Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Parmi les fonctions vraiment innovantes d’Office 98, l’une des plus utiles était le système de réinstallation automatique. Disons que vous avez subi une panne de disque dur, ou que vous avez été obligé de procéder à une réinstallation de votre système. Ou simplement que vous avez un peu bricolé dans votre système pour une raison quelconque. Avec les versions 5 et 6 des logiciels Microsoft, c’était la catastrophe assurée. Chaque logiciel exigeait la présence de nombreuses extensions dans le Dossier Système. Qu’une seule vienne à manquer, et le logiciel refusait de se lancer.
Avec Office 98, tout était plus simple : contrairement à ses prédécesseurs (et à la plupart des logiciels sérieux sur Mac), Office acceptait de démarrer même en l’absence d’éléments indispensables à son fonctionnement (extensions, police de caractères, préférences…). Mieux : il les réinstallait lui-même ! Autant dire que cette fonction a ravi toute une génération de pirates…
Si vous êtes un habitué des machines Apple un peu originales, vous connaissez sûrement déjà le Macintosh HyperDrive. On en croise parfois sur les sites d’enchères et dans les collections de passionnés.

Il s’agit de Macs de première génération, équipés d’un disque dur interne et d’une extension de mémoire, repérables aux étiquettes ajoutées sur la face avant et le capot arrière de l’ordinateur.

Grâce à Google Books, la bibliothèque numérisée de Google, nous avons retrouvé un article de l’édition d’InfoWorld du 6 mai 1985 qui présentait la première version de ce système. À l’époque, l’HyperDrive, du fabricant General Computer, devait être installé par un technicien, ce qui entraînait l’annulation de la garantie d’Apple. L’extension était donc fournie avec une nouvelle garantie de trois mois. Une fois l’étape de l’installation passée, l’HyperDrive disposait d’un avantage unique : il était capable d’héberger le système pour faire démarrer le Mac sans disquette. Un démarrage en 16 secondes, contre 36 sur la disquette ! Lancer un logiciel pouvait aussi se faire trois fois plus rapidement grâce à ce disque dur.
Un logiciel particulier permettait de diviser ce disque dur en plusieurs partitions. En effet, le système du Macintosh, à l’époque, ne permettait pas encore de créer des dossiers : ce n’était pas très gênant sur une disquette de 400 ko ; mais sur un disque dur de 10 Méga-octets, ça commençait à faire un peu de bazar. L’idée était bonne, mais la gestion de ces volumes était encore assez compliquée, imposant de lancer et quitter ce logiciel particulier à chaque changement de volume. La technologie était encore jeune, et le fabricant recommandait de sauvegarder régulièrement le contenu du disque dur sur des disquettes !
L’HyperDrive coûtait 2795 dollars avec une extension de mémoire vive permettant de passer le Mac original de 128 à 512 Ko. La versions sans mémoire vive (pour le Macintosh 512k sorti fin 1984) coûtait 2195 dollars.
En décembre 1985, une nouvelle version était proposée, avec un disque dur de 20 Mo. Entre-temps, Apple était passée par là avec son propre disque dur de la même capacité.
Vous vous souvenez de cette publicité pour le PowerBook que nous vous avons présentée l’été dernier ? Elle détaillait tout ce qu’il fallait ajouter à un PC portable de base pour le hisser au niveau d’un PowerBook. Eh bien il existe exactement la même publicité, mais pour les modèles de bureau ! Diffusée en 1992, elle s’ouvre avec la même page d’accroche : « Si vous cherchez un ordinateur facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».
La première solution est la plus compliquée. Il faut un PC et pas mal de budget, pour lui ajouter une souris, de la mémoire, Microsoft Windows et quelques autres logiciels, une carte son, une carte vidéo, une carte réseau… ainsi que du temps, et pas mal de frustration.
La deuxième solution est beaucoup plus simple. Elle consiste à acheter un Mac (ici, un Quadra 700), où tout est compris, même le multimédia et un système d’aide à l’écran. En plus, le Macintosh est simple à appréhender, accessible, et il dispose d’outils de compatibilité avec MS-DOS.
La publicité s’acève comme sa jumelle, avec six note détaillant la marche à suivre pour quelques opérations basiques sur Mac et sur PC : installer une imprimante, récupérer un fichier glissé à la Corbeille, jouer un son, renommer un dossier, se connecter à un réseau ou ajouter un disque dur externe. Bref, « Macintosh, plus vous en faites, plus c’est simple ! ».
Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.
Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…
Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.
Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.
Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.
Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.
En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.
Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.
Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.
Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !
C’est tout le paradoxe des années 2000 : pour vendre des services en-ligne, il fallait les faire entrer dans des boîtes en carton. Comme de simples logiciels, ou des films, ou de la musique. Ainsi, en 2009, Apple proposait un an d’abonnement à son nuage MobileMe sous forme d’une petite boîte cartonnée, disponible sur les étals entre son système Mac OS X 10.6 et sa suite de logiciels iWork.
MobileMe, présenté le 9 juillet 2008, succédait aux offres iTools lancées en 2000 et déjà renommées .Mac en 2002. Il s’agissait d’un ensemble de services accessibles depuis le Mac, l’iPhone et Windows : du stockage en ligne (20 Go extensibles), la synchronisation des contacts et calendriers, une bibliothèque partagée pour les photos et vidéos, un espace pour publier son site sur me.com, ou encore l’incontournable Find My iPhone pour géolocaliser son téléphone, y afficher un message ou l’effacer à distance.
L’abonnement d’un an coûtait 79 euros pour un compte, ou 119 euros pour l’abonnement familial à partager avec quatre autres utilisateurs. L’accès à MobileMe se faisait par le site www.me.com précédemment occupés par Job1 Group puis par Holiday Channel, Small Seed et bien d’autres……
Le service fermera ses portes le 30 juin 2012, laissant la place à son successeur iCloud, devenu gratuit pour les utilisateurs de macOS et iOS (à l’exception de certains services optionnels comme iTunes Match). Au passage, certaines fonctions disparaîtront, comme l’iDisk (un disque virtuel accessible depuis le Mac comme une simple clé USB), la publication web et la Galerie de photos que l’on pouvait partager avec des tiers.
En nous replongeant dans de vieux CD publicitaires d’Apple, nous avons retrouvé deux vidéos QuickTime sur un CD dénommé « Fall ’93 Macintosh Promo CD ». Il s’agissait d’un double-CD contenant des musiques, des vidéos, mais également des démonstrations de logiciels. L’occasion de nous replonger dans les premières années de QuickTime, la technologie d’animation visuelle et sonore d’Apple.
En marge de vidéos musicales plus conventionnelles (Cantaloop de US3, Creep de Radiohead, ou encore I Wonder de Blind Melon), se trouvent deux vidéos produites par l’université A&M du Texas. Nous les avons importées sur YouTube pour que vous puissiez vous souvenir de ce à quoi ressemblait le futur de l’animation, en 1993…
La seconde est intitulée « Je ne vaincu rien », en français dans le texte, une belle faute de grammaire puisqu’après vérification, il aurait fallu écrire « Je ne vaincs rien » ou « Je ne vainquis rien ».
Même si ça pique un peu nos yeux de 2019, avec cette terrible compression en 224 x 164 pixels réalisée à l’aide du codec Apple Vidéo, Apple présentait cette collection de vidéos comme « une expérience super-cool pour les yeux et les oreilles », rien de moins ! Au passage, savez-vous que le codec (ou module de compression-décompression) Apple Vidéo, spécialement inventé pour la première version de QuickTime, était surnommé en interne « Road Pizza », qui signifie « pizza de la route » ? Tout simplement parce « quand vous roulez sur une bestiole, techniquement, vous la compressez sur la route ». Pas très vegan, comme explication. Mais c’est pas nous qui le disons, ce sont les créateurs de QuickTime, interrogés dans cette vidéo du Computer History Museum publiée l’année dernière.
On y apprend (entre autres) que l’Apple Vidéo Codec était une merveille pour son temps. Le premier codec capable d’encoder et décoder en temps réel (au prix cependant d’une forte réduction de la taille et de la fréquence des images). La première apparition publique de la technologie, qui n’était pas encore commercialisée sous le nom de QuickTime, remonte à la conférence Educom de 1990, où Apple avait fait la démonstration d’un magazine interactif animé par HyperCard et enrichi de vidéos.
Cette vidéo vaut vraiment le détour pour qui s’intéresse à l’histoire d’Apple. En plus de la longue interview de Doug Camplejohn, Peter Hoddie et Bruce Leak , elle comprend plusieurs films QuickTime extraits des archives d’Apple conservées par l’université de Stanford.
Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.
D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».
La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.
Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.
Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’anniversaire de l’eMate 300, cet ultime représentant de la lignée des Newton. C’est aussi celui du Macintosh IIcx, lancé le 7 mars 1989 avec trois écrans dédiés à la gamme Macintosh II. Avec ces nouveaux venus, la gamme de moniteurs se composait en 1989 des modèles suivants :
– un écran en couleurs, 13 pouces, 640×480, disponible depuis 1987 ;
– un écran en niveaux de gris « haute résolution », 12 pouces, 640 x 480 soit 80 pixels par pouce (on était loin du Retina…) ;
– un écran double-page en niveaux de gris, 21 pouces en 1152 x 870 pixels ;
– un écran en mode portrait de 15 pouces en 640 x 870 pixels.
Ces deux derniers écrans nécessitaient leur propre carte graphique équipée d’une prise particulière (comme le rappelle le site Lowe End Mac ici et là). Les voici tous les quatre présentés dans une brochure d’Apple Japon.
Vous pouvez revivre la présentation de ce Macintosh IIcx et de ses nouveaux écrans par Jean-Louis Gassée, grâce à cette vidéo de l’Apple User Group Connection, exhumée par la chaîne YouTube The ReDiscovered Future. Comme il aimait le faire, Jean-Louis Gassée avait assemblé l’ordinateur devant le public, pour présenter chaque élément de cette machine conçue pour être compacte (c’est le c de cx), plus puissante (c’est le x, dédié au processeur 68030), et plus silencieuse que le Macintosh II. Le Macintosh IIcx offrait à la gamme Macintosh un modèle modulable d’entrée-de-gamme, permettant de choisir son écran sans pour autant devoir se ruiner (à 5469 dollars, il coûtait 2300 dollars de moins que le Macintosh IIx).
Dernier détail : il s’agissait du premier Macintosh II conçu pour être utilisable verticalement à la manière d’une mini-tour, ses ventilateurs faisant circuler l’air de l’avant vers l’arrière, et non plus vers les côtés.
Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, un petit rappel sur les touches spéciales du clavier du Mac. Depuis 1984, les applications sur Macintosh débordent d’astuces plus ou moins documentées pour faciliter la vie de l’utilisateur. Les touches spéciales (majuscule, option, commande), utilisées avec la souris, permettent d’en modifier les effets.
Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de faire le point sur ces touches. Il y en a en fait 5 : Majuscules, Majuscule bloquée, Contrôle, Option et Commande.
Les touches spéciales s’utilisent seules ou ensemble. Prenons l’exemple d’un logiciel de dessin : l’outil Trait utilisé seul permet de tracer une ligne droite de n’importe quelles longueur et inclinaison. Utilisé avec la touche Majuscule, il est limité à 0 ou 90 degrés. L’outil Cercle utilisé seul permet de tracer une ellipse quelconque. Avec la touche Majuscule, on obtient à chaque fois un cercle parfait. Les logiciels de graphisme ne sont pas les seuls à profiter de ces touches : cliquez dans un texte, puis appuyez sur la touche majuscule et cliquez un peu plus loin : le texte est sélectionné !
Le Finder lui-même nécessite souvent l’utilisation des touches spéciales : avec la touche contrôle et un clic, on fait apparaître un menu local ! Avec la touche commande et un clic sur un titre de fenêtre, on fait apparaître la hiérarchie du dossier (son chemin d’accès complet). En glissant un fichier d’un point à un autre avec la touche Option, on le duplique, et avec la touche Commande en plus, on en crée un alias. Remarquez que dans ces deux dernières situations, le curseur s’est transformé pour indiquer l’opération. Enfin, il est possible d’aligner les icônes des fenêtres en les déplaçant avec la touche Commande appuyée.
D’une manière ou d’une autre, tous les logiciels utilisent les touches spéciales, ne serait-ce que pour les raccourcis-claviers des menus. Dans les menus déroulants, les raccourcis-claviers sont représentés par les touches à taper. Le plus souvent, le raccourci est simplement Commande + une touche, mais il peut arriver que les touches Option et Majuscule soient nécessaires. Il arrive même que les touches spéciales modifient le comportement des menus : dans Lecture QuickTime, le menu “Edition” change quand les touches Option ou Majuscules sont appuyées. Les touches spéciales peuvent aussi modifier le comportement des éléments d’interface (comme les boutons ou les menus déroulants) : n’hésitez pas à consulter la documentation de vos applications !
Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
À force de chercher des perles rares sur eBay, on finit toujours par croiser des trucs qui voudraient bien, mais qui n’en sont point.
Par exemple, il y a ces enceintes Kenwood-Apple ultra-rares. Tellement rares qu’en vrai, elles n’existent même pas. Pour 400 dollars, ça fait cher le décalcomanie sur des enceintes de 1995 qui s’échangent ailleurs pour une poignée de dollars…
On peut aussi croiser nombre de boîtes de rangement de disquettes, des modèles de premier prix simplement affublées d’un autocollant Apple… Comptez 22 dollars pour un modèle à grand autocollant ; ou 60 dollars pour un autre modèle à petit autocollant.
Pas mal aussi, ces deux présentoirs pour disquettes. Deux autocollants collés à la va-vite sur des boîtes lambda, et le tour est joué.
Dans un tout autre style, voici une lampe aux formes du logo Apple, dont le vendeur précise qu’elle peut faire office également de tirelire grâce à la fente située en haut. On espère que le circuit électrique est correctement isolé à l’intérieur… Le tout, pour 100 dollars tout de même.
On reste dans l’électroménager avec ce téléphone des années 70, un téléphone à cadran en bakélite noire, dont l’étiquette centrale a simplement été remplacée par un autocollant d’iPhone. Le vendeur a au moins l’honnêteté de le reconnaître dans l’annonce. L’idée est d’autant plus sympathique que le téléphone est originaire d’ex-URSS !
Dans la rubrique « La grande classe », on signalera cette cravate à plus de 110 euros, qu’il ne nous semble pas avoir croisée sur les catalogues officiels de la marque. La pomme n’y est même pas tout à fait conforme à l’originale !
On aime bien aussi ces tongs de la plus belle espèce, avec les logos en miroir. On imagine que la machine à découper la mousse était programmée pour découper automatiquement la chaussure droite symétriquement à celle de gauche… Et cela coûte plus de 200 euros !
En voici un autre exemple : le iHome, une mini-chaîne hi-fi, avec dock pour iPod. Le plus fort, c’est qu’elle s’appelle vraiment iHome ! Son fabricant existe toujours et propose toujours une gamme sous le même nom. Les logos Apple, eux, ne sont pas d’origine…
Et pour terminer, un faux-faux : alors qu’on pourrait penser que l’objet ci-dessous est un simple bloc-note hawaiien auquel on aurait ajouté un logo Apple prélevé sur un Macintosh, il semblerait qu’il s’agisse d’un souvenir d’une petite virée de l’équipe Apple II (Personal Computer Systems Division) à l’hôtel Waikiki Sheraton d’Honolulu en octobre 1983, en marge du grand congrès organisé par Steve Jobs pour présenter le Macintosh, comme le raconte ici David Fradin, qui pilotait le projet Apple III.
Vous voulez un Macintosh Classic ? Vous habitez dans l’Ain ? Vous avez un vieux Scania qui ne sert plus ? Alors le moment est peut-être venu de procéder à un échange grâce à cette annonce sur leboncoin !
Attention, cet article ne constitue pas une garantie de sérieux de l’annonce d’origine, juste un clin d’œil !
On a déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération « Test Drive a Macintosh », durant laquelle Apple prêtait un Mac durant 24 heures à ses futurs clients en fin d’année 1984. Si l’opération médiatique qui a accompagné ce programme lui a permis de ne pas être oublié, on se souvient moins de l’opération « Apple’s Free Trial Run », son équivalent renouvelé à la fin de l’année 1989. On en trouve la trace dans cette brochure double, vantant à la fois ce programme d’essai et une offre de remise sur l’achat d’un Mac et de ses accessoires.
Du côté de l’essai gratuit, Apple prêtait ses modèles de l’époque, comme l’Apple IIGS, les Macintosh Plus, SE et SE/30, ou encore le Macintosh IIcx, à tout client disposant d’une des cartes de crédit Apple. Apple faisait (une nouvelle fois) le pari que les testeurs tomberaient sous le charme du Mac et l’achèteraient à l’issue de l’essai.
Quant aux réductions sur les accessoires, elles concernaient les imprimantes (ImageWriter II ou LaserWriter II), mais aussi les scanners, lecteurs de CD, modems, extension de mémoire (2 ou 4 Mo) ou disques durs de 20 Mo. La réduction allait de 150 euros suite à l’achat d’un Apple IIGS, à 300 euros pour le Macintosh IIcx.
Si vous avez un petit millier de dollars à dépenser, il vous reste quelques heures pour acquérir sur eBay un exemplaire extrêmement rare de l’Appleline Protocol Converter (numéro de modèle A9M0307). Si vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez toujours nous l’offrir !

Il s’agit d’un boîtier commercialisé par Apple en 1985, au prix de 2.000 dollars, et permettant à un ordinateur (Lisa, Apple II ou Macintosh) de communiquer avec un ordinateur central (mainframe) IBM, en utilisant le protocole IBM 3270. C’est l’application MacTerminal, produite par Apple, qui permettait à l’utilisateur de se connecter à l’ordinateur central, ce boîtier se chargeant de la conversion du signal. Bref, avec cet équipement, le Macintosh se comportait comme un client IBM 3278-2, un terminal dépourvu de souris et d’interface graphique.
On peut aussi trouver quelques photos de cet objet dans cet album réalisé par un collectionneur chanceux qui en a récupéré un que son propriétaire avait glissé dans un carton de Lisa vendu aux enchères. Vous pouvez aussi découvrir d’autres images dans cet autre album, avec notamment la première page du manuel.
[edit] On nous signale que ce boîtier est basé sur le DCA Irmaprint Protocol Converter, que l’on trouve aujourd’hui pour bien moins cher : 30 dollars ici ou 50 dollars là. L’arrière du boîtier ne laisse en effet aucun doute. Et en regardant bien la face avant, on distingue les 3 leds qu’Apple a habillées des barres obliques caractéristiques de son design de l’époque.
Dans les années 80 et 90, Apple était spécialiste du rhabillage de produits tiers, auxquels elle ajoutait son logo et ses pilotes. On en fera un article à l’occasion : n’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires !
Source : eBay ; Vintage Computing ;
Voilà une publicité qu’on ne croise pas souvent, et que nous avons plaisir à vous présenter en ce jour anniversaire du premier Macintosh. Une simple page, dont nous n’avons retrouvé la trace que dans une unique parution d’InfoWorld de janvier 1994. « Pendant qu’ils continuent d’améliorer son corps, nous continuons de lui ouvrir l’esprit », déclarait Microsoft, reconnaissant que dix ans plus tôt, le premier Macintosh avait provoqué une révolution, dont Microsoft avait tenu la ligne de front, avec le premier tableur pour le Mac (Multiplan, qui n’est pas nommé), puis Word et Excel, adaptés au Système 7 et au Système 7 Pro, qui venait d’être présenté à l’époque. Et déjà, la promesse d’être là pour l’arrivée des PowerPC prévue l’année suivante. « En d’autres mots, nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour ouvrir l’esprit du Macintosh, afin que vous puissiez ouvrir le vôtre ».
Bon, on oubliera que dans le même temps, Microsoft travaillait d’arrache-pied pour mettre au point Chicago, le futur Windows 95… Et on oubliera aussi que les deux marques étaient en plein procès, Apple accusant Microsoft d’avoir volé ses idées pour concevoir l’interface de Windows 2 et 3.
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait reconstruire le bureau des disques et des disquettes ? Pour y parvenir, il fallait appuyer sur les touches Pomme et Option (on dirait aujourd’hui Commande et Alt) au moment d’insérer une disquette, ou juste avant l’apparition du disque dur à l’écran à la fin du démarrage.
Cette méthode permettait au système de redéfinir les liens entre les fichiers et leurs applications, enregistrés dans deux fichiers invisibles à la racine de chaque disque : Desktop DB et Desktop DF. La reconstruction du bureau était l’un des réflexes les plus élémentaires face à un Mac présentant des troubles du comportement, comme le refus d’ouvrir un fichier au prétexte que « l’application qui l’a créé est introuvable ».
Au passage, vous vous souviendrez peut-être que jusqu’au système 7.5.2, la reconstruction du bureau provoquait la disparition des commentaires de la fenêtre « Lire les informations » de chaque fichier.
Lors du passage à Mac OS X, durant les quelques années où ce nouveau système a cohabité avec l’ancien, rebaptisé Classic, il était possible de reconstruire le bureau du disque de démarrage sans toucher au clavier : un bouton spécialement dédié à cette tâche se trouvait dans les Préférences Système « Classic » (panneau des options avancées).
Dans les années 90, posséder un Mac au milieu d’un environnement PC était une vraie galère. Les logiciels pour Mac étaient différents de ceux sur PC, les disquettes ne pouvaient pas être échangées entre les deux plate-formes, et même les matériels étaient incompatibles : écrans et imprimantes possédaient des connectiques différentes ! Alors pour les utilisateurs de PowerBooks amenés à travailler dans un tel environnement, Apple avait une solution : le PowerBook/DOS Companion, que vous pouvez retrouver sur eBay ces jours-ci.

Cette boîte comprenait en fait quatre produits :
– le MacVGA Video Adapter de James Engineering, permettant de connecter un écran couleur VGA ou SVGA sur un PowerBook doté d’une sortie vidéo (comme les PowerBooks 160 ou 180, ou les PowerBooks Duo connectés à un Duo MiniDock) ;
-le logiciel MacLinkPlus/PC de DataViz, capable de traduire des documents tels que des traitements de texte ou des feuilles de calcul, du PC vers le Mac, et réciproquement ;
– le logiciel PowerPrint de GDT Softworks, pour utiliser des imprimantes PC, fourni avec un câble parallèle vers série ;
– le logiciel Macintosh PC Exchange (d’Apple, cette fois-ci), qui permettait de lire des disquettes DOS, Windows ou OS/2 directement sur le Macintosh.
Pour l’occasion, nous avons retrouvé ces deux publicités pour le PowerBook, vantant sa popularité auprès des utilisateurs de Macintosh, mais aussi des utilisateurs de PC : la boîte du PowerBook/DOS Companion y est représentée, avec la mention « MS-DOS-Friendly » !


Liens : Tidbits.com ; Google Books ;
Aujourd’hui dans notre rubrique Astuces : une manière de personnaliser les touches de fonction qui sont apparues assez tardivement sur les claviers de nos Macs.
Si vous utilisez un Mac portable, vous connaissez déjà les touches de fonction : elles vous permettent de régler le volume sonore et la luminosité de l’écran. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que vous pouvez assigner aux touches F7 à F12 d’autres fonctions, sans aucune difficulté. Ouvrez le Tableau de Bord “Frappe Clavier” et cliquez sur le bouton “Touches fonctions”. La fenêtre qui apparaît vous permet de donner à chaque touche une utilité : cliquez sur la représentation de la touche et choisissez le fichier qui doit se lancer (application, document, son, film, script…). Voilà ! Dès que vous appuierez sur cette touche, le fichier se lancera. Méfiez vous des redondances : il se peut que certaines touches de fonction soient déjà occupées (par un tableau de bord, par la barre des réglages, une extension…). Dans ce cas, choisissez d’autres touches !
Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
Après les petites voitures Apple / Pixar / Disney, nous restons dans le sujet des jeux d’enfants (mais pas seulement…). À notre connaissance, Apple et Lego, le fameux fabriquant de petites briques en plastique, n’ont jamais eu l’occasion de collaborer directement. On trouve bien le logiciel Lego Digital Designer pour MacOS X, ainsi qu’une collection de jeux basés sur les personnages Lego, portés sur Mac par Feral Interactive. Lego a aussi développé toute une série d’applications pour iPad et iPhone, ainsi qu’une version pour Mac de son logiciel EV3 destiné à piloter les briques robotisées Mindstorms.
Mais à l’inverse, on ne trouve aucun produit Apple représenté en petites briques dans le catalogue Lego. Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver quelques réalisations personnelles, dont certaines sont même disponibles à la vente !
Famous Brick, par exemple, vend un petit Steve Jobs plus vrai que nature. Le site propose aussi Steve Wozniak, Bill Gates, Jonathan Ive et bien d’autres. Vous en trouverez un autre exemplaire, un peu plus âgé, auprès d’un vendeur coréen spécialisé dans les pièces Lego sur eBay.
D’autres se sont essayés à l’architecture, en représentant des Apple Store en Lego, avec plus ou moins de succès. Cette représentation de l’Apple Store de la 5è avenue est une merveille. Le compte Flickr de son créateur H.K. Leung, qui le présente en détail, vaut le détour.
Celui-ci, sur le site officiel Lego Ideas, a le mérite d’avoir tenté de représenter la pomme en n’utilisant que des briques… pas facile !
Si l’on pouvait suggérer une idée à Lego, ce serait de commercialiser des modèles d’appareils Apple, comme ce petit Macintosh, conçu par Chris McVeigh. Le site CultOfMac consacre une galerie de photos à ce type de projets.
Chris McVeigh propose sur son site les pas-à-pas pour construire ses modèles de Macintosh et d’Apple IIe et IIc. Vu le succès des séries Architecture et Creator, nul doute que des passionnés seraient prêts à dépenser de belles sommes si ce type de modèle était commercialisé par la marque.
Sur le site Lego Ideas, on peut aussi croiser des projets officiellement proposé à la marque par des amateurs inspirés. Un exemple ? Ce petit Bricintosh, qui peine à rassembler les soutiens malgré quelques idées sympa, comme la disquette qui peut réellement s’insérer et s’éjecter !
Impossible d’ailleurs de se quitter sans jeter un coup d’oeil à cette maquette Lego du siège d’Apple à Cupertino, le fameux Apple Park. Son créateur, Spencer Reskalla, a passé presque deux ans sur cette réalisation, dont la galerie Flickr mérite plus qu’un détour !
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple commercialisait un chargeur de batteries AA ? Ce chargeur, modèle A1360, fut inscrit au catalogue de la marque de 2010 à 2016, une période où les claviers, souris et trackpads sans fils de la marque étaient conçus pour être utilisés avec des « piles rechargeables », avant que la marque se convertisse aux batteries inamovibles. Vu de l’extérieur, le chargeur ressemblait fortement aux chargeurs d’iPods de tous poils.
Les piles s’avéraient être de simples modèles fabriqués chez Sanyo, les Eneloop HR-3UTG, 1.2V et 1900mAh. Des piles dont Apple disait, je cite : « Contrairement à bien des piles réutilisables, celles-ci ont une extraordinaire durée de vie pouvant atteindre 10 ans. Vous allez enfin pouvoir arrêter d’acheter et de jeter des piles alcalines toxiques à usage unique. Les piles fournies avec le kit Chargeur de piles Apple affichent également un minuscule taux de déperdition d’énergie. Stockées pendant un an au fond d’un tiroir, elles conservent 80 % de leur puissance. Vous ne manquerez donc plus jamais de jus quand vous en aurez besoin ».

Apple expliquait à qui voulait l’entendre que son chargeur était dix fois plus économe que les modèles concurrents. Là encore, je cite le site : « Lorsque le Chargeur de piles Apple recharge vos piles, il en optimise les performances et la durée de vie tout en conservant de l’énergie. Doté d’un système intelligent de gestion de l’énergie, le Chargeur de piles Apple réduit sa consommation une fois que vos piles sont rechargées. C’est donc une des solutions d’alimentation les plus économes en énergie jamais proposées ».
À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…
L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.
Vous vous souvenez de cette galerie d’autocollants que nous vous avons présentée il y a peu ? Elle reprenait les nombreux stickers ajoutés sur les boîtes de logiciels Apple, pour préciser la compatibilité avec tel ou tel système ou tel ou tel matériel. Plusieurs autocollants concernaient l’évolution entre le Lisa, le Macintosh original et le modèle 512K. Nous venons d’en repérer un autre sur le site eBay, tout à fait dans le même genre. Collé sur le manuel du Lisa 2, il disait, tout simplement : « Lisa est maintenant Macintosh XL ».

Le voici en gros plan, avec son logo dans le style du Logo Picasso du Macintosh. Merci Fabrice !

Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.
Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.
Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).
Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, voici comment accéder aux sons dans des fichiers ou des applications avant MacOS X, par exemple pour récupérer un son pour une application ou un diaporama personnel, ou simplement réécouter vos musiques de jeux préférés !
Tout d’abord, un petit rappel : il existe de nombreuses manières de stocker des sons. Certains logiciels stockent leurs sons sous forme de ressources. Quand c’est le cas, pour y accéder, il faut utiliser ResEdit (ou un autre éditeur de ressources comme Resorcerer), ou passer par des applications capables de travailler sur les ressources (c’est le cas de SoundEdit 16 ou SoundExtractor).
D’autres logiciels utilisent le format de « Son Système », apparu avec le système 7. Ce format permet de lire les sons directement sur le Finder, sans passer par une autre application. D’autres applications traitent directement des films QuickTime. Dans ce cas, il suffit de les ouvrir avec Lecture QuickTime. Enfin, beaucoup d’applications utilisent d’autres formats de sons, la plupart n’étant lisibles que par l’application d’origine… Néanmoins, il est toujours possible d’essayer de les récupérer avec SoundEdit ou d’autres applications qui, avec un peu de chance, sauront traduire ces formats ! Par exemple, les fichiers MIDI pourront être lus avec PlayerPro ou QuickTime.
Pour retrouver les sons d’une application, commencez par observer son dossier : si l’application est seule, les sons sont forcément inclus dedans. Il se peut qu’il y ait un dossier “Musique”, “Sons” (ou les équivalents en autres langues). Dans ce cas ouvrez-le pour voir ce qu’il contient.
Après avoir repéré d’où peuvent provenir les sons, essayez d’ouvrir le fichier “suspect” avec un éditeur de sons ou avec ResEdit, ou même essayer avec l’application “SimpleSound” du menu Pomme. Si vous utilisez un éditeur de sons, la liste des sons disponibles va s’afficher. Ensuite, il ne vous reste qu’à les sélectionner et à les exporter dans le format désiré (système 7, QuickTime…).
Si vous utilisez ResEdit, la manipulation est un peu plus compliquée. Commencez par ouvrir le fichier dans lequel se trouvent les sons (l’exemple pris ici est SimCity 2000). Vous obtenez alors la liste des ressources. Un seul type nous intéresse : la ressource “snd”. Vous pouvez double-cliquer dessus pour accéder à la liste de tous les sons contenus dans le fichier. Pour les écouter, cliquez une fois dessus et tapez Pomme-T (qui correspond au menu “Try Sound”).
Maintenant que nous avons trouvé des sons, nous pouvons les enregistrer, tout d’abord au format système 7 : répétez la manœuvre suivante pour tous les sons qui vous intéressent. Créez un nouveau fichier ResEdit, auquel vous donnerez le nom que vous voulez. Copiez un son (un seul !) depuis le fichier d’origine vers ce nouveau fichier ResEdit.
Puis, pour transformer ce fichier en son lisible depuis le Finder, changez son type et son créateur : utilisez le menu “Get Info for this file” (dont le nom change en fonction du fichier ouvert !). Dans le champ “Type”, entrez “sfil” et dans le champ “Creator”, entrez “movr”, tout en minuscule !

Au bout de quelques instants, vous verrez sur le Finder que votre fichier prend l’icône des fichiers-sons, et vous pouvez alors le lire simplement en double-cliquant dessus ! Ensuite, vous pouvez transformer ce son avec Lecture QuickTime ou un autre éditeur de sons (SoundApp par exemple), pour l’utiliser dans un autre format.
Remarque importante : travaillez toujours sur des copies des fichiers ou applications que vous explorez ! Autre remarque importante : les sons restent la propriété intellectuelle de leurs auteurs et vous ne devez en aucun cas les diffuser ou les utiliser pour une utilisation commerciale. Cette astuce a été publiée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté les photographies de notre AppleDjinn, le petit modem conçu par Apple et France Télécom. Puis nous vous avons rappelé que la marque Djinn a été utilisée à de nombreuses reprises par France Télécom pour des modems, mais pas seulement. En cherchant bien, nous avons aussi retrouvé cette brochure d’époque, avec quelques captures d’écran et des informations techniques.
Certains des noms cités dans la capture d’écran du Répertoire sont des anciens de chez Apple France : Pascale BIDET, Gérard BUFFONE, Clément DE LA JONQUIERE (chez Apple de 1987 à 1997), Jean-Luc FARAT (chez Apple depuis 1982, décédé en 2008) et Jean-Louis NAUDIN (chez Apple entre 1989 et 1995). Si certains nous lisent, racontez-nous vos souvenirs !
Cette brochure avait été réalisée en 1993 par l’agence de publicité Huitième Jour.
Difficile de deviner quelle machine Apple se cache sous cet étrange modèle mis en vente depuis quelques jours sur eBay, au prix un peu astronomique de 30,000 dollars…
D’après le vendeur, cette machine porte le doux nom de Tempest 2900T. Tempest, c’est le nom de code d’une norme développée par la NSA (l’Agence Nationale de Sécurité américaine) pour contenir les émissions électromagnétiques d’un appareil électronique, et empêcher son espionnage à distance par interception de ces ondes. La machine d’origine est donc totalement revue, pour offrir un blindage de chacun de ses composants susceptibles d’être espionnés : l’écran bien sûr, mais aussi les lecteurs de disquettes, le clavier et les câbles. C’est donc une liaison par fibre optique qui permettait de relier cette machine à un réseau AppleTalk ou à l’imprimante ImageWriter, elle aussi modifiée pour accueillir une telle connexion. À l’issue d’une phase de test, cette machine aurait dû obtenir une certification de la NSA, lui ouvrant les portes de marchés militaires ou administratifs sensibles. Le vendeur d’eBay précise que cette étape n’avait pas été achevée, la machine était donc restée au stade du prototype.
ValuTec, l’assembleur de cette machine, était une entreprise basée à Reston en Virginie, dont la production est restée confidentielle. Nous avons par exemple retrouvé une publicité très sobre pour son système de fax sécurisé. Son nom est maintenant lié à une entreprise de l’Indiana, créée en 1993. On trouve peu de traces de cette ordinateur Tempest 2900T : comme souvent, Google Books n’en a gardé que quelques lignes ici ou là.
Mais la grande question que pose cette machine est la suivante : s’agit-il d’un Lisa, comme l’agencement général peut le laisser penser, ou d’un Macintosh, comme d’autres indices le suggèrent ? En effet, le format global est celui du Lisa, et le clavier lui est en tous points semblable. La souris permettrait de les départager facilement, mais elle a été remplacée ici par un trackball. Le clavier présenté peut donc être celui du Lisa, mais aussi un clavier de Macintosh auquel on aurait greffé un pavé numérique optionnel. L’auteur précise que l’écran est un modèle 9 pouces : s’agit-il de la diagonale visible, proche de celle du Lisa, ou de la diagonale du tube, comme celui du Macintosh ? Et rien ne dit que l’écran soit celui directement ponctionné sur l’ordinateur d’origine.
Le vendeur précise encore que la disquette de test correspond à celle du Macintosh 512k. Mais là encore, un Lisa modifié en Macintosh XL se comporte comme un Macintosh 512k, grâce à l’émulateur MacWorks. De notre côté, nous penchons quand-même pour l’hypothèse du Macintosh : l’électronique embarquée dans ce Tempest 2900T occupe peu de place comparativement à ce qu’elle occupait dans un Lisa. Il paraît plus probable que les blindages cachent la petite carte-mère du Macintosh, plutôt que sa grande-sœur du Lisa. Par ailleurs, une photo précise que l’alimentation du Tempest 2900T consomme jusqu’à 60W : c’est ce que consommait le Macintosh. Le Lisa, lui, nécessitait une alimentation de 150W.
Comme on est le 19 juillet 2019, il est temps de fêter les 19 ans du PowerMacintosh G4 Cube. Une merveille de design et d’ingénierie, mais un échec commercial certain dans l’histoire d’Apple. Pourquoi payer plus cher pour disposer d’une machine certes jolie et silencieuse, mais moins évolutive ? Peut-être pour disposer d’un lecteur CD vertical imitant un grille-pain… ou pour pouvoir ouvrir sa machine à l’aide d’une simple poignée… ou pour bénéficier des enceintes exclusives Harman Kardon Pro Speaker toutes rondes ? Des raisons sympathiques, mais pas suffisantes pour assurer la pérennité de ce modèle, qui sera supprimé de la gamme deux ans plus tard.
Le petit modèle de Power Mac disposait de sa page dédiée sur le site web de la marque. Il y était décrit comme « aussi silencieux qu’une bibliothèque »…
Vous vous souvenez de ces iPod nano d’un mètre de haut qu’on avait dégotés en décembre dernier ? Eh bien nous venons de dégotter sur eBay leur tout-petit frère, un iPod moins vrai que nature, grand comme un demi-pouce (un demi vrai pouce, ça doit faire justement un pouce en système anglais).
Si l’on en croit le titre de l’annonce sur eBay, par ailleurs assez peu explicite, ce mini faux iPod est aussi capable d’enregistrer. Il a d’ailleurs une icône de micro sur son écran d’accueil, où l’on découvre aussi une petite radio et… un marteau !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.
On aurait pu croire que les développeurs d’Apple avaient complètement oublié le menu « Aller au dossier ». En effet, il n’avait pas évolué le moins du monde, depuis son apparition dans la version « Public Beta » de Mac OS X.
Le voilà ici en version 10.3.9 (et en anglais, pour changer un peu) :
Et ici en version 10.7.2 :
Et en version 11 « Big Sur » (avec le menu déroulant d’historique apparu avec Mac OS X High Sierra en 2017) :
Mais comme le relève MacGénération, la nouvelle version de MacOS Monterey, présentée lors de la WWDC la semaine dernière, offre enfin un petit peu d’évolution, avec un historique affiché par défaut, et un système d’auto-complétion de l’adresse. Bon, en vingt ans, c’est pas miraculeux, mais c’est toujours ça.
Durant toute l’année 2020, chaque dimanche, nous vous avons présenté une publicité d’Apple en anglais, pour changer un peu. Nous achevons cette année avec une déclaration d’amour pour Apple. Celle du Docteur Kenneth Brumbaugh, responsable du programme informatique pour les établissements scolaires du Minnesota en 1979. Pour lui, après plus de 31.000 heures passées par les élèves sur leurs ordinateurs, pas de doute : les enfants aiment leur Apple. Et les profs aussi !
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
Depuis quelques années, la naissance d’Apple a donné lieu à des livres, des films et des séries, et peu de mystères demeurent à ce sujet. À une époque plus reculée, quand Apple ne faisait pas l’objet de l’attention de tous les médias, il fallait fouiller un peu pour trouver des documents internes abordant la naissance de la marque.
L’un des plus vieux documents de notre collection abordant la naissance d’Apple, est une publication de SEEDRIN, « Bienvenue chez Apple », distribuée au printemps 1983 à destination des nouveaux clients de la marque. On y trouve un historique très détaillé, qui raconte notamment le choix du nom « Apple ». On adore la photo de Steve Jobs en moustache et en gilet de peau de bête, avec Steve Wozniak et ses lunettes à verres fumés.
Dans cet « Employee Handbook » ou livret de l’employé, imprimé en janvier 1984 par la filiale anglaise d’Apple, on découvre un historique complet, de 1976 à 1981. Tous les espoirs de la marque reposent alors sur l’Apple III…
Dans le manuel de l’Apple IIc, édité en 1984, on en apprend également un peu plus sur le logo Apple et sur l’Apple I, qui se négociait à l’époque entre 10.000 et 20.000 euros, une broutille !
Dans « Le monde des développeurs Apple » de septembre 1987, un historique revient sur les (très) grandes lignes de la marque, de son origine jusqu’au lancement du Macintosh II et du Macintosh SE en 1987.
Remarquez que ces historiques officiels confirment quelques éléments parfois discutés, comme la vente du minibus Volkswagen par Steve Jobs, et d’une calculatrice programmable par Steve Wozniak ; ou encore l’origine peu glamour du nom Apple, choisi par défaut faute de meilleure idée. Mike Markkula, qui fut le premier investisseur à croire dans l’avenir de la marque, est également mis à l’honneur par ces publications.
Ce qui est génial avec eBay, c’est qu’on trouve toujours des choses que l’on n’a pas cherchées, comme cette magnifique présentation d’AppleWorks 4 en vidéo, édité sur VHS en 1993 par Quality Computers, avec Randy Brandt et Dan Verkade. Si vous ne voulez pas dépenser 35 dollars pour acheter la cassette vidéo, vous pouvez vous contenter de cette version retrouvée sur Vimeo. La vidéo débute par quelques interviews, dont la première sur une plage, sur fond de soleil couchant (voire carrément couché…), au coin d’un feu de camp de la plus belle espèce…
https://vimeo.com/36204443
AppleWorks fut à la fois le prédécesseur et le successeur de ClarisWorks, durant cette période où Apple confia à sa filiale Claris le soin d’éditer ses logiciels. Plus tard encore, AppleWorks/ClarisWorks laissa la place à iWork. Il est d’ailleurs surprenant de voir que cette vidéo est datée de 1993, alors que ClarisWorks avait déjà pris la relève sur Macintosh. En réalité, tout occupé par ce développement, Claris avait concédé la licence d’AppleWorks pour les Apple II à Quality Computers qui avait développé les versions 4 puis 5, en 1993 et 1994.
On découvre de nouvelles choses anciennes tous les jours ! Prenez un exemple tout simple : que se passe-t-il si vous appuyez longuement sur une touche de votre clavier ? Selon la version de Mac OS et vos réglages, soit la touche se répète comme si vous l’aviez pressée plusieurs fois, soit un menu local apparait pour vous permettre de choisir entre plusieurs déclinaisons du caractère.
Cette fonction de répétition d’une touche est prévue depuis le tout premier Macintosh. On trouvait dans les Tableaux de Bord un réglage de la vitesse de répétition et du délai avant activation. En voici un exemple dans le Système 6.
Mais avant ? Bien avant ? C’était comment ? Eh bien à l’époque de l’Apple II, en 1983, un appui long sur une touche ne faisait rien de particulier. Rien de plus qu’un appui court. On pouvait appuyer pendant cinq minutes sur la touche A, ça ne faisait toujours qu’un seul A à l’écran. Sauf… sauf si on avait acheté et installé le module Apple Bunny de la société Accessory Products Company !
Ce n’était pas juste un logiciel, mais bien une véritable carte électronique à installer à l’intérieur de l’ordinateur, juste sous le clavier. Elle venait s’interfacer avec la grosse prise qui permettait de relier le clavier et la carte-mère et provoquait une répétition de l’appui en répétant le message électrique transmis par la touche. On trouve sur le site applefritter le témoignage d’un passionné qui a reproduit cette carte avec des composants modernes.
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
Le nouveau Mac Pro 2019, dont nous avons déjà comparé le design à celui d’une râpe à fromage, est accompagné d’un écran Pro Display XDR un peu cher, qui dispose d’une finition mate présentée comme révolutionnaire par Apple : un traitement de surface consistant en une gravure nanoscopique chargée de dévier les reflets de la lumière ambiante pour les rendre moins visibles.
Cette idée n’est pas nouvelle chez Apple. Ce qui a évolué, c’est l’échelle à laquelle elle est appliquée. Déjà en 1980, quand elle présente son Apple ///, la marque conçoit pour lui un nouvel écran, le Monitor /// — en fait, c’était même le premier écran conçu par Apple. Mais la principale particularité du Monitor ///, c’était ce traitement de surface, à base de fils de nylon. On ne parlait pas encore de nano, mais déjà de micro : remarquez à quel point la trame de ce filtre était fine, comparée aux caractères affichés sur l’autre côté du verre. Fine, mais loin d’être imperceptible : ce traitement donnait l’impression que l’écran était recouvert par une fine couche de tissu, comme un collant en nylon, justement.
Une couche anti-reflets qui imposait aussi des précautions toutes particulières lors du nettoyage de l’écran, comme l’indiquait le manuel utilisateur de ce Monitor ///. En cas de saleté trop incrustée, il fallait faire décaper l’écran par un technicien, puis poser un filtre neuf !
Pour le reste, le Monitor /// était un écran monochrome (caractères verts sur fond noir) de 12 pouce de diagonales, particulièrement adapté à l’affichage de texte fixe en raison de son taux de rafraichissement anémique. Sa version de base atteignait une luminosité de 20 foot-lambert, soit environ 70 nits, comparés aux 1000 à 1600 nits du nouvel écran d’Apple.
Nous avons par ailleurs retrouvé un article de Computer World de mai 1982 annonçant une réduction de 22% du tarif de cet écran, qui passait de 320 à 249 dollars. Le prix de son pied (qui permettait de le poser au-dessus d’un Apple II plus étroit), lui restait inchangé à 29,95 dollars. Patience, donc. Le prix du Pro Display XDR finira bien par baisser à son tour !
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici maintenant la technique la plus simple pour envoyer vos fichiers sur un serveur depuis MacOS 9 !
Pour cela, nous allons utiliser le logiciel “Explorateur réseau” fourni avec MacOS 9 et les versions suivantes. Lancez le programme, qui vous affiche quelques serveurs dans sa fenêtre principale. Cliquez sur le bouton représentant une main et choisissez “Connexion à…”.
Indiquez le nom du serveur (par exemple, ftp.machin.com), puis votre identifiant et votre mot de passe (ils vous ont été fournis lors de votre inscription sur le serveur).

L’application se connecte alors au serveur et affiche le contenu de votre dossier. Il ne vous reste plus qu’à glisser vos fichiers depuis le Finder vers la fenêtre de votre dossier distant, comme s’il s’agissait d’une fenêtre du Finder. Vous pouvez également ouvrir les dossiers en double-cliquant, ou utiliser les flèches pour afficher leur contenu.
Comme pour une simple copie dans le Finder, une fenêtre apparaît avec une barre de progression et des informations sur le fichier et le temps nécessaire à la copie. Simple et efficace, n’est-ce pas ?
Cette astuce a été diffusée en 2000 dans la revue A Vos Mac.
Drôle d’épidémie, juste avant Noël. Les souris de Lisa semblent se multiplier, c’est un véritable cluster sur le site d’enchères ces temps-ci. Et trois d’entre elles sont même proposées avec leur carton d’origine, un détail apprécié des collectionneurs ! On commence avec cette souris numérotée 28321, proposé aux enchères à partir de 895 dollars aux États-Unis (comptez 32 euros pour l’expédition en France)
Le même vendeur propose un autre modèle, numéro de série 31587 pour 1395 dollars, avec les mêmes frais de port. Dans les deux cas, ces souris sont décrites comme étant dans un état exceptionnel, et conservées jusqu’alors par une famille de collectionneurs passionnés.
Troisième opportunité avec cette souris en provenance d’Israël, proposée à 1450 dollars… plus 135 euros de frais de port (aïe !). Mais pour ce prix-là, vous obtiendrez également quatre livrets présentant les logiciels qu’Apple avait développés pour son ordinateur : Lisa Calc, Lisa Write, Lisa Project et Lisa List.
Si le carton ne vous intéresse pas, vous pouvez toujours vous rabattre vers ce modèle numéroté 10728, qui est proposé à la fois à 703,47 euros ici et à 703,59 euros par là… Le vendeur se trouve aux États-Unis et demande 62 euros de frais de port en supplément.
Et si vous arrivez trop tard parce que d’autres ont été plus rapides que vous, vous pourrez toujours vous consoler en achetant ce Lisa complet proposé pour un peu plus de 15.000 euros dans son carton. Le petit carton de la souris est inclus dedans, mais la souris d’origine a été remplacée par celle du Macintosh, à l’occasion de la transformation d’un Lisa 1 en Macintosh XL ! Ah oui, prévoyez aussi 700 euros de frais de port… Quand on aime, on ne compte pas !
En avril 2018, nous organisions la rencontre de deux souris noires d’Apple, celle du Performa 5400 de 1996 et celle de l’iMac Pro de 2017. Un petit peu plus tard, c’était au tour de deux claviers noirs de se rencontrer : celui du Newton MessagePad 2000 et celui du Performa 5400.
Voici maintenant venu le moment d’organiser une nouvelle rencontre entre accessoires noirs d’Apple. Cette fois-ci, c’est au tour de nos télécommandes de se prêter au jeu.
Les clients d’Apple au milieu des années 90 auront bien sûr reconnu la télécommande fournie avec le Performa 5400 — toujours lui ! — au centre. Elle permettait de piloter les fonctions du tuner TV. On la retrouvait d’ailleurs dans le carton du Spartacus, le Mac du 20ème anniversaire d’Apple sorti en 1997.
La grande télécommande, c’est celle du PowerCD de 1993, copie conforme de celle fournie par Philips avec son lecteur CDF-100 qu’Apple avait simplement « rebadgé ». La plus petite était fournie avec le Macintosh TV et avec l’Apple TV/Video System, une carte d’extension permettant de doter les Performa d’un tuner TV et d’une acquisition vidéo.
Le Journal du Lapin, qui a plus d’un tour dans son sac, en a trouvé une version légèrement différente. Son auteur est d’ailleurs toujours à la recherche de témoignages lui permettant d’en établir l’origine. Saurez-vous l’aider ?

Une autre télécommande noire, plutôt rare, était fournie avec l’Apple Set Top Box, ce projet de Box dédié à la télévision et à l’internet par câble, dont nous avons déjà parlé précédemment. On peut parfois en trouver sur eBay, comme celle-ci (vendue !).

Par ailleurs, oui, il nous manque la télécommande noire de l’Apple TV… Si vous en avez une à nous offrir, même en panne, n’hésitez pas à nous contacter !
Chaque semaine, on trouve sur eBay une nouvelle merveille. Cette semaine, vous pouvez enchérir sur « The Encyclopedia of MULTIMEDIA », un kit proposé par Apple en 1990, et qui permettait de découvrir les joies du multimédia sur Macintosh. Attention, on parle du Macintosh à l’époque du Système 6, du Macintosh LC, et du Macintosh Portable qui pesait 7 kilos…

À l’époque, Apple croyait encore au potentiel d’HyperCard pour prendre en charge cette révolution numérique (le Journal du Lapin en a déjà parlé ici). Ce sont donc des piles HyperCard qui animent les Laserdiscs présents dans cette boîte (dis, papi, c’est quoi un laserdisc ?). Il s’agit bien de quatre LaserDiscs de 30 cm de diamètre (The Encyclopedia of Multimedia d’Apple, In the Holy Land d’ABC News, The Visual Amanac d’Apple et Zanussi par McMillian Video Ltd), accompagnés d’un CD interactif sur la Symphonie n°9 de Beethoven.
Attention cependant, pour profiter de ce coffret, il faut disposer d’un lecteur LaserDisc compatible, mais aussi du câble pour le relier à votre Mac… sans oublier le CD contenant les piles HyperCard, dont le vendeur ne dispose pas (on le voit en revanche sur la photo issue du site WorthPoint).
Dans tous les cas, avec ou sans lecteur laserdisc, on appréciera le logo inspiré du dessin Picasso créé pour le premier Macintosh six ans plus tôt, et précédemment utilisé lors d’un programme universitaire « Wheels for the mind ».

Liens : LaserDisc Database
Hier, nous vous avons présenté la brochure anglaise de l’opération Test Drive a Macintosh. Voici justement le courrier qui l’accompagnait. Nous avons masqué le nom de son destinataire, qui travaillait pour feu l’entreprise Talbot Motor Co Ltd, en Grande-Bretagne. En tant que responsable des achats, notre homme était invité à tester le Macintosh, afin de constater par lui-même sa puissance, ses fonctionnalités et sa gamme de logiciels.
« Une soirée passée avec Macintosh vous offrira une perspective totalement différente sur les ordinateurs personnels. Enfin, un ordinateur personnel puissant ET simple à utiliser », promettait le courrier, signé par David Hancock. Le prêt était gratuit, et sans obligation d’achat.
Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure éditée en octobre 1981 pour vanter les mérites de l’Apple III. Une machine sur laquelle Apple avait fondé de grands espoirs, puisqu’elle devait prendre la relève de l’Apple II présenté en juin 1977 et amélioré en juin 1979.
Dès la couverture de cette brochure, on était fixés sur le design novateur de cette machine. Le clavier était positionné plus bas que sur l’Apple II, dégageant de l’espace pour positionner un lecteur de disquettes intégré en façade de l’ordinateur. Le clavier faisait cependant partie intégrante de la machine (le Lisa sera le premier ordinateur Apple à proposer un clavier séparé).
Dans les pages intérieures, Apple cherchait à convaincre ses lecteurs de la nécessité d’utiliser un Apple III pour faire face à un monde où tout passe de plus en plus vite : les idées, les opportunités, et le temps pour prendre des décisions. L’Apple III y était décrit comme un ordinateur pour les professionnels, les manageurs, les entrepreneurs, les administrateurs. En effet, à l’époque, Apple voulait maintenir une gamme Apple II pour le grand-public.
L’Apple III y était décrit comme un ordinateur compact, bien que ceux qui en conservent un dans leur garage n’auraient pas précisément utilisé ce terme-là pour décrire une machine de 12 kilogrammes et 45 centimètres de côté… Il est vrai cependant que l’Apple III offrait en interne certaines fonctions bien pratiques, comme un port dédié à l’imprimante Silentype, un port série pour connecter un modem, un port vidéo double résolution (24 lignes de 80 caractères), ou encore un port permettant de chaîner trois lecteurs de disquettes externes.
On apprend dans cette brochure que l’Apple III respectait la nouvelle norme IEEE relative aux calculs en virgule flottante sur 32 bits, responsable aussi bien du calcul des arrondis que de la gestion des erreurs comme la division par zéro (peut-être s’agissait-il d’une pré-version de la norme IEE 754 finalisée en 1985 ?).
L’écran conçu pour l’Apple III (une première pour la marque) disposait d’un film anti-reflet, lui donnant une drôle de finition mate et légèrement texturée. Bien entendu, l’Apple III se mariait parfaitement au disque dur externe ProFile de 5 Mo, qui sera recyclé deux ans plus tard pour le Lisa
Daphné, une de nos lectrices, s’interroge sur ce sac en cuir, aux dimensions du Macintosh original et portant le logo Apple, qu’elle a retrouvé bien conservé dans son grenier mais qui ne semble pas avoir d’existence officielle.
Tous les collectionneurs de Macintosh connaissent bien son équivalent en toile, un modèle matelassé et imperméable, avec le logo coloré brodé dans un coin. Mais de ce sac en cuir, aucune trace dans la documentation de l’époque.

Nous avons retrouvé un article de la revue InfoWorld d’octobre 1984, qui recense plusieurs modèles de sacs de transport pour Apple II et Macintosh, parmi lesquels un modèle en cuir fabriqué par East/West Leather de San Francisco. Une entreprise dont le patron, plutôt visionnaire, notait que la demande pour des sacoches de transport d’ordinateur irait croissante, au fur et à mesure que les ordinateurs seraient plus petits et plus populaires. Ce sac en cuir, qui n’est pas le même que celui de Daphné, coûtait 229 dollars, quand celui d’Apple, le Mac Bag (fabriqué par l’entreprise MacPacks installée à Kent, dans l’État de Washington) n’en coûtait que 99.
Alors, ami lecteur, pourras-tu renseigner Daphné ? S’agit-il d’une création originale par un maroquinier de talent ? D’un modèle produit par Apple qui aurait échappé à notre sagacité et à celle du regretté Red Light Runner ? Soyons fous : on pourrait même imaginer qu’il s’agisse du sac de transport dédié aux Macs prêtés aux futurs clients lors de la campagne Test Drive a Macintosh de 1984, dont le cuir était un des signes de reconnaissance. La publicité présentée ci-dessous semble cependant montrer le sac en toile…
https://www.youtube.com/watch?v=eAUDDgBX7rs
Mais avouez qu’avec ses poches supplémentaires, permettant par exemple de stocker les cassettes et les disquettes de l’opération publicitaire, on serait tenté d’y croire ! Si c’était le cas, Daphné devrait restituer le sac à son revendeur Apple de l’époque : seule la brochure pouvait être conservée par le testeur !
[mise à jour 29/05/2019] Nous poursuivons nos recherches avec Daphné, qui a retrouvé cette page extraite du catalogue The Apple Collection de 1986.
On y voir encore un sac en cuir assez ressemblant, mais pas tout à fait identique… De notre côté, nous avons retrouvé le même sac dans cette publicité extraite du catalogue « The Macintosh Buyers Guide » de la même époque. Ce sac en cuir était fabriqué par Caribbean Entreprises, une société basée à Jensen Beach en Floride. Il existait une version Mac et une version Mac Plus. Mais ce ne sont toujours pas les bons !
Grâce à Mike, un de nos lecteurs qui nous a partagé sa vaste collection de souvenirs, nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui ce poster d’Apple France datant de 1983 et mettant en scène ce bon vieux Père Noël, installé dans son atelier quelques jours avant Noël, son Apple IIe (avec un Monitor ///) imprimant la liste des cadeaux à livrer. On remarquera le sac des PTT, les courriers d’enfants, le mug « The Boss » et même la photo avec la Mère Noël (enfin, on espère…), et le slogan « Apple, l’Ordinateur Personnel ».
Après la première petite collection de pin’s classiques avec leur finition epoxy, et le très rare modèle en métal peint, sans doute assez ancien, voici un autre modèle plutôt inhabituel, sans doute en véritable émail. Là encore, il ressemble au pin’s de 2019, commémorant l’inauguration de l’Apple Park, mais il est en métal doré alors que le modèle récent est argenté.
Il ressemble aussi à ce pin’s que nous avons croisé chez Pintrill, fabricant de pin’s très orientés pop culture, dans un article récent publié par MacGénération. Mais l’original est plus fin que la réinterprétation artistique moderne !
Et si on le compare avec l’autre vieux pin’s de notre collection, on s’aperçoit tout de suite de la différence de technique, avec des couleurs bien régulières, sans cet effet de creux produisant des reflets très disgracieux.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1994, dans laquelle l’entreprise vous invite à vous offrir un cadeau : en contrepartie, elle en offrira un à votre école. En effet, pour tout achat d’un Performa 636 avec son écran 14 pouces, ses 8 Mo de mémoire vive et son disque dur de 250 Mo, Apple offrait 50 euros à l’association des anciens élèves de votre école.
Aujourd’hui, si vous achetez l’iMac à écran nanotexturé, vous devrez utiliser uniquement le chiffon fourni par la marque pour nettoyer la surface vitrée. Il en va de même avec le coûteux écran Pro Display XDR. Il y a quarante ans, Apple fournissait carrément tout un carton à ses clients, pour prendre soin de leurs écrans, de leurs ordinateurs, mais aussi de leurs disquettes, avec stylos et étiquettes adaptés. La marque appelait ceci l’Apple Care Kit, et on en trouve justement une boîte vide ces jours-ci sur eBay. Au moins, avec une boîte vide, vous ne risquez pas d’utiliser le mauvais torchon au moment de nettoyer votre précieux écran !
Dernièrement, l’hôtel des ventes Drouot a proposé aux enchères un Apple /// complet, unité centrale, écran Monitor III, lecteur de disquettes Disk III et disque dur ProFile. Petite originalité : outre les manuels et diquettes, le lot était fourni avec les cartons d’origine, de l’époque où la marque n’avait pas encore opté pour le papier glacé et les packagings en couleurs. Et à l’Aventure Apple, vous le savez, on adore les vieux cartons !
Ah… Une main qui se lève au fond… On me signale qu’un Monitor III dans son carton avait déjà été proposé au mois de mars dernier par RRauctions. Il avait trouvé preneur pour 250 dollars.
Ce qui est génial avec les brochures Apple, c’est qu’elles font voyager dans le temps. Bien sûr, on y retrouve des ordinateurs et périphériques de toutes les époques, mais ce n’est pas tout : on y voyage dans l’histoire du style et de la mode.
Ainsi, dans cette brochure « Bienvenue chez Apple » de 1983, SEEDRIN (future Apple France) présentait sa fondation « Apple Éducation » visant tout simplement à dispenser des présentations et des cours d’informatique aux utilisateurs (sans aucun lien donc avec les établissements scolaires). Admirez le style du formateur et sa pose naturelle devant le rétroprojecteur : toute une époque !
Vous cherchez une idée de cadeau ou de déco ? Alors cette jolie petite lampe de chevet créée tout simplement dans un Macintosh Classic est pour vous ! Vous la trouverez sur eBay, au prix un peu salé de 275 euros, auxquels il faudra ajouter 18 euros de frais de port pour la France…
Si vous préférez, vous pouvez toujours acheter un bon vieux Mac Classic (comme celui-ci), un peu de plexiglas, et dégainer la mini-perceuse dremel ! Et si vous cherchez de l’inspiration, vous pouvez relire notre article « Que faire avec un vieil iMac » publié l’année dernière.
Vingt-cinq ans avant de commercialiser son Apple Watch, la marque à la pomme travaillait déjà sur un projet d’appareil à porter au poignet. Évidemment, à l’époque, les technologies ne permettaient pas encore d’intégrer l’écran, la batterie et les commandes dans le format d’une montre, alors ça débordait un peu… Ce projet était mené par Robert Brunner, du groupe de design industriel d’Apple, en décembre 1990. En avance sur son temps, il intégrait déjà une connexion cellulaire pour échanger des messages et tenir à jour l’agenda de l’utilisateur.
Cette image est extraite de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, dont nous avons déjà présenté quelques bonnes pages : un prototype de Macintosh, quelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !
Si Apple n’a pas inventé le CD, elle s’y est tout de même intéressée très tôt. Alors que la marque commercialisait encore certains modèles de Macs sans disque dur, elle disposait déjà en 1988 d’un premier lecteur de CD-Rom : l’AppleCD SC, au format SCSI. Ce format, représentant l’équivalent de presque 500 disquettes, était une aubaine pour Apple, qui disposait justement d’un logiciel capable de gérer l’interface nécessaire à la navigation dans une telle quantité de données : HyperCard.
Ce premier lecteur de CD-Rom était du genre plutôt encombrant : il comprenait évidemment le lecteur à proprement parler, mais aussi une alimentation, un ventilateur, et l’électronique nécessaire à son utilisation par le port SCSI. Il occupait ainsi la même surface sur le bureau qu’un Macintosh monobloc, et pouvait donc aisément être placé en-dessous de celui-ci. Il disposait aussi d’une spécificité un peu ennuyeuse : il fallait insérer le CD dans un boîtier appelé Caddy, puisque le lecteur ne disposait pas de tiroir comme cela existait pourtant sur les lecteurs de CD audio de l’époque.
L’AppleCD SC coûtait 1199 dollars et permettait aussi de lire les CD-Audio : pour cela, il était équipé de prises RCA droite/gauche et d’une sortie casque en façade (un Accessoire de Bureau, ou Desktop Accessory, sorte d’utilitaire logé dans le Menu Pomme, permettait de contrôler la lecture). Malgré son prix, il était livré sans le câble SCSI indispensable à la connexion avec le Macintosh ! Le lecteur logé à l’intérieur était un modèle CDU541 fabriqué par Sony.
Rapidement, l’AppleCD SC perdit son ventilateur interne, accusé par Apple d’être non seulement inutile, mais d’attirer à l’intérieur du lecteur toutes sortes de poussières venant se déposer sur l’optique du laser.
Après ce premier AppleCD SC, vint l’AppleCD SC Plus en 1991, quasiment identique mais compatible avec les disques de 700 Mo apparus entre-temps. Puis apparurent les AppleCD 150 et 300 (toujours à caddy), 300e et 300e Plus (à tiroir), suivis des modèles 600 et 1200 : ces nombres représentaient le taux de transfert en kilo-octets par secondes (150 étant l’équivalent de la simple vitesse ou « 1x »).

Dans un précédent article de notre blog, nous vous présentions quelques logos Apple salement amochés, non pas par le temps, mais par leur reproduction approximative par des imprimeurs, des graveurs ou des designers. Depuis, nous en avons trouvé d’autres…
Voici par exemple la couverture d’un livre édité par Addison-Wesley en 1982. L’entreprise, qui deviendra peu après l’éditeur officiel d’Apple, n’avait visiblement pas encore pris le temps d’intégrer la pomme dans sa banque d’images au moment d’imprimer ce catalogue de logiciels pour Apple II.
Un autre exemple avec le cordon d’alimentation de cette imprimante Silentype, produite par Apple en 1980. Là encore, le sous-traitant n’avait pas été très regardant avec les proportions du logo, réduisant la pomme à un minuscule appendice. Cette imprimante est en vente sur eBay (et elle n’est pas donnée…).
Sur eBay, on croise aussi ce badge dont quelque chose nous dit qu’il n’a pas tout à fait été validé par le service communication d’Apple (quoi que, on a déjà croisé un sac d’Apple II sur lequel la pomme n’avait pas été croquée).
Mention spéciale pour ce sac à dos actuellement en vente sur eBay, qui réussit l’exploit de rater à la fois la pomme brodée et celles moulées sur les glissières…

Un document créé avec AppleWorks s’ouvre toujours avec AppleWorks quand on double-clique dessus. Et ça se passe comme ça avec tous les fichiers de votre disque dur. Pourtant, il suffit de pas grand-chose pour changer tout ça.
La première solution consiste à changer le suffixe du fichier. Ça ne marche quasiment jamais, mais ça a le mérite d’être simple. Par exemple : renommez un fichier en lui donnant comme suffixe “.jpg” : son icone va alors changer et devenir celle de Picture Viewer. En fait, cette solution n’est pas la bonne, puisque dans la plupart des cas, les applications d’origine reconnaissant déjà l’ancien format, MacOS ne verra pas l’intérêt de changer le créateur du fichier (c’est le cas par exemple si vous voulez faire en sorte qu’un fichier Photoshop s’ouvre avec PictureViewer).
Alors, comment faire ? Eh bien, une fois de plus, on a recours à ResEdit. Lancez-le puis utilisez le menu “Informations sur…” et sélectionnez le fichier dont vous souhaitez changer le créateur. Puis faites de même et sélectionnez l’application qui devra ouvrir par défaut le fichier. Recopiez la case “Creator” de l’application dans la même case du fichier. Enregistrez et quittez ResEdit. Votre fichier est alors ouvert par défaut avec la nouvelle application.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000. À l’époque, le menu “Ouvrir avec…” n’existait pas !
Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure au format double-A4 distribuée en septembre 1993 par Apple France. À cette époque, la gamme PowerBook Duo était encore toute récente : les deux premiers modèles 210 et 230 étaient sortis moins d’un an plus tôt, et n’avaient pas encore été rejoints par les modèles 250 et 270c attendus pour octobre 1993.
Macintosh PowerBook Duo visait à concilier le meilleur des deux mondes : une vraie mobilité du côté du portable, et de vraies capacités supplémentaires dans une station d’accueil restant au bureau. La promesse d’Apple : pas de fichier à reconfigurer, et pas un câble à brancher ! La technologie de branchement d’Apple portait le nom de PowerLatch : elle assurait tout à la fois la connexion des composants électroniques, le branchement physique à l’aide d’un moteur d’entraînement, et la configuration du système.
Dans le détail, on notait la présence d’un écran 9 pouces Supertwist rétroéclairé, affichant 640 x 400 pixels en 16 niveaux de gris : seul le processeur et le disque dur faisaient la différence entre les deux modèles.
Apple pointait les avantages de sa solution, face à celles de ses concurrents, forcément beaucoup moins souples. En plus de PowerLatch, Apple avait développé une solution d’économie de batterie, EverWatch, capable de couper l’alimentation du processeur, du disque dur ou du modem, quand ceux-ci n’étaient pas utilisés.
Le Duo Dock permettait de compléter les capacités de l’ordinateur : un port SCSI, deux ports d’extension NuBus, un port ADB, un port vidéo, un deuxième disque dur au format 3,5 pouces, de la mémoire vidéo supplémentaire, un lecteur de disquettes… Apple proposait deux autres solutions d’extension : l’adaptateur de lecteur pour disposer d’un port ADB et d’un port pour le lecteur de disquettes externe (que nous avons présenté ici) ; et la barre de connexion MiniDock, avec un port vidéo, un port ADB, un port SCSI, deux ports série et un port pour le lecteur de disquettes externe.
2024, ce n’est pas que l’année des Jeux olympiques de Paris. C’est aussi l’année du quarantième anniversaire du Macintosh, que nous avons fêté le 24 janvier dernier. Alors pourquoi ne pas aller jeter un œil à vos sites de ventes d’objets d’occasion favoris ? Attention aux prix proposés, ça pique un peu… à rebours des vrais enchères qui, elles, ne s’envolent pas.
On commence avec ce très beau bundle qui intègre à peu près tous les accessoires de l’époque, à un prix tout à fait inconvenant de 9599 dollars. Certes, c’est plutôt joli (bien que le carton ait une face très sale), mais rien ne justifie ce prix.
On trouvera le même type de configuration, à un prix plus raisonnable, sur Le bon coin, où il est proposé à 1199 euros. C’est un Macintosh 512K, mais dans le carton d’origine du premier Mac qu’Apple écoulait à l’époque, avec un grand nombre d’accessoires, manuels et disquettes. L’écran et son unique ligne verticale nécessiteront sans doute une intervention sur la carte d’alimentation.
Pour le même prix, un vendeur sur eBay propose aussi le lecteur de disquettes du Macintosh, dans son petit carton lui aussi aux couleurs de la série Picasso. Là encore, c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est, mais l’espoir fait vivre !
Si votre porte-monnaie ne vous permet pas de craquer pour de vrais appareils d’époque, alors vous pourrez vous rabattre sur cette sympathique petite broche proposée pour un prix plutôt raisonnable de 18 euros, aux couleurs de la pomme arc-en-ciel.
N’oublions pas non plus cette belle banderole dont le vendeur assure qu’elle a été distribuée en décembre 1983 pour pouvoir être accrochée chez les revendeurs au lancement du Macintosh. Elle mesure près de deux mètres de long et un mètre de haut, autant dire qu’il faudra faire un peu de place sur un mur pour l’afficher… à condition d’aligner les 8400 dollars demandés par son propriétaire… parce que pourquoi pas !
Et pourquoi ne pas terminer avec cet ouvrage, Macintosh votre micro ordinateur de Jean Baptiste Touchard ? Vous y découvrirez « avec simplicité et humour comment mettre cette étonnante machine au service de vos besoins et de vos envies » ! N’hésitez pas à négocier le prix 🙂