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Publicité pour l'Apple III : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l'ordinateur personnel

Publicité – L’Apple III

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame de 1980 annonçant la naissance de l’Apple III. Et comme à l’accoutumée, Apple n’y allait pas avec le dos de la cuillère : il vient de se passer quelque chose dans le monde de l’ordinateur personnel. Virtuellement, nous avons tout fait, tout donné à l’Apple III. Avec lui, sous vos doigts, vont se résoudre une infinité de problèmes professionnels. Plus simplement et plus vite que n’auriez imaginé.

Apple II Applesoft programming tutorial

Un programme Basic peint sur le manuel Apple II

Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.

Apple II Applesoft programming tutorial

Apple II Applesoft programming tutorial

Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.

LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130

Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :

Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.

Apple System 7 Ad : work less, do more

System 7 : Work Less, Do More

Sur l’Aventure Apple, nous privilégions les contenus en français, c’est une évidence depuis bientôt 19 ans… Mais voilà, Apple est américaine, alors on fait parfois des exceptions, comme pour cette publicité en deux pages pour le Système 7. Work less, do more : travaillez moins, faites-en plus !

Apple System 7 Ad : work less, do more

Comme à chaque nouvelle version de son système, Apple pointait les avantages de cette nouvelle version, promettant de libérer l’inspiration et la motivation face à une informatique devenue trop complexe, trop agaçante. Face à Windows 3.0, Apple promouvait son Macintosh, conçu « dès la première puce » pour fonctionner comme pensent les humains, avec une interface intuitive partagée par toutes les applications. Le Système 7 facilitait la mise en réseau, offrait des Bulles d’Aides pour expliquer les éléments d’interface, et rendait le Mac encore plus simple à utiliser.

Apple System 7 Ad : work less, do more

The power to be your best, le pouvoir de donner le meilleur de vous-même, concluait cette publicité de 1991 dont les petites lignes précisaient qu’elle avait été conçue et réalisée sur Macintosh : We practice what we preach : nous faisons ce que nous disons !

Apple MTV Music awards

Apple, partenaire des MTV Music Awards 1995

Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.

Apple MTV Music awards

Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.

Apple 1995 L-MTV Europe Music Awards

Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).

sweatshirt Apple MTV what is power

1994 Apple SVM

1994 : Apple cherche…

Intéressant, cet article de la revue SVM de janvier 1994 : « Apple déploie ses têtes chercheuses ». Comme cet autre article au sujet de Taligent, il nous rappelle à quel point la situation d’Apple était critique au milieu des années 90 : réelle stratégie ou recherche de portes de sortie tous azimuts ? s’interroge Pierre Vandeginste.

Car en 1995, Apple fabrique des ordinateurs, mais aussi une plate-forme mobile Newton,  un lecteur multimédia PowerCD, elle édite des logiciels et diffuse des CD-Roms, elle gère des services de messagerie, et voici qu’elle se lance dans la distribution de logiciels et participe à une expérimentation de vente à distance !

1994 Apple SVM

Même Jean-Louis Gassée, qui n’est plus de la partie, s’interroge sur le bien-fondé de cette stratégie. Car Apple n’est pas experte en distribution de logiciels. Le succès de Claris ? « Pas honteux, mais plus moyen qu’éblouissant ». Pendant ce temps, pour la troisième année, certains espèrent encore voir apparaître des clones de Mac, pour des marchés particuliers (comme la Chine ou le secteur médical). Pas de quoi fouetter un chat, pendant que d’autres attendent que le Newton décolle, à la deuxième, ou même à la troisième génération.

Pendant ce temps-là, les signaux négatifs s’accumulent. Certes, Apple est riche (800 millions de dollars de réserve et peu de dettes), mais son bénéfice en 1993 n’atteint que 2,7 millions sur plus de huit milliards de dollars de chiffre d’affaire, autant dire rien ! Car Apple baisse ses marges pour tenter d’aligner le prix de ses Macs sur celui des PC. Il lui faut donc augmenter les volumes, alors que ses clients attendent l’arrivée d’un nouveau Mac équipé du processeur PowerPC, qui doit déjà lui-même être remplacé par la génération suivante équipée de ports PCI.

Se pose alors LA question de la décennie pour Apple : quel système d’exploitation pour ces Macintosh turbo ? Il y a bien Taligent, la filiale commune d’Apple et IBM, mais « Taligent est un mystère pour beaucoup de monde» affirme un spécialiste. Car si Apple et IBM ont réaffirmé leur intérêt dans le projet, le système a pris un retard considérable ! Et pendant ce temps, en interne, Apple a continué de développer son système 7, ou plutôt ses systèmes 7 puis 7.5, avec ou sans QuickDraw GX, en version amateur ou Pro. Bref, le grand flou.

Grand flou aussi du côté de Power Open, cette initiative visant à faire cohabiter les systèmes d’Apple et d’IBM sur une même machine : Mac OS, A/UX, OS/2, AIX… « Aucune nouvelle…» d’après les développeurs. Tout comme pour Bedrock, l’initiative commune avec Symantec pour bâtir l’environnement de développement Mac et Windows du futur (NDLR : le projet était en réalité déjà abandonné, notamment en raison de ses contradictions avec le projet OpenDoc porté par Apple…).

iPod Web Page Automator

Automator, le Web et l’iPod

En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.

iPod Web Page Automator

Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.

iPod Web Page Automator

Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.

QuickTake 1000 prototype

Les dessous du QuickTake 1000

Connaissez-vous le QuickTake 1000 ? Si ce n’est pas le cas, foncez lire l’entretien que Marc van de Loo nous a accordé pour MacGénération. Vous y découvrirez l’envers du décor, raconté par un membre de l’équipe Apple Industrial Design Group, qui planchait sur les créations d’Apple au milieu des années 90. Et justement, voici un QuickTake 1000 à l’envers, un cliché partagé par Douglas Stanley, un autre membre de l’équipe.

QuickTake 1000 prototype

On remarquera quelques spécificités de ce QuickTake 1000 par rapport aux QuickTake 100 et 150 : un format plus large et un système de fermeture des objectifs moins proéminent, mais toujours directement lié à l’allumage de l’appareil.

Et si vous vous remettiez à l’HyperTalk avec LiveCode ?

Sur l’Aventure Apple, on a adoré HyperCard, ce logiciel inclassable, tout à la fois environnement de développement, outil de présentation et de création multimédia, outil de script, de dessin, base de donnée… Tous ceux qui l’ont utilisé à haute dose de sa sortie en 1987 jusqu’à sa lente agonie au milieu des années 90 parlent sûrement encore HyperTalk deuxième langue : on mouseUp, ask “ceci”, answer “cela”, repeat with i = 1 to 100

Pour vérifier votre niveau, il y a plusieurs solutions. Bien sûr, vous pouvez ressortir un vieux Macintosh Classic de votre grenier. Vous pouvez aussi essayer cet émulateur dont nous avons parlé précédemment. Mais pourquoi ne pas vivre avec notre temps ? Nous avons dernièrement redécouvert LiveCode, que certains ont sûrement connu sous le nom de RunTime Revolution au début des années 2000. Que de chemin parcouru depuis lors ! Si vous ne l’avez pas déjà fait, courrez télécharger la version gratuite de LiveCode et remettez vous sans attendre à l’HyperTalk.

 

HyperCard, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie jamais. On retrouve quasiment instantanément ses anciens réflexes : cliquer sur un objet en appuyant sur Commande et Alt pour afficher directement son code ; appuyer sur la touche tabulation pour aligner correctement les lignes de codes… LiveCode fait le grand écart entre la simplicité légendaire du premier HyperCard (on commence à programmer dès qu’on pose le premier bouton sur la feuille blanche) et le monde moderne : compilation pour Android et iOS, pour Mac, Windows et Linux, et même au format HTML5. La version gratuite ne permet ni de soumettre les applications sur l’App Store, ni d’en masquer le code, mais des versions payantes existent pour ceux qui voudraient faire un peu plus que se remettre à l’HyperTalk !

Une montre Mac OS 8 dont les aiguilles forment… un 8 !

Des montres Apple des années 90, ça ne manque pas sur eBay. Des Apple Watch d’avant l’Apple Watch, en quelque sorte. Certains modèles sont de grands classiques qui ne sont jamais en rupture de stock, comme la fameuse montre bleue de 1995 qu’Apple offrait d’ailleurs en cadeau avec la mise à jour (payante) du système 7.5.

On trouve actuellement une montre beaucoup plus rare : un modèle rouge de 1997, diffusé à l’occasion de la sortie de Mac OS 8. Ce modèle en acier inoxydable, doté d’un mouvement à quartz, a une petite particularité : quand les aiguilles s’alignent, une fois par heure, elles forment un 8 !

Apple watch Mac OS 8 (rouge) de 1995

Si vous trouvez que les 1990 euros demandés sont un peu exagérés, alors n’hésitez pas à chercher un peu en ligne. On trouve par exemple un article à son sujet sur le site WatchPatrol, avec un prix annoncé à 269 dollars et quelques très belles photos de près :

Macintosh : plus vous en faites, plus c’est simple

Vous vous souvenez de cette publicité pour le PowerBook que nous vous avons présentée l’été dernier ? Elle détaillait tout ce qu’il fallait ajouter à un PC portable de base pour le hisser au niveau d’un PowerBook. Eh bien il existe exactement la même publicité, mais pour les modèles de bureau ! Diffusée en 1992, elle s’ouvre avec la même page d’accroche : « Si vous cherchez un ordinateur facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».

Apple Quadra Two ways ad

La première solution est la plus compliquée. Il faut un PC et pas mal de budget, pour lui ajouter une souris, de la mémoire, Microsoft Windows et quelques autres logiciels, une carte son, une carte vidéo, une carte réseau… ainsi que du temps, et pas mal de frustration.

Apple Quadra Two ways ad

La deuxième solution est beaucoup plus simple. Elle consiste à acheter un Mac (ici, un Quadra 700), où tout est compris, même le multimédia et un système d’aide à l’écran. En plus, le Macintosh est simple à appréhender, accessible, et il dispose d’outils de compatibilité avec MS-DOS.

Apple Quadra Two ways ad

La publicité s’acève comme sa jumelle, avec six note détaillant la marche à suivre pour quelques opérations basiques sur Mac et sur PC : installer une imprimante, récupérer un fichier glissé à la Corbeille, jouer un son, renommer un dossier, se connecter à un réseau ou ajouter un disque dur externe. Bref, « Macintosh, plus vous en faites, plus c’est simple ! ».

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Apple - You, a Mac, the World

Vous, un Mac, le monde

Vous vous souvenez de tous ces slogans abandonnés par Apple, dont nous vous avions parlé il y a quelques temps ? Si vous avez aimé le slogan « You, a Mac, the World », qui remonte à 1996, vous pouvez vous offrir un petit souvenir sur eBay, avec ce badge coloré proposé à 40 dollars (et autant de frais de port et d’importation…).

Apple - You, a Mac, the World

Ce slogan, on le retrouve par exemple dans ces deux pages de publicités extraites du magazine Macworld publié en décembre 1995. Apple y vantait la bibliothèque de logiciels disponibles sur Mac, de SimTower à Adobe SuperPaint, en passant par Marathon II : Durandal et Doom II.

2006 : sale année pour le Mac

Vu comme ça, 2006 n’avait pas été une mauvaise année pour Apple. Les résultats financiers s’envolaient, la gamme passait sans encombres aux processeurs Intel, l’iTunes Music Store fêtait son premier milliard de chansons vendues, Boot Camp faisait sa première apparition, on découvrait la campagne publicitaire « Get a Mac » qui allait être un grand succès… Bref, pas de quoi se plaindre a priori. Sauf qu’en y regardant de plus près, Apple a tué cette année-là pas moins de quatre gammes de produits, dont trois emblématiques : la gamme PowerBook, qui définit aujourd’hui encore ce qu’est un Macintosh portable ; la gamme Power Mac, qui avait fait révolutionné le haut-de-gamme de l’informatique personnelle ; l’iBook dont le design reste encore aujourd’hui inégalé ; sans oublier la gamme eMac, plus anecdotique.

Le tableau de bord du Système 5 du Macintosh d'Apple

Souvenir – Le Tableau de Bord

Et vous, avez-vous connu l’époque où le Tableau de Bord tenait dans une seule et unique fenêtre ? C’était l’unique interface de personnalisation du Macintosh, l’équivalent des « Préférences Système » de Mac OS X.

Le tableau de bord du Système 5 du Macintosh d'Apple

À l’époque, avant 1988, il n’y avait pas d’onglets (comme sur le Système 6) ou de sous-menu (comme sur le Système 7) : jusqu’au système 5, tous les réglages étaient regroupés dans une seule fenêtre. Et comme il n’y avait pas de fenêtre « À propos… » pour les accessoires de bureau, le numéro de version était inscrit directement dans la fenêtre (ici, la version « 2.0 F1 », mention inscrite au niveau du réglage de vitesse de clignotement du point d’insertion).

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l’iMac G4 « Tournesol »

En 2002, quand Apple présente son nouvel iMac G4 (le premier à s’éloigner du design du premier iMac de 1998), les brochures qu’elle distribue sont minuscules : une feuille A4 pliée en huit, rien de moins ! Dans celle-ci, on retrouve les caractéristiques révolutionnaires de ce premier modèle à écran plat (15 pouces), équipé d’un processeur PowerPC G4, d’un lecteur SuperDrive, et des logiciels iMovie, iTunes, iDVD et iPhoto. Bien que la suite iLife ait été présentée en même temps que ce modèle, la brochure n’en cite pas le nom.

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

Apple IIc : a little competition for the Apple IIe

Un peu de compétition pour l’Apple IIe

De nos jours, quand on croise un Apple IIc, le premier mot qui nous vient à l’idée n’est pas forcément « miniaturisation  ». Et pourtant, replacé dans le contexte qui l’a vu naître, l’Apple IIc de 1984 était vraiment une merveille d’ingénierie. Cette publicité américaine donne l’échelle, au sens propre. Avec un écran spécialement créé pour lui, un lecteur de disquettes intégré, et des ports d’extension internes abandonnés au profit des prises externes, l’Apple IIc était vraiment l’Apple II compact.

Apple IIc : a little competition for the Apple IIe

Dans le détail, cette double-page abordait aussi un autre aspect de l’Apple IIc : la compétition interne qu’il créait avec son grand frère. Même système, même format de disquettes, mêmes logiciels… Cela ne dérangeait pas Apple, qui devait déjà se battre contre des concurrents prêts à tout, jusqu’au vol de brevet, à l’espionnage et au kidnapping ! Nous avons d’ailleurs déjà parlé de ces cloneurs d’Apple II dans un précédent article. Le IIe gardait pour lui sa capacité d’extension de mémoire (jusqu’à 1 Mo en version enhanced), sa compatibilité avec le disque dur ProFile, et ses huit emplacements pour cartes d’extensions.

Gros plan sur le planisphère de Mac OS

Souvenir : le tableau de bord « Planisphère »

Et vous, avez-vous connu l’époque où le Système d’Apple proposait un Planisphère parmi ses tableaux de bord, ces petits outils de réglages accessibles depuis le menu Pomme ?

Planisphère Mac OS 8

Ce tableau de bord « Planisphère » affichait une microscopique carte du monde, sur laquelle il était possible de cliquer pour sélectionner des coordonnées géographiques affichées en latitude et longitude, ainsi qu’en fuseau horaire. Ce Planisphère était également capable d’afficher les coordonnées de quelques grandes villes du monde. En cliquant sur « Fixer », il était possible de régler l’heure de l’ordinateur selon le fuseau horaire du point sélectionné. Problème : le Planisphère entrait en conflit avec le tableau de bord « Date et heure » et bouleversait les réglages de l’heure d’été ou d’hiver (comme quoi, ce problème récurent chez Apple ne date pas d’hier…).

Gros plan sur le planisphère de Mac OS

Les développeurs d’Apple avaient d’ailleurs caché une petite surprise : en cherchant « Au milieu de nulle part », le curseur se positionnait dans un recoin du sud de l’océan Atlantique, à 56 degrés de latitude sud et 2 degrés de longitude est.

PRISMA Macspeaker

Des haut-parleurs pour vieux Mac

Voilà un accessoire pour Mac qui gardera tout son mystère. C’est le vendeur ITHistory qui en propose une simple photo de presse sur eBay ces jours-ci. On n’en saura pas beaucoup plus au sujet de ces Macspeakers distribués par PRISMA Computertechnologie Handelsgesellshaft, présentés ici sur un Macintosh SE FDHD. Même Google Books n’arrive pas vraiment à nous en dire plus, la marque Macspeaker semblant plus connue chez un fabriquant californien du nom de Persona Technologies…  On ne saura sûrement jamais comment ces enceintes tenaient miraculeusement à dix centimètres du sol… espérons que ce n’était pas juste avec de l’autocollant double-face !

PRISMA Macspeaker

Rappelons à toutes fins utiles que vous pouvez relier n’importe quel Mac à une chaine hi-fi. Il vous suffit de trouver un câble équipé, à l’une de ses extrémités, d’une prise « jack » mâle stéréo de 3,5 mm ; et à l’autre bout, de deux prises « cinch » mâle (également appelé RCA mâle) — par exemple ici sur Amazon. Vous en trouverez sur internet ou en supermarché pour une poignée d’euros. Et ensuite ? Rien de plus simple : le jack dans la prise « casque » de votre Mac ; les prises « cinch » sur les plots de l’entrée auxiliaire de votre chaîne hi-fi, et c’est tout. Si votre Mac est un peu ancien, il est possible qu’il ne dispose que d’une sortie mono. Pensez à ajouter un adaptateur mono vers stéréo, on en trouve pour une paire d’euros sur Amazon.

Mac to hi-fi : jack & cinch

Macintosh PowerBook évolue…

On continue notre série de brochures publiées par Apple France. Après Mac OS 8, le premier iMac, le moniteur Apple Studio, la mission Handicaps d’Apple France, le Network Server ou encore le 36 15 Apple, voici le dépliant « Macintosh Portable » de 1997. Rien à voir avec LE Macintosh Portable, celui de 1989 : il s’agissait là d’une réclame pour les modèles PowerBook 1400cs, 1400c et 3400c, la gamme qui sera effacée quelques mois plus tard par le PowerBook G3 series.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Convivialité de Mac OS, puissance du PowerPC, multimédia, connectivité : tous les atouts de la gamme Apple étaient mis en avant. Dans cette brochure, on croisait aussi un Kit de connexion GSM fourni avec Apple Telecom ; Apple Remote Access pour se connecter à son réseau d’entreprise ; Claris Organiser, Wanadoo, Aldus Persuasion, ClarisWorks, FreeHand, NetscapeNavigator et quelques autres produits qui n’étaient pas encore vintage à l’époque…

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Avant de refermer la brochure, le lecteur pouvait découvrir en détail les caractéristiques de la gamme. Les deux modèles 1400 se distinguaient par leurs écrans (à double balayage ou à matrice active), tandis que le 3400 offrait un écran plus grand (mais pas mieux défini) et un processeur PowerPC 603ev plus rapide.

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Enfin, la brochure se refermait sur quelques questions liées à la garantie et sur une invitation à contacter Apple par téléphone, ou à se connecter à son interminable adresse : http://www.france.euro.apple.com (ici sur Web Archive) !

Brochure Apple France Macintosh PowerBook 1400 3400

Lettre de Sean Connery à Steve Jobs

Sean Connery a-t-il envoyé balader Steve Jobs ?

C’est un courrier qui est devenu viral en 2011. Une simple lettre adressée par Sean Connery à Steve Jobs le 11 décembre 1998, dans laquelle l’acteur ayant incarné l’agent secret James Bond de 1962 à 1971, priait Steve Jobs de ne plus insister pour le voir apparaître dans une publicité de la marque (on pense évidemment à la campagne Think Different qui battait son plein à l’époque).

Lettre de Sean Connery à Steve JobsBien évidemment, il s’agit d’un faux. Imagine-t-on vraiment Sean Connery écrire sur du papier à lettre portant le logo 007, et rétorquer à Steve Jobs, s’il comprend l’anglais, qu’il ne le répétera pas : il n’est pas intéressé pour « changer le monde » et ne vendra pas son âme à Apple ni à quelqu’autre entreprise. « Vous êtes un vendeur d’ordinateurs, je suis un p*tain de JAMES BOND ! » écrit-il, avant de conclure : « Je ne vois pas de manière plus rapide de détruire ma carrière que d’apparaître dans une de vos vulgaires publicités. Ne me contactez plus ».

Bien évidemment, il s’agissait d’un canular, réalisé par le défunt site Scoopertino.com (en voici une version sauvegardée sur web.archive.org), dédié aux nouvelles satiriques sur la firme à la pomme. Mais cette information avait été reprise par plusieurs médias peu attentifs à la crédibilité de leurs sources… Venant d’un site qui relatait le recrutement de Michael Dell comme Fou du Roi auprès du conseil d’administration d’Apple, ou la réduction du logo Apple à une simple feuille minimaliste par Jony Ive, il y avait quand-même de quoi se méfier…

Apple Mouse Hovey-Kelley Design

L’origine de la souris du Macintosh

Et si l’on s’intéressait quelques minutes à l’origine de la souris chez Apple ? On sait bien que le concept de souris est plus ancien que la marque à la pomme : des trackballs (qui ne sont finalement que des souris à l’envers) avaient été brevetés dès les années 40, et la souris telle qu’on la connaît aujourd’hui, dès les années 60 par Douglas Engelbart. En 1968, un serveur de Telefunken disposait déjà d’une souris parmi ses options.  Et en 1973, l’Alto de Xerox faisait son apparition avec une interface graphique à base de souris. Autant dire qu’à la fin des années 70, l’idée d’intégrer une souris à un ordinateur ne relevait plus de la science-fiction. Il fallait cependant qu’une grande entreprise ait l’audace d’en faire une fonction majeure, plutôt qu’une simple option coûteuse et peu pratique. Et cette entreprise, ce sera Apple.

C’est ainsi qu’en 1979, Steve Jobs négocie avec Xerox un accès à ses technologies pour l’équipe du Lisa, un des projets devant succéder à l’Apple II. On a déjà tout dit à ce sujet. Tout et son contraire. Nous en reparlerons à l’occasion. En attendant, les archives d’Apple conservées à Stanford nous permettent de découvrir que dès le lendemain de sa visite au PARC, convaincu du potentiel des projets en cours chez Apple, Steve Jobs charge Hovey-Kelley Design de travailler sur une souris pour le projet Lisa. Pourtant habitué du monde informatique, Dean Hovey avoue ne pas savoir ce qu’est une souris ! Steve Jobs lui explique alors à quoi sert l’appareil, et en quoi les prototypes utilisés jusqu’alors lui déplaisent. Par exemple, il faut que la souris puisse être utilisée sur n’importe quelle surface, y compris son jean Levis… À peine sorti de cet entretien, il se lance dans le projet, en utilisant la bille de plastique d’un déodorant ! Petit à petit, le travail avance. Il faut éliminer les frottements pour éviter que la boule glisse sans rouler, alourdir celle-ci et travailler son revêtement pour qu’il adhère sur les surfaces lisses, prendre en compte la nécessité de nettoyer les poussières qui s’accumulent… Le projet avance vite, au point que Dean Hovey se souvient que la souris était le seul élément du Lisa prêt à temps, et sans dépasser le budget !

Apple Mouse Hovey-Kelley Design

Un mémo de juin 1980 nous apprend que la souris était encore pensée avec trois boutons. En juillet, les premiers prototypes ont déjà été produits et Hovey-Kelley s’apprête à fournir les premiers modèles de pré-production. En octobre 1980, un prototype de souris a déjà été torturé durant 385 heures par une machine de test, sans montrer de signe de faiblesse. Et en décembre, il est déjà temps de chercher une entreprise capable de produire la coque et les pièces plastique de la souris : ce sera Micro Molding. En mars 1981, il est décidé de travailler sur la possibilité de connecter la souris au Lisa sans outil, à l’aide de petite molettes fixant solidement la prise mâle dans la prise femelle. Dès la fin du mois, cinquante souris sont livrées à Apple.

Pendant tout ce temps, les débats ont été vifs chez Apple au sujet de nombre de boutons. L’Alto de Xerox avait trois boutons, et leurs fonctions variaient au gré des logiciels utilisés : un bouton pouvait servir à monter dans une page si on visait la gauche de l’écran, puis à sélectionner du caractère si on visait le texte, puis à valider une commande dans un autre logiciel. Un autre bouton permettait d’ouvrir un document, puis de sélectionner un paragraphe, puis de changer le mode de vue du document. En simplifiant l’interface, en créant les menus déroulants et le glisser-déposer, en permettant de sélectionner texte et graphique en les encadrant, Apple va pouvoir se contenter d’un seul bouton, résolvant du même coup la difficulté de créer une souris adaptée tant aux gauchers qu’aux droitiers !

Dossier Système du Système 7 d'Apple

Souvenir : le Dossier Système

Depuis le passage à MacOS X, toutes les ressources nécessaires au fonctionnement de votre Macintosh sont contenues dans un dossier intitulé tout simplement « Système ». En réalité, ce dossier s’appelle « System » dans le monde entier, mais son nom est traduit pour l’affichage selon la langue sélectionnée par l’utilisateur.

Avant, Mac OS était réellement localisé pour différentes langues. Toutes les ressources étaient traduites, et le système était adapté pour chaque pays. On achetait une version de Mac OS dans une langue, et on ne pouvait plus en changer ensuite. Impossible par ailleurs de faire une mise à jour d’une version française avec le fichier de mise à jour de la version américaine.

Vous souvenez-vous du contenu de ces dossiers, avec leurs icônes personnalisées ?

Dossier Système du Système 6 d'Apple
Le “Dossier Système” du Système 6
Dossier Système du Système 7 d'Apple
Le “Dossier Système” du Système 7
Suites d'images exportées par QuickTime 7 Pro, toujours opérationnel sous High Sierra !

Un dessin animé pour votre site web

Cela vous dirait, une image en mouvement pour animer votre site web ? Suivez le guide ! Au travers des lignes qui suivent, vous découvrirez plusieurs solutions pour afficher sur une page web, ou simplement sur votre écran, une animation. Nous allons prendre comme exemple un superbe écran 21 pouces d’Apple, qui devra tourner sur lui-même en continu.

Apple 21 studio display animated gif

L’animation provient d’un fichier « QuickTime VR » récupéré il y a quelques années sur le site d’Apple. Vous pouvez utiliser indifféremment toutes sortes d’animation, en adaptant ou supprimant au passage les instructions selon le format de fichier dont vous disposez.

Animer des images pour le web, sur Macintosh

 

Du VR au MOV

Un fichier VR est constitué d’une série de photographies d’un même objet, prises sous différents angles, et qui s’affichent en fonction des mouvements de la souris. Nous allons commencer par transformer ce fichier VR en un simple film QuickTime. Cette étape n’est pas nécessaire mais elle permettra à ceux qui souhaitent utiliser directement un film QuickTime, de mieux suivre la procédure ! Ouvrez votre fichier VR dans le lecteur QuickTime, et choisissez le menu « Exporter ». Choisissez « Séquence vers QuickTime » et réglez les options en utilisant un compresseur léger (Sorenson haute qualité par exemple), une dizaine d’images par secondes et un maximum de couleurs. Cliquez sur OK pour obtenir un fichier QuickTime, un simple film dans lequel votre animation se déroule en continu, tours par tours autour de l’objet.

Du MOV aux fichiers d’images

Effacez maintenant de ce film ce qui ne vous intéresse pas : il faut que la dernière image et la première puissent s’enchaîner. Dans l’exemple, je conserverai une rotation complète de l’écran. Si j’avais choisi un personnage en mouvement, j’aurais conservé un cycle, de sorte à ce que plusieurs mouvements semblent s’enchaîner naturellement. Vous pouvez utiliser l’option « Boucle » du lecteur QuickTime pour vérifier la cohérence de votre animation. Une fois que c’est au point, vous pouvez enregistrer cette animation en utilisant à nouveau le menu « Exporter », pour enregistrer cette fois votre animation dans un format compatible avec Internet, comme un QuickTime bien compressé pour être chargé plus rapidement, ou un fichier MPEG 4. Une fois insérée dans votre page web, l’animation devra être réglée pour passer en boucle. Mais vous pouvez aussi exporter votre fichier en choisissant « Séquence vers Suite d’images », ce qui vous permet de modifier encore quelques réglages comme nous allons le voir tout de suite. Dans ce cas, choisissez le nombre d’images « optimal » dans le menu déroulant et enregistrez toutes vos images dans un dossier vide.

Suites d'images exportées par QuickTime
Suites d’images exportées par QuickTime 7 Pro, toujours opérationnel sous High Sierra !

 

Des images au MOV et au GIF animé

Vous pouvez commencer par modifier vos images avec un éditeur (AppleWorks, GraphicConverter, Photoshop…). Rajoutez un titre, un copyright, un fond… tout ce que vous pouvez imaginer est possible à réaliser. Pensez à la fonction « Convertir » de GC qui vous permettra d’automatiser certaines fonctions (recadrage, couleurs, orientation…). Vous disposez maintenant d’une série d’images, prêtes à redevenir un film. Vous pouvez les ouvrir à nouveau directement avec QuickTime (menu « Ouvrir une suite d’images ») et exporter votre film en format QuickTime ou MPEG 4 comme indiqué plus haut. Mais vous pouvez aussi utiliser les capacités de GraphicConverter, qui sait créer un GIF animé, spécialement pour Internet. Ce type de fichier est relativement léger, et compatible avec tous les navigateurs sous toutes les plates-formes, même sans QuickTime. Dans GraphicConverter, sélectionnez le menu « Convertir », choisissez le format « GIF » et « Créer une animation » et « Itérations infinies » dans les Options, puis cliquez sur le dossier qui contient toutes vos images (dans la liste de gauche). Vous obtiendrez ainsi un fichier GIF, prêt à être envoyé sur Internet, et affichant votre animation.

Cette astuce, qui n’a pas pris une ride, a été publiée en 2002 dans la revue A Vos Mac.

Macintosh est sur un bateau

Macintosh, l’anti-standard

La semaine dernière, nous vous avons présenté un article extrait de l’éphémère revue L’Ordinateur Personnel, datant de février 1984, et présentant le tout nouveau Macintosh comme « l’ordinateur nommé plaisir ». Aujourd’hui, voici un autre article, extrait cette fois-ci de L’Ordinateur Individuel daté de janvier 1987. Trois ans après sa présentation, et alors que la gamme s’était élargie avec l’arrivée du Macintosh Plus (en attendant le Macintosh II et le Macintosh SE), le Macintosh était encore présenté comme l’anti-standard, l’ordinateur-passion, celui qui s’opposait à la vague IBM-PC qui emportait tout sur son passage.

Macintosh anti-standard

Tout comme l’article de L’Ordinateur Personnel précédemment cité, ce dossier spécial nous rappelle aujourd’hui à quel point le Macintosh était révolutionnaire. Trois ans après son lancement, le journaliste rappelait encore la qualité de l’environnement icône / souris / menus déroulants. Il citait aussi l’écran « qui affiche un texte en noir sur blanc comme une vraie page », ce qui était encore rare dans le monde de la micro-informatique (l’Atari ST et l’Amiga tentaient de se faire une place au soleil sur ce marché, tandis que l’IBM PC était toujours livré sans Windows, que Microsoft peaufinait doucement en version 1.03).

Macintosh est sur un bateau
À l’époque, on savait illustrer les dossiers des magazines !

L’auteur de l’article, Jean-Christophe Krust, expliquait à nouveau le concept de la souris, prolongement de la main de l’utilisateur : « en la déplaçant sur la table, on dirige une petite flèche sur l’écran avec laquelle on opèrera très aisément des choix ou des sélections avec les logiciels utilisés ». Et l’auteur de poursuivre : « Grâce à cet exceptionnel environnement graphique-souris, le Macintosh dispose d’une capacité de dialogue exemplaire pour un ordinateur, capacité d’ailleurs imposée par Apple à tous ses développeurs d’applications ». On pense évidemment aux Guides de l’Interface Utilisateur (Human Interface Guidelines) dont nous vous avons déjà parlé.

Le journaliste s’attardait ensuite sur le fleuron de la gamme, le Macintosh Plus, grâce auquel  « Apple a finalisé à un niveau enfin confortable l’ensemble des concepts Macintosh. Avec une bibliothèque de logiciels qualitativement équivalente et souvent supérieure à ce dont on peut disposer dans d’autres environnements, Macintosh a maintenant gagné sons pari. Il est devenu aujourd’hui un “autre” standard, y compris dans certains grands comptes, autrefois clients traditionnels d’IBM. Le trio Mac Plus / PageMaker / LaserWriter est certainement l’initiateur de cette percée remarquable due à l’explosion de l’édition électronique ».

Apple Newton MessagePad projects

D’autres versions du Newton

Du Newton d’Apple, on connaît les différents modèles de MessagePad et une unique version de l’eMate. Mais en 1993, dans sa revue de propagande “Apple Magazine”, la marque n’hésitait pas à décliner son dernier-né sous forme de tablette scolaire, de téléphone fixe, de calepin ou d’aide à l’inventaire. Autant de produits qui ont pour la plupart trouvé leur voie… mais sans NewtonOS !

Apple Newton MessagePad projects

Apple ad modem 19885

Publicité – Les modems Apple en 1985

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une réclame de décembre 1985 pour les trois modems de la gamme Apple : le Modem 300 bauds, le Modem Full Duplex 1200 bauds, et le Modem Universel 1200/75 Vidéotex 300 bauds. « Nous avons les moyens de vous faire parler », affirmait Apple. La marque promettait que son premier modèle permettait « à n’importe quel étudiant de chercher partout des renseignements pour son interrogation du lendemain ». Oui, de chercher, pas de trouver. Le World Wide Web restait encore à inventer. Et les moteurs de recherche, aussi.

Apple ad modem 19885

À l’époque, en revanche, il y avait  Mac Terminal, ou Mac Tell 2 de Hello Informatique, qui permettait « d’émuler un Minitel avec tous les avantages d’un Macintosh ». Et puis Calvados, bien sûr, « messagerie électronique française qui peut vous faire rencontrer beaucoup plus de monde que sur la place de l’Opéra aux heures de pointe ». Maintenant, décidez-vous, décidez en étant au courant de tout, ou décidez en étant au courant de rien.

1991 Apple Ad : the macintosh applications of the future are ready today

Publicité : 18 pages de logiciels pour le Système 7

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons la suite de la publicité de la semaine dernière : en même temps que le Système 7, Apple présentait tous les logiciels compatibles avec cette nouvelle version de son système d’exploitation. « Les applications Macintosh du futur sont prêtes aujourd’hui » affirmait la marque, avant de proposer un bonus à ceux qui anticipent l’avenir !

1991 Apple Ad : the macintosh applications of the future are ready today

Un bonus décliné au fil des dix-neuf pages suivantes, et qui prenait la forme de réductions, de remises sur des mises à jour, de livres offerts, ou d’autres logiciels offerts… Parmi ces logiciels, on trouvait la gamme Claris (MacWrite Pro, Claris Resolve, MacProject II) et la gamme Microsoft (Flight Simulator, Excel,  mais aussi Lotus 1-2-3, WordPerfect, Photoshop 2.0, RagTime, Canvas 3.0, StuffIt Deluxe, 4th Dimension (c’était avant que le logiciel et son éditeur ACIUS prennent le nom de 4D), ou encore MacroMind Director…

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Publicité Apple France Power Macintosh 9600

Publicité : l’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1996 présentant l’impact de la puissance du Power Macintosh sur votre travail. Que vous soyez ingénieur, architecte, chercheur, théoricien, imprimeur, graphiste, votre Power Mac vous permet de tester, dessiner, simuler, retoucher, sans attendre. Remarquez le slogan, qui sonne comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Nous l’avions déjà rencontré dans une publicité pour le petit Performa 5200. Face à un Power Macintosh équipé d’un PowerPC 604 à 132 Mhz, ses six ports PCI, ses douzes emplacements de mémoire, ses 512 Ko de mémoire cache, difficile pourtant d’imaginer qu’Apple avait honte de ses performances !

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Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

Question de style…

Ce qui est génial avec les brochures Apple, c’est qu’elles font voyager dans le temps. Bien sûr, on y retrouve des ordinateurs et périphériques de toutes les époques, mais  ce n’est pas tout : on y voyage dans l’histoire du style et de la mode.

Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

Ainsi, dans cette brochure « Bienvenue chez Apple » de 1983, SEEDRIN (future Apple France) présentait sa fondation « Apple Éducation » visant tout simplement à dispenser des présentations et des cours d’informatique aux utilisateurs (sans aucun lien donc avec les établissements scolaires). Admirez le style du formateur et sa pose naturelle devant le rétroprojecteur : toute une époque !

Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

StarWars.com 1999 website

Souvenir : le QuickTime Movie Trailers Theatre

Et vous, avez-vous connu le QuickTime Movie Trailers Theatre, cet espace du site internet d’Apple qui proposait de regarder des bandes-annonces de films ? C’était un moyen pour la marque de faire connaître sa technologie QuickTime. Lors du lancement de ce service gratuit, YouTube n’existait pas encore, et pour regarder des bande-annonces, il fallait aller au cinéma !

Voici par exemple les films qui étaient proposés en novembre 2000 : Monstres & cie, À l’aube du sixième jour, Charlie et ses drôles de dames, ou encore Un amour infini.

QuickTime Movie Trailers 2000

Les vidéos étaient disponibles dans une qualité tout à fait exceptionnelle pour l’époque, jusqu’à 640 pixels de large ! Avec un modem 56k, il fallait être extrêmement patient pour profiter du spectacle… En mars 1999, c’est sur ce site qu’avait été diffusée la bande-annonce de La Menace Fantôme, le premier (ou quatrième…) épisode de Star Wars. Un million de téléchargements avaient été enregistrés en moins de 24 heures, établissant un record de téléchargements dans l’histoire d’Internet, et une bonne publicité pour QuickTime face à ses rivaux d’alors, RealPlayer de RealNetworks et Microsoft Media Player. Sorenson (qui avait développé le codec de compression pour QuickTime) et Akamai (prestataire technique des réseaux d’Apple), n’étaient pas non plus étrangers à cet exploit…

StarWars.com 1999 website
Même sur le site StarWars.com, Apple affichait son « Think Different » !

Sites : Cnet ; Wikipedia

SCSIProbe tableau de bord

Souvenir : le sélecteur d’identification SCSI

Et vous, avez-vous connu l’époque où il fallait sélectionner un numéro d’identification pour chacun des périphériques SCSI connectés au Macintosh ? La norme SCSI, pour Small Computer System Interface, permettait de connecter plusieurs périphériques l’un derrière l’autre (contrairement à l’USB qui impose l’utilisation de hub ou concentrateurs). Pour permettre à l’ordinateur de différencier les périphériques chaînés l’un à l’autre, chacun était identifié par un numéro compris entre 0 et 7 : le zéro était traditionnellement réservé au disque dur interne (quand il était au format SCSI), et le 7 au Macintosh hôte lui-même. Souvent, le lecteur interne de CD-Rom prenait le numéro 3, et le lecteur ZIP interne prenait le numéro 5. Les versions plus récentes de la norme proposeront même une plage de zéro à quinze.

Apple SCSI CD player SCSI identification selector

Le choix de ce numéro s’effectuait au moyen d’un sélecteur situé sur le boîtier, équipé d’un ou deux boutons, ou d’une molette à tourner. Quelques-uns se contentaient même d’offrir le choix entre deux numéros, comme le lecteur Zip externe SCSI qui ne proposait que le 5 ou le 6… Si deux périphériques possédaient le même numéro, un conflit apparaissait : ils n’étaient plus reconnus par l’ordinateur ! Changer leur numéro à la volée n’était pas possible : il fallait redémarrer l’ordinateur pour prendre en compte la modification.

D2 external hard disk drive SCSI for Macintosh
Un disque dur externe de D2, qui n’avait pas encore racheté LaCie et pris son nom…

Pour surveiller tout cela, il était possible d’utiliser un Tableau de Bord devenu incontournable, SCSIProbe. Il permettait de s’assurer que chaque périphérique de la chaîne était reconnu par l’ordinateur, en indiquant le nom du produit, son fabricant et son numéro de version.

SCSIProbe tableau de bord
Image : http://www.vectronicscollections.org

Ce tableau de bord était d’ailleurs souvent fourni avec les pilotes de périphériques SCSI, comme sur cette copie d’écran estampillée Adaptec (on en trouve aussi des versions Newer Technologies ou SyQuest).

SCSIProbe Adaptec
Image : Cuk.ch

La brochure anglaise de QuickTime

Alors que l’on a fêté il y a quelques jours les trente ans de QuickTime sur MacGénération, c’est l’occasion de sortir de la naphtaline la brochure diffusée en 1992 par la filiale anglaise d’Apple. Un très beau document, qui affirmait que QuickTime était un logiciel puissant basé sur l’idée simple que les actions parlent plus fort que les mots (en anglais, « actions speak louder than words » est une expression qui n’a pas d’équivalent chez nous et qui signifie que ce que l’on fait, nos gestes, nos actions, en disent plus long à notre sujet que nos paroles).

Brochure Apple 1992 - QuickTime

La première page intérieure indiquait qu’avec le Macintosh et QuickTime, il n’avait jamais été aussi simple de passer des pensées aux actions – là encore, avec un jeu de mot sur action, à la fois l’action au sens de ce que l’on fait, et l’action au sens de ce qui est animé.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

En dépliant encore la brochure, on arrivait à une longue quadruple-page, qui renseignait le lecteur sur les moyens de faire bouger ses idées (et toujours un jeu de mot, puisque « bouger », to move en anglais, a donné le nom movie, qui désigne les films de cinéma). Commencer avec le CD QuickTime, installer l’extension système, lire les fichiers d’exemple, puis créer ses propres films par exemple en les important avec la carte VideoSpigot de SuperMac Technology (dont le logiciel venait d’être racheté par Adobe pour donner naissance à Premiere). Parce que voilà : si vous saviez copier-coller, alors vous pouviez monter vos propres films ! Souvenir d’une époque qui n’avait pas encore démocratisé le vidéoprojecteur, Apple proposait de projeter les films au moyen d’un bon vieux rétroprojecteur sur lequel pouvait être positionné un écran LCD transparent, le PC Viewer d’InFocus Systems.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

Et au moment de refermer cette brochure panoramique, Apple promettait qu’il était facile de faire un départ lancé grâce au Starter Kit contenant l’extension, le logiciel MoviePlayer, Picture Compressor pour réduire la taille des fichiers PICT, mais aussi Movie Converter, Movie Recorder et bien sûr QuickClips avec toute une sélection de vidéos.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

Bandai Power Player

La Power Player de Bandai dans SVM Multimédia

Le très sympathique site Magazines Abandonware continue de mettre à jour sa collection de vieilles revues numérisées. Depuis quelques jours, on y trouve des numéros de SVM Multimédia, l’phémère revue du groupe Excelsior Informatique, publiée de 1995 à 1997. On y trouve par exemple cet article dédié à la Power Player de Bandai. Comme le notait le Journal du Lapin dans un article de 2017, cette Power Player était le prototype de ce qui deviendra la Pippin. Faute de nom officiel, le modèle était d’ailleurs dépourvu d’étiquette et de logo. On aperçoit en revanche la manette définitive avec ses boutons colorés placés en croix (notez que la photo a été retournée horizontalement lors de la mise en page de l’article…).

Bandai Power Player

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Les photos d’Apple in Depth 1980 (1)

En 1980, Apple se cherchait encore, n’ayant encore à son catalogue que deux ordinateurs (le vieillissant Apple II+ et son successeur putatif l’Apple III) et une ribambelle d’accessoires. Pour présenter cette gamme, Apple a édité quelques exemplaires d’un catalogue semestriel « Apple in Depth », illustré de très belles photos, de l’époque où ces visuels n’étaient pas encore réalisés en 3D mais photographiés en studio avec un soin particulier apporté aux éclairages. En voici une première série : la suite, demain !

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple III

Apple in Depth catalog, fall/winter 1980 : Apple II, Apple III

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Le storyboard de 1984

Le 20 mars dernier, la maison RRauction a adjugé  aux enchères deux très beaux posters reproduisant des images du storyboard de 1984, la fameuse publicité d’Apple. Ces objets sont iconiques à plusieurs titres : non seulement ils célèbrent cette publicité que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire, mais ils sont issus de la collection de Clément Mok, l’un de ces acteurs méconnus de l’histoire d’Apple dont nous vous avions déjà parlé. On appréciera aussi les graphismes façon Apple II du second poster ainsi que la femme très inspirée de notre Marianne et donc de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix.

Le premier poster est parti à 21.000 dollars, et le second, à 13.000.

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Apple Chiat/Day Storyboard Photostat Display for the 1984 Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

Ridley Scott Storyboard Display for the Apple Chiat/Day '1984' Macintosh Television Commercial - From the Collection of Clement Mok

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon
AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon
Publicité 1986 PC Technologie

Une publicité des années 1980

Intéressante, cette publicité de 1986 trouvée au verso d’une réclame pour l’Apple IIGS. L’entreprise PC Technologie proposait en France un logiciel conçu par Symantec, permettant de constituer des bases de données et de les interroger en langage naturel (par écrit, hein, faut quand-même pas rêver). Une publicité pas du tout datée, sur le fond comme sur la forme…Publicité 1986 PC Technologie

Près de vingt-cinq ans avant Siri, Symantec avait développé là son premier logiciel, tenant de la base de données et du traitement de texte, et intégrant les récents concepts de l’intelligence artificielle, sous le nom de Q&A (Question & Answers), devenu en français Q&R (Questions & Réponses). Wikipedia nous apprend au passage que Q&A n’a finalement jamais été adapté au Macintosh… Pourtant le logiciel avait quelques atouts, comme ses 600 mots de vocabulaire, ou son affichage WYSIWYG qui permettait d’obtenir à l’impression ce que l’on voyait à l’écran.

L’idée de répondre à des questions en langage naturel a été reprise par des sites comme Ask Jeeves (1996) ou Google Questions and Answers (2007), ou des systèmes comme Sherlock sous Mac OS 8.5 (1998). On retrouve dorénavant ce concept dans tous les assistants vocaux : Siri, Cortana, Alexa… Q&A faisait même mieux que Siri sur un point : il était capable de comprendre plusieurs questions enchaînées !

Apple MultiFinder Multitasking

Le Macintosh III et le multitâche

Voilà bien la première fois que nous entendons parler d’un Macintosh III. Après tout, ce n’est pas si bête, il y a bien eu un Apple III après l’Apple II. Nous sommes donc en août 1987, et le magazine InfoWorld consacre un encadré au nouveau logiciel MultiFinder tout juste présenté par Apple.

Apple MultiFinder Multitasking

Cet encadré explique tout d’abord l’intérêt du vrai multitâche : permettre à plusieurs applications d’accéder en parallèle aux ressources du processeur et à la mémoire, sans les monopoliser. Il devient ainsi possible d’exécuter des programmes en tâche de fond (outils de communication, d’émulation, de messagerie électronique, de gestion d’imprimante…) et de faire communiquer les applications les unes avec les autres.

Apple MultiFinder et Switcher
En vente sur eBay : Les manuels de MultiFinder et de son ancêtre Switcher.

Mais en 1987, Apple n’en est pas là : à cause des limitations inhérentes au processeur 68000 et au système développé par Apple pour le Macintosh, le MultiFinder se contente de s’insérer dans le fonctionnement du logiciel au premier plan, pour l’interrompre quand des tâches d’arrière-plan l’exigent. Pour atteindre le vrai multitâche, l’auteur de l’article comptait sur le Macintosh II (et donc, ses successeurs les Macs III, etc.), leur processeur 32 bits 68020 et leur support de la mémoire virtuelle. Avec beaucoup de sens de l’anticipation, Don Crabb comprenait déjà que le passage au vrai multitâche se ferait au prix d’une perte de compatibilité avec les applications conçues pour les premiers Macs. Ce qu’il ne pouvait pas deviner, c’est qu’Apple allait rester engluée dans cette architecture système jusqu’à la sortie de Mac OS X en 2001. MultiFinder sera tout d’abord proposé comme une option pour les systèmes 5 et 6,  puis intégré au Système 7 et ses successeurs numérotés 8 et 9. Jusqu’en 2001 donc, Mac OS traînera derrière lui ce boulet du multitâche coopératif, dans lequel n’importe quelle application pouvait bloquer le système.

Bon anniversaire l’eMac !

Aujourd’hui, 29 avril, nous fêtons les 17 ans de l’eMac, dernier Macintosh équipé d’un écran cathodique (l’iMac G4 venait d’apparaître avec son écran LCD placé au bout d’un bras articulé). L’eMac, avec un e comme éducation, était une machine moins coûteuse destinée aux établissements scolaires et universitaires.

Apple , Les ports de l'eMac

En juillet 2006, l’eMac disparaîtra définitivement du catalogue d’Apple, remplacé par un iMac sous-équipé qui ne restera en vente que deux mois, le temps qu’Apple rafraîchisse sa gamme. Il faut dire que la sortie de scène de l’eMac avait été un peu précipitée, en raison de l’évolution des législations internationales visant à réduire l’usage des substances dangereuses intégrées dans les écrans cathodiques.

 

Spartacus french ad

Une autre publicité « New Macintosh »

Nous vous parlions il y a quelques jours de la brève existence d’une campagne de publicité « New Macintosh » ayant précédé « Think Different » en France, en 1997. En voici un autre exemple, pour un modèle des plus emblématiques : le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh. « Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer », disait-elle. Imaginez un peu : cet ordinateur à 50.000 Francs pouvait, grâce à Mac OS 8, vider la corbeille et imprimer un document en même temps !

Spartacus french ad

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983

Souvenir : le lecteur Twiggy

Et vous, avez-vous connu les lecteurs de disquettes Twiggy d’Apple ? Sous ce nom de code, devenu sa dénomination usuelle, se cachait un format de disquettes 5″1/4 de 871 Ko, spécialement développé par Apple dès 1978 pour ses projets Apple III et Lisa. La dénomination officielle de ce format de disquettes, repérables par ses deux trous opposés, était FileWare.

En décembre 1982, Apple avait annoncé  la commercialisation des lecteurs FileWare externes, sous le nom de UniFile et DuoFile, respectivement pour 1000 et 1700 dollars.

DuoFile et UniFile d'Apple dans une brochure de 1983
L’annonce du DuoFile et de l’UniFile dans une brochure de SEEDRIN (Apple France) en 1983.

Il faudra attendre 1983 et la sortie du premier Lisa pour les voir apparaître dans un ordinateur. Avec cette technologie, Apple espérait résoudre l’un des soucis des disquettes 5″1/4 double-densité, à savoir les problèmes d’usure et d’alignement produits par les deux têtes de lecture placées face à face de chaque côté de la disquette. Grâce au deuxième trou, les deux têtes de lecture étaient maintenant diagonalement opposées.

Apple Lisa 1 with Twiggy Drives
(image eBay)

Bien que cette technologie soit incompatible avec les disques et les lecteurs 5″1/4 traditionnels, Apple en était tellement fière que les premiers prototypes de Macintosh en étaient eux-mêmes équipés !

Early Mac with Twiggy Drive
(Nhat V. Meyer/Bay Area News Group)

Les problèmes de production et de fiabilité de ce support entraîneront son abandon quasi-immédiat, au profit de la disquette 3.5 pouces de Sony, qui équipera le Macintosh et le Lisa 2 dès 1984. Ces lecteurs sont donc aujourd’hui introuvables, et les disquettes, réservées au premier Lisa, très rares !

Images : Twitter, Wikipedia et Bitsavers.

Les slogans abandonnés par Apple

Vous connaissez forcément le slogan « Think Different » adopté par Apple de 1997 à 2002. Vous connaissez peut-être aussi « Give your dreams a chance » utilisé juste avant. Mais savez-vous qu’Apple a également déposé de nombreux autres slogans au fil du temps, parfois sans même les utiliser ?

Ainsi, l’office américain des brevets a conservé les traces de quelques idées de la marque. En août 1996, à l’époque des Performa 5400 et 6400, Apple dépose « You, a Mac, the World », littéralement « Vous, un Mac, le Monde ». C’était l’époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux système Pink puis Copland, et voyant sa part de marcher reculer face au rouleau-compresseur Windows 95 de Microsoft. Le slogan ne sera utilisé que sur une publicité et pour quelques accessoires vestimentaires, comme des t-shirts et des badges, avec des petits dessins rappelant la simplicité du logo Picasso associé au Macintosh. Apple abandonnera ses droits sur la marque dès l’année suivante.

Image : eBay

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la boîte de Mac OS 8.5. Vous, un Mac, le Monde, tout y est sur cette grosse boîte cartonnée qui nous rappelle qu’avant de télécharger gratuitement les systèmes d’Apple sur Internet, on allait les acheter dans les rayons de la Fnac…

Dans le même temps, elle dépose le slogan « Expect the impossible », Attendez-vous à l’impossible, qu’elle ne conservera que cinq mois dans son escarcelle. Il n’était destiné qu’à accompagner la sortie du film Mission Impossible, le premier de la série. Là encore, on n’en trouve trace que sur des t-shirts distribués par la marque en 1996.

Image : eBay

Si on remonte dans le temps, on peut trouver un slogan dédié au Macintosh : « Wheels for the mind », qu’on traduirait par « De l’énergie pour l’esprit », sans pouvoir rendre la finesse de la version originale, où wheel ne désigne pas seulement la roue, mais aussi le gouvernail, les pirouettes, et même une forme conjuguée des verbes diriger ou pousser. Celui-là, Apple s’y est accroché plus longtemps, de 1986 à 2007 pour être précis, bien qu’on n’en trouve de trace officielle qu’au tout début de la période, dans le cadre du programme universitaire de la marque, comme sur cette brochure éditée par l’université de Boston en 1987. Il était lui aussi accompagné d’un logo dans le style du logo Picasso du Macintosh.

Image : eBay

De 1998 à 2012, Wheels for the Mind a été réutilisé par l’AUC, le consortium universitaire d’Apple Australie comme titre de son journal. Depuis, la marque s’est séparée de ce consortium qui a poursuivi son activité sous forme associative.

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Publicité : Macintosh et Excel

Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Le Macintosh HyperDrive

Si vous êtes un habitué des machines Apple un peu originales, vous connaissez sûrement déjà le Macintosh HyperDrive. On en croise parfois sur les sites d’enchères et dans les collections de passionnés.

Image : eBay

Il s’agit de Macs de première génération, équipés d’un disque dur interne et d’une extension de mémoire, repérables aux étiquettes ajoutées sur la face avant et le capot arrière de l’ordinateur.

Macintosh HyperDrive label
Image : eBay

Grâce à Google Books, la bibliothèque numérisée de Google, nous avons retrouvé un article de l’édition d’InfoWorld du 6 mai 1985 qui présentait la première version de ce système. À l’époque, l’HyperDrive, du fabricant General Computer, devait être installé par un technicien, ce qui entraînait l’annulation de la garantie d’Apple. L’extension était donc fournie avec une nouvelle garantie de trois mois. Une fois l’étape de l’installation passée, l’HyperDrive disposait d’un avantage unique : il était capable d’héberger le système pour faire démarrer le Mac sans disquette. Un démarrage en 16 secondes, contre 36 sur la disquette ! Lancer un logiciel pouvait aussi se faire trois fois plus rapidement grâce à ce disque dur.

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Un logiciel particulier permettait de diviser ce disque dur en plusieurs partitions. En effet, le système du Macintosh, à l’époque, ne permettait pas encore de créer des dossiers : ce n’était pas très gênant sur une disquette de 400 ko ; mais sur un disque dur de 10 Méga-octets, ça commençait à faire un peu de bazar. L’idée était bonne, mais la gestion de ces volumes était encore assez compliquée, imposant de lancer et quitter ce logiciel particulier à chaque changement de volume. La technologie était encore jeune, et le fabricant recommandait de sauvegarder régulièrement le contenu du disque dur sur des disquettes !

L’HyperDrive coûtait 2795 dollars avec une extension de mémoire vive permettant de passer le Mac original de 128 à 512 Ko. La versions sans mémoire vive (pour le Macintosh 512k sorti fin 1984) coûtait 2195 dollars.

En décembre 1985, une nouvelle version était proposée, avec un disque dur de 20 Mo. Entre-temps, Apple était passée par là avec son propre disque dur de la même capacité.

Apple Macintosh Desk Accessory Scrapbook

Souvenir – L’Album

Et vous, avez-vous connu l’époque où le menu Pomme contenait un Album ? C’était une idée révolutionnaire, à l’époque du lancement du Macintosh. En effet, ce système était purement monotâche : un seul logiciel pouvait être lancé, il fallait donc le quitter pour en lancer un autre. Pour faciliter la vie des utilisateurs, Apple avait intégré plusieurs « Accessoires de Bureau » (« Desk Accessories » en version originale) accessibles à tout moment depuis le menu Pomme : une calculette, le Tableau de Bord, le Sélecteur et, donc, l’Album (Scrapbook à l’origine).

Apple Macintosh Desk Accessory Scrapbook

L’Album permettait de conserver autant de données que la disquette de démarrage pouvait en contenir, simplement en les copiant dans un logiciel avant de les coller dans l’Album. Images et textes étaient acceptées dans les premières versions jusqu’au Système 6, avant que l’Album ne s’ouvre avec le système 7 aux formats plus modernes : QuickDraw 3D, sons, etc.

Apple Macintosh Desk Accessory Scrapbook

L’Album survivra jusqu’à MacOS 9, bien que son intérêt ait diminué avec la généralisation du multitâche. Son avantage était de conserver les données même après un redémarrage, contrairement au simple copier-coller. Lors du passage à Mac OS X, Apple tuera le concept même des Accessoires de Bureau, et laissera d’autres développeurs concevoir des outils susceptibles de gérer de multiples copier-coller à la place de l’Album

InfoWorld 10 octobre 1988

High Sierra, en 1988

Si je vous dis « High Sierra », il y a de fortes chances que vous pensiez à la version 10.13 de Mac OS X, distribuée par Apple à partir de septembre 2017.

MacOS X High Sierra

Mais si je vous dis que High Sierra était déjà supporté par Apple près de trente ans plus tôt, en 1988, vous en dites quoi ? C’est pourtant ce que l’on découvre dans cet article du magazine InfoWorld paru le 10 octobre 1988. Pour garantir la plus grande compatibilité avec les CD-Roms, la marque y annonçait le support du format ISO High Sierra, également connu sous le nom de HSFS (High Sierra File System). Le Macintosh n’était pas le seul à s’ouvrir à ce format : l’Apple IIGS était également compatible, au moyen de ses File System Translators.

InfoWorld 10 octobre 1988
Image : Google Books

Ce format a aujourd’hui complètement disparu : il a évolué rapidement vers le format ECMA-119 puis vers l’ISO 9660 que l’on connaît encore aujourd’hui. Il devait son nom à l’hôtel californien dans lequel s’étaient réunis ses concepteurs en novembre 1985, dans la région montagneuse du même nom. Parmi ces spécialistes, se trouvaient des représentants d’Apple, mais aussi de Microsoft, Philips, Hitachi, ou encore Sony.

Elago Apple Watch iPod support

Déguisez vos appareils Apple en iPod

Les commerçants savent bien que beaucoup d’entre nous aimons bien afficher un peu de nostalgie. La preuve avec une petite sélection d’accessoires qui jouent sur l’image reconnaissable entre mille de ce bon vieil iPod. Cet article n’est pas sponsorisé — mais n’hésitez pas à suivre les liens pour soutenir le site !

Le fabricant Elago propose ainsi des housses pour votre étui d’AirPod ou d’AirPod Pro, qui les feront ressembler à l’iconique iPod U2, avec sa roue tactile rouge. Comptez 15 euros tant pour la version standard (ici sur Amazon) que pour la version Pro (ici sur Amazon).

Toujours au même prix, la marque propose aussi un modèle plus sage, imitant l’iPod classique (ici sur Amazon en version AirPod 1 ou 2, ici en version Pro).

Décidément très inspirée, Elago propose aussi un support permettant d’accueillir et de recharger une Apple Watch (12,80 euros sur Amazon). Ne reste plus qu’à trouver un logiciel imitant l’interface de ce bon vieil iPod.

Elago Apple Watch iPod support

Dans un tout autre style, vous pourrez commander sur eBay pour moins d’une quinzaine d’euros, des coques personnalisées pour iPhone (ici pour l’iPhone 7, ici pour le 11 Pro, ici pour le 12 Pro…) leur donnant un petit air de bon vieil iPod en noir et blanc.

Malheureusement, malgré un rendu très alléchant, le boîtier imaginé par le designer Joyce Kang, qui permettait de transformer l’écran de l’Apple Watch en iPod, n’a jamais commercialisé !

OpenDoc CD Interactive Tour Apple

Comprendre OpenDoc en vidéo

Nous avons déjà touché quelques mots d’OpenDoc, cette technologie logicielle qui devait révolutionner la manière de concevoir les systèmes d’exploitation, les logiciels et les documents, en s’appuyant sur un système de « briques logicielles » indépendantes les unes des autres, appelées par chaque document selon son contenu. Nous avions notamment reproduit un extrait de mode d’emploi pas si simple, discuté du navigateur Cyberdog basé sur cette technologie, et surtout rappelé l’enterrement de première classe que Steve Jobs lui avait réservé à son retour.

OpenDoc CD Interactive Tour Apple

Aujourd’hui, nous vous présentons une vidéo extraite du CD de présentation d’OpenDoc et de CyberDog, distribué par Apple en 1996. Par quelques vidéos et quelques fiches techniques, Apple permettait à ses développeurs de découvrir cette technologie et de se préparer à la transition importante qu’elle représenterait pour eux.

OpenDoc CD Interactive Tour Apple

Place à cette vidéo qui vous éclairera un peu — en anglais cependant – sur ce qui aurait pu être l’avenir de Mac OS si d’aventure Apple n’avait pas racheté NeXT et si Steve Jobs n’avait pas présidé aux destinées de ce qui deviendra Mac OS X.

Apple I Keyboard

Un clavier pour Apple I sur eBay

Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Apple I Keyboard
Image : eBay

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Apple I Keyboard
Image : eBay

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.

Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.

La brochure française du moniteur Apple Studio (1998)

Vous le savez, sur l’Aventure Apple, on a un petit faible pour l’Apple Studio Display de 1998, le premier « vrai » écran plat de la marque (qui avait déjà approché cette technologie dès 1984 avec un écran pour Apple IIc). Alors justement, voici la fiche technique française de ce moniteur Apple Studio, une des dernières puisqu’à notre connaissance, ce type de documentation (qui était envoyée gratuitement par courrier, sur simple demande par téléphone auprès du service com’ d’Apple France) a disparu avec l’arrivée de l’iMac.

Le moniteur Apple Studio était décrit comme « une solution d’affichage révolutionnaire, démonstration de la maîtrise d’Apple en matière de design industriel et d’intégration matériel/logiciel ». Et il est vrai que ce premier écran plat faisait forte impression, avec son design (qui annonçait les révolutions à venir en la matière) et la qualité de son affichage. Cerise sur le gâteau : on pouvait y connecter « un magnétoscope ou un lecteur de vidéodisques » !

Brochure APple France Apple Studio Display 1998

Brochure APple France Apple Studio Display 1998

Internet, c'est beaucoup plus facile avec Macintosh - et Wanadoo 1996

Publicité : Avec facile plus Internet c’est beaucoup Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, voici non pas une, mais deux réclames pour la soudaine simplicité d’Internet, grâce à Macintosh. Et dépêchez-vous : vous aviez jusqu’au 30 juin pour profiter d’un mois d’abonnement gratuit à Imaginet. Jusqu’au 30 juin 1996…

Avec facile plus internet c'est beaucoup Macintosh, 1996

Heureusement, il vous reste encore quelques semaines pour profiter de cette autre offre spéciale, en lien avec Wanadoo, l’accès Internet par l’opérateur historique France Télécom. Envoyer un courrier électronique à la Maison Blanche, découvrir les dépêches de l’AFP en ligne, ou encore participer à des conférences sur tous les sujets… sans oublier, « en exclusivité sur Wanadoo », un « Minitel à grande vitesse » (ça fait rêver). Remarquez qu’il s’agit de l’une des premières publicités à proposer, en plus du 3615 Apple, un lien vers le site français d’Apple de l’époque : www.france.euro.apple.com !

Internet, c'est beaucoup plus facile avec Macintosh - et Wanadoo 1996

La gamme Apple en avril 1984

La gamme Apple en 1984

Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).

La gamme Apple en avril 1984

Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…

Pin's Wheels for the mind

Wheels for the Mind

Quand il prend possession du projet Macintosh en 1981, Steve Jobs envisage sérieusement de changer le nom de l’ordinateur sur lequel son équipe travaille. Plutôt qu’une sorte de pomme, il préférerait le nommer Bicycle. Oui, vélo, tout simplement. Car le Macintosh représente à ses yeux tout ce que le vélo a de meilleur. Un outil que l’on n’a besoin d’apprendre qu’une seule fois, et qu’on n’oublie plus jamais. Mais aussi un outil qui prolonge et démultiplie les capacités naturelles de l’Homme.

Finalement, le Macintosh a conservé son nom, mais l’idée de l’associer aux vertus du vélo a été reprise quelques temps plus tard, comme support à l’Apple University organisée par la marque au milieu des années 80. Le Macintosh y devenait ainsi « des roues pour l’esprit ». Ce logo avait été créé par Clement Mok, dont nous vous avons déjà parlé ici. Si un souvenir de cette époque vous intéresse, on trouve ces jours-ci un pin’s « Wheels for the mind », proposé aux enchères à partir de 50 £, soit 60 euros auxquels des frais de port et d’importation s’ajouteront. Si vous l’achetez, envoyez-nous une photo de meilleure qualité !

Pin's Wheels for the mind

Publicité pour le Mac IIvx - La gestion sur Mac

La pub du dimanche – La gestion sur Mac

Le dimanche, c’est publicité ! Et cette semaine, une fois n’est pas coutume, deux publicités de janvier 1992 pour le prix d’une, vantant le Macintosh IIvx, ou plutôt “la soudaine simplicité de la gestion” grâce au Macintosh. Pas très glamour, comme sujet… Etonnantes publicités qui ne citent même pas les logiciels qu’elles présentent : il ne vous reste plus qu’à vous procurer le Guide des Solutions de Gestion pour les PME-PMI chez votre revendeur agréé Apple (tapez 3615 Apple).

Publicité pour le Mac IIvx - La gestion sur Mac

Publicité pour le Mac IIvx - La gestion sur Mac

Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

PowerBook Duo : le meilleur des deux mondes

Aujourd’hui, voici une simple carte postale extraite de notre collection. Datée de 1992, elle vante les mérites de la gamme Macintosh Duo : l’alliance du petit portable PowerBook Duo, et de son Dock permettant d’en faire un véritable ordinateur de bureau. « Le meilleur des deux mondes est maintenant disponible », assurait alors la marque.

Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

Si vous ne connaissez pas bien cette gamme, vous pouvez parcourir nos récents articles à ce sujet : vous pourrez découvrir la grosse prise PowerLatch qui reliait le portable à sa base ; relire cette publicité française vous promettant de faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case ; ou relire la brochure d’Apple France présentant la gamme Duo en 1993.

Apple Macintosh PowerBook Duo postcard

MacOS System 7 Cancel Menu

Ce menu du Finder n’a servi à rien durant quinze ans !

Parmi les grandes nouveautés du Macintosh présenté en 1984, la possibilité d’annuler la dernière action n’était pas la moins innovante. Apple insistait d’ailleurs sur la nécessité d’intégrer une telle fonction dans les logiciels créés pour le Macintosh, comme nous l’avions lu dans un précédent article consacré à un livre d’introduction à la programmation sur Macintosh.

Pourtant, Apple a privé son Finder d’une telle possibilité durant plus de quinze ans ! Il a fallu attendre les premières versions de Mac OS X pour qu’il devienne possible d’annuler la suppression, le déplacement ou la copie d’un fichier !

Finder Mac OS X - Annuler la dernière action
Mac OS X en 2001…
MacOS X annuler
Mac OS X en 2018 !

De 1984 à 2001, les utilisateurs de Mac n’ont jamais pu bénéficier d’une telle fonction, dont on imagine bien qu’elle n’aurait pourtant pas été très compliquée à implémenter… Le menu était bien là, mais il était perpétuellement grisé, même après une copie ou un déplacement de fichier.

MacOS System 7 Cancel Menu
Pendant plus de quinze ans, le menu “Annuler” n’a servi à rien !

Pour les nostalgiques de Mac OS 9 (mais existent-ils vraiment ?), souvenez-vous également qu’il a fallu attendre Mac OS X pour pouvoir couper un fichier ou un dossier, pour le coller ailleurs ! Avant 2001, les utilisateurs de Macs étaient contraints de déplacer le fichier avec la souris entre deux fenêtres ouvertes au préalable !

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Publicité : un arbre de Noël

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Apple Macintosh étiquette arrière boîtier

Bon anniversaire Macintosh !

24 janvier 1984 : une date inoubliable qui marque la présentation officielle du tout premier Macintosh. La gamme fête donc aujourd’hui ses 36 ans !

Macintosh face

Que de chemin parcouru depuis lors ! Le Macintosh II modulable et ouvert, le Macintosh Portable pour partir en balade, le Macintosh LC pour la couleur à petit prix, le Quadra surpuissant, le PowerPC novateur, l’iMac pour relancer la machine, l’iBook tellement fun, le passage aux puces Intel… Retrouvez tous ces sujets et bien d’autres sur ce blog !

Et n’oubliez pas aussi que l’Aventure Apple est présente sur le Club iGen, avec des sujets passionnants : une galerie de publicités « rétro » pour l’iPhone 11 Pro, un dossier sur la paternité de Xerox dans les idées de Macintosh et Lisa, un petit rappel sur la présence des interfaces en métal brossé dans MacOS X, un comparatif des photos du premier QuickTake de 1994 et de l’iPhone 11 Pro de 2019…

La MacTable de ScanCo en 1986

La MacTable, la vraie !

Quand on voit le prix qu’Apple s’autorise à fixer pour une chiffonnette ou un pied d’écran, on n’imagine même pas ce qu’elle demanderait si elle fabriquait elle-même des tables pour ses ordinateurs (on me signale dans le fond que les tables des Apple Stores sont estimées entre 10 et 30.000 dollars pièce, ça donne une indication).

Du milieu des années 80 au milieu des années 90, on pouvait trouver des tables dédiées au Macintosh et fort logiquement dénommées « MacTable », mais ce n’était heureusement pas Apple qui les fabriquait, c’était l’entreprise ScanCo. Une première référence était apparue en 1986, spécialement pour le petit Mac tout-en-un. La machine était retenue penchée en arrière (pour bien se casser le cou sans doute) et il y avait de la place pour des périphériques et même pour une ramette de feuilles perforées pour l’ImageWriter.

La MacTable de ScanCo en 1986

En 1988, une deuxième référence était apparue, plus adaptée au nouveau Macintosh II et à l’imprimante LaserWriter.

La MacTable de ScanCo en 1988

Vers 1993-1994, on trouvait encore toute une gamme de la marque : PowerTable en 29 ou 38 pouces (299 à 349 dollars), MacTable en 46 ou 58 pouces (349 à 379 dollars).