Publicité Apple Performa 5200 : Bienvenue à Wall Street, faites comme chez vous

Publicité : bienvenue à Wall Street

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une troisième réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons déjà diffusé deux : les vestiges d’un temple inca et la baie de Singapour, et nous diffuserons la quatrième dimanche prochain, sur le même thème du village mondial. Nous avons vérifié : pas de trace de Fildane, la compagnie d’assurance de Philippe et Daniel, installée à Nantes.

Publicité Apple Performa 5200 : Bienvenue à Wall Street, faites comme chez vous

Gazette Drouot Apple Enchères

Plein de goodies Apple aux enchères

Ces derniers temps, la maison Drouot a vendu aux enchères plusieurs séries de petits objets publicitaires aux couleurs d’Apple (1, 2, 3, 4). De bien jolies petites choses ! Entre autres, vous pouvez chercher dans les photos suivantes une pochette de CD du réseau Apple Consultants, un marque-page en laiton, un porte-mine « Macintosh for Design », des stylos Newton, des stylos « Learn & Earn Program » (qui formait les revendeurs à mieux vendre les produits Apple et les récompensait par des cadeaux à mesure qu’ils progressaient), des souvenirs du Macintosh, du Macintosh Plus, du Lisa, de l’iMac, de l’Apple IIc, du PowerBook 5300, des MacWorld et AppleFest, du Company Store, de l’Apple Support, du système 7.5, d’HyperCard et At Ease, du Power Macinotsh, de QuickTime, de l’Apple IIe, de Wheels for the Mind, Apple Tutorial, AppleCare, Apple Insider, Apple Service, Test Drive a Macintosh, You, a Mac, the World, mais aussi des lacets de chaussures, des pin’s, des trombones, des lanières, des porte-clés, des autocollants, des cartes de vœux, un cendrier (qui est une « œuvre d’art » plutôt qu’un goodies officiel), un coffret scellé de 20 CD audio de la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson…

Gazette Drouot Apple Enchères

Gazette Drouot Apple Enchères Gazette Drouot Apple Enchères Gazette Drouot Apple Enchères

 

Apple PowerBook 3500c

Des traces du PowerBook 3500c

Dernièrement, nous avons fureté dans le CD qu’Apple avait distribué à ses revendeurs en novembre 1997, sous le nom de Apple Reference, Performance and Learning Expert. Ce CD contenait des démos de logiciels, des fiches techniques, des argumentaires de vente, des images, des films QuickTime… Bref, de quoi mieux connaître Apple et sa gamme.

ARPLE Apple CD provider 1997

Et au milieu de tout cela, nous avons croisé un produit Apple dont le nom a été modifié au dernier moment. De manière tellement précipitée que le nom utilisé durant sa phase de développement n’a même pas été modifié partout dans le CD : le PowerBook 3500c, remplaçant du PowerBook 3400c, et finalement dénommé « PowerBook G3 », tout simplement.

Apple PowerBook 3500c

Et ce n’est pas une erreur isolée : tous les fichiers traitant du nouveau PowerBook G3 ont conservé leur nom d’origine. On trouve même une photo du PowerBook 3500c, avec l’étiquette à ce nom (si, si, regardez de plus près !), mais dans un dossier nommé PowerBook 5300, du nom du modèle pourtant supprimé du catalogue un an plus tôt. Pour le coup, il s’agissait sûrement d’une simple erreur de frappe…

Apple PowerBook 3500c

Alps Logo

1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple

Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.

Alps Logo

En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.

Apple plat sold to Alps Electric 1985

La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.

Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;

Apple super-radin

Apple nous a habitués depuis longtemps à ses petites mesquineries. La télécommande de l’iMac qui devient une option, les versions colorées ou noires plus chères que la version blanche, la rallonge de l’adaptateur secteur qui disparaît de la boîte des MacBook Pro, le modèle 32 Go de l’iPhone remplacé par un modèle 16 Go au catalogue…

Mais que penser alors de ce PowerBook 190 de 1995 : il s’agissait certes de l’entrée de gamme, sorte de PowerBook 5300 privé de processeur PowerPC, mais pour plus de 1600 dollars tout de même, Apple s’était abaissée à ne proposer le port infrarouge qu’en option. La version de base était donc livrée avec quelque chose qui ressemblait à un port infrarouge, mais qui n’en était pas un…

La lignée des fonds d’écrans bleus

Le nouveau fond d’écran proposé par Apple pour son dernier iMac vient boucler la boucle des très belles images fournies au début de Mac OS X, il y a vingt ans. Mêmes courbes, mêmes nuances, mêmes transparences… mais beaucoup plus de contraste, ou comment réinterpréter avec brio un classique indémodable !

Mac OS X blue wallpaper
Mac OS X 10.0 et 10.1
Mac OS X blue wallpaper
Mac OS X 10.2
Mac OS X blue wallpaper
Mac OS X 10.3
Mac OS X blue wallpaper
Mac OS X 10.4
Mac OS X blue wallpaper
Mac OS 11.3

Mac OS X silver wallpaper

Mac OS X blue wallpaper

1994 PowerBook Duo Ad

Publicité : le PowerBook Duo, léger !

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1994 présentant les nouveaux PowerBook Duo 250 et 270. Deux modèles qui vous offrent tout ce que vous avez toujours attendu d’un PowerBook… et même un peu moins ! Car s’ils vous offrent un écran exceptionnellement lumineux et coloré, un processeur rapide, un boîtier solide, le confort d’un trackball central avec repose-poignets, un système de station d’accueil inédit, un disque dur de 240 Mo, une prise réseau, et la compatibilité avec 6000 applications Macintosh, le PowerBook Duo ne vous offre pas le poids d’une tonne de brique. Il ne pèse même pas deux kilogrammes !

1994 PowerBook Duo Ad

Apple MessagePad Newton fake PCMCIA card

Les fausses cartes PCMCIA du Newton MessagePad

Quand Apple présente son MessagePad 2000 en mars 1997, ce fleuron de la gamme Newton propose pour la première fois deux emplacements PCMCIA, le format de carte d’extension à la mode à l’époque (nous en avons déjà montré un exemple précédemment). Cependant, alors que les emplacements PCMCIA bénéficiaient généralement d’une petite porte qui s’effaçait à l’introduction de la carte, Apple avait fait un choix différent pour son PDA : elle le fournissait avec de fausses cartes en plastique, destinées à obstruer le lecteur en l’absence de véritable carte. Ainsi, le design était préservé, et les introductions accidentelles de pièces de monnaie ou de trombones étaient évitées.

Apple MessagePad Newton fake PCMCIA card

La solution se rapproche de ce qu’Apple proposait à la même époque sur certains de ses portables. Le PowerBook 3400 et le G3 proposaient des baies vides, ou « Weight-Saving Device », à utiliser à la place de la batterie ou du lecteur CD. Dans les deux cas, le principe était d’insérer un dispositif factice pour éviter de laisser une baie d’extension vide sur l’appareil.

Et de 1000 !

Alors que l’Aventure Apple a célébré cet été ses 25 ans, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je vous annonce que les Trésors de l’Aventure Apple fêtent aujourd’hui leur millième article ! Grâce au soutien de MacGeneration qui assure l’hébergement du site, j’ai pu me consacrer à la collecte de tous ces souvenirs de l’histoire d’Apple : des publicités, des photos de ma propre collection, des vidéos, des anecdotes, des articles de journaux et de magazines, des captures d’écran antédiluviennes, des goodies, des extraits de modes d’emploi, de vieux CD et de vieilles disquettes, des trouvailles partagées par des lecteurs ou repérées sur eBay…

Lancé le 20 avril 2018, le blog a accueilli des visiteurs passionnés qui se sont rués sur les conseils pour blanchir des plastiques jaunis puis, dans l’ordre, sur bien d’autres sujets :

Que faire avec un vieil iMac ?
Les slogans abandonnés par Apple
Des voitures Apple… et Disney !
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Avant Titan et l’iCar, une Renault Clio Apple
Combien vaut le pin’s Apple ?

Et pour le reste… Eh bien vous pouvez visiter par vous-même ! Il y en a pour tous les goûts :

Apple Expo Apple France Apple II Apple IIc Apple IIe Apple IIGS Apple III Bill Atkinson Carton Claris Clavier Clone Design Disquette Fail Finder G3 G4 Goodies HyperCard iMac ImageWriter Internet iPhone iPod iTunes Lisa Logo Macintosh Macintosh Classic Macintosh II Macintosh LC Macintosh Plus MacOS MacOS 8 MacOS 9 MacOS X MessagePad Microsoft Newton Office Performa PowerBook PowerMacintosh Power Macintosh PowerPC Prototype Publicité Quadra QuickTake QuickTime Rebadgeage SEEDRIN Souris Steve Jobs StyleWriter Système 7 Think Different Windows écran

 
Et si vous manquez d’inspiration, il vous suffit de demander : en cliquant ici, vous atterrirez sur un article sélectionné tout à fait par hasard !

Nike + iPod box

Quand Apple recycle ses boîtes

Voilà une découverte amusante. Il y a quelques années, Apple a visiblement réutilisé le design d’une de ses boîtes pour au moins deux produits [edit : PLEIN de produits !]. Elle n’a pas accueilli les produits les plus connus, et était composée simplement d’un plastique souple et d’une structure en carton. La voici tout d’abord dans son format « Nike + iPod », ce capteur à glisser dans ses chaussures pour mesurer son activité physique. L’iPhone et ses accéléromètres n’étaient pas encore passés par là…

Nike + iPod box

Le même boîtier a donc servi pour un tout autre produit : un système d’écouteurs intégrés à une lanière tour-de-cou, une option disponible pour le premier iPod nano (elle se connectait directement sur le port Dock 30 broches). On les trouve aisément sur eBay, comme dans cette offre à trente dollars, sous la référence MA093G/A.

iPod nano MA093G/A

Voici maintenant le même produit dans une version plus récente (référence MA597G/A), ici photographiés pour une offre disponible sur eBay (soixante euros, vous en trouverez des moins chers…).

iPod nano MA597G/A

[edit 2020] On complète la liste : tout d’abord avec le modèle in-ear (Apple iPod In-Ear Lanyard Headphones MA360G/A] signalé par le camarade Dandu dans les réactions :

Apple iPod Nano In Ear Lanyard Earphone (MA360G/A)

Et avec ce brassard MA094G/A pour iPod Nano, que l’on peut trouver sur cette petite annonce du site eBay.

iPod nano armband

On peut également le trouver en boîte noire, sous la même référence :

Et allez, encore un autre : c’est la télécommande-radio-FM pour l’iPod, référence MA070G/A, que vous découvrirez avec plaisir sur cette annonce d’eBay.

Apple iPod FM Radio Tuner Remote Control for iPod Video/Nano MA070G/A

À suivre !

36 15 APPLE

Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Brochure Apple France 36 15 APPLE Minitel

Avez-vous déclaré votre écran Apple à l’État ?

En 1981, les clients du tout nouvel Apple /// font encore figure de pionniers de l’informatique. Imaginez que même en 1984, à peine 8% des foyers américains disposaient d’un ordinateur ! Il faut dire que rien n’était simple à l’époque. Les ordinateurs étaient encore complexes à appréhender, leur système était toujours basé sur des lignes de commandes à connaître par cœur, et même le simple fait de posséder un écran nécessitait une déclaration d’acquisition ! Nous avons justement retrouvé le formulaire qu’il fallait renvoyer à Apple pour être enregistré dans les fichiers prévus par le Code des Règlements Fédéraux, suite à l’achat de ce premier écran fabriqué par la marque à la pomme.

Dans le sous-chapitre J de son chapitre 21 sur l’alimentation et les médicaments, ce recueil de règles administratives aborde la question des appareils émettant des rayons X. Or les écrans à tube cathodique émettaient ce type de radiations ionisantes nocives pour la santé, certes en très petite quantité, mais suffisamment pour nécessiter un suivi particulier de leur commercialisation (qui cessera ensuite avec l’évolution de la réglementation et l’amélioration de la sécurité des écrans eux-mêmes).

Pour l’anecdote, on se souviendra qu’en France aussi, nous avions connu une situation comparable avec la première borne AirPort, soumise à déclaration ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulation des Télécommunications, en 1999. Il s’agissait à l’époque de protéger les réseaux de télécommunications militaires, bien plus que la santé des utilisateurs…

L'interface de l'application ResEdit

Souvenir – ResEdit

Et vous, avez-vous connu l’époque où ResEdit était incontournable pour tout amateur de bidouille sur Mac ? Avant Mac OS X, les logiciels et leurs documents embarquaient un certain nombre d’éléments sous forme de ressources, organisées selon des règles intangibles, par opposition à leurs données, stockées selon le bon vouloir du créateur du logiciel. Ainsi, on trouvait parmi les ressources : les curseurs, icônes, les boîtes de dialogue, les menus, certains sons ou images, et les informations apparaissant dans les fenêtres « Lire les Informations » ou « À propos » du menu Pomme.

L'interface de l'application ResEdit

Avec ResEdit, l’éditeur de ressources gratuit fourni par Apple, on pouvait aisément bricoler dans ces ressources, les modifier, les copier… Certaines ressources étaient directement manipulables (comme les icônes, les menus ou les curseurs), quand d’autres étaient affichées sous forme hexadécimale. Dans tous les cas, mieux valait travailler sur une copie du document ou de l’application, pour éviter d’endommager le fichier.

Hypercard ICONs ressources dans ResEdit

ResEdit permettait aussi de modifier le « code type » et le « code créateur » de chaque fichier. Le premier décrivait la nature du fichier (APPL pour une application classique, cdev pour les Tableaux de bord,  INIT pour les extensions, TEXT pour du texte seul, MooV pour les films QuickTime, PICT, JPEG, MPG3…), tandis que le deuxième indiquait au système quel logiciel devait ouvrir le fichier (8BIM pour Photoshop, MSWD pour Microsoft Word, BOBO pour ClarisWorks et AppleWorks, ttxt pour TeachText puis SimpleText, WILD pour HyperCard…). Grâce à ces deux codes, le système savait à quel type de fichier il avait affaire, et quel logiciel devait l’ouvrir. En l’absence du logiciel d’origine, les autres logiciels compatibles savaient reconnaître le fichier.

Pour tout savoir sur ResEdit, vous pouvez encore aisément vous procurer des ouvrages d’occasion (par exemple ici sur Amazon.fr). Vous y découvrirez en détail l’utilitaire et ses secrets, avec de nombreuses copies d’écran qui fleurent bon le Système 6… Par exemple, vous (re)découvrirez la méthode pour changer le raccourci-clavier d’un menu, en modifiant la ressource « MENU ». Oui, parce qu’à l’époque, Apple n’avait pas encore inventé les Préférences Systèmes « Clavier » pour gérer les raccourcis personnalisés…

Apple System 7 Pro ad

La pub du dimanche – Système 7 Pro

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1992 pour le Système 7 Pro. Sous cette dénomination un peu grandiloquente, se cachait en fait la version 7.1.1 du système d’exploitation du Mac, enrichie de quelques technologies toutes neuves : QuickTime et AppleScript, dont les descendants irriguent encore MacOS X de nos jours ; et PowerTalk, qui n’a pas eu la même longévité. Cette dernière technologie s’inscrivait dans l’environnement collaboratif ouvert d’Apple (ou Apple Open Collaboration Environment). Bien que tout le monde l’ait oublié depuis, cette technologie de communication a pourtant inauguré le concept de gestionnaire de mots de passe, bien avant le Trousseau d’accès (qui apparaîtra avec MacOS 9 en 1999) ou le bien connu 1Password (2006).

Apple System 7 Pro ad

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

Steve Jobs de retour à la WWDC 1997

Aujourd’hui, nous vous présentons une vidéo passionnante, bien que pas très récente. Il s’agit d’une session de la Conférence Mondiale des Développeurs du mois de mai 1997. Steve Jobs venait à peine de reprendre du service chez Apple, comme conseiller de Gil Amelio (qu’il n’avait pas encore poussé vers la sortie). Lors de cette réunion annuelle, Steve Jobs accepte exceptionnellement une séance de questions-réponses libres avec les développeurs, dont certains sont très remontés contre ses premières décisions.

Au-delà même de l’éloquence légendaire du créateur d’Apple, qui mérite le détour (pour les lecteurs maîtrisant l’anglais), cet échange est un moment historique. Il pose les bases d’une nouvelle vision de la marque, et ne se gêne pas pour égratigner l’équipe dirigeante et les choix des années passées. Il dessine aussi ce que sera l’Apple des années 2000.

Accueilli par une longue standing ovation, Steve Jobs prend le contrepied de l’orateur précédent, et délaisse le pupitre pour s’installer (avec son jean rapiécé) sur un tabouret, au plus près du public. Sans la moindre note, sans le moindre support, il prendra plusieurs fois le temps de la réflexion durant cet échange, travaillant son argumentaire et ses métaphores avant chaque réponse.

Dès la troisième minute, il explique le principe qui guide son action : faire d’excellents produits, car le marché informatique dispose encore d’énormes trous qu’Apple peut combler.

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

La première question vise directement l’une des grandes décisions de Steve Jobs : What about OpenDoc ? demande un développeur immédiatement très applaudi : qu’en est-il d’OpenDoc, cette technologie qui devait révolutionner l’écriture et l’utilisation des logiciels et de leurs fichiers ? « It’s dead, right ? », répond Steve Jobs du tac au tac : elle est morte, non ? Il se lève alors, et explique aux développeurs qu’ils ont passé beaucoup de temps à travailler sur des technologies portées par Apple, qu’il en est désolé, et qu’il compatit, mais qu’il ne poursuivra pas la gestion erratique des dernières années, comparant les créations d’Apple à une ferme où tous les animaux partent dans des directions différentes, « un tout inférieur à la somme de ses parties »… Se concentrer sur certains produits, explique-t-il, implique de devoir dire « non ».

Une deuxième question concerne la vision d’Apple qu’ont les journalistes, toujours prêts à critiquer. Steve Jobs compare cette situation à celle de chacun d’entre-nous : nous changeons, et pourtant les gens s’adressent à nous sans tenir compte de ces changements. Mais les choses changent petit à petit : si elle présente de bons produits, Apple obtiendra l’adhésion des clients et des développeurs, et elle s’apercevra que la presse et l’action en bourse suivront.

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

La troisième question concerne la capacité d’Apple à initier les révolutions, à imposer ses standards. Steve Jobs répond avec l’exemple de l’accès à Internet : le Mac, à force d’utiliser ses propres standards, s’est coupé lui-même du réseau. Apple ne doit donc pas chercher à tout prix à créer ses standards, mais réfléchir aux technologies extérieures qu’elle doit adopter. Ne serait-ce que parce qu’il y a aussi beaucoup de gens intelligents qui ne travaillent pas chez Apple. Apple ne doit pas chercher à tout prix à être « différente », mais « bien meilleure ».

Steve Jobs revient ensuite sur son expérience chez NeXT, avec une gestion optimale des serveurs de sauvegardes. Dès la fin des années 1980, NeXT disposait ainsi d’un réseau prenant en charge de manière transparente les sauvegardes de données, et Steve Jobs indique n’avoir jamais perdu un seul fichier en sept ans, sans jamais avoir eu besoin de lancer une opération de sauvegarde. Il explique ensuite que chacun de ses ordinateurs chez NeXT, chez Pixar, ou à la maison, partagent les mêmes fichiers. Avec l’arrivée de l’intranet à un gigabit/seconde, les ordinateurs pourront bientôt se passer de disque dur ! Et qui mieux qu’Apple, une société verticalement intégrée, qui fabrique l’ordinateur, conçoit le logiciel, et maîtrise l’interface utilisateur, peut y parvenir ? Avant de voir le monde PC mener cette révolution, on pourrait attendre le troisième millénaire !

À ce participant qui demande ce qu’Apple fera pour les développeurs, Steve Jobs répond par une pirouette : qu’attendent les développeurs pour travailler sur Rhapsody, le futur système d’exploitation issu des technologies de NeXT : Adobe n’a pas encore porté Photoshop, Microsoft n’a encore rien annoncé… La place est libre pour vendre des bizillions de logiciels ! « What are your waiting for ? ». Steve Jobs cite l’exemple de Concurrence, un logiciel de présentation développé par la petite équipe de Lighthouse, qu’il utilise lui-même pour ses présentations. Avec dix-huit développeurs, Lighthouse avait conçu une suite de cinq logiciels, dont chacun était le meilleur dans son domaine, selon Steve Jobs. Et la proposition de Steve Jobs pour les développeurs, c’est de leur fournir le système d’exploitation qui leur permettra à leur tour d’être les meilleurs. Il ne le sait pas encore, mais Steve Jobs remplacera quelques années plus tard ce logiciel (racheté et abandonné par Sun) par son héritier chez Apple, Keynote.

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

Steve Jobs s’étend un petit peu sur la force des petites structures, expliquant que les multinationales telles Adobe et Microsoft, à force d’agglomérer toujours plus de développeurs, finissent par s’écrouler sous leur propre poids. « L’énergie nécessaire pour communiquer avec un développeur supplémentaire finit par effacer le bénéfice de son arrivée ». Grâce aux outils fournis par Apple, 90% des ennuis traditionnellement gérés par les développeurs, sont réglés à l’avance dans le système.

À un développeur qui lui demande s’il pense pouvoir affronter les grands monopoles comme Microsoft et Intel, les seuls à bien faire leur boulot selon le Wall Street Journal, Steve Jobs lui raconte l’histoire d’Apple, lancée à une époque où IBM régnait en maître sur l’informatique, bien plus qu’Intel et Microsoft. Pourtant, faute peut-être d’avoir lu le Wall Street Journal, quelques types ont créé l’ordinateur qu’ils voulaient, sans avoir peur des grandes compagnies. Steve Jobs donne ensuite un autre exemple : le client Mail intégré à NeXT et Rhapsody est le meilleur du monde, alors qu’Apple utilise Eudora, qui est le plus mauvais. Pourquoi certains utilisent-ils de mauvais logiciels ? Il n’y a pas de réponse à cette question. Mais cela ne doit pas empêcher de vouloir créer les meilleurs produits.

Steve Jobs enchaîne avec l’une des phrases qui marquera son retour, et sa nouvelle manière de voir les choses : il faut en finir avec l’idée que pour qu’Apple gagne, Microsoft doit perdre. À l’époque où l’on parlait du procès anti-monopole initié par le gouvernement fédéral contre Microsoft, Steve Jobs prend fait et cause pour son concurrent, ne serait-ce que parce que « le gouvernement fédéral lui-même est un monopole » ! Steve Jobs fait le pari que Microsoft réalisera que le Mac est aussi un marché profitable. Steve Jobs annonce même déjà à demis-mots l’accord entre les deux sociétés qui sera annoncé l’été suivant.

Steve Jobs est ensuite interrogé sur le marché des clones de Macintosh. Il explique qu’il ne s’y oppose pas, et propose même de ne plus imposer de contraintes matérielles aux cloneurs, pour pouvoir se concentrer sur le logiciel, et vendre celui-ci au juste prix. Il explique avoir proposé une nouvelle politique, n’imposant plus de redevance sur le matériel, mais organisant une facturation selon le nombre de systèmes installés… mais précise qu’il ne prend pas les décisions !

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

À un développeur qui l’interroge sur la possibilité que les ordinateurs se mettent plus au service des utilisateurs, Steve Jobs oppose une vision plus rationnelle : sur NeXT, il utilise une vingtaine d’applications, qui communiquent entre-elles et lui permettent d’avancer, sans avoir à se soucier des questions techniques. Bien mieux qu’il n’a pu le voir sur Mac ou sur Windows. La tâche d’Apple, durant les trois ou quatre prochaines années, sera d’apporter ces technologies aux utilisateurs, avant de vouloir réinventer le monde… Steve Jobs fait le parallèle avec les technologies du Xerox PARC, où quelques milliers de personnes ont découvert des technologies que le Mac a offert à des millions d’autres.

Il revient ensuite sur la question de la productivité des développeurs. Plutôt que de s’orienter vers des solutions permettant de créer un logiciel sans ligne de code (aucune solution n’ayant trouvé grâce à ses yeux), Apple préfère proposer un système qui élimine la nécessité de 90% des lignes de code pour laisser les développeurs se concentrer sur leur partie du boulot.

Steve Jobs parle ensuite de Jon Rubinstein, qui l’a suivi de NeXT à Apple en tant que responsable du matériel. Sa spécialité, c’est de rendre abordables des systèmes performants. Son rôle, c’est d’emmener le hardware d’Apple en haut de la chaîne alimentaire ! L’occasion de rappeler qu’Apple ne garde pas de bonnes technologies sous le coude pour le plaisir, et que les équipes en charge de la stratégie des produits ont toute sa confiance. Interrogé à ce sujet, Steve Jobs explique qu’elle ne doit pas encore communiquer au moyen de spots télévisés, très coûteux, mais garder son argent pour faire son boulot. Et quand ce boulot sera fait, la presse se chargera d’annoncer en première page : « Apple is Back » ! En attendant, elle se contentera de publicités papier.

Après cinquante minutes d’échange, survient un moment de tension. Un développeur apostrophe Steve Jobs, en le flattant tout d’abord, provoquant une réaction de l’intéressé, mimant le dresseur de lions se protégeant avec son tabouret. Puis le ton change :

— Mister Jobs, vous êtes un homme brillant et influent. Mais sur les sujets que nous venons d’aborder, il est clair que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Expliquez-nous par exemple en quoi Java peut rivaliser avec les concepts développés par OpenDoc. Et quand vous aurez terminé, peut-être pourriez-vous nous expliquer ce que vous avez fait personnellement durant les sept dernières années ?

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

Murmures mêlés de soutien, de réprobation et de gêne dans le public. La réponse de Steve Jobs mérite d’être étudiée par tous ceux qui doivent faire face à un contradicteur :

— Vous savez, on ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus compliqué, quand on veut changer les choses, c’est qu’il y a des gens — comme ce monsieur — qui ont en partie raison.

Il reconnaît alors qu’il y a sûrement des aspects d’OpenDoc qu’il ne connaît pas bien, peut-être meilleurs que tout ce qui existe par ailleurs. Mais comment faire en sorte que cette technologie s’intègre dans une vision cohérente ? Dans un ensemble qui se vendra pour 8 ou 10 milliards de dollars par an ? La volonté de Steve Jobs, c’est de remettre l’utilisateur au centre des préoccupations d’Apple, et d’en tirer les technologies utiles. Pas de créer des technologies pour ensuite tenter de les vendre au consommateur.

J’ai moi-même souvent commis cette erreur, plus que quiconque dans cette pièce. Mes cicatrices le prouvent. Et là [pour OpenDoc], je sais que c’est le cas.

Puis il s’excuse auprès des développeurs pour les technologies qu’il fera disparaître. Il reconnaît que des erreurs seront faites. Mais que ses équipes travaillent dur pour créer les meilleurs produits. Et qu’elles méritent d’être encouragées. Car les choses sont bien mieux ainsi qu’auparavant.

Un développeur l’interroge ensuite sur les arguments qui permettraient de convaincre son employer de continuer à développer pour Mac. Steve Jobs lui promet alors qu’à l’avenir, il pourra concevoir un logiciel pour Mac bien plus rapidement, et le déployer sur PC grâce à Rhapsody pour Intel.

Un participant lui demande ensuite ce qu’Apple va faire de Newton… Steve Jobs explique alors être en minorité au sein d’Apple. Il pense qu’une entreprise peut difficilement commercialiser avec succès trois systèmes d’exploitation. MacOS et Rhapsody occuperont le devant de la scène, et Steve Jobs ne voit pas comment poursuivre le développement de NewtonOS, quelles que soient ses qualités. Il poursuit en expliquant qu’un outil informatique nécessite un clavier, et doit être connecté à Internet. Il ne veut pas d’un « truc pour griffonner ».

WWDC 1997 - Steve Jobs Fireside Chat

La dernière question aborde le rôle de Steve Jobs au sein d’Apple. Il rappelle qu’il est revenu pour conseiller les dirigeants d’Apple, ce qu’il a fait en accompagnant la réorganisation d’Apple, autour d’un organigramme simple et efficace, avec notamment Avie Tevanian à la tête du logiciel, Jon Rubinstein au matériel, et Fred Anderson aux finances. De quoi remédier au principal problème d’Apple : le manque de vision et de management.

Puis il invite les développeurs à essayer Rhapsody, pour se laisser convaincre. Nous avons une chance de faire quelque chose de vraiment bien, dit-il avant de quitter la scène.

Macintosh family : 128, 512, XL

Un peu de Macintosh XL sur eBay

Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter le Macintosh XL, ce Lisa modifié pour devenir compatible avec les logiciels Macintosh. Mieux doté en mémoire vive, équipé d’un écran plus grand, il avait été à la fois le prédécesseur du Macintosh Plus et du Macintosh II. Il avait terminé sa carrière dans les bras de Sun Remarketing, un spécialiste du déstockage informatique.

On trouve justement ces jours-ci sur eBay plusieurs objets en lien avec ce Macintosh pas comme les autres. Il y a tout d’abord ce guide d’installation du disque dur interne (en option sur le Lisa, mais obligatoire lors de la mise à jour en Macintosh XL).

Lisa Introduction to MacWorks

On trouve également un lecteur de disquettes révisé, permettant de lire les disquettes 400K et 800K sous Lisa OS comme sous MacWorks. Plus important encore, voici le kit A6G0001 permettant de transformer l’écran du Lisa (en 720 x 360 pixels rectangulaires) en écran de Macintosh (608 x 432 pixels carrés). Sans lui, l’affichage du système du Macintosh aurait été complètement déformé sur l’écran du Lisa.

Macintosh XL Lisa Screen Kit

Pour faciliter le passage du Lisa au Macintosh XL, on trouve un kit de migration destiné à l’utilisateur du Lisa durant sa transformation en Macintosh XL, ou lors du passage à un autre Macintosh de la gamme. Ce kit était capable de copier les fichiers du Lisa sur un disque au format Macintosh, mais aussi de transformer les fichiers dans un format lisible sur celui-ci (comme MacWrite ou Microsoft Word).

Macintosh Lisa Migration Kit

On trouve également une disquette de MacWorks, sans plus de précision quant à sa version. MacWorks était cet émulateur capable de faire tourner le système et les logiciels du Macintosh sur un Lisa, en profitant de son mégao-octet de mémoire vive.

Disquette MacWorks pour Lisa

Mais si vous ne voulez pas mettre les mains dans le cambouis, le plus simple est encore d’acheter directement le Macintosh XL complet sur eBay. Un modèle un peu particulier puisque son propriétaire lui a ajouté un émulateur de disque dur ProFile, capable de lire des cartes CompactFlash bien plus pratiques !

Macintosh XL sur eBay

Ainsi équipé, vous pourrez monter votre propre réseau local de la « famille Macintosh », comme Apple le présentait dans cette feuille destinée à être dupliquée dans les publicités ou brochures des revendeurs (à l’époque, on ne distribuait pas des images de presse sur des sites web).

Macintosh family : 128, 512, XL

Ellen Feiss Switch Letter

Ellen Feiss, la switcheuse hallucinée

Nous n’avions pas eu l’occasion de parler sur ce blog de la campagne « Switch ». Il est temps de réparer cet oubli. En 2002, Apple souhaitait donner la parole à de vrais utilisateurs passés de Windows au Macintosh, et lançait un appel à témoins sur son site.

Apple Switch appel à témoins

À partir de ces témoignages, Apple pu monter quelques publicités, ainsi qu’une page dédiée de son site web. On y découvrait des utilisateurs ravis d’avoir changé de crémerie, d’avoir quitté les bugs, les plantages, les incompatibilités, et d’avoir découvert l’univers du Macintosh. Rapidement, ce furent des dizaines de spots et encore plus de témoignages qui furent diffusés.

Apple SwtichEt c’est là-dessus que débarque Ellen Feiss, une lycéenne de 15 ans pour qui le web entier se prend de passion : hébétée, presque hallucinée, elle ne passe pas inaperçue ! Bip bip bip bip ! Et non, Ellen n’était pas droguée durant le tournage, juste bien fatiguée, et en pleine allergie de saison !

Comme les autres Switchers, Ellen Feiss disposait de sa propre page sur le site, présentant son témoignage (véridique, a-t-elle confirmé depuis). Un petit récit et une présence à l’écran qui lui vaudront un Fan Club, des parodies, mais pas de carrière internationale au cinéma

Ellen Feiss Switch Letter

Allez, le meilleur pour la fin : pour répondre à cette série de spots, Microsoft avait lancé sa propre campagne. Manque de chance, des petits malins avaient reconnu parmi les témoins, une chargée de communication d’une filiale de Microsoft ! Pire : la photographie illustrant le témoignage était issue d’une banque d’images !

Microsoft 2002 Mac-To-PC convert ad (fake)

Liens : Wired ; CNet ; Technofileonline

Apple Color Classic Takki Upgrade

Un G3 dans un Classic Couleur ?

Non, pas de petite blague cette fois-ci, pour ceux qui se souviennent de cette photo d’un G3 et d’un G4 dans le même Macintosh II. Aujourd’hui, il s’agit vraiment de faire rentrer un processeur G3 dans un Classic Couleur, un ordinateur tout-en-un présenté en 1993, et équipé d’un simple Motorola 68030 à 16 Mhz à l’origine.

Des bricoleurs passionnés, dont l’histoire a retenu qu’ils s’appelaient M. Tak and M. Akky, s’étaient lancés le défi de faire entrer un processeur PowerPC dans ce petit Macintosh. Bien sûr, il était déjà possible de remplacer la carte-mère du Classic Couleur par celle d’un LC 550 (68030 à 33 Mhz) ou d’un LC 575 (68040 à 33 Mhz), au besoin en intégrant ensuite une carte de mise à jour du processeur. On appellait cela la mise à jour « Mystic ». Mais les deux bricoleurs voulaient aller plus loin.

Color Classic TAKKI
Image : powercc.org

Dégainant la mini-perceuse et le fer à souder, ils se mirent à l’ouvrage pour intégrer la carte-mère d’un Performa ou d’un PowerMacintosh des génération 5200 à 5500 (ou 6200 à 6500). Ils nommèrent leur bricolage TAKKY, donnant naissance à un Classic Couleur équipé d’un processeur 603 pouvant dépasser les 300 Mhz !

Color Classic Takki upgrade
Image : powercc.org

Dans le même temps, quelques constructeurs (Sonnet, NewerTech, PowerLogix…) s’étaient aperçu que sur ces Performa, le connecteur dédié à la mémoire cache de niveau 2 pouvait être détourné de sa fonction d’origine,  et y avaient adapté des cartes munies de processeur G3 à la fin des années 90. Au prix de quelques découpes supplémentaires, il devenait possible d’équiper son Classic Couleur d’un véritable G3, 260 fois plus puissant que la version d’origine.

Color Classic TAKKI upgrade
Image : powercc.org

Ne restait plus qu’à donner quelques coups de fer à souder pour basculer l’écran du mode 512×384 à un meilleur 640×480. Si vous n’aimez pas bricoler, et si vous avez un peu d’argent qui dort, vous pouvez toujours vous tourner vers un modèle TAKKI à 7500 dollars sur eBay (aïe !). À défaut, on trouve aussi des modèles Mystic, pour 500 ou 600 dollars (avec une carte Apple IIe en bonus).

Apple Color Classic Takki Upgrade
Image : eBay

SoftTalk Apple IIe 1983

Dans l’usine de l’Apple IIe

Il y a quelques semaines, nous vous avions emmenés visiter quelques usines d’Apple et de NeXT, au gré des portes qu’Apple ouvre parfois aux journalistes. En voici un autre exemple, avec cette impressionnante photographie en couverture du magazine Softalk de février 1983 repéré sur eBay.

SoftTalk Apple IIe 1983
Image : The Softalk Apple Project

Malheureusement, l’unique exemplaire proposé sur le site d’enchères se trouve en Australie… Nous vous proposons donc aujourd’hui uniquement cette photo de couverture, qui donne déjà l’échelle.

Softalk était un magazine américain consacré à l’Apple II, publié de 1980 à 1984, tout d’abord sous forme d’offre gratuite aux clients d’Apple, puis avec abonnement payant. Un groupe de passionnés a pris l’initiative de numériser toute la collection (soit 9300 pages) pour rendre accessible à chacun la richesse de ses contenus particulièrement approfondis et innovants à l’époque. Ce travail est toujours en cours…

1991 Apple Ad : the macintosh applications of the future are ready today

Publicité : 18 pages de logiciels pour le Système 7

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons la suite de la publicité de la semaine dernière : en même temps que le Système 7, Apple présentait tous les logiciels compatibles avec cette nouvelle version de son système d’exploitation. « Les applications Macintosh du futur sont prêtes aujourd’hui » affirmait la marque, avant de proposer un bonus à ceux qui anticipent l’avenir !

1991 Apple Ad : the macintosh applications of the future are ready today

Un bonus décliné au fil des dix-neuf pages suivantes, et qui prenait la forme de réductions, de remises sur des mises à jour, de livres offerts, ou d’autres logiciels offerts… Parmi ces logiciels, on trouvait la gamme Claris (MacWrite Pro, Claris Resolve, MacProject II) et la gamme Microsoft (Flight Simulator, Excel,  mais aussi Lotus 1-2-3, WordPerfect, Photoshop 2.0, RagTime, Canvas 3.0, StuffIt Deluxe, 4th Dimension (c’était avant que le logiciel et son éditeur ACIUS prennent le nom de 4D), ou encore MacroMind Director…

Le jeu Apple Formation

Retrouvé dans son grenier par un collectionneur, voici le “Trivial Pursuit” des techniciens d’Apple, le jeu Apple Formation ! Diffusé aux alentours de 1989 et créé par la société Zéphir, il reprend les règles du célèbre jeu de culture, adapté aux connaissances du monde Apple. De plus, on ne remplit pas un petit “camembert” avec des pions colorés, mais on reconstitue le mot “Apple” en collectionnant les lettres remises suite à trois bonnes réponses sur cinq questions posées dans chaque case d’angle du plateau.

Sur chaque carte, on trouvait des questions relatives à l’utilisation de l’ordinateur et des logiciels, sur Mac mais aussi dans les autres univers auxquels les techniciens Apple pouvaient être confrontés. Une question de culture générale servait de Jocker.

Apple III (ou Apple ///)

Bon anniversaire l’Apple III

Le 19 mai 1980, Apple présentait son nouveau modèle, destiné à assurer la relève de son Apple II, et donc très logiquement dénommé Apple III. Avec cette nouvelle machine, Apple ciblait très explicitement le marché professionnel : processeur rapide (2 Mhz), mémoire vive étendue (de 128 à 256 Ko), écran haute-définition (80 colonnes de caractères), et gestion de l’écriture en minuscules comme en majuscules. L’Apple III était également le premier ordinateur d’Apple fourni avec son propre écran, conçu par la marque : jusqu’alors, l’Apple II devait être branché sur une télévision ou un écran d’une autre marque.

Apple III (ou Apple ///)

Face aux difficultés de production et aux pannes subies par les premiers modèles sortis de l’usine, Apple repoussa à plusieurs reprises sa commercialisation. Ce n’est qu’au second semestre 1981 que la production atteint son rythme de croisière : trop tard pour faire face au PC d’IBM, deux fois plus puissant, et aux deux projets internes, le Lisa et le Macintosh, véritables rouleaux-compresseurs en approche.

Retrouvez l’Apple III sur l’Aventure Apple.

Publicité Apple Système 7.5

Nelson, Freeman, Peterson et leurs questions

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une double-page chevelue de 1995 : « Nelson a besoin d’aller sur internet, Freeman ne trouve plus son fichier, et Peterson a perdu son mot de passe. À nouveau. Il est temps de discuter du Système 7.5 – la meilleure nouvelle pour le support aux utilisateurs et la formation, depuis le Macintosh ».

Publicité Apple Système 7.5

Le Système 7.5, apparu donc en 1995, apportait quelques nouveautés dans le domaine de l’aide aux utilisateurs, afin de rendre ceux-ci plus autonomes. Ainsi, l’expert en informatique pouvait se concentrer sur son boulot. Une aide interactive pouvait afficher à l’écran chaque étape à suivre, et cette aide pouvait être adaptée aux besoins de chaque entreprise grâce à un logiciel d’authoring. Grâce à MacLink Plus, il était plus aisé d’ouvrir des documents provenant d’autres systèmes. Et grâce au support de TCP/IP, l’accès à Internet n’avait jamais été aussi simple !

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Surveiller son langage, de l’Apple IIc à Siri

Trente-cinq ans séparent ces deux images. La première est extraite des « questions / réponses » du manuel de l’Apple IIc, dans sa version française imprimée en 1983. La seconde est évidemment une capture d’écran de Siri sur un iPhone.

Brochure de l'Apple IIc : parler à mon Apple IIc

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype

Un prototype de Macintosh Portable transparent

Il y a quelques jours, un prototype de Macintosh Portable s’est vendu chez RRauction. Comme beaucoup de prototypes de l’époque, il est intégré dans un boîtier transparent qui permettait de surveiller le comportement des composants et de réaliser des tests de ventilation par fumée.

Sorti en 1989, le Macintosh Portable fut le premier Mac fonctionnant sur batterie, avec écran LCD 640 x 480 à matrice active, clavier complet et trackball intégré. Trop lourd et coûteux pour séduire le grand public, il reste néanmoins une étape fondatrice qui mènera aux PowerBook. Les versions à boîtier transparent sont aujourd’hui extrêmement rares : seulement sept exemplaires sont connus dans le monde.

Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype  Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype Apple Macintosh Portable Clear Case EVT Prototype

Macintosh face

40 ans du Macintosh : ne m’appelez jamais Mac !

L’Aventure Apple a mis la main sur un rare mémo envoyé par le département due com’ d’Apple à tous ses revendeurs et aux représentants commerciaux. Un document datant de mars 1984, par lequel l’entreprise interdisait l’usage de l’abréviation « Mac » pour son petit nouveau, le Macintosh. Le mémo précisait qu’Apple n’avait pas de licence ni d’autorisation pour utiliser ce terme. Par ailleurs, il était aussi demandé de toujours indiquer « Macintosh™ Personal Computer » lors de la première utilisation du terme. On se souvient qu’Apple ne disposait à l’époque que d’un droit d’usage, concédé par le fabricant de matériel audio Macintosh Laboratory.

Preuve de l’importance de ce mémo, il était adressé en copie à Floyd Kvamme, qui n’était rien de moins que l’Executive Vice President of Sales and Marketing de la marque à l’époque !

Don't refer to Macintosh as "Mac"

Les temps ont bien changé d’ailleurs : dans ses « Guidelines for Using Apple Trademarks and Copyrights », Apple indique qu’elle est dorénavant la seule propriétaire de la marque déposée « Mac » et autorise les tierces partie à l’utiliser sous certaines conditions, et notamment pour se référer à la gamme Macintosh.

Badges Apple Expo

Les badges d’Apple Expo et de MacOS

Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.

MacOS Badge

Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».

Badges Apple Expo

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Le PowerBop présenté par Apple

Le PowerBop, c’est un classique de l’Aventure Apple. L’exemplaire de notre collection a été disséqué dans une page du site qui lui est dédiée, pour le plus grand intérêt de nos lecteurs évidemment. Pour se remettre dans l’ambiance, voici la double-page de la revue de propagande Apple le Magazine de Juillet-Août 1993. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette machine, avec même une petite coquetterie de la rédaction : l’exemplaire photographié porte le nom de « PowerBop » en façade, alors que les exemplaires commercialisés se contenteront de la mention « PowerBook 180 » habituelle…

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Là où la rédaction ne s’était pas trompée, c’était dans l’espoir que les technologies de communication sans-fil révolutionneraient l’utilisation des micro-ordinateurs d’ici à l’an 2000. C’est le 21 juillet 1999 qu’Apple présentera l’iBook et sa technologie wi-fi « AirPort ». Seulement six ans après le PowerBop !

1983 : la souris de Microsoft

Anniversaire – La souris de Microsoft

2 mai 1983 : Microsoft lance sa première souris, qui se démarque de celle du Lisa, la référence sur ce tout nouveau marché, par ses deux boutons. Microsoft fournissait un tutoriel interactif, ainsi que les logiciels Word et NotePad. Ce que l’article de Micro-Systèmes ne rend pas bien (outre le détourage aux ciseaux !), c’est la couleur verte de ses deux boutons… Cette première version nécessitait une carte d’extension à installer dans le PC, puisqu’elle utilisait un port spécifique “InPort”. En tout cas, d’après le journaliste, la souris était « en position de devenir un périphérique aussi habituel que le crayon optique ou la table à digitaliser » !


1983 : la souris de Microsoft

1492 avec Apple

Quand TF1 programme en 1997 le film « 1492 », c’est tout naturellement Apple qui parraine cette diffusion. La campagne publicitaire « Think Different » bat son plein, le film s’annonce comme la meilleure audience de la soirée, et l’occasion est trop belle d’ajouter Christophe Collomb à la liste des fous, des marginaux, des rebelles, des anticonformistes, et autres dissidents du spot publicitaire d’Apple. Sans compter que 1492 a été réalisé par Ridley Scott, celui-là même qui a réalisé le spot publicitaire « 1984 » d’Apple quelques années plus tôt.

Durant les jours qui précèdent, le film est annoncé sur la chaîne à grands renforts de bandes-annonces sponsorisées. Le texte est évidemment directement inspiré de la campagne publicitaire : Certains ont des rêves qui dépassent toutes les imaginations. Des rêves fous auxquels personne n’oserait croire. Des rêves qu’ils défendent envers et contre tous. Des rêves si grands qu’un jour ils changent le monde. Puis en voix-off, sur le logo Apple : À tous ceux qui pensent différemment pour mieux changer le monde, 1492, avec Apple.

Veuillez nous excuser pour la qualité déplorable de cette vidéo. Elle a plus de vingt ans. Elle est issue d’un enregistrement VHS de la TV hertzienne, bien avant la TNT, et a été numérisée quelques années plus tard à l’aide du Studio DV de Formac, et compressée en format Cinepak, 15 images par seconde, en 320×240 pixels. À l’époque, c’était pas si mal !

Notez qu’on trouve aussi sur YouTube le micro-sponsoring du début et de la fin du film.

Publicité : Macintosh LC et Classic

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1992 pour la gamme Macintosh à prix réduit. « Il paraît que cela ne se fait pas de parler d’argent. Mais, comme vous le savez, nous adorons faire tout ce qui ne se fait pas ». Un Classic pour 6300 F, ou un Macintosh LC et son écran 12 pouces couleur pour 8990 F, une bonne aubaine certes, mais pour des modèles de deux ans d’âge, et déjà remplacés au catalogue !Les lecteurs les plus attentifs auront également remarqué cette mention en marge : « Classic est une marque déposée dont la licence a été concédée à Apple »… Qui aurait cru qu’un terme aussi commun aurait pu être déposé ?

1994 Apple SVM

1994 : Apple cherche…

Intéressant, cet article de la revue SVM de janvier 1994 : « Apple déploie ses têtes chercheuses ». Comme cet autre article au sujet de Taligent, il nous rappelle à quel point la situation d’Apple était critique au milieu des années 90 : réelle stratégie ou recherche de portes de sortie tous azimuts ? s’interroge Pierre Vandeginste.

Car en 1995, Apple fabrique des ordinateurs, mais aussi une plate-forme mobile Newton,  un lecteur multimédia PowerCD, elle édite des logiciels et diffuse des CD-Roms, elle gère des services de messagerie, et voici qu’elle se lance dans la distribution de logiciels et participe à une expérimentation de vente à distance !

1994 Apple SVM

Même Jean-Louis Gassée, qui n’est plus de la partie, s’interroge sur le bien-fondé de cette stratégie. Car Apple n’est pas experte en distribution de logiciels. Le succès de Claris ? « Pas honteux, mais plus moyen qu’éblouissant ». Pendant ce temps, pour la troisième année, certains espèrent encore voir apparaître des clones de Mac, pour des marchés particuliers (comme la Chine ou le secteur médical). Pas de quoi fouetter un chat, pendant que d’autres attendent que le Newton décolle, à la deuxième, ou même à la troisième génération.

Pendant ce temps-là, les signaux négatifs s’accumulent. Certes, Apple est riche (800 millions de dollars de réserve et peu de dettes), mais son bénéfice en 1993 n’atteint que 2,7 millions sur plus de huit milliards de dollars de chiffre d’affaire, autant dire rien ! Car Apple baisse ses marges pour tenter d’aligner le prix de ses Macs sur celui des PC. Il lui faut donc augmenter les volumes, alors que ses clients attendent l’arrivée d’un nouveau Mac équipé du processeur PowerPC, qui doit déjà lui-même être remplacé par la génération suivante équipée de ports PCI.

Se pose alors LA question de la décennie pour Apple : quel système d’exploitation pour ces Macintosh turbo ? Il y a bien Taligent, la filiale commune d’Apple et IBM, mais « Taligent est un mystère pour beaucoup de monde» affirme un spécialiste. Car si Apple et IBM ont réaffirmé leur intérêt dans le projet, le système a pris un retard considérable ! Et pendant ce temps, en interne, Apple a continué de développer son système 7, ou plutôt ses systèmes 7 puis 7.5, avec ou sans QuickDraw GX, en version amateur ou Pro. Bref, le grand flou.

Grand flou aussi du côté de Power Open, cette initiative visant à faire cohabiter les systèmes d’Apple et d’IBM sur une même machine : Mac OS, A/UX, OS/2, AIX… « Aucune nouvelle…» d’après les développeurs. Tout comme pour Bedrock, l’initiative commune avec Symantec pour bâtir l’environnement de développement Mac et Windows du futur (NDLR : le projet était en réalité déjà abandonné, notamment en raison de ses contradictions avec le projet OpenDoc porté par Apple…).

MacCharlie Floppy Drive

Souvenir : Le MacCharlie

Et vous, avez-vous connu le MacCharlie ? Apparu en 1985, coûtant entre 1200 et 1800 dollars selon les options, cet étonnant produit proposé par Dayna Communications était vendu comme un complément du Macintosh original ou du Macintosh 512. Il s’agissait en fait d’un véritable PC équipé d’un processeur Intel 8088 à 4.77 Mhz, de 640 Ko de mémoire vive et d’un ou deux lecteurs de disquettes 5″1/4. Le fonctionnement de ce produit était assez simple : le Mac affichait l’écran du PC en plein écran ou dans une fenêtre (grâce au mode « Switcher » ou au « MultiFinder »), comme le ferait aujourd’hui un émulateur, tout en laissant l’accès aux accessoires du menu pomme comme la calculatrice ou le bloc-note.

MacCharlie sur un Macintosh

Les logiciels PC étaient bien exécutés sur le MacCharlie, mais l’image de l’écran était transmise au Mac via le port Imprimante. Si le MacCharlie offrait le support du copier-coller de texte de DOS vers le Mac, les logiciels conçus pour la souris de Microsoft ne pouvaient pas reconnaître la souris du Mac, tout simplement car le MacCharlie était incapable d’interpréter des données graphiques : il se contentait de transférer au Mac les 25 lignes de 80 caractères d’un écran DOS classique. En revanche, le Mac bénéficiait du clavier étendu qui offrait notamment un pavé numérique, et pouvait utiliser la mémoire interne du MacCharlie comme « mémoire-tampon » pour l’imprimante ImageWriter, évitant à celle-ci de bloquer l’utilisation du Mac durant toute la durée de l’impression.

MacCharlie Floppy Drive

Darkboot Mac

Changer l’image au démarrage du Macintosh

Changer l’image qui s’affiche lors du démarrage d’un Macintosh, ça a été très simple avant MacOS X. Apple permettait d’afficher n’importe quelle image en fond d’écran, à la simple condition de l’enregistrer dans le dossier système sous le nom de StartupScreen. On pouvait même enregistrer un film pour le visionner durant le démarrage ! Nous en avons déjà parlé ici.

Mais comment obtenir le même résultat avec MacOS X ? Hé bien c’est plus compliqué. En 2003, dans les colonnes d’A Vos Mac, nous présentions le logiciel MacBoot, réservé à MacOS X.2 Jaguar. Nous proposions quelques idées : le Sad Mac (qui indique un plantage matériel du Mac), le logo de Windows, un canard, une jolie pomme de toutes les couleurs… Le logiciel n’est hélas plus disponible en ligne, mais il semblerait qu’un logiciel du même type, Startup Syringe, offre le même service. Vous pouvez le télécharger ici (nous ne l’avons pas testé).

MacBook, change MacOS X startup image

Nous avons en revanche retrouvé un équivalent plus récent, destiné à MacOS X 10.4, 10.5 ou 10.6. Il s’appelle BootXChanger et vous le retrouverez sur le site Namedfork.BootXChanger par NamedforkEnfin, pour les Macs équipés au minimum de MacOS X 10.9, il est possible d’utiliser le logiciel Dark Boot. Attention cependant, car certains utilisateurs rapportent avoir eu des soucis avec ce logiciel, qui ne semble d’ailleurs pas compatible avec les versions les plus récentes du système, de plus en plus tatillonnes avec le processus de démarrage.

Darkboot Mac

Disquette Zip sous Mac OS 9

Deux systèmes, deux poubelles

Si vous avez jonglé entre les deux systèmes d’Apple, MacOS 9 et MacOS X, vous avez sûrement rencontré le problème suivant sur vos disques amovibles et disquettes. Les fichiers mis à la corbeille sous un système n’apparaissent plus dans la corbeille sous l’autre système, et n’apparaissent même pas du tout sur le disque. Ce qui signifie que, même en vidant la corbeille, des fichiers invisibles restent sur votre disque et occupent la place.

Disquette Zip sous Mac OS 9
À l’époque, tout le monde savait qu’un Zip vide devait offrir 100 Mo d’espace disponible…

Pour vous en assurer, il suffit d’utiliser un logiciel capable de visualiser ce type de fichiers, comme ResEdit sous MacOS 9 ou Resorcerer sous MacOS X.

Resorcerer sous Mac OS X

Et pour vous en débarrasser sans avoir à changer de système, utilisez la fonction de formatage de disque (à condition que le disque ne contienne plus d’élément visible, bien sûr) : « Initialiser le disque » sous MacOS 9, commande « Effacer » de l’utilitaire Disk Utility sous MacOS X.

Cette astuce avait été publiée en 2002 dans la revue A Vos Macs.

Les petits stickers des logiciels Apple

Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.

Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…

MacProject sealed box

Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.

Apple MacDraw Sealed Box

Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.

Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.

HyperCard Happy Mac logo

Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.

En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.

Activision Heretic II

Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.

Philippe Diaz, Apple Macintosh

Didier Diaz, un français chez Apple

Dernièrement, quand nous avons décidé de faire disparaître l’ancienne version de l’Aventure Apple au profit d’un nouveau design plus épuré, nous avons décidé de ne pas reprendre les biographies qui occupaient une place de choix sur le site. Depuis le lancement du site en 2000, de l’eau a coulé sous les ponts, Wikipédia est apparue, et l’on trouve aujourd’hui des ouvrages par dizaines au sujet de la plupart des acteurs de l’histoire d’Apple.

Sur ce blog, nous pouvons dorénavant nous concentrer sur des personnages moins connus, mais qui ont cependant oeuvré dans l’ombre pour faire d’Apple ce qu’elle a été à différentes époques. Voici le premier d’entre eux, que nous avons redécouvert grâce à nos articles précédents, au sujet des Macs ouverts de 1987, et de l’AppleTalk PC Card.

En 1987, L’Ordinateur Individuel interviewait Didier Diaz, chef de produit pour le Macintosh II chez Apple. Voilà ce que disait de lui l’encadré dédié à sa biographie : timide et modeste, sorti de l’École Supérieure de Commerce du Havre, Didier Diaz s’était fait remarquer pendant un stage durant lequel il était chargé de traduire en français l’interface du Lisa. Il s’était ensuite vu confier la responsabilité de faire émerger un marché de logiciels et de périphériques pour le Macintosh à travers le monde.

Didier Diaz Apple

Philippe Diaz, Apple Macintosh

Nous avons extrait une phrase emblématique de son entretien de 1987 au sujet du Macintosh II. Interrogé sur le prix du Macintosh II, qui le plaçait au-dessus de l’IBM PC/AT, haut-de-gamme de la marque, Didier Diaz répondait que le but d’Apple n’était pas d’être le moins cher. Attendre que d’autres inventent des produits et les mettent sur le marché pour ensuite les imiter, ce n’est pas dans l’identité d’Apple. Remplacez “AT” par n’importe quel produit récent (téléphone portable, ordinateur, tablette…) et “Macintosh II” par n’importe quel des produits Apple, et ce credo s’appliquera avec la même actualité.

Didier Diaz interview

Le voici dans l’émission Computer Chronicles dont nous avons déjà parlé l’année dernière. Dans cet épisode daté de 1987, les chefs de produits Apple se succédaient : tout d’abord Charlie Oppenheimer, chef de produit pour le Macintosh SE, puis Didier Diaz qui présentait son Macintosh II aux animateurs Stewart Cheifet et Gary Kildall. Il expliquait que le Macintosh II allait bien sûr répondre aux besoins existants (traitement de texte, tableur…) mais aussi ouvrir la voie à de nouveaux usages scientifiques ou universitaires grâce au système Unix supporté nativement par le processeur 68020. Didier Diaz expliquait également les avantages du format NuBus, dont les cartes étaient identifiées par une puce permettant au système de se configurer sans intervention de l’utilisateur, puis de prendre le contrôle sur l’ensemble de la machine, autorisant la création future de cartes-processeurs plus puissantes. Il présentait fièrement la carte graphique capable d’afficher simultanément 256 couleurs parmi les 16 millions disponibles, et le disque dur atteignant un taux de transfert de 1,2 MB/s… Au passage, il lançait une démonstration de calcul de courbes, à l’aide d’un logiciel prenant en charge le nouveau coprocesseur mathématique 68881 de Motorola. Et si vous poursuivez un peu la vidéo, vous pourrez admirer quelques vues de l’usine où était fabriqué le Macintosh, à Fremont en Californie.

Comme tous les chefs de produits, Didier Diaz n’a pas connu que de bons moments. Le magazine InfoWorld, en mars 1987, racontait ainsi comment un modèle de démonstration du Macintosh II avait planté en pleine présentation, à cause de la puce audio qui était encore en phase de développement. Impossible de redémarrer à l’aide du bouton Reset : il lui avait fallu débrancher le câble de la prise murale, devant un parterre de journalistes médusé…

Didier Diaz a quitté Apple en 1997, avant d’enchaîner plusieurs postes de direction chez CIDCO, OmniSky,AT&T, Aliph et Access. S’il nous lit, nous serions ravis d’avoir de ses nouvelles et de raconter ses souvenirs !

ibook Mac OS X Public Beta

Mac OS X Public Beta fête ses vingt ans !

Et voilà, il fallait bien que ça arrive. On fête aujourd’hui les vingt ans de la première bêta publique de Mac OS X. Une vraie révolution à l’époque, le fruit du mariage entre Apple et NeXT, après presque quatre ans de travail, comme nous l’expliquons par ailleurs sur la page dédiée à Mac OS X de l’Aventure Apple. Et un impact renforcé par la nouvelle interface Aqua, qui dépoussiérait sérieusement tout ce qui se faisait à l’époque dans l’informatique, avec ses transparences, ses couleurs et ses effets visuels. Pour se remettre dans l’ambiance, il suffit de regarder les couvertures de quelques magazines de l’époque.

2000 Mac OS X public beta coversÀ l’occasion de cet anniversaire, et alors qu’Apple s’apprête à tourner symboliquement la page avec Mac OS 11, nous allons nous replonger dans nos souvenirs sur MacGénération durant la journée. Pour vous, nous avons ressorti du placard ce bon vieux iBook, et nous avons réinstallé la toute première bêta publique du système d’exploitation qui nous accompagne depuis deux décennies.

ibook Mac OS X Public Beta

Apple 1984 profit sharing Plan

Voiture de fonction et intéressement chez Apple… en 1984

Au cas où vous vous poseriez la question, voici le listing des voitures de fonction accessibles aux salariés d’Apple en Grande-Bretagne — à partir des grades 37 et 38, et sur autorisation hiérarchique pour ces deux premiers grades.

Apple 1984 company vehicle policy
Et tant qu’on y est, voici la politique d’Apple en matière d’intéressement des salariés aux bénéfices de l’entreprise. Plus la marge opérationnelle de l’entreprise était élevée, plus les salariés pouvaient partager une somme importante (jusqu’à 3% des bénéfices du trimestre à partager entre l’ensemble des salariés selon des calculs complexes tenant compte du salaire et de la présence dans l’entreprise sur la période concernée).

Apple 1984 profit sharing Plan

Ces deux tableaux sont extraits du Guide de l’employé Apple de février 1984, dont nous avions déjà présenté deux extraits : quelques paragraphes sur l’histoire d’Apple, et la double-page sur la gamme Apple de 1984.

Apple in Depth Catalog 1980

Un écran ? Ha bon ? Pour quoi faire ?

Un article que nous avons publié ce matin a fait réagir l’un de nos lecteurs, qui s’est étonné qu’apple fasse la promotion de son Macintosh SE en le présentant avec une machine à écrire, plutôt qu’avec une imprimante.

Dans le même genre, nous avons retrouvé ce visuel de 1980, où l’écran de l’Apple III est relégué au second plan, au bénéfice d’une imprimante utilisée comme simple machine à écrire. Au prix de l’Apple III, c’est quand-même dommage… Nul doute qu’il fallait rassurer les futurs clients institutionnels quant à l’utilité de l’ordinateur, et pour cela, quoi de mieux qu’un bon vieux papier avec du texte dessus ?

Apple in Depth Catalog 1980

Apple autocollants japon merry xmas

Encore des trucs Apple exclusifs au Japon

Il n’y a pas que eBay dans la vie ! Au Japon, le géant américain n’a pas réussi à percer : il a abandonné ce marché dès 2004. Les Japonais se tournent donc vers d’autres sites, parmi lesquels Yahoo Enchères (Yahoo Auctions). Le site vaut le détour, tant il détonne à nos yeux occidentaux. Et l’on peut y découvrir des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme ces autocollants « Joyeux Noël » et « Mac OS 8 » en même temps :

Apple autocollants japon merry xmas

On trouve aussi ce set de balles de golf de la marque Top Elite. Pas sûr que ce soit vraiment un produit proposé par Apple, qui n’a pas trop l’habitude d’associer ses fournisseurs à sa publicité…

 

Apple japon balles de golf

Et dans un autre style, on peut aussi acquérir un Macintosh SE/30 avec une housse toute mignonne qui protège à la fois l’ordinateur monobloc et son clavier. Vu le numéro de téléphone indiqué sur la housse, celle-ci vient sans doute des États-Unis, de Californie pour être plus précis.

housse macintosh happy face

Beaucoup plus nippon, vous trouverez aussi cette grosse boîte du Système 7, tout aussi lourde et volumineuse que la française, mais dans sa version japonaise dite KanjiTalk.

Système 7 KanjiTalk

Chez Apple, le Japon s’est aussi toujours illustré par ses plaquettes publicitaires personnalisées, comme celles-ci, pour le PowerBook G3 et le PowerBook 3400 et pour le tout petit PowerBook 2400c /240, un modèle exclusif à l’archipel (un modèle que nous vous avons déjà présenté ici).

PowerBook G3 3400 2400c Japon

Mac OS X 10.2 Jaguar

Un Lynx et un Cougar chez Apple

Vous connaissez bien le puma, le jaguar, la panthère, le tigre, le léopard et le lion, tous ces gros chats qui ont donné leur nom aux versions de Mac OS X, de 2001 à 2012. Mais savez-vous qu’Apple aurait pu aussi utiliser les noms de Lynx et Cougar, qu’elle a même déposés en 2003 ? On trouve leur enregistrement sur le site de l’office américain des marques déposées : ici pour le Lynx, et là pour le Cougar (qu’on appelle d’ailleurs Puma en France, mais pas au Québec, d’après Wikipedia). Faute d’avoir été renouvelés, ces dépôts sont caducs depuis 2007 et 2008.

On ne sait pas vraiment pourquoi Apple a utilisé des noms de félins pour désigner les mises à jour majeures de son système d’exploitation. Il y a peu de doutes sur le fait qu’il s’agissait à l’origine d’un nom de code interne, puisque la mention « Cheetah » de Mac OS X 10.0 n’apparaît nulle part dans la communication interne d’Apple. Ce n’est qu’avec la version 10.2 qu’Apple commencera à accoler le nom du félin au numéro du système, allant même jusqu’à habiller le logo du système avec le pelage de l’animal.

Mac OS X 10.2 Jaguar

Lors du lancement de MacOS X Mavericks, Craig Federighi plaisantera à ce sujet, expliquant avoir été contraint de renoncer à utiliser les noms de félins pour son système, ne souhaitant pas être la première équipe de développeurs retardée par un manque de gros chats, après avoir un temps envisagé de poursuivre la série du Lion et du Mountain Lion (qui est aussi un puma en France, où l’on manque décidément d’imagination), avec le Sea Lion (lion de mer), pas très vendeur…

L’AirTag et autres trucs ronds

Et voilà ! Un petit AirTag a rejoint la collection de l’Aventure Apple ! Et comme toujours, nous avons pris le temps de faire les présentations. Premier à sortir du carton : le chargeur de l’iBook G3 de 1999. Et pour le coup, pas de doute, la ressemblance est indiscutable.

Apple iBook chargeur et AirTag

Toute ronde aussi (pour le plus grand malheur de beaucoup d’utilisateurs), la souris de l’iMac G3 de 1998 était également de sortie :

Apple AirTag et Souris iMac G3

Dans un tout autre style, il y a les microphones qu’Apple proposait au milieu des années 1990.

Appel AirTag Plaintalk microphones

On aurait aussi pu mettre côte à côte le galet de chargement de l’Apple Watch, qui ressemble d’ailleurs à un microphone modernisé, mais comme on n’en a pas, on est allé piocher dans les photos du site Apple :

Apple watch charger et AirTag

Et puis… et puis c’est à peu près tout, en fait. Finalement, des trucs ronds et plats, Apple n’en a pas produits tant que ça. Alors pour le clin d’œil, on a mis côte à côte le tout nouvel AirTag et ce bon vieux capteur Nike+ iPod. Il n’était pas tout rond, mais il n’avait pas de fil non plus !

Apple AirTag et Nike+ iPod sensor

About box d'Hypercard par ResEdit

Changer l’About Box d’une pile HyperCard

Vous avez toujours rêvé de voir votre nom dans la fenêtre d’information “A propos d’HyperCard” ? Ou alors vous avez créé des piles et vous aimeriez bien personnaliser cette fenêtre d’information du menu Pomme ? Alors suivez ces conseils !

Tout d’abord, fermez votre pile et quittez HyperCard. Faites une copie de sauvegarde de l’application et de la pile. Nous allons en effet utiliser ResEdit, un outil très utile mais aussi très puissant, et une erreur est si vite arrivée !

Une fois cette étape préliminaire réalisée, lancez ResEdit, puis ouvrez depuis ResEdit votre pile et l’application HyperCard. Copiez les ressources suivantes depuis la fenêtre d’HyperCard et collez-les dans la fenêtre de votre pile : PICT 135 et 136 ; DITL 172 et 173 ; DLOG 172 et 173. Ensuite, vous pouvez refermer la fenêtre d’HyperCard.

About box d'Hypercard par ResEdit

Les deux ressources DITL que vous avez copiées correspondent aux descriptions des deux fenêtres d’information d’HyperCard : celle qui apparaît quand vous demandez “A propos d’HyperCard” et celle qui présente les auteurs d’HyperCard. Double-cliquez sur ces deux DITL pour modifier la taille de la fenêtre (en déplaçant la poignée noire en bas à droite), la disposition des éléments, la taille des images… Vous pouvez également ajouter des textes, des images, des icones… Les deux ressources DLOG sont rattachées aux ressources précédentes. Elles gèrent, entre autres, les couleurs et le type de la fenêtre ainsi que la position à l’écran. Si vous souhaitez personnaliser les couleurs des fenêtres, HyperCard créera pour vous deux ressources “dctb” qui garderont en mémoire vos nouvelles couleurs.

Enfin, les deux ressources PICT correspondent aux images qui s’affichent dans les deux fenêtres. Vous pouvez double-cliquer dessus pour les copier ou en coller d’autres à la place. Une fois que vous aurez modifié avec ResEdit tous les éléments des fenêtres, il ne vous restera plus qu’à entrer, dans le script de la pile, les lignes suivantes, afin de modifier le titre du menu “A propos” :

on openstack
set name of menuitem 1 of menu 1 to “Mes infos persos !”
end openstack

 

Michael Spindler, 1942-2017

Michael Spindler est décédé

C’est MacGénération qui nous l’apprend : l’ancien PDG d’Apple de 1993 à 1996 est décédé l’année dernière. L’intérêt médiatique le concernant s’étant estompé, et sa famille n’ayant pas souhaité communiquer à ce sujet, l’information n’avait pas émergé jusqu’à présent. Né en Allemagne où il avait travaillé pour Siemens et DEC, il avait ensuite rejoint Intel à Bruxelles, puis Apple à Paris. C’est John Sculley qui l’avait fait venir au siège d’Apple pour lui confier le marketing de la marque, puis la filiale européenne du groupe. Il l’avait ensuite remplacé à la tête du groupe.

Michael Spindler, 1942-2017
Michael Spindler dans la revue Apple Magazine de Janvier-Février 1992

Michael Spindler était était âgé de 75 ans. MacGénération lui consacre une excellente notice biographique, revenant sur son parcours et les difficultés rencontrés par Apple durant les années 90.

Apple IIe IIc mouse

Une souris de Lisa pour l’Apple IIe ?

On connaît bien la souris de l’Apple IIc, un clone de la souris du Macintosh apparu quatre mois plus tôt. Mais on connaît moins la souris de l’Apple IIe, en tout cas celle qui est vantée dans la brochure que nous vous présentons aujourd’hui. Il semble bien qu’il s’agisse d’une souris de Lisa, ce qui est étonnant puisque la souris Apple IIe, connue sous la référence A2M2050, était identique à celle de l’Apple IIc, comme on peut le voir sur cette enchère terminée

Apple IIe IIc mouse

Apple IIe IIc mouse

Alors, simple erreur de la personne en charge de préparer la photographie, ou véritable changement technologique de dernière minute ? Si vous avez eu l’occasion de voir une souris de Lisa connectée à un Apple IIe, racontez-nous ça en réagissant à l’article !

Appuyez sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule

Comment Apple reconnaît les claviers inconnus

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Apple vous fait appuyer sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule, quand vous connectez un nouveau clavier à votre Macintosh ? Tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de différencier les trois types de claviers standardisés. Sur un clavier ISO (utilisé par notre disposition AZERTY ou le QWERTY anglais), la touche majuscule est très courte, et on appuie donc sur sa voisine la touche « > < », qui porte le code 0x3c. Or cette touche est désactivée sur un clavier ANSI (le standard utilisé par le QWERTY américain) où la touche majuscule est beaucoup plus longue.

Appuyez sur la touche située immédiatement à droite de la touche majusculeEt pour différencier le clavier ANSI du clavier japonais JIS, qui ont tous les deux la même touche Majuscule à gauche, le Mac fera répéter l’opération de l’autre côté : le clavier JIS a une touche majuscule droite très courte, qui laisse la place à une touche supplémentaire. Si vous voulez tout savoir sur les claviers, vous pouvez retrouver sur le Club iGen notre série de six articles consacrés aux claviers, leur histoire, leurs technologies et leurs secrets.

Brochure Macintosh Portable

La brochure du Macintosh Portable

Très sympa, cette brochure pour le Macintosh Portable de 1989. Elle était agrafée de sorte à imiter l’ouverture du premier ordinateur portable d’Apple : d’un côté, on découvrait le clavier et l’écran (Ta da !), et de l’autre, on pouvait apercevoir l’emplacement pour la carte d’extension et la batterie.

 

Brochure Macintosh Portable

 

Dans les autres pages, on pouvait lire la prose habituelle de ce type de brochures : le Macintosh Portable y était décrit dans le détail, avec son écran LCD à matrice active, sa compatibilité avec tous les logiciels du Mac, sa batterie capable de tenir le temps d’un vol New-York-Paris (en Concorde ?), son trackball intégré, sa connectivité complète (avec SCSI, ADB, sortie vidéo, prise casque…) et son clavier pleine taille…

Macintosh Portable 1989 pamphlet

Dans un style plus simple, la marque a aussi utilisé le principe de la brochure qui s’ouvre comme l’ordinateur, vingt ans plus tard pour son iBook coloré. On en trouve un exemplaire orange et bleu ces jours-ci sur eBay

iBook booklets

Identification à double facteur d'Apple

L’identification à double facteur qui ne sert à rien

L’identification à double facteur, c’est cette sécurité supplémentaire qu’Apple impose lors de certaines manipulations, notamment la connexion d’un nouvel appareil au compte Apple. Le principe est très simple : en plus de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe, vous devez indiquer sur la nouvelle machine un code qu’Apple envoie sur un de vos autres appareils Apple. Sauf que… cette fois-ci, Apple a envoyé le code sur la machine où nous devions l’entrer. Tant qu’à faire, les chiffres auraient pu être rentrés directement là où il le fallait, le niveau de sécurité n’en aurait pas pâti !

Identification à double facteur d'Apple

Apple studio display 1998

📣 Petite annonce : je vends un Apple Studio Display de 1998 !

Ayant eu la chance et le plaisir de dégoter deux Apple Studio Display, modèles originaux de 1998, j’en propose un aux enchère sur eBay ces jours-ci. Pour le coup, outre l’opportunité de posséder le premier (vrai) écran plat d’Apple, c’est aussi l’occasion de me soutenir un petit peu dans mon activité bénévole de vingt ans : vous raconter la belle aventure Apple !

Certes, c’est pas donné, mais si vous trouvez moins cher ailleurs, n’hésitez pas à me le signaler 😉 Pour ce prix-là, je vous garantis le meilleur carton de l’histoire des postes.

Apple studio display 1998

Plus qu’un écran parmi d’autres, ce premier Apple Studio Display marquait le tournant entre l’époque du tout-beige et le futur iMac. À sa sortie, on s’était vraiment interrogés sur son drôle d’air qui n’allait avec rien dans la gamme de l’époque.

Apple studio display

Un de ces jours, je prendrai le temps de numériser proprement une très belle brochure d’Apple UK où cet écran joue le rôle central. En voici justement la page centrale, pour patienter…

Apple Studio Display brochure

Combien vaut un Spartacus dans son carton ?

Si vous vous demandez ce que peut bien valoir un Twentieth Anniverary Macintosh (ou Spartacus) dans sa boîte d’origine, alors voici la réponse : 1375 $. Un tel modèle vient en effet de se vendre sur le fameux site d’enchères eBay.  Cet ordinateur d’exception a marqué les vingt ans de la marque à la pomme, en 1997 (la commercialisation avait pris un peu de retard, puisqu’Apple avait  fêté ses 20 ans en 1996…). Vendu à l’origine 7500 dollars, il fut rapidement bradé. 12.000 exemplaires furent produits, avant que le moule soit volontairement détruit pour garantir le caractère limité de cette série.

Un Spartacus sur eBay

Ce type de vente n’est pas exceptionnel : rien que ces dernières semaines, on a vu passer sur eBay un modèle upgradé en G3 400 Mhz, remporté aux Pays-Bas pour 1750 euros, et un autre aux Etats-Unis pour 840 dollars. Un vendeur a même proposé un Spartacus dans son carton neuf, jamais ouvert, en février dernier : les enchères sont montées à 3350 dollars !

Un Spartacus sur eBay

[mise à jour du 30/05/2019] Un autre Spartacus en très bon état vient de se vendre sur eBay, complet avec son carton, son manuel utilisateur et deux stylos. Il a atteint 1675 dollars, soit environ 1500 euros.

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Mais où est passé Claris HyperCard ?

Dans un billet précédent, nous évoquions la naissance de Claris, la filiale d’Apple en charge des logiciels tels que MacPaint ou MacWrite. Si elle a veillé aux destinées de ces logiciels durant plus de dix ans,  elle n’a en revanche conservé que quelques mois la pépite d’alors, j’ai nommé HyperCard, le logiciel révolutionnaire du génial Bill Atkinson.

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Comme le rappelle Danny Goodman dans son guide The Complete HyperCard 2.2 Handbook, au moment où Apple crée sa filiale Claris, il est prévu de lui confier non seulement HyperCard, mais aussi d’autres technologies logicielles liées au système d’exploitation (on pense notamment à QuickTime). Mais seul HyperCard fait finalement le voyage. Et pour lui, la première conséquence est dramatique : Claris décide d’en faire un logiciel payant, alors qu’il était fourni gratuitement avec tous les Macs. Puis la direction de Claris semble se désintéresser de ce produit, d’autant plus que toute l’équipe de développement n’a pas rejoint la filiale.

Les choses sont tellement compliquées qu’en mars 1993, dans une interview de son PDG Dan Eilers, la revue Infoworld évoque une « relation embrouillée entre parent et enfant au sujet d’HyperCard ». En effet, comme la marque l’avait elle-même annoncé en janvier, Apple venait de réintégrer en son sein les équipes de développement d’HyperCard, qui planchaient sur une version en couleurs de ce logiciel. En effet, dans le même temps, une équipe chez Apple travaillait aux futurs outils de développement liés au système d’exploitation, notamment la technologie AppleScript. Il paraissait logique de les réunir « sous un même toit ».

Finalement, Apple transfèrera HyperCard à Claris sous sa version 2.1, et le récupèrera dès la version 2.2. Résultat : on ne trouve presque plus aucune trace de ce passage d’HyperCard chez Claris. Tout au plus une ou deux images en cherchant bien, comme cette photo issue de la collection de l’internet Macintosh User Group (iMUG) :

HyperCard 2.2 box by Claris

Le blog System Folder avait également exhumé il y a quelques années la fenêtre « Lire les Informations » de Claris Hypercard 2.1 :

Claris Hypercard 2.1 about box

Enfin, de notre côté, nous avons dégoté dernièrement le guide du langage HyperTalk qui a rejoint ainsi la collection de l’Aventure Apple :

Manuel Script Language Guide Hypercard par Claris

Sources : Infoworld (via Google Books) ; Museums Victoria ; MacGénération.

L'Aventure Apple en 2000

Bon anniversaire l’Aventure Apple !

Et voilà. Dix-huit ans. Il y a dix-huit ans, Wikipedia n’existait pas (YouTube, Facebook et les autres non plus, d’ailleurs).  Il y a dix-huit ans, je vous invitais à découvrir l’histoire d’Apple, en Français.

Et aujourd’hui, dix-huit ans plus tard, l’Aventure Apple est toujours là, fidèle au poste, tour à tour hébergée chez Multimania, Citeweb, puis chez MacGeneration. Alors bien sûr, tout n’est plus tout à fait à jour, et le design du site a vieilli. Il faut dire que les occupations n’ont pas manqué, ces derniers temps. Mais la passion est toujours là, et intacte. Alors on va s’y remettre et rattraper le retard. Un site plus moderne est en préparation, pour accompagner les dix-huit prochaines années de l’Aventure Apple !

L'Aventure Apple en 2001
Retrouvez l’Aventure Apple de 2001 sur web.archive.org

First Lisa with twiggy drives on eBay

Pourquoi le Lisa coûte-t-il si cher ?

On a tous entendu parler de ces « Apple-1 » qui s’arrachent à prix d’or aux enchères : 905.000 dollars en 2014, 815.000 dollars en 2016, ou « seulement » 110.000 euros en 2017. Avec moins de 200 unités produites, dont une soixantaine aujourd’hui recensés dans le monde, et seulement quelques unités en état de marche, ce modèle mythique attire en effet musées et collectionneurs fortunés.

Mais comment expliquer que le prix des « Lisa-1 » (en réalité, des Lisa tout court) s’envole également ? En mars dernier, un exemplaire s’est vendu pour 55.300 dollars sur eBay, alors que les modèles suivants plafonnent à une fraction de ce prix.

First Lisa with twiggy drives on eBay
Un Lisa 1 en vente sur eBay

Tout simplement parce qu’on ne trouve presque plus aujourd’hui de Lisa original dans la nature. Lors de la sortie du Lisa 2, Apple proposa de « mettre à jour » gratuitement les Lisa d’origine, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Il faut dire qu’il fallait bien ça pour éviter la colère des utilisateurs, qui avaient payé leur Lisa près de 10.000 dollars avant que le nouveau modèle ne soit proposé pour la moitié de ce prix. Autant dire qu’il fallait être un peu fou, ou très distrait, pour passer à côté de l’aubaine. Le coup de grâce fut donné en 1986 : chaque propriétaire de Lisa fut invité à échanger sa machine contre un Macintosh Plus équipé d’un disque dur externe de 20 Mo, moyennant une participation de 1500 dollars. Et voilà pourquoi le Lisa d’origine est devenu introuvable.

Au passage, savez-vous pourquoi le disque dur ProFile vendu avec plusieurs modèles de Lisa n’avait ni la couleur, ni le design, ni même la largeur du Lisa ? Tout simplement parce qu’il avait été conçu en 1981 pour l’Apple III, avec lequel il s’accordait parfaitement.

Nike + iPod box

Bon anniversaire, Nike+iPod !

Le 13 juillet 2006, Apple commercialisait un petit accessoire en partenariat avec Nike, une forme de co-branding plutôt inhabituelle pour la marque (qui ne se gêne pas, à l’inverse, pour rebadger des produits concurrents sous sa propre bannière). Le traqueur Nike + iPod se présentait sous la forme d’une capsule ovale destinée à prendre place dans une chaussure : certains modèles Nike étaient équipés d’un emplacement dédié ; pour les autres chaussures, il fallait se débrouiller. Équipé d’un petite batterie (non rechargeable et non remplaçable…), il dialoguait avec un récepteur fixé à l’iPod par la prise Dock, ou directement avec certains modèles d’iPods ou d’iPhones pré-équipés du récepteur en interne.

Nike + iPod box

Une fois équipé, le sportif pouvait visualiser ses temps et distances de parcours, le nombre de pas et de calories, dans une application dédiée sur l’iPod, également chargée d’annoncer les étapes de la course, selon les réglages fixés par l’utilisateur. Ce capteur n’étant pas basé sur les signaux GPS mais uniquement sur un signal piézoélectrique, une calibration sur cent mètres était nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats…

Nous avons déjà parlé de la boîte de ce kit, dans un précédent article remarquant son réemploi pour d’autres produits plus récents de la marque.

Macintosh PowerBook évolue…

On continue notre série de brochures publiées par Apple France. Après Mac OS 8, le premier iMac, le moniteur Apple Studio, la mission Handicaps d’Apple France, le Network Server ou encore le 36 15 Apple, voici le dépliant « Macintosh Portable » de 1997. Rien à voir avec LE Macintosh Portable, celui de 1989 : il s’agissait là d’une réclame pour les modèles PowerBook 1400cs, 1400c et 3400c, la gamme qui sera effacée quelques mois plus tard par le PowerBook G3 series.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Convivialité de Mac OS, puissance du PowerPC, multimédia, connectivité : tous les atouts de la gamme Apple étaient mis en avant. Dans cette brochure, on croisait aussi un Kit de connexion GSM fourni avec Apple Telecom ; Apple Remote Access pour se connecter à son réseau d’entreprise ; Claris Organiser, Wanadoo, Aldus Persuasion, ClarisWorks, FreeHand, NetscapeNavigator et quelques autres produits qui n’étaient pas encore vintage à l’époque…

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Avant de refermer la brochure, le lecteur pouvait découvrir en détail les caractéristiques de la gamme. Les deux modèles 1400 se distinguaient par leurs écrans (à double balayage ou à matrice active), tandis que le 3400 offrait un écran plus grand (mais pas mieux défini) et un processeur PowerPC 603ev plus rapide.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Enfin, la brochure se refermait sur quelques questions liées à la garantie et sur une invitation à contacter Apple par téléphone, ou à se connecter à son interminable adresse : http://www.france.euro.apple.com (ici sur Web Archive) !

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Publicité Apple Performa 5200: du premier étage, on voit très bien la baie de Singapour

Publicité : la baie de Singapour

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une seconde réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons diffusé une autre la semaine dernière, et nous en diffuserons deux autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. C’est toujours CLM/BBDO qui est aux manettes. Et remarquez cette magnifique Peugeot 505 au premier plan. So french !

Publicité Apple Performa 5200: du premier étage, on voit très bien la baie de Singapour

Apple III box eBay

Un Apple III dans son carton sur eBay !

Des Apple III sur eBay, ce n’est pas rare, on en trouve même régulièrement. On peut en dégoter pour quelques centaines d’euros, selon leur état et les logiciels ou accessoires fournis. Mais un Apple III dans son carton d’origine, c’est plus rare, et c’est pour ça qu’on vous en parle !

Apple III box eBay
Image : eBay

Pour 1100 dollars (963 euros environ), ou moins cher si votre offre est acceptée, vous pourrez acquérir un système complet et fonctionnel, avec le carton de l’unité centrale et la boîte contenant les disquettes et manuels d’installation. Attention, l’écran Monitor III n’est pas compris dans l’offre et l’alimentation est un modèle 110 volts. En revanche, le vendeur accepte l’expédition vers l’Europe, à vos frais…

Apple III box eBay
Image : eBay

Le carton de Noël du Macintosh

Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.

Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.

Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Un Macintosh IIcx au Pays du Soleil Levant

Nous avons déjà présenté quelques brochures de la filiale japonaise d’Apple, datant de l’époque où celle-ci s’appuyait sur le réseau de la marque Canon pour commercialiser ses produits.

À l’époque, chaque filiale développait ses propres visuels et brochures, sans recevoir d’instructions mondialisées du siège de Cupertino. On découvre ainsi cette très belle brochure pour le Macintosh IIcx, un modèle commercialisé en 1989 pour offrir une version plus compacte et moins coûteuse du Macintosh IIx présenté l’année précédente.

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon