Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple 1997 Mac OS Report ad

Publicité : The Mac OS Report (1)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double page de 1997 que nous vous présentons. Le Bulletin de Mac OS se présentait comme le premier numéro d’une série à venir (one in a series). Comme nous le verrons la semaine prochaine, Apple n’a finalement publié que deux bulletins avant de passer à autre chose… Il faut dire qu’en 1997, Apple était vraiment au pied du mur, et donner des nouvelles de son système d’exploitation était une question de crédibilité.

La marque présentait donc les nouveautés de Mac OS 7.6 (rapidité du système, facilité de la connexion à Internet, nouvelle version de QuickTime…) et expliquait surtout ce qui nous attendait ensuite avec Tempo : son interface en légère 3D, son Finder multitâche, son interpréteur Java, bref, vous avez reconnu Mac OS 8. Mais ce n’était pas tout ! Apple préparait également le nouveau système d’exploitation Rhapsody, prêt à laisser la compétition sur place en définissant les standards du prochain siècle, rien de moins ! Une ambition possible grâce au rachat de NeXT. Bref, Mac OS, ça le fait, ça le fera, vous le pouvez !

apple 1997 Mac OS Report ad

Apple 1997 Mac OS Report ad

Apple Notebook disks

Des disquettes spéciales pour PowerBook

Voici peut-être l’une des idées les plus farfelues dans la longue liste des produits auxquels seul Apple pouvait penser. Non mais sérieusement, qui a donc bien pu avoir l’idée de créer une disquette spécialement adaptée aux ordinateurs portables ?

Apple Notebook disks

Car c’est bien ce que l’on trouve sur eBay ces jours-ci : une bête boîte de 10 disquettes 3″1/2 de 1.4 Mo. Des disquettes grises comme le PowerBook, avec une surface anti-poussière, anti-statique, et des matériaux plus résistants aux vibrations, aux chocs et aux changements de température et d’humidité…

Apple Notebook disks

Attention cependant : à 650 euros la boîte, on approche des 45 millions d’euros le Téraoctet, ce qui n’est pas forcément une bonne affaire… Mais quand on aime, on ne compte pas !

Apple studio display 1998

📣 Petite annonce : je vends un Apple Studio Display de 1998 !

Ayant eu la chance et le plaisir de dégoter deux Apple Studio Display, modèles originaux de 1998, j’en propose un aux enchère sur eBay ces jours-ci. Pour le coup, outre l’opportunité de posséder le premier (vrai) écran plat d’Apple, c’est aussi l’occasion de me soutenir un petit peu dans mon activité bénévole de vingt ans : vous raconter la belle aventure Apple !

Certes, c’est pas donné, mais si vous trouvez moins cher ailleurs, n’hésitez pas à me le signaler 😉 Pour ce prix-là, je vous garantis le meilleur carton de l’histoire des postes.

Apple studio display 1998

Plus qu’un écran parmi d’autres, ce premier Apple Studio Display marquait le tournant entre l’époque du tout-beige et le futur iMac. À sa sortie, on s’était vraiment interrogés sur son drôle d’air qui n’allait avec rien dans la gamme de l’époque.

Apple studio display

Un de ces jours, je prendrai le temps de numériser proprement une très belle brochure d’Apple UK où cet écran joue le rôle central. En voici justement la page centrale, pour patienter…

Apple Studio Display brochure

Impressions couleurs ImageWriter II

Des rubans couleurs neufs pour ImageWriter II

Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !

Ruban neuf pour imageWriter II

Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.

Ruban neuf pour imageWriter II

Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Impressions couleurs ImageWriter II
Images : Maple City Enterprises sur eBay
Power Macintosh 5500

Les dessins vectoriels d’Apple

Se plonger dans de vieux documents CD d’Apple est souvent un peu déprimant quand on veut faire vivre un blog plutôt visuel. Jusqu’au début des années 2000, la marque se donnait peu de mal pour proposer de belles images d’illustration. Sur des écrans en 800×600, n’importe quelle image lilliputienne paraissait déjà tout à fait convenable. Ce n’est qu’à partir de l’iMac que la marque a vraiment pris soin de communiquer des images en haute définition de ses produits. Et quand elle proposait un document PDF, elle compressait généralement les photos pour qu’elles s’affichent à la résolution de l’écran de l’époque, interdisant tout réemploi sur nos écrans gigantesques et hautement définis.

PowerBook 2400c

Mais parfois, on a une bonne surprise : dans certains de ses documents, Apple avait recours à des illustrations vectorielles, qui ont traversé le temps (presque) sans encombre et s’affichent en pleine résolution sur nos écrans Retina. Voici par exemple le PowerBook G3 et le Power Macintosh 6500 de 1997 :

PowerBook G3 vectorielle

Power Macintosh 6500

Souvenir de l’époque où Apple apposait son logo sur des imprimantes fabriquées par des spécialistes du secteur pour mieux les vendre à ses clients, voici les Color StyleWriter 2500 et 4100 :

Apple StyleWriter imprimantes

Moins connue, voici la LaserWriter 800/810, un monstre basé sur la Fuji Xerox XP 20, avec ses trois bacs à papier. Un modèle de 1993, atteignant les 800 points par pouces et les 20 pages par minute, au prix d’une consommation de 560 watts et d’un poids de 36 kg !

LaserWriter 810

Autre monstre, le Quadra 950, fleuron de la gamme avant le passage aux processeurs PowerPC. Celui-ci était équipé d’un Motorola 68040 à 33 Mhz, il pouvait accepter 256 Mo de mémoire vive, et avait accueilli en son temps le premier disque dur de 1 Go !

Apple Macintosh Quadra 950

Et pour finir, voici l’emblématique tout-en-un du milieu des années 90, le Power Macintosh 5500, dernier représentant de cette gamme qui a fait le bonheur de tant de familles et d’établissements scolaires avant l’arrivée de l’iMac.

Power Macintosh 5500

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Publicité – Performa et les questions des enfants

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ?

Apple boogie audio cassette

La cassette audio Apple Boogie

Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.

Apple boogie audio cassette

Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !

Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !

Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Souvenir : le bon vieux plantage

Dites-donc, alors qu’on a pas mal reparlé ces jours-ci du fameux « blue screen of death » de Windows (coucou CrowdStrike !), vous souvenez-vous de l’époque où nos bons vieux Macs plantaient à qui mieux mieux, provoquant un blocage complet de l’ordinateur et obligeant à redémarrer tout le système ? Pour vous rafraîchir la mémoire, voici côte à côte un Macintosh SE sous Système 6 et un iBook G3 émulant Windows 98 grâce à VirtualPC.

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Alps Logo

1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple

Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.

Alps Logo

En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.

Apple plat sold to Alps Electric 1985

La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.

Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;

Power Macintosh performance 1995 Ad

La grande brochure du petit PowerBook 5300

Si vous avez eu l’occasion d’utiliser le PowerBook 5300 à la fin de l’année 1995, vous n’en avez sûrement pas gardé le souvenir d’un petit portable. Avec près de 3 kilogrammes et plus de 5 centimètres d’épaisseur, c’était une belle bête. Mais c’était aussi le plus petit et le plus léger des Mac équipés du processeur PowerPC, apparu dix-huit mois plus tôt. Ce qui faisait dire à Apple : « Il n’y avait qu’une seule manière de prendre en main la vraie puissance du Power Macintosh… Jusqu’à maintenant. ».

Cette brochure s’ouvrait ensuite sous forme de dépliant. Après la couverture en A4, on découvrait le nouveau PowerBook 5300 porté à bout de bras, entouré des exemples de situations où il allait vite devenir indispensable : recevoir un e-mail de Paris et filer à l’aéroport, affronter ses collègues à Super Maze Wars, monter ses propres films durant un trajet, surfer sur le tapis du salon, envoyer un fax tout en nourrissant les canards…

Power Macintosh performance 1995 Ad

Et la brochure s’ouvrait enfin sur une immense page au format A2, présentant les caractéristiques des différents modèles : processeur 603e, port PC Card, gestion de l’économie d’énergie, trackpad, module de connexion GSM, son stéréo 16-bit, support des écrans externes, port infrarouge, connectiques et logiciels…

Power Macintosh performance 1995 Ad

Puis une fois tout ça replié, la dernière page présentait en détail chacun des modèles de la gamme PowerBook, depuis le petit 190 jusqu’aux 5300ce, 5300cs et 5300c, en passant par le PowerBook Duo 2300c présenté au même moment.

Power Macintosh performance 1995 Ad PowerBook 5300

France Télécom Djinn publicité 1993

Les autres Djinn de France Telecom

On en parlait hier : l’Apple Djinn était un modem issu d’une collaboration entre Apple et France Telecom. On le sait moins, mais la marque Djinn a été plusieurs fois utilisée par France Télécom. D’après l’INPI, l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, l’ancien opérateur public l’a déposée le 31 août 1984 pour une vaste liste de domaines en lien avec les messageries informatiques et les télécommunications. Un lecteur pourra-t-il nous renseigner sur le rôle de la Société Anonyme SEROLEC, à l’origine du premier dépôt, renouvelé par France Telecom en 1994 et 2004, puis par Orange en 2014 ?

Ainsi, en 1993, c’est avec IBM que France Telecom collabore pour proposer « un moyen nouveau de vous simplifier la vie ». Avec Djinn, vous transformez votre micro — entendez par là micro-ordinateur, on parlait comme ça à l’époque — en fax, Minitel ou répondeur. Voici une publicité retrouvée (comme les suivantes) sur le site 1001mags.com. Mis à part qu’il était plus moche, ce modèle était finalement assez proche de l’AppleDjinn, avec le haut-parleur en haut, le bouton en-dessous et ses quatre diodes.

France Télécom Djinn publicité 1993

Déjà en 1994, la marque Djinn est partagée entre plusieurs modèles. Cette publicité offre par exemple le choix entre l’AppleDjinn premier du nom, le Djinn PCMCIA (un format de carte d’extension pour ordinateur portable, celui-ci était fabriqué avec Zenith Data Systems) et le Djinn pour Windows 3.1 (celui d’IBM).

France Télécom Djinn publicité 1994

Il en va de même dans cette publicité de 1996, où l’AppleDjinn Pro côtoie les Djinn Flash 9600 et 14400.

France Télécom Djinn Numeris publicité

Nous avons aussi retrouvé une carte postale vantant les mérites de « Djinn Internet », avec un numéro de téléphone à dix chiffres permettant de la dater d’après octobre 1996. La coopération avec Apple était donc déjà terminée, mais Internet était encore peu connu, au point que la marque devait préciser qu’il préfigurait « ce que sera la communication de demain : un vaste réseau à l’échelle planétaire, qui permet à chacun de se connecter sur le monde entier via son micro-ordinateur ».

Carte postale Djinn France Telecom

Nous avons également retrouvé ce visuel issu d’un site qui vend des présentoirs en plexiglas… Parmi les brochures présentées, se trouve une réclame pour le modem Djinn Internet 56 000, « pour un accès confortable et rapide à Internet ».

France Télécom Djinn Internet 56000

Un modèle moins rapide, à 33 600 bauds, a également existé. Nous l’avons croisé sur le site de la Collection Historique Orange, rattaché à la Fondation Orange qui présente 11 000 pièces dans un espace d’exposition à Soisy-Sous-Montmorency.

France Télécom Djinn Internet 33600

Voici encore un autre modem, numeris et USB cette fois-ci, croisé sur un site de petites annonces. Selon toute vraisemblance, il était fabriqué par BeWan, une marque française. Parmi ses arguments de vente, l’accès au Minitel avait encore l’honneur d’apparaître sur le carton !

France Télécom Djinn Numeris USB

En 2002, rebelote, avec cette fois-ci un routeur dénommé « djinn bi-accès 4002 », qui porte le nouveau logo de la marque. Ce routeur permettait de connecter quatre ordinateurs entre-eux, ou trois ordinateurs sur un modem ADSL ou câble.

France Télécom Djinn 4002

En 2006, Orange tente de relancer la marque avec la box expérimentale Orange Djinn testée en région Midi-Pyrénées, interface entre le modem LiveBox de la marque et une télévision, accompagnée également d’une sorte de grosse tablette (moche). Une manière de profiter de l’ADSL sans PC. On en retrouve par exemple la trace sur un forum de Clubic.

Orange Djinn
Image : Clubic

En cherchant bien, on peut encore trouver la trace d’un téléphone dénommé Djinn Phone Numeris, qui se raccordait à un PC pour offrir des fonctions de fax, de modem et d’échange de fichiers, en 1996.

SoftTalk Apple IIe 1983

Dans l’usine de l’Apple IIe

Il y a quelques semaines, nous vous avions emmenés visiter quelques usines d’Apple et de NeXT, au gré des portes qu’Apple ouvre parfois aux journalistes. En voici un autre exemple, avec cette impressionnante photographie en couverture du magazine Softalk de février 1983 repéré sur eBay.

SoftTalk Apple IIe 1983
Image : The Softalk Apple Project

Malheureusement, l’unique exemplaire proposé sur le site d’enchères se trouve en Australie… Nous vous proposons donc aujourd’hui uniquement cette photo de couverture, qui donne déjà l’échelle.

Softalk était un magazine américain consacré à l’Apple II, publié de 1980 à 1984, tout d’abord sous forme d’offre gratuite aux clients d’Apple, puis avec abonnement payant. Un groupe de passionnés a pris l’initiative de numériser toute la collection (soit 9300 pages) pour rendre accessible à chacun la richesse de ses contenus particulièrement approfondis et innovants à l’époque. Ce travail est toujours en cours…

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Publicité : le multi-média multi-accessible

Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…

Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !

Apple Gift Guide Holiday 2010

Le guide Apple pour Noël 2010

Parmi les cadeaux que vous préparez sans doute pour Noël, peut-être se trouve-t-il quelques produits Apple. Était-ce déjà le cas il y a huit ans ? En 2010, vous n’aviez que l’embarras du choix, du petit iPod nano à 149 dollars jusqu’à l’iPad 3G à partir de 629 dollars. À moins de préférer un dock-clavier pour iPad (69 dollars) ou un lecteur de carte SD pour iPad, pour 29 dollars.

Apple Gift Guide Holiday 2010

Dans tous les cas, on avait rarement vu une brochure Apple avec autant de notes de bas de page : le prix de l’iPhone (lié à un nouvel abonnement de deux ans chez AT&T), les Giga-octets et leur « capacité formatée moindre », le multitâche qui n’était pas accessibles avec toutes les applications sous iOS 4, le prix d’iLife, iWork, MobileMe, ou de certains périphériques, qui tenait compte d’une réduction liée à l’achat d’un nouveau Mac…

Apple Gift Guide Holiday 2010

Logo windows sur fond noir

Le logo Windows en 1978… ou presque !

Il fallait bien que ça arrive : à force de me promener sur eBay, j’ai fini par m’y perdre. Et voici sur quoi je suis tombé : une brochure anglaise de 1978 pour l’Alfa Romeo Alfetta. En voici la couverture :

Brochure Alfa Romeo Alfetta logo Windows

Alors je dis ça, je dis rien, mais la ressemblance est tout simplement bluffante ! Microsoft a utilisé un logo très proche (dérivé de celui de Windows 3 et de Windows 95) à partir de Windows XP en 2001, et l’a abandonné avec Windows 8 en 2012. Bien sûr, je ne sous-entend rien : n’importe quel drapeau à damier flottant dans le vent a pu servir de source d’inspiration commune à deux designers…

Logo windows sur fond noir

Apple News (APple France magazine) 1995 PowerPC Intel Power Macintosh

1995 : le meilleur des deux mondes

Au milieu des années 90, Apple était au milieu du gué. Elle venait de réussir une belle transition vers le processeur PowerPC, mais elle peinait à imaginer l’avenir de son système d’exploitation, face à Microsoft dont le système Windows 3 s’était imposé dans le monde entier, et qui s’apprêtait à enfoncer le clou avec Windows 95. Faute de pouvoir se démarquer avec un produit moderne et performant, Apple cherchait alors à minimiser son caractère marginal, en insistant sur le fait que ses clients n’étaient pas coupés du monde des PC. On a déjà parlé sur ce blog de la publicité « Oui ! » célébrant le mariage PC/Macintosh sur le Performa 630. Ces extraits du magazine Apple News, le magazine d’Apple France, en sont un autre parfait exemple.

Apple News (Apple France magazine) 1995 PowerPC Intel Power Macintosh

Apple laissait clairement envisager qu’il n’était plus nécessaire de choisir entre l’achat d’un Mac et celui d’un PC. Le Mac devenait capable de lire les disquettes formatées pour les PC ; d’utiliser des logiciels conçus pour DOS ou Windows ; et même d’intégrer un véritable PC sous le capot : toute les barrières étaient levées !

Apple News (Apple France magazine) 1995 PowerPC Intel Power Macintosh

La lecture de disquettes était rendue possible par le lecteur de disquettes SuperDrive, intégré aux Macs depuis la fin des années 1980, épaulé par les tableaux de bord « Échange PC/Macintosh » et « Macintosh Easy Open », permettant de lire les disquettes formatées par DOS ou Windows, et de gérer les applications capables de prendre en charge chaque type de document (rappelons qu’à l’époque, les formats PC et Mac étaient incompatibles dans la plupart des logiciels…). SoftWindows pouvait venir à la rescousse, en émulant un environnement DOS/Windows sur le Power Macintosh, avec « des performances limitées à celles d’un PC milieu de gamme ». Mais la vraie grande classe, c’était le Power Macintosh 6100 DOS Compatible. C’était un vrai Mac, avec un vrai PC dedans : processeur Intel 486 DX2/66, carte Sound Blaster 16, DOS 6.22 et Windows 3.1.

Apple News (Apple France magazine) 1995 PowerPC Intel Power MacintoshSur ce Power Macintosh, un nouveau tableau de bord, nommé « Réglages PC », permettait de gérer finement la configuration du PC, depuis les images-disques connectées jusqu’à la quantité de mémoire vive allouée.  C’est aussi depuis ce tableau de bord qu’on démarrait le PC et qu’on l’affichait à l’écran. Pour basculer d’un environnement à l’autre, il suffisait de taper Cmd-Retour au clavier. Quant au copier-coller partagé entre les deux univers, il était géré du côté du PC par un pilote spécifique à installer sous DOS et Windows 3.

Apple User input Report

Le rapport de bug chez Apple en 1979

La semaine dernière, nous vous avons présenté le formulaire qui permettait d’enregistrer son achat auprès d’Apple en 1979. Aujourd’hui, en voici un autre de la même époque : un formulaire servant à rapporter un bug ou proposer une amélioration au sujet de l’Apple II ou de l’Apple II+.

Avant d’expliquer ses difficultés, l’utilisateur devait décrire sa machine, préciser les cartes installées sur chaque emplacement, la quantité de mémoire vive (par défaut, 16, 32 ou 48 Ko)…

Apple User input Report

Même les logiciels devaient être décrits précisément, avec leurs numéros de version. Enfin, l’utilisateur était invité à décrire son problème et les solutions qu’il avait trouvées !

Apple User input Report

Aujourd’hui, c’est en ligne que ça se passe. En cas de plantage d’application, un rapport de bug peut être automatiquement généré et envoyé à Apple. Et pour les cas particuliers, un formulaire accessible sur le site web d’Apple permet de proposer des rapports de bugs, des suggestions et des améliorations à Apple.

Apple MessagePad Newton fake PCMCIA card

Les fausses cartes PCMCIA du Newton MessagePad

Quand Apple présente son MessagePad 2000 en mars 1997, ce fleuron de la gamme Newton propose pour la première fois deux emplacements PCMCIA, le format de carte d’extension à la mode à l’époque (nous en avons déjà montré un exemple précédemment). Cependant, alors que les emplacements PCMCIA bénéficiaient généralement d’une petite porte qui s’effaçait à l’introduction de la carte, Apple avait fait un choix différent pour son PDA : elle le fournissait avec de fausses cartes en plastique, destinées à obstruer le lecteur en l’absence de véritable carte. Ainsi, le design était préservé, et les introductions accidentelles de pièces de monnaie ou de trombones étaient évitées.

Apple MessagePad Newton fake PCMCIA card

La solution se rapproche de ce qu’Apple proposait à la même époque sur certains de ses portables. Le PowerBook 3400 et le G3 proposaient des baies vides, ou « Weight-Saving Device », à utiliser à la place de la batterie ou du lecteur CD. Dans les deux cas, le principe était d’insérer un dispositif factice pour éviter de laisser une baie d’extension vide sur l’appareil.

QuickTime Conferencing Kit ISDN

Un protoype (ou pas) de QuickTime Conferencing Kit sur eBay

Un vendeur eBay plein d’espoir propose actuellement un « QuickTime Conferencing Kit » (référence M4490ZM/A), qu’il considère comme un prototype, sans trop expliquer pourquoi. En conséquence, il l’évalue pour le moment à près de 20.000 euros. Ça fait un peu cher pour un kit de vidéoconférence proposé en 1995 pour 250 dollars.

QuickTime Conferencing Kit

Comme on l’apprend dans l’édition de juin 1995 du magazine MacWorld, QuickTime Conferencing (QTC) était une technologie destinée à concurrencer les autres normes de vidéoconférence, souvent complexes et coûteuses à mettre en œuvre. Grâce à l’installation d’une simple extension système, le Mac devenait compatible avec la norme vidéo H.261, ancêtre du MPEG, et pierre angulaire de la vidéoconférence à l’époque.

Ce kit n’était compatible qu’avec les Macs dotés de la technologie AV d’Apple (comme les Quadra 660AV ou 840AV, ou les Power Macs 6100 AV, 7100 AV et 8100 AV). En effet, on ne trouvait dans le carton que la caméra QTC Camera 100, quelques câbles, et le logiciel QuickTime Conferencing. Or un Mac standard ne disposait pas de la capacité d’importer de la vidéo en temps réel. Les Macs AV, eux, disposaient d’une carte audio-vidéo additionnelle, branchée sur le port PDS, avec des entrées pour connecter la caméra, et une puce pour en traiter le signal analogique. Il était bien sûr possible de choisir une autre carte d’acquisition vidéo compatible Mac.

Apple Videophone
Image : University of Wisconsin-Madison via Web Archive

Dans son communiqué de presse de février 1995, Apple annonçait même la commercialisation d’un Power Macintosh dédié à cette technologie : le Media Conferencing System, un Power Mac 7100 doté du kit QTC, d’un écran, de haut-parleurs externes et d’un clavier, pour un prix de 6000 dollars. Nous n’en avons cependant trouvé aucune trace officielle sous ce nom.

En revanche, le kit « Pro » prévu dans le communiqué de presse existait bien. Vendu sous le nom de « QuickTime Conferencing ISDN Kit », il ajoutait une carte NuBus compatible avec la norme de vidéoconférence H.320 et le réseau téléphonique numérique ISDN (dit RNIS en France, comme le réseau Numéris de France Télécom). En plus de la caméra, il incluait en bonus un téléphone filaire pour éviter que tous les voisins entendent votre correspondant. Ce kit, commercialisé en 1996, coûtait 1750 dollars tout de même ! Il nécessitait un Power Mac et 16 Mo de mémoire vive, quand la version de base se contentait d’un 68040.

QuickTime Conferencing Kit ISDN

 

Dès 1996, Apple abandonnera la dénomination « AV » de ses Macs, en intégrant au système la carte d’acquisition vidéo et les extensions nécessaires au fonctionnement du kit de vidéoconférence. Ainsi, les Power Macs 7500 et 8500, et plus tard les Performa 5400 et 6400, bénéficieront d’une puissance suffisante pour accéder à leur tour au kit de vidéoconférence, devenu  Apple VideoPhone Kit, sous la référence M5673LL/A. Fourni avec Timbuktu Pro de Farallon, il permettait d’échanger des fichiers et de partager un « tableau blanc » tout en conversant avec quatre correspondants simultanément (si la connexion le permettait). Entre-temps, le logiciel d’Apple était aussi devenu compatible avec le standard CoolTalk, la solution de vidéoconférence sur le web de Netscape, compatible Windows et Unix.

Apple VideoPhone Kit

La caméra de l’Apple VideoPhone Kit, identique à celle du QuickTime Conferencing Kit, n’était pas siglée Apple. La marque la présentait toujours comme « une caméra de haute qualité ». D’après le manuel de service, il s’agissait d’une caméra doté d’un capteur CCD d’1/3 de pouce (résolution native de 542×492 pixels, résolution utile de 512×492, sortie NTSC en 320 lignes), doté d’une optique de 6 mm à ouverture ƒ/2.8 (avec un réglage d’ouverture), et un focus manuel de cinq centimètres à l’infini. La caméra était connectée en S-Vidéo ou en RCA selon les Macs, au besoin avec une alimentation 12V externe.

Nous n’avons pas eu le cœur à ouvrir notre boîte scellée, mais le Journal du Lapin a déjà publié en 2016 des photos de la caméra en action. Connaissant l’Apple de l’époque, il est évident que cette caméra n’a pas été développée en interne, mais simplement rebadgée, réhabillée à partir d’un produit existant. En 1995, peu de caméras existaient sur le marché. Il y avait bien sûr la QuickCam de Connectix, en forme de boule, mais sa forme et ses caractéristiques techniques n’avaient pas grand chose à voir avec celle d’Apple. En revanche, en fouillant bien, nous avons trouvé un autre modèle qui existait en 1994 et qui pourrait faire un meilleur candidat : la WinCam.One de chez StarDot Technologies, avec un capteur CCD de 512×492 pixels (on trouve aussi des informations sur son successeur, la WinCam.Live). Son format général est proche de celui proposé par Apple, sa résolution était identique (elle pouvait cependant mettre à l’échelle en 640×480 en temps réel), et elle disposait d’un focus manuel…

Image : PC Mag sur Google Books
Le dossier système de MacOS 9 après la mise à jour

Souvenir – Le premier lancement de Classic sous Mac OS X

Et vous, avez-vous connu le premier lancement de Classic après votre passage à Mac OS X ?

Au premier lancement d’une application n’ayant pas été « carbonisée » (comme on disait à l’époque pour désigner les applications reprogrammées pour tirer parti de Mac OS X), le système lançait automatiquement MacOS 9 (appelé « Classic »), qui se superposait à la version X.

Lancement de Classic sous Mac OS X

La première fois que cela se produisait, MacOS X vous invitait à mettre à jour votre système 9 pour adapter son fonctionnement. Seule solution : cliquer sur le bouton « OK » : cela avait pour seul effet d’ajouter quelques fichiers dans le dossier système de Mac OS 9. Le fonctionnement du système original n’en était heureusement pas affecté.

Le dossier système de MacOS 9 après la mise à jour

Les fichiers ajoutés sont ceux situés à droite de la fenêtre : Classic, ProxyApp, Classic Support UI, rgl_log.txt et Classic Support : bien que ProxyApp ait l’air d’une application tout à fait banale, toute tentative d’exécution se soldait généralement par un crash du système.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 avantages du Macintosh (2)

Suite de notre article d’hier, avec la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.

En poursuivant sa comparaison des systèmes d’exploitation, Apple pointait du doigt quelques bizarreries de Windows 3, comme cette coexistence de deux types de fenêtres, celles des applications, et celles des documents.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

À défaut de pouvoir faire l’éloge de sa gestion de la mémoire vive (qui était plutôt calamiteuse à l’époque), Apple vantait le panneau d’informations, plus clair que celui de Windows 3…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Un peu de mauvaise foi au passage, comme cette grande facilité à accéder à ses documents d’un seul clic… à condition de les avoir au préalable glissés dans le dossier « Éléments Menu Apple » !

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Une bonne dose de mauvaise foi également au sujet de l’utilisation d’un disque dur externe : scénario idéal sur Mac, et catastrophe sur PC. Les anciens qui ont connu les joies des sélecteurs d’identifiant SCSI et des bouchons de terminaison apprécieront…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

En revanche, il est vrai que l’ajout de polices de caractères, d’extensions ou de tableaux de bord dans le Dossier Système était largement simplifié par leur reconnaissance automatique, permettant au système de les installer tout seul dans les bons dossiers.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Allez, la suite demain !
[tous les épisodes :  12, 34, et 5]

1994 PowerBook Duo Ad

Publicité : le PowerBook Duo, léger !

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1994 présentant les nouveaux PowerBook Duo 250 et 270. Deux modèles qui vous offrent tout ce que vous avez toujours attendu d’un PowerBook… et même un peu moins ! Car s’ils vous offrent un écran exceptionnellement lumineux et coloré, un processeur rapide, un boîtier solide, le confort d’un trackball central avec repose-poignets, un système de station d’accueil inédit, un disque dur de 240 Mo, une prise réseau, et la compatibilité avec 6000 applications Macintosh, le PowerBook Duo ne vous offre pas le poids d’une tonne de brique. Il ne pèse même pas deux kilogrammes !

1994 PowerBook Duo Ad

Apple 1990 changes the world poster

La PAO des années 90 sur un poster Apple

Voici encore une belle découverte sur eBay : un poster datant du tout début des années 90, à l’époque de QuarkXPress 3, du Macintosh IIcx et de la LaserWriter IINTX, toutes trois citées dans le visuel. Il faut dire que ce poster était tout à la fois une publicité et le récit de sa propre création.

Apple 1990 changes the world poster

En effet, sous le slogan « Apple change le monde. Lisez cela en détail », la marque avait détaillé le processus de création du poster lui-même, qui associait sur un planisphère des extraits de nombreuses publications créées sur Macintosh. Et ce n’était pas une mince affaire à l’époque !

Il avait fallu tout d’abord qu’un artiste californien nommé Chris Krueger dessine la carte du monde au feutre, avant de la numériser sur un scanner à plat pour en tirer un fichier PICT, pour le reprendre ensuite au format vectoriel dans Adobe Illustrator 88. Les parties du monde ainsi dessinées avaient été associées dans un document QuarkXPress de 90 x 70 cm, et le travail s’était poursuivi entre Illustrator et Adobe Photoshop, à une résolution de 28 000 x 16 000 pixels (soit un bon 448 millions de pixels tout de même, sur des ordinateurs tournant à 16 Mhz et plafonnant à 128 Mo de mémoire vive). Pour envoyer les images des magazines numérisées sur un scanner rotatif professionnel Scitex, il avait fallu les enregistrer sur un disque dur externe et envoyer celui-ci par colis ! Imaginez que le fichier final pesait 112 Mo, à une époque où le plus gros disque dur externe d’Apple n’offrait qu’une capacité de 300 Mo !

A is for Apple, ad

Une publicité Apple de 1977

Aujourd’hui, nous vous présentons l’une des plus vieilles publicités d’Apple. « A is for Apple », un clin d’œil aux alphabets d’enfants — en France, nous avons plutôt droit à « A comme Avion », alors l’astuce fonctionne moins bien… Pour un anglophone, cette publicité sonne comme une évidence : l’ère des ordinateurs personnels a commencé, et Apple va défier votre imagination pendant des années !

A is for Apple, ad

Apple I

Bon anniversaire l’Apple I !

Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.

Apple I

En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.

Source : Wikipedia

Apple IIc LCD Display

Les premiers écrans plats d’Apple

Depuis quand utilisez-vous un écran plat pour votre ordinateur ? Dix ans ? Quinze ans ? Si je vous pose la question, c’est que nous fêtons aujourd’hui les 21 ans du premier écran plat de la marque à la pomme : l’Apple Studio Display, présenté le 17 mars 1998, cinq mois avant le tout premier iMac. À cette époque, toute la gamme Apple était encore beige, et cet écran détonait au milieu des PowerMac G3.

Apple Studio Display 1998 M6356LL

Côté fiche technique, il s’agissait d’un écran de 15,1 pouces de diagonale visible, de technologie TFT, 16 millions de couleurs, taux de contraste à 200:1 et luminosité à 200 cd/m2. Pas de liaison numérique à l’époque, mais des prises 15 broches, S-video ou composite. Bref, pas de quoi se vanter aujourd’hui, mais c’était une véritable révolution à l’époque. Tout comme son pied à hauteur variable, et son écran inclinable dans quatre directions. Rapidement remplacé par un modèle bleu (adapté au G3 de janvier 1999) puis par un modèle gris (adapté au G4 d’août 1999), ce premier modèle est aujourd’hui quasiment introuvable.

Apple Studio Display 1998 M6356LL

On me fait signe, au fond, que ce n’était pas tout à fait le premier écran plat d’Apple. En effet, la marque proposait déjà, en 1984, un écran LCD spécialement adapté à l’Apple IIc. Il y en a justement un en vente actuellement sur eBay, pour quelques heures encore. Comptez 600 dollars (et un bon nettoyage) tout de même.

Apple IIc LCD Display

Classic sous Mac OS X Developper Preview 2

Classic lors du développement de Mac OS X

Voici un souvenir que bien peu d’utilisateurs de Mac doivent se remémorer. Il s’agit de l’interface de Classic sous la deuxième version « Developper Preview » de Mac OS X, en 1999. À l’époque, pour lancer un logiciel non optimisé pour Mac OS X, le système lançait Mac OS 9, à la manière de l’environnement Classic que l’on connaîtra dans les versions définitives de Mac OS X. La principale différence était que Classic s’affichait alors en plein écran, et non sous forme d’une fenêtre. Pour passer de Classic à Mac OS X, il fallait passer par le menu « Applications » de Mac OS 9, qui affichait alors une ligne supplémentaire pour donner accès à Mac OS X.

Classic sous Mac OS X Developper Preview 2

Apple TV/Video System TV Tuner card cable

L’Apple TV/Video System, 12 ans avant l’Apple TV

Au milieu des années 90, Apple s’intéressait déjà de très près au monde de la vidéo et de la télévision. Ainsi, en 1995, il était possible d’acquérir une boîte contenant tout le nécessaire pour regarder la télévision à l’écran de son Macintosh (via le câble d’antenne coaxial), mais aussi acquérir des vidéos en provenance d’une source analogique (via des ports RCA composite/droite/gauche et S-Vidéo).

APPLE TV/VIDEO SYSTEM

Pour cela, il était nécessaire d’installer dans son Mac les deux cartes fournies : une carte d’acquisition vidéo à installer sur le port Video In de la carte-mère, et une carte tuner reliée par un câble pré-installé sur toutes les cartes-mères compatibles (du Performa 630 de 1994 au PowerMacintosh 5500/6500 disparu du catalogue en 1998).

Apple TV/Video System Video In Motherboard
Ici, la carte d’importation enfichée sur le port Video In sur la carte-mère
Apple TV/Video System Video In Ports
Un cache plastique à l’arrière du Power Macintosh permet de libérer l’emplacement des prises
Apple TV/Video System TV Tuner card cable
Derrière ce cache à dévisser, surprise, un câble prêt à recevoir la carte Tuner TV

Apple fournissait un logiciel dénommé Apple Video Player pour regarder la télévision ou la vidéo provenant de l’entrée S-Vidéo ou Composite. L’interface du logiciel était personnalisable : on pouvait opter pour différentes couleurs très vives… et très moches. Les vidéos n’apparaissent pas dans les copies d’écran d’Apple Video Player : la carte vidéo gérait leur affichage en temps réel par-dessus l’interface de MacOS, une obligation à l’époque pour ne pas surcharger le processeur gérant l’interface graphique. Cela permettait aussi, accessoirement, de continuer de recevoir la télévision même en cas de plantage !

Apple TV/Video System Apple Video Player

Le même logiciel permettait  aussi de capturer une image ou un film QuickTime, avec une résolution de 320 x 240 en NTSC (386 x 289 en PAL)  et une fréquence inférieure à dix images par seconde…

Apple TV/Video System on a PowerMacintosh 6500

Cet accessoire résume assez bien la vision qu’Apple avait du multimédia et du marketing à l’époque. Les Macs étaient tous équipés pour accueillir facilement différentes cartes optionnelles (acquisition vidéo, recopie d’écran, tuner TV) dans des formats spécifiques à la marque. Celles-ci étaient pré-installées sur certains modèles haut-de-gamme.

Apple TV/Video System
La télécommande représentée sur la boîte n’était généralement pas celle fournie avec le kit.

Inconvénient pour l’utilisateur : toutes les formes de concurrence étaient tuées dans l’œuf, contrairement aux cartes PCI des PC de l’époque qui offraient un large choix sous Windows. Avantage : l’utilisateur était assuré de la compatibilité immédiate et de l’installation simplifiée sur son Mac (contrairement aux mêmes cartes PCI et à leurs pilotes…). Deux disquettes, un seul logiciel d’installation, et aucun réglage à prévoir !

Apple Welcome to the video software installer

Carly Fiorina, iPod HP Apple

Bon anniversaire, iPod+HP !

Il y a quinze ans, le 8 janvier 2004, Carly Fiorina, présidente de la marque HP, présentait à la surprise générale un modèle spécial d’iPod. Il s’agissait d’un iPod de troisième génération, doté par HP d’une couleur particulière, décrite comme un « bleu pale ». La présidente d’HP indiquait même avoir le droit de personnaliser à sa guise la couleur du baladeur !

Carly Fiorina, iPod HP Apple

Finalement, au moment de la commercialisation sept mois plus tard, c’est un simple iPod de quatrième génération qui est présenté par HP, dans sa couleur originale, en 20 ou 40 Go, et porteur du logo HP sur son dos. Pour le reste, c’était un iPod comme un autre, avec même le logo Apple au démarrage…Cet accord commercial entre les deux entreprises ne durera que dix-huit mois, au cours desquels HP adaptera l’iPod mini, l’iPod Photo, et l’iPod shuffle. En parallèle, les PC d’HP étaient livrés avec iTunes pré-installé.

l'iPod Mini+HP
Un iPod mini+HP de la collection de l’Aventure Apple

Cet accord ne sera pas un grand succès pour HP : au plus fort du programme, HP ne dépassera pas les 5% de parts de marchés face à Apple. Au point que des sources bien informées considèrent que Steve Jobs a profité de l’incompétence de Carly Fiorina pour réussir un coup double : faire entrer gratuitement iTunes sur des millions de PC face au Windows Media Store, et engranger ensuite les bénéfices de la vente de musique. Certains considèrent même que le bénéfice moyen lié à iTunes était supérieur à la marge que HP pratiquait sur chaque PC !

Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de cet accord dans un précédent article du blog. Mais nous ne vous avions alors pas dit le plus beau : grâce à cet accord, l’iPod était devenu personnalisable ! HP avait en effet prévu des « tattoos » adaptés à chaque modèle, que l’on pouvait acheter ou imprimer soi-même grâce à des feuilles vierges prédécoupées… Car oui, HP est aussi un fabricant d’imprimantes… La marque avait aussi signé un accord avec Universal Music Group pour proposer des « tattoos » basés sur des pochettes de CD à la mode.

iPod+HP tattoos

Si vous avez quelques euros à dépenser, et un ancien iPod à décorer, vous pouvez encore trouver ces feuilles vierges sur eBay. En voici par exemple un paquet de 10 feuilles pour l’iPod 4G, pour 18 dollars ici ou 20 dollars là.

HP printable tattoos for iPod
Image : eBay

Et si vous avez beaucoup d’argent de côté, vous pouvez envisager de faire une offre pour ce modèle d’iPod+HP 20 Go sur eBay, dans sa boîte jamais ouverte.

iPod + HP 20 GB on eBay
Image : eBay

Liens : BusinessWire ; The Mac Observer ; OperationGadget ; MacWorld ;
[article mis à jour le 13/01/18 avec les informations de Wired, merci PM !]

Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

L’encyclopédie du multimédia d’Apple sur Laserdisc

Chaque semaine, on trouve sur eBay une nouvelle merveille. Cette semaine, vous pouvez enchérir sur « The Encyclopedia of MULTIMEDIA », un kit proposé par Apple en 1990, et qui permettait de découvrir les joies du multimédia sur Macintosh. Attention, on parle du Macintosh à l’époque du Système 6, du Macintosh LC, et du Macintosh Portable qui pesait 7 kilos…

Apple Multimedia Encyclopedia
La photo sur eBay est moche, en voici une plus ancienne, issue du site WorthPoint

À l’époque, Apple croyait encore au potentiel d’HyperCard pour prendre en charge cette révolution numérique (le Journal du Lapin en a déjà parlé ici). Ce sont donc des piles HyperCard qui animent les Laserdiscs présents dans cette boîte (dis, papi, c’est quoi un laserdisc ?). Il s’agit bien de quatre LaserDiscs de 30 cm de diamètre (The Encyclopedia of Multimedia d’Apple, In the Holy Land d’ABC News, The Visual Amanac d’Apple et Zanussi par McMillian Video Ltd), accompagnés d’un CD interactif sur la Symphonie n°9 de Beethoven.

Attention cependant, pour profiter de ce coffret, il faut disposer d’un lecteur LaserDisc compatible, mais aussi du câble pour le relier à votre Mac… sans oublier le CD contenant les piles HyperCard, dont le vendeur ne dispose pas (on le voit en revanche sur la photo issue du site WorthPoint).

Dans tous les cas, avec ou sans lecteur laserdisc, on appréciera le logo inspiré du dessin Picasso créé pour le premier Macintosh six ans plus tôt, et précédemment utilisé lors d’un programme universitaire « Wheels for the mind ».

Apple Multimedia Encyclopedia Picasso Loco Bicycle

Liens : LaserDisc Database

Apple dans le pétrin en 1996

Ces derniers temps, nous avons abordé à plusieurs reprises l’état de santé d’Apple au milieu des années 90. Alors que les fans inconditionnels de la marque s’extasiaient encore devant les appareils photo numérique QuickTake ou les assistants personnels Newton MessagePad, le monde entier voyait un géant prendre l’eau de toutes parts.

Voici par exemple un article extrait de la revue InfoWorld du 5 février 1996. C’est le moment où Gil Amelio, qui faisait déjà partie du Conseil d’Administration de la marque depuis 1994, en prend la tête en remplacement de Michael Spindler. Quand les journalistes écrivent leur article, cette décision n’est pas encore officielle, mais c’est un secret de polichinelle.

La situation d’Apple à l’époque n’est pas bien jolie. Depuis plusieurs mois, on fait état de négociations en vue d’un rachat par Sun Microsystems, le créateur de Java, qui est en pleine forme à l’époque. Pire : les journalistes citent plusieurs sources indiquant le désintérêt manifeste d’IBM dans la plate-forme PowerPC, qu’elle avait pourtant contribué à créer avec Apple et Motorola, et de laquelle dépendait toute la stratégie d’Apple. IBM venait juste d’annoncer qu’elle ne développerait pas de version complète de son système OS/2 pour le PowerPC, certains cadres de l’entreprise ne considérant même plus ce processeur comme viable pour l’informatique personnelle. Et ce n’est pas tout : comme le note le journaliste Pieter Hartsook, si IBM se désintéresse du PowerPC, les fabricants de clones vont également s’en éloigner, et les clients verront l’offre de compatibles Mac OS se réduire.

Autant de problèmes qui avaient amené Sun à proposer le rachat d’Apple pour seulement 2,7 milliards de dollars. Un comble pour une entreprise disposant d’une base de vingt millions d’utilisateurs, de technologies de qualité, d’un milliard de dollars de trésorerie et ayant réalisé un chiffre d’affaire de onze milliards de dollars en 1995 ! Bref, le problème d’Apple à l’époque, c’était de faire vraiment des affaires. Telle était la mission de Gil Amelio.

On note aussi le bref rappel de la succession des précédents PDG : Steve Jobs, évincé pour s’être opposé à l’évolution du Macintosh ; John Sculley, écarté après avoir soutenu le Newton ; et Michael Spindler, incapable de fédérer l’entreprise au moment du succès du PowerPC.

iPhone 3GS et boîtes

Bon anniversaire l’iPhone 3GS !

Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.

iPhone 3GS et boîtes

L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.

Question de style… (2)

Après le succès de notre premier article « Question de style » qui a permis d’identifier un démonstrateur de SEEDRIN dans une brochure de 1983, voici un autre témoignage des temps anciens, avant Whatsapp, avant AIM, avant ICQ… Avant Internet, même !

Il s’agit d’une brochure en A3 recto-verso, pour le système informatique de communication à distance Calvados (bon sang, ils n’ont même pas leur page sur Wikipedia !). Ce document n’est pas explicitement daté, mais on peut voir sur l’un des écrans un message d’un certain Alan Miller, daté du 1er mars 1985. Cette publicité présente notamment quelques Apple IIc, des Apple IIe, deux Modems Universels Apple (conçus et réalisés par la société française SECTRAD pour Apple), et de magnifiques tenues et coiffures d’époque (oh, ce pull jaune !).

Calvados offrait plusieurs services que l’on retrouve aujourd’hui sur Internet : une messagerie équivalente aux e-mails et une messagerie instantanée, un site d’annonces, des forums de discussion, un service d’échanges de fichiers, l’accès aux informations de l’AFP, un site boursier pour se renseigner et passer des ordres. Calvados proposait également des banques de données, des bibliothèques de logiciels gratuits, des jeux…

Et je ne résiste pas au gros plan sur l’équipe en couverture de cette brochure. S’agissait-il de simples figurants ou bien de tout ou partie de l’équipe de Calvados — et deux jeunes stagiaires ? Renseignez-nous dans les commentaires !

Ceux qui veulent en savoir plus sur Calvados, devenu ensuite Calvacom, pourront se rendre sur le site de Lionel Lumbroso qui a participé à cette épopée dès l’origine, en 1982, ou sur le site de de Jean-Louis Lebreton, qui a rejoint l’équipe en 1990.

Clic, j’achète ma Peugeot sur Macintosh II !

Aujourd’hui, cela n’étonne plus personne n’acheter une voiture sur Internet, après l’avoir configurée directement sur le site du constructeur. Mais en 1988, c’était encore – presque – de la science-fiction, comme le rappelle cet article déniché dans un vieux SVM de 1988. Il y est question de l’installation en cours de centaines de Macintosh II, le fleuron de la gamme à l’époque, dans les concessions Peugeot, pour aider les clients à configurer et financer leur nouvelle voiture.

Peugeot Macintosh II

Comme toujours à l’époque, c’est l’incontournable et regretté logiciel HyperCard qui était à la manœuvre, avec l’aide d’un modem permettant de connecter la pile aux serveurs du constructeur. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’on fait un lien entre les deux marques dans notre blog : nous avions déniché en 2018 un poster Peugeot de 1987 mettant en scène une 104 devant une boutique Apple.

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Carte 80 colonnes ou carte Chat Mauve ?

Si notre blog avait existé dans les années 80, nous vous aurions sans doute proposé un test comparatif entre ces deux produits destinés à votre Apple IIe : la carte 80 colonnes fabriquée par Apple, et la carte EVE du fabriquant Le Chat Mauve. Pour cette fois-ci, nous nous contenterons de vous présenter les brochures d’époque !

À ma gauche, donc, la carte 80 colonnes A2B2022F proposée par Apple, permettant de doubler les capacités d’affichage de l’appareil en autorisant 80 caractères par ligne. Elle s’intégrait aisément dans l’Apple IIe qui disposait d’un connecteur Auxiliaire : pas besoin de brancher d’autres câbles ou de modifier la configuration de l’appareil.

Carte 80 colonnes Apple IIe

Carte 80 colonnes Apple IIe

À ma droite, la carte EVE du fabricant français Le Chat Mauve, qui proposait la même fonction, tout en offrant également un mode graphique « double haute résolution » (qu’Apple ne proposera qu’à partir de l’Apple IIc en 1984), et la possibilité de bénéficier d’un affichage en 40 colonnes en couleurs, ainsi que 64 Ko de mémoire vive supplémentaire pour l’ordinateur. Mieux : la carte Le Chat Mauve permettait enfin aux utilisateurs européens de bénéficier d’un affichage en couleurs sur leurs télévisions SECAM branchées en Péritel. Elles en étaient jusqu’alors privées puisque l’affichage en couleurs des Apple II était lié à un bricolage de Steve Wozniak à partir de la norme NTSC utilisée par les téléviseurs américains.

D’après le manuel que l’on peut trouver ici, cette carte nécessitait un peu plus de boulot pour l’installation : elle s’installait à la fois sur le connecteur Auxiliaire et sur un port d’extension, et nécessitait de positionner une nouvelle prise de sortie vidéo à l’arrière du boîtier.

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Carte 80 colonnes Le Chat Mauve EVE

Sur les sites d’enchères, les produits Le Chat Mauve sont des valeurs sûres. Les amateurs français d’Apple II en ont besoin pour connecter plus facilement leur machine sur un téléviseur Péritel, une norme qui est restée obligatoire en France jusqu’en 2015 !

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Bon anniversaire l’iPod Photo !

L’iPod Photo vous a fait rêver, avec son écran en couleurs unique dans toute la gamme des baladeurs Apple ? Hé bien le temps passe : il fête aujourd’hui ses quinze ans ! C’est le 26 octobre 2004 que Steve Jobs a annoncé son nouvel iPod également équipé d’une sortie vidéo pour projeter ses diaporamas sur grand écran.

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Performa 275 (Classic Couleur II) sur Yahoo Japon

Un Performa 275 aux enchères

En ce moment, sur le site d’enchères de Yahoo! Japon, vous pouvez admirer (ou acquérir) un Performa 275. Il s’agit de la dénomination commerciale du Color Classic II pour l’Asie, un marché où l’on apprécie les modèles compacts.

Performa 275 (Classic Couleur II) sur Yahoo Japon

Ce modèle partage la même architecture interne que plusieurs de ses contemporains, comme le LC III (en format « boîte à pizza ») ou le LC 550 (avec son écran 14 pouces intégré). Il était animé par un processeur Motorola 68030 à 33 Mhz et pouvait accueillir de 4 à 36 Mo de mémoire vive. Son écran dix pouces affichait 256 couleurs en 512 x 384 pixels. Une extension de mémoire vidéo permettait de passer à 65.000 couleurs !

Performa 275 (Classic Couleur II) sur Yahoo Japon

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

La brochure du PowerBook Duo en 1993

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure au format double-A4 distribuée en septembre 1993 par Apple France. À cette époque, la gamme PowerBook Duo était encore toute récente : les deux premiers modèles 210 et 230 étaient sortis moins d’un an plus tôt, et n’avaient pas encore été rejoints par les modèles 250 et 270c attendus pour octobre 1993.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Macintosh PowerBook Duo visait à concilier le meilleur des deux mondes : une vraie mobilité du côté du portable, et de vraies capacités supplémentaires dans une station d’accueil restant au bureau. La promesse d’Apple : pas de fichier à reconfigurer, et pas un câble à brancher ! La technologie de branchement d’Apple portait le nom de PowerLatch : elle assurait tout à la fois la connexion des composants électroniques, le branchement physique à l’aide d’un moteur d’entraînement, et la configuration du système.

Dans le détail, on notait la présence d’un écran 9 pouces Supertwist rétroéclairé, affichant 640 x 400 pixels en 16 niveaux de gris : seul le processeur et le disque dur faisaient la différence entre les deux modèles.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Apple pointait les avantages de sa solution, face à celles de ses concurrents, forcément beaucoup moins souples. En plus de PowerLatch, Apple avait développé une solution d’économie de batterie, EverWatch, capable de couper l’alimentation du processeur, du disque dur ou du modem, quand ceux-ci n’étaient pas utilisés.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Le Duo Dock permettait de compléter les capacités de l’ordinateur : un port SCSI, deux ports d’extension NuBus, un port ADB, un port vidéo, un deuxième disque dur au format 3,5 pouces, de la mémoire vidéo supplémentaire, un lecteur de disquettes… Apple proposait deux autres solutions d’extension : l’adaptateur de lecteur pour disposer d’un port ADB et d’un port pour le lecteur de disquettes externe (que nous avons présenté ici) ; et la barre de connexion MiniDock, avec un port vidéo, un port ADB, un port SCSI, deux ports série et un port pour le lecteur de disquettes externe.

Apple Brochure Macintosh PowerBook Duo 210 et 230

Apple IIc vieilli, jauni, ou blanchi

Comment blanchir les plastiques jaunis ?

Devant le succès de cet article sur la meilleure manière de blanchir les plastiques, nous avons décidé de le mettre à jour avec une version plus complète et plus pratique pour donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !

I. Est-ce que ça marche vraiment ?

Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !

 

II. De quoi a-t-on besoin ?

Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon).

III. Comment procéder ?

Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.

Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.

IV. Faut-il faire un test préalable ?

Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil, ADB Mouse II

Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…

Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !

Think Different Apple a-t-elle volé « Think Different » à Jack Kerouac ?

Le Macintosh SE/30 d'Apple Vous ne devinerez jamais comment le Macintosh SE/30 aurait dû s’appeler !

Disney Apple J.P. Drive Die Cast Car - Chaser Series - Cars 3 Des voitures Apple… et Disney !

Apple DOS 3.2 manual Richard Shacklock 1565 Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple

Apple QuickTake 200 front with box Quel est le lien entre Apple et le DS-7 ?

Apple - If you buy a Computer, don't pay for it

L’Apple Card, avant l’Apple Card

Depuis quelques jours, l’Apple Card est disponible aux États-Unis. Il s’agit d’une carte de crédit, adossée à une application qui permet de suivre ses dépenses et d’obtenir des ristournes en échange de certains achats. Comme nous aimons bien tendre des liens entre le passé et le présent, nous sommes allés dans nos cartons, et voici ce que nous avons trouvé…

En 1983, Apple diffuse l’une de ses publicités « Inside Apple » dont nous avons déjà parlé. Dans celle-ci, il est largement question de l’Apple Credit Card, qui était toute noire à l’époque. Disponible auprès des revendeurs, elle permettait de repartir avec son matériel Apple sans le payer. On la recevait ensuite par courrier. En 1983, il fallait encore acheter au moins un ordinateur personnel pour en bénéficier, mais cette restriction sera supprimée dès 1984 pour s’étendre à tous les produits disponibles chez le revendeur. Il était possible d’utiliser ensuite la carte pour tout nouvel achat. Bien sûr, il fallait rester dans la limite du crédit octroyé : « nos revendeurs deviennent un peu nerveux quand quelqu’un commande à crédit la moitié de leur stock. Ça se comprend ». Aucune cotisation annuelle n’était exigée.

1983 Apple Credit Card

En 1984, dans une brochure que nous vous avons déjà présentée, on trouvait à nouveau en dernière page quelques lignes sur l’Apple Credit Card. Pour l’obtenir, il suffisait de présenter une autre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Epress…) et une pièce d’identité. « Et voici notre cadeau de Noël : vous n’avez pas besoin de rembourser votre crédit. On s’en moque… Jusqu’en février. Et là, on ne s’en moquera plus. Mais alors plus du tout…».

Apple Credit Card

En 1987, il était encore possible d’acheter un Apple II à crédit à l’aide de l’Apple Credit Card devenue toute blanche. Les revendeurs Apple pouvaient octroyer jusqu’à 2.500 dollars de crédit à leurs clients, comme à John Appleseed, le fameux nom générique utilisé par Apple dans de nombreuses publications.

Apple Credit Card 1987

En 1988, Apple proposait également à ses clients professionnels une carte de crédit dite Apple Business Credit Card. Son slogan : Si vous achetez un ordinateur, ne le payez pas… En tout cas, pas pendant trente jours. Dans les petites lignes qui accompagnaient cette brochure, on apprenait que le taux annuel de remboursement s’élevait à 18% tout de même… Cette carte s’appuyait sur les services de General Electric Financial Corporation, la filiale de GE fédérant les activités financières du groupe.

Apple - If you buy a Computer, don't pay for it

Bulle d'aide Système 7

Souvenir : les bulles d’aide

Et vous, avez-vous connu les bulles d’aide ? Inaugurées avec le Système 7, elles ont accompagné les utilisateurs du Macintosh jusqu’à Mac OS 9. On les activait à tout moment depuis le menu d’aide de la barre des menus, et elles apparaissaient au passage de la souris sous forme de phylactères, ces bulles de texte utilisées dans les bandes dessinées. Elles expliquaient le rôle de chaque élément d’interface : icônes, menus, boutons…

Bulle d'aide Système 7

Les bulles expliquaient chaque élément de l’interface, jusqu’au moindre détail comme cette bulle précisant l’utilisation de la mémoire vive par le système (rappelons qu’à l’époque, cette gestion calamiteuse occupait une bonne partie du temps des utilisateurs).

Bulle d'aide Système 7

Le système fut conservé à l’identique jusqu’aux dernières versions de Mac OS 9. Mac OS X, en revanche, ne proposera jamais ce type de fonction.

Bulle d'aide Mac OS 9
Montage de bulles d’aides sous Mac OS 9 (une seule bulle pouvait être affichée à l’écran)
Publicité Apple LC III 1993 Ad

Publicité : le LC III et son écran, pour 7500 F HT

Sauf erreur de notre part, nous sommes dimanche, et le dimanche, c’est publicité ! Et ça tombe bien, car ce 23 décembre est le dernier jour pour profiter d’une offre exceptionnelle sur le Macintosh LC III, avec son écran 256 couleurs et le logiciel ClarisWorks 2.0 intégré. Seulement 7500 F HT (soit 8895 F TTC), c’est une affaire ! Ah, on me signale dans l’oreillette que l’offre est terminée depuis vingt-cinq ans. Dommage.

Publicité Apple LC III 1993 Ad

Molar G3 gros plan

Des molaires sur eBay

En ce moment, on trouve sur eBay plusieurs PowerMac G3 « All-in-One », également surnommés « Molaires ». Il s’agit d’un modèle très éphémère dans le catalogue d’Apple, qui succéda brièvement au PowerMacintosh 5500 en avril 1998, avant d’être immédiatement supplanté par l’iMac G3 présenté le 6 mai de la même année. Le G3 All-In-One utilisait pour la première fois le processeur G3 dans un design tout-en-un, encore largement inspiré des codes historiques d’Apple (couleur beige, lecteur de disquette — et de Zip, une première —) tout en révélant déjà quelques indices du futur iMac, notamment des formes arrondies et l’usage d’un plastique transparent sur sa face supérieure. Bref, les premières marques de l’influence de Jonathan Ive dans le design de la marque.

https://www.youtube.com/watch?v=nQS-niJfbBM&rel=0

Etonnamment, malgré son caractère historique, cette machine n’a guère la cote. Si certains espèrent encore en vendre pour 625 $ voire 1.000 $ On la trouve actuellement dans une enchère qui, après plusieurs tentatives, démarre dorénavant à seulement 320$, soit environ 260 euros.

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"

Des projets de design pour l’ADB Mouse II

Après l’article de samedi sur le prototype de Macintosh de 1982, voici un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group. Il s’agit d’une série de prototypes pour la future Apple Desktop Bus Mouse II, la souris qui accompagnera les Macs de 1993 à 1998. À l’époque de cette photographie, en octobre 1991, plusieurs designers du groupe de dessin industriel d’Apple recherchaient la forme optimale : Susanne Pierce (les modèles du haut), Tim Parsey (en bas à droite et à gauche) et Daniele De Iuliss (en bas au centre).

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

A priori, c’est Susanne Pierce qui a gagné le concours !

Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group
Dossier Système du Système 7 d'Apple

Souvenir : le Dossier Système

Depuis le passage à MacOS X, toutes les ressources nécessaires au fonctionnement de votre Macintosh sont contenues dans un dossier intitulé tout simplement « Système ». En réalité, ce dossier s’appelle « System » dans le monde entier, mais son nom est traduit pour l’affichage selon la langue sélectionnée par l’utilisateur.

Avant, Mac OS était réellement localisé pour différentes langues. Toutes les ressources étaient traduites, et le système était adapté pour chaque pays. On achetait une version de Mac OS dans une langue, et on ne pouvait plus en changer ensuite. Impossible par ailleurs de faire une mise à jour d’une version française avec le fichier de mise à jour de la version américaine.

Vous souvenez-vous du contenu de ces dossiers, avec leurs icônes personnalisées ?

Dossier Système du Système 6 d'Apple
Le “Dossier Système” du Système 6
Dossier Système du Système 7 d'Apple
Le “Dossier Système” du Système 7
Apple PlainTalk microphone

Un micro-casque Apple

Les micro-casques étaient très à la mode dans les années 90. Avec chaque PC « multimédia », on trouvait un micro-casque qui finissait invariablement au fond d’un tiroir. Apple, de son côté, se contentait de fournir son micro PlainTalk : d’abord un modèle tout rond avec son support à coller sur le côté de l’écran, puis le modèle à poser au-dessus de l’écran. Car avant l’invention des écrans plats, on pouvait poser des choses au-dessus des écrans…

Mais d’où vient donc ce modèle particulier, qui traîne sur eBay depuis plusieurs mois maintenant ? On reconnaît bien la prise PlainTalk incompatible avec les prises micro traditionnelles, mais pour le reste, impossible de trouver une trace officielle. Le vendeur précise : « Vendu avec quelques machines réservées à l’éducation de la série PowerPC 5000 (AIO) ou aussi quelques machine de la série 7000/8000 ».

Apple PlainTalk microphone

Si vous pouvez nous renseigner, les commentaires vous sont grand ouverts ! Et si vous voulez nous offrir cet objet (ou un autre), rendez-vous sur la page de contact !

Apple Expo 1997 cd holder addex

Une pochette de CD pour l’Apple Expo 1997

Ce n’est pas la première fois qu’on vous trouve des souvenirs des Apple Expos, ces grands rendez-vous annuels du Mac qui ont accompagné Apple France jusqu’en 2007, auxquels nous consacrons une page de l’Aventure Apple : une publicité de 1985 et un programme de 1994, des invitations diverses, des souvenirs de la version allemande et des versions marseillaise et lyonnaise, des badges de 1988, et même une vidéo complètement vintage de 1985.

Aujourd’hui, c’est la pochette de CD de 1997 que nous vous proposons. Techniquement, elle n’a rien de spécial, c’est une bête pochette de chez Addex, avec une sérigraphie personnalisée…

Apple Expo 1997 cd holder Addex

Apple Expo 1997 cd holder addex

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Le storyboard de 1984

Le 20 mars dernier, la maison RRauction a adjugé  aux enchères deux très beaux posters reproduisant des images du storyboard de 1984, la fameuse publicité d’Apple. Ces objets sont iconiques à plusieurs titres : non seulement ils célèbrent cette publicité que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire, mais ils sont issus de la collection de Clément Mok, l’un de ces acteurs méconnus de l’histoire d’Apple dont nous vous avions déjà parlé. On appréciera aussi les graphismes façon Apple II du second poster ainsi que la femme très inspirée de notre Marianne et donc de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix.

Le premier poster est parti à 21.000 dollars, et le second, à 13.000.

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Aooke Utility Programs installation and operating manual Programmer's aid #1

Une pomme verte depuis plus de quarante ans

À chaque Journée de la Terre, le 22 avril, Apple a pris l’habitude de colorer en vert la feuille de son logo, sur les devantures de ses Apple Stores. Une manière évidemment de montrer son implication dans le développement de l’écologie.

Image : site web de Getty Images

Mais les pommes bien vertes, Apple n’a pas attendu les journées internationales pour les exposer. Ainsi, des 1978, la toute jeune société qui ne commercialisait encore qu’un seul ordinateur, l’Apple II, fournissait ses produits avec des manuels tout revêtus de vert. Et notamment le manuel d’installation et d’utilisation du kit « Programmer’s aid 1 », une puce de mémoire morte qui ajoutait quelques fonctions au Basic de l’Apple II, et évitait ainsi aux programmeurs de devoir charger ces fonctions à chaque démarrage, au clavier ou au moyen d’une cassette.

Aooke Utility Programs installation and operating manual Programmer's aid #1

Test drive a Macintosh disquettes boîte

La boîte de disquettes Test Drive a Macintosh sur eBay

Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté une des pièces de notre collection, le boîtier qui permettait de transporter les disquettes de démonstration prêtées lors de l’opération « Test Drive a Macintosh ». Il se trouve qu’il y en a justement un actuellement sur eBay, ce qui est assez rare pour être signalé. Pensez à interroger le vendeur avant d’enchérir : il n’indique que les frais de port vers les États-Unis, mais peut-être acceptera-t-il un envoi vers nos contrées ?

Test drive a Macintosh disquettes boîte

Et si vous voulez des disquettes et cassettes pour compléter, on en trouve très régulièrement sur eBay, il suffit de demander !

Un étrange poster ailé pour le Macintosh de 1984

Voilà un bien étrange poster, vendu récemment par RRauction. Issu de la collection d’un salarié non identifié de la marque, ce rare poster promotionnel Apple de 1984 (46 × 61 cm) représente l’archange Gabriel présentant le Macintosh 128K, avec à l’écran un exemple de MacPaint. Dans les coins supérieurs figure l’inscription « Macintosh » et « MCMLXXXIV », rappelant l’année du lancement. Ce visuel artistique est sans doute l’un des emblèmes les plus singuliers de la communication autour du premier Mac.

De notre côté, on a renoncé à tenter d’élucider le mystère de la symbolique de ce visuel. Un ange, un Macintosh, un œuf…

Apple 1984 Macintosh 128K Poster archange Gabriel archangel

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 avantages du Macintosh (5)

Après les épisodes 12, 3 et 4, voici une dernière série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous a accompagnés cette semaine.

Après avoir longuement parlé du système et des applications, Apple passait encore un peu de temps à nous vanter les avantages du Macintosh sur les PC équipés de Windows 3. Au passage, la pomme se permettait de se payer la poire d’IBM, qui avait confié à une petite équipe le développement du PC, sans même disposer d’un système d’exploitation, qu’elle avait dû acquérir auprès d’une minuscule entreprise appelée Microsoft, qui elle-même était allé acheter un système nommé QDOS (acronyme dont on dit qu’il signifiait Quick and Dirty Operating System, que l’on traduirait par Système d’exploitation vite fait, mal fait…).

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Après quelques paragraphes liés à l’évolutivité du Macintosh (si, si !) ou à la compatibilité des Macs entre eux, Apple expliquait comment un Mac disposait de six fois plus d’espace libre sur son disque dur, qu’un PC équipé des mêmes logiciels.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Et puis les Macs étaient beaucoup plus puissants que les PC du marché. Jugez plutôt sur ce diagramme, qui nous rappelle les plus belles heures de la guerre entre les PowerPC et les Pentium. À l’époque, on se contentait des 68040 de chez Motorola, auxquels Intel opposait ses 80486. Les tests consistaient à mesurer les temps nécessaires à diverses opérations dans des applications réelles, comme Word, Excel, PageMaker ou Illustrator.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Et tout ça, bien évidemment, pour moins cher, puisque le PC nécessitait de nombreuses et coûteuses options pour être aussi polyvalent que le Macintosh. Ainsi, le Gartner Group évaluait que sur une durée de cinq ans, en incluant le coût des logiciels, de la maintenance, et de l’apprentissage des logiciels, un Macintosh coûtait 24.824 dollars, contre 29.453 pour un PC sous Windows, et 35.233 pour un PC sous DOS. Ça faisait cher quand-même…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Cette fois-ci, c’est fini !

L'équipe d'Apple Expo 1988

Souvenir – Apple Expo à la Villette

Et vous, avez-vous connu l’Apple Expo à l’époque où elle se tenait à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris ? Cette grande halle, désaffectée depuis 1974 et rénovée de 1983 à 1985, a accueilli l’Apple Expo de 1986 à 1988.

Le logo d'Apple Expo 1987

Pour l’édition 1988, placée sous le signe de l’essor d’Apple, les organisateurs attendaient 50.000 visiteurs — ils seront un peu moins nombreux finalement — accueillis par une réplique géante de Macintosh II placée face à l’entrée. Apple occupait 1.500 mètres carrés en mezzanine, laissant 4.000 mètres carrés au sol pour les exposants. Pour guider les visiteurs, sept Macintosh SE en libre accès permettaient de se repérer et de rechercher les exposants. Au centre de la Grande Halle, Apple avait installé l’Eden, « un lieu de dépaysement où vous pourrez vous reposer à loisir au milieu d’une végétation luxuriante en écoutant le murmure des fontaines ».

L'équipe d'Apple Expo 1988
L’équipe d’Apple Expo devant une maquette de la Grande Halle – Le Catalogue d’Apple Expo 1988
Apple ADB adjustable keyboard japanese on eBay

Le clavier ADB ajustable… en japonais

C’est l’un des claviers Apple préférés des collectionneurs. Il n’est pas aussi rare que le clavier ADB noir du « Macintosh TV », mais il fait toujours son petit effet dans une collection. Le Clavier ADB Ajustable répondait à l’exigence d’ergonomie très en vogue au début des années 1990 (on le trouve présenté dans l’Apple Magazine de mars-avril 1993, en même temps que le LC III, le Classic Couleur, QuickTime 1.5 et l’AppleCD 300).

On en trouve régulièrement en vente sur eBay (ici, ici, ou un morceau ), mais celui qui est proposé actuellement est particulier : ses touches comportent à la fois les caractères latins et japonais !

Apple ADB adjustable keyboard japanese on eBay

Comme souvent avec les produits Apple un peu anciens, les plastiques n’ont pas tous vieilli de la même manière, et la barre d’espace a plus jauni que les autres. Sachez également que ce clavier dispose habituellement d’un pavé numérique séparé, qu’on relie à l’aide d’un câble ADB très court (et non torsadé) que la plupart des utilisateurs ont perdu…  Si vous en avez un, contactez-nous, on le cherche !

HyperCard en français

La naissance d’HyperCard

Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.

HyperCard en français

Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?

Bill Atkinson en 2017

Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !

Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.

Bill Atkinson en 1987

On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !

Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !

Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)

Drogues Info Service

Publicité : Macintosh et AppleTalk

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité (qui a un peu souffert du temps qui passe) de 1985, dans laquelle Apple vantait les mérites de son réseau local AppleTalk, permettant de relier deux Macs entre eux pour échanger des informations sans risque de distorsion.

Le réseau AppleTalk permettait « de communiquer avec son directeur sans avoir à lui adresser la parole », et de transférer des documents « y compris avec qui vous savez s’il faut vraiment en arriver à cette extrémité ». Le logiciel utilisé était Talkie-Mac, dont la société éditrice Aci était créditée en marge par Apple. On en trouve une petite trace dans cette version numérisée de L’Écho des Apple de novembre 1985.

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Brochure : Apple II-something

Ce matin, nous vous présentons une brochure pour la gamme Apple II, datant de 1984, l’une des rares brochures de cette année-là où il n’est pas du tout question du Macintosh…

L’objectif de cette publicité : vous convaincre qu’il vaut mieux acheter un « Apple II-quelque chose » plutôt qu’un « IBM PC – n’importe quoi ». Viennent ensuite 10.000 raisons pour commencer (les 10.000 logiciels disponibles pour l’Apple II), puis 10 raisons de choisir l’Apple IIe, ou l’Apple IIc, et encore deux autres bonnes raisons : un bon de réduction valable avant Noël, et une offre de crédit.

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Paper tissues from Apple Japan

Des mouchoirs publicitaires pour Apple

Le concept du « paquet de mouchoirs publicitaire », forcément, il fallait que ça vienne du Japon. Là-bas, cela n’étonne personne. Il faut dire qu’un paquet de mouchoirs, c’est bien pratique, et au moins, ça ne finit pas dans la poubelle comme une brochure ou un porte-clés. Enfin si, ça finit dans la poubelle, mais entre-temps, ça a été bien utile.

Bref, la filiale japonaise d’Apple s’est pliée à cette coutume locale à plusieurs reprises. Dans la collection de l’Aventure Apple, on en trouve deux exemples, pour la gamme Performa et pour le Système 7.5, dénommé là-bas Macintosh KanjiTalk 7.5 (le Journal du Lapin en a déjà touché un mot). Les paquets français sont là pour donner l’échelle : les mouchoirs japonais sont plus fins, et pliés plus larges, dans une pochette souple où ils se trouvent plus à leur aise que leurs cousins européens, tout écrasés.

Paper tissues from Apple Japan

Et forcément, si vous voulez vous en procurer quelques-uns, et en découvrir de nouveaux, c’est sur le site d’enchères de Yahoo Japon que ça se passe…

Paper tissues from Apple Japan

PowerBook G3 : les 7 différences

Entre le PowerBook G3 Series « Bronze », dont on fête aujourd’hui l’anniversaire, et son prédécesseur connu sous le nom de Wallstreet, Apple n’a presque rien changé. Enfin, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que c’est le « presque » qui change tout. En voici sept exemples, parmi d’autres. Dans cet article, glissez le curseur des images pour comparer tout ce qui a changé !

Pas de doute, Apple a sérieusement affiné son portable professionnel. Faute de place, les deux ports PCMCIA ont laissé la place à un port unique. Et la prise Modem a rejoint le panneau arrière.

 

Le système d’éjection motorisée dédiée aux deux ports PCMCIA a disparu, au profit d’un classique bouton poussoir.

 

Evidemment, le clavier a gagné en transparence, c’est même lui qui donne son surnom à ce PowerBook G3 Series « Bronze ». Même le bouton de démarrage a eu droit à son ravalement :

 

La petite pomme a connu le plus grand chamboulement de son histoire. Elle a quitté ses couleurs vives pour un blanc uni, et elle a migré du dessous au dessus de l’écran :

 

Derrière le capot des connecteurs, Apple a remplacé le bon vieux ADB par deux USB, fait disparaître l’ancien port série, déplacé le port modem, caché les prises casque et micro, et soigneusement peint en noir les vis et supports métalliques. Pour le FireWire en revanche, il faudra attendre la génération suivante dénommée « Pismo ».

Les ports des PowerBooks G3

Vu de face, on s’aperçoit que la marque a revu de nombreux détails : le système de fermeture a évolué (la partie mobile du loquet se trouvait à l’origine sur le haut de l’écran, elle a migré ensuite sous le trackpad) ; le nom de l’ordinateur est passé du bord au centre de l’écran, le témoin de charge est passé du côté droit au côté gauche, tandis que le logo Apple a migré vers le haut de l’écran.

 

Enfin, on signalera la disparition (définitive) du logo PowerPC. Vraiment, cet ordinateur, l’air de rien, a chamboulé bien des habitudes !