Souvenir – Office 98
Et vous, avez-vous connu Office 98 sur Macintosh ? Quand Steve Jobs fait enterrer la hache de guerre avec Microsoft à l’été 1996, la marque à la pomme renonce à toutes les poursuites judiciaires relatives à ses brevets, et Microsoft s’engage à développer la suite Office pour Mac.
Le résultat ne se fait pas attendre : dès janvier 1998, un représentant de Microsoft monte sur la scène de la MacWorld Expo de San Francisco pour présenter Office 98. Sa présentation bluffante terminera sous les applaudissements. Apple, avec une gamme matérielle renouvelée et simplifiée, peut enfin communiquer au sujet des logiciels disponibles sur son système, un point faible jusqu’alors très décrié par ses concurrents.
Et même s’il ne s’agit en réalité que de la version « Mac » d’Office 97, c’est déjà une telle révolution pour ses clients qu’Apple ne se gêne pas pour retourner l’affaire à son avantage, et communiquer sur le fait que le Mac bénéficie d’Office 98 en avant-première : « it’s still not available on Windows » (il n’est toujours pas disponible pour Windows).
Souvenir – L’éjection de cartouches
Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…
Souvenir : Le MacCharlie
Et vous, avez-vous connu le MacCharlie ? Apparu en 1985, coûtant entre 1200 et 1800 dollars selon les options, cet étonnant produit proposé par Dayna Communications était vendu comme un complément du Macintosh original ou du Macintosh 512. Il s’agissait en fait d’un véritable PC équipé d’un processeur Intel 8088 à 4.77 Mhz, de 640 Ko de mémoire vive et d’un ou deux lecteurs de disquettes 5″1/4. Le fonctionnement de ce produit était assez simple : le Mac affichait l’écran du PC en plein écran ou dans une fenêtre (grâce au mode « Switcher » ou au « MultiFinder »), comme le ferait aujourd’hui un émulateur, tout en laissant l’accès aux accessoires du menu pomme comme la calculatrice ou le bloc-note.
Les logiciels PC étaient bien exécutés sur le MacCharlie, mais l’image de l’écran était transmise au Mac via le port Imprimante. Si le MacCharlie offrait le support du copier-coller de texte de DOS vers le Mac, les logiciels conçus pour la souris de Microsoft ne pouvaient pas reconnaître la souris du Mac, tout simplement car le MacCharlie était incapable d’interpréter des données graphiques : il se contentait de transférer au Mac les 25 lignes de 80 caractères d’un écran DOS classique. En revanche, le Mac bénéficiait du clavier étendu qui offrait notamment un pavé numérique, et pouvait utiliser la mémoire interne du MacCharlie comme « mémoire-tampon » pour l’imprimante ImageWriter, évitant à celle-ci de bloquer l’utilisation du Mac durant toute la durée de l’impression.
Dis papa, c’était comment les mises à jour, avant ?
Aujourd’hui, pour mettre à jour votre système d’exploitation, c’est facile : une visite sur l’App Store, un clic sur la dernière version du système, et l’ordinateur se charge de tout le reste. Le temps d’une grosse copie et d’un redémarrage un peu plus long que d’habitude, et le tour est joué.
Mais il y a 27 ans, le 13 mai 1991, quand Apple a commercialisé le Système 7, il en allait tout autrement. Le kit de mise à jour vers le système 7, c’était une boîte de deux bons kilogrammes, 12 disquettes et plus de 600 pages de documentation (Référence de Macintosh, Nouveautés du logiciel système 7, Guide d’installation, Guide des réseaux et Initiation à HyperCard). Et il n’était pas possible de faire autre chose pendant la mise à jour : il fallait rester devant l’écran pour introduire les disquettes l’une après l’autre !
Les trucs-avec-une-pomme-dessus d’eBay
À force de chercher des perles rares sur eBay, on finit toujours par croiser des trucs qui voudraient bien, mais qui n’en sont point.
Par exemple, il y a ces enceintes Kenwood-Apple ultra-rares. Tellement rares qu’en vrai, elles n’existent même pas. Pour 400 dollars, ça fait cher le décalcomanie sur des enceintes de 1995 qui s’échangent ailleurs pour une poignée de dollars…
On peut aussi croiser nombre de boîtes de rangement de disquettes, des modèles de premier prix simplement affublées d’un autocollant Apple… Comptez 22 dollars pour un modèle à grand autocollant ; ou 60 dollars pour un autre modèle à petit autocollant.
Pas mal aussi, ces deux présentoirs pour disquettes. Deux autocollants collés à la va-vite sur des boîtes lambda, et le tour est joué.
Dans un tout autre style, voici une lampe aux formes du logo Apple, dont le vendeur précise qu’elle peut faire office également de tirelire grâce à la fente située en haut. On espère que le circuit électrique est correctement isolé à l’intérieur… Le tout, pour 100 dollars tout de même.
On reste dans l’électroménager avec ce téléphone des années 70, un téléphone à cadran en bakélite noire, dont l’étiquette centrale a simplement été remplacée par un autocollant d’iPhone. Le vendeur a au moins l’honnêteté de le reconnaître dans l’annonce. L’idée est d’autant plus sympathique que le téléphone est originaire d’ex-URSS !
Dans la rubrique « La grande classe », on signalera cette cravate à plus de 110 euros, qu’il ne nous semble pas avoir croisée sur les catalogues officiels de la marque. La pomme n’y est même pas tout à fait conforme à l’originale !
On aime bien aussi ces tongs de la plus belle espèce, avec les logos en miroir. On imagine que la machine à découper la mousse était programmée pour découper automatiquement la chaussure droite symétriquement à celle de gauche… Et cela coûte plus de 200 euros !
En voici un autre exemple : le iHome, une mini-chaîne hi-fi, avec dock pour iPod. Le plus fort, c’est qu’elle s’appelle vraiment iHome ! Son fabricant existe toujours et propose toujours une gamme sous le même nom. Les logos Apple, eux, ne sont pas d’origine…
Et pour terminer, un faux-faux : alors qu’on pourrait penser que l’objet ci-dessous est un simple bloc-note hawaiien auquel on aurait ajouté un logo Apple prélevé sur un Macintosh, il semblerait qu’il s’agisse d’un souvenir d’une petite virée de l’équipe Apple II (Personal Computer Systems Division) à l’hôtel Waikiki Sheraton d’Honolulu en octobre 1983, en marge du grand congrès organisé par Steve Jobs pour présenter le Macintosh, comme le raconte ici David Fradin, qui pilotait le projet Apple III.
Qui a inventé le DogCow ?
Si vous êtes un amateur du Mac de la première heure, vous connaissez sûrement le DogCow, ce drôle d’animal à la fois chien et vache, que l’on retrouvait avant Mac OS X dans les dialogues d’impression. Toute une culture s’est développée autour de cette simple icône : nous aurons l’occasion d’en reparler.

On dit souvent, un peu rapidement, que c’est Susan Kare, la fameuse dessinatrice des icônes du Macintosh, qui en est la créatrice. Pourtant, ce n’est pas si simple. En réalité, Susan Kare a dessiné un chien pour les besoins de la police Cairo. C’était un chien tout simple, qui ressemblait bien à un chien. Puis quelqu’un voulut agrandir ce caractère, et cette légère modification ne permettait plus de savoir s’il s’agissait d’un chien ou d’une vache. Il faut dire qu’à l’époque, les polices de caractères n’étaient pas vectorielles : agrandir un caractère au-delà de sa taille normale ne faisait qu’étirer les pixels.

Ce quelqu’un, on en découvre l’identité dans la page des remerciements du livre « ResEdit Reference » : c’est Annette Wagner, responsable des fenêtres de réglages d’impression pour la future imprimante LaserWriter. Cherchant une manière de représenter aisément l’orientation des pages (portrait, paysage, inversé…), elle avait retenu cette icône et l’avait agrandie et modifiée pour être plus lisible.
Le terme de « DogCow » fut inventé par Scott Zimmerman. Cette icône fut ensuite baptisée Clarus par Mark Harlan. Pour la petite histoire, on notera que pour obtenir ce chien dans la police Cairo, il fallait taper la lettre « z » au clavier.
Source : la TechNote 31 sur web.archive.org ; Moof Museum ;
Publicité : Inside Apple et l’écran pour Apple II
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’octobre 1983, à nouveau parue dans la série des « Inside Apple », à la croisée de chemins entre information et publicité. À l’époque, Apple présentait fièrement le premier écran conçu pour l’Apple II, plus de six ans après la sortie de celui-ci ! Jusqu’alors, la marque laissait le choix à ses clients entre l’écran de l’Apple III (avec un support adapté) et tout moniteur ou télévision disponible dans le commerce. Cet écran CRT offrait un affichage en vert sur fond noir, toute une époque ! Et vous pouvez remarquer qu’on ne parlait pas de résolution en ce temps-là : la marque indiquait simplement un affichage en 80 colonnes de texte !
On retrouvait aussi dans cette publicité l’Apple Color Plotter, une imprimante unique en son genre dans l’histoire de la marque : pas de matrice de point, encore moins de laser ou de jet d’encre, mais des sortes de stylos déplacés à droite et à gauche sur une feuille se déplaçant elle-même de haut en bas (et inversement !). N’oubliez pas d’adhérer au nouveau programme AppleCare pour garantir tout cela !
Apple et Dell, la bataille rangée de 1997
Michael Dell, en 1997, est le patron d’une entreprise qui s’apprête à devenir le plus gros fabricant d’ordinateurs au monde. Âgé d’un peu plus de 30 ans, après avoir régné sur le monde de l’entreprise, il défriche depuis quelques mois le marché des particuliers, avec une technique inédite : la commande sur Internet, permettant de réaliser des machines sur mesure grâce à de nombreuses options de personnalisation.
Alors quand il parle, tout le monde se tait pour l’écouter. Comme ce 6 octobre 1997 en marge de l’ITxpo97 quand, interrogé sur ce qu’il ferait s’il était à la tête d’Apple, il recommande à Steve Jobs de fermer la boîte et de rendre l’argent aux actionnaires.
Dans le même temps, Steve Job vient de reprendre les rênes du constructeur informatique Apple, à deux doigts de la faillite. Il ne peut pas laisser impuni un tel affront. C’est donc sur scène, au cours de sa présentation du Power Macintosh G3 et de l’Apple Store, que Steve Jobs cible littéralement Michael Dell : « surveille tes arrières, mon pote, on arrive ! ».
Il faut dire qu’au cours des mois précédents, Apple venait de reprendre, de l’aveu même de Steve Jobs, les innovations défrichées par Michael Dell, notamment le Store en-ligne et l’assemblage à la commande (Build-to-order), qui avaient conduit Dell à la première place des fabricants de PC dans le monde.
Michael Dell reviendra bien plus tard sur cette petite phrase, à l’occasion d’une interview accordée en 2011 lors de la conférence Web 2.0 Summit. Sa phrase avait été mal interprétée, expliquera-t-il alors : « Le sens de ma réponse était que je suis le PDG de Dell, et je ne me vois pas être le patron d’une autre société, je ne suis pas un PDG en disponibilité, du coup, si vous me demandez ce que je ferai pour n’importe quelle autre entreprise, ce n’est pas franchement une chose à laquelle je pense ».
[Remarque : cet article est tiré de notre poisson d’avril, quand l’Aventure Apple devait être rebaptisé en Dell’Aventure]
La première pomme d’Apple
On dit souvent qu’Apple s’est dotée de son logo arc-en-ciel en 1977, pour le conserver jusqu’en 1998, où elle a commencé à le décliner en différentes nuances de couleurs et de textures.
Mais en réalité, il y a eu deux versions de la pomme arc-en-ciel. Si on y regarde de plus près, une légère modification dans la répartition des couleurs a été opérée vers 1980. Voyez par exemple ces deux pommes, celle de la Graphics Tablet et de l’Apple ][ europlus, tous deux commercialisés en 1979. La bande verte y est très réduite, car la bande jaune monte quasiment jusqu’à la feuille.
Dès 1980, l’Apple /// est doté du nouveau logo, avec la bande verte plus épaisse. Le logo s’en trouve tout de suite plus équilibré.
Le Pin’s Apple multicolore de Wyatt Mitchell
Avant-hier, Apple a présenté ses nouvelles offres de service : Apple Card, Apple News+ et Apple TV+. Mais le clou de la soirée n’était pas là : c’est Wyatt Mitchell, directeur du design des applications chez Apple, qui a créé la sensation avec une sorte de combinaison de travail blanche. De nombreux sites se sont fait l’écho de ce choix étonnant, comme Vanity Fair, ou GQ.
Mais visiblement, personne n’a remarqué le petit détail qui change tout : au revers de son col, Wyatt Mitchell arborait un Pin’s Apple de la grande époque, celui aux couleurs de l’arc-en-ciel, comme nous vous en avons déjà présenté quelques exemplaires de notre collection.
Le Keynote est désormais disponible sur YouTube. Vous pouvez admirer la présentation de Wyatt Mitchell à partir de 14:25.
La gamme Apple pour Noël 1995
Si vous aviez voulu vous acheter un Macintosh pour Noël 1995, quel modèle auriez-vous choisi ? Le petit Performa 630 avec 4 Mo de mémoire vive pour 7 990 francs TTC ? Ou bien « la Rolls », le Performa 5300 tout-en-un, équipé d’une carte TV et d’un modem, pour 20 890 francs ? Toute la gamme Performa était présentée dans ce magazine Apple News de novembre-décembre 1995. À l’époque, le PowerMacintosh 9500/120 s’affichait tout de même à 53 000 francs TTC…
Pour accompagner votre Macintosh, vous pouviez choisir quelques périphériques dans la large gamme d’Apple : un écran 14 pouces pour 2 490 francs, ou 17 pouces pour 5 420 francs ; l’appareil photo numérique QuickTake 150 pour 3 680 francs, ou encore une imprimante laser très haut de gamme pour 6 150 francs. Ou bien le modem-fax Apple Djinn, pour 2 160 francs.
1985 : Alps achète l’usine de souris d’Apple
Connaissez-vous Alps, cette société japonaise spécialisée dans l’équipement électronique de précision, les potentiomètres, les capteurs et interrupteurs, ou encore les surfaces tactiles ? Ce fabricant est encore aujourd’hui l’un des fournisseurs de pièces d’Apple, comme l’indique ce relevé de février 2018.
En août 1985, alors qu’Apple cherche à réduire ses coûts de production et à se concentrer sur la recherche et le développement, elle décide de se séparer de son usine en charge des claviers et souris pour le Macintosh et les Apple II. Elle vend donc son usine de Garden Grove (Californie) à Alps Electric USA, qui était déjà le fournisseur d’une partie des pièces assemblées dans cette usine. Alps Electric USA acquiert ainsi sa première usine sur le sol américain. Cette acquisition était estimée à l’époque à cinq millions de dollars. Un article de ComputerWorld aborde cette acquisition le 2 septembre 1985.
La boucle était ainsi bouclée : la division « Accessory Products Group » d’Apple, issue du rachat par celle-ci de l’entreprise « The Keyboard Company » dont nous avons déjà parlé ici, prenait à nouveau son indépendance pour redevenir un fournisseur parmi d’autres.
Liens : Le site de Alps ; Reference for Business ;
Les engrenages impossibles d’Apple
N’importe quel enfant à qui vous confiez quelques pièces de Lego Technic comprendra rapidement que dans un engrenage, deux roues dentées contigües tournent en sens inverse l’une de l’autre. Conséquence : si vous ajoutez une troisième roue au contact des deux premières, tout est coincé ! Alors pourquoi Apple s’entête-t-elle à utiliser ce type d’engrenage comme symbole de ses logiciels ? En 1996, c’est sa filiale Claris qui colle trois roues sur l’écran de démarrage et les manuels de ClarisWorks 4 :

On comprend bien l’idée, avec les différents modules du logiciel (dessin, traitement de texte, tableur…) qui se complètent les uns les autres. Mais ça ne marche pas. Dommage, car le logiciel lui-même était bien fichu et très agréable pour l’époque.

La marque ne fera d’ailleurs pas la même erreur avec sa suite iLife huit ans plus tard. Pour symboliser les liens qui unissent chaque logiciel aux autres, Apple utilisera la métaphore du puzzle à deux reprises.

En 1999, MacOS X Server, premier du nom, enfonçait le clou, avec ce « S » stylisé qui compte pas moins de huit roues superflues ! On imagine bien que l’idée était de représenter toutes les fonctions de ce système composé de dizaines de modules issus du monde libre, mais le résultat était surtout que rien ne pouvait tourner !
Allez, sérieusement, c’est quand-même pas compliqué de photographier un engrenage qui marche bien. Et qui renvoie une impression de robustesse indiscutable, pour le coup. Les puristes remarqueront qu’il manque quand-même l’axe de rotation (la boîte est en vente sur eBay, si vous voulez nous l’offrir).

Et vous, avez-vous remarqué d’autres utilisations de ce type d’engrenage dans des visuels d’Apple ? Dites-le nous dans les réactions, nous pourrons compléter cet inventaire.
Comprendre les préférences de Mac OS 9 et MacOS X
À l’occasion de l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Après l’article sur les bureaux et les Desktop Folders, et celui sur les menus publiés ce matin, voici un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la gestion des Préférences Système.
Une chose est sûre : la réorganisation des réglages dans MacOS X en a déboussolé plus d’un ! Les Tableaux de Bord ont disparu, laissant la place aux Préférences Système, le Sélecteur d’imprimantes et de réseaux n’est plus, et même la Barre des réglages, popularisée à l’origine sur les PowerBooks, n’a pas été retenue dans le casting du nouveau système.
Un certain nombre d’anciens Tableaux de Bord ont été réécrits presque à l’identique pour figurer dans les Préférences Système : c’est le cas de Souris, Date et Heure, Moniteurs, Economiseur d’énergie, ou encore Démarrage. Mis à part quelques modifications plus esthétiques que structurelles, les réflexes reviennent vite !
Parmi les disparitions notables, on note celle du Sélecteur. Pour retrouver les options qu’il proposait, il faut passer à la fois par le Centre d’impression (accessible par le menu « Liste des imprimantes » dans chaque dialogue d’impression), et par le menu « Se connecter à un serveur », dans le Finder. De la même façon, les options du Tableau de Bord « Apparence » se retrouvent réparties dans les Panneaux de préférences suivants : Fond d’écran, Général, et Son.
D’autres Tableaux de bord ont, au contraire, été fusionnés : ainsi, Partage Web et Partage de Fichiers sont réunis dans le panneau « Partage », Modem, Remote Acces et TCP/IP dans « Réseau », ou encore Nombres et Frappe Clavier dans International.
Une fois les habitudes reprises, on oublie rapidement les anciens réflexes, et l’on peut découvrir avec une certaine délectation la bonne idée des programmeurs d’Apple, qui ont ajouté à la plupart des Panneaux de Préférences une case à cocher du type « Afficher dans la barre des menus », qui permet d’ajouter à droite de celle-ci une petite icône qui donne accès à la plupart des réglages correspondants. Voilà de quoi remplacer la Barre des réglages de MacOS 9 !
Et pour retrouver un semblant de menu « Tableau de bord » donnant directement accès à toutes les préférences, pensez au freeware PrefLing : il ajoute à l’icône des Préférences Système, dans le Dock, un menu déroulant reprenant la liste des panneaux.
Le HomePod et l’iSub de Harman Kardon
Chez l’Aventure Apple, nous adorons organiser des rencontres qui font voyager dans le temps. Nous avons fait se rencontrer des souris, des claviers, des télécommandes, des haut-parleurs… Aujourd’hui, c’est à nouveau au tour du HomePod, qui prend la pose aux côtés du iSub fabriqué par Harman Kardon pour Apple en 2000.
L’iSub était un caisson de basse venant enrichir le spectre musical du Macintosh : il ne remplaçait pas les haut-parleurs internes, mais les complétait. Une astuce gérée par Mac OS à partir de la version 9.0.4, et dont le support a rapidement été abandonné par Apple…
L’iSub est aussi un objet d’art à part entière, à tel point qu’il a trouvé sa place au Musée d’Art Moderne de New-York, le MoMA.
Petit détail tout à fait en phase avec l’époque toute en transparence : on voyait même l’intérieur de l’adaptateur secteur de l’iSub…
Publicité : Macintosh et Lotus Jazz
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, c’est une double-page de 1985 que nous exhumons. Elle vante les mérites du tout nouveau logiciel Jazz, développé par Lotus spécifiquement pour le Macintosh 512 Ko. Grâce à cette quantité impressionnante de mémoire vive, il devenait possible de faire plusieurs choses au sein d’un même logiciel : tableur, grapheur, gestionnaire de fichiers, traitement de texte, et programme de communication : bref, c’était un peu comme Claris Works avant l’heure!
Nos lecteurs les plus attentifs se souviendront qu’Apple avait teasé le lancement de ce logiciel quelques mois auparavant, dans sa brochure présentant le Macintosh 512 à ses revendeurs. Elle précisait alors que Lotus travaillait sur un logiciel fantastique, en phase de test, dont elle ne pouvait rien dire, à part qu’il serait réservé au Macintosh 512K !
Publicité : le PowerBook G3, prédateur de Pentium
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité très inhabituelle, publiée en 1998 par Apple France. Inhabituelle, car les publicités comparatives étaient autorisées seulement depuis une loi de juillet 1993, et les marques étaient encore prudentes avec ce concept très encadré. On y voyait le nouveau PowerBook Série G3 affichant un requin, toutes dents dehors, sous le texte « Prédateur de Pentium ». Dans le texte qui l’accompagnait, on apprenait que « seuls les plus rapides ne se feront jamais dévorer par la concurrence. C’est pour cela que le nouveau Macintosh PowerBook Série G3 est le portable le plus rapide au monde ». Respectant scrupuleusement les conditions de la loi de 1993, Apple précisait ensuite les caractéristiques essentielles, significatives, pertinentes et vérifiables de biens ou services de même nature et disponibles sur le marché : « la performance (du processeur PowerPC G3) est trois fois plus rapide que celle d’un processeur de portable PC », selon le test BYTEmark « Integer Test ».
Malheureusement, nous n’avons plus cette publicité originale, mais seulement une mauvaise photocopie. Peut-être qu’un lecteur pourra nous en faire parvenir une meilleure reproduction ? Par ailleurs, le Journal du Lapin a raconté il y a quelques mois l’histoire de la photographie du requin, dont le photographe Carl Roessler avait cédé les droits à Apple pour un an, et qui a depuis fait le tour du monde.
D’autres autocollants Apple
Dans la collection de l’Aventure Apple, nous disposons d’une petite planche d’autocollants Apple, dont nous ignorons l’origine exacte. Le site d’enchères de Yahoo Japon en propose un autre exemplaire actuellement, accompagné d’une autre planche de petits autocollants, parmi lesquels des logos Apple colorés, mais aussi le logo MacOS et l’icône du Macintosh souriant.

Et puisque l’on parle de petits autocollants, vous pouvez aussi trouver sur eBay une planche d’autocollants sur laquelle les logos Apple sont marqués du nombre 16. Il s’agit d’autocollants destinés à distinguer les disquettes formatées par les premiers lecteurs Disk II d’Apple (1978), limitées à 13 secteurs de 256 octets par piste, et celles enregistrées avec les générations produites à partir de 1980, montant à 16 secteurs par piste (une piste correspond à un tour complet de la disquette). Grâce à cette innovation, rendue possible par une simple évolution du système d’exploitation et à une mise à jour de la ROM pilotant le lecteur, une disquette 5″1/4 passait de 113,75 à 140 Ko. Elle devenait évidemment incompatible avec la première génération de lecteurs, d’où l’intérêt de cet autocollant.

Liens : le site de Fabrice Montupet ; Wikipedia ; Google Books
Une batterie bien entretenue dure un an
Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :
Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !
Bon anniversaire les dernières StyleWriter !
Il y a des anniversaires qu’on ne pense jamais à souhaiter, trop accaparés que nous sommes à nous souvenir des modèles emblématiques et médiatiques. Alors pour une fois, nous allons mettre à l’honneur trois imprimantes habituellement dans l’ombre : les Color StyleWriter 4100, 4500 et 6500. Présentées le 16 juin 1997, elles seront les dernières représentantes de la gamme d’imprimantes à jet d’encre chez Apple. Quelques mois plus tard, ces modèles passeront à la trappe avec la plupart des autres accessoires, permettant à Apple de se concentrer sur une petite poignée de produits (parmi lesquels une imprimante laser).
Le petit modèle permettait d’imprimer 4 pages par minute en noir ou 1,5 pages par minute en couleurs en 600 points par pouces ; le modèle intermédiaire montait à 5/1,7 ; et le haut-de-gamme à 8/4. Pour tout savoir à leur sujet, vous pouvez vous référer aux fiches techniques, qui sont toujours disponibles sur le site d’Apple, pour les trois modèles 4100, 4500 et 6500.
Grâce au site d’Apple Canada, qui a dû échapper à quelques coups de balais, on peut encore lire le communiqué de presse annonçant la sortie de ces modèles. Comme l’indique le communiqué de presse, ces trois modèles étaient « le fruit d’un récent contrat de licence OEM passé avec Hewlett-Packard (HP), premier constructeur d’imprimantes à jet d’encre de l’industrie », autrement dit, ce n’était rien d’autres que des Deskjet, avec une nouvelle étiquette et un nouveau carton…
HP Deskjet 690C – en vente ici pour 10 £
Bon anniversaire le PowerMacintosh G3 bleu !
Le 5 janvier 1999, durant la MacWorld Expo de San Francisco, Apple lançait « une nouvelle gamme de Power Macintosh G3 réinventés », comme on pouvait le lire dans le communiqué de presse.
Un processeur PowerPC G3 de 300 à 400 Mhz, une carte graphique ATI Rage 128, une connexion Ethernet 10/100 Base-T, deux connexions USB, un port FireWire 400, le tout « logé dans une mini-tour translucide frappante dotée d’une porte révolutionnaire facilitant son accès et son expansion ».
« Le Power Macintosh G3 original était dur à battre mais nous l’avons fait avec une nouvelle gamme qui écrase la concurrence par sa puissance brute, sa performance avec les graphiques et sa conception industrielle » déclarait Steve Jobs, chef de la direction d’Apple par intérim. « Le nouveau Power Macintosh G3 monte la barre des attentes que les gens devraient avoir à l’égard d’un ordinateur personnel ».
Nous, ce qu’on adore, ce sont les détails de son design, très représentatif de cette époque inoubliable de la marque à la pomme. On ne s’en lasse pas !
Pourquoi le Lisa coûte-t-il si cher ?
On a tous entendu parler de ces « Apple-1 » qui s’arrachent à prix d’or aux enchères : 905.000 dollars en 2014, 815.000 dollars en 2016, ou « seulement » 110.000 euros en 2017. Avec moins de 200 unités produites, dont une soixantaine aujourd’hui recensés dans le monde, et seulement quelques unités en état de marche, ce modèle mythique attire en effet musées et collectionneurs fortunés.
Mais comment expliquer que le prix des « Lisa-1 » (en réalité, des Lisa tout court) s’envole également ? En mars dernier, un exemplaire s’est vendu pour 55.300 dollars sur eBay, alors que les modèles suivants plafonnent à une fraction de ce prix.

Tout simplement parce qu’on ne trouve presque plus aujourd’hui de Lisa original dans la nature. Lors de la sortie du Lisa 2, Apple proposa de « mettre à jour » gratuitement les Lisa d’origine, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Il faut dire qu’il fallait bien ça pour éviter la colère des utilisateurs, qui avaient payé leur Lisa près de 10.000 dollars avant que le nouveau modèle ne soit proposé pour la moitié de ce prix. Autant dire qu’il fallait être un peu fou, ou très distrait, pour passer à côté de l’aubaine. Le coup de grâce fut donné en 1986 : chaque propriétaire de Lisa fut invité à échanger sa machine contre un Macintosh Plus équipé d’un disque dur externe de 20 Mo, moyennant une participation de 1500 dollars. Et voilà pourquoi le Lisa d’origine est devenu introuvable.
Au passage, savez-vous pourquoi le disque dur ProFile vendu avec plusieurs modèles de Lisa n’avait ni la couleur, ni le design, ni même la largeur du Lisa ? Tout simplement parce qu’il avait été conçu en 1981 pour l’Apple III, avec lequel il s’accordait parfaitement.
Bon anniversaire, les Performa 200, 400 et 600 !
Le 14 septembre 1992, Apple lançait sa nouvelle gamme Performa, destinée au marché familial et éducatif, et vendus par les réseaux de grande distribution. Les ordinateurs ainsi dénommés (issus des gammes Quadra, Centris, LC ou Power Macintosh) disposaient de logiciels pré-installés et étaient souvent vendus prêts à l’emploi avec un écran.
Les premiers représentants de cette nouvelle sous-espèce étaient les Performas 200 (identique au Classic II), 400 (LC II) et 600 (Macintosh IIvx). Nous en avons dernièrement retrouvé la première brochure publicitaire.
Une publicité française pour Claris MacWrite II
Nous avons déjà parlé de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels, dans plusieurs articles de ce blog. Dans un exemplaire d’Apple le Magazine datant de mai 1990, nous avons retrouvé cette publicité dans laquelle la marque présente MacWrite II, le successeur de l’un des logiciels phares du premier Macintosh. Au programme : vérificateur orthographique, en-tête, colonnes, couleur… bref, le logiciel le plus abordable et le plus intuitif jamais proposé pour Macintosh.
Un Lisa original sur eBay !
C’est suffisamment rare pour être signalé : il y a un Lisa, premier du nom, en vente sur eBay. Bon, à 65.000 dollars, il n’est pas donné, mais nous vous avons déjà expliqué pourquoi le Lisa coûte si cher.

Celui-ci est en parfait état de marche d’après son propriétaire. On voit d’ailleurs une photo de l’écran allumé : les habitués du Macintosh noteront les différences flagrantes entre ce Lisa OS de 1983 et le système du Macintosh, présenté l’année suivante.

Ses deux lecteurs de disquettes sont, comme il se doit, des modèles Twiggy spécifiques à cette machine. Ce Lisa dispose d’un disque dur ProFile 5 Mo, prévu à l’origine pour accompagner l’Apple ///.
Petite coquetterie, le clavier du Lisa est accompagné de fiches didactiques présentant le clavier et le système. Ces fiches se glissent sous le clavier pour être toujours accessibles.

Le propriétaire, qui a l’air de s’y connaître un peu, précise que les résistances R41 et R47 sont présentes, signe que ce Lisa n’a pas été mis à jour en version 2, puisqu’il fallait pour cela couper ces deux résistances, en parallèle à un remplacement de la ROM, qui passait de la version 40 à la version 88 pour prendre en compte le lecteur 3,5 pouces Sony.

Si vous pensez que ce prix est un peu élevé pour un ordinateur qui tourne à 5 Mhz, sachez qu’un de ses congénères s’est vendu aux enchères en mars dernier pour 55.300 dollars…
Publicité : un arbre de Noël
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…
Souvenir – ClarisWorks (votez !)
Et vous, avez-vous connu la grande époque où ClarisWorks justifiait presque, à lui seul, l’achat d’un Macintosh ?
Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la naissance de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels. Si elle avait assuré dès 1987 la commercialisation de quelques logiciels rapidement passés de mode, comme MacPaint ou MacWrite, sa renommée était plutôt venue du logiciel intégré ClarisWorks, à la fois traitement de texte, tableur, logiciel de dessin et de base de données, sorti à la fin de l’année 1991.
À sa période la plus faste, ClarisWorks comptait environ vingt millions d’utilisateurs. Plus simple et mieux conçu que la suite Microsoft Works, il étonnait par l’intégration de ses différents outils : il était possible d’insérer du texte dans le module de dessin, un tableur dans le module de texte… Cette domination ne dura cependant pas bien longtemps. Dès le milieu des années 1990, Word reprit l’avantage dans le domaine des traitements de texte, avec ses outils de correction d’orthographe puis de grammaire, et ses fonctions professionnelles de mise en page, telles les notes de bas de page ou la création de sommaire. Office 98 emportera sur son passage la dernière version de ClarisWorks, rebaptisée AppleWorks 6.0, présentée sans grande nouveauté, vaguement adaptée pour Mac OS X, et discrètement supprimée du DVD d’installation du système en 2006.
Pour en savoir encore plus, rendez-vous sur cette page présentant le passionnant témoignage de Bob Hearn, un vétéran de Claris resté jusqu’à la réabsorption de la filiale par la maison-mère. Et si AppleWorks vous manque et que vous disposez d’un Mac un peu ancien, vous pouvez toujours l’acheter sur eBay !
Publicité – Abracadabra…
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1990 pour le Macintosh LC et son prix de 14 200 francs (hors taxes…), pour un modèle avec 2 Mo de mémoire vive, 40 Mo de disque dur SCSI, et un moniteur 12 pouces. Un prix qui tient un peu de la magie, mais surtout de la haute technologie !
Liberté, puissance, simplicité et humanité
Une petite publicité croisée dans un exemplaire de la revue MacWorld datant de décembre 1991. « Nous avons demandé aux gens ce qu’ils attendaient de la prochaine génération de technologies Apple. Ils n’ont exprimé que quatre modestes demandes ».
La liberté : PowerBook, son grand écran lumineux, sa connexion AppleTalk Remote Access, son clavier plein format, son design innovant, sa compatibilité et son lecteur de disquettes SuperDrive.
La puissance : Macintosh Quadra, son processeur 68040 avec coprocesseur mathématique, ses capacités d’extension, sa connexion Ethernet, son verrouillage par clé, sa vidéo 24-bit…
La simplicité : une gamme de périphériques, imprimantes et scanner, qui mettent les photos, les illustrations, et la qualité de l’image laser à la portée de chacun.
Et l’humanité : le Macintosh Classic II, deux fois plus puissant que son prédécesseur pour une poignée de dollars supplémentaires, avec son Système 7, ses milliers de logiciels, sa mémoire extensible à 10 Mo, son disque dur de 80 Mo, son processeur 68030, son lecteur de disquettes compatible MS-DOS, Apple II et OS/2, et son grand clavier. The power to be your best.
AirMac ou AirPort ?
Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du Lapin : I-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.


Adapter son Macintosh à un handicap
Vous peinez à vous servir votre Macintosh en raison de la petite taille des informations s’affichant à l’écran ou de vos difficultés à utiliser le clavier ? Voici quelques astuces pour que votre Macintosh sous Mac OS 8 ou Mac OS 9 s’adapte à votre utilisation.
Commençons par l’écran : les techniques pour améliorer sa lisibilité sont nombreuses. Pensez tout d’abord à réduire le nombre de pixels affichés, en choisissant la résolution minimale (généralement, 640 pixels fois 480). En réduisant le nombre de pixels affichés sur une même surface, vous augmentez leur taille, c’est logique ! Pensez également à modifier la taille des polices du Finder et des menus (dans le Tableau de bord Apparence). Optez pour des polices lisibles (Chicago, Charcoal, Geneva) et évitez les polices fantaisistes ! Pour améliorer la visibilité des icones, pensez à choisir un fond d’écran uni et de couleur claire.
Si cela ne suffit pas, Apple a prévu un outil très performant : il s’agit du tableau de bord “CloseView”, disponible sur tous les CD et disquettes d’installation du système depuis 1984. Ce tableau de bord permet d’agrandir une partie de l’écran, à la manière d’une loupe, avec un grossissement de 2 à 16 fois ! Pour améliorer encore la lecture, il est possible d’afficher l’écran en négatif : le texte apparaît ainsi blanc sur fond noir. Pour installer ce Tableau de bord, il suffit de le glisser depuis le CD fourni avec la machine vers le dossier système. Dès le redémarrage, il est possible de l’activer.
Après l’écran, il est temps de passer au clavier et à la souris. Là aussi, quelques astuces peuvent vous simplifier la vie : par exemple, imprimez une liste des raccourcis-claviers de vos applications, pour ne plus devoir utiliser la souris. Il est plus simple de taper Pomme-W que de chercher le sous-menu “Fermer” ! Utilisez également les touches de fonction, pour lancer des applications sans devoir aller les chercher au fond de votre disque dur… Pensez aussi à la présentation par boutons qui vous évite d’utiliser le double-clic.
Une nouvelle fois, Apple a même pensé à ceux qui auraient du mal à utiliser le clavier, et notamment à appuyer sur plusieurs touches à la fois. Sur le CD ou les disquettes d’installation de votre ordinateur, vous trouverez un autre Tableau de bord, appelé “Options d’accès”. Grâce à ce petit outil, vous pouvez paramétrer le fonctionnement des touches spéciales (Pomme, Option, Majuscule). Ainsi, au lieu de devoir appuyer en même temps sur Pomme et “O” pour ouvrir un fichier, il suffit de taper une fois sur Pomme, puis d’appuyer sur la touche O ! Le tableau de bord permet également de remplacer la souris par le clavier numérique (on déplace avec les 8 touches encadrant le 5 et on clique avec cette dernière touche). Enfin, il est possible d’obliger l’ordinateur à ne reconnaître que les touches maintenues appuyées suffisamment longtemps (cela permet d’éviter qu’une frappe involontaire soit prise en compte).
Les Macs de Baby Blues
Dans l’excellente bande dessinée Bébé Blues (en version originale Baby Blues) de Rick Kirkman et Jerry Scott, il n’y a pas que les enfants qui grandissent au fil des pages. Le père de famille, Darryl MacPherson, dispose depuis toujours d’un Mac à son travail. Comme la BD suit les personnages depuis 1990, le dessinateur s’est adapté au fil du temps, passant d’un bon vieux Classic dans les années 90, à un iMac G3 dans les années 2000, puis à un iMac à écran plat.
[edit] On cherchait le modèle manquant, l’emblématique iMac Tournesol. On a fini par le découvrir en page 113 du 21ème opus de la série. C’est l’ordinateur de la maison des MacPherson.

Le Macintosh IIfx, mère de l’invention
« La nécessité est la mère de l’invention », écrivait le philosophe grec Platon dans La République. Une idée reprise par Apple pour ce poster double-face vendu chez Drouot l’été dernier. D’un côté, on y voyait la carte-mère du Macintosh IIfx, le plus puissant de la gamme à sa sortie en mars 1990. De l’autre côté, on y découvrait en détail ce qui permettait d’atteindre cette puissance nécessitant de débourser entre 9000 et 12000 dollars de l’époque pour l’acquérir : six ports NuBus internes, un port PDS avec accès direct au bus système, un contrôleur DMA avec accès direct au port SCSI pour décharger le processeur de la gestion bas-niveau des entrées-sorties, un processeur 68030 à 40 MHz et son coprocesseur 68882, jusqu’à 128 Mo de mémoire vive DRAM, 512 Ko de ROM 32-bit, et même 32 Ko de cache de mémoire vive ultra-rapide.
Publicité : Windows, pas plus simple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».
S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.
La première borne AirPort en France
Et vous, aviez-vous acheté la première borne AirPort d’Apple, commercialisée en 1999 avec le premier iBook ? À l’époque, la norme Wi-Fi IEEE 802.11b était encore confidentielle, et les produits qui l’utilisaient étaient soumis à déclaration et/ou autorisation auprès de l’Autorité de Régulations des Télécommunications (devenue en 2005 l’ARCEP). Cette obligation était rappelée par Apple au moyen d’une étiquette apposée sur le carton.
En pratique, il fallait donc s’adresser à l’ART au moyen d’un formulaire, qui ne valait que pour un lieu précis ! La réponse pouvait être transmise par fax, à l’issue d’un délai de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’ART avait d’ailleurs autorisé tacitement, dès octobre 1999, l’usage malgré une absence de réponse de sa part, dans les villes de plus de 50.000 habitants, et soumettait les autres demandes aux Ministère de la Défense, s’agissant d’une bande de fréquences habituellement utilisée par les militaires.
Cette obligation (peu suivie en pratique) durera finalement peu de temps, puisqu’elle sera levée dès le 12 juillet 2000, sous la pression des professionnels utilisant la norme Bluetooth, qui commençait à pointer son nez sur la même bande de fréquences.
Pour en savoir plus : un article du Monde de 2000 sur la concurrence des réseaux civils et militaires ; un article de ZDNet de 2000 sur la libération de la bande des 2,4 Ghz.
Les slogans abandonnés par Apple
Vous connaissez forcément le slogan « Think Different » adopté par Apple de 1997 à 2002. Vous connaissez peut-être aussi « Give your dreams a chance » utilisé juste avant. Mais savez-vous qu’Apple a également déposé de nombreux autres slogans au fil du temps, parfois sans même les utiliser ?
Ainsi, l’office américain des brevets a conservé les traces de quelques idées de la marque. En août 1996, à l’époque des Performa 5400 et 6400, Apple dépose « You, a Mac, the World », littéralement « Vous, un Mac, le Monde ». C’était l’époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux système Pink puis Copland, et voyant sa part de marcher reculer face au rouleau-compresseur Windows 95 de Microsoft. Le slogan ne sera utilisé que sur une publicité et pour quelques accessoires vestimentaires, comme des t-shirts et des badges, avec des petits dessins rappelant la simplicité du logo Picasso associé au Macintosh. Apple abandonnera ses droits sur la marque dès l’année suivante.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la boîte de Mac OS 8.5. Vous, un Mac, le Monde, tout y est sur cette grosse boîte cartonnée qui nous rappelle qu’avant de télécharger gratuitement les systèmes d’Apple sur Internet, on allait les acheter dans les rayons de la Fnac…
Dans le même temps, elle dépose le slogan « Expect the impossible », Attendez-vous à l’impossible, qu’elle ne conservera que cinq mois dans son escarcelle. Il n’était destiné qu’à accompagner la sortie du film Mission Impossible, le premier de la série. Là encore, on n’en trouve trace que sur des t-shirts distribués par la marque en 1996.

Si on remonte dans le temps, on peut trouver un slogan dédié au Macintosh : « Wheels for the mind », qu’on traduirait par « De l’énergie pour l’esprit », sans pouvoir rendre la finesse de la version originale, où wheel ne désigne pas seulement la roue, mais aussi le gouvernail, les pirouettes, et même une forme conjuguée des verbes diriger ou pousser. Celui-là, Apple s’y est accroché plus longtemps, de 1986 à 2007 pour être précis, bien qu’on n’en trouve de trace officielle qu’au tout début de la période, dans le cadre du programme universitaire de la marque, comme sur cette brochure éditée par l’université de Boston en 1987. Il était lui aussi accompagné d’un logo dans le style du logo Picasso du Macintosh.

De 1998 à 2012, Wheels for the Mind a été réutilisé par l’AUC, le consortium universitaire d’Apple Australie comme titre de son journal. Depuis, la marque s’est séparée de ce consortium qui a poursuivi son activité sous forme associative.
Bon anniversaire Mac OS 8 !
Le 26 juillet 1997, Apple présentait la principale mise à jour de son système d’exploitation, après six années passées sous le Système 7. On l’a un peu oublié, mais Mac OS 8 révolutionnait véritablement l’interface du système d’Apple, ce qui était nécessaire face à la déferlante de Microsoft Windows 95. Dans MacOS 8, on retrouvait beaucoup des technologies qui avaient été espérées pour Copland, notamment l’interface Platinum et ses menus contextuels… mais pas la mémoire protégée ni le multitâche préemptif.
Pour plus de détails, voici une brochure de l’époque, éditée par Claris !
Apple vendra 1,2 millions d’exemplaires de son système d’exploitation en deux semaines, le meilleur démarrage de tous les temps pour la marque. Pour comparer, Microsoft avait écoulé un million de copies de Windows 95 en quatre jours seulement.
Source : Wikipedia
Bon anniversaire le Système 7 !
Le 13 mai 1991, Apple a commercialisé le Système 7. Plus de trois ans après le Système 6, et sept ans après la commercialisation du premier Macintosh, Apple a revu en profondeur son interface, pour tirer profit des écrans en couleurs qui commençaient à se généraliser dans la gamme. Elle a également intégré quelques technologies comme l’adressage mémoire 32-bits ou la mémoire virtuelle, et bien évidemment le multitâche coopératif, qui permettait enfin de lancer plusieurs logiciels en même temps, même si beaucoup d’opérations restaient « bloquantes » pour l’interface, comme la copie de fichiers.

Parmi les autres nouveautés du système 7, on trouvait les alias (des raccourcis pointant vers un fichier), AppleScript, le dossier « Extensions », les Tableaux de Bord gérés sous forme de fichiers indépendants, la gestion des polices vectorielles TrueType, ou le menu Pomme personnalisable.
Le Système 7 est resté le système d’exploitation d’Apple lors du passage au processeur PowerPC, et a pris le nom de MacOS avec sa version 7.6. Puis il a laissé sa place en juillet 1997 à MacOS 8, qui aurait pu s’appeler MacOS 7.7 mais changea de nom en grande partie pour des raisons légales, afin de mettre fin au contrat qui liait Apple et les cloneurs de Macintosh.
Comprendre les menus de Mac OS 9 et MacOS X
À l’occasion de l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Après l’article sur les bureaux et les Desktop Folders de ce matin, voici un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la réorganisation de la barre des menus lors de la transition entre les deux systèmes.
Parmi les chantiers de MacOS X, se trouvait en bonne place la volonté des designers de remettre de l’ordre dans la barre des menus. Au fil des mises à jour du système, celle-ci était devenue un vaste fouillis, où les commandes se succédaient sans réelle logique.
Les programmeurs sont alors partis d’une idée simple : plus on s’éloigne du Menu Pomme, tout à gauche, et plus les commandes se spécialisent. En effet, le menu Pomme est commun à toutes les applications : on n’y trouve même plus le traditionnel « A propos de cette application », remplacé par un unique « A propos de ce Mac ». En dessous, se trouvent les commandes concernant l’ordinateur : les Préférences système, les réglages de dock, de réseau, et les commandes d’extinction, de redémarrage ou de session.
Le menu « A propos de cette application » est assez logiquement déplacé dans le menu suivant, qui porte le nom de l’application. Là, se trouvent aussi les commandes de masquage, les Préférences de l’application, et la commande Quitter. À noter que dans le Finder, c’est ici que se trouve désormais la commande « Vider la corbeille », puisque le menu « Spécial » de MacOS 9 a été supprimé.
Les menus Fichier et Edition, indéboulonnables, se trouvent toujours à leur place, mais ont respectivement perdu les commandes « Quitter » et « Préférences », comme indiqué ci-dessus. Les éditeurs ont généralisé la mise en mémoire des derniers documents ouverts, dans le menu « Fichier », sous le titre « Ouvrir récent ».
Enfin, se trouvent tous les autres menus, laissés à la charge des éditeurs. Là aussi, la plupart se sont adaptés à MacOS X en ajoutant un menu « Fenêtres » qui permet de naviguer parmi celles-ci, de les envoyer dans le dock ou de ramener toutes les fenêtres de l’application active au premier plan, ce qui se faisait automatiquement sous MacOS 9.
Les autres anniversaires du jour
Le 10 février, ce n’est pas seulement l’anniversaire du Macintosh Color Classic et de son étrange résolution. C’est aussi l’anniversaire du LC III, présenté le 10 février 1993. Selon les pays et le type de clientèle, on pouvait le trouver sous le nom de LCIII ou de Performa 450. Il était équipé d’un processeur Motorola 68030 à 25 Mhz. Comme les autres LC, il est aisément reconnaissable à son format « boîte à pizza ».
Il évoluera quelques mois plus tard en LC III+ ou Performa 460 (avec des variantes 466 et 467), avec notamment un processeur plus rapide, passant de 25 à 33 Mhz. Il sera remplacé en février 1994 par le LC 475 / Performa 475. Plusieurs modèles parmi ceux-ci connaîtront une légère évolution de design, adoptant le lecteur de disquettes plus enfoncé dans le boîtier.
On fête encore aujourd’hui l’anniversaire des Centris 610 et 650, du PowerBook 165c (1993), du Quadra 800 (1994), de quelques LaserWriter, sans oublier différents modèles de Xserve (2004 et 2008).
Les images d’exemples de la première bêta de QuickTime
On poursuit notre exploration des CD distribués avec les premières versions de développement de QuickTime. Aujourd’hui, on explore les images d’exemple fournies avec la première beta du logiciel, en 1991. Des images « non compressées », d’après le titre du dossier qui les contient…
Évidemment, à une époque où Apple disposait encore de quelques ordinateurs en noir et blanc dans son catalogue, et où les écrans des clients les plus fortunés ne dépassaient guère les 640 x 480 pixels, il ne faut pas s’attendre ni au HDR, ni à la HD…
Quant aux images compressées contenues dans un autre dossier, Big Sur est en plein brouillard et n’y voit plus rien, y compris dans des fichiers siglés « JPEG ». Leur ajouter l’extension correspondante (ou l’extension .pict) n’y change rien. Et GraphicConverter lui-même, pourtant expert dans l’ouverture de vieux fichiers, ne fait pas mieux.
Histoire d’y voir plus clair, on a réinstallé Mac OS 10.7 « Lion », la version de 2011, ce qui nous a permis de constater que les anciennes versions du système n’avaient aucun souci pour afficher ces images, dont Aperçu nous informe qu’il s’agit de fichiers au format QuickDraw.
Publicité : Apprendre, créer, communiquer, oser
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici les Performa familiaux de 1996, dans les trois configurations préparées par Apple : un Studio de Création, un Macintosh de la famille, et un Bureau à domicile. Autrement dit, les Power Macs 5400 et 6400 dans différentes configurations. La semaine dernière, c’était le Power Macintosh 8600 qui devenait « Web Authoring Studio » grâce au même artifice.
Quand le succès du Mac déteignait sur le Lisa
Août 1984. Le Macintosh est commercialisé depuis le début de l’année, et cohabite au catalogue d’Apple avec le Lisa, l’Apple IIc et l’Apple IIe. En revanche, l’Apple /// vient juste d’être éjecté pour faire un peu de place sur les étagères. C’est le moment que choisit la revue InfoWorld pour publier un article très instructif intitulé « Le succès du Mac déteint sur le Lisa ». Et voici ce que disait cet article.
En 1983, Le Lisa était un vrai problème pour Apple. Coûtant 10.000 dollars, utilisant des disquettes spécifiques, il ne se vendait pas bien. Quasiment un échec. Et puis le Macintosh est arrivé en janvier 1984, pour 2.500 dollars, avec une lecteur de disquettes Sony standard, et Apple en a profité pour revoir le Lisa et lui offrir le même lecteur, pour un prix largement réduit, sous le nom de Lisa 2. Pour Apple, le Macintosh est un peu comme une Volkswagen, tandis que le Lisa est une Porsche. Ou un « Big Mac ». Et les clients apprécient : le Lisa 2 est en rupture de stock dans certaines boutiques, notamment le modèle équipé d’un disque dur interne de 10 Mo.
Le Lisa 2 est accompagné par les logiciels de la suite « Lisa 7/7 » : Lisa Write, Lisa Draw, Lisa List, Lisa Project, Lisa Graph, Lisa Calc et Lisa Terminal. Le tout pour 695 dollars, beaucoup moins cher que la suite Lisa Office System qu’elle remplace. Le copier-coller y est largement généralisé entre les logiciels, contrairement à son prédécesseur, et Lisa Write dispose maintenant d’un correcteur d’orthographe. Mieux : Lisa 7/7 est capable d’imprimer sur une imprimante en couleurs, malgré son écran en noir et blanc : la couleur de chaque élément est choisie dans un nouveau menu dédié.
Mais la sortie de Lisa 7/7 marque aussi, chez Apple, la fin du développement dédié au Lisa. Tout porte à croire que le Lisa va se rapprocher du Macintosh, notamment grâce au programme MacWorks qui transforme le Lisa en puissant Macintosh. Il doit d’ailleurs évoluer pour permettre de gérer sur le Lisa 2 les applications des deux systèmes en parallèle. Un gros travail est donc fait avec les développeurs pour vérifier que leurs applications Mac fonctionnent correctement sur le Lisa avec MacWorks. Pour parvenir à ses fins, Apple a fusionné les deux équipes de développement, au sein de la division Apple 32 (dont nous avons déjà parlé par ici). Et tout le monde travaille désormais pour le Macintosh, y compris dans le but d’assurer un jour la migration des données de Lisa 7/7 vers le Macintosh. On attend aussi la sortie d’Applebus, le système de réseau local peu coûteux que promet la marque (et qui sera renommé AppleTalk au tout dernier moment). Grâce à ce réseau, un Lisa doit pouvoir devenir serveur de fichiers pour les Macs situés autour de lui. D’autant plus qu’on annonce un disque dur de 74 Mo pour bientôt (comptez tout de même 9000 dollars avec son système de sauvegarde sur bande).
Pendant ce temps, 250 compagnies développent des logiciels pour le Macintosh, contre quelques poignées pour le Lisa, principalement dans des domaines professionnels, notamment en raison des capacités graphiques du Lisa et de son grand écran. Mais aussi en raison de sa mémoire vive, qui permet d’ouvrir des documents plus volumineux : LisaWrite gère des textes de 80 pages quand le Macintosh se contente de 10 ; LisaDraw gère quatre fois plus d’objets que MacDraw. Et surtout, le Lisa est la seule plateforme de développement pour le Macintosh, dont la mémoire est insuffisante pour cette tâche. Alors, que reste-t-il au Macintosh ? La gestion du son : le Lisa n’est pas équipé de la puce spécialisée dans l’audio dont dispose le Macintosh, et reste muet avec les applications dédiées.
Ironie de l’histoire : grâce à sa mémoire vive et à MacWorks, le Lisa 2 sera donc le premier « Mac » compatible avec les applications développées pour le futur « Fat Mac » (qui sera commercialisé peu après sous le nom de Macintosh 512K). Et déjà, Lotus prévoit que son application dédiée au Macintosh (qui sera finalement dénommée Lotus Jazz) pourra tourner sur le Lisa 2 avant même la sortie du Mac compatible !
New Macintosh : il faut le voir pour le croire
Aujourd’hui, nous exhumons de notre collection une brochure publiée par Apple Grande-Bretagne et datée de septembre 1997. C’est un petit dépliant vantant les mérites du « New Macintosh », selon le slogan qu’Apple avait adopté en Europe à l’époque. On sentait que quelque chose commençait à se passer : il y avait bien sûr le Spartacus, l’ordinateur des vingt ans d’Apple, mais aussi cette utilisation un peu malhabile d’une nouvelle police d’écriture venant compléter la traditionnelle Apple Garamond accompagnant la marque depuis 1986 (et qui fera encore de la résistance durant près de dix ans).
Dans la brochure, on croisait Mac OS 8, première grosse mise à jour depuis 1991, attendue depuis longtemps et signe de la reprise en main du Macintosh par Apple après l’éviction des cloneurs. On trouvait aussi les Power Macintosh 8600 et 9600, le tout-en-un 5500 (en version beige et dans sa très belle version noire), son frère en mini-tour le 6500, le PowerBook 3400 et son petit frère le 1400, ou encore QuickTime et ses différents modules.
Une fois la brochure dépliée, Apple profitait de cette grande page A3 pour expliquer tout ce que le Macintosh faisait mieux que tout le monde : l’intégration à Internet, les outils de connexion comme Netscape Navigator 3 et Microsoft Internet Explorer 3, la compatibilité avec les disquettes PC et les cartes de compatibilité Intel, les réseaux LocalTalk, AppleTalk et TCP/IP, le nouveau Finder optimisé PowerPC, ou le design de ses nouvelles tours particulièrement accessible…
Finalement, dans le New Macintosh, il n’y avait rien de vraiment neuf, à part Mac OS 8. On retrouvait même les dénominations habituelles de la marque, comme le Power Mac Web Authoring Solution ou l’Apple Creative Studio. « Only new Macintosh could be this new », concluait le dépliant : Seul le Nouveau Macintosh peut être aussi nouveau !
Le clavier extra-pas-plat de l’Apple III
Apple n’a pas toujours cherché à créer des claviers extra-plats, comme sur les derniers MacBook Pro : près de quarante ans avant d’imaginer son mécanisme papillon de deuxième génération, avec sa course réduite à moins d’un millimètre, Apple fabriquait des claviers épais comme ceux des machines à écrire. Tellement épais qu’il était possible d’inscrire d’autres caractères sur leur tranche ! Ainsi, sur l’Apple ///, le clavier AZERTY de la version française affiche sur la tranche de chaque touche son équivalent QWERTY, pour faciliter l’utilisation des logiciels non localisés.
Un kit de mise à jour IIGS pour Apple IIe sur eBay
On rencontre régulièrement quelques produits très rares, et hors de prix, sur eBay. En voici un parfait exemple : la mise à jour Apple IIGS pour Apple IIe ! Il s’agit d’un kit permettant de transformer un Apple IIe de 1983 en Apple IIGS (pour Graphics & Sound), commercialisé en même temps que celui-ci en septembre 1986. Ce kit devait être installé par un revendeur agréé. Il fallait en effet remplacer la carte-mère et quelques autres pièces, mais aussi le fond de l’ordinateur lui-même, sans oublier l’étiquette IIe à remplacer par l’étiquette IIGS.
Il est donc disponible sur eBay en achat immédiat pour 12.000 euros, proposé par un vendeur d’Issy les Moulineaux, qui accepte également d’étudier une offre directe. Si vous voulez tout savoir, vous pouvez trouver le manuel d’utilisation sur le site AppleLogic.
Ainsi mis à jour, l’Apple IIe devenait un véritable Apple IIGS. Tout en conservant son format original avec le clavier intégré, il disposait maintenant des ports série (compatibles AppleTalk) et ADB, et d’un processeur 65C816 à 2,8 Mhz. Quant à sa mémoire vive, elle pouvait être étendue à 8 Mo. On connaît aussi cet Apple IIe mis à jour, sous le nom de IIGS Stealth.

Sources : MacGeek, AppleFritter, CVXmelody.net, AppleClub
Une astuce pour l’About Box
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces : comment personnaliser l’écran d’informations secret qui apparaît dans Mac OS 9 ?
Vous avez toujours rêvé de travailler chez Apple ? C’est — presque — possible, grâce à ResEdit et MacOS 8.5 (minimum)… Ouvrez dans ResEdit une copie du Finder, puis localisez la ressource “SABT”. Toutes les ressources contenues dans celle-ci correspondent aux phrases qui apparaissent quand on demande “A propos de l’équipe de MacOS 8.5” dans le menu Pomme en maintenant les touches Pomme, Option et Ctrl appuyées. Vous pouvez à loisir remplacer les titres et les noms contenus dans chaque ressource, en prenant garde de ne modifier ni le nombre de caractères, ni les emplacements des chaînes de caractères « ^ ^ » qui correspondent aux retours à la ligne. Si jamais vous tapez plus de caractères qu’il n’y en avait à l’origine, vous risquez de voir apparaître des caractères fantaisistes dans l’écran de l’About Box.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Comment passer de GNUMail à Mail d’Apple ?
Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.
Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?
Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Quand Apple payait la moitié…
Au printemps 1987, Apple commercialise son Apple IIGS depuis déjà six mois. Face à lui, la gamme Macintosh vient de s’enrichir de deux modèles emblématiques : le Macintosh II et le Macintosh SE. Pour booster les ventes de ce nouveau modèle de la famille Apple II, Apple prolonge son offre promotionnelle « Apple pays half » : elle propose de rembourser la moitié du coût des accessoires achetés en même temps qu’un Apple IIGS. Pour faire connaître cette initiative, elle diffuse des cartes postales que les clients peuvent s’envoyer les uns aux autres, comme celle-ci, partie de Des Moines, dans l’Iowa.
Bon anniversaire le Xserve G5 !
Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.
Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.
Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.
Bon anniversaire, le Macintosh IIcx et ses écrans !
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’anniversaire de l’eMate 300, cet ultime représentant de la lignée des Newton. C’est aussi celui du Macintosh IIcx, lancé le 7 mars 1989 avec trois écrans dédiés à la gamme Macintosh II. Avec ces nouveaux venus, la gamme de moniteurs se composait en 1989 des modèles suivants :
– un écran en couleurs, 13 pouces, 640×480, disponible depuis 1987 ;
– un écran en niveaux de gris « haute résolution », 12 pouces, 640 x 480 soit 80 pixels par pouce (on était loin du Retina…) ;
– un écran double-page en niveaux de gris, 21 pouces en 1152 x 870 pixels ;
– un écran en mode portrait de 15 pouces en 640 x 870 pixels.
Ces deux derniers écrans nécessitaient leur propre carte graphique équipée d’une prise particulière (comme le rappelle le site Lowe End Mac ici et là). Les voici tous les quatre présentés dans une brochure d’Apple Japon.
Vous pouvez revivre la présentation de ce Macintosh IIcx et de ses nouveaux écrans par Jean-Louis Gassée, grâce à cette vidéo de l’Apple User Group Connection, exhumée par la chaîne YouTube The ReDiscovered Future. Comme il aimait le faire, Jean-Louis Gassée avait assemblé l’ordinateur devant le public, pour présenter chaque élément de cette machine conçue pour être compacte (c’est le c de cx), plus puissante (c’est le x, dédié au processeur 68030), et plus silencieuse que le Macintosh II. Le Macintosh IIcx offrait à la gamme Macintosh un modèle modulable d’entrée-de-gamme, permettant de choisir son écran sans pour autant devoir se ruiner (à 5469 dollars, il coûtait 2300 dollars de moins que le Macintosh IIx).
Dernier détail : il s’agissait du premier Macintosh II conçu pour être utilisable verticalement à la manière d’une mini-tour, ses ventilateurs faisant circuler l’air de l’avant vers l’arrière, et non plus vers les côtés.
L’autre « Test drive a Macintosh »
On a déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération « Test Drive a Macintosh », durant laquelle Apple prêtait un Mac durant 24 heures à ses futurs clients en fin d’année 1984. Si l’opération médiatique qui a accompagné ce programme lui a permis de ne pas être oublié, on se souvient moins de l’opération « Apple’s Free Trial Run », son équivalent renouvelé à la fin de l’année 1989. On en trouve la trace dans cette brochure double, vantant à la fois ce programme d’essai et une offre de remise sur l’achat d’un Mac et de ses accessoires.
Du côté de l’essai gratuit, Apple prêtait ses modèles de l’époque, comme l’Apple IIGS, les Macintosh Plus, SE et SE/30, ou encore le Macintosh IIcx, à tout client disposant d’une des cartes de crédit Apple. Apple faisait (une nouvelle fois) le pari que les testeurs tomberaient sous le charme du Mac et l’achèteraient à l’issue de l’essai.
Quant aux réductions sur les accessoires, elles concernaient les imprimantes (ImageWriter II ou LaserWriter II), mais aussi les scanners, lecteurs de CD, modems, extension de mémoire (2 ou 4 Mo) ou disques durs de 20 Mo. La réduction allait de 150 euros suite à l’achat d’un Apple IIGS, à 300 euros pour le Macintosh IIcx.
Publicité : LC475 et SARL GTI
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité publiée en octobre 1994. Apple y présentait son LC 475, un modèle d’entrée de gamme accompagné du vilain écran Performa Plus (dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises). Apple le présentait comme équipé d’un processeur 50/25 Mhz, ce qui était un habillage purement commercial déjà rencontré dans une précédente brochure. Bref, à l’heure des premiers Power Macs, ce petit LC 475 (aussi rencontré sous le nom de Performa 475 ou Quadra 605) déjà âgé d’un an avait reçu la lourde tâche de maintenir un modèle très abordable dans le catalogue de la marque.
Publicité – La gamme Apple baisse de prix
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh. « Comme on ne savait pas lequel vous aviez envie d’acheter, on a baissé le prix de tous nos Macintosh ». À l’époque, c’était simple : la gamme Apple, personne n’y comprenait rien. Il y avait les Classic, les LC, les Centris, les Quadra, les Performa, et les PowerBooks. À l’exception de ces derniers, la plupart des modèles existaient sous différents noms dans les diverses gammes, parfois dans différents pays…
Souvenir : le Puzzle de Mac OS
Et vous, avez-vous connu l’époque où chaque Macintosh était livré avec un petit jeu de puzzle (ou « Jigsaw Puzzle » en version originale) ? Ce puzzle traditionnel représentait un planisphère centré sur l’Europe (y compris dans la version américaine du système). C’est le même planisphère que l’on retrouvait dans l’Album, également accessible depuis le Menu Pomme.
Un menu « Créer un nouveau puzzle » offrait le choix entre 3 tailles : 6, 18 ou 45 pièces. Il était même possible de copier-coller n’importe quelle image pour créer un puzzle personnalisé !

En cas d’hésitation, il y avait une antisèche : un menu « Voir l’image » permettait de découvrir l’image dans une fenêtre flottante à l’écran. Il y avait aussi un menu « Résoudre le puzzle » qui animait les pièces à l’écran pour reformer l’image d’origine.
Une brève histoire d’iChat (et des astuces)
En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.
iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !
Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.
Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.
Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]
Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.
De vraies actions AAPL sur eBay
Alors que l’action Apple (symbole : AAPL) vient encore de franchir un « plus haut historique » comme on dit dans le milieu, sachez que vous pouvez acquérir un véritable exemplaire d’une action en papier de l’entreprise sur eBay actuellement.
Un vendeur américain propose en effet un certificat d’action Apple, valant pour trois actions de la société et datant de 1991. Autant le préciser tout de suite : ce type de document n’a plus de valeur fiduciaire puisque Apple a dématérialisé entre-temps toutes ses actions. La valeur de l’objet n’est donc qu’historique, et le vendeur a fixé le prix de ce symbole à 1795 dollars soit environ 1500 euros (vous pouvez aussi faire une offre à un prix inférieur).
Au 2 juillet 1991, à sa date d’émission, ce titre représentait environ 130 dollars d’investissement (3 actions à 43 dollars). Mais depuis, les actions d’Apple ont subi trois « splits » (division d’une action en plusieurs de valeur moindre) en 2000 (2 pour 1), 2005 (2 pour 1) et 2014 (7 pour 1). S’il avait converti ses trois actions, le titulaire de ce titre en possèderait donc aujourd’hui 28 fois plus, soit 84. Au cours actuel de 183,83 dollars, ces trois malheureuses actions de 1991, représenteraient pas loin de 15.500 dollars !
Une autre proposition est faite sur eBay, pour un certificat valant pour une seule action du 30 avril 1998, une semaine exactement avant la présentation du premier iMac par Steve Jobs. Avec le même calcul, cette action de 1998 qui avait coûté 28 dollars à son acquéreur en vaudrait aujourd’hui plus de 5000.
Les dessins vectoriels d’Apple
Se plonger dans de vieux documents CD d’Apple est souvent un peu déprimant quand on veut faire vivre un blog plutôt visuel. Jusqu’au début des années 2000, la marque se donnait peu de mal pour proposer de belles images d’illustration. Sur des écrans en 800×600, n’importe quelle image lilliputienne paraissait déjà tout à fait convenable. Ce n’est qu’à partir de l’iMac que la marque a vraiment pris soin de communiquer des images en haute définition de ses produits. Et quand elle proposait un document PDF, elle compressait généralement les photos pour qu’elles s’affichent à la résolution de l’écran de l’époque, interdisant tout réemploi sur nos écrans gigantesques et hautement définis.
Mais parfois, on a une bonne surprise : dans certains de ses documents, Apple avait recours à des illustrations vectorielles, qui ont traversé le temps (presque) sans encombre et s’affichent en pleine résolution sur nos écrans Retina. Voici par exemple le PowerBook G3 et le Power Macintosh 6500 de 1997 :
Souvenir de l’époque où Apple apposait son logo sur des imprimantes fabriquées par des spécialistes du secteur pour mieux les vendre à ses clients, voici les Color StyleWriter 2500 et 4100 :
Moins connue, voici la LaserWriter 800/810, un monstre basé sur la Fuji Xerox XP 20, avec ses trois bacs à papier. Un modèle de 1993, atteignant les 800 points par pouces et les 20 pages par minute, au prix d’une consommation de 560 watts et d’un poids de 36 kg !
Autre monstre, le Quadra 950, fleuron de la gamme avant le passage aux processeurs PowerPC. Celui-ci était équipé d’un Motorola 68040 à 33 Mhz, il pouvait accepter 256 Mo de mémoire vive, et avait accueilli en son temps le premier disque dur de 1 Go !
Et pour finir, voici l’emblématique tout-en-un du milieu des années 90, le Power Macintosh 5500, dernier représentant de cette gamme qui a fait le bonheur de tant de familles et d’établissements scolaires avant l’arrivée de l’iMac.













































































































































































