Les 40 ans du Macintosh sur eBay et Le bon coin
2024, ce n’est pas que l’année des Jeux olympiques de Paris. C’est aussi l’année du quarantième anniversaire du Macintosh, que nous avons fêté le 24 janvier dernier. Alors pourquoi ne pas aller jeter un œil à vos sites de ventes d’objets d’occasion favoris ? Attention aux prix proposés, ça pique un peu… à rebours des vrais enchères qui, elles, ne s’envolent pas.
On commence avec ce très beau bundle qui intègre à peu près tous les accessoires de l’époque, à un prix tout à fait inconvenant de 9599 dollars. Certes, c’est plutôt joli (bien que le carton ait une face très sale), mais rien ne justifie ce prix.
On trouvera le même type de configuration, à un prix plus raisonnable, sur Le bon coin, où il est proposé à 1199 euros. C’est un Macintosh 512K, mais dans le carton d’origine du premier Mac qu’Apple écoulait à l’époque, avec un grand nombre d’accessoires, manuels et disquettes. L’écran et son unique ligne verticale nécessiteront sans doute une intervention sur la carte d’alimentation.
Pour le même prix, un vendeur sur eBay propose aussi le lecteur de disquettes du Macintosh, dans son petit carton lui aussi aux couleurs de la série Picasso. Là encore, c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est, mais l’espoir fait vivre !
Si votre porte-monnaie ne vous permet pas de craquer pour de vrais appareils d’époque, alors vous pourrez vous rabattre sur cette sympathique petite broche proposée pour un prix plutôt raisonnable de 18 euros, aux couleurs de la pomme arc-en-ciel.
N’oublions pas non plus cette belle banderole dont le vendeur assure qu’elle a été distribuée en décembre 1983 pour pouvoir être accrochée chez les revendeurs au lancement du Macintosh. Elle mesure près de deux mètres de long et un mètre de haut, autant dire qu’il faudra faire un peu de place sur un mur pour l’afficher… à condition d’aligner les 8400 dollars demandés par son propriétaire… parce que pourquoi pas !
Et pourquoi ne pas terminer avec cet ouvrage, Macintosh votre micro ordinateur de Jean Baptiste Touchard ? Vous y découvrirez « avec simplicité et humour comment mettre cette étonnante machine au service de vos besoins et de vos envies » ! N’hésitez pas à négocier le prix 🙂
Apple Music et Volkswagen, à nouveau
Avez-vous remarqué, ces jours-ci, les publicités qui vous promettent six mois d’Apple Music offerts pour l’achat d’une voiture Volkswagen équipée des services en-ligne Car-Net ?
Apple et Volkswagen, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. Nous avons déjà parlé dans ce blog de l’offre de 2003 qui permettait aux acheteurs d’une New Beetle de repartir avec un iPod (et son adaptateur pour auto-radio-cassette, toute une époque !).

Dans un tout autre style de partenariat, il se murmurait il y a un an qu’Apple avait jeté son dévolu sur les fourgons T6 Transporter de Volkswagen pour mettre au point ses navette autonomes.
Quand Internet Explorer enregistrait le web
Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.
Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.
Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.
Les couleurs du système 7 (votez !)
Quand Apple a commercialisé son système 7, l’une des nouveautés les plus remarquables était l’utilisation intensive des couleurs offertes par les écrans de l’époque. L’interface originale du Mac était conservée dans ses grandes lignes, mais les 256 couleurs offertes par la plupart des cartes graphiques de l’époque permettaient un graphisme plus fin que celui d’origine.
C’est le moment de répondre à notre sondage du jour : Standard, or, vert, turquoise, rouge, rose, bleu, gris, noir et blanc : quelle était la couleur de l’interface de votre Système 7 ?
Publicités – Macintosh II, l’Homme et l’esprit
Le dimanche, c’est publicité ! Après la série de publicités de dimanche dernier, sur le thème des inventeurs, on reste dans le sujet des méninges, avec ces deux publicités françaises de 1988 pour le Macintosh II.
Dans la première publicité, il est question d’évolution, de crise, et d’Apple qui arrive pour redonner à l’Homme ce qu’il a d’unique, et de plus fort : sa vision. Un monde. Et exploiter chaque ressource qu’il a en lui. Dit comme ça, ça pourrait surprendre, mais il s’agissait de vanter les mérites du Macintosh II, son processeur 68020 de Motorola maîtrisé, le MultiFinder pour un système multi-tâches, son écran de 16 800 000 couleurs, sans oublier le message de « Bienvenue » coloré quand on allume le Mac. Cette machine, on dirait quelqu’un. Et ça aussi c’est nouveau…
Dans la deuxième publicité, il est plutôt question de s’ouvrir l’esprit, pour dialoguer avec le monde entier, accéder aux plus grandes banques de données mondiales, à tous les serveurs… Bref, une planète qui rapetisse. Le travail d’autrui devient le vôtre. Et vice-versa. Vous êtes à la fois récepteur et source. Une première connexion de ce type est presque toujours une révélation. L’émotion passée, on se retrouve avec des ressources humaines et matérielles multipliées. Des amis aussi. Et en guise de conclusion : Il va falloir que le Minitel rose aille se rhabiller !
On aimerait connaître le rédacteur des longs textes de ces deux publicités, qui mêlent de manière assez rare (même chez Apple !) les envolées humanistes et les détails techniques…
Ces appareils qui se vendent plus cher d’occasion
Un collectionneur a rarement l’occasion de dépenser plus d’argent pour un produit Apple d’occasion que son prix d’origine. Par exemple, on trouve aisément un PowerBook 3400c pour 50 à 100 euros, quand celui-ci coûtait l’équivalent de 6.000 euros à l’époque. On a vu passer dernièrement un Spartacus dans son carton pour 1300 dollars. On peut aussi acheter un iPhone Edge dans sa boîte pour 200 euros. Même le premier Macintosh de 1984 se trouve dans son carton aux alentours de 2000 euros, moins cher que son prix en dollars à l’époque. Seules les machines sous blister voient leurs prix s’envoler.

Mais il y a quelques exceptions notables. On connaît les prix délirants de l’Apple I ou du Lisa, mais ils ne sont pas les seuls. En septembre 2009, Apple a offert à sa gamme iPod Shuffle une édition spéciale. Alors que les modèles 4 Go colorés étaient vendus 79 dollars, les Apple Store proposaient une édition spéciale en acier inoxydable poli, pour 99 dollars. N’espérez plus le trouver à ce prix-là : les quelques vendeurs qui le proposent en demandent 239, 299, 329, et jusqu’à 699 euros ! Et si vous voulez une version neuve dans sa boîte en plastique scellée, préparez-vous à sortir carrément 1200 dollars …et le vendeur en a quatre de côté!
Des astuces pour iPhoto 2.0
Vous vous souvenez des premières versions d’iPhoto ? En 2003, nous publiions dans les colonnes d’A Vos Mac quelques astuces pour les utilisateurs de ce nouveau logiciel, apparu l’année précédente… Les voici regroupées pour vous !
Dans iPhoto, vous pouvez aisément diriger le zoom (qui grossit par défaut le centre de l’image) vers un point quelconque de la photo. Il suffit de sélectionner en l’encadrant la zone que vous souhaitez agrandir, avant de cliquer sur le bouton de zoom.
Quand vous avez zoomé sur une photographie dans iPhoto, vous pouvez vouloir vous déplacer sans utiliser les ascenseurs horizontaux et verticaux. Pour cela, il suffit d’appuyer sur la touche Pomme, puis de cliquer-glisser la souris sur la photo comme vous le faites d’habitude pour déplacer un élément.
iPhoto permet d’envoyer des photos par mail d’un simple clic. Mais rien n’est prévu pour envoyer un simple bout de photo, alors que faire ? Deux solutions sont possibles, selon votre humeur : soit vous recadrez l’original, vous l’envoyez puis vous retournez dans iPhoto et choisissez le menu « Revenir à l’original ». Soit alors vous sélectionnez la photo, vous tapez Pomme-D pour la dupliquer, puis vous recadrez et envoyez la copie, que vous pouvez ainsi conserver à côté de l’original.
Quand le succès du Mac déteignait sur le Lisa
Août 1984. Le Macintosh est commercialisé depuis le début de l’année, et cohabite au catalogue d’Apple avec le Lisa, l’Apple IIc et l’Apple IIe. En revanche, l’Apple /// vient juste d’être éjecté pour faire un peu de place sur les étagères. C’est le moment que choisit la revue InfoWorld pour publier un article très instructif intitulé « Le succès du Mac déteint sur le Lisa ». Et voici ce que disait cet article.
En 1983, Le Lisa était un vrai problème pour Apple. Coûtant 10.000 dollars, utilisant des disquettes spécifiques, il ne se vendait pas bien. Quasiment un échec. Et puis le Macintosh est arrivé en janvier 1984, pour 2.500 dollars, avec une lecteur de disquettes Sony standard, et Apple en a profité pour revoir le Lisa et lui offrir le même lecteur, pour un prix largement réduit, sous le nom de Lisa 2. Pour Apple, le Macintosh est un peu comme une Volkswagen, tandis que le Lisa est une Porsche. Ou un « Big Mac ». Et les clients apprécient : le Lisa 2 est en rupture de stock dans certaines boutiques, notamment le modèle équipé d’un disque dur interne de 10 Mo.
Le Lisa 2 est accompagné par les logiciels de la suite « Lisa 7/7 » : Lisa Write, Lisa Draw, Lisa List, Lisa Project, Lisa Graph, Lisa Calc et Lisa Terminal. Le tout pour 695 dollars, beaucoup moins cher que la suite Lisa Office System qu’elle remplace. Le copier-coller y est largement généralisé entre les logiciels, contrairement à son prédécesseur, et Lisa Write dispose maintenant d’un correcteur d’orthographe. Mieux : Lisa 7/7 est capable d’imprimer sur une imprimante en couleurs, malgré son écran en noir et blanc : la couleur de chaque élément est choisie dans un nouveau menu dédié.
Mais la sortie de Lisa 7/7 marque aussi, chez Apple, la fin du développement dédié au Lisa. Tout porte à croire que le Lisa va se rapprocher du Macintosh, notamment grâce au programme MacWorks qui transforme le Lisa en puissant Macintosh. Il doit d’ailleurs évoluer pour permettre de gérer sur le Lisa 2 les applications des deux systèmes en parallèle. Un gros travail est donc fait avec les développeurs pour vérifier que leurs applications Mac fonctionnent correctement sur le Lisa avec MacWorks. Pour parvenir à ses fins, Apple a fusionné les deux équipes de développement, au sein de la division Apple 32 (dont nous avons déjà parlé par ici). Et tout le monde travaille désormais pour le Macintosh, y compris dans le but d’assurer un jour la migration des données de Lisa 7/7 vers le Macintosh. On attend aussi la sortie d’Applebus, le système de réseau local peu coûteux que promet la marque (et qui sera renommé AppleTalk au tout dernier moment). Grâce à ce réseau, un Lisa doit pouvoir devenir serveur de fichiers pour les Macs situés autour de lui. D’autant plus qu’on annonce un disque dur de 74 Mo pour bientôt (comptez tout de même 9000 dollars avec son système de sauvegarde sur bande).
Pendant ce temps, 250 compagnies développent des logiciels pour le Macintosh, contre quelques poignées pour le Lisa, principalement dans des domaines professionnels, notamment en raison des capacités graphiques du Lisa et de son grand écran. Mais aussi en raison de sa mémoire vive, qui permet d’ouvrir des documents plus volumineux : LisaWrite gère des textes de 80 pages quand le Macintosh se contente de 10 ; LisaDraw gère quatre fois plus d’objets que MacDraw. Et surtout, le Lisa est la seule plateforme de développement pour le Macintosh, dont la mémoire est insuffisante pour cette tâche. Alors, que reste-t-il au Macintosh ? La gestion du son : le Lisa n’est pas équipé de la puce spécialisée dans l’audio dont dispose le Macintosh, et reste muet avec les applications dédiées.
Ironie de l’histoire : grâce à sa mémoire vive et à MacWorks, le Lisa 2 sera donc le premier « Mac » compatible avec les applications développées pour le futur « Fat Mac » (qui sera commercialisé peu après sous le nom de Macintosh 512K). Et déjà, Lotus prévoit que son application dédiée au Macintosh (qui sera finalement dénommée Lotus Jazz) pourra tourner sur le Lisa 2 avant même la sortie du Mac compatible !
DigiSign, la signature électronique d’Apple
Il y a quelques jours, au détour d’une brochure sur le Système 7.5, nous sommes tombés sur la mention de DigiSign, la technologie de signature électronique embarquée par ce système. N’ayant pas le souvenir d’en avoir déjà entendu parler, nous sommes allés nous replonger dans nos vieux magazines. Dans un SVM Mac de 1994, Jean-Pierre Curcio nous apprend que DigiSign s’intégrait depuis le Système 7 Pro dans l’Apple Open Collaboration Environment, cet ensemble de technologie dont la clé de voute était l’extension PowerTalk.
Grâce à l’Apple Open Collaboration Environment, le Macintosh permettait aux développeurs d’application de doter celles-ci de facultés de communication, en prenant en compte toutes les basses-œuvres nécessaires aux échanges de fichiers ou de messages sur le réseau, y compris le trousseau de mots de passe et l’outil de messagerie. Si tout cela nous paraît tout à fait naturel aujourd’hui, il en allait autrement en 1993, avant la démocratisation d’Internet, quand la quasi-totalité des flux de transmission d’informations en entreprise reposait encore sur le papier.
DigiSign était la brique de cet ensemble en charge de s’assurer que les données échangées n’étaient pas altérées entre l’expéditeur et le destinataire. Chaque utilisateur PowerTalk pouvait donc disposer d’une signature, sous forme d’un fichier dont les données étaient combinées avec les informations à transmettre, permettant au destinataire de s’assurer tout à la fois de l’identité de l’expéditeur et de l’intégrité des données. L’encryptage reposait sur l’algorithme RSA, qui était encore sous brevet du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à l’époque et commercialisé par RSA Data Security Inc. sous le nom de Public Key Cryptosystem. Et voici comment MacUser expliquait cette technologie en avril 1994 :
Tout comme une véritable signature permet de vérifier la validité d’un chèque, les signatures électroniques de PowerTalk permettent de vérifier qu’un message ou un fichier n’a pas été modifié depuis son expédition. Après avoir obtenu une signature avec l’application DigiSign, vous pourrez l’utiliser pour signer vos messages (en cochant la case adéquate) ou vos fichiers (en les glissant sur l’application). Le destinataire devra cliquer sur le bouton « Vérifier » pour les authentifier.
Pour en savoir un peu plus, on peut se reporter à cet ancien article dans les archives de MacTech : on y trouve une explication technique très précise rédigée par Pablo Calamera, développeur chez Apple (et qui passera ensuite chez WebTV, AT&T et Danger, avant de revenir gérer MobileMe). Il y est question du Digital Signature Manager et de son API (interface de programmation), de clé privée et de clé publique, de somme de contrôle sur 16 octets obtenue à l’aide de la fonction de hachage MD5, et de signature enregistrée dans les resources du fichier. Bref, de la littérature pour développeurs motivés.
Petit détail intéressant : les technologies d’encryptage des données n’étaient à l’époque pas autorisées en France, et l’AOCE des versions françaises du Système 7 était donc privé de l’AppleTalk Secure Data Stream Protocol. Les échanges de messages et de fichiers étaient possibles, mais sans ces fonctions.
Alerte eBay : un Lisa 1 fonctionnel !
Si vous n’avez pas encore acheté tous vos cadeaux de Noël, nous avons peut-être trouvé l’idée qui vous manquait. Un Lisa d’origine est disponible sur eBay : le vrai, commercialisé en janvier 1983, celui avec les deux lecteurs Twiggy, et parfaitement fonctionnel qui plus est !
Si nous en parlons avec autant d’enthousiasme, c’est que ce modèle est aujourd’hui quasiment introuvable, et nous vous avons déjà expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’en 1984, Apple a proposé à ses heures possesseurs de « mettre à jour » gratuitement leur modèle en Lisa 2, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Rien de tel ici, tout est resté d’origine. L’appareil est fourni avec son disque dur profile, son clavier et sa souris d’origine.
Ha oui, un dernier détail tout de même : les enchères débutent pour l’heure à 76.000 dollars, soit environ 63.000 euros. Et pour ce prix-là, la livraison n’est pas incluse : le vendeur ne prévoit qu’une remise de la main à la main, en Californie…
Les images d’exemples de la première bêta de QuickTime
On poursuit notre exploration des CD distribués avec les premières versions de développement de QuickTime. Aujourd’hui, on explore les images d’exemple fournies avec la première beta du logiciel, en 1991. Des images « non compressées », d’après le titre du dossier qui les contient…
Évidemment, à une époque où Apple disposait encore de quelques ordinateurs en noir et blanc dans son catalogue, et où les écrans des clients les plus fortunés ne dépassaient guère les 640 x 480 pixels, il ne faut pas s’attendre ni au HDR, ni à la HD…
Quant aux images compressées contenues dans un autre dossier, Big Sur est en plein brouillard et n’y voit plus rien, y compris dans des fichiers siglés « JPEG ». Leur ajouter l’extension correspondante (ou l’extension .pict) n’y change rien. Et GraphicConverter lui-même, pourtant expert dans l’ouverture de vieux fichiers, ne fait pas mieux.
Histoire d’y voir plus clair, on a réinstallé Mac OS 10.7 « Lion », la version de 2011, ce qui nous a permis de constater que les anciennes versions du système n’avaient aucun souci pour afficher ces images, dont Aperçu nous informe qu’il s’agit de fichiers au format QuickDraw.
Apple, l’iPod et les Francofolies de la Rochelle
Petit souvenir des Francofolies de 2006 à La Rochelle. Durant cette vingt-deuxième édition du fameux festival de musique, il était difficile d’échapper à l’omniprésence d’un sponsor dont le baladeur était en tête de toute les ventes ! À l’époque, l’iPhone n’avait pas encore chassé l’iPod hors de nos poches, et les fameuses silhouettes accompagnaient encore la communication de la marque.
En cherchant dans mes archives, je viens de m’apercevoir qu’à l’époque, le blog de l’Aventure Apple n’existant pas encore, j’avais envoyé d’autres photos à Mac4ever, vous les retrouverez ici !
MacOS 8 sur 29 disquettes
On l’a un peu oublié, mais en 1997, au moment de distribuer son nouveau système Mac OS 8, Apple avait prévu une solution pour ses clients n’ayant pas encore franchi le pas du CD. Mac OS 8 était en effet compatible avec quelques vieux Mac, comme les petits LC 475 ou PowerBook 190 à base de processeur Motorola 68040, mais dépourvus de lecteur de CD. Pour ces clients, il était possible de commander le système sur disquettes ! Il fallait pas moins de 29 disques pour venir à bout de l’installation qui nécessitait plus de 100 Mo libres sur le disque de destination.
Il y a justement une telle série de disques actuellement en vente sur eBay, si vous avez envie de jongler avec des disquettes durant une heure de mise à jour sans pouvoir quitter votre écran… Fort heureusement, il est aussi possible de les télécharger gratuitement sur de nombreux sites, comme sur l’excellent Macintosh Repository.
Bon anniversaire le Magic Trackpad !
Le 27 juillet 2010, Apple présentait un nouvel accessoire pour sa gamme Macintosh : un trackpad sans fil, visant à remplacer la souris pour les utilisateurs préférant ce mode de pointage jusque-là réservé au monde des ordinateurs portables.
Ce trackpad en verre et en aluminium utilisait une astuce toute simple pour repérer le « clic » de l’utilisateur : c’est l’ensemble du trackpad qui s’abaissait sous la pression, appuyant sur deux capteurs situés sous le dispositif. Ce premier modèle a été remplacé le 13 octobre 2015 par le Magic Trackpad 2. Ce modèle s’alignait sur le nouveau design de la gamme, et sur sa nouvelle tarification, avec un prix bondissant à 149 dollars…
Une publicité (mensongère) pour le QuickTake 100
Connaissez-vous le QuickTake 100 ? Il s’agit du premier appareil photo numérique d’Apple, mais également du premier appareil photo numérique grand-public. Dans ce domaine, Apple avait réellement un coup d’avance, qu’elle a rapidement perdu ensuite.
Voici une publicité américaine pour cet appareil, « qui rend plus beau tout ce que vous faites ». Pour illustrer ce slogan, on voit un QuickTake prendre une scène en photo, scène qui est utilisée pour illustrer une brochure reproduite en haut de la page. Apple promet une image en « couleurs vives 24-bits » en quelques minutes, sans pellicule et sans attente.
Pour ce qui est de l’absence de pellicule et de la rapidité du machin, pas de soucis. Mais pour les couleurs vives, on a quand-même une objection à présenter. Faute de poteries antiques, nous avons pris un pommier en photo, à la lumière du soleil couchant. Même en poussant un peu la saturation, pas sûr qu’on s’en servirait pour illustrer un catalogue de vente… Et la photo est présentée ici dans sa résolution maximale : 640 x 480 pixels !
19 février : déjà treize ans sans Xserve RAID
Bon, OK, ça n’a sûrement empêché personne de dormir au cours des treize dernières années, mais on commémore aujourd’hui le treizième anniversaire de l’abandon par Apple de son système de stockage Xserve RAID. Vous savez, ce gros truc qu’Apple avait présenté le 10 février 2003, et qu’elle vantait comme « la première solution de stockage 3U à offrir une gigantesque capacité de 2,5 téraoctets (To) et des performances « musclées » allant jusqu’à 400 Mbit/s – et cela au prix le plus concurrentiel de l’industrie ». Après avoir abandonné sa solution de stockage après cinq ans d’existence, Apple avait invité ses clients à se tourner vers des solutions tierces.
Aujourd’hui, le Xserve RAID n’est plus qu’un machin qu’on trouve pour une bouchée de pain sur les sites d’enchères, comme tous les autres produits qui nous ont fait rêver un jour. Si vous en voulez, il suffit de demander à eBay !

Bon anniversaire l’iBook citron vert
Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.
L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.
L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.




Bon anniversaire, Classic, LC et IIsi
Le 15 octobre 1990, il y a vingt-neuf ans donc, Apple présentait trois machines renouvelant presque toute sa gamme. Le petit Classic, tout d’abord, avec son processeur 68000 à 8 Mhz et son écran en noir et blanc, chargé de prendre la relève du Macintosh Plus (999 $). Le Macintosh LC, avec son processeur 68020 à 16 Mhz et son format de « boîte à pizza », premier Mac modulable grand public (2400 $). Quant au Macintosh IIsi, à partir de 2999$, il venait compléter l’offre professionnelle, avec un processeur 68030 à 20 Mhz, dans un boîtier plus compact et moins coûteux que le Macintosh IIci.
Une brochure pour Apple Worldwide Manufacturing
Voici un document assez rare, une brochure présentant les lignes stratégiques de la division Worldwide Manufacturing d’Apple, sa branche en charge de la fabrication des ordinateurs à travers le monde. Le document n’est pas daté, mais l’on y voit des Macintosh SE/30, commercialisés en janvier 1989.
D’après le ton du document, il ne s’agit clairement pas d’une brochure à destination du grand public. Il peut s’agir d’un document destiné aux fournisseurs de la marque, ou d’un livret d’accueil distribué aux nouvelles recrues de ce service, insistant sur « notre principal atout : nos employés, dont la détermination et la foi dans le travail d’équipe se traduisent par des produits qui sont parmi les meilleurs au monde ».
La brochure présente ensuite les orientations stratégiques de la marque : les synergies au sein de la division Apple Products et l’accompagnement du personnel ; l’amélioration des process pour réduire les coûts et améliorer la qualité ; la gestion des matières premières ; la maîtrise des coûts.
Enfin, la brochure rappelle les implantations de la branche, telles qu’elles existaient à l’époque : le siège à Cupertino en Californie ; une usine à Fremont en Californie et une autre à Cork en Irlande ; et des implantations à Singapour et Tokyo.
Pensez à cliquer sur les images pour les visualiser en grand format. Vous y verrez des Macintosh II sur une ligne de production gérée par des Macs Plus, des chariots d’écrans 9 pouces, ou encore la machine à paletter les cartons de Macintosh SE.
35 avantages du Macintosh (5)
Après les épisodes 1, 2, 3 et 4, voici une dernière série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous a accompagnés cette semaine.
Après avoir longuement parlé du système et des applications, Apple passait encore un peu de temps à nous vanter les avantages du Macintosh sur les PC équipés de Windows 3. Au passage, la pomme se permettait de se payer la poire d’IBM, qui avait confié à une petite équipe le développement du PC, sans même disposer d’un système d’exploitation, qu’elle avait dû acquérir auprès d’une minuscule entreprise appelée Microsoft, qui elle-même était allé acheter un système nommé QDOS (acronyme dont on dit qu’il signifiait Quick and Dirty Operating System, que l’on traduirait par Système d’exploitation vite fait, mal fait…).
Après quelques paragraphes liés à l’évolutivité du Macintosh (si, si !) ou à la compatibilité des Macs entre eux, Apple expliquait comment un Mac disposait de six fois plus d’espace libre sur son disque dur, qu’un PC équipé des mêmes logiciels.
Et puis les Macs étaient beaucoup plus puissants que les PC du marché. Jugez plutôt sur ce diagramme, qui nous rappelle les plus belles heures de la guerre entre les PowerPC et les Pentium. À l’époque, on se contentait des 68040 de chez Motorola, auxquels Intel opposait ses 80486. Les tests consistaient à mesurer les temps nécessaires à diverses opérations dans des applications réelles, comme Word, Excel, PageMaker ou Illustrator.
Et tout ça, bien évidemment, pour moins cher, puisque le PC nécessitait de nombreuses et coûteuses options pour être aussi polyvalent que le Macintosh. Ainsi, le Gartner Group évaluait que sur une durée de cinq ans, en incluant le coût des logiciels, de la maintenance, et de l’apprentissage des logiciels, un Macintosh coûtait 24.824 dollars, contre 29.453 pour un PC sous Windows, et 35.233 pour un PC sous DOS. Ça faisait cher quand-même…
Cette fois-ci, c’est fini !
Léonard de Vinci et l’autopsie
Au détour d’un magazine, j’ai retrouvé cette publicité qui m’avait échappé au moment de faire l’inventaire des réclames Apple citant de grands inventeurs (Benjamin Franklin, Gutemberg et Léonard de Vinci par ici, Edison, Jefferson et Ford par là). On y retrouve Léonard de Vinci, mais cette fois-ci dans une de ses activités moins connues : l’autopsie. Cette publicité a été publiée en mai 1989.
Un clavier translucide pour PowerBook 2400c
On sait que les Japonais ont été très friands du PowerBook 2400c, ce portable très compact commercialisé par Apple en 1997, accompagné de son lecteur de disquettes externe aux courbes inédites. Les Japonais sont de manière générale très intéressés par les ordinateurs compacts, comme le Classic Couleur jadis.

Image : Yahoo Auctions (Japon)
Automator, le Web et l’iPod
En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.
Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.
Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.
Le logo Picasso, source d’inspiration
À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…
L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.
Un peu de noir et blanc
Depuis le lancement de ce blog, nous avons déjà organisé quelques séances photos de produits Apple : pour deux souris noires, pour deux claviers noirs, puis pour trois télécommandes noires.
Aujourd’hui, c’est sur le thème du noir et blanc que nous prolongeons l’exercice. Tout d’abord avec ces deux souris ADB, celle du PowerMacintosh 5400 (mais aussi du Macintosh TV), et celle qui a accompagné la gamme Apple de 1993 à 1998.
Plus rare, c’est un microphone de 1991 que nous avons dégoté, mais dans sa livrée grise plutôt inhabituelle. Il était bien sûr conçu pour la gamme PowerBook, d’où son gris plus clair que celui de la souris ADB. On le trouve sous la référence 590-0720-A.
Et puis bien sûr, il y a le fameux duo de MacBooks, le modèle blanc très classique, et le modèle noir qui l’avait rejoint au catalogue en 2006.
L’iPod aussi a connu ses modèles noirs : tout d’abord pour la série limitée U2 (quatrième génération de 2004), puis en standard avec la cinquième génération de 2005.
On pourrait continuer ainsi longtemps, mais ce sera pour une prochaine fois : iPhone 4 noir et blanc, iPod nano noir et blanc, Apple Pro mouse, HomePod…
Bon anniversaire l’iPod Shuffle !
Le 11 janvier 2005, Apple présentait un (tout) petit nouveau dans sa gamme iPod : l’iPod shuffle. « Plus petit qu’un paquet de chewing-gums, mais beaucoup plus sympa », comme le disait la marque !
L’iPod shuffle était le premier baladeur de la marque à abandonner le disque dur, pour adopter le stockage flash de type SSD. C’était encore un pari novateur à l’époque, mais qui finira par s’imposer dans toute l’industrie informatique.
L’autre pari de cet iPod shuffle, c’était que les utilisateurs pourraient apprécier un lecteur musical privé d’écran, et destiné à lire les morceaux au hasard. Cette fonction inspirera quelques années plus tard des graphistes facétieux, imaginant un iPhone shuffle destiné à appeler des contacts au hasard… On en trouve même une version, très travaillée et plutôt rigolote, sur le site Désencyclopédie.
Le PowerCD de chez Kodak
Nous avons déjà parlé du PowerCD dans nos colonnes : nous vous avons parlé de sa boîte (en néerlandais !), de sa télécommande si particulière, et de sa présentation dans le magazine français Apple News. Nous vous avons même déjà précisé qu’il s’agit d’un lecteur Philips CDF-100 rebadgé par Apple. Mais nous avions oublié de préciser qu’un autre fabricant avait participé à cette aventure : Kodak lui-même, inventeur du format Photo CD utilisé principalement par cette machine (également compatible avec les CD-Rom et les CD Audio).
Si vous cherchez ce lecteur Kodak PCD 880, on en trouve un actuellement sur eBay, pour la modique somme de 1184 dollars… Ce n’est pas donné, mais vous n’en croiserez pas souvent des comme ça !
Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple
Après le programme Basic caché sur la couverture d’un manuel Apple II de 1979, nous vous présentons aujourd’hui la dédicace cocasse du manuel du système DOS 3.2, publié la même année. Précisons tout de suite qu’il s’agit bien du Disk Operating System conçu par Apple pour son Apple II, et non du PC-DOS devenu MS-DOS de Microsoft.
La couverture du manuel annonçait déjà la couleur par un jeu de mot bien geek : « Do’s and Don’ts of DOS », ce que l’on ne peut que difficilement traduire par « À faire et à ne pas faire sous DOS ».
La première page du manuel citait, sous forme de dédicace, un auteur anglais du 16e siècle, Richard Shacklock :
If many faultes in this book you fynde,
Yet think not the correctors blynde;
If Argos heere hymselfe had beene
He should perchance not all have seene.
Ce que l’on pourrait traduire de la manière suivante :
Si nombreuses fautes, dans cet ouvrage, vous lisez,
Ne pensez pas que son auteur aveugle était ;
Argos lui-même, si par ici était passé,
Ne les aurait peut-être pas toutes trouvées.
Argos, comme nous le rappelle Wikipedia, est un personnage de la mythologie grecque, un géant doté de cent yeux répartis tout autour de la tête. Il en avait en permanence cinquante endormis et cinquante réveillés, de sorte qu’il était impossible de tromper sa vigilance.
Difficile d’en savoir plus sur cet auteur, qui ne semble avoir publié que quelques traductions de correspondances. Tout au plus le rencontre-t-on dans une poignée d’ouvrages très spécialisés disponibles sur Google Books. Quant à la citation elle-même, elle est totalement introuvable à l’exception des ouvrages qui citent… le manuel DOS 3.2 d’Apple, ou qui reprennent cette citation en dédicace ! De là à imaginer que l’un des rédacteurs du livre (parmi lesquels se trouvent Phyllis Cole et Brian Howard) ait inventé lui-même la citation, il n’y a qu’un pas… que l’on vous laissera franchir ou non dans les réactions !
Think Different, volé à Jack Kerouac ?
De plus en plus souvent, on lit que le texte de la publicité « Think Different » d’Apple aurait été écrit par un certain Jack Kerouac, auteur américain né en 1922 et décédé en 1969. Plus précisément, le fameux texte de la voix-off « Here’s to the crazy ones » serait extrait, mot pour mot, de son livre Sur la Route (On the Road en version originale). On trouve maintenant des posters, des cartes postales et des images en pagaille à partager sur les réseaux sociaux, avec cette citation et la signature de l’auteur. La publicité est même citée in extenso, dans sa version française, par le guide « Cent romans à avoir lus aux toilettes ».
Alors, Apple a-t-elle vraiment volé ce paragraphe complet dans un roman publié en 1957, dont le manuscrit se compose d’un seul rouleau de papier de 36 mètres de long, tapé à la machine à écrire sans le moindre retour à la ligne ?
Pour le savoir, le plus simple est encore de se référer à Google Books, la bibliothèque virtuelle du géant américain. Quand on cherche le terme « Crazy » dans le livre de Kerouac, on en trouve huit occurrences. Aucune ne correspond, de près ou de loin, à la publicité d’Apple.
Et si l’on cherche « mad », un synonyme de « crazy », on trouve une très intéressante tirade, une sorte d’hommage aux fous qui dans la forme n’a aucun rapport avec « Think Different » :
The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn, burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes “Awww!”
Il est tout de même inquiétant de constater le nombre de sites et d’ouvrages qui ont repris cette information sans jamais ouvrir le livre de Kerouac. Et bien évidemment, aucun de ces livres n’est plus ancien que la diffusion de la publicité d’Apple. Regardez donc les résultats d’une recherche sur « Jack Kerouac To the Crazy Ones » dans Google Books : une trentaine d’ouvrages associent l’auteur et la citation. Le plus ancien est l’un des chefs d’oeuvre de la littérature de notre siècle : Bunny Tales, un ouvrage de 2006 sur les secrets de la maison Playboy… Ajoutez le critère de recherche « XXème siècle », et… rien ! Avant l’an 2000, personne n’avait donc eu l’idée de relever cette phrase de l’auteur décédé trente ans plus tôt, quelle surprise !
Mieux : dans Wisdom for the Soul (2006), l’un des premiers ouvrages où l’on trouve la citation de la publicité d’Apple, elle est bien créditée « Apple Computers Commercial », alors que le même ouvrage comporte par ailleurs pas moins de sept citations de Kerouak.
Pour finir de bien rigoler avec le manque de sérieux sur Internet en général, sachez que la même citation est maintenant attribuée à John Chapman (1774-1845) par certains sites… L’erreur est encore plus drôle, puisqu’elle est liée à l’utilisation du texte de la publicité pour illustrer l’icône de TextEdit, un logiciel fourni avec MacOS X. Pour remplir un peu la page blanche, les graphistes de chez Apple y avaient collé le texte de la publicité, en ajoutant « Chère Kate » et en signant « John Appleseed ».
Or John Appleseed est le nom fictif qu’Apple utilise un peu partout dans ses interfaces quand elle a besoin d’indiquer un nom et un prénom. Mais c’est aussi le surnom de John Chapman, un pépiniériste américain qui a couvert de pommiers une grande partie des États de l’est des États-Unis…
En conclusion, sachez que le texte a été écrit par les équipes de l’agence TBWA/Chiat/Day, dirigées par John Siltanen et Lee Clow, qui ont également crédité Steve Jobs parmi les auteurs de la campagne.
Les Macs de Baby Blues
Dans l’excellente bande dessinée Bébé Blues (en version originale Baby Blues) de Rick Kirkman et Jerry Scott, il n’y a pas que les enfants qui grandissent au fil des pages. Le père de famille, Darryl MacPherson, dispose depuis toujours d’un Mac à son travail. Comme la BD suit les personnages depuis 1990, le dessinateur s’est adapté au fil du temps, passant d’un bon vieux Classic dans les années 90, à un iMac G3 dans les années 2000, puis à un iMac à écran plat.
[edit] On cherchait le modèle manquant, l’emblématique iMac Tournesol. On a fini par le découvrir en page 113 du 21ème opus de la série. C’est l’ordinateur de la maison des MacPherson.

La disquette de transport d’Apple
Quand Apple présente en 1986 son Macintosh Plus, elle adopte une nouvelle technologie proposée par Sony : la disquette double-face. Les premiers Macs, en 1984, étaient en effet uniquement capables de lire et d’écrire sur une seule face des disquettes, ce qui limitait leur capacité à 400 Ko. En utilisant les deux faces, les nouveaux lecteurs portaient cette capacité à 800 Ko. Il fallait cependant utiliser deux têtes de lecture, placées l’une en face de l’autre, avec le risque qu’elles se heurtent en cas de choc. Pour éviter ce type de mésaventure durant le transport, Apple fournissait une fausse disquette en plastique qui, insérée dans le lecteur éteint, empêchait tout mouvement des pièces mécaniques, et séparait les deux têtes de lecture par une fine épaisseur de plastique.
Dans le manuel utilisateur du lecteur, on apprend que c’est la matière des têtes de lecture, une céramique très dure, qui pouvait provoquer cette casse en cas de choc. Apple conseillait même, en cas de perte de cette disquette de protection, d’utiliser une vraie disquette vierge.
Il est intéressant de se souvenir qu’Apple avait tenté de créer quelques années plus tôt son propre format de disquettes 5”1/4 double-face, sous le nom de FileWare, ou Twiggy. Elle avait à l’époque décidé de placer les deux têtes de lecture à l’opposée l’une de l’autre, pour réduire les risques de frottement et d’interférences. Le résultat n’avait cependant pas été satisfaisant et le format avait vite été abandonné.
Liens : Museum Victoria ; Megazakaz ;
Dis papa, c’était comment les mises à jour, avant ?
Aujourd’hui, pour mettre à jour votre système d’exploitation, c’est facile : une visite sur l’App Store, un clic sur la dernière version du système, et l’ordinateur se charge de tout le reste. Le temps d’une grosse copie et d’un redémarrage un peu plus long que d’habitude, et le tour est joué.
Mais il y a 27 ans, le 13 mai 1991, quand Apple a commercialisé le Système 7, il en allait tout autrement. Le kit de mise à jour vers le système 7, c’était une boîte de deux bons kilogrammes, 12 disquettes et plus de 600 pages de documentation (Référence de Macintosh, Nouveautés du logiciel système 7, Guide d’installation, Guide des réseaux et Initiation à HyperCard). Et il n’était pas possible de faire autre chose pendant la mise à jour : il fallait rester devant l’écran pour introduire les disquettes l’une après l’autre !
Deux publicités pour le Macintosh SE
Le temps passe, le temps passe, et pourtant on trouve encore des publicités d’Apple France qui nous avaient échappé. Cette semaine, deux publicités pour le Macintosh SE. La première parle d’écrire, et la seconde, de compter.
À l’époque, en effet, dans le monde de la publicité, on savait écrire : « Gutenberg est vraiment un sérieux dur à cuire ! Mais sa presse en bois a pris un léger coup de vieux » car « Pour Macintosh, écrire une idée c’est aussi disposer d’une dizaine de caractères, italiques ou ombrés et de pouvoir passer du corps 9 au corps 24 d’un coup de souris » !
« Quelle que soit la puissance dont vous disposez, elle ne sert à rien si elle ne permet pas d’exploiter avant tout votre façon intuitive de gérer l’argent. Peu à peu, devant vos collègues médusés, vous trouverez une idée cachée sous une courbe, aussi sûrement qu’un limier dressé trouve une truffe enfouie au pied d’un vieux chêne.”
Here’s to the crazy ones, dans une icône de Swift
Nous avons déjà eu l’occasion de parler de la campagne de publicité Think Different et de son texte Here’s to the crazy ones. Apple n’a jamais oublié cette déclaration refondatrice de l’entreprise au retour de Steve Jobs : après l’avoir intégrée dans l’icône de TextEdit, elle l’a plus récemment ajoutée sous forme de clin d’oeil dans l’icône des documents Swift, son langage de développement présenté en 1994.
Comme l’avait remarqué le site 9to5Mac, l’icône des fichiers Swift contient une version « swiftée » du texte, reprenant ses principaux éléments : misfits, rebels et troubleMakers deviennent des variables, qui sont respectivement citées, glorifiées ou dénigrées à l’aide des fonctions du même nom…
Un protoype (ou pas) de QuickTime Conferencing Kit sur eBay
Un vendeur eBay plein d’espoir propose actuellement un « QuickTime Conferencing Kit » (référence M4490ZM/A), qu’il considère comme un prototype, sans trop expliquer pourquoi. En conséquence, il l’évalue pour le moment à près de 20.000 euros. Ça fait un peu cher pour un kit de vidéoconférence proposé en 1995 pour 250 dollars.
Comme on l’apprend dans l’édition de juin 1995 du magazine MacWorld, QuickTime Conferencing (QTC) était une technologie destinée à concurrencer les autres normes de vidéoconférence, souvent complexes et coûteuses à mettre en œuvre. Grâce à l’installation d’une simple extension système, le Mac devenait compatible avec la norme vidéo H.261, ancêtre du MPEG, et pierre angulaire de la vidéoconférence à l’époque.
Ce kit n’était compatible qu’avec les Macs dotés de la technologie AV d’Apple (comme les Quadra 660AV ou 840AV, ou les Power Macs 6100 AV, 7100 AV et 8100 AV). En effet, on ne trouvait dans le carton que la caméra QTC Camera 100, quelques câbles, et le logiciel QuickTime Conferencing. Or un Mac standard ne disposait pas de la capacité d’importer de la vidéo en temps réel. Les Macs AV, eux, disposaient d’une carte audio-vidéo additionnelle, branchée sur le port PDS, avec des entrées pour connecter la caméra, et une puce pour en traiter le signal analogique. Il était bien sûr possible de choisir une autre carte d’acquisition vidéo compatible Mac.

Dans son communiqué de presse de février 1995, Apple annonçait même la commercialisation d’un Power Macintosh dédié à cette technologie : le Media Conferencing System, un Power Mac 7100 doté du kit QTC, d’un écran, de haut-parleurs externes et d’un clavier, pour un prix de 6000 dollars. Nous n’en avons cependant trouvé aucune trace officielle sous ce nom.
En revanche, le kit « Pro » prévu dans le communiqué de presse existait bien. Vendu sous le nom de « QuickTime Conferencing ISDN Kit », il ajoutait une carte NuBus compatible avec la norme de vidéoconférence H.320 et le réseau téléphonique numérique ISDN (dit RNIS en France, comme le réseau Numéris de France Télécom). En plus de la caméra, il incluait en bonus un téléphone filaire pour éviter que tous les voisins entendent votre correspondant. Ce kit, commercialisé en 1996, coûtait 1750 dollars tout de même ! Il nécessitait un Power Mac et 16 Mo de mémoire vive, quand la version de base se contentait d’un 68040.
Dès 1996, Apple abandonnera la dénomination « AV » de ses Macs, en intégrant au système la carte d’acquisition vidéo et les extensions nécessaires au fonctionnement du kit de vidéoconférence. Ainsi, les Power Macs 7500 et 8500, et plus tard les Performa 5400 et 6400, bénéficieront d’une puissance suffisante pour accéder à leur tour au kit de vidéoconférence, devenu Apple VideoPhone Kit, sous la référence M5673LL/A. Fourni avec Timbuktu Pro de Farallon, il permettait d’échanger des fichiers et de partager un « tableau blanc » tout en conversant avec quatre correspondants simultanément (si la connexion le permettait). Entre-temps, le logiciel d’Apple était aussi devenu compatible avec le standard CoolTalk, la solution de vidéoconférence sur le web de Netscape, compatible Windows et Unix.
La caméra de l’Apple VideoPhone Kit, identique à celle du QuickTime Conferencing Kit, n’était pas siglée Apple. La marque la présentait toujours comme « une caméra de haute qualité ». D’après le manuel de service, il s’agissait d’une caméra doté d’un capteur CCD d’1/3 de pouce (résolution native de 542×492 pixels, résolution utile de 512×492, sortie NTSC en 320 lignes), doté d’une optique de 6 mm à ouverture ƒ/2.8 (avec un réglage d’ouverture), et un focus manuel de cinq centimètres à l’infini. La caméra était connectée en S-Vidéo ou en RCA selon les Macs, au besoin avec une alimentation 12V externe.
Nous n’avons pas eu le cœur à ouvrir notre boîte scellée, mais le Journal du Lapin a déjà publié en 2016 des photos de la caméra en action. Connaissant l’Apple de l’époque, il est évident que cette caméra n’a pas été développée en interne, mais simplement rebadgée, réhabillée à partir d’un produit existant. En 1995, peu de caméras existaient sur le marché. Il y avait bien sûr la QuickCam de Connectix, en forme de boule, mais sa forme et ses caractéristiques techniques n’avaient pas grand chose à voir avec celle d’Apple. En revanche, en fouillant bien, nous avons trouvé un autre modèle qui existait en 1994 et qui pourrait faire un meilleur candidat : la WinCam.One de chez StarDot Technologies, avec un capteur CCD de 512×492 pixels (on trouve aussi des informations sur son successeur, la WinCam.Live). Son format général est proche de celui proposé par Apple, sa résolution était identique (elle pouvait cependant mettre à l’échelle en 640×480 en temps réel), et elle disposait d’un focus manuel…

D’autres autocollants Apple
Dans la collection de l’Aventure Apple, nous disposons d’une petite planche d’autocollants Apple, dont nous ignorons l’origine exacte. Le site d’enchères de Yahoo Japon en propose un autre exemplaire actuellement, accompagné d’une autre planche de petits autocollants, parmi lesquels des logos Apple colorés, mais aussi le logo MacOS et l’icône du Macintosh souriant.

Et puisque l’on parle de petits autocollants, vous pouvez aussi trouver sur eBay une planche d’autocollants sur laquelle les logos Apple sont marqués du nombre 16. Il s’agit d’autocollants destinés à distinguer les disquettes formatées par les premiers lecteurs Disk II d’Apple (1978), limitées à 13 secteurs de 256 octets par piste, et celles enregistrées avec les générations produites à partir de 1980, montant à 16 secteurs par piste (une piste correspond à un tour complet de la disquette). Grâce à cette innovation, rendue possible par une simple évolution du système d’exploitation et à une mise à jour de la ROM pilotant le lecteur, une disquette 5″1/4 passait de 113,75 à 140 Ko. Elle devenait évidemment incompatible avec la première génération de lecteurs, d’où l’intérêt de cet autocollant.

Liens : le site de Fabrice Montupet ; Wikipedia ; Google Books
Nous faisons ce que nous disons
Vous vous souvenez de cette publicité pour le Système 7, que nous avons publiée en mars dernier ? Elle s’achevait par ces mots : cette publicité a été écrite, conçue, produite, mise en page, et validée sur des ordinateurs Macintosh : nous faisons ce que nous disons. Dernièrement, nous avons parcouru le manuel utilisateur du Pasal Workshop, l’outil de développement du Lisa. On y retrouve, en fin d’ouvrage, la même remarque.
Ce qui se traduit ainsi : Ce manuel a été produit avec LisaWrite, LisaDraw et LisaList. Toutes les impressions ont été réalisées avec une imprimante matricielle Apple. Le Lisa™, nous l’utilisons nous-mêmes.
Vous pouvez parcourir ce manuel sur le site Archive.org. La remarque se trouve en page 249. Elle a en revanche disparu du manuel du Workshop C de 1985, le successeur du Workshop Pascal, permettant de programmer dans ce langage plus moderne.
68010 et 68060, les absents de la gamme Apple
Quand on regarde la gamme d’Apple, de la sortie du Lisa en 1983 jusqu’à la sortie du PowerMacintosh en 1994, on s’aperçoit qu’Apple a décliné dans ses ordinateurs presque chaque génération de processeurs Motorola.
Evidemment, on connaît bien le 68000, présenté par Motorola en 1979, et qui équipa le Lisa, puis le Macintosh et tous ses descendants jusqu’au Macintosh Classic en 1990.

On connaît moins le 68020, qui ne fut utilisé que pour le Macintosh II en 1987 et le Macintosh LC en 1990. Le 68030, qui en était une version améliorée par une gravure plus fine et une mémoire cache plus importante, fut en revanche un modèle très répandu, présent dans une grande partie de la gamme Macintosh II, puis le SE/30, le Classic II, le LC II et ses successeurs, et la plupart des PowerBooks.

Enfin, le 68040 équipa les modèles haut-de-gamme de la marque : on pense bien sûr aux Quadra (qui lui doivent leur nom, quadra signifiant quatre en latin), mais aussi aux Centris (qui remplaçaient les Macintosh II), ou aux derniers PowerBooks (190 et série 500).

Dans cette longue série, Apple a donc passé son tour pour le 68010, qui était un 68000 amélioré, moins sensible aux erreurs et plus efficace sur les instructions répétitives. Il faut dire qu’au moment de la sortie du Macintosh en 1984, Motorola présentait déjà son nouveau 68020 !
Quant au 68060, présenté en 1995, il arrivait trop tard pour Apple, qui avait entamé son passage au PowerPC et ne pouvait pas se permettre de poursuivre son investissement sur un processeur très différent des précédents. C’était pourtant un processeur moderne, assez proche du Pentium, avec une approche semblable au concept RISC, décomposant les instructions complexes en instructions simples, ajoutant un deuxième pipeline et améliorant sa vitesse de calcul. Il inaugurait également chez Motorola le concept de prédiction de branchement, déjà connu chez les fabricants de serveurs : le processeur tentait de deviner le résultat d’un calcul et enchaînait sur les opérations suivantes. Si le résultat était le bon, il avait gagné du temps. À défaut, il oubliait ses calculs et les reprenait avec le bon résultat. Pour la petite histoire, c’est d’ailleurs cette fonctionnalité de prédiction, généralisée à tous les processeurs, qui a ouvert la porte à la faille Spectre vingt-trois ans plus tard…

« Et le 68050 ? » demande le lecteur attentif… Hé bien le 68050 n’a jamais existé, tout simplement. Il aurait dû être une version améliorée du 68040, visant notamment à corriger quelques bugs. Motorola préféra lui conserver son nom de 68040.
Et de 1000 !
Alors que l’Aventure Apple a célébré cet été ses 25 ans, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je vous annonce que les Trésors de l’Aventure Apple fêtent aujourd’hui leur millième article ! Grâce au soutien de MacGeneration qui assure l’hébergement du site, j’ai pu me consacrer à la collecte de tous ces souvenirs de l’histoire d’Apple : des publicités, des photos de ma propre collection, des vidéos, des anecdotes, des articles de journaux et de magazines, des captures d’écran antédiluviennes, des goodies, des extraits de modes d’emploi, de vieux CD et de vieilles disquettes, des trouvailles partagées par des lecteurs ou repérées sur eBay…

Lancé le 20 avril 2018, le blog a accueilli des visiteurs passionnés qui se sont rués sur les conseils pour blanchir des plastiques jaunis puis, dans l’ordre, sur bien d’autres sujets :
Que faire avec un vieil iMac ?
Les slogans abandonnés par Apple
Des voitures Apple… et Disney !
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Avant Titan et l’iCar, une Renault Clio Apple
Combien vaut le pin’s Apple ?
Et pour le reste… Eh bien vous pouvez visiter par vous-même ! Il y en a pour tous les goûts :
Apple Expo Apple France Apple II Apple IIc Apple IIe Apple IIGS Apple III Bill Atkinson Carton Claris Clavier Clone Design Disquette Fail Finder G3 G4 Goodies HyperCard iMac ImageWriter Internet iPhone iPod iTunes Lisa Logo Macintosh Macintosh Classic Macintosh II Macintosh LC Macintosh Plus MacOS MacOS 8 MacOS 9 MacOS X MessagePad Microsoft Newton Office Performa PowerBook PowerMacintosh Power Macintosh PowerPC Prototype Publicité Quadra QuickTake QuickTime Rebadgeage SEEDRIN Souris Steve Jobs StyleWriter Système 7 Think Different Windows écran
Et si vous manquez d’inspiration, il vous suffit de demander : en cliquant ici, vous atterrirez sur un article sélectionné tout à fait par hasard !
Astuce : faire face à un fichier erroné
Voici une très courte astuce publiée en 2006 dans les colonnes de la revue A Vos Mac. Il est intéressant de voir que malgré le temps qui passe, les repères demeurent. GraphicConverter, MPlayer et VLC, poursuivent leur petit bonhomme de chemin, année après année…
Catastrophe, Photoshop refuse d’ouvrir une image sous prétexte que le fichier contient une erreur. Avant de tout balancer, tentez de confier ce fichier à GraphicConverter, spécialiste des images en vrac, qui pourra peut-être l’ouvrir, au moins en partie…
De la même manière, si le Lecteur QuickTime ou Windows Media bute sur un fichier vidéo, ne pensez pas que tout est perdu. Un « petit » concurrent comme VLC ou MPlayer saura peut-être vous sauver la mise.
Le bloc-note Performa d’Apple
Dans la collection de l’Aventure Apple, il n’y a pas que des ordinateurs et des brochures. Il y a aussi quelques objets aux couleurs d’Apple. Aujourd’hui, voici le bloc-note Performa, aux couleurs du logo arc-en-ciel de la marque. On ne connaît pas trop son histoire, mais peut-être que l’un de nos lecteurs pourra nous renseigner ?
NB : si vous ne savez pas comment dépenser votre argent, on trouve un lot de six de ces bloc-notes sur le site d’enchères eBay, pour près de deux-cent dollars tout de même… On le trouve pour beaucoup moins cher sur le site d’enchères Yahoo Japon (600 yens soit moins de 5 euros), mais c’est moins pratique (il faut un compte et une adresse au Japon, ou un intermédiaire là-bas)…
Les engrenages impossibles d’Apple
N’importe quel enfant à qui vous confiez quelques pièces de Lego Technic comprendra rapidement que dans un engrenage, deux roues dentées contigües tournent en sens inverse l’une de l’autre. Conséquence : si vous ajoutez une troisième roue au contact des deux premières, tout est coincé ! Alors pourquoi Apple s’entête-t-elle à utiliser ce type d’engrenage comme symbole de ses logiciels ? En 1996, c’est sa filiale Claris qui colle trois roues sur l’écran de démarrage et les manuels de ClarisWorks 4 :

On comprend bien l’idée, avec les différents modules du logiciel (dessin, traitement de texte, tableur…) qui se complètent les uns les autres. Mais ça ne marche pas. Dommage, car le logiciel lui-même était bien fichu et très agréable pour l’époque.

La marque ne fera d’ailleurs pas la même erreur avec sa suite iLife huit ans plus tard. Pour symboliser les liens qui unissent chaque logiciel aux autres, Apple utilisera la métaphore du puzzle à deux reprises.

En 1999, MacOS X Server, premier du nom, enfonçait le clou, avec ce « S » stylisé qui compte pas moins de huit roues superflues ! On imagine bien que l’idée était de représenter toutes les fonctions de ce système composé de dizaines de modules issus du monde libre, mais le résultat était surtout que rien ne pouvait tourner !
Allez, sérieusement, c’est quand-même pas compliqué de photographier un engrenage qui marche bien. Et qui renvoie une impression de robustesse indiscutable, pour le coup. Les puristes remarqueront qu’il manque quand-même l’axe de rotation (la boîte est en vente sur eBay, si vous voulez nous l’offrir).

Et vous, avez-vous remarqué d’autres utilisations de ce type d’engrenage dans des visuels d’Apple ? Dites-le nous dans les réactions, nous pourrons compléter cet inventaire.
Le bug des dates du Système 7
On sait que les ordinateurs un peu anciens redoutent quelques dates-clés. Il y a bien sûr eu le passage à l’an 2000 qui a tant fait d’histoires il y a vingt ans, mais que les Macs ont réussi sans accroc. On attend maintenant le1er janvier 2020, pour nos anciens Macs jusqu’à Mac OS 8, dont le Tableau de Bord ne permet de choisir une date qu’entre 1920 et 2019… Mais avez-vous déjà rencontré un tel souci avec le Système 7.1 ? Si la date du jour ne pose pas de problème, l’affichage dans le Finder est complètement dépassé.
Impossible d’afficher correctement la date, sous ce sytème de 1992 qui ne permettait pas encore de choisir le format d’affichage des dates, ni même de changer la largeur des colonnes du Finder ! Avouez qu’un fichier créé le « Sam MAR02 06Janv 09190494 », ça laisse songeur…
Le menu « Annuler » du Finder de Copland
Vous vous souvenez de cet article de 2018, où nous vous rappelions que durant quinze ans, le menu « Annuler » du Finder n’avait servi à rien, grisé qu’il était et incapable d’annuler la moindre action. Hé bien en 1996, il n’y a pas que les utilisateurs qui commençaient à s’impatienter : chez Apple aussi, ça travaillait dur pour parvenir à mettre au point cette fonction ô combien attendu, au sein du futur Mac OS 8 dit « Copland », un projet abandonné qui n’avait rien à voir avec le Mac OS 8 que nous avons connu ensuite. La preuve avec cette petite vidéo extraite du CD « Mac OS 8 Revealed » (que l’on peut télécharger ici) — remarquez aussi le petit effet visuel rotatif à l’ouverture des fenêtres, ainsi que la fonction d’ouverture automatique des dossiers au survol de la souris :
40 ans du Mac : des vidéos à voir et revoir
On termine cette journée d’anniversaire avec quelques vidéos à voir ou revoir à propos du petit Macintosh de 1984.
Tout d’abord, une version 4K, totalement dopée à l’intelligence artificielle, de la publicité 1984. Sans doute pas aussi bien restaurée que si quelqu’un se décidait à sortir les rushs de son grenier, mais pas mal quand-même !
Et la fameuse vidéo introductive du Macintosh, celle où l’on voit le jeune Bill Gates, chairman of the board de Microsoft, dire tout le bien qu’il pense de cette machine à laquelle il a consacré toute une équipe de développeurs, et dont il espère tirer la moitié de ses revenus l’année suivante.
Ensuite, zappez sur la version complète du keynote de présentation (80 mn environ), dans une qualité tout à fait appréciable compte-tenu de l’âge de la vidéo et des moyens de captation de l’époque ! Les réactions de la salle à la présentation des outils de MacPaint permettent de ne pas oublier à quel point le petit nouveau était révolutionnaire. Sur la scène, on retrouve aussi l’équipe qui a créé le Macintosh : Steve Capps, Andy Hertzfeld, Randy Wigginton, Bill Atkinson, Bruce Horn, Burrell Smith, Owen Densmore, et Rony Sebok. Même les questions du public ont été conservées, comme « Est-ce que le Macintosh fait du multitâche ? ».
Et une petite dernière pour la route : la publicité « Macintosh, the computer for the rest of us », qui comparait l’épaisseur des manuels utilisateurs du PC d’IBM et du Mac…
Un Macintosh II avec 2 Go de RAM ?
Étonnante découverte dans ce livret intitulé « Le Monde des développeurs Apple » publié en septembre 1987 par Apple France. Ce guide présente l’univers d’Apple aux futurs développeurs intéressés par la marque. Au milieu de différents chapitres liés à la technique, au marketing, ou aux interfaces, on y présente la gamme de la marque à la pomme, telle qu’elle se présentait à l’époque.
À cette époque, le Macintosh SE était le haut-de-gamme des machines tout-en-un et acceptait de 1 à 4 Mo de mémoire vive. Le Macintosh II, apparu à la même époque, pouvait être équipé de 8 Mo de mémoire vive. Une mise à jour de ses ROMs permettra même d’en porter plus tard la quantité à 128 Mo. Alors quelle mouche a donc piqué les rédacteurs de ce guide, au moment d’indiquer la mémoire vive maximale du Macintosh II : 2 Gigaoctets ? Vraiment ?
Non, évidemment, c’est une erreur : il faudra attendre 1999 et le PowerMacintosh G4 pour pouvoir intégrer une telle quantité de mémoire vive dans un Mac. Simplement, le Macintosh II était le premier Macintosh équipé d’un « vrai » processeur 32-bits, offrant la capacité théorique de gérer jusqu’à 4 Go de données. Mais cette limite était purement théorique, et d’autres éléments de l’ordinateur la réduisaient drastiquement.
Publicité : la baie de Singapour
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une seconde réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons diffusé une autre la semaine dernière, et nous en diffuserons deux autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. C’est toujours CLM/BBDO qui est aux manettes. Et remarquez cette magnifique Peugeot 505 au premier plan. So french !
Le PowerBop présenté par Apple
Le PowerBop, c’est un classique de l’Aventure Apple. L’exemplaire de notre collection a été disséqué dans une page du site qui lui est dédiée, pour le plus grand intérêt de nos lecteurs évidemment. Pour se remettre dans l’ambiance, voici la double-page de la revue de propagande Apple le Magazine de Juillet-Août 1993. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette machine, avec même une petite coquetterie de la rédaction : l’exemplaire photographié porte le nom de « PowerBop » en façade, alors que les exemplaires commercialisés se contenteront de la mention « PowerBook 180 » habituelle…
Là où la rédaction ne s’était pas trompée, c’était dans l’espoir que les technologies de communication sans-fil révolutionneraient l’utilisation des micro-ordinateurs d’ici à l’an 2000. C’est le 21 juillet 1999 qu’Apple présentera l’iBook et sa technologie wi-fi « AirPort ». Seulement six ans après le PowerBop !
Bon anniversaire Mac OS 8 !
Le 26 juillet 1997, Apple présentait la principale mise à jour de son système d’exploitation, après six années passées sous le Système 7. On l’a un peu oublié, mais Mac OS 8 révolutionnait véritablement l’interface du système d’Apple, ce qui était nécessaire face à la déferlante de Microsoft Windows 95. Dans MacOS 8, on retrouvait beaucoup des technologies qui avaient été espérées pour Copland, notamment l’interface Platinum et ses menus contextuels… mais pas la mémoire protégée ni le multitâche préemptif.
Pour plus de détails, voici une brochure de l’époque, éditée par Claris !
Apple vendra 1,2 millions d’exemplaires de son système d’exploitation en deux semaines, le meilleur démarrage de tous les temps pour la marque. Pour comparer, Microsoft avait écoulé un million de copies de Windows 95 en quatre jours seulement.
Source : Wikipedia
La Corbeille du Macintosh
Sur les Macs, la corbeille se vide parfois toute seule quand on éjecte un disque, et se remplit quand on le réinsère. Cela arrive si on a glissé à la corbeille un fichier du disque en question, sans vider ensuite la corbeille.
Pour comprendre, il faut savoir que chaque disque possède sa propre corbeille, dont les divers contenus apparaissent tous ensemble dans l’icône “Corbeille” du bureau. C’est pourquoi la corbeille apparaît vide quand aucun disque ne contient de fichier dans “sa” corbeille, et qu’elle grossit quand on insère un disque dont la corbeille n’est pas vide ! Ce comportement n’a pas changé depuis des lustres !
Tablette contre tablette
Le saviez-vous ? Apple n’a pas attendu 2010 et l’iPad pour concevoir des tablettes graphiques. En 1979, elle disposait déjà, à son catalogue, d’une « Graphics Tablet » sous la référence A2M0029. Il s’agissait d’un outil très à la mode à l’époque, avant la démocratisation de la souris, qui permettait d’entrer des coordonnées mathématiques dans un logiciel, par exemple pour reproduire un schéma ou tracer des lignes ou des dessins.
Cette tablette était vendue avec son stylet (filaire) et sa carte à installer dans l’Apple II. Les plus curieux pourront retrouver son manuel d’utilisation en suivant ce lien. En attendant, vous pouvez apprécier ici la taille de ce machin (39,5 x 39,5 cm) en la comparant avec un iPad 9.7 pouces ! C’est bien simple, sur cette Graphics Tablet, on pourrait faire tenir quinze iPhones X !
Visitez le Company Store d’Apple en réalité virtuelle
Connaissez-vous le Company Store d’Apple ? C’est une boutique un peu particulière, nichée au siège historique d’Apple à Cupertino. Ouvert tant aux salariés de la marque qu’au grand public, il permet de dénicher de nombreux accessoires aux couleurs de la pomme. Enfin, il permettait de dégoter tout cela, puisque depuis quelques années, c’est devenu un Apple Store quasiment comme les autres. Heureusement, sur l’un des CD des premières versions beta de QuickTime, on peut découvrir une visite guidée de cette boutique telle qu’elle était au début des années 90. Voici tout d’abord un gif animé de l’entrée dans le magasin :
Sur le CD, la visite se poursuivait au format QuickTime VR, le pionnier de la réalité virtuelle sur Macintosh. Faute de pouvoir convertir ce bon vieux QTVR dans un format plus moderne, en voici une capture d’écran qui vous donnera un petit aperçu.
Enfin, le CD permettait aussi d’examiner sous toutes les coutures un sac de la boutique (en papier, déjà à l’époque), dans l’autre format de QuickTime VR, le format objet. Là encore, faute de disposer d’une version moderne de ce format bien pratique, j’en ai fait une version GIF.
Pour nos lecteurs qui auraient raté les précédents épisodes, rappelons que nous avons déjà croisé sur ces CD un vieux logo QuickTime aux couleurs psychédéliques typiques des années 90, et un Monsieur Macintosh particulièrement angoissant.
Les petits stickers des logiciels Apple
Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.
Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…
Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.
Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.
Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.
Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.
En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.
Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.
Les premiers lecteurs CD d’Apple
Si Apple n’a pas inventé le CD, elle s’y est tout de même intéressée très tôt. Alors que la marque commercialisait encore certains modèles de Macs sans disque dur, elle disposait déjà en 1988 d’un premier lecteur de CD-Rom : l’AppleCD SC, au format SCSI. Ce format, représentant l’équivalent de presque 500 disquettes, était une aubaine pour Apple, qui disposait justement d’un logiciel capable de gérer l’interface nécessaire à la navigation dans une telle quantité de données : HyperCard.
Ce premier lecteur de CD-Rom était du genre plutôt encombrant : il comprenait évidemment le lecteur à proprement parler, mais aussi une alimentation, un ventilateur, et l’électronique nécessaire à son utilisation par le port SCSI. Il occupait ainsi la même surface sur le bureau qu’un Macintosh monobloc, et pouvait donc aisément être placé en-dessous de celui-ci. Il disposait aussi d’une spécificité un peu ennuyeuse : il fallait insérer le CD dans un boîtier appelé Caddy, puisque le lecteur ne disposait pas de tiroir comme cela existait pourtant sur les lecteurs de CD audio de l’époque.
L’AppleCD SC coûtait 1199 dollars et permettait aussi de lire les CD-Audio : pour cela, il était équipé de prises RCA droite/gauche et d’une sortie casque en façade (un Accessoire de Bureau, ou Desktop Accessory, sorte d’utilitaire logé dans le Menu Pomme, permettait de contrôler la lecture). Malgré son prix, il était livré sans le câble SCSI indispensable à la connexion avec le Macintosh ! Le lecteur logé à l’intérieur était un modèle CDU541 fabriqué par Sony.
Rapidement, l’AppleCD SC perdit son ventilateur interne, accusé par Apple d’être non seulement inutile, mais d’attirer à l’intérieur du lecteur toutes sortes de poussières venant se déposer sur l’optique du laser.
Après ce premier AppleCD SC, vint l’AppleCD SC Plus en 1991, quasiment identique mais compatible avec les disques de 700 Mo apparus entre-temps. Puis apparurent les AppleCD 150 et 300 (toujours à caddy), 300e et 300e Plus (à tiroir), suivis des modèles 600 et 1200 : ces nombres représentaient le taux de transfert en kilo-octets par secondes (150 étant l’équivalent de la simple vitesse ou « 1x »).
iPod+hp
Aujourd’hui, on parle PC ! Petit rappel : nous sommes le 8 janvier 2004, l’iPod fonctionne sur PC depuis un an et demi, et iTunes depuis un an. L’iPod en est à sa troisième version, et l’iPod mini a été dévoilé 2 jours auparavant. Mais aujourd’hui, on parle PC. Hewlett-Packard présente en effet son HP Digital Music Player, un petit appareil doté d’un disque dur, d’une molette tactile, de boutons déportés, le tout dans un boitier en aluminium pour le dos, et en plastique gris-bleu pour la face avant. Le tout est griffé du sigle HP. Mais une fois allumé, c’est bien une pomme qui s’affiche, car il ne s’agit que d’un iPod 3G camouflé.
Cet iPod 3G, inutile de le chercher sur eBay, car il n’a jamais été commercialisé. Par contre, HP proposera bien chez ses revendeurs des iPod 4G 20 et 40GB, puis des iPod mini, photo, et shuffle (à peine plus faciles à trouver sur eBay…). Tous sont identiques aux iPod vendus par Apple, mais comportent au dos le sigle HP en plus de la pomme, et sont proposés dans des boîtes aux couleurs différentes, mais de même volume.
Through the Looking Glass, le jeu d’Apple
On dit souvent qu’Apple n’a pas publié beaucoup de jeux, et c’est vrai. Si l’on excepte les accessoires tels que le Puzzle du système 7 ou quelques jeux pour Apple II, il n’y a guère eu qu’un seul vrai jeu publié par la marque à la pomme : Through the Looking Glass (en français, De l’autre côté du miroir), commercialisé en 1984, pour accompagner la sortie du Macintosh et démontrer ses capacités graphiques. Comme son nom le laisse deviner, ce jeu était inspiré de l’univers imaginé par Lewis Carroll dans son roman Alice au Pays des Merveilles.
Fait plutôt inhabituel, l’auteur du jeu était crédité sur la boîte du jeu et sur la disquette elle-même : Steve Capps, membre des équipes Lisa et Macintosh. Il avait commencé à travailler sur ce jeu en 1981, lors du développement du Lisa, avant de le porter sur Macintosh, puis d’y apporter des améliorations, à la demande de l’équipe. Steve Capps rejoindra d’ailleurs l’équipe Macintosh à la demande pressante de Steve Jobs, après la sortie du Lisa en janvier 1983. Il y travaillera notamment sur le Finder et ResEdit.
La boîte du jeu est en elle-même une curiosité. C’est un livre, tout à fait réaliste, avec une couverture en tissu et des pièces contrastées. À l’intérieur, on trouve une présentation du jeu, et la disquette insérée dans un logement découpé dans l’épaisseur des « pages ». Sur cette disquette, se trouvent également deux autres logiciels de Steve Capps : « Clock », une horloge numérique en plein écran, et « Amazing », un générateur de labyrinthes à résoudre du bout de la souris.
Quant au jeu lui-même, il s’agit d’une sorte de jeu d’arcade sur un plateau d’échecs. Vous êtes Alice, et vous vous déplacez comme la pièce que vous choisissez en début de partie (du simple Pion jusqu’à la Reine). Dans tous les cas, vous apparaissez à l’écran sous la forme du personnage d’Alice. Vous cliquez sur une case pour vous y rendre, selon les possibilités de la pièce dans le jeu d’échecs. Si un personnage de l’ordinateur s’y trouve, vous capturez cette pièce : le but est évidemment de capturer toutes les pièces de l’ordinateur. Mais voilà : l’ordinateur déplace lui-aussi ses pièces ! Si Alice se trouve sur une case quand l’ordinateur y pose une pièce, votre score est amputé ! Dans le même temps, des cases du damier disparaissent, laissant à leur place un trou béant : gare aux pièces qui s’y trouveraient !
Comme tout cela est un peu théorique, voici une vidéo dégotée sur YouTube, qui vous permettra de comprendre un peu mieux le fonctionnement de ce jeu. Les deux autres logiciels de Steve Capps y sont également présentés. Le générateur aléatoire de labyrinthes est une application impressionnante : pensez que tout ceci n’est géré qu’avec 128 ko de mémoire vive, par un processeur à 8 Mhz !
Des voitures Apple… et Disney !
On l’entend depuis longtemps : Apple a travaillé en grand secret sur son propre modèle de voiture autonome, sous le nom de « Projet Titan ». En attendant de voir celui-ci se concrétiser un jour ou jamais, on peut toujours se rabattre sur des modèles miniatures, comme cette iCar à l’échelle 1:55, portant le numéro 84, tout droit issue du monde du dessin animé Cars.
Il s’agit d’une reproduction d’un modèle qui apparaît très brièvement dans le premier film Cars (lien Amazon), sorti en 2006. Il faut vraiment être attentif pour voir ce concurrent, à 7’19”, alors qu’il s’apprête à se faire doubler par King. Évidemment, la voiture Apple porte le numéro 84, année de sortie du premier Macintosh.
La première fois qu’on a croisé un de ces modèles réduits, nous avons pensé à une utilisation illégale du logo Apple, sur des modèles empruntés sans vergogne au dessin animé. Le modèle réduit est en effet introuvable dans le commerce, y compris sur Amazon. Sur eBay, on trouve surtout des modèles provenant de vendeurs asiatiques à bas coût. Aliexpress en a d’ailleurs toute une collection.
Puis nous avons découvert qu’un modèle officiel a été produit par Hotwheels (une marque du groupe Mattel) sous licence Disney, sous forme d’une collection de modèles réduits, dénommée « Motor Speedway of the South ». Cet ensemble de 36 voitures était limité à 1000 exemplaires : chaque acheteur recevait un autocollant numéroté à apposer sur son carton ! La marque a écoulé les 1000 exemplaires, facturés 300 dollars chacun, en moins de trois heures lors du lancement en 2008 ! Un kit complet s’est vendu près de 1000 dollars dernièrement sur eBay ! Un autre modèle est actuellement en vente pour plus de 1200 euros…

On reconnaît le modèle original, et donc officiel, à quelques caractéristiques particulières, comme la référence « 2847 EA » inscrite sous la voiture. Vu le succès (et le prix) de cette série, et particulièrement du modèle Apple qu’elle contient, une véritable épidémie de « personnalisation » de modèles réduits s’est emparée des amateurs, qui repeignent d’autres modèles de la même gamme. Le site Take Five aDay, dont est issue la photo suivante, s’est fait une spécialité de les présenter. Certains passionnés vont même jusqu’à recréer l’écurie complète !

Evidemment, à ce jeu-là, tout le monde n’a pas le même talent… mais l’important est bien de participer !
Et puis en cherchant un peu mieux, nous nous sommes aperçu qu’il a aussi existé un modèle sous licence Cars 3, vendu en 2018 dans les Disney Store, sous le nom de « J.P. Drive », une version limitée maintenant indisponible. Elle est un peu plus grande, à l’échelle 1:43. On peut encore en trouver à l’occasion sur eBay, comme ici pour 60 dollars (et 20 euros de frais de port…).
Comme toujours, à défaut de pouvoir trouver le modèle original, on peut se tourner vers un modèle J.P. Drive de la gamme Tomica du fabricant japonais Takara Tomy, qui dispose de toute la gamme de voitures issues de la licence Cars.
J.P. Drive apparaît réellement dans le film Cars 3. On le voit notamment dans la course Florida 500, ici en bas à droite. Il faut le savoir !
Lien : Le circuit Moto Speedway of the South sur Takefiveaday.com
Bon anniversaire les Power Mac 6100, 7100 et 8100 !
Ils nous ont fait rêver, ils fêtent aujourd’hui leur vingt-sixième anniversaire : les Power Macintosh 6100, 7100 et 8100 de 1994. De bien belles machines, cadencées de 60 à 80 Mhz. Ces Power Macs disposaient de 8 à 16 Mo de mémoire vive, et de disques durs de 160 Mo à 1 Go. Certains modèles étaient équipés d’un lecteur de CD, et d’autres, non. Quant aux tarifs, ils s’échelonnaient de 13000 à 47000 francs environ, comme l’indique cette brochure du magasin Computer Bench.
Bon anniversaire la Portable StyleWriter
Le 1er juin 1993, Apple commercialisait une petite imprimante portable pour accompagner ses gammes PowerBook et PowerBook Duo. L’Apple Portable StyleWriter n’était en réalité qu’une Canon BJ-10ex réhabillée (on parle de rebadgeage), dont on retrouve les boutons, les diodes et même le port parallèle (Apple fournissait un câble adaptateur pour relier le port parallèle de cette imprimante au port série du Macintosh).
La Portable StyleWriter ne pesait que deux kilos, était capable d’imprimer 1,5 pages par minute, en noir et blanc, à une résolution maximale de 360 points par pouces. Elle est restée au catalogue jusqu’en mai 1995.
Sur certains sites, il est question d’un bac de chargement de feuilles optionnel (sheet feeder en anglais). Un switch interne permettait de le faire prendre en compte par l’imprimante. On n’en trouve plus vraiment de trace aujourd’hui, sauf sur cette petite annonce sur eBay :
Sources : Fiche technique Apple ; le Journal du Lapin ; Nefec.org
📣 Petite annonce : je vends un Apple Studio Display de 1998 !
Ayant eu la chance et le plaisir de dégoter deux Apple Studio Display, modèles originaux de 1998, j’en propose un aux enchère sur eBay ces jours-ci. Pour le coup, outre l’opportunité de posséder le premier (vrai) écran plat d’Apple, c’est aussi l’occasion de me soutenir un petit peu dans mon activité bénévole de vingt ans : vous raconter la belle aventure Apple !
Certes, c’est pas donné, mais si vous trouvez moins cher ailleurs, n’hésitez pas à me le signaler 😉 Pour ce prix-là, je vous garantis le meilleur carton de l’histoire des postes.
Plus qu’un écran parmi d’autres, ce premier Apple Studio Display marquait le tournant entre l’époque du tout-beige et le futur iMac. À sa sortie, on s’était vraiment interrogés sur son drôle d’air qui n’allait avec rien dans la gamme de l’époque.
Un de ces jours, je prendrai le temps de numériser proprement une très belle brochure d’Apple UK où cet écran joue le rôle central. En voici justement la page centrale, pour patienter…






























































































































































































