Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Le 5 janvier 1999, durant la MacWorld Expo de San Francisco, Apple lançait « une nouvelle gamme de Power Macintosh G3 réinventés », comme on pouvait le lire dans le communiqué de presse.
Un processeur PowerPC G3 de 300 à 400 Mhz, une carte graphique ATI Rage 128, une connexion Ethernet 10/100 Base-T, deux connexions USB, un port FireWire 400, le tout « logé dans une mini-tour translucide frappante dotée d’une porte révolutionnaire facilitant son accès et son expansion ».
« Le Power Macintosh G3 original était dur à battre mais nous l’avons fait avec une nouvelle gamme qui écrase la concurrence par sa puissance brute, sa performance avec les graphiques et sa conception industrielle » déclarait Steve Jobs, chef de la direction d’Apple par intérim. « Le nouveau Power Macintosh G3 monte la barre des attentes que les gens devraient avoir à l’égard d’un ordinateur personnel ».
Nous, ce qu’on adore, ce sont les détails de son design, très représentatif de cette époque inoubliable de la marque à la pomme. On ne s’en lasse pas !
Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.
D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».
La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.
Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.
Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.
Au fil de son histoire, Apple a régulièrement adapté ses produits au monde PC. A l’époque des premiers Macs, il y avait par exemple cette carte AppleTalk destinée à l’IBM-PC, puis le PowerBook/DOS Companion pour échanger des disquettes et des fichiers entre Mac et PC. Plus récemment, on pense également aux premiers iPods compatibles avec Windows, qui étaient vendus séparément de leurs alter-egos dédiés au Macintosh.
Actuellement, on trouve sur eBay un périphérique plutôt rare : un appareil photo QuickTake 100, dans sa version dédiée aux PC sous Windows (les enchères débutent à 180 dollars). Comme un clin d’œil à l’écran bleu de la mort, cette boîte utilisait le bleu comme couleur dominante, quand le modèle pour Mac s’habillait de rouge.

La version pour Macintosh, qui mettait elle aussi en valeur la technologie Kodak utilisée dans cet appareil, est beaucoup plus facile à trouver. En voici un exemple également disponible sur eBay. Avant d’en faire votre nouvel appareil photo, prenez le temps tout de même de regarder la qualité des clichés que produisait cet appareil…

Le 23 février 2005, Apple présentait une version rajeunie de son iPod mini, ce baladeur qui avait mis un coup de vieux à l’iPod, avec sa Click Wheel et son microscopique disque Microdrive 4 ou 6 Go. Il avait repris les couleurs de la première génération, juste un peu plus vives, et les avait reportées sur les boutons de la roue cliquable quand son prédécesseur se contentait de logos gris.
Cela vous dirait, une image en mouvement pour animer votre site web ? Suivez le guide ! Au travers des lignes qui suivent, vous découvrirez plusieurs solutions pour afficher sur une page web, ou simplement sur votre écran, une animation. Nous allons prendre comme exemple un superbe écran 21 pouces d’Apple, qui devra tourner sur lui-même en continu.
L’animation provient d’un fichier « QuickTime VR » récupéré il y a quelques années sur le site d’Apple. Vous pouvez utiliser indifféremment toutes sortes d’animation, en adaptant ou supprimant au passage les instructions selon le format de fichier dont vous disposez.
Du VR au MOV
Un fichier VR est constitué d’une série de photographies d’un même objet, prises sous différents angles, et qui s’affichent en fonction des mouvements de la souris. Nous allons commencer par transformer ce fichier VR en un simple film QuickTime. Cette étape n’est pas nécessaire mais elle permettra à ceux qui souhaitent utiliser directement un film QuickTime, de mieux suivre la procédure ! Ouvrez votre fichier VR dans le lecteur QuickTime, et choisissez le menu « Exporter ». Choisissez « Séquence vers QuickTime » et réglez les options en utilisant un compresseur léger (Sorenson haute qualité par exemple), une dizaine d’images par secondes et un maximum de couleurs. Cliquez sur OK pour obtenir un fichier QuickTime, un simple film dans lequel votre animation se déroule en continu, tours par tours autour de l’objet.
Du MOV aux fichiers d’images
Effacez maintenant de ce film ce qui ne vous intéresse pas : il faut que la dernière image et la première puissent s’enchaîner. Dans l’exemple, je conserverai une rotation complète de l’écran. Si j’avais choisi un personnage en mouvement, j’aurais conservé un cycle, de sorte à ce que plusieurs mouvements semblent s’enchaîner naturellement. Vous pouvez utiliser l’option « Boucle » du lecteur QuickTime pour vérifier la cohérence de votre animation. Une fois que c’est au point, vous pouvez enregistrer cette animation en utilisant à nouveau le menu « Exporter », pour enregistrer cette fois votre animation dans un format compatible avec Internet, comme un QuickTime bien compressé pour être chargé plus rapidement, ou un fichier MPEG 4. Une fois insérée dans votre page web, l’animation devra être réglée pour passer en boucle. Mais vous pouvez aussi exporter votre fichier en choisissant « Séquence vers Suite d’images », ce qui vous permet de modifier encore quelques réglages comme nous allons le voir tout de suite. Dans ce cas, choisissez le nombre d’images « optimal » dans le menu déroulant et enregistrez toutes vos images dans un dossier vide.

Des images au MOV et au GIF animé
Vous pouvez commencer par modifier vos images avec un éditeur (AppleWorks, GraphicConverter, Photoshop…). Rajoutez un titre, un copyright, un fond… tout ce que vous pouvez imaginer est possible à réaliser. Pensez à la fonction « Convertir » de GC qui vous permettra d’automatiser certaines fonctions (recadrage, couleurs, orientation…). Vous disposez maintenant d’une série d’images, prêtes à redevenir un film. Vous pouvez les ouvrir à nouveau directement avec QuickTime (menu « Ouvrir une suite d’images ») et exporter votre film en format QuickTime ou MPEG 4 comme indiqué plus haut. Mais vous pouvez aussi utiliser les capacités de GraphicConverter, qui sait créer un GIF animé, spécialement pour Internet. Ce type de fichier est relativement léger, et compatible avec tous les navigateurs sous toutes les plates-formes, même sans QuickTime. Dans GraphicConverter, sélectionnez le menu « Convertir », choisissez le format « GIF » et « Créer une animation » et « Itérations infinies » dans les Options, puis cliquez sur le dossier qui contient toutes vos images (dans la liste de gauche). Vous obtiendrez ainsi un fichier GIF, prêt à être envoyé sur Internet, et affichant votre animation.
Cette astuce, qui n’a pas pris une ride, a été publiée en 2002 dans la revue A Vos Mac.
Fêter les quarante ans du Macintosh, c’est aussi se souvenir qu’avant d’être un produit fini, le Macintosh a été une idée, un projet, quelques prototypes et des exemplaires de pré-production. C’est justement l’un de ces derniers qui a été vendu aux enchères l’année dernière. Un modèle très proche du modèle final, au point qu’on ne pourrait sans doute même pas atteindre les 7 erreurs !
D’après les précisions fournies par RRAuction, ce modèle aurait appartenu à Joanna Hoffman, qui faisait partie de l’équipe de développement du premier Macintosh. On constate que le boîtier ne porte pas encore le nom de l’ordinateur à l’arrière, mais uniquement la mention « Apple ». Il manque également des mentions définitives sur les étiquettes de l’ordinateur, du clavier et de la souris.
Ce modèle a été vendu 16.500 dollars, soit à peu près autant d’euros. L’heureux acquéreur a emporté par la même occasion un horrible sac de transport en cuir, réalisé à la main, qu’Apple avait distribué aux rares salariés ayant bénéficié de ces modèles de pré-production.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.
Celui-là, tous les fans d’Apple et de Michael J. Fox le connaissent. Dans le deuxième opus de la trilogie, quand Marty arrive dans le Hill Valley de 2015 (le 21 octobre à 16H29 précisément), il s’attarde un instant devant la vitrine d’un brocanteur. Il y trouvera évidemment l’almanach des sports qui jouera un rôle central dans la suite du film, mais remarquera à peine cet « ordinateur antique – environ 1984 » qui est un Macintosh de la plus belle espèce. Bien que le film soit sorti en 1989, son action principale se situe en 1985, rendant ce clin d’œil encore plus savoureux.
Parmi les autres antiquités, on remarque notamment un caméscope Super VHS de JVC de 1988, un fer à repasser Black & Decker (qui marche à l’ancienne, en chauffant les vêtements), des vidéos de Jaws (Les Dents de la Mer), et « de l’eau originale encore en bouteille » de Perrier, 1982.
Si vous avez côtoyé l’Apple de l’an 2000, vous avez sûrement connu les toutes dernières versions de Mac OS 9. Ce système, lancé fin 1999, apportait son lot de nouveautés : le mode multi-utilisateur, le trousseau d’accès pour enregistrer ses mots de passe, le cryptage des fichiers, Sherlock 2, ou encore le tableau de bord de mise à jour du système sur Internet… Mais à l’époque, les vraies nouveautés pour Apple, c’était du côté de Mac OS X que ça se passait… Alors les mises à jour de Mac OS 9 se sont faites discrètes.
La version 9.1 est lancée le 9 janvier 2001, sans aucune annonce officielle. Le système, qui doit être le dernier avant le lancement de MacOS X, est conçu pour faciliter la transition de l’ancienne génération du système vers le tout nouveau MacOS X. Il améliore le fonctionnement de l’environnement Classic de MacOS et prend en compte les paquets de MacOS X, qui apparaissaient jusqu’alors sous la forme de dossiers. Une intégration améliorée, mais pas parfaite, comme en témoigne cet étonnant message d’erreur quand on tentait de lancer sous MacOS 9.1 une application MacOS X :

La version 9.2 et sa mise à jour 9.2.1 seront destinées à améliorer encore le fonctionnement de l’environnement Classic, mais pour MacOS X 10.1 cette fois. La dernière version en date sera 9.2.2, mise à jour pour MacOS X 10.2.
Dans les décennies 80 et 90, les souris d’Apple étaient blanches (ou beige, ou grises…), une couleur un brin salissante, d’autant plus que leur plastique était constellé de petits reliefs. Rapidement, ce petit ustensile passant de main en main pouvait perdre son lustre d’origine, et la petite pomme gravée dans un coin finissait toujours par attirer la pointe du stylo ou du crayon de l’utilisateur absorbé par un appel téléphonique…
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En 2003, Apple et Volkswagen se sont associées pour une campagne promotionnelle. Pour tout achat d’une New Beetle, un iPod était offert : un modèle de 15 Go, portant le logo « Drivers Wanted » gravé au dos. Les deux sociétés considéraient qu’elles s’adressaient au même public, amateur de produits différents, simples et non-conventionnels.
https://www.youtube.com/watch?v=y6voJVF04lE
Cette offre était donc accompagnée d’un clip télévisé, mais aussi de plusieurs publicités papier que l’on peut retrouver sur le site AdForum. Celle-ci, comparant cette offre aux frites et au ketchup, est plutôt bien vue. Une autre comparait les deux produits à ces vieux couples où chacun sait terminer les phrases de l’autre…
Pour la petite histoire, on rappellera qu’à l’époque, il n’y avait pas de Bluetooth, ni même d’autoradio compatible avec la prise Dock de l’iPod. C’est donc avec un bête adaptateur pour lecteur de cassette audio que cet iPod était fourni, comme on le voit quand on regarde attentivement la vidéo…
Sources : MacObserver, AdWeek, AdForum
Il y a dix-neuf ans tout pile, le 13 septembre 2000, Apple proposait à ses clients la première version publique de Mac OS X. Une version Beta, mais proposée à tout un chacun, une première à l’époque. Et comme Apple était déjà Apple, cette version incomplète était bien évidemment payante (200 francs, soit 30 euros). Pour l’obtenir, il fallait en plus aller faire la queue à l’Apple Expo de Paris !
Dix-neuf ans plus tard, voici l’occasion de proposer quelques comparaisons entre cette première version et le Mac OS X que nous connaissons aujourd’hui. A l’époque, par exemple, pas encore d’iTunes. Pour écouter de la musique, il fallait utiliser QuickTime Player, ou ce petit lecteur MP3 dénommé Music Player, qui n’a pas survécu à cette version.
Remarquez également le menu Pomme qui était placé au centre de la barre des menus. Il ne servait à rien, et disparaissait quand les menus étaient trop nombreux. Si vous voulez savoir à quelle occasion il a rejoint son emplacement naturel à gauche de la barre des menus, plongez-vous dans notre historique complet de Mac OS X sur l’Aventure Apple !
Les dialogues d’enregistrement étaient très simples, mais l’essentiel était déjà là : une palette de dialogue accrochée à la fenêtre, qui ne bloquait plus l’utilisation de l’ordinateur, et qui offrait la navigation par colonnes inconnue sous Mac OS 9.
Cette première version Public Beta arborait donc déjà l’interface Aqua connue depuis la version Developper Preview 3. Il fallait supporter ce motif à rayures grises qui encombrait toutes les fenêtres, et qui sera maintenu jusqu’à la sortie de Mac OS X 10.4 « Tiger » en 2005.
Et comme c’était une version Beta, on rencontrait également régulièrement des problèmes de traduction ou d’ajustement d’interface, comme dans ces Préférences Système dédiées aux moniteurs.
Encore un anniversaire à souhaiter en janvier ! Aujourd’hui, 16 janvier, c’est au Macintosh Plus de souffler ses bougies. 1986 – 2019, déjà trente-trois ans, le temps passe, pour cette petite machine emblématique.
Le Macintosh Plus, c’était le Macintosh parvenu à maturité, près de deux ans après le premier Macintosh. Enfin, il était équipé de suffisamment de mémoire vive pour faire oublier le Lisa qui l’avait précédé et qui était jusqu’alors nécessaire pour développer des programmes pour le Macintosh. Enfin, il obtenait un port SCSI à même de lui ouvrir les portes de tout un monde de périphériques additionnels. Avec l’imprimante Laser Writer présentée l’année précédente, avec son lecteur de disquettes 800 Ko, avec son nouveau format de fichiers HFS, avec son clavier étendu, il disposait enfin d’arguments solides pour s’attaquer au marché de l’entreprise.

Comme nous l’avons rappelé en décembre dernier, le Macintosh Plus a été la machine Apple restée le plus longtemps au catalogue : 1826 jours avant d’être remplacée par le Macintosh Classic en 1990. Seul le Mac Pro a fait mieux depuis… Le Macintosh Plus a notamment connu le passage du beige au gris platinum qui accompagnera la gamme Apple de 1988 à 1998.
Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options. Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.
C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !
Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.
Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une réclame de décembre 1985 pour les trois modems de la gamme Apple : le Modem 300 bauds, le Modem Full Duplex 1200 bauds, et le Modem Universel 1200/75 Vidéotex 300 bauds. « Nous avons les moyens de vous faire parler », affirmait Apple. La marque promettait que son premier modèle permettait « à n’importe quel étudiant de chercher partout des renseignements pour son interrogation du lendemain ». Oui, de chercher, pas de trouver. Le World Wide Web restait encore à inventer. Et les moteurs de recherche, aussi.
À l’époque, en revanche, il y avait Mac Terminal, ou Mac Tell 2 de Hello Informatique, qui permettait « d’émuler un Minitel avec tous les avantages d’un Macintosh ». Et puis Calvados, bien sûr, « messagerie électronique française qui peut vous faire rencontrer beaucoup plus de monde que sur la place de l’Opéra aux heures de pointe ». Maintenant, décidez-vous, décidez en étant au courant de tout, ou décidez en étant au courant de rien.
Le 5 octobre 2011, au moment du décès de Steve Jobs, le créateur d’Apple, un logo a fait le tour du monde. Vous l’avez sans doute vu, tant il a été partagé sur les réseaux sociaux et réutilisé dans les médias :
Ce logo avait été diffusé quelques mois plus tôt par un étudiant en arts graphiques de Hong-Kong, Jonathan Mak Long. Il l’avait imaginé comme un hommage au patron d’Apple, au moment où celui-ci quittait la direction de l’entreprise en août 2011. Mais voilà : au moment du décès de Steve Jobs, les médias remarquent sa création et la diffusent largement. Un autre illustrateur, Chris Thornley, l’accuse alors de plagiat, faisant remarquer qu’il avait créé un logo quasiment identique, quelques mois plus tôt. Cet artiste britannique avait souhaité à l’époque illustrer la lutte de Steve Jobs contre son cancer (les bénéfices des ventes de produits dérivés étaient d’ailleurs reversés à une œuvre de charité de Manchester).
Les deux artistes ne se sont pas fâchés pour autant. Jonathan Mak Long affirme ne pas avoir eu connaissance du travail de Chris Thornley, malgré ses recherches, et celui-ci n’en veut pas à son jeune collègue d’avoir eu la même idée que lui.
On n’oubliera pas de citer Farzin Adeli, un autre designer (américain cette fois-ci), qui avait eu à son tour la même idée le jour même du décès de Steve Jobs. Il s’était empressé de créer un logo sur le même principe, puis d’ouvrir une boutique sur eBay pour vendre des produits dérivés, dont les bénéfices étaient reversés à un réseau de lutte contre le cancer du pancréas. Il avait vainement tenté à l’époque d’obtenir les droits sur l’image.
Et puis honnêtement, comment ne pas citer le photographe Justin Sullivan, qui n’a pas eu besoin de Photoshop pour associer le profil de Steve Jobs et le logo d’Apple ? Il était simplement placé au bon endroit, au bon moment, lors de la Worldwide Developers Conference de 2004, à San Francisco…
Pour la petite histoire, on retrouve ce profil de Steve Jobs en couverture du livre « Inside Steve’s Brain » (Dans le Cerveau de Steve), que vous pouvez acheter ici sur Amazon, là sur eBay, ou chez votre libraire préféré…
Sources : Hollywood Reporter ; Slash Gear ; NY Times ; Mercury News.
L’an 2000, c’était toute une affaire à l’époque. On ne parlait que de ça, de ce nouveau chiffre des milliers, et des trois zéros derrière, un truc qui n’arrive qu’une fois tous les mille ans, pensez donc ! Apple n’était pas en reste : on se souvient de sa publicité mettant en scène un HAL 9000 post-apocalyptique, jouant sur le bug de l’an 2000 qui avait eu le bon goût d’épargner le Macintosh.
Apple France, de son côté, avait lancé une opération « Vive l’an 2000 ! », et avait proposé un concours permettant de gagner « un super équipement Apple ». Pour l’occasion, une carte postale avait été diffusée, permettant d’inscrire son établissement. Nous n’avons malheureusement pas retrouvé plus d’information à ce sujet…
Comment produire une publicité pas trop coûteuse pour un logiciel visant un marché de niche ? En réutilisant une maquette déjà employée auparavant, tout simplement ! Comme dans cette publicité de 1994 pour ClarisImpact, le logiciel de graphiques et de présentations, qui reprend la mise en page et même le slogan de la publicité pour le Power Macintosh que nous vous présentions il y a quelques semaines ! Voyez cela comme une toute nouvelle manière de voir votre travail.
ClarisImpact permettait de créer des graphiques (comme Excel), mais aussi des frises chronologiques, des calendriers, des images, des présentations (à la manière de PowerPoint), et même des documents de texte (comme Word). Et tout cela dans un seul logiciel, disposant également d’une bibliothèque de dessins clip-arts et de nombreux modèles, le tout optimisé pour le Power Mac et son processeur PowerPC. Si vous voulez une démo, appelez Claris !

Décidément, le mois de janvier est riche en anniversaires chez Apple ! Six ans avant la présentation de Keynote, Apple proposait le 7 janvier 1997 la mise à jour 7.6 de son système d’exploitation. Sous le nom de code « Harmony », cette version prenait pour la première fois officiellement le nom de « Mac OS ». Cette mise à jour était tout de même facturée 700 Francs TTC, voire 1200 francs avec une souscription permettant de bénéficier des mises à jour de 1997 (Mac OS 8 sortira en juillet). Pour l’occasion, voici deux publicités de l’époque. Sobres, élégantes, et discrètes… ou pas.
Avant de jouer au jeu des 7 différences, vous remarquerez que cette publicité est signée Claris, qui distribuait les logiciels Apple à l’époque. Apple n’est citée qu’en marge… On comprend que les utilisateurs aient été un peu perdus, et que Steve Jobs (qui commençait à faire le tour du propriétaire à l’époque) ait souhaité simplifier l’organisation et la communication de l’entreprise…
Pour une fois, pas besoin d’être très observateur pour remarquer l’apparition d’un Macintosh dans le dernier film des studios Pixar et Disney, « Coco ». Quand Miguel arrive dans le Monde des Ancêtres, la secrétaire dispose sur son bureau d’un Macintosh d’origine en parfait état de marche. Du moins, jusqu’à ce que Mama Imelda s’y attaque à coups de bottines, en le traitant de “boîte à bêtises” !
En revanche, difficile de savoir de quel modèle il s’agit : la face avant étant démunie de toute mention, il s’agit sans doute d’un Macintosh antérieur au Macintosh Plus, qui portait son nom à côté du logo Apple. L’arrière du Macintosh de Coco permet d’exclure le tout premier Macintosh, puisqu’il porte en partie haute un rappel du logo ainsi que son nom suivi de quelques caractères rouges, une caractéristique limitée aux Macintosh 128k et 512k, les versions qui succédèrent au Macintosh original en septembre 1984.
Reste un souci de taille : le modèle de Coco dispose de deux prises d’air, quand le Macintosh 128 n’en avait aucune, et le 512, une seule. Alors la conclusion s’impose : le Monde des Ancêtres dispose d’un prototype de Mac jamais vu sur Terre !
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, et les outils de développement, voici Microsoft Multiplan et Microsoft Chart, qui n’avaient pas encore fusionné pour devenir Microsoft Excel. Et cette fois, c’est fini !
On continue d’explorer notre stock de brochures en provenance d’Apple Grande-Bretagne. Cette fois-ci, il est question d’augmenter la puissance avec le Macintosh pour la famille. Comme toujours, les jeux de mots originaux autour du terme « Power » sont à peu près intraduisibles. D’ailleurs, Apple France ne s’y était pas essayée dans la publicité française parue à l’occasion de la sortie du film Hercule de Disney.
Apple incluait l’Apple Magic Collection avec se modèles familiaux. Rien de bien fascinant : juste des outils créatifs et des petites histoires multimédia autour d’Aladdin, du Roi Lion, des 101 dalmatiens ou encore de Winny l’ourson, tout ce qu’il était possible de caser sur un CD et de faire tourner sur des machines à base de processeur 603e.
Pour le reste, toujours sous le vocable « New Macintosh », Apple promettait la facilité d’utilisation, l’accès à Internet, la compatibilité, la puissance, autour d’un Mac OS 8 parfaitement optimisé pour le processeur PowerPC. Dans la boîte, on trouvait aussi l’outil de morphing Kai’s Power Goo, le jeu Actua Soccer, ainsi que les encyclopédies Grolier et Ultimate Human Body.
Il ne restait plus qu’à choisir le bon modèle : le tout-en-un Power Macintosh 5500 en blanc (225 Mhz) ou en noir (275 Mhz), ou le Power Macintosh 6500 au format mini-tour, cadencé à 250 Mhz.
À l’approche de Noël 1981, le catalogue d’Apple n’était pas encore très fourni. Il y avait l’Apple II, l’Apple ///, leurs accessoires… et c’était tout. Alors pour vendre une machine sortie trois ans plus tôt et qui commençait à subir une concurrence féroce, il fallait faire preuve d’imagination. Par exemple, vendre un kit tout-en-un destiné au public familial à la recherche de son premier ordinateur, un carton comprenant tout le nécessaire pour débuter. J’ai nommé : l’Apple Family System, une grosse boîte comprenant un Apple II+ avec un adaptateur pour le brancher sur une télévision, un lecteur de disquettes Disk II, deux manettes de jeux, et une poignée de logiciels. Le tout pour 2995 dollars environ (le prix baissera à plusieurs reprises ensuite), soit une réduction d’un bon millier de dollars tout de même.
Cette offre commerciale était une aubaine pour les éditeurs de logiciels associés à cette offre. Ainsi, Software Publishing se félicitait-il, dans les colonnes d’InfoWorld, d’un accord visant à fournir 35.000 copies de son logiciel de base de données « Personal Filing System ». Son président Fred Gibbons comparait alors cette offre au train électrique que papa achète à Noël parce que ça lui fait plaisir, mais qui se justifie en expliquant que tout le monde en profitera.
Dans le même article, Mike Connors, product manager chez Apple, présentait les autres logiciels qui accompagnaient l’offre : Personal Finance Manager, Apple Writer, Apple Typing Tutor, ou encore les jeux Microsoft Olympic Decathlon, Apple Stellar Invader et Apple Adventure. Cette offre faisait également l’objet de publicités diffusées par les revendeurs américains de la marque. Celle-ci est tirée de la revue Orange Coast de mars 1982. On en trouve d’autres sur Internet, toujours avec le même visuel quel que soit le revendeur.
De notre côté, nous avons dégoté le manuel utilisateur fourni avec l’offre. En voici quelques pages, qui prouvent qu’on était encore loin de la simplicité du Macintosh, du Performa 5200 ou de l’iMac, qu’il suffisait de sortir du carton. En 1981, il fallait encore déballer l’unité centrale, l’ouvrir, installer la carte pilotant le lecteur de disquettes, connecter les manettes de jeux directement sur la carte-mère, bricoler le modulateur de fréquence permettant de connecter la télévision… Bref, mettre un peu les mains dans le cambouis.
Le manuel ouvrait également de nouvelles perspectives aux nouveaux propriétaires d’Apple II en leur présentant les périphériques disponibles, d’autres logiciels, ainsi qu’une longue liste de clubs d’utilisateurs Apple à travers le monde. Près de chez nous, il y en avait deux en Allemagne, un en Espagne, mais aucun en France !
Un tel équipement, dans son carton, avait été proposé sur eBay en 2017 et avait trouvé preneur pour 431 dollars. Le site Worthpoint en a conservé quelques images.

Le dimanche c’est publicité ! Celle que nous vous présentons fête ces jours-ci son trentième anniversaire, pas moins ! En effet, du 15 novembre au 31 décembre 1989, Apple offrait une belle réduction sur l’achat d’un Macintosh Plus, accompagné de son lecteur de disquettes externe, et du logiciel Microsoft Works 2.0 : 12 990 francs TTC au lieu de 18 240 habituellement. On remarquera que la photo illustrant cette réclame a été réalisée directement dans un entrepôt d’Apple, puisque ce Macintosh Plus est cerné par les palettes de cartons de Macintosh Plus, dans sa dernière présentation puisqu’il sera remplacé par le Macintosh Classic moins d’un an plus tard.
Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.
Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.
Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536
AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !
Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.
Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de 1984, dédiée aux accessoires Apple. Comme le dit la marque : cela pourrait être le début de quelque chose de grand. Pour Apple //e, Apple //c ou Macintosh. Pour le travail, ou à la maison.
La gamme d’alors était constituée d’une imprimante à marguerite (dont nous vous avons déjà présenté une roue de caractères), de deux imprimantes matricielles (la première laser arrivera l’année suivante), de quatre écrans dont, déjà, un écran LCD, de plusieurs types de lecteurs de disquettes, et de deux modems, sans oublier la souris pour Apple //e et //c (fournie avec le logiciel MousePaint), des manettes de jeux dont le joystick dont nous vous avons déjà parlé ici et là, un pavé numérique dont nous avons parlé ici, et des sacoches de transport. Ouf !
Nous en parlions hier, à l’occasion de la présentation d’une publicité de 1995 pour Mac OS 7.5 : le système d’exploitation du Macintosh a vécu plus de 10 ans avant qu’Apple lui trouve un nom. On parlait jusqu’alors du « Système », tout simplement : système 6, système 7… Mais en 1995, face au rouleau-compresseur Windows, Apple a besoin d’un symbole, faute peut-être de disposer de perspectives claires quant à l’avenir de son système d’exploitation. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.
Certes, le choix alors tout récent de basculer les Macintosh sur les processeurs PowerPC RISC allait s’avérer payant, tout du moins pour les dix années qui suivront. Mais avec le recul, on sourit de voir la version 7.5 du système présentée comme « le système d’exploitation des années à venir », s’appuyant notamment sur OpenDoc, une technologie maison qui sera la première à être abandonnée lorsqu’Apple se verra contrainte d’adopter un nouveau système d’exploitation en achetant NeXT, à la fin de l’année 1996. OpenDoc devait permettre de rendre les applications et les documents totalement indépendants des plate-formes matérielles et des systèmes utilisés. Chaque document pouvait faire appel à différents modules d’édition et de lecture, répondant tous au même cahier des charges, mais distribués par des développeurs indépendants et concurrents. Le pire dans cette histoire ? C’est qu’OpenDoc n’était même pas intégré à Mac OS 7.5, comme le relève cet article !
Comme on l’a dit hier, les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.
A l’heure des abonnements Apple Music, Deezer, Spotify et des autres, la musique ne pèse plus rien. Associé au Cloud, même la capacité de stockage des appareils connectés n’est plus un facteur déterminant du nombre de morceaux que vous pouvez écouter. Il est donc amusant de voir dans cette brochure de l’iPod de 4ème génération cette allusion au poids de la musique que peut contenir le petit baladeur de 176 grammes seulement :
40 Go, 10 000 chansons, 255 kg de vinyles, 73 kg de cassettes, 48,5 kg de CD.
Vous souvenez-vous qu’avant MacOS X, l’utilisateur était libre d’allouer à chaque application la quantité de mémoire vive qu’il souhaitait ? C’était le genre de liberté dont on aurait bien aimé se passer, et qui était héritée directement du premier Macintosh. L’éditeur du logiciel indiquait un niveau de mémoire vive conseillé, et on réglait soi-même le niveau minimum de mémoire vive disponible en-dessous duquel l’application refusait de se lancer, et le niveau de mémoire que l’on souhaitait allouer au logiciel.
Et là, les plus jeunes lecteurs se demandent : « Mais pourquoi ? ». Et en effet, il paraît aujourd’hui logique que chaque logiciel se débrouille avec le système en fonction de ses besoins à un instant T. Mais à l’époque (jusqu’au remplacement de Mac OS 9 par MacOS X, en 2001), le Système ne s’occupait pas de ça. Chaque logiciel encombrait une quantité donnée de mémoire vive, même s’il n’en avait pas besoin. Et si l’utilisation du logiciel nécessitait plus de mémoire, le logiciel quittait, dans le meilleur des cas après un avertissement préalable ; dans le pire des cas, sans rien dire, et avec un plantage généralisé !
Le 16 mai 2006, Apple présentait un nouveau venu dans sa gamme : le MacBook, qui succédait à la fois à l’iBook (en entrée de gamme) et au PowerBook 12 pouces (pour la compacité). Son changement de nom marquait le passage aux processeur Intel Core Duo en remplacement du PowerPC G4.
S’il est encore aujourd’hui disponible au catalogue, le MacBook a connu en réalité plusieurs générations et autant de positionnements : simple successeur de l’iBook en 2006, reprenant sa coque en polycarbonate tout en proposant une version noire (pour 200 euros de plus…) ; il devient en 2008 un petit MacBook Pro en reprenant sa coque en aluminium, son clavier rétroéclairé, mais un écran de moindre qualité ; en 2009, il en revient au polycarbonate, et disparaît totalement du catalogue en 2011. Il n’y réapparaîtra qu’en 2015, avec un design plus fin et plus léger que le MacBook Air, au prix d’un unique port USB-C remplaçant tout ce qui existait jusqu’alors !
15 ans déjà qu’Apple a présenté l’iPod 3G, qui reste sans doute le plus étonnant des baladeurs que la marque à la pomme a produits.
Il est le premier à utiliser le connecteur dock, ce qui a permis de se passer de l’imposante prise FireWire 400 des premières générations, et d’amincir nettement l’appareil. Côté connectique, s’il peut être synchronisé en USB, sa charge n’est possible qu’en FireWire. Vous avez le choix : le brancher directement par le connecteur dock, ou par l’intermédiaire du dock, fourni de série dans la boîte.
Surtout, il reste le seul à avoir testé les boutons déportés au-dessus de la molette tactile. Le seul également à avoir utilisé le rétroéclairage rouge des boutons de navigations, preuve que leur utilisation n’était pas intuitive. Le seul à être présenté de façon nocturne sur la boîte cubique, tous feux allumés. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est également le seul iPod dont la boîte cubique est légèrement plus grande que les autres : 15,6cm de côté contre 14,8 pour les premières générations, et les suivantes jusqu’au 5G. Allez savoir pourquoi…
Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera à ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : aujourd’hui, nous vous présentons les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Vous verrez demain que les éditions suivantes abandonneront ces photos un peu datées pour des croquis plus intemporels.
Voici un souvenir qui peut être vu comme un prolongement de notre article dédié à Switcher, publié sur MacGénération dernièrement. Switcher, pour mémoire, était une création de Andy Hertzfeld, permettant de passer d’un logiciel à l’autre sur les premiers Macs, sans avoir besoin de quitter chaque logiciel avant d’en lancer un autre.
Ce souvenir, nous l’avons trouvé dans l’édition d’avril 1987 de Science & Vie Micro. Les journalistes de SVM, sûrement bien informés, annonçaient que Switcher serait bientôt remplacée par Twitcher, une nouvelle manière de gérer le multitâche sur une machine qui n’était pas prévue pour. Permettant l’exécution de plusieurs programmes dans autant de fenêtres à l’écran, ce Twitcher ressemble fort au MultiFinder qui sera en effet commercialisé l’été suivant.
L’identification à double facteur, c’est cette sécurité supplémentaire qu’Apple impose lors de certaines manipulations, notamment la connexion d’un nouvel appareil au compte Apple. Le principe est très simple : en plus de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe, vous devez indiquer sur la nouvelle machine un code qu’Apple envoie sur un de vos autres appareils Apple. Sauf que… cette fois-ci, Apple a envoyé le code sur la machine où nous devions l’entrer. Tant qu’à faire, les chiffres auraient pu être rentrés directement là où il le fallait, le niveau de sécurité n’en aurait pas pâti !
Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.
En voici un modèle plutôt rare, puisqu’il est originaire du Japon. Vous le trouverez sur eBay pour 200 dollars, ou pour 19.800 yens (160 euros) sur le site d’enchères de Yahoo Japon (merci Pierre !).

Toujours sur eBay, voici un modèle à 50 dollars. Argent et noir, avec un couvercle sur ressort qui se transforme en support pour relever l’écran.
Et encore un autre modèle solaire, produit avec Sharp, toujours sur eBay, pour 888,88 dollars… Un modèle EL-835 datant de 1985.

En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.
[mise à jour 15/03/2019] Nous avons dégoté une annonce eBay avec cette calculatrice au format carte de crédit. Le vendeur précise qu’elle porte à son dos la marque « Apple Credit Plan ».

On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…
Nous pensions au début à un montage lié à l’utilisation du design de la calculatrice Braun comme source d’inspiration pour celle de l’iPhone, mais non, il y a bien eu un modèle marqué de la pomme, vendu 80 $, comme on le découvre en page 25 de « The Apple Catalog » de 1987 :

Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.

Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.

Toujours grâce à Mike, l’un de nos sympathiques lecteurs, voici une petite série de posters qu’Apple France partageait au début des années 1990 avec ses revendeurs agréés. Il y en a pour tous les goûts : le Macintosh IIx « La richesse intérieure », le Macintosh IIfx « Les nouveaux horizons », le Macintosh LC « Performance, couleur, son, design », le Macintosh Portable (avec son clavier et son trackball intervertibles pour les gauchers), les moniteurs monochrome 21 pouces ou pleine page vertical, la première série de PowerBook (100, 140 et 170) ainsi qu’une réduction sur le Macintosh Classic et l’imprimante StyleWriter pour les étudiants à l’occasion de Noël 1991.
Aujourd’hui, on remonte le temps avec cette brochure de 1991 qui répond à deux questions fondamentales : Pourquoi Macintosh, et Quel Macintosh ? On y retrouve les principaux arguments de la marque à l’époque : les utilisateurs qui utilisent un Macintosh sont heureux, ils sont productifs, leur ordinateur est simple à utiliser, avec de nombreuses applications disponibles, une mise en réseau simplifiée, et la compatibilité avec les disquettes DOS et OS/2.
Au verso, Apple présentait sa gamme : les petits Classic et Classic II ; le LC et le Macintosh IIsi pour profiter de la couleur et d’un écran au choix ; et la gamme PowerBook pour la mobilité (il s’agissait des tout premiers PowerBook 100, 140 et 170). Du côté des périphériques, on retrouvait l’ImageWriter II, l’imprimante jet d’encre StyleWriter, et les imprimantes LaserWriter LS, NT, IIf et IIg. Sans oublier le scanner Apple OneScanner.
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel et le Système, voici maintenant les extensions et la compatibilité. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Le 27 septembre 1997, le spot publicitaire « Think Different » était diffusé pour la toute première fois à la télévision. Pour l’anecdote, on se souviendra qu’il précédait la première diffusion télévisée de Toy Story, des studios Pixar menés par… Steve Jobs. Ce spot de l’agence Chiat\Day rassemblait des personnalités qui ont marqué l’histoire par les révolutions qu’ils ont initiées dans le domaine de l’art, de la science ou de la politique : Albert Einstein, Martin Luther King, Thomas Edison, Mahatma Gandhi, Alfred Hitchcock, Pablo Picasso…
Si vous avez un quart d’heure à tuer devant vous, la vidéo suivante vaut le détour. Il s’agit de la présentation de cette campagne, par un Steve Jobs en grande forme… et en bermuda ! [edit : la vidéo d’origine a été supprimée par son auteur, en voici une plus courte et d’une qualité inférieure]
Les habitués du blog de l’Aventure Apple se souviendront qu’en mai dernier, nous revenions sur la véritable paternité du slogan « Think Different » : dès 1993, Pepsi Cola France l’avait décliné pour une série de spots télévisés.
Nous avons déjà parlé du PowerCD dans nos colonnes : nous vous avons parlé de sa boîte (en néerlandais !), de sa télécommande si particulière, et de sa présentation dans le magazine français Apple News. Nous vous avons même déjà précisé qu’il s’agit d’un lecteur Philips CDF-100 rebadgé par Apple. Mais nous avions oublié de préciser qu’un autre fabricant avait participé à cette aventure : Kodak lui-même, inventeur du format Photo CD utilisé principalement par cette machine (également compatible avec les CD-Rom et les CD Audio).
Si vous cherchez ce lecteur Kodak PCD 880, on en trouve un actuellement sur eBay, pour la modique somme de 1184 dollars… Ce n’est pas donné, mais vous n’en croiserez pas souvent des comme ça !
Avouez que celle-ci, il fallait l’oser. Comparer le prix d’un PowerBook de juin 1996 et le coût des 100.000 pages de texte que son disque dur pouvait contenir ! Apple précisait même la méthode de calcul : 200 ramettes de papier à 39,80 F l’unité, et 12 crayons à 3,50 F… Pour parvenir à ce résultat, Apple avait tout de même dû réduire de 20% le prix de son portable, au cours d’une opération promotionnelle.
Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.
Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !
Au gré de nos pérégrinations sur l’extraordinaire site Wayback Machine de Archive.org, nous avons récupéré quelques-unes des bannières animées qui égayaient la page de bandes-annonces QuickTime (dont nous vous parlions hier) durant les années 2000. Des couleurs, des formes… tant de souvenirs !
En 2001, la marque mettait en valeur ses produits, ses logiciels, non sans vanter au passage quelques produits tiers : appareils photos, caméscopes, organisateur Palm, discman… L’iPod n’arrivera qu’à la toute fin de l’année !
En 2002, Apple est toute tournée vers sa campagne publicitaire « Switch », qui présentait des utilisateurs de Windows ayant basculé vers le Macintosh.
En 2003, Apple a l’occasion de présenter quelques nouveaux services et produits : l’iTunes Music Store, Final Cut Pro 4, une nouvelle petite réduction sur Office, et les silhouettes noires de l’iPod !
À partir de 2004, les bannières prennent un peu d’ampleur. En 728 pixels de large, Apple vante iTunes, iPhoto, iMovie, et ses services de musique et de podcasts.

Fin 2005, les bannières larges disparaissent du site d’Apple, au profit de publicités en marge. La marque disposant d’un catalogue de plus en plus fourni, ses pages sont l’occasion de vanter ses produits auprès de ses visiteurs.
Puis les publicités disparaissent du site QuickTime Trailers, devenu en 2010 iTunes Movie Trailers…
Vous vous souvenez des premières versions d’iPhoto ? En 2003, nous publiions dans les colonnes d’A Vos Mac quelques astuces pour les utilisateurs de ce nouveau logiciel, apparu l’année précédente… Les voici regroupées pour vous !
Dans iPhoto, vous pouvez aisément diriger le zoom (qui grossit par défaut le centre de l’image) vers un point quelconque de la photo. Il suffit de sélectionner en l’encadrant la zone que vous souhaitez agrandir, avant de cliquer sur le bouton de zoom.
Quand vous avez zoomé sur une photographie dans iPhoto, vous pouvez vouloir vous déplacer sans utiliser les ascenseurs horizontaux et verticaux. Pour cela, il suffit d’appuyer sur la touche Pomme, puis de cliquer-glisser la souris sur la photo comme vous le faites d’habitude pour déplacer un élément.
iPhoto permet d’envoyer des photos par mail d’un simple clic. Mais rien n’est prévu pour envoyer un simple bout de photo, alors que faire ? Deux solutions sont possibles, selon votre humeur : soit vous recadrez l’original, vous l’envoyez puis vous retournez dans iPhoto et choisissez le menu « Revenir à l’original ». Soit alors vous sélectionnez la photo, vous tapez Pomme-D pour la dupliquer, puis vous recadrez et envoyez la copie, que vous pouvez ainsi conserver à côté de l’original.
La grande campagne de publicité « Think Different » des années 1997-1998, on en a déjà parlé souvent sur l’Aventure Apple. Aujourd’hui, grâce à notre lecteur Mike qui nous a partagé quelques-uns de ses souvenirs, voici la série de badges à l’effigie des grands noms sélectionnés par la marque pour représenter son caractère novateur et disruptif : Charlie Chaplin, Yoko Ono et John Lennon, Rosa Parks, le Dalaï Lama, Neil Armstrong ou encore Jimi Hendrix, parmi d’autres. Merci Mike !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1994, dans laquelle l’entreprise vous invite à vous offrir un cadeau : en contrepartie, elle en offrira un à votre école. En effet, pour tout achat d’un Performa 636 avec son écran 14 pouces, ses 8 Mo de mémoire vive et son disque dur de 250 Mo, Apple offrait 50 euros à l’association des anciens élèves de votre école.
Comment donner envie aux clients de la gamme Apple d’acheter le tout nouveau Macintosh, un peu à la peine en ce début d’année 1985 ? En leur permettant de l’essayer gratuitement à la maison, tout simplement ! Cette proposition, c’est le principe de l’opération « Test Drive a Macintosh » dont nous vous avons déjà parlé. Aujourd’hui, nous vous présentons le document complet, envoyé par la filiale anglaise d’Apple à certains de ses clients, comme à ce responsable des achats chez Talbot Motor.
Sur l’enveloppe, Apple promettait « une bonne excuse pour ne pas sortir ce soir ». À l’intérieur, on trouvait le courrier présenté ici, la brochure présentée là, la brochure des logiciels datée de janvier 1985, ainsi qu’une invitation à remettre à son revendeur local, sans oublier l’étiquette de porte.
Au verso de cette étiquette, à la manière de celles que l’on trouve dans les hôtels, se trouvait une invitation à ne pas être dérangé pendant le test du Macintosh.
Il est plutôt rare de voir passer sur eBay des souvenirs de SEEDRIN, la filiale française d’Apple au début des années 80. Quentin, un de nos lecteurs, nous signale justement aujourd’hui la vente d’un « Questionnaire du candidat revendeur ». Il s’agit d’un formulaire qui permettait à un professionnel de lancer le processus pour devenir revendeur Apple agréé. Ce questionnaire est extrait d’un document de présentation de la marque, le « Dossier du candidat revendeur », dont nous avons déjà présenté quelques images sur un précédent billet de ce blog. Ce dossier n’est malheureusement pas proposé à la vente.

Quelques informations intéressantes peuvent être glanées dans ce document de huit pages. On y apprend que le chiffre d’affaire indicatif d’un Apple IIe s’élevait à 15.000 francs, quand celui d’un Macintosh XL atteignait 50.000 francs. La mise à prix est de 19,90 euros, auxquels il faudra ajouter les frais de port.
Après la première petite collection de pin’s classiques avec leur finition epoxy, et le très rare modèle en métal peint, sans doute assez ancien, voici un autre modèle plutôt inhabituel, sans doute en véritable émail. Là encore, il ressemble au pin’s de 2019, commémorant l’inauguration de l’Apple Park, mais il est en métal doré alors que le modèle récent est argenté.
Il ressemble aussi à ce pin’s que nous avons croisé chez Pintrill, fabricant de pin’s très orientés pop culture, dans un article récent publié par MacGénération. Mais l’original est plus fin que la réinterprétation artistique moderne !
Et si on le compare avec l’autre vieux pin’s de notre collection, on s’aperçoit tout de suite de la différence de technique, avec des couleurs bien régulières, sans cet effet de creux produisant des reflets très disgracieux.
Quand il a vu la dernière page de cette brochure, un observateur attentif m’a fait remarquer qu’il s’agissait d’une brochure de flops ! Et il est vrai qu’entre l’eMate 300 et le Newton (enterrés par Steve Jobs quelques mois plus tard), le QuickTake 200 (un appareil Fujifilm avec une pomme dessus) et le Macintosh du Vingtième Anniversaire (bradé pour écouler les stocks), cette brochure est représentative de l’année 1997. Tous les produits qu’Apple qualifiait de « New Macintosh » de notre côté de l’Atlantique.
C’était cette époque sordide où l’humanité se divisait en deux : d’un côté, les foules immenses qui répétaient « Apple est cuite, Apple va mourir » ; et de l’autre côté, une poignée d’irréductibles, qui pensaient encore qu’Apple avait les meilleurs produits. Et c’était presque vrai : le PowerMacintosh 5500 était — presque — aussi beau que l’iMac ; le PowerMacintosh 9600 était — presque — aussi puissant que le G3, et le PowerBook 3400 mangeait déjà — presque — des Pentium au petit déjeuner. Finalement, il ne manquait à l’Apple de 1997 que le génie et le grain de folie qui s’exprimeront dès l’année suivante ! Car, comme disait la réclame : Seule Apple a la tradition de rompre avec les traditions — mais cela est-il toujours considéré comme une tradition ?
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1980 annonçant la naissance de l’Apple III. Et comme à l’accoutumée, Apple n’y allait pas avec le dos de la cuillère : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l’ordinateur personnel. Virtuellement, nous avons tout fait, tout donné à l’Apple III. Avec lui, sous vos doigts, vont se résoudre une infinité de problèmes professionnels. Plus simplement et plus vite que n’auriez imaginé.
Vous voulez un Macintosh Classic ? Vous habitez dans l’Ain ? Vous avez un vieux Scania qui ne sert plus ? Alors le moment est peut-être venu de procéder à un échange grâce à cette annonce sur leboncoin !
Attention, cet article ne constitue pas une garantie de sérieux de l’annonce d’origine, juste un clin d’œil !
Le PowerBop, c’est un classique de l’Aventure Apple. L’exemplaire de notre collection a été disséqué dans une page du site qui lui est dédiée, pour le plus grand intérêt de nos lecteurs évidemment. Pour se remettre dans l’ambiance, voici la double-page de la revue de propagande Apple le Magazine de Juillet-Août 1993. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette machine, avec même une petite coquetterie de la rédaction : l’exemplaire photographié porte le nom de « PowerBop » en façade, alors que les exemplaires commercialisés se contenteront de la mention « PowerBook 180 » habituelle…
Là où la rédaction ne s’était pas trompée, c’était dans l’espoir que les technologies de communication sans-fil révolutionneraient l’utilisation des micro-ordinateurs d’ici à l’an 2000. C’est le 21 juillet 1999 qu’Apple présentera l’iBook et sa technologie wi-fi « AirPort ». Seulement six ans après le PowerBop !
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple déclinait ses iMacs et leurs souris dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ? Du 5 janvier 1999 au 19 juillet 2000, l’iMac G3 fut disponible dans cinq couleurs : Fraise (Strawberry), Myrtille (Blueberry), Citron Vert (Lime), Raisin (Grape), et Mandarine (Tangerine). Le clavier et la souris étaient assortis, un souci du détail auquel Apple renoncera dès la gamme suivante, en livrant tous les iMacs avec son « Apple Pro Keyboard » noir et blanc.
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En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.
Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.
Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.
Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.