Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple ProDOS brochure française

Connaissez-vous ProDOS ?

L’histoire des systèmes d’exploitation d’Apple n’a pas commencé avec Mac OS. Avant le Mac, Apple disposait déjà de plusieurs systèmes d’exploitation : l’Apple /// de 1981 avait son SOS, pour Sophisticated Operating System, le Lisa de 1983 avait son LisaOS, et les Apple II avaient leur ProDOS, pour Professional Disk Operating System. Ce dernier avait succédé en 1983 au système Apple DOS parvenu en version 3.3. Bref, ProDOS n’a finalement vraiment été développé par Apple que quelques années, en parallèle d’autres projets, jusqu’à son remplacement par GS/OS sur le dernier Apple II commercialisé, l’Apple IIGS, en 1988. Et voici justement ce qu’en disait Apple France, qui s’appelait encore SEEDRIN.

Apple ProDOS brochure française

Dans cette brochure, on apprenait donc que ce Système Professionnel d’Exploitation de Disques permettait d’optimiser le potentiel de la famille Apple II. Facilité d’utilisation, vitesse d’exécution, puissance de calcul et souplesse de traitement étaient améliorés par rapport à DOS. Il permettait également d’utiliser le disque dur ProFile (développé pour l’Apple III et adapté au Lisa) et d’y créer des dossiers et sous-dossiers, une fonction inconnue sous DOS (mais aussi dans les premières versions du Macintosh). Il disposait de certaines fonctions créées pour SOS (comme la gestion des horloges temps réel pour horodater les fichiers), et partageait avec lui le même système de fichiers, tout en restant compatible avec DOS 3.

Apple ProDOS brochure française

ProDOS s’installait sur n’importe quel Apple II+, IIc ou IIe doté de 64 ou 128 Ko de mémoire vive, et permettait toujours d’exécuter les commandes DOS habituelles, mais aussi de transférer les données d’un disque DOS vers un disque ProDOS. Bien sûr, un interpréteur Basic Applesoft était disponible, pour continuer à programmer dans ce langage développé pour Apple par Microsoft (nous en avons déjà parlé ici).

Lentille macro Apple QuickTake

Le QuickTake 100, l’œil de Macintosh

Aujourd’hui, nous nous penchons à nouveau sur le QuickTake, le premier appareil photo grand public, présenté par Apple en 1994. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News de mars 1994, le surnommant même « l’œil de Macintosh ». Au-delà de ce petit surnom (que nous n’avions jamais lu ni entendu par ailleurs…), l’article est intéressant, car il nous rappelle qu’à l’époque, il fallait expliquer à quoi servait ce nouveau périphérique, permettant d’installer directement sur le disque dur les images grâce à un simple câble, le tout sans aucun surcoût, car il ne nécessitait ni pellicule, ni développement !

Si la prouesse était déjà impressionnante pour l’époque, le résultat n’était cependant pas totalement exploitable, sauf pour un affichage à l’écran, sans prétention. La preuve en image avec cette photo d’un QuickTake 150, réalisée avec son aîné le QuickTake 100, réglé en mode « haute qualité ».

QuickTake 150 taken by QuickTake 100

Pour réaliser cette photographie, nous avons ajouté au QuickTake 100 sa lentille macro optionnelle : un simple accessoire à clipser devant l’appareil de sorte à modifier à la fois l’optique, la visée et la diffusion du flash.

Lentille macro Apple QuickTake
La photographie numérique a fait quelques progrès, depuis le QuickTake 100…
Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Des cartes-mères et de la lumière

Quand on démonte, bricole et nettoie de vieux Macs, on finit par avoir des idées étranges. Par exemple, photographier une carte-mère en l’éclairant par en-dessous. Voici ce que ça donne avec la carte-mère du premier Macintosh.

Apple Macintosh Motherboard Backlight

De plus près, voici un exemple réalisé  avec une carte-mère plus récente. On remarque les pistes de cuivre, qui rejoignent les pattes des composants au centre de chaque pastille. Joli, non ?

Apple Motherboard Backlight

En voici encore deux exemples, réalisés avec la carte-mère d’un PowerMacintosh 6400. On la retire aisément, puisqu’elle est positionnée sur un tiroir qui s’extrait de la tour.

Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Apple PowerMacintosh 5400 backlight motherboard

Jef Raskin chez Apple

Jef Raskin et le projet Annie

Jef Raskin n’a pas inventé le Macintosh tel qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est bien à l’origine du projet Macintosh, il a quitté l’aventure dès 1982. Grâce aux archives d’Apple conservées par l’Université de Stanford, nous pouvons nous plonger dans la genèse du Macintosh, tel que Raskin le voyait à l’origine.

Jef Raskin chez Apple
Jef Raskin est au centre (Steve Jobs est derrière lui ; Steve Wozniak est à droite)

Au mois de mai 1979, Jef Raskin rédige un mémo « Réflexions sur la conception d’un ordinateur philanthrope » (antropophilic, dans sa version d’origine). Un ordinateur que Raskin destine à « monsieur Tout le Monde », agréable à utiliser, ne nécessitant aucune connaissance, et pourtant rentable à produire pour Apple. Un ordinateur que l’utilisateur n’aura pas besoin d’ouvrir, avec des périphériques qui se suffisent à eux-mêmes (sans carte d’extension). Et Raskin dresse la liste des tabous : voir les entrailles de l’ordinateur, connecter des cartes, ajouter des milliards de touches au clavier, utiliser le jargon informatique, imprimer de gros manuels (synonymes de logiciels mal fichus), proposer plusieurs configurations, laisser des trous visibles (là où les tournevis, les liquides, les doigts et les perce-oreilles vont se nicher)… Jef Raskin préfèrerait même développer un système en vieux Français plutôt que de voir des câbles dépasser de sa machine ! Et tiens, dix points de plus si l’équipe parvient à faire disparaître le câble d’alimentation !

Raskin envisage la vente de logiciels comme un élément important de la rentabilité de sa machine, puisqu’il ne renonce pas à en faire un ordinateur performant, avec un processeur 8-bits, 64 Ko de mémoire vive, un langage Basic intégré, une horloge temps-réel, sans oublier l’écran, le clavier et le lecteur de disquettes intégré, tout en restant léger (moins de 10 kg) et compact (pour être embarqué comme bagage à main dans un avion).

Bref, en un mot : faire un ordinateur abordable, dans tous les sens du terme.

Dès septembre 1979, dans un second mémo, Jef Raskin répond à une proposition de ne plus utiliser des noms féminins pour les projets d’Apple, mais des variétés de pomme. Il choisit alors le nom Macintosh. Une décision qui tient en une ligne et qui marquera l’informatique pour les décennies à venir.

Image : Michigan Apples

Très organisé, Raskin prévoit dès l’origine l’archivage de tous les documents relatifs au Macintosh, afin de disposer à tout instant d’un catalogue des informations pertinentes pour son développement. Chaque document doit être conservé selon son numéro de version, et chaque paragraphe doit être numéroté. Mieux : ces documents doivent être archivés sous forme informatique, en respectant un formalisme précis, afin de faciliter les futures mises à jour.

Le même jour, Raskin définit les nouveaux objectifs de son projet. Il veut créer le premier ordinateur portable : un ordinateur personnel, très abordable et simple à utiliser. Il voit déjà une poignée pour le transporter, une offre en plusieurs couleurs, un écran rétractable… Raskin se positionne non seulement face à la concurrence, mais également au sein de la gamme d’Apple, pour atteindre un volume de vente inédit. Raskin espère le vendre 500 dollars, et même 300 dollars après 18 mois de production.

Pour y parvenir, le Macintosh doit être fiable, simple à produire, à tester et à réparer, esthétiquement parfait, bien documenté, aisément compréhensible. Une batterie devait être disponible, pour tenter d’atteindre six heures d’utilisation nomade. Raskin le voulait également évolutif : de nouveaux logiciels devaient pouvoir y être installés sans nécessité de modifier le matériel. À ce titre, la mémoire devait par exemple être définitivement fixée pour que l’utilisateur n’ait pas à s’interroger sur la compatibilité de son système avec les logiciels proposés. Parmi les logiciels souhaités par Raskin : un livre de compte, de nombreux jeux, un traitement de texte, des protocoles de communications, des logiciels éducatifs, un agenda électronique, un répertoire de contacts, des logiciels professionnels, une calculatrice scientifique…

Tout le reste était encore en réflexion. Pour l’écran, Raskin en faisait presque un élément secondaire : à l’époque, l’idée d’intégrer une imprimante plutôt qu’un écran le travaillait encore, avec la possibilité d’intégrer une connexion pour relier le Macintosh à la télévision. Pour le stockage : disquettes, mémoire à bulles, cassettes ? Pour l’interface : un clavier, bien sûr, mais aussi un microphone, un joystick, une tablette graphique ? Très en avance sur son temps, Raskin envisageait même la présence de capteurs de pression, d’humidité et de température. Quant aux périphériques optionnels, comme des haut-parleurs, des lecteurs de cartes ou de disque optique, ils devaient pouvoir être solidarisés avec le Macintosh, afin que celui-ci reste transportable.

Et le tout devait être prêt pour l’automne 1981, avec un délai raccourci de 6 mois pour arrêter le design définitif de l’ordinateur, puis un an de développement sur les prototypes. Jef Raskin quittera finalement l’aventure dès 1982, car son idée originale, basique et peu coûteuse, lui avait échappé pour devenir une machine innovante et coûteuse sous la férule d’un Steve Jobs un peu despotique.

Apple Audio Cable 590-4512-A

Quand Apple fabriquait des câbles audio

On connaît bien les câbles SCSI ou ADB qu’Apple fournissait avec ses périphériques dans les années 90, avec ce gris platine qui a accompagné les Macs jusqu’à l’arrivée de l’iMac.

Mais on se souvient peut-être moins qu’Apple vendait aussi des câbles audio, tout à fait compatibles avec les formats classiques : un adaptateur RCA femelle vers jack 3.5 mâle (référence 590-0618-A), et des rallonges jack 3.5 mâle-mâle (référence 590-4512-A pour le modèle portant l’icône d’un haut-parleur, et 590-4513-A pour le modèle dédié au microphone). Peut-être y en avait-il d’autres ? Dites-le nous dans les réactions à l’article !

Apple Audio Cable 590-0618-A

Apple Audio Cable 590-4513-A

Apple Audio Cable 590-4512-A

Si vous en cherchez, il y en a sur eBay : ici pour la référence 590-4512-A ; ici pour la référence 590-4513-A ; et là pour la référence 590-0618-A.

Prototype clavier Macintosh 1984

Un prototype du clavier du premier Macintosh de 1984

En voilà, une trouvaille sympathique repéré sur le site d’enchères RRauction. Ce prototype de clavier reprend la disposition QWERTY standard sans flèches, pavé numérique ni touches de fonction du modèle définitif. Mais il ne dispose pas encore du fameux logo en trèfle de la touche commande, qui est inscrite en toutes lettres !

Par ailleurs, on y trouve un étonnant tiroir coulissant verrouillable sur le côté droit, destiné à ranger les cartes de raccourcis clavier. Conçus durant le développement du Macintosh 128K, très peu d’exemplaires de ce clavier avec tiroir latéral existent, ce qui en fait une pièce de collection particulièrement précieuse qui a été adjugée pour plus de 3000 dollars.

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984

Prototype clavier Macintosh 1984

iTunes liste intelligente, morceaux jamais lus

Deux astuces de 2003 pour iTunes

Nous continuons d’explorer notre collection d’astuces pour les anciennes versions des logiciels d’Apple. Voici deux astuces parues en 2003 dans la revue A Vos Mac. Quinze ans plus tard, elles sont toujours parfaitement valables !

Peut-être avez-vous dans votre bibliothèque iTunes des pistes que vous souhaitez garder, mais surtout pas entendre : effets sonores, sketches comiques, jingles… Vous avez bien sûr pensé à créer une nouvelle liste de lecture dans laquelle vous ne les avez pas glissées, mais cela vous oblige à la tenir à jour en fonction des nouveautés : pas pratique ! Pensez plutôt à décliquer la case qui précède le titre de ces pistes indésirables : une fois désélectionnées, les pistes ne seront plus lues par iTunes, sauf si vous le demandez expressément en double-cliquant sur leur ligne.

Les pistes exclues dans iTunes

Et si vous faisiez un peu de place dans iTunes aux titres que vous n’écoutez jamais, histoire de varier un peu ? Pour cela, créez une nouvelle piste intelligente (option-clic sur le bouton « Plus » en bas à gauche de la fenêtre), puis cliquez sur l’onglet « Avancées ». Ensuite, activez le bouton « Répondre à la condition suivante », et choisissez « Compteur est 0 ». Ce n’est pas plus compliqué que ça : il ne vous reste plus qu’à donner un titre à cette nouvelle liste, comme « Les jamais-écoutés ». Au fur et à mesure de vos écoutes, elle se videra de son contenu, et sera un précieux indicateur des morceaux que vous n’écoutez jamais jusqu’au bout !

iTunes liste intelligente, morceaux jamais lus

404 Error ventre-privee.Com, with Macintosh

Le bug du Macintosh sur Vente-Privée

Que se passe-t-il quand on tente d’accéder à une page qui n’existe pas sur le site vente-privée.com ? Une erreur 404, comme sur tous les autres sites ! Mais celle-ci est un peu particulière…

404 Error ventre-privee.Com, with Macintosh

C’est un Macintosh Plus qui vous accueille pour vous signaler l’erreur. Bien sûr, le logo Apple a été effacé, le clavier est bizarrement branché à l’arrière de la machine (alors que sa vraie prise est visible à l’avant), et l’écran est en couleurs avec quelques années d’avance sur le Color Classic dont nous fêtions l’anniversaire hier, mais pas de doute, c’est bien un clin d’œil à la machine fétiche d’Apple que nous offre ce site. D’autant plus que si on regarde de près, on voit la pomme sur la souris !

[cet article n’est pas sponsorisé — d’ailleurs il n’y a même pas de lien ! Si vous voulez nous aider, cliquez plutôt sur les liens Amazon ci-dessous]

Steve Jobs (film) – Blu-Ray MacBook Air 13, i5, 128Go
Publicité Apple PowerMacintosh Disney Hercule

Publicité : Apple, le Power Macintosh, Disney et Hercule

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une réclame de 1997 présentant « un nouvel argument de taille pour acheter un Power Macintosh ». En effet, à cette époque-là, pour l’achat d’un Power Macintosh 5500 ou 6500, Apple offrait l’Apple Magic Collection Christmas Special, avec trois CD-Roms interactifs : l’atelier de jeux Aladin, le livre animé interactif Le Roi Lion, et le CD Disney Impression Magique Hercule. Le tout sur un ordinateur sous Mac OS 8 dont la puissance n’avait « rien à envier à celle d’Hercule ». Cette publicité faisait partie de la série « New Macintosh » dont nous avons déjà parlé.

Publicité Apple PowerMacintosh Disney Hercule

Macintosh : simplifiez-vous la vie !

Aujourd’hui, nous vous proposons une sympathique petite brochure d’Apple France, publiée vers 1991. Elle vous proposait d’optimiser les ressources de votre entreprise avec l’ordinateur le plus facile à utiliser : Macintosh.

En ouvrant la brochure, une double page vous assurait que Macintosh vous permettait d’atteindre votre véritable potentiel. Macintosh cumulait toutes les qualités : facilité d’utilisation, polyvalence, communication, coûts de formation réduits au minimum, économique et peu encombrant, ou exceptionnellement performant et extensible, sans oublier le PowerBook, le plus populaire des ordinateurs portables.

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Cette double page s’ouvrait à son tour sur un grand panoramique vous invitant à utiliser pleinement les ressources de votre entreprise. Créer des plaquettes et brochures commerciales avec l’outil PAO, animer des présentations à l’aide de QuickTime, mieux gérer les opérations financières, planifier et suivre les affaires, partager des dossiers et des agendas, envoyer des fax, et même travailler à distance grâce à AppleTalk Remote Access, le Macintosh était vraiment l’outil idéal en entreprise.

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Et puis c’es tout !

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Apple I Keyboard

Un clavier pour Apple I sur eBay

Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Apple I Keyboard
Image : eBay

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Apple I Keyboard
Image : eBay

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.

Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.

SCSIProbe tableau de bord

Souvenir : le sélecteur d’identification SCSI

Et vous, avez-vous connu l’époque où il fallait sélectionner un numéro d’identification pour chacun des périphériques SCSI connectés au Macintosh ? La norme SCSI, pour Small Computer System Interface, permettait de connecter plusieurs périphériques l’un derrière l’autre (contrairement à l’USB qui impose l’utilisation de hub ou concentrateurs). Pour permettre à l’ordinateur de différencier les périphériques chaînés l’un à l’autre, chacun était identifié par un numéro compris entre 0 et 7 : le zéro était traditionnellement réservé au disque dur interne (quand il était au format SCSI), et le 7 au Macintosh hôte lui-même. Souvent, le lecteur interne de CD-Rom prenait le numéro 3, et le lecteur ZIP interne prenait le numéro 5. Les versions plus récentes de la norme proposeront même une plage de zéro à quinze.

Apple SCSI CD player SCSI identification selector

Le choix de ce numéro s’effectuait au moyen d’un sélecteur situé sur le boîtier, équipé d’un ou deux boutons, ou d’une molette à tourner. Quelques-uns se contentaient même d’offrir le choix entre deux numéros, comme le lecteur Zip externe SCSI qui ne proposait que le 5 ou le 6… Si deux périphériques possédaient le même numéro, un conflit apparaissait : ils n’étaient plus reconnus par l’ordinateur ! Changer leur numéro à la volée n’était pas possible : il fallait redémarrer l’ordinateur pour prendre en compte la modification.

D2 external hard disk drive SCSI for Macintosh
Un disque dur externe de D2, qui n’avait pas encore racheté LaCie et pris son nom…

Pour surveiller tout cela, il était possible d’utiliser un Tableau de Bord devenu incontournable, SCSIProbe. Il permettait de s’assurer que chaque périphérique de la chaîne était reconnu par l’ordinateur, en indiquant le nom du produit, son fabricant et son numéro de version.

SCSIProbe tableau de bord
Image : http://www.vectronicscollections.org

Ce tableau de bord était d’ailleurs souvent fourni avec les pilotes de périphériques SCSI, comme sur cette copie d’écran estampillée Adaptec (on en trouve aussi des versions Newer Technologies ou SyQuest).

SCSIProbe Adaptec
Image : Cuk.ch
Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Deux belles brochures pour l’iPod

Aujourd’hui, nous vous présentons deux belles brochures au format carte postale, pour les iPods de 2004 : le modèle de quatrième génération, disponible en 20 et 40 Go avec son écran en noir et blanc, et le modèle « Photo », disponible en 30 et 60 Go, avec le tout premier écran en couleurs de la gamme.

La brochure du modèle en noir et blanc était prédécoupée, de sorte qu’il était possible de détacher l’iPod (représenté en taille réelle) pour le tenir en main. Les clients connaissaient déjà bien le principe de cet appareil présenté en 2001, alors la marque avait choisi de mettre en avant une fonction secondaire : le mode de lecture aléatoire. La vie n’est pas prévisible, pourquoi votre musique devrait-elle l’être ?

Brochure iPod 4G 2004 Apple

 

Brochure iPod 4G 2004 Apple

Quant à l’iPod Photo, il apportait enfin la réponse à cette question : pourquoi seules les oreilles auraient-elle le droit de s’amuser ? La couleur a changé le cinéma, la télévision, et l’informatique. Et maintenant, elle va changer la musique.

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

 

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Publicité Apple LC 475 SARL GTI

Publicité : LC475 et SARL GTI

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité publiée en octobre 1994. Apple y présentait son LC 475, un modèle d’entrée de gamme accompagné du vilain écran Performa Plus (dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises). Apple le présentait comme équipé d’un processeur 50/25 Mhz, ce qui était un habillage purement commercial déjà rencontré dans une précédente brochure. Bref, à l’heure des premiers Power Macs, ce petit LC 475 (aussi rencontré sous le nom de Performa 475 ou Quadra 605) déjà âgé d’un an avait reçu la lourde tâche de maintenir un modèle très abordable dans le catalogue de la marque.

Publicité Apple LC 475 SARL GTI

Apple News 1994 Système 7.5

Le Système 7.5 vu par Apple News

En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.

Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.

Apple News 1994 Système 7.5

Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.

Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.

Apple News 1994 Système 7.5

iPod Radio Remote on eBay

Bon anniversaire l’iPod Radio Remote

Le 10 janvier 2006, Apple présentait un nouvel accessoire pour sa gamme iPod, qui alliait « le confort de la télécommande filaire à de nouvelles fonctionnalités radio FM pour iPod nano et iPod cinquième génération ». Comme le soulignait alors Greg Joswiak, vice-president of Worldwide iPod Product Marketing d’Apple : « iPod Radio Remote, c’est à la fois la meilleure télécommande disponible et la meilleure expérience radio FM pour iPod ».

iPod Radio Remote

Pour 55 euros, cet accessoire permettait à l’iPod d’afficher la station et les informations du morceau à l’écoute pour les stations qui prenaient en charge la norme RDS (Radio Data System). Il évoluera avec la gamme d’écouteurs iPod, dont nous avons déjà présenté les évolutions dans ce blog.

iPod Radio Remote
Tout le génie d’Apple : le visuel du nouveau casque reprend très exactement le positionnement du fil de son prédécesseur… à croire qu’ils n’ont changé que l’iPhone et les oreillettes sur la photo !

Si vous en cherchez, on en trouve régulièrement sur eBay, parfois même dans leur emballage d’origine, comme sur cette offre à 76,90 euros (premier modèle) ou celle-ci, à 65 £ (deuxième modèle).

iPod Radio Remote on eBay
Image : eBay

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon
AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon
Apple II avec écran Philips Display

Un support d’écran Display /// pour Apple II sur eBay

Quand Apple présente son Apple /// en 1980, elle se décide enfin à lui offrir un écran adapté, plutôt que de laisser chaque client acheter un moniteur conçu par un autre constructeur comme cela se faisait auparavant:

Apple II avec écran Philips Display

Plutôt que d’en profiter pour concevoir d’autres écrans adaptés à sa gamme Apple II, Apple se contente alors de commercialiser un simple support en plastique en forme de U inversé, destiné à positionner l’écran au-dessus de la coque d’un Apple II, plus étroite. On en a déjà touché un mot à l’occasion d’un article sur The Keyboard Company, un accessoiriste racheté par Apple. En voici deux exemples d’utilisation, tirés de brochures de l’époque :

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540

On trouve actuellement un tel support dans son carton sur eBay. Pour environ 150 euros (sans compter les frais de port et d’importation), vous pouvez donc acquérir (ou nous offrir) cette petite pièce d’histoire, un simple morceau de plastique référencé 815-0540, une opportunité plutôt rare !

Apple support écran Apple II Apple /// 815-0540
Image : eBay
édito Chaud chaud le big mac

1987 : Enfin les Macs ouverts !

Si vous avez attendu avec impatience la sortie du nouveau Mac Pro, parce que l’iMac vous paraît trop fermé, alors vous pouvez un peu imaginer l’impatience des utilisateurs de Macintosh en 1987.  En ce temps-là, la gamme Macintosh ne comportait que deux modèles, quasiment identiques (le Macintosh Plus, et une version améliorée du Macintosh 512, dite 512/800), deux machines totalement fermées, avec un écran intégré, et privées de toute capacité d’extension interne (bien que certains aient réussi à y intégrer une carte graphique ou un disque dur interne). Seule la prise SCSI réservée au Macintosh Plus offrait un peu de choix en termes de périphériques externes. Les rumeurs d’une évolution vers plus d’ouverture allaient donc bon train à l’époque, et les journalistes parlaient d’Open Mac pour désigner ces futurs modèles ouverts, comme dans cette colonne dédiée à l’Apple Expo 1986, extraite du magazine L’Ordinateur Individuel dont nous vous parlions avant-hier.

Open Mac 1987

Du côté d’Apple, on parlait plutôt de Big Mac (une marque utilisée par Mac Donald’s depuis 1967 pour désigner son sandwich à deux étages), une appellation que nous vous avons présentée il y a longtemps sur l’Aventure Apple, et qui apparaît effectivement dans cet édito du numéro de mars 1987 de l’Ordinateur Individuel. Nous ne résistons pas à l’envie de vous présenter la couverture de ce numéro, titrant sur les Macs ouverts… et sur le tout dernier portable de Compaq !

édito Chaud chaud le big macLe Big Mac, devenu Macintosh II, n’arrive pas seul : il est accompagné du Macintosh SE, pour System Expansion. Tous deux sont ouverts, comme il se doit : le Macintosh SE grace à un port d’extension interne 96 broches, et le Macintosh II, avec six ports NuBus, une technologie développée par Texas Instruments. Durant les phases de développement de ces machines ouvertes, des rumeurs les avaient un temps donné comme compatibles avec le standard IBM PC, de plus en plus répandu à l’époque. Le journaliste Michel Barreau doit donc sonner la fin de la récréation : « Les concessions à MS-DOS sont plus limitées que prévues. Le Macintosh II reste, avant tout, une machine Apple. Si le choix du Motorola 68020 face à un Intel 80386, base des futurs PC de haut de gamme, trouve sa logique dans l’évolution naturelle de la gamme Apple II – Mac I – Mac II, il procède aussi de la volonté d’Apple d’attaquer le créneau des applications techniques et scientifiques de haut niveau », avant de poursuivre : « Apple se réserve ainsi une nouvelle possibilité d’ouverture : une adaptation d’Unix pour Macintosh est en développement dans ses laboratoires. Après MS-DOS, croquera-t-elle Unix ? ».

Didier Diaz, Apple Macintosh
Didier, ou Philippe ? Il faudrait savoir !

Le dossier se poursuit par un entretien avec Didier Diaz, improprement prénommé Philippe en légende de sa photographie. Le Français, chef de produit placé auprès de Jean-Louis Gassée, décrit le Macintosh II comme le Macintosh auquel on a ajouté ce que les utilisateurs souhaitaient avoir : un écran plus grand, un processeur plus rapide, plus de mémoire vive, des capacités d’extension, et la couleur. Cette dernière option était d’ailleurs la plus controversée : à l’époque, il n’y avait pas d’imprimante en couleurs, pas de vidéo ou de photographie numérique, et les usages mêmes de l’écran en couleurs étaient difficiles à cerner pour les ingénieurs d’Apple. Dans tous les cas, le Macintosh II était annoncé comme quatre fois plus rapide que le Macintosh Plus, sans parler du coprocesseur arithmétique capable de résoudre les calculs mathématiques 200 fois plus rapidement que le processeur lui-même. Le SCSI lui-même avait été amélioré, déchargeant le système de certaines opérations confiées à une puce dédiée sur la carte-mère. Le chef de produit annonçait carrément : « Nous avons nommé la machine Mac II, parce que nous voulons qu’elle reproduise autour du Macintosh l’effet Apple II ».

Macintosh family : 128, 512, XL

Un peu de Macintosh XL sur eBay

Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter le Macintosh XL, ce Lisa modifié pour devenir compatible avec les logiciels Macintosh. Mieux doté en mémoire vive, équipé d’un écran plus grand, il avait été à la fois le prédécesseur du Macintosh Plus et du Macintosh II. Il avait terminé sa carrière dans les bras de Sun Remarketing, un spécialiste du déstockage informatique.

On trouve justement ces jours-ci sur eBay plusieurs objets en lien avec ce Macintosh pas comme les autres. Il y a tout d’abord ce guide d’installation du disque dur interne (en option sur le Lisa, mais obligatoire lors de la mise à jour en Macintosh XL).

Lisa Introduction to MacWorks

On trouve également un lecteur de disquettes révisé, permettant de lire les disquettes 400K et 800K sous Lisa OS comme sous MacWorks. Plus important encore, voici le kit A6G0001 permettant de transformer l’écran du Lisa (en 720 x 360 pixels rectangulaires) en écran de Macintosh (608 x 432 pixels carrés). Sans lui, l’affichage du système du Macintosh aurait été complètement déformé sur l’écran du Lisa.

Macintosh XL Lisa Screen Kit

Pour faciliter le passage du Lisa au Macintosh XL, on trouve un kit de migration destiné à l’utilisateur du Lisa durant sa transformation en Macintosh XL, ou lors du passage à un autre Macintosh de la gamme. Ce kit était capable de copier les fichiers du Lisa sur un disque au format Macintosh, mais aussi de transformer les fichiers dans un format lisible sur celui-ci (comme MacWrite ou Microsoft Word).

Macintosh Lisa Migration Kit

On trouve également une disquette de MacWorks, sans plus de précision quant à sa version. MacWorks était cet émulateur capable de faire tourner le système et les logiciels du Macintosh sur un Lisa, en profitant de son mégao-octet de mémoire vive.

Disquette MacWorks pour Lisa

Mais si vous ne voulez pas mettre les mains dans le cambouis, le plus simple est encore d’acheter directement le Macintosh XL complet sur eBay. Un modèle un peu particulier puisque son propriétaire lui a ajouté un émulateur de disque dur ProFile, capable de lire des cartes CompactFlash bien plus pratiques !

Macintosh XL sur eBay

Ainsi équipé, vous pourrez monter votre propre réseau local de la « famille Macintosh », comme Apple le présentait dans cette feuille destinée à être dupliquée dans les publicités ou brochures des revendeurs (à l’époque, on ne distribuait pas des images de presse sur des sites web).

Macintosh family : 128, 512, XL

La gamme Apple en septembre 1984

La gamme Apple en 1984 (2)

Le mois dernier, nous vous présentions la gamme Apple telle qu’elle était décrite en avril 1984 dans le « livret de l’employé Apple » en Grande-Bretagne. On y trouvait quatre machines : l’Apple IIe, l’Apple III, le Lisa 2 et le Macintosh. Quelques mois plus tard, en septembre 1984, dans le Dossier du Candidat Revendeur, la gamme a déjà évolué. Exit l’Apple III, et bonjour l’Apple IIc ! Quant au Lisa, il est maintenant un Macintosh comme un autre, sous le nom de Macintosh XL. On fera semblant de remarquer que la photographie n’est pas à jour, puisqu’elle présente encore un écran de Lisa OS…

La gamme Apple en septembre 1984

Apple Care, Health Care Plan

Atchoum ! Aïe ! Ouille !

Avez-vous déjà vu des ordinateurs se plaindre, se lamenter, tousser, éternuer ? Non ? Hé bien heureusement, l’Aventure Apple est là, avec cette brochure de 1985 pour AppleCare, l’assurance santé de votre ordinateur Apple.

Apple Care, Health Care Plan

Evidemment, les ordinateurs Apple sont fiables. Sinon Apple n’en aurait pas déjà vendu trois millions. Mais un pépin peut toujours arriver, alors autant protéger votre Apple… et votre portefeuille !

Apple Care, Health Care Plan

En effet, une réparation d’ordinateur en panne peut vite coûter cher : 140 dollars pour une carte-mère d’Apple IIe, et même 204 dollars pour le Macintosh 512 ! En comparaison, les quelques centimes que coûte AppleCare chaque jour sont tout à fait supportables. En plus, la garantie AppleCare peut bénéficier au futur acheteur de votre ordinateur ! C’est-y-pas mignon, ces petits ordinateurs un peu grippés, avec leurs écharpes et leurs bouillottes ?

Apple Care, Health Care Plan

Et grâce au réseau de revendeurs Apple, qui disposent d’outils de diagnostic et de pièces de rechange, la réparation peut être effectuée immédiatement ! Ainsi, vous pourrez faire de beaux rêves, plutôt que de vous inquiéter pour votre ordinateur !

Apple Care, Health Care Plan

Erreur Système

Une erreur système bien classique

Allez, au coeur de l’été, on exhume du fond d’un disque dur cette copie d’écran de 2005, qui nous rappelle que Mac OS X est quand-même une belle machine. On en oublie les difficultés d’avant, quand Mac OS 9 tournait encore en arrière-plan, et provoquait quelques plantages à l’ancienne, avec la petite bombe qui va bien.

Erreur Système

Pour nos plus jeunes lecteurs, rappelons qu’Apple avait durant quelques années permis de faire tourner Mac OS 9 en arrière-plan de Mac OS X, sous le nom de « Classic », afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications. Il était même possible de lancer l’ancien Finder, même si cette possibilité était officiellement bridée. Cette coexistence entre les deux systèmes disparaîtra progressivement : dès 2003, les Macs ne pourront plus démarrer sous l’ancien système ; puis en 2006, les nouveaux Macs Intel seront incapables d’exécuter Classic, qui disparaîtra avec Mac OS X 10.5 « Léopard » en 2007.

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Think Different, volé à Jack Kerouac ?

De plus en plus souvent, on lit que le texte de la publicité « Think Different » d’Apple aurait été écrit par un certain Jack Kerouac, auteur américain né en 1922 et décédé en 1969. Plus précisément, le fameux texte de la voix-off « Here’s to the crazy ones » serait extrait, mot pour mot, de son livre Sur la Route (On the Road en version originale). On trouve maintenant des posters, des cartes postales et des images en pagaille à partager sur les réseaux sociaux, avec cette citation et la signature de l’auteur. La publicité est même citée in extenso, dans sa version française, par le guide « Cent romans à avoir lus aux toilettes ».

Jack Kerouac - Here's to the crazy ones

Alors, Apple a-t-elle vraiment volé ce paragraphe complet dans un roman publié en 1957, dont le manuscrit se compose d’un seul rouleau de papier de 36 mètres de long, tapé à la machine à écrire sans le moindre retour à la ligne ?

Pour le savoir, le plus simple est encore de se référer à Google Books, la bibliothèque virtuelle du géant américain. Quand on cherche le terme « Crazy » dans le livre de Kerouac, on en trouve huit occurrences. Aucune ne correspond, de près ou de loin, à la publicité d’Apple.

Et si l’on cherche « mad », un synonyme de « crazy », on trouve une très intéressante tirade, une sorte d’hommage aux fous qui dans la forme n’a aucun rapport avec « Think Different » :

The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn, burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes “Awww!”

Il est tout de même inquiétant de constater le nombre de sites et d’ouvrages qui ont repris cette information sans jamais ouvrir le livre de Kerouac. Et bien évidemment, aucun de ces livres n’est plus ancien que la diffusion de la publicité d’Apple. Regardez donc les résultats d’une recherche sur « Jack Kerouac To the Crazy Ones » dans Google Books :  une trentaine d’ouvrages associent l’auteur et la citation. Le plus ancien est l’un des chefs d’oeuvre de la littérature de notre siècle : Bunny Tales, un ouvrage de 2006 sur les secrets de la maison Playboy…  Ajoutez le critère de recherche « XXème siècle », et… rien ! Avant l’an 2000, personne n’avait donc eu l’idée de relever cette phrase de l’auteur décédé trente ans plus tôt, quelle surprise !

Mieux : dans Wisdom for the Soul (2006), l’un des premiers ouvrages où l’on trouve la citation de la publicité d’Apple, elle est bien créditée « Apple Computers Commercial », alors que le même ouvrage comporte par ailleurs pas moins de sept citations de Kerouak.

Pour finir de bien rigoler avec le manque de sérieux sur Internet en général, sachez que la même citation est maintenant attribuée à John Chapman (1774-1845) par certains sites… L’erreur est encore plus drôle, puisqu’elle est liée à l’utilisation du texte de la publicité pour illustrer l’icône de TextEdit, un logiciel fourni avec MacOS X. Pour remplir un peu la page blanche, les graphistes de chez Apple y avaient collé le texte de la publicité, en ajoutant « Chère Kate » et en signant « John Appleseed ».

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Or John Appleseed est le nom fictif qu’Apple utilise un peu partout dans ses interfaces quand elle a besoin d’indiquer un nom et un prénom. Mais c’est aussi le surnom de John Chapman, un pépiniériste américain qui a couvert de pommiers une grande partie des États de l’est des États-Unis…

En conclusion, sachez que le texte a été écrit par les équipes de l’agence TBWA/Chiat/Day, dirigées par John Siltanen et Lee Clow, qui ont également crédité Steve Jobs parmi les auteurs de la campagne.

Badges Apple 70's orange/blue

Encore quelques badges Apple (et d’autres)

Le lecteur sympa qui a retrouvé un vieux badge d’HyperCard nous a aussi fait parvenir des photos de quelques autres pièces de sa collection. On commence avec ces deux merveilles, d’une époque où Apple se permettait d’écrire des choses dans sa pomme… contrairement à toutes les recommandations de sa charte graphique ! Les plus observateurs auront remarqué que ces deux badges des années 70 étaient déjà aux couleurs des futurs iBook de 1999 !

Badges Apple 70's orange/blue

Pas mal aussi, ce badge « Apple Multimédia », le slogan d’Apple Expo au début des années 90 (pour tout savoir sur Apple Expo, il y a une page sur l’Aventure Apple).

Badge Apple Expo

Dans ses boîtes à souvenirs, notre lecteur a aussi retrouvé des badges d’After Dark, le fameux économiseur d’écran avec ses grille-pains volants, et de la première version d’Internet Explorer sur Mac :

Internet Explorer and After Dark badges

On trouve aussi quelques outils du monde HyperCard, comme HyperScan, une pile HyperCard qui permettait d’utiliser son premier scanner, l’Apple Scanner. Cette pile avait été développée par Bill Atkinson, comme on l’a déjà raconté par ailleurs. Un autre badge porte les couleurs d’HyperAnimator, un outil développé en 1988 par Bright Star Technology, et qui permettait d’animer à l’écran des assistants virtuels capables de synchroniser le texte prononcé et les animations faciales. Quant à SuperCard, il s’agit de l’un des premiers clones d’HyperCard : présenté en 1989, il en reprenait les concepts, avec quelques améliorations, comme la gestion de la couleur, des fenêtres de taille variable, et l’intégration de ressources multimédia.

Badges Hyperscan, SuperScan, Hyper Animator

Merci Erik !

Des raccourcis (alias) dans le Menu Pomme de MacOS 8.

Souvenir – Les raccourcis du menu Pomme

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait ajouter aisément des éléments dans le menu Pomme ? Entre le système 7 et Mac OS 9, le dossier Système contenait un dossier intitulé « Menu Pomme » ou, en version originale, « Apple Menu Items ». Il était possible d’y créer un dossier  contenant tous les alias souhaités (applications, documents, disques…), éventuellement répartis dans des sous-dossiers. Tous ces raccourcis apparaissaient ensuite sous forme de menu dans le Menu Pomme. Comme toujours avec les présentations par liste alphabétique, il suffisait de mettre un espace avant son nom, pour le faire apparaître au début de la liste.

Des raccourcis (alias) dans le Menu Pomme de MacOS 8.

LaserWriter Infoworld

Il y a 36 ans, la première LaserWriter

Si l’on en croit les fiches techniques d’Apple, cela fait très exactement trente-six ans aujourd’hui que la première imprimante LaserWriter a été lancée.

La LaserWriter
La laserWriter Plus de chez Computer History

Elle représentait une véritable révolution dans le domaine de l’impression, offrant pour la première fois la qualité de l’imprimerie professionnelle aux particuliers. Apple l’avait d’ailleurs lancée avec l’objectif de révolutionner le monde de la publication, en lien avec la gestion des polices vectorielles et l’impression laser mise au point par Canon pour ses photocopieurs. Le principal point fort d’Apple, c’était la qualité d’impression, qui dépassait tout ce que l’on pouvait trouver dans le (tout) petit monde de l’impression laser alors toute balbutiante.

LaserWriter Infoworld

Pour y parvenir, Apple n’avait pas lésiné sur les moyens, à tel point que le magazine InfoWorld décrivait la LaserWriter comme un croisement entre un Macintosh et un photocopieur : un monstre doté d’un processeur Motorola 68000 à 12 Mhz, plus puissant que celui équipant le Macintosh, et 1,5 Mo de mémoire vive, quand le Mac n’en intégrait encore que 128 ou 512 Ko ! Toute cette puissance était nécessaire pour décoder les pages décrites au format vectoriel PostScript (mis au point par Adobe). Si bien qu’une page A4 en 300 dpi, soit environ 8 millions de pixels, n’occupait que 4 à 8 ko de mémoire, avant un intense calcul nécessaire au rendu de la page. Le prix était à la hauteur des spécifications : 7000 dollars, soit autant que trois Macintosh 128 !

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

L’écran du Macintosh, sur un iMac Retina 5K

Et si l’on devait afficher l’interface du premier Macintosh, en 512 x 342 pixels, au milieu de l’écran Retina de l’iMac 27 pouces, en 5 120 x 2 880 pixels, ça donnerait quoi ? Et bien cela donnerait ceci :

Macintosh 512 x 342 scren on an iMac 27 Retina display

Un minuscule timbre-poste au milieu d’un océan de pixels. C’est bien simple, on pourrait faire tenir 84 écrans du Macintosh sur celui de l’iMac !

Au passage, heureusement qu’il y a GraphicConverter pour ouvrir les copies d’écrans réalisées sur les vieux Macs au format PICT, parce qu’Apple y a renoncé depuis longtemps !

Apple I

Bon anniversaire l’Apple I !

Difficile de dater réellement l’Apple I. Steve Wozniak se souvient avoir assisté le 5 mars 1975 à une rencontre du Homebrew Computer Club, et s’être immédiatement mis au boulot sur son projet d’ordinateur personnel. Celui-ci donnera naissance à l’entreprise Apple le 1er avril 1976. Mais l’ordinateur ne sera réellement commercialisé qu’en juillet 1976 au Byte Shop, un magasin de Mountain View en Californie, au prix de 666,66 dollars. C’est ainsi que l’on retient généralement la date du 1er juillet 1976 comme date de naissance de l’Apple I. C’était un jeudi, si vous vous posez la question.

Apple I

En 2016, l’un des tout premiers modèles, fabriqué à la main par Steve Jobs lui-même, a été vendu pour 815.000 dollars lors d’une vente aux enchères Charitybuzz dont une partie des fonds a été reversée pour la lutte contre la leucémie.

Source : Wikipedia

Macintosh Tableau de bord

Souvenir – Les Tableaux de bord

Et vous, avez-vous connu l’époque des Tableaux de Bord ?

Au tout début du Macintosh, on parlait de « Tableau de Bord » au singulier, puisque tous les réglages de la machine tenaient sur un seul écran minuscule. Puis vint le système 7 et ses multiples Tableaux de Bords, et autant de réglages accessibles par  des fenêtres indépendantes.

Macintosh Tableau de bord

Ces tableaux de bord étaient sagement rangés dans le Dossier Système. On les reconnaissait à leur icône bordée d’un petit curseur.

Macintosh Tableau de bord

Parmi tous ces tableaux de bord, on se souvient particulièrement de « Mémoire», qui donnait accès à des réglages que personne ne comprenait, comme la « Mémoire cache toujours activée » ou l’adressage 32 bits.

Macintosh Tableau de bord

Brochure Apple Canon Japon Macintosh et périphériques

Une brochure Apple-Canon

Nous vous avons déjà parlé de ces liens qui unissent Apple et Canon, et ils sont nombreux. Au Japon en particulier, Canon a été le distributeur exclusif des produits Apple de 1983 à 1998. En voici une nouvelle illustration, avec cette brochure de 1996 particulièrement riche en références, puisqu’elle présente non seulement les Macs, mais aussi les périphériques compatibles : scanners, appareils photos, écrans et imprimantes.

Brochure Apple Canon Japon Macintosh et périphériques

Le ton est donné dès la double-page intérieure, avec cette infographie de la plus belle espèce. Une gamme Macintosh (Performa pour la famille, Power Macintosh pour les pros, Macintosh PowerBook pour les portables), des écrans, des périphériques d’acquisition, et des périphériques de sortie, voilà ce que proposait le géant nippon.

Brochure Apple Canon Japon Macintosh et périphériques

Et c’est là qu’on se souvient que la gamme Apple était vraiment pléthorique à l’époque. Si l’on y ajoute en plus la gamme de Canon, il y avait de quoi s’y perdre. Ainsi, en entrée de gamme, Canon proposait un appareil photo très proche du QuickTake, le RC-570, qui disposait d’un zoom 3x pour des images en 795×596. À l’opposée dans la gamme, l’EOS DCS3c offrait une résolution de 1268 × 1012 grâce à un dos numérique conçu par Kodak associé à l’excellent boîtier de l’EOS 1N argentique. Il fallait tout de même compter près de deux millions de yens, soit grosso-modo 15.000 euros, pour acquérir cette merveille.

Brochure Apple Canon Japon Macintosh et périphériques

Du côté des imprimantes, on pouvait jouer au jeu des 7 erreurs, voire au Memory, puisque la plupart des modèles Apple de l’époque étaient directement basés sur ceux de Canon, au prix d’un simple réhabillage par les designers de la marque (et, soyons honnêtes, de quelques optimisations logicielles).

Brochure Apple Canon Japon Macintosh et périphériques

40 ans du Macintosh : le troisième standard

Au moment de présenter son Macintosh le 24 janvier 1984, Apple ne s’était pas contentée d’attaquer son concurrent IBM, représenté sous forme d’un Big Brother auquel une nouvelle vision de l’informatique allait permettre d’échapper. Apple avait aussi reconnu la réussite du PC, en le considérant comme le deuxième standard de l’industrie, après l’Apple II. Le Macintosh, lui, devait se poser en troisième standard. Un pari complètement fou pour beaucoup d’observateurs de l’époque. Mais après tout, quarante ans plus tard, n’est-ce pas en effet la philosophie du Macintosh qui vit aujourd’hui dans tous les ordinateurs du monde ?

En bonus, vous pouvez lire, avec presque quarante ans de retard, les notes manuscrites d’un revendeur invité à une formation à la vente à la maison mère.

Macintosh Sales Training : Third standard

Xserve G4 raid

Bon anniversaire le Xserve !

Le 14 mai 2002, Apple présentait un nouveau modèle dans sa gamme d’ordinateurs : aux côtés de l’eMac, de l’iMac, du PowerMac, du PowerBook et de l’iBook (le Cube a déjà disparu), tous équipés du processeur G4, Apple présentait un modèle entièrement dédié à la fonction de serveur, sous le nom de Xserve G4. Le premier modèle commercialisé contenait un ou deux processeurs G4 appuyés par 2 Mo de mémoire cache à haute vitesse, deux ports Ethernet Gigabit, trois emplacements PCI à 66 Mhz, trois ports FireWire 400 (dont un en façade), et jusqu’à quatre disques durs (soit 480 Go en ATA/100). Evidemment, grâce à MacOS X, la plupart des protocoles réseaux étaient supportés : QuickTime Streaming Server, WebObjects, Apache, Samba, PHP, MySQL, TomCat, FTP, NFS, AFP…

Xserve G4

Ces serveurs, adoptant le format standardisé des baies de 19 pouces, étaient prévus pour être empilés sous forme de « rack ». Ils mesuraient 1 U, soit 1,75 pouces ou 44,45 mm de hauteur. Ce format très compact permettra la création de fermes de calcul, ou « Cluster », comme celle que s’offrira l’Université Virginia Tech pour cinq millions de dollars en 2003.

Xserve G4 raid

Comptez 2999 dollars pour le modèle à un seul processeur et 256 Mo de RAM, et 3999 pour le modèle à deux processeurs et 512 Mo de RAM. Et s’il vous reste un peu d’argent, pensez à réserver le Xserve RAID, un système pouvant accueillir 14 disques durs supplémentaires, qui ne sera finalement disponible qu’en février 2003. La gamme Xserve disparaîtra en 2011, remplacée par des modèles « Serveur » directement adaptés des Mac Pro et Mac Mini classiques.

Lettre de Sean Connery à Steve Jobs

Sean Connery a-t-il envoyé balader Steve Jobs ?

C’est un courrier qui est devenu viral en 2011. Une simple lettre adressée par Sean Connery à Steve Jobs le 11 décembre 1998, dans laquelle l’acteur ayant incarné l’agent secret James Bond de 1962 à 1971, priait Steve Jobs de ne plus insister pour le voir apparaître dans une publicité de la marque (on pense évidemment à la campagne Think Different qui battait son plein à l’époque).

Lettre de Sean Connery à Steve JobsBien évidemment, il s’agit d’un faux. Imagine-t-on vraiment Sean Connery écrire sur du papier à lettre portant le logo 007, et rétorquer à Steve Jobs, s’il comprend l’anglais, qu’il ne le répétera pas : il n’est pas intéressé pour « changer le monde » et ne vendra pas son âme à Apple ni à quelqu’autre entreprise. « Vous êtes un vendeur d’ordinateurs, je suis un p*tain de JAMES BOND ! » écrit-il, avant de conclure : « Je ne vois pas de manière plus rapide de détruire ma carrière que d’apparaître dans une de vos vulgaires publicités. Ne me contactez plus ».

Bien évidemment, il s’agissait d’un canular, réalisé par le défunt site Scoopertino.com (en voici une version sauvegardée sur web.archive.org), dédié aux nouvelles satiriques sur la firme à la pomme. Mais cette information avait été reprise par plusieurs médias peu attentifs à la crédibilité de leurs sources… Venant d’un site qui relatait le recrutement de Michael Dell comme Fou du Roi auprès du conseil d’administration d’Apple, ou la réduction du logo Apple à une simple feuille minimaliste par Jony Ive, il y avait quand-même de quoi se méfier…

1999 MACOS X SERVER RHAPSODY

Les engrenages impossibles d’Apple

N’importe quel enfant à qui vous confiez quelques pièces de Lego Technic comprendra rapidement que dans un engrenage, deux roues dentées contigües tournent en sens inverse l’une de l’autre. Conséquence : si vous ajoutez une troisième roue au contact des deux premières, tout est coincé ! Alors pourquoi Apple s’entête-t-elle à utiliser ce type d’engrenage comme symbole de ses logiciels ? En 1996, c’est sa filiale Claris qui colle trois roues sur l’écran de démarrage et les manuels de ClarisWorks 4 :

Claris Works 4 splashscreen
Image : macintoshrepository.org

On comprend bien l’idée, avec les différents modules du logiciel (dessin, traitement de texte, tableur…) qui se complètent les uns les autres. Mais ça ne marche pas. Dommage, car le logiciel lui-même était bien fichu et très agréable pour l’époque.

Image : eBay

La marque ne fera d’ailleurs pas la même erreur avec sa suite iLife huit ans plus tard. Pour symboliser les liens qui unissent chaque logiciel aux autres, Apple utilisera la métaphore du puzzle à deux reprises.

Image : eBay aussi

En 1999, MacOS X Server, premier du nom, enfonçait le clou, avec ce « S » stylisé qui compte pas moins de huit roues superflues ! On imagine bien que l’idée était de représenter toutes les fonctions de ce système composé de dizaines de modules issus du monde libre, mais le résultat était surtout que rien ne pouvait tourner !

1999 MACOS X SERVER RHAPSODY

Allez, sérieusement, c’est quand-même pas compliqué de photographier un engrenage qui marche bien. Et qui renvoie une impression de robustesse indiscutable, pour le coup. Les puristes remarqueront qu’il manque quand-même l’axe de rotation (la boîte est en vente sur eBay, si vous voulez nous l’offrir).

WebObjects 5 box
Image : eBay

Et vous, avez-vous remarqué d’autres utilisations de ce type d’engrenage dans des visuels d’Apple ? Dites-le nous dans les réactions, nous pourrons compléter cet inventaire.

Macintosh ED

Le Macintosh ED

Dans la collection de l’Aventure Apple, on trouve des modèles un peu particuliers, comme le Macintosh ED, un modèle de Macintosh commercialisé en 1986 et 1987.

Macintosh ED

Il ne s’agit en réalité que d’un Macintosh 512Ke, un modèle hybride entre le Macintosh 512K de 1984 (dont il a conservé la mémoire vive et l’absence de port SCSI) et le Macintosh Plus de 1986 (dont il a emprunté le lecteur de disquettes 800 Ko et le clavier étendu). Il aura un descendant, le Macintosh Plus ED, mais la série s’arrêtera ensuite : il n’y aura jamais de « Macintosh SE ED », ce qui aurait été mignon puisqu’en anglais, seed signifie « pépin » !

Macintosh Plus ED

Le Macintosh ED était destiné au marché de l’éducation. À ce titre, il s’inscrivait dans la lignée de l’Apple II « Bell & Howell », de l’eMac ou de l’eMate, et des nombreuses versions « low cost » produites pour répondre aux appels d’offres des établissements scolaires.

Apple 1992 Ad : Introducing the Macintosh for every member of the family (Performa)

Un performa pour chaque membre de la famille

Voici une sympathique publicité de 1992 pour la gamme Performa, représentée par les Performas 200, 400 et 600, qui étaient encore sagement numérotés à l’époque, ce qui ne durera pas longtemps durant les années 90… Dans cette publicité, le Performa est présenté comme l’ordinateur pour toute la famille : Richard, 6 ans, avec ses programmes artistique et éducatifs ; Lisa, 8 ans, qui utilise ClarisWorks pour ses devoirs d’école ; John, 14 ans,  gagne du temps grâce au correcteur automatique, avant de jouer au simulateur de golf ; Maman l’utilise pour les factures et le journal du boulot ; Papa, qui s’occupe un peu des enfants, se connecte au réseau du boulot pour finir son travail le soir. Quant à Rex, le chien, qui en a marre que personne ne s’occupe de lui, il a trouvé un nouveau moyen d’attirer l’attention !

Apple 1992 Ad : Introducing the Macintosh for every member of the family (Performa)

Signe des temps, Apple était obligée de préciser dans sa publicité où les futurs clients pouvaient trouver la gamme Macintosh : Circuit City, Dayton’s & Hudson’s, Incredible Universe, Lechmere, Office Depot, et quelques autres magasins. Pas d’Apple Store, en ligne ou en dur, en 1992 !

Logo McIntosh Laboratories

Macintosh Copyright McIntosh

Nous en avons déjà parlé : le dépôt de la marque « Macintosh » par Apple n’a pas été un long fleuve tranquille. Durant deux ans, Apple utilisa cette marque sous licence du spécialiste audio McIntosh Laboratory, avant d’en racheter les droits.

Logo McIntosh Laboratories

Nous avons trouvé sur eBay un livre qui cite explicitement cet usage de la marque sous licence, alors qu’Apple ne précisait généralement pas le nom de son propriétaire. Dans « Approaching Macintosh », un guide à l’usage des utilisateurs du Macintosh, on trouve la mention « Macintosh is a trademark of McIntosh Laboratories, Inc. licensed to Apple Computer, Inc ».

Approaching Macintosh : copyright McIntosh Laboratories

Si ce livre vous intéresse, vous le trouverez pour beaucoup moins cher parmi le choix de livres d’occasion d’Amazon. Il est édité par Addison-Wesley, l’éditeur habituel des publications d’Apple à l’époque, notamment de la série des « Inside Macintosh ».

Approaching Macintosh

Macintosh Performa 5400/180 Director's Edition

Un Performa 5400 Director’s Edition sur eBay

C’est une machine plutôt rare qui est proposée pour quelques heures encore sur eBay : un Macintosh Performa 5400/180, portant le marquage « Director’s Edition » réservé à l’édition australienne de cet ordinateur.

Macintosh Performa 5400/180 Director's Edition

Le Journal du Lapin, que nous citons souvent, a déjà parlé de ce modèle. Il s’agit tout simplement de la version australienne du Performa 5400/180 noir que nous connaissions bien en Europe en 1996, et qui n’a jamais été commercialisé aux États-Unis. Ce modèle était équipé d’un tuner TV, d’une carte d’acquisition vidéo, de 24 Mo de mémoire vive, d’une télécommande et d’un disque dur plus conséquent. Méfiez-vous tout de même des frais de port, car le colis pèse près de 25 kilos…

Source : Wikipedia

Une Apple Set Top Box sur eBay

Voici un appareil que l’on croise très rarement sur eBay : une box d’Apple, de son vrai nom Apple Interactive Television Box, ou « Set Top Box ». En quelques sortes, l’ancêtre de l’Apple TV. En 1994-1995, Apple s’intéressait au marché de la télévision par le câble, une nouvelle technologie permettant de réinventer la manière d’accéder aux programmes télévisés.

En lien avec plusieurs cablo-opérateurs, comme British Telecom, Belgacom ou Plein Ciel en France, Apple proposait une solution complète pour choisir et visualiser des films, des vidéos, des chaînes en direct, mais aussi pour accéder à des programmes interactifs.

À l’intérieur de la machine, on trouvait l’équivalent d’un LC 475, avec un processeur 68LC040 à 25 Mhz, épaulé par 4 Mo de mémoire vive. Le système produisait des vidéos de 640 x 524 pixels, et disposait de sorties coaxiales, S-Vidéo et Peritel (absent sur le modèle présenté). Côté logiciel, on retrouvait une version allégée du Système 7.1, avec QuickTime et Oracle Media Objects.

Cet appareil ne peut pas être considéré comme un prototype, puisque l’étiquette située sous le boîtier porte l’approbation de la FCC, La Federal Communications Commission des États-Unis, en charge du contrôle des appareils électroniques commercialisés. Il s’agit donc sûrement de l’un des 2500 modèles diffusés lors d’un test grandeur nature mené en Grande-Bretagne, à Ipswich.

Sources : L’Aventure Apple ; Wikipedia ; Google Books ;

Microsoft Word 4 pour Mac

Souvenir – Word 4

Et vous, utilisiez-vous Word 4 sur Mac, en 1989 ? Il faut être honnête : quiconque a utilisé des versions « modernes » de Word (disons, depuis Office 98) sera ébahi de la simplicité de Word 4. Ce logiciel était à peine plus puisant que MacWrite apparu cinq ans plus tôt. Microsoft avait certes prévu un dictionnaire pour le correcteur orthographique, et ajouté quelques fonctions comme la numérotation des pages ou l’insertion automatique de notes de bas de page, mais pour le reste, nous étions encore à la préhistoire de la bureautique. Pas d’options de zoom sur la page, pas d’insertion d’images, pas de colonnes, pas de tableaux, pas de lettrines… Et pourtant, c’était ce qui se faisait de mieux !

Microsoft Word 4 pour Mac

Apple User input Report

Le rapport de bug chez Apple en 1979

La semaine dernière, nous vous avons présenté le formulaire qui permettait d’enregistrer son achat auprès d’Apple en 1979. Aujourd’hui, en voici un autre de la même époque : un formulaire servant à rapporter un bug ou proposer une amélioration au sujet de l’Apple II ou de l’Apple II+.

Avant d’expliquer ses difficultés, l’utilisateur devait décrire sa machine, préciser les cartes installées sur chaque emplacement, la quantité de mémoire vive (par défaut, 16, 32 ou 48 Ko)…

Apple User input Report

Même les logiciels devaient être décrits précisément, avec leurs numéros de version. Enfin, l’utilisateur était invité à décrire son problème et les solutions qu’il avait trouvées !

Apple User input Report

Aujourd’hui, c’est en ligne que ça se passe. En cas de plantage d’application, un rapport de bug peut être automatiquement généré et envoyé à Apple. Et pour les cas particuliers, un formulaire accessible sur le site web d’Apple permet de proposer des rapports de bugs, des suggestions et des améliorations à Apple.

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Souvenir – Le plus gros bloc inutilisé

Si vous avez utilisé un Mac dans les années 90, vous vous souvenez sans doute de sa gestion calamiteuse de la mémoire vive. Pour résumer : chaque logiciel réservait une certaine quantité de moire vive (qu’il en ait besoin ou non), et ne la libérait plus avant d’être quitté. Le souci, c’est qu’une fois installé sur son coin de mémoire, chaque logiciel n’en bougeait plus. En lançant puis en quittant plusieurs logiciels, on finissait par tronçonner la mémoire vive en plusieurs blocs inutilisés. Et chaque logiciel ne pouvait s’inscrire que dans un seul bloc : deux blocs de 10 Mo ne donnaient donc pas 20 Mo de mémoire libre, mais seulement 10 Mo. C’est pour cela que dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur » sous Mac OS 9, votre Mac vous indiquait la taille du « Plus gros bloc inutilisé » et non pas la taille totale de mémoire vive disponible.

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Sous le Système 7 et sous Mac OS 8, cette valeur n’était pas clairement indiquée. La fenêtre « À propos de votre Macintosh… » n’indiquait que la mémoire disponible, celle-ci n’étant pas forcément égale à la mémoire totale de laquelle on aurait soustrait la mémoire utilisée par chaque logiciel. Cette notion faisait partie des points les plus compliqués à expliquer aux néophytes, et c’était pourtant une donnée à maîtriser, notamment pour qui voulait utiliser des applications un peu gourmandes sur un Macintosh pas bien garni en mémoire vive.

A propos de votre Macintosh - 7.1

Sérieusement, il était temps que MacOS X vienne faire le ménage là-dedans en 2001, en généralisant la gestion dynamique de la mémoire vive et le recours amélioré à la mémoire virtuelle. Ainsi, chaque logiciel dispose maintenant de la quantité de mémoire vive qu’il lui faut, et les logiciels en arrière-plan ne monopolisent plus de mémoire. Quant au concept de « plus gros bloc inutilisé », il a purement et simplement disparu.

Microsoft Office Mac 1992

La grosse boîte de Microsoft Office

De nos jours, si vous souhaitez acheter la suite Office de Microsoft, c’est assez simple : il suffit de se rendre sur son site préféré (par exemple sur Amazon.fr) et cliquer pour acheter, télécharger, et obtenir une licence, en quelques instants.

Il y a quelques années, c’était un peu différent. Il fallait se rendre dans un magasin, comme une bonne vieille Fnac, et se muscler un peu. Car la suite office, c’était un gros paquet cartonné, un cube de 25 cm de côté, contenant les disquettes et les manuels pour installer chaque logiciel de la suite. On en trouve régulièrement sur eBay, comme cette très belle version sous plastique.

Microsoft Office Mac 1992

Pour bien comprendre ce qui se trouvait dans la boîte, il suffit de jeter un oeil à d’autres annonces proposées sur eBay, comme celle-ci qui donne une idée du poids de papier que l’on achetait à l’époque en même temps que les logiciels :

Microsoft Office Mac 1992

La version Mac était un peu moins riche que la version Windows. Si on trouvait bien Word, Excel, PowerPoint et Mail, on n’avait pas accès à Microsoft Access, que l’éditeur réservait d’ailleurs à la version professionnelle de sa suite sous Windows.

Jonathan Macintosh Concept, 1984-1985

2019… Année du Mac Pro modulaire ?

Nous avons fêté en décembre 2018 les cinq ans du Mac Pro cylindrique, un concept plutôt joli mais que la marque n’a jamais réussi à mettre à jour. Apple, qui ne communique jamais sur ses projets, a tout de même annoncé une mise à jour majeure de son modèle pour 2019. Et les idées ne manquent pas, comme le rappelait MacG il y a quelques mois en ressortant quelques projets des cartons. De notre côté, fidèle à nos habitudes, c’est dans le passé que nous sommes allés chercher des idées. Et ça tombe bien, l’excellent livre « Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group », déjà cité sur ce blog, présente un concept imaginé en 1984-1985, et répondant parfaitement aux exigences de modularité.

Jonathan Macintosh Concept, 1984-1985

Sous le nom de code « Jonathan Computer Concept », les équipes de Frogdesign (Hartmut Esslinger, Tony Guido, Sigmar Wilnauer, Stephen Peart, Herbert Pfeifer) et Apple (John Fitch, Tom Toedtman, Ron Hocksprung, Joseph Friedman, Pat Jackson, Richard Henkey) avaient imaginé une réponse au PC d’IBM qui prenait son essor sur le marché professionnel. L’équipe faisait face à un triple enjeu, pour créer une plate-forme matérielle peu coûteuse, évolutive avec les besoins de l’utilisateur, et compatible aussi bien avec le Mac qu’avec DOS et Windows. En interne, ce projet devait aussi se distinguer du Big Mac (un Mac aux stéroïdes) et du futur Macintosh II ouvert.

C’est ainsi qu’apparut l’idée d’organiser l’ordinateur autour d’une « planche de base » (avec l’alimentation électrique et les ports d’entrées-sorties), sur laquelle des modules, de la taille d’un livre, venaient se ficher pour offrir de nouvelles fonctions : calcul, stockage, lecture de supports amovibles… Ainsi, Apple aurait pu sous-traiter la production et la vente à bas prix de cette « planche », pour se concentrer sur les modules à forte valeur ajoutée. D’autres constructeurs pouvaient également développer leurs propres extensions, comme un module DOS pour Microsoft, ou un module UNIX pour AT&T . Ou encore — pourquoi pas ? — un module Apple II… Non seulement les utilisateurs pouvaient ainsi choisir les modules dont ils avaient vraiment besoin, mais la puissance de leur machine apparaissait au grand jour, ce qui pouvait en faire un élément de fierté… Un argument un peu consumériste, on vous l’accorde.

Finalement, le projet ne verra jamais le jour.  Le projet Macintosh II avançait à grands pas et la concurrence entre les deux modèles n’était pas souhaitable, même si Frogdesign tentait de les distinguer par une couleur noire alors inédite chez Apple. De plus, la tailles des modules était incompatible avec les cartes d’extensions qui étaient devenues la norme avec l’Apple II. Puis Jean-Louis Gassée remarqua que la marge sur un Jonathan serait deux à trois fois inférieure à celle réalisée sur un Macintosh II, avant d’enfoncer le clou en envisageant que « l’effet halo », censé amener des clients des modules DOS/Windows vers les modules Mac, puisse aussi fonctionner à l’envers…

Apple Djinn brochure France Télécom

La brochure de l’AppleDjinn, avec France Télécom

Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté les photographies de notre AppleDjinn, le petit modem conçu par Apple et France Télécom. Puis nous vous avons rappelé que la marque Djinn a été utilisée à de nombreuses reprises par France Télécom pour des modems, mais pas seulement. En cherchant bien, nous avons aussi retrouvé cette brochure d’époque, avec quelques captures d’écran et des informations techniques.

Apple Djinn brochure France Télécom

Certains des noms cités dans la capture d’écran du Répertoire sont des anciens de chez Apple France : Pascale BIDET, Gérard BUFFONE, Clément DE LA JONQUIERE (chez Apple de 1987 à 1997), Jean-Luc FARAT (chez Apple depuis 1982, décédé en 2008) et Jean-Louis NAUDIN (chez Apple entre 1989 et 1995). Si certains nous lisent, racontez-nous vos souvenirs !

Apple Djinn brochure France Télécom

Cette brochure avait été réalisée en 1993 par l’agence de publicité Huitième Jour.

iPod Web Page Automator

Automator, le Web et l’iPod

En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.

iPod Web Page Automator

Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.

iPod Web Page Automator

Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.

Apple Fall '93 Macintosh Promo CD

La vidéo du futur (et la naissance de QuickTime)

En nous replongeant dans de vieux CD publicitaires d’Apple, nous avons retrouvé deux vidéos QuickTime sur un CD dénommé « Fall ’93 Macintosh Promo CD ». Il s’agissait d’un double-CD contenant des musiques, des vidéos, mais également des démonstrations de logiciels. L’occasion de nous replonger dans les premières années de QuickTime, la technologie d’animation visuelle et sonore d’Apple.

Apple Fall '93 Macintosh Promo CD

En marge de vidéos musicales plus conventionnelles (Cantaloop de US3, Creep de Radiohead, ou encore I Wonder de Blind Melon), se trouvent deux vidéos produites par l’université A&M du Texas. Nous les avons importées sur YouTube pour que vous puissiez vous souvenir de ce à quoi ressemblait le futur de l’animation, en 1993…

La seconde est intitulée « Je ne vaincu rien », en français dans le texte, une belle faute de grammaire puisqu’après vérification, il aurait fallu écrire « Je ne vaincs rien » ou « Je ne vainquis rien ».

Même si ça pique un peu nos yeux de 2019, avec cette terrible compression en 224 x 164 pixels réalisée à l’aide du codec Apple Vidéo, Apple présentait cette collection de vidéos comme « une expérience super-cool pour les yeux et les oreilles », rien de moins ! Au passage, savez-vous que le codec (ou module de compression-décompression) Apple Vidéo, spécialement inventé pour la première version de QuickTime, était surnommé en interne « Road Pizza », qui signifie « pizza de la route » ? Tout simplement parce « quand vous roulez sur une bestiole, techniquement, vous la compressez sur la route ». Pas très vegan, comme explication. Mais c’est pas nous qui le disons, ce sont les créateurs de QuickTime, interrogés dans cette vidéo du Computer History Museum publiée l’année dernière.

 

On y apprend (entre autres) que l’Apple Vidéo Codec était une merveille pour son temps. Le premier codec capable d’encoder et décoder en temps réel (au prix cependant d’une forte réduction de la taille et de la fréquence des images). La première apparition publique de la technologie, qui n’était pas encore commercialisée sous le nom de QuickTime, remonte à la conférence Educom de 1990, où Apple avait fait la démonstration d’un magazine interactif animé par HyperCard et enrichi de vidéos.

1990 Apple Educom QuickTime

Cette vidéo vaut vraiment le détour pour qui s’intéresse à l’histoire d’Apple. En plus de la longue interview de Doug Camplejohn, Peter Hoddie et Bruce Leak , elle comprend plusieurs films QuickTime extraits des archives d’Apple conservées par l’université de Stanford.

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator

Les calculatrices d’Apple

Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.

En voici un modèle plutôt rare, puisqu’il est originaire du Japon. Vous le trouverez sur eBay pour 200 dollars, ou pour 19.800 yens (160 euros) sur le site d’enchères de Yahoo Japon (merci Pierre !).

Calculatrice Apple Japon
Image : eBay

Toujours sur eBay, voici un modèle à 50 dollars. Argent et noir, avec un couvercle sur ressort qui se transforme en support pour relever l’écran.

Calculette Apple

Et encore un autre modèle solaire, produit avec Sharp, toujours sur eBay, pour 888,88 dollars… Un modèle EL-835 datant de 1985.

Apple Sharp Calculator
Image : eBay

En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.

Three Apple calculators on redlightrunner

[mise à jour 15/03/2019] Nous avons dégoté une annonce eBay avec cette calculatrice au format carte de crédit. Le vendeur précise qu’elle porte à son dos la marque « Apple Credit Plan ».

VERY RARE 1983 Apple Computer EMPLOYEE-ONLY rainbow logo solar calculator
Image : eBay

On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…

Apple Solar Floppy Calculator

Nous pensions au début à un montage lié à l’utilisation du design de la calculatrice Braun comme source d’inspiration pour celle de l’iPhone, mais non, il y a bien eu un modèle marqué de la pomme, vendu 80 $, comme on le découvre en page 25 de « The Apple  Catalog » de 1987 :

Apple Braun Calculator
Image : CultofMac

Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.

Apple Southern Operations Calculator
Image : Pinterest

Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.

Calculatrice Apple solaire
Image : eBay

L’Apple IIc, la meilleure machine à écrire

Amusante, cette publicité qui semble réduire l’ordinateur à une super machine à écrire. On y voit un Apple IIc vendu comme « Apple IIc TypeWriter Plus system », autrement dit, le meilleur outil pour la dactylographie. Le message principal de la publicité joue habilement sur les mots : en anglais, « the error of your ways » est une expression qui signifie « vos mauvaises habitudes » mais la publicité détourne le mot error, qui fait référence directement aux erreurs de frappe sur une machine à écrire.

D’après nos recherches, il s’agirait d’un poster imprimé en 1986 et destiné aux revendeurs Apple. On y voyait donc un Apple IIc, une imprimante ImageWriter II, et le logiciel pfs:write.

Apple IIc Typewriter Plus

Puisque vous ne connaissez sans doute pas ce logiciel PFS:write, voici la page de publicité que son distributeur français Sonotec avait payée pour lui dans la revue Golden d’avril 1985. « Il ne s’appelle pas Hercule mais il est capable d’accomplir beaucoup de travaux ». Ce logiciel rejoignait une famille constituée de PFS:fichier et PFS:graphe. C’était un peu l’Office ou le Claris Works de l’époque.

PFS:texte PFS:write

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

Le design d’Apple en trois boîtes

Certains produits d’Apple ont connu plusieurs vies, passant d’une gamme à l’autre sans se voir remplacés au catalogue. C’est le cas du Joystick A2M2002 destiné à l’origine à l’Apple IIe, dont nous avons déjà parlé dans un article relatif à cette belle couleur orange des années 80. Il a ensuite été décliné dans un modèle compatible avec le IIe et le IIc, puis a bénéficié de la nouvelle image de la marque, abandonnant l’orange pour un gris platine plus moderne sous la référence A2M2012.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

En trois boîtes, ce joystick résume l’évolution du design Apple dans les années 80 : celui de l’Apple IIe utilise encore l’ancienne présentation de la marque, avec un carton nu, et la mention « The Personal Computer » sur la pomme. Lors de la sortie de l’Apple IIc en janvier 1984, la boîte devient blanche, avec la marque Apple écrite dans une police sans empattement. Dès 1986, celle-ci sera remplacée par la police Apple Garamond qui accompagnera Apple durant près de vingt ans.

Apple A2M2002 et A2M2012 joystick for Apple IIc IIe

 

Apple MTV Music awards

Apple, partenaire des MTV Music Awards 1995

Sympa et rares, ces autocollants édités à l’occasion des MTV Europe Music Awards qui s’étaient déroulés à Paris en 1995, et dont Apple était l’un des partenaires officiels. Imprimés des deux côtés, ils pouvaient être apposés sur une vitrine pour être vus de l’intérieur comme de l’extérieur. Vous les trouverez sur Le Bon Coin.

Apple MTV Music awards

Si cet autocollant ne vous suffit pas, vous pouvez vous lancer à la recherche de ce grand poster (en néerlandais), portant lui aussi le slogan « What is Power ? », croisé sur ce site dédié au groupe The Cranberries. Visiblement, il était possible à l’époque de gagner un voyage de 4 jours à Paris et un Macintosh Performa 5200.

Apple 1995 L-MTV Europe Music Awards

Et pour compléter la collection, quoi de mieux que ce sweatshirt 100% coton portant tout à la fois le logo d’Apple et celui des MTV Europe Music Awards dans le dos et, sur le devant, le même slogan « What is Power ? » qui accompagnait certaines publicités dédiées au Power Macintosh (comme celle-ci avec le réalisateur Spike Lee).

sweatshirt Apple MTV what is power

Le Macintosh IIfx, mère de l’invention

« La nécessité est la mère de l’invention », écrivait le philosophe grec Platon dans La République. Une idée reprise par Apple pour ce poster double-face vendu chez Drouot l’été dernier. D’un côté, on y voyait la carte-mère du Macintosh IIfx, le plus puissant de la gamme à sa sortie en mars 1990. De l’autre côté, on y découvrait en détail ce qui permettait d’atteindre cette puissance nécessitant de débourser entre 9000 et 12000 dollars de l’époque pour l’acquérir : six ports NuBus internes, un port PDS avec accès direct au bus système, un contrôleur DMA avec accès direct au port SCSI pour décharger le processeur de la gestion bas-niveau des entrées-sorties, un processeur 68030 à 40 MHz et son coprocesseur 68882, jusqu’à 128 Mo de mémoire vive DRAM, 512 Ko de ROM 32-bit, et même 32 Ko de cache de mémoire vive ultra-rapide.

Macintosh IIfx Mother of Invention

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Brochure : Apple II-something

Ce matin, nous vous présentons une brochure pour la gamme Apple II, datant de 1984, l’une des rares brochures de cette année-là où il n’est pas du tout question du Macintosh…

L’objectif de cette publicité : vous convaincre qu’il vaut mieux acheter un « Apple II-quelque chose » plutôt qu’un « IBM PC – n’importe quoi ». Viennent ensuite 10.000 raisons pour commencer (les 10.000 logiciels disponibles pour l’Apple II), puis 10 raisons de choisir l’Apple IIe, ou l’Apple IIc, et encore deux autres bonnes raisons : un bon de réduction valable avant Noël, et une offre de crédit.

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Des souris et des iPods de toutes les couleurs

Apple et les couleurs, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. La gamme iPod, en particulier, a permis à la marque de donner libre cours à son imagination : nous vous avons déjà parlé des timides essais de couleurs de l’iPod Mini, ou de la lente maturation des couleurs de l’iPod. Aujourd’hui, nous vous offrons quelques clichés de notre collection d’iPods shuffle, dont les couleurs correspondent presque exactement avec celles des iMacs de 1999 : fraise, myrtille, citron vert, raisin et mandarine… sans oublier la version gris graphite, apparue un peu plus tard.

Colors iPods Shuffle + USB Mice

Colors iPod Shuffle - Pink + USB Mouse

Colors iPod Shuffle - Grey + USB Mouse

Les nuances de la gamme iPod shuffle ont été très subtiles, comme en témoignent ces modèles de 2006 à 2010.

Colors iPod Shuffle - Blue

1991 Apple ad - easier to use and more powerful than a Macintosh

Un ordinateur plus simple et plus puissant que le Mac ?

Le dimanche, c’est publicité ! Et pour changer un peu, nous allons commencer à taper dans le stock de publicités américaines d’Apple. Pour commencer, voici une publicité parue dans le numéro de juillet 1991 de la revue MacWorld. Voici le premier ordinateur de l’histoire qui est plus simple à utiliser et plus puissant qu’un Macintosh…

1991 Apple ad - easier to use and more powerful than a Macintosh

Félicitations : vous l’avez déjà. Le système 7 est là : la plus grand progrès pour le Macintosh, depuis le Macintosh. Apple expliquait ensuite que son nouveau système était disponible pour la plupart des Macs commercialisés depuis 1986, à condition qu’ils disposent de 2 Mo de mémoire vive et d’un disque dur. Et le système n’arrivait pas tout seul : les développeurs ont travaillé aussi, pour créer une nouvelle génération de logiciels, pour faire ce qu’aucun autre ordinateur personnel n’a encore fait. Une manière pour Apple d’avancer, sans laisser l’utilisateur sur le bord de la route, grâce à deux kits de mises à jour pour les particuliers ou les gestionnaires de parc informatique. The power to be your best, comme Apple disait à l’époque.

1991 Apple ad - easier to use and more powerful than a Macintosh

Carly Fiorina, iPod HP Apple

Bon anniversaire, iPod+HP !

Il y a quinze ans, le 8 janvier 2004, Carly Fiorina, présidente de la marque HP, présentait à la surprise générale un modèle spécial d’iPod. Il s’agissait d’un iPod de troisième génération, doté par HP d’une couleur particulière, décrite comme un « bleu pale ». La présidente d’HP indiquait même avoir le droit de personnaliser à sa guise la couleur du baladeur !

Carly Fiorina, iPod HP Apple

Finalement, au moment de la commercialisation sept mois plus tard, c’est un simple iPod de quatrième génération qui est présenté par HP, dans sa couleur originale, en 20 ou 40 Go, et porteur du logo HP sur son dos. Pour le reste, c’était un iPod comme un autre, avec même le logo Apple au démarrage…Cet accord commercial entre les deux entreprises ne durera que dix-huit mois, au cours desquels HP adaptera l’iPod mini, l’iPod Photo, et l’iPod shuffle. En parallèle, les PC d’HP étaient livrés avec iTunes pré-installé.

l'iPod Mini+HP
Un iPod mini+HP de la collection de l’Aventure Apple

Cet accord ne sera pas un grand succès pour HP : au plus fort du programme, HP ne dépassera pas les 5% de parts de marchés face à Apple. Au point que des sources bien informées considèrent que Steve Jobs a profité de l’incompétence de Carly Fiorina pour réussir un coup double : faire entrer gratuitement iTunes sur des millions de PC face au Windows Media Store, et engranger ensuite les bénéfices de la vente de musique. Certains considèrent même que le bénéfice moyen lié à iTunes était supérieur à la marge que HP pratiquait sur chaque PC !

Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de cet accord dans un précédent article du blog. Mais nous ne vous avions alors pas dit le plus beau : grâce à cet accord, l’iPod était devenu personnalisable ! HP avait en effet prévu des « tattoos » adaptés à chaque modèle, que l’on pouvait acheter ou imprimer soi-même grâce à des feuilles vierges prédécoupées… Car oui, HP est aussi un fabricant d’imprimantes… La marque avait aussi signé un accord avec Universal Music Group pour proposer des « tattoos » basés sur des pochettes de CD à la mode.

iPod+HP tattoos

Si vous avez quelques euros à dépenser, et un ancien iPod à décorer, vous pouvez encore trouver ces feuilles vierges sur eBay. En voici par exemple un paquet de 10 feuilles pour l’iPod 4G, pour 18 dollars ici ou 20 dollars là.

HP printable tattoos for iPod
Image : eBay

Et si vous avez beaucoup d’argent de côté, vous pouvez envisager de faire une offre pour ce modèle d’iPod+HP 20 Go sur eBay, dans sa boîte jamais ouverte.

iPod + HP 20 GB on eBay
Image : eBay

Liens : BusinessWire ; The Mac Observer ; OperationGadget ; MacWorld ;
[article mis à jour le 13/01/18 avec les informations de Wired, merci PM !]

Film QuickTime avec informations personnalisées

Une astuce pour les informations de QuickTime

Aujourd’hui dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser les informations d’un film. Vous l’avez peut-être déjà remarqué : certains films QuickTime affichent un titre personnalisé, ne correspondant pas au nom du fichier. De même, si vous cliquez sur le bouton “i”, un tiroir sort sous la fenêtre et affiche 3 lignes d’informations.

Film QuickTime avec informations personnalisées

Pour changer le titre ou les informations, ou pour en ajouter à un fichier QuickTime qui en est dépourvu, il suffit de demander “Lire les informations” dans le menu “Séquence”, puis de choisir “Séquence” dans le premier menu déroulant et “Annotations” dans le deuxième. Ensuite, sélectionnez une ligne et cliquez sur “Modifier”, ou sur “Ajouter” s’il n’y a pas encore d’annotation correspondante. Pour le titre de la fenêtre, c’est la ligne “Nom complet” qu’il faut sélectionner.

Le navigateur MacWeb en 1995

Souvenir – MacWeb

Et vous, avez-vous utilisé l’un des premiers navigateurs internet disponible sur Mac ? Il s’agissait d’un navigateur gratuit développé par EINet entre 1994 et 1996, capable de tourner sur à peu près n’importe quel Mac, et n’occupant que 600 ko sur le disque et à peine plus de mémoire vive. Idéal pour la distribution sur disquette par les fournisseurs d’accès.

Le navigateur MacWeb en 1995

Sa carrière fut cependant de courte durée, puisqu’il subit de plein fouet l’arrivée du mastodonte Netscape Navigator puis d’Internet Explorer. Dans la version que nous avons retrouvée, numérotée 1.00ALPHA3.2, il ne supporte guère que les balises HTML les plus simples, celles de l’époque de l’HTML 2.0…

Bon anniversaire le Cinema HD Display 30″ !

Cela faisait un moment que l’on n’avait plus fêté d’anniversaire sur ce blog. Ce 28 juin nous offre l’occasion de nous souvenir de notre air ébahi en découvrant le nouveau Cinema HD Display de 30 pouces, une diagonale inédite dans l’histoire de l’informatique. Nous étions en 2004, et cet écran offrait le top du top : résolution de 2560 x 1600 pixels, connection DVI et doubles ports USB2 et FireWire !

« Notre élégant moniteur Cinema Display de 30 pouces est le plus grand écran de bureau jamais créé et vous pouvez en installer deux, côte à côte, pour obtenir un impressionnant total de 8 millions de pixels, a déclaré Steve Jobs, chef de la direction d’Apple. Les moniteurs Cinema Display d’Apple ont toujours établi la norme pour les moniteurs de la plus haute qualité dans l’industrie et notre nouveau moniteur de 30 pouces est un pas de géant vers l’avant pour nos clients à la recherche de produits haut de gamme. »

Ce nouvel écran, et ses petits frères de 20 et 23 pouces, adoptaient la robe aluminium du Power Macintosh G5 lancé un an plus tôt. L’ensemble était particulièrement classe !

Le QuickTime VR de l’époque — dommage, c’est le 23 pouces qui est présenté !

L’Apple Cinema HD Display de 30 pouces nécessitait une carte graphique « de haute performance » NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL et un ordinateur Power Mac G5. Et voici ce qu’en disait Apple dans son communiqué de presse : « offrant l’architecture d’affichage graphique la plus avancée qui soit disponible sur le marché, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL offre les plus récentes fonctionnalités en matière de programmation graphique pour présenter de façon réaliste la cinématique à l’écran et une bande passante incroyable pouvant offrir un rendement atteignant 35,2 Go/s, ce qui permet de supporter des taux de rafraîchissement des pixels pouvant atteindre 6,4 milliards de texels par seconde. Première carte à supporter deux interfaces de connexion à haute résolution, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL intègre deux connecteurs DVI, de manière à ce que deux moniteurs Cinema HD Display de 30 pouces puissent être utilisés avec un ordinateur Power Mac G5, fournissant ainsi un espace de travail jamais vu ».