Publicité : votre bureau dans un attaché-case

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de 1994 pour le PowerBook Duo 270c. La gamme Duo, vous la connaissez sûrement : nous vous avons déjà présenté la brochure de cette gamme ici et leur grosse prise spécifique PowerLatch là. Le PowerBook 270c faisait partie de la deuxième fournée, sortie en octobre 1993 : c’était un modèle avec écran en couleurs, accompagné d’un modèle moins coûteux en noir et blanc, le Duo 250.

Apple Publicité PowerBook Duo 270c

Encore quelques badges Apple (et d’autres)

Le lecteur sympa qui a retrouvé un vieux badge d’HyperCard nous a aussi fait parvenir des photos de quelques autres pièces de sa collection. On commence avec ces deux merveilles, d’une époque où Apple se permettait d’écrire des choses dans sa pomme… contrairement à toutes les recommandations de sa charte graphique ! Les plus observateurs auront remarqué que ces deux badges des années 70 étaient déjà aux couleurs des futurs iBook de 1999 !

Badges Apple 70's orange/blue

Pas mal aussi, ce badge « Apple Multimédia », le slogan d’Apple Expo au début des années 90 (pour tout savoir sur Apple Expo, il y a une page sur l’Aventure Apple).

Badge Apple Expo

Dans ses boîtes à souvenirs, notre lecteur a aussi retrouvé des badges d’After Dark, le fameux économiseur d’écran avec ses grille-pains volants, et de la première version d’Internet Explorer sur Mac :

Internet Explorer and After Dark badges

On trouve aussi quelques outils du monde HyperCard, comme HyperScan, une pile HyperCard qui permettait d’utiliser son premier scanner, l’Apple Scanner. Cette pile avait été développée par Bill Atkinson, comme on l’a déjà raconté par ailleurs. Un autre badge porte les couleurs d’HyperAnimator, un outil développé en 1988 par Bright Star Technology, et qui permettait d’animer à l’écran des assistants virtuels capables de synchroniser le texte prononcé et les animations faciales. Quant à SuperCard, il s’agit de l’un des premiers clones d’HyperCard : présenté en 1989, il en reprenait les concepts, avec quelques améliorations, comme la gestion de la couleur, des fenêtres de taille variable, et l’intégration de ressources multimédia.

Badges Hyperscan, SuperScan, Hyper Animator

Merci Erik !

Une offre de reprise pour un Power Macintosh

Comme toutes les autres marques, quand elle a du mal à vendre ses nouveaux produits, Apple propose à ses clients de racheter leurs anciens modèles. C’est d’ailleurs le cas actuellement pour les nouveaux iPhones comme le rappelait récemment MacGénération. La technique n’est pas neuve. Nous vous avons déjà présenté une publicité de 1991 où Apple promettait 5000 francs en échange d’un Apple II usagé, lors de l’achat d’un Macintosh LC tout neuf.

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure recto-verso de 1997, où la marque propose à peu près le même tarif pour échanger un Macintosh contre un PowerMacintosh tout neuf.

Apple réduction échange Power Macintosh

Attention cependant : l’offre ne valait que pour les modèles haut-de-gamme de la marque : le Power Macintosh 8600, son équivalent gonflé en logiciels l’Apple Web Studio, ou encore le très coûteux PowerMacintosh 9600, une machine à plus de 30.000 francs… Sans compter que l’offre de reprise était calculée en fonction de la machine restituée : pour obtenir 5100 francs de reprise, il fallait rendre un Quadra 800 gavé de 16 Mo de mémoire vive et 500 Mo de disque dur, une machine qui pouvait dépasser les 50.000 francs avec son lecteur de CD…

Apple réduction échange Power Macintosh

Comment passer de GNUMail à Mail d’Apple ?

Passer de GNUMail à Mail sans perdre ses messages, c’est facile ! Si vous avez utilisé GNUMail avant de passer au logiciel Mail de MacOS X, il y a une solution simplissime pour récupérer tous vos messages et ne plus devoir jongler entre les deux logiciels pour visualiser tous vos mails. Vous gagnerez en plus la possibilité de faire des recherches de texte dans vos mails grâce à cette fonction très efficace de Mail.Commencez par créer une nouvelle boite aux lettres en utilisant le menu « BAL » de Mail. Nommez-la, par exemple « GNUMail », vous la reconnaîtrez facilement.

Créer une boîte aux lettres dans Mail d'Apple

Une fois cette opération réalisée, quittez Mail. Dans le dossier « Utilisateur/Library/Mail/Mailboxes », vous allez trouver une nouvelle icône « GNUMail.mbox ». Cliquez dessus en appuyant sur Commande (Pomme) pour faire apparaître le menu déroulant, et choisissez la commande « Afficher le contenu du progiciel ». Une nouvelle fenêtre, vide, apparaît. Allez récupérer votre boite aux lettres de GNUMail, qui se trouve dans le dossier « Utilisateur/gnumail » : c’est le fichier « inbox ». Sélectionnez-le, puis tapez Pomme-C pour le copier, et collez-le dans la fenêtre vide « GNUMail.mbox ». Renommez ce fichier « mbox». Refermez cette fenêtre, et relancez Mail.

De GNUMail à Mail d'Apple

Puis cliquez sur l’icône de la boite aux lettres « GNUMail » dans la liste des boites aux lettres. Et là, surprise ! Non seulement la liste des messages apparaît après quelques instants d’importation, mais en plus Mail reconstruit un index, une table des matières et met les couleurs à jour si vous avez activé cette fonction dans les préférences ! Vous n’avez plus qu’à ranger les messages dans vos dossiers habituels, et faire de même avec la boite aux lettres « outbox » qui contient vos messages envoyés (en déplaçant ces messages vers la boite de messages envoyés, le destinataire apparaîtra automatiquement dans la colonne correspondante). Faut-il préciser que les pièces jointes, les liens et les formats de textes sont respectés ?

Cette astuce avait été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.

Publicité : l’Apple IIc (avec une souris de Lisa !)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1984, publiée à l’occasion de la sortie de l’Apple IIc. Sur le fond, elle est très classique, reprenant l’argumentaire de vente du petit dernier de la série Apple II, avec sa logithèque héritée de ses aînés, et les ports intégrés pour connecter des périphériques. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on remarque que la souris présentée sur la photographie n’est pas celle de l’Apple IIc, ni même celle du Macintosh, mais bien celle du Lisa ! Ce n’est pas la première fois que l’on remarque que les photographes d’Apple devaient parfois faire avec ce qu’ils avaient sous la main durant les phases de développement des produits. On avait ainsi surpris la même souris sur une publicité pour l’Apple IIe.

Publicité 1984 Apple IIc (with Lisa Mouse !)

Bon anniversaire le PowerBook 150

En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.

Apple PowerBook 150

Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.

Apple PowerBook 150 back (prises / ports)

Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.

Bon anniversaire l’Apple II europlus !

Le 1er juin 1979, plus de deux ans après avoir commercialisé son Apple II, Apple s’ouvre à l’international en commercialisant tout à la fois son Apple II plus aux États-Unis et deux modèles destinés à l’export : l’Apple II europlus pour l’Europe, et l’Apple II J-Plus pour le Japon. Tous deux intégraient des modifications rendues nécessaires par les spécificités techniques et légales de ces deux régions : alimentation électrique en 220V, sortie vidéo en PAL pour l’Europe…

Apple II europlus close-up

En revanche, le clavier restait un modèle QWERTY sans accents pour nous autres européens, tandis que les Japonais bénéficiaient d’un alphabet syllabique Katakana inscrit sur les tranches des touches et accessible grâce à une ROM modifiée.

Apple II J-Plus (Jonathanzufi)
Apple II j-plus (Wikipedia – Jonathanzufi)

Pour la petite histoire, on se souviendra qu’à la même date, un autre modèle d’Apple II fut commercialisé, sous la marque Bell & Howell. Il s’agissait d’un modèle spécialement destiné au marché de l’éducation, dans un boîtier de couleur noire équipé de quelques raffinements. Il n’était plus possible d’ouvrir le boîtier quand l’ordinateur était sous tension, l’interface pour la connexion avec un lecteur de cassettes était intégrée, des connecteurs audio et vidéo avaient été rajoutés, ainsi que des ports pour les joysticks, sans oublier une série de prises 110V pour allumer et éteindre d’un coup l’ensemble des périphériques. Le Musée Apple de Pragues en propose un amusant poster sur le thème « Rejoignez le côté obscur » :

Musée Apple : Apple II Bell & Howell, Come to the Dark Side
Image : Apple Museum Poland, sur eBay

Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple

Après le programme Basic caché sur la couverture d’un manuel Apple II de 1979, nous vous présentons aujourd’hui la dédicace cocasse du manuel du système DOS 3.2, publié la même année. Précisons tout de suite qu’il s’agit bien du Disk Operating System conçu par Apple pour son Apple II, et non du PC-DOS devenu MS-DOS de Microsoft.

La couverture du manuel annonçait déjà la couleur par un jeu de mot bien geek : « Do’s and Don’ts of DOS », ce que l’on ne peut que difficilement traduire par « À faire et à ne pas faire sous DOS ».

Apple DOS 3.2 manual

La première page du manuel citait, sous forme de dédicace, un auteur anglais du 16e siècle, Richard Shacklock :

If many faultes in this book you fynde,
Yet think not the correctors blynde;
If Argos heere hymselfe had beene
He should perchance not all have seene.

Ce que l’on pourrait traduire de la manière suivante :

Si nombreuses fautes, dans cet ouvrage, vous lisez,
Ne pensez pas que son auteur aveugle était ;
Argos lui-même, si par ici était passé,
Ne les aurait peut-être pas toutes trouvées.

Argos, comme nous le rappelle Wikipedia, est un personnage de la mythologie grecque, un géant doté de cent yeux répartis tout autour de la tête. Il en avait en permanence cinquante endormis et cinquante réveillés, de sorte qu’il était impossible de tromper sa vigilance.

Apple DOS 3.2 manual Richard Shacklock 1565

Difficile d’en savoir plus sur cet auteur, qui ne semble avoir publié que quelques traductions de correspondances. Tout au plus le rencontre-t-on dans une poignée d’ouvrages très spécialisés disponibles sur Google Books. Quant à la citation elle-même, elle est totalement introuvable à l’exception des ouvrages qui citent… le manuel DOS 3.2 d’Apple, ou qui reprennent cette citation en dédicace ! De là à imaginer que l’un des rédacteurs du livre (parmi lesquels se trouvent Phyllis Cole et Brian Howard) ait inventé lui-même la citation, il n’y a qu’un pas… que l’on vous laissera franchir ou non dans les réactions !

Brochure – PowerMac G3 et Office 98

Nous en parlions il y a quelques jours : la sortie d’Office 98 a été une belle surprise pour les utilisateurs du Macintosh. Les développeurs de la Macintosh Business Unit créée en 1997 par Microsoft avaient fait de l’excellent travail pour adapter leur suite bureautique au Mac. Et Steve Jobs avait obtenu de Bill Gates que la suite soit dénommée « Office 98 Macintosh Edition », là où la version PC s’appelait « Office 97 ». Ainsi, ce qui était une adaptation en retard d’un an devenait une nouvelle version exclusive ! La brochure suivante, vantant à la fois Office et le PowerMac G3, vous paraîtra peut-être banale, mais à l’époque, après dix ans de procès entre les deux marques, cet « accord parfait » n’allait pas de soi !

Think First, Think Fast, Think Different : Office 98 sur Macintosh

Think First, Think Fast, Think Different : Office 98 sur Macintosh

Les nouveautés de Mac OS 8.5 (avec le symbole € !)

Encore une brochure anglaise aujourd’hui. Cette fois-ci, nous sommes en 1998 et il est question de Mac OS 8.5, une version intermédiaire de Mac OS 8. On ne sait pas ce qui était le plus fou : qu’Apple cite l’intégration du symbole € parmi les principales nouveautés ? ou bien que la copie de fichiers ait été si lente dans les versions précédentes du système ? à moins que ça ne soit l’arrivée des ascenseurs proportionnels, proposés par tous les autres systèmes depuis si longtemps ? Non, le plus fou, c’est qu’Apple proposait toujours son HyperCard Player par défaut, et qu’elle avait même créé une version 2.4.1 cette année-là pour maintenir un semblant de compatibilité bien que l’application n’ait plus guère évolué depuis le début de la décennie.

Brochure anglaise pour Appel Mac OS 8.5 avec Sherlock

Brochure anglaise pour Appel Mac OS 8.5 avec Sherlock

PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde

En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le  plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Apple Expo 1997 - Independance Day
17 septembre 1997 : c’était il y a 21 ans !

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !

https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk

Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…

Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?

Automator, le Web et l’iPod

En 2006, l’iPhone n’avait pas encore été présenté, et dans nos poches, on trouvait plutôt des iPods. Des petits bidules avec un écran à peine plus grands qu’un timbre-poste, tout à fait incapables de se connecter à Internet. Alors pour poursuivre sur son iPod la lecture d’une page web débutée sur son Mac, il fallait ruser, par exemple en ayant recours à Automator comme nous le proposions dans les colonnes d’A Vos Mac en avril 2006.

iPod Web Page Automator

Lancez Automator, qui crée automatiquement un nouveau projet vide. Sélectionnez « Safari » dans la première colonne, puis glissez « Obtenir la page web actuelle de Safari » de la seconde colonne vers l’espace de droite, puis « Obtenir le texte d’une page web ». Ces deux premières commandes ne nécessitent aucune précision, et vous voyez qu’elles sont déjà liées par une flèche. Cliquez ensuite sur « iTunes » à la place de « Safari » et glissez enfin la commande « Nouvelle note iPod » à la suite des deux précédentes.

iPod Web Page Automator

Là aussi, les commandes s’enchaînent au moyen d’une flèche, indiquant que le script est opérationnel. Sélectionnez les réglages comme indiqué sur l’illustration (notamment pour permettre de donner un nom à chaque note). Enfin, choisissez le menu « Enregistrer sous », donnez un nom à votre script, et sélectionnez le format « Application » afin que votre script s’exécute d’un simple double-clic. Placez-le sur le bureau ou dans le Dock afin de faciliter l’accès. Et avant de l’exécuter, vérifiez que votre iPod est connecté et qu’il apparaît sur le bureau (réglage « Activer l’utilisation comme disque dur » dans les Préférences « iPod » d’iTunes). Dans le cas contraire, le script échouera.