Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Metz

Quand Apple France ouvrait des bureaux à Metz

En feuilletant un exemplaire du magazine SVM (Science & Vie Micro) de juin 1984, je suis tombé sur cet article, qui rappelle un épisode de l’histoire d’Apple France que j’ignorais totalement, bien qu’étant originaire de Lorraine : Apple France a installé en 1984 un « centre de conception et d’adaptation de logiciels » à Metz, en Moselle. D’après cette brève, Steve Jobs avait fait de la France son pôle européen pour le logiciel (on se rappelle de l’interview qu’il avait alors consacrée à Antenne 2, et que l’INA propose sur son site à ce sujet).

Apple France Technopole Metz

L’installation d’Apple France à Metz avait coïncidé avec la création du Technopôle (qui existe toujours), un parc d’activité imaginé par le maire Jean-Marie Rausch, et regroupant autour de l’école Supélec, une quinzaine d’entreprises, parmi lesquelles Bull, Hewlett-Packard, Thomson ou encore Polaroïd, comme le racontait l’historien Pierre Miquel dans son ouvrage « Vive la France ! ».

À l’époque, la Lorraine vivait une crise sans précédent, liée à l’agonie de la sidérurgie entraînant des dizaines de milliers de licenciements. Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, le patron d’Apple France de l’époque, Jean-Louis Gassée, avait expliqué les dessous de cette implantation :

Pourquoi Metz ? Ce n’est pas nous qui avons choisi. En France, si vous avez une entreprise, vous êtes toujours amené à faire des deals un peu crasseux avec la puissance publique. C’est triste mais c’est ainsi. Or vous savez que la Datar a un droit régalien de décision. Elle nous a dit : si vous voulez avoir plus de mille mètres carrés de bureaux sans qu’on vous exile à Evry ou ailleurs, ouvrez un établissement à Metz. Coup de chance, il y avait là un maire qui comprenait ce que nous faisions et qui met tout en œuvre pour nous aider.

ibook Mac OS X Public Beta

Mac OS X Public Beta fête ses vingt ans !

Et voilà, il fallait bien que ça arrive. On fête aujourd’hui les vingt ans de la première bêta publique de Mac OS X. Une vraie révolution à l’époque, le fruit du mariage entre Apple et NeXT, après presque quatre ans de travail, comme nous l’expliquons par ailleurs sur la page dédiée à Mac OS X de l’Aventure Apple. Et un impact renforcé par la nouvelle interface Aqua, qui dépoussiérait sérieusement tout ce qui se faisait à l’époque dans l’informatique, avec ses transparences, ses couleurs et ses effets visuels. Pour se remettre dans l’ambiance, il suffit de regarder les couvertures de quelques magazines de l’époque.

2000 Mac OS X public beta coversÀ l’occasion de cet anniversaire, et alors qu’Apple s’apprête à tourner symboliquement la page avec Mac OS 11, nous allons nous replonger dans nos souvenirs sur MacGénération durant la journée. Pour vous, nous avons ressorti du placard ce bon vieux iBook, et nous avons réinstallé la toute première bêta publique du système d’exploitation qui nous accompagne depuis deux décennies.

ibook Mac OS X Public Beta

Apple III (ou Apple ///)

Bon anniversaire l’Apple III et son écran

Il y a tout juste 29 ans, le premier septembre 1980, Apple présentait son Apple III, dans lequel elle plaçait de grands espoirs. C’était l’aboutissement du projet Sara, mené en parallèle des projets Lisa et Annie (qui deviendra Macintosh). Nous lui consacrons une belle page sur l’Aventure Apple, c’est le moment de la visiter !

Apple III (ou Apple ///)

Apple Notebook disks

Des disquettes spéciales pour PowerBook

Voici peut-être l’une des idées les plus farfelues dans la longue liste des produits auxquels seul Apple pouvait penser. Non mais sérieusement, qui a donc bien pu avoir l’idée de créer une disquette spécialement adaptée aux ordinateurs portables ?

Apple Notebook disks

Car c’est bien ce que l’on trouve sur eBay ces jours-ci : une bête boîte de 10 disquettes 3″1/2 de 1.4 Mo. Des disquettes grises comme le PowerBook, avec une surface anti-poussière, anti-statique, et des matériaux plus résistants aux vibrations, aux chocs et aux changements de température et d’humidité…

Apple Notebook disks

Attention cependant : à 650 euros la boîte, on approche des 45 millions d’euros le Téraoctet, ce qui n’est pas forcément une bonne affaire… Mais quand on aime, on ne compte pas !

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Veuillez reconnecter la clé USB

De nos jours, quand on éjecte une clé USB ou tout autre support de stockage externe sans les glisser auparavant sur la Corbeille, Mac OS X se contente d’une discrète alerte, rappelant que cette étape est nécessaire pour éviter les soucis, même si cette manoeuvre est le plus souvent sans conséquence en pratique.

Mac OS X Erreur d'éjection de disque USB

Il y a vingt ans, les choses étaient différentes. Les supports externes étaient beaucoup plus sensibles à l’éjection « à chaud », notamment car certaines opérations d’écriture étaient retardées jusqu’à l’éjection du disque. Ce n’est donc pas un petit message d’information, mais une alerte en bonne et due forme, qui s’affichait sous Mac OS 9. Pire : il s’agissait d’une alerte bloquante, ne disposant même pas d’un bouton « Annuler » ! Tout le système était alors figé jusqu’à ce que la clé USB soit insérée à nouveau.

Veuillez reconnecter le périphérique USB - Mac OS 9

Test Drive a Macintosh

Toute l’enveloppe de Test Drive a Macintosh

Comment donner envie aux clients de la gamme Apple d’acheter le tout nouveau Macintosh, un peu à la peine en ce début d’année 1985 ? En leur permettant de l’essayer gratuitement à la maison, tout simplement ! Cette proposition, c’est le principe de l’opération « Test Drive a Macintosh » dont nous vous avons déjà parlé. Aujourd’hui, nous vous présentons le document complet, envoyé par la filiale anglaise d’Apple à certains de ses clients, comme à ce responsable des achats chez Talbot Motor.

Test Drive a Macintosh UK

Sur l’enveloppe, Apple promettait « une bonne excuse pour ne pas sortir ce soir ». À l’intérieur, on trouvait le courrier présenté ici, la brochure présentée là, la brochure des logiciels datée de janvier 1985, ainsi qu’une invitation à remettre à son revendeur local, sans oublier l’étiquette de porte.

Test Drive a Macintosh UK

Au verso de cette étiquette, à la manière de celles que l’on trouve dans les hôtels, se trouvait une invitation à ne pas être dérangé pendant le test du Macintosh.

Test Drive a Macintosh UK

Publicité : Mac OS 8, aphrodisiaque

Le dimanche, c’est publicité ! Et ce dimanche, une publicité aphrodisiaque, rien de moins, pour Mac™ OS 8, publiée en 1997. Oui, avec un « trademark » en plein milieu de Mac™ OS 8, comme ça, parce que. Et un système distribué par Claris, pas encore réabsorbée par Apple.

« Souvenez-vous de votre premier contact avec un Macintosh, de cet incroyable sentiment de plénitude et de perfection ». Bon, entre-nous, pas sûr que Mac OS 8 ait été réellement aphrodisiaque, mais il faut avouer qu’il avait quelques atouts indéniables, surtout après le Système 7.6 : une nouvelle interface Platinum, un accès plus facile à Internet, un QuickTime amélioré, ou encore l’intégration des traducteurs MacLinkPlus de DataViz™. Et la compatibilité avec les processeurs 68040 de Motorola, une dernière fois.

Keynote 1.0 text effects

Quelques astuces pour Keynote 1.0

Puisque c’est aujourd’hui l’anniversaire de Keynote, voici quelques astuces pour la version 1.0, publiées en 2003 dans la revue A Vos Mac.

Dans Keynote, vous pouvez afficher en fond de diapositive une image ou un dégradé en passant par l’Inspecteur de Diapositive (Slide Inspector). De manière encore plus simple, vous pouvez afficher une couleur unie en la glissant depuis la palette des Couleurs vers la miniature de la diapositive à gauche de la fenêtre.

Keynote 1.0 background color

Avec les options de texte, on peut facilement créer des effets visuels donnant l’impression de mélanger plusieurs calques graphiques, alors qu’on ne joue en réalité que sur un champ de texte. Ainsi, l’effet visuel est efficace sans pour autant compliquer les modifications des diapositives. Le meilleur moyen est d’utiliser l’option d’ombres : en jouant sur les valeurs et les couleurs, on peut aisément donner l’impression d’utiliser plusieurs calques en transparences. Dans l’exemple, le texte est blanc et transparent, tandis que l’ombre est noire, précise, et éloignée.

Keynote 1.0 text effects

Enfin, sachez que Keynote vous aide à placer précisément vos éléments de diapositive (textes, images, titres…) grâce à des repères jaunes qui « aimantent » l’objet en question pour le centrer ou l’aligner avec les autres éléments. Pour désactiver temporairement cette fonction pratique mais un peu envahissante, appuyez sur la touche commande (Pomme) en même temps que vous déplacez l’objet.

Apple III floppy disk drive

Ce n’est pas la taille qui compte

L’Apple III dont nous parlions il y a quelques jours n’était vraiment pas un exemple de miniaturisation. Même pour l’époque, en 1981, c’était un gros micro-ordinateur, ouvertement destiné au marché professionnel. Nous avons regroupé sur une seule photographie son lecteur de disquette externe, avec le modèle 800k dédié au Macintosh (commercialisé en janvier 1986), et un lecteur USB générique.

Apple III, Macintosh and USB floppy disk drive

Alors certes, les disquettes ont rapetissé de leur côté, passant de 5,25 à 3,5 pouces de diamètre, mais pour l’épaisseur, l’évolution n’est due qu’à la miniaturisation des composants, à commencer par le moteur ! Pour mieux comprendre, voici une photo de l’intérieur du lecteur de disquettes, vu du dessous. Moteur, courroies de transmission et rouages, c’était une vraie machinerie à lui tout seul !

Apple III floppy disk drive

Publicité : pour ceux qui pensaient ne jamais avoir de Mac

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une série de réclames diffusées lors de la sortie de la gamme Power Macintosh, en 1994. Le principe des quatre visuels était le même : à gauche, une liste des avantages du Power Mac (plus puissant que le Pentium, plug-and-play, compatible avec MS-DOS et Windows et les réseaux d’entreprise, offrant une meilleure productivité et la technologie RISC au même prix…), et à droite, une présentation plus classique de la gamme. Voyez cela comme le Macintosh pour ceux qui pensaient ne jamais avoir de Macintosh.

Apple 1994 ad Power Macintosh
« Je pourrais faire des trucs vraiment cool »

Plusieurs autres visuels étaient utilisés pour la partie gauche de la réclame, tandis que la page de droite ne changeait pas. « Il y a un temps pour changer, et ce temps est arrivé », disait notamment la réclame, citant Bill Machrone de PC Week.

« Enfin, je peux reconnaître que j’ai un Mac à la maison »
Black Apple Mices

Deux souris noires

La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.

Black Apple Mices

Macintosh est sur un bateau

Macintosh, l’anti-standard

La semaine dernière, nous vous avons présenté un article extrait de l’éphémère revue L’Ordinateur Personnel, datant de février 1984, et présentant le tout nouveau Macintosh comme « l’ordinateur nommé plaisir ». Aujourd’hui, voici un autre article, extrait cette fois-ci de L’Ordinateur Individuel daté de janvier 1987. Trois ans après sa présentation, et alors que la gamme s’était élargie avec l’arrivée du Macintosh Plus (en attendant le Macintosh II et le Macintosh SE), le Macintosh était encore présenté comme l’anti-standard, l’ordinateur-passion, celui qui s’opposait à la vague IBM-PC qui emportait tout sur son passage.

Macintosh anti-standard

Tout comme l’article de L’Ordinateur Personnel précédemment cité, ce dossier spécial nous rappelle aujourd’hui à quel point le Macintosh était révolutionnaire. Trois ans après son lancement, le journaliste rappelait encore la qualité de l’environnement icône / souris / menus déroulants. Il citait aussi l’écran « qui affiche un texte en noir sur blanc comme une vraie page », ce qui était encore rare dans le monde de la micro-informatique (l’Atari ST et l’Amiga tentaient de se faire une place au soleil sur ce marché, tandis que l’IBM PC était toujours livré sans Windows, que Microsoft peaufinait doucement en version 1.03).

Macintosh est sur un bateau
À l’époque, on savait illustrer les dossiers des magazines !

L’auteur de l’article, Jean-Christophe Krust, expliquait à nouveau le concept de la souris, prolongement de la main de l’utilisateur : « en la déplaçant sur la table, on dirige une petite flèche sur l’écran avec laquelle on opèrera très aisément des choix ou des sélections avec les logiciels utilisés ». Et l’auteur de poursuivre : « Grâce à cet exceptionnel environnement graphique-souris, le Macintosh dispose d’une capacité de dialogue exemplaire pour un ordinateur, capacité d’ailleurs imposée par Apple à tous ses développeurs d’applications ». On pense évidemment aux Guides de l’Interface Utilisateur (Human Interface Guidelines) dont nous vous avons déjà parlé.

Le journaliste s’attardait ensuite sur le fleuron de la gamme, le Macintosh Plus, grâce auquel  « Apple a finalisé à un niveau enfin confortable l’ensemble des concepts Macintosh. Avec une bibliothèque de logiciels qualitativement équivalente et souvent supérieure à ce dont on peut disposer dans d’autres environnements, Macintosh a maintenant gagné sons pari. Il est devenu aujourd’hui un “autre” standard, y compris dans certains grands comptes, autrefois clients traditionnels d’IBM. Le trio Mac Plus / PageMaker / LaserWriter est certainement l’initiateur de cette percée remarquable due à l’explosion de l’édition électronique ».

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

Publicité : Tout le monde a un rêve (et un avion boomerang)

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1997 pour la gamme Macintosh. Elle est issue de la même série que la réclame pour le PowerBook 3400 que nous avons présentée il y a quelques semaines : l’époque de « Give your dreams a chance ».

Publicité Apple : Tout le monde a un rêve (avec l'avionn boomerang de Burt Rutan)

L’avion boomerang dont il est question existe vraiment : on trouve de nombreux articles au sujet de cette création de Burt Rutan, comme sur le site de Wired. On y apprend que cet avion n’a jamais été commercialisé, mais que son prototype a été maintenu en étant de marche, notamment pour des vols de démonstration. Son aérodynamisme et sa conception révolutionnaire lui permettent de voler plus de 3500 km avec un plein de 600 litres.

L'avion Boomerang de Burt Rutan en vrai
Source : Airspeedonline
Film QuickTime avec informations personnalisées

Une astuce pour les informations de QuickTime

Aujourd’hui dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser les informations d’un film. Vous l’avez peut-être déjà remarqué : certains films QuickTime affichent un titre personnalisé, ne correspondant pas au nom du fichier. De même, si vous cliquez sur le bouton “i”, un tiroir sort sous la fenêtre et affiche 3 lignes d’informations.

Film QuickTime avec informations personnalisées

Pour changer le titre ou les informations, ou pour en ajouter à un fichier QuickTime qui en est dépourvu, il suffit de demander “Lire les informations” dans le menu “Séquence”, puis de choisir “Séquence” dans le premier menu déroulant et “Annotations” dans le deuxième. Ensuite, sélectionnez une ligne et cliquez sur “Modifier”, ou sur “Ajouter” s’il n’y a pas encore d’annotation correspondante. Pour le titre de la fenêtre, c’est la ligne “Nom complet” qu’il faut sélectionner.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Une brochure pour le Power Mac G4

La semaine dernière, nous vous avons présenté une brochure pour le Power Mac G5, datée de 2003. En voici une autre de la même année, vantant la dernière version du Power Mac G4, surnommée « Mirrored Drive Doors » en raison de ses portes de lecteurs optiques brillantes comme des miroirs.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Cette dernière mise à jour du Power Mac G4 disposait de processeurs cadencés de 1 à 1,42 Ghz. Seul le modèle à 1,25 Ghz sera conservé au catalogue lors du lancement du Power Mac G5, afin de proposer un Power Mac abordable.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Le Power Mac G4, comme le Power Macintosh G3 bleu-blanc avant lui, disposait d’un système très innovant pour permettre l’accès immédiat aux composants : un côté du boîtier s’ouvrait, emportant avec lui la carte-mère et révélant les autres composants.

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Bien évidemment, les performances de cette gamme étaient largement mises en valeur dans cette brochure. Les technologies de Mac OS X, telles que Quartz, QuickTime ou OpenGL, n’étaient pas oubliées. La marque promettait un Photoshop 78% plus rapide que sur l’iMac G4 à 1 Ghz, et un Final Cut Pro 3 204 % plus rapide que sur le Power Mac G4 à 500 Mhz. On s’étonnera d’ailleurs que le modèle d’entrée de gamme à 1 Ghz ne se montre que 54% plus rapide que son ancêtre, pourtant cadencé à une fréquence deux fois inférieure à la sienne…

Brochure Apple 2003 France Power Mac G4

Dernier petit détail : cette génération de Power Mac G4 fut la dernière à disposer d’un port audio amplifié, spécialement dédié aux petites enceintes Apple Pro Speakers.

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Souvenir – Le plus gros bloc inutilisé

Si vous avez utilisé un Mac dans les années 90, vous vous souvenez sans doute de sa gestion calamiteuse de la mémoire vive. Pour résumer : chaque logiciel réservait une certaine quantité de moire vive (qu’il en ait besoin ou non), et ne la libérait plus avant d’être quitté. Le souci, c’est qu’une fois installé sur son coin de mémoire, chaque logiciel n’en bougeait plus. En lançant puis en quittant plusieurs logiciels, on finissait par tronçonner la mémoire vive en plusieurs blocs inutilisés. Et chaque logiciel ne pouvait s’inscrire que dans un seul bloc : deux blocs de 10 Mo ne donnaient donc pas 20 Mo de mémoire libre, mais seulement 10 Mo. C’est pour cela que dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur » sous Mac OS 9, votre Mac vous indiquait la taille du « Plus gros bloc inutilisé » et non pas la taille totale de mémoire vive disponible.

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Sous le Système 7 et sous Mac OS 8, cette valeur n’était pas clairement indiquée. La fenêtre « À propos de votre Macintosh… » n’indiquait que la mémoire disponible, celle-ci n’étant pas forcément égale à la mémoire totale de laquelle on aurait soustrait la mémoire utilisée par chaque logiciel. Cette notion faisait partie des points les plus compliqués à expliquer aux néophytes, et c’était pourtant une donnée à maîtriser, notamment pour qui voulait utiliser des applications un peu gourmandes sur un Macintosh pas bien garni en mémoire vive.

A propos de votre Macintosh - 7.1

Sérieusement, il était temps que MacOS X vienne faire le ménage là-dedans en 2001, en généralisant la gestion dynamique de la mémoire vive et le recours amélioré à la mémoire virtuelle. Ainsi, chaque logiciel dispose maintenant de la quantité de mémoire vive qu’il lui faut, et les logiciels en arrière-plan ne monopolisent plus de mémoire. Quant au concept de « plus gros bloc inutilisé », il a purement et simplement disparu.

PowerBook G4 ad

Publicité : le PowerBook G4

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double page de l’été 2001. On y voit le PowerBook G4, de face et de profil, et en guise de légende, quelques caractéristiques techniques résumant toute l’innovation dont Apple était capable : 2,54 centimètres d’épaisseur, 2,4 kilogrammes, lecteur DVD, cinq heures de batterie, AirPort (le petit nom du Wi-Fi chez Apple à l’époque), écran extra-large de 15,2 pouces, coque en titane : PowerBook G4. Tout simplement.

2001 Apple PowerBook G4 ad

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

Deux belles brochures pour l’iPod

Aujourd’hui, nous vous présentons deux belles brochures au format carte postale, pour les iPods de 2004 : le modèle de quatrième génération, disponible en 20 et 40 Go avec son écran en noir et blanc, et le modèle « Photo », disponible en 30 et 60 Go, avec le tout premier écran en couleurs de la gamme.

La brochure du modèle en noir et blanc était prédécoupée, de sorte qu’il était possible de détacher l’iPod (représenté en taille réelle) pour le tenir en main. Les clients connaissaient déjà bien le principe de cet appareil présenté en 2001, alors la marque avait choisi de mettre en avant une fonction secondaire : le mode de lecture aléatoire. La vie n’est pas prévisible, pourquoi votre musique devrait-elle l’être ?

Brochure iPod 4G 2004 Apple

 

Brochure iPod 4G 2004 Apple

Quant à l’iPod Photo, il apportait enfin la réponse à cette question : pourquoi seules les oreilles auraient-elle le droit de s’amuser ? La couleur a changé le cinéma, la télévision, et l’informatique. Et maintenant, elle va changer la musique.

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

 

Brochure iPod Photo 4G 2004 Apple

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Le Macintosh HyperDrive

Si vous êtes un habitué des machines Apple un peu originales, vous connaissez sûrement déjà le Macintosh HyperDrive. On en croise parfois sur les sites d’enchères et dans les collections de passionnés.

Image : eBay

Il s’agit de Macs de première génération, équipés d’un disque dur interne et d’une extension de mémoire, repérables aux étiquettes ajoutées sur la face avant et le capot arrière de l’ordinateur.

Macintosh HyperDrive label
Image : eBay

Grâce à Google Books, la bibliothèque numérisée de Google, nous avons retrouvé un article de l’édition d’InfoWorld du 6 mai 1985 qui présentait la première version de ce système. À l’époque, l’HyperDrive, du fabricant General Computer, devait être installé par un technicien, ce qui entraînait l’annulation de la garantie d’Apple. L’extension était donc fournie avec une nouvelle garantie de trois mois. Une fois l’étape de l’installation passée, l’HyperDrive disposait d’un avantage unique : il était capable d’héberger le système pour faire démarrer le Mac sans disquette. Un démarrage en 16 secondes, contre 36 sur la disquette ! Lancer un logiciel pouvait aussi se faire trois fois plus rapidement grâce à ce disque dur.

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Un logiciel particulier permettait de diviser ce disque dur en plusieurs partitions. En effet, le système du Macintosh, à l’époque, ne permettait pas encore de créer des dossiers : ce n’était pas très gênant sur une disquette de 400 ko ; mais sur un disque dur de 10 Méga-octets, ça commençait à faire un peu de bazar. L’idée était bonne, mais la gestion de ces volumes était encore assez compliquée, imposant de lancer et quitter ce logiciel particulier à chaque changement de volume. La technologie était encore jeune, et le fabricant recommandait de sauvegarder régulièrement le contenu du disque dur sur des disquettes !

L’HyperDrive coûtait 2795 dollars avec une extension de mémoire vive permettant de passer le Mac original de 128 à 512 Ko. La versions sans mémoire vive (pour le Macintosh 512k sorti fin 1984) coûtait 2195 dollars.

En décembre 1985, une nouvelle version était proposée, avec un disque dur de 20 Mo. Entre-temps, Apple était passée par là avec son propre disque dur de la même capacité.

Apple Macintosh 1984 Motherboard Gate Array Clock

Bon anniversaire le Macintosh !

Le 24 janvier 1984, Steve Jobs présentait au monde le Macintosh, qui n’était à l’époque qu’un des ordinateurs de la gamme Apple, qui comptait trois autres machines parfaitement incompatibles entre elles : l’Apple //e, l’Apple III, et le Lisa.

Apple Macintosh étiquette arrière boîtier

Pour minimiser le coût de cet ordinateur, la direction d’Apple ne l’avait doté que de 128 Ko de mémoire, soit 8 fois moins que le Lisa. Le Macintosh devait pourtant être aussi performant. Steve Jobs avait demandé à Bill Atkinson, du groupe Lisa, de reprogrammer QuickDraw, la base de son affichage graphique, et d’en fournir une version beaucoup plus compacte. Atkinson avait mis plus de deux ans pour réaliser cette tâche pratiquement impossible : réduire le code de 160.000 à 24.000 octets.

Dans le même temps, d’autres programmeurs avaient aussi accompli des exploits. Andy Hertzfeld et son équipe s’étaient occupés de la ToolBox du Macintosh, qui contient tous les éléments nécessaires à la programmation sur Mac : gestion des menus déroulants, des fenêtres, de la souris, etc. Ainsi, toutes les applications du Mac fonctionnaient de manière uniforme afin d’en faciliter l’apprentissage. Pour compliquer la tâche, il fallait en plus que la totalité de cette ToolBox tienne sur une puce de 64 Ko… L’équipe d’Hertzfeld avait réussi à la faire tenir sur deux tiers de cet espace !

Apple Macintosh 1984 Motherboard Gate Array Clock
La Gate Array Clock du Macintosh, à 15.6672 Mhz (donnant au processeur sa fréquence exacte de 7,8336 Mhz)

Pour produire le Macintosh, Steve Jobs avait obtenu le droit de faire construire une usine ultra-moderne à Fremont, dans la banlieue de San Francisco. Les techniques les plus pointues y étaient mises en œuvre : robotisation, flux-tendu, production à la chaîne… De quoi produire un Mac toutes les 27 secondes ! Walter Isaacson, dans la Biographie qu’il consacre à Steve Jobs, se souvient que celui-ci avait exigé de faire peindre les robots dans les couleurs du logo Apple. Certaines machines de haute précision n’avaient pas vraiment apprécié le traitement et étaient tombées en panne…

Apple Fremont Plant

Apple IIc vieilli, jauni, ou blanchi

Comment blanchir les plastiques jaunis ?

Devant le succès de cet article sur la meilleure manière de blanchir les plastiques, nous avons décidé de le mettre à jour avec une version plus complète et plus pratique pour donner une deuxième jeunesse à nos appareils préférés, dont le plastique a jauni à cause du soleil. Suivez notre pas-à-pas et nos conseils pratiques pour parvenir au meilleur résultat !

I. Est-ce que ça marche vraiment ?

Oui, on peut réellement rendre bien blanc un plastique qui a jauni à cause de l’exposition prolongée au soleil. Regardez ces deux Macintosh Colour Classic : ne préférez-vous pas la version de droite ? Souvenez-vous tout de même que les premiers Macs, jusqu’au Mac Plus, étaient beiges plutôt que gris : vous ne pourrez pas changer leur couleur d’origine !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Pour cet exercice pratique, nous allons nous attaquer à une imprimante Apple StyleWriter de 1991. Imaginez plutôt : presque trente ans, dont quelques années, posée sur un coin de bureau face à la fenêtre ! Déplacez le curseur sur l’image suivante pour apprécier l’évolution, en lumière naturelle et sans trucage !

 

II. De quoi a-t-on besoin ?

Pour blanchir un Macintosh jauni par le temps, vous n’avez besoin que de quatre choses :
une paire de gants et des lunettes de protection, absolument indispensables pour protéger votre peau et vos yeux, car nous allons utiliser…
– du peroxyde d’hydrogène (ou « eau oxygénée »), une solution aqueuse aux propriétés oxydantes et blanchissantes, qui peut provoquer des irritations cutanées et des lésions oculaire graves ;
– et un gros pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

On trouve du peroxyde d’hydrogène à différents dosages, depuis la version à 3% destinée au nettoyage des plaies (par ici sur Amazon), jusqu’à des solutions concentrées à 35% extrêmement agressives (par ici sur eBay – neuf !), en passant par l’intermédiaire à 12% (par ici sur Amazon).

III. Comment procéder ?

Après un nettoyage traditionnel, à la microfibre ou à l’éponge magique (par ici sur Amazon !), certains conseillent d’immerger l’objet à blanchir directement dans un bain de peroxyde d’hydrogène. De notre côté, faute de pouvoir toujours démonter complètement l’objet à blanchir, ou de pouvoir disposer d’un bac de taille suffisante, nous préférons utiliser un bon vieux pinceau.

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Seule contrainte : contrairement à l’option « bain », l’option « pinceau» impose d’intervenir à plusieurs reprises, pour badigeonner régulièrement la surface à blanchir. On trempe le pinceau dans l’eau oxygénée, et on étale sur l’objet. Évidemment, plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, moins il faut badigeonner souvent. Ainsi, avec une solution à 35%, nous avons blanchi cette imprimante en deux heures, à raison d’un badigeon par quart d’heure. La réaction est visible à l’œil nu (ou plutôt, à l’œil bien protégé derrière les lunettes de protection) : elle provoque l’apparition de tâches plus claires, qui vont petit à petit gagner toute la surface de l’objet.

Pour accélérer la réaction, il faut exposer la pièce en plastique face au soleil. L’idéal, c’est une petite véranda, ou une vitre bien orientée. Attention aux ombres qui pourraient masquer le soleil sur une partie de l’objet : le blanchiment ne serait plus uniforme. Pensez à tourner l’objet entre chaque badigeon pour exposer tour à tour les différentes faces.

IV. Faut-il faire un test préalable ?

Globalement, les plastiques bruts, teints dans la masse, résistent très bien à l’eau oxygénée. Bien sûr, pour un objet unique ou une œuvre d’art, vous devrez prendre vos précautions et réaliser un test préalable sur une partie discrète. Plus le peroxyde d’hydrogène est concentré, plus vite le plastique pourrait s’abîmer. Regardez de plus près le logo Apple de notre imprimante : alors que le plastique a bien blanchi, et que la sérigraphie « StyleWriter » a parfaitement tenu, les couleurs de la pomme ont cloqué !

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Comment protéger ces zones sensibles ? Bien sûr, nous pourrions vous recommander de les couvrir de scotch, comme nous l’avons fait avec le bouton de cette souris ADB :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil

Après badigeon, exposition au soleil, et retrait du scotch, la différence entre les deux zones était flagrante : un corps bien gris, mais un bouton encore tout jaune :

Blanchir le plastique du Macintosh, jauni par le soleil, ADB Mouse II

Cependant, vous le remarquez sur la photo : l’eau oxygéné parvient par endroits à se glisser sous le scotch et à faire son office même avec une exposition au soleil quasiment nulle. Nous ne pouvons donc vous donner qu’un seul conseil : pour préserver une pièce, il faut la démonter ! S’il n’est pas possible d’y parvenir, il faudra tourner autour très précisément avec un pinceau fin, en évitant les coulures…

Rappel : protégez toujours vos mains et vos yeux… et éloignez les enfants et les animaux domestiques !

Think Different Apple a-t-elle volé « Think Different » à Jack Kerouac ?

Le Macintosh SE/30 d'Apple Vous ne devinerez jamais comment le Macintosh SE/30 aurait dû s’appeler !

Disney Apple J.P. Drive Die Cast Car - Chaser Series - Cars 3 Des voitures Apple… et Disney !

Apple DOS 3.2 manual Richard Shacklock 1565 Des excuses du 16e siècle pour les erreurs d’Apple

Apple QuickTake 200 front with box Quel est le lien entre Apple et le DS-7 ?

Leboncoin Macintosh contre Scania

Échange Macintosh contre Scania

Vous voulez un Macintosh Classic ? Vous habitez dans l’Ain ? Vous avez un vieux Scania qui ne sert plus ? Alors le moment est peut-être venu de procéder à un échange grâce à cette annonce sur leboncoin !

Leboncoin Macintosh contre Scania

Attention, cet article ne constitue pas une garantie de sérieux de l’annonce d’origine, juste un clin d’œil !

Le plus vieux des PowerBooks Duo

Finalement, 500 euros pour une telle pièce de collection, ce n’est pas si cher : un ordinateur portable de 50 ans, ça ne court pas les rues ! À retrouver sur leboncoin, bien sûr !

Apple Macintosh IIfx ad

Publicité : Macintosh IIfx, le plus puissant du monde

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une pleine page de 1990, parue à l’occasion de la sortie du Macintosh IIfx, le plus puissant des Macs, et le plus puissant des ordinateurs tout court, grâce à son processeur Motorola 68030 à 40 Mhz. Vous savez, ce processeur qu’Apple indiquait au moyen du « x » à la fin du nom de l’ordinateur (à l’exception notable du Macintosh SE/30, et pour cause…).

Nous avons déjà discuté du « Hello » lancé par le Macintosh lors de sa présentation au public, et complété à plusieurs reprises par ses successeurs, qui présentaient un « Hello (again) ». En voici un autre exemple. Un « Hello » plus formel, plus pro, comme la clientèle que visait ce Macintosh aux stéroïdes. Notez également la mention, plutôt rare, de Texas Instrument comme dépositaire de la marque NuBus (le port d’extension interne des Macs de l’époque).

Apple Macintosh IIfx ad

Radius Full Page Display ad

Le bricolage des premiers périphériques pour Macintosh

On l’a un peu oublié, mais les premiers Macs, malgré leur conception totalement fermée, avaient vu naître tout un marché d’extensions diverses et variées. Nous avons par exemple déjà parlé de l’HyperDrive, ce disque dur interne dédié au Macintosh 512 et au Macintosh Plus. Voici un autre exemple, avec ces écrans externes cités dans la revue L’Ordinateur Individuel de janvier 1987.

FPD MégaScreen Ecran Géant

Pour concevoir un écran capable d’étendre la surface d’affichage du Macintosh Plus, ce sont des grands noms du développement du Mac qui s’étaient mis à la tâche : Handy Hertzfeld, Burell Smith et Alan Rossman. Les deux premiers apparaissent d’ailleurs dans une vidéo interne dont nous vous avons parlé il y a quelques mois, preuve de leur implication dans le développement du premier Macintosh.

Cet écran dénommé FPD (pour Full Page Display, ou écran pleine page) offrait une résolution de 640 x 864 points et s’installait au moyen d’une carte qui venait se greffer directement au-dessus du processeur. Le site CultOfMac en a d’ailleurs conservé une publicité d’époque :

Radius Full Page Display ad

Pour fabriquer cet écran, ces anciens d’Apple avaient fondé l’entreprise Radius en mars 1986. Elle fabriquera de nombreuses extensions pour les Macs, et même des clones à partir de 1995, avant de se faire racheter en 1998.

Un autre exemple de bricolage est donné par le ThunderScan II. Imaginez plutôt : pour offrir au Mac 512 la possibilité de numériser des documents, le constructeur Thunderware avait imaginé un système optique qui prenait la place du ruban d’impression de l’imprimante ImageWriter. Alimenté par le port série qui délivraient du 5 volts sur cet ordinateur (ou par une alimentation externe à partir du Mac Plus), ce système numérisait des images jusqu’à 288 points par pouces. Animé par le moteur de cette imprimante matricielle, il était évidemment particulièrement lent : en ne numérisant qu’une ligne à chaque passage, il fallait compter jusqu’à une heure pour numériser une feuille A4 ! On en trouve parfois en vente sur eBay, comme ce modèle complet, dans son carton, pour 150 dollars.

ThunderScan II box

Andy Hertzfeld (encore lui !) se souvient sur son site Folklore.org de la naissance de ce produit, dont il avait été chargé de créer la partie logicielle. Il raconte notamment comment l’équipe avait contourné les problèmes liés à l’imprimante elle-même, conçue pour déplacer le papier par à-coups de 9 lignes (correspondant aux 9 têtes de frappe), quand le scanner ne devait se déplacer que de ligne en ligne. Il se souvient également de l’influence du travail de Bill Atkinson, le papa d’HyperCard et de MacPaint, qui était devenu un expert dans l’art d’afficher des images sur un écran en noir et blanc. Il révèle même qu’environ 100.000 scanners ThunderScan ont été vendus, lui rapportant 7,50 dollars pièce.

PowerBook avec clavier QWERTZ blanc

Le clavier blanc du PowerBook

Le Journal du Lapin s’est déjà fait l’écho de cette bizarrerie allemande : chez nos voisins d’outre-Rhin, de nombreux modèles de PowerBooks ont été vendus avec un clavier gris clair, presque blanc. La disposition des touches respectait le traditionnel QWERTZ allemand. On en trouve de toutes les époques, du premier PowerBook 100 jusqu’à la veille de l’apparition des PowerBooks G3. Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé le motif précis de cette spécificité locale : saurez-vous nous renseigner ?

PowerBook avec clavier QWERTZ blanc

Apple Why is this logo smiling foldout

Pourquoi le logo Mac OS sourit-il ?

Nous achevons aujourd’hui notre triptyque sur la naissance de Mac OS, en 1995. Après la publicité faisant de Mac OS « un symbole fort », puis l’extrait de la revue Apple News présentant ce nouveau nom donné au Système 7.5, voici une petite brochure américaine de novembre 1995, présentant le nouveau visuel accompagnant le système, et répondant à cette question : Pourquoi ce logo sourit-il ?

Apple Why is this logo smiling foldout

Hé bien, ce logo sourit parce qu’il a été adopté par les fabricants de PC : DayStar Digital, Power Computing, Radius, ou encore Pioneer (dont nous avions déjà parlé ici). Préparez-vous à voir ce logo dans des publicités, sur des cartons… et au démarrage sur les écrans !

Apple Why is this logo smiling foldout

Il a aussi été adopté par les développeurs de logiciels. Ce logo permet de repérer les logiciels compatibles, comme ceux de Microsoft, Intuit, ou Novell, à retrouver sur les étagères de milliers de revendeurs.

Apple Why is this logo smiling foldout

En plus, ce logo est connu dans le monde entier ! Car Mac OS est disponible dans 140 pays, traduit en 40 langues. Ainsi, pendant vos voyages, quand vous le repérerez, vous pourrez être sûr de deux choses : les habitants du coin sont sympas, et ils parlent Mac OS couramment !

Apple Why is this logo smiling foldout

Et comment ne pas sourire, quand des designers conçoivent pour vous des lignes de vêtements et des accessoires, pour porter fièrement vos couleurs ? Allez, n’hésitez pas, passez commande grâce au catalogue disponible sur simple appel !

Apple Why is this logo smiling foldout

Enfin, Mac OS devient populaire dans un nombre grandissant de boutiques, comme CompUSA ou Computer City, où son logo signale les rayons où vous découvrirez les ordinateurs, logiciels et périphériques compatibles.

Apple Why is this logo smiling foldout

Bon anniversaire l’iBook citron vert

Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

 

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

Apple iBook Key Lime (vitron vert) close-up gros plan

L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.

Apple iBook Key lime Apple Website
Voici le nouvel iBook. L’iMac à emporter vous offre maintenant la vidéo numérique à emporter.
Apple iBook Key lime Apple Website
De super jeux d’extérieur
Apple iBook Key lime Apple Website
Ce nouveau livre remarquable donnera sûrement des millions de films
Apple iBook Key lime Apple Website
À l’extérieur, de nouvelles couleurs ; à l’intérieur, beaucoup plus de place
Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Les cartons de l’Apple III

Dernièrement, l’hôtel des ventes Drouot a proposé aux enchères un Apple /// complet, unité centrale, écran Monitor III, lecteur de disquettes Disk III et disque dur ProFile. Petite originalité : outre les manuels et diquettes, le lot était fourni avec les cartons d’origine, de l’époque où la marque n’avait pas encore opté pour le papier glacé et les packagings en couleurs. Et à l’Aventure Apple, vous le savez, on adore les vieux cartons !

Carton Apple /// Apple III

Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Ah… Une main qui se lève au fond… On me signale qu’un Monitor III dans son carton avait déjà été proposé au mois de mars dernier par RRauctions. Il avait trouvé preneur pour 250 dollars.

Carton Monitor III Apple Monitor /// cardboard box

Apple Expo 1988 à La Villette

Publicité : Apple Expo 88 à La Villette

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une invitation à l’Apple Expo qui se déroulait, en septembre 1988, à La Grande Halle de la Villette, pour la troisième et dernière année avant de filer s’installer au CNIT de La Défense dès l’année suivante. En septembre 1988, Apple n’avait pas grand chose de neuf à présenter par rapport à l’année précédente : un vague Apple IIc Plus, un gros Macintosh IIx (avec un X, comme le Macintosh SEx), un lecteur AppleCD SC, et… c’est à peu près tout.

Apple Expo 1988 à La Villette

1995 Apple News : RISC PowerPC vs CISC Pentium

Pentium VS PowerMacintosh

En janvier 1995, Apple met à jour sa gamme Macintosh inaugurée dix mois plus tôt. Tous les modèles gagnent quelques mégahertz, ce qui n’était pas négligeable à l’époque. À cette occasion, le magazine Apple News, organe de propagande officielle d’Apple France, fait le point sur l’évolution de la gamme, en insistant sur le rôle de la technologie de processeurs RISC dans cette avancée rapide.

1995 Apple News : RISC PowerPC vs CISC Pentium

Un graphique compare les performances des différents Power Macintosh, face aux PC de l’époque (du 486/33 au Pentium 100 sous Windows 3.1), et ne laisse aucun doute sur la performance des machines d’Apple dans ces tests portant sur l’utilisation de dix applications courantes. Comme pour s’excuser, la marque précise bien qu’il ne s’agit pas d’entrer dans une course de performance, puisque les Power Macintosh sont plus performants que l’ensemble des micros du marché… Non, Apple veut juste vous permettre de gagner en productivité, et faire émerger de nouvelles applications.

Comptez de 13.000 à 46.500 francs TTC selon le modèle, unité centrale seule. Si vous disposez déjà d’un Macintosh à base de processeur 68040, comme le LC 475 ou le Performa 630, vous pouvez acheter une carte de mise à niveau équipée d’un processeur PowerPC 601, pour 4400 francs TTC. Système 7.5 et 8 Mo de mémoire vive nécessaires…

PowerBook 145B publicité

Publicité : le PowerBook 145B, plus plus plus !

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une page de 1994 pour le PowerBook 145B, modèle sorti en mars 1993 pour occuper l’entrée de la gamme de portables d’Apple. À seulement 1300 dollars, il fut l’un des PowerBook les moins coûteux de l’histoire d’Apple, mais aussi le plus chichement équipé de l’époque, avec un processeur 68030 à 25 Mhz, 2 Mo de mémoire vive et un petit écran 10 pouces à matrice passive, en noir et blanc… Mais il faisait le job, et pour pas cher en plus !

PowerBook 145B publicité

Les 40 ans du Macintosh sur eBay et Le bon coin

2024, ce n’est pas que l’année des Jeux olympiques de Paris. C’est aussi l’année du quarantième anniversaire du Macintosh, que nous avons fêté le 24 janvier dernier. Alors pourquoi ne pas aller jeter un œil à vos sites de ventes d’objets d’occasion favoris ? Attention aux prix proposés, ça pique un peu… à rebours des vrais enchères qui, elles, ne s’envolent pas.

On commence avec ce très beau bundle qui intègre à peu près tous les accessoires de l’époque, à un prix tout à fait inconvenant de 9599 dollars. Certes, c’est plutôt joli (bien que le carton ait une face très sale), mais rien ne justifie ce prix.

On trouvera le même type de configuration, à un prix plus raisonnable, sur Le bon coin, où il est proposé à 1199 euros. C’est un Macintosh 512K, mais dans le carton d’origine du premier Mac qu’Apple écoulait à l’époque, avec un grand nombre d’accessoires, manuels et disquettes. L’écran et son unique ligne verticale nécessiteront sans doute une intervention sur la carte d’alimentation.

1984 Macintosh Picasso carton Leboncoin

Pour le même prix, un vendeur sur eBay propose aussi le lecteur de disquettes du Macintosh, dans son petit carton lui aussi aux couleurs de la série Picasso. Là encore, c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est, mais l’espoir fait vivre !

Si votre porte-monnaie ne vous permet pas de craquer pour de vrais appareils d’époque, alors vous pourrez vous rabattre sur cette sympathique petite broche proposée pour un prix plutôt raisonnable de 18 euros, aux couleurs de la pomme arc-en-ciel.

1984 broche Macintosh

N’oublions pas non plus cette belle banderole dont le vendeur assure qu’elle a été distribuée en décembre 1983 pour pouvoir être accrochée chez les revendeurs au lancement du Macintosh. Elle mesure près de deux mètres de long et un mètre de haut, autant dire qu’il faudra faire un peu de place sur un mur pour l’afficher… à condition d’aligner les 8400 dollars demandés par son propriétaire… parce que pourquoi pas !

Apple 1984 Macintosh banner

Et pourquoi ne pas terminer avec cet ouvrage, Macintosh votre micro ordinateur de Jean Baptiste Touchard ? Vous y découvrirez « avec simplicité et humour comment mettre cette étonnante machine au service de vos besoins et de vos envies » ! N’hésitez pas à négocier le prix 🙂

Publicité Apple Macintosh PowerPC, Dark Forces de LucasArts

Publicité : Dark Forces sur Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une nouvelle réclame vantant la quantité et la qualité des jeux disponibles sur Macintosh. Après Infogrames la semaine dernière, c’est LucasArts (et Ubi Soft) qui s’y colle, avec Dark Forces et Dark Vador qui songe à se retirer en Ardèche… Les autres titres sont présentés en miniatures : Full Throttle, Rebel Assault, X-Wing, Day of the Tentacle et Sam & Max Hit te road.

Publicité Apple Macintosh PowerPC, Dark Forces de LucasArts

DELL'AVENTURE logo

L’Aventure Apple devient Dell’Aventure !

Voilà déjà presque un an que ce blog vous raconte, jour après jour, l’histoire d’Apple. Nous pensions que l’histoire d’Apple était une source permanente d’inspiration. Nous pensions pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Mais nous nous sommes trompés : en fait, en moins d’un an, nous avons fait le tour ! Le moment est venu de passer à l’étape suivante : après Apple, place à Dell ! L’histoire de Dell est une source permanence d’inspiration. Nous pensons pouvoir continuer ainsi plusieurs années. Tous les articles sur notre nouvelle passion sont à lire sur notre page d’accueil !

Le blog Dell Aventure (ex- Aventure Apple)

 

[mise à jour le 02 avril] : vous l’aurez compris, ce changement d’identité était notre poisson d’avril. Nous avons encore beaucoup à raconter ! Nous avons bien aimé aussi le poisson du Journal du Lapin : une Pippin Atmark Classic, dans la droite ligne des Super Nintendo Classic ou NES Classic.

Pippin Classic sur le journal du Lapin
Image : le Journal du Lapin

 

Macintosh family : 128, 512, XL

Un peu de Macintosh XL sur eBay

Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter le Macintosh XL, ce Lisa modifié pour devenir compatible avec les logiciels Macintosh. Mieux doté en mémoire vive, équipé d’un écran plus grand, il avait été à la fois le prédécesseur du Macintosh Plus et du Macintosh II. Il avait terminé sa carrière dans les bras de Sun Remarketing, un spécialiste du déstockage informatique.

On trouve justement ces jours-ci sur eBay plusieurs objets en lien avec ce Macintosh pas comme les autres. Il y a tout d’abord ce guide d’installation du disque dur interne (en option sur le Lisa, mais obligatoire lors de la mise à jour en Macintosh XL).

Lisa Introduction to MacWorks

On trouve également un lecteur de disquettes révisé, permettant de lire les disquettes 400K et 800K sous Lisa OS comme sous MacWorks. Plus important encore, voici le kit A6G0001 permettant de transformer l’écran du Lisa (en 720 x 360 pixels rectangulaires) en écran de Macintosh (608 x 432 pixels carrés). Sans lui, l’affichage du système du Macintosh aurait été complètement déformé sur l’écran du Lisa.

Macintosh XL Lisa Screen Kit

Pour faciliter le passage du Lisa au Macintosh XL, on trouve un kit de migration destiné à l’utilisateur du Lisa durant sa transformation en Macintosh XL, ou lors du passage à un autre Macintosh de la gamme. Ce kit était capable de copier les fichiers du Lisa sur un disque au format Macintosh, mais aussi de transformer les fichiers dans un format lisible sur celui-ci (comme MacWrite ou Microsoft Word).

Macintosh Lisa Migration Kit

On trouve également une disquette de MacWorks, sans plus de précision quant à sa version. MacWorks était cet émulateur capable de faire tourner le système et les logiciels du Macintosh sur un Lisa, en profitant de son mégao-octet de mémoire vive.

Disquette MacWorks pour Lisa

Mais si vous ne voulez pas mettre les mains dans le cambouis, le plus simple est encore d’acheter directement le Macintosh XL complet sur eBay. Un modèle un peu particulier puisque son propriétaire lui a ajouté un émulateur de disque dur ProFile, capable de lire des cartes CompactFlash bien plus pratiques !

Macintosh XL sur eBay

Ainsi équipé, vous pourrez monter votre propre réseau local de la « famille Macintosh », comme Apple le présentait dans cette feuille destinée à être dupliquée dans les publicités ou brochures des revendeurs (à l’époque, on ne distribuait pas des images de presse sur des sites web).

Macintosh family : 128, 512, XL

AirMac ou AirPort ?

Apple a toujours bien aimé donner des noms simples à ses technologies. On peut parfois s’y perdre, d’autant plus que les normes et les produits se succèdent, se chevauchent et disparaissent parfois sans prévenir. On a connu Rendez-vous puis Bonjour, AirDrop et Mail Drop, AirPlay et CarPlay, EarPods et AirPods… Mais savez-vous que, parfois, Apple utilise des noms différents pour désigner la même norme dans différents pays ? Ainsi le Wi-Fi, qu’Apple a baptisé AirPort lors de sa présentation en 1999 avec l’iBook, se nommait AirMac au Japon !

AirMac sur Yahoo Enchères Japon

La raison de ce changement de dénomination, on la découvre sur Le journal du LapinI-O DATA, une société locale, utilisait en effet déjà le nom pour des routeurs Wi-Fi, une technologie pourtant balbutiante. Tellement balbutiante qu’elle ne portait pas encore de nom et était encore généralement désignée comme la norme IEEE 802.11. AirMac restera le nom japonais d’AirPort, pour chaque nouveau produit de la gamme, comme l’AirMac Extreme ou l’AirMac Express.

AirMac Extreme sur Yahoo Enchères Japon
AirMac Express sur Yahoo Encheres Japon
Forrest Gump Letter eBay

Le courrier d’Apple à Forrest Gump

Voici une anecdote bien connue, mais sur laquelle je n’avais pas encore pris le temps de revenir. Dans le film Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1994 et basé sur une nouvelle de Winston Groom, le héros reçoit un courrier d’Apple.

Forrest Gump Apple letter

Par cette lettre, J. Wellington Bigby, chef fictif des finances de la marque, présente ses remerciements : « Votre investissement dans notre effort pour rendre les ordinateurs accessibles au citoyen ordinaire est arrivé à un moment où l’investissement dans l’informatique personnelle était considéré comme une folie. Votre clairvoyance, votre perspicacité, et surtout votre argent ont permis à notre petite entreprise de devenir l’un des leaders de l’industrie informatique. Il vous a également récompensé avec l’un des rendements de placement les plus incroyables de l’histoire de la finance moderne. De nombreuses innovations seront bientôt présentées dans notre gamme de produits, notamment l’ordinateur personnel “Lisa” qui promet d’être un grand succès ».

Forrest Gump Apple letter

Alors évidemment, rien ne colle dans ce courrier : il est daté du 23 septembre 1975, avant même la création de la marque, et porte le logo multicolore utilisé à partir de 1977. L’adresse sur Silicon Drive n’a jamais fait partie des adresses de la marque, et l’introduction en bourse n’a été réalisée qu’en décembre 1980. Enfin, l’annonce du projet Lisa huit ans avant sa commercialisation laisse songeur !

Et comme on trouve vraiment tout sur eBay, vous pourrez y acheter une réplique de ce courrier envoyé à Forrest Gump, avec l’enveloppe et tout et tout :

Forrest Gump Letter eBay

 

 

Logo windows sur fond noir

Le logo Windows en 1978… ou presque !

Il fallait bien que ça arrive : à force de me promener sur eBay, j’ai fini par m’y perdre. Et voici sur quoi je suis tombé : une brochure anglaise de 1978 pour l’Alfa Romeo Alfetta. En voici la couverture :

Brochure Alfa Romeo Alfetta logo Windows

Alors je dis ça, je dis rien, mais la ressemblance est tout simplement bluffante ! Microsoft a utilisé un logo très proche (dérivé de celui de Windows 3 et de Windows 95) à partir de Windows XP en 2001, et l’a abandonné avec Windows 8 en 2012. Bien sûr, je ne sous-entend rien : n’importe quel drapeau à damier flottant dans le vent a pu servir de source d’inspiration commune à deux designers…

Logo windows sur fond noir

Les disquettes pour PowerBook… en vrai !

Vous vous souvenez de ces disquettes pour PowerBook, dont nous vous avions parlé en juin 2018, et dont nous avons fini par dégoter une boîte sous blister l’année dernière ? Si vous vous demandez à quoi elles ressemblent à l’intérieur, voici une annonce repérée sur eBay, avec une photo des disquettes et de leurs étiquettes.

Grâce aux photos que le vendeur a pris sous tous les angles, on peut même apprendre qu’Apple sous-traitait la fabrication de ces disques à Maxell, dans le respect de strictes spécifications.

Apple Macintosh LC 475 publicité

Publicité : L’ordinateur qui fait télécopieur et minitel

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1994 pour le Macintosh LC 475. Il s’agissait du dernier Mac au format « boîte à pizza », après la série des LC, et du premier modèle autorisant la mise à jour vers les processeurs PowerPC (Apple proposera une carte de mise à jour basée sur un PowerPC 601 à 50 Mhz). Proposé avec un écran Apple Trinitron, bien meilleur que son prédécesseur l’écran Performa Plus, il devenait capable grâce au modem AppleDjinn, d’offrir des fonctions de Minitel et de fax.

Apple Macintosh LC 475 publicité

Macintosh : simplifiez-vous la vie !

Aujourd’hui, nous vous proposons une sympathique petite brochure d’Apple France, publiée vers 1991. Elle vous proposait d’optimiser les ressources de votre entreprise avec l’ordinateur le plus facile à utiliser : Macintosh.

En ouvrant la brochure, une double page vous assurait que Macintosh vous permettait d’atteindre votre véritable potentiel. Macintosh cumulait toutes les qualités : facilité d’utilisation, polyvalence, communication, coûts de formation réduits au minimum, économique et peu encombrant, ou exceptionnellement performant et extensible, sans oublier le PowerBook, le plus populaire des ordinateurs portables.

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Cette double page s’ouvrait à son tour sur un grand panoramique vous invitant à utiliser pleinement les ressources de votre entreprise. Créer des plaquettes et brochures commerciales avec l’outil PAO, animer des présentations à l’aide de QuickTime, mieux gérer les opérations financières, planifier et suivre les affaires, partager des dossiers et des agendas, envoyer des fax, et même travailler à distance grâce à AppleTalk Remote Access, le Macintosh était vraiment l’outil idéal en entreprise.

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Et puis c’es tout !

Apple brochure 1991 - Simplifiez-vous la vie

Apple AirPort brochure française 2000

Bon anniversaire, AirPort !

Le 21 juillet 1999, il y a tout juste vingt ans, Apple présentait AirPort, première intégration de la toute jeune technologie wi-fi 802.11b dans l’univers informatique. Grâce à une base connectée au réseau (par un modem 56k ou une connexion Ethernet 10Base-T), et une carte optionnelle à installer dans le premier iBook présenté le même jour, il devenait possible de naviguer sur Internet sans fil, une véritable révolution à l’époque ! La démonstration de cette technologie par Steve Jobs, se promenant sur scène l’air de rien, l’iBook à la main, tout en continuant de naviguer sur le web, est devenue un classique. Le niveau de l’excitation du public nous rappelle à quel point  ce concept de réseau sans fil était inédite :

Nous avons retrouvé la brochure distribuée peu après par Apple, pour présenter cette technologie à ses futurs clients. La marque insistait non seulement sur la possibilité de naviguer sans fil depuis l’iBook ou le PowerBook, mais aussi sur la facilité de connecter tous les Macs de la maison sans avoir à poser de câbles, et d’échanger des fichiers sans recourir au lecteur de disquettes.

Apple AirPort brochure française 2000

La marque ciblait le marché des particuliers, mais aussi de l’éducation et des petites entreprises. La connexion, qui plafonnait pourtant à 11 Mb/s, était qualifiée d’ultra-rapide par la marque… mais eux qui l’ont utilisée se souviennent cependant sûrement à quel point la version suivante, dénommée AirPort Extreme, basé sur la norme 802.11g à 54 Mb/s, avait enfin permis à cette technologie de réellement décoller.

Apple AirPort brochure française 2000

Bon anniversaire l’eMate 300 !

Alors même que nous commémorions il y a quelques jours les 21 ans de l’abandon de la gamme Newton par Apple, nous fêtons aujourd’hui les 22 ans de l’eMate 300, qui n’aura donc pas tenu un an au catalogue…

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Apple eMate 300 (Newton)

Par bien des aspects, l’eMate était une machine emblématique. Dans son design, tout d’abord, puisqu’elle préfigurait la place centrale que Jonathan Ive redonnera bientôt au design au sein de la firme. Comme l’iMac et l’iBook après lui, l’eMate 300 avait été prévu pour offrir différentes couleurs de boîtiers, qui ne seront finalement jamais commercialisées. Dans ses composants ensuite, puisque la gamme Newton s’appuyait déjà sur un processeur ARM et un écran tactile (avec stylet) comme l’iPhone le fera onze ans plus tard. Dans son destin enfin, puisque malgré ses qualités, cette machine sera abandonnée sans autre forme de procès par Steve Jobs, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur le développement de Mac OS.

Apple eMate 300 (Newton)

Cette petite machine, vendue uniquement aux établissements scolaires au prix d’environ 800 dollars à l’époque, se trouve facilement aujourd’hui sur le marché de l’occasion. Sur eBay, on en voit régulièrement à moins d’une centaine d’euros.

bloc-note Macintosh Classic

Des souvenirs du Macintosh Classic sur eBay

Après les bloc-notes du Macintosh original, voici un modèle tout aussi mignon et un peu plus récent, puisqu’il s’agit du bloc-note du Macintosh Classic, commercialisé en 1990. Si cela vous tente, et si les frais d’importation ne vous font pas peur, on en trouve un sur eBay, à 160 dollars (soit 135 euros environ). On fera semblant de ne pas remarquer qu’il manque l’épaisse marge noire autour de l’écran donnant une impression de modernisme assez étonnante à cette représentation…

bloc-note Macintosh Classic

bloc-note Macintosh Classic

Si cela fait trop pour votre portefeuille, vous pourrez vous rabattre sur le pin’s du Macintosh Classic. On en trouve des tas sur eBay, y compris en provenance de France à tout petit prix : à partir de 7,50 euros, frais de port inclus.

Pin's Apple Macintosh Classic

Oh, et puis tant qu’on y est, pourquoi ne pas craquer carrément pour un Macintosh Classic, un vrai, avec son clavier et sa souris, et surtout son écran noir et blanc en 512 x 342 pixels ? On en trouve régulièrement, comme ce modèle (en France) aux enchères à partir de 90 euros pour quelques jours, ou son grand-frère, le Classic II de 1991, plus puissant grâce à son processeur 68030, aux enchères également (il aura sans doute plus de succès !). D’après les archives d’eBay, les prix de ces machines sont très variables : de 50 à 200 euros pour le premier, et de 100 à 300 euros pour le second.

Macintosh Classic aux enchères eBay

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Think Different, volé à Jack Kerouac ?

De plus en plus souvent, on lit que le texte de la publicité « Think Different » d’Apple aurait été écrit par un certain Jack Kerouac, auteur américain né en 1922 et décédé en 1969. Plus précisément, le fameux texte de la voix-off « Here’s to the crazy ones » serait extrait, mot pour mot, de son livre Sur la Route (On the Road en version originale). On trouve maintenant des posters, des cartes postales et des images en pagaille à partager sur les réseaux sociaux, avec cette citation et la signature de l’auteur. La publicité est même citée in extenso, dans sa version française, par le guide « Cent romans à avoir lus aux toilettes ».

Jack Kerouac - Here's to the crazy ones

Alors, Apple a-t-elle vraiment volé ce paragraphe complet dans un roman publié en 1957, dont le manuscrit se compose d’un seul rouleau de papier de 36 mètres de long, tapé à la machine à écrire sans le moindre retour à la ligne ?

Pour le savoir, le plus simple est encore de se référer à Google Books, la bibliothèque virtuelle du géant américain. Quand on cherche le terme « Crazy » dans le livre de Kerouac, on en trouve huit occurrences. Aucune ne correspond, de près ou de loin, à la publicité d’Apple.

Et si l’on cherche « mad », un synonyme de « crazy », on trouve une très intéressante tirade, une sorte d’hommage aux fous qui dans la forme n’a aucun rapport avec « Think Different » :

The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn, burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes “Awww!”

Il est tout de même inquiétant de constater le nombre de sites et d’ouvrages qui ont repris cette information sans jamais ouvrir le livre de Kerouac. Et bien évidemment, aucun de ces livres n’est plus ancien que la diffusion de la publicité d’Apple. Regardez donc les résultats d’une recherche sur « Jack Kerouac To the Crazy Ones » dans Google Books :  une trentaine d’ouvrages associent l’auteur et la citation. Le plus ancien est l’un des chefs d’oeuvre de la littérature de notre siècle : Bunny Tales, un ouvrage de 2006 sur les secrets de la maison Playboy…  Ajoutez le critère de recherche « XXème siècle », et… rien ! Avant l’an 2000, personne n’avait donc eu l’idée de relever cette phrase de l’auteur décédé trente ans plus tôt, quelle surprise !

Mieux : dans Wisdom for the Soul (2006), l’un des premiers ouvrages où l’on trouve la citation de la publicité d’Apple, elle est bien créditée « Apple Computers Commercial », alors que le même ouvrage comporte par ailleurs pas moins de sept citations de Kerouak.

Pour finir de bien rigoler avec le manque de sérieux sur Internet en général, sachez que la même citation est maintenant attribuée à John Chapman (1774-1845) par certains sites… L’erreur est encore plus drôle, puisqu’elle est liée à l’utilisation du texte de la publicité pour illustrer l’icône de TextEdit, un logiciel fourni avec MacOS X. Pour remplir un peu la page blanche, les graphistes de chez Apple y avaient collé le texte de la publicité, en ajoutant « Chère Kate » et en signant « John Appleseed ».

TextEdit icon MacOS X : Here's to the crazy ones

Or John Appleseed est le nom fictif qu’Apple utilise un peu partout dans ses interfaces quand elle a besoin d’indiquer un nom et un prénom. Mais c’est aussi le surnom de John Chapman, un pépiniériste américain qui a couvert de pommiers une grande partie des États de l’est des États-Unis…

En conclusion, sachez que le texte a été écrit par les équipes de l’agence TBWA/Chiat/Day, dirigées par John Siltanen et Lee Clow, qui ont également crédité Steve Jobs parmi les auteurs de la campagne.

PowerBook Duo Dock

La grosse prise PowerLatch du PowerBook Duo

Nous vous présentions hier une brochure vantant les mérites de la gamme PowerBook Duo d’Apple. Celle-ci était notamment caractérisée par la présence d’une imposante prise située à l’arrière de l’ordinateur portable, destinée à le connecter à une station d’accueil Duo Dock ou à des barres d’extension telles le MiniDock. Apple nommait cette technologie PowerLatch (latch signifiant loquet ou verrou en anglais), un terme recouvrant à la fois la prise au sens matériel (avec son système de verrouillage et d’éjection) et les modalités de communication via cette prise, ainsi que les outils du système d’exploitation s’adaptant à l’environnement du PowerBook Duo, par exemple pour monter automatiquement les disques partagés accessibles sur le réseau.

Apple PowerBook Duo powerlatch port
La prise lightning donne l’échelle…

On trouve assez peu de littérature au sujet de cette prise, connue sous le petit nom de JX20-152BA-D1LTH, et qui n’a pas survécu à la gamme PowerBook Duo (1992-1997). Elle avait été documentée par Apple qui l’avait ouverte aux autres fabricants de périphériques.

Il s’agissait donc d’un connecteur à 152 broches : un record, sans aucun doute, puisque même la norme SCSI interne ne dépassait pas 80 broches ! Ce connecteur permettait à la station d’accueil Duo Dock d’accéder directement aux bus du processeur 68030 (bus de données et bus d’adresses en 32-bits), mais pas seulement, puisque le PowerLatch transmettait plusieurs lignes de courant (24 volts pour alimenter et recharger le PowerBook, 5 volts pour le modem et la sortie son…), des masses, des signaux de synchronisation, et différents signaux électriques : l’appui sur le bouton on/off du dock ou du clavier, l’appel du modem externe, le signal du microphone, la sortie son…

Apple PowerBook Duo powerlatch port on Minidock
Le PowerLatch côté MiniDock. Remarquez les tiges-guides métalliques, et les crochets latéraux.

Les échanges entre la carte-mère du Duo Dock et celle du PowerBook étaient intensifs. Tout se passait comme si les deux cartes n’en faisaient plus qu’une : le Duo Dock complétait la configuration du portable avec un coprocesseur arithmétique 68882 pour épauler le processeur, deux ports NuBus pour cartes d’extensions, des ports SCSI, ADB, série, un port pour le lecteur de disquettes externe, et même un circuit dédié à un écran externe, avec sa mémoire vidéo supplémentaire.

PowerBook Duo Dock
Le Duo Dock, avec un PowerBook Duo inséré et un écran externe.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, le bus PowerLatch ne se contentait pas de prolonger les broches des différentes prises, à la manière d’une rallonge, car il en aurait fallu plusieurs centaines : trente pour le SCSI, quatre pour l’ADB, deux fois huit pour les ports série, dix pour le modem, cinquante pour le disque dur interne, sans parler de la partie vidéo ou du port NuBus avec ses 96 broches ! En réalité, seules 32 broches étaient consacrées au bus de données, et 32 au bus d’adresses : tous se passait comme si la carte-mère était prolongée vers l’extérieur.

APple Powerlatch Diagram
Un diagramme simplifié du Duo MiniDock : on voit bien que la plupart des prises (SCSI, video, série, disquettes…) ne sont pas reliées directement au port PowerLatch (traits fins), mais liées à des puces intermédiaires (traits épais).

Ainsi, les échanges étaient transparents, tant du côté du processeur, que du côté des composants du Dock. Les uns comme les autres ne s’apercevaient même pas qu’ils étaient séparés par un connecteur inhabituel ! Pour cela, Apple avait développé une puce spécialisée (de type ASIC, qui se rapproche d’un système-sur-puce) dédiée au traitement de la vidéo pour l’écran externe, sous le nom de VSC, pour « video subsystem controller » (sous-système de contrôle de la vidéo). Cette puce intégrée au Duo Dock gérait les différentes résolutions de l’écran externe, de 512×384 à 832×624. Elle ne s’arrêtait pas là : elle gérait également directement le port dédié au lecteur de disquettes externe, et contrôlait les autres puces liées aux ports série et au SCSI !

Comme pour beaucoup de Macs à l’époque, un fichier « System Enabler » était nécessaire pour adapter le système d’exploitation à ce nouveau dispositif. On y trouvait notamment le message d’alerte en cas de tentative de connexion d’un Dock à un PowerBook en veille : le PowerBook Duo ne pouvait être inséré ou éjecté que quand il était éteint. Pas question à l’époque de reconfigurer à la volée un système pour se passer du coprocesseur, de la mémoire vidéo supplémentaire, ou des périphériques connectés !

Apple PowerBook Duo Minidock ports
Le MiniDock, qui se contentait d’offrir des prises externes, sans lecteur de disquettes, ni disque dur interne, ni ports NuBus.

Pour la même raison, chaque périphérique compatible PowerLatch disposait de son propre numéro d’identification, permettant à un ordinateur sortant de veille de s’assurer qu’il n’avait pas été connecté à un autre Dock.  Dernière précision : dans ses Developer Notes, Apple indiquait que le système était garanti pour 5000 cycles d’insertion/éjection.

Brochure Apple Canon Japon

Les liens entre Apple et Canon

Si vous deviez citer les liens qui unissent Apple et Canon, le spécialiste japonais des produits optiques, combien en trouveriez-vous ?

Oui, Canon avait embauché Jef Raskin, l’un des papas du Macintosh, qui avait quitté Apple en 1982. Chez Canon, il développa le Canon Cat, un drôle d’ordinateur sans souris sorti en 1987.

Oui, Apple a utilisé un système développé par Canon dans sa première imprimante laser, la LaserWriter de 1985. Il s’agissait du LBP-CX, également utilisé par Hewlett-Packard dans sa LaserJet quelques mois plus tôt.

Canon LBP-CX laser
Image extraite de PC Magazine, 17 septembre 1985

Oui, en 1989, Canon a investi 100 millions de dollars pour monter au capital de NeXT, l’autre entreprise de Steve Jobs, qui n’avait pourtant encore rien commercialisé mais qui prévoyait d’utiliser un lecteur CD conçu par Canon, ainsi que le même LBP-CX que dans la LaserWriter. C’est d’ailleurs à Canon que NeXT cédera sa division matérielle quand elle se recentrera sur le logiciel en 1993.

Oui, Apple a réhabillé des imprimantes Canon pour constituer sa propre gamme, sous le nom de StyleWriter, de 1991 à 1996, avant de se tourner vers Hewlett-Packard.

Oui, il s’est dit au milieu des années 90, quand Apple était moribonde, que Canon était sur le point de la racheter, ce que la firme japonaise avait démenti.

Mais ce n’est pas tout : l’imposante firme japonaise a été pour Apple un simple revendeur de 1983 à 1998. On trouve ainsi des brochures d’époque, vantant la gamme d’Apple, avec les logos de Canon et d’Apple côte à côte. La branche Canon Sales, en charge de cette activité, avait choisi en janvier 1998 de s’éloigner d’Apple et de ses ventes déclinantes, pour se rapprocher de Compaq. Huit mois plus tard, Apple lançait l’iMac, tandis que Compaq s’apprêtait à sombrer (son PDG Eckhard Pfeiffer démissionnera à l’été 1999). Y’a des jours, comme ça, il vaudrait mieux se casser une jambe…

Brochure Apple Canon JaponBrochure Apple Canon Japon

Brochure Apple Canon Japon

Sources :
ComputerWorld, 24/10/1983 : “a contract that will allow Canon to sell Apple microcomputers”
NY Times, 13/06/1989 : “The Tokyo-based company already sells the Apple Macintosh”
Japan Times, 30/01/1998 : “We have been selling Apple’s products for nearly 15 years”

Spartacus french ad

Une autre publicité « New Macintosh »

Nous vous parlions il y a quelques jours de la brève existence d’une campagne de publicité « New Macintosh » ayant précédé « Think Different » en France, en 1997. En voici un autre exemple, pour un modèle des plus emblématiques : le Spartacus, ou Twentieth Anniversary Macintosh. « Quand vous aurez fini de le regarder, n’oubliez pas de l’allumer », disait-elle. Imaginez un peu : cet ordinateur à 50.000 Francs pouvait, grâce à Mac OS 8, vider la corbeille et imprimer un document en même temps !

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Inside Apple décembre 1983

Publicité : Inside Apple, ImageWriter et Catalyst

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page de décembre 1983, la dernière parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque. Juste avant le lancement du Macintosh, la marque s’offrait une dernière publicité dans cette série, pour présenter son ImageWriter, dont beaucoup se souviennent comme de la meilleure imprimante matricielle de la marque, avec sa résolution de 140 x 160 points par pouces et ses 120 caractères par seconde. Pour l’acheter, il était possible de demander l’Apple Card, une carte de crédit permettant d’acheter du matériel Apple sans appeler son banquier.

Inside Apple décembre 1983

On remarquera aussi la mention du logiciel Catalyst de Quark (qui n’avait pas encore imaginé Xpress), qui permettait de dupliquer les logiciels de leur disquette vers le disque dur ProFile, afin de ne plus avoir besoin de redémarrer l’ordinateur pour passer de l’un à l’autre. Un bidule assez étonnant, auquel sera greffé plus tard une interface inspirée du Macintosh, très proche de ce qu’on retrouvait avec MouseDesk de Version Soft.

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Alerte eBay : un Lisa 1 fonctionnel !

Si vous n’avez pas encore acheté tous vos cadeaux de Noël, nous avons peut-être trouvé l’idée qui vous manquait. Un Lisa d’origine est disponible sur eBay : le vrai, commercialisé en janvier 1983, celui avec les deux lecteurs Twiggy, et parfaitement fonctionnel qui plus est !

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Si nous en parlons avec autant d’enthousiasme, c’est que ce modèle est aujourd’hui quasiment introuvable, et nous vous avons déjà expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’en 1984, Apple a proposé à ses heures possesseurs de « mettre à jour » gratuitement leur modèle en Lisa 2, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Rien de tel ici, tout est resté d’origine. L’appareil est fourni avec son disque dur profile, son clavier et sa souris d’origine.

Apple Lisa 1 Twiggy and ProFile

Ha oui, un dernier détail tout de même : les enchères débutent pour l’heure à 76.000 dollars, soit environ 63.000 euros. Et pour ce prix-là, la livraison n’est pas incluse : le vendeur ne prévoit qu’une remise de la main à la main, en Californie…

Apple Store du carrousel

L’Apple Store du Louvre ne fêtera pas ses 9 ans

Alors qu’on aurait fêté les 9 ans de l’ouverture de l’Apple Store du Louvre le 7 novembre, et qu’on imaginait déjà les festivités possibles pour ses 10 ans, MacG nous apprend qu’Apple n’entend pas renouveler le bail de son flagship historique français, qui sera remplacé en novembre par la boutique des Champs-Elysées. C’est donc avec nostalgie que la rédaction de l’Aventure Apple se remémore l’inauguration de ce premier Apple Store français, qui fermera définitivement le 27 octobre.

Rue de Rivoli, 7 novembre 2009, tard dans la nuit, ou-trop- tôt le matin : quelques dizaines de personnes patientent en attendant l’évènement de l’année pour Apple : l’ouverture de son premier Apple Store et flagship dans l’hexagone. Il faudra attendre 10h pour pénétrer dans la boutique et gravir l’escalier hélicoïdal entièrement fabriqué en verre. A cette heure, c’est plusieurs centaines de personnes qui se sont massées dans le Carrousel et jusqu’à la rue de Rivoli. On comptera 4000 passages à midi, et plus de 10 000 en fin de journée.

Apple Store du carrousel
A 8h00 : on répare une marche, on programme les écrans…

Les 5000 premiers visiteurs (clients) reçoivent le traditionnel T-Shirt distribué à chaque ouverture d’Apple Store. En plus du lieu et de la date d’ouverture a été ajouté un logo représentant les molettes d’iPod nano 4G, composées en triangle renversé, reprenant la pyramide de verre inversée du carrousel du Louvre.

T-Shirt Apple Store, Carrousel du Louvre 7 novembre 2009

Petite originalité : la boîte du T-Shirt (en général un simple parallélépipède rectangle) est ici de forme pyramidale. Par chance pour le service marketing, les pyramides sont faciles à empiler tête bêche sur une palette. La même idée pour l’Apple Store de Shanghai aurait été un peu plus difficile à réaliser…

La pyramide du T-Shirt Apple Store, Carrousel du Louvre 7 novembre 2009

Les plus motivés auront pu croiser, entre autre célébrités, Ron Johnson. Pas le 7 novembre, mais le 6 au soir, pour l’inauguration presse. Embauché par Steve Jobs au début des années 2000, son rôle a été de développer le concept des Apple Store et de les implanter autour du globe. Mission accomplie, même si son poste a été rapidement remis en question après l’arrivée de Tim Cook à la tête d’Apple.

Apple MIDI interface

Souvenir : l’Apple MIDI interface

Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.

Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.

Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…

En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.

Apple MIDI manual

Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.

Master Tracks Pro v2.00
Master Tracks Pro v2.00
Cubase
Cubase 1.0 présenté en vidéo par Look Mum No Computer

Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.

Apple MIDI interface vs Apple LocalTalk

À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.

Apple MIDI interface inside

Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »

The Apple Catalog (fall 1993)

Publicité pour l'Apple WorkGroup Server

Publicité – Apple Workgroup Server

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1995 pour la gamme de serveurs Apple Workgroup Server, composée à l’époque des modèles 6150/66, 8150/110 (présenté sur la publicité) et 9150/120. Tous trois étaient des serveurs destinés à héberger des sites web, grâce à l’application WebSTAR, spécialement développée pour Apple et directement articulée avec les bases de données FileMaker ou 4D.

Publicité pour l'Apple WorkGroup Server

Mais voici la grande question : vingt-trois ans après cette réclame, André Delvallée nous lit-il ? Un lecteur peut-il nous renseigner sur son parcours et ses accointances avec Apple ?

Enfin, vous remarquerez qu’il y a quelque chose d’ironique à lire que les données étaient protégées des intrusions grâce à l’incapacité de Mac OS d’accepter les accès à distance, contrairement à UNIX. Ce qui était un boulet hérité du premier Mac devenait dans cette publicité une garantie de sécurité !

Deux souris du Xerox Star sur eBay

C’est plutôt rare pour être signalé : si vous rêvez d’ajouter à votre collection une souris plus ancienne que celles du Lisa et du Macintosh, alors il va falloir casser la tirelire pour l’un des deux modèles disponibles sur eBay. C’est non seulement la plus vieille souris commercialisée, mais aussi une souris très avancée, avec un capteur optique là où Apple avait préféré à l’époque conserver un mécanisme à boule moins coûteux.

Si le coeur et le portefeuille vous en disent, alors n’hésitez plus, appelez votre banquier et craquez pour cet exemplaire parfaitement conservé et fourni avec son carton d’origine, pour la coquette somme de 3300 dollars (le propriétaire fait actuellement une offre à 2475 euros aux utilisateurs qui enregistrent l’objet en favori).

Sinon, pour « seulement » 780 dollars et quelques frais annexes, vous pourrez acquérir ce modèle en très bon état bien que jauni, mais sans sa boîte.

Xerox star mouse on ebay

Publicité Apple LC III 1993 Ad

Publicité : le LC III et son écran, pour 7500 F HT

Sauf erreur de notre part, nous sommes dimanche, et le dimanche, c’est publicité ! Et ça tombe bien, car ce 23 décembre est le dernier jour pour profiter d’une offre exceptionnelle sur le Macintosh LC III, avec son écran 256 couleurs et le logiciel ClarisWorks 2.0 intégré. Seulement 7500 F HT (soit 8895 F TTC), c’est une affaire ! Ah, on me signale dans l’oreillette que l’offre est terminée depuis vingt-cinq ans. Dommage.

Publicité Apple LC III 1993 Ad