Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple Store iPod promo

Un iPod nano d’un mètre de haut !

Nous poursuivons notre exploration des bonnes idées de cadeaux à découvrir sur eBay… Après l’exceptionnel Lisa 1 pour 76.000 dollars, la sélection de cadeaux divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, voici les iPod nano de 91 centimètres de haut ! Une trouvaille plutôt rare, puisqu’il s’agit de matériel publicitaire qui avait été confié à un Apple Store.

Apple Store iPod promo

Il s’agit de modèles 2008 et 2009, qui n’avaient d’ailleurs pas du tout la même taille en réalité. Vu qu’il y en a cinq et qu’ils pèsent quatre kilo chacun, le vendeur n’a malheureusement pas prévu l’expédition vers la France. De toute façon, à 2.600 dollars le lot, il y a de quoi réfléchir avant d’enchérir… Et encore, on a trouvé un vendeur encore plus motivé, qui propose son unique exemplaire à pas moins de 4500 dollars !

iPod nano promo

Apple Remotes from 1994 ant 2008

Deux générations de télécommandes

Aujourd’hui, par une simple photographie, nous vous proposons un raccourci entre deux époques et deux styles d’Apple. À gauche, la télécommande fournie avec la carte TV d’Apple en 1994 ; à droite, la télécommande fournie avec les iMacs depuis 2009, puis vendue à part ou avec l’Apple TV. À gauche, du plastique, une boîte en carton recyclé, et de nombreuses touches de fonctions ; à droite, du métal, une boîte très classe, et des fonctions réduites au strict minimum.

Apple Remotes from 1994 ant 2008

Clarus the Dogcow, by Susan Kare

Susan Kare récompensée

Elle a créé une bonne partie des icônes du premier Macintosh. Elle a dessiné la police de caractère Chicago qui a accompagné le Mac puis l’iPod durant vingt ans. Ses créations originales, et notamment ses premiers brouillons dessinés à la main sur du papier quadrillé, avaient déjà trouvé leur place au Museum of Modern Art (MoMA) de New-York. On a appris hier que Susan Kare s’apprêtait à recevoir ce mois-ci la médaille de l’American Institute of Graphic Arts (AIGA) en récompense de ce même travail sur l’interface du Macintosh.

Susan Kare icons for Macintosh
Image : www.kare.com

Susan Kare rejoint Apple en 1982, à l’invitation d’Andy Hertzfeld, de l’équipe Macintosh, pour travailler sur les icones utilisées dans le système et créer des polices de caractères. On lui doit notamment les curseurs en forme de montre, de pot de peinture, les icones d’alertes… et le fameux Dogcow, à la fois chien et vache, issu de l’homothétie d’une icone plus petite, devenu l’un des symboles du Macintosh.

Clarus the Dogcow, by Susan Kare

Après avoir réalisé son travail pour le Macintosh, elle quitte Apple en 1986 en même temps que Steve Jobs et le rejoint chez NeXT, où elle supervise tout le travail de graphisme, tant au niveau du logiciel qu’au niveau du matériel et des emballages… En 1988, elle part chez Microsoft, où elle crée les icones et les boutons de Windows 3.

Windows 3 par Susan Kare
Image : www.kare.com

Hasard du calendrier, parmi les autres personnes récompensées cette année par l’AIGA, on trouve le designer Arem Duplessis, qui travaille pour l’équipe marketing d’Apple depuis février 2014, après s’être illustré au sein du New-York Times.

Source : AIGA via AppleInsider

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Brochure : Apple II-something

Ce matin, nous vous présentons une brochure pour la gamme Apple II, datant de 1984, l’une des rares brochures de cette année-là où il n’est pas du tout question du Macintosh…

L’objectif de cette publicité : vous convaincre qu’il vaut mieux acheter un « Apple II-quelque chose » plutôt qu’un « IBM PC – n’importe quoi ». Viennent ensuite 10.000 raisons pour commencer (les 10.000 logiciels disponibles pour l’Apple II), puis 10 raisons de choisir l’Apple IIe, ou l’Apple IIc, et encore deux autres bonnes raisons : un bon de réduction valable avant Noël, et une offre de crédit.

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

WildCard pour Apple II

Une WildCard sur eBay

Si vous êtes un fidèle de l’Aventure Apple, vous vous souvenez sans doute de notre article sur WILD, le code-créateur d’HyperCard, un code hérité du premier projet mené par Bill Atkinson. À l’époque, le futur HyperCard se nommait WildCard, Joker en anglais. Mais Apple était en conflit avec Central Point Software, créateur d’un clone illégal d’Apple II. Central Point Software était également le créateur d’une carte permettant de contourner les protections anti-copie des logiciels pour Apple II, qui s’appelait justement WildCard. Apple ne voulait pas risquer d’être poursuivie à son tour pour l’usage d’un nom déjà déposé.

WildCard pour Apple II

Il se trouve qu’une carte WildCard 2 est en vente actuellement sur eBay. Cette vente qui se terminera dès demain a déjà attiré quelques personnes intéressées, d’autant plus que le produit se trouve dans son carton d’origine, avec son manuel et sa disquette. La carte n’a cependant pas été testée avant la vente.

WildCard pour Apple II

Cette version 2 (anciennement dénommée Alaska Card, et concurrent de la première WildCard développée par East Side Software) coûtait 139,95 dollars. Central Point Software était un spécialiste de ce type de produits. Il disposait à son catalogue du logiciel Copy II Plus (fourni avec un manuel permettant de contourner les protections créer une copie de sauvegarde de plus de 300 manuel) et de son équivalent pour IBM, le Copy II PC. L’intérêt de la WildCard par rapport aux solutions logicielles était d’être toujours opérationnelle. Un bouton-poussoir déclenchait la copie du logiciel, tout simplement. Bien évidemment, l’éditeur précisait qu’il ne s’agissait que de permettre la réalisation d’une copie de sauvegarde d’un logiciel légalement détenu…

Copy II IBM, WildCard, Copy II Plus, Center Point Software

Mac OS X Finder 2001

Dix-huit ans plus tard…

Beaucoup de choses ont évolué dans Mac OS X depuis son lancement officiel en 2001. Certaines n’ont plus grand chose à voir avec la vision de l’époque. D’autres ont finalement peu évolué, comme la palette de personnalisation de la barre d’outils qui orne toutes les fenêtres du Finder. On retrouve aujourd’hui la même philosophie qu’en 2001, avec les « éléments favoris » à faire glisser ou « l’ensemble par défaut » à sélectionner.

Mac OS X Finder 2001

Remarquez au passage la case allongée, en haut à droite des fenêtres : elle permettait d’afficher ou masquer la barre d’outils, dans le Finder comme dans beaucoup d’autres applications. Cette case disparaîtra avec Mac OS X 10.7 Lion en 2011, au profit d’une fonction de bascule en plein écran.

Mac OS X Finder 2019

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Bon anniversaire le Macintosh 512K !

Le 10 septembre 1984, quelques mois après la sortie de son premier Macintosh, Apple proposait un modèle mieux doté en mémoire vive. Identique à l’extérieur, mais équipé de 512 Ko de mémoire vive, contre 128 Ko seulement pour le modèle original. Il y a quelques mois, nous vous en avons présenté la brochure interne, destinée aux revendeurs, qui avaient alors dû faire face au mécontentement des premiers acheteurs…

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Macintosh II, safest decision in business foldout

Macintosh II, la plus sage décision en entreprise

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure de 1988 pour le Macintosh II, présenté comme « la décision la plus sage en entreprise ». Comment en est-on arrivé là ? se demande la marque.

Macintosh II, safest decision in business foldout

Pour y parvenir, Apple a commencé par répondre aux exigences de ses clients : un processeur rapide, un écran en millions de couleurs, de la mémoire vive par mégaoctets, un disque dur conséquent, des capacités à travailler en réseau… Toutes les options sont envisageables : seule la sécurité n’est pas en option, elle est de série !

Macintosh II, safest decision in business foldout

Bref : après avoir répondu aux exigences de ses clients, Apple les a dépassées, avec un ordinateur de nouvelle génération. Grâce au MultiFinder, il devient possible de faire tourner plusieurs logiciels et plusieurs tâches en parallèle ; avec HyperCard, chacun peut créer ses propres programmes pour gérer idées et informations ; et avec les ports d’extension NuBus, il n’y a plus de limites au développement de nouvelles fonctions. Sans compter tout ce qu’Apple avait déjà mis au point pour le Macintosh : une interface partagée par tous les logiciels, un affichage WYSIWYG, le copier-coller partagé entre tous les logiciels…

Macintosh II, safest decision in business foldout

Et si vous avez besoin d’un deuxième avis, lisez donc le rapport rédigé par Peat, Marwick, Main & Co, qui venait à l’époque de fusionner avec KMG pour former le cabinet KPMG. Au risque de spoiler la conclusion, vous pourrez y découvrir que le Macintosh permet en moyenne un gain de productivité de 25%. Appelez le 800-446-3000 pour en recevoir un exemplaire !

Macintosh II, safest decision in business foldoutPost-Scriptum : avez-vous remarqué que l’écran présenté sur cette brochure porte le nom de « Macintosh II » (alors qu’il n’avait pas de nom en réalité), et que l’ordinateur lui-même n’est pas du tout présenté ?

Apple_Macintosh_portable_Numeric_Keypad

Ajouter un pavé numérique à un Macintosh Portable

Oui, vous avez bien lu : à une époque, il a été possible d’ajouter un pavé numérique à un ordinateur portable. Lors de sa commercialisation, le 20 septembre 1989, le Macintosh Portable était fourni avec un clavier et un trackball, qui pouvaient être intervertis selon que l’utilisateur était gaucher ou droitier. Mieux : en repassant à la caisse, il était possible d’acquérir un pavé numérique qui prenait la place du trackball. L’utilisateur était alors obligé d’utiliser une souris externe, mais au-moins disposait-il maintenant de touches chiffrées directement accessibles, ainsi que des touches d’opérations mathématiques de base.

Apple_Macintosh_portable_Numeric_Keypad

La carte électronique située sous le module révèle que celui-ci a été fabriqué par le célèbre fabricant japonais de clavier Alps (dont nous vous parlions justement hier, puisqu’il avait racheté quelques années plus tôt une des divisions d’Apple). De manière étonnante, on retrouve sur cette carte l’ancien logo Apple, que la marque avait pourtant abandonné deux ans plus tôt sur ses cartes-mères, et de longues années auparavant sur ses visuels.

Apple_Macintosh_portable_Numeric_Keypad board Alps

L’installation n’était cependant pas une partie de plaisir. Elle était d’ailleurs réservée aux revendeurs autorisés. Elle nécessitait un démontage en règle d’une bonne partie de la machine.

Apple Macintosh Portable Trackball Nuemrci Keypad Exchange Manual

QuickTake Windows

Quand Apple adaptait son packaging à Windows

Au fil de son histoire, Apple a régulièrement adapté ses produits au monde PC. A l’époque des premiers Macs, il y avait par exemple cette carte AppleTalk destinée à l’IBM-PC, puis le PowerBook/DOS Companion pour échanger des disquettes et des fichiers entre Mac et PC. Plus récemment, on pense également aux premiers iPods compatibles avec Windows, qui étaient vendus séparément de leurs alter-egos dédiés au Macintosh.

iPod pour WIndows

Actuellement, on trouve sur eBay un périphérique plutôt rare : un appareil photo QuickTake 100, dans sa version dédiée aux PC sous Windows (les enchères débutent à 180 dollars). Comme un clin d’œil à l’écran bleu de la mort, cette boîte utilisait le bleu comme couleur dominante, quand le modèle pour Mac s’habillait de rouge.

QuickTake Windows
Image : eBay

La version pour Macintosh, qui mettait elle aussi en valeur la technologie Kodak utilisée dans cet appareil, est beaucoup plus facile à trouver. En voici un exemple également disponible sur eBay. Avant d’en faire votre nouvel appareil photo, prenez le temps tout de même de regarder la qualité des clichés que produisait cet appareil

QuickTake 100 pour Mac
Image : eBay
La souris ronde de NeXT sur eBay

La souris ronde de NeXT

Nombreux ont été les utilisateurs à se plaindre de la souris accompagnant les premiers iMacs. Toute ronde, elle ne facilitait pas la prise en main et ne permettait pas au poignet de se reposer. Elle était jolie et colorée, certes, mais ça ne suffisait pas.

Les utilisateurs des ordinateurs de NeXT, la seconde création de Steve Jobs, avaient pu goûter au plaisir de cette forme de souris bien avant nous, puisque la marque avait  utilisé un design tout aussi rond, duquel dépassaient les deux boutons, pour la souris de la NeXTstation Turbo, en 1990. On en trouve une actuellement sur eBay. La photo ci-dessous est issue de cette annonce :

La souris ronde de NeXT sur eBay

Cette souris était la deuxième produite par NeXT. Elle remplaçait une souris de forme plus traditionnelle, et adoptait la connectique ADB d’Apple. Le Journal du Lapin a d’ailleurs eu l’occasion de la tester : sous Mac OS 9, seul le bouton gauche fonctionne, mais sous Mac OS X, avec un adaptateur ADB-USB, les deux boutons réagissent !

Kit de mise à jour APple IIe enhancement kit, french

Le kit de mise à jour Apple IIe enhanced

Dans la collection de l’Aventure Apple, nous avons quelques belles pièces dans leur carton d’origine. Aujourd’hui, nous vous présentons le kit de mise à jour pour l’Apple IIe Enhanced, ou Apple IIe amélioré, datant de mars 1985. Il s’agissait d’une petite boîte contenant quelques puces électroniques chargées de rendre cet ordinateur de janvier 1983 compatible avec les logiciels conçus pour l’Apple IIc, sorti en janvier 1984.

Apple IIe enhanced kit box

Ces puces étaient au nombre de quatre :
– une ROM  342-0265 chargée de générer les caractères affichés à l’écran, dont la nouvelle version gérait notamment les icônes graphiques et les éléments permettant de composer des fenêtres et des menus déroulants ;
– deux ROM 342-0304 et 342-0303 gérant l’affichage à l’écran, pour améliorer les graphiques et accélérer leur affichage ;
– et le processeur 65C02 (référence 338-6503) remplaçant le 6502 (référence 370-6502) : toujours à 1 Mhz, il n’était pas plus rapide que son prédécesseur, mais offrait quelques améliorations permettant d’accélérer l’exécution des logiciels, et de gérer plusieurs tâches en parallèle, rendant par exemple possible l’impression d’un document pendant qu’un autre était affiché à l’écran.

Apple IIe enhanced kit pictorial characters
Les nouveaux caractères inclus dans la ROM.

Pour disposer de l’équivalent de l’Apple IIe enhanced commercialisé par Apple, il fallait encore ajouter 64 ko de mémoire vive, qui n’étaient pas inclus dans le kit.

L’utilisateur pouvait également coller sur son clavier un autocollant portant la mention « enhanced » pour distinguer les machines mises à jour. A défaut, il suffisait de regarder l’écran au démarrage : après la mise à jour, l’écran affichait « Apple //e » et non plus « Apple ][ » comme son prédécesseur.  Le nouvel Apple II avait au passage bénéficié d’une mise  jour de son Basic Applesoft, gérant maintenant les 80 colonnes de caractères ainsi que les programmes écrits en minuscules. Il devenait aussi capable de démarrer depuis un disque dur ProFile.

Apple IIe enhanced kit box chips user's guide
Dans notre collection, le kit a conservé les anciennes puces !

Quelques petits soucis pouvaient apparaître à cause de cette mise à jour. Par exemple, les caractères surlignés à l’écran (en noir sur fond blanc) avaient été remplacés dans la ROM par les nouveaux pictogrammes : les logiciels faisant appel à ce type d’affichage devenaient donc illisibles… D’autres logiciels, qui se permettaient d’utiliser des instructions du processeur ou des secteurs de la ROM non documentés par Apple, se heurtaient aux modifications apportées dans les puces et pouvaient donc ne plus fonctionner.

À l’époque, certains utilisateurs avaient également profité de ce kit de mise à jour pour transformer leur clone d’Apple II en véritable Apple IIe enhanced et se débarrasser ainsi des éventuelles approximations des ROM contenues dans leur machine, auxquelles Apple faisait la chasse. L’installation des puces était officiellement réservée aux véritables Apple IIe, et devait être effectuée par un revendeur Apple, mais elle était d’une grande simplicité et rien n’interdisait d’acheter le kit sans confier sa machine à l’un de ces revendeurs agréés.

— On me signale dans l’oreillette qu’un kit de mise à jour, en version française qui plus est, est disponible ces jours-ci sur eBay (merci Pierre), les enchères débutent à 79,90 euros.

Kit de mise à jour APple IIe enhancement kit, french
Image : eBay
Brochure ImageWriter II

Une brochure pour l’ImageWriter II

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure d’Apple France pour l’ImageWriter II, la deuxième génération de son imprimante matricielle, commercialisée en 1985. Une belle machine de 11 kg, compatible avec les feuilles A4, le papier à picots, et même le papier carbone sur trois épaisseurs !

Brochure ImageWriter II

Grâce à cette brochure, on peut connaître en détail les caractéristiques de cette imprimante, comme son mode « très grande vitesse » qui permettait d’atteindre 250 caractères par seconde en utilisant la tête d’impression à l’aller comme au retour, au prix d’une impression moins précise : l’alignement précis de la tête ne s’effectuant que d’un seul côté de l’imprimante, le retour se faisait en temps normal sans imprimer.

Brochure ImageWriter II

L’ImageWriter II était compatible avec toute la gamme Apple de l’époque : l’Apple II, l’Apple III, le Macintosh et le Macintosh XL. Elle permettait d’imprimer en couleurs grâce à des rubans 7 couleurs que l’on peut encore trouver de nos jours. On pouvait aussi lui associer un chargeur feuille-à-feuille qui lui donnait une allure folle !

Bulle d'aide Système 7

Souvenir : les bulles d’aide

Et vous, avez-vous connu les bulles d’aide ? Inaugurées avec le Système 7, elles ont accompagné les utilisateurs du Macintosh jusqu’à Mac OS 9. On les activait à tout moment depuis le menu d’aide de la barre des menus, et elles apparaissaient au passage de la souris sous forme de phylactères, ces bulles de texte utilisées dans les bandes dessinées. Elles expliquaient le rôle de chaque élément d’interface : icônes, menus, boutons…

Bulle d'aide Système 7

Les bulles expliquaient chaque élément de l’interface, jusqu’au moindre détail comme cette bulle précisant l’utilisation de la mémoire vive par le système (rappelons qu’à l’époque, cette gestion calamiteuse occupait une bonne partie du temps des utilisateurs).

Bulle d'aide Système 7

Le système fut conservé à l’identique jusqu’aux dernières versions de Mac OS 9. Mac OS X, en revanche, ne proposera jamais ce type de fonction.

Bulle d'aide Mac OS 9
Montage de bulles d’aides sous Mac OS 9 (une seule bulle pouvait être affichée à l’écran)
Apple AOL 50 heures

Avec AOL et Apple, 50 heures d’Internet gratuites !

Si vous n’êtes pas né de la dernière pluie, sans doute avez-vous connu cette courte période, entre 1995 et 2000 environ, où les fournisseurs d’accès à Internet rivalisaient d’investissements pour vous attirer dans leur filets (le jour où l’Aventure Apple sera traduite en anglais, tout le monde appréciera le discret jeu de mot glissé dans cette phrase). Un mois, on vous promettait deux heures gratuites avec Infonie, et le mois d’après, AOL vous en offrait cinq, puis dix. Club Internet en donnait vingt, puis Wanadoo surenchérissait avec trente heures. En 1997, à l’achat d’un Power Macintosh G3 en France, on en était déjà à 50 heures gratuites grâce à Apple et AOL.

Apple AOL 50 heures

Par la suite, on avait même vu des offres à cent ou deux-cents heures gratuites — mais généralement à consommer dans le mois de l’activation du compte. Évidemment, avec l’arrivée de Liberty Surf, Freesurf et Free en 1999, tout ce beau business s’était effondré. En attendant, il fallait toujours installer et configurer pas mal de choses pour profiter d’Internet sur son Mac. Les opérateurs cherchaient donc les opportunités d’être pré-installés sur les machines pour gagner des clients potentiels.

Apple AOL 50 heures

John Dvorak : question d’attitude

Dans le monde du Macintosh, on connaît bien le journaliste américain John C. Dvorak. Spécialiste des questions informatiques, il s’est souvent illustré par des prises de position très tranchées, et rarement à l’avantage d’Apple. Ainsi, en 1984, peu convaincu par le Macintosh, il s’interrogeait ainsi : « Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ». Rebelote en 2007, où il invitait Apple à ne pas commercialiser l’iPhone, mais à laisser un autre fabricant se ruiner et se ridiculiser à sa place…

Pourtant, dans une colonne extraite de l’article de 1987 « Mac VS PC » dont nous vous parlions il y a quelques jours, il faisait preuve de plus de pondération : Si l’on met de côté les questions de technologie et de marketing, écrivait-il alors, la plus grande différence entre les deux mondes est une question d’attitude : un état d’esprit qui se mesure au plaisir pris par les utilisateurs. Les utilisateurs de PC, par exemple, sont nombreux à installer des jeux sur leurs machines. Mais les jeux ne sont pas tout. Les utilisateurs de Mac, eux, préfèrent personnaliser leur système. On entend des cris d’animaux ou des ahhh-ohhh quand un message d’erreur apparaît. La personnalisation est vraiment une caractéristique du Macintosh, on le voit dès qu’on utilise le Mac de quelqu’un d’autre.  Puisque sur Mac, tout est graphique, il est toujours passionnant de regarder le bureau d’un autre Mac. Rien à voir avec les listes de fichiers bien rangés dans les dossiers du PC.

Et John Dvorak poursuivait : Ne nous méprenons pas. Il y a bien deux mondes, aux personnalités différentes. D’un côté, un monde un peu mièvre. De l’autre, un monde trop gris. Quand les utilisateurs de Macs s’amusent, ils sont un peu stupides. Et quand les utilisateurs de PC s’amusent, ils sont un peu ennuyeux. Quand les utilisateurs de Macs sont sérieux, ils sont arrogants. Quand les utilisateurs de PC sont sérieux, ils sont aussi arrogants. C’est peut-être leur seul point commun.

Publicité Apple 1998 PowerMacintosh G3

Bon anniversaire les G3 !

Le 10 novembre 1997, Apple présentait l’une des premières machines de « l’ère Steve Jobs », le PowerMacintosh G3. En réalité, tout avait été préparé avant son retour : le processeur G3 devait intégrer la gamme d’Apple, en remplacement du PowerPC 603e, tout en laissant le champ libre au PowerPC 604 dans le haut-de-gamme. Mais voilà, la puce s’avèrera tellement puissante que Steve Jobs décidera d’en faire l’unique processeur de la gamme PowerMacintosh, et renommera donc les PowerMacintosh 7300 et 9700 en PowerMacintosh G3, tout simplement. C’était la première étape d’un renouvellement complet de la marque, qui donnera naissance ensuite au PowerBook G3, à l’iMac, puis à l’iBook. Pour certains, être différent, c’est un risque. Pour d’autres, c’est une vocation.

Publicité Apple 1998 PowerMacintosh G3
Dans cette publicité de 1998, le PowerBook G3 a déjà rejoint la famille

Sources : Wikipedia, Le Journal du Lapin,

Publicité : le pack des années 70

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité de 1994 bien difficile à traduire. En effet, pour y annoncer l’opération consistant à recevoir un « pack » d’accessoires pour l’achat d’un Newton en décembre 1994, Apple comparait ce « pack » qui vous permet de vous organiser dans les années 90 au « sac » qui vous permettait de vous organiser dans les années 70… La subtilité étant qu’en anglais, le mot « pack » peut désigner aussi bien le lot d’accessoires, que le sac à main

À la fin du texte présentant l’offre spéciale, Apple glissait un dernier petit clin d’œil aux années 70 : « vous pourrez survivre sans pet rock et sans cheveux à plumes. Mais vous ne voudrez sûrement plus gérer votre vie sans le plus moderne des outils d’organisation : Newton ».

Le Monsieur Macintosh flippant du CD QuickTime

Mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller explorer les CD des premières versions beta de QuickTime ? On y trouve évidemment des tas de films dans des résolutions anémiques, avec des timelapse, des extraits de VHS, et des trucs totalement improbables, comme ce Monsieur Macintosh totalement flippant, le genre à filer des cauchemars aux enfants… Pour qu’il reste lisible sur toutes les plateformes, le voici converti en gif animé !

Mister Macintosh Animated GIF

Le plus dingue, c’est que la plupart des films QuickTime sont aujourd’hui illisibles dans le lecteur QuickTime sur un ordinateur récent : seuls les quelques exemples fournis au format MPEG sont encore exploitables sans passer par une solution de virtualisation et un vieux Mac OS…

Keynote 1.0 text effects

Quelques astuces pour Keynote 1.0

Puisque c’est aujourd’hui l’anniversaire de Keynote, voici quelques astuces pour la version 1.0, publiées en 2003 dans la revue A Vos Mac.

Dans Keynote, vous pouvez afficher en fond de diapositive une image ou un dégradé en passant par l’Inspecteur de Diapositive (Slide Inspector). De manière encore plus simple, vous pouvez afficher une couleur unie en la glissant depuis la palette des Couleurs vers la miniature de la diapositive à gauche de la fenêtre.

Keynote 1.0 background color

Avec les options de texte, on peut facilement créer des effets visuels donnant l’impression de mélanger plusieurs calques graphiques, alors qu’on ne joue en réalité que sur un champ de texte. Ainsi, l’effet visuel est efficace sans pour autant compliquer les modifications des diapositives. Le meilleur moyen est d’utiliser l’option d’ombres : en jouant sur les valeurs et les couleurs, on peut aisément donner l’impression d’utiliser plusieurs calques en transparences. Dans l’exemple, le texte est blanc et transparent, tandis que l’ombre est noire, précise, et éloignée.

Keynote 1.0 text effects

Enfin, sachez que Keynote vous aide à placer précisément vos éléments de diapositive (textes, images, titres…) grâce à des repères jaunes qui « aimantent » l’objet en question pour le centrer ou l’aligner avec les autres éléments. Pour désactiver temporairement cette fonction pratique mais un peu envahissante, appuyez sur la touche commande (Pomme) en même temps que vous déplacez l’objet.

Un ventilateur pour le premier Macintosh

Quand Steve Jobs présente son Macintosh en 1984, il insiste sur le silence exceptionnel de cet ordinateur tout-en-un. Il avait déjà fait le coup avec l’Apple III, mais la conception de celui-ci, avec sa dissipation thermique par une lourde base en fonte, s’était avérée inadaptée. Pour le Macintosh, l’erreur ne sera pas reproduite : le Macintosh se ventilera par convection naturelle, l’air chaud s’échappant par les grilles situées en haut de la machine, remplacé par l’air frais provenant des grilles du bas. Il faut croire que ce n’était pas toujours suffisant, puisque des fabricants d’accessoires proposeront rapidement des dispositifs destinés à ventiler le Macintosh en aspirant l’air chaud par les ouïes situées sous la poignée de transport. C’est ainsi que naîtront le MacFan de Blowhard Industries qui coûtait 120 dollars, ou le Kensington Saver, disponible pour 99 dollars.

Kensington Saver macintosh
Image : Apple Fritter

Ces boîtiers, en évitant la surchauffe du Macintosh, permettaient d’éviter certains soucis liés à sa carte graphique ou à son alimentation. Mieux : dans le boîtier, en plus du ventilateur, on trouvait également un fusible destiné à protéger l’ordinateur des surtensions. Le boîtier disposait donc d’un câble d’alimentation branché sur le secteur, et d’une courte rallonge destinée à alimenter le Mac lui-même (et également un disque dur externe dans le cas de Kensington). On en trouve dorénavant quelques-uns sur eBay, comme ce MacFan pour 30 euros, ou cet autre MacFan, au même prix, ou bien ce Kensington Saver pour 60 dollars seul, ou 140 dollars avec un Macintosh Plus.

Macfan Blowhard
Image : eBay

Apple ayant peu modifié le boîtier de son Macintosh, les mêmes ventilateurs sont compatibles avec les différents modèles qui lui ont succédé : Plus, SE, Classic, Classic II, Performa 200… L’intérêt est cependant limité, puisqu’un ventilateur interne apparaîtra dès le Macintosh SE.

Et si vous vous posez la question : oui, d’autres ordinateurs Apple pouvaient bénéficier du même type d’excroissance. Ainsi, toujours sur eBay, on pouvait trouver récemment ce Kensigton System Saver pour Apple II et Apple IIe ou ce modèle destiné à l’Apple IIgs, à intercaler entre l’unité centrale et l’écran.

Image : eBay
Image : AppleRescue of Denver
1987 InfoWorld Hypercard et Excel

L’héritage d’Excel et d’Hypercard

Plus de vingt ans après leur apparition, on doit bien admettre qu’Excel (de Microsoft) et Hypercard (d’Apple) n’ont pas connu le même destin ni la même fortune. Le premier est encore la référence incontestée du monde des tableurs (et sans doute l’un des logiciels les plus connus toutes catégories confondues), tandis que le second n’a guère gardé qu’une petite place d’honneur dans la mémoire de quelques passionnés (dont nous sommes).

Et pourtant, en avril 1988, au moment de décerner ses récompenses aux produits sortis en 1987, le magazine InfoWorld (dont la version numérisée par Google Books est devenue notre livre de chevet) met les deux logiciels au coude à coude. Excel remporte le prix du logiciel MS-DOS de l’année, tandis qu’HyperCard remporte la catégorie côté Mac. Mais c’est dans les commentaires que l’anecdote trouve toute sa saveur : Excel est vu comme « un reflet du tableur du futur », ni plus ni moins, quand HyperCard est présenté comme « le produit le plus influent de 1987 ». Il remporte également la catégorie ouverte « Meilleure nouvelle idée ».

1987 InfoWorld Hypercard et Excel

Malgré les qualités évidentes du logiciel, l’avenir n’a pas donné raison au jury d’InfoWorld. La polyvalence et le génie d’HyperCard, le bébé de Bill Atkinson, restent pourtant à ce jour inégalés, malgré son échec commercial.

L’AirTag et autres trucs ronds

Et voilà ! Un petit AirTag a rejoint la collection de l’Aventure Apple ! Et comme toujours, nous avons pris le temps de faire les présentations. Premier à sortir du carton : le chargeur de l’iBook G3 de 1999. Et pour le coup, pas de doute, la ressemblance est indiscutable.

Apple iBook chargeur et AirTag

Toute ronde aussi (pour le plus grand malheur de beaucoup d’utilisateurs), la souris de l’iMac G3 de 1998 était également de sortie :

Apple AirTag et Souris iMac G3

Dans un tout autre style, il y a les microphones qu’Apple proposait au milieu des années 1990.

Appel AirTag Plaintalk microphones

On aurait aussi pu mettre côte à côte le galet de chargement de l’Apple Watch, qui ressemble d’ailleurs à un microphone modernisé, mais comme on n’en a pas, on est allé piocher dans les photos du site Apple :

Apple watch charger et AirTag

Et puis… et puis c’est à peu près tout, en fait. Finalement, des trucs ronds et plats, Apple n’en a pas produits tant que ça. Alors pour le clin d’œil, on a mis côte à côte le tout nouvel AirTag et ce bon vieux capteur Nike+ iPod. Il n’était pas tout rond, mais il n’avait pas de fil non plus !

Apple AirTag et Nike+ iPod sensor

Le travail de Clement Mok pour Apple

Parmi les slogans un peu oubliés d’Apple, dont nous reparlerons à une prochaine occasion, se trouvait « Wheels for the mind » (de l’énergie pour la pensée), un slogan accompagné d’un logo représentant un personnage transportant un Macintosh sur le porte-bagage de son vélo. Le Macintosh était lui-même directement inspiré du fameux logo Picasso de 1984.

À cette occasion, nous avons découvert le travail de Clement Mok pour Apple. Au début des années 80, il était directeur créatif pour Apple. C’est lui qui a imaginé ce cycliste, dans la droite ligne de l’intuition de Steve Jobs, qui voyait dans le macintosh un vélo pour l’esprit : un outil intuitif, que l’on n’a besoin d’apprendre à utiliser qu’une fois, et qui permet ensuite d’amplifier et prolonger les capacités de son utilisateur. On en trouve régulièrement des souvenirs sur eBay : tapis de souris, mugs, t-shirts, posters…

Image : Clement Mok

Sur son site, Clement Mok raconte son arrivée chez Apple. Après des expériences dans la division publicité et marketing de CBS puis chez Donovan&Green, spécialiste de la création visuelle, il passe un peu par hasard chez Apple où travaille une de ses amies. Il se souvient y avoir rencontré le directeur de la création, qui semblait prêt à embaucher n’importe qui susceptible d’être intéressé par le monde de la micro-informatique, comme on disait alors. Il commence par décliner la proposition, avant de se raviser : on ne peut pas refuser une offre dans une société dont le jeune patron fait la Une du Time !

L’une de ses premières créations pour la marque est la carte de vœux distribuée pour Noël 1984. Dès l’année suivante, il enchaîne avec le nouveau packaging des logiciels du Macintosh (on en trouve aisément sur eBay).

Apple MacPaint
Image : eBay

De manière plus confidentielle, son travail s’organise largement autour d’éléments de communication interne, comme ces posters dans lesquels l’identité américaine d’Apple est souvent mise en avant.

Image : Clement Mok

 

Apple building an american dream poster
Image : Clement Mok

Après son passage chez Apple, il crée sa propre agence en 1988, et travaille pour de nombreux clients : IBM, CMCD, Caere (l’éditeur d’OmniPage), Macromind, ou encore Révo (fabriquant de lunettes).

Boite Test Drive a Macintosh Apple 1984

Un nouveau souvenir de « Test Drive a Macintosh »

Chez l’Aventure Apple, nous avons un petit faible pour la campagne « Test Drive a Macintosh », qui fête aujourd’hui ses 36 ans. Souvenez-vous, nous vous l’avions présentée il y a deux ans : elle permettait aux particuliers d’emmener un Mac chez eux pour l’essayer durant 24 heures, avec des disquettes de démonstration, un petit livret et un guide enregistré sur une cassette audio. Depuis, nous avons trouvé petit à petit chacun de ces éléments : le livret, la cassette et deux disquettes. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter notre dernière acquisition : le petit boîtier de transport des disquettes !

Boite Test Drive a Macintosh Apple 1984

Rien d’extraordinaire : juste une petite boîte carrée pouvant contenir une poignée de disquettes. Celles de « Test drive a Macintosh » ou celles d’HyperCard, d’eWorld, ou même les fausses disquettes de transport de ce bon vieux Macintosh !

Boite Test Drive a Macintosh Apple 1984

Le plus surprenant, c’est que cette boîte est constituée d’une seule pièce de plastique, plus souple que toutes ces boîtes en plastique transparent qui finissaient toujours par casser (une maladie partagée avec les boîtes des cassettes audio d’ailleurs). Ce boîtier fait l’objet du brevet n°US4369879A, déposé par un certain Robert A. Egly en 1981.

US4369879A floppy box Apple Test Drive a Macintosh

Bon anniversaire le Macintosh IIfx !

Il y a quelques jours, nous fêtions les trente ans du Macintosh IIcx, avec un c comme compact, et un x pour le processeur 68030. Aujourd’hui, nous fêtons les 29 ans de son grand frère, le Macintosh IIfx, avec un f comme fast. Ce Mac était grand dans tous les sens du terme : son boîtier était celui du Macintosh II, énorme, avec ses six ports internes NuBus et ses huit emplacements pour mémoire vive ; son prix était était tout aussi énorme (à partir de de 9.000 dollars) ; et ses performances étaient exceptionnelles, grâce au Motorola 68030 à 40 Mhz (contre 16 Mhz pour le modèle qu’il remplaçait) et ses 32 ko de mémoire cache, une première pour un Macintosh.

Avec cette machine, Apple s’attaquait clairement au marché des stations de travail, comme on appelait à l’époque ces ordinateurs surpuissants mais encombrants, destinés au marché professionnel. Face à lui, cependant, les stations de Sun, IBM ou DEC, dont certaines étaient déjà équipées de processeurs RISC, n’ont pas beaucoup tremblé, comme le notait six mois plus tard cet article de la revue ComputerWorld. Il faudra attendre encore quelques années pour que les performances de nos ordinateurs personnels fassent oublier le concept même de station de travail…

Brochure Claris Macintosh 1991

Tous les secrets pour devenir un utilisateur Macintosh averti.

Vous voulez connaître tous les secrets pour devenir un utilisateur Macintosh averti ? C’est facile, grâce à Claris : si vous en connaissez un, vous les connaissez tous ! C’est en tout cas la promesse de cette brochure de la filiale logicielle d’Apple, publiée en 1991.

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure Claris Macintosh 1991

Claris proposait à l’époque toute une gamme de logiciels, dont certains lui avaient été confiés par Apple, comme MacWrite, MacDraw, MacPaint et MacProject. Claris CAD (799 dollars) avait rejoint la famille dès 1988, juste avant l’éditeur de formulaires SmartForm Designer (399 dollars) et la base de données FileMaker (299 dollars) qui avait été rachetée à Nashoba. En 1991, ClarisWorks avait pris la suite d’AppleWorks tandis que Claris Resolve était apparu à peu près à la même époque pour concurrencer Microsoft Excel.

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure Claris Macintosh 1991

La gamme de logiciels de Claris n’était pas disponible partout dans le monde : FileMaker était le logiciel le plus universel, avec des versions en arabe, en hébreu, en japonais en turc et dans la plupart des langues européennes. À l’inverse, Claris CAD n’était guère disponible qu’en français (la seule langue qui couvrait toute la gamme !), en allemand, en espagnol et en suédois. Le plus gourmand était MacDraw Pro qui nécessitait un Macintosh II ou un Macintosh SE/30 équipés de 2 à 4 mégaoctets de mémoire vive, tandis que la plupart des autres logiciels se contentaient d’un petit Mo sur n’importe quel Mac compatible avec le Système 6.

Brochure Claris Macintosh 1991

Brochure de l'iPod 4G

Publicité : le poids du son

A l’heure des abonnements Apple Music, Deezer, Spotify et des autres, la musique ne pèse plus rien. Associé au Cloud, même la capacité de stockage des appareils connectés n’est plus un facteur déterminant du nombre de morceaux que vous pouvez écouter. Il est donc amusant de voir dans cette brochure de l’iPod de 4ème génération cette allusion au poids de la musique que peut contenir le petit baladeur de 176 grammes seulement :

40 Go, 10 000 chansons, 255 kg de vinyles, 73 kg de cassettes, 48,5 kg de CD.

Brochure de l'iPod 4G

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer

Quand Internet Explorer enregistrait le web

Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.

Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.

Enregistrement de site dans Internet Explorer

Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

La présentation du Macintosh par SEEDRIN (6)

Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matérielle Système, puis les extensions et la compatibilitéMacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

Brochure Macintosh SEEDRIN : les outils de développement

[edit] La série complète : le matérielle Systèmeles extensions et la compatibilitéMacWriteMacPaintles outils de développementMicrosoft Multiplan et Charts.

Réglage blanc sur noir, MacOS X

Le mode sombre de MacOS X 10.2 en 2002

Le mode sombre de macOS Mojave ? Très chic, c’est sûr ! Mais regardez plutôt ce qu’on arrivait à faire avec cette astuce publiée dans la revue A Vos Mac en 2002, sous MacOS X 10.2 !

Mode sombre iTunes MacOS X 10.2

En trois clics, vous pouviez transformer l’apparence de votre Mac, au profit d’un thème tout en niveaux de gris et en négatif. Il suffisait de lancer le panneau de préférence « Accès universel » et de cliquer sur « Passer sur blanc sur noir ».

Réglage blanc sur noir, MacOS X

Si cela n’avait absolument aucun intérêt esthétique au-delà les premières minutes de découverte, cela permettait en tout cas de découvrir une option d’accès pour les malvoyants sur Mac !

L’option PDF cachée des premiers Mac OS X

Aujourd’hui, pour exporter un document en PDF sous MacOS X, il suffit de cliquer sur le bouton « PDF » directement accessible dans la fenêtre du menu « Fichier > Imprimer ». Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans MacOS X 10.1, en 2002, cette fonction était un petit peu cachée. Voilà ce que l’on en disait dans la revue A Vos Mac à l’époque.

On vous l’a dit et répété : MacOS X est LE système pour le format PDF d’Adobe, d’ailleurs ce format est inclus dedans. Oui, mais où ? Vous aimeriez bien, vous aussi, distribuer des CV, des brochures ou une thèse de 2500 pages en PDF, ce format universel. Le Portable Document Format permet en effet de diffuser sur Mac et PC des documents avec textes et images, qui seront lus par le logiciel gratuit Acrobat Reader d’Adobe (ou son plug-in pour navigateur Internet). Il y a bien une licence d’utilisation du PDF dans MacOS X, et si Apple le rappelle c’est parce que normalement, pour créer des documents PDF, il faut payer le logiciel Acrobat. Mais pas de soucis sous MacOS X, puisqu’il suffit d’ouvrir un document quelconque, de choisir le menu « Imprimer » puis de sélectionner dans l’onglet « Options de sortie », la case « Fichier » et le format PDF. Le bouton « Imprimer » se transforme en « Enregistrer », et le résultat est un magnifique fichier que vous n’aurez plus qu’à diffuser autour de vous et qui pourra être lu par tous et partout.

Prototype Macintosh

Un croquis de Macintosh en 1982

Dans l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion, le lecteur ébahi découvre des prototypes et des croquis du Groupe de Dessin Industriel d’Apple, des années 80 jusqu’à 1997. Nous aurons l’occasion d’en diffuser quelques extraits. Aujourd’hui, voici un projet de design pour le Macintosh, datant d’avril 1982. On y retrouve évidemment le lecteur de disquettes 5 pouces 1/2 Twiggy, mais aussi un support ajustable en hauteur, dans un boîtier aux angles plus vifs que celui qu’Apple choisira finalement. Cliquez ou touchez l’image pour l’agrandir !

Prototype Macintosh
Vu dans l’excellent livre Apple design : the work of Apple Industrial Design Group
Suites d'images exportées par QuickTime 7 Pro, toujours opérationnel sous High Sierra !

Un dessin animé pour votre site web

Cela vous dirait, une image en mouvement pour animer votre site web ? Suivez le guide ! Au travers des lignes qui suivent, vous découvrirez plusieurs solutions pour afficher sur une page web, ou simplement sur votre écran, une animation. Nous allons prendre comme exemple un superbe écran 21 pouces d’Apple, qui devra tourner sur lui-même en continu.

Apple 21 studio display animated gif

L’animation provient d’un fichier « QuickTime VR » récupéré il y a quelques années sur le site d’Apple. Vous pouvez utiliser indifféremment toutes sortes d’animation, en adaptant ou supprimant au passage les instructions selon le format de fichier dont vous disposez.

Animer des images pour le web, sur Macintosh

 

Du VR au MOV

Un fichier VR est constitué d’une série de photographies d’un même objet, prises sous différents angles, et qui s’affichent en fonction des mouvements de la souris. Nous allons commencer par transformer ce fichier VR en un simple film QuickTime. Cette étape n’est pas nécessaire mais elle permettra à ceux qui souhaitent utiliser directement un film QuickTime, de mieux suivre la procédure ! Ouvrez votre fichier VR dans le lecteur QuickTime, et choisissez le menu « Exporter ». Choisissez « Séquence vers QuickTime » et réglez les options en utilisant un compresseur léger (Sorenson haute qualité par exemple), une dizaine d’images par secondes et un maximum de couleurs. Cliquez sur OK pour obtenir un fichier QuickTime, un simple film dans lequel votre animation se déroule en continu, tours par tours autour de l’objet.

Du MOV aux fichiers d’images

Effacez maintenant de ce film ce qui ne vous intéresse pas : il faut que la dernière image et la première puissent s’enchaîner. Dans l’exemple, je conserverai une rotation complète de l’écran. Si j’avais choisi un personnage en mouvement, j’aurais conservé un cycle, de sorte à ce que plusieurs mouvements semblent s’enchaîner naturellement. Vous pouvez utiliser l’option « Boucle » du lecteur QuickTime pour vérifier la cohérence de votre animation. Une fois que c’est au point, vous pouvez enregistrer cette animation en utilisant à nouveau le menu « Exporter », pour enregistrer cette fois votre animation dans un format compatible avec Internet, comme un QuickTime bien compressé pour être chargé plus rapidement, ou un fichier MPEG 4. Une fois insérée dans votre page web, l’animation devra être réglée pour passer en boucle. Mais vous pouvez aussi exporter votre fichier en choisissant « Séquence vers Suite d’images », ce qui vous permet de modifier encore quelques réglages comme nous allons le voir tout de suite. Dans ce cas, choisissez le nombre d’images « optimal » dans le menu déroulant et enregistrez toutes vos images dans un dossier vide.

Suites d'images exportées par QuickTime
Suites d’images exportées par QuickTime 7 Pro, toujours opérationnel sous High Sierra !

 

Des images au MOV et au GIF animé

Vous pouvez commencer par modifier vos images avec un éditeur (AppleWorks, GraphicConverter, Photoshop…). Rajoutez un titre, un copyright, un fond… tout ce que vous pouvez imaginer est possible à réaliser. Pensez à la fonction « Convertir » de GC qui vous permettra d’automatiser certaines fonctions (recadrage, couleurs, orientation…). Vous disposez maintenant d’une série d’images, prêtes à redevenir un film. Vous pouvez les ouvrir à nouveau directement avec QuickTime (menu « Ouvrir une suite d’images ») et exporter votre film en format QuickTime ou MPEG 4 comme indiqué plus haut. Mais vous pouvez aussi utiliser les capacités de GraphicConverter, qui sait créer un GIF animé, spécialement pour Internet. Ce type de fichier est relativement léger, et compatible avec tous les navigateurs sous toutes les plates-formes, même sans QuickTime. Dans GraphicConverter, sélectionnez le menu « Convertir », choisissez le format « GIF » et « Créer une animation » et « Itérations infinies » dans les Options, puis cliquez sur le dossier qui contient toutes vos images (dans la liste de gauche). Vous obtiendrez ainsi un fichier GIF, prêt à être envoyé sur Internet, et affichant votre animation.

Cette astuce, qui n’a pas pris une ride, a été publiée en 2002 dans la revue A Vos Mac.

La brochure de MacOS 8 par Claris (français))

Bon anniversaire Mac OS 8 !

Le 26 juillet 1997, Apple présentait la principale mise à jour de son système d’exploitation, après six années passées sous le Système 7. On l’a un peu oublié, mais Mac OS 8 révolutionnait véritablement l’interface du système d’Apple, ce qui était nécessaire face à la déferlante de Microsoft Windows 95. Dans MacOS 8, on retrouvait beaucoup des technologies qui avaient été espérées pour Copland, notamment l’interface Platinum et ses menus contextuels… mais pas la mémoire protégée ni le multitâche  préemptif.

Pour plus de détails, voici une brochure de l’époque, éditée par Claris !

La brochure de MacOS 8 par Claris (français))

La brochure de MacOS 8 par Claris (français))

Apple vendra 1,2 millions d’exemplaires de son système d’exploitation en deux semaines, le meilleur démarrage de tous les temps pour la marque. Pour comparer, Microsoft avait écoulé un million de copies de Windows 95 en quatre jours seulement.

Source : Wikipedia

Présentoir iPod 2001 Apple

Les présentoirs des premiers iPod sur eBay

Surprise ! Près de dix-neuf ans après la sortie de l’emblématique baladeur d’Apple, un présentoir pour les revendeurs Apple vient d’apparaître sur eBay. Sous la plaque de plexiglas, on trouve une feuille explicative, présentant les caractéristiques exceptionnelles du bidule : sa connexion FireWire ultra rapide, sa batterie, les écouteurs à aimants Néodynium, et son disque dur de 5 Go. Les lecteurs attentifs trouveront au moins six fautes dans les quatre phrases du document ! Le vendeur précise également que le papier explicatif est assez pixellisé. Il pense se souvenir qu’à l’époque, Apple Belgique imprimait ses propres documents pour s’adapter aux trois langues parlées dans le pays (et vu le nombre de fautes, le document a sans doute été rédigé par un vendeur pas très à l’aise avec la langue de Jean-Jacques Goldman).

Présentoir iPod 2001 Apple

Le vendeur belge précise que l’iPod fourni n’est pas un modèle original (il est équipé d’un disque dur de 10 Go), et qu’il est en panne. En contrepartie, le présentoir est fourni avec son carton d’origine siglé MARCOM (Marketing Communication, la branche de communication interne d’Apple), ainsi qu’avec le mode d’emploi permettant de l’assembler.

Apple MARCOM ipod présentoir

Si vous préférez les couleurs vives, vous pouvez vous tourner vers l’autre présentoir proposé par le même vendeur : le modèle dédié à l’iPod de troisième génération. Cet iPod de 2003 adoptait la nouvelles disposition de boutons, alignés sous l’écran, et le port Dock remplaçant la prise FireWire. Là encore, le carton d’origine est fourni avec le présentoir.

iPod 3G 2003 ipod

Prototypes Macintosh Portable

Bon anniversaire le Macintosh Portable !

Le 20 septembre 1989, il y a tout juste trente ans, Apple présentait son premier Macintosh Portable. Une grosse machine de 7 kg et épaisse de 10 cm, mais équipée d’un écran LCD à matrice active d’une qualité exceptionnelle, et du premier trackball de l’histoire d’Apple (on pouvait le supprimer et installer à la place un pavé numérique).

Cet anniversaire est l’occasion de ressortir de l’étagère l’excellent livre Appledesign : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. On y apprend que le Macintosh Portable, sous le nom de code Laguna, s’inspirait du travail d’Alan Kay sur l’informatique portable, qu’il devait son premier design à la volonté de Steve Jobs de faire travailler l’équipe Snow White sur un projet de Macintosh Portable dès 1982, et qu’il avait finalement été réellement mis en route par Jean-Louis Gassée à l’automne 1986, pour proposer un Macintosh SE transportable. Un Mac sans compromis, avec un écran en 640×480 inédit, une batterie longue durée et un disque dur interne, à une époque où ceux-ci n’avaient pas encore été miniaturisés !

Prototypes Macintosh Portable

Pour réussir son pari, Apple se tourne vers Sharp et exige un écran à matrice active presque sans défaut : pas plus de 6 pixels morts pouvaient être acceptés. Sharp devra construire une nouvelle usine pour y parvenir ! La batterie, de son côté, devait être capable d’évaluer sa charge pour l’afficher à l’écran. Il faut donc renoncer aux batteries nickel-cadmium et choisir une batterie au plomb, bien plus lourde. Et ce n’est pas tout : fidèle à son habitude, Gassée veut une machine que l’on peut ouvrir et fermer sans outil. Il faut donc ajouter des clips plastiques un peu partout pour assembler les pièces ! Bref, après plusieurs années de développement et quelques orientations malheureuses, le Macintosh Portable est devenu… gros et lourd. À des années-lumières des premiers projets tout en finesse de l’équipe de design. Il faudra deux années supplémentaires pour qu’Apple peaufine son concept et propose enfin le PowerBook.

Apple Expo 1994

Le programme d’Apple Expo 1994

Puisque nous sommes le 14 septembre, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur (c’est notre spécialité…). Il y a vingt-cinq ans tout pile, s’ouvrait l’Apple Expo 1994, onzième du nom. C’était l’époque des premiers Power Macintosh, du système 7.5, du Newton en Français, de l’Apple Djinn… Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.

Apple Expo 1994

PowerBook 145B publicité

Publicité : le PowerBook 145B, plus plus plus !

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 pour le PowerBook 145B, modèle sorti en mars 1993 pour occuper l’entrée de la gamme de portables d’Apple. À seulement 1300 dollars, il fut l’un des PowerBook les moins coûteux de l’histoire d’Apple, mais aussi le plus chichement équipé de l’époque, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, 2 Mo de mémoire vive et un petit écran 10 pouces à matrice passive, en noir et blanc… Mais il faisait le job, et pour pas cher en plus !

PowerBook 145B publicité

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

Publicité – La gamme Apple baisse de prix

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh. « Comme on ne savait pas lequel vous aviez envie d’acheter, on a baissé le prix de tous nos Macintosh ». À l’époque, c’était simple : la gamme Apple, personne n’y comprenait rien. Il y avait les Classic, les LC, les Centris, les Quadra, les Performa, et les PowerBooks. À l’exception de ces derniers, la plupart des modèles existaient sous différents noms dans les diverses gammes, parfois dans différents pays…

On a baissé le prix de tous nos Macintosh

Microsoft Apple 1989 ad

L’utilisateur Microsoft, fan de Mac (1989)

Voici une publicité sur deux double-pages datant de 1989, vantant les qualités de l’intégration des logiciels Microsoft sur le Mac. Microsoft le dit : « Il faut un certain type de personne pour être un fan de Mac. Un utilisateur Microsoft ». Pour illustrer le fan de Mac, on trouvait bien sûr un badge « Moof » du Dogcow, un badge Apple, le slogan de l’époque « The power to be your best », une reproduction du tableau Macintosh d’Andy Warhol, ou encore un ticket d’entrée à MacWorld Expo.

Microsoft Apple 1989 ad

Sur la deuxième page, outre les badges et broches aux couleurs de Microsoft Excel, Word, Works ou Mail, on trouvait aussi un logo Converse (pour faire jeune et cool), une photo avec Bill Gates, et un édito extrait d’une revue « West Side users group », vantant la qualité des logiciels de Microsoft. Hélas, si ce groupe d’utilisateur Apple a peut-être existé, Google n’en a gardé aucune trace… De là à penser que le texte a été écrit spécialement pour cette publicité, il n’y a qu’un pas !

Microsoft Apple 1989 ad

Apple eMac 2002 QuickTime VR

Bon anniversaire l’eMac !

Le 29 avril 2002, Apple lançait l’eMac, son arme secrète pour renforcer sa position dominante mais contestée au sein des établissements scolaires, face au déclin de la première gamme d’iMacs, et au prix assez élevé des nouveaux iMacs G4 « Tournesol ». La machine était équipée d’un écran de 17 pouces à tube cathodique plat, d’un processeur à 700 Mhz, et des connectiques de l’iMac « Luxo » : 3 USB, 2 FireWire, l’Ethernet et une sortie miroir pour un écran. En entrée de gamme, équipé d’un simple lecteur CD, l’eMac voyait son prix fondre à 999 dollars pour les établissements scolaires.

Apple eMac 2002 QuickTime VR

L’eMac aura une fin de vie difficile en 2006 : depuis longtemps déjà on lui reprochait d’être le dernier modèle d’Apple équipé d’un tube cathodique, polluant et gourmand en énergie. Et puis voici qu’on apprend qu’il vieillit mal : des soucis d’affichage apparaîtraient au bout de quelques mois… Apple reconnaît le problème et rappelle les modèles pour réparation. Comme si ça ne suffisait pas, il faudra ensuite qu’on accuse l’eMac d’embarquer des substances dangereuses, le rendant impropre à la vente en Europe. C’était trop pour un seul modèle. L’eMac laissera finalement sa place à un iMac Core Duo « éducation » le 5 juillet 2006.

Apple 1995 ad Performa Mind

Publicité : Performa, l’ordinateur qui stimule votre esprit

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Comme la semaine dernière, nous vous présentons aujourd’hui une page de 1995, pour la gamme Performa. Cette fois-ci, il est question d’un ordinateur qui stimule vos yeux et vos oreilles, pour que votre esprit puisse apprendre plus facilement et plus rapidement. Comme le disait Walter Mossberg dans Le Wall Street Journal, « en général, les utilisateurs de Macintosh rencontrent très peu de problèmes pour utiliser des logiciels multimédia, car une seule compagnie a fait de la vidéo, des graphiques et du son une priorité : Apple ».

Apple 1995 ad Performa Mind

Apple Janet Jackson Bumper Sticker

Des autocollants pour pare-chocs chez Apple

L’autocollant pour pare-chocs, c’est vraiment un truc typiquement américain. Personne ou presque en Europe n’aurait l’idée d’affubler sa voiture d’un gros autocollants publicitaire, humoristique ou politique. Là-bas, Apple en a imprimé quelques-uns au cours de l’Histoire.

L’un des plus anciens remonte à l’époque où la marque proposait de prêter pour une nuit un Macintosh à ses futurs clients, histoire de découvrir la machine tranquillement à la maison. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh », qui n’a pas été un grand succès. Cet autocollant annonçait « Je préfèrerais conduire un Macintosh ». On en trouve régulièrement sur eBay.

Apple Bumper Sticker I'd rather be driving a Macintosh

Plus tard, la sortie de MacOS 8 fut aussi accompagnée de son « bumper sticker », annonçant « I brake for 8 ». En français, cela se traduirait par « Je freine pour 8 », mais ça ne veut rien dire : Les autocollants « I Brake for… » sont généralement des messages militants ou humoristiques, par lesquels on peut annoncer ses goûts, ses sensibilités et ses passions : Je freine pour les écureuils, Je freine pour les Schtroumpfs, Je freine pour les restos bio, voire Je freine si tu me colles de trop près…On peut trouver ces stickers sur eBay : ici, et

I brake for 8 MacOS 8

Sur eBay, on trouve également cet autre modèle qui déclare son amour à la Pomme. Ce n’est pas une création de la marque, mais de Professional Computer Marketing Associates ou PCMA, qui était un distributeur de produits Apple dans les années 80.

professional computer marketing associates Apple Bumper Sticker

Nous avons aussi trouvé sur Etsy un autre modèle, que l’on retrouve également sur eBay dans cette annonce. Changer le monde, une personne à la fois, un slogan qui a peu été utilisé par Apple (on en retrouve des mentions dans la librairie de Google Books). On trouve une trace officielle de cet autocollant dans le catalogue de goodies d’Apple de la saison 1986-1987, à découvrir ici sur le site de ZDNet.

Apple bumper sticker Changing the world, one person at a time

Et un dernier pour la route. Nous vous parlions dernièrement de la tournée de Janet Jackson au Japon en novembre 1990, tournée sponsorisée par Apple. Là encore, un autocollant de pare-choc avait été imprimé. On l’a également vu sur eBay avec le précédent…

Apple Janet Jackson Bumper Sticker

l'iPod U2 "5G"

Bon anniversaire l’iPod U2 “5G” !

L’Aventure Apple vous a déjà présenté quelques clichés de son exemplaire d’iPod U2 “5G”. Il fête aujourd’hui ses 13 ans, et n’a pas pris une ride ! En arrière plan, les boîte de l’iPod U2, et de l’iPod Nano “2G” présenté en septembre 2005. Les deux appareils ont coexisté au catalogue Apple, en même temps que l’iPod Shuffle 1G et l’iPod Vidéo. Tous partageaient ce format de boîte, bien moins volumineux que les précédents iPod.

l'iPod U2 "5G"

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Souvenir – Le PowerBop

Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Astuce Apple MacOS Startup Movie

Souvenir : le Startup Movie

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’on pouvait glisser un film QuickTime dans le dossier système pour le voir s’afficher pendant le démarrage du Mac, lors du chargement des extensions ? L’astuce ci-dessous, reproduite de l’Apple Magazine de l’hiver 1996, vous rafraîchira la mémoire…

Astuce Apple MacOS Startup Movie

Précisons tout de même qu’il ne fallait pas ajouter d’espace dans le nom “StartupMovie”… Et rappelons qu’il était également possible d’afficher une simple image, qu’il fallait enregistrer au format “Resource PICT”, sous le nom de “StartupScreen” (toujours sans espace et sans guillemets), directement dans le Dossier Système. Cette fonctionnalité n’a pas survécu au passage à MacOS X.

ResEdit et le code créateur

Astuce : modifier le créateur d’un fichier

Un document créé avec AppleWorks s’ouvre toujours avec AppleWorks quand on double-clique dessus. Et ça se passe comme ça avec tous les fichiers de votre disque dur. Pourtant, il suffit de pas grand-chose pour changer tout ça.

La première solution consiste à changer le suffixe du fichier. Ça ne marche quasiment jamais, mais ça a le mérite d’être simple. Par exemple : renommez un fichier en lui donnant comme suffixe “.jpg” : son icone va alors changer et devenir celle de Picture Viewer. En fait, cette solution n’est pas la bonne, puisque dans la plupart des cas, les applications d’origine reconnaissant déjà l’ancien format, MacOS ne verra pas l’intérêt de changer le créateur du fichier (c’est le cas par exemple si vous voulez faire en sorte qu’un fichier Photoshop s’ouvre avec PictureViewer).

Changer le suffixe d'un fichier sous Mac OS 9

Alors, comment faire ? Eh bien, une fois de plus, on a recours à ResEdit. Lancez-le puis utilisez le menu “Informations sur…” et sélectionnez le fichier dont vous souhaitez changer le créateur. Puis faites de même et sélectionnez l’application qui devra ouvrir par défaut le fichier. Recopiez la case “Creator” de l’application dans la même case du fichier. Enregistrez et quittez ResEdit. Votre fichier est alors ouvert par défaut avec la nouvelle application.

ResEdit et le code créateur

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000. À l’époque, le menu “Ouvrir avec…” n’existait pas !

Apple IIc vieilli, jauni, ou blanchi

Comment blanchir les plastiques jaunis ?

Devant le succès de cet article sur la meilleure manière de blanchir les plastiques, nous avons décidé de le mettre à jour avec une version plus complète et plus pratique pour donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !

I. Est-ce que ça marche vraiment ?

Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !

 

II. De quoi a-t-on besoin ?

Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon).

III. Comment procéder ?

Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.

Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.

IV. Faut-il faire un test préalable ?

Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil, ADB Mouse II

Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…

Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !

Think Different Apple a-t-elle volé « Think Different » à Jack Kerouac ?

Le Macintosh SE/30 d'Apple Vous ne devinerez jamais comment le Macintosh SE/30 aurait dû s’appeler !

Disney Apple J.P. Drive Die Cast Car - Chaser Series - Cars 3 Des voitures Apple… et Disney !

Apple DOS 3.2 manual Richard Shacklock 1565 Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple

Apple QuickTake 200 front with box Quel est le lien entre Apple et le DS-7 ?

PowerBook Duo Dock

La grosse prise PowerLatch du PowerBook Duo

Nous vous présentions hier une brochure vantant les mérites de la gamme PowerBook Duo d’Apple. Celle-ci était notamment caractérisée par la présence d’une imposante prise située à l’arrière de l’ordinateur portable, destinée à le connecter à une station d’accueil Duo Dock ou à des barres d’extension telles le MiniDock. Apple nommait cette technologie PowerLatch (latch signifiant loquet ou verrou en anglais), un terme recouvrant à la fois la prise au sens matériel (avec son système de verrouillage et d’éjection) et les modalités de communication via cette prise, ainsi que les outils du système d’exploitation s’adaptant à l’environnement du PowerBook Duo, par exemple pour monter automatiquement les disques partagés accessibles sur le réseau.

Apple PowerBook Duo powerlatch port
La prise lightning donne l’échelle…

On trouve assez peu de littérature au sujet de cette prise, connue sous le petit nom de JX20-152BA-D1LTH, et qui n’a pas survécu à la gamme PowerBook Duo (1992-1997). Elle avait été documentée par Apple qui l’avait ouverte aux autres fabricants de périphériques.

Il s’agissait donc d’un connecteur à 152 broches : un record, sans aucun doute, puisque même la norme SCSI interne ne dépassait pas 80 broches ! Ce connecteur permettait à la station d’accueil Duo Dock d’accéder directement aux bus du processeur 68030 (bus de données et bus d’adresses en 32-bits), mais pas seulement, puisque le PowerLatch transmettait plusieurs lignes de courant (24 volts pour alimenter et recharger le PowerBook, 5 volts pour le modem et la sortie son…), des masses, des signaux de synchronisation, et différents signaux électriques : l’appui sur le bouton on/off du dock ou du clavier, l’appel du modem externe, le signal du microphone, la sortie son…

Apple PowerBook Duo powerlatch port on Minidock
Le PowerLatch côté MiniDock. Remarquez les tiges-guides métalliques, et les crochets latéraux.

Les échanges entre la carte-mère du Duo Dock et celle du PowerBook étaient intensifs. Tout se passait comme si les deux cartes n’en faisaient plus qu’une : le Duo Dock complétait la configuration du portable avec un coprocesseur arithmétique 68882 pour épauler le processeur, deux ports NuBus pour cartes d’extensions, des ports SCSI, ADB, série, un port pour le lecteur de disquettes externe, et même un circuit dédié à un écran externe, avec sa mémoire vidéo supplémentaire.

PowerBook Duo Dock
Le Duo Dock, avec un PowerBook Duo inséré et un écran externe.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le bus PowerLatch ne se contentait pas de prolonger les broches des différentes prises, à la manière d’une rallonge, car il en aurait fallu plusieurs centaines : trente pour le SCSI, quatre pour l’ADB, deux fois huit pour les ports série, dix pour le modem, cinquante pour le disque dur interne, sans parler de la partie vidéo ou du port NuBus avec ses 96 broches ! En réalité, seules 32 broches étaient consacrées au bus de données, et 32 au bus d’adresses : tous se passait comme si la carte-mère était prolongée vers l’extérieur.

APple Powerlatch Diagram
Un diagramme simplifié du Duo MiniDock : on voit bien que la plupart des prises (SCSI, video, série, disquettes…) ne sont pas reliées directement au port PowerLatch (traits fins), mais liées à des puces intermédiaires (traits épais).

Ainsi, les échanges étaient transparents, tant du côté du processeur, que du côté des composants du Dock. Les uns comme les autres ne s’apercevaient même pas qu’ils étaient séparés par un connecteur inhabituel ! Pour cela, Apple avait développé une puce spécialisée (de type ASIC, qui se rapproche d’un système-sur-puce) dédiée au traitement de la vidéo pour l’écran externe, sous le nom de VSC, pour « video subsystem controller » (sous-système de contrôle de la vidéo). Cette puce intégrée au Duo Dock gérait les différentes résolutions de l’écran externe, de 512×384 à 832×624. Elle ne s’arrêtait pas là : elle gérait également directement le port dédié au lecteur de disquettes externe, et contrôlait les autres puces liées aux ports série et au SCSI !

Comme pour beaucoup de Macs à l’époque, un fichier « System Enabler » était nécessaire pour adapter le système d’exploitation à ce nouveau dispositif. On y trouvait notamment le message d’alerte en cas de tentative de connexion d’un Dock à un PowerBook en veille : le PowerBook Duo ne pouvait être inséré ou éjecté que quand il était éteint. Pas question à l’époque de reconfigurer à la volée un système pour se passer du coprocesseur, de la mémoire vidéo supplémentaire, ou des périphériques connectés !

Apple PowerBook Duo Minidock ports
Le MiniDock, qui se contentait d’offrir des prises externes, sans lecteur de disquettes, ni disque dur interne, ni ports NuBus.

Pour la même raison, chaque périphérique compatible PowerLatch disposait de son propre numéro d’identification, permettant à un ordinateur sortant de veille de s’assurer qu’il n’avait pas été connecté à un autre Dock.  Dernière précision : dans ses Developer Notes, Apple indiquait que le système était garanti pour 5000 cycles d’insertion/éjection.

Cookies on Macintosh Internet Explorer 5 Macintosh

Gérer les cookies dans Internet Explorer 5 sur Mac

Tout n’est pas bon dans les cookies, ces petits éléments stockés sur votre disque dur par les sites web que vous visitez. Identifiants, coordonnées, préférences, tout peut être stocké, pour vous simplifier la vie (enregistrer vos réglages par exemple) ou vous suivre à la trace (achats, pages visitées…).

Les deux grands navigateurs que sont Internet Explorer et Safari vous permettent de savoir ce qui est gardé en mémoire sur votre ordinateur, et au besoin de supprimer les éléments indésirables. Dans la fenêtre de Préférences, cliquez sur « Cookies » (IE) ou sur « Sécurité » puis « Afficher les cookies » (Safari). Si la liste qui apparaît semble au premier abord pour le moins obscure, vous comprendrez vite le fonctionnement : les cookies sont affichés selon le site qui les a créés, et disposent chacun d’un nom.

Cookies on Macintosh Internet Explorer 5 Macintosh

À chaque visite, le site en question demande à l’ordinateur le contenu ou la valeur de ce cookie, et peut également la modifier. Cette valeur peut être affichée, mais elle est généralement cryptée ou chiffrée pour des raisons de sécurité. Vous repérerez également rapidement qu’une grande partie des cookies ne viennent pas des sites que vous fréquentez habituellement, mais de régies publicitaires. Ceux-là, vous pouvez vous en débarrasser sans crainte, en les sélectionnant avant de cliquer sur « Supprimer ». N’effacez pas les cookies des sites que vous utilisez habituellement, au risque de devoir entrer à nouveau tous vos réglages !

Cette astuce a été publiée en 2003 dans la revue A Vos Mac.

Brochure Apple France New Macintosh 1997

Une brochure française pour New Macintosh

Nous avons déjà aperçu à plusieurs reprises sur ce blog la mention « New Macintosh », qu’Apple France avait brièvement utilisée entre 1997 et 1998 pour tenter de se relancer, dans l’élan de Think Different et avant le lancement de l’iMac.

En voici le plus bel exemple, avec cette belle brochure de 20 pages, entièrement dédiée à la gamme Apple pléthorique de 1997, celle-là même que Steve Jobs taillera à la serpe dès l’année suivante pour recentrer la marque sur l’iMac, le Power Macintosh G3 et le PowerBook.

Cliquez sur l’image pour naviguer en 3D dans cette brochure !
Brochure Apple France New Macintosh 1997

Cette brochure nous dévoile donc que New Macintosh désignait les ordinateurs exploitant enfin pleinement la puissance des processeurs PowerPC, grâce notamment à Mac OS 8 qui était développé nativement pour ceux-ci. Au passage, en page 3, la marque vieillissait un peu le Macintosh en lui donnant vingt ans, quand celui-ci n’en avait en fait que treize. C’est Apple elle-même qui avait vingt ans en 1997, pas son « ordinateur convivial qui vous saluait quand vous l’allumiez ».

Le Macintosh était ensuite présenté comme intuitif, productif, connecté et collaboratif. La gamme était alors constituée des petits Power Macs : le 4400 pour l’entreprise, le 5500 et le 6500 pour la maison, le 7300, le 8600 et le 9600 pour les professionnels. Du côté des PowerBooks, on retrouvait le 1400 et le 3400. Enfin, Apple proposait aussi toute une gamme de périphériques : écrans, imprimantes jet d’encre et laser, appareil photo, scanner…

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l’iMac G4 « Tournesol »

En 2002, quand Apple présente son nouvel iMac G4 (le premier à s’éloigner du design du premier iMac de 1998), les brochures qu’elle distribue sont minuscules : une feuille A4 pliée en huit, rien de moins ! Dans celle-ci, on retrouve les caractéristiques révolutionnaires de ce premier modèle à écran plat (15 pouces), équipé d’un processeur PowerPC G4, d’un lecteur SuperDrive, et des logiciels iMovie, iTunes, iDVD et iPhoto. Bien que la suite iLife ait été présentée en même temps que ce modèle, la brochure n’en cite pas le nom.

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

La brochure de l'iMac G4

Apple Performa Le Bureau à Domicile

Le bureau à domicile Apple

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une réclame de 1996, dans la droite ligne de la publicité « Apprendre, créer, communiquer, oser ». Le bureau à domicile formait, avec le Studio de Création et le Macintosh de la famille, les trois solutions clé-en-main de la gamme Performa. Un Performa 6400 fourni avec ClarisWorks, ClarisOrganizer, Apple Telecom et vingt autres logiciels et CD-Rom, sans oublier 50% de réduction sur l’imprimante StyleWriter Couleur 2500 soit 1445 francs d’économie. Mais il fallait commander avant le 31 décembre 1996 !

Apple Performa Le Bureau à Domicile

Publicité 1986 PC Technologie

Une publicité des années 1980

Intéressante, cette publicité de 1986 trouvée au verso d’une réclame pour l’Apple IIGS. L’entreprise PC Technologie proposait en France un logiciel conçu par Symantec, permettant de constituer des bases de données et de les interroger en langage naturel (par écrit, hein, faut quand-même pas rêver). Une publicité pas du tout datée, sur le fond comme sur la forme…Publicité 1986 PC Technologie

Près de vingt-cinq ans avant Siri, Symantec avait développé là son premier logiciel, tenant de la base de données et du traitement de texte, et intégrant les récents concepts de l’intelligence artificielle, sous le nom de Q&A (Question & Answers), devenu en français Q&R (Questions & Réponses). Wikipedia nous apprend au passage que Q&A n’a finalement jamais été adapté au Macintosh… Pourtant le logiciel avait quelques atouts, comme ses 600 mots de vocabulaire, ou son affichage WYSIWYG qui permettait d’obtenir à l’impression ce que l’on voyait à l’écran.

L’idée de répondre à des questions en langage naturel a été reprise par des sites comme Ask Jeeves (1996) ou Google Questions and Answers (2007), ou des systèmes comme Sherlock sous Mac OS 8.5 (1998). On retrouve dorénavant ce concept dans tous les assistants vocaux : Siri, Cortana, Alexa… Q&A faisait même mieux que Siri sur un point : il était capable de comprendre plusieurs questions enchaînées !

QuickTake 1000 prototype

Les dessous du QuickTake 1000

Connaissez-vous le QuickTake 1000 ? Si ce n’est pas le cas, foncez lire l’entretien que Marc van de Loo nous a accordé pour MacGénération. Vous y découvrirez l’envers du décor, raconté par un membre de l’équipe Apple Industrial Design Group, qui planchait sur les créations d’Apple au milieu des années 90. Et justement, voici un QuickTake 1000 à l’envers, un cliché partagé par Douglas Stanley, un autre membre de l’équipe.

QuickTake 1000 prototype

On remarquera quelques spécificités de ce QuickTake 1000 par rapport aux QuickTake 100 et 150 : un format plus large et un système de fermeture des objectifs moins proéminent, mais toujours directement lié à l’allumage de l’appareil.

Copie vers un serveur FTP depuis Mac OS 9

Une astuce pour le FTP sous Mac OS 9

Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici maintenant la technique la plus simple pour envoyer vos fichiers sur un serveur depuis MacOS 9 !

Pour cela, nous allons utiliser le logiciel “Explorateur réseau” fourni avec MacOS 9 et les versions suivantes. Lancez le programme, qui vous affiche quelques serveurs dans sa fenêtre principale. Cliquez sur le bouton représentant une main et choisissez “Connexion à…”.

Connexion à un serveur FTP depuis Mac OS 9

Indiquez le nom du serveur (par exemple, ftp.machin.com), puis votre identifiant et votre mot de passe (ils vous ont été fournis lors de votre inscription sur le serveur).

Connexion à un serveur FTP depuis Mac OS 9

L’application se connecte alors au serveur et affiche le contenu de votre dossier. Il ne vous reste plus qu’à glisser vos fichiers depuis le Finder vers la fenêtre de votre dossier distant, comme s’il s’agissait d’une fenêtre du Finder. Vous pouvez également ouvrir les dossiers en double-cliquant, ou utiliser les flèches pour afficher leur contenu.

Copie vers un serveur FTP depuis Mac OS 9

Comme pour une simple copie dans le Finder, une fenêtre apparaît avec une barre de progression et des informations sur le fichier et le temps nécessaire à la copie. Simple et efficace, n’est-ce pas ?

Cette astuce a été diffusée en 2000 dans la revue A Vos Mac.

Apple Publicité Power Mac G4

Publicité : le Power Macintosh G4

Le dimanche, c’est publicité ! Après le Power Macintosh 9500/200 de la semaine dernière, on reste dans le haut de gamme avec cette page A4 vantant les mérites du Power Mac G4. On remarque un style très inhabituel pour la marque, qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à une publicité : Le Power Mac G4 est tout simplement l’ordinateur le plus rapide jamais conçu pour l’utilisation des applications graphiques. Il tire son incroyable puissance du processeur PowerPC G4 avec Velocity Engine.

Apple Publicité Power Mac G4