Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Parmi les grandes nouveautés du Macintosh présenté en 1984, la possibilité d’annuler la dernière action n’était pas la moins innovante. Apple insistait d’ailleurs sur la nécessité d’intégrer une telle fonction dans les logiciels créés pour le Macintosh, comme nous l’avions lu dans un précédent article consacré à un livre d’introduction à la programmation sur Macintosh.
Pourtant, Apple a privé son Finder d’une telle possibilité durant plus de quinze ans ! Il a fallu attendre les premières versions de Mac OS X pour qu’il devienne possible d’annuler la suppression, le déplacement ou la copie d’un fichier !


De 1984 à 2001, les utilisateurs de Mac n’ont jamais pu bénéficier d’une telle fonction, dont on imagine bien qu’elle n’aurait pourtant pas été très compliquée à implémenter… Le menu était bien là, mais il était perpétuellement grisé, même après une copie ou un déplacement de fichier.

Pour les nostalgiques de Mac OS 9 (mais existent-ils vraiment ?), souvenez-vous également qu’il a fallu attendre Mac OS X pour pouvoir couper un fichier ou un dossier, pour le coller ailleurs ! Avant 2001, les utilisateurs de Macs étaient contraints de déplacer le fichier avec la souris entre deux fenêtres ouvertes au préalable !
Comme tous les collectionneurs, nous préférons conserver des produits Apple dans leurs cartons d’origine. Ils sont ainsi mieux protégés, plus faciles à entreposer, et ont souvent une valeur de revente plus importante. Justement, quelques Macs et accessoires dans leurs cartons d’origine sont actuellement disponibles sur eBay et Leboncoin…
On commence avec ce très beau Macintosh Portrait Display, un écran au format vertical présenté en même temps que le Macintosh IIcx. Comptez un peu plus de 300 Euros avec les frais de port depuis la Pologne.
On continue avec ce Power Macintosh 5260, un modèle que nous ne saurions vous recommander tant son écran et ses performances laissaient à désirer. Nous l’avions même qualifié d’infâme en vous présentant sa publicité de 1997, et nous n’avons pas changé d’avis à son sujet. Là aussi, pour un peu plus de 300 euros, vous aurez au moins le plaisir d’essayer une machine qualifiée de « peut-être neuve ».
Autre objet, toujours du même vendeur, et pour environ 150 euros : voici l’imprimante LaserWriter 4/600 PS datant de 1995. N’hésitez pas à visiter la boutique de ce vendeur, il met en vente pas mal de belles choses pour les amateurs, comme un PowerCD (dans son carton), un Newton MessagePad 120 (dans son carton avec sa station de charge), et bien sûr la publicité polonaise dont nous vous parlions hier.
Les musiciens amateurs apprécieront également cette interface MIDI, destinée aux Macs de la fin des années 1980, équipés d’un port série. Sous la référence A9M0103, cette interface permettait de piloter seize pistes MIDI en sortie, et une piste en entrée.
Très sympa aussi, mais un peu plus coûteux (sans compter les frais de port depuis les États-Unis), voici les Apple Pro Speakers, fabriqués avec Harmon Kardon et destinés à l’iMac G4. On peut aussi les adapter à toute autre source audio, à l’aide d’un petit bricolage à la portée de n’importe qui. Nous avions d’ailleurs organisé il y a quelques temps une rencontre entre cette enceinte de 2002 et son lointain successeur le HomePod.
Nous poursuivons ce petit inventaire avec cet iPod 20 Go de quatrième génération, de l’époque où Apple indiquait encore que le même iPod était compatible Mac et PC (contrairement aux iPods de deuxième génération, dont les modèles Mac et PC étaient vendus séparément). Si ce baladeur vous intéresse, on trouve de nombreux modèles d’iPods dans leurs cartons sur eBay. Et ça prend moins de place sur une étagère que le Power Macintosh 5260.
Et comme il n’y a pas qu’eBay dans la vie, voici pour terminer deux annonces remarquées sur Leboncoin. Tout d’abord, un Macintosh Classic Couleur, disponible en Moselle pour 400 euros. Un beau modèle pour ceux qui apprécient le design compact des premiers Macs, avec l’intérêt de l’écran en couleurs et de la compatibilité avec les cartes Apple II.
Et pour les Parisiens, voici un Macintosh Classic (en noir et blanc, donc), disponible à Courbevoie pour seulement 55 euros. Attention cependant, ce modèle ne démarre plus, il faudra donc bricoler un petit peu. Heureusement, on trouve des modèles identiques facilement, pour y ponctionner les pièces nécessaires.
Vous connaissez forcément le slogan « Think Different » adopté par Apple de 1997 à 2002. Vous connaissez peut-être aussi « Give your dreams a chance » utilisé juste avant. Mais savez-vous qu’Apple a également déposé de nombreux autres slogans au fil du temps, parfois sans même les utiliser ?
Ainsi, l’office américain des brevets a conservé les traces de quelques idées de la marque. En août 1996, à l’époque des Performa 5400 et 6400, Apple dépose « You, a Mac, the World », littéralement « Vous, un Mac, le Monde ». C’était l’époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux système Pink puis Copland, et voyant sa part de marcher reculer face au rouleau-compresseur Windows 95 de Microsoft. Le slogan ne sera utilisé que sur une publicité et pour quelques accessoires vestimentaires, comme des t-shirts et des badges, avec des petits dessins rappelant la simplicité du logo Picasso associé au Macintosh. Apple abandonnera ses droits sur la marque dès l’année suivante.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la boîte de Mac OS 8.5. Vous, un Mac, le Monde, tout y est sur cette grosse boîte cartonnée qui nous rappelle qu’avant de télécharger gratuitement les systèmes d’Apple sur Internet, on allait les acheter dans les rayons de la Fnac…
Dans le même temps, elle dépose le slogan « Expect the impossible », Attendez-vous à l’impossible, qu’elle ne conservera que cinq mois dans son escarcelle. Il n’était destiné qu’à accompagner la sortie du film Mission Impossible, le premier de la série. Là encore, on n’en trouve trace que sur des t-shirts distribués par la marque en 1996.

Si on remonte dans le temps, on peut trouver un slogan dédié au Macintosh : « Wheels for the mind », qu’on traduirait par « De l’énergie pour l’esprit », sans pouvoir rendre la finesse de la version originale, où wheel ne désigne pas seulement la roue, mais aussi le gouvernail, les pirouettes, et même une forme conjuguée des verbes diriger ou pousser. Celui-là, Apple s’y est accroché plus longtemps, de 1986 à 2007 pour être précis, bien qu’on n’en trouve de trace officielle qu’au tout début de la période, dans le cadre du programme universitaire de la marque, comme sur cette brochure éditée par l’université de Boston en 1987. Il était lui aussi accompagné d’un logo dans le style du logo Picasso du Macintosh.

De 1998 à 2012, Wheels for the Mind a été réutilisé par l’AUC, le consortium universitaire d’Apple Australie comme titre de son journal. Depuis, la marque s’est séparée de ce consortium qui a poursuivi son activité sous forme associative.
En feuilletant un exemplaire du magazine SVM (Science & Vie Micro) de juin 1984, je suis tombé sur cet article, qui rappelle un épisode de l’histoire d’Apple France que j’ignorais totalement, bien qu’étant originaire de Lorraine : Apple France a installé en 1984 un « centre de conception et d’adaptation de logiciels » à Metz, en Moselle. D’après cette brève, Steve Jobs avait fait de la France son pôle européen pour le logiciel (on se rappelle de l’interview qu’il avait alors consacrée à Antenne 2, et que l’INA propose sur son site à ce sujet).
L’installation d’Apple France à Metz avait coïncidé avec la création du Technopôle (qui existe toujours), un parc d’activité imaginé par le maire Jean-Marie Rausch, et regroupant autour de l’école Supélec, une quinzaine d’entreprises, parmi lesquelles Bull, Hewlett-Packard, Thomson ou encore Polaroïd, comme le racontait l’historien Pierre Miquel dans son ouvrage « Vive la France ! ».
À l’époque, la Lorraine vivait une crise sans précédent, liée à l’agonie de la sidérurgie entraînant des dizaines de milliers de licenciements. Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, le patron d’Apple France de l’époque, Jean-Louis Gassée, avait expliqué les dessous de cette implantation :
Pourquoi Metz ? Ce n’est pas nous qui avons choisi. En France, si vous avez une entreprise, vous êtes toujours amené à faire des deals un peu crasseux avec la puissance publique. C’est triste mais c’est ainsi. Or vous savez que la Datar a un droit régalien de décision. Elle nous a dit : si vous voulez avoir plus de mille mètres carrés de bureaux sans qu’on vous exile à Evry ou ailleurs, ouvrez un établissement à Metz. Coup de chance, il y avait là un maire qui comprenait ce que nous faisions et qui met tout en œuvre pour nous aider.
On rencontre régulièrement quelques produits très rares, et hors de prix, sur eBay. En voici un parfait exemple : la mise à jour Apple IIGS pour Apple IIe ! Il s’agit d’un kit permettant de transformer un Apple IIe de 1983 en Apple IIGS (pour Graphics & Sound), commercialisé en même temps que celui-ci en septembre 1986. Ce kit devait être installé par un revendeur agréé. Il fallait en effet remplacer la carte-mère et quelques autres pièces, mais aussi le fond de l’ordinateur lui-même, sans oublier l’étiquette IIe à remplacer par l’étiquette IIGS.
Il est donc disponible sur eBay en achat immédiat pour 12.000 euros, proposé par un vendeur d’Issy les Moulineaux, qui accepte également d’étudier une offre directe. Si vous voulez tout savoir, vous pouvez trouver le manuel d’utilisation sur le site AppleLogic.
Ainsi mis à jour, l’Apple IIe devenait un véritable Apple IIGS. Tout en conservant son format original avec le clavier intégré, il disposait maintenant des ports série (compatibles AppleTalk) et ADB, et d’un processeur 65C816 à 2,8 Mhz. Quant à sa mémoire vive, elle pouvait être étendue à 8 Mo. On connaît aussi cet Apple IIe mis à jour, sous le nom de IIGS Stealth.

Sources : MacGeek, AppleFritter, CVXmelody.net, AppleClub
Nous vous présentions hier une brochure vantant les mérites de la gamme PowerBook Duo d’Apple. Celle-ci était notamment caractérisée par la présence d’une imposante prise située à l’arrière de l’ordinateur portable, destinée à le connecter à une station d’accueil Duo Dock ou à des barres d’extension telles le MiniDock. Apple nommait cette technologie PowerLatch (latch signifiant loquet ou verrou en anglais), un terme recouvrant à la fois la prise au sens matériel (avec son système de verrouillage et d’éjection) et les modalités de communication via cette prise, ainsi que les outils du système d’exploitation s’adaptant à l’environnement du PowerBook Duo, par exemple pour monter automatiquement les disques partagés accessibles sur le réseau.

On trouve assez peu de littérature au sujet de cette prise, connue sous le petit nom de JX20-152BA-D1LTH, et qui n’a pas survécu à la gamme PowerBook Duo (1992-1997). Elle avait été documentée par Apple qui l’avait ouverte aux autres fabricants de périphériques.
Il s’agissait donc d’un connecteur à 152 broches : un record, sans aucun doute, puisque même la norme SCSI interne ne dépassait pas 80 broches ! Ce connecteur permettait à la station d’accueil Duo Dock d’accéder directement aux bus du processeur 68030 (bus de données et bus d’adresses en 32-bits), mais pas seulement, puisque le PowerLatch transmettait plusieurs lignes de courant (24 volts pour alimenter et recharger le PowerBook, 5 volts pour le modem et la sortie son…), des masses, des signaux de synchronisation, et différents signaux électriques : l’appui sur le bouton on/off du dock ou du clavier, l’appel du modem externe, le signal du microphone, la sortie son…

Les échanges entre la carte-mère du Duo Dock et celle du PowerBook étaient intensifs. Tout se passait comme si les deux cartes n’en faisaient plus qu’une : le Duo Dock complétait la configuration du portable avec un coprocesseur arithmétique 68882 pour épauler le processeur, deux ports NuBus pour cartes d’extensions, des ports SCSI, ADB, série, un port pour le lecteur de disquettes externe, et même un circuit dédié à un écran externe, avec sa mémoire vidéo supplémentaire.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le bus PowerLatch ne se contentait pas de prolonger les broches des différentes prises, à la manière d’une rallonge, car il en aurait fallu plusieurs centaines : trente pour le SCSI, quatre pour l’ADB, deux fois huit pour les ports série, dix pour le modem, cinquante pour le disque dur interne, sans parler de la partie vidéo ou du port NuBus avec ses 96 broches ! En réalité, seules 32 broches étaient consacrées au bus de données, et 32 au bus d’adresses : tous se passait comme si la carte-mère était prolongée vers l’extérieur.

Ainsi, les échanges étaient transparents, tant du côté du processeur, que du côté des composants du Dock. Les uns comme les autres ne s’apercevaient même pas qu’ils étaient séparés par un connecteur inhabituel ! Pour cela, Apple avait développé une puce spécialisée (de type ASIC, qui se rapproche d’un système-sur-puce) dédiée au traitement de la vidéo pour l’écran externe, sous le nom de VSC, pour « video subsystem controller » (sous-système de contrôle de la vidéo). Cette puce intégrée au Duo Dock gérait les différentes résolutions de l’écran externe, de 512×384 à 832×624. Elle ne s’arrêtait pas là : elle gérait également directement le port dédié au lecteur de disquettes externe, et contrôlait les autres puces liées aux ports série et au SCSI !
Comme pour beaucoup de Macs à l’époque, un fichier « System Enabler » était nécessaire pour adapter le système d’exploitation à ce nouveau dispositif. On y trouvait notamment le message d’alerte en cas de tentative de connexion d’un Dock à un PowerBook en veille : le PowerBook Duo ne pouvait être inséré ou éjecté que quand il était éteint. Pas question à l’époque de reconfigurer à la volée un système pour se passer du coprocesseur, de la mémoire vidéo supplémentaire, ou des périphériques connectés !

Pour la même raison, chaque périphérique compatible PowerLatch disposait de son propre numéro d’identification, permettant à un ordinateur sortant de veille de s’assurer qu’il n’avait pas été connecté à un autre Dock. Dernière précision : dans ses Developer Notes, Apple indiquait que le système était garanti pour 5000 cycles d’insertion/éjection.
Avec l’avènement d’Internet, on a vu fleurir les configurateurs, ces sites web qui permettent de configurer son ordinateur (ou sa voiture) étape par étape, en choisissant les différentes options. Mais comment cela se passait-il en 1988 ? Sur une brochure papier, tout simplement ! Il suffisait de suivre le trait du bout du doigt, du haut vers le bas, et de noter la référence de chaque option souhaitée : M0218 pour passer de 1 à 2 Mo de mémoire vive ; M0213 pour l’extension de mémoire vidéo permettant d’afficher 256 gris ou 256 couleurs ; M0115F pour le clavier étendu. Il y avait même une configuration-type pour utiliser A/UX, le système UNIX développé par Apple à l’époque. Une révolution pour une marque qui avait conçu le Macintosh sans la moindre option !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici la version américaine d’une publicité de 1996, que nous vous avions présentée l’année dernière. La nouvelle gamme PowerMacintosh de 1996, qui était donc en version originale « la nouvelle famille de Power Macintosh », qui travaille aussi vite que vous pensez. Pour le reste, les deux publicités étaient très similaires. La version américaine était plus précise sur les modèles de Power Mac disponibles, du 7200/90 au 9500/150, mais elle ne proposait pas de se connecter au 3615 Apple, forcément !
Remarquez tout de même que les graphistes avaient « retourné » le Power Macintosh 8200 présent à l’arrière plan, pour mieux équilibrer le visuel. On le voit aisément à la tour (dont la bande verticale est passée à gauche) mais aussi au clavier, dont le pavé numérique a subi le même sort…
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple commercialisait un chargeur de batteries AA ? Ce chargeur, modèle A1360, fut inscrit au catalogue de la marque de 2010 à 2016, une période où les claviers, souris et trackpads sans fils de la marque étaient conçus pour être utilisés avec des « piles rechargeables », avant que la marque se convertisse aux batteries inamovibles. Vu de l’extérieur, le chargeur ressemblait fortement aux chargeurs d’iPods de tous poils.
Les piles s’avéraient être de simples modèles fabriqués chez Sanyo, les Eneloop HR-3UTG, 1.2V et 1900mAh. Des piles dont Apple disait, je cite : « Contrairement à bien des piles réutilisables, celles-ci ont une extraordinaire durée de vie pouvant atteindre 10 ans. Vous allez enfin pouvoir arrêter d’acheter et de jeter des piles alcalines toxiques à usage unique. Les piles fournies avec le kit Chargeur de piles Apple affichent également un minuscule taux de déperdition d’énergie. Stockées pendant un an au fond d’un tiroir, elles conservent 80 % de leur puissance. Vous ne manquerez donc plus jamais de jus quand vous en aurez besoin ».

Apple expliquait à qui voulait l’entendre que son chargeur était dix fois plus économe que les modèles concurrents. Là encore, je cite le site : « Lorsque le Chargeur de piles Apple recharge vos piles, il en optimise les performances et la durée de vie tout en conservant de l’énergie. Doté d’un système intelligent de gestion de l’énergie, le Chargeur de piles Apple réduit sa consommation une fois que vos piles sont rechargées. C’est donc une des solutions d’alimentation les plus économes en énergie jamais proposées ».
Le dimanche, c’est publicité ! Ce dimanche, une publicité de 1990 pour le Macintosh Classic. Regardez ce que vous nous avez fait faire, clame Apple, pour vanter son Macintosh Classic, la réédition à petit prix du Macintosh Plus. Seulement 6500 F HT, mais avec un simple processeur MC68000 à 8 Mhz, 1 ou 2 Mo de mémoire vive extensible à 4 Mo, et un disque dur interne en option !
Cette publicité est la jumelle de celle que nous vous présentions la semaine dernière, pour le Macintosh IIsi.
Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure d’Apple France pour l’ImageWriter II, la deuxième génération de son imprimante matricielle, commercialisée en 1985. Une belle machine de 11 kg, compatible avec les feuilles A4, le papier à picots, et même le papier carbone sur trois épaisseurs !
Grâce à cette brochure, on peut connaître en détail les caractéristiques de cette imprimante, comme son mode « très grande vitesse » qui permettait d’atteindre 250 caractères par seconde en utilisant la tête d’impression à l’aller comme au retour, au prix d’une impression moins précise : l’alignement précis de la tête ne s’effectuant que d’un seul côté de l’imprimante, le retour se faisait en temps normal sans imprimer.
L’ImageWriter II était compatible avec toute la gamme Apple de l’époque : l’Apple II, l’Apple III, le Macintosh et le Macintosh XL. Elle permettait d’imprimer en couleurs grâce à des rubans 7 couleurs que l’on peut encore trouver de nos jours. On pouvait aussi lui associer un chargeur feuille-à-feuille qui lui donnait une allure folle !
Dans un billet précédent, nous évoquions la naissance de Claris, la filiale d’Apple en charge des logiciels tels que MacPaint ou MacWrite. Si elle a veillé aux destinées de ces logiciels durant plus de dix ans, elle n’a en revanche conservé que quelques mois la pépite d’alors, j’ai nommé HyperCard, le logiciel révolutionnaire du génial Bill Atkinson.

Comme le rappelle Danny Goodman dans son guide The Complete HyperCard 2.2 Handbook, au moment où Apple crée sa filiale Claris, il est prévu de lui confier non seulement HyperCard, mais aussi d’autres technologies logicielles liées au système d’exploitation (on pense notamment à QuickTime). Mais seul HyperCard fait finalement le voyage. Et pour lui, la première conséquence est dramatique : Claris décide d’en faire un logiciel payant, alors qu’il était fourni gratuitement avec tous les Macs. Puis la direction de Claris semble se désintéresser de ce produit, d’autant plus que toute l’équipe de développement n’a pas rejoint la filiale.
Les choses sont tellement compliquées qu’en mars 1993, dans une interview de son PDG Dan Eilers, la revue Infoworld évoque une « relation embrouillée entre parent et enfant au sujet d’HyperCard ». En effet, comme la marque l’avait elle-même annoncé en janvier, Apple venait de réintégrer en son sein les équipes de développement d’HyperCard, qui planchaient sur une version en couleurs de ce logiciel. En effet, dans le même temps, une équipe chez Apple travaillait aux futurs outils de développement liés au système d’exploitation, notamment la technologie AppleScript. Il paraissait logique de les réunir « sous un même toit ».
Finalement, Apple transfèrera HyperCard à Claris sous sa version 2.1, et le récupèrera dès la version 2.2. Résultat : on ne trouve presque plus aucune trace de ce passage d’HyperCard chez Claris. Tout au plus une ou deux images en cherchant bien, comme cette photo issue de la collection de l’internet Macintosh User Group (iMUG) :
Le blog System Folder avait également exhumé il y a quelques années la fenêtre « Lire les Informations » de Claris Hypercard 2.1 :
Enfin, de notre côté, nous avons dégoté dernièrement le guide du langage HyperTalk qui a rejoint ainsi la collection de l’Aventure Apple :
Sources : Infoworld (via Google Books) ; Museums Victoria ; MacGénération.
Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…
Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).
Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.
Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.
En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.
Source : Wikipedia
Toujours à la recherche de cadeaux pour un fan d’Apple ou pour enrichir votre collection ? Pas encore convaincu par nos précédentes propositions, comme la sélection de souvenirs divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, l’iPod nano de 91 centimètres de haut et la sélection de bloc-notes aux couleurs d’Apple ? Alors voici une dernière chance de trouver votre bonheur, avec cette série de souvenirs portant le logo « Picasso » propre au tout premier Macintosh.
On commence avec cette brochure à 90 dollars (frais de port inclus vers la France) qui présentait le Macintosh à ses nouveaux clients. Il présentait l’ordinateur, le contenu du carton, le petit interrupteur optionnel pour les développeurs, ainsi que la cassette de visite guidée.
Plutôt que la brochure, vous pouvez facilement trouver le manuel utilisateur, comme cet exemplaire en anglais, en provenance d’Italie, pour 82 euros (frais de port inclus). On en trouve d’autres, bien plus chers (ici pour 200 dollars, ici pour carrément 350 dollars). Outre le plaisir d’admirer le logo en couverture, vous pourrez aussi relire le guide d’utilisation, qui vous rappellera à quel point cette machine était révolutionnaire.
Si vous préférez le plastique au papier, vous pouvez vous tourner vers le kit d’accessoire qui était inclus dans le carton du premier Macintosh, et qui accueillait le cordon électrique, les disquettes et les cassettes de visite guidée. On en trouve deux actuellement, le premier en bon état pour un peu plus de 100 dollars, et le second plus décoloré, mais à seulement 60 dollars (frais de port inclus dans les deux cas).
Si vous manquez de place, vous pouvez également vous tourner vers le petite boîte de dix disquettes « Ten disks » que nous vous avons présentée récemment. On en trouve un exemplaire (vide) aux enchères à partir de 10 dollars (il faudra demander un devis pour les frais de port vers la France), mais aussi des exemplaires neufs et sous blister, ici pour 200 dollars (+ 33 pour la France), et ici pour 1475 dollars (+ 79), parce que pourquoi pas !
Et pour lire ces disquettes, quoi de mieux que le lecteur de disquettes 400k du premier Macintosh ? Apple en proposait une version externe, vendue dans un carton portant lui-aussi les couleurs du logo « Picasso ». On en trouve ces jours-ci une boîte vide pour une cinquantaine de dollars (mais sans option d’expédition vers la France…). Il ne restera plus qu’à trouver le lecteur à mettre dedans (ce n’est pas très compliqué, en voici un en Italie).
Si vous préférez les vêtements un peu datés, vous pouvez choisir ce T-shirt 25% coton 75% polyester, avec ses manches 3/4, sans doute un modèle original au vu de l’étiquette du fournisseur Healthknit. Il n’est disponible qu’en taille 38-40. Il est proposé à 175 dollars, auxquels il faudra ajouter 27 dollars de frais de port vers la France.
Un vendeur américain propose aussi un sweat-shirt en taille XL, au prix un peu salé de 540 dollars (frais de port inclus). Il est fort probable qu’il s’agisse d’un modèle d’origine et non d’une copie, puisque le vêtement porte l’étiquette avec l’ancien logo de son fournisseur de l’époque Hales.
Si vous êtes moins regardants sur l’aspect historique du produit, vous pourrez aussi trouver de nombreux t-shirts aux couleurs du logo Picasso, sans aucun doute réimprimés récemment dans un pays asiatique. On trouve par exemple ce modèle à 27 dollars (frais de port inclus pour la France).
Malheureusement, il est trop tard pour se porter acquéreur de ce carton de Macintosh original, vendu il y a quelques jours en Italie pour moins de 200 euros (il n’avait pas été proposé aux enchères mais en vente directe). On se consolera en se disant que, finalement, il n’était pas en si bon état !
Dans quelques jours, il sera trop tard : c’est donc le moment de vous proposer une petite sélection de cadeaux de Noël à piocher sur eBay. Si notre idée d’hier (un Lisa d’origine pour seulement 76.000 dollars) ne vous a pas convaincus, peut-être trouverez-vous votre bonheur parmi les quelques idées suivantes ?
On commence avec ce petit pot de peinture Apple beige, qu’utilisaient les revendeurs Apple pour faire de petites retouches sur les boîtiers des appareils à la fin des années 70. Comptez 300 dollars pour 6 centilitres, ce qui n’est pas donné tout de même… Et pour ce prix-là, on ne garantit pas que la peinture soit encore parfaitement fraîche, plus de quarante ans plus tard !
Plus abordable et encore plus iconique, voici le boîtier de la souris du premier Macintosh. Il se trouvait dans le carton, rangé aux côtés du clavier et de l’ordinateur lui-même. On y retrouve bien sûr le logo « Picasso », signe de reconnaissance de la première génération de Macintosh. Comptez un peu plus de 100 euros, et un voyage aux États-Unis pour récupérer le carton…
Même souci pour ce très bel iBook « key lime », la dénomination d’origine pour ce citron vert carrément fluo. En enchérissant (vite !), vous participerez à la tendance actuelle qui fait grimper en flèche la cote de ce modèle assez rare d’iBook. Il n’est pas rare d’en voir partir à plus de 300 dollars ! À l’intérieur, vous trouverez un simple lecteur de CD et un processeur G3 à 366 Mhz. Bon point : la pomme sur le dessus du capot est encore présente, quand beaucoup de modèles ont perdu la leur à cause d’une colle pas très efficace…
Peut-être préférerez-vous cet autre iBook, dans sa livrée gris graphite, très classe. Il est vendu en France, et avec son carton d’origine, ce qui est toujours appréciable dans une collection. Il est également plus puissant (466 Mhz) et équipé d’un lecteur DVD. Il est en achat direct à 359 euros, et le vendeur accepte les offres.
Si vous préférez les petits cadeaux, alors vous allez adorer cet iPod nano 1 Go de 2005, neuf et jamais déballé, pour 190 euros, en provenance également de France. Le vendeur offre deux batteries neuves pour le même prix. C’est un petit baladeur très sympa, que l’on peut encore synchroniser sans souci sur un Mac moderne.
Beaucoup moins cher — et livrable en France — voici le paquet de mouchoirs en papier Apple Macintosh Performa en provenance directe du Japon, où ce type de matériel promotionnel est assez courant. En l’occurence, ce paquet-là a même transité par l’Australie, rendant les frais de port (environ 17 euros) un peu dissuasifs…
Pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant, on peut aussi citer toute une série de jeux des années 90, à installer sur votre Macintosh de collection, comme Indiana Jones and the Last Crusade, Indiana Jones and the Fate of Atlantis (de LucasArts), Spectre Supreme (dont la boîte a un peu souffert), ou encore le jeu créé par l’équipe du Macintosh, Alice Through the Looking Glass (dont nous vous avons présenté notre version ici).
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1990 pour le Macintosh LC et son prix de 14 200 francs (hors taxes…), pour un modèle avec 2 Mo de mémoire vive, 40 Mo de disque dur SCSI, et un moniteur 12 pouces. Un prix qui tient un peu de la magie, mais surtout de la haute technologie !
Peut-on encore découvrir un produit Apple dont on ignorait jusqu’à l’existence, après plusieurs décennies de lecture, de collection, de recherches et d’écriture ? Eh bien oui ! Cette semaine, au détour de quelques recherches au sujet de MacTerminal, j’ai découvert l’Apple Cluster Controller, un gros machin qui venait s’intercaler entre le Mac (ou le Lisa) et les gros systèmes de télécommunications d’IBM, connu sous le nom de 3270.

Je me suis évidemment immédiatement replongé dans mes archives numériques de MacWorld, MacUser, Byte et autres SVM, pour confirmer que cet étrange appareil n’apparaît quasiment jamais dans la presse spécialisée, sauf au détour d’un article sur MacTerminal, justement.
De manière générale, le boîtier semble avoir été fabriqué en un nombre très limité d’exemplaires et si quelques sites de passionnés en parlent, peu de collectionneurs en ont réellement vu un vrai de leur yeux. On peut en croiser un sur Reddit chez r/VintageApple. D’après son heureux propriétaire, le système est basé sur un processeur Z80, le fameux processeur à tout faire des années 80, qui est d’ailleurs resté en vente jusque récemment.
À l’arrière du boîtier, qui ne ressemble à aucun autre produit de la marque, on trouvait de nombreux ports permettant de connecter les différents ordinateurs et périphériques au réseau. S’il ne ressemble pas aux produits Apple, c’est parce que, comme souvent à l’époque, il s’agissait d’une version modifiée par Apple d’un produit existant : le 74D de Protocol Computers, Inc.
L’Apple Cluster Controller remplaçait l’IBM cluster controller en évitant d’ajouter le petit modem AppleLine pour chaque appareil Apple connecté au réseau. Un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici comment on pourrait résumer les choses.
L’excellent site Archive.org a conservé une copie du Guide de référence destiné aux revendeurs du produit. En 73 pages, c’est le document idéal pour tout comprendre sur le sujet, expliquer le monde des communications IBM et montrer comment les produits de communication synchrones d’Apple permettent aux ordinateurs personnels Apple de s’intégrer dans ce monde.
En août 2002, avec Mac OS X 10.2, Apple intégrait à son système un logiciel de messagerie instantanée, un outil très à la mode à l’époque. Ce logiciel, c’était iChat, un gros coup pour la marque qui proposait ainsi le premier client AOL Instant Messenger (AIM) pour son système Mac OS X. Signe des temps, la première version d’iChat était également compatible avec ICQ, l’ancêtre de la messagerie instantanée. iChat était immédiatement reconnaissable, avec son interface typique des premières versions de Mac OS X et ses grosses bulles colorées.
iChat devint iChat AV en juin 2003 lors de la sortie de Mac OS X 10.3, en gagnant la possibilité de mener des discussions audio et vidéo. Jusqu’en février 2004, ce mode de discussion s’appuyait sur le protocole SIP, avant d’adopter celui d’AIM 5.5, puis le protocole de Google Talk en juin 2004, de Jabber en 2009, et celui de Yahoo Messenger en 2011. Rarement une application pour Mac aura été aussi ouverte sur le monde qui nous entoure !
Avec le rapprochement entre les univers du Mac et de l’iPhone, iChat cédera sa place à Messages en juillet 2012. De quoi échanger aisément entre Mac et iPhone, mais aussi envoyer de vrais SMS depuis le Mac, l’iPhone servant de relai vers le réseau mobile.
Puisqu’Apple utilisait le système AIM, elle ne fournissait aucun support aux utilisateurs. En cas de perte de mot de passe (à l’occasion d’un changement de machine ou d’une réinstallation), c’est directement vers AOL qu’il fallait se tourner. Et plus précisément vers le site www.aim.com, sur lequel vous trouviez le lien « Lost Password ». Il vous suffisait de taper votre identifiant AIM utilisé dans iChat, et de relever votre boîte aux lettres, dans laquelle le mot de passe vous était envoyé.
Comme nous le notions à l’époque dans la revue A Vos Mac, on ne pouvait choisir qu’un seul style de caractères pour ses bulles, dans les Préférences « Messages ». Pourtant, il était possible d’utiliser tous les styles imaginables, d’un simple copier-coller depuis un autre logiciel, comme TextEdit ou Word. Une fois le texte tapé dans un logiciel qui permet de changer les couleurs et les caractères, il suffisait de le copier puis de le coller dans la zone de texte d’une fenêtre de « discussion » dans iChat. [Note : cette astuce ne marche plus avec Messages…]
Pour envoyer une image, il était possible de la glisser (depuis Safari, le bureau, iPhoto…) vers le nom de votre correspondant dans la fenêtre principale d’iChat. Mais il y avait encore plus élégant : une fois le dialogue instauré, vous pouviez glisser l’image vers la zone de texte, elle apparaissait sous la forme d’une petite icône. En validant l’envoi d’un appui sur la touche retour, l’image apparaissait dans une bulle, chez vous comme chez votre correspondant.
Nous avons déjà parlé d’OpenDoc sur ce blog : il s’agissait d’une technologie développée par Apple, visant à créer un format de fichier « universel », lié non pas à une application, mais à une multitude de composants chargés chacun d’une fonction spécifique : dessin, mise en page, visualisation de page web… L’intérêt était de permettre à chaque utilisateur de choisir librement ses composants, tout en garantissant la compatibilité du document avec les autres systèmes et leurs propres composants concurrents.
Mais voilà, OpenDoc a fait long feu. À son retour, Steve Jobs a mis fin à cette technologie — et à beaucoup d’autres. On l’a un peu oublié, mais Apple avait développé en 1996 son propre navigateur Internet basé sur OpenDoc : il s’agissait de Cyberdog. Bien plus qu’un navigateur, c’était un véritable couteau suisse, permettant bien sûr de naviguer sur Internet, mais aussi de créer des documents intégrant des liens et des éléments provenant d’internet en temps réel (graphiques, images, données, textes…), tout en donnant accès aux e-mails et aux forums. Cyberdog, comme OpenDoc, ne manquait pas d’arguments techniques, mais son abandon fut rendu inévitable par les difficultés financières d’Apple et la volonté de Steve Jobs de se concentrer sur un nombre réduit de projets, quitte à adopter par ailleurs des standards existants.
Mike, un de nos lecteurs, nous a envoyé une copie de ce très intéressant courrier adressé par Apple à ses revendeurs en 1997, en même temps qu’elle leur faisait parvenir les fameux posters de la campagne Think Different. On y apprend que les posters ne devaient en aucun cas être offerts aux clients, mais aussi que les posters d’Einstein et Hitchock devaient impérativement être exposés avec les autres, « tous visibles sur le point de vente ». On image qu’Apple avait obtenu les droits de reproduction de ces photographies pour sa campagne sous réserve de ne pas faire usage de ces images de manière isolée.
Le courrier était signé de Jean-Pierre Giannetti, directeur Marketing d’Apple France à l’époque (il deviendra rapidement directeur marketing d’Apple Europe). À l’époque, Apple ne disposait pas encore de son propre réseau de vente, et dépendait de revendeurs agréés auxquels elle mènera la vie dure quelques années plus tard.
Dans notre rubrique astuces : comment effectuer des recherches spéciales dans Sherlock, l’outil de recherches intégré à partir de MacOS 8.5 ?
Vous utilisez souvent Sherlock (ou l’application de recherche avant MacOS 8.5) ? Savez-vous que vous pouvez aller plus loin que le menu déroulant standard (nom, dates,…) ? En appuyant sur la touche Option au moment de choisir le critère de recherche, vous pouvez rechercher des fichiers verrouillés, invisibles, ou dont l’icône est personnalisée. En combinant deux recherches (nom et visibilité par exemple), vous pouvez facilement gagner du temps.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Voici une sympathique publicité de 1992 pour la gamme Performa, représentée par les Performas 200, 400 et 600, qui étaient encore sagement numérotés à l’époque, ce qui ne durera pas longtemps durant les années 90… Dans cette publicité, le Performa est présenté comme l’ordinateur pour toute la famille : Richard, 6 ans, avec ses programmes artistique et éducatifs ; Lisa, 8 ans, qui utilise ClarisWorks pour ses devoirs d’école ; John, 14 ans, gagne du temps grâce au correcteur automatique, avant de jouer au simulateur de golf ; Maman l’utilise pour les factures et le journal du boulot ; Papa, qui s’occupe un peu des enfants, se connecte au réseau du boulot pour finir son travail le soir. Quant à Rex, le chien, qui en a marre que personne ne s’occupe de lui, il a trouvé un nouveau moyen d’attirer l’attention !

Signe des temps, Apple était obligée de préciser dans sa publicité où les futurs clients pouvaient trouver la gamme Macintosh : Circuit City, Dayton’s & Hudson’s, Incredible Universe, Lechmere, Office Depot, et quelques autres magasins. Pas d’Apple Store, en ligne ou en dur, en 1992 !
Depuis quelques jours, l’Apple Card est disponible aux États-Unis. Il s’agit d’une carte de crédit, adossée à une application qui permet de suivre ses dépenses et d’obtenir des ristournes en échange de certains achats. Comme nous aimons bien tendre des liens entre le passé et le présent, nous sommes allés dans nos cartons, et voici ce que nous avons trouvé…
En 1983, Apple diffuse l’une de ses publicités « Inside Apple » dont nous avons déjà parlé. Dans celle-ci, il est largement question de l’Apple Credit Card, qui était toute noire à l’époque. Disponible auprès des revendeurs, elle permettait de repartir avec son matériel Apple sans le payer. On la recevait ensuite par courrier. En 1983, il fallait encore acheter au moins un ordinateur personnel pour en bénéficier, mais cette restriction sera supprimée dès 1984 pour s’étendre à tous les produits disponibles chez le revendeur. Il était possible d’utiliser ensuite la carte pour tout nouvel achat. Bien sûr, il fallait rester dans la limite du crédit octroyé : « nos revendeurs deviennent un peu nerveux quand quelqu’un commande à crédit la moitié de leur stock. Ça se comprend ». Aucune cotisation annuelle n’était exigée.
En 1984, dans une brochure que nous vous avons déjà présentée, on trouvait à nouveau en dernière page quelques lignes sur l’Apple Credit Card. Pour l’obtenir, il suffisait de présenter une autre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Epress…) et une pièce d’identité. « Et voici notre cadeau de Noël : vous n’avez pas besoin de rembourser votre crédit. On s’en moque… Jusqu’en février. Et là, on ne s’en moquera plus. Mais alors plus du tout…».
En 1987, il était encore possible d’acheter un Apple II à crédit à l’aide de l’Apple Credit Card devenue toute blanche. Les revendeurs Apple pouvaient octroyer jusqu’à 2.500 dollars de crédit à leurs clients, comme à John Appleseed, le fameux nom générique utilisé par Apple dans de nombreuses publications.
En 1988, Apple proposait également à ses clients professionnels une carte de crédit dite Apple Business Credit Card. Son slogan : Si vous achetez un ordinateur, ne le payez pas… En tout cas, pas pendant trente jours. Dans les petites lignes qui accompagnaient cette brochure, on apprenait que le taux annuel de remboursement s’élevait à 18% tout de même… Cette carte s’appuyait sur les services de General Electric Financial Corporation, la filiale de GE fédérant les activités financières du groupe.
Si vous êtes de passage en Lorraine ces jours-ci, peut-être profiterez-vous de l’occasion pour visiter l’Apple Expo la Pomme expo organisée par les Jardins Fruitiers de Laquenexy, près de Metz. C’est en tout cas le sous-titre indiqué sur les visuels annonçant les festivités de ce week-end.

Évidemment, seuls les plus acharnés parmi les fans français d’Apple repèreront le clin d’œil au logo Apple expo des années 2000 : même police, mêmes couleurs, et même thème (enfin, presque).

L’année dernière, les organisateurs de cet événement avaient recréé un véritable Apple Store présentant de vraies pommes, dans un décor plus vrai que nature (si l’on peut dire).

Voici une nouvelle trouvaille spécifique au pays du soleil levant : des télécartes de l’opérateur japonais NTT aux couleurs d’Apple, datant de 1988. Rappelons pour les plus jeunes de nos lecteurs qu’une télécarte, d’après Wikipedia, était un dispositif de pré-paiement de télécommunications basé sur une carte en plastique PVC, le plus souvent de type carte à puce.
La Nippon Telegraph and Telephone Corporation commercialisait dès le milieu des années 80 des cartes téléphoniques, qui avaient une petite particularité : non seulement le nombre d’unités restantes était enregistrés sur la piste magnétique de la carte, mais la cabine téléphonique venait perforer un petit point sous une échelle graduée de 0 à 50, correspondant aux unités restantes. Ces deux cartes n’ayant pas été utilisées, elles ne sont pas perforées, et leur valeur est donc supérieure aux yeux des collectionneurs.
Le dimanche, c’est publicité (en anglais) ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1992 présentant «un ordinateur avec la puissance de de lancer une révolution », le Macintosh Quadra ! Un ordinateur de rêve, plus puissant que les PC 486 d’IBM, Compaq et Dell, capable de produire animations, rendus 3D, design et travail d’analyse. Un ordinateur avec un stockage immense d’un gigaoctet, et une mémoire gargantuesque de 64 Mo. Des capacités de travail en réseau (par exemple pour partager le temps de calcul sous RenderPro ou BackBurner entre plusieurs machines), le support de la vidéo accélérée, et pourquoi pas un lecteur de CD. Capable de lancer toutes les applications, mais pas hors de prix. Facile à installer et d’un apprentissage aisé. Ce n’est pas une fiction : c’est Macintosh Quadra, modèles 700 et 950, les plus puissants des ordinateurs personnels avec leur processeur Motorola 68040, idéal pour AutoCAD, MicroStation Mac, MacBRAVO! et VersaCAD. *The power to be your best*, qu’on vous dit !
Ce qui est génial avec eBay, c’est qu’on trouve toujours des choses que l’on n’a pas cherchées, comme cette magnifique présentation d’AppleWorks 4 en vidéo, édité sur VHS en 1993 par Quality Computers, avec Randy Brandt et Dan Verkade. Si vous ne voulez pas dépenser 35 dollars pour acheter la cassette vidéo, vous pouvez vous contenter de cette version retrouvée sur Vimeo. La vidéo débute par quelques interviews, dont la première sur une plage, sur fond de soleil couchant (voire carrément couché…), au coin d’un feu de camp de la plus belle espèce…
https://vimeo.com/36204443
AppleWorks fut à la fois le prédécesseur et le successeur de ClarisWorks, durant cette période où Apple confia à sa filiale Claris le soin d’éditer ses logiciels. Plus tard encore, AppleWorks/ClarisWorks laissa la place à iWork. Il est d’ailleurs surprenant de voir que cette vidéo est datée de 1993, alors que ClarisWorks avait déjà pris la relève sur Macintosh. En réalité, tout occupé par ce développement, Claris avait concédé la licence d’AppleWorks pour les Apple II à Quality Computers qui avait développé les versions 4 puis 5, en 1993 et 1994.
Le 10 mai 1999, Apple présentait un nouveau PowerBook G3. Plus exactement, le Macintosh PowerBook G3 Series, nom de code Lombard, surnom « Bronze Keyboard » (clavier de bronze), qui succédait, tenez-vous bien, au PowerBook G3 Series (dit Wallstreet II), qui succédait lui-même au PowerBook G3 Series (dit Walstreet), qui succédait au PowerBook G3 « tout-court », nom de code Kanga, qui était en réalité un PowerBook 3400c doté d’un processeur G3. Bref, entre novembre 1997 et mai 1999, quatre générations s’étaient succédé.
C’était clairement le PowerBook G3 de la maturité. C’était d’ailleurs le premier ordinateur portable d’Apple qui utilisait la « New World ROM », inaugurée avec l’iMac, en remplacement de la mémoire morte traditionnelle héritée du Macintosh de 1984. Au passage, il s’était affiné de 15% et avait gagné un clavier légèrement transparent, couleur bronze, offrant un design qui sera conservé jusqu’à l’arrivée du PowerBook G4 « Titanium » en janvier 2001.
Intéressante, cette petite annonce actuellement sur eBay. On y trouve un Macintosh PowerBop, le fameux PowerBook doté d’un modem Bi-Bop, mais dans une version « désaffectée » : tous les moyens de communications spécifiques de cet ordinateur ont été supprimés, pour le rendre à son état original. Exit donc, le modem bi-bop et sa petite antenne : le lecteur de disquettes a repris sa place, ne laissant visible que les découpes du plastique prévues pour la prise pour le lecteur de disquettes externe (à gauche) et l’antenne (à droite).
À l’arrière, la carte modem 14.4 a disparu, ne laissant qu’un cache plastique à gauche de la prise SCSI. Reste donc l’étiquette « PowerBop » sous l’appareil, et quelques logiciels fournis à l’époque. Et la certitude d’avoir entre les mains une petite pépite de l’histoire des télécommunications en France !
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel hier, voici maintenant le Système. La suite lundi !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Beaucoup de choses ont évolué dans Mac OS X depuis son lancement officiel en 2001. Certaines n’ont plus grand chose à voir avec la vision de l’époque. D’autres ont finalement peu évolué, comme la palette de personnalisation de la barre d’outils qui orne toutes les fenêtres du Finder. On retrouve aujourd’hui la même philosophie qu’en 2001, avec les « éléments favoris » à faire glisser ou « l’ensemble par défaut » à sélectionner.
Remarquez au passage la case allongée, en haut à droite des fenêtres : elle permettait d’afficher ou masquer la barre d’outils, dans le Finder comme dans beaucoup d’autres applications. Cette case disparaîtra avec Mac OS X 10.7 Lion en 2011, au profit d’une fonction de bascule en plein écran.
Dernièrement, l’hôtel des ventes Drouot a proposé aux enchères un Apple /// complet, unité centrale, écran Monitor III, lecteur de disquettes Disk III et disque dur ProFile. Petite originalité : outre les manuels et diquettes, le lot était fourni avec les cartons d’origine, de l’époque où la marque n’avait pas encore opté pour le papier glacé et les packagings en couleurs. Et à l’Aventure Apple, vous le savez, on adore les vieux cartons !
Ah… Une main qui se lève au fond… On me signale qu’un Monitor III dans son carton avait déjà été proposé au mois de mars dernier par RRauctions. Il avait trouvé preneur pour 250 dollars.
Si vous habitez près de Dijon et si vous souhaitez compléter votre collection Apple, c’est le moment de vous rendre chez le commissaire-priseur SADDE, rue Paul Cabet. Vous trouverez, à l’heure où paraît cet article, un stock de matériel et pièces détachées Apple faisant suite à la liquidation judiciaire de Réveil-Informatique, une entreprise de Chenôve.
En plus de quelques iMacs Tournesol, on trouve également des iMacs G5 (ou de vieux Intel), des PowerMac G5 / Mac Pro 2013, quelques écrans, et surtout un grand nombre de pièces détachées dans les boîtes cartonnées caractéristiques d’Apple Service. L’ensemble est proposé aux enchères, pour un prix estimé à 2500 euros (et 14,4% de frais). Prévoyez cependant un peu de place pour le stockage, et un moyen de transport adapté au volume de la vente !
Le hasard fait parfois bien les choses… Nous vous parlions il y a quelques jours du MacStation, ce support permettant d’intégrer un Mac, une imprimante ImageWriter un lecteur de disquettes, des manuels et bien d’autres choses encore, pour gagner de la place sur le bureau. Il se trouve que le propriétaire – américain – d’un tel accessoire le cède justement sur eBay pour la rondelette somme de 2170 dollars (1920 euros).
Pour ce prix-là, vous obtiendrez également le Macintosh 128 de 1984 (mis à jour en 512K, de première main), avec son clavier et sa souris, mais aussi l’imprimante, le lecteur externe de disquettes de 400 Ko, un lecteur externe de cartouches 5 Mo (Tecmar MacDrive), et le sac de transport pour le Mac. Sans oublier quelques logiciels et manuels. Attention cependant, il faudra prévoir un intermédiaire aux États-Unis car l’expédition en Europe n’est pas prévue.
Pour la petite histoire, on se souviendra que le propriétaire de ce lot l’a acheté en tant que revendeur Apple, dès sa présentation par Steve Jobs en 1984, grâce à une offre d’Apple destinée à familiariser ses revendeurs avec la nouvelle machine.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1994 pour le Macintosh LC 475. Il s’agissait du dernier Mac au format « boîte à pizza », après la série des LC, et du premier modèle autorisant la mise à jour vers les processeurs PowerPC (Apple proposera une carte de mise à jour basée sur un PowerPC 601 à 50 Mhz). Proposé avec un écran Apple Trinitron, bien meilleur que son prédécesseur l’écran Performa Plus, il devenait capable grâce au modem AppleDjinn, d’offrir des fonctions de Minitel et de fax.
Finalement, 500 euros pour une telle pièce de collection, ce n’est pas si cher : un ordinateur portable de 50 ans, ça ne court pas les rues ! À retrouver sur leboncoin, bien sûr !

Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.
Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?
Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Connaissez-vous le MacCharlie ? Si vous êtes un lecteur assidu de notre blog, vous connaissez déjà cet étonnant accessoire pour Macintosh fabriqué par Dayna Communications.
Un PC complet, à base de processeur Intel 8088, accolé à un Macintosh, et profitant de l’écran et du clavier de ce dernier (mais pas de la souris : le PC est limité au mode texte, en 25 lignes de 80 colonnes). Et justement, il y en a un ces jours-ci sur eBay, proposé sur la base d’une enchère qui dépasse déjà les 100 livres sterling.
Pas de doute : on retrouve bien le profil traditionnel des premiers Macs. Le MacCharlie venait en effet se positionner sur le côté de la machine, avec deux lecteurs de disquettes en façade et plusieurs ports à l’arrière. Au-dessus, dans le polystyrène, on devine l’extension de clavier permettant de disposer d’un pavé numérique et de touches de fonction. Le modèle vendu sur eBay dispose de son manuel utilisateur et de son système MS-DOS adapté pour la coexistence avec le Macintosh.
Comptez 27 euros de frais de livraison pour la France, et d’éventuels frais d’importation selon le montant auquel terminera l’enchère.
Voilà déjà 12 ans qu’Apple a présenté l’iPhone, le 9 janvier 2007. Tout le monde s’y est habitué depuis, mais le choix de gérer toute l’interface via un écran tactile multipoints, sans clavier ni stylet, était une véritable révolution. Bien sûr, il manquait encore la 3G, l’App Store, le GPS et l’écran Retina, mais le principal était là : la révolution était lancée. Alors bon anniversaire l’iPhone !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…
Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ? …
Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?
Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…
Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.
Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.
Sources :
Bill Atkinson lui-même (Fora TV sur YouTube)
La marque déposée HyperCard à l’office américain des brevets
Comment contourner les messages d’alertes dus aux ports indisponibles, que l’on rencontrait jusqu’à MacOS 9 ?
Si vous avez déjà branché un micro sur l’entrée son de votre Mac, ou si votre ordinateur a encore des ports série (disparus avec l’iMac), vous avez peut-être été confronté à des messages annonçant que l’un des ports est occupé ou inaccessible. Le problème est toujours le même : sur un Mac, les ports ne peuvent être utilisés que par un seul pilote à la fois, à moins d’avoir été prévus spécialement pour être partagés (c’est le cas des ports USB, SCSI ou FireWire). Dans le cas des ports série ou de l’entrée son, le système fait respecter une règle impérative : premier arrivé, premier servi. Si une application utilise déjà un port, les autres sont mises à la porte.
Dans le cas de l’entrée son, le problème sera vite réglé : quittez toute les applications qui pourraient l’utiliser puis relancez votre programme, qui ne devrait plus poser de problème. En revanche, l’affaire se complique avec les ports série : après avoir vérifié, là aussi, qu’aucune application n’utilise le port en question (émulateur minitel, fax, accès internet sur le port modem ; driver d’imprimante sur le port du même nom), vérifiez dans le Sélecteur qu’AppleTalk est désactivé. En effet, si celui-ci est activé, il occupe l’un des ports série (sélectionné dans le Tableau de bord AppleTalk). Cela devrait suffire à libérer le port, après un redémarrage !
Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.
On connaît bien le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh, cet ordinateur commercialisé en série limitée en 1997, pour fêter les vingt ans d’Apple, avec un peu de retard… On connaît moins l’histoire de son développement, qui remonte à 1992, quand Apple commence à s’interroger sur la manière d’offrir un successeur au Macintosh Classic Couleur. Mais pas un simple ordinateur, non : un système qui trouverait sa place au salon, comme la télévision et la chaîne hi-fi. Cinq années de recherche s’ensuivirent, sous le nom de code Pomona. Cinq années pour boucler la boucle, imaginer dix modèles différents, et finalement reprendre le premier modèle en mousse de Robert Brunner (inspiré par le danois Bang & Olufsen), et le faire renaître en une réalisation magistrale de Jonathan Ive.
Tout cela, on l’apprend dans l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. Vous y retrouverez de nombreuses photos, parmi lesquelles celle-ci, dont la légende précise qu’il s’agit d’un concept lié au déploiement d’une famille Spartacus. Ce modèle aurait eu un petit écran de 10,5 pouces, contre 12 pouces sur le modèle de 1997.
Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, voici non pas une, mais deux réclames pour la soudaine simplicité d’Internet, grâce à Macintosh. Et dépêchez-vous : vous aviez jusqu’au 30 juin pour profiter d’un mois d’abonnement gratuit à Imaginet. Jusqu’au 30 juin 1996…
Heureusement, il vous reste encore quelques semaines pour profiter de cette autre offre spéciale, en lien avec Wanadoo, l’accès Internet par l’opérateur historique France Télécom. Envoyer un courrier électronique à la Maison Blanche, découvrir les dépêches de l’AFP en ligne, ou encore participer à des conférences sur tous les sujets… sans oublier, « en exclusivité sur Wanadoo », un « Minitel à grande vitesse » (ça fait rêver). Remarquez qu’il s’agit de l’une des premières publicités à proposer, en plus du 3615 Apple, un lien vers le site français d’Apple de l’époque : www.france.euro.apple.com !
Des montres Apple des années 90, ça ne manque pas sur eBay. Des Apple Watch d’avant l’Apple Watch, en quelque sorte. Certains modèles sont de grands classiques qui ne sont jamais en rupture de stock, comme la fameuse montre bleue de 1995 qu’Apple offrait d’ailleurs en cadeau avec la mise à jour (payante) du système 7.5.
On trouve actuellement une montre beaucoup plus rare : un modèle rouge de 1997, diffusé à l’occasion de la sortie de Mac OS 8. Ce modèle en acier inoxydable, doté d’un mouvement à quartz, a une petite particularité : quand les aiguilles s’alignent, une fois par heure, elles forment un 8 !
Si vous trouvez que les 1990 euros demandés sont un peu exagérés, alors n’hésitez pas à chercher un peu en ligne. On trouve par exemple un article à son sujet sur le site WatchPatrol, avec un prix annoncé à 269 dollars et quelques très belles photos de près :
Le mois dernier, nous vous présentions la gamme Apple telle qu’elle était décrite en avril 1984 dans le « livret de l’employé Apple » en Grande-Bretagne. On y trouvait quatre machines : l’Apple IIe, l’Apple III, le Lisa 2 et le Macintosh. Quelques mois plus tard, en septembre 1984, dans le Dossier du Candidat Revendeur, la gamme a déjà évolué. Exit l’Apple III, et bonjour l’Apple IIc ! Quant au Lisa, il est maintenant un Macintosh comme un autre, sous le nom de Macintosh XL. On fera semblant de remarquer que la photographie n’est pas à jour, puisqu’elle présente encore un écran de Lisa OS…
Le 19 janvier 1998, Apple présentait Mac OS 8.1, une mise à jour pas si mineure que ça d’un système d’exploitation tout juste âgé de six mois. Bien sûr, Mac OS 8 avait largement révolutionné l’usage du Mac, avec son interface platinum, son Finder multitâche, ses menus contextuels, ses fonds d’écran en plein format, ou encore le défilement en temps réel du contenu des fenêtres. Mais il restait du boulot à Mac OS 8.1 pour poursuivre la modernisation d’Apple : c’est ce système qui inaugura le format de fichier HFS+, qui ne sera remplacé qu’en 2017 par le format APFS ; c’est aussi lui qui supporta, pour la première fois, les applications « Carbon » prévue pour fonctionner sous le futur système Mac OS X, qu’on appelait encore à l’époque Rhapsody.
Mac OS 8.1 ne sera disponible en Europe qu’en mars 1998. Ce dépliant nous replonge dans une époque aujourd’hui totalement révolue. Ainsi, Apple mettait en valeur la compatibilité avec Windows 95 et Windows 3.1, chantait les louanges de ClarisWorks 5.0 et Internet Explorer, et glissait même une discrète mention au logiciel HyperCard (qui n’avait pourtant pas connu de mise à jour majeure depuis 1990).
Remarquez qu’à l’époque, le nouveau format HFS+ ne savait gérer que des disques durs de 2 To au maximum. Il faut dire qu’en 1998, un disque dur de 4 Go était déjà tout à fait convenable. Il faudra attendre MacOS 10.2 pour voir cette limite passer à 8 To, puis à 16 To sous MacOS 10.3, et enfin à 8 Exaoctets (soit 8 millions de Téraoctets) sous MacOS 10.5.3…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité pour Mac OS 8.5, une mise à jour majeure du système, commercialisée en octobre 1998. À l’époque, ce type de mise à jour s’achetait en magasin, pas sur Internet ! Évidemment, vu le prix des machine à l’époque, un nouveau Macintosh pour 590 Francs (hors taxes) pouvait faire sourire. Mac OS 8.5 offrait quelques nouveautés bienvenues : l’outil de recherche Sherlock, des ascenseurs de navigation affichant un curseur de taille variable, un nouveau menu Applications détachables pour passer d’un programme à l’autre aisément… Mais les nouveautés les plus marquantes se trouvaient sous le capot, avec un important travail de réécriture qui réservait ce système aux Macs équipés d’un processeur PowerPC.

Remarquez que Sherlock permettait déjà, en cette fin d’année 1998, des recherches en langage naturel, comme « Why is the sky blue ? » : pourquoi le ciel est-il bleu ? Apple précisait dans les petits lignes : « Les sites mentionnés servent d’exemple et n’ont pas l’intention de ressembler aux sites existantes. Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite ». Au même moment, Google occupait encore un garage dans une maison californienne et employait trois personnes…
Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !
Dans notre rubrique Astuces : savez-vous que les logiciels d’Office 98 vous permettent d’utiliser les menus sans la souris ?
Sur votre clavier, appuyez sur la touche F10 : le menu pomme est sélectionné. Appuyez sur Retour, le menu Pomme se déroule. Avec les flèches gauches et droites, vous changez le menu sélectionné, et avec haut et bas vous sélectionnez un article de menu. Avec Retour, vous sélectionnez l’article. Pratique en cas de panne de souris !
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh Plus, le mois dernier, nous avons sorti de leurs cartons deux souris Apple toutes neuves et jamais utilisées : un modèle Platinum dédié au Macintosh Plus, et un modèle ADB inauguré en septembre 1986. Quand on connaît l’état habituel de ces petits périphériques, c’est un vrai plaisir d’en retrouver des modèles immaculés !
Et vous, avez-vous connu le Lanceur ? Apparu en 1995 avec le Système 7.5 pour le grand public, il s’agissait d’un « Tableau de Bord », un concept que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, une sorte de logiciel-qui-n’en-est-pas-un accessible depuis le Menu Pomme, et qui pouvait aussi apparaître automatiquement au démarrage du Mac.
Il contenait une simple fenêtre avec des onglets personnalisables, chacun de ces onglets pouvant contenir des Alias menant vers des logiciels ou des documents. Un simple clic sur l’icône lançait le logiciel ou le document : plus besoin de naviguer dans le disque dur ni de double-cliquer sur les fichiers ! Quelque part, c’était tout à la fois l’ancêtre du Dock et du Launchpad ! Et c’est bien pour cette raison qu’il n’a pas survécu au passage à MacOS X.
Pour ajouter des icônes au Lanceur, c’était très simple : il suffisait de glisser logiciels ou documents vers sa fenêtre pour y créer le bouton correspondant. Mais pour réorganiser ou faire le ménage, c’était une autre paire de manches : il fallait naviguer dans le Dossier Système du disque de démarrage, y ouvrir le dossier « Lanceur », et ajouter ou supprimer des alias. Pour créer des onglets, il fallait créer des dossiers dont le nom commençait par « • », le caractère obtenu avec la touche Option, la touche Majuscule et la touche Point-Virgule (sur un clavier QWERTY, c’était plus simple : Alt-8 suffisait).
Le 13 mai 1991, Apple a commercialisé le Système 7. Plus de trois ans après le Système 6, et sept ans après la commercialisation du premier Macintosh, Apple a revu en profondeur son interface, pour tirer profit des écrans en couleurs qui commençaient à se généraliser dans la gamme. Elle a également intégré quelques technologies comme l’adressage mémoire 32-bits ou la mémoire virtuelle, et bien évidemment le multitâche coopératif, qui permettait enfin de lancer plusieurs logiciels en même temps, même si beaucoup d’opérations restaient « bloquantes » pour l’interface, comme la copie de fichiers.

Parmi les autres nouveautés du système 7, on trouvait les alias (des raccourcis pointant vers un fichier), AppleScript, le dossier « Extensions », les Tableaux de Bord gérés sous forme de fichiers indépendants, la gestion des polices vectorielles TrueType, ou le menu Pomme personnalisable.
Le Système 7 est resté le système d’exploitation d’Apple lors du passage au processeur PowerPC, et a pris le nom de MacOS avec sa version 7.6. Puis il a laissé sa place en juillet 1997 à MacOS 8, qui aurait pu s’appeler MacOS 7.7 mais changea de nom en grande partie pour des raisons légales, afin de mettre fin au contrat qui liait Apple et les cloneurs de Macintosh.
Voici une anecdote bien connue, mais sur laquelle je n’avais pas encore pris le temps de revenir. Dans le film Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1994 et basé sur une nouvelle de Winston Groom, le héros reçoit un courrier d’Apple.
Par cette lettre, J. Wellington Bigby, chef fictif des finances de la marque, présente ses remerciements : « Votre investissement dans notre effort pour rendre les ordinateurs accessibles au citoyen ordinaire est arrivé à un moment où l’investissement dans l’informatique personnelle était considéré comme une folie. Votre clairvoyance, votre perspicacité, et surtout votre argent ont permis à notre petite entreprise de devenir l’un des leaders de l’industrie informatique. Il vous a également récompensé avec l’un des rendements de placement les plus incroyables de l’histoire de la finance moderne. De nombreuses innovations seront bientôt présentées dans notre gamme de produits, notamment l’ordinateur personnel “Lisa” qui promet d’être un grand succès ».
Alors évidemment, rien ne colle dans ce courrier : il est daté du 23 septembre 1975, avant même la création de la marque, et porte le logo multicolore utilisé à partir de 1977. L’adresse sur Silicon Drive n’a jamais fait partie des adresses de la marque, et l’introduction en bourse n’a été réalisée qu’en décembre 1980. Enfin, l’annonce du projet Lisa huit ans avant sa commercialisation laisse songeur !
Et comme on trouve vraiment tout sur eBay, vous pourrez y acheter une réplique de ce courrier envoyé à Forrest Gump, avec l’enveloppe et tout et tout :
Il y a presque un an, nous vous présentions une brochure de SEEDRIN (future Apple France) pour le disque dur 20 Mo du premier Macintosh. En voici une autre, tout à fait de la même époque, présentant le concept du réseau AppleTalk, permettant de connecter entre eux plusieurs Macs, mais aussi des imprimantes et disques durs.
La grande nouveauté d’AppleTalk, c’était de se passer de serveur. Chaque Macintosh était équipé d’origine de deux prises réseau (au format DE-9, devenu Mini Din-8 à partir du Macintosh Plus), et le système prenait en charge le protocole d’échanges sur ce réseau. Ainsi, on pouvait aisément chaîner jusqu’à 32 éléments par réseau au moyen de simples connecteurs. Il ne fallait cependant pas être trop pressé, le réseau plafonnant à 240 kilobits par seconde, partagés entre l’ensemble des éléments connectés ! C’était cependant le système de réseau le plus simple et le moins coûteux à l’époque. Il suffisait de brancher un ordinateur ou un périphérique compatible pour le voir immédiatement apparaître sur le réseau, avec son nom indiqué en toutes lettres !
AppleTalk saura rapidement communiquer sur deux types de réseau : LocalTalk pour les anciennes prises et câbles (que l’on retrouvera jusqu’aux derniers Performa et Power Macintosh en 1998) et EtherTalk (basé sur la nouvelle norme de prises et de câbles Ethernet disponibles dès 1987 sur Macintosh). AppleTalk disparaîtra finalement de Mac OS X en 2009, avec sa version 10.6.
Connaissez-vous le dernier modèle qui a obtenu le titre de Mac le plus puissant, avant l’apparition du processeur PowerPC et de la gamme Power Macintosh ? Il s’agit du Quadra 840AV, dont nous reproduisons ici la fiche technique diffusée par Apple France. Comme nous le rappelle Wikipedia, ce modèle était surnommé Cyclone durant sa phase de développement. C’est l’un des rares ordinateurs d’Apple à avoir disposé d’un DSP, un coprocesseur dédié au multimédia, l’AT&T 3210 cadencé à 66 Mhz, pour seconder le processeur principal, un Motorola 68040 à 40 Mhz (il partageait cette spécificité avec le Centris 660AV).
Pour tirer pleinement partie de ce co-processeur multimédia, le Quadra 840AV disposait d’entrée et sorties S-Vidéo et composite, en plus des traditionnelles prises casque et micro pour le son. Bien sûr, on trouvait aussi du SCSI, de l’ADB, les ports série pour l’imprimante et LocalTalk, une prise Ethernet, et trois connecteurs internes NuBus (la solution qu’Apple préférait au PCI à l’époque). L’un de des ports disposait d’une particularité : il était prolongé par un port DAV (Digital Audio Video) permettant à des cartes particulières de transmettre en temps réel des données audio ou vidéo.
Ce Quadra était fourni avec 8 Mo de mémoire vive extensible à 128 Mo. La configuration de base était facturée près de 4.000 dollars, sans écran. Pour le prix, Apple fournissait les logiciels nécessaires pour exploiter les capacités multimédia de la machine, comme FusionRecorder pour importer des vidéos, ES F2F pour la vidéoconférence, ou une version améliorée de TeachText capable de lire à haute voix un document de texte.
Les lecteurs anglophones pourront retrouver sur Google Books la pleine page du magazine InfoWorld du 6 décembre 1993 présentant ce Quadra 840AV et son petit frère, le Centris 660AV.
De nos jours, quand on croise un Apple IIc, le premier mot qui nous vient à l’idée n’est pas forcément « miniaturisation ». Et pourtant, replacé dans le contexte qui l’a vu naître, l’Apple IIc de 1984 était vraiment une merveille d’ingénierie. Cette publicité américaine donne l’échelle, au sens propre. Avec un écran spécialement créé pour lui, un lecteur de disquettes intégré, et des ports d’extension internes abandonnés au profit des prises externes, l’Apple IIc était vraiment l’Apple II compact.
Dans le détail, cette double-page abordait aussi un autre aspect de l’Apple IIc : la compétition interne qu’il créait avec son grand frère. Même système, même format de disquettes, mêmes logiciels… Cela ne dérangeait pas Apple, qui devait déjà se battre contre des concurrents prêts à tout, jusqu’au vol de brevet, à l’espionnage et au kidnapping ! Nous avons d’ailleurs déjà parlé de ces cloneurs d’Apple II dans un précédent article. Le IIe gardait pour lui sa capacité d’extension de mémoire (jusqu’à 1 Mo en version enhanced), sa compatibilité avec le disque dur ProFile, et ses huit emplacements pour cartes d’extensions.