L’héritage de The Keyboard Company
A l’occasion de l’apparition d’un Apple Cursor /// sur eBay, nous avons eu l’occasion il y a quelques temps de revenir sur l’histoire de The Keyboard Company, une société spécialisée dans la fabrication de claviers informatiques, rachetée par Apple au début des années 80.
Aujourd’hui, nous vous présentons un autre produit que cette firme avait conçu, et qu’Apple a intégré à sa gamme : le pavé numérique pour Apple II. Issu de notre collection, voici le modèle pour Apple IIe.
Ce clavier était une version modernisée du modèle conçu et commercialisé par The Keyboard Company, dont on trouve des photos sur le site Deskthority :


L’Apple Store, avant l’Apple Store
Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :
Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».
Une pomme après l’école
Voici pourquoi chaque enfant devrait avoir une Pomme après l’école, annonçait la marque dans cette publicité de 1985. Apple était à l’époque la marque d’ordinateurs la plus répandue dans les écoles, et l’Apple IIc était une bonne manière de prolonger à la maison la qualité des enseignements offerte par son grand frère l’Apple IIe. De la taille d’un gros classeur, ce petit nouveau (commercialisé en 1984) pouvait aussi intéresser les parents grâce à sa logithèque de qualité, ses technologies intégrées : lecteur de disquettes, 128K de mémoire, et les prises pour le modem, l’écran et l’imprimante, sans oublier la souris ! L’Apple IIc sera l’ordinateur qui grandira avec votre enfant, contrairement à ses chaussures !
L’Apple IIe du Père Noël
Grâce à Mike, un de nos lecteurs qui nous a partagé sa vaste collection de souvenirs, nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui ce poster d’Apple France datant de 1983 et mettant en scène ce bon vieux Père Noël, installé dans son atelier quelques jours avant Noël, son Apple IIe (avec un Monitor ///) imprimant la liste des cadeaux à livrer. On remarquera le sac des PTT, les courriers d’enfants, le mug « The Boss » et même la photo avec la Mère Noël (enfin, on espère…), et le slogan « Apple, l’Ordinateur Personnel ».
Ce n’est pas la taille qui compte
L’Apple III dont nous parlions il y a quelques jours n’était vraiment pas un exemple de miniaturisation. Même pour l’époque, en 1981, c’était un gros micro-ordinateur, ouvertement destiné au marché professionnel. Nous avons regroupé sur une seule photographie son lecteur de disquette externe, avec le modèle 800k dédié au Macintosh (commercialisé en janvier 1986), et un lecteur USB générique.
Alors certes, les disquettes ont rapetissé de leur côté, passant de 5,25 à 3,5 pouces de diamètre, mais pour l’épaisseur, l’évolution n’est due qu’à la miniaturisation des composants, à commencer par le moteur ! Pour mieux comprendre, voici une photo de l’intérieur du lecteur de disquettes, vu du dessous. Moteur, courroies de transmission et rouages, c’était une vraie machinerie à lui tout seul !
Ellen Feiss, la switcheuse hallucinée
Nous n’avions pas eu l’occasion de parler sur ce blog de la campagne « Switch ». Il est temps de réparer cet oubli. En 2002, Apple souhaitait donner la parole à de vrais utilisateurs passés de Windows au Macintosh, et lançait un appel à témoins sur son site.
À partir de ces témoignages, Apple pu monter quelques publicités, ainsi qu’une page dédiée de son site web. On y découvrait des utilisateurs ravis d’avoir changé de crémerie, d’avoir quitté les bugs, les plantages, les incompatibilités, et d’avoir découvert l’univers du Macintosh. Rapidement, ce furent des dizaines de spots et encore plus de témoignages qui furent diffusés.
Et c’est là-dessus que débarque Ellen Feiss, une lycéenne de 15 ans pour qui le web entier se prend de passion : hébétée, presque hallucinée, elle ne passe pas inaperçue ! Bip bip bip bip ! Et non, Ellen n’était pas droguée durant le tournage, juste bien fatiguée, et en pleine allergie de saison !
Comme les autres Switchers, Ellen Feiss disposait de sa propre page sur le site, présentant son témoignage (véridique, a-t-elle confirmé depuis). Un petit récit et une présence à l’écran qui lui vaudront un Fan Club, des parodies, mais pas de carrière internationale au cinéma…
Allez, le meilleur pour la fin : pour répondre à cette série de spots, Microsoft avait lancé sa propre campagne. Manque de chance, des petits malins avaient reconnu parmi les témoins, une chargée de communication d’une filiale de Microsoft ! Pire : la photographie illustrant le témoignage était issue d’une banque d’images !
Liens : Wired ; CNet ; Technofileonline
Une montre Mac OS 8 dont les aiguilles forment… un 8 !
Des montres Apple des années 90, ça ne manque pas sur eBay. Des Apple Watch d’avant l’Apple Watch, en quelque sorte. Certains modèles sont de grands classiques qui ne sont jamais en rupture de stock, comme la fameuse montre bleue de 1995 qu’Apple offrait d’ailleurs en cadeau avec la mise à jour (payante) du système 7.5.
On trouve actuellement une montre beaucoup plus rare : un modèle rouge de 1997, diffusé à l’occasion de la sortie de Mac OS 8. Ce modèle en acier inoxydable, doté d’un mouvement à quartz, a une petite particularité : quand les aiguilles s’alignent, une fois par heure, elles forment un 8 !
Si vous trouvez que les 1990 euros demandés sont un peu exagérés, alors n’hésitez pas à chercher un peu en ligne. On trouve par exemple un article à son sujet sur le site WatchPatrol, avec un prix annoncé à 269 dollars et quelques très belles photos de près :
Le MPC-LX 100, un clone de Mac par Pioneer
Le site d’enchères de Yahoo Japon propose actuellement un clone de Mac fabriqué par Pioneer. C’est un modèle très rare, sûrement le seul clone de Mac équipé d’un processeur 68040 (les clones connus dans nos contrées, fabriqués par Motorola, UMAX ou PowerComputing, étaient basés sur des processeurs PowerPC). Il était équipé du Système 7.5.
Le MPC-LX 100 était le modèle d’entrée de gamme du fabricant, basé sur une carte-mère de Performa 588 (le fameux modèle tout-en-un un peu bizarre commercialisé par Apple entre 1995 et 1996). Il se démarquait de la concurrence par l’intégration d’un système sonore constitué de deux tweeters et deux woofers, le coeur de métier de Pioneer, plus connu pour ses autoradios.
Pionneer proposait également un modèle haut-de-gamme, le MC-GX 1, similaire au PowerMacintosh 6100 avec son PowerPC 601 à 66 Mhz. Ces machines étaient accompagnées d’une souris identique à l’Apple Desktop Bus Mouse II, mais portant le logo Pioneer. Le clavier, en revanche, était un modèle propre à Pioneer.

Actuellement, les enchères atteignent 23.000 yens, soit environ 180 euros. Il vous reste deux jours pour enchérir. D’autres modèles sont partis ces derniers temps pour moins cher, comme celui-ci à 11,200 yens ou celui-là à 10,000 yens. On trouve également, toujours aux enchères chez Yahoo Japon, le catalogue des différentes déclinaisons du modèle suivant, le MPC-LX200.
Merci Pierre, du Journal du Lapin, pour cette trouvaille !
Comment blanchir les plastiques jaunis ?
Devant le succès de cet article sur la meilleure manière de blanchir les plastiques, nous avons décidé de le mettre à jour avec une version plus complète et plus pratique pour donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !
I. Est-ce que ça marche vraiment ?
Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !
Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !
II. De quoi a-t-on besoin ?
Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
– une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.
On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon
).
III. Comment procéder ?
Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.
Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.
Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.
IV. Faut-il faire un test préalable ?
Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !
Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :
Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :
Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…
Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !
Apple a-t-elle volé « Think Different » à Jack Kerouac ?
Vous ne devinerez jamais comment le Macintosh SE/30 aurait dû s’appeler !
Des voitures Apple… et Disney !
Souvenir – C’était mieux avant !
On l’entend souvent : Apple, c’était mieux avant. Pour ceux qui ont la mémoire courte, sans même remonter à Mac OS 7.5.3 qui restera le plus vérolé des systèmes d’exploitation, voici un bug bien réel rencontré en 2001 sous Mac OS 9.1… Tout fonctionnait, mais toute forme d’écriture avait disparu ! Il s’agissait heureusement d’un bug très exceptionnel…
Publicité : le Web Authoring Studio
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une réclame de 1997 pour le Power Macintosh 8600, en mode « studio de création web ». On avoue s’y perdre un peu, après la campagne « Masters of Media » qui vantait les mérites du Power Macintosh quelques mois plus tôt… Celui-ci était fourni avec quelques logiciels dont la quasi-totalité a depuis disparu. Seul Graphic Converter est toujours là, fidèle au poste !
Idée de cadeau : le rétroviseur Apple
Vous cherchez un cadeau à offrir à un fan d’Apple ? L’iPhone est trop cher (le Lisa original aussi), le pin’s Apple est trop banal ? Avez-vous pensé à un cadeau peu coûteux mais vraiment original : le rétroviseur Apple ! Pas celui prévu pour l’Apple Car, non, un rétroviseur à accrocher sur le côté de son écran (cathodique) pour pouvoir regarder derrière soi sans se retourner. La grande classe. Un accessoire à commander dans le Catalogue Apple de 1993.
Oui, là, en bas de la page : c’est bien le « SideView Mirror », pour seulement 12 dollars. Il vous permet de voir, sans vous retourner, qui passe la porte de votre commerce, ou qui jette un œil sur votre travail. Un miroir de 3 pouces de hauteur et 4 de large. Un peu comme un iPhone XR, mais plus court. On était encore au format 4/3 à l’époque, pas encore au panoramique…
Encore des souris de Lisa sur eBay
Si le cœur vous en dit, et si le portefeuille s’y prête, c’est peut-être le moment d’acquérir une véritable souris originale de Lisa, ce précurseur du Macintosh commercialisé avec difficultés en 1983. Nous vous en avions déjà présenté une sélection juste avant Noël, mais de « nouveaux » modèles sont arrivés.
En voici par exemple un modèle numéroté 6844, que son propriétaire propose à 678 euros, plus 20 euros de frais de port.
Il y en a également une seconde, numéro de série 12552, à un prix similaire — comptez quand-même toujours 600 dollars, ou 700 euros avec les frais de port et d’importation…
Cette souris avait été dessinée par Bill Dresselhaus, le designer du premier Lisa. Parmi les différences avec le modèle du Macintosh, il y a cette bille qui était en métal recouvert de caoutchouc pour le Lisa, alors que son successeur se contentait d’une sphère toute en caoutchouc.
L’étrange résolution du Classic Couleur
On connaît bien la résolution du Macintosh, dont ont hérité ses successeurs après lui : Macintosh Plus, SE, Classic… Tous ces modèles disposaient d’un écran affichant 342 lignes de 512 pixels. On connaît bien aussi la résolution VGA, très utilisée à la même époque, qui offrait 480 lignes de 640 pixels. Mais quelle mouche avait donc piqué Apple au moment de présenter son Classic Couleur, le premier monobloc de la marque offrant un écran en couleurs ? En effet, ce modèle de Macintosh offrait une résolution de 512 x 384 pixels, plus haute, mais pas plus large qu’auparavant…

En réalité, le Classic Couleur répondait à une exigence particulière : il était capable d’accueillir une carte d’extension qu’il partageait avec la gamme des Macintosh LC, pour bénéficier de la compatibilité avec les logiciels Apple IIe. Quitte à afficher un écran d’Apple IIe sur l’écran du Classic Couleur, autant le faire dans de bonnes conditions. Apple s’était donc basée sur la résolution de l’affichage de l’Apple IIe (280 x 192 pixel) et avait multiplié par deux ces valeurs, ce qui donnait 560 x 384. Ainsi, chaque pixel de l’Apple IIe était représenté à l’écran par un bloc de 4 pixels, et le tour était joué !
Mais alors, me direz-vous, pourquoi ne pas avoir utilisé également cette résolution de 560 x 384 pixels pour l’affichage du Macintosh ? Tout simplement parce que dans ce cas, l’interface du Mac aurait été déformée. L’écran Sony Trinitron 10 pouces du Classic Couleur était légèrement plus haut que ses prédécesseurs, mais pas plus large. Pour l’affichage de l’Apple II, ce n’était pas un problème, puisque les pixels affichés par l’Apple II (comme par le Lisa) avaient toujours été plutôt rectangulaires. Mais le Macintosh, lui, exigeait des pixels parfaitement carrés. Il fallait donc que chaque pixel soit un peu plus large : au lieu de 560 pixels sur chaque ligne, la carte graphique n’en affichait alors plus que 512.
L’écran du Classic Couleur était limité par Apple à ces deux résolutions, bien que Sony l’ait conçu pour en accepter d’autres. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez ainsi obtenir de votre Macintosh Classic Couleur une résolution VGA de 640 x 480 pixels, parfaitement tolérée par l’écran et le système d’exploitation. Il faut sortir le fer à souder, mais depuis le temps que la garantie a sauté, ça ne devrait plus être un problème… Pour le mode d’emploi, c’est sur le site PowerCC que ça se passe !

Un prototype de Macintosh dans Coco de Pixar
Pour une fois, pas besoin d’être très observateur pour remarquer l’apparition d’un Macintosh dans le dernier film des studios Pixar et Disney, « Coco ». Quand Miguel arrive dans le Monde des Ancêtres, la secrétaire dispose sur son bureau d’un Macintosh d’origine en parfait état de marche. Du moins, jusqu’à ce que Mama Imelda s’y attaque à coups de bottines, en le traitant de “boîte à bêtises” !
En revanche, difficile de savoir de quel modèle il s’agit : la face avant étant démunie de toute mention, il s’agit sans doute d’un Macintosh antérieur au Macintosh Plus, qui portait son nom à côté du logo Apple. L’arrière du Macintosh de Coco permet d’exclure le tout premier Macintosh, puisqu’il porte en partie haute un rappel du logo ainsi que son nom suivi de quelques caractères rouges, une caractéristique limitée aux Macintosh 128k et 512k, les versions qui succédèrent au Macintosh original en septembre 1984.
Reste un souci de taille : le modèle de Coco dispose de deux prises d’air, quand le Macintosh 128 n’en avait aucune, et le 512, une seule. Alors la conclusion s’impose : le Monde des Ancêtres dispose d’un prototype de Mac jamais vu sur Terre !
Un protoype (ou pas) de QuickTime Conferencing Kit sur eBay
Un vendeur eBay plein d’espoir propose actuellement un « QuickTime Conferencing Kit » (référence M4490ZM/A), qu’il considère comme un prototype, sans trop expliquer pourquoi. En conséquence, il l’évalue pour le moment à près de 20.000 euros. Ça fait un peu cher pour un kit de vidéoconférence proposé en 1995 pour 250 dollars.
Comme on l’apprend dans l’édition de juin 1995 du magazine MacWorld, QuickTime Conferencing (QTC) était une technologie destinée à concurrencer les autres normes de vidéoconférence, souvent complexes et coûteuses à mettre en œuvre. Grâce à l’installation d’une simple extension système, le Mac devenait compatible avec la norme vidéo H.261, ancêtre du MPEG, et pierre angulaire de la vidéoconférence à l’époque.
Ce kit n’était compatible qu’avec les Macs dotés de la technologie AV d’Apple (comme les Quadra 660AV ou 840AV, ou les Power Macs 6100 AV, 7100 AV et 8100 AV). En effet, on ne trouvait dans le carton que la caméra QTC Camera 100, quelques câbles, et le logiciel QuickTime Conferencing. Or un Mac standard ne disposait pas de la capacité d’importer de la vidéo en temps réel. Les Macs AV, eux, disposaient d’une carte audio-vidéo additionnelle, branchée sur le port PDS, avec des entrées pour connecter la caméra, et une puce pour en traiter le signal analogique. Il était bien sûr possible de choisir une autre carte d’acquisition vidéo compatible Mac.

Dans son communiqué de presse de février 1995, Apple annonçait même la commercialisation d’un Power Macintosh dédié à cette technologie : le Media Conferencing System, un Power Mac 7100 doté du kit QTC, d’un écran, de haut-parleurs externes et d’un clavier, pour un prix de 6000 dollars. Nous n’en avons cependant trouvé aucune trace officielle sous ce nom.
En revanche, le kit « Pro » prévu dans le communiqué de presse existait bien. Vendu sous le nom de « QuickTime Conferencing ISDN Kit », il ajoutait une carte NuBus compatible avec la norme de vidéoconférence H.320 et le réseau téléphonique numérique ISDN (dit RNIS en France, comme le réseau Numéris de France Télécom). En plus de la caméra, il incluait en bonus un téléphone filaire pour éviter que tous les voisins entendent votre correspondant. Ce kit, commercialisé en 1996, coûtait 1750 dollars tout de même ! Il nécessitait un Power Mac et 16 Mo de mémoire vive, quand la version de base se contentait d’un 68040.
Dès 1996, Apple abandonnera la dénomination « AV » de ses Macs, en intégrant au système la carte d’acquisition vidéo et les extensions nécessaires au fonctionnement du kit de vidéoconférence. Ainsi, les Power Macs 7500 et 8500, et plus tard les Performa 5400 et 6400, bénéficieront d’une puissance suffisante pour accéder à leur tour au kit de vidéoconférence, devenu Apple VideoPhone Kit, sous la référence M5673LL/A. Fourni avec Timbuktu Pro de Farallon, il permettait d’échanger des fichiers et de partager un « tableau blanc » tout en conversant avec quatre correspondants simultanément (si la connexion le permettait). Entre-temps, le logiciel d’Apple était aussi devenu compatible avec le standard CoolTalk, la solution de vidéoconférence sur le web de Netscape, compatible Windows et Unix.
La caméra de l’Apple VideoPhone Kit, identique à celle du QuickTime Conferencing Kit, n’était pas siglée Apple. La marque la présentait toujours comme « une caméra de haute qualité ». D’après le manuel de service, il s’agissait d’une caméra doté d’un capteur CCD d’1/3 de pouce (résolution native de 542×492 pixels, résolution utile de 512×492, sortie NTSC en 320 lignes), doté d’une optique de 6 mm à ouverture ƒ/2.8 (avec un réglage d’ouverture), et un focus manuel de cinq centimètres à l’infini. La caméra était connectée en S-Vidéo ou en RCA selon les Macs, au besoin avec une alimentation 12V externe.
Nous n’avons pas eu le cœur à ouvrir notre boîte scellée, mais le Journal du Lapin a déjà publié en 2016 des photos de la caméra en action. Connaissant l’Apple de l’époque, il est évident que cette caméra n’a pas été développée en interne, mais simplement rebadgée, réhabillée à partir d’un produit existant. En 1995, peu de caméras existaient sur le marché. Il y avait bien sûr la QuickCam de Connectix, en forme de boule, mais sa forme et ses caractéristiques techniques n’avaient pas grand chose à voir avec celle d’Apple. En revanche, en fouillant bien, nous avons trouvé un autre modèle qui existait en 1994 et qui pourrait faire un meilleur candidat : la WinCam.One de chez StarDot Technologies, avec un capteur CCD de 512×492 pixels (on trouve aussi des informations sur son successeur, la WinCam.Live). Son format général est proche de celui proposé par Apple, sa résolution était identique (elle pouvait cependant mettre à l’échelle en 640×480 en temps réel), et elle disposait d’un focus manuel…

36 15 APPLE
Que pouvait-on donc bien faire avant l’invention d’Internet ? Tout, si l’on en croit cette brochure de 1992 pour le 3615 APPLE, le service minitel qu’Apple France proposait au milieu des années 90. Grâce au 3615 APPLE, on pouvait trouver des logiciels, rechercher des revendeurs, se renseigner sur les caractéristiques des différents modèles de la marque, accéder au support technique, à des petites annonces d’achat/vente de Macs d’occasion, suivre les dernières annonces de la marque, et même télécharger des mises à jour et laisser son avis. Bref, c’était – presque – aussi bien que le web !
Une astuce pour naviguer dans les dossiers
Dans notre rubrique Astuces : comment remonter au « dossier parent » dans le Finder dès MacOS 8 ?
Imaginez : vous avez un dossier ouvert devant vous, et vous voulez ouvrir le dossier parent (celui qui le contient). Si ce dossier est perdu quelque part sur votre disque dur, vous risquez fort de passer quelques longues secondes à le rechercher. Pour éviter cela, il existe un méthode toute simple, consistant à cliquer sur le titre de la fenêtre ouverte avec la touche Pomme appuyée. Un menu apparaît, avec toute la hiérarchie de dossiers jusqu’au disque d’origine. Il vous suffit de sélectionner le dossier précédent (ou un autre) pour l’ouvrir. Si vous maintenez en plus la touche option appuyée, le dossier actuel se referme.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000
La New World ROM de l’iMac
On le sait, l’iMac a marqué une grande rupture dans l’histoire du design informatique, avec ses formes rondes et colorées. On sait aussi qu’il a marqué un vrai renouvellement du matériel, avec l’abandon du lecteur de disquettes ou l’apparition de la prise USB. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il a aussi inauguré une profonde évolution de la conception même du système et de la carte-mère du Macintosh, qui n’avait guère évolué depuis 1984. En effet, depuis l’apparition de la gamme, chaque Macintosh disposait sur sa carte-mère d’une puce de mémoire morte, comme on disait à l’époque (ROM signifiant read-only memory, cette puce étant programmée en usine et ne pouvant plus être modifiée ensuite). Dans cette ROM, se trouvait la Toolbox, la boîte à outils du Macintosh, contenant toutes les routines logicielles nécessaires au fonctionnement du système, depuis la coordination des éléments électroniques entre eux, jusqu’aux ressources et interfaces nécessaires à l’affichage et au fonctionnement des logiciels. La plus connue est sans doute QuickDraw, responsable de l’affichage des formes géométriques à l’écran (lignes, cercles, rectangles, coins arrondis…).

Au milieu des années 1990, Apple travaille sur un projet de Network Computer, un simple terminal dont toutes les ressources sont disponibles en-ligne. Si le système d’exploitation ne se trouve plus dans l’ordinateur, mais sur un serveur, il n’est plus nécessaire d’intégrer une puce de ROM : les données de celles-ci peuvent être disponibles sur le réseau, et chargées au démarrage de l’ordinateur. Ainsi, ses données sont toujours à jour, et il devient possible d’en corriger les erreurs au fil du temps. Le Macintosh NC ne verra finalement jamais le jour, mais l’idée de supprimer la puce de mémoire morte est conservée. Ainsi, la Toolbox ne sera plus gravée dans le marbre d’une puce électronique, mais stockée avec le système sur le disque dur, puis chargée en mémoire vive au cours du démarrage. L’iMac de 1998 est le premier Mac à bénéficier de cette innovation. Suivront le Power Macintosh G3 blanc-bleu, puis l’iBook, et bientôt toute la gamme sera ainsi convertie.
Sur les Macs de type « New World Rom », le numéro de version se trouvait non seulement dans la fenêtre d’informations sur le fichier, mais aussi dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur ». Sur les anciens Macs, dits « Old World Rom », il n’était rien indiqué à cet endroit-là…
Avec cette évolution, Apple déplaçait une partie du système de la ROM vers la mémoire vive. Elle précisait donc dans ses fiches techniques que 3 Mo de mémoire vive étaient monopolisés par ces données, le système pesant donc plus lourd que sur les précédents modèles de Macintosh. Une petite partie de cette mémoire était cependant économisée par l’absence de patchs correctifs qui étaient auparavant chargés en mémoire vive pour contourner les erreurs et les limites de la ROM.
Yum ! Des iMacs de toutes les couleurs ! (votez !)
En ce matin de Pâques, dimanche oblige, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une série de brochures et de publicités pour les iMacs colorés commercialisés par Apple en 1999 : fraise, citron vert, mandarine, raisin et myrtille. Avec une question existentielle, qui nous taraude depuis vingt ans : mais pourquoi diable Apple n’a-t-elle jamais traduit l’interjection « Yum ! » par son équivalent français « Miam ! », tellement plus adapté en la matière ?
De nombreuses publicités avaient accompagné la commercialisation de ces modèles. Ce premier exemple filait la métaphore culinaire avec l’iMac disponible en cinq parfums.
Ce deuxième exemple, basé sur le même visuel, demandait de faire le choix entre cinq réponses, toutes se révélant exactes puisque l’iMac était simple à installer, facile à utiliser, abordable (8852 francs TTC) et disponible en cinq couleurs.
Enfin, ce dernier exemple mettait l’accent sur la facilité d’accès à Internet. Remarquez la pomme colorée en rouge, une facétie très rare que l’on ne retrouve que sur quelques rares publicités, comme celle qui vantait le PowerMacintosh G3 bleu à la même époque.
Le code source de Breakout pour Apple II
On le sait, le jeu Breakout est un élément fondamental dans l’histoire d’Apple. La création de ce jeu est le premier travail commun de Steve Jobs, qui est chargé de sa mise au point par son employeur Atari, et de Steve Wozniak, son ami travaillant chez Hewlett-Packard, qui vient l’épauler sur son temps libre. L’argent gagné par Steve Jobs, très inégalement réparti entre les deux comparses, sert à financer la création d’Apple quelques mois plus tard.
C’est ensuite ce même jeu qui sert de référence à Steve Wozniak quand il conçoit son premier Apple et le langage Basic qui l’accompagne. Il veut pouvoir le programmer de manière logicielle (là où Atari avait conçu des puces électroniques dédiées à ce jeu) et le faire bénéficier d’un affichage en couleurs (quand l’écran de la borne Atari était noir et blanc, avec des scotchs colorés sur les lignes de briques).
Voici donc, extrait du manuel de l’Apple II de janvier 1978, le code-source de la version Basic de Breakout et la description du programme.
La première mouture du code source, développée pour l’Apple, était différente dans le “Mini manuel” diffusé avec les premiers Apple II produits. On peut la trouver sous forme numérisée sur le site ManualsLib.
Quand Apple fabriquait des câbles vidéo
Suite à l’article d’hier sur Apple et les câbles audio, la rédaction vous propose de sauter quelques années et de passer dans l’ère de la vidéo. Avant l’Apple TV, la marque à la pomme a réfléchi, de façon visiblement assez intense, aux possibilités de développer un appareil qui deviendrait l’incontournable pour transférer vos données vers votre téléviseur. En 2004 sort l’iPod Photo. Un écran couleur est greffé sur l’iPod de 4ème génération, avec la possibilité d’y ajouter sa photothèque. Celle-ci est gérée depuis iPhoto, exactement comme la musique depuis iTunes. A priori en option, mais contenu dans la boîte, un câble composite AV complétait le dock, le câble USB et le câble firewire fournis de série. Le tout composait une des boîtes d’iPod les plus fournies, et les plus chères : près de 800 euros avec un Apple Care pour un iPod de 60 Go.

A partir de 2004 et des sorties successives des iPod vidéo, iPhone, iPod Touch et iPad, Apple en a profité pour sortir de la boîte tous ces accessoires, et les proposer au détail. Ont donc été proposés, entre autre, les accessoires suivants : iPod AV Cable, Composite AV Cable, Component AV Cable. Encore plus fort et dès 2005 (avant l’apparition des appareils photos sur les appareils Apple donc) : le iPod Camera Connector. Cet adaptateur USB femelle vers iPod dock connector 30 broches, permettait d’importer sur un iPod Photo le contenu d’un appareil photo numérique. Imaginez la scène : vous photographiez le mariage de votre meilleur ami, et le soir même, votre iPod Photo, branché via le câble Composite, projette les meilleurs clichés devant la foule en émoi. La sensation n’a pas de prix, enfin presque : 800 euros…

Brochure : La mise à niveau Macintosh Plus
Aujourd’hui, une petite brochure recto-verso d’Apple France. Une petite brochure pour une grosse mise à jour, puisqu’Apple proposait rien moins qu’une mise à niveau d’un Macintosh d’origine, 128k ou 512k, en Macintosh Plus de 1986 ! Jugez plutôt : grâce à cette mise à jour (effectuée par votre revendeur qui ne manquait pas de vous délester de 900 à 1100 dollars au passage), vous remplaciez la carte-mère complète (pour bénéficier d’un Mo de mémoire vive et 128 Ko de ROM), le lecteur de disquettes (pour bénéficier du nouveau format de disques 800 Ko), le clavier minimaliste (échangé contre un clavier étendu avec pavé numérique et touches fléchées), et une bonne partie du boîtier du Mac (notamment pour donner accès à la nouvelle prise SCSI). Seule survivait la façade avant, sur laquelle vous pouviez apposer avec beaucoup de fierté l’autocollant « Macintosh Plus » fourni avec le kit !
Le DivX sur Mac… en 2003
En termes de vidéos DivX, le Mac n’avait pas à rougir face aux PC. La preuve avec cet article publié en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Avec la sortie de mises à jour de quelques logiciels indispensables, le Mac sait devenir une vraie plate-forme de production de films DivX. Précisons tout de suite qu’il n’est pas question ici d’encourager le piratage : le DivX sait aussi enregistrer vos DVD personnels afin de vous permettre, par exemple, d’économiser la batterie lors d’un voyage en n’utilisant pas le lecteur DVD. Du côté de la lecture, deux logiciels continuent de s’affronter dans une saine concurrence qui les a vus s’améliorer rapidement. MPlayer et VLC sont tous les deux issus des communautés Linux, et ont été portés sur MacOS X. Les dernières versions de ces deux logiciels sont maintenant capables de lire un grand nombre de formats de DivX, même parmi les moins académiques, et tournent de façon satisfaisante sur des « petites » machines, notamment les G3.
Les progrès combinés de ces logiciels et de MacOS X permettent maintenant de lire sans hoquet des DivX de taille respectable sur des machines datant d’il y a quelques années. Le lecteur QuickTime est toujours privé de l’accès aux DivX, malgré l’ajout du codec MPEG4 dont est dérivé le DivX. Cependant, un petit logiciel tel Avi2Mov fait parfois merveille en permettant de traduire en quelques minutes un film Avi en fichier Mov parfaitement lisible avec QuickTime. Un autre logiciel du même type, DivX Doctor, permet de transformer les fichier DivX Avi en fichiers 3ivx QuickTime (qui nécessitent le téléchargement du codec correspondant). Le site officiel du DivX propose aussi sa propre solution, DivX Validator, proposé avec son codec DivX 5 pour QuickTime, toujours en version Alpha, et semble-t-il moins au point…
Enfin, sachez que vous pouvez même encoder sans peine vos propres DVD dans le format DivX, grâce au logiciel Forty-Two. Il suffit de glisser le DVD sur la fenêtre du logiciel, de choisir la langue et les sous-titrages, la qualité du film, et quelques longues heures plus tard, le film est prêt !
Apple, la police et le point de croix
Nous continuons d’explorer les tréfonds d’eBay et d’en profiter pour nous cultiver un peu. Nous y avons découvert une marque de modèles pour broderie au point de croix. Oui, dit comme ça, le lien avec Apple n’est pas évident. Mais regardez plutôt comment Bucilla présentait ses modèles dans les années 80…
Une recherche sur eBay permet de constater que la marque a utilisé cette police d’écriture à partir de 1979, et les bandes colorées seulement vers 1991. Ces couleurs en bandes, cette police d’écriture, pas de doute, la source d’inspiration n’est pas difficile à identifier… Voici un extrait du catalogue Apple in Depth, avec la police et le logo utilisés dès 1977. Bucilla avait surtout bien fait attention à remettre les couleurs de l’arc-en-ciel dans l’ordre.
Depuis, la marque a supprimé les bandes de couleurs, comme on peut le voir dans ce modèle diffusé en 2013 et disponible sur Amazon. En revanche, la police de caractère n’a pas évolué. Entre-temps, Apple a changé la sienne à plusieurs reprises…
Il faut tout de même dire, pour la défense de Bucilla, que la police Motter Tektura, créée par l’Autrichien Othmar Motter en 1975, était utilisée à toutes les sauces à l’époque. On en trouve une belle galerie sur le site Fonts in use. Même Reebok l’utilisa jusqu’à la fin des années 90.
Les premiers écrans plats d’Apple
Depuis quand utilisez-vous un écran plat pour votre ordinateur ? Dix ans ? Quinze ans ? Si je vous pose la question, c’est que nous fêtons aujourd’hui les 21 ans du premier écran plat de la marque à la pomme : l’Apple Studio Display, présenté le 17 mars 1998, cinq mois avant le tout premier iMac. À cette époque, toute la gamme Apple était encore beige, et cet écran détonait au milieu des PowerMac G3.
Côté fiche technique, il s’agissait d’un écran de 15,1 pouces de diagonale visible, de technologie TFT, 16 millions de couleurs, taux de contraste à 200:1 et luminosité à 200 cd/m2. Pas de liaison numérique à l’époque, mais des prises 15 broches, S-video ou composite. Bref, pas de quoi se vanter aujourd’hui, mais c’était une véritable révolution à l’époque. Tout comme son pied à hauteur variable, et son écran inclinable dans quatre directions. Rapidement remplacé par un modèle bleu (adapté au G3 de janvier 1999) puis par un modèle gris (adapté au G4 d’août 1999), ce premier modèle est aujourd’hui quasiment introuvable.
On me fait signe, au fond, que ce n’était pas tout à fait le premier écran plat d’Apple. En effet, la marque proposait déjà, en 1984, un écran LCD spécialement adapté à l’Apple IIc. Il y en a justement un en vente actuellement sur eBay, pour quelques heures encore. Comptez 600 dollars (et un bon nettoyage) tout de même.
Publicité : le PowerBook 145B, plus plus plus !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 pour le PowerBook 145B, modèle sorti en mars 1993 pour occuper l’entrée de la gamme de portables d’Apple. À seulement 1300 dollars, il fut l’un des PowerBook les moins coûteux de l’histoire d’Apple, mais aussi le plus chichement équipé de l’époque, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, 2 Mo de mémoire vive et un petit écran 10 pouces à matrice passive, en noir et blanc… Mais il faisait le job, et pour pas cher en plus !
Une autre publicité « New Macintosh »
Nous vous parlions il y a quelques jours de la brève existence d’une campagne de publicité « New Macintosh » ayant précédé « Think Different » en France, en 1997. En voici un autre exemple, pour un modèle des plus emblématiques : le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh. « Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer », disait-elle. Imaginez un peu : cet ordinateur à 50.000 Francs pouvait, grâce à Mac OS 8, vider la corbeille et imprimer un document en même temps !
Le guide Apple pour Noël 2010
Parmi les cadeaux que vous préparez sans doute pour Noël, peut-être se trouve-t-il quelques produits Apple. Était-ce déjà le cas il y a huit ans ? En 2010, vous n’aviez que l’embarras du choix, du petit iPod nano à 149 dollars jusqu’à l’iPad 3G à partir de 629 dollars. À moins de préférer un dock-clavier pour iPad (69 dollars) ou un lecteur de carte SD pour iPad, pour 29 dollars.
Dans tous les cas, on avait rarement vu une brochure Apple avec autant de notes de bas de page : le prix de l’iPhone (lié à un nouvel abonnement de deux ans chez AT&T), les Giga-octets et leur « capacité formatée moindre », le multitâche qui n’était pas accessibles avec toutes les applications sous iOS 4, le prix d’iLife, iWork, MobileMe, ou de certains périphériques, qui tenait compte d’une réduction liée à l’achat d’un nouveau Mac…
Bon anniversaire le PowerMacintosh G5 !
Le 23 juin 2003, Apple présentait son PowerMacintosh G5. Une bête de course, le premier ordinateur équipé d’un processeur 64 bits, le PowerPC 970 d’IBM, gravé en 130 nanomètres. La première version plafonnait à 2 Ghz, Steve Jobs promettant une version à 3 Ghz dans l’année. Trois ans passeront sans qu’il y parvienne, ce qui aura pour effet de jeter Apple dans les bras d’Intel et de son Xeon, pour équiper le nouveau Mac Pro.
C’est cet ordinateur qui équipera le super-ordinateur de l’université Virginia Tech : 1100 exemplaires en réseau, capables de délivrer 12,25 Teraflops, le hissant à la troisième place des ordinateurs les plus puissants de la planète cette année-là.

1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple
Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.
En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.
La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.
Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;
Délires d’IA : le Macintosh Classic de 1998
On est en 2025, et l’intelligence artificielle permet d’explorer des réalités alternatives de l’histoire d’Apple, et on ne va pas s’en priver. Dans cet épisode, l’Aventure Apple vous présente le fameux Macintosh de 1998… ou l’iMac de 1984, on ne sait plus trop.
La grande nouveauté de ce Macintosh alternatif, c’était sa souris, un dispositif très pratique pour déplacer un curseur à l’écran, c’était presque du jamais-vu !
Sur l’arrière, on trouvait une poignée, forcément, pour pouvoir le déplacer facilement. Il ne pesait pas très lourd (environ 8 kg), alors on pouvait le transporter chez des amis ou d’une pièce à l’autre.
Et bien sûr, sur le côté, on trouvait les boutons de redémarrage (interrupt/programmer’s key en version originale) très utiles en cas de plantage du système (ce qui arrivait assez souvent, il faut être honnête).
Le plus beau, c’est que même dans cette réalité alternative, le fond du boîtier était signé par les membres de l’équipe Macintosh !
Combien coûte la boîte Picasso du Macintosh de 1984 ?
Dans Les Trésors de l’Aventure Apple, nous avons déjà abordé à de nombreuses reprises le design des boîtes du premier Macintosh, connu sous le nom de « Picasso » bien que n’ayant aucun lien avec l’artiste. Il est plutôt rare, mais pas impossible, de voir passer des reliques de cette époque sur les sites d’enchères, et on ne manque jamais l’occasion de suivre les ventes pour voir vers quels sommets les prix vont s’envoler… ou pas !
Dernièrement, c’est un vendeur allemand qui a proposé à la vente le carton, avec les inserts en polystyrène. Le carton avait quelques défauts, des éraflures et des étiquettes, mais rien de bien méchant, d’autant plus que les étiquettes d’UPS et d’Apple étaient d’époque, ce qui ajoute un peu à la petite histoire de l’objet. Eh bien les enchères se sont limitées à 72 malheureux euros ! Ceux qui espèrent encore faire fortune avec leur Mac 128 peuvent encore patienter !
Le dépliant français des MTV Europe Music Awards 1995
Il y a quelques jours, nous vous parlions des MTV Europe Music Awards de 1995, dont Apple était l’un des partenaires officiels. Il se trouve que, tout à fait par hasard, en fouillant dans un lot de documentations offert tout récemment à l’Aventure Apple, nous avons justement retrouvé le dépliant français de cet événement !
Grâce à ce document exceptionnel, on sait maintenant tout de cet événement, placé sous l’égide de « l’extravagant styliste de renommée mondiale Jean-Paul Gaultier », et organisé le 23 novembre 1995 au Zénith de Paris. Pour remporter l’un des six voyages de quatre jours mis en jeu au niveau européen, il suffisait de découvrir les nouveaux Macintosh Performa chez un revendeur et de remplir le bulletin de participation, racontant en 15 mots ce qu’évoquait le slogan « What is Power ? », traduit ainsi par Apple France : « La puissance, et si vous l’imaginiez ? ». Bien évidemment, le tampon du revendeur était exigé pour valider la participation.
Parmi les autres lots mis en jeu, on trouvait six Performa 5200 spécialement décorés pour l’occasion, et 10 Newton MessagePad. Les Français étaient choyés, avec d’autres Performa et des centaines de CD-ROM et de T-shirts.
La vie était belle en numérique… en 2003
Voici une brochure que les nostalgiques de l’Apple des années 2000 apprécieront à sa juste valeur. Elle n’est pas bien grande, puisqu’elle occupe le tiers d’une feuille A4, mais elle présente certains des produits les plus emblématiques de l’époque : le magnifique iMac G4 « Tournesol », le tout petit PowerBook 12 pouces, l’iPod (de deuxième génération), le grand iBook 14 pouces, un Mac OS X encore tout velu, la borne AirPort Extreme en format OVNI, et même l’eMac, dernier écran cathodique de l’histoire d’Apple !
Dans l’usine de l’Apple IIe
Il y a quelques semaines, nous vous avions emmenés visiter quelques usines d’Apple et de NeXT, au gré des portes qu’Apple ouvre parfois aux journalistes. En voici un autre exemple, avec cette impressionnante photographie en couverture du magazine Softalk de février 1983 repéré sur eBay.

Malheureusement, l’unique exemplaire proposé sur le site d’enchères se trouve en Australie… Nous vous proposons donc aujourd’hui uniquement cette photo de couverture, qui donne déjà l’échelle.
Softalk était un magazine américain consacré à l’Apple II, publié de 1980 à 1984, tout d’abord sous forme d’offre gratuite aux clients d’Apple, puis avec abonnement payant. Un groupe de passionnés a pris l’initiative de numériser toute la collection (soit 9300 pages) pour rendre accessible à chacun la richesse de ses contenus particulièrement approfondis et innovants à l’époque. Ce travail est toujours en cours…
Une WildCard sur eBay
Si vous êtes un fidèle de l’Aventure Apple, vous vous souvenez sans doute de notre article sur WILD, le code-créateur d’HyperCard, un code hérité du premier projet mené par Bill Atkinson. À l’époque, le futur HyperCard se nommait WildCard, Joker en anglais. Mais Apple était en conflit avec Central Point Software, créateur d’un clone illégal d’Apple II. Central Point Software était également le créateur d’une carte permettant de contourner les protections anti-copie des logiciels pour Apple II, qui s’appelait justement WildCard. Apple ne voulait pas risquer d’être poursuivie à son tour pour l’usage d’un nom déjà déposé.
Il se trouve qu’une carte WildCard 2 est en vente actuellement sur eBay. Cette vente qui se terminera dès demain a déjà attiré quelques personnes intéressées, d’autant plus que le produit se trouve dans son carton d’origine, avec son manuel et sa disquette. La carte n’a cependant pas été testée avant la vente.
Cette version 2 (anciennement dénommée Alaska Card, et concurrent de la première WildCard développée par East Side Software) coûtait 139,95 dollars. Central Point Software était un spécialiste de ce type de produits. Il disposait à son catalogue du logiciel Copy II Plus (fourni avec un manuel permettant de contourner les protections créer une copie de sauvegarde de plus de 300 manuel) et de son équivalent pour IBM, le Copy II PC. L’intérêt de la WildCard par rapport aux solutions logicielles était d’être toujours opérationnelle. Un bouton-poussoir déclenchait la copie du logiciel, tout simplement. Bien évidemment, l’éditeur précisait qu’il ne s’agissait que de permettre la réalisation d’une copie de sauvegarde d’un logiciel légalement détenu…
Toute une collection Apple à vendre (vite !)
Cette annonce a failli nous échapper : il y a sur eBay toute une collection Apple à vendre. Dans cette vente aux enchères qui se termine ce soir, vous trouverez pèle-mêle : des iPhones, des bornes AirPort, des souris, des claviers, des Mac mini, des Macintosh Classic, des Performas, des PowerMacs, des Macintosh II, des écrans, des iMacs, des PowerBooks et iBooks…

Il n’y a pas à proprement parler de modèle exceptionnel, mais certains d’entre eux se négocient entre 150 et 300 euros l’unité, comme le Classic Couleur, le Macintosh Portable, le Performa 575, le G4 Cube ou le Quadra 950.

Renseignez-vous quand-même au sujet des frais de port avant d’enchérir : la remise en main propre est gratuite, mais la collection se trouve dans l’Ohio, aux Etats-Unis ! Pour le prix, le vendeur vous aide à faire les cartons et vous laisse les étagères…
L’origine de la souris du Macintosh
Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options. Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.
C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !
Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.
Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !
Publicité : Performa, l’ordinateur qui grandit avec votre famille
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1995, pour la gamme Performa, un ordinateur qui ne risquait pas de devenir obsolète dès le lendemain, puisqu’il disposait de milliers de logiciels et de capacités uniques d’extension plug-and-play. Imprimantes, disques durs et mémoire pouvaient être simplement branchés, sans CONFIG.SYS ni AUTOEXEC.BAT à configurer…
Là où il y a de la gêne…
Aujourd’hui, nous vous présentons quelques trouvailles qui prouvent que certains ne se gênent vraiment pas quand il s’agit de trouver une source d’inspiration pour leurs créations… Nous n’encourageons bien sûr pas à suivre leur exemple !
En cherchant un peu sur eBay, on trouve facilement des accessoires de toutes sortes aux couleurs du logo Apple, reproduit bien sûr sans la moindre autorisation… On trouve ainsi des autocollants de toutes sortes, comme ces modèles en 3D aux couleurs historiques de la marque, tout dorés, ou tout de noir vêtus.
On trouve également des accessoires de modes : boucles d’oreilles, boutons de manchettes… Certains sont plutôt travaillés, quand d’autres sont de simples objets personnalisés par une impression, comme on peut soi-même en créer sur des sites de tirage de photos.
Dans un tout autre style, vous pourrez aussi rapiécer les vêtements des enfants à l’aide de ces sympathiques pièces de tissu aux couleurs de la pomme.
On trouve aussi le logo Apple pour rapiécer de tout petits accrocs, mais là, il faut bien viser avec le fer à repasser…
Il y a quelques années, on trouvait aussi ce sympathique écusson à coudre, aux couleurs de Zihuatanejo, au Mexique… mais surtout aux couleurs de la pomme, bien que le fabricant ait visiblement oublié le violet…
Même chez Amazon, on peut trouver des souvenirs directement importés de Chine, comme ce mug qui n’a sûrement jamais été validé par Cupertino… Faut-il faire remarquer que la sérigraphie a été ajoutée sur le mug blanc dans Photoshop, sans même se donner la peine d’y ajouter un filtre imitant la courbure de la surface ?
Vous pourrez aussi opter pour ce chargeur Qi compatible avec la gamme de recharge sans fil Apple. Vous remarquerez d’ailleurs que pour y caser une bobine parfaitement circulaire, les concepteurs de ce chargeur ont dû renoncer à croquer la pomme !
Et à propos de pomme qui n’est pas croquée, on achèvera ce petit tour d’horizon avec cette très belle pomme arc-en-ciel repérée sur le site d’enchères japonais de Yahoo. Toute ressemblance avec un logo connu serait purement fortuite !
New Macintosh, avant Think Different
Durant quelques mois de 1997, Apple France organisa sa communication autour du leitmotiv « New Macintosh ». C’était pour la marque l’occasion de mettre en valeur le design et la philosophie de ses produits de l’époque : le Spartacus, l’eMate, le Newton, ou encore l’excellent PowerBook 3400 propulsé par un processeur à 240 Mhz.
New Macintosh était l’équivalent français (si l’on ose dire…) de la campagne « Only Apple » aux États-Unis : Apple avait donc traduit le titre, mais en anglais… Si on se souvient que New Macintosh succédait lui-même à Give your Dreams a chance, on peut dire qu’on était vraiment dans la grande époque de la francophonie chez Apple…
Le PowerBook 3400 fut d’ailleurs l’une des seules machines à avoir survécu au grand ménage effectué par Steve Jobs à son retour, avant le lancement de la campagne « Think Different » (décidément…) le 27 septembre 1997 (date de la première diffusion du spot télévisé conçu par l’agence Chiat/Day). On retrouve donc ce PowerBook dans des publicités de plusieurs époques successives : le voici en mode « Give your dreams a chance » puis « New Macintosh ».
Les anciennes adresses d’Apple
Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.
Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.
Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque : le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

Publicité : Lost Eden sur Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une dernière réclame de 1994 vantant la quantité et la qualité des jeux disponibles sur Macintosh. Après Infogrames (Alone in the Dark), puis LucasArts et Ubi Soft (Dark Forces), c’est Virgin Interactive qui vient nous parler de ses jeux qui sont plus vivants, plus rapides, plus fluides, donc encore plus excitants grâce au processeur PowerPC. Dans Lost Eden, c’est donc un dinosaure qui a très envie de jouer avec nous. Il adore jouer avec la nourriture. Sinon, dans d’autres styles, il y a aussi 7th Guest, Daedalus Encounter, Doom II, Sim Tower, Eurêka et SimTown.
Prêtez ce CD à un ami et faites-lui découvrir iTunes
Vous voulez mettre un peu de couleurs dans votre collection Apple ou sur un coin de bureau ? Alors craquez pour le CD tout rose d’iTunes 4 (on le trouve actuellement aux enchères sur eBay en France). Un petit souvenir qui s’accorde parfaitement avec l’iBook G4 sorti à la même époque, en 2004.
Non seulement il est très décoratif, mais en plus il est drôle : car Apple vous invite à prêter ce CD à un ami pour lui faire découvrir iTunes, et précise dans les petites lignes que « le partage de ce CD avec un ami contredit les termes du contrat de licence d’utilisation, mais Apple vous y autorise » !
Le même vendeur sur eBay propose également le CD de la version 4.5 sorti trois mois plus tard. Pour le coup, la pochette est devenue toute bleue, mais arbore toujours une des silhouettes caractéristiques de la communication d’Apple pour iTunes à cette époque.
Une astuce pour l’About Box
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces : comment personnaliser l’écran d’informations secret qui apparaît dans Mac OS 9 ?
Vous avez toujours rêvé de travailler chez Apple ? C’est — presque — possible, grâce à ResEdit et MacOS 8.5 (minimum)… Ouvrez dans ResEdit une copie du Finder, puis localisez la ressource “SABT”. Toutes les ressources contenues dans celle-ci correspondent aux phrases qui apparaissent quand on demande “A propos de l’équipe de MacOS 8.5” dans le menu Pomme en maintenant les touches Pomme, Option et Ctrl appuyées. Vous pouvez à loisir remplacer les titres et les noms contenus dans chaque ressource, en prenant garde de ne modifier ni le nombre de caractères, ni les emplacements des chaînes de caractères « ^ ^ » qui correspondent aux retours à la ligne. Si jamais vous tapez plus de caractères qu’il n’y en avait à l’origine, vous risquez de voir apparaître des caractères fantaisistes dans l’écran de l’About Box.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Publicité : le Power Macintosh G4
Le dimanche, c’est publicité ! Après le Power Macintosh 9500/200 de la semaine dernière, on reste dans le haut de gamme avec cette page A4 vantant les mérites du Power Mac G4. On remarque un style très inhabituel pour la marque, qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à une publicité : Le Power Mac G4 est tout simplement l’ordinateur le plus rapide jamais conçu pour l’utilisation des applications graphiques. Il tire son incroyable puissance du processeur PowerPC G4 avec Velocity Engine.
Les inventeurs dans les publicités Apple
Quel genre d’homme possède son propre ordinateur ? se demandait Apple en 1980, à l’époque où l’idée même de posséder un ordinateur était plutôt révolutionnaire. Pourtant, avec un Apple, on se simplifie la vie, on est plus efficace, on se concentre sur ce que l’on fait de mieux, en laissant Apple faire le reste. Imaginez si Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre, des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée, avait eu un Apple II !
Et Gutemberg, inventeur de l’imprimerie, aurait-il eu le dernier mot face au Macintosh et à l’imprimante LaserWriter ? Sûrement pas, selon cette publicité d’Apple France en 1986.
Et s’il devait manquer un grand inventeur à cet inventaire, ce serait sans nul doute Léonard de Vinci. Apple ne l’a pas épargné, avec cette série de quatre réclames publiées en 1989 et 1990. Remarquez l’utilisation des couvertures de livres, comme dans la série de 1984 pour le Macintosh. Comme toujours, cliquez pour visualiser les images dans leur meilleure résolution !
La MacTable, la vraie !
Quand on voit le prix qu’Apple s’autorise à fixer pour une chiffonnette ou un pied d’écran, on n’imagine même pas ce qu’elle demanderait si elle fabriquait elle-même des tables pour ses ordinateurs (on me signale dans le fond que les tables des Apple Stores sont estimées entre 10 et 30.000 dollars pièce, ça donne une indication).
Du milieu des années 80 au milieu des années 90, on pouvait trouver des tables dédiées au Macintosh et fort logiquement dénommées « MacTable », mais ce n’était heureusement pas Apple qui les fabriquait, c’était l’entreprise ScanCo. Une première référence était apparue en 1986, spécialement pour le petit Mac tout-en-un. La machine était retenue penchée en arrière (pour bien se casser le cou sans doute) et il y avait de la place pour des périphériques et même pour une ramette de feuilles perforées pour l’ImageWriter.
En 1988, une deuxième référence était apparue, plus adaptée au nouveau Macintosh II et à l’imprimante LaserWriter.
Vers 1993-1994, on trouvait encore toute une gamme de la marque : PowerTable en 29 ou 38 pouces (299 à 349 dollars), MacTable en 46 ou 58 pouces (349 à 379 dollars).
Publicité : Inside Apple, ImageWriter et Catalyst
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page de décembre 1983, la dernière parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque. Juste avant le lancement du Macintosh, la marque s’offrait une dernière publicité dans cette série, pour présenter son ImageWriter, dont beaucoup se souviennent comme de la meilleure imprimante matricielle de la marque, avec sa résolution de 140 x 160 points par pouces et ses 120 caractères par seconde. Pour l’acheter, il était possible de demander l’Apple Card, une carte de crédit permettant d’acheter du matériel Apple sans appeler son banquier.
On remarquera aussi la mention du logiciel Catalyst de Quark (qui n’avait pas encore imaginé Xpress), qui permettait de dupliquer les logiciels de leur disquette vers le disque dur ProFile, afin de ne plus avoir besoin de redémarrer l’ordinateur pour passer de l’un à l’autre. Un bidule assez étonnant, auquel sera greffé plus tard une interface inspirée du Macintosh, très proche de ce qu’on retrouvait avec MouseDesk de Version Soft.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
Vous méritez une promotion
Aujourd’hui, nous vous présentons un bon de réduction valable jusqu’à Noël 1982 dans le réseau de revendeurs Apple en Grande-Bretagne. Pour une fois, nous avons affaire à un jeu de mot qui marche aussi bien en anglais qu’en français : You deserve a promotion / Vous méritez une promotion. Ce n’est pas toujours aussi simple de traduire un jeu de mot… On remarque par ailleurs sur la première page la montgolfière Apple et la Porsche 935 des 24H du Mans 1980.
Au verso, l’utilisateur découvrait ses trois bons de réduction : 200 livres pour un Apple II accompagné du lecteur de disquettes Disk II ; 50 livres pour l’achat d’un second lecteur de disquettes ; et autant pour un pack composé d’Apple Writer II, de Business Graphics II et de la carte Apple Langage Card qui offrait 16 Ko de mémoire vive, une ROM améliorée et un BASIC amélioré.

Kriss, en mots et en couleurs
Sur notre site l’Aventure Apple, vous pouvez lire l’interview exclusive de Kriss Graffiti, de son vrai nom Corinne Gorse, l’une des grandes voix de France Inter. En 2004, nous lui avions posé quelques questions au sujet de la cassette de démonstration du Macintosh, dont elle assurait la voix française.
Dans le numéro 6 d’Apple le Magazine, publié en novembre 1988, Kriss Graffiti présentait sa deuxième activité en lien avec le Mac : la peinture ! Avec l’aide de ses complices Laurence Favory et Jean-Michel Pradel-Fraysse, elle redécorait les Macintosh selon sa fantaisie ou les idées des clients. Son entreprise Cocagne était installée 68 rue Saint Sabin, dans le 11ème arrondissement de Paris.
N’empêche que peindre un Macintosh avec des fleurs ou des motifs psychédéliques, c’était une idée surprenante… mais finalement juste un peu en avance sur son temps !

Ajouter de la mémoire vive à un Apple IIgs
Aujourd’hui, quand on veut ajouter de la mémoire vive à un Macintosh, c’est impossible : la mémoire vive est directement soudée à la carte mère. Avant, c’était plus simple : il suffisait de glisser une ou plusieurs barrettes de mémoire vive dans les fiches correspondantes, sur la carte-mère. Mais encore avant, c’était un peu différent : prenez l’Apple IIGS de 1986, par exemple. Celui-ci ne disposait pas d’emplacement pour ajouter de la mémoire vive sur sa carte-mère, et ses 256 kilo-octets standards étaient soudés. Pour ajouter de la mémoire vive, il fallait donc installer une carte d’extension, laquelle disposait de 256 kilo-octets supplémentaires, et d’emplacements libres pour ajouter soi-même d’autres puces de mémoire.
Il s’agissait bien d’emplacements pour des puces, et non pas pour des barrettes comme nous les connaissons maintenant. Le format SIMM, prédécesseur du DIMM, était encore peu répandu à l’époque, puisque le Macintosh Plus apparu la même année était le premier modèle Apple à en bénéficier. Pour passer de 256 à 512 Ko, ou à 1 Mo de mémoire vive, il fallait donc ajouter 8, ou 24 puces de 32 ko chacune.
Deux connecteurs situés à droite de la carte permettaient d’activer les puces supplémentaires. Il fallait les relier au moyen de cavaliers : un cavalier en bas (J2) pour 512 Ko, deux cavaliers pour 1 Mo.
Les photos du Mac Plus
Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera à ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : aujourd’hui, nous vous présentons les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Vous verrez demain que les éditions suivantes abandonneront ces photos un peu datées pour des croquis plus intemporels.
Publicité : le futur, avec un peu d’avance
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici un visuel de 1994, vantant les mérites de la nouvelle gamme Power Macintosh. Un ordinateur capable de gérer vidéo, son, et télécommunications, une révolution numérique à laquelle les PC standards, conçus pour interagir avec du texte et des chiffres, sont bien incapables de faire face. Le Power Macintosh, lui, gère vos fax, votre répondeur, la vidéoconférence, vos présentations multimédia, la reconnaissance vocale, et cela, sans attendre. Et bientôt, le Power Macintosh offrira la puissance d’OpenDoc, un nouveau standard logiciel conçu avec IBM, WordPerfect, Novell, Sun et Taligent ! Bref, le Power Macintosh, c’est un peu comme le futur… avec quelques années d’avance !
Un G3 et un G4 dans le même Mac !
… et aussi un G1, et un G2. Désolé.
Il s’agissait de quatre quartz de chez Saronix, de simples composants électroniques en charge d’osciller à une vitesse déterminée pour fournir une base de temps à l’ordinateur, ici un Macintosh IIsi. Il était d’ailleurs possible de remplacer le premier d’entre-eux, cadencé à 40 Mhz, par un modèle plus rapide, afin d’accélérer le fonctionnement de tout l’ordinateur. Ainsi, un quartz à 50 Mhz permettait de passer le processeur de 20 à 25 Mhz. Si vous voulez en savoir plus, voici un article de 1994 (en anglais) qui vous renseignera.
Une carte accélératrice pour le Macintosh IIci
En ce moment sur le site d’enchères de Yahoo! Japon, vous pouvez trouver une carte accélératrice pour votre Macintosh IIci de septembre 1989. Pour remplacer le processeur Motorola 68030 à 25 Mhz d’origine, cette carte Daystar dispose d’une version à 50 Mhz du même processeur, et se connecte sur le port PDS, le Processor Direct Slot, une invention qui était toute récente puisqu’apparue sur le Macintosh SE le mois précédent.

Comme le rappellent Lowendmac et Shobaffum, le Macintosh IIci accepte de nombreuses cartes accélératrices, en 68030 (jusqu’à 50 Mhz), 68040 (jusqu’à 90 Mhz), et même en PowerPC 601 à 66 ou 100 Mhz ! De toutes les marques qui ont commercialisé ces cartes, seule Sonnet a survécu, spécialisé maintenant dans les périphériques Thunderbolt. Les autres ont disparu : Daystar Digital (devenu pour un temps fabricant de clones de Macintosh en 1995, avant de mettre la clé sous la porte en 1999), Radius (connu également pour ses écrans, outils de calibration et tuner TV, puis ses clones de Macintosh, racheté en 1998), ou MicroMac, dont le site web, toujours actif, n’a pas été mis à jour depuis l’an 2000 !




















































































Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple
Quel est le lien entre Apple et le DS-7 ?





































































































