Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Et vous, avez-vous connu l’époque où chaque Macintosh était livré avec un petit jeu de puzzle (ou « Jigsaw Puzzle » en version originale) ? Ce puzzle traditionnel représentait un planisphère centré sur l’Europe (y compris dans la version américaine du système). C’est le même planisphère que l’on retrouvait dans l’Album, également accessible depuis le Menu Pomme.
Un menu « Créer un nouveau puzzle » offrait le choix entre 3 tailles : 6, 18 ou 45 pièces. Il était même possible de copier-coller n’importe quelle image pour créer un puzzle personnalisé !

En cas d’hésitation, il y avait une antisèche : un menu « Voir l’image » permettait de découvrir l’image dans une fenêtre flottante à l’écran. Il y avait aussi un menu « Résoudre le puzzle » qui animait les pièces à l’écran pour reformer l’image d’origine.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité de 1995, censée être « la première dans une série », bien que nous n’ayons jamais trouvé les suivantes. « Macintosh ? Compatible ? J’ai déjà entendu ça… Vous me montrez ? ». Car le Power Macintosh 6100 DOS Compatible offrait le meilleur des deux mondes grâce à son processeur 486 DX2/66. Et grâce à SoftWindows, tous les Power Macintosh pouvaient lancer des programmes DOS et Windows ! Et ceci, tout en restant tout à fait plug and play, multimédia, puissants et si facile à utiliser !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, une simple page de 1993. « Vous n’avez pas besoin d’une boule de cristal pour voir où va le multimédia. Vous avez juste besoin d’une boîte ». Et cette boîte, c’est l’Apple Multimedia Program, qui permet aux développeurs, designers, enseignants, commerciaux ou rédacteurs, de disposer d’un lien avec les meilleurs outils et les meilleurs professionnels du milieu : guides, vidéos explicatives, newsletter, adresse AppleLink, études de marchés, et même une présentation des outils et services pour faire les bons choix…
Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.
Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.
Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536
Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :
Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !
Le dimanche, c’est publicité ! Depuis plus d’un an que nous explorons ensemble nos archives, nous n’avions pas encore eu le temps de prononcer le nom d’Apple Remote Access, cette technologie permettant d’étendre un réseau AppleTalk au-delà du réseau local, grâce à l’emploi de modems. Les petites lignes de la publicité sont intéressantes, car elles expliquent le fonctionnement de ce système. Il fallait disposer d’autant de modems (et donc de lignes téléphoniques) que de clients connectés, et d’une carte Nubus optionnelle pour 4 modems (soit 4 cartes pour connecter 16 clients simultanément). C’était le prix à payer pour disposer d’une solution aussi simple d’usage que le réseau AppleTalk lui-même : une fois connecté, l’utilisateur voyait sur son Mac tous les serveurs, les imprimantes et les réseaux de messageries du réseau local.
Cette publicité n’est pas datée, mais l’ordinateur qui y est présenté est sûrement un Quadra 950 (de 1992) ou plus sûrement, un WorkGroup Server 95 de 1993, voire le modèle 9150 de 1994.
Petite « madeleine visuelle » ce matin, avec les écrans d’accueil des deux logiciels intégrés les plus importants des années 80 : ClarisWorks, apparu en 1984, et Microsoft Works, apparu en 1987. Ici, ils sont tous les deux en version 2.0, publiées en 1988. Autant le dire tout de suite : ClarisWorks fut un succès phénoménal, tandis que Microsoft Works sombra dans le quasi-anonymat…
Connaissez-vous le dernier modèle qui a obtenu le titre de Mac le plus puissant, avant l’apparition du processeur PowerPC et de la gamme Power Macintosh ? Il s’agit du Quadra 840AV, dont nous reproduisons ici la fiche technique diffusée par Apple France. Comme nous le rappelle Wikipedia, ce modèle était surnommé Cyclone durant sa phase de développement. C’est l’un des rares ordinateurs d’Apple à avoir disposé d’un DSP, un coprocesseur dédié au multimédia, l’AT&T 3210 cadencé à 66 Mhz, pour seconder le processeur principal, un Motorola 68040 à 40 Mhz (il partageait cette spécificité avec le Centris 660AV).
Pour tirer pleinement partie de ce co-processeur multimédia, le Quadra 840AV disposait d’entrée et sorties S-Vidéo et composite, en plus des traditionnelles prises casque et micro pour le son. Bien sûr, on trouvait aussi du SCSI, de l’ADB, les ports série pour l’imprimante et LocalTalk, une prise Ethernet, et trois connecteurs internes NuBus (la solution qu’Apple préférait au PCI à l’époque). L’un de des ports disposait d’une particularité : il était prolongé par un port DAV (Digital Audio Video) permettant à des cartes particulières de transmettre en temps réel des données audio ou vidéo.
Ce Quadra était fourni avec 8 Mo de mémoire vive extensible à 128 Mo. La configuration de base était facturée près de 4.000 dollars, sans écran. Pour le prix, Apple fournissait les logiciels nécessaires pour exploiter les capacités multimédia de la machine, comme FusionRecorder pour importer des vidéos, ES F2F pour la vidéoconférence, ou une version améliorée de TeachText capable de lire à haute voix un document de texte.
Les lecteurs anglophones pourront retrouver sur Google Books la pleine page du magazine InfoWorld du 6 décembre 1993 présentant ce Quadra 840AV et son petit frère, le Centris 660AV.
En 2003, Apple venait de présenter Mac OS X 10.3 Panther. Voici quelques-unes des astuces que nous avions présentées dans les colonnes de la revue A Vos Mac à l’époque.
Un fichier sensible à détruire, un journal intime à effacer ? Apple a pensé à vous avec la nouvelle fonction d’effacement sécurisé. But de la manœuvre : en plus de perdre la trace du fichier supprimé de la corbeille, le système réécrit des données sans aucun sens par dessus. Ainsi, non seulement le fichier disparaît de la « mémoire » du disque, c’est-à-dire de son catalogue, mais en plus, le fichier est physiquement écrasé par de nouvelles données. L’opération est donc plus longue qu’un effacement classique. Aucun risque ensuite qu’un utilitaire de recherche de fichiers effacés puisse retrouver la trace de vos informations. FBI, GIGN, KGB, FISC, peuvent aller se brosser maintenant ! [Nota : cette fonction a disparu en 2015…]
MacOS X 10.3, alias Panther, permet à l’utilisateur de choisir ses propres combinaisons de touches associées aux fonctions habituelles : capture d’écran, options d’accès, navigation… C’est dans les Préférences Système « Clavier et souris » que ça se passe, sous l’onglet « Raccourcis clavier ». Il suffit de modifier la combinaison de touches correspondant à l’action : doucle-cliquez sur le raccourci, et tapez simplement celui que vous souhaitez utiliser. Si le raccourci est correct, il s’affiche à la place de l’ancien. S’il est déjà utilisé, un triangle d’alerte apparaît à sa droite.
Panther a ajouté une nouveauté au traditionnel Pomme-Tabulation qui permet de passer d’une application à une autre. Avant, le dock se chargeait d’afficher quelques instants l’application appelée. Maintenant, les icônes de toutes les applications ouvertes apparaissent en surimpression à l’écran, et l’application appelée est encadrée de blanc.
Quel intérêt ? peut-on se demander. L’intérêt est le suivant : quand vous avez appuyé sur Pomme-Tabulation, vous pouvez aller plus loin. Maintenez les deux touches appuyées, pour faire défiler les icones, et lâchez la souris au bon moment pour choisir une application. Attention, cela va très vite… Vous pouvez toujours ajouter la touche Majuscule pour faire tourner les applications dans l’autre sens, mais ça ne simplifie pas la tâche ! Vous pouvez surtout relâcher la touche Tabulation, et utiliser alors, au choix, la souris ou les flèches du clavier, pour choisir l’application à faire venir au premier plan. Notez bien qu’il faut relâcher la touche Tabulation, mais pas la touche Pomme ! Si vous utilisez les flèches, sélectionnez l’icône désirée, puis relâchez la touche Pomme. Avec la souris, cliquez sur l’icône ou visez-la simplement avant de relâcher la touche Pomme.
Le menu Application, tout à droite de la barre des menus, liste les applications qui tournent en ce moment sur votre ordinateur. Vous pouvez “décrocher” ce menu de son pigeonnier, tout simplement en glissant la souris plus bas que la dernière ligne du menu. Celui-ci se transforme alors en une fenêtre, qui contient des boutons représentant les applications utilisées : le bouton enfoncé représente l’application active au premier plan. Vous pouvez changer l’aspect de cette fenêtre, grâce à la touche de redimensionnement de la fenêtre.
Si vous cliquez dessus, vous basculez entre le mode “Icônes et textes” et le mode “Icônes seulement”. En ajoutant la touche Option au clic, vous passez du mode “Grandes icônes” au mode “Petites icônes”. Et si vous enfoncez les touches Option et Majuscule, vous basculez entre les modes verticaux et horizontaux. Mais ce n’est pas tout : vous pouvez changer la taille des boutons en passant votre souris sur le bord droit du bouton. Le curseur se transforme alors en double-flèche, et il ne vous reste plus qu’à cliquer et déplacer le bord de la case : elles seront toutes redimensionnées en même temps.
Voilà pour les présentations. L’utilisation de la fenêtre réserve également pas mal de surprises. Bien sûr, un clic sur un bouton permet de faire passer l’application cliquée au premier plan. En ajoutant la touche Option au clic, on masque l’application précédente. Encore plus fort : il suffit de glisser un fichier du Finder sur un des boutons pour que l’application choisie ouvre le document, au besoin en opérant toutes les conversions nécessaires !
Cette astuce a été diffusée en 2001 dans la revue A Vos Mac.
Le Journal du Lapin s’est déjà fait l’écho de cette bizarrerie allemande : chez nos voisins d’outre-Rhin, de nombreux modèles de PowerBooks ont été vendus avec un clavier gris clair, presque blanc. La disposition des touches respectait le traditionnel QWERTZ allemand. On en trouve de toutes les époques, du premier PowerBook 100 jusqu’à la veille de l’apparition des PowerBooks G3. Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé le motif précis de cette spécificité locale : saurez-vous nous renseigner ?
Après les épisodes 1 et 2, voici une nouvelle série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous accompagne cette semaine.
Dans ce document comparant le Macintosh aux « compatibles-PC équipés de Windows », Apple cherchait parfois la petite bête, comme dans cette comparaison des étapes à suivre pour renommer un fichier. Apple oublie de préciser qu’il fallait aussi cliquer une première fois sur le fichier, attendre que le nom soit sélectionné, puis le dé-selectionner avant de re-sélectionner la lettre à changer… Une manière de faire tellement déroutante que même Mac OS a fini par disposer d’un menu « Renommer »…

Un autre aspect du système qui était plutôt sympa chez Apple était sa capacité à ne pas exiger d’extension au bout des noms de fichiers. Chaque fichier se souvenait de son type et de l’application l’ayant créé (au moyen d’un code créateur qu’il était possible — mais compliqué — de modifier). Apple a finalement renoncé à ce fonctionnement lors du passage à Mac OS X, et les extensions sont maintenant monnaie courante.
Après ces comparaisons logicielles, venait le moment de comparer les logithèques respectives du Mac et de Windows. Croyez-le ou non, à l’époque, il y avait plus de programmes pour le Mac ! On imagine que le calcul ne prenait pas en compte les applications pour DOS, bien plus nombreuses…
Tout cela, sans même parler de l’incohérence des applications Windows, qui utilisaient des raccourcis-claviers différents…
Allez, la suite demain !
[tous les épisodes : 1, 2, 3, 4, et 5]
Depuis quelques années, la naissance d’Apple a donné lieu à des livres, des films et des séries, et peu de mystères demeurent à ce sujet. À une époque plus reculée, quand Apple ne faisait pas l’objet de l’attention de tous les médias, il fallait fouiller un peu pour trouver des documents internes abordant la naissance de la marque.
L’un des plus vieux documents de notre collection abordant la naissance d’Apple, est une publication de SEEDRIN, « Bienvenue chez Apple », distribuée au printemps 1983 à destination des nouveaux clients de la marque. On y trouve un historique très détaillé, qui raconte notamment le choix du nom « Apple ». On adore la photo de Steve Jobs en moustache et en gilet de peau de bête, avec Steve Wozniak et ses lunettes à verres fumés.
Dans cet « Employee Handbook » ou livret de l’employé, imprimé en janvier 1984 par la filiale anglaise d’Apple, on découvre un historique complet, de 1976 à 1981. Tous les espoirs de la marque reposent alors sur l’Apple III…
Dans le manuel de l’Apple IIc, édité en 1984, on en apprend également un peu plus sur le logo Apple et sur l’Apple I, qui se négociait à l’époque entre 10.000 et 20.000 euros, une broutille !
Dans « Le monde des développeurs Apple » de septembre 1987, un historique revient sur les (très) grandes lignes de la marque, de son origine jusqu’au lancement du Macintosh II et du Macintosh SE en 1987.
Remarquez que ces historiques officiels confirment quelques éléments parfois discutés, comme la vente du minibus Volkswagen par Steve Jobs, et d’une calculatrice programmable par Steve Wozniak ; ou encore l’origine peu glamour du nom Apple, choisi par défaut faute de meilleure idée. Mike Markkula, qui fut le premier investisseur à croire dans l’avenir de la marque, est également mis à l’honneur par ces publications.
Voici une brochure que les nostalgiques de l’Apple des années 2000 apprécieront à sa juste valeur. Elle n’est pas bien grande, puisqu’elle occupe le tiers d’une feuille A4, mais elle présente certains des produits les plus emblématiques de l’époque : le magnifique iMac G4 « Tournesol », le tout petit PowerBook 12 pouces, l’iPod (de deuxième génération), le grand iBook 14 pouces, un Mac OS X encore tout velu, la borne AirPort Extreme en format OVNI, et même l’eMac, dernier écran cathodique de l’histoire d’Apple !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 vantant les mérites du PowerBook 540c. Le milieu des années 90, pour Apple comme pour les autres fabricants d’ordinateurs, rimait avec multimédia, comme on l’a déjà vu avec le Performa 5260 de 1997. Avec ce PowerBook, Apple avait réalisé de grands progrès par rapport à sa gamme précédente (dite « Série 100 »), notamment en intégrant un processeur 68LC040 (upgradable en PowerPC), une baie d’expansion polyvalente, des haut-parleurs stéréo 16 bits 44,1 Khz, un port PCMCIA, un Trackpad à la place du Trackball, et une batterie Ni-MH.
Contrairement à la gamme « Série 100 » qui avait connu de nombreux modèles entre 1991 et 1994, la gamme « Série 500 » sera limitée à la première fournée de 1994, remplacée dès 1995 par les PowerBooks 190 (68LC040) et 5300 (PowerPC).
Au détour des pages de la revue MacWorld de septembre 1984, nous sommes tombés sur cette sympathique astuce qui permettait de dessiner de manière plus naturelle avec le tout premier MacPaint. Ce qui a attiré notre attention, c’est le nom de l’auteur de l’astuce : s’agit-il du même Alan Kay qui a fêté dimanche ses 80 ans ? L’un des théoriciens les plus prolifiques de l’histoire de l’informatique, fervent défenseur de l’utilisation des interfaces graphiques, père du projet Dynabook, un « manipulateur de connaissance » de la taille d’un livre ordinaire, avec un clavier et un écran. Probablement pas, car l’intéressé n’a sûrement pas émigré au Texas au moment où il rejoignait Apple après un long séjour au Palo Alto Research Center de Xerox… L’astuce n’en reste pas moins très sympathique, avec même une petite explication technique : alors que le crayon produisait un trait continu (si nécessaire en comblant le vide entre deux points si la souris bougeait trop vite), la duplication d’un simple point (avec l’outil lasso et les touches Commande et Option) n’était effectuée par l’ordinateur qu’à intervalles réguliers, permettant de produire un dessin plus naturel, avec des points plus proches ou plus espacés selon la vitesse de déplacement de la souris.
Chez l’Aventure Apple, nous avons un petit faible pour la campagne « Test Drive a Macintosh », qui fête aujourd’hui ses 36 ans. Souvenez-vous, nous vous l’avions présentée il y a deux ans : elle permettait aux particuliers d’emmener un Mac chez eux pour l’essayer durant 24 heures, avec des disquettes de démonstration, un petit livret et un guide enregistré sur une cassette audio. Depuis, nous avons trouvé petit à petit chacun de ces éléments : le livret, la cassette et deux disquettes. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter notre dernière acquisition : le petit boîtier de transport des disquettes !
Rien d’extraordinaire : juste une petite boîte carrée pouvant contenir une poignée de disquettes. Celles de « Test drive a Macintosh » ou celles d’HyperCard, d’eWorld, ou même les fausses disquettes de transport de ce bon vieux Macintosh !
Le plus surprenant, c’est que cette boîte est constituée d’une seule pièce de plastique, plus souple que toutes ces boîtes en plastique transparent qui finissaient toujours par casser (une maladie partagée avec les boîtes des cassettes audio d’ailleurs). Ce boîtier fait l’objet du brevet n°US4369879A, déposé par un certain Robert A. Egly en 1981.
Et vous, avez-vous connu l’époque où l’accès à Internet sur Mac nécessitait de trouver un fournisseur d’accès compatible, puis de développer des trésors d’ingéniosité, de jongler entre extensions et tableaux de bord, de manier Open Transport, Mac PPP, Config PPP, TCP/IP, Remote Access, et tutti quanti ?
Même avec un mode d’emploi comme celui de Basecomac, pas sûr qu’on serait encore capable aujourd’hui de connecter un Macintosh sous Système 7.5 à Internet, en imaginant que des fournisseurs d’accès soient encore compatibles avec les modems 56k… Non, décidément, c’était pas mieux avant…
La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.
Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.
Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.
Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.
Voici un court extrait d’une brochure publicitaire vantant les mérites du Quadra 800, un modèle haut-de-gamme vendu par Apple en 1993, et inaugurant par ailleurs le design mini-tour qui sera décliné jusqu’au PowerMacintosh 8500 en 1997. Cet extrait répondait à la question suivante : « Avec trois connecteurs d’extension, Macintosh Quadra est plus évolutif qu’une machine à 6 connecteurs. Pourquoi ? ». Réponse en deux colonnes !
C’est assez rare pour être signalé : pour une fois, une pièce historique s’apprête à quitter la collection de l’Aventure Apple. Notre vaillant Apple III, avec pas loin de 40 ans au compteur, est disponible pour qui sera prêt à remporter les enchère sur eBay et à se débrouiller pour venir le chercher, trouver un transporteur ou payer les frais de port !
Comme cela est précisé dans l’annonce, c’est un modèle parfaitement nettoyé, complet avec écran et second lecteur de disquettes, quelques disquettes (les plus anciennes semblent démagnétisées) et deux brochures publicitaires d’époque.
Attention cependant, comme tous les Apple III (qui n’ont pas eu une existence très facile), ce modèle est souvent capricieux. Une fois ça passe, une fois ça bloque… Sans doute qu’un bidouilleur saura lui donner une nouvelle jeunesse, au prix de quelques remplacements de condensateurs et d’une solide révision des lecteurs de disquettes…
On ne peut pas dire que le terme « inopiné » soit particulièrement utilisé dans le langage courant. On peut même dire que c’est un terme plutôt désuet : d’après Google, on le rencontre à peine plus d’un million de fois sur le web, contre cinq millions d’occurrences de « inattendu » et plus de vingt-et-un million d’ « impromptu » (merci la musique classique). Même « fortuit » se rencontre plus fréquemment. Et parmi ce million de résultats, une fois passées les pages dédiées aux définitions, on tombe tout de suite sur des pages relatives aux messages d’erreur de MacOS…
Et pourtant, c’est bien l’adjectif « inopiné » ou l’adverbe « inopinément » qu’Apple a choisi il y a bien longtemps pour ses messages d’alerte, en traduction de l’adverbe « unexpectedly » ou de l’adjectif « unexpected ».
Lors du passage à MacOS X, Apple a gardé cette traduction, jusqu’à la version 10.5 dite « Léopard ». Depuis 2009, Mac OS X annonce désormais qu’une application a quitté de manière imprévue.
Heureusement, le terme « inopiné » a refait son apparition dernièrement sur iOS. L’agrégé de lettres qui travaille à la traduction des messages chez Apple a dû reprendre du service…
L’eMac, dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, était une merveille d’ingénierie. Plus encore que celle de l’iMac, sa conception était un tour de force, pour réussir à caser tous les éléments autour de l’écran 17 pouces.
L’intérieur de la machine, totalement invisible de l’utilisateur (contrairement à l’intérieur de l’iMac translucide), mérite le détour. Chaque pièce a été minutieusement découpée, pour aligner chaque élément avec la coque en plastique de l’ordinateur : une série de ports légèrement incurvée, des pièces transparentes pour la beauté de l’art, un dissipateur thermique taillé en biseau, des pièces métalliques joliment ajourées…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1984, publiée à l’occasion de la sortie de l’Apple IIc. Sur le fond, elle est très classique, reprenant l’argumentaire de vente du petit dernier de la série Apple II, avec sa logithèque héritée de ses aînés, et les ports intégrés pour connecter des périphériques. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on remarque que la souris présentée sur la photographie n’est pas celle de l’Apple IIc, ni même celle du Macintosh, mais bien celle du Lisa ! Ce n’est pas la première fois que l’on remarque que les photographes d’Apple devaient parfois faire avec ce qu’ils avaient sous la main durant les phases de développement des produits. On avait ainsi surpris la même souris sur une publicité pour l’Apple IIe.
Le dimanche, sur l’Aventure Apple, c’est publicité ! Cette semaine, voici une réclame de mars 1997 présentant les offres spéciales liées à l’achat d’un Power Macintosh 7300. 200 francs de réduction pour l’achat d’un lecteur magnéto-optique Fujitsu, 350 francs pour la suite Adobe Publishing Collection (avec Photoshop, Acrobat et Illustrator), 500 francs pour 4D, 700 francs pour les solutions de comptabilité Météor, et même 900 francs pour les trois logiciels Word 6, Excel 5 et Project 4 de Microsoft.
Le slogan d’Apple était « Masters of Business », un titre très éphémère que l’on ne retrouve à peu près nulle part ailleurs. Notez que l’offre, gérée par SOGEC Gestion (qui a déménagé depuis à Villebon sur Yvette) était valable jusqu’au 30 juin 1997 : on aurait pu la publier le jour J, la semaine prochaine, mais la place est déjà prise par deux autres réclames !
C’est plutôt rare pour être signalé : si vous rêvez d’ajouter à votre collection une souris plus ancienne que celles du Lisa et du Macintosh, alors il va falloir casser la tirelire pour l’un des deux modèles disponibles sur eBay. C’est non seulement la plus vieille souris commercialisée, mais aussi une souris très avancée, avec un capteur optique là où Apple avait préféré à l’époque conserver un mécanisme à boule moins coûteux.
Si le coeur et le portefeuille vous en disent, alors n’hésitez plus, appelez votre banquier et craquez pour cet exemplaire parfaitement conservé et fourni avec son carton d’origine, pour la coquette somme de 3300 dollars (le propriétaire fait actuellement une offre à 2475 euros aux utilisateurs qui enregistrent l’objet en favori).
Sinon, pour « seulement » 780 dollars et quelques frais annexes, vous pourrez acquérir ce modèle en très bon état bien que jauni, mais sans sa boîte.
Le site Mac4Ever a dégoté deux beaux souvenirs de Steve Jobs, pour les collectionneurs fortunés. Le premier est un document manuscrit, qui ressemble fort à une fiche technique pour un Apple Computer -I, avec un choix assez étonnant entre trois processeurs : le 6800, le 6501 et le 6502 (c’est ce dernier qui était en fait utilisé par le premier ordinateur d’Apple). Ce document est accompagné de deux polaroïds présentant le circuit électronique de l’ordinateur et l’affichage sur un écran.

Le site de la maison de vente Bonhams précise que ces documents datent de 1976, et que la photographie représente sans doute le second prototype de l’ordinateur, reconnaissable à ses condensateurs oranges, tels qu’il est décrit dans le fameux registre des Apple I de Mike Willegal. Le lot devrait trouver preneur entre 40.000 et 60.000 dollars.
Le deuxième souvenir est le premier numéro de la revue MacWorld, daté de février 1984, et portant un très rare autographe de Steve Jobs (ajouté en 2006). Contrairement à Steve Wozniak, qui a dû signer à peu près tous les supports possibles et imaginables, Steve Jobs était très avare de son autographe, qui pourrait valoir à cet exemplaire de grimper jusqu’aux environs de 10.000 dollars.
Le site de la maison d’enchères RRAuction propose un certificat d’authenticité après expertise, mentionnant que le magazine a été doté d’un marquage invisible contenant un ADN particulier permettant sa traçabilité. Une vidéo montre d’ailleurs Steve Jobs signant ledit magazine, dans l’Apple Store de la 5è avenue.
Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?
Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…
Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.
Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.
Sources :
Bill Atkinson lui-même (Fora TV sur YouTube)
La marque déposée HyperCard à l’office américain des brevets
En ce matin de Pâques, dimanche oblige, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une série de brochures et de publicités pour les iMacs colorés commercialisés par Apple en 1999 : fraise, citron vert, mandarine, raisin et myrtille. Avec une question existentielle, qui nous taraude depuis vingt ans : mais pourquoi diable Apple n’a-t-elle jamais traduit l’interjection « Yum ! » par son équivalent français « Miam ! », tellement plus adapté en la matière ?
De nombreuses publicités avaient accompagné la commercialisation de ces modèles. Ce premier exemple filait la métaphore culinaire avec l’iMac disponible en cinq parfums.
Ce deuxième exemple, basé sur le même visuel, demandait de faire le choix entre cinq réponses, toutes se révélant exactes puisque l’iMac était simple à installer, facile à utiliser, abordable (8852 francs TTC) et disponible en cinq couleurs.
Enfin, ce dernier exemple mettait l’accent sur la facilité d’accès à Internet. Remarquez la pomme colorée en rouge, une facétie très rare que l’on ne retrouve que sur quelques rares publicités, comme celle qui vantait le PowerMacintosh G3 bleu à la même époque.
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Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1996, qui propose de rendre heureux son Macintosh, en lui offrant une Colour StyleWriter, l’imprimante jet d’encre couleurs de la marque. Une imprimante disponible en deux versions, 1500 et 2500, compatibles avec la technologie de concordance des couleurs ColorSync 2.0. Il s’agit de la version originale d’une publicité que nous vous avions présentée en 2018, qui proposait elle-aussi de faire plaisir à votre Mac.
Cela fait exactement dix ans que l’App Store a vu le jour. Un an après le lancement du premier iPhone, et quatre mois après la présentation du kit permettant de développer des applications pour celui-ci, la boutique d’applications en ligne a ouvert le 10 juillet 2008 avec la diffusion d’iPhone OS 2.0.

À son lancement, le service comptait 500 applications, parmi lesquelles on trouvait Remote (la télécommande wi-fi pour iTunes), AIM (le logiciel de chat AOL), Evernote et OmniFocus, Facebook et MySpace Mobile…
En 2008, Apple a tenté de déposer la marque « App Store », puis a attaqué Amazon qui avait lancé sa propre boutique, mais ce dépôt a été refusé, et Apple a lâché l’affaire en 2013 comme nous le rappelle Wikipedia.
Cette interview de Steve Jobs n’est pas la plus connue, sauf peut-être des amateurs de développement personnel ou de management. Elle est extraite du journal de 20H d’Antenne 2, diffusé le 7 avril 1984, que l’on trouve sur le site de l’INA. « Il a vingt-neuf ans, et son nom appartient déjà à la légende dorée des réussites économiques américaines », le présentait alors Christine Ockrent, rappelant que le président François Mitterrand l’avait rencontré en Californie. La France se prêtait-elle à l’époque à des réussites économiques comme la sienne ? Voici sa réponse.
Il semble qu’en Europe la recherche soit d’un bon niveau. Mais les faiblesses viennent des applications concrètes, une étape qui est, en elle-même, une source d’innovation. Cela, je pense, vient d’un manque de sociétés prêtes à risquer pour entreprendre. Ce que nous appelons le « développement », c’est rarement les grandes entreprises qui le font, c’est plus les petites ou les moyennes entreprises.
Alors, ce qu’il faut, c’est beaucoup de petites entreprises avec des étudiants doués, des capitaux à risque, plus efficaces entre les mains du secteur privé, et aussi des champions que l’on prenne pour modèles en disant : « L’innovation, c’est ça ».
Mais il y quelque chose de plus subtil, c’est le facteur culturel. En Europe, l’échec, c’est très grave. Si, en sortant de l’université, vous loupez votre coup, cela vous suit toute votre vie. Alors qu’en Amérique, à Silicon Valley, on passe son temps à échouer ! Quand on se casse la figure, on se relève et on recommence.
Ce qu’il faut pour que l’industrie informatique se développe en Europe, et en France, c’est une solide industrie du logiciel. Parce que le logiciel, c’est le pétrole des années 80 et 90 de cette révolution informatique. Il faut des centaines de mini-entreprises de logiciels, et la France pourrait dominer l’Europe dans le logiciel. Elle a les étudiants les plus brillants, une bonne maîtrise de la technologie. Ce que nous devons faire, c’est encourager les jeunes à créer des sociétés de logiciel. Nous, nous ne voulons pas mettre la main dessus. Le gouvernement ne doit pas non plus tenter de le faire. Elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques.
S’il y a bien un goodies que tout amateur d’Apple se doit de posséder, c’est le pin’s officiel de la marque ! Rappelons à nos jeunes lecteurs qu’un pin’s (ou épinglette) est, d’après Wikpédia, un petit insigne le plus souvent métallique qui se fixe sur un vêtement. Très à la mode dans les années 80 et 90, ces insignes s’échangent maintenant entre collectionneurs pour une poignée de centimes… ou un peu plus.
À l’origine, le pin’s Apple ne coûtait pas bien cher, comme on le voit dans cette revue Apple Magazine de mai-juin 1993. 20 francs, soit environ 3 euros, c’était moins cher que le parapluie Apple (100 francs) ou le caleçon Apple (85 francs).
Quelques années plus tôt, on le trouvait pour encore moins cher, comme on le voit dans ce bon de commande réservé aux membres des Clubs Apple, à la fin des années 1980. À l’époque, on parlait encore français, on disait « insigne sur pivot américain ». Celui-là, on ne l’a jamais vu en vrai : si vous en avez un, envoyez-nous vite une photo !

Aujourd’hui, on peut aisément trouver un pin’s Apple dans une bourse de collectionneurs pour une paire d’euros. En ligne, en revanche, chacun s’aligne sur le plus optimiste, et les prix grimpent souvent aux alentours de dix, voire quinze euros !
Si vous êtes attentifs, vous remarquerez que tous les pin’s ne se ressemblent pas. Au fil des époques et des fabricants, on remarque certaines différences. Les plus courants ont une bordure dorée assez marquée autour du logo ; les plus récents n’en ont presque pas. Quant aux plus anciens, ils ont une fine ligne de métal entre les différentes couleurs, une hérésie quant on connaît l’insistance de Steve Jobs pour faire reproduire le logo avec les couleurs contigües, au grand dam des imprimeurs de l’époque.
En 1988, le Macintosh avait déjà atteint un bon niveau de maturité. Le Macintosh SE et le Macintosh II, premiers Macs évolutifs, disposaient alors du Système 6, une version très stable et très complète du système. Voici la fiche de référence qu’Apple proposait à l’époque avec ses ordinateurs. Fidèle à sa réputation de cohérence, Apple a conservé la plupart des raccourcis-clavier de l’époque jusqu’à maintenant.
Le raccourci Commande-N du Finder ne permet plus de créer un nouveau dossier, mais ouvre une nouvelle fenêtre depuis Mac OS X. Certains des raccourcis les moins connus sont toujours actifs : un clic sur une case de fermeture avec la touche Option appuyée ferme toujours toutes les fenêtres, et le déplacement d’une fenêtre avec la touche Commande appuyée évite toujours de la faire basculer au premier plan. Même un raccourci lié au MultiFinder est toujours utile : il consiste à double-cliquer sur un fichier avec la touche Option appuyée pour l’ouvrir et faire disparaître la fenêtre du Finder qui le contenait.
L’utilisation de la touche Commande appuyée lors du démarrage, qui permettait de désactiver temporairement le MultiFinder, n’existe plus. En revanche, associée à d’autres touches, elle permet de modifier le processus de démarrage : en mode single-user (S), en mode Détaillé (V) ou sur la partition de Recovery OS (R).
Les combinaisons Commande-Maj-0, Commande-Maj-1 et Commande-Maj-2 qui permettaient d’éjecter les disquettes des trois lecteurs sont aujourd’hui inutilisées. En revanche, on peut toujours faire des copies d’écran avec les raccourcis Commande-Maj-3 et Commande-Maj-4 : à l’époque, ces raccourcis permettaient d’enregistrer l’écran en format MacPaint, ou d’envoyer à l’impression toute la fenêtre active. Il y avait même un raccourci pour imprimer tout l’écran sur l’ImageWriter : il suffisait d’activer la touche Majuscules bloquées en plus du raccourci précédent !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.
Si vous avez utilisé un Mac dans les années 90, vous vous souvenez sans doute de sa gestion calamiteuse de la mémoire vive. Pour résumer : chaque logiciel réservait une certaine quantité de moire vive (qu’il en ait besoin ou non), et ne la libérait plus avant d’être quitté. Le souci, c’est qu’une fois installé sur son coin de mémoire, chaque logiciel n’en bougeait plus. En lançant puis en quittant plusieurs logiciels, on finissait par tronçonner la mémoire vive en plusieurs blocs inutilisés. Et chaque logiciel ne pouvait s’inscrire que dans un seul bloc : deux blocs de 10 Mo ne donnaient donc pas 20 Mo de mémoire libre, mais seulement 10 Mo. C’est pour cela que dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur » sous Mac OS 9, votre Mac vous indiquait la taille du « Plus gros bloc inutilisé » et non pas la taille totale de mémoire vive disponible.
Sous le Système 7 et sous Mac OS 8, cette valeur n’était pas clairement indiquée. La fenêtre « À propos de votre Macintosh… » n’indiquait que la mémoire disponible, celle-ci n’étant pas forcément égale à la mémoire totale de laquelle on aurait soustrait la mémoire utilisée par chaque logiciel. Cette notion faisait partie des points les plus compliqués à expliquer aux néophytes, et c’était pourtant une donnée à maîtriser, notamment pour qui voulait utiliser des applications un peu gourmandes sur un Macintosh pas bien garni en mémoire vive.
Sérieusement, il était temps que MacOS X vienne faire le ménage là-dedans en 2001, en généralisant la gestion dynamique de la mémoire vive et le recours amélioré à la mémoire virtuelle. Ainsi, chaque logiciel dispose maintenant de la quantité de mémoire vive qu’il lui faut, et les logiciels en arrière-plan ne monopolisent plus de mémoire. Quant au concept de « plus gros bloc inutilisé », il a purement et simplement disparu.
Depuis quand utilisez-vous un écran plat pour votre ordinateur ? Dix ans ? Quinze ans ? Si je vous pose la question, c’est que nous fêtons aujourd’hui les 21 ans du premier écran plat de la marque à la pomme : l’Apple Studio Display, présenté le 17 mars 1998, cinq mois avant le tout premier iMac. À cette époque, toute la gamme Apple était encore beige, et cet écran détonait au milieu des PowerMac G3.
Côté fiche technique, il s’agissait d’un écran de 15,1 pouces de diagonale visible, de technologie TFT, 16 millions de couleurs, taux de contraste à 200:1 et luminosité à 200 cd/m2. Pas de liaison numérique à l’époque, mais des prises 15 broches, S-video ou composite. Bref, pas de quoi se vanter aujourd’hui, mais c’était une véritable révolution à l’époque. Tout comme son pied à hauteur variable, et son écran inclinable dans quatre directions. Rapidement remplacé par un modèle bleu (adapté au G3 de janvier 1999) puis par un modèle gris (adapté au G4 d’août 1999), ce premier modèle est aujourd’hui quasiment introuvable.
On me fait signe, au fond, que ce n’était pas tout à fait le premier écran plat d’Apple. En effet, la marque proposait déjà, en 1984, un écran LCD spécialement adapté à l’Apple IIc. Il y en a justement un en vente actuellement sur eBay, pour quelques heures encore. Comptez 600 dollars (et un bon nettoyage) tout de même.
Surprise ! Près de dix-neuf ans après la sortie de l’emblématique baladeur d’Apple, un présentoir pour les revendeurs Apple vient d’apparaître sur eBay. Sous la plaque de plexiglas, on trouve une feuille explicative, présentant les caractéristiques exceptionnelles du bidule : sa connexion FireWire ultra rapide, sa batterie, les écouteurs à aimants Néodynium, et son disque dur de 5 Go. Les lecteurs attentifs trouveront au moins six fautes dans les quatre phrases du document ! Le vendeur précise également que le papier explicatif est assez pixellisé. Il pense se souvenir qu’à l’époque, Apple Belgique imprimait ses propres documents pour s’adapter aux trois langues parlées dans le pays (et vu le nombre de fautes, le document a sans doute été rédigé par un vendeur pas très à l’aise avec la langue de Jean-Jacques Goldman).
Le vendeur belge précise que l’iPod fourni n’est pas un modèle original (il est équipé d’un disque dur de 10 Go), et qu’il est en panne. En contrepartie, le présentoir est fourni avec son carton d’origine siglé MARCOM (Marketing Communication, la branche de communication interne d’Apple), ainsi qu’avec le mode d’emploi permettant de l’assembler.
Si vous préférez les couleurs vives, vous pouvez vous tourner vers l’autre présentoir proposé par le même vendeur : le modèle dédié à l’iPod de troisième génération. Cet iPod de 2003 adoptait la nouvelles disposition de boutons, alignés sous l’écran, et le port Dock remplaçant la prise FireWire. Là encore, le carton d’origine est fourni avec le présentoir.
Aujourd’hui, nous nous penchons à nouveau sur le QuickTake, le premier appareil photo grand public, présenté par Apple en 1994. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News de mars 1994, le surnommant même « l’œil de Macintosh ». Au-delà de ce petit surnom (que nous n’avions jamais lu ni entendu par ailleurs…), l’article est intéressant, car il nous rappelle qu’à l’époque, il fallait expliquer à quoi servait ce nouveau périphérique, permettant d’installer directement sur le disque dur les images grâce à un simple câble, le tout sans aucun surcoût, car il ne nécessitait ni pellicule, ni développement !
Si la prouesse était déjà impressionnante pour l’époque, le résultat n’était cependant pas totalement exploitable, sauf pour un affichage à l’écran, sans prétention. La preuve en image avec cette photo d’un QuickTake 150, réalisée avec son aîné le QuickTake 100, réglé en mode « haute qualité ».
Pour réaliser cette photographie, nous avons ajouté au QuickTake 100 sa lentille macro optionnelle : un simple accessoire à clipser devant l’appareil de sorte à modifier à la fois l’optique, la visée et la diffusion du flash.

Ces derniers jours, nous avons discuté du futur, avec une publicité, un clin d’œil au film Retour vers le Futur, puis un article d’Apple News de 1995, alors on reste dans le ton aujourd’hui, avec cette brochure en anglais datant de 1994. « Le futur est là », rien de moins : Apple devient la première entreprise à proposer un processeur RISC (Reduced Instruction Set Computing) au grand public. Le processeur PowerPC est issu d’une alliance entre Apple, IBM et Motorola, et promet de fortes progressions de performance dans les années à venir.
Les pages centrales cherchaient surtout à rassurer les clients : oui, le PowerMacintosh est d’abord un Macintosh, tournant sous le Système 7, et compatible avec tous vos logiciels. Mieux : il ne rend pas les modèles précédents obsolètes, puisque Apple propose des kits de mise à jour PowerPC pour la plupart de ses modèles : LC 475, 520, 550, 575, Macintosh IIvi et IIvx, et toute une brochette de Quadra, Centris, Performa et Workgroup Server. Comme il se doit, un petit comparatif avec la famille Pentium venait enfoncer le clou : moins cher, plus puissant, évolutif et compatible, le PowerMacintosh avait tout pour lui.
Aujourd’hui, nous vous présentons une vidéo passionnante, bien que pas très récente. Il s’agit d’une session de la Conférence Mondiale des Développeurs du mois de mai 1997. Steve Jobs venait à peine de reprendre du service chez Apple, comme conseiller de Gil Amelio (qu’il n’avait pas encore poussé vers la sortie). Lors de cette réunion annuelle, Steve Jobs accepte exceptionnellement une séance de questions-réponses libres avec les développeurs, dont certains sont très remontés contre ses premières décisions.
Au-delà même de l’éloquence légendaire du créateur d’Apple, qui mérite le détour (pour les lecteurs maîtrisant l’anglais), cet échange est un moment historique. Il pose les bases d’une nouvelle vision de la marque, et ne se gêne pas pour égratigner l’équipe dirigeante et les choix des années passées. Il dessine aussi ce que sera l’Apple des années 2000.
Accueilli par une longue standing ovation, Steve Jobs prend le contrepied de l’orateur précédent, et délaisse le pupitre pour s’installer (avec son jean rapiécé) sur un tabouret, au plus près du public. Sans la moindre note, sans le moindre support, il prendra plusieurs fois le temps de la réflexion durant cet échange, travaillant son argumentaire et ses métaphores avant chaque réponse.
Dès la troisième minute, il explique le principe qui guide son action : faire d’excellents produits, car le marché informatique dispose encore d’énormes trous qu’Apple peut combler.
La première question vise directement l’une des grandes décisions de Steve Jobs : What about OpenDoc ? demande un développeur immédiatement très applaudi : qu’en est-il d’OpenDoc, cette technologie qui devait révolutionner l’écriture et l’utilisation des logiciels et de leurs fichiers ? « It’s dead, right ? », répond Steve Jobs du tac au tac : elle est morte, non ? Il se lève alors, et explique aux développeurs qu’ils ont passé beaucoup de temps à travailler sur des technologies portées par Apple, qu’il en est désolé, et qu’il compatit, mais qu’il ne poursuivra pas la gestion erratique des dernières années, comparant les créations d’Apple à une ferme où tous les animaux partent dans des directions différentes, « un tout inférieur à la somme de ses parties »… Se concentrer sur certains produits, explique-t-il, implique de devoir dire « non ».
Une deuxième question concerne la vision d’Apple qu’ont les journalistes, toujours prêts à critiquer. Steve Jobs compare cette situation à celle de chacun d’entre-nous : nous changeons, et pourtant les gens s’adressent à nous sans tenir compte de ces changements. Mais les choses changent petit à petit : si elle présente de bons produits, Apple obtiendra l’adhésion des clients et des développeurs, et elle s’apercevra que la presse et l’action en bourse suivront.
La troisième question concerne la capacité d’Apple à initier les révolutions, à imposer ses standards. Steve Jobs répond avec l’exemple de l’accès à Internet : le Mac, à force d’utiliser ses propres standards, s’est coupé lui-même du réseau. Apple ne doit donc pas chercher à tout prix à créer ses standards, mais réfléchir aux technologies extérieures qu’elle doit adopter. Ne serait-ce que parce qu’il y a aussi beaucoup de gens intelligents qui ne travaillent pas chez Apple. Apple ne doit pas chercher à tout prix à être « différente », mais « bien meilleure ».
Steve Jobs revient ensuite sur son expérience chez NeXT, avec une gestion optimale des serveurs de sauvegardes. Dès la fin des années 1980, NeXT disposait ainsi d’un réseau prenant en charge de manière transparente les sauvegardes de données, et Steve Jobs indique n’avoir jamais perdu un seul fichier en sept ans, sans jamais avoir eu besoin de lancer une opération de sauvegarde. Il explique ensuite que chacun de ses ordinateurs chez NeXT, chez Pixar, ou à la maison, partagent les mêmes fichiers. Avec l’arrivée de l’intranet à un gigabit/seconde, les ordinateurs pourront bientôt se passer de disque dur ! Et qui mieux qu’Apple, une société verticalement intégrée, qui fabrique l’ordinateur, conçoit le logiciel, et maîtrise l’interface utilisateur, peut y parvenir ? Avant de voir le monde PC mener cette révolution, on pourrait attendre le troisième millénaire !
À ce participant qui demande ce qu’Apple fera pour les développeurs, Steve Jobs répond par une pirouette : qu’attendent les développeurs pour travailler sur Rhapsody, le futur système d’exploitation issu des technologies de NeXT : Adobe n’a pas encore porté Photoshop, Microsoft n’a encore rien annoncé… La place est libre pour vendre des bizillions de logiciels ! « What are your waiting for ? ». Steve Jobs cite l’exemple de Concurrence, un logiciel de présentation développé par la petite équipe de Lighthouse, qu’il utilise lui-même pour ses présentations. Avec dix-huit développeurs, Lighthouse avait conçu une suite de cinq logiciels, dont chacun était le meilleur dans son domaine, selon Steve Jobs. Et la proposition de Steve Jobs pour les développeurs, c’est de leur fournir le système d’exploitation qui leur permettra à leur tour d’être les meilleurs. Il ne le sait pas encore, mais Steve Jobs remplacera quelques années plus tard ce logiciel (racheté et abandonné par Sun) par son héritier chez Apple, Keynote.
Steve Jobs s’étend un petit peu sur la force des petites structures, expliquant que les multinationales telles Adobe et Microsoft, à force d’agglomérer toujours plus de développeurs, finissent par s’écrouler sous leur propre poids. « L’énergie nécessaire pour communiquer avec un développeur supplémentaire finit par effacer le bénéfice de son arrivée ». Grâce aux outils fournis par Apple, 90% des ennuis traditionnellement gérés par les développeurs, sont réglés à l’avance dans le système.
À un développeur qui lui demande s’il pense pouvoir affronter les grands monopoles comme Microsoft et Intel, les seuls à bien faire leur boulot selon le Wall Street Journal, Steve Jobs lui raconte l’histoire d’Apple, lancée à une époque où IBM régnait en maître sur l’informatique, bien plus qu’Intel et Microsoft. Pourtant, faute peut-être d’avoir lu le Wall Street Journal, quelques types ont créé l’ordinateur qu’ils voulaient, sans avoir peur des grandes compagnies. Steve Jobs donne ensuite un autre exemple : le client Mail intégré à NeXT et Rhapsody est le meilleur du monde, alors qu’Apple utilise Eudora, qui est le plus mauvais. Pourquoi certains utilisent-ils de mauvais logiciels ? Il n’y a pas de réponse à cette question. Mais cela ne doit pas empêcher de vouloir créer les meilleurs produits.
Steve Jobs enchaîne avec l’une des phrases qui marquera son retour, et sa nouvelle manière de voir les choses : il faut en finir avec l’idée que pour qu’Apple gagne, Microsoft doit perdre. À l’époque où l’on parlait du procès anti-monopole initié par le gouvernement fédéral contre Microsoft, Steve Jobs prend fait et cause pour son concurrent, ne serait-ce que parce que « le gouvernement fédéral lui-même est un monopole » ! Steve Jobs fait le pari que Microsoft réalisera que le Mac est aussi un marché profitable. Steve Jobs annonce même déjà à demis-mots l’accord entre les deux sociétés qui sera annoncé l’été suivant.
Steve Jobs est ensuite interrogé sur le marché des clones de Macintosh. Il explique qu’il ne s’y oppose pas, et propose même de ne plus imposer de contraintes matérielles aux cloneurs, pour pouvoir se concentrer sur le logiciel, et vendre celui-ci au juste prix. Il explique avoir proposé une nouvelle politique, n’imposant plus de redevance sur le matériel, mais organisant une facturation selon le nombre de systèmes installés… mais précise qu’il ne prend pas les décisions !
À un développeur qui l’interroge sur la possibilité que les ordinateurs se mettent plus au service des utilisateurs, Steve Jobs oppose une vision plus rationnelle : sur NeXT, il utilise une vingtaine d’applications, qui communiquent entre-elles et lui permettent d’avancer, sans avoir à se soucier des questions techniques. Bien mieux qu’il n’a pu le voir sur Mac ou sur Windows. La tâche d’Apple, durant les trois ou quatre prochaines années, sera d’apporter ces technologies aux utilisateurs, avant de vouloir réinventer le monde… Steve Jobs fait le parallèle avec les technologies du Xerox PARC, où quelques milliers de personnes ont découvert des technologies que le Mac a offert à des millions d’autres.
Il revient ensuite sur la question de la productivité des développeurs. Plutôt que de s’orienter vers des solutions permettant de créer un logiciel sans ligne de code (aucune solution n’ayant trouvé grâce à ses yeux), Apple préfère proposer un système qui élimine la nécessité de 90% des lignes de code pour laisser les développeurs se concentrer sur leur partie du boulot.
Steve Jobs parle ensuite de Jon Rubinstein, qui l’a suivi de NeXT à Apple en tant que responsable du matériel. Sa spécialité, c’est de rendre abordables des systèmes performants. Son rôle, c’est d’emmener le hardware d’Apple en haut de la chaîne alimentaire ! L’occasion de rappeler qu’Apple ne garde pas de bonnes technologies sous le coude pour le plaisir, et que les équipes en charge de la stratégie des produits ont toute sa confiance. Interrogé à ce sujet, Steve Jobs explique qu’elle ne doit pas encore communiquer au moyen de spots télévisés, très coûteux, mais garder son argent pour faire son boulot. Et quand ce boulot sera fait, la presse se chargera d’annoncer en première page : « Apple is Back » ! En attendant, elle se contentera de publicités papier.
Après cinquante minutes d’échange, survient un moment de tension. Un développeur apostrophe Steve Jobs, en le flattant tout d’abord, provoquant une réaction de l’intéressé, mimant le dresseur de lions se protégeant avec son tabouret. Puis le ton change :
— Mister Jobs, vous êtes un homme brillant et influent. Mais sur les sujets que nous venons d’aborder, il est clair que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Expliquez-nous par exemple en quoi Java peut rivaliser avec les concepts développés par OpenDoc. Et quand vous aurez terminé, peut-être pourriez-vous nous expliquer ce que vous avez fait personnellement durant les sept dernières années ?
Murmures mêlés de soutien, de réprobation et de gêne dans le public. La réponse de Steve Jobs mérite d’être étudiée par tous ceux qui doivent faire face à un contradicteur :
— Vous savez, on ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus compliqué, quand on veut changer les choses, c’est qu’il y a des gens — comme ce monsieur — qui ont en partie raison.
Il reconnaît alors qu’il y a sûrement des aspects d’OpenDoc qu’il ne connaît pas bien, peut-être meilleurs que tout ce qui existe par ailleurs. Mais comment faire en sorte que cette technologie s’intègre dans une vision cohérente ? Dans un ensemble qui se vendra pour 8 ou 10 milliards de dollars par an ? La volonté de Steve Jobs, c’est de remettre l’utilisateur au centre des préoccupations d’Apple, et d’en tirer les technologies utiles. Pas de créer des technologies pour ensuite tenter de les vendre au consommateur.
J’ai moi-même souvent commis cette erreur, plus que quiconque dans cette pièce. Mes cicatrices le prouvent. Et là [pour OpenDoc], je sais que c’est le cas.
Puis il s’excuse auprès des développeurs pour les technologies qu’il fera disparaître. Il reconnaît que des erreurs seront faites. Mais que ses équipes travaillent dur pour créer les meilleurs produits. Et qu’elles méritent d’être encouragées. Car les choses sont bien mieux ainsi qu’auparavant.
Un développeur l’interroge ensuite sur les arguments qui permettraient de convaincre son employer de continuer à développer pour Mac. Steve Jobs lui promet alors qu’à l’avenir, il pourra concevoir un logiciel pour Mac bien plus rapidement, et le déployer sur PC grâce à Rhapsody pour Intel.
Un participant lui demande ensuite ce qu’Apple va faire de Newton… Steve Jobs explique alors être en minorité au sein d’Apple. Il pense qu’une entreprise peut difficilement commercialiser avec succès trois systèmes d’exploitation. MacOS et Rhapsody occuperont le devant de la scène, et Steve Jobs ne voit pas comment poursuivre le développement de NewtonOS, quelles que soient ses qualités. Il poursuit en expliquant qu’un outil informatique nécessite un clavier, et doit être connecté à Internet. Il ne veut pas d’un « truc pour griffonner ».
La dernière question aborde le rôle de Steve Jobs au sein d’Apple. Il rappelle qu’il est revenu pour conseiller les dirigeants d’Apple, ce qu’il a fait en accompagnant la réorganisation d’Apple, autour d’un organigramme simple et efficace, avec notamment Avie Tevanian à la tête du logiciel, Jon Rubinstein au matériel, et Fred Anderson aux finances. De quoi remédier au principal problème d’Apple : le manque de vision et de management.
Puis il invite les développeurs à essayer Rhapsody, pour se laisser convaincre. Nous avons une chance de faire quelque chose de vraiment bien, dit-il avant de quitter la scène.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’avril 1983, parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque : des double-pages qui prenaient la forme de publi-information, comme on dirait maintenant. Dans celle-ci, il est question des logiciels et périphériques qui permettent à l’Apple II de 1978 de rester compétitif face à l’IBM PC de 1984 : imprimantes Apple Letter Quality Printer, Apple Dot Matrix Printer et Silentype, joystick II, Apple Hand Controller II, disque dur de 5 Mo Apple ProFile, et pavé numérique Apple Numeric Keypad II.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1998 pour l’iMac, tout spécialement dédiée « à tous ceux qui pensent que les ordinateurs sont trop compliqués, trop chers et trop gris ». Une réclame qui comporte étrangement deux fautes de typographies et, pire, une faute d’orthographe (saurez-vous la repérer ?).
Voilà déjà presque un an que ce blog vous raconte, jour après jour, l’histoire d’Apple. Nous pensions que l’histoire d’Apple était une source permanente d’inspiration. Nous pensions pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Mais nous nous sommes trompés : en fait, en moins d’un an, nous avons fait le tour ! Le moment est venu de passer à l’étape suivante : après Apple, place à Dell ! L’histoire de Dell est une source permanence d’inspiration. Nous pensons pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Tous les articles sur notre nouvelle passion sont à lire sur notre page d’accueil !
[mise à jour le 02 avril] : vous l’aurez compris, ce changement d’identité était notre poisson d’avril. Nous avons encore beaucoup à raconter ! Nous avons bien aimé aussi le poisson du Journal du Lapin : une Pippin Atmark Classic, dans la droite ligne des Super Nintendo Classic ou NES Classic.

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une série de réclames diffusées lors de la sortie de la gamme Power Macintosh, en 1994. Le principe des quatre visuels était le même : à gauche, une liste des avantages du Power Mac (plus puissant que le Pentium, plug-and-play, compatible avec MS-DOS et Windows et les réseaux d’entreprise, offrant une meilleure productivité et la technologie RISC au même prix…), et à droite, une présentation plus classique de la gamme. Voyez cela comme le Macintosh pour ceux qui pensaient ne jamais avoir de Macintosh.

Plusieurs autres visuels étaient utilisés pour la partie gauche de la réclame, tandis que la page de droite ne changeait pas. « Il y a un temps pour changer, et ce temps est arrivé », disait notamment la réclame, citant Bill Machrone de PC Week.

Le raccourci-clavier Cmd-alt-Esc, ou Pomme-Option-Esc sur les Macs plus anciens, permet de forcer une application à quitter. Depuis Mac OS X, cela se fait de manière chirurgicale, avec une fenêtre permettant de choisir l’application à quitter, et ça marche à tous les coups.
Mais avant, jusqu’à Mac OS 9, c’était une toute autre paire de manches. Tout d’abord, on ne pouvait quitter que l’application active, celle au premier plan. Et quand une application était bloquée, cela ne marchait JAMAIS ! En fait, cette commande ne fonctionnait que pour forcer à quitter une application bien-portante, ce qui n’avait aucun intérêt. Dans tous les autres cas, le blocage de l’application se propageait à cette fenêtre, puis à l’ensemble de l’ordinateur. Il ne restait plus qu’à appuyer sur Pomme, Control, et la touche de démarrage, pour relancer le Mac…
Si vous vous souvenez d’avoir déjà vu fonctionner cette manipulation, et que ce n’était pas un rêve, alors témoignez dans les réactions à l’article !
Pour accompagner sa campagne publicitaire « Test drive a Macintosh » dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire, Apple avait diffusé des étiquettes à bagage aux couleurs de l’opération. Il s’agissait d’un simple porte-étiquette plastifié, accompagné de la fiche cartonnée à renseigner, et d’un collier de serrage en plastique, certes, mais « Made in USA » tout de même !
À ceux qui pensent que l’informatique à outrance dans le monde du travail a transformé les échanges d’informations en un vaste brouhaha incompréhensible, sachez que ce n’est pas nouveau : Apple s’en plaignait déjà dans cette publicité de janvier 1994 ! Il y était question de film, de disque, de disquette, de francs, d’agenda, de télécopie, de la porte de Clignancourt, de cassette, de photocopie et de plats cuisinés. Et déjà, des moyens d’aller à l’essentiel au milieu de tout ça, avec le Macintosh Quadra 650, le PowerBook 270c et le LC 475.
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de 1984, dédiée aux accessoires Apple. Comme le dit la marque : cela pourrait être le début de quelque chose de grand. Pour Apple //e, Apple //c ou Macintosh. Pour le travail, ou à la maison.
La gamme d’alors était constituée d’une imprimante à marguerite (dont nous vous avons déjà présenté une roue de caractères), de deux imprimantes matricielles (la première laser arrivera l’année suivante), de quatre écrans dont, déjà, un écran LCD, de plusieurs types de lecteurs de disquettes, et de deux modems, sans oublier la souris pour Apple //e et //c (fournie avec le logiciel MousePaint), des manettes de jeux dont le joystick dont nous vous avons déjà parlé ici et là, un pavé numérique dont nous avons parlé ici, et des sacoches de transport. Ouf !
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une première réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en diffuserons trois autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. Remarquez le slogan, qui sonne presque comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Comme si ce Performa, pourtant bien équipé, avait un peu honte de ne pas être à la hauteur des PC de l’époque…
Il n’y a pas que eBay dans la vie ! Au Japon, le géant américain n’a pas réussi à percer : il a abandonné ce marché dès 2004. Les Japonais se tournent donc vers d’autres sites, parmi lesquels Yahoo Enchères (Yahoo Auctions). Le site vaut le détour, tant il détonne à nos yeux occidentaux. Et l’on peut y découvrir des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme ces autocollants « Joyeux Noël » et « Mac OS 8 » en même temps :
On trouve aussi ce set de balles de golf de la marque Top Elite. Pas sûr que ce soit vraiment un produit proposé par Apple, qui n’a pas trop l’habitude d’associer ses fournisseurs à sa publicité…
Et dans un autre style, on peut aussi acquérir un Macintosh SE/30 avec une housse toute mignonne qui protège à la fois l’ordinateur monobloc et son clavier. Vu le numéro de téléphone indiqué sur la housse, celle-ci vient sans doute des États-Unis, de Californie pour être plus précis.
Beaucoup plus nippon, vous trouverez aussi cette grosse boîte du Système 7, tout aussi lourde et volumineuse que la française, mais dans sa version japonaise dite KanjiTalk.
Chez Apple, le Japon s’est aussi toujours illustré par ses plaquettes publicitaires personnalisées, comme celles-ci, pour le PowerBook G3 et le PowerBook 3400 et pour le tout petit PowerBook 2400c /240, un modèle exclusif à l’archipel (un modèle que nous vous avons déjà présenté ici).
Il y a déjà bien longtemps, sur l’Aventure Apple, nous vous avions présenté cette préface du manuel de MacWrite, rédigée par Michel Audiard à la demande d’Apple France. Michel Audiard (1920-1985) fut, entre autres, le dialoguiste des Tontons Flingueurs et d’Un Singe en Hiver.
En quelques lignes, ce génie de la langue française et de la réplique culte résume l’esprit de ce logiciel révolutionnaire. Déconcerté par l’audio-visuel et halluciné par l’informatique, je sentais se refermer sur moi les portes de l’idiotisme. Entre la pomme de Newton et la pomme d’Apple, j’étais fait comme un rat. Et puis une souris a tout changé ! Désormais je m’ackintosh comme tout un chacun, je m’acpainte comme personne et je m’acwrite comme tout le monde. Bref, me voilà intelligent à l’extrême. Je veux dire : aussi intelligent que n’importe quel enfant de dix ans.
Ce bel hommage a été reproduit dans un autre manuel, le « Supplément aux manuels d’accompagnement du Macintosh », diffusé par Apple Canada pour adapter les manuels français aux spécificités de nos cousins francophones. Voici le paragraphe « Bienvenue dans ce monde merveilleux de Macintosh », à la première page de ce livret. Apple Canada présente le Macintosh comme une machine puissante et docile, qui se soumet à vos volontés. Un ordinateur construit et éduqué pour vous comprendre et faire ce que vous lui demandez. Et avant de vous souhaiter Bon amusement, Apple Canada reproduit la préface de Michel Audiard, présenté comme « un humoriste français ».
Impressionnant exercice d’équilibriste dans cette double-page du « Livret de l’employé » édité par la filiale anglaise d’Apple en avril 1984. Côte à côté, on y trouve l’Apple IIe (dont tout le monde sait bien qu’il est technologiquement dépassé), l’Apple III (dont la chaîne de production vient d’être arrêtée), le Lisa 2 (un correctif du Lisa visant à le rapprocher de la gamme Macintosh) et le Macintosh (dont la quantité de mémoire vive est notablement sous-dimensionnée).
Bref, en cette année 1984, bien malin qui aurait pu prédire lequel de ces quatre modèles allait s’imposer définitivement au sein de l’entreprise et auprès du public ! Le rédacteur de la brochure lui-même ne s’y risque pas…
Si vous avez un petit millier de dollars à dépenser, il vous reste quelques heures pour acquérir sur eBay un exemplaire extrêmement rare de l’Appleline Protocol Converter (numéro de modèle A9M0307). Si vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez toujours nous l’offrir !

Il s’agit d’un boîtier commercialisé par Apple en 1985, au prix de 2.000 dollars, et permettant à un ordinateur (Lisa, Apple II ou Macintosh) de communiquer avec un ordinateur central (mainframe) IBM, en utilisant le protocole IBM 3270. C’est l’application MacTerminal, produite par Apple, qui permettait à l’utilisateur de se connecter à l’ordinateur central, ce boîtier se chargeant de la conversion du signal. Bref, avec cet équipement, le Macintosh se comportait comme un client IBM 3278-2, un terminal dépourvu de souris et d’interface graphique.
On peut aussi trouver quelques photos de cet objet dans cet album réalisé par un collectionneur chanceux qui en a récupéré un que son propriétaire avait glissé dans un carton de Lisa vendu aux enchères. Vous pouvez aussi découvrir d’autres images dans cet autre album, avec notamment la première page du manuel.
[edit] On nous signale que ce boîtier est basé sur le DCA Irmaprint Protocol Converter, que l’on trouve aujourd’hui pour bien moins cher : 30 dollars ici ou 50 dollars là. L’arrière du boîtier ne laisse en effet aucun doute. Et en regardant bien la face avant, on distingue les 3 leds qu’Apple a habillées des barres obliques caractéristiques de son design de l’époque.
Dans les années 80 et 90, Apple était spécialiste du rhabillage de produits tiers, auxquels elle ajoutait son logo et ses pilotes. On en fera un article à l’occasion : n’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires !
Source : eBay ; Vintage Computing ;
Avant de s’appeler Mission Control, la fonction permettant d’afficher en miniatures toutes les fenêtres ouvertes à l’écran s’appelait Exposé. Apparu avec Mac OS X 10.3, Exposé était une vraie révolution dans l’usage du Macintosh, en termes de gain de temps notamment. Voici ce qu’on en disait dans la revue A Vos Mac en 2004, peu après sa sortie…
Deux fonctions cohabitent dans ces premières versions : l’affichage de toutes les fenêtres, ou seulement des fenêtres de l’application active. Que vous utilisiez l’une ou l’autre, avec les coins actifs de l’écran ou les touches de fonction, Apple a ajouté une possibilité très appréciable, et visuellement impressionnante. Cette fonction permet de faire défiler les fenêtres ouvertes de chaque application l’une après l’autre. Commencez par activer Exposé puis tapez Tabulation : au lieu d’afficher toutes les fenêtres, Exposé affiche celles d’une application. Puis appuyez à nouveau, et c’est une autre application qui passe au premier plan, avec toutes ses fenêtres en réduction. Et ainsi de suite… Encore plus fort : Exposé toujours activé, appuyez cette fois sur Pomme et Tabulation et gardez la touche Pomme appuyée. Le sélecteur d’application apparaît sur toute la largeur de l’écran, et il ne vous reste plus alors qu’à cliquer sur l’application souhaitée (ou à utiliser les flèches du clavier).
Après l’iMac en couleurs et l’iPod mini en couleurs, voici Exposé en couleurs ! En effet, la couleur utilisée par Exposé dépend du réglage de contraste des Préférences Système « Apparence ». Il suffit de changer ce réglage pour vérifier, il n’y a même pas besoin de fermer les Préférences Système pour que la modification soit prise en compte.
Si l’on en croit les derniers chiffres qu’elle a diffusés, Apple engrange actuellement un milliard de dollars de chiffre d’affaire chaque jour. Ce qui fait cent millions toutes les deux heures et quelques. Bref, cent millions de dollars, aujourd’hui, pour Apple, c’est un détail. Mais en 1980, alors qu’elle s’apprête à souffler ses quatre bougies plantées dans le boîtier en fonte d’un Apple ///, la marque se vante d’avoir écoulé pas moins de 100.000 Apple II, lui ayant rapporté, justement, 100 millions de dollars !
Tel est en tout cas le sens de la mention que l’on trouve en bas de cette publicité de 1980 repérée sur eBay, diffusée par le revendeur microsense, distributeur exclusif de l’Apple II au Royaume-Uni à l’époque. À l’époque, dans un marché naissant où la concurrence était féroce et les constructeurs, encore peu connus, étaler son chiffre d’affaire était un gage de sérieux. Imaginerait-on aujourd’hui Apple annoncer fièrement son chiffre d’affaire sur une publicité ?
Amusante, cette trouvaille sur eBay : un clavier Apple Extended Keyboard II, portant des autocollants du service « Apple Evangelism ». Si le clavier a une apparence tout à fait classique du côté pile, quelques autocollants font tout son intérêt du côté face. On y trouve donc la mention « Property of Evangelism » et un autocollant le rattachant à Debbi Perez, poste 4-6521, au service APPLE-EVANGELISIM (faute de frappe d’origine…), au sein de la Recherche & Développement, 3 Infinite Loop à Cupertino…
Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé de trace de Debbi Perez chez Apple. Mais ce clavier nous rappelle cette époque où Apple disposait d’un « service d’évangélisme » : une unité chargée de porter la « bonne nouvelle », de convaincre les développeurs d’écrire pour le Macintosh, puis de faciliter les relations entre eux et les équipes d’Apple.
Le premier d’entre-eux fut Mike Boich, de l’équipe Macintosh ; le plus connu fut sans doute son collègue Guy Kawasaki, que l’on voyait partout jusqu’au milieu des années 90, et qui obtint même le grade envié d’Apple Fellow, une fonction de guide spirituel au sein de l’entreprise, offert en reconnaissance de la contribution de l’intéressé au développement de l’informatique.
Ayant eu la chance et le plaisir de dégoter deux Apple Studio Display, modèles originaux de 1998, j’en propose un aux enchère sur eBay ces jours-ci. Pour le coup, outre l’opportunité de posséder le premier (vrai) écran plat d’Apple, c’est aussi l’occasion de me soutenir un petit peu dans mon activité bénévole de vingt ans : vous raconter la belle aventure Apple !
Certes, c’est pas donné, mais si vous trouvez moins cher ailleurs, n’hésitez pas à me le signaler 😉 Pour ce prix-là, je vous garantis le meilleur carton de l’histoire des postes.
Plus qu’un écran parmi d’autres, ce premier Apple Studio Display marquait le tournant entre l’époque du tout-beige et le futur iMac. À sa sortie, on s’était vraiment interrogés sur son drôle d’air qui n’allait avec rien dans la gamme de l’époque.
Un de ces jours, je prendrai le temps de numériser proprement une très belle brochure d’Apple UK où cet écran joue le rôle central. En voici justement la page centrale, pour patienter…