Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple MAE architecture

Macintosh Application Environment

Macintosh Application Environment, ou MAE pour les intimes, était un émulateur de Système 7 pour les stations tournant sous Unix (notamment les systèmes Sun et HP). Apparu durant le printemps 1994, il permettait de disposer d’un véritable Macintosh capable de faire tourner toute la logithèque Mac dans une fenêtre du système Unix, le tout pour 4625 Francs TTC, soit environ 700 euros. Voici d’ailleurs comment Apple en parlait dans son magazine Apple News de juin 1994.

MAcintosh Application Environment

Cette première version de l’émulateur n’était pas compatible avec AppleTalk. Elle n’était pas non plus compatible avec les systèmes AIX d’IBM. Un article paru dans Computer World le 21 mars 1994 nous apprend qu’IBM espérait à l’époque rendre les logiciels Mac compatibles avec sa plate-forme, au sein de la « Power Open Association », qui travaillait sur la technologie « Macintosh Application Services ». C’était, semble-t-il, une résurgence de la fameuse filiale Taligent commune à IBM et Apple, qui travaillait sur un système d’exploitation universel, et qui sera liquidée l’année suivante.

Le site Web Archive a conservé le « Livre blanc » présentant la version 2.0 de ce logiciel d’Apple, pour tout savoir sur les fonctionnalités offertes et l’architecture de la technologie. On y apprend notamment qu’AppleTalk était supporté par cette nouvelle version.

Apple MAE architecture

Le Journal du Lapin, qui ne rechigne jamais à sortir de sa cave de vieilles machines poussiéreuses, a déjà présenté son propre test du système, installé sur une station Sun tournant sous Solaris. Voici le résultat en vidéo :

Comme nous le rappelle Wikipedia, Apple a sorti trois version successives de son Macintosh Application Environment, la dernière émulant le système 7.5.3. Le Journal du Lapin suppose, avec finesse, que le travail réalisé pour cet émulateur sera également mis à profit pour l’émulateur 68k présent dans les PowerMacintosh, obligés d’émuler un processeur 68040 pour maintenir la compatibilité avec les anciens logiciels.

Si ce sujet vous intéresse, on trouve actuellement un CD du Macintosh Application Environment pour 15 euros (et autant de frais de port…) sur eBay. C’est une version totalement fonctionnelle, mais limitée à trente jours d’utilisation. Libre à vous de la réinstaller régulièrement pour remettre le compteur à zéro…

Macintosh Application Environment on Ebay
Image : Ebay

Le bloc-note du Macintosh

En ce moment sur eBay, le bloc-note en forme de Macintosh. Les feuilles s’enlèvent de haut en bas, l’arrière du Macintosh accueillant les parties collées, et le dessous du Macintosh, la feuille cartonnée. L’exemplaire proposé ne semble pas en très bon état, il a dû passer un peu de temps au grenier ou à la cave…

 

On retrouve ce bloc-note en page 5 de l’édition 1987 de l’Apple Catalog, cette brochure présentant les objets publicitaires vendus par Apple (stylos, casquettes, vêtements en tout genre…). Le bloc-note coûtait alors 9 dollars. Sur la même page du catalogue, remarquez l’habillage de souris en fourrure, la seule chose qui peut rendre votre Mac “encore plus convivial”…

 

Le notepad : https://www.ebay.fr/itm/253469860447

Le catalogue : https://www.ebay.fr/itm/173231752304

Combien vaut un Spartacus dans son carton ?

Si vous vous demandez ce que peut bien valoir un Twentieth Anniverary Macintosh (ou Spartacus) dans sa boîte d’origine, alors voici la réponse : 1375 $. Un tel modèle vient en effet de se vendre sur le fameux site d’enchères eBay.  Cet ordinateur d’exception a marqué les vingt ans de la marque à la pomme, en 1997 (la commercialisation avait pris un peu de retard, puisqu’Apple avait  fêté ses 20 ans en 1996…). Vendu à l’origine 7500 dollars, il fut rapidement bradé. 12.000 exemplaires furent produits, avant que le moule soit volontairement détruit pour garantir le caractère limité de cette série.

Un Spartacus sur eBay

Ce type de vente n’est pas exceptionnel : rien que ces dernières semaines, on a vu passer sur eBay un modèle upgradé en G3 400 Mhz, remporté aux Pays-Bas pour 1750 euros, et un autre aux Etats-Unis pour 840 dollars. Un vendeur a même proposé un Spartacus dans son carton neuf, jamais ouvert, en février dernier : les enchères sont montées à 3350 dollars !

Un Spartacus sur eBay

[mise à jour du 30/05/2019] Un autre Spartacus en très bon état vient de se vendre sur eBay, complet avec son carton, son manuel utilisateur et deux stylos. Il a atteint 1675 dollars, soit environ 1500 euros.

Wozniak PowerBook ad

Steve Wozniak dans une publicité Apple

Steve Wozniak, inventeur de l’ordinateur Apple et cofondateur de la marque, est moins connu du grand public que Steve Jobs. Il s’est pourtant toujours beaucoup plus facilement exposé, signant des autographes par millions et participant à la version américaine de Danse avec les stars… On le retrouve même dans une banale publicité pour la toute première gamme PowerBook (les modèles 100, 140 et 170). La première page présentait donc notre Steve Wozniak accompagné d’un enfant, tous deux en costume-cravate, tout sourire, portant un PowerBook sur leurs genoux. Quelques citations de presse élogieuses complétaient le visuel.

Wozniak PowerBook ad

Un deuxième volet de la publicité présentait les trois modèles, dont on oublie à quel point ils étaient révolutionnaires à l’époque, avec leur clavier reculé pour offrir un repose-poignets, leur trackball remplaçant la souris, leurs ports intégrés et leur taille réduite.

Wozniak PowerBook ad

Apple Enterprise Awards

Publicité : Les Apple Enterprise Awards de 1995

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici un appel à projets pour le concours des Apple Entreprise Awards, lancé en avril 1995. « Votre super application permet à tant de monde d’obtenir des compliments. Peut-être est-ce à votre tour ? ».

Apple Enterprise Awards 1995

Avec les Apple Entreprise Awards, la marque voulait montrer sa reconnaissance aux développeurs qui permettent aux autres de se dépasser, d’être plus efficaces et plus productifs. « Developers, Developers, Developers », comme dira l’autre quelques années plus tard.

Les résultats avaient été annoncés lors de la PC Expo de New-York, le 19 juin 1995, et présentés dans un supplément d’été de Computerworld. Pour ne pas faire durer le suspens, voici la liste des lauréats, dans des rubriques carrément pas glamour :

Apple Enterprise Awards

•Communication and Collaboration (Business, Education and Government) :
– Bergen Brunswig Corporation, AccuSource

•Cross-Platform (Business, Education and Government) :
– The Naval Air Systems Command (Information Management  Department), Naval Aviation Wick Area Network (NAVWAN)

• Departmental/Workgroup Client/Server :
– Alex, Brown & Sons Incorporated, Alex, Brown Trading System (ABS Trading System)

• Education/Government Client/Server :
– University College Dublin, WEST (Web Educational Support Tbols) 1.0

•Enterprise Client/Server :
– Control Data Systems, Inc., Control Data Advisor

•Mobile Computing (Business, Education and Government) :
– Centric Systems Corporation, The Mortgage Market

•Multimedia Kiosk (Business):
– Andersen Windows, Inc., The Andersen Window of Knowledge” System

•Multimedia Kiosk (Education and Government):
– Penn State University, Penn State Alumni Association Information Kiosk 1.0

•Publishing (Business, Education and Government):
– Second Look Computing of the University’ of Iowa, Arachnid 1.0

Xserve RAID Storage System 2004 Apple

Bon anniversaire le Xserve G5 !

Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.

Apple Xserve G5

Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.

Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.

Xserve RAID Storage System 2004 Apple

Quelques mots sur Graffiti

Si vous avez déjà utilisé un Newton MessagePad, alors vous connaissez sans doute l’alphabet Graffiti, qui permettait d’améliorer la reconnaissance des caractères dessinés à l’écran, en remplaçant nos caractères occidentaux par des versions simplifiées, dessinées d’un seul coup de stylet. Cette technologie était utilisée en parallèle de celle développée par Apple, dénommée Calligrapher, achetée auprès de l’entreprise russe Paragraph International. Si je vous en parle, c’est que le moteur de suggestion d’eBay m’a justement présenté la « carte de référence » de Graffiti, permettant d’apprendre à dessiner ces caractères.

Graffiti avait été l’objet d’un long procès entre Palm, son concepteur, et Xerox, qui revendiquait la paternité du concept, développé au Palo Alto Research Center, comme tellement d’autres bonnes idées. Le graphisme des lettres avait fait l’objet d’un brevet finalement accordé  à Xerox en 1997. Les lettres étaient encore plus schématiques, reprenant cinq types de signes (trait, angle, arc de cercle, zigzag et boucle) dans différentes directions.

US5596656A patent Xerox

Enfin, on vous recommande la lecture de l’article « Derrière la fonction Griffonner de l’iPad, encore et toujours l’héritage du Newton » sur le Club iGen, qui fait le lien entre ces fonctions du Newton MessagePad et leur version moderne sur l’iPad.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Le kit de Test Drive a Macintosh

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.

Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.

Apple Test Drive a Macintosh, Disquettes

Microsoft Office 98 CD

Une astuce pour Office 98

Dans notre rubrique Astuces : savez-vous que les logiciels d’Office 98 vous permettent d’utiliser les menus sans la souris ?

Microsoft Office 98 CD

Sur votre clavier, appuyez sur la touche F10 : le menu pomme est sélectionné. Appuyez sur Retour, le menu Pomme se déroule. Avec les flèches gauches et droites, vous changez le menu sélectionné, et avec haut et bas vous sélectionnez un article de menu. Avec Retour, vous sélectionnez l’article. Pratique en cas de panne de souris !

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

ResEdit et le code créateur

Astuce : modifier le créateur d’un fichier

Un document créé avec AppleWorks s’ouvre toujours avec AppleWorks quand on double-clique dessus. Et ça se passe comme ça avec tous les fichiers de votre disque dur. Pourtant, il suffit de pas grand-chose pour changer tout ça.

La première solution consiste à changer le suffixe du fichier. Ça ne marche quasiment jamais, mais ça a le mérite d’être simple. Par exemple : renommez un fichier en lui donnant comme suffixe “.jpg” : son icone va alors changer et devenir celle de Picture Viewer. En fait, cette solution n’est pas la bonne, puisque dans la plupart des cas, les applications d’origine reconnaissant déjà l’ancien format, MacOS ne verra pas l’intérêt de changer le créateur du fichier (c’est le cas par exemple si vous voulez faire en sorte qu’un fichier Photoshop s’ouvre avec PictureViewer).

Changer le suffixe d'un fichier sous Mac OS 9

Alors, comment faire ? Eh bien, une fois de plus, on a recours à ResEdit. Lancez-le puis utilisez le menu “Informations sur…” et sélectionnez le fichier dont vous souhaitez changer le créateur. Puis faites de même et sélectionnez l’application qui devra ouvrir par défaut le fichier. Recopiez la case “Creator” de l’application dans la même case du fichier. Enregistrez et quittez ResEdit. Votre fichier est alors ouvert par défaut avec la nouvelle application.

ResEdit et le code créateur

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000. À l’époque, le menu “Ouvrir avec…” n’existait pas !

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

L’écran du Macintosh, sur un iMac Retina 5K

Et si l’on devait afficher l’interface du premier Macintosh, en 512 x 342 pixels, au milieu de l’écran Retina de l’iMac 27 pouces, en 5 120 x 2 880 pixels, ça donnerait quoi ? Et bien cela donnerait ceci :

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

Un minuscule timbre-poste au milieu d’un océan de pixels. C’est bien simple, on pourrait faire tenir 84 écrans du Macintosh sur celui de l’iMac !

Au passage, heureusement qu’il y a GraphicConverter pour ouvrir les copies d’écrans réalisées sur les vieux Macs au format PICT, parce qu’Apple y a renoncé depuis longtemps !

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader

Le Lisa en 3D : à l’écran, en livre, ou en miniature

Les amateurs de Lisa ont aujourd’hui le choix : soit ils achètent le modèle original qui coûte une fortune, soit ils se contentent de répliques. Dans ce domaine, on trouve deux écoles : ceux qui se contentent de rendu 3D, et ceux qui passent au stade de l’impression 3D.

Dans la première catégorie, on trouve le magnifique travail de Jinwoo Lee, un étudiant qui a eu la chance exceptionnelle de travailler avec le meilleur enseignant dans ce domaine : Bill Dresselhaus, qui n’est autre que le designer à l’origine du Lisa. Ses rendus 3D créés avec Autodesk Fusion 360 sont d’une qualité à couper le souffle et offrent une nouvelle jeunesse au premier ordinateur à interface graphique d’Apple.

Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee
Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee

Bill Dresselhaus a édité un livre sur l’histoire du Lisa, en utilisant ces rendus 3D parmi des documents d’époque. On ne peut qu’en recommander la lecture (livre disponible sur iBooks).

Le livre de Bill Dresselhaus, le créateur du Lisa d'Apple

Dans la seconde catégorie, on peut aujourd’hui imprimer en 3D une reproduction miniature du Lisa, pour y intégrer les éléments d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. L’auteur de ce modèle le proposait pour 225$ sur Etsy tout équipé, y compris le microscopique écran LCD, et un lecteur de carte SD caché dans la fente d’un des deux lecteurs Twiggy. Malheureusement, le modèle est actuellement épuisé. Il est toujours possible de redécouvrir l’histoire de modèle miniature ici.

3D-printed Apple Lisa
http://vintagemacmuseum.com/remembering-the-lisa-with-a-pixl/

A défaut de ce modèle miniature fonctionnel, il reste possible de bricoler un hub USB et un lecteur de carte SD pour les intégrer dans cet autre modèle dont il était question sur le site Cultofmac il y a quelques temps :

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader
https://www.cultofmac.com/431250/retro-apple-fan-makes-3d-miniatures-of-classic-macs/

Macintosh : plus vous en faites, plus c’est simple

Vous vous souvenez de cette publicité pour le PowerBook que nous vous avons présentée l’été dernier ? Elle détaillait tout ce qu’il fallait ajouter à un PC portable de base pour le hisser au niveau d’un PowerBook. Eh bien il existe exactement la même publicité, mais pour les modèles de bureau ! Diffusée en 1992, elle s’ouvre avec la même page d’accroche : « Si vous cherchez un ordinateur facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».

Apple Quadra Two ways ad

La première solution est la plus compliquée. Il faut un PC et pas mal de budget, pour lui ajouter une souris, de la mémoire, Microsoft Windows et quelques autres logiciels, une carte son, une carte vidéo, une carte réseau… ainsi que du temps, et pas mal de frustration.

Apple Quadra Two ways ad

La deuxième solution est beaucoup plus simple. Elle consiste à acheter un Mac (ici, un Quadra 700), où tout est compris, même le multimédia et un système d’aide à l’écran. En plus, le Macintosh est simple à appréhender, accessible, et il dispose d’outils de compatibilité avec MS-DOS.

Apple Quadra Two ways ad

La publicité s’acève comme sa jumelle, avec six note détaillant la marche à suivre pour quelques opérations basiques sur Mac et sur PC : installer une imprimante, récupérer un fichier glissé à la Corbeille, jouer un son, renommer un dossier, se connecter à un réseau ou ajouter un disque dur externe. Bref, « Macintosh, plus vous en faites, plus c’est simple ! ».

Apple Quadra Two ways ad

Brochure Apple Studio Display

Une brochure pour les Apple Studio Display

Hier, nous discutions de ce qui ressemblait à un écran Apple Studio Display dans une brochure de… 1987 ! Alors pour ceux qui auraient oublié à quoi ressemblait cette gamme — la première famille d’écrans plats ! —, voici une brochure de 2001 à ce sujet. On rappellera que le modèle de 22 pouces, dénommé Apple Cinema Display,  coûtait tout de même 3999 dollars à sa sortie…

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

Brochure Apple Studio Display

 

Trois publicités : les inventions historiques

Aujourd’hui, nous vous partageons un souvenir de Mike, un de nos lecteurs, qui a longtemps collectionné les objets et publicités en lien avec Apple. Dans ses archives, il a remis la main sur ces photographies de trois publicités pour le Macintosh Plus, le Macintosh SE et le Macintosh II, établissant un parallèle entre des inventions anciennes et les promesses du Mac :

  • Comme la voiture, le Mac est pour « ceux qui désirent aller plus vite, plus loin et en toute liberté »
  • Comme avec le pédalier du vélo, « il suffit parfois d’amplifier les capacités de l’homme pour qu’il parvienne à un rendement idéal »
  • Tout comme le téléphone a rendu inutile l’apprentissage du code Morse, « un outil qui ne respecte pas l’homme mais qui lui demande un effort d’adptation est voué à l’échec ».

Avec nos yeux de 2025, on sourira en lisant que « le champion du monde d’échecs, par exemple, ridiculise le plus génial des ordinateurs ».

 

 

Macintosh II max ram : 2 GB !

Un Macintosh II avec 2 Go de RAM ?

Étonnante découverte dans ce livret intitulé « Le Monde des développeurs Apple » publié en septembre 1987 par Apple France. Ce guide présente l’univers d’Apple aux futurs développeurs intéressés par la marque. Au milieu de différents chapitres liés à la technique, au marketing, ou aux interfaces, on y présente la gamme de la marque à la pomme, telle qu’elle se présentait à l’époque.

Le Monde des développeurs Apple, SEEDRIN 1987

À cette époque, le Macintosh SE était le haut-de-gamme des machines tout-en-un et acceptait de 1 à 4 Mo de mémoire vive. Le Macintosh II, apparu à la même époque, pouvait être équipé de 8 Mo de mémoire vive. Une mise à jour de ses ROMs permettra même d’en porter plus tard la quantité à 128 Mo. Alors quelle mouche a donc piqué les rédacteurs de ce guide, au moment d’indiquer la mémoire vive maximale du Macintosh II : 2 Gigaoctets ? Vraiment ?

Macintosh II max ram : 2 GB !

Non, évidemment, c’est une erreur : il faudra attendre 1999 et le PowerMacintosh G4 pour pouvoir intégrer une telle quantité de mémoire vive dans un Mac. Simplement, le Macintosh II était le premier  Macintosh équipé d’un « vrai » processeur 32-bits, offrant la capacité théorique de gérer jusqu’à 4 Go de données. Mais cette limite était purement théorique, et d’autres éléments de l’ordinateur la réduisaient drastiquement.

SimpleText sur MacOS 8 : MOV, texte, QuickDraw 3D...

Souvenir – SimpleText

Et vous, avez-vous connu le logiciel SimpleText, descendant de TeachText et ancêtre de TextEdit ? Il accompagna les Macs du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, et permettait d’ouvrir des petits fichiers de texte, inférieurs à 32 Ko, notamment les fameux fichiers « Lisez-moi » ou « Read me » qui accompagnaient les logiciels à l’époque. Pour y coller une image, il fallait d’ailleurs jouer avec ResEdit, coller l’image dans une ressource PICT, et inclure un espace insécable (option-espace) dans le texte pour faire apparaître l’image…

SimpleText sur MacOS 8 : MOV, texte, QuickDraw 3D...

Et si vous pensez que SimpleText ne savait rien faire d’autre qu’ouvrir et modifier les fichiers en texte brut, détrompez-vous : il reconnaissait de nombreux formats de fichiers, parmi lesquels les modèles QuickDraw 3D, les fichiers HTML (qui ne contiennent en fait que du texte), les fichiers de texte en lecture seule, les images PICT (bitmap ou vectoriel) et, de manière générale, tous les formats reconnus par QuickTime (MOV, MP3, AIFF, Gif, JPEG, etc.) après une rapide conversion. Finalement, l’air de rien, SimpleText était un peu l’ancêtre de « Aperçu »…

 

La famille iPod Shuffle 1G

L’iPod Shuffle de la Collection de l’Aventure Apple

En matière de collection d’iPod, il a assez vite été difficile d’imaginer posséder toutes les déclinaisons d’un même appareil. Entre les différentes possibilités de stockage, et les couleurs variées, des dizaines de références d’une même génération ont pu coexister. L’iPod Shuffle de première génération a résisté à la tendance amorcée avec l’iPod Mini, en ne proposant que deux déclinaisons de l’appareil : 512 Mb, et 1 Gb, sans variations de couleurs. On notera également que l’iPod Shuffle inaugure un nouveau format de boîte. Adieu, boîtes cubiques, ou presque cubiques des iPod et iPod Mini, bonjour la mini boîte à pizza. Ce format sera repris pour l’ensemble de la gamme des iPod de cinquième génération, et pour les nano de 1ere génération.

Pour les collectionneurs, l’iPod de 512 Mb dans une boîte scellée se trouve très facilement, signe peut-être que l’appareil n’a pas connu un succès foudroyant. Le modèle à 1 Gb est un peu moins évident à dénicher, en tout cas dans une boîte scellée. L’Aventure Apple vous propose donc une photo de famille complète, des iPod Shuffle de première génération et de leurs accessoires, dont on vous parle ici.

La famille iPod Shuffle 1G

 

Fond de fenêtre personnalisé dans le Finder

Une astuce pour ajouter un fond de fenêtre sous Mac OS X

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser un fond de fenêtre du Finder à l’aide d’une image, ce qui était jusqu’à présent une fonction réservée à des extensions ou tableaux de bord.

Fond de fenêtre personnalisé dans le Finder

Ouvrez une fenêtre dans le Finder, puis choisissez “Afficher les options de présentation” dans le menu “Présentation”. Cliquez sur l’onglet “Fenêtre”. Tout en bas, cliquez sur “Image” pour choisir un fichier qui sera affiché en arrière-plan de la fenêtre. Si vous souhaitez que toutes les fenêtres du Finder arborent la même image, il suffit de cliquer sur l’onglet “Global” au lieu de “Fenêtre”.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Publicité Macintosh SE en français (1987)

Deux publicités pour le Macintosh SE

Le temps passe, le temps passe, et pourtant on trouve encore des publicités d’Apple France qui nous avaient échappé. Cette semaine, deux publicités pour le Macintosh SE. La première parle d’écrire, et la seconde, de compter.

À l’époque, en effet, dans le monde de la publicité, on savait écrire : « Gutenberg est vraiment un sérieux dur à cuire ! Mais sa presse en bois a pris un léger coup de vieux » car « Pour Macintosh, écrire une idée c’est aussi disposer d’une dizaine de caractères, italiques ou ombrés et de pouvoir passer du corps 9 au corps 24 d’un coup de souris » !

Publicité Macintosh SE en français (1987)

« Quelle que soit la puissance dont vous disposez, elle ne sert à rien si elle ne permet pas d’exploiter avant tout votre façon intuitive de gérer l’argent. Peu à peu, devant vos collègues médusés, vous trouverez une idée cachée sous une courbe, aussi sûrement qu’un limier dressé trouve une truffe enfouie au pied d’un vieux chêne.”

Publicité Macintosh SE en français (1987)

iTunes Music Store iMac

Bye bye iTunes !

Voilà, c’est officiel. La prochaine version de macOS, qui s’appellera Catalina, abandonnera iTunes, au profit de trois applications Musique, Podcast et Apple TV. Quant à la synchronisation des appareils iOS, elle sera dorénavant gérée directement dans le Finder.

iTunes 2019 keynote

C’est le moment de remercier iTunes, qui venait tout juste de fêter ses 18 ans, pour tous les services rendus et toutes les découvertes offertes depuis 2001. Merci d’avoir pris soin de notre musique qu’on classait auparavant à la main dans des dossiers et des sous-dossiers du Finder, merci pour les CD gravés d’un clic, merci de nous avoir fait découvrir des radios suédoises en 32 kbps, merci d’avoir trouvé les titres des pistes tout seul sur CDDB, merci d’avoir synchronisé des listes de lecture et des podcasts sur nos iPods, merci pour les premiers achats de chansons à 99 centimes, merci pour les effets visuels psychédéliques à 9 images par seconde… Passe le bonjour à MacPaint, HyperCard et AppleWorks là-haut !

iTunes Music Store iMac

Test drive a Macintosh - Luggage label

L’étiquette “Test drive a Macintosh”

Pour accompagner sa campagne publicitaire « Test drive a Macintosh » dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple avait diffusé des étiquettes à bagage aux couleurs de l’opération. Il s’agissait d’un simple porte-étiquette plastifié, accompagné de la fiche cartonnée à renseigner, et d’un collier de serrage en plastique, certes, mais « Made in USA » tout de même !

Test drive a Macintosh - Luggage tag

Black Apple Mices

Deux souris noires

La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.

Black Apple Mices

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Publicité : Macintosh et Excel

Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.

À l’intérieur de l’Apple IIe (en vidéo)

Sur l’Aventure Apple, nous aimons bien retrouver de vieilles vidéos : nous avons déjà parlé de cette visite de l’Apple Expo 1985, de cette présentation de la PAO sur Macintosh vers 1990, ou de ce reportage de 1996 sur la console Pippin. Aujourd’hui, nous exhumons une vidéo, possiblement tournée en 1984, mettant en scène deux petits personnages, un journaliste (Stewart Cheifet) et un ingénieur d’Apple, qui vérifie que tout se passe bien dans un Apple IIe « puisqu’un utilisateur va bientôt allumer la machine ». On découvre « en vrai » le processeur, les ROM avec le langage Basic, la mémoire vive, et les échanges avec la carte qui contrôle le lecteur de disquettes…

https://www.youtube.com/watch?v=XORU20p9QWc

Pas d’inquiétude à avoir pour nos deux humains rétrécis : c’est juste du 12 volts ! Cette séquence est extraite de l’émission « Computer Chronicles », une émission américaine diffusée sur PBS de 1983 à 2002.

Les réactions à la vidéo sur YouTube valent autant le détour que la vidéo elle-même. Certains lecteurs se souviennent que les Apple IIe étaient vraiment aussi grands que ça, alors que les ordinateurs tiennent maintenant dans une poche. D’autres se demandent s’il y avait une salle de bain dans l’Apple IIe, ou s’il existait un programme permettant de précipiter les micro-humains à travers le ventilateur…

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

Une brochure pour AppleTalk… en 1985

Il y a presque un an, nous vous présentions une brochure de SEEDRIN (future Apple France) pour le disque dur 20 Mo du premier Macintosh. En voici une autre, tout à fait de la même époque, présentant le concept du réseau AppleTalk, permettant de connecter entre eux plusieurs Macs, mais aussi des imprimantes et disques durs.

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

La grande nouveauté d’AppleTalk, c’était de se passer de serveur. Chaque Macintosh était équipé d’origine de deux prises réseau (au format DE-9, devenu Mini Din-8 à partir du Macintosh Plus), et le système prenait en charge le protocole d’échanges sur ce réseau. Ainsi, on pouvait aisément chaîner jusqu’à 32 éléments par réseau au moyen de simples connecteurs. Il ne fallait cependant pas être trop pressé, le réseau plafonnant à 240 kilobits par seconde, partagés entre l’ensemble des éléments connectés ! C’était cependant le système de réseau le plus simple et le moins coûteux à l’époque. Il suffisait de brancher un ordinateur ou un périphérique compatible pour le voir immédiatement apparaître sur le réseau, avec son nom indiqué en toutes lettres !

AppleTalk Brochure Apple France SEEDRIN 1985

AppleTalk saura rapidement communiquer sur deux types de réseau : LocalTalk pour les anciennes prises et câbles (que l’on retrouvera jusqu’aux derniers Performa et Power Macintosh en 1998) et EtherTalk (basé sur la nouvelle norme de prises et de câbles Ethernet disponibles dès 1987 sur Macintosh). AppleTalk disparaîtra finalement de Mac OS X en 2009, avec sa version 10.6.

La (pléthorique) gamme Apple en 1997

Dans la série « La gamme Apple en… », nous vous avons déjà proposé deux versions de 1984 (avant et après le grand chambardement), la version de Noël 1995, ainsi que la toute petite gamme de 1998, après le grand ménage. Et justement, pour comparer, voici la gamme Apple telle que présentée dans un document officiel de mars 1997, avant le coup de balai. Ce dépliant s’ouvrait sur une belle déclaration d’intention : « Nous devons nous efforcer d’emmener nos utilisateurs vers un niveau plus élevé — une utilisation heureuse et une simplicité de tout, plutôt que la seule simplicité d’utilisation ». En illustration, bien sûr, un gros plan du clavier du Newton eMate 300 avec l’emplacement de son stylet.

Apple Product Line march 1997

Cette brochure se dépliait ensuite en trois grands volets imprimés sur du papier recyclé, que nous vous présentons donc dans leur jus. On commençait avec la gamme Performa et Power Macintosh et leurs cinq formats de boîtiers pour deux types de processeurs (PowerPC 603e et 604e).

Apple Product Line 1997, Performa and Power Macintosh

Venaient ensuite les PowerBook, alors répartis entre le petit 1400 et le gros 3400, avec ou sans écrans à matrice active, en 11 ou 12 pouces. Comme il restait un peu de place, Apple en avait profité pour ajouter son deuxième credo« Nous créons des produits pour offrir une expérience délicieuse à des millions de personnes qui créent, communiquent et apprennent ».

Apple Product Line 1997, PowerBook

Venait ensuite le tour des imprimantes, et il y en avait encore toute une brochette au catalogue. Des Color StyleWriter pour l’impression jet d’encre, une LaserWriter pour l’usage personnel et plusieurs autres LaserWriter, dont un modèle en couleurs, pour l’usage professionnel en réseau.

Apple Product Line 1997, Printers

Vous pensez que c’était déjà bien ainsi ? Allons allons, on n’a même pas encore parlé des écrans. Il y en avait presque autant que des imprimantes. Des Multiple Scan en 14, 15, 17 et 20 pouces, et des AppleVision avec les haut-parleurs intégrés. Le Multiple Scan 15AV avait aussi des haut-parleurs intégrés, mais ce n’était pas pour autant un AppleVision. Comprenait qui pouvait ! Et puis il y avait aussi l’appareil photo numérique QuickTake 150, et deux scanners Color OneScanner, en 600 ou 1200 points par pouces.

Apple Product Line 1997, Displays

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, la brochure se refermait sur la gamme de serveurs. Les Workgroup Servers avaient plutôt pour vocation de s’intégrer au niveau local, et reprenaient le format des Power Macintosh correspondant. Mais Apple disposait aussi à l’époque d’un modèle dédié, le Network Server, capable d’accueillir jusqu’à neuf disques durs (soit 64 Go en tout, c’était énorme !), un lecteur DAT pour les sauvegardes, six ports PCI et deux ports Fast/Wide SCSI (soit 9 périphériques internes et 56 externes !), sans oublier le Fast Ethernet en 100 Mb/s.

Apple Product Line 1997, Servers

On imagine à peine le cauchemar logistique que cette gamme pouvait représenter, sachant qu’Apple proposait également tout un écosystème autour du Newton. Et on comprend mieux pourquoi Steve Jobs avait fait le choix, à son retour, de se concentrer sur une gamme extrêmement recentrée.

MacOS New World ROM

La New World ROM de l’iMac

On le sait, l’iMac a marqué une grande rupture dans l’histoire du design informatique, avec ses formes rondes et colorées. On sait aussi qu’il a marqué un vrai renouvellement du matériel, avec l’abandon du lecteur de disquettes ou l’apparition de la prise USB. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il a aussi inauguré une profonde évolution de la conception même du système et de la carte-mère du Macintosh, qui n’avait guère évolué depuis 1984. En effet, depuis l’apparition de la gamme, chaque Macintosh disposait sur sa carte-mère d’une puce de mémoire morte, comme on disait à l’époque (ROM signifiant read-only memory, cette puce étant programmée en usine et ne pouvant plus être modifiée ensuite). Dans cette ROM, se trouvait la Toolbox, la boîte à outils du Macintosh, contenant toutes les routines logicielles nécessaires au fonctionnement du système, depuis la coordination des éléments électroniques entre eux, jusqu’aux ressources et interfaces nécessaires à l’affichage et au fonctionnement des logiciels. La plus connue est sans doute QuickDraw, responsable de l’affichage des formes géométriques à l’écran (lignes, cercles, rectangles, coins arrondis…).

Apple Macintosh LC III motherboard ROM chips
Les deux puces de ROM du Macintosh LC III. Remarquez le copyright 1983-1992.

Au milieu des années 1990, Apple travaille sur un projet de Network Computer, un simple terminal dont toutes les ressources sont disponibles en-ligne. Si le système d’exploitation ne se trouve plus dans l’ordinateur, mais sur un serveur, il n’est plus nécessaire d’intégrer une puce de ROM : les données de celles-ci peuvent être disponibles sur le réseau, et chargées au démarrage de l’ordinateur. Ainsi, ses données sont toujours à jour, et il devient possible d’en corriger les erreurs au fil du temps. Le Macintosh NC ne verra finalement jamais le jour, mais l’idée de supprimer la puce de mémoire morte est conservée. Ainsi, la Toolbox ne sera plus gravée dans le marbre d’une puce électronique, mais stockée avec le système sur le disque dur, puis chargée en mémoire vive au cours du démarrage. L’iMac de 1998 est le premier Mac à bénéficier de cette innovation. Suivront le Power Macintosh G3 blanc-bleu, puis l’iBook, et bientôt toute la gamme sera ainsi convertie.

MacOS New World ROM

Sur les Macs de type « New World Rom », le numéro de version se trouvait non seulement dans la fenêtre d’informations sur le fichier, mais aussi dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur ». Sur les anciens Macs, dits « Old World Rom », il n’était rien indiqué à cet endroit-là…

MacOS New World ROM A propos

Avec cette évolution, Apple déplaçait une partie du système de la ROM vers la mémoire vive. Elle précisait donc dans ses fiches techniques que 3 Mo de mémoire vive étaient monopolisés par ces données, le système pesant donc plus lourd que sur les précédents modèles de Macintosh. Une petite partie de cette mémoire était cependant économisée par l’absence de patchs correctifs qui étaient auparavant chargés en mémoire vive pour contourner les erreurs et les limites de la ROM.

Apple special USB extension for keyboard

La rallonge USB-incompatible chez Apple

Avez-vous déjà regardé de près la fiche USB qui permet de brancher votre clavier Apple à votre Mac ? Depuis le lancement de son premier clavier USB, avec l’iMac de 1998, la marque utilise une fiche USB Type-A mâle particulière, déformée par une encoche sur le cadre métallique. Celle-ci s’insère parfaitement dans les prises USB femelle des Macs, des hubs USB ou encore des PC du marché.

Apple special USB extension for keyboard
Un câble de clavier Apple à gauche ; un câble d’iPod à droite

Cette petite particularité visait à répondre à une limite de la norme USB, qui interdisait de commercialiser des rallonges USB. Or Apple fournissait ses claviers avec un câble non-amovible, et plutôt court. Elle avait donc cherché une manière de contourner l’interdiction de créer une rallonge, et elle avait imaginé cette extension de câble. En modifiant la forme de sa prise, Apple créait sa propre prise intermédiaire, officiellement différente des standards prévus pour l’USB. Il ne s’agissait pas d’une rallonge USB, puisque sa prise femelle, affublée d’un ergot faisant saillie, n’était par compatible avec les périphériques USB classiques. Elle n’affichait d’ailleurs pas le logo officiel de la norme de ce côté-là. En résumé : c’était une partie du câble du clavier, et elle n’était destinée à aucune autre utilisation.

Apple special USB extension for keyboard
À droite, la fiche mâle compatible USB. À gauche, la fiche femelle spécifique, sans logo.

En pratique, peu d’utilisateurs étaient conscients de cette interdiction de commercialiser des rallonges USB. On trouvait en effet de nombreuses rallonges USB créées par des fabricants moins scrupuleux qu’Apple. Faute de connaître ce détail, les clients ne trouvaient pas d’explication à cette coquetterie : les claviers Apple étaient compatibles avec l’USB ; les Macs étaient compatibles avec l’USB ; seule cette rallonge se tenait à l’écart de la norme. Que pouvait bien y gagner Apple, à part ennuyer le monde ? Maintenant, vous, au moins, vous connaissez l’explication !

Apple special USB extension for keyboard

Notez qu’on lit parfois que cette modification est liée à la possibilité qu’avaient les Macs de fournir plus de courant à certains périphériques USB, comme le SuperDrive externe, l’iPhone, l’iPod ou le clavier Apple en aluminium. En réalité, si cette possibilité existe bien, elle n’a rien à voir avec la forme du connecteur, ces différents périphériques ayant toujours été livrés avec un câble USB classique.

Apple special USB extension for keyboard
Les câbles du clavier et de la souris USB de l’iMac. Saurez-vous les reconnaître ?

Tiens, d’ailleurs, si vous vous posez la question : le hub incorporé dans les claviers Apple, qui permet de brancher deux autres périphériques directement sur le clavier, était en USB 1.1 à l’origine. Il est passé à l’USB 2 à partir du modèle en aluminium de 2007.

[edit : le Journal du Lapin propose sa lecture du sujet, dans cet article du 11 décembre 2018]

Michael Dell "I’d shut it down, and give the money back to the shareholders."

Apple et Dell, la bataille rangée de 1997

Michael Dell, en 1997, est le patron d’une entreprise qui s’apprête à devenir le plus gros fabricant d’ordinateurs au monde. Âgé d’un peu plus de 30 ans, après avoir régné sur le monde de l’entreprise, il défriche depuis quelques mois le marché des particuliers, avec une technique inédite : la commande sur Internet, permettant de réaliser des machines sur mesure grâce à de nombreuses options de personnalisation.

Dell 1997 website

Alors quand il parle, tout le monde se tait pour l’écouter. Comme ce 6 octobre 1997 en marge de l’ITxpo97 quand, interrogé sur ce qu’il ferait s’il était à la tête d’Apple, il recommande à Steve Jobs de fermer la boîte et de rendre l’argent aux actionnaires.

Michael Dell "I’d shut it down, and give the money back to the shareholders."

Dans le même temps, Steve Job vient de reprendre les rênes du constructeur informatique Apple, à deux doigts de la faillite. Il ne peut pas laisser impuni un tel affront. C’est donc sur scène, au cours de sa présentation du Power Macintosh G3 et de l’Apple Store, que Steve Jobs cible littéralement Michael Dell : « surveille tes arrières, mon pote, on arrive ! ».

Il faut dire qu’au cours des mois précédents, Apple venait de reprendre, de l’aveu même de Steve Jobs, les innovations défrichées par Michael Dell, notamment le Store en-ligne et l’assemblage à la commande (Build-to-order), qui avaient conduit Dell à la première place des fabricants de PC dans le monde.

Michael Dell reviendra bien plus tard sur cette petite phrase, à l’occasion d’une interview accordée en 2011 lors de la conférence Web 2.0 Summit. Sa phrase avait été mal interprétée, expliquera-t-il alors : « Le sens de ma réponse était que je suis le PDG de Dell, et je ne me vois pas être le patron d’une autre société, je ne suis pas un PDG en disponibilité, du coup, si vous me demandez ce que je ferai pour n’importe quelle autre entreprise, ce n’est pas franchement une chose à laquelle je pense ».

[Remarque : cet article est tiré de notre poisson d’avril, quand l’Aventure Apple devait être rebaptisé en Dell’Aventure]

HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

Quand le HomePod rencontre un Apple Pro Speaker

En 2000, quand Apple présente son PowerMac G4 Cube, elle lui accole deux haut-parleurs sphériques, portant le nom d’Apple Pro Speakers. Elle les décline l’année suivante pour le PowerMac G4 « Digital Audio », puis pour son iMac G4. Ces haut-parleurs un peu particuliers bénéficiaient d’une prise propriétaire, liée à la présence d’un amplificateur intégré à ces modèles de Macintosh. Dix-huit ans plus tard, qui mieux que L’Aventure Apple pouvait organiser la rencontre entre le HomePod et l’un de ses lointains aïeux ?

HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

Si nous avions été très riches, nous aurions aussi pu faire rencontrer le modèle noir du HomePod, avec le modèle noir de l’Apple Pro Speakers, celui dédié au PowerMac G4 Cube. Mais on n’est pas très riches.

Ce qu’il y a de mieux avec le Mac est encore mieux

Le Système 7.5 était la grosse mise à jour de l’automne 1994, pour le Système 7 qui a tourné sur nos Mac de 1991 à 1997. Dans ce petit dépliant que nous avons récemment retrouvé, Apple prévenait ses clients : « Ce qu’il y a de mieux avec le Macintosh est encore mieux  ».

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

Apple détaillait ensuite les nouveautés du Système 7.5, le « nouveau standard pour l’ordinateur facile à utiliser » : Apple Guide et les bulles d’aides, l’Aide-mémoire (« Stickies » en version originale), la compatibilité DOS et Windows, la facilité d’impression, un système intégré de messages électroniques PowerTalk, des avancées pour les utilisateurs de PowerBook, AppleScript, QuickTime, MacTCP pour se connecter à d’autres ordinateurs et « d’autres réseaux TCP/IP comme l’Internet », et même DigiSign, une technologie de signature électronique de documents.

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

La dernière page du document revenait sur l’Apple Guide, un système d’aide intégré qui disposait de son propre menu — et dont l’icône représentait à la fois un point d’interrogation et une ampoule, pas bête ! Le système était surtout connu pour les bulles d’aides qu’il pouvait activer à l’écran et qui suivaient les éléments survolés par le curseur de la souris pour apporter une aide contextualisée.

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

Le dossier système de MacOS 9 après la mise à jour

Souvenir – Le premier lancement de Classic sous Mac OS X

Et vous, avez-vous connu le premier lancement de Classic après votre passage à Mac OS X ?

Au premier lancement d’une application n’ayant pas été « carbonisée » (comme on disait à l’époque pour désigner les applications reprogrammées pour tirer parti de Mac OS X), le système lançait automatiquement MacOS 9 (appelé « Classic »), qui se superposait à la version X.

Lancement de Classic sous Mac OS X

La première fois que cela se produisait, MacOS X vous invitait à mettre à jour votre système 9 pour adapter son fonctionnement. Seule solution : cliquer sur le bouton « OK » : cela avait pour seul effet d’ajouter quelques fichiers dans le dossier système de Mac OS 9. Le fonctionnement du système original n’en était heureusement pas affecté.

Le dossier système de MacOS 9 après la mise à jour

Les fichiers ajoutés sont ceux situés à droite de la fenêtre : Classic, ProxyApp, Classic Support UI, rgl_log.txt et Classic Support : bien que ProxyApp ait l’air d’une application tout à fait banale, toute tentative d’exécution se soldait généralement par un crash du système.

Question de style… (2)

Après le succès de notre premier article « Question de style » qui a permis d’identifier un démonstrateur de SEEDRIN dans une brochure de 1983, voici un autre témoignage des temps anciens, avant Whatsapp, avant AIM, avant ICQ… Avant Internet, même !

Il s’agit d’une brochure en A3 recto-verso, pour le système informatique de communication à distance Calvados (bon sang, ils n’ont même pas leur page sur Wikipedia !). Ce document n’est pas explicitement daté, mais on peut voir sur l’un des écrans un message d’un certain Alan Miller, daté du 1er mars 1985. Cette publicité présente notamment quelques Apple IIc, des Apple IIe, deux Modems Universels Apple (conçus et réalisés par la société française SECTRAD pour Apple), et de magnifiques tenues et coiffures d’époque (oh, ce pull jaune !).

Calvados offrait plusieurs services que l’on retrouve aujourd’hui sur Internet : une messagerie équivalente aux e-mails et une messagerie instantanée, un site d’annonces, des forums de discussion, un service d’échanges de fichiers, l’accès aux informations de l’AFP, un site boursier pour se renseigner et passer des ordres. Calvados proposait également des banques de données, des bibliothèques de logiciels gratuits, des jeux…

Et je ne résiste pas au gros plan sur l’équipe en couverture de cette brochure. S’agissait-il de simples figurants ou bien de tout ou partie de l’équipe de Calvados — et deux jeunes stagiaires ? Renseignez-nous dans les commentaires !

Ceux qui veulent en savoir plus sur Calvados, devenu ensuite Calvacom, pourront se rendre sur le site de Lionel Lumbroso qui a participé à cette épopée dès l’origine, en 1982, ou sur le site de de Jean-Louis Lebreton, qui a rejoint l’équipe en 1990.

Bon anniversaire le Macintosh IIfx !

Il y a quelques jours, nous fêtions les trente ans du Macintosh IIcx, avec un c comme compact, et un x pour le processeur 68030. Aujourd’hui, nous fêtons les 29 ans de son grand frère, le Macintosh IIfx, avec un f comme fast. Ce Mac était grand dans tous les sens du terme : son boîtier était celui du Macintosh II, énorme, avec ses six ports internes NuBus et ses huit emplacements pour mémoire vive ; son prix était était tout aussi énorme (à partir de de 9.000 dollars) ; et ses performances étaient exceptionnelles, grâce au Motorola 68030 à 40 Mhz (contre 16 Mhz pour le modèle qu’il remplaçait) et ses 32 ko de mémoire cache, une première pour un Macintosh.

Avec cette machine, Apple s’attaquait clairement au marché des stations de travail, comme on appelait à l’époque ces ordinateurs surpuissants mais encombrants, destinés au marché professionnel. Face à lui, cependant, les stations de Sun, IBM ou DEC, dont certaines étaient déjà équipées de processeurs RISC, n’ont pas beaucoup tremblé, comme le notait six mois plus tard cet article de la revue ComputerWorld. Il faudra attendre encore quelques années pour que les performances de nos ordinateurs personnels fassent oublier le concept même de station de travail…

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

Ce qui ne change pas…

GraphicConverter fait partie des logiciels les plus anciens sur Macintosh. Pensez donc : quand Thorsten Lemke l’a diffusé pour la première fois en 1992, le Système 7 était encore tout neuf, et le Macintosh le plus puissant était le Quadra 950, avec son processeur Motorola 68040 à 33 Mhz.

Dans sa version 2.0 de 1995, GraphicConverter proposait déjà un module de correction de luminosité, contraste et teinte (en anglais, Brightness, Contrast et Hue). En vingt-cinq ans, l’interface de ce module n’a presque pas évolué : c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures !

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

Graphic Converter Luminosité, Contraste, Teinte

Et si vous vous remettiez à l’HyperTalk avec LiveCode ?

Sur l’Aventure Apple, on a adoré HyperCard, ce logiciel inclassable, tout à la fois environnement de développement, outil de présentation et de création multimédia, outil de script, de dessin, base de donnée… Tous ceux qui l’ont utilisé à haute dose de sa sortie en 1987 jusqu’à sa lente agonie au milieu des années 90 parlent sûrement encore HyperTalk deuxième langue : on mouseUp, ask “ceci”, answer “cela”, repeat with i = 1 to 100

Pour vérifier votre niveau, il y a plusieurs solutions. Bien sûr, vous pouvez ressortir un vieux Macintosh Classic de votre grenier. Vous pouvez aussi essayer cet émulateur dont nous avons parlé précédemment. Mais pourquoi ne pas vivre avec notre temps ? Nous avons dernièrement redécouvert LiveCode, que certains ont sûrement connu sous le nom de RunTime Revolution au début des années 2000. Que de chemin parcouru depuis lors ! Si vous ne l’avez pas déjà fait, courrez télécharger la version gratuite de LiveCode et remettez vous sans attendre à l’HyperTalk.

 

HyperCard, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie jamais. On retrouve quasiment instantanément ses anciens réflexes : cliquer sur un objet en appuyant sur Commande et Alt pour afficher directement son code ; appuyer sur la touche tabulation pour aligner correctement les lignes de codes… LiveCode fait le grand écart entre la simplicité légendaire du premier HyperCard (on commence à programmer dès qu’on pose le premier bouton sur la feuille blanche) et le monde moderne : compilation pour Android et iOS, pour Mac, Windows et Linux, et même au format HTML5. La version gratuite ne permet ni de soumettre les applications sur l’App Store, ni d’en masquer le code, mais des versions payantes existent pour ceux qui voudraient faire un peu plus que se remettre à l’HyperTalk !

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Souvenir : le bon vieux plantage

Dites-donc, alors qu’on a pas mal reparlé ces jours-ci du fameux « blue screen of death » de Windows (coucou CrowdStrike !), vous souvenez-vous de l’époque où nos bons vieux Macs plantaient à qui mieux mieux, provoquant un blocage complet de l’ordinateur et obligeant à redémarrer tout le système ? Pour vous rafraîchir la mémoire, voici côte à côte un Macintosh SE sous Système 6 et un iBook G3 émulant Windows 98 grâce à VirtualPC.

Macintosh SE - iBook Virtual PC - Blue Screen of Death Windows

Publicité 1986 PC Technologie

Une publicité des années 1980

Intéressante, cette publicité de 1986 trouvée au verso d’une réclame pour l’Apple IIGS. L’entreprise PC Technologie proposait en France un logiciel conçu par Symantec, permettant de constituer des bases de données et de les interroger en langage naturel (par écrit, hein, faut quand-même pas rêver). Une publicité pas du tout datée, sur le fond comme sur la forme…Publicité 1986 PC Technologie

Près de vingt-cinq ans avant Siri, Symantec avait développé là son premier logiciel, tenant de la base de données et du traitement de texte, et intégrant les récents concepts de l’intelligence artificielle, sous le nom de Q&A (Question & Answers), devenu en français Q&R (Questions & Réponses). Wikipedia nous apprend au passage que Q&A n’a finalement jamais été adapté au Macintosh… Pourtant le logiciel avait quelques atouts, comme ses 600 mots de vocabulaire, ou son affichage WYSIWYG qui permettait d’obtenir à l’impression ce que l’on voyait à l’écran.

L’idée de répondre à des questions en langage naturel a été reprise par des sites comme Ask Jeeves (1996) ou Google Questions and Answers (2007), ou des systèmes comme Sherlock sous Mac OS 8.5 (1998). On retrouve dorénavant ce concept dans tous les assistants vocaux : Siri, Cortana, Alexa… Q&A faisait même mieux que Siri sur un point : il était capable de comprendre plusieurs questions enchaînées !

Apple System 7 Ad : work less, do more

System 7 : Work Less, Do More

Sur l’Aventure Apple, nous privilégions les contenus en français, c’est une évidence depuis bientôt 19 ans… Mais voilà, Apple est américaine, alors on fait parfois des exceptions, comme pour cette publicité en deux pages pour le Système 7. Work less, do more : travaillez moins, faites-en plus !

Apple System 7 Ad : work less, do more

Comme à chaque nouvelle version de son système, Apple pointait les avantages de cette nouvelle version, promettant de libérer l’inspiration et la motivation face à une informatique devenue trop complexe, trop agaçante. Face à Windows 3.0, Apple promouvait son Macintosh, conçu « dès la première puce » pour fonctionner comme pensent les humains, avec une interface intuitive partagée par toutes les applications. Le Système 7 facilitait la mise en réseau, offrait des Bulles d’Aides pour expliquer les éléments d’interface, et rendait le Mac encore plus simple à utiliser.

Apple System 7 Ad : work less, do more

The power to be your best, le pouvoir de donner le meilleur de vous-même, concluait cette publicité de 1991 dont les petites lignes précisaient qu’elle avait été conçue et réalisée sur Macintosh : We practice what we preach : nous faisons ce que nous disons !

QuickTime 4 codec in QuickTime 2.5 interface

Une astuce pour QuickTime 4

Dans notre rubrique d’Astuces aujourd’hui, comment contourner l’hideuse interface de QuickTime Player 4, tout en continuant à bénéficier des nouveaux codecs de ce format ?

QuickTime 4 codec in QuickTime 2.5 interface

Vous le savez, l’interface “aluminium brossé” de Lecture QuickTime version 4 ne fait pas l’unanimité. Si vous faites partie des utilisateurs qui ne l’aiment pas, voici une astuce qui vous ravira sûrement : il n’y a rien à modifier ni à jeter. Il vous suffit de trouver une ancienne version de Lecture QuickTime (la version 2.5 marche parfaitement) : sur un CD de magazine, des disquettes d’installation du système, chez un ami qui a gardé un vieux Mac sans le mettre à jour… QuickTime étant gratuit, vous n’encourez aucune sanction : il ne s’agit pas de piratage. Copiez ensuite l’application seule sur votre disque dur (ne remplacez aucune extension ou tableau de bord). Vous pouvez maintenant lire vos films QuickTime avec l’ancien lecteur, en conservant une parfaite compatibilité avec QuickTime 4 et en évitant les inconvénients de son lecteur.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Mac OS 9 Tout quitter depuis "A propos de votre ordinateur"

Une astuce pour tout quitter sous Mac OS 9

Vous cherchez une astuce pour quitter toutes les applications actives sans vous fatiguer ? Essayez celle-là !

Mac OS 9 Tout quitter depuis "A propos de votre ordinateur"

Depuis le Finder, demandez « A propos de votre ordinateur » : une fenêtre apparaît avec, entre autres, la liste de toutes les applications actives. Cliquez sur le nom de toutes les applications que vous voulez quitter, en maintenant la touche Majuscule appuyée. Une fois que toutes les applications sont surlignées, cliquez sur l’une d’elles en appuyant en même temps sur « Ctrl », et choisissez le menu Quitter.

Cette astuce a été publiée en 2001 par la revue A Vos Mac. Et sous Mac OS X, une idée pour faire de même ?

Mac IIvx IIvi

Le poster des Macintosh IIvi et IIvx

Encore un trouvaille extraite des archives de Mike, l’un de nos lecteurs. Cette fois-ci, c’est un grand poster vantant les mérites du Macintosh IIvi et de son grand frère le Macintosh IIvx, les premiers Macs offrant un lecteur de CD interne (en option sur le IIvi). Après leur courte carrière dans la gamme professionnelle, ils rejoindront la gamme familiale sous le nom de Performa 600.

Apple poster Macintosh IIvx et IIvi

Appuyez sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule

Comment Apple reconnaît les claviers inconnus

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Apple vous fait appuyer sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule, quand vous connectez un nouveau clavier à votre Macintosh ? Tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de différencier les trois types de claviers standardisés. Sur un clavier ISO (utilisé par notre disposition AZERTY ou le QWERTY anglais), la touche majuscule est très courte, et on appuie donc sur sa voisine la touche « > < », qui porte le code 0x3c. Or cette touche est désactivée sur un clavier ANSI (le standard utilisé par le QWERTY américain) où la touche majuscule est beaucoup plus longue.

Appuyez sur la touche située immédiatement à droite de la touche majusculeEt pour différencier le clavier ANSI du clavier japonais JIS, qui ont tous les deux la même touche Majuscule à gauche, le Mac fera répéter l’opération de l’autre côté : le clavier JIS a une touche majuscule droite très courte, qui laisse la place à une touche supplémentaire. Si vous voulez tout savoir sur les claviers, vous pouvez retrouver sur le Club iGen notre série de six articles consacrés aux claviers, leur histoire, leurs technologies et leurs secrets.

Programmer's Introduction to Macintosh

Introduction à la programmation sur la famille Macintosh

Dès 1984, les développeurs découvraient doucement la nouvelle gamme Macintosh d’Apple. Pour les accompagner, Apple avait tout prévu, notamment une série de manuels publiés chez Addison-Wesley sous le titre « Inside Macintosh ». Nous publions aujourd’hui quelques extraits de l’un des opus les plus accessibles de cette série : Programmer’s Introduction to the Macintosh Family, que l’on trouve parfois d’occasion par exemple sur Amazon.

Programmer's Introduction to Macintosh

Comme l’indique un schéma au début de l’ouvrage, ce livre s’intégrait au sein de la collection de manuels traitant de tous les aspects de la programmation sur Macintosh. Cette collection s’était agrandie avec le temps, puisqu’elle ne comptait à l’origine que les trois volumes « Inside Macintosh I, II et III » consacrés au Macintosh, au Macintosh XL et au Macintosh 512. Le volume IV était consacré au Macintosh Plus, et le volume V, au Macintosh II.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pour ceux qui auraient encore le moindre doute, rappelons que le Macintosh XL, bien que largement intégré à la famille Macintosh par les équipes marketing (comme dans cette brochure pour la famille Apple 32 SuperMicros), se contentait d’émuler le fonctionnement du Macintosh, en restant basé sur une plateforme de Lisa.

Programmer's Introduction to Macintosh

Dans notre version du livre, éditée en 1988, certains tableaux avaient déjà été mis à jour pour intégrer les nouveautés du Macintosh SE et du Macintosh II, comme la connexion ADB ou le processeur 68020.

Programmer's Introduction to Macintosh

Pourquoi développer pour le Macintosh, faisait semblant de se demander la marque à la pomme ? Parmi les nombreuses raisons, comme se positionner à la pointe de la technologie, ou disposer d’une base utilisateur en pleine expansion, Apple vantait la fierté du développeur, face à des applications qui, en plus de présenter une grande cohérence dans leurs interfaces utilisateur, étaient belles !

Programmer's Introduction to Macintosh

La philosophie du Macintosh reposait sur quelques principes très simples : l’utilisateur est le boss ; la compatibilité est la voie de la moindre résistance ; personne ne réinvente la roue. Autrement dit : le Macintosh replaçait l’utilisateur au centre des préoccupations du développeur, il offrait des logiciels compatibles entre-eux (même interface, copier-coller partagé…) pour ne pas rebuter les utilisateurs, et il offrait aux développeurs des outils de développement clé-en-main.

Programmer's Introduction to Macintosh

Une autre nouveauté pour les développeurs consistait à prendre en compte, dès le début de la conception des logiciels, des préoccupations qui étaient habituellement secondaires voire inexistantes. Ainsi, Apple insistait sur :
– la nécessité d’offrir une possibilité d’imprimer (en respectant la règle du WYSIWYG, c’est-à-dire la concordance entre ce qui est affiché à l’écran et ce qui est imprimé) ;
– la possibilité d’annuler la dernière action (le fameux Pomme-Z), une fonction totalement révolutionnaire et qu’il fallait donc intégrer dans le processus de développement ;
– une interface graphique respectant les canons décidés par Apple (avec une barre des menus, des icônes, et la souris, non remplaçable par les touches directionnelles du clavier) ;
– et la traduction de l’interface dans la langue de l’utilisateur, grâce à l’utilisation de textes renseignés dans les ressources du logiciel, et non pas directement intégrés dans le code-source (une fonction déjà offerte par le système du Lisa quelques années plus tôt).

Programmer's Introduction to Macintosh

Les capacités graphiques du Macintosh étaient également largement abordées, comme l’utilisation des fenêtres à l’écran : fenêtre de document, avec ou sans case de redimensionnement ; fenêtre d’accessoire ; fenêtre de dialogue, ou simple case d’affichage avec ou sans ombre.

Programmer's Introduction to Macintosh

Les développeurs découvraient également les concepts liés à l’utilisation des fenêtres : la case de fermeture, la zone de déplacement, et la case de redimensionnement.

Programmer's Introduction to Macintosh

Le manuel consacrait un long chapitre à la présentation de la technologie QuickDraw développée notamment par Bill Atkinson et Andy Hertzfeld. On se souvient que l’affichage de rectangles à coins arrondis était une grande première dans l’histoire de l’informatique…

Programmer's Introduction to Macintosh

Autre capacité inédite de QuickDraw, la possibilité d’appliquer des effets sur une « région », c’est-à-dire une sélection d’image totalement libre, réalisée au moyen de l’outil « Lasso ». Une fois sélectionnée, cette région pouvait être remplie, effacée, inversée… QuickDraw pouvait même comparer deux régions, pour déterminer leurs zones communes. Attention cependant, l’imprimante LaserWriter n’était pas à même d’interpréter ce concept de région !

Programmer's Introduction to Macintosh

Impossible de refermer ce livre sans jeter un coup d’œil à sa couverture cartonnée, cachée sous la jaquette en papier présentée au début de l’article. On y découvre une sympathique illustration représentant le Macintosh SE, le Macintosh II et le Macintosh Plus, dans un style très… QuickDraw !

Programmer's Introduction to Macintosh

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Le PowerBop présenté par Apple

Le PowerBop, c’est un classique de l’Aventure Apple. L’exemplaire de notre collection a été disséqué dans une page du site qui lui est dédiée, pour le plus grand intérêt de nos lecteurs évidemment. Pour se remettre dans l’ambiance, voici la double-page de la revue de propagande Apple le Magazine de Juillet-Août 1993. On y apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette machine, avec même une petite coquetterie de la rédaction : l’exemplaire photographié porte le nom de « PowerBop » en façade, alors que les exemplaires commercialisés se contenteront de la mention « PowerBook 180 » habituelle…

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Apple le Magazine 1993, PowerBop

Là où la rédaction ne s’était pas trompée, c’était dans l’espoir que les technologies de communication sans-fil révolutionneraient l’utilisation des micro-ordinateurs d’ici à l’an 2000. C’est le 21 juillet 1999 qu’Apple présentera l’iBook et sa technologie wi-fi « AirPort ». Seulement six ans après le PowerBop !

Apple France Macintosh Performa Brochure (le chat)

La brochure Performa et ses chats

Voici aujourd’hui une très belle brochure pour la gamme Performa, qu’Apple venait de lancer en 1992. Performa, c’était le nom commercial des modèles d’Apple destinés au grand public, et vendus par le canal de la grande distribution. En réalité, le Performa 200 était un Macintosh Classic II ; le Performa 400 était un LC II, et le Performa 600, un Macintosh IIvi. Les modèles Performa étaient livrés complets et prêts à l’emploi, avec ClarisWorks, Echange PC/Macintosh, At Ease et une visite guidée du système.

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Macintosh est sur un bateau

Macintosh, l’anti-standard

La semaine dernière, nous vous avons présenté un article extrait de l’éphémère revue L’Ordinateur Personnel, datant de février 1984, et présentant le tout nouveau Macintosh comme « l’ordinateur nommé plaisir ». Aujourd’hui, voici un autre article, extrait cette fois-ci de L’Ordinateur Individuel daté de janvier 1987. Trois ans après sa présentation, et alors que la gamme s’était élargie avec l’arrivée du Macintosh Plus (en attendant le Macintosh II et le Macintosh SE), le Macintosh était encore présenté comme l’anti-standard, l’ordinateur-passion, celui qui s’opposait à la vague IBM-PC qui emportait tout sur son passage.

Macintosh anti-standard

Tout comme l’article de L’Ordinateur Personnel précédemment cité, ce dossier spécial nous rappelle aujourd’hui à quel point le Macintosh était révolutionnaire. Trois ans après son lancement, le journaliste rappelait encore la qualité de l’environnement icône / souris / menus déroulants. Il citait aussi l’écran « qui affiche un texte en noir sur blanc comme une vraie page », ce qui était encore rare dans le monde de la micro-informatique (l’Atari ST et l’Amiga tentaient de se faire une place au soleil sur ce marché, tandis que l’IBM PC était toujours livré sans Windows, que Microsoft peaufinait doucement en version 1.03).

Macintosh est sur un bateau
À l’époque, on savait illustrer les dossiers des magazines !

L’auteur de l’article, Jean-Christophe Krust, expliquait à nouveau le concept de la souris, prolongement de la main de l’utilisateur : « en la déplaçant sur la table, on dirige une petite flèche sur l’écran avec laquelle on opèrera très aisément des choix ou des sélections avec les logiciels utilisés ». Et l’auteur de poursuivre : « Grâce à cet exceptionnel environnement graphique-souris, le Macintosh dispose d’une capacité de dialogue exemplaire pour un ordinateur, capacité d’ailleurs imposée par Apple à tous ses développeurs d’applications ». On pense évidemment aux Guides de l’Interface Utilisateur (Human Interface Guidelines) dont nous vous avons déjà parlé.

Le journaliste s’attardait ensuite sur le fleuron de la gamme, le Macintosh Plus, grâce auquel  « Apple a finalisé à un niveau enfin confortable l’ensemble des concepts Macintosh. Avec une bibliothèque de logiciels qualitativement équivalente et souvent supérieure à ce dont on peut disposer dans d’autres environnements, Macintosh a maintenant gagné sons pari. Il est devenu aujourd’hui un “autre” standard, y compris dans certains grands comptes, autrefois clients traditionnels d’IBM. Le trio Mac Plus / PageMaker / LaserWriter est certainement l’initiateur de cette percée remarquable due à l’explosion de l’édition électronique ».

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652

Savez-vous cliquer ?

Savez-vous cliquer ? Voilà une question que vous devez trouver étrange… Et pourtant, le clic est tout un art ! À l’origine, il n’y avait pas de souris. On se contentait de taper des commandes au clavier, pour ouvrir, fermer, activer, copier ou supprimer toutes sortes de chose.

Et puis l’interface graphique est apparue, et avec elle la souris et son petit bouton qui est longtemps resté solitaire sur Mac. Au premier abord, l’objet est simplissime : on appuie, on relâche, « clic » ! Mais en réalité les choses sont bien plus compliquées, et ne se sont pas arrangées avec le temps.

Apple ADB and USB mice

Il y a d’abord le clic ou simple clic pour être précis. Il s’agit d’un appui immédiatement relâché, qui produit le son en question. Il y a ensuite le double-clic, qui consiste à répéter deux fois de suite le geste précédent, produisant ainsi le traditionnel « clic-clic ». Logiquement, ça, vous maîtrisez, sinon il est toujours temps de vous entraîner. Et pour les acharnés, il y aussi le triple, le quadruple, et le quintuple clic

Remarque :
On a souvent tendance à abuser du double-clic : par exemple, en naviguant sur Internet, un clic simple suffit toujours à activer un lien, quel que soit le navigateur. Associez toujours Internet à simple-clic, ça simplifie la navigation ! De même, le Dock se contente toujours d’un clic simple, le deuxième clic ne sert absolument à rien… Il en va de même pour les boutons de fermeture et redimensionnement des fenêtres (les boutons tricolores). Et dans le Finder en mode de présentation par colonnes, un simple clic suffit à afficher le contenu d’un dossier. Parfois, en revanche, cliquer un peu plus peut vous simplifier la vie. Par exemple, pour utiliser dans AppleWorks le même outil de dessin plusieurs fois de suite sans avoir à le sélectionner à nouveau, double-cliquez dessus pour verrouiller sa sélection. De même, un double-clic dans la barre de titre d’une fenêtre permet d’envoyer celle-ci dans le dock, sans avoir à aller chercher le tout petit bouton jaune. Et si vous voulez aller plus loin, c’est là qu’interviennent les clics multiples. Faites l’essai dans un éditeur de texte : presque tous les logiciels savent interpréter 3 clics pour sélectionner un paragraphe complet. Sauf AppleWorks, qui innove avec la sélection d’une ligne, réservant la sélection du paragraphe au quadruple clic…

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652
Illustration du brevet US patent 4,464,652 de la souris du Lisa

Les choses se compliquent quand on ajoute des moitiés de clics… Il y a tout d’abord le « glisser-déposer », qui consiste à appuyer le bouton, puis déplacer la souris tout en gardant le bouton enfoncé, avant de le relâcher un peu plus loin… Cela permet de déplacer des éléments à l’écran mais aussi d’utiliser les menus. Une variante, appelée « clic long », oblige à ne pas déplacer la souris tout en appuyant : dans ce cas, il se passe quelque chose après quelques instants (par exemple, l’apparition d’un menu à côté d’une icone du Dock). Le « clic et demie » consiste à cliquer une première fois puis à appuyer le bouton sans le relâcher. L’intérêt principal de la manœuvre consiste à naviguer dans la hiérarchie d’un disque du Finder. Tant que vous ne relâchez pas le bouton, les dossiers survolés s’ouvrent pour vous permettre de voir leur contenu. Et quand vous relâchez, toutes les fenêtres ouvertes sauf la dernière se referment. L’astuce n’est pas encore revenue sous MacOS X mais continue de rendre bien des services sous MacOS 9 !

Si vous trouvez que c’est déjà compliqué, pensez un instant aux possesseurs de portables, qui peuvent utiliser le pavé tactile (ou trackpad) comme souris. Si le clic et le double-clic restent inchangés, les demis-clics sont en revanche modifiés puisqu’il faut rajouter un clic. Par exemple, le glisser-déposer est nécessairement précédé d’un premier clic, puisque dans le cas contraire l’ordinateur se contenterait de déplacer le curseur à l’écran…

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2003. Quinze ans plus tard, elle est toujours d’actualité !

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

Un peu de Macintosh XL sur eBay

C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !

Macintosh XL Mouse box

Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.

Macintosh XLEnfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…

Souris Lisa carton

Bon anniversaire, les Performa 200, 400 et 600 !

Le 14 septembre 1992, Apple lançait sa nouvelle gamme Performa, destinée au marché familial et éducatif, et vendus par les réseaux de grande distribution. Les ordinateurs ainsi dénommés (issus des gammes Quadra, Centris, LC ou Power Macintosh) disposaient de logiciels pré-installés et étaient souvent vendus prêts à l’emploi avec un écran.

Les premiers représentants de cette nouvelle sous-espèce étaient les Performas 200 (identique au Classic II), 400 (LC II) et 600 (Macintosh IIvx). Nous en avons dernièrement retrouvé la première brochure publicitaire.

PDD file and printer, Mac Desktop

Souvenir : le format PDD

Hier, quand nous vous avons présenté cet article d’Apple News consacré au Système 7.5, nous n’avons pas insisté sur l’une des fonctions les plus innovantes de ce système, passée cependant presque inaperçue. Le format de fichier PDD (Portable Digital Document) promettait ce qu’offre aujourd’hui le PDF : un format de fichier portable, indépendant des applications et des polices installées sur l’ordinateur. Tout Mac disposant de QuickDraw GX pouvait créer, afficher et imprimer ces fichiers. En effet, ces fichiers étaient la transcription des données du fichier d’origine (tableur, traitement de texte, logiciel de dessin…) dans le format PostScript d’Adobe destiné à l’imprimante LaserWriter. Apple avait obtenu une licence de ce langage dès 1983, et y avait ajouté sa propre technologie de polices de caractères, le format vectoriel TrueType (toujours en vigueur de nos jours), destiné à remplacer les anciennes polices « bitmap ».

Pour créer un PDD, il suffisait de choisir au moment de l’impression la destination « PDD Maker GX ». On pouvait même ajouter une icône d’imprimante PDD sur le Bureau, et transformer n’importe quel document en PDD simplement en le glissant sur cette icône. Petite particularité : en raison de l’embonpoint de ces fichiers embarquant leurs propres polices, il était possible de désactiver certaines d’entre-elles, notamment quand on était sûr que l’ordinateur du destinataire disposait des polices nécessaires à l’affichage. Pour lire ce fichier, le plus simple était d’utiliser SimpleText, qui était le TextEdit de l’époque… Et pour l’imprimer, il suffisait de le glisser sur l’icône d’une véritable imprimante !

PDD file and printer, Mac Desktop
Le Système 7.5 : des imprimantes de bureau, dont la PDD Maker GX, et un fichier PDD

Le PDD ne connaîtra pas la postérité. Il faut dire qu’il disposait d’un concurrent sérieux, le PDF d’Adobe (Portable Document Format) qui avait été présenté en 1993. Très proche sur le principe, mais s’appuyant sur les polices PostScript Type 1 plutôt que sur les polices TrueType chères à Apple, le PDF s’imposera tout d’abord dans le domaine de la publication assistée par ordinateur, avant de s’imposer comme le format idéal pour les transferts de fichiers par Internet, au point de devenir un véritable standard ouvert en 2008 sous le nom de ISO 32000-1.

La gamme Apple en avril 1984

La gamme Apple en 1984

Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).

La gamme Apple en avril 1984

Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…

Les liens entre Apple et Coldplay

Pendant toute une décennie, le groupe anglais Coldplay a joué un rôle tout particulier dans l’histoire d’Apple. En voici les principales étapes.

Dès le 8 septembre 2003, Chris Martin, leader de Coldplay, a droit a une petite intervention dans le communiqué de presse qui annonce qu’iTunes a vendu dix millions de chansons depuis son lancement quatre mois plus tôt. Il y exprime son honneur d’être l’un des artistes les plus vendus sur l’iTunes Music Store, et sa reconnaissance à Apple pour avoir mis à la disposition des amateurs de musique une plateforme performante pour découvrir et acheter des albums et des chansons.

Le 14 septembre 2005, Coldplay réserve à l’iTunes Music Store l’exclusivité d’un mini-album baptisé Fix You, composé de quatre pistes et vendu 2.99 dollars, dont le bénéfice est reversé à la Croix Rouge au profit des victimes de l’ouragan Katrina qui a frappé les États-Unis quelques jours plus tôt.

Le 23 février 2006, l’iTunes Music Store vend sa milliardième chanson. Pour l’occasion, son acheteur remporte un iMac, dix iPods et un chèque-cadeau de 10.000 dollars à dépenser sur l’iTunes Music Store. L’histoire a retenu que la milliardième chanson était Speed of Sound de Coldplay. On rappellera pour l’anecdote qu’un an plus tôt, l’acheteur de la 500 millionième chanson avait justement remporté, en plus de dix iPods, quatre billets pour un concert de Coldplay et une rencontre en coulisse avec le groupe. Le concours avait donné à lieu à l’affichage d’un compteur affiché « en temps réel » sur le site d’Apple.

En mai 2008, Coldplay apparaît dans un spot publicitaire dédié à iTunes, au son du titre « Viva la Vida ». Le groupe avait été précédé dans cet exercice par U2, Paul McCartney et Bob Dylan. Visuellement, le clip de Coldplay était le plus travaillé, et sans doute le plus réussi. Chris Martin avait d’ailleurs remercié Apple d’avoir fait de cette chanson un succès, alors que sa maison de disque n’était pas convaincue de son potentiel

Le 1er septembre 2010, lors d’un Special Event, Apple présente la quatrième génération de son iPod shuffle, la sixième de son iPod nano (avec son écran tactile) et la quatrième génération de son iPod touch. À l’issue de cette présentation, le leader de Coldplay Chris Martin monte sur scène pour jouer quelques titre seul (dont une ballade inédite, Wedding Bells), en s’accompagnant au piano. Une performance diversement appréciée, comme le sera d’ailleurs le réseau social Ping présenté par Apple à cette même occasion…

Le 19 octobre 2011, Coldplay participe à l’hommage rendu à Steve Jobs, sur le campus d’Apple à Cupertino. Le groupe interprète Viva La Vida, puis Fix You, et enfin Every Teardrop Is a Waterfall, une chanson de circonstance pour Chris Martin qui était proche de Steve Jobs. Sur scène, le chanteur raconte notamment comment celui-ci avait traité l’un de ses titres de « m*rde » dix ans plus tôt, ou comment il lui avait réparé un jour son ordinateur portable en panne. La chanteuse Norah Jones était également présente aux côtés de Tim Cook et Jonathan Ive, deux semaines après le décès du créateur d’Apple.

Coldplay sera encore à l’honneur des 12 jours de cadeaux iTunes le 26 décembre 2011, avec un mini-album de trois titres audio et vidéo, enregistrés l’été précédent à l’iTunes Festival, lors d’un concert donné le 22 juillet 2011 à Londres. Coldplay participera à nouveau à l’iTunes Festival, le 19 février 2014, à Austin (Texas).

Et en 2014, quel piste Kevin Lynch choisit-il au moment de présenter la fonction musicale de la toute nouvelle Apple Watch ? Quel suspens ! Au hasard, mais alors complètement au hasard : A Sky Full of Stars, par Coldplay !

Kevin Lynch Apple Watch Coldplay

Faut-il enfin rappeler que le leader du groupe, Chris Martin, et sa compagne d’alors, Gwyneth Paltrow, ont donné à leur fille, née en 2004, le prénom Apple ? Un prénom qui a immédiatement connu un pic de popularité (tout à fait relatif — une fille pour 50.000 naissances), qui s’estompe depuis quelques années.

PowerBook 100 Backup Battery

L’interrupteur de stockage à long terme du PowerBook 100

À une époque où les produits Apple sont fournis avec une batterie inamovible, et où la plupart de nos appareils ne sont jamais vraiment éteints, il peut être surprenant de constater que le premier « vrai » ordinateur portable d’Apple, le PowerBook 100, disposait d’un interrupteur dédié au stockage à long terme. Pas possible de le rater, une grande étiquette sur le plastique d’emballage invitait à changer sa position au déballage.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Et en effet, on trouvait à l’arrière de la machine un interrupteur unique dans l’histoire des portables d’Apple, à manipuler avec le bout d’un stylo. Cet interrupteur permettait de déconnecter physiquement la batterie, opération rendue nécessaire par la nature même de celle-ci. Le PowerBook 100 embarquait en effet une batterie au plomb, alors que ses grands frères numérotés 140 et 170 étaient équipés d’une batterie Nickel-Cadmium.

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Comme on le découvre dans le manuel de l’utilisateur, le PowerBook 100, même éteint, continuait d’utiliser une petite quantité de courant, risquant donc d’épuiser totalement la batterie. Or les batteries au plomb détestent être totalement déchargées, cela fait partie de leurs principales causes de dégradations. Pour un stockage de longue durée, Apple recommandait donc de déconnecter la batterie au moyen de cet interrupteur, en avertissant toutefois que les informations en mémoire vive seraient perdues, tout comme les réglages de l’horloge du système. Il fallait aussi éviter de dépasser les six mois de stockage, au risque sinon de ne pas pouvoir recharger à nouveau la batterie !

PowerBook 100 Battery Switch Long-Term Storage

Apple 1982 suggested prices

La grille tarifaire d’Apple en 1982

Combien cela vous aurait-il coûté d’acheter un ordinateur Apple en janvier 1982, quand la marque n’avait même pas encore fêté ses six ans ?

Apple 1982 suggested prices

Les prix sont indiqués en dollars, hors taxes comme cela se fait encore aux États-Unis. Pour avoir une idée des prix en tenant compte de l’inflation, il faut multiplier les prix par 2,5 environ. Ainsi, l’Apple /// avec son écran Monitor /// et un lecteur de disquettes externe Disk /// revenait à 4310 dollars environ, soit plus de 11.000 dollars. Un bel iMac Pro, en fait. Et pour le disque dur ProFile de 5 Mo, vous pouviez doubler la mise.

Apple 1982 suggested prices

Du côté de l’Apple II, on trouvait des prix un peu plus accessibles : à partir de 1330 dollars pour l’Apple II standard, avec 16 Ko de mémoire vive, et jusqu’à 1530 pour disposer de 48 Ko. L’un des périphériques les plus coûteux de cet ordinateur était la tablette graphique que nous avons déjà comparée à l’iPad il y a quelques temps.

Apple 1982 suggested prices

Apple 1982 suggested prices

Mac OS 8

Une astuce pour naviguer dans les dossiers

Dans notre rubrique Astuces : comment remonter au « dossier parent » dans le Finder dès MacOS 8 ?

Mac OS 8Imaginez : vous avez un dossier ouvert devant vous, et vous voulez ouvrir le dossier parent (celui qui le contient). Si ce dossier est perdu quelque part sur votre disque dur, vous risquez fort de passer quelques longues secondes à le rechercher. Pour éviter cela, il existe un méthode toute simple, consistant à cliquer sur le titre de la fenêtre ouverte avec la touche Pomme appuyée. Un menu apparaît, avec toute la hiérarchie de dossiers jusqu’au disque d’origine. Il vous suffit de sélectionner le dossier précédent (ou un autre) pour l’ouvrir. Si vous maintenez en plus la touche option appuyée, le dossier actuel se referme.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000