Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Aujourd’hui, quand on achète un Mac, on sélectionne la quantité de mémoire vive que l’on souhaite au moment de son achat, puis on n’y touche plus. Il y a trente ans, c’était bien différent : la plupart des Macs disposaient d’emplacements libres dans lesquels on pouvait installer des barrettes de mémoire, et les changer au fil du temps et de l’évolution des prix et des besoins. Résultat : pour s’y retrouver, il fallait au moins ce poster retrouvé et partagé par Mike, un de nos lecteurs, qu’on remercie au passage.
On y découvre avec plaisir qu’un Macintosh IIsi pouvait disposer principalement de quantités impaires de mémoire vive, en raison de la présence d’un module de 1 Mo intégré à la carte-mère, que le Quadra 900 pouvait grimper à 256 Mo grâce à l’installation de 16 modules de 16 Mo, ou que le premier Macintosh Portable devait se contenter d’un maximum de 5 Mo.
On pourrait croire qu’Apple a découvert récemment la nécessité d’apprendre aux enfants à programmer un ordinateur. En effet, depuis 2016, la marque propose sur son iPad une application nommée « Swift Playground » qui permet de s’initier au langage de programmation de la marque, dans un environnement ludique.
En réalité, cette approche est presque aussi vieille que l’informatique elle-même. En 1982, Apple diffusait dans le magasine Byte cette publicité pour son langage de programmation « Apple Logo », une variante du célèbre langage Logo qui cartonnait à l’époque, notamment grâce à sa fonction « Tortue ». Remarquez le jeu de mot, Apple encourageant les enfants à parler un « strong language », signifiant littéralement « langage solide » mais de manière familière « langage grossier ».
[info bonus, c’est cadeau !] Pour celles et ceux qui s’intéressent à l’apprentissage de la programmation, ou de manière plus générale à la logique d’instructions par étapes qui est commune à tous les langages, il existe aussi un jeu très sympa, Human Resource Machine, créé par les géniteurs de l’excellent World of Goo :
Le 10 janvier 2006, Apple présentait un nouvel accessoire pour sa gamme iPod, qui alliait « le confort de la télécommande filaire à de nouvelles fonctionnalités radio FM pour iPod nano et iPod cinquième génération ». Comme le soulignait alors Greg Joswiak, vice-president of Worldwide iPod Product Marketing d’Apple : « iPod Radio Remote, c’est à la fois la meilleure télécommande disponible et la meilleure expérience radio FM pour iPod ».
Pour 55 euros, cet accessoire permettait à l’iPod d’afficher la station et les informations du morceau à l’écoute pour les stations qui prenaient en charge la norme RDS (Radio Data System). Il évoluera avec la gamme d’écouteurs iPod, dont nous avons déjà présenté les évolutions dans ce blog.

Si vous en cherchez, on en trouve régulièrement sur eBay, parfois même dans leur emballage d’origine, comme sur cette offre à 76,90 euros (premier modèle) ou celle-ci, à 65 £ (deuxième modèle).

De nos jours, quand on croise un Apple IIc, le premier mot qui nous vient à l’idée n’est pas forcément « miniaturisation ». Et pourtant, replacé dans le contexte qui l’a vu naître, l’Apple IIc de 1984 était vraiment une merveille d’ingénierie. Cette publicité américaine donne l’échelle, au sens propre. Avec un écran spécialement créé pour lui, un lecteur de disquettes intégré, et des ports d’extension internes abandonnés au profit des prises externes, l’Apple IIc était vraiment l’Apple II compact.
Dans le détail, cette double-page abordait aussi un autre aspect de l’Apple IIc : la compétition interne qu’il créait avec son grand frère. Même système, même format de disquettes, mêmes logiciels… Cela ne dérangeait pas Apple, qui devait déjà se battre contre des concurrents prêts à tout, jusqu’au vol de brevet, à l’espionnage et au kidnapping ! Nous avons d’ailleurs déjà parlé de ces cloneurs d’Apple II dans un précédent article. Le IIe gardait pour lui sa capacité d’extension de mémoire (jusqu’à 1 Mo en version enhanced), sa compatibilité avec le disque dur ProFile, et ses huit emplacements pour cartes d’extensions.
Si vous avez jonglé entre les deux systèmes d’Apple, MacOS 9 et MacOS X, vous avez sûrement rencontré le problème suivant sur vos disques amovibles et disquettes. Les fichiers mis à la corbeille sous un système n’apparaissent plus dans la corbeille sous l’autre système, et n’apparaissent même pas du tout sur le disque. Ce qui signifie que, même en vidant la corbeille, des fichiers invisibles restent sur votre disque et occupent la place.

Pour vous en assurer, il suffit d’utiliser un logiciel capable de visualiser ce type de fichiers, comme ResEdit sous MacOS 9 ou Resorcerer sous MacOS X.
Et pour vous en débarrasser sans avoir à changer de système, utilisez la fonction de formatage de disque (à condition que le disque ne contienne plus d’élément visible, bien sûr) : « Initialiser le disque » sous MacOS 9, commande « Effacer » de l’utilitaire Disk Utility sous MacOS X.
Cette astuce avait été publiée en 2002 dans la revue A Vos Macs.
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait glisser un film QuickTime dans le dossier système pour le voir s’afficher pendant le démarrage du Mac, lors du chargement des extensions ? L’astuce ci-dessous, reproduite de l’Apple Magazine de l’hiver 1996, vous rafraîchira la mémoire…
Précisons tout de même qu’il ne fallait pas ajouter d’espace dans le nom “StartupMovie”… Et rappelons qu’il était également possible d’afficher une simple image, qu’il fallait enregistrer au format “Resource PICT”, sous le nom de “StartupScreen” (toujours sans espace et sans guillemets), directement dans le Dossier Système. Cette fonctionnalité n’a pas survécu au passage à MacOS X.
En matière de collection d’iPod, il a assez vite été difficile d’imaginer posséder toutes les déclinaisons d’un même appareil. Entre les différentes possibilités de stockage, et les couleurs variées, des dizaines de références d’une même génération ont pu coexister. L’iPod Shuffle de première génération a résisté à la tendance amorcée avec l’iPod Mini, en ne proposant que deux déclinaisons de l’appareil : 512 Mb, et 1 Gb, sans variations de couleurs. On notera également que l’iPod Shuffle inaugure un nouveau format de boîte. Adieu, boîtes cubiques, ou presque cubiques des iPod et iPod Mini, bonjour la mini boîte à pizza. Ce format sera repris pour l’ensemble de la gamme des iPod de cinquième génération, et pour les nano de 1ere génération.
Pour les collectionneurs, l’iPod de 512 Mb dans une boîte scellée se trouve très facilement, signe peut-être que l’appareil n’a pas connu un succès foudroyant. Le modèle à 1 Gb est un peu moins évident à dénicher, en tout cas dans une boîte scellée. L’Aventure Apple vous propose donc une photo de famille complète, des iPod Shuffle de première génération et de leurs accessoires, dont on vous parle ici.
OK, OK, c’est cool, Apple passe ses Macs sur ses propres processeurs. Et cette fois-ci, ils n’ont pas oublié de prévenir Microsoft et Adobe à l’avance pour qu’on n’attende pas leurs applications pendant deux ans… Mais le plus intéressant, c’est derrière Craig Federighi que ça se passe. Mais si, là, à droite de l’étagère du haut : un prototype de Macintosh SE transparent !
Aujourd’hui, nous vous partageons un souvenir de Mike, un de nos lecteurs, qui a longtemps collectionné les objets et publicités en lien avec Apple. Dans ses archives, il a remis la main sur ces photographies de trois publicités pour le Macintosh Plus, le Macintosh SE et le Macintosh II, établissant un parallèle entre des inventions anciennes et les promesses du Mac :
Avec nos yeux de 2025, on sourira en lisant que « le champion du monde d’échecs, par exemple, ridiculise le plus génial des ordinateurs ».
Après les petites voitures Apple / Pixar / Disney, nous restons dans le sujet des jeux d’enfants (mais pas seulement…). À notre connaissance, Apple et Lego, le fameux fabriquant de petites briques en plastique, n’ont jamais eu l’occasion de collaborer directement. On trouve bien le logiciel Lego Digital Designer pour MacOS X, ainsi qu’une collection de jeux basés sur les personnages Lego, portés sur Mac par Feral Interactive. Lego a aussi développé toute une série d’applications pour iPad et iPhone, ainsi qu’une version pour Mac de son logiciel EV3 destiné à piloter les briques robotisées Mindstorms.
Mais à l’inverse, on ne trouve aucun produit Apple représenté en petites briques dans le catalogue Lego. Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver quelques réalisations personnelles, dont certaines sont même disponibles à la vente !
Famous Brick, par exemple, vend un petit Steve Jobs plus vrai que nature. Le site propose aussi Steve Wozniak, Bill Gates, Jonathan Ive et bien d’autres. Vous en trouverez un autre exemplaire, un peu plus âgé, auprès d’un vendeur coréen spécialisé dans les pièces Lego sur eBay.
D’autres se sont essayés à l’architecture, en représentant des Apple Store en Lego, avec plus ou moins de succès. Cette représentation de l’Apple Store de la 5è avenue est une merveille. Le compte Flickr de son créateur H.K. Leung, qui le présente en détail, vaut le détour.
Celui-ci, sur le site officiel Lego Ideas, a le mérite d’avoir tenté de représenter la pomme en n’utilisant que des briques… pas facile !
Si l’on pouvait suggérer une idée à Lego, ce serait de commercialiser des modèles d’appareils Apple, comme ce petit Macintosh, conçu par Chris McVeigh. Le site CultOfMac consacre une galerie de photos à ce type de projets.
Chris McVeigh propose sur son site les pas-à-pas pour construire ses modèles de Macintosh et d’Apple IIe et IIc. Vu le succès des séries Architecture et Creator, nul doute que des passionnés seraient prêts à dépenser de belles sommes si ce type de modèle était commercialisé par la marque.
Sur le site Lego Ideas, on peut aussi croiser des projets officiellement proposé à la marque par des amateurs inspirés. Un exemple ? Ce petit Bricintosh, qui peine à rassembler les soutiens malgré quelques idées sympa, comme la disquette qui peut réellement s’insérer et s’éjecter !
Impossible d’ailleurs de se quitter sans jeter un coup d’oeil à cette maquette Lego du siège d’Apple à Cupertino, le fameux Apple Park. Son créateur, Spencer Reskalla, a passé presque deux ans sur cette réalisation, dont la galerie Flickr mérite plus qu’un détour !
Nous l’avions qualifié d’introuvable dans un précédent article : il y a actuellement sur eBay un modèle de joystick Apple Cursor pour Apple ///, sous la référence A3M0010. Comptez quand même 6000 dollars, et pour ce prix, il n’y a pas la boite…
Au passage, nous en avons profité pour en retrouver une trace très officielle, dans la liste des prix d’Apple de Novembre 1982 d’Apple Grande-Bretagne. À l’époque, il coûtait 26 livres sterling, soit… beaucoup moins cher. Et avec sa boîte.
Et voilà ! Deux ans après avoir fait se rencontrer le premier HomePod et son ancêtre l’Apple Pro Speakers de 2002, voilà réunis tous les membres de la famille ! Apple Pro Speakers, HomePod et HomePod mini, en noir et en blanc ! Bienvenue au petit nouveau, que nous accueillons aussi sur MacGeneration !
Après la fiche technique de la mise à niveau du Macintosh Plus diffusée avant-hier, voici une brochure plutôt bien pensée. Ou plutôt, une enveloppe de brochure. Car peu importe le contenu : toute l’imagination des commerciaux réside dans l’enveloppe qui protège le dépliant. Il y est écrit, tout simplement : « Peu importe ce que vous ferez de cette brochure, vous le ferez à la manière Apple », avec deux flèches, l’une menant vers la Corbeille, et l’autre vers le menu « Ouvrir ». On était en janvier 1993, et la filiale anglaise d’Apple rappelait ainsi l’origine de ces éléments d’interface que Microsoft peinait encore à imiter avec Windows 3.
Voilà déjà 12 ans qu’Apple a présenté l’iPhone, le 9 janvier 2007. Tout le monde s’y est habitué depuis, mais le choix de gérer toute l’interface via un écran tactile multipoints, sans clavier ni stylet, était une véritable révolution. Bien sûr, il manquait encore la 3G, l’App Store, le GPS et l’écran Retina, mais le principal était là : la révolution était lancée. Alors bon anniversaire l’iPhone !

Avez-vous connu cette époque où les Macs les plus puissants n’étaient pas produits par Apple, mais par ses partenaires et concurrents, les cloneurs ? Entre 1995 et 1997, Apple avait accordé des licences de Mac OS à des fabricants comme Motorola, Daystar, Power Computing ou Radius, qui proposaient leurs propres machines, parfois moins chères, et parfois mieux équipées que celles d’Apple. Dans les magazines de l’époque, comme SVM Mac, MacWorld ou Univers Mac, on lisait des comparatifs qui n’étaient pas toujours flatteurs pour Apple…
En décembre 1996, MacWorld avait élu les modèles les plus rapides dans différentes catégories. Du côté de la publication électronique, c’est le Power Computing Power Tower Pro 225 qui s’en sortait le mieux, tandis que du côté de l’image et de la 3D, c’est le DayStar Digital Genesis MP 720+ qui dominait le classement, et de loin. Il faut dire qu’il comportait quatre processeurs PowerPC 604e à 180 Mhz, un équipement de porte-avion pour un tarif dépassant les 10.700 dollars, près du double du très gros Power Macintosh 9500 multiprocesseur d’Apple.
Et puisqu’on en est à discuter des clones, on ne résiste pas à l’envie de vous offrir une publicité comme on n’en fait plus, avec des liens écrits en bleu et soulignés comme sur le web, un type moustachu qui sourit, et un slogan bien accrocheur : « Avec quatre processeurs PowerPC 604, Genesis MP m’offre une augmentation de 400%. Je trouve de nouvelles manières de gagner plus d’argent grâce à lui ! ». Pour le reste, on vous renvoie vers notre dossier « 1995-1997, La Guerre des Clones » publié cet été sur le Club iGen !
Sur l’Aventure Apple, nous aimons bien retrouver de vieilles vidéos : nous avons déjà parlé de cette visite de l’Apple Expo 1985, de cette présentation de la PAO sur Macintosh vers 1990, ou de ce reportage de 1996 sur la console Pippin. Aujourd’hui, nous exhumons une vidéo, possiblement tournée en 1984, mettant en scène deux petits personnages, un journaliste (Stewart Cheifet) et un ingénieur d’Apple, qui vérifie que tout se passe bien dans un Apple IIe « puisqu’un utilisateur va bientôt allumer la machine ». On découvre « en vrai » le processeur, les ROM avec le langage Basic, la mémoire vive, et les échanges avec la carte qui contrôle le lecteur de disquettes…
https://www.youtube.com/watch?v=XORU20p9QWc
Pas d’inquiétude à avoir pour nos deux humains rétrécis : c’est juste du 12 volts ! Cette séquence est extraite de l’émission « Computer Chronicles », une émission américaine diffusée sur PBS de 1983 à 2002.
Les réactions à la vidéo sur YouTube valent autant le détour que la vidéo elle-même. Certains lecteurs se souviennent que les Apple IIe étaient vraiment aussi grands que ça, alors que les ordinateurs tiennent maintenant dans une poche. D’autres se demandent s’il y avait une salle de bain dans l’Apple IIe, ou s’il existait un programme permettant de précipiter les micro-humains à travers le ventilateur…
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’anniversaire de l’eMate 300, cet ultime représentant de la lignée des Newton. C’est aussi celui du Macintosh IIcx, lancé le 7 mars 1989 avec trois écrans dédiés à la gamme Macintosh II. Avec ces nouveaux venus, la gamme de moniteurs se composait en 1989 des modèles suivants :
– un écran en couleurs, 13 pouces, 640×480, disponible depuis 1987 ;
– un écran en niveaux de gris « haute résolution », 12 pouces, 640 x 480 soit 80 pixels par pouce (on était loin du Retina…) ;
– un écran double-page en niveaux de gris, 21 pouces en 1152 x 870 pixels ;
– un écran en mode portrait de 15 pouces en 640 x 870 pixels.
Ces deux derniers écrans nécessitaient leur propre carte graphique équipée d’une prise particulière (comme le rappelle le site Lowe End Mac ici et là). Les voici tous les quatre présentés dans une brochure d’Apple Japon.
Vous pouvez revivre la présentation de ce Macintosh IIcx et de ses nouveaux écrans par Jean-Louis Gassée, grâce à cette vidéo de l’Apple User Group Connection, exhumée par la chaîne YouTube The ReDiscovered Future. Comme il aimait le faire, Jean-Louis Gassée avait assemblé l’ordinateur devant le public, pour présenter chaque élément de cette machine conçue pour être compacte (c’est le c de cx), plus puissante (c’est le x, dédié au processeur 68030), et plus silencieuse que le Macintosh II. Le Macintosh IIcx offrait à la gamme Macintosh un modèle modulable d’entrée-de-gamme, permettant de choisir son écran sans pour autant devoir se ruiner (à 5469 dollars, il coûtait 2300 dollars de moins que le Macintosh IIx).
Dernier détail : il s’agissait du premier Macintosh II conçu pour être utilisable verticalement à la manière d’une mini-tour, ses ventilateurs faisant circuler l’air de l’avant vers l’arrière, et non plus vers les côtés.
En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.
Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.
Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.
Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de février 1997, diffusée par la filiale britannique d’Apple. « Power to the people », Le pouvoir au peuple, car Apple proposait des ordinateurs plus puissants que jamais, à des prix toujours plus bas (une notion toujours très relative pour la marque). Apple venait en effet de présenter son Power Macintosh 9600 équipé du processeur Power PC 604e pouvant atteindre les 233 Mhz et le PowerBook 3400, avec son PowerPC 603e à 200 Mhz. Pour le côté populaire, il faudra repasser, car le Power Mac dépassait les 4000 dollars (sans écran), tandis que l’autre star de cette publicité, le PowerBook 3400, dépassait les 5000… Remarquez que l’étiquette du Power Mac était vierge : Apple changeait les noms de ses modèles tellement fréquemment à l’époque, qu’elle préférait pouvoir réutiliser ses visuels malgré les changements de gamme…
Et voilà. Dix-huit ans. Il y a dix-huit ans, Wikipedia n’existait pas (YouTube, Facebook et les autres non plus, d’ailleurs). Il y a dix-huit ans, je vous invitais à découvrir l’histoire d’Apple, en Français.
Et aujourd’hui, dix-huit ans plus tard, l’Aventure Apple est toujours là, fidèle au poste, tour à tour hébergée chez Multimania, Citeweb, puis chez MacGeneration. Alors bien sûr, tout n’est plus tout à fait à jour, et le design du site a vieilli. Il faut dire que les occupations n’ont pas manqué, ces derniers temps. Mais la passion est toujours là, et intacte. Alors on va s’y remettre et rattraper le retard. Un site plus moderne est en préparation, pour accompagner les dix-huit prochaines années de l’Aventure Apple !

Vous voulez mettre un peu de couleurs dans votre collection Apple ou sur un coin de bureau ? Alors craquez pour le CD tout rose d’iTunes 4 (on le trouve actuellement aux enchères sur eBay en France). Un petit souvenir qui s’accorde parfaitement avec l’iBook G4 sorti à la même époque, en 2004.
Non seulement il est très décoratif, mais en plus il est drôle : car Apple vous invite à prêter ce CD à un ami pour lui faire découvrir iTunes, et précise dans les petites lignes que « le partage de ce CD avec un ami contredit les termes du contrat de licence d’utilisation, mais Apple vous y autorise » !
Le même vendeur sur eBay propose également le CD de la version 4.5 sorti trois mois plus tard. Pour le coup, la pochette est devenue toute bleue, mais arbore toujours une des silhouettes caractéristiques de la communication d’Apple pour iTunes à cette époque.
Depuis fort longtemps, les ordinateurs marqués d’une pomme étaient équipés d’une prise DA-15 permettant de brancher un écran sur l’unité centrale. Cette sortie standard atteint cependant ses limites avec l’avènement des écrans LCD, dont la qualité exige une connexion numérique afin que le signal ne se dégrade pas entre la carte vidéo et la dalle. C’est ainsi que dès décembre 1999, la deuxième génération de Power Macs G4 est équipée de la nouvelle sortie DVI, qui faisait dans le même temps son apparition dans le monde PC.
Cependant, la solution ne semble pas suffire à Apple, qui enrage de voir le design ses produits défiguré par les câbles de toutes sortes qui relient les différents éléments. Alors, dès le mois d’août 2000, un peu plus d’un an après avoir présenté son magnifique écran plat 22 pouces au standard DVI, la marque lance un nouveau type de connexion : l’ADC, transportant sur un seul câble le signal vidéo numérique, l’alimentation électrique et le signal USB.
Les trois premiers écrans, dont deux plats, présentés par la marque dans ce format, peuvent ainsi servir de concentrateur USB, afin de connecter les périphériques sans aller fouiller derrière l’unité centrale. De plus, il devient ainsi possible d’allumer et d’éteindre le Mac en appuyant sur le bouton d’alimentation de l’écran. Et tout cela avec la qualité d’un signal 100% numérique de l’ordinateur à la dalle, sans transformation ni perte.
Pour les utilisateurs qui renouvellent tout leur matériel, c’est une innovation intéressante, qui attire rapidement les autres constructeurs, comme Dr Bott qui propose un switch pour partager un écran ADC entre plusieurs machines et un convertisseur VGA vers ADC, ou Formac qui se fait remarquer en proposant son écran Gallery 1740 moins cher que celui d’Apple, dès octobre 2001.
Cependant, loin d’être idéale, la solution implique de recourir aux services d’un adaptateur pour connecter entre eux ordinateurs et écrans de formats différents. Ainsi, les utilisateurs de PC souhaitant utiliser les écrans Apple, reconnus pour leur qualité, doivent acquérir un adaptateur qui convertit le signal VGA ou DVI de leur carte graphique vers le signal ADC des écrans à pomme. Quant aux utilisateurs des PowerBook, pourtant évidemment fabriqués par Apple, ils sont obligés d’acheter une coûteuse interface DVI-ADC, la marque n’ayant jamais intégré sa propre prise à ses portables.
En effet, jusqu’en 2002, les PowerBooks ne sont équipés que de deux sorties : la traditionnelle VGA et le S-video. À cette date, Apple remplace le VGA, non pas par son ADC, mais par un DVI, statistiquement plus répandu dans les environnements de travail où le portable a vocation à être utilisé. De même, pendant toutes ces années, pour brancher deux écrans ADC sur un PowerMac, il est nécessaire d’acquérir un adaptateur DVI-ADC, puisque les cartes graphiques proposées pour Mac embarquent au mieux un port ADC et un port DVI ! Bref, la situation est un peu compliquée, et particulièrement coûteuse : il faut compter entre 100 et 150 euros pour un convertisseur DVI-ADC (les deux normes étant relativement proches) et jusqu’à 300 euros pour convertir le VGA en ADC !

Il faudra attendre juin 2004 pour que les premières rumeurs au sujet de l’abandon du format ADC par Apple fassent leur apparition. Après la sortie des PowerMacs G5, en effet, les anciens écrans Apple n’étaient plus adaptés au nouveau design de la marque, il devenait nécessaire de les revoir, et beaucoup pensaient que ce serait l’occasion pour Apple de modifier leur connectique. Et en effet, le 28 juin 2004, Steve Jobs présente sur la scène du Moscone Center trois nouveaux écrans, de 20, 23 et 30 pouces de diagonale, reprenant le design aluminium du G5.
Exit l’ADC, bienvenue au DVI, avec un petit raffinement dont Apple a le secret, puisque la marque a conçu un câble particulier : un seul port du côté de l’écran, et un câble se décomposant à l’autre extrémité pour se connecter aux ports adéquats du Mac. Le haut de gamme des cartes graphiques pour Mac permet même de brancher deux écrans 30 pouces au même ordinateur grâce à la présence de deux ports DVI double-liaison. Enfin ! Toute la gamme Apple est compatible non seulement avec les standards du marché, mais en interne, avec chacun des produits professionnels au catalogue de la marque, ce qui était bien la moindre des choses !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1994 bien difficile à traduire. En effet, pour y annoncer l’opération consistant à recevoir un « pack » d’accessoires pour l’achat d’un Newton en décembre 1994, Apple comparait ce « pack » qui vous permet de vous organiser dans les années 90 au « sac » qui vous permettait de vous organiser dans les années 70… La subtilité étant qu’en anglais, le mot « pack » peut désigner aussi bien le lot d’accessoires, que le sac à main…
À la fin du texte présentant l’offre spéciale, Apple glissait un dernier petit clin d’œil aux années 70 : « vous pourrez survivre sans pet rock et sans cheveux à plumes. Mais vous ne voudrez sûrement plus gérer votre vie sans le plus moderne des outils d’organisation : Newton ».
En nous replongeant dans les archives d’A Vos Mac, le mensuel qui nous a accompagnés de 1999 à 2017, nous avons retrouvé quelques souvenirs un peu oubliés d’iTunes, au sommet de sa gloire au milieu des années 2000. À l’époque en version 4.5, il proposait une nouvelle fonction appelée « Mix de soirée ». Le site officiel d’Apple a d’ailleurs gardé la trace de l’e-mail envoyé aux abonnés à la liste de diffusion d’iTunes lors de la sortie de cette version. Voilà ce que nous en disions à l’époque.
Le « Mix de soirée » ou « Party Shuffle » en version originale, combine les capacités d’une liste de lecture et de l’enchaînement en fondu, avec un contrôle sur l’ordre des pistes, et un affichage réduit pour faciliter l’organisation. Première étape à suivre : activer la lecture en fondu dans les préférences « Effets » d’iTunes. La liste fonctionne également sans cette option, mais avouez que ça serait dommage ! Ensuite, cliquez sur la ligne « Mix de soirée » afin d’afficher la liste correspondante, qu’iTunes remplit avec des titres choisis au hasard dans votre bibliothèque ou dans une liste existante, selon la source que vous sélectionnez en bas de la fenêtre. Vous pouvez déjà supprimer des chansons, ou changer l’ordre de lecture. Remarquez que le bouton « Shuffle » qui permet dans toute bibliothèque de mélanger les pistes, est ici grisé : les pistes ne peuvent être lues que dans l’ordre affiché.
On comprend alors un peu mieux la psychologie du système : c’est une sorte de désordre… ordonné ! Ou plus exactement, un désordre sur lequel on garde le contrôle. En effet, vous pouvez court-circuiter les choix du Mac en glissant depuis la Bibliothèque ou depuis une autre liste de lecture, des pistes vers l’icône « Mix de soirée ». Ces pistes s’ajoutent à la suite des chansons de la liste, et vous pouvez ensuite les déplacer pour, par exemple, les lire plus tôt dans l’ordre d’enchaînement. Et pour aller encore plus vite, faites un control-clic sur une piste, et choisissez l’une des deux commandes : « Ajouter au Mix de soirée » ou « Ajouter au Mix de soirée comme morceau suivant ».
Une astuce pour vous simplifier la tâche : créez une nouvelle liste de lecture, dans laquelle vous glissez toutes les pistes que vous pourriez être amené à lire pendant la soirée. Puis retournez dans « Mix de soirée » et sélectionnez cette nouvelle liste comme source. Ainsi, vous pouvez avoir confiance : même sans intervention de votre part, seuls les morceaux intéressants seront diffusés. Mais vous gardez la main : rien ne vous empêche de glisser une piste depuis une autre liste vers le Mix, iTunes l’acceptera sans broncher.
Et si vous souhaitez utiliser iTunes 4.5 pour animer une soirée, alors envisagez d’utiliser un très grand écran, ou un deuxième écran, et suivez le guide pour utiliser au mieux des capacités cachées du juke-box d’Apple. En suivant ces quelques étapes, vous pourrez afficher à l’écran à la fois votre bibliothèque sonore, le « Mix de Soirée » d’iTunes, un effet visuel, et l’égaliseur, pour tout garder à portée de souris.
Commencez par ouvrir iTunes, créez une nouvelle liste, que vous intitulerez tout simplement « Ma musique », et dans laquelle vous glisserez tous vos fichiers musicaux, ou plus simplement, l’icône « Bibliothèque ». Vous pouvez également créer une liste intelligente, dont le contenu ne répondra à aucune condition et sera limité à 99.999 morceaux, largement de quoi contenir toute votre musique, et ainsi toujours mise à jour en temps réel, en même temps que votre bibliothèque. Double-cliquez sur votre nouvelle liste afin de l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre, que vous ne devrez plus fermer. Retournez dans la fenêtre principale d’iTunes, celle avec les listes dans la colonne de gauche, et double-cliquez maintenant sur l’icône de la liste « Mix de soirée ».
Retournez à nouveau dans la fenêtre principale, et activez l’effet visuel, en mode fenêtre et non en plein écran, bien entendu. Puis cliquez sur le bouton de l’égalisateur pour l’afficher. Vous avez maintenant quatre fenêtres ouvertes en même temps, et ceux qui ont tenté l’expérience sur un écran standard comprennent l’utilité du deuxième écran ! Organisez vos fenêtres, en gardant les deux fenêtres de listes à proximité. En effet, vous pourrez ainsi, tout au long de la soirée, glisser des pistes de musique vers le Mix et les organiser. Pas besoin de jongler avec les fenêtres ou les listes, chacun comprend et peut jeter un coup d’œil à la suite du programme !
Notez qu’iTunes 8.1, en 2009, renommera « Mix de soirée » en « iTunes DJ », avant que la version 11 ne le fasse disparaître en 2012.
Si l’on en croit les derniers chiffres qu’elle a diffusés, Apple engrange actuellement un milliard de dollars de chiffre d’affaire chaque jour. Ce qui fait cent millions toutes les deux heures et quelques. Bref, cent millions de dollars, aujourd’hui, pour Apple, c’est un détail. Mais en 1980, alors qu’elle s’apprête à souffler ses quatre bougies plantées dans le boîtier en fonte d’un Apple ///, la marque se vante d’avoir écoulé pas moins de 100.000 Apple II, lui ayant rapporté, justement, 100 millions de dollars !
Tel est en tout cas le sens de la mention que l’on trouve en bas de cette publicité de 1980 repérée sur eBay, diffusée par le revendeur microsense, distributeur exclusif de l’Apple II au Royaume-Uni à l’époque. À l’époque, dans un marché naissant où la concurrence était féroce et les constructeurs, encore peu connus, étaler son chiffre d’affaire était un gage de sérieux. Imaginerait-on aujourd’hui Apple annoncer fièrement son chiffre d’affaire sur une publicité ?
Depuis quelques jours, l’Apple Card est disponible aux États-Unis. Il s’agit d’une carte de crédit, adossée à une application qui permet de suivre ses dépenses et d’obtenir des ristournes en échange de certains achats. Comme nous aimons bien tendre des liens entre le passé et le présent, nous sommes allés dans nos cartons, et voici ce que nous avons trouvé…
En 1983, Apple diffuse l’une de ses publicités « Inside Apple » dont nous avons déjà parlé. Dans celle-ci, il est largement question de l’Apple Credit Card, qui était toute noire à l’époque. Disponible auprès des revendeurs, elle permettait de repartir avec son matériel Apple sans le payer. On la recevait ensuite par courrier. En 1983, il fallait encore acheter au moins un ordinateur personnel pour en bénéficier, mais cette restriction sera supprimée dès 1984 pour s’étendre à tous les produits disponibles chez le revendeur. Il était possible d’utiliser ensuite la carte pour tout nouvel achat. Bien sûr, il fallait rester dans la limite du crédit octroyé : « nos revendeurs deviennent un peu nerveux quand quelqu’un commande à crédit la moitié de leur stock. Ça se comprend ». Aucune cotisation annuelle n’était exigée.
En 1984, dans une brochure que nous vous avons déjà présentée, on trouvait à nouveau en dernière page quelques lignes sur l’Apple Credit Card. Pour l’obtenir, il suffisait de présenter une autre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Epress…) et une pièce d’identité. « Et voici notre cadeau de Noël : vous n’avez pas besoin de rembourser votre crédit. On s’en moque… Jusqu’en février. Et là, on ne s’en moquera plus. Mais alors plus du tout…».
En 1987, il était encore possible d’acheter un Apple II à crédit à l’aide de l’Apple Credit Card devenue toute blanche. Les revendeurs Apple pouvaient octroyer jusqu’à 2.500 dollars de crédit à leurs clients, comme à John Appleseed, le fameux nom générique utilisé par Apple dans de nombreuses publications.
En 1988, Apple proposait également à ses clients professionnels une carte de crédit dite Apple Business Credit Card. Son slogan : Si vous achetez un ordinateur, ne le payez pas… En tout cas, pas pendant trente jours. Dans les petites lignes qui accompagnaient cette brochure, on apprenait que le taux annuel de remboursement s’élevait à 18% tout de même… Cette carte s’appuyait sur les services de General Electric Financial Corporation, la filiale de GE fédérant les activités financières du groupe.
C’est MacGénération qui nous l’apprend : l’ancien PDG d’Apple de 1993 à 1996 est décédé l’année dernière. L’intérêt médiatique le concernant s’étant estompé, et sa famille n’ayant pas souhaité communiquer à ce sujet, l’information n’avait pas émergé jusqu’à présent. Né en Allemagne où il avait travaillé pour Siemens et DEC, il avait ensuite rejoint Intel à Bruxelles, puis Apple à Paris. C’est John Sculley qui l’avait fait venir au siège d’Apple pour lui confier le marketing de la marque, puis la filiale européenne du groupe. Il l’avait ensuite remplacé à la tête du groupe.

Michael Spindler était était âgé de 75 ans. MacGénération lui consacre une excellente notice biographique, revenant sur son parcours et les difficultés rencontrés par Apple durant les années 90.
Le 27 juillet 2010, Apple présentait un nouvel accessoire pour sa gamme Macintosh : un trackpad sans fil, visant à remplacer la souris pour les utilisateurs préférant ce mode de pointage jusque-là réservé au monde des ordinateurs portables.
Ce trackpad en verre et en aluminium utilisait une astuce toute simple pour repérer le « clic » de l’utilisateur : c’est l’ensemble du trackpad qui s’abaissait sous la pression, appuyant sur deux capteurs situés sous le dispositif. Ce premier modèle a été remplacé le 13 octobre 2015 par le Magic Trackpad 2. Ce modèle s’alignait sur le nouveau design de la gamme, et sur sa nouvelle tarification, avec un prix bondissant à 149 dollars…
À l’occasion de l’anniversaire de l’accord conclu entre Apple et Microsoft, et révélé par Steve Jobs le 6 août 1997, voici un extrait du journal télévisé de France 2, diffusé le lendemain.
Voilà une découverte amusante. Il y a quelques années, Apple a visiblement réutilisé le design d’une de ses boîtes pour au moins deux produits [edit : PLEIN de produits !]. Elle n’a pas accueilli les produits les plus connus, et était composée simplement d’un plastique souple et d’une structure en carton. La voici tout d’abord dans son format « Nike + iPod », ce capteur à glisser dans ses chaussures pour mesurer son activité physique. L’iPhone et ses accéléromètres n’étaient pas encore passés par là…
Le même boîtier a donc servi pour un tout autre produit : un système d’écouteurs intégrés à une lanière tour-de-cou, une option disponible pour le premier iPod nano (elle se connectait directement sur le port Dock 30 broches). On les trouve aisément sur eBay, comme dans cette offre à trente dollars, sous la référence MA093G/A.
Voici maintenant le même produit dans une version plus récente (référence MA597G/A), ici photographiés pour une offre disponible sur eBay (soixante euros, vous en trouverez des moins chers…).
[edit 2020] On complète la liste : tout d’abord avec le modèle in-ear (Apple iPod In-Ear Lanyard Headphones MA360G/A] signalé par le camarade Dandu dans les réactions :
Et avec ce brassard MA094G/A pour iPod Nano, que l’on peut trouver sur cette petite annonce du site eBay.
On peut également le trouver en boîte noire, sous la même référence :
Et allez, encore un autre : c’est la télécommande-radio-FM pour l’iPod, référence MA070G/A, que vous découvrirez avec plaisir sur cette annonce d’eBay.
À suivre !
Voilà un bien étrange poster, vendu récemment par RRauction. Issu de la collection d’un salarié non identifié de la marque, ce rare poster promotionnel Apple de 1984 (46 × 61 cm) représente l’archange Gabriel présentant le Macintosh 128K, avec à l’écran un exemple de MacPaint. Dans les coins supérieurs figure l’inscription « Macintosh » et « MCMLXXXIV », rappelant l’année du lancement. Ce visuel artistique est sans doute l’un des emblèmes les plus singuliers de la communication autour du premier Mac.
De notre côté, on a renoncé à tenter d’élucider le mystère de la symbolique de ce visuel. Un ange, un Macintosh, un œuf…
Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…
Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).
Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.
Nous avons déjà présenté quelques brochures de la filiale japonaise d’Apple, datant de l’époque où celle-ci s’appuyait sur le réseau de la marque Canon pour commercialiser ses produits.
À l’époque, chaque filiale développait ses propres visuels et brochures, sans recevoir d’instructions mondialisées du siège de Cupertino. On découvre ainsi cette très belle brochure pour le Macintosh IIcx, un modèle commercialisé en 1989 pour offrir une version plus compacte et moins coûteuse du Macintosh IIx présenté l’année précédente.
Comme on l’a dit hier, les brochures de l’Apple IIc sont une merveille de témoignage des années 80. Si les textes ont été traduits en français, les images d’illustration ont été reprises à l’identique. Tout y est : la jeune institutrice, les hommes d’affaire, la grande maison de la famille qui a réussi, les petits enfants blonds, le verre de vin au coin du feu… Quant aux minorités visibles, elles restent pour le moins discrètes… Remarquons tout de même qu’Apple avait fait figurer une femme en Une de chacune de ses brochures, une attention tout à fait inhabituelle dans le monde informatique de l’époque.
Voici pourquoi chaque enfant devrait avoir une Pomme après l’école, annonçait la marque dans cette publicité de 1985. Apple était à l’époque la marque d’ordinateurs la plus répandue dans les écoles, et l’Apple IIc était une bonne manière de prolonger à la maison la qualité des enseignements offerte par son grand frère l’Apple IIe. De la taille d’un gros classeur, ce petit nouveau (commercialisé en 1984) pouvait aussi intéresser les parents grâce à sa logithèque de qualité, ses technologies intégrées : lecteur de disquettes, 128K de mémoire, et les prises pour le modem, l’écran et l’imprimante, sans oublier la souris ! L’Apple IIc sera l’ordinateur qui grandira avec votre enfant, contrairement à ses chaussures !
Aujourd’hui, quand on veut ajouter de la mémoire vive à un Macintosh, c’est impossible : la mémoire vive est directement soudée à la carte mère. Avant, c’était plus simple : il suffisait de glisser une ou plusieurs barrettes de mémoire vive dans les fiches correspondantes, sur la carte-mère. Mais encore avant, c’était un peu différent : prenez l’Apple IIGS de 1986, par exemple. Celui-ci ne disposait pas d’emplacement pour ajouter de la mémoire vive sur sa carte-mère, et ses 256 kilo-octets standards étaient soudés. Pour ajouter de la mémoire vive, il fallait donc installer une carte d’extension, laquelle disposait de 256 kilo-octets supplémentaires, et d’emplacements libres pour ajouter soi-même d’autres puces de mémoire.
Il s’agissait bien d’emplacements pour des puces, et non pas pour des barrettes comme nous les connaissons maintenant. Le format SIMM, prédécesseur du DIMM, était encore peu répandu à l’époque, puisque le Macintosh Plus apparu la même année était le premier modèle Apple à en bénéficier. Pour passer de 256 à 512 Ko, ou à 1 Mo de mémoire vive, il fallait donc ajouter 8, ou 24 puces de 32 ko chacune.
Deux connecteurs situés à droite de la carte permettaient d’activer les puces supplémentaires. Il fallait les relier au moyen de cavaliers : un cavalier en bas (J2) pour 512 Ko, deux cavaliers pour 1 Mo.
Cette annonce a failli nous échapper : il y a sur eBay toute une collection Apple à vendre. Dans cette vente aux enchères qui se termine ce soir, vous trouverez pèle-mêle : des iPhones, des bornes AirPort, des souris, des claviers, des Mac mini, des Macintosh Classic, des Performas, des PowerMacs, des Macintosh II, des écrans, des iMacs, des PowerBooks et iBooks…

Il n’y a pas à proprement parler de modèle exceptionnel, mais certains d’entre eux se négocient entre 150 et 300 euros l’unité, comme le Classic Couleur, le Macintosh Portable, le Performa 575, le G4 Cube ou le Quadra 950.

Renseignez-vous quand-même au sujet des frais de port avant d’enchérir : la remise en main propre est gratuite, mais la collection se trouve dans l’Ohio, aux Etats-Unis ! Pour le prix, le vendeur vous aide à faire les cartons et vous laisse les étagères…
Le 13 mai 1991, Apple commercialisait officiellement son Système 7, la plus profonde évolution de son système d’exploitation depuis la sortie du Macintosh en 1984. Une mise à jour très attendue et plusieurs fois repoussée depuis son annonce en mai 1989. Évidemment, à l’époque, pas d’App Store ni de téléchargement, mais une grosse boite de deux kilogrammes, à échanger en boutique contre 99 $. C’est avec cette version du système que sont apparus les alias, les familles (devenues les tags), les polices TrueType, la vue hiérarchique dans le Finder, le (presque) multitâche, les AppleEvents, ou encore le fameux mécanisme « Publier / S’abonner » qui devait révolutionner l’informatique comme le Copier-Coller avant lui… Pour tout savoir, rendez-vous dans le Club iGen !


Hier, nous nous remémorions la gamme nomade d’Apple en 1993, grâce à une extrait de la revue Apple News. Nouvel extrait aujourd’hui, avec cette double-page de 1996, dans laquelle Apple nous présentait sa sélection de sites web incontournables. Évidemment, en 1996, pas de Google (1998), pas de Wikipedia (2001), ni Facebook, Youtube, Twitter, Instagram, Pinterest et tutti quanti.
Mais l’air de rien, même si l’offre s’est diversifiée, certains de ces sites pionniers sont encore accessibles, avec parfois un léger changement d’adresse : Lycos et Yahoo, l’AFP, Libération, Nice-Matin… En revanche, on a perdu la trace de Publicis.fr (qui ne diffuse plus France Info…) ou Nosc.mil. Club-Internet renvoie chez SFR (et ne diffuse plus l’état de la circulation en Île de France), Calvacom n’accueille plus la base de données des Relais et Châteaux, et le téléachat d’Imaginet n’a pas survécu… À vous d’essayer les autres sites !
Remarquez enfin l’encart sur l’intérêt du courrier électronique, qui permet d’envoyer un dossier de 50 pages à l’autre bout du monde, sans les inconvénients du fax ou du coursier international !
Savez-vous ce qui différencie un iPod mini de première génération US, d’un iPod mini de première génération Europe ? Commercialisé en février 2004 aux États-Unis, il faudra attendre la fin du mois de Juillet pour le voir arriver sur le Vieux Continent. Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de cet appareil ici, mais ce qui nous intéresse est bien moins technique. Devant l’augmentation exponentielle de ses ventes, Apple doit rationaliser la distribution de ses appareils, au détriment de l’expérience utilisateur, qui commence dès l’ouverture de l’écrin cubique proposé depuis la première génération d’iPod. Ces quelques mois de casse tête logistique ont donc conduit à un régime sec du coffret de l’iPod Mini, comme l’illustre la photo ci-dessous. On reste malgré tout loin de la boîte de l’iPod Nano de seconde génération, en plastique transparent façon Ferrero Rocher…

Aujourd’hui, nous vous présentons quelques trouvailles qui prouvent que certains ne se gênent vraiment pas quand il s’agit de trouver une source d’inspiration pour leurs créations… Nous n’encourageons bien sûr pas à suivre leur exemple !
En cherchant un peu sur eBay, on trouve facilement des accessoires de toutes sortes aux couleurs du logo Apple, reproduit bien sûr sans la moindre autorisation… On trouve ainsi des autocollants de toutes sortes, comme ces modèles en 3D aux couleurs historiques de la marque, tout dorés, ou tout de noir vêtus.
On trouve également des accessoires de modes : boucles d’oreilles, boutons de manchettes… Certains sont plutôt travaillés, quand d’autres sont de simples objets personnalisés par une impression, comme on peut soi-même en créer sur des sites de tirage de photos.
Dans un tout autre style, vous pourrez aussi rapiécer les vêtements des enfants à l’aide de ces sympathiques pièces de tissu aux couleurs de la pomme.
On trouve aussi le logo Apple pour rapiécer de tout petits accrocs, mais là, il faut bien viser avec le fer à repasser…
Il y a quelques années, on trouvait aussi ce sympathique écusson à coudre, aux couleurs de Zihuatanejo, au Mexique… mais surtout aux couleurs de la pomme, bien que le fabricant ait visiblement oublié le violet…
Même chez Amazon, on peut trouver des souvenirs directement importés de Chine, comme ce mug qui n’a sûrement jamais été validé par Cupertino… Faut-il faire remarquer que la sérigraphie a été ajoutée sur le mug blanc dans Photoshop, sans même se donner la peine d’y ajouter un filtre imitant la courbure de la surface ?
Vous pourrez aussi opter pour ce chargeur Qi compatible avec la gamme de recharge sans fil Apple. Vous remarquerez d’ailleurs que pour y caser une bobine parfaitement circulaire, les concepteurs de ce chargeur ont dû renoncer à croquer la pomme !
Et à propos de pomme qui n’est pas croquée, on achèvera ce petit tour d’horizon avec cette très belle pomme arc-en-ciel repérée sur le site d’enchères japonais de Yahoo. Toute ressemblance avec un logo connu serait purement fortuite !
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de SEEDRIN, la filiale française d’Apple, dédiée à MacPaint, son logiciel de Dessin Assisté par Ordinateur. Et même le meilleur programme de création artistique sur un Ordinateur Personnel. Une brochure avec des extra-terrestres tout mignons. Et une capture d’écran réalisée avec un vrai appareil photo devant un vrai écran de Macintosh : pas de Commande-Majuscule-3 à l’époque, surtout que le simple fait de cliquer sur un menu bloquait totalement le système. Comme les extra-terrestres, le multitâche était de la science-fiction à l’époque !
Et puisqu’à l’époque il fallait tout expliquer à un public qui n’imaginait même pas ce qu’était une souris, le verso de cette brochure revenait sur les fondamentaux : outils de sélection, pinceaux, remplissage, modification de la taille des objets, miroirs, rotations, typographies, motifs… Autant de fonctions accessibles grâce à la souris et aux menus. Et il ne vous restera plus qu’à générer simplement et rapidement sur papier la reproduction fidèle de votre dessin grâce à l’imprimante ImageWriter.
Jef Raskin n’a pas inventé le Macintosh tel qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est bien à l’origine du projet Macintosh, il a quitté l’aventure dès 1982. Grâce aux archives d’Apple conservées par l’Université de Stanford, nous pouvons nous plonger dans la genèse du Macintosh, tel que Raskin le voyait à l’origine.

Au mois de mai 1979, Jef Raskin rédige un mémo « Réflexions sur la conception d’un ordinateur philanthrope » (antropophilic, dans sa version d’origine). Un ordinateur que Raskin destine à « monsieur Tout le Monde », agréable à utiliser, ne nécessitant aucune connaissance, et pourtant rentable à produire pour Apple. Un ordinateur que l’utilisateur n’aura pas besoin d’ouvrir, avec des périphériques qui se suffisent à eux-mêmes (sans carte d’extension). Et Raskin dresse la liste des tabous : voir les entrailles de l’ordinateur, connecter des cartes, ajouter des milliards de touches au clavier, utiliser le jargon informatique, imprimer de gros manuels (synonymes de logiciels mal fichus), proposer plusieurs configurations, laisser des trous visibles (là où les tournevis, les liquides, les doigts et les perce-oreilles vont se nicher)… Jef Raskin préfèrerait même développer un système en vieux Français plutôt que de voir des câbles dépasser de sa machine ! Et tiens, dix points de plus si l’équipe parvient à faire disparaître le câble d’alimentation !
Raskin envisage la vente de logiciels comme un élément important de la rentabilité de sa machine, puisqu’il ne renonce pas à en faire un ordinateur performant, avec un processeur 8-bits, 64 Ko de mémoire vive, un langage Basic intégré, une horloge temps-réel, sans oublier l’écran, le clavier et le lecteur de disquettes intégré, tout en restant léger (moins de 10 kg) et compact (pour être embarqué comme bagage à main dans un avion).
Bref, en un mot : faire un ordinateur abordable, dans tous les sens du terme.
Dès septembre 1979, dans un second mémo, Jef Raskin répond à une proposition de ne plus utiliser des noms féminins pour les projets d’Apple, mais des variétés de pomme. Il choisit alors le nom Macintosh. Une décision qui tient en une ligne et qui marquera l’informatique pour les décennies à venir.

Très organisé, Raskin prévoit dès l’origine l’archivage de tous les documents relatifs au Macintosh, afin de disposer à tout instant d’un catalogue des informations pertinentes pour son développement. Chaque document doit être conservé selon son numéro de version, et chaque paragraphe doit être numéroté. Mieux : ces documents doivent être archivés sous forme informatique, en respectant un formalisme précis, afin de faciliter les futures mises à jour.
Le même jour, Raskin définit les nouveaux objectifs de son projet. Il veut créer le premier ordinateur portable : un ordinateur personnel, très abordable et simple à utiliser. Il voit déjà une poignée pour le transporter, une offre en plusieurs couleurs, un écran rétractable… Raskin se positionne non seulement face à la concurrence, mais également au sein de la gamme d’Apple, pour atteindre un volume de vente inédit. Raskin espère le vendre 500 dollars, et même 300 dollars après 18 mois de production.
Pour y parvenir, le Macintosh doit être fiable, simple à produire, à tester et à réparer, esthétiquement parfait, bien documenté, aisément compréhensible. Une batterie devait être disponible, pour tenter d’atteindre six heures d’utilisation nomade. Raskin le voulait également évolutif : de nouveaux logiciels devaient pouvoir y être installés sans nécessité de modifier le matériel. À ce titre, la mémoire devait par exemple être définitivement fixée pour que l’utilisateur n’ait pas à s’interroger sur la compatibilité de son système avec les logiciels proposés. Parmi les logiciels souhaités par Raskin : un livre de compte, de nombreux jeux, un traitement de texte, des protocoles de communications, des logiciels éducatifs, un agenda électronique, un répertoire de contacts, des logiciels professionnels, une calculatrice scientifique…
Tout le reste était encore en réflexion. Pour l’écran, Raskin en faisait presque un élément secondaire : à l’époque, l’idée d’intégrer une imprimante plutôt qu’un écran le travaillait encore, avec la possibilité d’intégrer une connexion pour relier le Macintosh à la télévision. Pour le stockage : disquettes, mémoire à bulles, cassettes ? Pour l’interface : un clavier, bien sûr, mais aussi un microphone, un joystick, une tablette graphique ? Très en avance sur son temps, Raskin envisageait même la présence de capteurs de pression, d’humidité et de température. Quant aux périphériques optionnels, comme des haut-parleurs, des lecteurs de cartes ou de disque optique, ils devaient pouvoir être solidarisés avec le Macintosh, afin que celui-ci reste transportable.
Et le tout devait être prêt pour l’automne 1981, avec un délai raccourci de 6 mois pour arrêter le design définitif de l’ordinateur, puis un an de développement sur les prototypes. Jef Raskin quittera finalement l’aventure dès 1982, car son idée originale, basique et peu coûteuse, lui avait échappé pour devenir une machine innovante et coûteuse sous la férule d’un Steve Jobs un peu despotique.
Il y a tout juste 29 ans, le premier septembre 1980, Apple présentait son Apple III, dans lequel elle plaçait de grands espoirs. C’était l’aboutissement du projet Sara, mené en parallèle des projets Lisa et Annie (qui deviendra Macintosh). Nous lui consacrons une belle page sur l’Aventure Apple, c’est le moment de la visiter !
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait ajouter aisément des éléments dans le menu Pomme ? Entre le système 7 et Mac OS 9, le dossier Système contenait un dossier intitulé « Menu Pomme » ou, en version originale, « Apple Menu Items ». Il était possible d’y créer un dossier contenant tous les alias souhaités (applications, documents, disques…), éventuellement répartis dans des sous-dossiers. Tous ces raccourcis apparaissaient ensuite sous forme de menu dans le Menu Pomme. Comme toujours avec les présentations par liste alphabétique, il suffisait de mettre un espace avant son nom, pour le faire apparaître au début de la liste.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité d’octobre 1996 pour le PowerBook 1400. Celui-ci disposait d’une caractéristique tout à fait unique : son capot était personnalisable, grâce à une coque transparente derrière laquelle il était possible de glisser une feuille de papier : logo d’entreprise, reproduction de tableau, post-it ou carte postale, tout était envisageable ! Pour le reste, c’était un sympathique petit portable aux caractéristiques assez proches de son prédécesseur le PowerBook 5300, les soucis en moins.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1995 pour l’imprimante LaserWriter Couleur 12/600 PS. À 6989 dollars, il s’agissait de l’imprimante la plus coûteuse de toute l’histoire d’Apple, un haut-de-gamme sans aucun compromis. Un mastodonte de près de cinquante kilogrammes, engloutissant plus de 1000 W pour expulser 12 pages par minute en noir et blanc (3 en couleurs) en 600 points par pouces, grâce au système d’impression mis au point par Canon, le premier système laser couleur proposé par Apple.
Tout ça pour obtenir le même résultat qu’un bon shampoing, d’après cette publicité qui occupait la moitié inférieure de deux pages en vis-à-vis.
Vous cherchez une solution simple et élégante pour transférer les plus belles images de votre Macintosh vers un T-Shirt ? Alors cette annonce publiée sur eBay est faite pour vous ! Vous y trouverez un kit commercialisé en 1984 par la marque Diversions : l’Underware Ribbon. Une solution très ingénieuse, puisqu’elle ne nécessitait pas de papier spécial. C’est le ruban encreur de l’imprimante ImageWriter qui était remplacé par un modèle spécial, qui déposait sur du papier standard une encre pouvant ensuite être transférée sur du tissu.
Ensuite, il ne restait plus qu’à appliquer un bon coup de fer à repasser sur la feuille de papier positionnée sur le vêtement, pour y transférer ce que vous y aviez imprimé. Le fabricant recommandait d’utiliser des tissus 50% coton et 50 polyester : tout en coton, le tissu absorbait mal le transfert ; tout en polyester, il fondait sous la chaleur du fer à repasser…

À part son packaging, ce kit n’avait rien d’exclusif au Macintosh, puisque la marque proposait également le même kit de transfert pour différentes imprimantes de l’époque : IBM, Epson, Okidata, Nec ou encore Star Gemini. Évidemment, seules les imprimantes matricielle étaient concernées, et non les modèles laser et jet d’encre. Et puis il fallait disposer d’un logiciel capable d’afficher ou d’imprimer « en miroir » l’image à transférer.
Pour égayer un peu le t-shirt, il était possible d’acquérir un kit avec des Underware ColorPens qui ajoutaient (à la main) un peu de couleur. Plus tard, à l’arrivée des imprimantes matricielles en couleurs, la marque avait même proposé des Underware Ribbons en couleurs.
Si HyperCard est assez limité dans sa gestion du contenu des disques, il est tout de même capable de rendre certains services bien pratiques. De plus, en utilisant les capacités des commandes externes, il devient possible d’automatiser des tâches qui pourraient prendre beaucoup de temps.
Sans aucune commande externe, il est possible d’ouvrir un fichier et de lire son contenu avec une pile HyperCard :
on mouseUp
global lefichier, lavariable
answer file "Fichier à ouvrir ?"
put it into lefichier
open file lefichier
repeat until it is empty
read from file lefichier for 500
put it after lavariable
end repeat
close file lefichier
end mouseUp
Le script précédent déclare deux variables, demande à l’utilisateur de choisir un fichier, puis ouvre le fichier et copie son contenu, par paquets de 500 caractères, dans une variable. Ensuite, il referme le fichier. À partir de ce moment, il est possible d’utiliser le contenu de la variable et de le modifier comme n’importe quelle suite de caractères. Ensuite, on peut inscrire le contenu de la variable dans le fichier précédent. Si la variable est vide, alors le fichier sera vidé !
open file lefichier write lavariable to file lefichier close file lefichier
Avec ces quelques lignes, il devient possible de créer des fichiers texte (de type SimpleText, HTML…) et même des fichiers de tout autre type (JPEG, Mov…) à condition de connaître le format de données correspondant !
Ensuite, pour améliorer encore la gestion des fichiers, il faut utiliser des XCMD (commandes externes) qui permettent de dépasser les limites d’HyperTalk. Parmi les externes indispensables, on trouve GetDir et SetFInfo de Frédéric Rinaldi. Voici par exemple un script qui permet de transformer tous les documents “.htm” d’un dossier en documents GoLive, quel que soit leur format d’origine (Explorer, HomePage…) :
on mouseup answer folder "Quel dossier voulez-vous modifier ?" put it into ledossier put getdir(ledossier,f) into lesfichiers repeat with i = 1 to number of lines in lesfichiers if line i of lesfichiers contains “.htm” then SetFInfo ledossier & line i of lesfichiers,"t=" & TEXT,"c=" & GoMk end if end repeat end mouseup
Remarquez la quatrième ligne qui utilise la XCMD GetDir et qui permet de connaitre le contenu d’un dossier. La septième ligne, de son côté, permet de modifier le type et le créateur d’un fichier. Et voilà comment, après avoir créé 500 pages HTML avec une pile HyperCard, on les modifie en documents GoLive qui, d’un simple double-clic, s’ouvrent dans l’éditeur HTML plutôt que dans SimpleText !
Le premier septembre, ce n’est pas que l’anniversaire de l’Apple III. C’est aussi celui de l’Apple IIGS, dernier représentant de la lignée des Apple II, sorti en 1986 alors que le Macintosh peinait à prendre la relève. Nous n’avons pas encore eu le temps de lui consacrer une page sur l’Aventure Apple, mais nous lui avons déjà consacré quelques billets de ce blog : au sujet de ses enceintes qui valurent à Apple un procès, à propos de son kit de mémoire vive doublement optionnelle, au sujet de la mise à jour de l’Apple IIe en IIGS, ou encore au sujet des ventilateurs externes pour Apple II et Macintosh.
Elle a créé une bonne partie des icônes du premier Macintosh. Elle a dessiné la police de caractère Chicago qui a accompagné le Mac puis l’iPod durant vingt ans. Ses créations originales, et notamment ses premiers brouillons dessinés à la main sur du papier quadrillé, avaient déjà trouvé leur place au Museum of Modern Art (MoMA) de New-York. On a appris hier que Susan Kare s’apprêtait à recevoir ce mois-ci la médaille de l’American Institute of Graphic Arts (AIGA) en récompense de ce même travail sur l’interface du Macintosh.

Susan Kare rejoint Apple en 1982, à l’invitation d’Andy Hertzfeld, de l’équipe Macintosh, pour travailler sur les icones utilisées dans le système et créer des polices de caractères. On lui doit notamment les curseurs en forme de montre, de pot de peinture, les icones d’alertes… et le fameux Dogcow, à la fois chien et vache, issu de l’homothétie d’une icone plus petite, devenu l’un des symboles du Macintosh.
Après avoir réalisé son travail pour le Macintosh, elle quitte Apple en 1986 en même temps que Steve Jobs et le rejoint chez NeXT, où elle supervise tout le travail de graphisme, tant au niveau du logiciel qu’au niveau du matériel et des emballages… En 1988, elle part chez Microsoft, où elle crée les icones et les boutons de Windows 3.

Hasard du calendrier, parmi les autres personnes récompensées cette année par l’AIGA, on trouve le designer Arem Duplessis, qui travaille pour l’équipe marketing d’Apple depuis février 2014, après s’être illustré au sein du New-York Times.
Source : AIGA via AppleInsider
Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.
Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…
Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !
Devant le succès de cet article sur la meilleure manière de blanchir les plastiques, nous avons décidé de le mettre à jour avec une version plus complète et plus pratique pour donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !
Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !
Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !
Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
– une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.
On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon
).
Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.
Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.
Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.
Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !
Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :
Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :
Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…
Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !
Apple a-t-elle volé « Think Different » à Jack Kerouac ?
Vous ne devinerez jamais comment le Macintosh SE/30 aurait dû s’appeler !
Des voitures Apple… et Disney !
Quand on démonte, bricole et nettoie de vieux Macs, on finit par avoir des idées étranges. Par exemple, photographier une carte-mère en l’éclairant par en-dessous. Voici ce que ça donne avec la carte-mère du premier Macintosh.
De plus près, voici un exemple réalisé avec une carte-mère plus récente. On remarque les pistes de cuivre, qui rejoignent les pattes des composants au centre de chaque pastille. Joli, non ?
En voici encore deux exemples, réalisés avec la carte-mère d’un PowerMacintosh 6400. On la retire aisément, puisqu’elle est positionnée sur un tiroir qui s’extrait de la tour.
Le 23 juin 2003, Apple présentait son PowerMacintosh G5. Une bête de course, le premier ordinateur équipé d’un processeur 64 bits, le PowerPC 970 d’IBM, gravé en 130 nanomètres. La première version plafonnait à 2 Ghz, Steve Jobs promettant une version à 3 Ghz dans l’année. Trois ans passeront sans qu’il y parvienne, ce qui aura pour effet de jeter Apple dans les bras d’Intel et de son Xeon, pour équiper le nouveau Mac Pro.
C’est cet ordinateur qui équipera le super-ordinateur de l’université Virginia Tech : 1100 exemplaires en réseau, capables de délivrer 12,25 Teraflops, le hissant à la troisième place des ordinateurs les plus puissants de la planète cette année-là.

Les amateurs de Lisa ont aujourd’hui le choix : soit ils achètent le modèle original qui coûte une fortune, soit ils se contentent de répliques. Dans ce domaine, on trouve deux écoles : ceux qui se contentent de rendu 3D, et ceux qui passent au stade de l’impression 3D.
Dans la première catégorie, on trouve le magnifique travail de Jinwoo Lee, un étudiant qui a eu la chance exceptionnelle de travailler avec le meilleur enseignant dans ce domaine : Bill Dresselhaus, qui n’est autre que le designer à l’origine du Lisa. Ses rendus 3D créés avec Autodesk Fusion 360 sont d’une qualité à couper le souffle et offrent une nouvelle jeunesse au premier ordinateur à interface graphique d’Apple.


Bill Dresselhaus a édité un livre sur l’histoire du Lisa, en utilisant ces rendus 3D parmi des documents d’époque. On ne peut qu’en recommander la lecture (livre disponible sur iBooks).
Dans la seconde catégorie, on peut aujourd’hui imprimer en 3D une reproduction miniature du Lisa, pour y intégrer les éléments d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. L’auteur de ce modèle le proposait pour 225$ sur Etsy tout équipé, y compris le microscopique écran LCD, et un lecteur de carte SD caché dans la fente d’un des deux lecteurs Twiggy. Malheureusement, le modèle est actuellement épuisé. Il est toujours possible de redécouvrir l’histoire de modèle miniature ici.

A défaut de ce modèle miniature fonctionnel, il reste possible de bricoler un hub USB et un lecteur de carte SD pour les intégrer dans cet autre modèle dont il était question sur le site Cultofmac il y a quelques temps :

En 1995, quand Apple commercialise sont kit logiciel permettant de taper et d’afficher du texte en japonais dans son Système 7, elle fait le choses bien. Elle intègre tout le nécessaire dans une belle boîte comme elle savait le faire à l’époque, avec un CD ou 12 disquettes d’installation.
Dans la boîte, outre les épais modes d’emploi (également typiques de cette époque où les modes d’emploi en PDF n’étaient pas encore la norme), ou pouvait trouver une feuille d’autocollants transparents à installer sur son clavier. Après avoir bien nettoyé chaque touche, il suffisait d’y apposer chaque autocollant, dans l’ordre indiqué (pour le clavier US). Apple précisait que les autocollants étaient amovibles, mais non-réutilisables.
Un peu de culture pour finir : voilà ce que dit Wikipedia au sujet des Kanas : les kanas sont des caractères de l’écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l’alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s’utilisent conjointement aux kanjis (les caractères d’origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n’est pas en usage avec les kanjis — sauf dans le cas des ateji.
Si vous êtes un habitué des machines Apple un peu originales, vous connaissez sûrement déjà le Macintosh HyperDrive. On en croise parfois sur les sites d’enchères et dans les collections de passionnés.

Il s’agit de Macs de première génération, équipés d’un disque dur interne et d’une extension de mémoire, repérables aux étiquettes ajoutées sur la face avant et le capot arrière de l’ordinateur.

Grâce à Google Books, la bibliothèque numérisée de Google, nous avons retrouvé un article de l’édition d’InfoWorld du 6 mai 1985 qui présentait la première version de ce système. À l’époque, l’HyperDrive, du fabricant General Computer, devait être installé par un technicien, ce qui entraînait l’annulation de la garantie d’Apple. L’extension était donc fournie avec une nouvelle garantie de trois mois. Une fois l’étape de l’installation passée, l’HyperDrive disposait d’un avantage unique : il était capable d’héberger le système pour faire démarrer le Mac sans disquette. Un démarrage en 16 secondes, contre 36 sur la disquette ! Lancer un logiciel pouvait aussi se faire trois fois plus rapidement grâce à ce disque dur.
Un logiciel particulier permettait de diviser ce disque dur en plusieurs partitions. En effet, le système du Macintosh, à l’époque, ne permettait pas encore de créer des dossiers : ce n’était pas très gênant sur une disquette de 400 ko ; mais sur un disque dur de 10 Méga-octets, ça commençait à faire un peu de bazar. L’idée était bonne, mais la gestion de ces volumes était encore assez compliquée, imposant de lancer et quitter ce logiciel particulier à chaque changement de volume. La technologie était encore jeune, et le fabricant recommandait de sauvegarder régulièrement le contenu du disque dur sur des disquettes !
L’HyperDrive coûtait 2795 dollars avec une extension de mémoire vive permettant de passer le Mac original de 128 à 512 Ko. La versions sans mémoire vive (pour le Macintosh 512k sorti fin 1984) coûtait 2195 dollars.
En décembre 1985, une nouvelle version était proposée, avec un disque dur de 20 Mo. Entre-temps, Apple était passée par là avec son propre disque dur de la même capacité.
L’Aventure Apple vous a déjà présenté quelques clichés de son exemplaire d’iPod U2 “5G”. Il fête aujourd’hui ses 13 ans, et n’a pas pris une ride ! En arrière plan, les boîte de l’iPod U2, et de l’iPod Nano “2G” présenté en septembre 2005. Les deux appareils ont coexisté au catalogue Apple, en même temps que l’iPod Shuffle 1G et l’iPod Vidéo. Tous partageaient ce format de boîte, bien moins volumineux que les précédents iPod.