Une vidéo de 1996 sur la Pippin

Si vous avez connu l’Apple des années 1990, vous vous souvenez sûrement de la Pippin, cet appareil de salon, à la fois lecteur multimédia, console de jeu, et navigateur web. Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, voici un reportage de 1996 au cours duquel Mark Wu présente cet appareil qui ne survivra pas plus d’un an au catalogue de Bandai, le partenaire d’Apple en charge de sa commercialisation.

https://www.youtube.com/watch?v=4ln_CmNtbvQ

Comme l’explique Mark Wu, la Pippin tournait sous Pippin OS, un système d’exploitation dérivé de Mac OS, et installé sur chaque disque. Certains de ces disques incluaient également la version Macintosh du programme, voire une version pour Windows ou DOS. La console permettait également de naviguer sur internet, comme le rappelle Le journal du Lapin, qui a bricolé une interface à base de Raspberry Pi pour relier la console au réseau.

Enfin, Mark Wu nous apprend que la console embarquait 128 kilo-octets de mémoire flash, chargée notamment de stocker les préférences des logiciels et les signets du navigateur.

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader

Le Lisa en 3D : à l’écran, en livre, ou en miniature

Les amateurs de Lisa ont aujourd’hui le choix : soit ils achètent le modèle original qui coûte une fortune, soit ils se contentent de répliques. Dans ce domaine, on trouve deux écoles : ceux qui se contentent de rendu 3D, et ceux qui passent au stade de l’impression 3D.

Dans la première catégorie, on trouve le magnifique travail de Jinwoo Lee, un étudiant qui a eu la chance exceptionnelle de travailler avec le meilleur enseignant dans ce domaine : Bill Dresselhaus, qui n’est autre que le designer à l’origine du Lisa. Ses rendus 3D créés avec Autodesk Fusion 360 sont d’une qualité à couper le souffle et offrent une nouvelle jeunesse au premier ordinateur à interface graphique d’Apple.

Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee
Lisa 3D rendering
Designed by Bill Dresselhaus – Modeled by Jinwoo Lee

Bill Dresselhaus a édité un livre sur l’histoire du Lisa, en utilisant ces rendus 3D parmi des documents d’époque. On ne peut qu’en recommander la lecture (livre disponible sur iBooks).

Le livre de Bill Dresselhaus, le créateur du Lisa d'Apple

Dans la seconde catégorie, on peut aujourd’hui imprimer en 3D une reproduction miniature du Lisa, pour y intégrer les éléments d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. L’auteur de ce modèle le proposait pour 225$ sur Etsy tout équipé, y compris le microscopique écran LCD, et un lecteur de carte SD caché dans la fente d’un des deux lecteurs Twiggy. Malheureusement, le modèle est actuellement épuisé. Il est toujours possible de redécouvrir l’histoire de modèle miniature ici.

3D-printed Apple Lisa
http://vintagemacmuseum.com/remembering-the-lisa-with-a-pixl/

A défaut de ce modèle miniature fonctionnel, il reste possible de bricoler un hub USB et un lecteur de carte SD pour les intégrer dans cet autre modèle dont il était question sur le site Cultofmac il y a quelques temps :

3D-printed Lisa usb Hub SD-card reader
https://www.cultofmac.com/431250/retro-apple-fan-makes-3d-miniatures-of-classic-macs/
Menus détachables de Mac OS X DP1

Les menus détachables de Mac OS X (votez !)

On l’a oublié, mais les premières versions de développement de Mac OS X, en 1999, permettaient de détacher les menus de la barre des menus, pour les positionner selon son bon vouloir sur l’écran. Ce comportement était hérité du système OpenSTEP de NeXT. Il suffisait de glisser la souris au-delà des bordures du menu pour le déposer plus loin.

Menus détachables de Mac OS X DP1

La version Developper Preview 2 conservera cette fonctionnalité bien pratique, qui disparaîtra, hélas, avec l’interface Aqua en janvier 2000.

Menus détachables de Mac OS X DP1

C’est le moment de répondre à notre sondage du jour !

Et vous, aimeriez-vous que les menus de Mac OS X soient à nouveau détachables ?

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publicité 1996 Apple PowerBook 5300 Itinéris

Publicité : PowerBook 5300 et Itinéris

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame parue en 1996, vous promettant de pouvoir assister à une réunion internationale les pieds dans l’eau, grâce au PowerBook 5300, à son processeur PowerPC 603e, et à la liaison internet permise par le réseau GSM Itinéris (l’ancêtre d’Orange). Une manière, d’après Apple, d’emporter tout son bureau dans sa petite musette… Tout à fait dans le ton de la première publicité pour le PowerBook Duo, qui vous invitait en 1994 à faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case.

publicité 1996 Apple PowerBook 5300 Itinéris

Macintosh Classic Lamp

L’idée de cadeau du jour : la lampe Macintosh Classic

Vous cherchez une idée de cadeau ou de déco ? Alors cette jolie petite lampe de chevet créée tout simplement dans un Macintosh Classic est pour vous ! Vous la trouverez sur eBay, au prix un peu salé de 275 euros, auxquels il faudra ajouter 18 euros de frais de port pour la France…

Macintosh Classic Lamp

Si vous préférez, vous pouvez toujours acheter un bon vieux Mac Classic (comme celui-ci), un peu de plexiglas, et dégainer la mini-perceuse dremel ! Et si vous cherchez de l’inspiration, vous pouvez relire notre article « Que faire avec un vieil iMac » publié l’année dernière.

Le code source du jeu Breakout par Steve Wozniak, pour Apple et Apple II

Le code source de Breakout pour Apple II

On le sait, le jeu Breakout est un élément fondamental dans l’histoire d’Apple. La création de ce jeu est le premier travail commun de Steve Jobs, qui est chargé de sa mise au point par son employeur Atari, et de Steve Wozniak, son ami travaillant chez Hewlett-Packard, qui vient l’épauler sur son temps libre. L’argent gagné par Steve Jobs, très inégalement réparti entre les deux comparses, sert à financer la création d’Apple quelques mois plus tard.

C’est ensuite ce même jeu qui sert de référence à Steve Wozniak quand il conçoit son premier Apple et le langage Basic qui l’accompagne. Il veut pouvoir le programmer de manière logicielle (là où Atari avait conçu des puces électroniques dédiées à ce jeu) et le faire bénéficier d’un affichage en couleurs (quand l’écran de la borne Atari était noir et blanc, avec des scotchs colorés sur les lignes de briques).

Voici donc, extrait du manuel de l’Apple II de janvier 1978, le code-source de la version Basic de Breakout et la description du programme.

Le code source du jeu Breakout par Steve Wozniak, pour Apple et Apple II

Le code source du jeu Breakout par Steve Wozniak, pour Apple et Apple II

La première mouture du code source, développée pour l’Apple, était différente dans le “Mini manuel” diffusé avec les premiers Apple II produits. On peut la trouver sous forme numérisée sur le site ManualsLib.

PowerBook 2400c et son lecteur de disquettes

Bon anniversaire le PowerBook 2400c

Le 8 mai 1997, Apple présentait son petit dernier. Le PowerBook 2400, nom de code « Comet », prenait dans la gamme Apple la place laissée vacante par l’abandon des PowerBooks Duo deux ans auparavant. Pour 3500 dollars environ, il se glissait entre le PowerBook 1400 (moins cher, mais plus gros et moins puissant) et le PowerBook 3400 (plus gros, plus puissant et plus cher). Il était équipé d’un processeur 603e à 180 Mhz et d’un écran 10.4 pouces en 800×600. Et surtout, surtout, il avait ses quatre flèches configurées en « T inversé », une exception parmi les portables d’Apple.

PowerBook 2400c

Pour réduire son volume et son poids, Apple avait chargé son sous-traitant IBM de débarrasser ce modèle de tout le superflu : pas de lecteur de CD, et pas de lecteur de disquettes. Ce dernier se trouvait en format externe, connecté via une prise propriétaire qu’aucun autre appareil Apple n’utilisera et qui était totalement identique mais parfaitement incompatible avec le connecteur 17mm à 26 broches de la gamme ThinkPad d’IBM.

PowerBook 2400c et son lecteur de disquettes

La commercialisation du PowerBook 2400c cessera dès le mois de mars 1998, au profit du PowerBook G3, remplaçant à lui tout seul tous les modèles de la gamme portable d’Apple. Seul le Japon poursuivra un moment l’aventure, avec un modèle porté à 240 Mhz. En tout cas, comparé au PowerBook G3 « WallStreet » de 1998, pas de doute, le 2400c était vraiment un ultraportable !

PowerBook 2400c sur un PowerBook G3 WallStreet

Apple 1983 ad for the Lisa

La pub du dimanche – Lisa

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1983 pour le Lisa. On imagine à peine à quel point cet ordinateur était révolutionnaire à sa sortie : à l’époque, ni la souris, ni l’interface graphique, n’étaient connues du grand public, et leur existence dans les laboratoires de recherche n’était connue que des passionnés d’informatique. Imaginez qu’en ce temps-là, même les agences de publicité découpaient aux ciseaux une copie d’écran pour (mal) l’inclure dans la photo de l’ordinateur ! Au passage, remarquez les deux lecteurs Twiggy de ce premier Lisa, qui seront rapidement remplacés par un seul lecteur 3″1/2 sur le Lisa 2.

Apple 1983 ad for the Lisa

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Comment garder nos secrets… secrets.

Voici un beau document dont nous ne vous avions pas encore parlé : une brochure de l’Information Protection Program, cet outil interne au service de la protection des secrets d’Apple. Le titre de cette brochure ne laisse aucun doute : Comment faire en sorte que les secrets de notre succès le restent. Secrets.

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Dans les pages intérieures de cette grande brochure éditée en 1989, on découvre les cadres d’Apple mis en scène pour diffuser de bons conseils visant à préserver les secrets de la marque. Le premier d’entre eux, c’est bien sûr John Sculley, le grand patron, recommande de tout passer à la broyeuse : documents stratégiques, plannings, organigrammes… Faites que le futur mérite qu’on l’attende !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

On trouve aussi Jean-Louis Gassée, président d’Apple Products, qui recommande de tamponner « Confidentiel » tous les documents qui le méritent, en précisant au besoin « Accès restreint », « Besoin d’en connaître » et « Apple Eyes Only », comme dans les meilleurs romans d’espionnage. Del Yocam, le président d’Apple Pacific, recommande de tenir sa langue lors des dîners avec les clients et les partenaires, et même avec sa famille. On n’imagine pas le nombre de concurrents qui choisissent justement les mêmes restaurant que nous !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

On y trouvait aussi, parmi d’autres, Chris Espinosa, huitième employé d’Apple, et sa mère Sue Espinosa, également salariée de la marque, se mettent en scène pour expliquer qu’il y a des choses que même votre mère ne devrait pas savoir, même si elle travaille pour Apple !

How To Keep The Secrets of Our Success Exactly That. Secrets. Apple brochure

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

Bon anniversaire le Macintosh 512K !

Le 10 septembre 1984, quelques mois après la sortie de son premier Macintosh, Apple proposait un modèle mieux doté en mémoire vive. Identique à l’extérieur, mais équipé de 512 Ko de mémoire vive, contre 128 Ko seulement pour le modèle original. Il y a quelques mois, nous vous en avons présenté la brochure interne, destinée aux revendeurs, qui avaient alors dû faire face au mécontentement des premiers acheteurs…

Apple does it again (Hello again Macintosh 512K)

1995 Apple News : RISC PowerPC vs CISC Pentium

Pentium VS PowerMacintosh

En janvier 1995, Apple met à jour sa gamme Macintosh inaugurée dix mois plus tôt. Tous les modèles gagnent quelques mégahertz, ce qui n’était pas négligeable à l’époque. À cette occasion, le magazine Apple News, organe de propagande officielle d’Apple France, fait le point sur l’évolution de la gamme, en insistant sur le rôle de la technologie de processeurs RISC dans cette avancée rapide.

1995 Apple News : RISC PowerPC vs CISC Pentium

Un graphique compare les performances des différents Power Macintosh, face aux PC de l’époque (du 486/33 au Pentium 100 sous Windows 3.1), et ne laisse aucun doute sur la performance des machines d’Apple dans ces tests portant sur l’utilisation de dix applications courantes. Comme pour s’excuser, la marque précise bien qu’il ne s’agit pas d’entrer dans une course de performance, puisque les Power Macintosh sont plus performants que l’ensemble des micros du marché… Non, Apple veut juste vous permettre de gagner en productivité, et faire émerger de nouvelles applications.

Comptez de 13.000 à 46.500 francs TTC selon le modèle, unité centrale seule. Si vous disposez déjà d’un Macintosh à base de processeur 68040, comme le LC 475 ou le Performa 630, vous pouvez acheter une carte de mise à niveau équipée d’un processeur PowerPC 601, pour 4400 francs TTC. Système 7.5 et 8 Mo de mémoire vive nécessaires…

Apple company store shopping bag

Visitez le Company Store d’Apple en réalité virtuelle

Connaissez-vous le Company Store d’Apple ? C’est une boutique un peu particulière, nichée au siège historique d’Apple à Cupertino. Ouvert tant aux salariés de la marque qu’au grand public, il permet de dénicher de nombreux accessoires aux couleurs de la pomme. Enfin, il permettait de dégoter tout cela, puisque depuis quelques années, c’est devenu un Apple Store quasiment comme les autres. Heureusement, sur l’un des CD des premières versions beta de QuickTime, on peut découvrir une visite guidée de cette boutique telle qu’elle était au début des années 90. Voici tout d’abord un gif animé de l’entrée dans le magasin :

Apple company Store

Sur le CD, la visite se poursuivait au format QuickTime VR, le pionnier de la réalité virtuelle sur Macintosh. Faute de pouvoir convertir ce bon vieux QTVR dans un format plus moderne, en voici une capture d’écran qui vous donnera un petit aperçu.

Enfin, le CD permettait aussi d’examiner sous toutes les coutures un sac de la boutique (en papier, déjà à l’époque), dans l’autre format de QuickTime VR, le format objet. Là encore, faute de disposer d’une version moderne de ce format bien pratique, j’en ai fait une version GIF.

Apple company store shopping bag

Pour nos lecteurs qui auraient raté les précédents épisodes, rappelons que nous avons déjà croisé sur ces CD un vieux logo QuickTime aux couleurs psychédéliques typiques des années 90, et un Monsieur Macintosh particulièrement angoissant.

Publicité Apple Mac OS 8.5

Publicité : un nouveau Mac pour 590 francs

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une publicité pour Mac OS 8.5, une mise à jour majeure du système, commercialisée en octobre 1998. À l’époque, ce type de mise à jour s’achetait en magasin, pas sur Internet ! Évidemment, vu le prix des machine à l’époque, un nouveau Macintosh pour 590 Francs (hors taxes) pouvait faire sourire. Mac OS 8.5 offrait quelques nouveautés bienvenues : l’outil de recherche Sherlock, des ascenseurs de navigation affichant un curseur de taille variable, un nouveau menu Applications détachables pour passer d’un programme à l’autre aisément… Mais les nouveautés les plus marquantes se trouvaient sous le capot, avec un important travail de réécriture qui réservait ce système aux Macs équipés d’un processeur PowerPC.

Publicité Apple Mac OS 8.5
Remarquez que Sherlock permettait déjà, en cette fin d’année 1998, des recherches en langage naturel, comme « Why is the sky blue ? » : pourquoi le ciel est-il bleu ? Apple précisait dans les petits lignes : « Les sites mentionnés servent d’exemple et n’ont pas l’intention de ressembler aux sites existantes. Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite ». Au même moment, Google occupait encore un garage dans une maison californienne et employait trois personnes…

Lire les informations d'une application sur Mac

Souvenir – La mémoire souhaitée

Vous souvenez-vous qu’avant MacOS X, l’utilisateur était libre d’allouer à chaque application la quantité de mémoire vive qu’il souhaitait ? C’était le genre de liberté dont on aurait bien aimé se passer, et qui était héritée directement du premier Macintosh. L’éditeur du logiciel indiquait un niveau de mémoire vive conseillé, et on réglait soi-même le niveau minimum de mémoire vive disponible en-dessous duquel l’application refusait de se lancer, et le niveau de mémoire que l’on souhaitait allouer au logiciel.

Lire les informations d'une application sur Mac

Et là, les plus jeunes lecteurs se demandent : « Mais pourquoi ? ». Et en effet, il paraît aujourd’hui logique que chaque logiciel se débrouille avec le système en fonction de ses besoins à un instant T. Mais à l’époque (jusqu’au remplacement de Mac OS 9 par MacOS X, en 2001), le Système ne s’occupait pas de ça. Chaque logiciel encombrait une quantité donnée de mémoire vive, même s’il n’en avait pas besoin. Et si l’utilisation du logiciel nécessitait plus de mémoire, le logiciel quittait, dans le meilleur des cas après un avertissement préalable ; dans le pire des cas, sans rien dire, et avec un plantage généralisé !

Mémoire vive PowerPoint presque saturée

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Publicité : le multi-média multi-accessible

Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.

Publicité Apple 1997 : le multi-média multi-accessible Performa 5260

Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…

Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !

Des effets spéciaux avec QuickTime

Vous utilisez QuickTime pour lire des vidéos, peut-être même pour les modifier par simple copier-coller ? Vous pouvez aller beaucoup plus loin ! Simplement en utilisant le menu « Exporter » à la place du menu « Enregistrer ». Cliquez sur le bouton « Options » : une nouvelle fenêtre apparaît, avec des réglages pour le son et la vidéo. Le bouton Réglages permet de choisir le type et la qualité de la compression ; le bouton Taille permet de changer la surface de la vidéo. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est le bouton Filtre.

Filtres d'export de QuickTime

Avec lui, vous obtenez une quinzaine de filtres qui permettent de modifier sans vous fatiguer l’aspect d’un film. Ainsi, vous pourrez facilement transformer votre dernier rush de vacances en film des années 30 ou en vieux Super8, vous pourrez changer les couleurs et la netteté, ou même ajouter un halo !

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide

Un clavier translucide pour PowerBook 2400c

On sait que les Japonais ont été très friands du PowerBook 2400c, ce portable très compact commercialisé par Apple en 1997, accompagné de son lecteur de disquettes externe aux courbes inédites. Les Japonais sont de manière générale très intéressés par les ordinateurs compacts, comme le Classic Couleur jadis.

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide
href=”https://www.aventure-apple.com/blog/wp-content/uploads/2018/06/download-1-3.jpg”> Image : Yahoo Auctions (Japon)[/
Sur le site d’enchères du Yahoo! local, on trouvait jusqu’à hier un modèle complet, avec un petit bonus : un clavier translucide, le genre de gadgets dont les Japonais ont le secret. Ça n’a pas la classe du clavier du PowerBook G3 Series « Bronze », mais ça fait son petit effet.

Macintosh PowerBook 2400c avec clavier translucide Image : Yahoo Auctions (Japon)
Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

Une brochure pour l’ImageWriter

Comme nous fêtons aujourd’hui les 35 ans de l’imprimante ImageWriter, c’est l’occasion de retrouver au fond d’un carton cette brochure d’époque.

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

D’après Apple, l’ImageWriter était tout simplement la meilleure imprimante matricielle disponible pour un ordinateur Apple. Résultats professionnels, vitesse, qualité du texte et des images, simplicité d’utilisation, et petit prix !

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

On aurait du mal à utiliser le même adjectif aujourd’hui, mais Apple décrivait réellement son imprimante comme « silencieuse ». On doit en revanche la croire sur parole quand elle nous garantit que la tête d’impression est conçue pour cent millions d’impacts !

Brochure pour l'imprimante ImageWriter d'Apple

Un ventilateur pour le premier Macintosh

Quand Steve Jobs présente son Macintosh en 1984, il insiste sur le silence exceptionnel de cet ordinateur tout-en-un. Il avait déjà fait le coup avec l’Apple III, mais la conception de celui-ci, avec sa dissipation thermique par une lourde base en fonte, s’était avérée inadaptée. Pour le Macintosh, l’erreur ne sera pas reproduite : le Macintosh se ventilera par convection naturelle, l’air chaud s’échappant par les grilles situées en haut de la machine, remplacé par l’air frais provenant des grilles du bas. Il faut croire que ce n’était pas toujours suffisant, puisque des fabricants d’accessoires proposeront rapidement des dispositifs destinés à ventiler le Macintosh en aspirant l’air chaud par les ouïes situées sous la poignée de transport. C’est ainsi que naîtront le MacFan de Blowhard Industries qui coûtait 120 dollars, ou le Kensington Saver, disponible pour 99 dollars.

Kensington Saver macintosh
Image : Apple Fritter

Ces boîtiers, en évitant la surchauffe du Macintosh, permettaient d’éviter certains soucis liés à sa carte graphique ou à son alimentation. Mieux : dans le boîtier, en plus du ventilateur, on trouvait également un fusible destiné à protéger l’ordinateur des surtensions. Le boîtier disposait donc d’un câble d’alimentation branché sur le secteur, et d’une courte rallonge destinée à alimenter le Mac lui-même (et également un disque dur externe dans le cas de Kensington). On en trouve dorénavant quelques-uns sur eBay, comme ce MacFan pour 30 euros, ou cet autre MacFan, au même prix, ou bien ce Kensington Saver pour 60 dollars seul, ou 140 dollars avec un Macintosh Plus.

Macfan Blowhard
Image : eBay

Apple ayant peu modifié le boîtier de son Macintosh, les mêmes ventilateurs sont compatibles avec les différents modèles qui lui ont succédé : Plus, SE, Classic, Classic II, Performa 200… L’intérêt est cependant limité, puisqu’un ventilateur interne apparaîtra dès le Macintosh SE.

Et si vous vous posez la question : oui, d’autres ordinateurs Apple pouvaient bénéficier du même type d’excroissance. Ainsi, toujours sur eBay, on pouvait trouver récemment ce Kensigton System Saver pour Apple II et Apple IIe ou ce modèle destiné à l’Apple IIgs, à intercaler entre l’unité centrale et l’écran.

Image : eBay
Image : AppleRescue of Denver
AppleTalk PC Card

L’AppleTalk PC Card et la compatibilité PC

A l’occasion de l’article d’hier dédié au lancement des Macs ouverts en 1987, nous avons redécouvert une carte d’extension un peu particulière : l’AppleTak PC Card. À cette époque où la domination de l’IBM PC commençait à s’affirmer, la cohabitation d’un écosystème incompatible face au standard à la mode pouvait intriguer, voire inquiéter. Apple avait donc tendu plusieurs fois la main vers son concurrent, par exemple en commercialisant l’AppleTalk PC Card, une carte destinée à rendre l’IBM-PC compatible avec le réseau AppleTalk présenté en 1986. On trouve peu de trace de cette carte dont la diffusion est restée confidentielle : quelques mots sur le site de Bill Fernandez, ingénieur de la grande époque chez Apple, et cette photo de presse sur le site d’enchères eBay.

AppleTalk PC Card

Cette carte d’extension coûtait 399 dollars, auxquels il fallait ajouter le kit de connexion AppleTalk à 75 dollars, comme l’annonçait cet article de PC Mag d’avril 1989. Un autre article, retrouvé dans un ouvrage édité par l’Université du Michigan en janvier 1987, précisait que l’AppleTalk PC Card permettait de traduire les fichiers MS-DOS dans le langage PostScript utilisé par la LaserWriter. Seuls certains logiciels étaient supportés : WordStar, MultiMate, Microsoft Word et Lotus 1-2-3.

Cette carte s’inscrivait dans les efforts d’Apple pour assurer à ses clients une cohabitation apaisée avec le standard IBM-PC qui s’affirmait à l’époque. Didier Diaz, chef de produit en charge du Macintosh II, déclarait dans l’entretien dont nous vous parlions hier qu’Apple ne produirait pas de clone PC. En revanche, les produits de coexistence étaient encouragés, notamment les solutions de connectivités pour échanger des données (Mac Link, PC-to-Mac-Bridge…), et Apple avait même développé sa solution maison : l’Apple Document Content Architecture (DCA), capable de traduire des documents MS-DOS au format MacWrite. Elle proposait aussi l’AppleLine 3270 File Transfer Software, pour échanger des fichiers entre le Macintosh et le format de serveur 3270 d’IBM. Apple disposait également à son catalogue d’une carte de compatibilité avec le lecteur de disquettes IBM, et bien sûr de cette carte AppleTalk pour PC.

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Ceci n’est pas un Spartacus !

On connaît bien le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh, cet ordinateur commercialisé en série limitée en 1997, pour fêter les vingt ans d’Apple, avec un peu de retard… On connaît moins l’histoire de son développement, qui remonte à 1992, quand Apple commence à s’interroger sur la manière d’offrir un successeur au Macintosh Classic Couleur. Mais pas un simple ordinateur, non : un système qui trouverait sa place au salon, comme la télévision et la chaîne hi-fi. Cinq années de recherche s’ensuivirent, sous le nom de code Pomona. Cinq années pour boucler la boucle, imaginer dix modèles différents, et finalement reprendre le premier modèle en mousse de Robert Brunner (inspiré par le danois Bang & Olufsen), et le faire renaître en une réalisation magistrale de Jonathan Ive.

Apple 1993 Spartacus Pomona Concept

Tout cela, on l’apprend dans l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois. Vous y retrouverez de nombreuses photos, parmi lesquelles celle-ci, dont la légende précise qu’il s’agit d’un concept lié au déploiement d’une famille Spartacus. Ce modèle aurait eu un petit écran de 10,5 pouces, contre 12 pouces sur le modèle de 1997.

Apple 1993 Spartacus Little Concept

Ce qu’il y a de mieux avec le Mac est encore mieux

Le Système 7.5 était la grosse mise à jour de l’automne 1994, pour le Système 7 qui a tourné sur nos Mac de 1991 à 1997. Dans ce petit dépliant que nous avons récemment retrouvé, Apple prévenait ses clients : « Ce qu’il y a de mieux avec le Macintosh est encore mieux  ».

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

Apple détaillait ensuite les nouveautés du Système 7.5, le « nouveau standard pour l’ordinateur facile à utiliser » : Apple Guide et les bulles d’aides, l’Aide-mémoire (« Stickies » en version originale), la compatibilité DOS et Windows, la facilité d’impression, un système intégré de messages électroniques PowerTalk, des avancées pour les utilisateurs de PowerBook, AppleScript, QuickTime, MacTCP pour se connecter à d’autres ordinateurs et « d’autres réseaux TCP/IP comme l’Internet », et même DigiSign, une technologie de signature électronique de documents.

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

La dernière page du document revenait sur l’Apple Guide, un système d’aide intégré qui disposait de son propre menu — et dont l’icône représentait à la fois un point d’interrogation et une ampoule, pas bête ! Le système était surtout connu pour les bulles d’aides qu’il pouvait activer à l’écran et qui suivaient les éléments survolés par le curseur de la souris pour apporter une aide contextualisée.

The best thing about Macintosh just got better 1994 Apple ad

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Un PowerBook 170 JLPGA aux enchères

Si vous disposez d’un compte sur le site d’enchères de Yahoo au Japon, c’est le moment de faire chauffer la carte bleue : on y trouve pour encore quelques heures un très rare PowerBook 170 JLPGA. Il s’agit d’une édition limitée, produite à 500 exemplaires en 1992 à l’occasion d’un tournoi de golf féminin japonais connu sous le nom de JLPGA.

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Mis à part son clavier mixte américain et japonais, et ses plastiques bigarrés reprenant les couleurs du logo Apple , c’est un PowerBook comme les autres, avec son écran de 9,8 pouces et son processeur 68030 à 25 Mhz.

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Contrairement à beaucoup de ses congénères, celui-ci dispose encore du clapet arrière destiné à masquer les prises, de couleur rouge sur cette série limitée, tout comme le cache de la batterie. Le prix d’entrée est fixé à 550,000 yens, soit environ 4500 euros. Pour le moment, aucun enchérisseur ne s’est déclaré !

Japan JLPGA PowerBook 170 série limitée

Dialogue d'enregistrement type Système 7

Une astuce pour les dialogues d’enregistrement

Dans notre rubrique Astuces : comment remonter de dossiers en dossiers jusqu’à la racine du disque dur, dans les dialogues d’enregistrements du Système 7 ?

Dialogue d'enregistrement type Système 7

Même sous MacOS 8, certaines applications utilisent encore l’ancien dialogue d’enregistrement et d’ouverture de fichiers hérité du Système 7. Ce qui nous intéresse ici dans la fenêtre, c’est la petite icône en haut à droite de cette fenêtre, qui indique le nom du disque utilisé. Si vous cliquez sur le nom du disque, vous remontez d’un niveau dans la hiérarchie, jusqu’à vous retrouver sur le bureau. C’est souvent plus rapide que de passer par le menu déroulant, seule solution dans les nouveaux dialogues de MacOS 8.5.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Le clavier du Macintosh, sans flèches

Pourquoi le premier Mac avait un clavier sans flèches

Pourquoi n’y a-t-il pas de flèches sur le clavier du premier Macintosh ? Tout simplement parce que Steve Jobs voulait absolument contraindre les utilisateurs à faire usage de la souris, et empêcher les concepteurs de logiciels de se contenter d’adapter pour le Mac leurs logiciels pour Apple II ou PC, où le pavé directionnel assurait l’essentiel de la navigation dans l’interface. Pour la même raison, ce clavier était dénué de touches de fonctions, très utilisées sous DOS, et de pavé numérique (les touches 2, 4, 6 et 8 étant souvent utilisées en tant que touches directionnelles). Les flèches et les chiffres ne feront leur retour qu’avec le Macintosh Plus, en 1986.

Le clavier du Macintosh, sans flèches
Ne cherchez pas, il n’y a pas de flèches en bas à droite du clavier…

Il fat se souvenir qu’à l’époque, l’interface graphique et la souris étaient perçues comme des gadgets un peu infantilisants. Si certains commentateurs avaient tout de suite vu le potentiel de ces technologies, d’autres n’y avaient pas cru du tout. Ainsi, John Dvorak écrivait le 19 février 1984 dans le San Francisco Examiner : « Apple ne comprend tout simplement pas l’esprit de l’informatique personnelle. Apple pense savoir ce que vous voulez. Mais elle ne répond pas à la question “Pourquoi ?”, comme dans “Pourquoi voudrais-je cette machine ?”. Le Macintosh utilise un dispositif de pointage expérimental appelé “Souris”. Il n’y a aucune preuve que les gens veulent utiliser cette chose ».

Source : Biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson (p. 138) ; AAPLInverstors.net

iPod Radio Remote on eBay

Bon anniversaire l’iPod Radio Remote

Le 10 janvier 2006, Apple présentait un nouvel accessoire pour sa gamme iPod, qui alliait « le confort de la télécommande filaire à de nouvelles fonctionnalités radio FM pour iPod nano et iPod cinquième génération ». Comme le soulignait alors Greg Joswiak, vice-president of Worldwide iPod Product Marketing d’Apple : « iPod Radio Remote, c’est à la fois la meilleure télécommande disponible et la meilleure expérience radio FM pour iPod ».

iPod Radio Remote

Pour 55 euros, cet accessoire permettait à l’iPod d’afficher la station et les informations du morceau à l’écoute pour les stations qui prenaient en charge la norme RDS (Radio Data System). Il évoluera avec la gamme d’écouteurs iPod, dont nous avons déjà présenté les évolutions dans ce blog.

iPod Radio Remote
Tout le génie d’Apple : le visuel du nouveau casque reprend très exactement le positionnement du fil de son prédécesseur… à croire qu’ils n’ont changé que l’iPhone et les oreillettes sur la photo !

Si vous en cherchez, on en trouve régulièrement sur eBay, parfois même dans leur emballage d’origine, comme sur cette offre à 76,90 euros (premier modèle) ou celle-ci, à 65 £ (deuxième modèle).

iPod Radio Remote on eBay
Image : eBay

Un Apple IIe transparent

Vous vous souvenez de ces boîtiers transparents pour Macintosh SE, produits par MacEffects au travers d’un projet Kickstarter ? Eh bien sachez que les mêmes doux-dingues proposent un boîtier transparent pour l’Apple IIe (et tout le nécessaire pour y faire tenir un Apple IIGS, pour les amateurs du kit IIGS Stealth).

Si vous avez plein de sous et que vous ne savez pas quoi en faire, vous pouvez actuellement vous offrir sur eBay le premier prototype moulé par l’équipe de MacEffects. Pour la modique somme de 1800 dollars (soit seulement 1500 euros), vous aurez le plaisir de disposer d’une pièce unique, avec son clavier transparent correspondant à un autre projet Kickstarter.

 

Le manuel du Macintosh Plus

Les croquis du Mac Plus

Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera dans ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : hier, nous vous présentions les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Aujourd’hui, voici les croquis illustrant les versions plus récentes du manuel.

Le manuel du Macintosh Plus

Le manuel du Macintosh Plus

Le manuel du Macintosh Plus

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Une brochure pour le Power Mac G4

La semaine dernière, nous vous avons présenté une brochure pour le Power Mac G5, datée de 2003. En voici une autre de la même année, vantant la dernière version du Power Mac G4, surnommée « Mirrored Drive Doors » en raison de ses portes de lecteurs optiques brillantes comme des miroirs.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Cette dernière mise à jour du Power Mac G4 disposait de processeurs cadencés de 1 à 1,42 Ghz. Seul le modèle à 1,25 Ghz sera conservé au catalogue lors du lancement du Power Mac G5, afin de proposer un Power Mac abordable.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Le Power Mac G4, comme le Power Macintosh G3 bleu-blanc avant lui, disposait d’un système très innovant pour permettre l’accès immédiat aux composants : un côté du boîtier s’ouvrait, emportant avec lui la carte-mère et révélant les autres composants.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Bien évidemment, les performances de cette gamme étaient largement mises en valeur dans cette brochure. Les technologies de Mac OS X, telles que Quartz, QuickTime ou OpenGL, n’étaient pas oubliées. La marque promettait un Photoshop 78% plus rapide que sur l’iMac G4 à 1 Ghz, et un Final Cut Pro 3 204 % plus rapide que sur le Power Mac G4 à 500 Mhz. On s’étonnera d’ailleurs que le modèle d’entrée de gamme à 1 Ghz ne se montre que 54% plus rapide que son ancêtre, pourtant cadencé à une fréquence deux fois inférieure à la sienne…

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Dernier petit détail : cette génération de Power Mac G4 fut la dernière à disposer d’un port audio amplifié, spécialement dédié aux petites enceintes Apple Pro Speakers.

Clavier Apple IIe pomme non croquée

Une autre mise à jour Apple IIGS Stealth (avec des pommes non-mordues)

Le mois dernier, nous vous présentions un kit de mise à jour de l’Apple IIe en Apple IIGS, en vente sur eBay, pour la modique somme de 12.000 euros… Si vous trouvez que ça fait un peu cher, sachez qu’un autre passionné met en vente ce même kit, accompagné d’un deuxième carton contenant un boîtier de remplacement pour l’Apple IIe devenu Apple IIgs, et une petite surprise…

APple IIe replacement kit for IIgs Stealth upgrade
Image : eBay

En effet, là où le kit « simple » proposait uniquement de changer le fond de la machine et l’étiquette sur le boîtier, ce deuxième carton permettait de disposer d’un boîtier tout neuf. Ainsi, vous pouviez conserver votre ancienne carte-mère d’Apple IIe dans votre ancien boîtier. Finalement, c’était presque comme acheter un Apple IIGS complet : ne restait plus qu’une alimentation à trouver pour l’installer dans l’ancien Apple IIe. Avec son nouveau boîtier. Enfin bref.

Apple IIe replacement kit for IIgs Stealth upgrade
Image : eBay.

Nous avons pris contact avec le propriétaire de ces cartons, et lui avons fait part de notre étonnement : les pommes sur son clavier ne sont pas mordues ! Nous n’avions jamais croisé une telle anomalie. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une erreur d’un sous-traitant. On peut plutôt imaginer qu’il s’agissait d’un achat personnel du propriétaire : un clavier compatible Apple IIe, fabriqué par une entreprise qui avait pris la sage précaution de ne pas contrefaire le logo Apple. D’ailleurs, le positionnement des mentions Tab, Shift ou Esc n’est pas non plus celui des claviers Apple, où elles sont habituellement inscrites en haut à gauche de chaque touche. Sans parler du mode d’emploi tapé à la machine, ce qu’Apple ne faisait plus depuis longtemps en 1986… Bref, on peut raisonnablement penser à une production de Staff, spécialiste des claviers compatibles à l’époque (comme ce K8AP, disponible ici sur eBay pour 90 euros), et précautionneux avec le logo Apple :

Clavier Apple IIe pomme non croquée
Image : http://www.nightfallcrew.com

[Mise à jour le 16/01/19] Un contact avec le vendeur nous a permis de disposer de la deuxième page du document polycopié fourni dans le carton du boîtier. Il s’agit bien d’un mode d’emploi pour monter un clavier, mais il s’agit de la marque JAMECO ELECTRONICS. Cette marque, fondée en 1974, existe toujours et vous pouvez visiter son site web. Nous avons tenté de prendre contact avec eux pour discuter de leurs jeunes années, sans résultat pour le moment…

Le propriétaire de ces cartons explique qu’un membre de sa famille les avait achetés avec l’intention de trouver ensuite un vieil Apple IIe à mettre à jour, ce qu’il n’avait finalement jamais pris le temps de faire. Toutes les disquettes et manuels sont fournis, encore sous leur blister. Une belle pièce sans aucun doute, aux enchères à partir de 3000 dollars, à moins que vous ne préfériez faire une offre directe.

Apple IIe replacement kit for IIgs Stealth upgrade
Image : eBay
Apple News 1995 Mac OS

La naissance de Mac OS… et d’OpenDoc

Nous en parlions hier, à l’occasion de la présentation d’une publicité de 1995 pour Mac OS 7.5 : le système d’exploitation du Macintosh a vécu plus de 10 ans avant qu’Apple lui trouve un nom. On parlait jusqu’alors du « Système », tout simplement : système 6, système 7… Mais en 1995, face au rouleau-compresseur Windows, Apple a besoin d’un symbole, faute peut-être de disposer de perspectives claires quant à l’avenir de son système d’exploitation. Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.

Apple News 1995 Mac OS

Certes, le choix alors tout récent de basculer les Macintosh sur les processeurs PowerPC RISC allait s’avérer payant, tout du moins pour les dix années qui suivront. Mais avec le recul, on sourit de voir la version 7.5 du système présentée comme « le système d’exploitation des années à venir », s’appuyant notamment sur OpenDoc, une technologie maison qui sera la première à être abandonnée lorsqu’Apple se verra contrainte d’adopter un nouveau système d’exploitation en achetant NeXT, à la fin de l’année 1996. OpenDoc devait permettre de rendre les applications et les documents totalement indépendants des plate-formes matérielles et des systèmes utilisés. Chaque document pouvait faire appel à différents modules d’édition et de lecture, répondant tous au même cahier des charges, mais distribués par des développeurs indépendants et concurrents. Le pire dans cette histoire ? C’est qu’OpenDoc n’était même pas intégré à Mac OS 7.5, comme le relève cet article !

Apple pays half (Apple IIGS ad)

Quand Apple payait la moitié…

Au printemps 1987, Apple commercialise son Apple IIGS depuis déjà six mois. Face à lui, la gamme Macintosh vient de s’enrichir de deux modèles emblématiques : le Macintosh II et le Macintosh SE. Pour booster les ventes de ce nouveau modèle de la famille Apple II, Apple prolonge son offre promotionnelle « Apple pays half » : elle propose de rembourser la moitié du coût des accessoires achetés en même temps qu’un Apple IIGS. Pour faire connaître cette initiative, elle diffuse des cartes postales que les clients peuvent s’envoyer les uns aux autres, comme celle-ci, partie de Des Moines, dans l’Iowa.

Apple pays half (Apple IIGS ad)

Apple pays half (Apple IIGS ad)

Why the Brow Box

Du carton recyclé pour l’iMac Pro

Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…

Why the Brow Box

Apple Workgroup Server 60 et 80 1993 ad

Publicité : les Workgroup Servers de 1993

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1993. « Tout ce que vous attendiez de serveurs de travail d’Apple… et même ce que vous n’attendiez pas », promettait Apple en présentant ses Workgroup Servers 60 et 80, à un prix tout à fait inattendu : 2949 $ pour le premier, 5489 $ pour le second. Un petit modèle idéal pour les écoles et les PME, un second plus puissant, pour les clients exigeants, avec son système de sauvegarde sur bande DAT. Tous deux étaient livrés avec le Système 7.1 et AppleShare 4. Et n’oublions pas le Workgroup Server 95, sous A/UX, l’Unix d’Apple, dont le prix était soigneusement oublié (entre 7500 et 9300 dollars selon everymac.com).

Apple Workgroup Server 60 et 80 1993 ad

Apple / Samsung : On enterre la hache de guerre

C’est officiel : Apple et Samsung ont enterré la hache de guerre, après sept ans de combat judiciaire acharné. Les détails de l’accord ne sont pas rendus publics, mais l’on imagine que cette bataille de tribunal finissait par coûter cher aux deux entreprises qui, par ailleurs, poursuivent leur collaboration dans de nombreux domaines.

Cet événement n’est pas sans rappeler un autre accord, signé il y a presque 21 ans, le 6 août 1997. Apple et Microsoft mettaient alors fin à plus de dix ans de procès : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engageait à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, acceptait d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs. Microsoft, au passage, investissait 150 millions de dollars dans la Pomme, ce qui conduira certains journalistes à affirmer que Microsoft venait de racheter Apple. Il ne devrait pas en être question cette fois-ci…

Couverture du Time :

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Publicité : Macintosh et Excel

Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.

Publicité Apple 1985, Macintosh 512K et Excel

Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.

Trois versions des écouteurs d'iPod

Du plastique dans vos oreilles

EarPods, Apple In-Ear, AirPods, les écouteurs tout de blanc vêtu d’Apple font partie de notre quotidien depuis des années. Si aujourd’hui la qualité du son est le principal enjeu de leur conception, il a fallu au départ savoir quels matériaux viendraient chatouiller nos orifices auditifs. Si les robes des iPod et iPhone vont et viennent au grès des mises à jour (acier inoxydable, verre, plastique, aluminium), force est de constater qu’il en va autrement pour les écouteurs. Leur conception suit une évolution linéaire depuis 2001. Qui se souvient de la toute première génération d’écouteurs, livrés entre 2001 et 2002 avec l’iPod de 1ère génération, et sa première révision ? Ceux-ci sont introuvables, et pour cause : le plastique employé sur les zones de jonction entre les écouteurs et le câble, et entre le câble et la prise, est particulièrement sensible aux UV. Il se désagrège, après avoir pris une vilaine teinte brunâtre, qui n’a rien à voir avec un environnement fumeur. Celui des câbles résiste mieux, car bien plus souple que les éléments de liaisons. Enfin, le plastique utilisé en périphérie du haut parleur, plus rigide, reste parfaitement gris et intègre.

La première génération d'écouteurs d'iPod

Dès la seconde génération d’iPod, Apple corrige le tir en utilisant ce même plastique sur les zones de jonction. Le dessin de l’oreillette reste pratiquement identique : le haut parleur, plus large, n’empêche pas une réduction du diamètre général, tandis que la grille de l’oreillette adopte une perforation plus fine. Les câbles sont enrobés par un plastique plus souple que la première génération. Petite anecdote, Apple profite de cette mise à jour pour raccourcir la longueur totale de ses écouteurs : 119cm contre 133 pour le premier modèle. Cela fait tout de même 1km tous les 7142 écouteurs vendus, ou encore 17,5 km d’économie sur les ventes de 2001 (125 000 exemplaires d’iPod 1ère génération).

La seconde génération d'écouteurs d'iPod

Un des gros défauts de ces écouteurs étaient qu’ils tenaient mal à l’oreille. La troisième génération d’écouteurs a remédié à ce problème, à moitié. En effet, qui a oublié ce produit dont le contour du haut parleur cassait au bout de quelques mois d’utilisation ? Apple a donc peu à peu supprimé les plastiques mous sensibles aux UV et à l’usure du temps, jusqu’à concevoir des écouteurs dépourvus de tout plastique de cette sorte : les AirPods. La solution était finalement “simple” : supprimer les câbles, connecteurs et éléments de liaison : merci le Bluetooth. Pour l’accroche de l’oreille, l’aspect lisse et glissant du plastique est compensé par une surface de contact plus importante avec l’oreille.

Trois versions des écouteurs d'iPod
Les trois versions d’écouteurs livrés entre 2001 et 2007

Publicité Apple Performa 5200: du premier étage, on voit très bien la baie de Singapour

Publicité : la baie de Singapour

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une seconde réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons diffusé une autre la semaine dernière, et nous en diffuserons deux autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. C’est toujours CLM/BBDO qui est aux manettes. Et remarquez cette magnifique Peugeot 505 au premier plan. So french !

Publicité Apple Performa 5200: du premier étage, on voit très bien la baie de Singapour

Publicité - Regardez ce que vous nous avez fait faire - Macintosh Classic

Publicité – Regardez ce que vous nous avez fait faire (1)

Le dimanche, c’est publicité ! Ce dimanche, une publicité de 1990 pour le Macintosh IIsi. Regardez ce que vous nous avez fait faire, clame Apple, pour vanter son Macintosh IIsi abordable, à seulement 29.900 F HT, avec son processeur MC68030 à 20 Mhz, son disque dur de 40 ou 80 Mo, ses 2 à 5 Mo de mémoire vive extensible à 17 Mo, et son port d’extension NuBus.

Publicité - Regardez ce que vous nous avez fait faire - Macintosh IIsi

La semaine prochaine, nous publierons la publicité jumelle de celle-ci, qui vantait de la même manière le Macintosh Classic.

Bon anniversaire le PowerBook 180c

Le 7 juin 1993, Apple présentait le PowerBook 180c, le modèle haut-de-gamme de son ordinateur portable. Il n’était pas le premier à proposer un écran en couleurs (le PowerBook 165c était passé par là quelques mois auparavant), mais il le faisait mieux, avec un écran à matrice active et une résolution de 640 x 480 pixels (pour une diagonale de 8.4 pouces).

Le même jour, Apple lançait également le PowerBook 145b, un petit modèle d’entrée de gamme, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, un écran en noir et blanc de 9.8 pouces et 4 Mo de mémoire vive.

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon

AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon

Publicité Apple pour l'iMac 1998

La pub du dimanche – L’iMac

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1998 pour l’iMac, tout spécialement dédiée « à tous ceux qui pensent que les ordinateurs sont trop compliqués, trop chers et trop gris ». Une réclame qui comporte étrangement deux fautes de typographies et, pire, une faute d’orthographe (saurez-vous la repérer ?).

Publicité Apple pour l'iMac 1998

Apple Janet Jackson Bumper Sticker

Des autocollants pour pare-chocs chez Apple

L’autocollant pour pare-chocs, c’est vraiment un truc typiquement américain. Personne ou presque en Europe n’aurait l’idée d’affubler sa voiture d’un gros autocollants publicitaire, humoristique ou politique. Là-bas, Apple en a imprimé quelques-uns au cours de l’Histoire.

L’un des plus anciens remonte à l’époque où la marque proposait de prêter pour une nuit un Macintosh à ses futurs clients, histoire de découvrir la machine tranquillement à la maison. C’était l’opération « Test Drive a Macintosh », qui n’a pas été un grand succès. Cet autocollant annonçait « Je préfèrerais conduire un Macintosh ». On en trouve régulièrement sur eBay.

Apple Bumper Sticker I'd rather be driving a Macintosh

Plus tard, la sortie de MacOS 8 fut aussi accompagnée de son « bumper sticker », annonçant « I brake for 8 ». En français, cela se traduirait par « Je freine pour 8 », mais ça ne veut rien dire : Les autocollants « I Brake for… » sont généralement des messages militants ou humoristiques, par lesquels on peut annoncer ses goûts, ses sensibilités et ses passions : Je freine pour les écureuils, Je freine pour les Schtroumpfs, Je freine pour les restos bio, voire Je freine si tu me colles de trop près…On peut trouver ces stickers sur eBay : ici, et

I brake for 8 MacOS 8

Sur eBay, on trouve également cet autre modèle qui déclare son amour à la Pomme. Ce n’est pas une création de la marque, mais de Professional Computer Marketing Associates ou PCMA, qui était un distributeur de produits Apple dans les années 80.

professional computer marketing associates Apple Bumper Sticker

Nous avons aussi trouvé sur Etsy un autre modèle, que l’on retrouve également sur eBay dans cette annonce. Changer le monde, une personne à la fois, un slogan qui a peu été utilisé par Apple (on en retrouve des mentions dans la librairie de Google Books). On trouve une trace officielle de cet autocollant dans le catalogue de goodies d’Apple de la saison 1986-1987, à découvrir ici sur le site de ZDNet.

Apple bumper sticker Changing the world, one person at a time

Et un dernier pour la route. Nous vous parlions dernièrement de la tournée de Janet Jackson au Japon en novembre 1990, tournée sponsorisée par Apple. Là encore, un autocollant de pare-choc avait été imprimé. On l’a également vu sur eBay avec le précédent…

Apple Janet Jackson Bumper Sticker

Préférences Exposé MacOS X

Astuce : Exposé en glissé-déposé

Nous continuons d’explorer nos archives de vieilles astuces, publiées dans la revue A Vos Mac en 2003. En voici une qui est toujours aussi efficace et pertinente, et qui réjouira ceux qui ont l’habitude de jongler entre plusieurs applications : par exemple pour passer une image d’un mail à un traitement de texte, pour glisser une icône sur une fenêtre de logiciel, pour déposer un texte depuis un document vers un autre…

Avant Exposé, il fallait obligatoirement que les deux fenêtres soient visibles. Maintenant, ne vous souciez plus d’ordonner votre écran : si votre fenêtre est ouverte, elle est accessible ! L’astuce consiste tout d’abord à régler, dans les Préférences Système, l’utilisation d’un ou deux coins de l’écran pour Exposé. Ainsi, passer la souris sur le coin sélectionné permet d’activer Exposé. Dans l’exemple, le coin supérieur droit a pour fonction d’afficher toutes les fenêtres de l’écran.

Préférences Exposé MacOS X

 

Ensuite, il suffit d’attraper un objet (sur la photo d’écran, une image dans un e-mail), de le glisser tout d’abord vers le coin de l’écran, pour afficher toutes les fenêtres, puis, sans avoir relâché la souris, vers la fenêtre souhaitée (dans l’exemple, un traitement de texte). Laissez la souris, toujours appuyée, quelques instants sur la miniature de la fenêtre : celle-ci clignote, puis reprend sa taille normale, au premier plan de l’écran ! Il n’y a plus qu’à relâcher la souris juste à l’endroit où vous voulez déposer votre image. Magique, non ?

Exposé sur Mac OS X en 2003

PowerBook : Le pouvoir de sauver le monde

En 1997, la part de marché du Macintosh était toute riquiqui, mais son design était reconnu et apprécié. C’est donc tout naturellement que les machines Apple apparaissaient régulièrement dans des films, pour le  plus grand bonheur des fans de l’époque. Apple elle-même se prêtait au jeu et recyclait ses propres apparitions cinématographiques. Ainsi, durant l’Apple Expo 1997, Porte de Versailles, ce panneau géant accueillait les visiteurs :

Apple Expo 1997 - Independance Day
17 septembre 1997 : c’était il y a 21 ans !

Le Macintosh PowerBook qui a le pouvoir de sauver le monde, c’est évidemment un clin d’oeil au film Independance Day, où le portable d’Apple permet d’injecter un virus dans le grand méchant vaisseau Alien, délivrant la planète d’une invasion dévastatrice… Apple en tirera également une publicité pour la télévision : Si vous n’avez que vingt-huit minutes pour sauver la planète, vous n’avez plus qu’à espérer que vous avez le bon ordinateur !

https://www.youtube.com/watch?v=WsAS-Ke8Qhk

Les spectateurs le plus attentifs auront d’ailleurs noté que l’ordinateur du film n’est pas un PowerBook 5300 (le plus puissant à l’époque), mais une machine similaire portant la mention « PowerBook XXXX ». Était-ce un prototype prêté par Apple ? Ou bien une manière de ne pas afficher un modèle trop vite démodé ? L’histoire ne le dit pas…

Ce que l’histoire a fini par révéler, en revanche, c’est la manière dont le héros du film, joué par Jeff Goldblum, a réussi à créer en moins d’une demie-heure (trajet en avion compris) un virus capable de pousser un vaisseau alien à l’auto-destruction. Une scène coupée au montage expliquait que Goldblum – pardon, David Levinson – avait déchiffré le langage binaire des extra-terrestres à l’aide des pièces d’un vaisseau récupéré à Roswell… avant tout simplement d’inverser les 0 et les 1 dans le programme binaire de la flotte alien ! Euh… Pourquoi pas. La technologie permettant de connecter le PowerBook au réseau extra-terrestre, en revanche, reste un mystère. L’infrarouge, peut-être ?

Apple AOL 50 heures

Avec AOL et Apple, 50 heures d’Internet gratuites !

Si vous n’êtes pas né de la dernière pluie, sans doute avez-vous connu cette courte période, entre 1995 et 2000 environ, où les fournisseurs d’accès à Internet rivalisaient d’investissements pour vous attirer dans leur filets (le jour où l’Aventure Apple sera traduite en anglais, tout le monde appréciera le discret jeu de mot glissé dans cette phrase). Un mois, on vous promettait deux heures gratuites avec Infonie, et le mois d’après, AOL vous en offrait cinq, puis dix. Club Internet en donnait vingt, puis Wanadoo surenchérissait avec trente heures. En 1997, à l’achat d’un Power Macintosh G3 en France, on en était déjà à 50 heures gratuites grâce à Apple et AOL.

Apple AOL 50 heures

Par la suite, on avait même vu des offres à cent ou deux-cents heures gratuites — mais généralement à consommer dans le mois de l’activation du compte. Évidemment, avec l’arrivée de Liberty Surf, Freesurf et Free en 1999, tout ce beau business s’était effondré. En attendant, il fallait toujours installer et configurer pas mal de choses pour profiter d’Internet sur son Mac. Les opérateurs cherchaient donc les opportunités d’être pré-installés sur les machines pour gagner des clients potentiels.

Apple AOL 50 heures

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Souvenir – La galère TCP-IP

Et vous, avez-vous connu l’époque où l’accès à Internet sur Mac nécessitait de trouver un fournisseur d’accès compatible, puis de développer des trésors d’ingéniosité, de jongler entre extensions et tableaux de bord, de manier Open Transport, Mac PPP, Config PPP, TCP/IP, Remote Access, et tutti quanti ?

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Mac PPP, TCP/IP et compagnie

Même avec un mode d’emploi comme celui de Basecomac, pas sûr qu’on serait encore capable aujourd’hui de connecter un Macintosh sous Système 7.5 à Internet, en imaginant que des fournisseurs d’accès soient encore compatibles avec les modems 56k… Non, décidément, c’était pas mieux avant…

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.

L’iPod mini au régime

Savez-vous ce qui différencie un iPod mini de première génération US, d’un iPod mini de première génération Europe ? Commercialisé en février 2004 aux États-Unis, il faudra attendre la fin du mois de Juillet pour le voir arriver sur le Vieux Continent. Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de cet appareil ici, mais ce qui nous intéresse est bien moins technique. Devant l’augmentation exponentielle de ses ventes, Apple doit rationaliser la distribution de ses appareils, au détriment de l’expérience utilisateur, qui commence dès l’ouverture de l’écrin cubique proposé depuis la première génération d’iPod. Ces quelques mois de casse tête logistique ont donc conduit à un régime sec du coffret de l’iPod Mini, comme l’illustre la photo ci-dessous. On reste malgré tout loin de la boîte de l’iPod Nano de seconde génération, en plastique transparent façon Ferrero Rocher…

l'iPod mini 1G, en version Europe et version US.
Version américaine à gauche ; version européenne à droite

Take care of Apple Macintosh Computer

Prendre soin de son Macintosh… en 1989

Aujourd’hui, nous exhumons de nos archives une petite brochure de 1989, intitulée « Comment prendre soin de son ordinateur – sept astuces ».

Take care of Apple Macintosh Computer

Et c’est parti pour le voyage dans le temps. Contrairement à l’exemple qu’Apple donnait elle-même dans ses publicités, le Macintosh avait besoin de respirer : il fallait l’installer sur une table, à l’abri du soleil et de l’humidité, en laissant quelques centimètres autour de lui pour permettre à la ventilation de refroidir la machine. Il fallait aussi penser à n’installer qu’un seul Dossier Système par disque, au risque sinon de provoquer des erreurs et des pertes de données.

Take care of Apple Macintosh Computer

Pour éviter les virus (parce qu’il y en a sur Macintosh ?), Apple vous recommandait de verrouiller en écriture vos disquettes, grâce à la glissière de protection conçue à cette fin. Il fallait aussi éviter d’écrire au stylo à bille sur l’étiquette, pour ne pas détériorer la surface magnétique située dans la disquette.

Take care of Apple Macintosh Computer

La surcharge de courant consécutive à l’allumage de la machine pouvait, à la longue, dégrader certains composants. Apple recommandait donc de limiter le nombre de redémarrage dans la journée. Une recommandation pas très écologique, à une époque où la veille n’existait pas réellement, en-dehors de l’extinction de l’écran. Quant à la souris, il fallait la nettoyer chaque mois. Un coup d’alcool sur les rouleaux en contact avec la bille, et c’était reparti pour un tour.

Take care of Apple Macintosh Computer

Enfin, plus important encore : Apple recommandait (déjà à l’époque) de s’inscrire à la garantie AppleCare, pour prendre en charge les réparations au-delà de la période légale de garantie.

Take care of Apple Macintosh Computer

Apple vantait le coût modique de cette garantie, prise en charge par 2000 revendeurs agréés aux États-Unis. La marque proposait même de démarrer cette garantie bien après l’achat, sous réserve d’une inspection préalable.

Take care of Apple Macintosh Computer

Apple comparait alors le coût des réparations avec celui de la garantie. Une seule réparation coûtait généralement plus cher que l’AppleCare : alors qu’une réparation de Macintosh Plus coûtait en moyenne 464 dollars, l’AppleCare pour cette machine était proposée à 162 dollars. Pour un disque dur Hard Disk 40SC, le rapport était encore plus favorable : 710 dollars contre 96. Et le prix était dégressif selon le nombre de produits garantis !

Take care of Apple Macintosh Computer

Pour payer cette garantie, il était possible d’utiliser son Apple Credit Card (dont nous avons déjà parlé ici, à ne pas confondre avec l’Apple Card de 2019), ou régler en cash ou en carte bancaire.

Take care of Apple Macintosh Computer

Apple III box eBay

Un Apple III dans son carton sur eBay !

Des Apple III sur eBay, ce n’est pas rare, on en trouve même régulièrement. On peut en dégoter pour quelques centaines d’euros, selon leur état et les logiciels ou accessoires fournis. Mais un Apple III dans son carton d’origine, c’est plus rare, et c’est pour ça qu’on vous en parle !

Apple III box eBay
Image : eBay

Pour 1100 dollars (963 euros environ), ou moins cher si votre offre est acceptée, vous pourrez acquérir un système complet et fonctionnel, avec le carton de l’unité centrale et la boîte contenant les disquettes et manuels d’installation. Attention, l’écran Monitor III n’est pas compris dans l’offre et l’alimentation est un modèle 110 volts. En revanche, le vendeur accepte l’expédition vers l’Europe, à vos frais…

Apple III box eBay
Image : eBay

La brochure anglaise de QuickTime

Alors que l’on a fêté il y a quelques jours les trente ans de QuickTime sur MacGénération, c’est l’occasion de sortir de la naphtaline la brochure diffusée en 1992 par la filiale anglaise d’Apple. Un très beau document, qui affirmait que QuickTime était un logiciel puissant basé sur l’idée simple que les actions parlent plus fort que les mots (en anglais, « actions speak louder than words » est une expression qui n’a pas d’équivalent chez nous et qui signifie que ce que l’on fait, nos gestes, nos actions, en disent plus long à notre sujet que nos paroles).

Brochure Apple 1992 - QuickTime

La première page intérieure indiquait qu’avec le Macintosh et QuickTime, il n’avait jamais été aussi simple de passer des pensées aux actions – là encore, avec un jeu de mot sur action, à la fois l’action au sens de ce que l’on fait, et l’action au sens de ce qui est animé.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

En dépliant encore la brochure, on arrivait à une longue quadruple-page, qui renseignait le lecteur sur les moyens de faire bouger ses idées (et toujours un jeu de mot, puisque « bouger », to move en anglais, a donné le nom movie, qui désigne les films de cinéma). Commencer avec le CD QuickTime, installer l’extension système, lire les fichiers d’exemple, puis créer ses propres films par exemple en les important avec la carte VideoSpigot de SuperMac Technology (dont le logiciel venait d’être racheté par Adobe pour donner naissance à Premiere). Parce que voilà : si vous saviez copier-coller, alors vous pouviez monter vos propres films ! Souvenir d’une époque qui n’avait pas encore démocratisé le vidéoprojecteur, Apple proposait de projeter les films au moyen d’un bon vieux rétroprojecteur sur lequel pouvait être positionné un écran LCD transparent, le PC Viewer d’InFocus Systems.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

Et au moment de refermer cette brochure panoramique, Apple promettait qu’il était facile de faire un départ lancé grâce au Starter Kit contenant l’extension, le logiciel MoviePlayer, Picture Compressor pour réduire la taille des fichiers PICT, mais aussi Movie Converter, Movie Recorder et bien sûr QuickClips avec toute une sélection de vidéos.

Brochure Apple 1992 - QuickTime

Le plus vieil iPod de l'histoire de l'humanité

L’iPod, dans un manuel de 1966

Qui a inventé l’iPod, et notamment sa fameuse roue de navigation ?  Jonathan Ive, Tony Fadell, Moby, Kane Kramer ? Hé bien non : notre surprise fut grande de découvrir dernièrement que le véritable créateur du design de l’iPod original, reconnaissable entre tous, est Pierre Poignon, un dessinateur industriel, créateur d’un ouvrage de référence dont l’édition de 1966 ne laisse aucun doute sur ses talents de visionnaire. Tout y est : la forme aux bords arrondis, l’écran, la molette et son bouton central…

Le plus vieil iPod de l'histoire de l'humanité

Microsoft 10th anniversary Macintosh 1994 ad

Quand Microsoft fêtait les dix ans du Macintosh

Voilà une publicité qu’on ne croise pas souvent, et que nous avons plaisir à vous présenter en ce jour anniversaire du premier Macintosh. Une simple page, dont nous n’avons retrouvé la trace que dans une unique parution d’InfoWorld de janvier 1994. « Pendant qu’ils continuent d’améliorer son corps, nous continuons de lui ouvrir l’esprit », déclarait Microsoft, reconnaissant que dix ans plus tôt, le premier Macintosh avait provoqué une révolution, dont Microsoft avait tenu la ligne de front, avec le premier tableur pour le Mac (Multiplan, qui n’est pas nommé), puis Word et Excel, adaptés au Système 7 et au Système 7 Pro, qui venait d’être présenté à l’époque. Et déjà, la promesse d’être là pour l’arrivée des PowerPC prévue l’année suivante. « En d’autres mots, nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour ouvrir l’esprit du Macintosh, afin que vous puissiez ouvrir le vôtre ».

Bon, on oubliera que dans le même temps, Microsoft travaillait d’arrache-pied pour mettre au point Chicago, le futur Windows 95… Et on oubliera aussi que les deux marques étaient en plein procès, Apple accusant Microsoft d’avoir volé ses idées pour concevoir l’interface de Windows 2 et 3.

Microsoft 10th anniversary Macintosh 1994 ad

Bon anniversaire l’eMate 300 !

Alors même que nous commémorions il y a quelques jours les 21 ans de l’abandon de la gamme Newton par Apple, nous fêtons aujourd’hui les 22 ans de l’eMate 300, qui n’aura donc pas tenu un an au catalogue…

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Par bien des aspects, l’eMate était une machine emblématique. Dans son design, tout d’abord, puisqu’elle préfigurait la place centrale que Jonathan Ive redonnera bientôt au design au sein de la firme. Comme l’iMac et l’iBook après lui, l’eMate 300 avait été prévu pour offrir différentes couleurs de boîtiers, qui ne seront finalement jamais commercialisées. Dans ses composants ensuite, puisque la gamme Newton s’appuyait déjà sur un processeur ARM et un écran tactile (avec stylet) comme l’iPhone le fera onze ans plus tard. Dans son destin enfin, puisque malgré ses qualités, cette machine sera abandonnée sans autre forme de procès par Steve Jobs, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur le développement de Mac OS.

Apple eMate 300 (Newton)

Cette petite machine, vendue uniquement aux établissements scolaires au prix d’environ 800 dollars à l’époque, se trouve facilement aujourd’hui sur le marché de l’occasion. Sur eBay, on en voit régulièrement à moins d’une centaine d’euros.

Apple TimeBand Prototype 1990

Le TimeBand, vingt-cinq ans avant l’Apple Watch

Vingt-cinq ans avant de commercialiser son Apple Watch, la marque à la pomme travaillait déjà sur un projet d’appareil à porter au poignet. Évidemment, à l’époque, les technologies ne permettaient pas encore d’intégrer l’écran, la batterie et les commandes dans le format d’une montre, alors ça débordait un peu… Ce projet était mené par Robert Brunner, du groupe de design industriel d’Apple, en décembre 1990. En avance sur son temps, il intégrait déjà une connexion cellulaire pour échanger des messages et tenir à jour l’agenda de l’utilisateur.

Apple TimeBand Prototype 1990

Cette image est extraite  de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, dont nous avons déjà présenté quelques bonnes pages : un prototype de Macintoshquelques projets d’ADB Mouse II et un prototype de bureau de change !

First iPhone from Apple, multiangle views

Bon anniversaire l’iPhone !

Voilà déjà 12 ans qu’Apple a présenté l’iPhone, le 9 janvier 2007. Tout le monde s’y est habitué depuis, mais le choix de gérer toute l’interface via un écran tactile multipoints, sans clavier ni stylet, était une véritable révolution. Bien sûr, il manquait encore la 3G, l’App Store, le GPS et l’écran Retina, mais le principal était là : la révolution était lancée. Alors bon anniversaire l’iPhone !

First iPhone from Apple, multiangle views
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La pomme d'or - trophée des développeurs

Publicité – La Pomme d’Or (Tentation)

Le dimanche, c’est publicité ! La semaine dernière, nous vous présentions une publicité de 1993 pour les Trophées Apple, qui récompensaient des développeurs de logiciels pour Macintosh. Dix ans plus tôt, paraissait la publicité que nous reproduisons aujourd’hui, sur le même thème.

La pomme d'or - trophée des développeurs

À l’époque, en 1983, on ne parlait pas encore de Trophées Apple, mais de Pomme d’Or, « reconnue comme le Goncourt des auteurs de logiciels », rien de moins ! La récompense était alléchante, puisqu’il s’agissait d’un Lisa « et sa souris » — imaginerait-on aujourd’hui promettre un iMac « et sa souris » ? Remarquez également l’adresse de réponse du concours : Apple éducation, à l’attention de Jean-Louis Gassée en personne !

Question de style… (2)

Après le succès de notre premier article « Question de style » qui a permis d’identifier un démonstrateur de SEEDRIN dans une brochure de 1983, voici un autre témoignage des temps anciens, avant Whatsapp, avant AIM, avant ICQ… Avant Internet, même !

Il s’agit d’une brochure en A3 recto-verso, pour le système informatique de communication à distance Calvados (bon sang, ils n’ont même pas leur page sur Wikipedia !). Ce document n’est pas explicitement daté, mais on peut voir sur l’un des écrans un message d’un certain Alan Miller, daté du 1er mars 1985. Cette publicité présente notamment quelques Apple IIc, des Apple IIe, deux Modems Universels Apple (conçus et réalisés par la société française SECTRAD pour Apple), et de magnifiques tenues et coiffures d’époque (oh, ce pull jaune !).

Calvados offrait plusieurs services que l’on retrouve aujourd’hui sur Internet : une messagerie équivalente aux e-mails et une messagerie instantanée, un site d’annonces, des forums de discussion, un service d’échanges de fichiers, l’accès aux informations de l’AFP, un site boursier pour se renseigner et passer des ordres. Calvados proposait également des banques de données, des bibliothèques de logiciels gratuits, des jeux…

Et je ne résiste pas au gros plan sur l’équipe en couverture de cette brochure. S’agissait-il de simples figurants ou bien de tout ou partie de l’équipe de Calvados — et deux jeunes stagiaires ? Renseignez-nous dans les commentaires !

Ceux qui veulent en savoir plus sur Calvados, devenu ensuite Calvacom, pourront se rendre sur le site de Lionel Lumbroso qui a participé à cette épopée dès l’origine, en 1982, ou sur le site de de Jean-Louis Lebreton, qui a rejoint l’équipe en 1990.