Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple MobileMe Cloud Box

Une boîte de Cloud pour MobileMe

C’est tout le paradoxe des années 2000 : pour vendre des services en-ligne, il fallait les faire entrer dans des boîtes en carton. Comme de simples logiciels, ou des films, ou de la musique. Ainsi, en 2009, Apple proposait un an d’abonnement à son nuage MobileMe sous forme d’une petite boîte cartonnée, disponible sur les étals entre son système Mac OS X 10.6 et sa suite de logiciels iWork.

Apple MobileMe Cloud Box

Apple MobileMe Cloud Box

MobileMe, présenté le 9 juillet 2008, succédait aux offres iTools lancées en 2000 et déjà renommées .Mac en 2002. Il s’agissait d’un ensemble de services accessibles depuis le Mac, l’iPhone et Windows : du stockage en ligne (20 Go extensibles), la synchronisation des contacts et calendriers, une bibliothèque partagée pour les photos et vidéos, un espace pour publier son site sur me.com, ou encore l’incontournable Find My iPhone pour géolocaliser son téléphone, y afficher un message ou l’effacer à distance.

 

Apple MobileMe Cloud Box

L’abonnement d’un an coûtait 79 euros pour un compte, ou 119 euros pour l’abonnement familial à partager avec quatre autres utilisateurs. L’accès à MobileMe se faisait par le site www.me.com précédemment occupés par Job1 Group puis par Holiday Channel, Small Seed et bien d’autres……

 

Apple mobile me website french

Le service fermera ses portes le 30 juin 2012, laissant la place à son successeur iCloud, devenu gratuit pour les utilisateurs de macOS et iOS (à l’exception de certains services optionnels comme iTunes Match). Au passage, certaines fonctions disparaîtront, comme l’iDisk (un disque virtuel accessible depuis le Mac comme une simple clé USB), la publication web et la Galerie de photos que l’on pouvait partager avec des tiers.

MobileMe is closed - Apple 2012

Mac Pro 2013 press release french

Bon anniversaire le Mac Pro !

Sur l’Aventure Apple, on préfère les vieilles machines aux modèles récents, et la poussière à l’odeur du neuf. Ça tombe bien, parce que s’il y a un modèle récent qui commence à sérieusement prendre la poussière, c’est bien le Mac Pro. L’air de rien, il a été commercialisé il y a très exactement 5 ans, et a donc déjà passé 1826 jours au catalogue. Le précédent record est donc largement dépassé : il avait été établi par le Macintosh Plus, commercialisé durant 1734 jours entre 1986 et 1990.

Mac Pro 2013 press release french

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Le Newton MessagePad, en avance sur son temps

Tous ceux qui ont eu un Newton MessagePad entre les mains au milieu des années 90 savent que cet appareil était à la fois révolutionnaire, et bien trop limité par les technologies de l’époque. Il est intéressant de voir à quel point cet appareil était prometteur : après avoir lu cette brochure de 1993, on peut fermer les yeux, et voir… un iPhone. En effet, quand la plupart des gens n’ont jamais fait qu’essayer la reconnaissance (laborieuse) d’écriture ou le dessin à main levée, Apple promettait l’accès aux e-mails, aux fax, aux imprimantes, et même un gestionnaire d’agenda digne de Siri, reconnaissant les instructions en langage naturel, au moyen de commandes (cherche, programme, appelle, imprime…), et de mots-clés (réunion, anniversaire, dîner, rendez-vous…). Newton, l’étonnante invention qui peut contenir tout votre monde, mais qui tient dans votre poche.

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Brochure de l'Apple Newton MessagePad

Un MacCharlie en vente sur eBay !

Connaissez-vous le MacCharlie ? Si vous êtes un lecteur assidu de notre blog, vous connaissez déjà cet étonnant accessoire pour Macintosh fabriqué par Dayna Communications.

MacCharlie sur un Macintosh

Un PC complet, à base de processeur Intel 8088, accolé à un Macintosh, et profitant de l’écran et du clavier de ce dernier (mais pas de la souris : le PC est limité au mode texte, en 25 lignes de 80 colonnes). Et justement, il y en a un ces jours-ci sur eBay, proposé sur la base d’une enchère qui dépasse déjà les 100 livres sterling.

Pas de doute : on retrouve bien le profil traditionnel des premiers Macs. Le MacCharlie venait en effet se positionner sur le côté de la machine, avec deux lecteurs de disquettes en façade et plusieurs ports à l’arrière. Au-dessus, dans le polystyrène, on devine l’extension de clavier permettant de disposer d’un pavé numérique et de touches de fonction. Le modèle vendu sur eBay dispose de son manuel utilisateur et de son système MS-DOS adapté pour la coexistence avec le Macintosh.

Comptez 27 euros de frais de livraison pour la France, et d’éventuels frais d’importation selon le montant auquel terminera l’enchère.

Profile hard drive prototype on eBay

Un prototype de disque dur ProFile sur eBay

On voit régulièrement passer des prototypes de produits Apple sur eBay. Il est toujours difficile de s’assurer de leur authenticité, mais ça ne coûte rien d’y jeter un coup d’œil. Actuellement, on trouve un prototype de disque dur ProFile de 10 Mo, raccourci à la moitié de sa largeur standard.

Profile hard drive prototype on eBay

On peut raisonnablement penser qu’il s’agit d’un modèle de développement, basé sur le ProFile de l’Apple III et du Lisa (équipé d’un disque dur de 5 Mo mais deux fois plus large que celui-ci), et destiné à préparer l’arrivée du futur disque dur externe pour Macintosh, le HD-20, qui aura une taille similaire à ce prototype, mais avec un disque dur de 20 Mo.

Brochure de l'iPod 4G

Publicité : le poids du son

A l’heure des abonnements Apple Music, Deezer, Spotify et des autres, la musique ne pèse plus rien. Associé au Cloud, même la capacité de stockage des appareils connectés n’est plus un facteur déterminant du nombre de morceaux que vous pouvez écouter. Il est donc amusant de voir dans cette brochure de l’iPod de 4ème génération cette allusion au poids de la musique que peut contenir le petit baladeur de 176 grammes seulement :

40 Go, 10 000 chansons, 255 kg de vinyles, 73 kg de cassettes, 48,5 kg de CD.

Brochure de l'iPod 4G

RIP NewtonOS

C’était il y a 21 ans : Adieu, Newton…

Le 27 février 1998, c’est par le biais d’un communiqué de presse laconique qu’Apple annonçait sa décision de cesser le développement de NewtonOS, son système d’exploitation dédié aux appareils mobiles MessagePad et eMate.

RIP NewtonOS

On se souvient que moins d’un an plus tôt, le même Steve Jobs, interrogé lors de la conférence mondiale des développeurs (WWDC) de mai 1997, avait indiqué que si ça ne tenait qu’à lui, Apple abandonnerait ce système pour se concentrer sur MacOS et Rhapsody (le futur remplaçant de MacOS, abandonné lui aussi ensuite).Durant les quelques mois qui avaient suivis, il avait fait évincer Gil Amelio du conseil d’administration, avait obtenu les pleins pouvoirs, et avait pu commencer le grand ménage afin de concentrer tous les efforts de l’entreprise dans une même direction.

Dans ce communiqué de presse, la marque précisait que 1999 verrait apparaître des appareils mobiles, basés sur MacOS, et que tout serait fait pour faciliter la transition des clients et des développeurs d’une plate-forme à l’autre. En réalité, NewtonOS était tellement peu utilisé que rien ne sera fait : l’iBook qui sortira en 1999 ne sera rien d’autre qu’un PowerBook d’entrée de gamme.

Le seul héritage de NewtonOS dans MacOS est la technologie InkWell, un système de reconnaissance d’écriture intégré à MacOS X depuis la version 10.2. Pour le reste, en adoptant les bases de NeXTSTEP pour son futur MacOS X, Apple a renoncé à toutes les technologies de NewtonOS, qui était pourtant son premier système dédié aux puces ARM, bien avant l’iPhone !

Apple eMate 300 prototype

Un prototype d’eMate 300 sur eBay

Voilà un cadeau qui ne sera pas livré pour Noël. Mais pour « seulement » 9999,99 dollars, vous pourrez vous offrir un prototype d’eMate 300, le fameux ordinateur portable dérivé de la plateforme Newton.

eMate 300 prototype

D’après le vendeur, qui ne donne pas beaucoup d’informations sur l’origine de cette machine, elle n’est plus en état de fonctionner. On remarque évidemment que le clavier et le stylet sont gris au lieu de vert, et que le capot ne porte que la pomme multicolore, sans le nom du modèle. Au verso, l’étiquette précise bien qu’il s’agit d’un prototype, interdit à la revente (hum hum…).

Apple eMate 300 prototype

[mise à jour du 28/12/2018] : l’annonce est de retour sur eBay, à 2500 dollars « seulement » !

Le Newton de Siemens sur eBay

Avis aux amateurs de Newton : on trouve ces jours-ci, sur le site d’enchères eBay, un Siemens NotePhone. Si ce nom de modèle ne vous dit rien, c’est simplement parce qu’il s’agit de la déclinaison du Newton MessagePad imaginée par le constructeur allemand.

Siemens NotePhone

Le matériel et le système étaient identiques à ceux du modèle d’Apple, mais Siemens y avait ajouté sa petite touche, notamment en créant une station d’accueil qui faisait aussi fax et téléphone. Ainsi, il était possible de préparer un fax sur le NotePhone en déplacement, et celui-ci était automatiquement expédié au moment de poser le NotePhone sur sa base. Siemens avait donc adapté un modem dans un format adapté au PDA lui-même (c’est la partie située à droite sur cette photo). Les deux pouvaient s’emporter ensemble, pour pouvoir connecter le NotePhone à un réseau sans l’aide de sa base-téléphone.

Siemens NotePhone
Image : Rare & Old Computer Blog

Sorti en 1994, le système coûtait 2400 Deutsche Marks — soit approximativement 8000 francs français — soit à peu près 1700 de nos euros en tenant compte de l’inflation. Le prix de 199 euros paraît un peu suréavalué : un modèle du même type s’est vendu il y a quelques jours pour 52 euros, aux enchères.

Siemens NotePhone boîte

Clic, j’achète ma Peugeot sur Macintosh II !

Aujourd’hui, cela n’étonne plus personne n’acheter une voiture sur Internet, après l’avoir configurée directement sur le site du constructeur. Mais en 1988, c’était encore – presque – de la science-fiction, comme le rappelle cet article déniché dans un vieux SVM de 1988. Il y est question de l’installation en cours de centaines de Macintosh II, le fleuron de la gamme à l’époque, dans les concessions Peugeot, pour aider les clients à configurer et financer leur nouvelle voiture.

Peugeot Macintosh II

Comme toujours à l’époque, c’est l’incontournable et regretté logiciel HyperCard qui était à la manœuvre, avec l’aide d’un modem permettant de connecter la pile aux serveurs du constructeur. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’on fait un lien entre les deux marques dans notre blog : nous avions déniché en 2018 un poster Peugeot de 1987 mettant en scène une 104 devant une boutique Apple.

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide

Un clavier translucide pour PowerBook 2400c

On sait que les Japonais ont été très friands du PowerBook 2400c, ce portable très compact commercialisé par Apple en 1997, accompagné de son lecteur de disquettes externe aux courbes inédites. Les Japonais sont de manière générale très intéressés par les ordinateurs compacts, comme le Classic Couleur jadis.

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide
href=”https://www.aventure-apple.com/blog/wp-content/uploads/2018/06/download-1-3.jpg”> Image : Yahoo Auctions (Japon)[/
Sur le site d’enchères du Yahoo! local, on trouvait jusqu’à hier un modèle complet, avec un petit bonus : un clavier translucide, le genre de gadgets dont les Japonais ont le secret. Ça n’a pas la classe du clavier du PowerBook G3 Series « Bronze », mais ça fait son petit effet.

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide Image : Yahoo Auctions (Japon)

1492 avec Apple

Quand TF1 programme en 1997 le film « 1492 », c’est tout naturellement Apple qui parraine cette diffusion. La campagne publicitaire « Think Different » bat son plein, le film s’annonce comme la meilleure audience de la soirée, et l’occasion est trop belle d’ajouter Christophe Collomb à la liste des fous, des marginaux, des rebelles, des anticonformistes, et autres dissidents du spot publicitaire d’Apple. Sans compter que 1492 a été réalisé par Ridley Scott, celui-là même qui a réalisé le spot publicitaire « 1984 » d’Apple quelques années plus tôt.

Durant les jours qui précèdent, le film est annoncé sur la chaîne à grands renforts de bandes-annonces sponsorisées. Le texte est évidemment directement inspiré de la campagne publicitaire : Certains ont des rêves qui dépassent toutes les imaginations. Des rêves fous auxquels personne n’oserait croire. Des rêves qu’ils défendent envers et contre tous. Des rêves si grands qu’un jour ils changent le monde. Puis en voix-off, sur le logo Apple : À tous ceux qui pensent différemment pour mieux changer le monde, 1492, avec Apple.

Veuillez nous excuser pour la qualité déplorable de cette vidéo. Elle a plus de vingt ans. Elle est issue d’un enregistrement VHS de la TV hertzienne, bien avant la TNT, et a été numérisée quelques années plus tard à l’aide du Studio DV de Formac, et compressée en format Cinepak, 15 images par seconde, en 320×240 pixels. À l’époque, c’était pas si mal !

Notez qu’on trouve aussi sur YouTube le micro-sponsoring du début et de la fin du film.

Macintosh IIsi motherboard

Un G3 et un G4 dans le même Mac !

… et aussi un G1, et un G2. Désolé.

Macintosh IIsi motherboard

Il s’agissait de quatre quartz de chez Saronix, de simples composants électroniques en charge d’osciller à une vitesse déterminée pour fournir une base de temps à l’ordinateur, ici un Macintosh IIsi. Il était d’ailleurs possible de remplacer le premier d’entre-eux, cadencé à 40 Mhz, par un modèle plus rapide, afin d’accélérer le fonctionnement de tout l’ordinateur. Ainsi, un quartz à 50 Mhz permettait de passer le processeur de 20 à 25 Mhz. Si vous voulez en savoir plus, voici un article de 1994 (en anglais) qui vous renseignera.

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

Publicité : Tout le monde a un rêve (et un avion boomerang)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1997 pour la gamme Macintosh. Elle est issue de la même série que la réclame pour le PowerBook 3400 que nous avons présentée il y a quelques semaines : l’époque de « Give your dreams a chance ».

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

L’avion boomerang dont il est question existe vraiment : on trouve de nombreux articles au sujet de cette création de Burt Rutan, comme sur le site de Wired. On y apprend que cet avion n’a jamais été commercialisé, mais que son prototype a été maintenu en étant de marche, notamment pour des vols de démonstration. Son aérodynamisme et sa conception révolutionnaire lui permettent de voler plus de 3500 km avec un plein de 600 litres.

L'avion Boomerang de Burt Rutan en vrai
Source : Airspeedonline
Apple Fall '93 Macintosh Promo CD

La vidéo du futur (et la naissance de QuickTime)

En nous replongeant dans de vieux CD publicitaires d’Apple, nous avons retrouvé deux vidéos QuickTime sur un CD dénommé « Fall ’93 Macintosh Promo CD ». Il s’agissait d’un double-CD contenant des musiques, des vidéos, mais également des démonstrations de logiciels. L’occasion de nous replonger dans les premières années de QuickTime, la technologie d’animation visuelle et sonore d’Apple.

Apple Fall '93 Macintosh Promo CD

En marge de vidéos musicales plus conventionnelles (Cantaloop de US3, Creep de Radiohead, ou encore I Wonder de Blind Melon), se trouvent deux vidéos produites par l’université A&M du Texas. Nous les avons importées sur YouTube pour que vous puissiez vous souvenir de ce à quoi ressemblait le futur de l’animation, en 1993…

La seconde est intitulée « Je ne vaincu rien », en français dans le texte, une belle faute de grammaire puisqu’après vérification, il aurait fallu écrire « Je ne vaincs rien » ou « Je ne vainquis rien ».

Même si ça pique un peu nos yeux de 2019, avec cette terrible compression en 224 x 164 pixels réalisée à l’aide du codec Apple Vidéo, Apple présentait cette collection de vidéos comme « une expérience super-cool pour les yeux et les oreilles », rien de moins ! Au passage, savez-vous que le codec (ou module de compression-décompression) Apple Vidéo, spécialement inventé pour la première version de QuickTime, était surnommé en interne « Road Pizza », qui signifie « pizza de la route » ? Tout simplement parce « quand vous roulez sur une bestiole, techniquement, vous la compressez sur la route ». Pas très vegan, comme explication. Mais c’est pas nous qui le disons, ce sont les créateurs de QuickTime, interrogés dans cette vidéo du Computer History Museum publiée l’année dernière.

 

On y apprend (entre autres) que l’Apple Vidéo Codec était une merveille pour son temps. Le premier codec capable d’encoder et décoder en temps réel (au prix cependant d’une forte réduction de la taille et de la fréquence des images). La première apparition publique de la technologie, qui n’était pas encore commercialisée sous le nom de QuickTime, remonte à la conférence Educom de 1990, où Apple avait fait la démonstration d’un magazine interactif animé par HyperCard et enrichi de vidéos.

1990 Apple Educom QuickTime

Cette vidéo vaut vraiment le détour pour qui s’intéresse à l’histoire d’Apple. En plus de la longue interview de Doug Camplejohn, Peter Hoddie et Bruce Leak , elle comprend plusieurs films QuickTime extraits des archives d’Apple conservées par l’université de Stanford.

Apple Workgroup Server 95

Publicité : Le Workgroup Server 95

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.

Apple Workgroup Server 95

Publicité Apple, Système 7.5, après avoir appris l'homme à la machine

Publicité : Pierre, Paule, Jacques et les autres

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une double-page de 1995 présentant le Système 7.5 (on ne disait pas encore « Mac OS »). Apple présentait les fonctions principales de cette grosse mise à jour : l’assistant pour vous venir en aide, de nouveaux fonds d’écran, AppleScript, Echange PC/Macintosh et Easy Open, Mac TCP pour accéder à Internet, la future autoroute mondiale de l’information, QuickTime 2.0, QuickDraw GX… Le tout pour 590 Francs hors taxes, car oui, à l’époque, les grosses mises à jour étaient payantes !

Publicité Apple, Système 7.5, après avoir appris l'homme à la machine

Macintosh IIcx

Apple et les petites majuscules

Ces dernières années, Apple ne nous simplifie pas la vie avec ses noms de modèles. Actuellement, deux modèles d’iPhone coexistent : l’iPhone Xr
et l’iPhone Xs, avec le r et le s écrits en « petites majuscules ».

iPhone XR et iPhone XS

Comme le rappelait MacGénération il y a quelques mois, ce type de caractère n’est pas toujours accessible dans les éditeurs de texte, et Apple elle-même s’en dispense parfois. Pourtant, l’utilisation des petites majuscules par la marque n’est pas récente. Nous en avons retrouvé plusieurs occurrences dans nos archives… Tenez, pas plus tard qu’hier, nous vous parlions des Quadra 840av et Centris 660av. Regardez donc comment Apple écrivait ces deux lettres signifiant Audio et Vidéo, sur cette image empruntée au site Worthpoint :

Apple Macintosh Centris 660AV
Image : Worthpoint

On retrouvait le même symbole sur son successeur, le PowerMacintosh 6100/60av. Mais pas sur le Performa 6110CD qui avait droit à de vraies majuscules.

PowerMacintosh 6100/60 AV
Image : Flickr par MIKI Yoshihito (#mikiyoshihito)

Avant eux, le Macintosh IIcx avait eu le droit au même traitement. Ce n’était pas le cas des autres modèles : le IIfx ou le IIci, par exemple, étaient écrits en minuscules. Le X désignait les modèles de Macintosh équipés d’un processeur 68030 (le SE/30 aurait ainsi dû s’appeler… le SEx !), et le C un modèle plus compact (comme le IIc). Si vous avez un petit doute sur ce C de CX, allez donc vérifier sur le catalogue de polices de caractères DaFont, qui dispose de l’Apple Garamond utilisée à l’époque.

Macintosh IIcx
On remarque que le C de “CX” n’est pas le même que dans “Macintosh”

Si on remonte encore le temps, jusqu’en 1986, on peut retrouver le même type de graphie avec l’Apple IIgs. GS, comme Graphic & Sound. Le IIe et le IIc, de leur côté, étaient écrits en minuscules.

Apple IIGS user's guide

La brochure espagnole de la Renault Clio Apple

Nous vous avons dit ce matin tout ce que nous savions de la Renault Clio Apple, commercialisée en 1996 en Espagne. Voici maintenant la brochure proposée à l’époque par les concessionnaires de la marque.

Cliquez sur l’image pour naviguer en 3D dans cette brochure !
Nouvelle Renault Clio Apple - JASP - Nuevo Clio Apple

Chacun appréciera les petites touches de branchitude à la mode des années 90 : les petits pointeurs en forme de main, les titres sous forme de simili-adresse web (www.Equipamiento\Clio.Apple\RSi) et les paragraphes qui commencent tous par CLICK…

Gamme périphériques Apple 1995

La gamme Apple pour Noël 1995

Si vous aviez voulu vous acheter un Macintosh pour Noël 1995, quel modèle auriez-vous choisi ? Le petit Performa 630 avec 4 Mo de mémoire vive pour 7 990 francs TTC ? Ou bien « la Rolls », le Performa 5300 tout-en-un, équipé d’une carte TV et d’un modem, pour 20 890 francs ? Toute la gamme Performa était présentée dans ce magazine Apple News de novembre-décembre 1995. À l’époque, le PowerMacintosh 9500/120 s’affichait tout de même à 53 000 francs TTC…

Gamme Apple Performa 1995

Pour accompagner votre Macintosh, vous pouviez choisir quelques périphériques dans la large gamme d’Apple : un écran 14 pouces pour 2 490 francs, ou 17 pouces pour 5 420 francs ; l’appareil photo numérique QuickTake 150 pour 3 680 francs, ou encore une imprimante laser très haut de gamme pour 6 150 francs. Ou bien le modem-fax Apple Djinn, pour 2 160 francs.

Gamme périphériques Apple 1995

Taligent, ou le bourbier du Macintosh en 1994

À l’occasion de recherches au sujet de Taligent, une filiale commune à Apple et IBM, créée en 1992 pour développer un nouveau système d’exploitation, nous avons parcouru un article court mais très révélateur de la revue InfoWorld, parue le 27 juin 1994. Imaginez-vous qu’à l’époque, les Macs étaient fournis avec la version 7.1.2 du Système 7, apparu en mai 1991 : trois ans déjà et presque aucune nouveauté à se mettre sous la dent, malgré le travail de réécriture de portions entières du système par les développeurs.

Tout le contraire de la division matérielle d’Apple, qui venait de lancer sa gamme Power Macintosh, des monstres de puissance qui n’attendaient qu’une chose : un système à la hauteur.  Tom Chavez, le PDG de Taligent, ne venait-il pas de déclarer « dorénavant, les ordinateurs sont incroyablement rapides, mais les systèmes traditionnels ralentissent les utilisateurs » ? Et il savait de quoi il parlait : les équipes de Taligent travaillaient sur des stations de travail IBM RS-6000 équipées du processeur PowerPC 601.

Bref, à l’époque, Taligent avait déjà renoncé à créer un système d’exploitation universel mais venait de présenter une version inachevée de son environnement orienté-objet, une sorte de « sur-couche » destinée à s’installer au-dessus des systèmes d’exploitation des autres constructeurs, pour y offrir des fonctionnalités modernes.  Cette « sur-couche » avait pris le nom de TalAE (pour Taligent Application Environnement) puis CommonPoint.

Apple Taligent IBM

Mais voilà : pour pouvoir s’installer sur le système, CommonPoint devait y trouver quelques fonctions minimales, comme la mémoire protégée et le multitâche préemptif. Autant de caractéristiques modernes que le Système 7, héritier d’une grosse mise à jour du Système 6, était incapable d’offrir. Or il n’y avait plus de projet valable en interne pour créer un nouveau système d’exploitation : Taligent avait absorbé les équipes de développement du système « Pink » démarré en 1988, et les équipes dédiées au Système 7, sous le nom de code « Blue », avaient pour seule mission d’y intégrer des technologies modernes (QuickDraw GX, Open Transport, OpenDoc, PowerTalk…) sans réécriture du noyau. Résultat : non seulement le cœur du système n’était pas plus moderne, mais il devenait de plus en plus instable à cause des « briques » qui lui étaient ajoutées. Taligent était devenue à l’époque la réponse « botte en touche » quand Apple était interrogée sur sa capacité à faire face au futur remplaçant de Windows 3, connu sous le nom de Chicago. L’article note d’ailleurs l’incertitude de la marque, quant à la manière de supporter TalAE, sans abandonner pour autant l’héritage de son système 7 et d’un éventuel successeur.

Apple Taligent IBM

La situation était d’autant plus vexante pour Apple que de son côté, IBM avait non seulement parfaitement intégré les technologies CommonPoint dans son système d’exploitation AIX dédié au PowerPC (PowerOpen), mais elle pouvait même y faire tourner les applications du Macintosh grâce au Macintosh Application Environnement. Au final, dès l’année suivante, Apple quittera le projet Taligent pour se lancer dans le développement d’un nouveau système, surnommé Copland, qui finira lui aussi dans le mur et conduira au rachat de NeXT par Apple. Quant à CommonPoint, il disparaîtra en quelques mois du catalogue d’IBM. Au moment même où Microsoft dévoilera le résultat du projet Chicago : Windows 95, avec le succès que l’on connaît.

Source : MacTech (article sur la conférence SFA Atlanta 1994), Wikipedia (article sur Taligent et article sur Copland), Les Échos (article sur la fermeture de Taligent), WikiMili (article sur Taligent)

Bookcase for PowerBook

Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon

Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…

Bookcase for PowerBook

Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.

BookcaSE for PowerBook

Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.

hauts-parleurs iMac

 

Inside Apple décembre 1983

Publicité : Inside Apple, ImageWriter et Catalyst

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page de décembre 1983, la dernière parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque. Juste avant le lancement du Macintosh, la marque s’offrait une dernière publicité dans cette série, pour présenter son ImageWriter, dont beaucoup se souviennent comme de la meilleure imprimante matricielle de la marque, avec sa résolution de 140 x 160 points par pouces et ses 120 caractères par seconde. Pour l’acheter, il était possible de demander l’Apple Card, une carte de crédit permettant d’acheter du matériel Apple sans appeler son banquier.

Inside Apple décembre 1983

On remarquera aussi la mention du logiciel Catalyst de Quark (qui n’avait pas encore imaginé Xpress), qui permettait de dupliquer les logiciels de leur disquette vers le disque dur ProFile, afin de ne plus avoir besoin de redémarrer l’ordinateur pour passer de l’un à l’autre. Un bidule assez étonnant, auquel sera greffé plus tard une interface inspirée du Macintosh, très proche de ce qu’on retrouvait avec MouseDesk de Version Soft.

Des GIF animés des années 2000

Au gré de nos pérégrinations sur l’extraordinaire site Wayback Machine de Archive.org, nous avons récupéré quelques-unes des bannières animées qui égayaient la page de bandes-annonces QuickTime (dont nous vous parlions hier) durant les années 2000. Des couleurs, des formes… tant de souvenirs !

En 2001, la marque mettait en valeur ses produits, ses logiciels, non sans vanter au passage quelques produits tiers : appareils photos, caméscopes, organisateur Palm, discman… L’iPod n’arrivera qu’à la toute fin de l’année !

Bannière software store

Bannière iMacBannière New iBook

En 2002, Apple est toute tournée vers sa campagne publicitaire « Switch », qui présentait des utilisateurs de Windows ayant basculé vers le Macintosh.



En 2003, Apple a l’occasion de présenter quelques nouveaux services et produits : l’iTunes Music Store, Final Cut Pro 4, une nouvelle petite réduction sur Office, et les silhouettes noires de l’iPod !

À partir de 2004, les bannières prennent un peu d’ampleur. En 728 pixels de large, Apple vante iTunes, iPhoto, iMovie, et ses services de musique et de podcasts.

Fin 2005, les bannières larges disparaissent du site d’Apple, au profit de publicités en marge. La marque disposant d’un catalogue de plus en plus fourni, ses pages sont l’occasion de vanter ses produits auprès de ses visiteurs.

Puis les publicités disparaissent du site QuickTime Trailers, devenu en 2010 iTunes Movie Trailers…

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Mais où est passé Claris HyperCard ?

Dans un billet précédent, nous évoquions la naissance de Claris, la filiale d’Apple en charge des logiciels tels que MacPaint ou MacWrite. Si elle a veillé aux destinées de ces logiciels durant plus de dix ans,  elle n’a en revanche conservé que quelques mois la pépite d’alors, j’ai nommé HyperCard, le logiciel révolutionnaire du génial Bill Atkinson.

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Comme le rappelle Danny Goodman dans son guide The Complete HyperCard 2.2 Handbook, au moment où Apple crée sa filiale Claris, il est prévu de lui confier non seulement HyperCard, mais aussi d’autres technologies logicielles liées au système d’exploitation (on pense notamment à QuickTime). Mais seul HyperCard fait finalement le voyage. Et pour lui, la première conséquence est dramatique : Claris décide d’en faire un logiciel payant, alors qu’il était fourni gratuitement avec tous les Macs. Puis la direction de Claris semble se désintéresser de ce produit, d’autant plus que toute l’équipe de développement n’a pas rejoint la filiale.

Les choses sont tellement compliquées qu’en mars 1993, dans une interview de son PDG Dan Eilers, la revue Infoworld évoque une « relation embrouillée entre parent et enfant au sujet d’HyperCard ». En effet, comme la marque l’avait elle-même annoncé en janvier, Apple venait de réintégrer en son sein les équipes de développement d’HyperCard, qui planchaient sur une version en couleurs de ce logiciel. En effet, dans le même temps, une équipe chez Apple travaillait aux futurs outils de développement liés au système d’exploitation, notamment la technologie AppleScript. Il paraissait logique de les réunir « sous un même toit ».

Finalement, Apple transfèrera HyperCard à Claris sous sa version 2.1, et le récupèrera dès la version 2.2. Résultat : on ne trouve presque plus aucune trace de ce passage d’HyperCard chez Claris. Tout au plus une ou deux images en cherchant bien, comme cette photo issue de la collection de l’internet Macintosh User Group (iMUG) :

HyperCard 2.2 box by Claris

Le blog System Folder avait également exhumé il y a quelques années la fenêtre « Lire les Informations » de Claris Hypercard 2.1 :

Claris Hypercard 2.1 about box

Enfin, de notre côté, nous avons dégoté dernièrement le guide du langage HyperTalk qui a rejoint ainsi la collection de l’Aventure Apple :

Manuel Script Language Guide Hypercard par Claris

Sources : Infoworld (via Google Books) ; Museums Victoria ; MacGénération.

Apple Bunny

Apple Bunny et la répétition des touches

On découvre de nouvelles choses anciennes tous les jours ! Prenez un exemple tout simple : que se passe-t-il si vous appuyez longuement sur une touche de votre clavier ? Selon la version de Mac OS et vos réglages, soit la touche se répète comme si vous l’aviez pressée plusieurs fois, soit un menu local apparait pour vous permettre de choisir entre plusieurs déclinaisons du caractère.

Répétition touche MacOS

Cette fonction de répétition d’une touche est prévue depuis le tout premier Macintosh. On trouvait dans les Tableaux de Bord un réglage de la vitesse de répétition et du délai avant activation. En voici un exemple dans le Système 6.

MacOS Key repeat control panel

Mais avant ? Bien avant ? C’était comment ? Eh bien à l’époque de l’Apple II, en 1983, un appui long sur une touche ne faisait rien de particulier. Rien de plus qu’un appui court. On pouvait appuyer pendant cinq minutes sur la touche A, ça ne faisait toujours qu’un seul A à l’écran. Sauf… sauf si on avait acheté et installé le module Apple Bunny de la société Accessory Products Company !

Apple Bunny ad 1983

Ce n’était pas juste un logiciel, mais bien une véritable carte électronique à installer à l’intérieur de l’ordinateur, juste sous le clavier. Elle venait s’interfacer avec la grosse prise qui permettait de relier le clavier et la carte-mère et provoquait une répétition de l’appui en répétant le message électrique transmis par la touche. On trouve sur le site applefritter le témoignage d’un passionné qui a reproduit cette carte avec des composants modernes.

Apple Bunny card 1983

Apple Bunny box

Quelques mots sur Graffiti

Si vous avez déjà utilisé un Newton MessagePad, alors vous connaissez sans doute l’alphabet Graffiti, qui permettait d’améliorer la reconnaissance des caractères dessinés à l’écran, en remplaçant nos caractères occidentaux par des versions simplifiées, dessinées d’un seul coup de stylet. Cette technologie était utilisée en parallèle de celle développée par Apple, dénommée Calligrapher, achetée auprès de l’entreprise russe Paragraph International. Si je vous en parle, c’est que le moteur de suggestion d’eBay m’a justement présenté la « carte de référence » de Graffiti, permettant d’apprendre à dessiner ces caractères.

Graffiti avait été l’objet d’un long procès entre Palm, son concepteur, et Xerox, qui revendiquait la paternité du concept, développé au Palo Alto Research Center, comme tellement d’autres bonnes idées. Le graphisme des lettres avait fait l’objet d’un brevet finalement accordé  à Xerox en 1997. Les lettres étaient encore plus schématiques, reprenant cinq types de signes (trait, angle, arc de cercle, zigzag et boucle) dans différentes directions.

US5596656A patent Xerox

Enfin, on vous recommande la lecture de l’article « Derrière la fonction Griffonner de l’iPad, encore et toujours l’héritage du Newton » sur le Club iGen, qui fait le lien entre ces fonctions du Newton MessagePad et leur version moderne sur l’iPad.

Bon anniversaire l’iPod 3G !

L’iPod 3G, celui avec les quatre boutons lumineux alignés sous l’écran, a été présenté par Steve Jobs le 28 avril 2003. Il fête donc ses 16 ans aujourd’hui, anniversaire qu’il partage avec son nouveau connecteur Dock dont hériteront ensuite l’iPhone et l’iPad. Ses différents modèles, avec 10 à 30 Go de disque dur, étaient vendus entre 299 et 499 dollars à l’époque. Ils étaient compatibles avec MacOS et Windows.

L'iPod 3G, et sa boîte

Image : eBay

Le PowerCD de chez Kodak

Nous avons déjà parlé du PowerCD dans nos colonnes : nous vous avons parlé de sa boîte (en néerlandais !), de sa télécommande si particulière, et de sa présentation dans le magazine français Apple News. Nous vous avons même déjà précisé qu’il s’agit d’un lecteur Philips CDF-100 rebadgé par Apple. Mais nous avions oublié de préciser qu’un autre fabricant avait participé à cette aventure : Kodak lui-même, inventeur du format Photo CD utilisé principalement par cette machine (également compatible avec les CD-Rom et les CD Audio).

Image : eBay

Si vous cherchez ce lecteur Kodak PCD 880, on en trouve un actuellement sur eBay, pour la modique somme de 1184 dollars… Ce n’est pas donné, mais vous n’en croiserez pas souvent des comme ça !

PowerMacInfo

Des micro-noyaux sur Mac avant Mac OS X

On le sait, l’un des principaux points faibles du Mac avant l’apparition de Mac OS X était l’héritage de son développement initial, qu’il traînait comme un boulet et qui le privait d’un vrai fonctionnement multitâche et d’une saine gestion de la mémoire vive. Pourtant, à deux reprises, Apple avait fait de gros progrès sur cette question, malheureusement passés assez inaperçus auprès du grand public.

Ainsi, en avril 1994, lors de la présentation des premiers Power Mac basés sur la puce PowerPC, Apple avait intégré dans les puces de mémoire morte (ROM) un micro-noyau minimaliste, appelé nanokernel, qui s’intégrait entre le matériel et le système d’exploitation, et, pour la première fois, ajoutait une couche d’abstraction qui confinait tous les logiciels, y compris le système d’exploitation lui-même, dans un espace aux privilèges limités.

Ce micronoyau, développé par René Antonio Vega, était notamment en charge du démarrage de l’ordinateur et de l’émulateur 68LC040 indispensable au fonctionnement des logiciels non-optimisés pour le PowerPC, à commencer par le système lui-même. À l’époque, Apple espérait faire évoluer ce nano-noyau pour lui donner un jour le rôle de micro-noyau capable de gérer avec Mac OS le multitâche et la mémoire vive de manière moderne.

Le nanokernel du Power Macintosh, présenté dans le magazine Byte

Quelques années plus tard, le 10 mai 1999 pour être précis, c’est Mac OS 8.6 qui était arrivé avec les promesses de son nouveau micro-noyau. Ce nanokernel promettait de mieux répartir la charge de travail entre les différentes puces des Mac multiprocesseurs. Signe des temps, ce micro-noyau visait également à anticiper la coexistence de la version « Classic » de Mac OS avec le futur Mac OS X, et à mieux gérer la dépense d’énergie des portables PowerBook en régulant les accès au processeur. Un logiciel, PowerMacInfo, permettait de visualiser les tâches exécutées par ce micronoyau.

PowerMacInfo
PowerMac Info sur le Twitter de Elliot Nunn”
QuickTime X 2009

Une brève histoire de QuickTime

Dès que les processeurs de nos Macs ont été suffisamment puissants pour traiter des images animées, Apple a travaillé à la mise au point d’une technologie capable d’harmoniser la gestion des vidéos, comme elle l’avait fait avec le premier Macintosh pour la gestion du texte et des images : copier-coller entre applications, affichage identique sur tous les Macs, ressource disponible pour toutes les applications, etc. C’est ainsi que QuickTime naît en décembre 1991, disponible gratuitement chez tous les revendeurs, uniquement pour Mac dans un premier temps. Cette technologie est intégrée au plus profond du système Mac OS, et rendue disponible pour tous les logiciels qui y sont développés.

QuickTime 1991

Une version Windows apparaît en 1993, en mode « lecture seule », sans possibilité d’édition. L’année suivante, QuickTime 2.0 intègre la technologie MIDI et les instruments virtuels. Puis vient QuickTime VR, en 1996, avec son rendu de scènes à 360 degrés. La version 3.0, en 1998, amène des capacités d’interactivité et d’animation. L’année suivante, la version 4.0 apporte une nouvelle interface en aluminium brossé, et la capacité de diffuser des vidéos en direct sur internet : on parle du « streaming », notion popularisée par Real.

QuickTime 1999

La version 5.0, en 2001, marque une amélioration des performances, notamment l’édition de flux DV en temps réel. La version 6.0, en 2002, s’adapte à l’interface de Mac OS X et marque l’avènement du format MPEG-4, qui restera la référence jusqu’à l’arrivée du H.264 dans QuickTime 7.0, en 2005.

QuickTime 2002

En 2009, avec Mac OS X 10.6 « Snow Leopard », Apple lance QuickTime X, une version totalement revue de son moteur qui devient pleinement adapté aux processeurs 64-bits et multi-cœurs, grâce à un développement en Cocoa (QuickTime 7 est conservé en parallèle pour assurer la compatibilité des anciennes applications). L’interface du logiciel se fait toute discrète, presque effacée, comme pour mieux mettre en valeur la seule chose qui compte vraiment : la vidéo !

QuickTime X 2009

Publicité pour le Macintosh II d'Apple 1988

Publicités – Macintosh II, l’Homme et l’esprit

Le dimanche, c’est publicité ! Après la série de publicités de dimanche dernier, sur le thème des inventeurs, on reste dans le sujet des méninges, avec ces deux publicités françaises de 1988 pour le Macintosh II.

Dans la première publicité, il est question d’évolution, de crise, et d’Apple qui arrive pour redonner à l’Homme ce qu’il a d’unique, et de plus fort : sa vision. Un monde. Et exploiter chaque ressource qu’il a en lui. Dit comme ça, ça pourrait surprendre, mais il s’agissait de vanter les mérites du Macintosh II, son processeur 68020 de Motorola maîtrisé, le MultiFinder pour un système multi-tâches, son écran de 16 800 000 couleurs, sans oublier le message de « Bienvenue » coloré quand on allume le Mac. Cette machine, on dirait quelqu’un. Et ça aussi c’est nouveau…

Publicité pour le Macintosh II d'Apple 1988

Dans la deuxième publicité, il est plutôt question de s’ouvrir l’esprit, pour dialoguer avec le monde entier, accéder aux plus grandes banques de données mondiales, à tous les serveurs… Bref, une planète qui rapetisse. Le travail d’autrui devient le vôtre. Et vice-versa. Vous êtes à la fois récepteur et source. Une première connexion de ce type est presque toujours une révélation. L’émotion passée, on se retrouve avec des ressources humaines et matérielles multipliées. Des amis aussi. Et en guise de conclusion : Il va falloir que le Minitel rose aille se rhabiller !

Publicité pour le Macintosh II d'Apple 1988

On aimerait connaître le rédacteur des longs textes de ces deux publicités, qui mêlent de manière assez rare (même chez Apple !) les envolées humanistes et les détails techniques…

iPod nano rose et vert, boîte d'iPod 4G

La couleur et l’iPod, une lente maturation

Nous avons déjà parlé de la couleur chez Apple ici  ou . Aujourd’hui, nous vous faisons découvrir le lent travail effectué par Apple pour imposer ses codes en matière de design.

En 2003, Apple lance une grande opération marketing autour d’iPod + iTunes, au travers d’une campagne bien connue : une silhouette noire, portant un iPod blanc, sur un fond coloré (bleu, violet, jaune, vert ou rose).

iPod+iTunes en cinq couleurs
iPod+iTunes en cinq couleurs

Ces mêmes couleurs se retrouvent, sans le violet, sur la boîte de l’iPod 4G lancé en juillet 2004. Il faudra cependant attendre l’été 2006 et le lancement de la seconde génération d’iPod Nano pour retrouver ces teintes, sur l’aluminium anodisé de ces petits nouveaux. Et là, surprise, les couleurs sont au plus proches de celles utilisées depuis 2003.

iPod nano bleu et vert, boîte d'iPod 4G

iPod nano rose et vert, boîte d'iPod 4G

Depuis 2003 ? En fait, 1998. Car si on y regarde de plus près, ces couleurs sont déjà présentes au lancement de l’iMac révision C : myrtille, raisin, mandarine, citron vert et framboise. Cinq couleurs qu’Apple n’a eu de cesse de décliner en deux décennies.

Les iMac colorés

 

Apple Publicité Power Mac G4

Publicité : le Power Macintosh G4

Le dimanche, c’est publicité ! Après le Power Macintosh 9500/200 de la semaine dernière, on reste dans le haut de gamme avec cette page A4 vantant les mérites du Power Mac G4. On remarque un style très inhabituel pour la marque, qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à une publicité : Le Power Mac G4 est tout simplement l’ordinateur le plus rapide jamais conçu pour l’utilisation des applications graphiques. Il tire son incroyable puissance du processeur PowerPC G4 avec Velocity Engine.

Apple Publicité Power Mac G4

Apple Macintosh Packaging 1984

40 ans du Mac : cherchez l’erreur !

Très intéressante, cette photographie extraite de la vidéo de la présentation du Macintosh, telle que mise en ligne il y a quelques années par The Computer History Museum (nous en reparlerons ce soir). En effet, tout est bon, sauf… je vous laisse chercher…

Apple Macintosh Packaging 1984

Oui, c’est bien ça : il y a encore sur ce Macintosh un lecteur de disquettes au format 5″1/4, le fameux Twiggy qui équipait le premier Lisa et aurait pu également terminer dans le Macintosh, avant d’être remplacé par les microdisquettes 3″1/2 conçues avec Sony.

Il est très improbable que Steve Jobs ait laissé passer une telle approximation lors de sa présentation. Il est plus probable que l’incrustation à l’écran ait plutôt été le fait du Computer History Museum. Pour la même raison, on peut s’étonner de la présence d’une imprimante Apple Dot Matrix Printer, qui n’a pas grand chose à voir avec l’ImageWriter qui, elle, était spécifiquement conçue pour accompagner le Macintosh.

Apple 20863 Stevens Creek

Les anciennes adresses d’Apple

Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Apple Park
Image : Blog about California

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

1 Infinite Loop, Cupertino
Image : Wired

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.

Apple 20525 Mariani Ave

Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

Image : 9to5mac

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.

Apple 20863 Stevens Creek

Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque :  le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

Apple 770 Welch Road
Image : CharityBuzz
Badges Think Different Apple 1997 7998

Les badges Think Different

La grande campagne de publicité « Think Different » des années 1997-1998, on en a déjà parlé souvent sur l’Aventure Apple. Aujourd’hui, grâce à notre lecteur Mike qui nous a partagé quelques-uns de ses souvenirs, voici la série de badges à l’effigie des grands noms sélectionnés par la marque pour représenter son caractère novateur et disruptif : Charlie Chaplin, Yoko Ono et John Lennon, Rosa Parks, le Dalaï Lama, Neil Armstrong ou encore Jimi Hendrix, parmi d’autres. Merci Mike !

Badges Think Different Apple 1997 7998

Apple 1995 Mac OS ad (clones)

Publicité : Mac OS, un symbole fort

Parfois, les publicités les plus discrètes sont les plus révolutionnaires. Tenez, prenez cette simple page parue en 1995. Elle ne paye pas de mine, mais elle annonçait un tournant majeur dans l’histoire d’Apple : la naissance de Mac OS, nouveau nom d’un système d’exploitation qui n’en avait pas jusqu’alors. Face à Windows 95, Apple tentait de se refaire une place au soleil, en proposant son système à d’autres constructeurs de PC comme Radius, Power Computing « et bien d’autres encore ».

Apple 1995 Mac OS ad (clones)

Rappelons qu’à l’époque, Apple était empêtrée dans le développement de son système d’exploitation. Le système 7.5, sorti en septembre 1994, ne connaîtra que des évolutions mineures jusqu’à la version 7.6 en janvier 1997. Cette stagnation avait beaucoup à voir avec le développement très ambitieux, et finalement avorté, du système Copland qui aurait dû lui succéder.

Publicité LC 475 petit prix

Publicité : Le LC 475

Le dimanche, c’est publicité ! Il y a quinze jours, nous vous présentions une offre plutôt intéressante sur le LC 475. En voici une autre, pour la même machine, mais diffusée quelques mois plus tôt. Le LC 475 était alors présenté en mode économique : l’écran Performa Plus, de sinistre mémoire, n’avait pas encore laissé sa place à l’écran Apple Trinitron, et la compatibilité avec le processeur PowerPC n’était pas encore mise en valeur. Remarquez également qu’il s’agissait encore de l’ancien boîtier, avec le lecteur de disquettes rectiligne et le nom du modèle inscrit directement sur le plastique.

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Quand l’iPhone se faisait iPod

Steve Jobs l’avait dit et répété : l’iPhone est un véritable iPod. Oui, pensez-vous, mais avant d’écouter de la musique, il faut activer l’iPhone, le déverrouiller, cliquer sur l’icône « iPod », sélectionner une liste de lecture puis un morceau… Autrement plus fastidieux qu’un vrai iPod, qui possède un bouton « Lecture » sur sa molette.

Détrompez-vous : les développeurs du premier iPhone avaient pensé à tout. iPhone en veille, il suffisait d’appuyer deux fois de suite sur son bouton. Un contrôleur apparaissait à l’écran (qui restait cependant verrouillé) et affichait les traditionnels boutons « marche, avance, retour » et une barre de volume. Pour retrouver l’écran d’icônes de l’iPhone, il suffisait de le déverrouiller à l’aide du « glisseur » habituel.

C’est une fonction qui a complètement disparu. On peut toujours activer les notifications pour l’application Musique, mais l’affichage sur l’écran verrouillé dépendra de l’état de la lecture au moment du verrouillage. On peut également aller chercher le centre de contrôle en glissant le doigt depuis le bas de l’écran, mais avouez que tout cela est moins chic.

MacOS X DVD player 2002

Des astuces pour le lecteur DVD… de 2002

Pour les nostalgiques et les collectionneurs, voici deux astuces pour le premier logiciel « Lecteur DVD » de Mac OS X.

Pour changer la langue ou le sous-titrage du film que vous regardez, pas besoin de passer par le menu du DVD. Affichez le « controller » par Contrôle-C (oui, contrôle comme la touche ctrl, pas la touche pomme ou cmd) ou « esc » si vous êtes en plein écran. Puis cliquez sur les trois petits points en bas ou à droite. Les boutons de sous-titrage et de langue apparaissent, ainsi que des fonctions de ralentis.

MacOS 9 DVD Controller

Vous en avez marre que le lecteur DVD se lance tout seul quand vous insérez un disque ? Ou au contraire, vous aimeriez bien que la lecture en plein écran se lance automatiquement ? Ne cherchez pas dans les Préférences Système, c’est dans les préférences de l’application DVD Player, sous l’onglet « Disc », que vous trouverez ce que vous cherchez.

MacOS X DVD player 2002

Ces astuces ont été publiées dans la revue A Vos Mac en 2002.

Fury of the furries écran de lancement

Une astuce pour tricher dans Fury of the furries

Dans notre rubrique Astuces, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, voici comment tricher dans l’excellent jeu Fury of the furries, une production des studios Kalisto en 1994.

Fury of the furries écran de lancement

Voici une technique pour changer le niveau et le nombre de vies dans les parties enregistrées. Avec ResEdit, ouvrez le fichier “FURY Prefs” situé dans le dossier Préférences du Dossier Système. Ouvrez la ressource QSTT numéro 128. Ensuite, modifiez-la en utilisant les informations ci-dessous.

Les ressources de Fury of the furries

Les deux caractères en bleu représentent le nombre de vies de chaque partie sauvegardée, en hexadécimal. Sans entrer dans le détail, vous pouvez taper deux caractères au choix entre 0 et 9 et entre A et F (0 étant le plus petit, F le plus grand). Par exemple, tapez 11 pour obtenir 17 vies ou bien A0 pour obtenir 160 vies. Les deux caractères en rouge désignent le niveau. Pour changer celui-ci, voici la liste :

Désert niv. 1 : “00”, Désert niv. 5 : “05”
Lagon niv. 1 : “0A”, Lagon niv. 5 : “0F”
Forêt niv. 1 : “14”, Forêt niv. 5 : “19”
Pyramide niv. 1 : “1E”, Pyramide niv. 5 : “23”
Montagne niv. 1 : “28”, Montagne niv. 5 : “2D”
Usine niv. 1 : “32”, Usine niv. 5 : “37”
Village niv. 1 : “3C”, Village niv. 5 : “41”
Château niv. 1 : “46”, Château niv. 5 : “4B”
Machine niv. 1 : “50”, Machine niv. 5 : “55”

Dernier conseil: Si vous utilisez un Mac très récent, il se peut que le jeu plante au lancement. Dans ce cas, redémarrez avec toutes les extensions désactivées (touche Majuscule appuyée pendant le démarrage) pour régler le problème.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Cursor III in InfoWorld 1981

Cursor /// contre Cursor ///

Suite à la mise aux enchères d’un exemplaire de joystick Apple Cursor /// sur eBay, dont nous avons parlé mardi, une petite polémique a éclaté. Alors que le vendeur d’eBay parle d’un exemplaire unique et jamais-vu, un certain Yesterbits a publié sur Twitter une photo de sa propre collection qui contient non pas un, mais deux Cursor ///, et avec leurs cartons !

Yesterbits Cursor /// - The Keyboard Company

Sauf qu’en y regardant de plus près, ce produit qui porte le même nom que celui d’Apple, et qui lui ressemble à s’y méprendre, n’est pas une production de la marque à la pomme, mais d’une autre marque, The Keyboard Company, une entreprise qui n’a pas survécu jusqu’à nos jours. Si une entreprise du même nom vend toujours des souris et des claviers, elle n’a été créée qu’en 1989. Celle qui produisait le joystick Cursor /// avait été créée dès 1978 par Michael Muller, à l’invitation de Steve Jobs qui cherchait un sous-traitant pour les claviers de l’Apple II. Dès l’été 1980, The Keyboard Company avait été rachetée par Apple, pour devenir l’Accessory Products Division (APD), non sans avoir entre-temps imaginé le fameux joystick Cursor ///, qu’Apple avait choisi de commercialiser dans son propre réseau. Si l’on en croit le récit qu’il en fait lui-même, Michael Muller avait supervisé ensuite la création de l’ImageWriter, de l’écran de l’Apple III (et du support qui permettait de l’adapter à l’Apple II), avant de gérer la production des souris et claviers du Lisa et du Macintosh.

Une recherche permet aisément de trouver d’autres photos du Cursor ///, comme ces deux vues. L’étiquette inférieure n’est pas celle d’Apple, le logo de la marque est manquant sur le dessus, et l’un des deux boutons est remplacé par un levier.

Cursor /// - The Keyboard Company
Image : Retrotech sur Pinterest
Cursor /// - The Keyboard Company
Image : Retrotech sur Pinterest

Un petit détail coince cependant dans le récit de Michael Muller. Comme souvent, c’est Google Books qui nous offre cette petite trouvaille, un article d’InfoWorld paru le 23 novembre 1981 et annonçant la commercialisation du Cursor /// et de son clone, le Joystick II. Or, à l’époque, l’entreprise était censée avoir disparu…

Cursor III in InfoWorld 1981

Les sites enregistrant les marques déposées, comme Trademarkia ou Justia, indiquent également des dates discordantes, comme un dépôt du logo en août ou en décembre 1981,après une première utilisation en février 1980. Un lecteur pourra-t-il nous en dire plus ?

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Mac OS X)

Souvenir : Reconstruire le bureau

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait reconstruire le bureau des disques et des disquettes ? Pour y parvenir, il fallait appuyer sur les touches Pomme et Option (on dirait aujourd’hui Commande et Alt) au moment d’insérer une disquette, ou juste avant l’apparition du disque dur à l’écran à la fin du démarrage.

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Système 6)

Cette méthode permettait au système de redéfinir les liens entre les fichiers et leurs applications, enregistrés dans deux fichiers invisibles à la racine de chaque disque : Desktop DB et Desktop DF. La reconstruction du bureau était l’un des réflexes les plus élémentaires face à un Mac présentant des troubles du comportement, comme le refus d’ouvrir un fichier au prétexte que « l’application qui l’a créé est introuvable ».

Au passage, vous vous souviendrez peut-être que jusqu’au système 7.5.2, la reconstruction du bureau provoquait la disparition des commentaires de la fenêtre « Lire les informations » de chaque fichier.

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh MacOS 8)

Lors du passage à Mac OS X, durant les quelques années où ce nouveau système a cohabité avec l’ancien, rebaptisé Classic, il était possible de reconstruire le bureau du disque de démarrage sans toucher au clavier : un bouton spécialement dédié à cette tâche se trouvait dans les Préférences Système « Classic » (panneau des options avancées).

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Mac OS X)

HyperCard en français

La naissance d’HyperCard

Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.

HyperCard en français

Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?

Bill Atkinson en 2017

Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !

Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.

Bill Atkinson en 1987

On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !

Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !

Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)

Drogues Info Service

Apple IIGS avant d'en entendre parler, venez l'écouter par vous-même

Bon anniversaire l’Apple IIGS

Le premier septembre, ce n’est pas que l’anniversaire de l’Apple III. C’est aussi celui de l’Apple IIGS, dernier représentant de la lignée des Apple II, sorti en 1986 alors que le Macintosh peinait à prendre la relève. Nous n’avons pas encore eu le temps de lui consacrer une page sur l’Aventure Apple, mais nous lui avons déjà consacré quelques billets de ce blog : au sujet de ses enceintes qui valurent à Apple un procès, à propos de son kit de mémoire vive doublement optionnelle, au sujet de la mise à jour de l’Apple IIe en IIGS, ou encore au sujet des ventilateurs externes pour Apple II et Macintosh.

Apple IIGS avant d'en entendre parler, venez l'écouter par vous-même

Apple Catalogue Goodies

D’autres goodies Apple

Il y a plus d’un an, nous vous présentions un premier extrait du catalogue de Goodies proposé par Apple au milieu des années 90. Un peu kitsch, bien colorés, mais surtout complètement collectors, ces souvenirs marqués du logo de la pomme se trouvent aujourd’hui à prix d’or sur les sites de petites annonces. Pour le coup, nous vous en offrons carrément trois double-pages, pour la semaine, le week-end et les vacances !

Apple Catalogue Goodies

Apple Catalogue Goodies

Apple Catalogue Goodies

De temps à autre, l’un ou l’autre de ces goodies fait une apparition sur eBay. Si on avait su ça à l’époque, on en aurait acheté quelques cartons ! Ces jours-ci, on peut par exemple croiser un agenda 1996, avec sa housse en tissu et son logo multicolore, pour environ 40 dollars sur eBay.

Agenda Apple 1996
Image : eBay
Test drive a Macintosh - Luggage label

L’étiquette “Test drive a Macintosh”

Pour accompagner sa campagne publicitaire « Test drive a Macintosh » dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple avait diffusé des étiquettes à bagage aux couleurs de l’opération. Il s’agissait d’un simple porte-étiquette plastifié, accompagné de la fiche cartonnée à renseigner, et d’un collier de serrage en plastique, certes, mais « Made in USA » tout de même !

Test drive a Macintosh - Luggage tag

PowerBook 145B publicité

Publicité : le PowerBook 145B, plus plus plus !

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 pour le PowerBook 145B, modèle sorti en mars 1993 pour occuper l’entrée de la gamme de portables d’Apple. À seulement 1300 dollars, il fut l’un des PowerBook les moins coûteux de l’histoire d’Apple, mais aussi le plus chichement équipé de l’époque, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, 2 Mo de mémoire vive et un petit écran 10 pouces à matrice passive, en noir et blanc… Mais il faisait le job, et pour pas cher en plus !

PowerBook 145B publicité

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

Brochure : La mise à niveau Macintosh Plus

Aujourd’hui, une petite brochure recto-verso d’Apple France. Une petite brochure pour une grosse mise à jour, puisqu’Apple proposait rien moins qu’une mise à niveau d’un Macintosh d’origine, 128k ou 512k, en Macintosh Plus de 1986 ! Jugez plutôt : grâce à cette mise à jour (effectuée par votre revendeur qui ne manquait pas de vous délester de 900 à 1100 dollars au passage), vous remplaciez la carte-mère complète (pour bénéficier d’un Mo de mémoire vive et 128 Ko de ROM), le lecteur de disquettes (pour bénéficier du nouveau format de disques 800 Ko), le clavier minimaliste (échangé contre un clavier étendu avec pavé numérique et touches fléchées), et une bonne partie du boîtier du Mac (notamment pour donner accès à la nouvelle prise SCSI). Seule survivait la façade avant, sur laquelle vous pouviez apposer avec beaucoup de fierté l’autocollant « Macintosh Plus » fourni avec le kit !

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

L'équipe d'Apple Expo 1988

Souvenir – Apple Expo à la Villette

Et vous, avez-vous connu l’Apple Expo à l’époque où elle se tenait à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris ? Cette grande halle, désaffectée depuis 1974 et rénovée de 1983 à 1985, a accueilli l’Apple Expo de 1986 à 1988.

Le logo d'Apple Expo 1987

Pour l’édition 1988, placée sous le signe de l’essor d’Apple, les organisateurs attendaient 50.000 visiteurs — ils seront un peu moins nombreux finalement — accueillis par une réplique géante de Macintosh II placée face à l’entrée. Apple occupait 1.500 mètres carrés en mezzanine, laissant 4.000 mètres carrés au sol pour les exposants. Pour guider les visiteurs, sept Macintosh SE en libre accès permettaient de se repérer et de rechercher les exposants. Au centre de la Grande Halle, Apple avait installé l’Eden, « un lieu de dépaysement où vous pourrez vous reposer à loisir au milieu d’une végétation luxuriante en écoutant le murmure des fontaines ».

L'équipe d'Apple Expo 1988
L’équipe d’Apple Expo devant une maquette de la Grande Halle – Le Catalogue d’Apple Expo 1988
Apple MIDI interface

Souvenir : l’Apple MIDI interface

Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.

Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.

Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…

En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.

Apple MIDI manual

Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.

Master Tracks Pro v2.00
Master Tracks Pro v2.00
Cubase
Cubase 1.0 présenté en vidéo par Look Mum No Computer

Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.

Apple MIDI interface vs Apple LocalTalk

À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.

Apple MIDI interface inside

Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »

The Apple Catalog (fall 1993)

Logo McIntosh Laboratories

Macintosh Copyright McIntosh

Nous en avons déjà parlé : le dépôt de la marque « Macintosh » par Apple n’a pas été un long fleuve tranquille. Durant deux ans, Apple utilisa cette marque sous licence du spécialiste audio McIntosh Laboratory, avant d’en racheter les droits.

Logo McIntosh Laboratories

Nous avons trouvé sur eBay un livre qui cite explicitement cet usage de la marque sous licence, alors qu’Apple ne précisait généralement pas le nom de son propriétaire. Dans « Approaching Macintosh », un guide à l’usage des utilisateurs du Macintosh, on trouve la mention « Macintosh is a trademark of McIntosh Laboratories, Inc. licensed to Apple Computer, Inc ».

Approaching Macintosh : copyright McIntosh Laboratories

Si ce livre vous intéresse, vous le trouverez pour beaucoup moins cher parmi le choix de livres d’occasion d’Amazon. Il est édité par Addison-Wesley, l’éditeur habituel des publications d’Apple à l’époque, notamment de la série des « Inside Macintosh ».

Approaching Macintosh

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Le PowerBop présenté par Apple

Le PowerBop, c’est un classique de l’Aventure Apple. L’exemplaire de notre collection a été disséqué dans une page du site qui lui est dédiée, pour le plus grand intérêt de nos lecteurs évidemment. Pour se remettre dans l’ambiance, voici la double-page de la revue de propagande Apple le Magazine de Juillet-Août 1993. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette machine, avec même une petite coquetterie de la rédaction : l’exemplaire photographié porte le nom de « PowerBop » en façade, alors que les exemplaires commercialisés se contenteront de la mention « PowerBook 180 » habituelle…

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Là où la rédaction ne s’était pas trompée, c’était dans l’espoir que les technologies de communication sans-fil révolutionneraient l’utilisation des micro-ordinateurs d’ici à l’an 2000. C’est le 21 juillet 1999 qu’Apple présentera l’iBook et sa technologie wi-fi « AirPort ». Seulement six ans après le PowerBop !

Apple TV/Video System TV Tuner card cable

L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV

Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).

APPLE TV/VIDEO SYSTEM

Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).

Apple TV/Video System Video In Motherboard
Ici, la carte d’importation enfichée sur le port Video In sur la carte-mère
Apple TV/Video System Video In Ports
Un cache plastique à l’arrière du Power Macintosh permet de libérer l’emplacement des prises
Apple TV/Video System TV Tuner card cable
Derrière ce cache à dévisser, surprise, un câble prêt à recevoir la carte Tuner TV

Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !

Apple TV/Video System Apple Video Player

Le même logiciel permettait  aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL)  et une fréquence inférieure à dix images par seconde…

Apple TV/Video System on a PowerMacintosh 6500

Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Apple TV/Video System
La télécommande représentée sur la boîte n’était généralement pas celle fournie avec le kit.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !

Apple Welcome to the video software installer

StarWars.com 1999 website

Souvenir : le QuickTime Movie Trailers Theatre

Et vous, avez-vous connu le QuickTime Movie Trailers Theatre, cet espace du site internet d’Apple qui proposait de regarder des bandes-annonces de films ? C’était un moyen pour la marque de faire connaître sa technologie QuickTime. Lors du lancement de ce service gratuit, YouTube n’existait pas encore, et pour regarder des bande-annonces, il fallait aller au cinéma !

Voici par exemple les films qui étaient proposés en novembre 2000 : Monstres & cie, À l’aube du sixième jour, Charlie et ses drôles de dames, ou encore Un amour infini.

QuickTime Movie Trailers 2000

Les vidéos étaient disponibles dans une qualité tout à fait exceptionnelle pour l’époque, jusqu’à 640 pixels de large ! Avec un modem 56k, il fallait être extrêmement patient pour profiter du spectacle… En mars 1999, c’est sur ce site qu’avait été diffusée la bande-annonce de La Menace Fantôme, le premier (ou quatrième…) épisode de Star Wars. Un million de téléchargements avaient été enregistrés en moins de 24 heures, établissant un record de téléchargements dans l’histoire d’Internet, et une bonne publicité pour QuickTime face à ses rivaux d’alors, RealPlayer de RealNetworks et Microsoft Media Player. Sorenson (qui avait développé le codec de compression pour QuickTime) et Akamai (prestataire technique des réseaux d’Apple), n’étaient pas non plus étrangers à cet exploit…

StarWars.com 1999 website
Même sur le site StarWars.com, Apple affichait son « Think Different » !

Sites : Cnet ; Wikipedia

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Why Macintosh ? Which Macintosh ?

Aujourd’hui, on remonte le temps avec cette brochure de 1991 qui répond à deux questions fondamentales : Pourquoi Macintosh, et Quel Macintosh ? On y retrouve les principaux arguments de la marque à l’époque : les utilisateurs qui utilisent un Macintosh sont heureux, ils sont productifs, leur ordinateur est simple à utiliser, avec de nombreuses applications disponibles, une mise en réseau simplifiée, et la compatibilité avec les disquettes DOS et OS/2.

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Au verso, Apple présentait sa gamme : les petits Classic et Classic II ; le LC et le Macintosh IIsi pour profiter de la couleur et d’un écran au choix ; et la gamme PowerBook pour la mobilité (il s’agissait des tout premiers PowerBook 100, 140 et 170). Du côté des périphériques, on retrouvait l’ImageWriter II, l’imprimante jet d’encre StyleWriter, et les imprimantes LaserWriter LS, NT, IIf et IIg. Sans oublier le scanner Apple OneScanner.

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Newton 2MB flash memory card VS SD Card

L’évolution de la mémoire Flash

En une image, tout est dit, ou presque… À votre gauche, la carte mémoire du Newton MessagePad, deux méga-octets sur la balance ; à votre droite, une carte SD comme nous en avons tous aujourd’hui dans nos appareils photos, contenant trente-deux-mille fois plus de données…

Newton 2MB flash memory card VS SD Card

Le Newton et ses différentes déclinaisons, jusqu’à l’eMate 300, utilisaient des cartes mémoire PCMCIA, mais dans un format incompatible avec les autres appareils ou les PowerBooks de l’époque.

On aurait bien sûr pu aggraver la comparaison avec une carte SD de 512 Go, ou une carte micro-SD de 400 Go, mais bon, on n’en avait pas sous la main, et puis là comme ça, vous avez l’idée, non ?

Cordata WPC Bridge, IBM-PC et Apple II

Apple II ou IBM-PC : le débat est clos

À l’occasion de nos recherches sur les clones d’Apple II, qui ont fait l’objet d’un article récemment, nous avons croisé une autre bizarrerie : un compatible-PC, compatible Apple II ! Tellement compatible que la publicité l’affirmait : Apple II ou IBM, le débat est clos ! Cette publicité, nous l’avons trouvée sur eBay, où plusieurs vendeurs la proposent.

Cordata WPC Bridge, IBM-PC et Apple II
Image : eBay

Le WPC Bridge, puisque c’est ainsi que s’appelait cet ordinateur fabriqué par Cordata, était une grosse machine organisée autour d’un écran 12 pouces monochrome, deux processeurs 8088 (pour l’IBM) et 65C02 (comme l’Apple IIc ou l’Apple IIe enhanced), 512 à 768 Ko de mémoire vive, deux lecteurs de disquettes 5”1/4, trois ports d’extension, et une prise Joystick Apple II. Le tout coûtait 1.695 dollars. Il était possible de lui adjoindre un lecteur externe de disquettes Apple ou IBM, ainsi qu’une carte d’extension pour disposer d’un écran couleurs IBM. Les deux interfaces restaient cependant indépendantes : il n’y avait pas de copier-coller partagé comme le proposait le MacCharlie, ce mélange d’IBM-PC et de Macintosh apparu à la même époque, et dont nous avons déjà parlé.

Cordata WPC Bridge, IBM-PC et Apple II
Image : 1000bit.it

Le WPC Bridge connaîtra une évolution du monobloc vers un modèle de bureau moins coûteux en 1988, comme le prouve cette publicité retrouvée au fin fond de YouTube :

Une nouvelle fois, c’est Wikipedia qui nous apprend que Cordata (à l’origine Corona Data Systems) était une entreprise américaine, fondée en 1982 pour produire un compatible PC. Elle sous-traitait sa production au coréen Daewoo, qui la rachètera en 1986 après un procès perdu contre IBM pour contrefaçon des ROM du PC.

Liens : ComputerWorld via Google Books ; InCider via Google Books ; 1000bit

Un Apple IIe transparent

Vous vous souvenez de ces boîtiers transparents pour Macintosh SE, produits par MacEffects au travers d’un projet Kickstarter ? Eh bien sachez que les mêmes doux-dingues proposent un boîtier transparent pour l’Apple IIe (et tout le nécessaire pour y faire tenir un Apple IIGS, pour les amateurs du kit IIGS Stealth).

Si vous avez plein de sous et que vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez actuellement vous offrir sur eBay le premier prototype moulé par l’équipe de MacEffects. Pour la modique somme de 1800 dollars (soit seulement 1500 euros), vous aurez le plaisir de disposer d’une pièce unique, avec son clavier transparent correspondant à un autre projet Kickstarter.