exemples proposés dans le livre promettaient un gain pouvant atteindre 57% d’économie !
Mieux encore : assembler son propre Macintosh permettait de choisir un meilleur écran, un disque dur plus étendu, ou encore d’intégrer un support de sauvegarde. Bob Brant reconnaissait cependant que certains modèles n’étaient pas adaptables, comme le tout nouveau Quadra 900 (pour lequel Apple ne proposait pas de kit de mise à jour) ou les PowerBooks (dont le prix des pièces détachées rendait l’opération non-rentable).
À ces quelques exceptions près, tout bon bricoleur pouvait donc se procurer une carte-mère de Macintosh, un boîtier, une alimentation, le système d’exploitation d’Apple, quelques outils, et pas mal de dextérité pour percer, visser, plier, bref, créer les pièces permettant d’adapter le boîtier à la carte-mère. En fait, ce livre, c’était comme iFixit, mais avec du vrai papier.
Le résultat était plutôt sympa, avec des Macs qui ne ressemblaient plus du tout à des Macs mais qui disposaient de toutes les technologies d’Apple : ports ADB (avec une souris d’origine ou compatible), port SCSI, interface graphique… Selon les modèles et les cartes graphiques, il était même possible d’améliorer les capacités de l’écran, pour gagner en résolution ou en couleurs, tout en choisissant un écran plus grand et moins coûteux que ceux d’Apple. Bien sûr, Bob Brant faisait un grand usage des solutions tierces : kits de mise à jour ou d’extensions de mémoire, kits d’accélération de chez DayStar, Newer Technology ou Radius… De nombreuses références étaient proposées dans le livre, ainsi que les coordonnées de nombreuses boutiques spécialisées à travers les États-Unis : à l’époque, il n’était pas encore question de commander en ligne !
La deuxième partie du livre était consacrée à des pas-à-pas pour assembler des Cat Macs au format bureau AT/XT ou mini-tour ATS, et même un portable basé sur une carte-mère de Macintosh Plus ou SE, intégrée dans un boîtier portable spécialement fabriqué par l’entreprise taïwanaise DTC Technology, fourni avec une carte répliquant les ports de la carte-mère pour n’avoir plus qu’à poser celle-ci sans avoir de questions à se poser.
Si le sujet vous intéresse, on trouve de nombreux exemplaires de cet ouvrage sur eBay, pour une poignée de dollars. La série « and save a bundle » était un peu comme les « pour les nuls » quelques années plus tard : on en trouve de toutes sortes, il y en a même un pour fabriquer sa propre imprimante laser PostScript !
Nous vous en avions déjà parlé le 21 janvier dernier : un brocanteur de Riorges (près de Roanne) propose une enseigne lumineuse Apple, destinée à signaler un « concessionnaire agréé » de la marque en façade. Cette enseigne porte évidemment les anciennes couleurs arc-en-ciel de la marque. Elle est encore proposée pour quelques heures, puisque la vente s’arrêtera demain, peu après 16 heures. 29 personnes suivent la vente, ce qui n’est pas rien pour un produit 100% frenchy !

Voici un beau document dont nous ne vous avions pas encore parlé : une brochure de l’Information Protection Program, cet outil interne au service de la protection des secrets d’Apple. Le titre de cette brochure ne laisse aucun doute : Comment faire en sorte que les secrets de notre succès le restent. Secrets.
Dans les pages intérieures de cette grande brochure éditée en 1989, on découvre les cadres d’Apple mis en scène pour diffuser de bons conseils visant à préserver les secrets de la marque. Le premier d’entre eux, c’est bien sûr John Sculley, le grand patron, recommande de tout passer à la broyeuse : documents stratégiques, plannings, organigrammes… Faites que le futur mérite qu’on l’attende !
On trouve aussi Jean-Louis Gassée, président d’Apple Products, qui recommande de tamponner « Confidentiel » tous les documents qui le méritent, en précisant au besoin « Accès restreint », « Besoin d’en connaître » et « Apple Eyes Only », comme dans les meilleurs romans d’espionnage. Del Yocam, le président d’Apple Pacific, recommande de tenir sa langue lors des dîners avec les clients et les partenaires, et même avec sa famille. On n’imagine pas le nombre de concurrents qui choisissent justement les mêmes restaurant que nous !
On y trouvait aussi, parmi d’autres, Chris Espinosa, huitième employé d’Apple, et sa mère Sue Espinosa, également salariée de la marque, se mettent en scène pour expliquer qu’il y a des choses que même votre mère ne devrait pas savoir, même si elle travaille pour Apple !
On a déjà parlé des souris ADB d’Apple, dont le plastique texturé et la pomme gravée finissaient toujours tout crasseux. Mais ce n’est rien à côté du truc le plus dégueu de toute l’histoire d’Apple : le clavier USB de 2003, numéro de modèle A1048 (ou A1016 pour la version sans fil).
Sur le papier, ce clavier était magnifique : chaque touche reposait sur un mécanisme spécial masqué par un caoutchouc blanc, révélé par le cadre transparent du clavier. Dans la pratique, ce choix de design se révélait catastrophique : tout le monde sait bien qu’un clavier ramasse tout ce qui traîne, poussières, poils, miettes, éclaboussures… Pas étonnant que les générations suivantes aient vu apparaître un cadre en aluminium et des touches beaucoup moins épaisses !
Si vous voulez nettoyer ce type de clavier, c’est possible, puisqu’il se démonte entièrement. On trouve des tutoriels sur Youtube, comme celui-ci. Il vous faudra du liquide vaisselle, du produit à vitres, de l’eau oxygénée (ou peroxyde d’hydrogène : par ici sur Amazon), et beaucoup de patience.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité française de 1984 pour le Macintosh. Le slogan « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution » était une idée originale de l’agence CLM BBDO, la filiale française de l’agence new-yorkaise BBDO (devenue célèbre avec sa campagne « Demain, j’enlève le haut » pour Avenir Publicité quelques années plus tôt).
Du Newton d’Apple, on connaît les différents modèles de MessagePad et une unique version de l’eMate. Mais en 1993, dans sa revue de propagande “Apple Magazine”, la marque n’hésitait pas à décliner son dernier-né sous forme de tablette scolaire, de téléphone fixe, de calepin ou d’aide à l’inventaire. Autant de produits qui ont pour la plupart trouvé leur voie… mais sans NewtonOS !
Vous utilisez QuickTime pour lire des vidéos, peut-être même pour les modifier par simple copier-coller ? Vous pouvez aller beaucoup plus loin ! Simplement en utilisant le menu « Exporter » à la place du menu « Enregistrer ». Cliquez sur le bouton « Options » : une nouvelle fenêtre apparaît, avec des réglages pour le son et la vidéo. Le bouton Réglages permet de choisir le type et la qualité de la compression ; le bouton Taille permet de changer la surface de la vidéo. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est le bouton Filtre.
Avec lui, vous obtenez une quinzaine de filtres qui permettent de modifier sans vous fatiguer l’aspect d’un film. Ainsi, vous pourrez facilement transformer votre dernier rush de vacances en film des années 30 ou en vieux Super8, vous pourrez changer les couleurs et la netteté, ou même ajouter un halo !
Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.
Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…
Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.
Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.
Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.
Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.
En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.
Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.
Quel genre d’homme possède son propre ordinateur ? se demandait Apple en 1980, à l’époque où l’idée même de posséder un ordinateur était plutôt révolutionnaire. Pourtant, avec un Apple, on se simplifie la vie, on est plus efficace, on se concentre sur ce que l’on fait de mieux, en laissant Apple faire le reste. Imaginez si Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre, des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, avait eu un Apple II !
Et Gutemberg, inventeur de l’imprimerie, aurait-il eu le dernier mot face au Macintosh et à l’imprimante LaserWriter ? Sûrement pas, selon cette publicité d’Apple France en 1986.
Et s’il devait manquer un grand inventeur à cet inventaire, ce serait sans nul doute Léonard de Vinci. Apple ne l’a pas épargné, avec cette série de quatre réclames publiées en 1989 et 1990. Remarquez l’utilisation des couvertures de livres, comme dans la série de 1984 pour le Macintosh. Comme toujours, cliquez pour visualiser les images dans leur meilleure résolution !
Se plonger dans de vieux documents CD d’Apple est souvent un peu déprimant quand on veut faire vivre un blog plutôt visuel. Jusqu’au début des années 2000, la marque se donnait peu de mal pour proposer de belles images d’illustration. Sur des écrans en 800×600, n’importe quelle image lilliputienne paraissait déjà tout à fait convenable. Ce n’est qu’à partir de l’iMac que la marque a vraiment pris soin de communiquer des images en haute définition de ses produits. Et quand elle proposait un document PDF, elle compressait généralement les photos pour qu’elles s’affichent à la résolution de l’écran de l’époque, interdisant tout réemploi sur nos écrans gigantesques et hautement définis.
Mais parfois, on a une bonne surprise : dans certains de ses documents, Apple avait recours à des illustrations vectorielles, qui ont traversé le temps (presque) sans encombre et s’affichent en pleine résolution sur nos écrans Retina. Voici par exemple le PowerBook G3 et le Power Macintosh 6500 de 1997 :
Souvenir de l’époque où Apple apposait son logo sur des imprimantes fabriquées par des spécialistes du secteur pour mieux les vendre à ses clients, voici les Color StyleWriter 2500 et 4100 :
Moins connue, voici la LaserWriter 800/810, un monstre basé sur la Fuji Xerox XP 20, avec ses trois bacs à papier. Un modèle de 1993, atteignant les 800 points par pouces et les 20 pages par minute, au prix d’une consommation de 560 watts et d’un poids de 36 kg !
Autre monstre, le Quadra 950, fleuron de la gamme avant le passage aux processeurs PowerPC. Celui-ci était équipé d’un Motorola 68040 à 33 Mhz, il pouvait accepter 256 Mo de mémoire vive, et avait accueilli en son temps le premier disque dur de 1 Go !
Et pour finir, voici l’emblématique tout-en-un du milieu des années 90, le Power Macintosh 5500, dernier représentant de cette gamme qui a fait le bonheur de tant de familles et d’établissements scolaires avant l’arrivée de l’iMac.
Le 21 juillet 1999, il y a tout juste vingt ans, Apple présentait AirPort, première intégration de la toute jeune technologie wi-fi 802.11b dans l’univers informatique. Grâce à une base connectée au réseau (par un modem 56k ou une connexion Ethernet 10Base-T), et une carte optionnelle à installer dans le premier iBook présenté le même jour, il devenait possible de naviguer sur Internet sans fil, une véritable révolution à l’époque ! La démonstration de cette technologie par Steve Jobs, se promenant sur scène l’air de rien, l’iBook à la main, tout en continuant de naviguer sur le web, est devenue un classique. Le niveau de l’excitation du public nous rappelle à quel point ce concept de réseau sans fil était inédite :
Nous avons retrouvé la brochure distribuée peu après par Apple, pour présenter cette technologie à ses futurs clients. La marque insistait non seulement sur la possibilité de naviguer sans fil depuis l’iBook ou le PowerBook, mais aussi sur la facilité de connecter tous les Macs de la maison sans avoir à poser de câbles, et d’échanger des fichiers sans recourir au lecteur de disquettes.
La marque ciblait le marché des particuliers, mais aussi de l’éducation et des petites entreprises. La connexion, qui plafonnait pourtant à 11 Mb/s, était qualifiée d’ultra-rapide par la marque… mais eux qui l’ont utilisée se souviennent cependant sûrement à quel point la version suivante, dénommée AirPort Extreme, basé sur la norme 802.11g à 54 Mb/s, avait enfin permis à cette technologie de réellement décoller.
Parmi les slogans un peu oubliés d’Apple, dont nous reparlerons à une prochaine occasion, se trouvait « Wheels for the mind » (de l’énergie pour la pensée), un slogan accompagné d’un logo représentant un personnage transportant un Macintosh sur le porte-bagage de son vélo. Le Macintosh était lui-même directement inspiré du fameux logo Picasso de 1984.
À cette occasion, nous avons découvert le travail de Clement Mok pour Apple. Au début des années 80, il était directeur créatif pour Apple. C’est lui qui a imaginé ce cycliste, dans la droite ligne de l’intuition de Steve Jobs, qui voyait dans le macintosh un vélo pour l’esprit : un outil intuitif, que l’on n’a besoin d’apprendre à utiliser qu’une fois, et qui permet ensuite d’amplifier et prolonger les capacités de son utilisateur. On en trouve régulièrement des souvenirs sur eBay : tapis de souris, mugs, t-shirts, posters…

Sur son site, Clement Mok raconte son arrivée chez Apple. Après des expériences dans la division publicité et marketing de CBS puis chez Donovan&Green, spécialiste de la création visuelle, il passe un peu par hasard chez Apple où travaille une de ses amies. Il se souvient y avoir rencontré le directeur de la création, qui semblait prêt à embaucher n’importe qui susceptible d’être intéressé par le monde de la micro-informatique, comme on disait alors. Il commence par décliner la proposition, avant de se raviser : on ne peut pas refuser une offre dans une société dont le jeune patron fait la Une du Time !
L’une de ses premières créations pour la marque est la carte de vœux distribuée pour Noël 1984. Dès l’année suivante, il enchaîne avec le nouveau packaging des logiciels du Macintosh (on en trouve aisément sur eBay).

De manière plus confidentielle, son travail s’organise largement autour d’éléments de communication interne, comme ces posters dans lesquels l’identité américaine d’Apple est souvent mise en avant.


Après son passage chez Apple, il crée sa propre agence en 1988, et travaille pour de nombreux clients : IBM, CMCD, Caere (l’éditeur d’OmniPage), Macromind, ou encore Révo (fabriquant de lunettes).
À la vitesse où évolue la technologie, quel est le bon moment pour acheter des ordinateurs professionnels ? Telle est la question que pose Apple dans cette brochure au format paysage, distribuée en 1991.
« Tout de suite ! » répond immédiatement la marque au lecteur qui vient tout juste d’ouvrir la brochure…
… avant de lui expliquer qu’avec l’offre proposée jusqu’au 5 janvier 1992, les ordinateurs Apple bénéficient de remises immédiates dès trois machines achetées. Comptez tout de même 600 dollars de remise sur un Macintosh IIsi 3/40 et 800 dollars pour un Macintosh IIsi 5/80 ou son grand frère (plus ancien mais plus puissant) le Macintosh IIci. La remise est immédiate, et vaut pour autant d’ordinateurs que vous le souhaitez ! Le bon ordinateur, la bonne remise, le bon endroit, le bon moment !
Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.
L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.
Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !
Pour fêter ses dix-huit ans, l’Aventure Apple a le plaisir de vous présenter son blog ! Nous y partagerons avec vous nos humeurs, nos clins d’œil et nos petites découvertes. Vous y trouverez déjà quelques posts, et ce n’est qu’un début ! Ce blog sera aussi votre espace d’expression et de réaction sur le site. N’hésitez pas à nous contacter pour nous proposer vos propres billets !

Vous connaissez forcément le slogan « Think Different » adopté par Apple de 1997 à 2002. Vous connaissez peut-être aussi « Give your dreams a chance » utilisé juste avant. Mais savez-vous qu’Apple a également déposé de nombreux autres slogans au fil du temps, parfois sans même les utiliser ?
Ainsi, l’office américain des brevets a conservé les traces de quelques idées de la marque. En août 1996, à l’époque des Performa 5400 et 6400, Apple dépose « You, a Mac, the World », littéralement « Vous, un Mac, le Monde ». C’était l’époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux système Pink puis Copland, et voyant sa part de marcher reculer face au rouleau-compresseur Windows 95 de Microsoft. Le slogan ne sera utilisé que sur une publicité et pour quelques accessoires vestimentaires, comme des t-shirts et des badges, avec des petits dessins rappelant la simplicité du logo Picasso associé au Macintosh. Apple abandonnera ses droits sur la marque dès l’année suivante.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la boîte de Mac OS 8.5. Vous, un Mac, le Monde, tout y est sur cette grosse boîte cartonnée qui nous rappelle qu’avant de télécharger gratuitement les systèmes d’Apple sur Internet, on allait les acheter dans les rayons de la Fnac…
Dans le même temps, elle dépose le slogan « Expect the impossible », Attendez-vous à l’impossible, qu’elle ne conservera que cinq mois dans son escarcelle. Il n’était destiné qu’à accompagner la sortie du film Mission Impossible, le premier de la série. Là encore, on n’en trouve trace que sur des t-shirts distribués par la marque en 1996.

Si on remonte dans le temps, on peut trouver un slogan dédié au Macintosh : « Wheels for the mind », qu’on traduirait par « De l’énergie pour l’esprit », sans pouvoir rendre la finesse de la version originale, où wheel ne désigne pas seulement la roue, mais aussi le gouvernail, les pirouettes, et même une forme conjuguée des verbes diriger ou pousser. Celui-là, Apple s’y est accroché plus longtemps, de 1986 à 2007 pour être précis, bien qu’on n’en trouve de trace officielle qu’au tout début de la période, dans le cadre du programme universitaire de la marque, comme sur cette brochure éditée par l’université de Boston en 1987. Il était lui aussi accompagné d’un logo dans le style du logo Picasso du Macintosh.

De 1998 à 2012, Wheels for the Mind a été réutilisé par l’AUC, le consortium universitaire d’Apple Australie comme titre de son journal. Depuis, la marque s’est séparée de ce consortium qui a poursuivi son activité sous forme associative.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et voici une réclame de 1994, vantant les mérites de l’appareil photo numérique QuickTake 100, qui rend tout plus beau qu’avant ! Bon, honnêtement, comme nous l’avions déjà noté dans un article du blog en 2018, ces publicités n’étaient pas loin d’être mensongères, tant les photographies produites par l’appareil étaient ternes, mais c’était déjà un grand progrès à l’époque…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1997 présentant le programme « Masters of Media » qui correspondait à la vision d’Apple du multimédia, un terme à la mode à l’époque : valoriser votre marque grâce aux supports numériques, évoluer vers la création multimédia (CD-Rom, borne interactive, site web…) et maîtriser la chaîne graphique couleur (grâce à sa technologie ColorSync).
Pour en savoir plus, il était possible de se connecter au site web d’Apple à son adresse de l’époque : www.france.euro.apple.com ; ou sur son serveur minitel au 3615 code Apple !
Stephen Greene, directeur artistique, qui a travaillé sur le site web d’Apple dédié à cette campagne, en a gardé une copie d’écran sur son site. Il raconte qu’il s’agissait de l’un des premiers projets conçu au format Flash pour intégrer des animations au sein des pages web.
Bon, OK, ça n’a sûrement empêché personne de dormir au cours des treize dernières années, mais on commémore aujourd’hui le treizième anniversaire de l’abandon par Apple de son système de stockage Xserve RAID. Vous savez, ce gros truc qu’Apple avait présenté le 10 février 2003, et qu’elle vantait comme « la première solution de stockage 3U à offrir une gigantesque capacité de 2,5 téraoctets (To) et des performances « musclées » allant jusqu’à 400 Mbit/s – et cela au prix le plus concurrentiel de l’industrie ». Après avoir abandonné sa solution de stockage après cinq ans d’existence, Apple avait invité ses clients à se tourner vers des solutions tierces.
Aujourd’hui, le Xserve RAID n’est plus qu’un machin qu’on trouve pour une bouchée de pain sur les sites d’enchères, comme tous les autres produits qui nous ont fait rêver un jour. Si vous en voulez, il suffit de demander à eBay !

Sur son site web, Apple propose une liste (non exhaustive) de ses marques déposées. Cette longue page est à elle toute seule une machine à voyager dans le temps. Songez ainsi que Apple CarPlay voisine avec Apple Cinema Display, tandis que l’Apple TV succède à AppleTalk. On y trouve aussi l’interface utilisateur Aqua, la technologie de réseau Bonjour, les polices d’écriture Monaco, Charcoal et Chicago, la marque Claris (devenue entre-temps FileMaker, avant de se rebaptiser à nouveau Claris cet été)… On y croise aussi Final Cut Pro et DVD Studio Pro, HyperCard à côté du HomePod, l’ImageWriter juste en-dessous de l’iMac Pro, puis l’iPad, l’iPod, l’iPhone et iPhoto… Le Mac Pro y côtoie MacTCP (une vieille technologie pour se connecter à internet), tandis que le Newton précède de peu Night Shift. PowerBook (tout attaché), Power Mac (en deux mots), QuickTime, QuickDraw, Think Different, Velocity Engine, ou encore le Xserve, ils sont tous au rendez-vous. On dirait la table des matières de ce blog !
Nous avons comparé cette liste à celle qu’Apple présentait au début des années 2000. Bien sûr, il y a les nouvelles marques, mais certaines plus anciennes ont été écartées, car jugées moins importantes qu’il y a vingt ans (ce qui ne signifie pas pour autant qu’Apple n’ait pas conservé leurs droits). Ainsi, exit l’Apple IIGS et son système GS/OS, AppleFax, A/UX (l’Unix d’Apple), Cyberdog (un navigateur web), eMate (un cousin du Newton), Macintosh Centris, Macintosh Duo et Macintosh Quadra, Pippin, ProDOS (le système des Apple II), ResEdit… À l’époque, on trouvait même « Moof» et le logo Dogcow parmi les marques déposées mises en avant !
Le site a également conservé la page des marques déposées de NeXT, mais elles sont moins nombreuses. On y retrouve NeXT et NextStep, mais aussi OpenStep et ses variantes. Peu de marques, donc, malgré l’héritage incontournable de la marque, présent jusque dans le langage de programmation de mac OS et iOS, dont les objets, les classes et les fonctions commencent par les deux lettres « NS », comme NextStep.
Sur les Macs, la corbeille se vide parfois toute seule quand on éjecte un disque, et se remplit quand on le réinsère. Cela arrive si on a glissé à la corbeille un fichier du disque en question, sans vider ensuite la corbeille.
Pour comprendre, il faut savoir que chaque disque possède sa propre corbeille, dont les divers contenus apparaissent tous ensemble dans l’icône “Corbeille” du bureau. C’est pourquoi la corbeille apparaît vide quand aucun disque ne contient de fichier dans “sa” corbeille, et qu’elle grossit quand on insère un disque dont la corbeille n’est pas vide ! Ce comportement n’a pas changé depuis des lustres !
Si vous n’avez pas encore acheté tous vos cadeaux de Noël, nous avons peut-être trouvé l’idée qui vous manquait. Un Lisa d’origine est disponible sur eBay : le vrai, commercialisé en janvier 1983, celui avec les deux lecteurs Twiggy, et parfaitement fonctionnel qui plus est !
Si nous en parlons avec autant d’enthousiasme, c’est que ce modèle est aujourd’hui quasiment introuvable, et nous vous avons déjà expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’en 1984, Apple a proposé à ses heures possesseurs de « mettre à jour » gratuitement leur modèle en Lisa 2, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Rien de tel ici, tout est resté d’origine. L’appareil est fourni avec son disque dur profile, son clavier et sa souris d’origine.
Ha oui, un dernier détail tout de même : les enchères débutent pour l’heure à 76.000 dollars, soit environ 63.000 euros. Et pour ce prix-là, la livraison n’est pas incluse : le vendeur ne prévoit qu’une remise de la main à la main, en Californie…
On trouve ces jours-ci, sur eBay, un intéressant clone de Macintosh SE, un Outbound Laptop. Intéressant parce que les clones de Macintosh à cette époque étaient très rares, puisqu’Apple n’autorisait pas leur commercialisation. L’Outbound Laptop était donc vendu sans système et sans ROM, qu’il fallait ponctionner dans un Macintosh Plus ou SE… Intéressant également parce que lors de sa sortie en août 1989, il avait grillé de peu la politesse à Apple qui n’avait pas encore présenté son Macintosh Portable !
Pour le reste, c’était une machine assez comparable à celle d’Apple, avec un écran 9 pouces en 640×400 (contre 9.8 pouces pour le Macintosh Portable), 1 à 4 Mo de mémoire vive, et un processeur 68000 à 15 Mhz. En revanche, le système de pointage était très différent : là où Apple utilisait un trackball, Outbound proposait une sorte de petit rouleau métallique dénommé Trackbar, Isobar ou Isopoint selon les sources, que l’on roulait sur lui-même pour les déplacements verticaux, et que l’on déplaçait de gauche à droite pour les déplacements horizontaux…
Vendu avec une batterie très limitée et sans disque dur, l’Outbound Laptop ne pesait que 4 kg contre 7 pour le Macintosh portable. En connectant l’Outbound Laptop à un Macintosh (par exemple celui dont on venait de prélever la puce de ROM), on pouvait bénéficier d’un écran étendu (ou d’une recopie vidéo), et utiliser la souris et le clavier qui y étaient connectés.
Le modèle présenté dans cet article est en vente en achat immédiat à 850 livres, soit 961 euros. D’après l’historique de eBay, il s’en est vendu un en 2014 pour 325 dollars. Plus récemment, il s’en est vendu deux ce mois-ci : un modèle ne démarrant plus, pour 592 dollars, et un modèle plus récent (format Notebook) pour 709 dollars.
On trouve également sur Flickr la copie d’un article du magazine Personal Computer World, qui parle de ce même ordinateur, mais en citant la marque sous le nom de Wallaby Systems. On y apprend que l’écran de celui-ci était rétro-éclairé (contrairement au premier modèle de Macintosh Portable) et que sa batterie tenait trois heures (contre 10 heures pour le modèle d’Apple).

Plus d’infos : Sinashon.com ; Wikipedia ;
À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…
L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.
Il n’y a pas que eBay dans la vie ! Au Japon, le géant américain n’a pas réussi à percer : il a abandonné ce marché dès 2004. Les Japonais se tournent donc vers d’autres sites, parmi lesquels Yahoo Enchères (Yahoo Auctions). Le site vaut le détour, tant il détonne à nos yeux occidentaux. Et l’on peut y découvrir des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme ces autocollants « Joyeux Noël » et « Mac OS 8 » en même temps :
On trouve aussi ce set de balles de golf de la marque Top Elite. Pas sûr que ce soit vraiment un produit proposé par Apple, qui n’a pas trop l’habitude d’associer ses fournisseurs à sa publicité…
Et dans un autre style, on peut aussi acquérir un Macintosh SE/30 avec une housse toute mignonne qui protège à la fois l’ordinateur monobloc et son clavier. Vu le numéro de téléphone indiqué sur la housse, celle-ci vient sans doute des États-Unis, de Californie pour être plus précis.
Beaucoup plus nippon, vous trouverez aussi cette grosse boîte du Système 7, tout aussi lourde et volumineuse que la française, mais dans sa version japonaise dite KanjiTalk.
Chez Apple, le Japon s’est aussi toujours illustré par ses plaquettes publicitaires personnalisées, comme celles-ci, pour le PowerBook G3 et le PowerBook 3400 et pour le tout petit PowerBook 2400c /240, un modèle exclusif à l’archipel (un modèle que nous vous avons déjà présenté ici).
Aujourd’hui, nous vous proposons de regarder deux vidéos. La première est un clip de cinq minutes, réalisé en 1987 pour expliquer le rêve de John Sculley, alors PDG d’Apple dont il avait évincé Steve Jobs. Le Knowledge Navigator (ou Navigateur du Savoir) proposait un assistant personnel avec synthèse et reconnaissance vocale, bien plus performant que Siri ne l’est aujourd’hui, rendant l’utilisation de l’interface tactile presque inutile… et il disposait d’un écran pliable, trente ans avant le Galaxy Fold ou l’Huawei Mate x !
Une autre vidéo revient (succinctement) sur la transition entre ce rêve de John Sculley et l’iPad, en passant évidemment par le Newton. Dans cette animation qu’Arte a diffusée le 23 février dernier, on apprend qu’une équipe d’Apple avait été dédiée dès 1987 à la conception de cet « ordinateur de la taille d’un magazine », capable de communiquer sans fil avec d’autres appareils et de reconnaître l’écriture manuscrite. Mais tout restait à inventer, à commencer par un processeur plus compact, plus économe et moins gourmand en énergie, tout en restant très puissant, ce qu’Apple réalisera en participant à la mise au point du processeur ARM, via la société ARM cofondée avec Acorn et VLSI. Un processeur dont les descendants équipent aujourd’hui toutes nos tablettes et tous nos smartphones.
Oui mais voilà, Newton était arrivé trop tôt. La gamme, lancée en 1993, sera abandonnée dès 1998 comme nous vous le rappelions hier.
Ces dernières années, Apple ne nous simplifie pas la vie avec ses noms de modèles. Actuellement, deux modèles d’iPhone coexistent : l’iPhone Xr
et l’iPhone Xs, avec le r et le s écrits en « petites majuscules ».
Comme le rappelait MacGénération il y a quelques mois, ce type de caractère n’est pas toujours accessible dans les éditeurs de texte, et Apple elle-même s’en dispense parfois. Pourtant, l’utilisation des petites majuscules par la marque n’est pas récente. Nous en avons retrouvé plusieurs occurrences dans nos archives… Tenez, pas plus tard qu’hier, nous vous parlions des Quadra 840av et Centris 660av. Regardez donc comment Apple écrivait ces deux lettres signifiant Audio et Vidéo, sur cette image empruntée au site Worthpoint :

On retrouvait le même symbole sur son successeur, le PowerMacintosh 6100/60av. Mais pas sur le Performa 6110CD qui avait droit à de vraies majuscules.

Avant eux, le Macintosh IIcx avait eu le droit au même traitement. Ce n’était pas le cas des autres modèles : le IIfx ou le IIci, par exemple, étaient écrits en minuscules. Le X désignait les modèles de Macintosh équipés d’un processeur 68030 (le SE/30 aurait ainsi dû s’appeler… le SEx !), et le C un modèle plus compact (comme le IIc). Si vous avez un petit doute sur ce C de CX, allez donc vérifier sur le catalogue de polices de caractères DaFont, qui dispose de l’Apple Garamond utilisée à l’époque.

Si on remonte encore le temps, jusqu’en 1986, on peut retrouver le même type de graphie avec l’Apple IIgs. GS, comme Graphic & Sound. Le IIe et le IIc, de leur côté, étaient écrits en minuscules.
Le 1er décembre 1983, il y a donc exactement trente-cinq ans, Apple présentait sa première imprimante ImageWriter. Ce n’était pas la première imprimante matricielle d’Apple, puisque la place dans le catalogue était déjà occupée par l’Apple Dot Matrix Printer depuis plus d’un an. C’était en revanche la première à se connecter sur un port série, d’abord sur l’Apple IIe, puis sur l’Apple IIc et le Macintosh dès 1984.
Cette imprimante disposait d’une tête à 9 aiguilles, pour une résolution de 144 points par pouces et une vitesse de 120 caractères par secondes. Sous sa coque, se cachait en réalité un modèle 8510 du fabricant C. Itoh Electronics, rhabillé et reprogrammé par Apple, comme la plupart des imprimantes de la marque. On retrouve donc le sélecteur d’entraînement (à friction ou à picots) à gauche, la molette du cylindre à droite, et les trois boutons (Select, Form Feed et Line Feed) ainsi que les trois diodes (Select, Paper Error et Power).

En 1995, Internet n’était pas encore très répandu. Alors pour se cultiver, on regardait des encyclopédies interactives, comme Microsoft Encarta, ou les encyclopédies Britannica ou Grolier Multimédia. Ou toutes sortes de CD thématiques, comme ce Earth Explorer, un explorateur de la planète Terre produit par Enteractive et distribué par Apple.
À l’époque, les boîtes de CD étaient sacrément plus jolies que leur contenu. Alors que l’encyclopédie elle-même était limitée à une résolution assez étrange de 512 x 384 pixels, en 256 couleurs qui plus est, la pochette avait fière allure, avec ses illustrations colorées et sa citation de Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau.
Sinon, côté logiciel, on peine à croire qu’on ait eu plaisir à une époque à naviguer dans ce type d’interface. Les vidéos sont rarissimes, les images sont en résolution timbre-poste, les textes sont présentés sans fioritures, les quizz sont inutilement compliqués, l’interface de navigation est d’une tristesse à mourir, et le moteur de recherche se résume à un glossaire sommaire…
Il y a quelques jours, nous fêtions les trente ans du Macintosh IIcx, avec un c comme compact, et un x pour le processeur 68030. Aujourd’hui, nous fêtons les 29 ans de son grand frère, le Macintosh IIfx, avec un f comme fast. Ce Mac était grand dans tous les sens du terme : son boîtier était celui du Macintosh II, énorme, avec ses six ports internes NuBus et ses huit emplacements pour mémoire vive ; son prix était était tout aussi énorme (à partir de de 9.000 dollars) ; et ses performances étaient exceptionnelles, grâce au Motorola 68030 à 40 Mhz (contre 16 Mhz pour le modèle qu’il remplaçait) et ses 32 ko de mémoire cache, une première pour un Macintosh.
Avec cette machine, Apple s’attaquait clairement au marché des stations de travail, comme on appelait à l’époque ces ordinateurs surpuissants mais encombrants, destinés au marché professionnel. Face à lui, cependant, les stations de Sun, IBM ou DEC, dont certaines étaient déjà équipées de processeurs RISC, n’ont pas beaucoup tremblé, comme le notait six mois plus tard cet article de la revue ComputerWorld. Il faudra attendre encore quelques années pour que les performances de nos ordinateurs personnels fassent oublier le concept même de station de travail…
Intéressante, cette petite annonce actuellement sur eBay. On y trouve un Macintosh PowerBop, le fameux PowerBook doté d’un modem Bi-Bop, mais dans une version « désaffectée » : tous les moyens de communications spécifiques de cet ordinateur ont été supprimés, pour le rendre à son état original. Exit donc, le modem bi-bop et sa petite antenne : le lecteur de disquettes a repris sa place, ne laissant visible que les découpes du plastique prévues pour la prise pour le lecteur de disquettes externe (à gauche) et l’antenne (à droite).
À l’arrière, la carte modem 14.4 a disparu, ne laissant qu’un cache plastique à gauche de la prise SCSI. Reste donc l’étiquette « PowerBop » sous l’appareil, et quelques logiciels fournis à l’époque. Et la certitude d’avoir entre les mains une petite pépite de l’histoire des télécommunications en France !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, on file vers l’année 2005, avec cette double page présentant toutes les fonctions de l’iPod de l’année, surnommé « iPod 5G » ou « iPod vidéo ». Le petit nouveau ne s’arrêtait en effet pas à la musique (comme tous ses prédécesseurs) ou aux photos (comme le modèle de 2004), il permettait carrément de lire des petites vidéos, des courts-métrages et des clips ou des séries (proposées sur l’iTunes Music Store aux États-Unis dans un premier temps). Le tout dans une résolution de 480 × 360 (en MPEG-4) ou de 320 × 240 (en H.264).
Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.
Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?
Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !
Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.
On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !
Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !
Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)
Pour chercher un dossier sur votre disque dur, vous avez pris l’habitude d’utiliser Spotlight sous MacOS X. Instantanément, le moteur de recherche parcourt des millions de fichiers pour y trouver le mot que vous cherchez. Vingt ans plus tôt, on utilisait Sherlock, le moteur de recherche de Mac OS 8.5. Mais qui se souvient de l’interface du module de recherche du Système 6, sorti en 1988 ?
Que dire de plus ? Tout est là. On tapait un mot, on lançait la recherche en cliquant sur le bonhomme qui marche, et le système recherchait ce mot dans les titres des fichiers. Oui, inconscient lecteur de moins de trente ans, j’ai bien dit « dans les titres » : à l’époque, on ne cherchait pas dans le contenu des fichiers !
EarPods, Apple In-Ear, AirPods, les écouteurs tout de blanc vêtu d’Apple font partie de notre quotidien depuis des années. Si aujourd’hui la qualité du son est le principal enjeu de leur conception, il a fallu au départ savoir quels matériaux viendraient chatouiller nos orifices auditifs. Si les robes des iPod et iPhone vont et viennent au grès des mises à jour (acier inoxydable, verre, plastique, aluminium), force est de constater qu’il en va autrement pour les écouteurs. Leur conception suit une évolution linéaire depuis 2001. Qui se souvient de la toute première génération d’écouteurs, livrés entre 2001 et 2002 avec l’iPod de 1ère génération, et sa première révision ? Ceux-ci sont introuvables, et pour cause : le plastique employé sur les zones de jonction entre les écouteurs et le câble, et entre le câble et la prise, est particulièrement sensible aux UV. Il se désagrège, après avoir pris une vilaine teinte brunâtre, qui n’a rien à voir avec un environnement fumeur. Celui des câbles résiste mieux, car bien plus souple que les éléments de liaisons. Enfin, le plastique utilisé en périphérie du haut parleur, plus rigide, reste parfaitement gris et intègre.
Dès la seconde génération d’iPod, Apple corrige le tir en utilisant ce même plastique sur les zones de jonction. Le dessin de l’oreillette reste pratiquement identique : le haut parleur, plus large, n’empêche pas une réduction du diamètre général, tandis que la grille de l’oreillette adopte une perforation plus fine. Les câbles sont enrobés par un plastique plus souple que la première génération. Petite anecdote, Apple profite de cette mise à jour pour raccourcir la longueur totale de ses écouteurs : 119cm contre 133 pour le premier modèle. Cela fait tout de même 1km tous les 7142 écouteurs vendus, ou encore 17,5 km d’économie sur les ventes de 2001 (125 000 exemplaires d’iPod 1ère génération).
Un des gros défauts de ces écouteurs étaient qu’ils tenaient mal à l’oreille. La troisième génération d’écouteurs a remédié à ce problème, à moitié. En effet, qui a oublié ce produit dont le contour du haut parleur cassait au bout de quelques mois d’utilisation ? Apple a donc peu à peu supprimé les plastiques mous sensibles aux UV et à l’usure du temps, jusqu’à concevoir des écouteurs dépourvus de tout plastique de cette sorte : les AirPods. La solution était finalement “simple” : supprimer les câbles, connecteurs et éléments de liaison : merci le Bluetooth. Pour l’accroche de l’oreille, l’aspect lisse et glissant du plastique est compensé par une surface de contact plus importante avec l’oreille.

Des souris rondes, nous en avons déjà présenté quelques-unes : celles de l’iMac, toutes colorées, et celle de NeXT, toute noire. Mais il y en a eu d’autres, plus anciennes encore, comme celle que l’on trouve facilement sur eBay : un modèle VSXXX-AA, commercialisé dès 1986 par la marque DEC (Digital Equipment Corporation). Vous trouverez plusieurs offres pour ce modèle, à moins d’une trentaine d’euros en achat immédiat.

Cette souris était plus grosse que celle d’Apple (8.8 cm de large et 4 de haut contre 7,3 cm et 2.7 cm) et permettait de reposer la paume de la main sur sa surface. Elle avait aussi une particularité : si certains modèles disposaient d’une boule située en partie inférieure, comme les souris d’Apple, d’autres disposaient de deux capteurs rotatifs inclinés, l’un sensible aux mouvements verticaux, et l’autre aux mouvements horizontaux. D’après les utilisateurs de cette souris, ce mécanisme (appelé mécanisme Hawley) était particulièrement fiable.

N’espérez cependant pas réutiliser cette souris sur un Mac ou un PC : elle n’utilisait ni l’ADB ni le PS/2 traditionnels, mais un format propriétaire à 7 broches imaginé par DEC pour son système VCB02, destiné à être branché à sa station de travail MicroVAX. A l’époque, ce type de « Mini-ordinateur » occupait une place intermédiaire entre le micro-ordinateur type Apple II ou Macintosh, et l’ordinateur central ou mainframe, qui occupait un hangar complet et auquel on accédait au moyens de terminaux.
Si vous choisissez une version avec boule, vous pourrez retrouver le plaisir des opérations de nettoyage des cylindres internes rapidement encrassés…

Le dimanche, c’est publicité ! Il y a quinze jours, nous vous présentions une offre plutôt intéressante sur le LC 475. En voici une autre, pour la même machine, mais diffusée quelques mois plus tôt. Le LC 475 était alors présenté en mode économique : l’écran Performa Plus, de sinistre mémoire, n’avait pas encore laissé sa place à l’écran Apple Trinitron, et la compatibilité avec le processeur PowerPC n’était pas encore mise en valeur. Remarquez également qu’il s’agissait encore de l’ancien boîtier, avec le lecteur de disquettes rectiligne et le nom du modèle inscrit directement sur le plastique.
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
Et voilà un coup de vieux, un vrai. Il y a vingt ans tout rond, les premiers iMacs quittaient les boutiques sous les bras (musclés) des premiers clients. À l’époque, il n’y avait pas encore d’Apple Store physiques, et l’Apple Store en ligne n’avait pas un an. On ne le savait pas encore, mais c’était une nouvelle page d’histoire qui commençait à s’écrire, et qui se poursuit aujourd’hui.
Internet est une médiathèque formidable. Voyez ce qu’on vient d’y retrouver : une courte vidéo de Gil Amelio, tournée en 1996, alors qu’il était patron d’Apple depuis un mois. Une vidéo destinée à expliquer aux partenaires d’Apple comment il comptait offrir à la marque un avenir meilleur.
Le Docteur Amelio commençait par reconnaître qu’Apple avait trébuché, notamment à cause d’erreurs qu’il confessait honnêtement. Ainsi, Apple avait déçu les espoirs liés à ses avancées technologiques : ses équipes devaient rapidement régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, Apple doit se fixer une ligne stratégique claire et connue, en visant ses secteurs d’excellence ; elle doit également assainir ses finances, y compris en se séparant de certains secteurs qui ne font pas partie de sa ligne stratégique ; elle doit enfin s’organiser en interne pour mettre en place cette stratégie.
Bref, Apple doit retourner à ses racines. Apple est cette entreprise qui rend simples des technologies complexes, pour rendre les utilisateurs plus efficaces. Ses produits doivent être épanouissants et amusants. L’utilisateur doit être au centre de l’intérêt de la marque, qui l’a peut-être oublié. Et voici l’ordonnance du Docteur Amelio : simplifier la gamme tout en conservant son avance technologique ; s’attacher à la valeur ajoutée pour l’utilisateur ; délivrer un message publicitaire plus clair et plus intense ; permettre aux développeurs tiers d’être plus rentables ; et réorganiser l’entreprise et ses processus.
Les années 80 et 90 sont derrière nous. Les règles changent. Apple doit mener le changement et l’offrir à ses utilisateurs : communications, multimédia, simplification de l’interface (Amelio veut que l’ordinateur s’adapte à l’utilisateur et non plus l’inverse). Et Amelio de rassurer son public : vous pouvez continuer d’avoir confiance en nous, nous prenons en compte vos besoins, et nous continuons d’imaginer de superbes nouveaux produits.
De nos jours, quand on croise un Apple IIc, le premier mot qui nous vient à l’idée n’est pas forcément « miniaturisation ». Et pourtant, replacé dans le contexte qui l’a vu naître, l’Apple IIc de 1984 était vraiment une merveille d’ingénierie. Cette publicité américaine donne l’échelle, au sens propre. Avec un écran spécialement créé pour lui, un lecteur de disquettes intégré, et des ports d’extension internes abandonnés au profit des prises externes, l’Apple IIc était vraiment l’Apple II compact.
Dans le détail, cette double-page abordait aussi un autre aspect de l’Apple IIc : la compétition interne qu’il créait avec son grand frère. Même système, même format de disquettes, mêmes logiciels… Cela ne dérangeait pas Apple, qui devait déjà se battre contre des concurrents prêts à tout, jusqu’au vol de brevet, à l’espionnage et au kidnapping ! Nous avons d’ailleurs déjà parlé de ces cloneurs d’Apple II dans un précédent article. Le IIe gardait pour lui sa capacité d’extension de mémoire (jusqu’à 1 Mo en version enhanced), sa compatibilité avec le disque dur ProFile, et ses huit emplacements pour cartes d’extensions.
Petite « madeleine visuelle » ce matin, avec les écrans d’accueil des deux logiciels intégrés les plus importants des années 80 : ClarisWorks, apparu en 1984, et Microsoft Works, apparu en 1987. Ici, ils sont tous les deux en version 2.0, publiées en 1988. Autant le dire tout de suite : ClarisWorks fut un succès phénoménal, tandis que Microsoft Works sombra dans le quasi-anonymat…