Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Brochure ImageWriter II

Une brochure pour l’ImageWriter II

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure d’Apple France pour l’ImageWriter II, la deuxième génération de son imprimante matricielle, commercialisée en 1985. Une belle machine de 11 kg, compatible avec les feuilles A4, le papier à picots, et même le papier carbone sur trois épaisseurs !

Brochure ImageWriter II

Grâce à cette brochure, on peut connaître en détail les caractéristiques de cette imprimante, comme son mode « très grande vitesse » qui permettait d’atteindre 250 caractères par seconde en utilisant la tête d’impression à l’aller comme au retour, au prix d’une impression moins précise : l’alignement précis de la tête ne s’effectuant que d’un seul côté de l’imprimante, le retour se faisait en temps normal sans imprimer.

Brochure ImageWriter II

L’ImageWriter II était compatible avec toute la gamme Apple de l’époque : l’Apple II, l’Apple III, le Macintosh et le Macintosh XL. Elle permettait d’imprimer en couleurs grâce à des rubans 7 couleurs que l’on peut encore trouver de nos jours. On pouvait aussi lui associer un chargeur feuille-à-feuille qui lui donnait une allure folle !

Apple Performa Le Bureau à Domicile

Le bureau à domicile Apple

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de 1996, dans la droite ligne de la publicité « Apprendre, créer, communiquer, oser ». Le bureau à domicile formait, avec le Studio de Création et le Macintosh de la famille, les trois solutions clé-en-main de la gamme Performa. Un Performa 6400 fourni avec ClarisWorks, ClarisOrganizer, Apple Telecom et vingt autres logiciels et CD-Rom, sans oublier 50% de réduction sur l’imprimante StyleWriter Couleur 2500 soit 1445 francs d’économie. Mais il fallait commander avant le 31 décembre 1996 !

Apple Performa Le Bureau à Domicile

Carte-mère d'Apple IIc, avec copyright Microsoft 1977

Une carte-mère Apple copyrightée par Microsoft

On peut avoir du mal à le croire, mais il y a eu une époque où les relations entre Apple et Microsoft étaient au beau fixe, loin de la brouille qui opposera les deux entreprises de la sortie de Windows jusqu’au retour de Steve Jobs.

Ainsi, en 1977, au moment de sa sortie, le premier Apple II intègre le langage Integer BASIC écrit par Steve Wozniak lui-même. C’est une adaptation assez simple de ce langage, qui est notamment incapable de gérer les nombres à virgule. Pour corriger ce défaut, et dans l’objectif de s’attaquer au marché professionnel, Apple prépare alors l’Apple II+ (dénommé europlus chez nous et j-plus au Japon) et choisit d’y intégrer le langage BASIC écrit par Microsoft pour l’Apple II. Celui-ci était moins rapide, mais plus complet que celui d’Apple, et permettait à la marque de ne pas perdre du temps à réécrire son propre BASIC avant la commercialisation de l’Apple II+ qui débarquera finalement le 1er juin 1979. En conséquence, on retrouve le copyright de 1977 de Microsoft sur toutes les cartes-mères d’Apple II intégrant ce langage, comme ici sur la carte-mère de l’Apple IIc.

Carte-mère d'Apple IIc, avec copyright Microsoft 1977

Pour la petite histoire, on se souviendra qu’au moment de renouveler le contrat en 1985, Microsoft acceptera de prolonger sa licence, sous réserve qu’Apple cesse de commercialiser sa propre version du langage BASIC pour le Macintosh, lui laissant ainsi le champ libre pour commercialiser son Microsoft BASIC pour Macintosh.

Le billion ! Le billion !

Et voilà, ça, c’est fait !

Un billion = mille milliards (de dollars)…

HyperCard et les associations d’idées

Dans la grande série de badges et de pin’s Apple présentés avant-hier, nous avons gardé de côté cinq badges dédiés à HyperCard, le génial outil développé par le non moins génial Bill Atkinson. Ce logiciel, à la fois outil graphique, base de données, outil de programmation, et navigateur visuel, ouvrait réellement des possibilités quasiment infinies, invitant à associer entre elles toutes les idées de nos esprits féconds. Et c’est justement ce thème de la « liberté d’associer » que célébraient ces cinq badges.

Badges Apple Hypercard Freedom to associate

Certaines de ces associations d’idées sont parfaitement limpides, comme les taches de Rorschach, dans le domaine psychologique, qui permettaient au patient d’exprimer librement ce que lui inspiraient ces taches d’encre symétriques. Le lien entre la botte et l’Italie est aussi évident que celui entre la France et l’hexagone, tandis qu’on imagine bien ce que la borne d’incendie inspire au chien. Le lien entre George Washington et les cerises est moins connu de notre côté de l’Atlantique, mais pour les Américains, la légende du jeune Washington, futur premier président des États-Unis, est bien connue : celui-ci avait coupé un jeune cerisier planté par son père, et ce dernier cherchait le coupable à punir. « Je ne peux pas vous mentir, père, c’est moi le responsable » aurait répondu l’enfant, félicité alors par son père pour sa franchise, un épisode lui valant le surnom de « l’homme qui ne pouvait pas mentir ».

Quant à la lune et au fromage, le lien nous échappe en partie, à moins qu’il ne s’agisse simplement de cette ancienne expression américaine voulant que « la lune soit faite de fromage », une manière de se moquer de la crédulité ou du manque de bon sens de ses interlocuteurs. Un peu comme nos vessies et nos lanternes, finalement.

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Souvenir – La galère TCP-IP

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’accès à Internet sur Mac nécessitait de trouver un fournisseur d’accès compatible, puis de développer des trésors d’ingéniosité, de jongler entre extensions et tableaux de bord, de manier Open Transport, Mac PPP, Config PPP, TCP/IP, Remote Access, et tutti quanti ?

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Même avec un mode d’emploi comme celui de Basecomac, pas sûr qu’on serait encore capable aujourd’hui de connecter un Macintosh sous Système 7.5 à Internet, en imaginant que des fournisseurs d’accès soient encore compatibles avec les modems 56k… Non, décidément, c’était pas mieux avant…

Macintosh Performa 5430, 5440 et 5280 Brochure Apple Japon

Des Performas exotiques

Au Pays du Soleil Levant, on ne fait rien comme les autres. Ainsi, là-bas, Apple avait confié la commercialisation de ses ordinateurs à Canon, et avait créé ses propres brochures comme celle du Macintosh IIcx.

Mieux, la filiale japonaise d’Apple avait décliné à sa sauce la numérotation des modèles de la gamme Performa. Pas de barre oblique et de fréquence de processeur là-bas : chaque modèle disposait de son propre numéro. Ainsi, notre 5400/180 s’appelait chez eux 5440, tandis que son petit frère le 5400/160, s’appelait le 5430.

Macintosh Performa 5430, 5440 et 5280 Brochure Apple Japon

 

Même punition pour les Performa 6400/180 et 6400/200 qui avaient pris le nom de Performa 6410 et 6420. Après tout, vu le bazar dans la numérotation des modèles Apple à l’époque, on n’était plus à ça près…

Macintosh Performa 6410 et 6420 Brochure Apple Japon

Apple Price List November 1982

Un joystick Apple /// sur eBay !

Nous l’avions qualifié d’introuvable dans un précédent article : il y a actuellement sur eBay un modèle de joystick Apple Cursor pour Apple ///, sous la référence A3M0010. Comptez quand même 6000 dollars, et pour ce prix, il n’y a pas la boite…

Apple cursor ///

Au passage, nous en avons profité pour en retrouver une trace très officielle, dans la liste des prix d’Apple de Novembre 1982 d’Apple Grande-Bretagne. À l’époque, il coûtait  26 livres sterling, soit… beaucoup moins cher. Et avec sa boîte.

Apple Price List November 1982

Apple TimeBand Prototype 1990

Le TimeBand, vingt-cinq ans avant l’Apple Watch

Vingt-cinq ans avant de commercialiser son Apple Watch, la marque à la pomme travaillait déjà sur un projet d’appareil à porter au poignet. Évidemment, à l’époque, les technologies ne permettaient pas encore d’intégrer l’écran, la batterie et les commandes dans le format d’une montre, alors ça débordait un peu… Ce projet était mené par Robert Brunner, du groupe de design industriel d’Apple, en décembre 1990. En avance sur son temps, il intégrait déjà une connexion cellulaire pour échanger des messages et tenir à jour l’agenda de l’utilisateur.

Apple TimeBand Prototype 1990

Cette image est extraite  de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, dont nous avons déjà présenté quelques bonnes pages : un prototype de Macintoshquelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !

Goodies Apple Expo

Les goodies d’Apple Expo

Dans les années 90, il était compliqué d’arpenter les allées d’un grand salon comme Apple Expo sans en repartir les bras encombrés de sacs en plastique remplis de goodies, ces objets publicitaires offerts sur les différents stands. Mike, un de nos lecteurs, a partagé cette photographie d’une petite partie de sa collection de souvenirs.

À vous d’y retrouver le badge du Newton, le briquet d’Apple, l’étiquette du Macintosh Portable, le bonbon de Claris MacDraw Pro, l’autocollant de SVM Macintosh, le puzzle Microsoft Works, ou encore le porte-clé de MacVonk, un éditeur très actif aux alentours de 1990 et qui distribuait notamment le fameux logiciel Ragtime.

Goodies Apple Expo

Apple 1992 Ad : Introducing the Macintosh for every member of the family (Performa)

Un performa pour chaque membre de la famille

Voici une sympathique publicité de 1992 pour la gamme Performa, représentée par les Performas 200, 400 et 600, qui étaient encore sagement numérotés à l’époque, ce qui ne durera pas longtemps durant les années 90… Dans cette publicité, le Performa est présenté comme l’ordinateur pour toute la famille : Richard, 6 ans, avec ses programmes artistique et éducatifs ; Lisa, 8 ans, qui utilise ClarisWorks pour ses devoirs d’école ; John, 14 ans,  gagne du temps grâce au correcteur automatique, avant de jouer au simulateur de golf ; Maman l’utilise pour les factures et le journal du boulot ; Papa, qui s’occupe un peu des enfants, se connecte au réseau du boulot pour finir son travail le soir. Quant à Rex, le chien, qui en a marre que personne ne s’occupe de lui, il a trouvé un nouveau moyen d’attirer l’attention !

Apple 1992 Ad : Introducing the Macintosh for every member of the family (Performa)

Signe des temps, Apple était obligée de préciser dans sa publicité où les futurs clients pouvaient trouver la gamme Macintosh : Circuit City, Dayton’s & Hudson’s, Incredible Universe, Lechmere, Office Depot, et quelques autres magasins. Pas d’Apple Store, en ligne ou en dur, en 1992 !

Apple Expo 1985 hôtesse

Une vidéo de l’Apple Expo 1985

Puisque la publicité d’hier portait sur l’Apple Expo 1985, en voici une vidéo méconnue, tournée par un employé d’Apple de l’époque qui nous a autorisés à la rediffuser. Il s’agit d’un véritable reportage de près de 25 minutes, qui vous fera découvrir l’ambiance de l’exposition, l’accueil des hôtesses, les conférences et les produits présentés aux 32.500 visiteurs.

On y voit une discussion en direct entre plusieurs utilisateurs de Macintosh dans le monde entier (à 5 minutes), puis Catherine, la gagnante du concours qui repart avec son Apple IIc (à 7 mn 30), le DG d’Apple France (à 9 minutes), puis Kriss, l’animatrice de France Inter (à 14 minutes), Steve Jobs (à 15 minutes) et une petite brochette de stars de l’époque. Sans oublier des danseuses, un mangeur de pommes, des chemises à carreaux, des lasers, des jets d’eau, et des bonnes musiques électroniques d’avant la French Touch !

Apple Expo 1985 hôtesse

Merci Sylvain !

Toutes les marques déposées d’Apple

Sur son site web, Apple propose une liste (non exhaustive) de ses marques déposées. Cette longue page est à elle toute seule une machine à voyager dans le temps. Songez ainsi que Apple CarPlay voisine avec Apple Cinema Display, tandis que l’Apple TV succède à AppleTalk. On y trouve aussi l’interface utilisateur Aqua, la technologie de réseau Bonjour, les polices d’écriture Monaco, Charcoal et Chicago, la marque Claris (devenue entre-temps FileMaker, avant de se rebaptiser à nouveau Claris cet été)… On y croise aussi Final Cut Pro et DVD Studio Pro, HyperCard à côté du HomePod, l’ImageWriter juste en-dessous de l’iMac Pro, puis l’iPad, l’iPod, l’iPhone et iPhoto… Le Mac Pro y côtoie MacTCP (une vieille technologie pour se connecter à internet), tandis que le Newton précède de peu Night Shift. PowerBook (tout attaché), Power Mac (en deux mots), QuickTime, QuickDraw, Think Different, Velocity Engine, ou encore le Xserve, ils sont tous au rendez-vous. On dirait la table des matières de ce blog !

Nous avons comparé cette liste à celle qu’Apple présentait au début des années 2000. Bien sûr, il y a les nouvelles marques, mais certaines plus anciennes ont été écartées, car jugées moins importantes qu’il y a vingt ans (ce qui ne signifie pas pour autant qu’Apple n’ait pas conservé leurs droits). Ainsi, exit l’Apple IIGS et son système GS/OS, AppleFax, A/UX (l’Unix d’Apple), Cyberdog (un navigateur web), eMate (un cousin du Newton), Macintosh Centris, Macintosh Duo et Macintosh Quadra, Pippin, ProDOS (le système des Apple II), ResEdit… À l’époque, on trouvait même « Moof» et le logo Dogcow parmi les marques déposées mises en avant !

Le site a également conservé la page des marques déposées de NeXT, mais elles sont moins nombreuses. On y retrouve NeXT et NextStep, mais aussi OpenStep et ses variantes. Peu de marques, donc, malgré l’héritage incontournable de la marque, présent jusque dans le langage de programmation de mac OS et iOS, dont les objets, les classes et les fonctions commencent par les deux lettres « NS », comme NextStep.

Kit de mise à jour APple IIe enhancement kit, french

Le kit de mise à jour Apple IIe enhanced

Dans la collection de l’Aventure Apple, nous avons quelques belles pièces dans leur carton d’origine. Aujourd’hui, nous vous présentons le kit de mise à jour pour l’Apple IIe Enhanced, ou Apple IIe amélioré, datant de mars 1985. Il s’agissait d’une petite boîte contenant quelques puces électroniques chargées de rendre cet ordinateur de janvier 1983 compatible avec les logiciels conçus pour l’Apple IIc, sorti en janvier 1984.

Apple IIe enhanced kit box

Ces puces étaient au nombre de quatre :
– une ROM  342-0265 chargée de générer les caractères affichés à l’écran, dont la nouvelle version gérait notamment les icônes graphiques et les éléments permettant de composer des fenêtres et des menus déroulants ;
– deux ROM 342-0304 et 342-0303 gérant l’affichage à l’écran, pour améliorer les graphiques et accélérer leur affichage ;
– et le processeur 65C02 (référence 338-6503) remplaçant le 6502 (référence 370-6502) : toujours à 1 Mhz, il n’était pas plus rapide que son prédécesseur, mais offrait quelques améliorations permettant d’accélérer l’exécution des logiciels, et de gérer plusieurs tâches en parallèle, rendant par exemple possible l’impression d’un document pendant qu’un autre était affiché à l’écran.

Apple IIe enhanced kit pictorial characters
Les nouveaux caractères inclus dans la ROM.

Pour disposer de l’équivalent de l’Apple IIe enhanced commercialisé par Apple, il fallait encore ajouter 64 ko de mémoire vive, qui n’étaient pas inclus dans le kit.

L’utilisateur pouvait également coller sur son clavier un autocollant portant la mention « enhanced » pour distinguer les machines mises à jour. A défaut, il suffisait de regarder l’écran au démarrage : après la mise à jour, l’écran affichait « Apple //e » et non plus « Apple ][ » comme son prédécesseur.  Le nouvel Apple II avait au passage bénéficié d’une mise  jour de son Basic Applesoft, gérant maintenant les 80 colonnes de caractères ainsi que les programmes écrits en minuscules. Il devenait aussi capable de démarrer depuis un disque dur ProFile.

Apple IIe enhanced kit box chips user's guide
Dans notre collection, le kit a conservé les anciennes puces !

Quelques petits soucis pouvaient apparaître à cause de cette mise à jour. Par exemple, les caractères surlignés à l’écran (en noir sur fond blanc) avaient été remplacés dans la ROM par les nouveaux pictogrammes : les logiciels faisant appel à ce type d’affichage devenaient donc illisibles… D’autres logiciels, qui se permettaient d’utiliser des instructions du processeur ou des secteurs de la ROM non documentés par Apple, se heurtaient aux modifications apportées dans les puces et pouvaient donc ne plus fonctionner.

À l’époque, certains utilisateurs avaient également profité de ce kit de mise à jour pour transformer leur clone d’Apple II en véritable Apple IIe enhanced et se débarrasser ainsi des éventuelles approximations des ROM contenues dans leur machine, auxquelles Apple faisait la chasse. L’installation des puces était officiellement réservée aux véritables Apple IIe, et devait être effectuée par un revendeur Apple, mais elle était d’une grande simplicité et rien n’interdisait d’acheter le kit sans confier sa machine à l’un de ces revendeurs agréés.

— On me signale dans l’oreillette qu’un kit de mise à jour, en version française qui plus est, est disponible ces jours-ci sur eBay (merci Pierre), les enchères débutent à 79,90 euros.

Kit de mise à jour APple IIe enhancement kit, french
Image : eBay

Apple 1996 Ad : Power Mac 7200 8200 7600 8500 9500

Publicité : la famille Power Macintosh de 1996

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la version américaine d’une publicité de 1996, que nous vous avions présentée l’année dernière. La nouvelle gamme PowerMacintosh de 1996, qui était donc en version originale « la nouvelle famille de Power Macintosh », qui travaille aussi vite que vous pensez. Pour le reste, les deux publicités étaient très similaires. La version américaine était plus précise sur les modèles de Power Mac disponibles, du 7200/90 au 9500/150, mais elle ne proposait pas de se connecter au 3615 Apple, forcément !

Remarquez tout de même que les graphistes avaient « retourné » le Power Macintosh 8200 présent à l’arrière plan, pour mieux équilibrer le visuel. On le voit aisément à la tour (dont la bande verticale est passée à gauche) mais aussi au clavier, dont le pavé numérique a subi le même sort…

Apple 1996 Ad : Power Mac 7200 8200 7600 8500 9500

Bon anniversaire Think Different!

Le 27 septembre 1997, le spot publicitaire « Think Different » était diffusé pour la toute première fois à la télévision. Pour l’anecdote, on se souviendra qu’il précédait la première diffusion télévisée de Toy Story, des studios Pixar menés par… Steve Jobs. Ce spot de l’agence Chiat\Day rassemblait des personnalités qui ont marqué l’histoire par les révolutions qu’ils ont initiées dans le domaine de l’art, de la science ou de la politique :  Albert Einstein, Martin Luther King, Thomas Edison, Mahatma Gandhi, Alfred Hitchcock, Pablo Picasso…

Si vous avez un quart d’heure à tuer devant vous, la vidéo suivante vaut le détour. Il s’agit de la présentation de cette campagne, par un Steve Jobs en grande forme… et en bermuda ! [edit : la vidéo d’origine a été supprimée par son auteur, en voici une plus courte et d’une qualité inférieure]

Les habitués du blog de l’Aventure Apple se souviendront qu’en mai dernier, nous revenions sur la véritable paternité du slogan « Think Different » : dès 1993, Pepsi Cola France l’avait décliné pour une série de spots télévisés.

Apple Daisy Wheel

Les marguerites d’Apple

Avant l’invention des imprimantes à laser, comme la LaserWriter commercialisée par Apple en 1985, la seule façon d’imprimer du texte avec une bonne qualité était d’utiliser une imprimante à marguerite (daisy wheel printer en anglais). C’était un outil dérivé de la machine à écrire traditionnelle, reposant sur le même principe : des caractères en relief appuyant un ruban encré sur une feuille de papier. Les différents caractères étaient répartis autour d’une roue, qui tournait pour aligner la bonne lettre face au marteau chargé de la frapper contre le papier.

Apple Daisy Wheel

Apple a commercialisé une telle imprimante en 1983 sous le nom de « Apple Daisy Wheel Printer », pour son Apple III, son Lisa, mais aussi les Apple II+ et IIe (avec une carte d’interface). Capable de frapper 40 caractères par seconde, elle pouvait aussi reproduire des dessins, en utilisant le caractère « point » comme l’aurait fait une imprimante matricielle. L’opération était beaucoup plus lente, et la résolution ne dépassait pas 120 x 48 ppp…

Apple Daisy Wheel

Les marguerites d’Apple proposaient 130 caractères sur une roue en plastique, là où la plupart des concurrents se contentaient de 96. Seul le caractère « point » était métallique, pour lui permettre de résister à la répétition des frappes lors de l’impression de dessins et de graphismes. La police et la taille des caractères étaient inscrits sur la marguerite : pour changer de police, on changeait la roue !

Apple 1981 ad : Henri Ford

Les inventeurs dans les publicités Apple (2)

Il y a presque deux ans, nous vous avions proposé une série de publicités françaises citant les grands inventeurs de l’histoire : Gutenberg, Léonard de Vinci ou encore Benjamin Franklin. Ce dimanche, ce sont trois grands noms qui complètent le tableau, dans des publicités américaines de 1981 : Thomas Edison et ses 1800 brevets (et vous pouvez être aussi inventif que lui avec Apple) ; Thomas Jefferson, le plus bel esprit de 1776 (et vous prendrez de bien meilleures décisions grâce à Apple) ; et Henry Ford (dont vous règlerez en quelques minutes ce qui lui prenait des mois, toujours grâce à Apple).

Au passage, admirez les reconstitutions historiques, en costumes d’époque, avec un Apple II ajouté dans le décor…

Apple 1981 ad : Thomas Edison

Apple 1981 ad : Thomas Jeferson

Apple 1981 ad : Henri Ford

Black Apple Mices

Deux souris noires

La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.

Black Apple Mices

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Mac OS X)

Souvenir : Reconstruire le bureau

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait reconstruire le bureau des disques et des disquettes ? Pour y parvenir, il fallait appuyer sur les touches Pomme et Option (on dirait aujourd’hui Commande et Alt) au moment d’insérer une disquette, ou juste avant l’apparition du disque dur à l’écran à la fin du démarrage.

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Système 6)

Cette méthode permettait au système de redéfinir les liens entre les fichiers et leurs applications, enregistrés dans deux fichiers invisibles à la racine de chaque disque : Desktop DB et Desktop DF. La reconstruction du bureau était l’un des réflexes les plus élémentaires face à un Mac présentant des troubles du comportement, comme le refus d’ouvrir un fichier au prétexte que « l’application qui l’a créé est introuvable ».

Au passage, vous vous souviendrez peut-être que jusqu’au système 7.5.2, la reconstruction du bureau provoquait la disparition des commentaires de la fenêtre « Lire les informations » de chaque fichier.

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh MacOS 8)

Lors du passage à Mac OS X, durant les quelques années où ce nouveau système a cohabité avec l’ancien, rebaptisé Classic, il était possible de reconstruire le bureau du disque de démarrage sans toucher au clavier : un bouton spécialement dédié à cette tâche se trouvait dans les Préférences Système « Classic » (panneau des options avancées).

Reconstruire le bureau d'un disque (Macintosh Mac OS X)

Les petits stickers des logiciels Apple

Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.

Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…

MacProject sealed box

Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.

Apple MacDraw Sealed Box

Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.

Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.

HyperCard Happy Mac logo

Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.

En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.

Activision Heretic II

Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.

Apple 2006 MacBooks ad : the world's newest power couple

Publicité : les MacBooks

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, c’est aussi « leçon de grammaire » ! Car dans cette double-page de 2006, c’est bien des nouveaux « MacBooks » qu’il est question, avec un beau S contrairement à ce que recommande Apple elle-même ! Comme la publicité présente ce duo de portables comme le nouveau couple au pouvoir, on pourrait penser à clin d’œil au pluriel des noms de famille en anglais, à la manière des Jacksons ou des Smiths. Mais non ! Car même dans le communiqué de presse de l’époque, les MacBooks s’écrivent bien avec un S ! On y perd notre latin…

Apple 2006 MacBooks ad : the world's newest power couple

Apple II Applesoft programming tutorial

Un programme Basic peint sur le manuel Apple II

Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.

Apple II Applesoft programming tutorial

Apple II Applesoft programming tutorial

Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.

LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130

Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :

Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.

Badges Apple Expo

Les badges d’Apple Expo et de MacOS

Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.

MacOS Badge

Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».

Badges Apple Expo

Vous méritez une promotion

Aujourd’hui, nous vous présentons un bon de réduction valable jusqu’à Noël 1982 dans le réseau de revendeurs Apple en Grande-Bretagne. Pour une fois, nous avons affaire à un jeu de mot qui marche aussi bien en anglais qu’en français : You deserve a promotion / Vous méritez une promotion. Ce n’est pas toujours aussi simple de traduire un jeu de mot… On remarque par ailleurs sur la première page la montgolfière Apple et la Porsche 935 des 24H du Mans 1980.

Apple : you deserve a promotion

Au verso, l’utilisateur découvrait ses trois bons de réduction : 200 livres pour un Apple II accompagné du lecteur de disquettes Disk II ; 50 livres pour l’achat d’un second lecteur de disquettes ; et autant pour un pack composé d’Apple Writer II, de Business Graphics II et de la carte Apple Langage Card qui offrait 16 Ko de mémoire vive, une ROM améliorée et un BASIC amélioré.

Apple : you deserve a promotion

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 avantages du Macintosh (3)

Après les épisodes 1 et 2, voici une nouvelle série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.

Dans ce document comparant le Macintosh aux « compatibles-PC équipés de Windows », Apple cherchait parfois la petite bête, comme dans cette comparaison des étapes à suivre pour renommer un fichier. Apple oublie de préciser qu’il fallait aussi cliquer une première fois sur le fichier, attendre que le nom soit sélectionné, puis le dé-selectionner avant de re-sélectionner la lettre à changer… Une manière de faire tellement déroutante que même Mac OS a fini par disposer d’un menu « Renommer »…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Un autre aspect du système qui était plutôt sympa chez Apple était sa capacité à ne pas exiger d’extension au bout des noms de fichiers. Chaque fichier se souvenait de son type et de l’application l’ayant créé (au moyen d’un code créateur qu’il était possible — mais compliqué — de modifier). Apple a finalement renoncé à ce fonctionnement lors du passage à Mac OS X, et les extensions sont maintenant monnaie courante.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Après ces comparaisons logicielles, venait le moment de comparer les logithèques respectives du Mac et de Windows. Croyez-le ou non, à l’époque, il y avait plus de programmes pour le Mac ! On imagine que le calcul ne prenait pas en compte les applications pour DOS, bien plus nombreuses…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Tout cela, sans même parler de l’incohérence des applications Windows, qui utilisaient des raccourcis-claviers différents…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Allez, la suite demain !
[tous les épisodes :  12, 34, et 5]

Word 2001 texte

Une astuce pour Word 2001

On a déjà parlé d’Office 98 dans nos colonnes. Voici maintenant une astuce pour Word 2001, son successeur. Double-cliquez n’importe où sur une page de texte ce logiciel. Comme par magie, le logiciel ajoute des retours à la ligne, des tabulations ou des justifications, pour que vous puissiez entrer du texte exactement là où vous le souhaitez !

Word 2001 texte

Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.

Publicité Apple Quadra 900 de 1992

La pub du dimanche – Quadra 900

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1992 pour le Quadra 900. Création graphique, illustration, retouche d’image et mise en page, tout est possible sur cette machine apparue en octobre 1991. Pour 7200$, Apple proposait une bête de course, dont la mémoire vive de 4 Mo était extensible, excusez du peu, à 256 Mo, du jamais vu à l’époque. Largement de quoi faire tourner ArtMixer, FreeHand, PhotoShop et QuarkXPress, les logiciels révolutionnaires mis à l’honneur par cette réclame.

La série Macintosh Quadra doit son nom au processeur 68040 (ici à 25 Mhz), qui succédait au 68000 (du Macintosh original en 1984), au 68020 (du Macintosh II en 1987) et au 68030 (du Macintosh IIx en 1988).

Publicité Apple Quadra 900 de 1992

PowerBook 100 user manual, battery life

Une batterie bien entretenue dure un an

Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :

PowerBook 100 user manual, battery life

Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !

Publicité : Apprendre, créer, communiquer, oser

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Publicité – Performa et les questions des enfants

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ?

WildCard pour Apple II

Une WildCard sur eBay

Si vous êtes un fidèle de l’Aventure Apple, vous vous souvenez sans doute de notre article sur WILD, le code-créateur d’HyperCard, un code hérité du premier projet mené par Bill Atkinson. À l’époque, le futur HyperCard se nommait WildCard, Joker en anglais. Mais Apple était en conflit avec Central Point Software, créateur d’un clone illégal d’Apple II. Central Point Software était également le créateur d’une carte permettant de contourner les protections anti-copie des logiciels pour Apple II, qui s’appelait justement WildCard. Apple ne voulait pas risquer d’être poursuivie à son tour pour l’usage d’un nom déjà déposé.

WildCard pour Apple II

Il se trouve qu’une carte WildCard 2 est en vente actuellement sur eBay. Cette vente qui se terminera dès demain a déjà attiré quelques personnes intéressées, d’autant plus que le produit se trouve dans son carton d’origine, avec son manuel et sa disquette. La carte n’a cependant pas été testée avant la vente.

WildCard pour Apple II

Cette version 2 (anciennement dénommée Alaska Card, et concurrent de la première WildCard développée par East Side Software) coûtait 139,95 dollars. Central Point Software était un spécialiste de ce type de produits. Il disposait à son catalogue du logiciel Copy II Plus (fourni avec un manuel permettant de contourner les protections créer une copie de sauvegarde de plus de 300 manuel) et de son équivalent pour IBM, le Copy II PC. L’intérêt de la WildCard par rapport aux solutions logicielles était d’être toujours opérationnelle. Un bouton-poussoir déclenchait la copie du logiciel, tout simplement. Bien évidemment, l’éditeur précisait qu’il ne s’agissait que de permettre la réalisation d’une copie de sauvegarde d’un logiciel légalement détenu…

Copy II IBM, WildCard, Copy II Plus, Center Point Software

Lentille macro Apple QuickTake

17 février : bon anniversaire le QuickTake 100 !

Il y a 27 ans, le 17 février 1994, Apple présentait son premier appareil photo numérique, le fameux QuickTake 100. C’était à l’occasion de la MacWorld Expo de Tokyo, dans le pays de Nikon et Canon — et le journaliste de MacUser mettait en garde les fabricants d’appareils photos, promettant une nouvelle ère, celle de la photographie numérique. À 750 dollars (5000 francs français), l’appareil de 0,3 mégapixels n’a pas trouvé son public, mais il a ouvert la voie à la démocratisation de la photo numérique, qui a balayé la photographie argentique — et qui, pleinement intégrée dans le moindre téléphone portable, met aujourd’hui en difficulté les grands noms de l’optique.

Apple QuickTake

Si vous n’avez pas encore pris votre abonnement sur le club iGen, c’est le moment d’y penser : nous avons justement échangé quelques mots avec le designer de ce premier QuickTake, Marc van de Loo, qui a partagé ses souvenirs avec nous. Ce sera pour vous l’occasion de découvrir le QuickTake 1000, projet avorté de successeur à la gamme originale.

Mais tant que vous êtes sur l’Aventure Apple, nous vous rappelons que nous vous avions déjà présenté des publicités pour cet appareil ici et , et en voici deux nouvelles pour fêter cet anniversaire ! Vous remarquerez que ces deux publicités mettent en scène un QuickTake 100 connecté à un PC : le QuickTake était l’un des rares périphériques Apple commercialisé dès l’origine en deux versions séparées, pour Mac ou pour Windows.

Apple QuickTake ad 1994

Apple QuickTake ad 1994

Apple III (ou Apple ///)

Bon anniversaire l’Apple III et son écran

Il y a tout juste 29 ans, le premier septembre 1980, Apple présentait son Apple III, dans lequel elle plaçait de grands espoirs. C’était l’aboutissement du projet Sara, mené en parallèle des projets Lisa et Annie (qui deviendra Macintosh). Nous lui consacrons une belle page sur l’Aventure Apple, c’est le moment de la visiter !

Apple III (ou Apple ///)

Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Des cartes-mères et de la lumière

Quand on démonte, bricole et nettoie de vieux Macs, on finit par avoir des idées étranges. Par exemple, photographier une carte-mère en l’éclairant par en-dessous. Voici ce que ça donne avec la carte-mère du premier Macintosh.

Apple Macintosh Motherboard Backlight

De plus près, voici un exemple réalisé  avec une carte-mère plus récente. On remarque les pistes de cuivre, qui rejoignent les pattes des composants au centre de chaque pastille. Joli, non ?

Apple Motherboard Backlight

En voici encore deux exemples, réalisés avec la carte-mère d’un PowerMacintosh 6400. On la retire aisément, puisqu’elle est positionnée sur un tiroir qui s’extrait de la tour.

Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"

Des projets de design pour l’ADB Mouse II

Après l’article de samedi sur le prototype de Macintosh de 1982, voici un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group. Il s’agit d’une série de prototypes pour la future Apple Desktop Bus Mouse II, la souris qui accompagnera les Macs de 1993 à 1998. À l’époque de cette photographie, en octobre 1991, plusieurs designers du groupe de dessin industriel d’Apple recherchaient la forme optimale : Susanne Pierce (les modèles du haut), Tim Parsey (en bas à droite et à gauche) et Daniele De Iuliss (en bas au centre).

Prototypes pour l'Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

A priori, c’est Susanne Pierce qui a gagné le concours !

Apple ADB Mouse II "Topolino"
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group

À l’intérieur de l’Apple IIe (en vidéo)

Sur l’Aventure Apple, nous aimons bien retrouver de vieilles vidéos : nous avons déjà parlé de cette visite de l’Apple Expo 1985, de cette présentation de la PAO sur Macintosh vers 1990, ou de ce reportage de 1996 sur la console Pippin. Aujourd’hui, nous exhumons une vidéo, possiblement tournée en 1984, mettant en scène deux petits personnages, un journaliste (Stewart Cheifet) et un ingénieur d’Apple, qui vérifie que tout se passe bien dans un Apple IIe « puisqu’un utilisateur va bientôt allumer la machine ». On découvre « en vrai » le processeur, les ROM avec le langage Basic, la mémoire vive, et les échanges avec la carte qui contrôle le lecteur de disquettes…

https://www.youtube.com/watch?v=XORU20p9QWc

Pas d’inquiétude à avoir pour nos deux humains rétrécis : c’est juste du 12 volts ! Cette séquence est extraite de l’émission « Computer Chronicles », une émission américaine diffusée sur PBS de 1983 à 2002.

Les réactions à la vidéo sur YouTube valent autant le détour que la vidéo elle-même. Certains lecteurs se souviennent que les Apple IIe étaient vraiment aussi grands que ça, alors que les ordinateurs tiennent maintenant dans une poche. D’autres se demandent s’il y avait une salle de bain dans l’Apple IIe, ou s’il existait un programme permettant de précipiter les micro-humains à travers le ventilateur…

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Publicité : un arbre de Noël

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

QuickTake 1000 prototype

Les dessous du QuickTake 1000

Connaissez-vous le QuickTake 1000 ? Si ce n’est pas le cas, foncez lire l’entretien que Marc van de Loo nous a accordé pour MacGénération. Vous y découvrirez l’envers du décor, raconté par un membre de l’équipe Apple Industrial Design Group, qui planchait sur les créations d’Apple au milieu des années 90. Et justement, voici un QuickTake 1000 à l’envers, un cliché partagé par Douglas Stanley, un autre membre de l’équipe.

QuickTake 1000 prototype

On remarquera quelques spécificités de ce QuickTake 1000 par rapport aux QuickTake 100 et 150 : un format plus large et un système de fermeture des objectifs moins proéminent, mais toujours directement lié à l’allumage de l’appareil.

Apple PowerBook 3400 240 Mhz french Ad

New Macintosh, avant Think Different

Durant quelques mois de 1997, Apple France organisa sa communication autour du leitmotiv « New Macintosh ». C’était pour la marque l’occasion de mettre en valeur le design et la philosophie de ses produits de l’époque : le Spartacus, l’eMate, le Newton, ou encore l’excellent PowerBook 3400 propulsé par un processeur à 240 Mhz.

New Macintosh était l’équivalent français (si l’on ose dire…) de la campagne « Only Apple »  aux États-Unis : Apple avait donc traduit le titre, mais en anglais… Si on se souvient que New Macintosh succédait lui-même à Give your Dreams a chance, on peut dire qu’on était vraiment dans la grande époque de la francophonie chez Apple…

Le PowerBook 3400 fut d’ailleurs l’une des seules machines à avoir survécu au grand ménage effectué par Steve Jobs à son retour, avant le lancement de la campagne « Think Different » (décidément…) le 27 septembre 1997 (date de la première diffusion du spot télévisé conçu par l’agence Chiat/Day). On retrouve donc ce PowerBook dans des publicités de plusieurs époques successives : le voici en mode « Give your dreams a chance » puis « New Macintosh ».

Apple PowerBook 3400 240 Mhz french Ad

Apple PowerBook 3400 240 Mhz french Ad

Apple Macintosh Quadra 1992 Apple Ad

Publicité : le pouvoir de lancer une révolution

Le dimanche, c’est publicité (en anglais) ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1992 présentant «un ordinateur avec la puissance de de lancer une révolution », le Macintosh Quadra ! Un ordinateur de rêve, plus puissant que les PC 486 d’IBM, Compaq et Dell, capable de produire animations, rendus 3D, design et travail d’analyse. Un ordinateur avec un stockage immense d’un gigaoctet, et une mémoire gargantuesque de 64 Mo. Des capacités de travail en réseau (par exemple pour partager le temps de calcul sous RenderPro ou BackBurner entre plusieurs machines), le support de la vidéo accélérée, et pourquoi pas un lecteur de CD. Capable de lancer toutes les applications, mais pas hors de prix. Facile à installer et d’un apprentissage aisé. Ce n’est pas une fiction : c’est Macintosh Quadra, modèles 700 et 950, les plus puissants des ordinateurs personnels avec leur processeur Motorola 68040, idéal pour AutoCAD, MicroStation Mac, MacBRAVO! et VersaCAD. *The power to be your best*, qu’on vous dit !

Apple Macintosh Quadra 1992 Apple Ad

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacPaint

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (5)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilité et MacWrite, voici MacPaint. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacPaint

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacPaint

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Manuel de l'Apple IIc page 105 : est-il mauvais pour les yeux de regarder l'écran trop longtemps ?

L’Apple IIc et l’iPad Pro, même migraine

On l’a lu sur MacGénération lors de la sortie de l’iPad Pro en juin 2017 : son écran file la nausée. En cause : le taux de rafraîchissement de 120 Hz lié à la technologie ProMotion, le double des écrans classiques. On appelle cela la « cinétose » (ou mal des transports), liée à l’écart entre les mouvements que perçoivent nos yeux et ceux que ressentent nos oreilles internes. D’ailleurs ce fil de discussion du forum d’Apple, qui débute en 2010, rappelle que certains utilisateurs n’avaient pas attendu les 120 Hz de l’écran de l’iPad Pro pour se sentir mal face à leur écran.

Trente ans plus tôt, en 1984, Apple avait analysé autrement les maux de tête et les fatigues visuelles qui apparaissent après avoir regardé l’écran un peu trop longtemps. Voici l’explication et le remède donnés par Apple à l’époque, page 105 du Guide de l’Apple IIc : « On pense généralement que ces symptômes sont causés par le fait de rester assis trop longtemps dans la même position plutôt que par l’affichage lui-même. De toute façon, il est préférable de faire des pauses fréquentes afin de reposer vos yeux et de dégourdir vos jambes ».

Manuel de l'Apple IIc page 105 : est-il mauvais pour les yeux de regarder l'écran trop longtemps ?

Publicité Apple : LaserWriter LS

Publicité : la LaserWriter et l’applaudimètre

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1991 pour la LaserWriter LS, l’imprimante laser disponible à seulement 7900 francs HT soit 9369 francs TTC (la TVA était à l’époque encore à 18,6%). Une publicité d’une banalité affligeante : vous pouvez remplacer « la nouvelle imprimante » par n’importe quel produit, annoncer son prix, et conclure « en général, à ce moment-là, les gens se lèvent et applaudissent ». Une voiture à 100.000 francs, une télévision à 500 euros, ou même un sombrero à 200 pesos, tout marche ! Quand en plus on voit que CLM/BBDO citait la Révolution Française et l’abolition des privilèges pour vendre une imprimante à deux smics, on comprend que cette réclame n’ait pas marqué l’histoire…

Publicité Apple : LaserWriter LS

HyperCard en français

La naissance d’HyperCard

Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.

HyperCard en français

Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?

Bill Atkinson en 2017

Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !

Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.

Bill Atkinson en 1987

On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !

Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !

Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)

Drogues Info Service

Apple Workgroup Server 95

Publicité : Le Workgroup Server 95

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.

Apple Workgroup Server 95

iBook 2001 dit "Dual-USB", apple logo

Bon anniversaire l’iBook blanc !

Le 1er mai 2001, Apple présentait son tout nouvel iBook. Après deux ans de bons et loyaux services, l’iBook coloré et rondouillard laissait la place à un modèle simple et sobre, mais aussi moitié plus compact et 30 % plus léger (2.2 kg contre 3 auparavant). Apple en profitait pour lui ajouter un deuxième port USB (on parle ainsi souvent d’iBook dual-USB pour le désigner) et pour améliorer la définition de son écran (1024 x 768 au lieu de 800 x 600, toujours sur un écran 12.1 pouces).

iBook 2001 dit "Dual-USB", inside out
Sous l’iBook blanc, la coque en polycarbonate offre une légère transparence

iBook 2001 dit "Dual-USB", power button
L’intérieur de l’iBook blanc n’est pas si blanc, justement : il tire légèrement sur un gris métallisé du plus bel effet

iBook 2001 dit "Dual-USB", apple logo
Derrière l’écran, la grande pomme blanche joue avec la profondeur et les transparences

Ce design général sera adapté pour accueillir un modèle 14 pouces en 2002, puis maintenu lors du passage au processeur PowerPC G4 en 2003, processeur qui animera la gamme jusqu’à sa disparition en 2006, lors du lancement du MacBook.

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Why Macintosh ? Which Macintosh ?

Aujourd’hui, on remonte le temps avec cette brochure de 1991 qui répond à deux questions fondamentales : Pourquoi Macintosh, et Quel Macintosh ? On y retrouve les principaux arguments de la marque à l’époque : les utilisateurs qui utilisent un Macintosh sont heureux, ils sont productifs, leur ordinateur est simple à utiliser, avec de nombreuses applications disponibles, une mise en réseau simplifiée, et la compatibilité avec les disquettes DOS et OS/2.

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Au verso, Apple présentait sa gamme : les petits Classic et Classic II ; le LC et le Macintosh IIsi pour profiter de la couleur et d’un écran au choix ; et la gamme PowerBook pour la mobilité (il s’agissait des tout premiers PowerBook 100, 140 et 170). Du côté des périphériques, on retrouvait l’ImageWriter II, l’imprimante jet d’encre StyleWriter, et les imprimantes LaserWriter LS, NT, IIf et IIg. Sans oublier le scanner Apple OneScanner.

Why Macintosh ? Which Macintosh ? 1991 Apple brochure

Brochure eWorld Apple France 1995

À la découverte d’eWorld avec Apple France

Tiens, nous n’avions pas encore eu l’occasion de parler d’eWorld dans les colonnes de ce blog. Il s’agit pourtant d’un beau flop de la marque, lancé en juin 1994 et abandonné moins de deux ans plus tard. Voici une brochure de présentation éditée par Apple France en 1995.

Brochure eWorld Apple France 1995

eWorld était l’outil proposé par Apple pour accéder aux « autoroutes de l’information », comme on disait encore à l’époque. Il offrait bien entendu un accès direct au Web, mais également un logiciel de mails, une boutique en ligne, et des informations triées et ordonnées par l’équipe éditoriale de la marque.

Brochure eWorld Apple France 1995

On pouvait aussi y télécharger des mises à jour pour le système et les logiciels du Macintosh, clavarder avec d’autres utilisateurs ou poser une question au support technique.

Brochure eWorld Apple France 1995

Au cours de la procédure de connexion, il fallait indiquer non seulement votre pays, mais également la ville du serveur le plus proche de chez vous, en tenant compte de la vitesse supportée par celui-ci. Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et Paris étaient proposés d’après la brochure. Les numéros d’appels de ces serveurs ont depuis été réattribués à des particuliers…

Brochure eWorld Apple France 1995

Il est amusant de constater qu’Apple n’a jamais lâché le site www.eworld.com, qui renvoie directement sur la page d’accueil du site apple.com : un whois sur ce site nous informe qu’il a été ouvert le 3 janvier 1994.

Apple super-radin

Apple nous a habitués depuis longtemps à ses petites mesquineries. La télécommande de l’iMac qui devient une option, les versions colorées ou noires plus chères que la version blanche, la rallonge de l’adaptateur secteur qui disparaît de la boîte des MacBook Pro, le modèle 32 Go de l’iPhone remplacé par un modèle 16 Go au catalogue…

Mais que penser alors de ce PowerBook 190 de 1995 : il s’agissait certes de l’entrée de gamme, sorte de PowerBook 5300 privé de processeur PowerPC, mais pour plus de 1600 dollars tout de même, Apple s’était abaissée à ne proposer le port infrarouge qu’en option. La version de base était donc livrée avec quelque chose qui ressemblait à un port infrarouge, mais qui n’en était pas un…

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Through the Looking Glass, le jeu d’Apple

On dit souvent qu’Apple n’a pas publié beaucoup de jeux, et c’est vrai. Si l’on excepte les accessoires tels que le Puzzle du système 7 ou quelques jeux pour Apple II, il n’y a guère eu qu’un seul vrai jeu publié par la marque à la pomme : Through the Looking Glass (en français, De l’autre côté du miroir), commercialisé en 1984, pour accompagner la sortie du Macintosh et démontrer ses capacités graphiques. Comme son nom le laisse deviner, ce jeu était inspiré de l’univers imaginé par Lewis Carroll dans son roman Alice au Pays des Merveilles.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Fait plutôt inhabituel, l’auteur du jeu était crédité sur la boîte du jeu et sur la disquette elle-même : Steve Capps, membre des équipes Lisa et Macintosh. Il avait commencé à travailler sur ce jeu en 1981, lors du développement du Lisa, avant de le porter sur Macintosh, puis d’y apporter des améliorations, à la demande de l’équipe. Steve Capps rejoindra d’ailleurs l’équipe Macintosh à la demande pressante de Steve Jobs, après la sortie du Lisa en janvier 1983. Il y travaillera notamment sur le Finder et ResEdit.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

La boîte du jeu est en elle-même une curiosité. C’est un livre, tout à fait réaliste, avec une couverture en tissu et des pièces contrastées. À l’intérieur, on trouve une présentation du jeu, et la disquette insérée dans un logement découpé dans l’épaisseur des « pages ». Sur cette disquette, se trouvent également deux autres logiciels de Steve Capps : « Clock », une horloge numérique en plein écran, et  « Amazing », un générateur de labyrinthes à résoudre du bout de la souris.

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Quant au jeu lui-même, il s’agit d’une sorte de jeu d’arcade sur un plateau d’échecs. Vous êtes Alice, et vous vous déplacez comme la pièce que vous choisissez en début de partie (du simple Pion jusqu’à la Reine). Dans tous les cas, vous apparaissez à l’écran sous la forme du personnage d’Alice. Vous cliquez sur une case pour vous y rendre, selon les possibilités de la pièce dans le jeu d’échecs. Si un personnage de l’ordinateur s’y trouve, vous capturez cette pièce : le but est évidemment de capturer toutes les pièces de l’ordinateur. Mais voilà : l’ordinateur déplace lui-aussi ses pièces ! Si Alice se trouve sur une case quand l’ordinateur y pose une pièce, votre score est amputé ! Dans le même temps, des cases du damier disparaissent, laissant à leur place un trou béant : gare aux pièces qui s’y trouveraient !

Apple 1984 Macintosh Alice Through the Looking Glass

Comme tout cela est un peu théorique, voici une vidéo dégotée sur YouTube, qui vous permettra de comprendre un peu mieux le fonctionnement de ce jeu. Les deux autres logiciels de Steve Capps y sont également présentés. Le générateur aléatoire de labyrinthes est une application impressionnante : pensez que tout ceci n’est géré qu’avec 128 ko de mémoire vive, par un processeur à 8 Mhz !

Brochure Macintosh Portable

La brochure du Macintosh Portable

Très sympa, cette brochure pour le Macintosh Portable de 1989. Elle était agrafée de sorte à imiter l’ouverture du premier ordinateur portable d’Apple : d’un côté, on découvrait le clavier et l’écran (Ta da !), et de l’autre, on pouvait apercevoir l’emplacement pour la carte d’extension et la batterie.

 

Brochure Macintosh Portable

 

Dans les autres pages, on pouvait lire la prose habituelle de ce type de brochures : le Macintosh Portable y était décrit dans le détail, avec son écran LCD à matrice active, sa compatibilité avec tous les logiciels du Mac, sa batterie capable de tenir le temps d’un vol New-York-Paris (en Concorde ?), son trackball intégré, sa connectivité complète (avec SCSI, ADB, sortie vidéo, prise casque…) et son clavier pleine taille…

Macintosh Portable 1989 pamphlet

Dans un style plus simple, la marque a aussi utilisé le principe de la brochure qui s’ouvre comme l’ordinateur, vingt ans plus tard pour son iBook coloré. On en trouve un exemplaire orange et bleu ces jours-ci sur eBay

iBook booklets

Think Different Campaign - Pepsi Cola - Jimy Hendrix

Think Different, avant Apple

Vous connaissez forcément ce slogan « Think Different » adopté par Apple de 1997 à 2002. Il a accompagné la fameuse publicité « Here’s to the crazy ones » dont voici une version où Steve Jobs assure la voix-off (la version officielle était doublée par l’acteur Richard Dreyfuss) :

Mais suis-je le seul à me souvenir que Pepsi a utilisé ce slogan avant Apple ? On ne trouve aucune trace de cet épisode sur la page dédiée de Wikipedia, en anglais comme en français ! Pourtant, une discussion à ce sujet existe dans les coulisses de Wikipedia, sans résultat pour le moment. Rien non plus dans Google Images. Sur YouTube, on ne trouve qu’une malheureuse vidéo (243 vues au moment de la rédaction de cet article) : un spot publicitaire au sujet de Dick Fosbury, cet athlète qui a révolutionné la technique du saut en hauteur. Et à la fin du spot réalisé en 1993 par CLM/BBDO pour Pepsi Cola France, ce slogan :

Think Different Campaign by Pepsi

En cherchant mieux, on peut trouver cet autre clip, issu de la même campagne, avec Jimy Hendrix, le guitariste qui jouait avec les cheveux, avec les dents, avec le feu, sans les mains, mais était « le meilleur guitariste du monde ». Et là encore, ce slogan :

Think Different Campaign - Pepsi Cola - Jimy Hendrix

Apple PowerBook 150 back (prises / ports)

Bon anniversaire le PowerBook 150

En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.

Apple PowerBook 150

Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.

Apple PowerBook 150 back (prises / ports)

Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.

Alan Kay et le Macintosh

Connaissez-vous Alan Kay ? Américain, né en 1940, doctorant en informatique en 1969, il rejoint le centre de recherches Palo Alto Research Center de Xerox dès 1970. Rapidement, sa vision influence les travaux sur l’informatique personnelle. Il insiste notamment sur la nécessité d’infuser au sein des ordinateurs des métaphores liées au monde réel, comme l’affichage d’un bureau à l’écran. Il milite pour la généralisation des interfaces graphiques et des souris, y compris dans les environnements de programmation, à une époque où l’informatique se réduisait à des écrans et des claviers. Après avoir conçu l’interface du Flex en 1967, puis SmallTalk (environnement utilisant la souris et les fenêtres multiples), il participe à la création de l’ALTO, qui est pour beaucoup le premier ordinateur moderne. Kay développa d’ailleurs sur cette machine un logiciel de dessin capable de reconnaître les caractères dessinés à la souris. C’est également sur l’Alto que des principes tels que le déplacement d’icones ou de texte ont fait leur apparition.

Après un détour chez Atari, il rejoint Apple de 1984 à 1997. Il y continue son œuvre de conceptualisation, pour peser sur le travail des développeurs. « Quand on demande à un enfant de faire un rond, il tourne sur lui-même. Si l’on pose la même question à un adolescent, il s’appliquera à dessiner un rond parfait avec un compas. Quant à un adulte, il donnera simplement la formule du cercle. On retrouve ces trois états d’appréhension du monde avec le Macintosh. La souris est le contact physique, les programmes correspondent à l’intelligence, et les icones au symbolisme » (extrait de L’ordinateur Individuel, numéro 108, novembre 88).

Alan Kay a gardé un grand esprit critique face au développement de l’informatique, lui qui a toujours vu plus haut et plus loin que ses contemporains. « J’aime à dire qu’autrefois, lorsque vous réinventiez la roue, vous pouviez vous faire taper sur les doigts pour ne pas avoir lu. Mais de nos jours les gens réinventent le pneu crevé. Je serais personnellement heureux qu’ils réinventent la roue, parce qu’au moins on avancerait. » (extrait d’une conférence donnée en 2003).

Quelques-unes de ses pensées ont été compilées par son ami et collègue chez Apple Andy Hertzfeld (créateur du Switcher) :
Les développeurs informatiques sont les grand prêtres d’un petit culte ;
Les grandes idées ne peuvent pas être rapetissées ;
Un seul but : faire disparaître l’ordinateur dans notre environnement ;
Travaillez sur les grandes idées, pas sur les bonnes ;
Trouvez la bonne métaphore : tout s’organisera autour d’elle, comme la limaille de fer autour de l’aimant ;
Faites prévaloir le contenu sur la forme, et amusez-vous.

Bon anniversaire l’iPod 3G !

L’iPod 3G, celui avec les quatre boutons lumineux alignés sous l’écran, a été présenté par Steve Jobs le 28 avril 2003. Il fête donc ses 16 ans aujourd’hui, anniversaire qu’il partage avec son nouveau connecteur Dock dont hériteront ensuite l’iPhone et l’iPad. Ses différents modèles, avec 10 à 30 Go de disque dur, étaient vendus entre 299 et 499 dollars à l’époque. Ils étaient compatibles avec MacOS et Windows.

L'iPod 3G, et sa boîte

La brochure espagnole de la Renault Clio Apple

Nous vous avons dit ce matin tout ce que nous savions de la Renault Clio Apple, commercialisée en 1996 en Espagne. Voici maintenant la brochure proposée à l’époque par les concessionnaires de la marque.

Cliquez sur l’image pour naviguer en 3D dans cette brochure !
Nouvelle Renault Clio Apple - JASP - Nuevo Clio Apple

Chacun appréciera les petites touches de branchitude à la mode des années 90 : les petits pointeurs en forme de main, les titres sous forme de simili-adresse web (www.Equipamiento\Clio.Apple\RSi) et les paragraphes qui commencent tous par CLICK…

Apple Publicité 1990 pour le Macintosh LC - Abracadabra !

Publicité – Abracadabra…

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1990 pour le Macintosh LC et son prix de 14 200 francs (hors taxes…), pour un modèle avec 2 Mo de mémoire vive, 40 Mo de disque dur SCSI, et un moniteur 12 pouces. Un prix qui tient un peu de la magie, mais surtout de la haute technologie !

Apple Publicité 1990 pour le Macintosh LC - Abracadabra !

Apple Assistance, pas de tout repos

Connaissez-vous Apple Assistance ? Dans les années 90, c’était ainsi qu’on appelait la ligne téléphonique d’assistance aux utilisateurs de la marque à la pomme. Le service est aujourd’hui inclus dans les offres AppleCare. À l’époque, Apple Assistance était accessible au numéro à huit chiffres 69 29 29 29, gratuitement durant 90 jours puis pour un coût de 600 francs (environ 91 euros) par an. D’après cet article issu d’un magazine Apple News de 1994, les trente techniciens/conseillers composant ce service maîtrisaient « toutes les facettes d’Apple »

Voilà pour la version officielle. L’envers du décor, c’est Guillaume Gete qui le racontait sur son blog en 2017. Lui qui avait rejoint Apple Assistance, délocalisée à Londres, en 1997, se souvient surtout de standard surchargé, de temps d’attente interminables, et de techniciens peu formés. Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une aventure humaine passionnante au sein d’une équipe soudée qui a confirmé sa passion pour le Macintosh.

Apple Assistance, Guillaume Gète à votre écoute !

Et comment parler d’Apple Assistance sans exhumer cet enregistrement d’anthologie ? On y entend une cliente quelque peu exaltée, qui pense que sa ligne téléphonique personnelle a été connectée de force au réseau, contre son gré, en raison du GPS intégré à l’alimentation de son iMac, par le biais des satellites. Encore un coup de « eux ». Les gens du réseau. Les policiers. Et les Américains.

Prototype clavier Macintosh 1984

Un prototype du clavier du premier Macintosh de 1984

En voilà, une trouvaille sympathique repéré sur le site d’enchères RRauction. Ce prototype de clavier reprend la disposition QWERTY standard sans flèches, pavé numérique ni touches de fonction du modèle définitif. Mais il ne dispose pas encore du fameux logo en trèfle de la touche commande, qui est inscrite en toutes lettres !

Par ailleurs, on y trouve un étonnant tiroir coulissant verrouillable sur le côté droit, destiné à ranger les cartes de raccourcis clavier. Conçus durant le développement du Macintosh 128K, très peu d’exemplaires de ce clavier avec tiroir latéral existent, ce qui en fait une pièce de collection particulièrement précieuse qui a été adjugée pour plus de 3000 dollars.

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984