Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Bookcase for PowerBook

Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon

Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…

Bookcase for PowerBook

Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.

BookcaSE for PowerBook

Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.

hauts-parleurs iMac

 

Shopping Mall Japan, pour acheter sur Yahoo Enchères Japon depuis la France

Commander aux États-Unis ou au Japon

La planète est devenue un village mondial. En quelques clics, on peut commander des objets de toutes sortes sur des sites du monde entier. Les frais de port et les délais de transport sont devenus tout à fait raisonnables. Oui mais voilà, parfois, certains sites ou certains vendeurs n’acceptent pas de livrer les commandes à l’étranger. Voici comment nous procédons depuis quelques années.

Yahoo Japan Auctions traduit en français

Pour commander aux États-Unis, ou se faire livrer à moindre frais dans ce pays (par exemple depuis le Canada), nous utilisons le service My Mall Box (https://www.mymallbox.com). Après un enregistrement rapide, vous disposez d’une adresse personnalisée (au moyen d’un numéro de Suite, l’équivalent d’une boîte postale), dans un entrepôt du Delaware. Vous indiquez cette adresse lors de vos commandes, et le site My Mall Box vous informe de chaque réception de colis. Quand vous le souhaitez, vous pouvez réunir vos commandes (consolidate en anglais) et vous les faire réexpédier en France, dans un seul paquet. Vous payez les frais d’expédition, puis les frais de douanes, équivalents à la TVA (DHL vous les facture en ligne avant la livraison ; USPS remet le colis à La Poste qui facture les frais au retrait du colis).

My Mall Box pour acheter aux États-Unis depuis la France

Pour les commandes au Japon, par exemple sur le site d’enchères de Yahoo Japon, qui refuse les clients étrangers, c’est un petit peu compliqué. Nous passons par un intermédiaire, Shopping Mall Japan (https://www.shoppingmalljapan.com/), qui se charge de la commande et de l’envoi du colis. La procédure est un petit peu plus complexe, puisqu’il faut tout d’abord copier le lien du produit que vous voulez acheter, puis le coller sur votre page Shopping Mall Japan, et indiquer votre enchère maximale (ou le prix fixé par le vendeur). La fonction « Sniper Bidding » permet de poster automatiquement une enchère au tout dernier instant pour mieux surprendre les autres enchérisseurs, une fonction qu’eBay lui-même n’offre pas à ses clients ! Le site se charge de la commande, vous informe de la réussite ou de l’échec dans le cas d’une enchère, puis vous décidez des conditions de réexpédition, du plus rapide au moins cher…

Shopping Mall Japan, pour acheter sur Yahoo Enchères Japon depuis la France

Nous avons déjà utilisé les services de ces sites web à plusieurs reprises, sans la moindre difficulté. Pensez simplement que My Mall Box facture 8 dollars de plus pour les colis conservés plus de 3 mois dans leur entrepôt, et que Shopping Mall Japan exige un versement de caution avant toute commande (que vous pourrez utiliser pour régler les frais de port, sur simple demande par mail). Ce petit article n’est pas sponsorisé ! Si vous voulez nous aider, passez donc quelques commandes sur eBay !

Conseil bonus : si vous utilisez Chrome, pensez à activer la traduction automatique de pages web, très utile pour naviguer sur le site japonais de Yahoo…

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Surveiller son langage, de l’Apple IIc à Siri

Trente-cinq ans séparent ces deux images. La première est extraite des « questions / réponses » du manuel de l’Apple IIc, dans sa version française imprimée en 1983. La seconde est évidemment une capture d’écran de Siri sur un iPhone.

Brochure de l'Apple IIc : parler à mon Apple IIc

Siri : dire des gros mots à son iPhone

Poster Apple IIx et IIfx

Une série de posters d’Apple France

Toujours grâce à Mike, l’un de nos sympathiques lecteurs, voici une petite série de posters qu’Apple France partageait au début des années 1990 avec ses revendeurs agréés. Il y en a pour tous les goûts : le Macintosh IIx « La richesse intérieure », le Macintosh IIfx « Les nouveaux horizons », le Macintosh LC « Performance, couleur, son, design », le Macintosh Portable (avec son clavier et son trackball intervertibles pour les gauchers), les moniteurs monochrome 21 pouces ou pleine page vertical, la première série de PowerBook (100, 140 et 170) ainsi qu’une réduction sur le Macintosh Classic et l’imprimante StyleWriter pour les étudiants à l’occasion de Noël 1991.

Poster Apple IIx et IIfx

Apple France Posters Macintosh LC et Macintosh Portable

Apple Moniteurs 21 et Pleine Page.jpg

Apple France posters étudiants et PowerBook

Apple Macintosh Plus owner's guides 1986 / 1988

Les guides de l’utilisateur Macintosh Plus

Nous l’avons dit à l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, que nous fêtons aujourd’hui : avec 1826 jours au catalogue, ce modèle a connu plusieurs évolutions dans la gamme et le marketing d’Apple. Tout naturellement, son manuel utilisateur a évolué lui aussi, reflétant les choix graphiques de la marque.

Apple Macintosh Plus owner's guides 1986 / 1988

En 1986, son premier manuel présentait une photo en couleurs, écran allumé. En 1988, l’image était passée en noir et blanc, comme sur les cartons (à la différence près que, sur les cartons, la pomme était toute rouge). Entre les deux, il y avait également eu cet autre modèle que vous pouvez retrouver sur eBay (ici à 40 dollars, là à 86 dollars canadiens).

Apple Macintosh Plus owner's guide
Image : Pinterest
Clone de Macintosh par Pioneer : le MPC-LX100

Le MPC-LX 100, un clone de Mac par Pioneer

Le site d’enchères de Yahoo Japon propose actuellement un clone de Mac fabriqué par Pioneer. C’est un modèle très rare, sûrement le seul clone de Mac équipé d’un processeur 68040 (les clones connus dans nos contrées, fabriqués par Motorola, UMAX ou PowerComputing, étaient basés sur des processeurs PowerPC). Il était équipé du Système 7.5.

Le MPC-LX 100 était le modèle d’entrée de gamme du fabricant, basé sur une carte-mère de Performa 588 (le fameux modèle tout-en-un un peu bizarre commercialisé par Apple entre 1995 et 1996). Il se démarquait de la concurrence par l’intégration d’un système sonore constitué de deux tweeters et deux woofers, le coeur de métier de Pioneer, plus connu pour ses autoradios.

Clone de Macintosh par Pioneer : le MPC-LX100

Pionneer proposait également un modèle haut-de-gamme, le MC-GX 1, similaire au PowerMacintosh 6100 avec son PowerPC 601 à 66 Mhz. Ces machines étaient accompagnées d’une souris identique à l’Apple Desktop Bus Mouse II, mais portant le logo Pioneer. Le clavier, en revanche, était un modèle propre à Pioneer.

Clone de Macintosh par Pioneer : le MPC-LX100

Actuellement, les enchères atteignent 23.000 yens, soit environ 180 euros. Il vous reste deux jours pour enchérir. D’autres modèles sont partis ces derniers temps pour moins cher, comme celui-ci à 11,200 yens ou celui-là à 10,000 yens. On trouve également, toujours aux enchères chez Yahoo Japon, le catalogue des différentes déclinaisons du modèle suivant, le MPC-LX200.

Clone de Macintosh par Pioneer : le MPC-LX200

Merci Pierre, du Journal du Lapin, pour cette trouvaille !

QuickTime QuickCheese

Les animations des années 90, c’était trop cool

Je poursuis mon exploration des CD des premières versions de QuickTime. Après le Monsieur Macintosh flippant, voici une animation tout à fait dans le style des années 90. Une époque où le bonheur d’un animateur se calculait selon le nombre d’effets visuels, de couleurs, de bruits et de textures psychédéliques qu’il ajoutait à son projet. Mark Krueger, le membre de l’équipe de développement de QuickTime qui avait animé ce logo (étrangement dénommé QuickCheese) devait être particulièrement content de lui !

Heureusement, au moment de passer aux versions commerciales, Apple avait revu sa communication. Voici justement une compilation des séquences d’introduction fournies avec les différentes versions du logiciel, trouvée sur YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=Jjkdm4bnn0c

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Un Macintosh IIcx au Pays du Soleil Levant

Nous avons déjà présenté quelques brochures de la filiale japonaise d’Apple, datant de l’époque où celle-ci s’appuyait sur le réseau de la marque Canon pour commercialiser ses produits.

À l’époque, chaque filiale développait ses propres visuels et brochures, sans recevoir d’instructions mondialisées du siège de Cupertino. On découvre ainsi cette très belle brochure pour le Macintosh IIcx, un modèle commercialisé en 1989 pour offrir une version plus compacte et moins coûteuse du Macintosh IIx présenté l’année précédente.

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Test drive a Macintosh disquettes boîte

La boîte de disquettes Test Drive a Macintosh sur eBay

Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté une des pièces de notre collection, le boîtier qui permettait de transporter les disquettes de démonstration prêtées lors de l’opération « Test Drive a Macintosh ». Il se trouve qu’il y en a justement un actuellement sur eBay, ce qui est assez rare pour être signalé. Pensez à interroger le vendeur avant d’enchérir : il n’indique que les frais de port vers les États-Unis, mais peut-être acceptera-t-il un envoi vers nos contrées ?

Test drive a Macintosh disquettes boîte

Et si vous voulez des disquettes et cassettes pour compléter, on en trouve très régulièrement sur eBay, il suffit de demander !

Word 2001 texte

Une astuce pour Word 2001

On a déjà parlé d’Office 98 dans nos colonnes. Voici maintenant une astuce pour Word 2001, son successeur. Double-cliquez n’importe où sur une page de texte ce logiciel. Comme par magie, le logiciel ajoute des retours à la ligne, des tabulations ou des justifications, pour que vous puissiez entrer du texte exactement là où vous le souhaitez !

Word 2001 texte

Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.

Apple color iMac mouse Hockey puck on iBook color

Souvenir – Les souris colorées

Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple déclinait ses iMacs et leurs souris dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ? Du 5 janvier 1999 au 19 juillet 2000, l’iMac G3 fut disponible dans cinq couleurs : Fraise (Strawberry), Myrtille (Blueberry), Citron Vert (Lime), Raisin (Grape), et Mandarine (Tangerine). Le clavier et la souris étaient assortis, un souci du détail auquel Apple renoncera dès la gamme suivante, en livrant tous les iMacs avec son « Apple Pro Keyboard » noir et blanc.

[slide-anything id=”161″]

iTunes walkin

Après tout, c’est votre musique !

Il y a quelques jours, nous avons fêté les 20 ans d’iTunes. À cette occasion, nous n’avons pas hésité à affirmer sur MacGeneration : « nous sommes la génération iTunes ». La génération qui a découvert le MP3, l’achat de musique en ligne, et l’iPod sur iTunes, avant d’y connecter notre premier iPhone, d’y découvrir des podcasts et d’y acheter nos premiers films dématérialisés.

Les plus jeunes ou ceux qui ont rejoint l’aventure Apple un peu trop tard ne peuvent pas se souvenir qu’il y a vingt ans, Apple avait attaqué frontalement l’industrie musicale avec son slogan « Rip, Mix, Burn » qui résumait la force de cet outil : récupérer sur le Mac les musiques de nos CD, les réorganiser, et les graver sur un CD personnalisé. Pour les industriels, c’était une véritable invitation au piratage, qui sévissait à l’époque avec les Napster, Gnutella et autres LimeWire. Plutôt que de faire profil bas, Apple avait assumé : ses publicités américaines se concluaient par les mots « After all, it’s your music » : après tout, c’est votre musique !

iTunes walkin
Celle-ci, je ne l’ai malheureusement retrouvée que sur eBay

Ce slogan, on l’a retrouvé ensuite pendant quelques mois. Mais rapidement, le discours d’Apple s’était assagi. On avait vu apparaître des autocollants « Ne volez pas la musique » sur les écrans d’iPod, puis le slogan avait évolué vers « Buy, Mix, iPod » (achetez, mixez, iPod).

Buy, Mix, iPod - Apple

 

Power Macintosh 6100 7100 8100 Computer Bench

Bon anniversaire les Power Mac 6100, 7100 et 8100 !

Ils nous ont fait rêver, ils fêtent aujourd’hui leur vingt-sixième anniversaire : les Power Macintosh 6100, 7100 et 8100 de 1994. De bien belles machines, cadencées de 60 à 80 Mhz. Ces Power Macs disposaient de 8 à 16 Mo de mémoire vive, et de disques durs de 160 Mo à 1 Go. Certains modèles étaient équipés d’un lecteur de CD, et d’autres, non. Quant aux tarifs, ils s’échelonnaient de 13000 à 47000 francs environ, comme l’indique cette brochure du magasin Computer Bench.

Power Macintosh 6100 7100 8100 Computer Bench

Apple Macintosh Picasso box on eBay

Combien coûte la boîte Picasso du Macintosh de 1984 ?

Dans Les Trésors de l’Aventure Apple, nous avons déjà abordé à de nombreuses reprises le design des  boîtes du premier Macintosh, connu sous le nom de « Picasso » bien que n’ayant aucun lien avec l’artiste. Il est plutôt rare, mais pas impossible, de voir passer des reliques de cette époque sur les sites d’enchères, et on ne manque jamais l’occasion de suivre les ventes pour voir vers quels sommets les prix vont s’envoler… ou pas !

Dernièrement, c’est un vendeur allemand qui a proposé à la vente le carton, avec les inserts en polystyrène. Le carton avait quelques défauts, des éraflures et des étiquettes, mais rien de bien méchant, d’autant plus que les étiquettes d’UPS et d’Apple étaient d’époque, ce qui ajoute un peu à la petite histoire de l’objet. Eh bien les enchères se sont limitées à 72 malheureux euros ! Ceux qui espèrent encore faire fortune avec leur Mac 128 peuvent encore patienter !

Apple Macintosh Picasso box on eBay

Borne AirPort Apple en 1999 : produit soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l'Autorité de Régulations des Télécommunications

La première borne AirPort en France

Et vous, aviez-vous acheté la première borne AirPort d’Apple, commercialisée en 1999 avec le premier iBook ? À l’époque, la norme Wi-Fi IEEE 802.11b était encore confidentielle, et les produits qui l’utilisaient étaient soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulations des Télécommunications (devenue en 2005 l’ARCEP). Cette obligation était rappelée par Apple au moyen d’une étiquette apposée sur le carton.

Borne AirPort Apple en 1999 : produit soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l'Autorité de Régulations des Télécommunications

En pratique, il fallait donc s’adresser à l’ART au moyen d’un formulaire, qui ne valait que pour un lieu précis ! La réponse pouvait être transmise par fax, à l’issue d’un délai de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’ART avait d’ailleurs autorisé tacitement, dès octobre 1999, l’usage malgré une absence de réponse de sa part, dans les villes de plus de 50.000 habitants, et soumettait les autres demandes aux Ministère de la Défense, s’agissant d’une bande de fréquences habituellement utilisée par les militaires.

Cette obligation (peu suivie en pratique) durera finalement peu de temps, puisqu’elle sera levée dès le 12 juillet 2000, sous la pression des professionnels utilisant la norme Bluetooth, qui commençait à pointer son nez sur la même bande de fréquences.

Pour en savoir plus : un article du Monde de 2000 sur la concurrence des réseaux civils et militaires ; un article de ZDNet de 2000 sur la libération de la bande des 2,4 Ghz.

Why the Brow Box

Du carton recyclé pour l’iMac Pro

Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…

Why the Brow Box

Thanks to Clarus in the ResEdit Reference Book

Qui a inventé le DogCow ?

Si vous êtes un amateur du Mac de la première heure, vous connaissez sûrement le DogCow, ce drôle d’animal à la fois chien et vache, que l’on retrouvait avant Mac OS X dans les dialogues d’impression. Toute une culture s’est développée autour de cette simple icône : nous aurons l’occasion d’en reparler.

Dialogue d'impression LaserWriter avec le Dogcow
Un dialogue d’impression LaserWriter (Moof Museum)

On dit souvent, un peu rapidement, que c’est Susan Kare, la fameuse dessinatrice des icônes du Macintosh, qui en est la créatrice. Pourtant, ce n’est pas si simple. En réalité, Susan Kare a dessiné un chien pour les besoins de la police Cairo. C’était un chien tout simple, qui ressemblait bien à un chien. Puis quelqu’un voulut agrandir ce caractère, et cette légère modification ne permettait plus de savoir s’il s’agissait d’un chien ou d’une vache. Il faut dire qu’à l’époque, les polices de caractères n’étaient pas vectorielles : agrandir un caractère au-delà de sa taille normale ne faisait qu’étirer les pixels.

Dog in Cairo and Dogcow
Le caractère Chien de la police Cairo ; le DogCow

Ce quelqu’un, on en découvre l’identité dans la page des remerciements du livre « ResEdit Reference » : c’est Annette Wagner, responsable des fenêtres de réglages d’impression pour la future imprimante LaserWriter. Cherchant une manière de représenter aisément l’orientation des pages (portrait, paysage, inversé…), elle avait retenu cette icône et l’avait agrandie et modifiée pour être plus lisible.

Thanks to Clarus in the ResEdit Reference Book

Le terme de  « DogCow » fut inventé par Scott Zimmerman. Cette icône fut ensuite baptisée Clarus par Mark Harlan. Pour la petite histoire, on notera que pour obtenir ce chien dans la police Cairo, il fallait taper la lettre « z » au clavier.

Source : la TechNote 31 sur web.archive.org ; Moof Museum ;

Le menu « Annuler » du Finder de Copland

Vous vous souvenez de cet article de 2018, où nous vous rappelions que durant quinze ans, le menu « Annuler » du Finder n’avait servi à rien, grisé qu’il était et incapable d’annuler la moindre action. Hé bien en 1996, il n’y a pas que les utilisateurs qui commençaient à s’impatienter : chez Apple aussi, ça travaillait dur pour parvenir à mettre au point cette fonction ô combien attendu, au sein du futur Mac OS 8 dit « Copland », un projet abandonné qui n’avait rien à voir avec le Mac OS 8 que nous avons connu ensuite. La preuve avec cette petite vidéo extraite du CD « Mac OS 8 Revealed » (que l’on peut télécharger ici) — remarquez aussi le petit effet visuel rotatif à l’ouverture des fenêtres, ainsi que la fonction d’ouverture automatique des dossiers au survol de la souris :

 

Apple III

L’Apple III de l’Aventure Apple est sur eBay !

C’est assez rare pour être signalé : pour une fois, une pièce historique s’apprête à quitter la collection de l’Aventure Apple. Notre vaillant Apple III, avec pas loin de 40 ans au compteur, est disponible pour qui sera prêt à remporter les enchère sur eBay et à se débrouiller pour venir le chercher, trouver un transporteur ou payer les frais de port !

Apple III

Comme cela est précisé dans l’annonce, c’est un modèle parfaitement nettoyé, complet avec écran et second lecteur de disquettes, quelques disquettes (les plus anciennes semblent démagnétisées) et deux brochures publicitaires d’époque.

Attention cependant, comme tous les Apple III (qui n’ont pas eu une existence très facile), ce modèle est souvent capricieux. Une fois ça passe, une fois ça bloque… Sans doute qu’un bidouilleur saura lui donner une nouvelle jeunesse, au prix de quelques remplacements de condensateurs et d’une solide révision des lecteurs de disquettes…

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Une brochure de l’époque Apple – Next

Nous vous présentons aujourd’hui une brochure française d’Apple, diffusée en mai 1997, qui est intéressante à plusieurs titres.  Déjà, parce qu’on y retrouve plusieurs produits devenus cultes pour les amateurs d’Apple : le Spartacus, l’eMate, le Newton, le QuickTake, tous jetés avec l’eau du bain par Steve Jobs. On dirait la « brochure de flops » déjà présentée dans notre blog… Mais ce n’est pas tout : il y est aussi question de Mac OS qui fait sa révolution, grâce à l’acquisition de NeXT, garantissant pour les années à venir « le meilleur système d’exploitation qui soit ». Preuve du bazar qui régnait à l’époque chez Apple, il est aussi question de l’autre système d’exploitation, Rhapsody, sur lequel Apple travaillait déjà « en parallèle ».

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Apple promettait alors pour 1998 un système multitâche, avec la mémoire protégée, le support de technologies d’avenir, et un niveau de performance et de fiabilité unique. Le grand-public devra en réalité attendre 2001 pour acheter la première version de MacOS X…

Apple NeXT Brochure Rhapsody 1997

Pour le reste, cette brochure est une ode au design et aux performances de  l’avant-iMac chez Apple : PowerMacintosh 5500, 6500 et 9600, PowerBook 3400 occupent une bonne part des pages intérieures. Ajoutez une invitation à l’Apple Expo de septembre 1997, une mention du 36 15 Apple (1,29 F/mn) et vous obtenez un véritable panorama du monde des fans français d’Apple il y a déjà 22 ans. Oui, le meilleur était encore à venir !

Steve Jobs et l’échec

Cette interview de Steve Jobs n’est pas la plus connue, sauf peut-être des amateurs de développement personnel ou de management. Elle est extraite du journal de 20H d’Antenne 2, diffusé le 7 avril 1984, que l’on trouve sur le site de l’INA. « Il a vingt-neuf ans, et son nom appartient déjà à la légende dorée des réussites économiques américaines », le présentait alors Christine Ockrent, rappelant que le président François Mitterrand l’avait rencontré en Californie. La France se prêtait-elle à l’époque à des réussites économiques comme la sienne ? Voici sa réponse.

Il semble qu’en Europe la recherche soit d’un bon niveau. Mais les faiblesses viennent des applications concrètes, une étape qui est, en elle-même, une source d’innovation. Cela, je pense, vient d’un manque de sociétés prêtes à risquer pour entreprendre. Ce que nous appelons le « développement », c’est rarement les grandes entreprises qui le font, c’est plus les petites ou les moyennes entreprises.

Alors, ce qu’il faut, c’est beaucoup de petites entreprises avec des étudiants doués, des capitaux à risque, plus efficaces entre les mains du secteur privé, et aussi des champions que l’on prenne pour modèles en disant : « L’innovation, c’est ça ».

Mais il y quelque chose de plus subtil, c’est le facteur culturel. En Europe, l’échec, c’est très grave. Si, en sortant de l’université, vous loupez votre coup, cela vous suit toute votre vie. Alors qu’en Amérique, à Silicon Valley, on passe son temps à échouer ! Quand on se casse la figure, on se relève et on recommence.

Ce qu’il faut pour que l’industrie informatique se développe en Europe, et en France, c’est une solide industrie du logiciel. Parce que le logiciel, c’est le pétrole des années 80 et 90 de cette révolution informatique. Il faut des centaines de mini-entreprises de logiciels, et la France pourrait dominer l’Europe dans le logiciel. Elle a les étudiants les plus brillants, une bonne maîtrise de la technologie. Ce que nous devons faire, c’est encourager les jeunes à créer des sociétés de logiciel. Nous, nous ne voulons pas mettre la main dessus. Le gouvernement ne doit pas non plus tenter de le faire. Elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques.

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Souvenir : le bon vieux plantage

Dites-donc, alors qu’on a pas mal reparlé ces jours-ci du fameux « blue screen of death » de Windows (coucou CrowdStrike !), vous souvenez-vous de l’époque où nos bons vieux Macs plantaient à qui mieux mieux, provoquant un blocage complet de l’ordinateur et obligeant à redémarrer tout le système ? Pour vous rafraîchir la mémoire, voici côte à côte un Macintosh SE sous Système 6 et un iBook G3 émulant Windows 98 grâce à VirtualPC.

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Flatbed scanner in HyperCard Stack Design Guidelines

Quand Apple scannait depuis HyperCard

En 1988, quand Apple présente son premier scanner, tout simplement baptisé « Apple Scanner », elle offre à ses utilisateurs deux manières d’acquérir des images : soit le logiciel AppleScan™ qui fonctionnait sous Système 6 et nécessitait au moins 1 Mo de RAM, soit une simple pile HyperCard, dénommée HyperScan, qui permettait de numériser directement au meilleur format pour HyperCard. C’était l’époque où Apple pensait réellement qu’HyperCard allait révolutionner l’usage du Mac et imprégner durablement son écosystème…

Apple Scanner 1988
Image : Bit.it

Dans ce deuxième cas, les images étaient importées en 512 x 342 pixels, l’unique taille des piles HyperCard à l’époque, en noir et blanc et 72 points par pouces. Sans surprise, c’est Bill Atkinson lui-même, le créateur d’HyperCard, qui avait supervisé HyperScan, aidé par son épouse Sioux (oui, c’est son prénom, rien à voir avec les tipis et les bisons). Pour tirer partie au mieux des contraintes graphiques de l’écran du Macintosh, Bill Atkinson avait amélioré le pilote du scanner intégré à la pile : il avait ajouté une fonction de détection de contours pour améliorer la netteté des lignes.

Il est largement question de numérisation d’images dans le chapitre 4 du livre de conception de pile Hypercard Stack Design Guidelines. La page 84 cite même explicitement HyperScan, qui permet de disposer d’une image prête à être collée dans une pile HyperCard.

Flatbed scanner in HyperCard Stack Design Guidelines

Pour les plus curieux, rappelons que l’Apple Scanner supportait la numérisation en noir et blanc ou en niveaux de gris, jusqu’au format A4 en 300 points par pouces. Il se connectait au Mac par le port SCSI apparu en 1986. À son lancement, il coûtait 1799 dollars.

Sources : UM Computing News (via Google Books) ; la brochure de l’Apple Scanner (via User Manual Wiki) ; Communiqué de presse d’Apple (via bit.it) ; Conférence de Bill Atkinson (YouTube)

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Comment garder nos secrets… secrets.

Voici un beau document dont nous ne vous avions pas encore parlé : une brochure de l’Information Protection Program, cet outil interne au service de la protection des secrets d’Apple. Le titre de cette brochure ne laisse aucun doute : Comment faire en sorte que les secrets de notre succès le restent. Secrets.

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Dans les pages intérieures de cette grande brochure éditée en 1989, on découvre les cadres d’Apple mis en scène pour diffuser de bons conseils visant à préserver les secrets de la marque. Le premier d’entre eux, c’est bien sûr John Sculley, le grand patron, recommande de tout passer à la broyeuse : documents stratégiques, plannings, organigrammes… Faites que le futur mérite qu’on l’attende !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

On trouve aussi Jean-Louis Gassée, président d’Apple Products, qui recommande de tamponner « Confidentiel » tous les documents qui le méritent, en précisant au besoin « Accès restreint », « Besoin d’en connaître » et « Apple Eyes Only », comme dans les meilleurs romans d’espionnage. Del Yocam, le président d’Apple Pacific, recommande de tenir sa langue lors des dîners avec les clients et les partenaires, et même avec sa famille. On n’imagine pas le nombre de concurrents qui choisissent justement les mêmes restaurant que nous !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

On y trouvait aussi, parmi d’autres, Chris Espinosa, huitième employé d’Apple, et sa mère Sue Espinosa, également salariée de la marque, se mettent en scène pour expliquer qu’il y a des choses que même votre mère ne devrait pas savoir, même si elle travaille pour Apple !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Publicité : Apprendre, créer, communiquer, oser

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.

Bon anniversaire le PowerBook 180c

Le 7 juin 1993, Apple présentait le PowerBook 180c, le modèle haut-de-gamme de son ordinateur portable. Il n’était pas le premier à proposer un écran en couleurs (le PowerBook 165c était passé par là quelques mois auparavant), mais il le faisait mieux, avec un écran à matrice active et une résolution de 640 x 480 pixels (pour une diagonale de 8.4 pouces).

Le même jour, Apple lançait également le PowerBook 145b, un petit modèle d’entrée de gamme, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, un écran en noir et blanc de 9.8 pouces et 4 Mo de mémoire vive.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

L’iPod U2 “5G” de l’Aventure Apple

Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.

La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.


iPod U2 de 5ème génération

Le dos noir de l'iPod U2 de 5ème génération

Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

Catalogue Apple 2000

Les couleurs de l’an 2000

Vous, je ne sais pas, mais nous, les couleurs de l’an 2000 nous manquent un peu… Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises, avec la publicité Yum ! pour les iMacs colorés, ou avec cette galerie de photographies des souris de l’iMac face aux iPods shuffle colorés.

Aujourd’hui, nous sortons du carton deux supports de communication d’Apple tout aussi colorés. Tout d’abord ce catalogue de logiciels datant de l’an 2000, avec sa couverture à croquer.

Catalogue Apple 2000

On se souvient que Steve Jobs aimait rappeler que l’arrière des ordinateurs Apple était plus beau que l’avant de beaucoup de ses concurrents. Nouvel exemple en page intérieure, avec cette enfilade d’iMacs vus de dos, avec leur poignée caractéristique et leurs couleurs délicieuses : raisin, mandarine, citron vert, fraise et myrtille.

Catalogue Apple 2000

Un autre exemple avec ce CD-ROM intitulé « Mac Software Sampler », qui réunissait des démonstrations de logiciels disponibles sur les iMacs et Power Macs G3 de l’époque. Songez qu’Apple exigeait 32 Mo de mémoire vive et un écran en 640 x 480 pixels pour profiter de ce CD !

Apple_1999_Mac_Software_Sampler_CD

1984 Mac Tilt Ad

Achat malin : le MacTilt

Aujourd’hui, nous vous présentons un accessoire indispensable pour votre Macintosh : le MacTilt, commercialisé en 1984. Il s’agissait d’une création d’Ergotron, une entreprise créée deux ans plus tôt par Harry Sweere et qui existe toujours. En surélevant l’écran et en permettant de l’orienter du bout du doigt, ce support articulé permettait d’obtenir la meilleure visibilité sur les icônes et de réduire les reflets, pour seulement 99,95 dollars.

1984 Mac Tilt Ad

Erreur Système

Une erreur système bien classique

Allez, au coeur de l’été, on exhume du fond d’un disque dur cette copie d’écran de 2005, qui nous rappelle que Mac OS X est quand-même une belle machine. On en oublie les difficultés d’avant, quand Mac OS 9 tournait encore en arrière-plan, et provoquait quelques plantages à l’ancienne, avec la petite bombe qui va bien.

Erreur Système

Pour nos plus jeunes lecteurs, rappelons qu’Apple avait durant quelques années permis de faire tourner Mac OS 9 en arrière-plan de Mac OS X, sous le nom de « Classic », afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications. Il était même possible de lancer l’ancien Finder, même si cette possibilité était officiellement bridée. Cette coexistence entre les deux systèmes disparaîtra progressivement : dès 2003, les Macs ne pourront plus démarrer sous l’ancien système ; puis en 2006, les nouveaux Macs Intel seront incapables d’exécuter Classic, qui disparaîtra avec Mac OS X 10.5 « Léopard » en 2007.

SimpleText sur MacOS 8 : MOV, texte, QuickDraw 3D...

Souvenir – SimpleText

Et vous, avez-vous connu le logiciel SimpleText, descendant de TeachText et ancêtre de TextEdit ? Il accompagna les Macs du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, et permettait d’ouvrir des petits fichiers de texte, inférieurs à 32 Ko, notamment les fameux fichiers « Lisez-moi » ou « Read me » qui accompagnaient les logiciels à l’époque. Pour y coller une image, il fallait d’ailleurs jouer avec ResEdit, coller l’image dans une ressource PICT, et inclure un espace insécable (option-espace) dans le texte pour faire apparaître l’image…

SimpleText sur MacOS 8 : MOV, texte, QuickDraw 3D...

Et si vous pensez que SimpleText ne savait rien faire d’autre qu’ouvrir et modifier les fichiers en texte brut, détrompez-vous : il reconnaissait de nombreux formats de fichiers, parmi lesquels les modèles QuickDraw 3D, les fichiers HTML (qui ne contiennent en fait que du texte), les fichiers de texte en lecture seule, les images PICT (bitmap ou vectoriel) et, de manière générale, tous les formats reconnus par QuickTime (MOV, MP3, AIFF, Gif, JPEG, etc.) après une rapide conversion. Finalement, l’air de rien, SimpleText était un peu l’ancêtre de « Aperçu »…

 

40 ans du Mac : un exemplaire de pré-production vendu aux enchères

Fêter les quarante ans du Macintosh, c’est aussi se souvenir qu’avant d’être un produit fini, le Macintosh a été une idée, un projet, quelques prototypes et des exemplaires de pré-production. C’est justement l’un de ces derniers qui a été vendu aux enchères l’année dernière. Un modèle très proche du modèle final, au point qu’on ne pourrait sans doute même pas atteindre les 7 erreurs !

D’après les précisions fournies par RRAuction, ce modèle aurait appartenu à Joanna Hoffman, qui faisait partie de l’équipe de développement du premier Macintosh. On constate que le boîtier ne porte pas encore le nom de l’ordinateur à l’arrière, mais uniquement la mention « Apple ». Il manque également des mentions définitives sur les étiquettes de l’ordinateur, du clavier et de la souris.

Ce modèle a été vendu 16.500 dollars, soit à peu près autant d’euros. L’heureux acquéreur a emporté par la même occasion un horrible sac de transport en cuir, réalisé à la main, qu’Apple avait distribué aux rares salariés ayant bénéficié de ces modèles de pré-production.

L’Apple Expo à Londres en 1997

SI vous êtes un fidèle lecteur de l’Aventure Apple, vous connaissez sans doute déjà bien l’Apple Expo, ce salon annuel qui réunissait à Paris les utilisateurs, particuliers et professionnels, autour de la gamme Apple. Mais savez-vous que par deux fois, le salon s’est également exporté à Londres, en 1997 et 2000 ? De 2002 à 2007, l’événement s’était également tenu, mais sous le nom de MacExpo London. Et justement, nous avons retrouvé quatre panoramas QuickTime VR de la première édition de ce salon londonien, qui s’était déroulé dans le Palais des Expositions de l’Olympia.

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR Apple Expo Londre 1997 QuickTime VR

Ces panoramas avaient été réalisés par Full Moon Digital, une entreprise britannique dont l’activité de développement allait d’internet au multimédia. Comme toujours, pour pouvoir lire ces panoramas dans lesquels on pouvait naviguer à la souris, il nous a fallu les transformer en un seul film…

 

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.

L’iPod mini au régime

Savez-vous ce qui différencie un iPod mini de première génération US, d’un iPod mini de première génération Europe ? Commercialisé en février 2004 aux États-Unis, il faudra attendre la fin du mois de Juillet pour le voir arriver sur le Vieux Continent. Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de cet appareil ici, mais ce qui nous intéresse est bien moins technique. Devant l’augmentation exponentielle de ses ventes, Apple doit rationaliser la distribution de ses appareils, au détriment de l’expérience utilisateur, qui commence dès l’ouverture de l’écrin cubique proposé depuis la première génération d’iPod. Ces quelques mois de casse tête logistique ont donc conduit à un régime sec du coffret de l’iPod Mini, comme l’illustre la photo ci-dessous. On reste malgré tout loin de la boîte de l’iPod Nano de seconde génération, en plastique transparent façon Ferrero Rocher…

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.
Version américaine à gauche ; version européenne à droite
Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

PowerBook Duo : le meilleur des deux mondes

Aujourd’hui, voici une simple carte postale extraite de notre collection. Datée de 1992, elle vante les mérites de la gamme Macintosh Duo : l’alliance du petit portable PowerBook Duo, et de son Dock permettant d’en faire un véritable ordinateur de bureau. « Le meilleur des deux mondes est maintenant disponible », assurait alors la marque.

Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

Si vous ne connaissez pas bien cette gamme, vous pouvez parcourir nos récents articles à ce sujet : vous pourrez découvrir la grosse prise PowerLatch qui reliait le portable à sa base ; relire cette publicité française vous promettant de faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case ; ou relire la brochure d’Apple France présentant la gamme Duo en 1993.

Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

Apple 20863 Stevens Creek

Les anciennes adresses d’Apple

Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Apple Park
Image : Blog about California

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

1 Infinite Loop, Cupertino
Image : Wired

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.

Apple 20525 Mariani Ave

Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

Image : 9to5mac

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.

Apple 20863 Stevens Creek

Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque :  le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

Apple 770 Welch Road
Image : CharityBuzz
l'iPod U2 "5G"

Bon anniversaire l’iPod U2 “5G” !

L’Aventure Apple vous a déjà présenté quelques clichés de son exemplaire d’iPod U2 “5G”. Il fête aujourd’hui ses 13 ans, et n’a pas pris une ride ! En arrière plan, les boîte de l’iPod U2, et de l’iPod Nano “2G” présenté en septembre 2005. Les deux appareils ont coexisté au catalogue Apple, en même temps que l’iPod Shuffle 1G et l’iPod Vidéo. Tous partageaient ce format de boîte, bien moins volumineux que les précédents iPod.

l'iPod U2 "5G"

Un Lisa sur eBay : LisaOS

Un Lisa original sur eBay !

C’est suffisamment rare pour être signalé : il y a un Lisa, premier du nom, en vente sur eBay. Bon, à 65.000 dollars, il n’est pas donné, mais nous vous avons déjà expliqué pourquoi le Lisa coûte si cher.

Un Lisa sur eBay
Un Lisa de 1983 (image : bors123 sur eBay)

Celui-ci est en parfait état de marche d’après son propriétaire. On voit d’ailleurs une photo de l’écran allumé : les habitués du Macintosh noteront les différences flagrantes entre ce Lisa OS de 1983 et le système du Macintosh, présenté l’année suivante.

Un Lisa sur eBay : LisaOS
Lisa OS (image : bors123 sur eBay)

Ses deux lecteurs de disquettes sont, comme il se doit, des modèles Twiggy spécifiques à cette machine. Ce Lisa dispose d’un disque dur ProFile 5 Mo, prévu à l’origine pour accompagner l’Apple ///.

Petite coquetterie, le clavier du Lisa est accompagné de fiches didactiques présentant le clavier et le système. Ces fiches se glissent sous le clavier pour être toujours accessibles.

Un Lisa sur eBay : les fiches du clavier
Les fiches didactiques du Lisa (image : bors123 sur eBay)

Le propriétaire, qui a l’air de s’y connaître un peu, précise que les résistances R41 et R47 sont présentes, signe que ce Lisa n’a pas été mis à jour en version 2, puisqu’il fallait pour cela couper ces deux résistances, en parallèle à un remplacement de la ROM, qui passait de la version 40 à la version 88 pour prendre en compte le lecteur 3,5 pouces Sony.

Un Lisa sur eBay : R41 et R47
Un morceau de la carte-mère du Lisa et ses résistances R47 et R41 (image : bors123 sur eBay)

Si vous pensez que ce prix est un peu élevé pour un ordinateur qui tourne à 5 Mhz, sachez qu’un de ses congénères s’est vendu aux enchères en mars dernier pour 55.300 dollars

iTunes Windows 2003 flyer

Bon anniversaire, iTunes sur Windows !

Les logiciels Apple sur Windows ne sont pas bien nombreux. La plupart des logiciels conçus par la firme à la pomme sont en effet réservés au Macintosh, et en constituent un excellent argument de vente. Même QuickTime, porté sur Windows à partir de 1994, a finalement été abandonné en 2016.

Alors c’est peu de dire qu’iTunes constitue une véritable exception dans ce paysage. À l’occasion du seizième anniversaire de la disponibilité de cet outil sur Windows, nous vous présentons deux brochures (recto-verso) distribuées à l’époque par les revendeurs Apple. iTunes, version 2, nécessitait Windows 2000 ou Windows XP.

iTunes Windows 2003 flyer

À cette occasion, Apple avait lancé une opération commerciale : tous les jours, un utilisateur tiré au sort parmi tous ceux disposant d’un compte sur l’iTunes Music Store recevait un iPod 10 Go.

iTunes Windows 2003 flyer with giveaway

Depuis avril 2018, iTunes et ses mises à jour sont directement distribuées par le Windows Store. Il reste le seul moyen d’accéder à Apple Music, mais aussi de synchroniser ses appareils iOS avec un PC sous Windows.

La construction du siège d’Apple France

Vous avez aimé la présentation de la salle de sport d’Apple France en 1993 ? Alors vous adorerez cette vidéo « corporate » de la construction du siège d’Apple France, proposée sur le même compte YouTube. On y retrouve des musiques cataclysmiques, des effets visuels psychédéliques (bon sang, cette pomme qui se promène dans le décor !), et même des ouvriers moustachus. En deuxième partie de film, on a droit à une visite du chantier mené par Bouygues, et à un petit repas sur le pouce en compagnie de Jean-Louis Gassée. La vidéo se termine sur le bâtiment achevé, avec son stock de Macintosh Plus, son vestibule vitré, ses salles de sport et ses bureaux. Les amateurs d’Apple France auront bien sûr reconnu le bâtiment du 12, avenue de l’Océanie, aux Ulis dans l’Essonne. Mais qui saura nous dater son inauguration ? Attention, regarder cette vidéo entièrement peut donner des boutons sur les yeux.

Allez, rien que pour vous, on a aussi retrouvé un article du Monde, daté du 6 janvier 1993, dans lequel l’introduction est consacrée au siège français d’Apple : « Dès le hall d’entrée, une vaste verrière où foisonnent les plantes vertes, vous saisissez l’importance des lieux. Tout est fait pour vous mettre à l’aise. Jusqu’à l’hôtesse qui vous suggère, tous sourires, de prendre un café en attendant que l’on vienne vous chercher. Au siège d’Apple-France, aux Ulis, plaisir et convivialité semblent être au coeur du fonctionnement de l’entreprise ». Pour le lire en entier, il faudra vous abonner !

Publicité : Mac OS 8, aphrodisiaque

Le dimanche, c’est publicité ! Et ce dimanche, une publicité aphrodisiaque, rien de moins, pour Mac™ OS 8, publiée en 1997. Oui, avec un « trademark » en plein milieu de Mac™ OS 8, comme ça, parce que. Et un système distribué par Claris, pas encore réabsorbée par Apple.

« Souvenez-vous de votre premier contact avec un Macintosh, de cet incroyable sentiment de plénitude et de perfection ». Bon, entre-nous, pas sûr que Mac OS 8 ait été réellement aphrodisiaque, mais il faut avouer qu’il avait quelques atouts indéniables, surtout après le Système 7.6 : une nouvelle interface Platinum, un accès plus facile à Internet, un QuickTime amélioré, ou encore l’intégration des traducteurs MacLinkPlus de DataViz™. Et la compatibilité avec les processeurs 68040 de Motorola, une dernière fois.

Apple PlainTalk microphone

Un micro-casque Apple

Les micro-casques étaient très à la mode dans les années 90. Avec chaque PC « multimédia », on trouvait un micro-casque qui finissait invariablement au fond d’un tiroir. Apple, de son côté, se contentait de fournir son micro PlainTalk : d’abord un modèle tout rond avec son support à coller sur le côté de l’écran, puis le modèle à poser au-dessus de l’écran. Car avant l’invention des écrans plats, on pouvait poser des choses au-dessus des écrans…

Mais d’où vient donc ce modèle particulier, qui traîne sur eBay depuis plusieurs mois maintenant ? On reconnaît bien la prise PlainTalk incompatible avec les prises micro traditionnelles, mais pour le reste, impossible de trouver une trace officielle. Le vendeur précise : « Vendu avec quelques machines réservées à l’éducation de la série PowerPC 5000 (AIO) ou aussi quelques machine de la série 7000/8000 ».

Apple PlainTalk microphone

Si vous pouvez nous renseigner, les commentaires vous sont grand ouverts ! Et si vous voulez nous offrir cet objet (ou un autre), rendez-vous sur la page de contact !

Brochure Apple Studio Display

Une brochure pour les Apple Studio Display

Hier, nous discutions de ce qui ressemblait à un écran Apple Studio Display dans une brochure de… 1987 ! Alors pour ceux qui auraient oublié à quoi ressemblait cette gamme — la première famille d’écrans plats ! —, voici une brochure de 2001 à ce sujet. On rappellera que le modèle de 22 pouces, dénommé Apple Cinema Display,  coûtait tout de même 3999 dollars à sa sortie…

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

 

Apple Cluster Controller

Est-ce le moins connu des produits Apple ?

Peut-on encore découvrir un produit Apple dont on ignorait jusqu’à l’existence, après plusieurs décennies de lecture, de collection, de recherches et d’écriture ? Eh bien oui ! Cette semaine, au détour de quelques recherches au sujet de MacTerminal, j’ai découvert l’Apple Cluster Controller, un gros machin qui venait s’intercaler entre le Mac (ou le Lisa) et les gros systèmes de télécommunications d’IBM, connu sous le nom de 3270.

Apple Cluster Controller
Un Apple Cluster Controller sur BitBang

Je me suis évidemment immédiatement replongé dans mes archives numériques de MacWorld, MacUser, Byte et autres SVM, pour confirmer que cet étrange appareil n’apparaît quasiment jamais dans la presse spécialisée, sauf au détour d’un article sur MacTerminal, justement.

De manière générale, le boîtier semble avoir été fabriqué en un nombre très limité d’exemplaires et si quelques sites de passionnés en parlent, peu de collectionneurs en ont réellement vu un vrai de leur yeux. On peut en croiser un sur Reddit chez r/VintageApple. D’après son heureux propriétaire, le système est basé sur un processeur Z80, le fameux processeur à tout faire des années 80, qui est d’ailleurs resté en vente jusque récemment.

Apple Cluster Controller

 

À l’arrière du boîtier, qui ne ressemble à aucun autre produit de la marque, on trouvait de nombreux ports permettant de connecter les différents ordinateurs et périphériques au réseau. S’il ne ressemble pas aux produits Apple, c’est parce que, comme souvent à l’époque, il s’agissait d’une version modifiée par Apple d’un produit existant : le 74D de Protocol Computers, Inc.

Apple Cluster Controller back

L’Apple Cluster Controller remplaçait l’IBM cluster controller en évitant d’ajouter le petit modem AppleLine pour chaque appareil Apple connecté au réseau.  Un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici comment on pourrait résumer les choses.

Apple Cluster Controller interface with IBM

L’excellent site Archive.org a conservé une copie du Guide de référence destiné aux revendeurs du produit. En 73 pages, c’est le document idéal pour tout comprendre sur le sujet, expliquer le monde des communications IBM et montrer comment les produits de communication synchrones d’Apple permettent aux ordinateurs personnels Apple de s’intégrer dans ce monde.

Apple Cluster Controller Sales reference guide

D’autres pommes tordues…

Dans un précédent article de notre blog, nous vous présentions quelques logos Apple salement amochés, non pas par le temps, mais par leur reproduction approximative par des imprimeurs, des graveurs ou des designers. Depuis, nous en avons trouvé d’autres…

Voici par exemple la couverture d’un livre édité par Addison-Wesley en 1982. L’entreprise, qui deviendra peu après l’éditeur officiel d’Apple, n’avait visiblement pas encore pris le temps d’intégrer la pomme dans sa banque d’images au moment d’imprimer ce catalogue de logiciels pour Apple II.

Un autre exemple avec le cordon d’alimentation de cette imprimante Silentype, produite par Apple en 1980. Là encore, le sous-traitant n’avait pas été très regardant avec les proportions du logo, réduisant la pomme à un minuscule appendice. Cette imprimante est en vente sur eBay (et elle n’est pas donnée…).

Apple Silentype Power Cord 1980

Sur eBay, on croise aussi ce badge dont quelque chose nous dit qu’il n’a pas tout à fait été validé par le service communication d’Apple (quoi que, on a déjà croisé un sac d’Apple II sur lequel la pomme n’avait pas été croquée).

Mention spéciale pour ce sac à dos actuellement en vente sur eBay, qui réussit l’exploit de rater à la fois la pomme brodée et celles moulées sur les glissières…

Image : eBay
MacStation Mac 128 ImageWriter

Un MacStation sur eBay (avec son Macintosh de 1984)

Le hasard fait parfois bien les choses… Nous vous parlions il y a quelques jours du MacStation, ce support permettant d’intégrer un Mac, une imprimante ImageWriter un lecteur de disquettes, des manuels et bien d’autres choses encore, pour gagner de la place sur le bureau. Il se trouve que le propriétaire – américain – d’un tel accessoire le cède justement sur eBay pour la rondelette somme de 2170 dollars (1920 euros).

MacStation Mac 128 ImageWriter

Pour ce prix-là, vous obtiendrez également le Macintosh 128 de 1984 (mis à jour en 512K, de première main), avec son clavier et sa souris, mais aussi l’imprimante, le lecteur externe de disquettes de 400 Ko, un lecteur externe de cartouches 5 Mo (Tecmar MacDrive), et le sac de transport pour le Mac. Sans oublier quelques logiciels et manuels. Attention cependant, il faudra prévoir un intermédiaire aux États-Unis car l’expédition en Europe n’est pas prévue.

Pour la petite histoire, on se souviendra que le propriétaire de ce lot l’a acheté en tant que revendeur Apple, dès sa présentation par Steve Jobs en 1984, grâce à une offre d’Apple destinée à familiariser ses revendeurs avec la nouvelle machine.

Miniature de Porsche 935 d'Apple sur eBay

La Porsche d’Apple

Apple n’a jamais été très impliquée dans le domaine du sponsoring. On a bien vu une montgolfière par-ci, une diffusion de film par-là, mais globalement, la marque s’implique moins que d’autres géants dans ce mode de communication.

Une exception notable a été le parrainage d’une voiture ayant participé aux 24 heures du Mans, une Porsche 935 pour être précis. Le 14 juin 1980, ce bolide prenait le départ de la course mythique pour la seconde fois de son histoire : elle avait remporté la seconde place l’année précédente, sous le numéro 70, sans le sponsoring d’Apple, mais avec l’acteur Paul Newman au volant. Cette seconde édition fut moins brillante puisqu’elle s’acheva sur un abandon à la onzième heure.

La Porsche 935 d'Apple
Photo Archives ACO : La Porsche 935 n°71 aux couleurs d’Apple
La Porsche 935 d'Apple à Daytona
Image : autotest.fr

La Porsche 935 d'Apple sur Dedeporsche.com

La Porsche 935 d'Apple

Cette Porsche 935 s’est ensuite illustrée en remportant en 1981 les 24 heures de Daytona et les 12 Heures du Sebring deux ans plus tard. En 2006, un collectionneur a décidé de la restaurer dans son état d’origine (donc sans le sponsoring d’Apple). Proposée aux enchères en Californie, elle a été vendue en août 2016 pour 4 840 000 dollars (environ 4 280 000 euros). A défaut de pouvoir acheter la vraie, vous pourrez toujours vous offrir un modèle réduit sur eBay

Miniature de Porsche 935 d'Apple sur eBay

Sources : Lemans.org ; Motorlegend.com ; Autotest.fr ; Dedeporsche

Le manuel utilisateur du Macintosh Portable

L’habillage du Macintosh Portable

Le Macintosh Portable respecte les grandes lignes du design d’Apple de son époque, du plus petit détail de la machine jusqu’à l’aspect de son carton.  En effet, à l’époque, les produits Apple étaient conditionnés avec une grande sobriété : texte en noir, logos Apple en rouge, images en noir et blanc :

Carton du Macintosh Portable sur rBay
Image : eBay

Mais le Macintosh Portable, lui, a bénéficié en 1990 d’un petit supplément de fantaisie qui s’est étendu de son carton d’emballage jusqu’à ses livrets et ses accessoires, qui se sont parés d’illustrations colorées.

Batterie de Mac Portable sur eBay
source : Jonathan Goldman sur eBay
Le Data modem 2400 du Macintosh Portable
Source : Pinterest
Le manuel utilisateur du Macintosh Portable
Source : Pinterest
Le livret du Macintosh Portable
Source : eBay

Peu après, en 1991, Apple a revu l’ensemble de ses packagings, en généralisant les boîtes en carton marron. Cette fantaisie du Macintosh Portable, à notre connaissance, n’a bénéficié à aucun autre modèle de la marque (la boîte de la carte Apple IIe pour Macintosh LC commercialisée sur la même période, par exemple, est clairement passée du modèle blanc au modèle brun).

Combien de barrettes de RAM dans votre Mac ?

Aujourd’hui, quand on achète un Mac, on sélectionne la quantité de mémoire vive que l’on souhaite au moment de son achat, puis on n’y touche plus. Il y a trente ans, c’était bien différent : la plupart des Macs disposaient d’emplacements libres dans lesquels on pouvait installer des barrettes de mémoire, et les changer au fil du temps et de l’évolution des prix et des besoins. Résultat : pour s’y retrouver, il fallait au moins ce poster retrouvé et partagé par Mike, un de nos lecteurs, qu’on remercie au passage.

On y découvre avec plaisir qu’un Macintosh IIsi pouvait disposer principalement de quantités impaires de mémoire vive, en raison de la présence d’un module de 1 Mo intégré à la carte-mère, que le Quadra 900 pouvait grimper à 256 Mo grâce à l’installation de 16 modules de 16 Mo, ou que le premier Macintosh Portable devait se contenter d’un maximum de 5 Mo.

Configurations Macintosh RAM barrettes

Dialogue d'enregistrement type Système 7

Une astuce pour les dialogues d’enregistrement

Dans notre rubrique Astuces : comment remonter de dossiers en dossiers jusqu’à la racine du disque dur, dans les dialogues d’enregistrements du Système 7 ?

Dialogue d'enregistrement type Système 7

Même sous MacOS 8, certaines applications utilisent encore l’ancien dialogue d’enregistrement et d’ouverture de fichiers hérité du Système 7. Ce qui nous intéresse ici dans la fenêtre, c’est la petite icône en haut à droite de cette fenêtre, qui indique le nom du disque utilisé. Si vous cliquez sur le nom du disque, vous remontez d’un niveau dans la hiérarchie, jusqu’à vous retrouver sur le bureau. C’est souvent plus rapide que de passer par le menu déroulant, seule solution dans les nouveaux dialogues de MacOS 8.5.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Avez-vous déclaré votre écran Apple à l’État ?

En 1981, les clients du tout nouvel Apple /// font encore figure de pionniers de l’informatique. Imaginez que même en 1984, à peine 8% des foyers américains disposaient d’un ordinateur ! Il faut dire que rien n’était simple à l’époque. Les ordinateurs étaient encore complexes à appréhender, leur système était toujours basé sur des lignes de commandes à connaître par cœur, et même le simple fait de posséder un écran nécessitait une déclaration d’acquisition ! Nous avons justement retrouvé le formulaire qu’il fallait renvoyer à Apple pour être enregistré dans les fichiers prévus par le Code des Règlements Fédéraux, suite à l’achat de ce premier écran fabriqué par la marque à la pomme.

Dans le sous-chapitre J de son chapitre 21 sur l’alimentation et les médicaments, ce recueil de règles administratives aborde la question des appareils émettant des rayons X. Or les écrans à tube cathodique émettaient ce type de radiations ionisantes nocives pour la santé, certes en très petite quantité, mais suffisamment pour nécessiter un suivi particulier de leur commercialisation (qui cessera ensuite avec l’évolution de la réglementation et l’amélioration de la sécurité des écrans eux-mêmes).

Pour l’anecdote, on se souviendra qu’en France aussi, nous avions connu une situation comparable avec la première borne AirPort, soumise à déclaration ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulation des Télécommunications, en 1999. Il s’agissait à l’époque de protéger les réseaux de télécommunications militaires, bien plus que la santé des utilisateurs…

Brochure Apple 2003, la vie est belle en numérique

La vie était belle en numérique… en 2003

Voici une brochure que les nostalgiques de l’Apple des années 2000 apprécieront à sa juste valeur. Elle n’est pas bien grande, puisqu’elle occupe le tiers d’une feuille A4, mais elle présente certains des produits les plus emblématiques de l’époque : le magnifique iMac G4 « Tournesol », le tout petit PowerBook 12 pouces, l’iPod (de deuxième génération), le grand iBook 14 pouces, un Mac OS X encore tout velu, la borne AirPort Extreme en format OVNI, et même l’eMac, dernier écran cathodique de l’histoire d’Apple !

Brochure Apple 2003, la vie est belle en numérique

Brochure Apple 2003, la vie est belle en numérique

Photocard de Bill Atkinson, sur iPad

Une application de Bill Atkinson sur iPad

Depuis qu’il a quitté Apple après avoir créé QuickDraw, MacPaint et HyperCard, Bill Atkinson n’est pas resté inactif. Se consacrant à son autre passion, la photographie, il a pris son temps pour sillonner le monde et poser son trépied de-ci, de-là. Vous pouvez retrouver toutes ses photos sur son site.

Photos de Bill Atkinson

Puis il s’est souvenu qu’il n’était pas mauvais en programmation, et il a décidé de marier ses deux passions, avec l’aide de sa compagne de toujours, Sioux. Ainsi est né PhotoCard, un logiciel disponible sur l’App Store pour iOS, dédié à la conception de cartes postales qui peuvent ensuite être envoyées par mail, ou imprimées et postées pour vous (comptez environ deux euros par envoi).

Photocard de Bill Atkinson, sur iPad

Sans vouloir être mauvaise langue, on se dit quand-même en voyant l’interface bariolée de PhotoCard, qu’HyperCard a peut-être eu de la chance d’être limité au noir et blanc…

Blocage du démarrage de Word 6 faute d'extension Microsoft_OLE2

La fonction d’auto-réparation d’Office 98

Parmi les fonctions vraiment innovantes d’Office 98, l’une des plus utiles était le système de réinstallation automatique. Disons que vous avez subi une panne de disque dur, ou que vous avez été obligé de procéder à une réinstallation de votre système. Ou simplement que vous avez un peu bricolé dans votre système pour une raison quelconque. Avec les versions 5 et 6 des logiciels Microsoft, c’était la catastrophe assurée. Chaque logiciel exigeait la présence de nombreuses extensions dans le Dossier Système. Qu’une seule vienne à manquer, et le logiciel refusait de se lancer.

Blocage du démarrage d'Excel faute d'extension MicrosoftDialogLib

 

Blocage du démarrage de Word 6 faute d'extension Microsoft_OLE2

Avec Office 98, tout était plus simple : contrairement à ses prédécesseurs (et à la plupart des logiciels sérieux sur Mac), Office acceptait de démarrer même en l’absence d’éléments indispensables à son fonctionnement (extensions, police de caractères, préférences…). Mieux : il les réinstallait lui-même ! Autant dire que cette fonction a ravi toute une génération de pirates…

Réparation automatique de Microsoft Office 98 sur Mac

Badges Apple Expo

Les badges d’Apple Expo et de MacOS

Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.

MacOS Badge

Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».

Badges Apple Expo

AppleCare 1992 Ad

Publicité : Apple Care

Dans la famille AppleCare, nous vous avons déjà présenté la grand-mère, la brochure « Atchoum ! Aïe ! Ouille ! » de 1985 présentant ce programme de garantie pour les produits Apple. Nous vous avons aussi présenté le père, ce dépliant « Prendre soin de son Macintosh » datant de 1989. Aujourd’hui (et puisque le dimanche, c’est publicité en anglais), voici la fille, la publicité de 1992, qui invitait à considérer AppleCare comme « un airbag pour votre Macintosh ». À l’époque, l’airbag était encore une innovation récente, et la plupart des voitures n’en étaient dotées qu’en option. Ce coussin accueillant un Macintosh IIsi était donc un message plus « moderne » qu’il n’y paraît maintenant. « Si quoi que ce soit arrive à votre ordinateur, il n’y a rien de tel qu’AppleCare pour amortir le choc. Et protéger cette puissance qu’Apple vous a donnée. La puissance de donner votre maximum ».

AppleCare 1992 Ad

Alps Logo

1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple

Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.

Alps Logo

En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.

Apple plat sold to Alps Electric 1985

La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.

Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;

Power Macintosh 5260 in box

Des Macs et leurs cartons

Comme tous les collectionneurs, nous préférons conserver des produits Apple dans leurs cartons d’origine. Ils sont ainsi mieux protégés, plus faciles à entreposer, et ont souvent une valeur de revente plus importante. Justement, quelques Macs et accessoires dans leurs cartons d’origine sont actuellement disponibles sur eBay et Leboncoin…

On commence avec ce très beau Macintosh Portrait Display, un écran au format vertical présenté en même temps que le Macintosh IIcx. Comptez un peu plus de 300 Euros avec les frais de port depuis la Pologne.

Apple Macintosh Portrait Display in box

On continue avec ce Power Macintosh 5260, un modèle que nous ne saurions vous recommander tant son écran et ses performances laissaient à désirer. Nous l’avions même qualifié d’infâme en vous présentant sa publicité de 1997, et nous n’avons pas changé d’avis à son sujet. Là aussi, pour un peu plus de 300 euros, vous aurez au moins le plaisir d’essayer une machine qualifiée de « peut-être neuve ».

Power Macintosh 5260 in box

Autre objet, toujours du même vendeur, et pour environ 150 euros : voici l’imprimante LaserWriter 4/600 PS datant de 1995. N’hésitez pas à visiter la boutique de ce vendeur, il met en vente pas mal de belles choses pour les amateurs, comme un PowerCD (dans son carton), un Newton MessagePad 120 (dans son carton avec sa station de charge), et bien sûr la publicité polonaise dont nous vous parlions hier.

LaserWriter 4/600 PS

Les musiciens amateurs apprécieront également cette interface MIDI, destinée aux Macs de la fin des années 1980, équipés d’un port série. Sous la référence A9M0103, cette interface permettait de piloter seize pistes MIDI en sortie, et une piste en entrée.

Apple MIDI Interface

Très sympa aussi, mais un peu plus coûteux (sans compter les frais de port depuis les États-Unis), voici les Apple Pro Speakers, fabriqués avec Harmon Kardon et destinés à l’iMac G4. On peut aussi les adapter à toute autre source audio, à l’aide d’un petit bricolage à la portée de n’importe qui. Nous avions d’ailleurs organisé il y a quelques temps une rencontre entre cette enceinte de 2002 et son lointain successeur le HomePod.

Apple Pro Speakers

Nous poursuivons ce petit inventaire avec cet iPod 20 Go de quatrième génération, de l’époque où Apple indiquait encore que le même iPod était compatible Mac et PC (contrairement aux iPods de deuxième génération, dont les modèles Mac et PC étaient vendus séparément). Si ce baladeur vous intéresse, on trouve de nombreux modèles d’iPods dans leurs cartons sur eBay. Et ça prend moins de place sur une étagère que le Power Macintosh 5260.

iPod 4G

Et comme il n’y a pas qu’eBay dans la vie, voici pour terminer deux annonces remarquées sur Leboncoin. Tout d’abord, un Macintosh Classic Couleur, disponible en Moselle pour 400 euros. Un beau modèle pour ceux qui apprécient le design compact des premiers Macs, avec l’intérêt de l’écran en couleurs et de la compatibilité avec les cartes Apple II.

Macintosh Colour Classic

Et pour les Parisiens, voici un Macintosh Classic (en noir et blanc, donc), disponible à Courbevoie pour seulement 55 euros. Attention cependant, ce modèle ne démarre plus, il faudra donc bricoler un petit peu. Heureusement, on trouve des modèles identiques facilement, pour y ponctionner les pièces nécessaires.

Macintosh Classic

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (4)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilité, voici MacWrite. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

Brochure Macintosh SEEDRIN : MacWrite

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

La carte de France d'Apple France (SEEDRIN) en 1984

L’organigramme d’Apple France en 1984

Dans un « Dossier du candidat revendeur » édité fin 1984 par SEEDRIN, filiale d’Apple en France, on trouve cet organigramme très complet. On y voit bien sûr Jean-Louis Gassée à la direction générale, mais aussi Alain Vannier dont on avait déjà publié une photo (anonyme à l’origine) sur ce blog.

L'organigramme d'Apple France (SEEDRIN) en 1984

Dans ce guide destiné aux professionnels souhaitant devenir revendeurs Apple, on découvre de nombreux détails, comme l’origine de la filiale française d’Apple, postérieure à l’implantation de la représentation européenne de la marque, installée à Paris depuis le début de l’année 1980, avec Michael Spindler et Tom Lawrence. SEEDRIN ne voit le jour qu’un an plus tard, pour cibler le marché français en remplacement du distributeur français attitré de l’époque, Sonotec (dont nous avons déjà parlé dans un article sur les pommes tordues).

La carte de France d'Apple France (SEEDRIN) en 1984

En 1984, SEEDRIN, c’est 940 millions de francs de chiffre d’affaire, 160 collaborateurs et 70.000 ordinateurs livrés par 430 concessionnaires agréés. À l’époque, la part de marché d’Apple en France atteignait 40%… Et vous, avez-vous connu cette époque ? Témoignez en commentaire !