Black and White, Apple Pro Speakers & HomePod (mini)
Et voilà ! Deux ans après avoir fait se rencontrer le premier HomePod et son ancêtre l’Apple Pro Speakers de 2002, voilà réunis tous les membres de la famille ! Apple Pro Speakers, HomePod et HomePod mini, en noir et en blanc ! Bienvenue au petit nouveau, que nous accueillons aussi sur MacGeneration !
Bon anniversaire, le Macintosh Plus !
Encore un anniversaire à souhaiter en janvier ! Aujourd’hui, 16 janvier, c’est au Macintosh Plus de souffler ses bougies. 1986 – 2019, déjà trente-trois ans, le temps passe, pour cette petite machine emblématique.
Le Macintosh Plus, c’était le Macintosh parvenu à maturité, près de deux ans après le premier Macintosh. Enfin, il était équipé de suffisamment de mémoire vive pour faire oublier le Lisa qui l’avait précédé et qui était jusqu’alors nécessaire pour développer des programmes pour le Macintosh. Enfin, il obtenait un port SCSI à même de lui ouvrir les portes de tout un monde de périphériques additionnels. Avec l’imprimante Laser Writer présentée l’année précédente, avec son lecteur de disquettes 800 Ko, avec son nouveau format de fichiers HFS, avec son clavier étendu, il disposait enfin d’arguments solides pour s’attaquer au marché de l’entreprise.

Comme nous l’avons rappelé en décembre dernier, le Macintosh Plus a été la machine Apple restée le plus longtemps au catalogue : 1826 jours avant d’être remplacée par le Macintosh Classic en 1990. Seul le Mac Pro a fait mieux depuis… Le Macintosh Plus a notamment connu le passage du beige au gris platinum qui accompagnera la gamme Apple de 1988 à 1998.
Publicité : Bienvenue à Macintosh !
Le dimanche c’est publicité ! Celle que nous vous présentons fête ces jours-ci son trentième anniversaire, pas moins ! En effet, du 15 novembre au 31 décembre 1989, Apple offrait une belle réduction sur l’achat d’un Macintosh Plus, accompagné de son lecteur de disquettes externe, et du logiciel Microsoft Works 2.0 : 12 990 francs TTC au lieu de 18 240 habituellement. On remarquera que la photo illustrant cette réclame a été réalisée directement dans un entrepôt d’Apple, puisque ce Macintosh Plus est cerné par les palettes de cartons de Macintosh Plus, dans sa dernière présentation puisqu’il sera remplacé par le Macintosh Classic moins d’un an plus tard.
Les lecteurs de disquettes pour PowerBook
De 1991 à 1997, la gamme PowerBook était accompagnée par un lecteur de disquettes spécialement adapté, équipé d’une prise HDI-20. Celle-ci se connectait directement sur le PowerBook 100 ou sur le fameux PowerBop (un PowerBook 180c dont le lecteur interne était remplacé par un modem sans-fil Bi-Bop), ou par l’entremise du Mini Dock ou du Micro Dock pour la gamme PowerBook Duo. En 1997, la gamme PowerBook Duo est retirée du catalogue, et le PowerBook 2400c s’installe à sa place dans le segment « ultraportable ».
Le PowerBook 2400c est accompagné d’un nouveau lecteur externe. Celui-ci ne reprend pas la connectique précédente, mais un format de prise spécifique à IBM, à qui Apple a sous-traité la conception et l’assemblage de ce nouveau modèle. Le concept est parfaitement identique, avec un capot qui, ouvert, surélève légèrement le lecteur et libère la fente. Côté design, on sent poindre l’influence « New Macintosh », avec des courbes qui le rapprochent du Twentieth Anniversary Macintosh ou de l’eMate 300, sortis la même année. Jonathan Ive, à la tête du Groupe de Design Industriel d’Apple depuis l’année précédente, commence à prendre ses marques…
Un kit de mise à jour IIGS pour Apple IIe sur eBay
On rencontre régulièrement quelques produits très rares, et hors de prix, sur eBay. En voici un parfait exemple : la mise à jour Apple IIGS pour Apple IIe ! Il s’agit d’un kit permettant de transformer un Apple IIe de 1983 en Apple IIGS (pour Graphics & Sound), commercialisé en même temps que celui-ci en septembre 1986. Ce kit devait être installé par un revendeur agréé. Il fallait en effet remplacer la carte-mère et quelques autres pièces, mais aussi le fond de l’ordinateur lui-même, sans oublier l’étiquette IIe à remplacer par l’étiquette IIGS.
Il est donc disponible sur eBay en achat immédiat pour 12.000 euros, proposé par un vendeur d’Issy les Moulineaux, qui accepte également d’étudier une offre directe. Si vous voulez tout savoir, vous pouvez trouver le manuel d’utilisation sur le site AppleLogic.
Ainsi mis à jour, l’Apple IIe devenait un véritable Apple IIGS. Tout en conservant son format original avec le clavier intégré, il disposait maintenant des ports série (compatibles AppleTalk) et ADB, et d’un processeur 65C816 à 2,8 Mhz. Quant à sa mémoire vive, elle pouvait être étendue à 8 Mo. On connaît aussi cet Apple IIe mis à jour, sous le nom de IIGS Stealth.

Sources : MacGeek, AppleFritter, CVXmelody.net, AppleClub
Une brochure de flops
Quand il a vu la dernière page de cette brochure, un observateur attentif m’a fait remarquer qu’il s’agissait d’une brochure de flops ! Et il est vrai qu’entre l’eMate 300 et le Newton (enterrés par Steve Jobs quelques mois plus tard), le QuickTake 200 (un appareil Fujifilm avec une pomme dessus) et le Macintosh du Vingtième Anniversaire (bradé pour écouler les stocks), cette brochure est représentative de l’année 1997. Tous les produits qu’Apple qualifiait de « New Macintosh » de notre côté de l’Atlantique.
C’était cette époque sordide où l’humanité se divisait en deux : d’un côté, les foules immenses qui répétaient « Apple est cuite, Apple va mourir » ; et de l’autre côté, une poignée d’irréductibles, qui pensaient encore qu’Apple avait les meilleurs produits. Et c’était presque vrai : le PowerMacintosh 5500 était — presque — aussi beau que l’iMac ; le PowerMacintosh 9600 était — presque — aussi puissant que le G3, et le PowerBook 3400 mangeait déjà — presque — des Pentium au petit déjeuner. Finalement, il ne manquait à l’Apple de 1997 que le génie et le grain de folie qui s’exprimeront dès l’année suivante ! Car, comme disait la réclame : Seule Apple a la tradition de rompre avec les traditions — mais cela est-il toujours considéré comme une tradition ?
Toute l’enveloppe de Test Drive a Macintosh
Comment donner envie aux clients de la gamme Apple d’acheter le tout nouveau Macintosh, un peu à la peine en ce début d’année 1985 ? En leur permettant de l’essayer gratuitement à la maison, tout simplement ! Cette proposition, c’est le principe de l’opération « Test Drive a Macintosh » dont nous vous avons déjà parlé. Aujourd’hui, nous vous présentons le document complet, envoyé par la filiale anglaise d’Apple à certains de ses clients, comme à ce responsable des achats chez Talbot Motor.
Sur l’enveloppe, Apple promettait « une bonne excuse pour ne pas sortir ce soir ». À l’intérieur, on trouvait le courrier présenté ici, la brochure présentée là, la brochure des logiciels datée de janvier 1985, ainsi qu’une invitation à remettre à son revendeur local, sans oublier l’étiquette de porte.
Au verso de cette étiquette, à la manière de celles que l’on trouve dans les hôtels, se trouvait une invitation à ne pas être dérangé pendant le test du Macintosh.
La grosse boîte de Microsoft Office
De nos jours, si vous souhaitez acheter la suite Office de Microsoft, c’est assez simple : il suffit de se rendre sur son site préféré (par exemple sur Amazon.fr) et cliquer pour acheter, télécharger, et obtenir une licence, en quelques instants.
Il y a quelques années, c’était un peu différent. Il fallait se rendre dans un magasin, comme une bonne vieille Fnac, et se muscler un peu. Car la suite office, c’était un gros paquet cartonné, un cube de 25 cm de côté, contenant les disquettes et les manuels pour installer chaque logiciel de la suite. On en trouve régulièrement sur eBay, comme cette très belle version sous plastique.
Pour bien comprendre ce qui se trouvait dans la boîte, il suffit de jeter un oeil à d’autres annonces proposées sur eBay, comme celle-ci qui donne une idée du poids de papier que l’on achetait à l’époque en même temps que les logiciels :
La version Mac était un peu moins riche que la version Windows. Si on trouvait bien Word, Excel, PowerPoint et Mail, on n’avait pas accès à Microsoft Access, que l’éditeur réservait d’ailleurs à la version professionnelle de sa suite sous Windows.
Une vidéo de 1996 sur la Pippin
Si vous avez connu l’Apple des années 1990, vous vous souvenez sûrement de la Pippin, cet appareil de salon, à la fois lecteur multimédia, console de jeu, et navigateur web. Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, voici un reportage de 1996 au cours duquel Mark Wu présente cet appareil qui ne survivra pas plus d’un an au catalogue de Bandai, le partenaire d’Apple en charge de sa commercialisation.
https://www.youtube.com/watch?v=4ln_CmNtbvQ
Comme l’explique Mark Wu, la Pippin tournait sous Pippin OS, un système d’exploitation dérivé de Mac OS, et installé sur chaque disque. Certains de ces disques incluaient également la version Macintosh du programme, voire une version pour Windows ou DOS. La console permettait également de naviguer sur internet, comme le rappelle Le journal du Lapin, qui a bricolé une interface à base de Raspberry Pi pour relier la console au réseau.
Enfin, Mark Wu nous apprend que la console embarquait 128 kilo-octets de mémoire flash, chargée notamment de stocker les préférences des logiciels et les signets du navigateur.
Les polices du premier Mac
Quand le premier Macintosh apparaît en 1984, le concept même de « polices de caractères » est totalement inconnu de la plupart des utilisateurs. Certes, cette notion est à peu près aussi ancienne que l’imprimerie de Gutenberg, mais sur les ordinateurs de l’époque, Apple II et PC en tête, chaque lettre ne dispose que d’une seule représentation à l’écran.
Alors imaginez un peu la tête des premiers utilisateurs, quand ils découvrent le menu « Police » du premier MacWrite : pas moins de sept polices y sont proposés, sans compter les options de style : souligné, gras, relief, ombré, exposant, indice, italique… Et on peut utiliser tous ces styles sur une même page, dans un même paragraphe, dans un même mot !
Ces polices, dessinées pour la plupart par l’incontournable Susan Kare, portaient le nom de plusieurs villes : Athens, Cairo, Chicago, Geneva, London, Monaco, New-York et Toronto (Athènes, Le Caire, Chicago, Genève, Londres, Monaco, New-York et Toronto). Quand à Venice (Venise), on la doit à Bill Atkinson. Une nouvelle fois, c’est Steve Jobs qui imposa de choisir des noms de grandes villes, afin que les utilisateurs connaissent déjà les noms des polices en déballant leur Mac !
Sources : Storiesofapple.net ; Wikipedia
Les écrans cathodiques et les hémisphères terrestres
Il y a quelques mois, à l’occasion d’un article sur un Performa 5400 Director’s Edition disponible sur le site australien d’eBay, notre lecteur Pierre, du Journal du Lapin, avait rappelé que les écrans cathodiques étaient conçus pour être utilisés dans un seul hémisphère terrestre, comme le confirmait cette note technique du site d’Apple. Explications.
Les champs magnétiques terrestres sont engendrés par les mouvements du noyau externe, cette grosse masse de métal en fusion qui tourne autour du noyau interne de la Terre. Ce champ magnétique a une inclinaison, qui atteint 90 degrés aux pôles magnétiques de la terre. Le champ magnétique étant dirigé d’un pôle vers l’autre, les deux hémisphères terrestres et l’espace qui entoure notre planète sont donc balayés en permanence par des forces capables d’agir sur la matière qui nous entoure, comme on le voit avec l’aiguille d’une boussole, y compris sur les électrons.
C’est donc tout logiquement que les écrans cathodiques, utilisant un faisceau d’électrons pour former une image sur la surface du tube, étaient sensibles aux champs magnétiques qui les entouraient (celui de la terre, mais aussi ceux d’aimants placés à proximité). Il n’était pas possible d’isoler les écrans de ce champ magnétique terrestre, puisqu’aucune technologie ou matière ne permet de créer l’équivalent d’une cage de faraday (qui ne fonctionne qu’avec les champs électriques). Ils étaient donc réglés en usine, selon qu’ils étaient destinés aux hémisphères nord ou sud, ou même pour la région équatoriale. Les fabricants avaient aussi inventé la fonction « Degauss », chargée de « démagnétiser » les pièces métalliques de l’écran, ou plutôt de les ramener au réglage original pour compenser le champ magnétique terrestre dans une région déterminée.
La note technique d’Apple précisait qu’un écran utilisé dans une zone géographique autre que celle pour laquelle il avait été réglé, souffrait de problèmes d’affichage et de netteté des couleurs. Il aurait été évidemment possible de le régler à nouveau, mais au prix de coûteux équipements qui n’étaient disponibles qu’en usine : des bobines de Helmholtz, capables de modifier le champ magnétique en un point déterminé, ou de simuler celui existant en un autre point de la terre.
Ce problème a été réglé avec les écrans LCD, qui n’utilisent plus de faisceau d’électrons. Apple en faisait d’ailleurs un argument commercial, comme dans cette brochure de janvier 2003 présentant la gamme d’écrans plats Apple Cinema Display et Apple Studio Display. Les champs magnétiques devenaient même responsables de différences d’affichages entre deux écrans identiques, placés dans la même pièce, mais orientés différemment ! Ils n’étaient pas les seuls incriminés : il y avait aussi le vieillissement du phosphore à la surface du tube, ou encore les vibrations. Apple suggérait ainsi de tapoter sur le bord d’un écran cathodique pour observer les distorsions apparaissant sur l’image à cause des vibrations…
La fonction d’auto-réparation d’Office 98
Parmi les fonctions vraiment innovantes d’Office 98, l’une des plus utiles était le système de réinstallation automatique. Disons que vous avez subi une panne de disque dur, ou que vous avez été obligé de procéder à une réinstallation de votre système. Ou simplement que vous avez un peu bricolé dans votre système pour une raison quelconque. Avec les versions 5 et 6 des logiciels Microsoft, c’était la catastrophe assurée. Chaque logiciel exigeait la présence de nombreuses extensions dans le Dossier Système. Qu’une seule vienne à manquer, et le logiciel refusait de se lancer.
Avec Office 98, tout était plus simple : contrairement à ses prédécesseurs (et à la plupart des logiciels sérieux sur Mac), Office acceptait de démarrer même en l’absence d’éléments indispensables à son fonctionnement (extensions, police de caractères, préférences…). Mieux : il les réinstallait lui-même ! Autant dire que cette fonction a ravi toute une génération de pirates…
Publicité : pilote, explorateur, héros, golfeur…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous exhumons une page de 1996, l’une des rares à porter le slogan « You, a Mac, the world ». Comme nous l’avions déjà noté, ce slogan qui signifie littéralement « Vous, un Mac, le Monde », avait été déposé en août 1996, à une époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux systèmes Pink puis Copland.
Dans cette publicité, Apple vous promettait de pouvoir être un pilote, un explorateur, un héros et un golfeur, tout ça sur votre Macintosh. En effet, vous pouviez trouver les titres les plus utiles et les plus enthousiasmants, pour vous et votre famille, dans le Macintosh Software Guide, ou Guide des Logiciels Macintosh, disponible sur un simple appel au 0800 521 267. Attention cependant, il s’agit d’un numéro américain, pas d’un numéro vert français !
Astuce – Habillez vos images dans Claris Works
AppleWorks, le logiciel intégré d’Apple, puis de Claris, puis d’Apple, offrait des fonctions de mise en page bien agréables… La preuve !
Vous avez sûrement déjà été tenté d’inclure dans vos pages tapées sous AppleWorks (l’ancien ClarisWorks) des images pour illustrer vos propos. Vous avez trouvé la solution du Pomme-V (coller) après avoir copié l’image dans un autre document, et le menu « Importer » ou « Insérer » qui a le même effet. Mais le résultat ne vous plaît pas car l’image s’insère à la suite du texte, comme un gros caractère, ce qui n’est pas très joli, même en début de ligne. Le problème est simple : en insérant l’image directement dans le texte, vous obligez AppleWorks à traiter avec l’image directement dans sa mise en page, ce qui lui interdit toute fantaisie. Alors suivez cette technique pour faire des mises en page plus intéressantes.
Il faut tout d’abord faire apparaître, si ce n’est déjà fait, les outils d’AppleWorks (en cliquant sur l’icône de trousse à outils en bas de la fenêtre de texte). Puis choisissez l’outil flèche avant de coller ou d’importer l’image. Vous voyez qu’elle se place sur le texte : elle le recouvre. C’est déjà une bonne chose : l’image ne fait plus partie du texte lui-même. La dernière étape est l’habillage de l’image, au moyen du menu « Habillage » (Text Wrap en anglais). Choisissez le mode qui vous convient (justifié dans le cas d’une image bitmap, non justifié dans le cas d’une image importée du module de dessin vectoriel). La gouttière correspond à la marge laissée autour de l’image : réglez-la sur quelques pixels, pour plus de confort visuel.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2002.
Un joystick Apple /// sur eBay !
Nous l’avions qualifié d’introuvable dans un précédent article : il y a actuellement sur eBay un modèle de joystick Apple Cursor pour Apple ///, sous la référence A3M0010. Comptez quand même 6000 dollars, et pour ce prix, il n’y a pas la boite…
Au passage, nous en avons profité pour en retrouver une trace très officielle, dans la liste des prix d’Apple de Novembre 1982 d’Apple Grande-Bretagne. À l’époque, il coûtait 26 livres sterling, soit… beaucoup moins cher. Et avec sa boîte.
Un semblant de Macintosh chez NEC
Nous vous parlions il y a quelques jours du MPC-LX 100, un clone de Mac conçu légalement par Pioneer, à l’époque où Apple encourageait cette pratique consistant à intégrer Mac OS dans d’autres ordinateurs. Dix ans plus tôt, c’est une autre forme d’imitation qui était à la mode, suite au succès de la gamme Macintosh. Ainsi, vous pouvez trouver en ce moment sur le site d’enchères de Yahoo Japon, un NEC PC-9801CV, qui n’est autre qu’un PC sous DOS sorti en mars 1988, intégré dans un boîtier qui rappelle les grandes lignes du petit ordinateur intégré d’Apple.
Pour enchérir, c’est par ici !
Une petite collection à vendre en Allemagne
Si vous voulez donner une nouvelle vie à une décennie de Mac, alors il y a peut-être ce que vous cherchez sur eBay. Un vendeur allemand met en vente sa « collection » qui ressemble plutôt à une succession de machines personnelles. Un LC 630 de 1994, un Performa 5300 de 1995, un Power Mac G3 mini-tour, un eMac G4 de 2002 et un iMac G4 de 2003. Deux PowerBook accompagnent cette vente, mais leurs écrans ont été nettoyés à la ponceuse…
Dans les pièces en vrac, vous découvrirez aussi le clavier du premier Macintosh (celui qui n’avait pas de flèches). Attention cependant, les machines accusent leur âge, et l’état général n’est pas exceptionnel. Mais l’iMac 17″ est un modèle assez recherché.
Dis papa, c’était comment les mises à jour, avant ?
Aujourd’hui, pour mettre à jour votre système d’exploitation, c’est facile : une visite sur l’App Store, un clic sur la dernière version du système, et l’ordinateur se charge de tout le reste. Le temps d’une grosse copie et d’un redémarrage un peu plus long que d’habitude, et le tour est joué.
Mais il y a 27 ans, le 13 mai 1991, quand Apple a commercialisé le Système 7, il en allait tout autrement. Le kit de mise à jour vers le système 7, c’était une boîte de deux bons kilogrammes, 12 disquettes et plus de 600 pages de documentation (Référence de Macintosh, Nouveautés du logiciel système 7, Guide d’installation, Guide des réseaux et Initiation à HyperCard). Et il n’était pas possible de faire autre chose pendant la mise à jour : il fallait rester devant l’écran pour introduire les disquettes l’une après l’autre !
Publicité : les logiciels optimisés pour Power Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, on continue de travailler plus vite. La semaine dernière, c’était votre SARL qui devenait une SARL GTI grâce au LC 475 ; aujourd’hui, ce sont tous vos logiciels optimisés pour le Power Macintosh qui vous permettent de travailler jusqu’à quatre fois plus rapidement.
La publicité citait les grands noms de l’époque : Microsoft, Claris, WordPerfect, Adobe, Aldus… et quelques autres que l’Histoire a fait passer au second plan. Il y a tout juste 25 ans, c’était pile le moment d’acheter un Power Macintosh (ou une solution de mise à niveau pour un Mac plus ancien), et de bénéficier d’une réduction sur les logiciels optimisés pour cette nouvelle technologie.
Un prototype de bureau de change portable chez Apple
Après un prototype de Macintosh et quelques projets d’ADB Mouse II déjà présentés dans notre blog, voici aujourd’hui un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion. Cette fois-ci, c’est un… euh… bah… une sorte de bureau de change portable, capable d’échanger vos billets entre différentes devises. Plus besoin de banque, plus besoin de calcul, il suffit d’insérer des billets d’un côté, et de récupérer d’autres billets de l’autre côté.

De deux choses l’une : soit la machine recycle les billets pour en imprimer de nouveaux, soit elle dispose d’une réserve de billets roulés bien serré à l’intérieur. Ou bien il s’agissait juste d’une bonne blague de Susanne Pierce, à l’origine de ce projet loufoque !
Larry Tesler, le Mac, et le triangle équilatéral
Le Macintosh a perdu cette semaine l’un de ses principaux concepteurs : Larry Tesler, auquel nous rendons hommage sur MacGénération. En nous replongeant dans les archives de MacWorld, la revue américaine dédiée au Macintosh, nous avons retrouvé une intervention tout à fait étonnante de cet informaticien de génie.
Dans le numéro de novembre 1985, un lecteur s’interrogeait sur la meilleure manière de dessiner un triangle équilatéral dans MacPaint, qui ne disposait d’aucun outil de ce type. La rédaction du magazine lui proposait une solution assez complexe : dessiner un carré dont la longueur L du côté est égale à la base du triangle ; le dupliquer plusieurs fois pour obtenir un rectangle de 3L x 2L ; dessiner deux cercles de rayon L alignés à gauche et à droite de ce rectangle. Et voilà, l’intersection des deux cercles permettait de trouver le sommet du triangle !
Dans le numéro d’avril 1986, Larry Tesler lui-même prenait la plume « depuis son bureau du siège d’Apple à Cupertino » pour proposer une méthode plus simple. — sérieusement, le bonhomme, il a inventé le copier-coller, il travaille sur les projets les plus secrets d’Apple, et il prend le temps de venir expliquer comment on dessine un triangle !
Tout d’abord, activer la Grille pour faciliter l’alignement des dessins. Puis dessiner un cercle et son centre (faute d’outil dédié, on trouve le centre en traçant deux rayons perpendiculaires…) ; dupliquer ce cercle et placer les deux cercles côte à côte ; et le dupliquer à nouveau pour le placer au-dessus (ou en-dessous) des deux autres, juste au contact. Et voilà ! Il ne reste plus qu’à gommer tout le travail préparatoire pour ne conserver que le triangle…
L’Apple Djinn de la Collection de l’Aventure Apple
L’Apple Djinn, on ne le présente plus. Ce modem était co-produit en 1993 par Apple et France Télécom, le même duo à l’origine du PowerBop. Un beau petit modem, dans un style tout à fait inédit, loin des petites boîtes plates de l’époque.

Pour 3490 Francs HT, soit 4140 F TTC, ce petit boîtier était certes un modem, un minitel en couleur, et un fax, mais aussi un téléphone, capable de composer automatiquement les numéros de vos correspondants enregistrés et de recevoir des appels en votre absence, en s’adaptant à vos interlocuteurs.
Le premier modèle d’Apple Djinn plafonnait à 2.400 bauds : de quoi télécharger 1 Mo en une heure ! Le Djinn proposait en effet de télécharger des logiciels depuis le 36 15 Apple, ou d’échanger des fichiers entre deux Macintosh.
À l’occasion d’une visite sur le Journal du Lapin, vous trouverez l’unique test de cet appareil et de ses logiciels révolutionnaires. Pensez donc : le Djinn proposait, plus de dix ans avant l’iPhone, un répondeur visuel pour naviguer à la souris entre les messages enregistrés !
Son design innovant avait cependant un inconvénient : avec une prise de chaque côté, il fallait à le positionner bien au large sur le bureau, comme le rappelait le manuel utilisateur :
Comme souvent, c’est le magazine Apple News qui en parle le mieux (à ce sujet, le successeur du Djinn, le Djinn Pro, était disponible sur la page des périphériques disponibles pour Noël 1995, sur cet article de notre blog) :
Le manuel de Test Drive a Macintosh
Il y a quelques semaines, nous vous avions raconté l’histoire de la campagne publicitaire « Test Drive a Macintosh », au cours de laquelle Apple avait prêté ses premiers Macs à d’hypothétiques futurs clients, à la fin de l’année 1984. Nous vous avions aussi présenté l’étiquette à bagages fournie par Apple à ses testeurs, dont nous disposons dans notre collection.
Aujourd’hui, nous vous présentons le manuel distribué pour l’occasion par Apple à ses testeurs. À l’aide de cette brochure, et éventuellement d’une cassette audio prêtée pour la durée du test, les clients pouvaient découvrir le Macintosh, mais aussi MacWrite, MacPaint, MacProject, ainsi que Multiplan et Charts de Microsoft (qui deviendront Excel après leur fusion).
Cliquez sur l’image pour naviguer en 3D dans cette brochure !

Comme vous le découvrirez si vous parlez un peu anglais, le testeur était invité à vivre le lancement d’un nouveau produit, par la création de mémos, de tableaux, de budget, et d’un planning de lancement. Au passage, il découvrait l’ordinateur, la souris, les menus, le copier-coller, et toutes ces nouveautés du Macintosh qui nous paraissent aujourd’hui tellement naturelles.
Apple précisait que ce livret pouvait être conservé par l’utilisateur, qui devait cependant ramener à la boutique les disquettes, la cassette, la sacoche de transport et, hélas, le Macintosh…
Dernier détail intéressant : le copyright de la marque « Macintosh » était encore crédité, en dernière page, à McIntosh Laboratory, et utilisé par Apple avec l’autorisation de son propriétaire. Nous avons déjà raconté ici l’histoire de cette reprise de la marque par Apple.
Une carte-mère Apple copyrightée par Microsoft
On peut avoir du mal à le croire, mais il y a eu une époque où les relations entre Apple et Microsoft étaient au beau fixe, loin de la brouille qui opposera les deux entreprises de la sortie de Windows jusqu’au retour de Steve Jobs.
Ainsi, en 1977, au moment de sa sortie, le premier Apple II intègre le langage Integer BASIC écrit par Steve Wozniak lui-même. C’est une adaptation assez simple de ce langage, qui est notamment incapable de gérer les nombres à virgule. Pour corriger ce défaut, et dans l’objectif de s’attaquer au marché professionnel, Apple prépare alors l’Apple II+ (dénommé europlus chez nous et j-plus au Japon) et choisit d’y intégrer le langage BASIC écrit par Microsoft pour l’Apple II. Celui-ci était moins rapide, mais plus complet que celui d’Apple, et permettait à la marque de ne pas perdre du temps à réécrire son propre BASIC avant la commercialisation de l’Apple II+ qui débarquera finalement le 1er juin 1979. En conséquence, on retrouve le copyright de 1977 de Microsoft sur toutes les cartes-mères d’Apple II intégrant ce langage, comme ici sur la carte-mère de l’Apple IIc.
Pour la petite histoire, on se souviendra qu’au moment de renouveler le contrat en 1985, Microsoft acceptera de prolonger sa licence, sous réserve qu’Apple cesse de commercialiser sa propre version du langage BASIC pour le Macintosh, lui laissant ainsi le champ libre pour commercialiser son Microsoft BASIC pour Macintosh.
Le plein d’enseignes Apple sur eBay et Le bon coin
Vous avez une pièce de la maison dédiée à votre collection Apple ? Ou un coin de mur qui pourrait accueillir un bel objet lumineux aux couleurs de la pomme ? Alors le moment est peut-être venu de faire chauffer la carte bleue ! L’Aventure Apple vous a mâché le travail, en compilant de nombreuses offres pour des enseignes lumineuses telles qu’on en voyait en façade ou en devanture des boutiques Apple (et ce n’est pas la première fois !).
On commence avec cette belle enseigne « Centre de maintenance agréé » avec sa pomme arc-en-ciel, récupérée par un passionné chez un revendeur au moment où Apple abandonnait ce logo pour adopter les tons unis de la fin des années 90. Le vendeur n’indique pas de prix, il attend une offre. Un autre vendeur, sur le même site, en espère 800 euros depuis janvier 2023…
Dans une format plus petit, on trouve aussi ces modèles carrés, qu’un vendeur du Gard propose pour 550 euros, tandis qu’un Grenoblois en demande 123 euros.
Toujours sur Le bon coin, il est possible de trouver aussi cette enseigne plus ancienne (proposée à 1050 euros tout de même) avec sa police de caractère Motter Tektura et son fond noir typique du tournant entre les années 70 et 80 chez Apple. Oui, les “s” avaient cette forme bizarre sur les communication de la marque à l’époque !
Si vous cherchez la synthèse parfaite entre toutes les enseignes précédentes, alors vous apprécierez sans doute ce modèle “Apple concessionnaire agréé” démonté en 1998 par le propriétaire d’une boutique spécialisée. On apprécie moins les montages photographiques douteux parmi les photos de cela petite annonce…
Enfin, toujours sur Le bon coin, vous pouvez vous offrir cet exemplaire beaucoup plus simple à 70 euros sans éclairage. Toujours les couleurs de l’arc en ciel, et toujours la police Apple Garamond qui a accompagné la communication d’Apple de 1984 à 2002 (et même un peu plus).
Du côté d’eBay, on trouve aussi tout un choix d’enseignes diverses et variées. Par exemple, ce modèle noir et carré beaucoup plus récent en provenance d’un Apple Premium Reseller, qui en plus se trouve à Paris. Mise à prix 400 euros aux enchères, à surveiller.
Vous trouverez aussi deux panneaux “Authorized Service Provider” au format 16″ x 20″ (environ 40 x 50 cm), ici pour 326 euros, et là pour 331 euros. Prévoyez cependant d’importants frais de livraison et d’importation…
Dans tous les cas, avant d’investir trop d’argent dans un souvenir d’Apple, prenez le temps de vous assurer de son authenticité. Discutez avec le vendeur, demandez davantage d’informations, observez l’objet, les détails des connexions électriques, l’état d’usure du métal et du plastique…
Une autre mise à jour Apple IIGS Stealth (avec des pommes non-mordues)
Le mois dernier, nous vous présentions un kit de mise à jour de l’Apple IIe en Apple IIGS, en vente sur eBay, pour la modique somme de 12.000 euros… Si vous trouvez que ça fait un peu cher, sachez qu’un autre passionné met en vente ce même kit, accompagné d’un deuxième carton contenant un boîtier de remplacement pour l’Apple IIe devenu Apple IIgs, et une petite surprise…

En effet, là où le kit « simple » proposait uniquement de changer le fond de la machine et l’étiquette sur le boîtier, ce deuxième carton permettait de disposer d’un boîtier tout neuf. Ainsi, vous pouviez conserver votre ancienne carte-mère d’Apple IIe dans votre ancien boîtier. Finalement, c’était presque comme acheter un Apple IIGS complet : ne restait plus qu’une alimentation à trouver pour l’installer dans l’ancien Apple IIe. Avec son nouveau boîtier. Enfin bref.

Nous avons pris contact avec le propriétaire de ces cartons, et lui avons fait part de notre étonnement : les pommes sur son clavier ne sont pas mordues ! Nous n’avions jamais croisé une telle anomalie. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’une erreur d’un sous-traitant. On peut plutôt imaginer qu’il s’agissait d’un achat personnel du propriétaire : un clavier compatible Apple IIe, fabriqué par une entreprise qui avait pris la sage précaution de ne pas contrefaire le logo Apple. D’ailleurs, le positionnement des mentions Tab, Shift ou Esc n’est pas non plus celui des claviers Apple, où elles sont habituellement inscrites en haut à gauche de chaque touche. Sans parler du mode d’emploi tapé à la machine, ce qu’Apple ne faisait plus depuis longtemps en 1986… Bref, on peut raisonnablement penser à une production de Staff, spécialiste des claviers compatibles à l’époque (comme ce K8AP, disponible ici sur eBay pour 90 euros), et précautionneux avec le logo Apple :

[Mise à jour le 16/01/19] Un contact avec le vendeur nous a permis de disposer de la deuxième page du document polycopié fourni dans le carton du boîtier. Il s’agit bien d’un mode d’emploi pour monter un clavier, mais il s’agit de la marque JAMECO ELECTRONICS. Cette marque, fondée en 1974, existe toujours et vous pouvez visiter son site web. Nous avons tenté de prendre contact avec eux pour discuter de leurs jeunes années, sans résultat pour le moment…
Le propriétaire de ces cartons explique qu’un membre de sa famille les avait achetés avec l’intention de trouver ensuite un vieil Apple IIe à mettre à jour, ce qu’il n’avait finalement jamais pris le temps de faire. Toutes les disquettes et manuels sont fournis, encore sous leur blister. Une belle pièce sans aucun doute, aux enchères à partir de 3000 dollars, à moins que vous ne préfériez faire une offre directe.

Les autres anniversaires du jour
Le 10 février, ce n’est pas seulement l’anniversaire du Macintosh Color Classic et de son étrange résolution. C’est aussi l’anniversaire du LC III, présenté le 10 février 1993. Selon les pays et le type de clientèle, on pouvait le trouver sous le nom de LCIII ou de Performa 450. Il était équipé d’un processeur Motorola 68030 à 25 Mhz. Comme les autres LC, il est aisément reconnaissable à son format « boîte à pizza ».
Il évoluera quelques mois plus tard en LC III+ ou Performa 460 (avec des variantes 466 et 467), avec notamment un processeur plus rapide, passant de 25 à 33 Mhz. Il sera remplacé en février 1994 par le LC 475 / Performa 475. Plusieurs modèles parmi ceux-ci connaîtront une légère évolution de design, adoptant le lecteur de disquettes plus enfoncé dans le boîtier.
On fête encore aujourd’hui l’anniversaire des Centris 610 et 650, du PowerBook 165c (1993), du Quadra 800 (1994), de quelques LaserWriter, sans oublier différents modèles de Xserve (2004 et 2008).
Publicité – Performa et les questions des enfants
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…
Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ? …
Macintosh Application Environment
Macintosh Application Environment, ou MAE pour les intimes, était un émulateur de Système 7 pour les stations tournant sous Unix (notamment les systèmes Sun et HP). Apparu durant le printemps 1994, il permettait de disposer d’un véritable Macintosh capable de faire tourner toute la logithèque Mac dans une fenêtre du système Unix, le tout pour 4625 Francs TTC, soit environ 700 euros. Voici d’ailleurs comment Apple en parlait dans son magazine Apple News de juin 1994.
Cette première version de l’émulateur n’était pas compatible avec AppleTalk. Elle n’était pas non plus compatible avec les systèmes AIX d’IBM. Un article paru dans Computer World le 21 mars 1994 nous apprend qu’IBM espérait à l’époque rendre les logiciels Mac compatibles avec sa plate-forme, au sein de la « Power Open Association », qui travaillait sur la technologie « Macintosh Application Services ». C’était, semble-t-il, une résurgence de la fameuse filiale Taligent commune à IBM et Apple, qui travaillait sur un système d’exploitation universel, et qui sera liquidée l’année suivante.
Le site Web Archive a conservé le « Livre blanc » présentant la version 2.0 de ce logiciel d’Apple, pour tout savoir sur les fonctionnalités offertes et l’architecture de la technologie. On y apprend notamment qu’AppleTalk était supporté par cette nouvelle version.
Le Journal du Lapin, qui ne rechigne jamais à sortir de sa cave de vieilles machines poussiéreuses, a déjà présenté son propre test du système, installé sur une station Sun tournant sous Solaris. Voici le résultat en vidéo :
Comme nous le rappelle Wikipedia, Apple a sorti trois version successives de son Macintosh Application Environment, la dernière émulant le système 7.5.3. Le Journal du Lapin suppose, avec finesse, que le travail réalisé pour cet émulateur sera également mis à profit pour l’émulateur 68k présent dans les PowerMacintosh, obligés d’émuler un processeur 68040 pour maintenir la compatibilité avec les anciens logiciels.
Si ce sujet vous intéresse, on trouve actuellement un CD du Macintosh Application Environment pour 15 euros (et autant de frais de port…) sur eBay. C’est une version totalement fonctionnelle, mais limitée à trente jours d’utilisation. Libre à vous de la réinstaller régulièrement pour remettre le compteur à zéro…

Quand Apple payait la moitié…
Au printemps 1987, Apple commercialise son Apple IIGS depuis déjà six mois. Face à lui, la gamme Macintosh vient de s’enrichir de deux modèles emblématiques : le Macintosh II et le Macintosh SE. Pour booster les ventes de ce nouveau modèle de la famille Apple II, Apple prolonge son offre promotionnelle « Apple pays half » : elle propose de rembourser la moitié du coût des accessoires achetés en même temps qu’un Apple IIGS. Pour faire connaître cette initiative, elle diffuse des cartes postales que les clients peuvent s’envoyer les uns aux autres, comme celle-ci, partie de Des Moines, dans l’Iowa.
Une enseigne lumineuse de revendeur Apple
Voici une jolie trouvaille sur eBay : un brocanteur de Riorges (près de Roanne) propose une enseigne lumineuse Apple, destinée à signaler un « concessionnaire agréé » de la marque en façade. Cette enseigne porte évidemment les anciennes couleurs arc-en-ciel de la marque.
Comptez 250 euros pour une remise en main propre de ce souvenir un peu particulier, en état de marche malgré un petit accroc, d’après le vendeur qui dispose d’une très bonne évaluation sur le site d’enchères.
Un prototype de Macintosh dans Coco de Pixar
Pour une fois, pas besoin d’être très observateur pour remarquer l’apparition d’un Macintosh dans le dernier film des studios Pixar et Disney, « Coco ». Quand Miguel arrive dans le Monde des Ancêtres, la secrétaire dispose sur son bureau d’un Macintosh d’origine en parfait état de marche. Du moins, jusqu’à ce que Mama Imelda s’y attaque à coups de bottines, en le traitant de “boîte à bêtises” !
En revanche, difficile de savoir de quel modèle il s’agit : la face avant étant démunie de toute mention, il s’agit sans doute d’un Macintosh antérieur au Macintosh Plus, qui portait son nom à côté du logo Apple. L’arrière du Macintosh de Coco permet d’exclure le tout premier Macintosh, puisqu’il porte en partie haute un rappel du logo ainsi que son nom suivi de quelques caractères rouges, une caractéristique limitée aux Macintosh 128k et 512k, les versions qui succédèrent au Macintosh original en septembre 1984.
Reste un souci de taille : le modèle de Coco dispose de deux prises d’air, quand le Macintosh 128 n’en avait aucune, et le 512, une seule. Alors la conclusion s’impose : le Monde des Ancêtres dispose d’un prototype de Mac jamais vu sur Terre !
Idée de cadeau : le rétroviseur Apple
Vous cherchez un cadeau à offrir à un fan d’Apple ? L’iPhone est trop cher (le Lisa original aussi), le pin’s Apple est trop banal ? Avez-vous pensé à un cadeau peu coûteux mais vraiment original : le rétroviseur Apple ! Pas celui prévu pour l’Apple Car, non, un rétroviseur à accrocher sur le côté de son écran (cathodique) pour pouvoir regarder derrière soi sans se retourner. La grande classe. Un accessoire à commander dans le Catalogue Apple de 1993.
Oui, là, en bas de la page : c’est bien le « SideView Mirror », pour seulement 12 dollars. Il vous permet de voir, sans vous retourner, qui passe la porte de votre commerce, ou qui jette un œil sur votre travail. Un miroir de 3 pouces de hauteur et 4 de large. Un peu comme un iPhone XR, mais plus court. On était encore au format 4/3 à l’époque, pas encore au panoramique…
Souvenir – ClarisWorks (votez !)
Et vous, avez-vous connu la grande époque où ClarisWorks justifiait presque, à lui seul, l’achat d’un Macintosh ?
Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la naissance de Claris, la filiale d’Apple dédiée aux logiciels. Si elle avait assuré dès 1987 la commercialisation de quelques logiciels rapidement passés de mode, comme MacPaint ou MacWrite, sa renommée était plutôt venue du logiciel intégré ClarisWorks, à la fois traitement de texte, tableur, logiciel de dessin et de base de données, sorti à la fin de l’année 1991.
À sa période la plus faste, ClarisWorks comptait environ vingt millions d’utilisateurs. Plus simple et mieux conçu que la suite Microsoft Works, il étonnait par l’intégration de ses différents outils : il était possible d’insérer du texte dans le module de dessin, un tableur dans le module de texte… Cette domination ne dura cependant pas bien longtemps. Dès le milieu des années 1990, Word reprit l’avantage dans le domaine des traitements de texte, avec ses outils de correction d’orthographe puis de grammaire, et ses fonctions professionnelles de mise en page, telles les notes de bas de page ou la création de sommaire. Office 98 emportera sur son passage la dernière version de ClarisWorks, rebaptisée AppleWorks 6.0, présentée sans grande nouveauté, vaguement adaptée pour Mac OS X, et discrètement supprimée du DVD d’installation du système en 2006.
Pour en savoir encore plus, rendez-vous sur cette page présentant le passionnant témoignage de Bob Hearn, un vétéran de Claris resté jusqu’à la réabsorption de la filiale par la maison-mère. Et si AppleWorks vous manque et que vous disposez d’un Mac un peu ancien, vous pouvez toujours l’acheter sur eBay !
Publicité – Il était temps qu’un capitaliste…
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité française de 1984 pour le Macintosh. Le slogan « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution » était une idée originale de l’agence CLM BBDO, la filiale française de l’agence new-yorkaise BBDO (devenue célèbre avec sa campagne « Demain, j’enlève le haut » pour Avenir Publicité quelques années plus tôt).
Bon anniversaire les dernières StyleWriter !
Il y a des anniversaires qu’on ne pense jamais à souhaiter, trop accaparés que nous sommes à nous souvenir des modèles emblématiques et médiatiques. Alors pour une fois, nous allons mettre à l’honneur trois imprimantes habituellement dans l’ombre : les Color StyleWriter 4100, 4500 et 6500. Présentées le 16 juin 1997, elles seront les dernières représentantes de la gamme d’imprimantes à jet d’encre chez Apple. Quelques mois plus tard, ces modèles passeront à la trappe avec la plupart des autres accessoires, permettant à Apple de se concentrer sur une petite poignée de produits (parmi lesquels une imprimante laser).
Le petit modèle permettait d’imprimer 4 pages par minute en noir ou 1,5 pages par minute en couleurs en 600 points par pouces ; le modèle intermédiaire montait à 5/1,7 ; et le haut-de-gamme à 8/4. Pour tout savoir à leur sujet, vous pouvez vous référer aux fiches techniques, qui sont toujours disponibles sur le site d’Apple, pour les trois modèles 4100, 4500 et 6500.
Grâce au site d’Apple Canada, qui a dû échapper à quelques coups de balais, on peut encore lire le communiqué de presse annonçant la sortie de ces modèles. Comme l’indique le communiqué de presse, ces trois modèles étaient « le fruit d’un récent contrat de licence OEM passé avec Hewlett-Packard (HP), premier constructeur d’imprimantes à jet d’encre de l’industrie », autrement dit, ce n’était rien d’autres que des Deskjet, avec une nouvelle étiquette et un nouveau carton…
HP Deskjet 690C – en vente ici pour 10 £
La brochure de l’AppleDjinn, avec France Télécom
Il y a quelques semaines, nous vous avons présenté les photographies de notre AppleDjinn, le petit modem conçu par Apple et France Télécom. Puis nous vous avons rappelé que la marque Djinn a été utilisée à de nombreuses reprises par France Télécom pour des modems, mais pas seulement. En cherchant bien, nous avons aussi retrouvé cette brochure d’époque, avec quelques captures d’écran et des informations techniques.
Certains des noms cités dans la capture d’écran du Répertoire sont des anciens de chez Apple France : Pascale BIDET, Gérard BUFFONE, Clément DE LA JONQUIERE (chez Apple de 1987 à 1997), Jean-Luc FARAT (chez Apple depuis 1982, décédé en 2008) et Jean-Louis NAUDIN (chez Apple entre 1989 et 1995). Si certains nous lisent, racontez-nous vos souvenirs !
Cette brochure avait été réalisée en 1993 par l’agence de publicité Huitième Jour.
Le flop de l’ADC
Depuis fort longtemps, les ordinateurs marqués d’une pomme étaient équipés d’une prise DA-15 permettant de brancher un écran sur l’unité centrale. Cette sortie standard atteint cependant ses limites avec l’avènement des écrans LCD, dont la qualité exige une connexion numérique afin que le signal ne se dégrade pas entre la carte vidéo et la dalle. C’est ainsi que dès décembre 1999, la deuxième génération de Power Macs G4 est équipée de la nouvelle sortie DVI, qui faisait dans le même temps son apparition dans le monde PC.
Cependant, la solution ne semble pas suffire à Apple, qui enrage de voir le design ses produits défiguré par les câbles de toutes sortes qui relient les différents éléments. Alors, dès le mois d’août 2000, un peu plus d’un an après avoir présenté son magnifique écran plat 22 pouces au standard DVI, la marque lance un nouveau type de connexion : l’ADC, transportant sur un seul câble le signal vidéo numérique, l’alimentation électrique et le signal USB.
Les trois premiers écrans, dont deux plats, présentés par la marque dans ce format, peuvent ainsi servir de concentrateur USB, afin de connecter les périphériques sans aller fouiller derrière l’unité centrale. De plus, il devient ainsi possible d’allumer et d’éteindre le Mac en appuyant sur le bouton d’alimentation de l’écran. Et tout cela avec la qualité d’un signal 100% numérique de l’ordinateur à la dalle, sans transformation ni perte.
Pour les utilisateurs qui renouvellent tout leur matériel, c’est une innovation intéressante, qui attire rapidement les autres constructeurs, comme Dr Bott qui propose un switch pour partager un écran ADC entre plusieurs machines et un convertisseur VGA vers ADC, ou Formac qui se fait remarquer en proposant son écran Gallery 1740 moins cher que celui d’Apple, dès octobre 2001.
Cependant, loin d’être idéale, la solution implique de recourir aux services d’un adaptateur pour connecter entre eux ordinateurs et écrans de formats différents. Ainsi, les utilisateurs de PC souhaitant utiliser les écrans Apple, reconnus pour leur qualité, doivent acquérir un adaptateur qui convertit le signal VGA ou DVI de leur carte graphique vers le signal ADC des écrans à pomme. Quant aux utilisateurs des PowerBook, pourtant évidemment fabriqués par Apple, ils sont obligés d’acheter une coûteuse interface DVI-ADC, la marque n’ayant jamais intégré sa propre prise à ses portables.
En effet, jusqu’en 2002, les PowerBooks ne sont équipés que de deux sorties : la traditionnelle VGA et le S-video. À cette date, Apple remplace le VGA, non pas par son ADC, mais par un DVI, statistiquement plus répandu dans les environnements de travail où le portable a vocation à être utilisé. De même, pendant toutes ces années, pour brancher deux écrans ADC sur un PowerMac, il est nécessaire d’acquérir un adaptateur DVI-ADC, puisque les cartes graphiques proposées pour Mac embarquent au mieux un port ADC et un port DVI ! Bref, la situation est un peu compliquée, et particulièrement coûteuse : il faut compter entre 100 et 150 euros pour un convertisseur DVI-ADC (les deux normes étant relativement proches) et jusqu’à 300 euros pour convertir le VGA en ADC !

Il faudra attendre juin 2004 pour que les premières rumeurs au sujet de l’abandon du format ADC par Apple fassent leur apparition. Après la sortie des PowerMacs G5, en effet, les anciens écrans Apple n’étaient plus adaptés au nouveau design de la marque, il devenait nécessaire de les revoir, et beaucoup pensaient que ce serait l’occasion pour Apple de modifier leur connectique. Et en effet, le 28 juin 2004, Steve Jobs présente sur la scène du Moscone Center trois nouveaux écrans, de 20, 23 et 30 pouces de diagonale, reprenant le design aluminium du G5.
Exit l’ADC, bienvenue au DVI, avec un petit raffinement dont Apple a le secret, puisque la marque a conçu un câble particulier : un seul port du côté de l’écran, et un câble se décomposant à l’autre extrémité pour se connecter aux ports adéquats du Mac. Le haut de gamme des cartes graphiques pour Mac permet même de brancher deux écrans 30 pouces au même ordinateur grâce à la présence de deux ports DVI double-liaison. Enfin ! Toute la gamme Apple est compatible non seulement avec les standards du marché, mais en interne, avec chacun des produits professionnels au catalogue de la marque, ce qui était bien la moindre des choses !
Le guide Apple pour Noël 2010
Parmi les cadeaux que vous préparez sans doute pour Noël, peut-être se trouve-t-il quelques produits Apple. Était-ce déjà le cas il y a huit ans ? En 2010, vous n’aviez que l’embarras du choix, du petit iPod nano à 149 dollars jusqu’à l’iPad 3G à partir de 629 dollars. À moins de préférer un dock-clavier pour iPad (69 dollars) ou un lecteur de carte SD pour iPad, pour 29 dollars.
Dans tous les cas, on avait rarement vu une brochure Apple avec autant de notes de bas de page : le prix de l’iPhone (lié à un nouvel abonnement de deux ans chez AT&T), les Giga-octets et leur « capacité formatée moindre », le multitâche qui n’était pas accessibles avec toutes les applications sous iOS 4, le prix d’iLife, iWork, MobileMe, ou de certains périphériques, qui tenait compte d’une réduction liée à l’achat d’un nouveau Mac…
Un G3 dans un Classic Couleur ?
Non, pas de petite blague cette fois-ci, pour ceux qui se souviennent de cette photo d’un G3 et d’un G4 dans le même Macintosh II. Aujourd’hui, il s’agit vraiment de faire rentrer un processeur G3 dans un Classic Couleur, un ordinateur tout-en-un présenté en 1993, et équipé d’un simple Motorola 68030 à 16 Mhz à l’origine.
Des bricoleurs passionnés, dont l’histoire a retenu qu’ils s’appelaient M. Tak and M. Akky, s’étaient lancés le défi de faire entrer un processeur PowerPC dans ce petit Macintosh. Bien sûr, il était déjà possible de remplacer la carte-mère du Classic Couleur par celle d’un LC 550 (68030 à 33 Mhz) ou d’un LC 575 (68040 à 33 Mhz), au besoin en intégrant ensuite une carte de mise à jour du processeur. On appellait cela la mise à jour « Mystic ». Mais les deux bricoleurs voulaient aller plus loin.
Dégainant la mini-perceuse et le fer à souder, ils se mirent à l’ouvrage pour intégrer la carte-mère d’un Performa ou d’un PowerMacintosh des génération 5200 à 5500 (ou 6200 à 6500). Ils nommèrent leur bricolage TAKKY, donnant naissance à un Classic Couleur équipé d’un processeur 603 pouvant dépasser les 300 Mhz !
Dans le même temps, quelques constructeurs (Sonnet, NewerTech, PowerLogix…) s’étaient aperçu que sur ces Performa, le connecteur dédié à la mémoire cache de niveau 2 pouvait être détourné de sa fonction d’origine, et y avaient adapté des cartes munies de processeur G3 à la fin des années 90. Au prix de quelques découpes supplémentaires, il devenait possible d’équiper son Classic Couleur d’un véritable G3, 260 fois plus puissant que la version d’origine.
Ne restait plus qu’à donner quelques coups de fer à souder pour basculer l’écran du mode 512×384 à un meilleur 640×480. Si vous n’aimez pas bricoler, et si vous avez un peu d’argent qui dort, vous pouvez toujours vous tourner vers un modèle TAKKI à 7500 dollars sur eBay (aïe !). À défaut, on trouve aussi des modèles Mystic, pour 500 ou 600 dollars (avec une carte Apple IIe en bonus).
Publicité : le multi-média multi-accessible
Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.
Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…
Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !
Bon anniversaire le G4 Cube !
Le 19 juillet 2000, Apple présentait le PowerMac G4 Cube, un PowerMac G4 complet, dans un cube de 8 pouces de côté, soit 20 cm. Non seulement cet ordinateur était vraiment tout petit pour l’époque, mais il était également dépourvu de ventilateur, ce qui le rendait particulièrement silencieux. Pour accéder aux composants internes, il suffisait de tirer une poignée et d’extraire tout l’ordinateur de son boîtier.
Le PowerMac G4 Cube, aussi beau, compact et silencieux qu’il était, ne trouva jamais vraiment son public. Il n’était pas plus rapide que le PowerMacintosh G4, mais il était vendu plus cher ! De plus, les premiers clients rapportèrent l’apparition de fissures sur la coque en plexiglas, particulièrement regrettable sur un ordinateur vendu avant tout pour son design. Pour gagner en compacité, Apple avait également extrait l’alimentation qui ajoutait un boîtier d’une taille conséquente à poser près du bureau.
À l’intérieur de l’Apple IIe (en vidéo)
Sur l’Aventure Apple, nous aimons bien retrouver de vieilles vidéos : nous avons déjà parlé de cette visite de l’Apple Expo 1985, de cette présentation de la PAO sur Macintosh vers 1990, ou de ce reportage de 1996 sur la console Pippin. Aujourd’hui, nous exhumons une vidéo, possiblement tournée en 1984, mettant en scène deux petits personnages, un journaliste (Stewart Cheifet) et un ingénieur d’Apple, qui vérifie que tout se passe bien dans un Apple IIe « puisqu’un utilisateur va bientôt allumer la machine ». On découvre « en vrai » le processeur, les ROM avec le langage Basic, la mémoire vive, et les échanges avec la carte qui contrôle le lecteur de disquettes…
https://www.youtube.com/watch?v=XORU20p9QWc
Pas d’inquiétude à avoir pour nos deux humains rétrécis : c’est juste du 12 volts ! Cette séquence est extraite de l’émission « Computer Chronicles », une émission américaine diffusée sur PBS de 1983 à 2002.
Les réactions à la vidéo sur YouTube valent autant le détour que la vidéo elle-même. Certains lecteurs se souviennent que les Apple IIe étaient vraiment aussi grands que ça, alors que les ordinateurs tiennent maintenant dans une poche. D’autres se demandent s’il y avait une salle de bain dans l’Apple IIe, ou s’il existait un programme permettant de précipiter les micro-humains à travers le ventilateur…
Apple II ou IBM-PC : le débat est clos
À l’occasion de nos recherches sur les clones d’Apple II, qui ont fait l’objet d’un article récemment, nous avons croisé une autre bizarrerie : un compatible-PC, compatible Apple II ! Tellement compatible que la publicité l’affirmait : Apple II ou IBM, le débat est clos ! Cette publicité, nous l’avons trouvée sur eBay, où plusieurs vendeurs la proposent.
Le WPC Bridge, puisque c’est ainsi que s’appelait cet ordinateur fabriqué par Cordata, était une grosse machine organisée autour d’un écran 12 pouces monochrome, deux processeurs 8088 (pour l’IBM) et 65C02 (comme l’Apple IIc ou l’Apple IIe enhanced), 512 à 768 Ko de mémoire vive, deux lecteurs de disquettes 5”1/4, trois ports d’extension, et une prise Joystick Apple II. Le tout coûtait 1.695 dollars. Il était possible de lui adjoindre un lecteur externe de disquettes Apple ou IBM, ainsi qu’une carte d’extension pour disposer d’un écran couleurs IBM. Les deux interfaces restaient cependant indépendantes : il n’y avait pas de copier-coller partagé comme le proposait le MacCharlie, ce mélange d’IBM-PC et de Macintosh apparu à la même époque, et dont nous avons déjà parlé.
Le WPC Bridge connaîtra une évolution du monobloc vers un modèle de bureau moins coûteux en 1988, comme le prouve cette publicité retrouvée au fin fond de YouTube :
Une nouvelle fois, c’est Wikipedia qui nous apprend que Cordata (à l’origine Corona Data Systems) était une entreprise américaine, fondée en 1982 pour produire un compatible PC. Elle sous-traitait sa production au coréen Daewoo, qui la rachètera en 1986 après un procès perdu contre IBM pour contrefaçon des ROM du PC.
Liens : ComputerWorld via Google Books ; InCider via Google Books ; 1000bit
Publicité : le Dr. Morin consulte à Berkeley
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une dernière réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons déjà diffusé trois : les vestiges d’un temple inca, la baie de Singapour, et Bienvenue à Wall Street, sur le même thème du village mondial. Le Dr Morin qui suit, entre deux patients, les grands tournois de tennis dans son cabinet au décor sobre mais élégant, c’est tellement chic !
Publicité : Performa, l’ordinateur qui grandit avec votre famille
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1995, pour la gamme Performa, un ordinateur qui ne risquait pas de devenir obsolète dès le lendemain, puisqu’il disposait de milliers de logiciels et de capacités uniques d’extension plug-and-play. Imprimantes, disques durs et mémoire pouvaient être simplement branchés, sans CONFIG.SYS ni AUTOEXEC.BAT à configurer…
Souvenir : l’Apple MIDI interface
Et vous, avez-vous connu les débuts de la musique assistée par ordinateur, quand le Macintosh se connectait à un clavier numérique pour enregistrer et reproduire les notes jouées sur les touches ? Il ne s’agissait plus d’enregistrer le son produit par l’instrument, mais de mémoriser les notes jouées, pour permettre ensuite de modifier la partition à l’écran du Macintosh.
Pour Apple Computer, s’intéresser à la musique électronique était une nouvelle incartade : elle s’était en effet interdit de s’intéresser au domaine de la musique après un accord avec Apple Corps, la compagnie fondée par les Beatles. Une goutte d’eau faisant déborder le vase et conduisant d’ailleurs au second procès entre les deux compagnies.
Apple avait d’ailleurs choisi le séminaire de la National Association of Music Merchants (NAMM) de 1988 pour présenter son boîtier MIDI, vendu 99 dollars. Si les journalistes présent s’étaient interrogés sur la véritable démarche artistique de la firme de Cupertino, remarquant « la prépondérance des ingénieurs » sur le stand de la marque, il suffit de voir cette vidéo d’époque pour remarquer qu’Apple ne se gênait pas pour parler davantage « musique » que « ordinateurs et logiciels »…
En attendant, l’Apple MIDI interface se branchait sur la prise modem ou la prise imprimante d’un Macintosh (à partir du Macintosh Plus, celui-ci nécessitant un adaptateur) ou d’un Apple IIGS, puis aux entrées et sorties MIDI d’un instrument compatible avec la norme Musical Instrument Digital Interface apparue en 1982 et popularisée par les fabricants de synthétiseurs. La norme MIDI étant ainsi conçue, il fallait connecter deux câbles entre le boîtier et l’instrument : un pour les commandes venant de l’instrument, l’autre pour les commandes venant du Macintosh.
Le manuel utilisateur ne disait à peu près rien de plus, puisqu’Apple ne fournissait aucun logiciel musical, se contentant d’offrir au Mac la compatibilité avec la norme MIDI. Du côté du Macintosh, il fallait donc installer un logiciel spécialisé, comme le pionnier Master Tracks Pro de Passeport, ou le fameux CuBase sorti en 1991 sur Mac, deux ans après sa version pour Atari, le grand concurrent du marché créatif de l’époque.

Côté design, le boîtier n’avait rien de particulier. Vraiment rien. Tellement rien, qu’à part sa taille, on aurait pu aisément le confondre avec le boîtier AppleTalk permettant de constituer un réseau local entre plusieurs Macs.
À l’intérieur, il n’y avait pas grand chose : juste ce qu’il fallait pour convertir le signal du port série du Mac (port imprimante ou port modem) vers les câbles MIDI, à la vitesse de 31,25 kb/s via des connecteurs DIN 41524 de type 5 broches, un peu plus gros que les ports série du Macintosh. Tout reposait sur une petite puce MC14049B de Motorola et un optocoupleur 6N139. Je dis ça pour faire mon intéressant, car pour moi, tout ça, c’est juste de la magie.
Après une carrière dans le cercle restreint des musiciens fans d’Apple, l’Apple MIDI interface apparaît une dernière fois dans cette page de l’Apple Catalog de l’automne 1993, aux côtés de divers logiciels, contrôleurs et claviers, promettant encore de « transformer votre bureau en studio complet d’enregistrement et d’édition numérique »
L’AppleTalk PC Card et la compatibilité PC
A l’occasion de l’article d’hier dédié au lancement des Macs ouverts en 1987, nous avons redécouvert une carte d’extension un peu particulière : l’AppleTak PC Card. À cette époque où la domination de l’IBM PC commençait à s’affirmer, la cohabitation d’un écosystème incompatible face au standard à la mode pouvait intriguer, voire inquiéter. Apple avait donc tendu plusieurs fois la main vers son concurrent, par exemple en commercialisant l’AppleTalk PC Card, une carte destinée à rendre l’IBM-PC compatible avec le réseau AppleTalk présenté en 1986. On trouve peu de trace de cette carte dont la diffusion est restée confidentielle : quelques mots sur le site de Bill Fernandez, ingénieur de la grande époque chez Apple, et cette photo de presse sur le site d’enchères eBay.
Cette carte d’extension coûtait 399 dollars, auxquels il fallait ajouter le kit de connexion AppleTalk à 75 dollars, comme l’annonçait cet article de PC Mag d’avril 1989. Un autre article, retrouvé dans un ouvrage édité par l’Université du Michigan en janvier 1987, précisait que l’AppleTalk PC Card permettait de traduire les fichiers MS-DOS dans le langage PostScript utilisé par la LaserWriter. Seuls certains logiciels étaient supportés : WordStar, MultiMate, Microsoft Word et Lotus 1-2-3.
Cette carte s’inscrivait dans les efforts d’Apple pour assurer à ses clients une cohabitation apaisée avec le standard IBM-PC qui s’affirmait à l’époque. Didier Diaz, chef de produit en charge du Macintosh II, déclarait dans l’entretien dont nous vous parlions hier qu’Apple ne produirait pas de clone PC. En revanche, les produits de coexistence étaient encouragés, notamment les solutions de connectivités pour échanger des données (Mac Link, PC-to-Mac-Bridge…), et Apple avait même développé sa solution maison : l’Apple Document Content Architecture (DCA), capable de traduire des documents MS-DOS au format MacWrite. Elle proposait aussi l’AppleLine 3270 File Transfer Software, pour échanger des fichiers entre le Macintosh et le format de serveur 3270 d’IBM. Apple disposait également à son catalogue d’une carte de compatibilité avec le lecteur de disquettes IBM, et bien sûr de cette carte AppleTalk pour PC.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
Bon anniversaire, Macintosh II et Macintosh SE !
Le 2 mars 1987, Apple présentait deux machines représentant une évolution majeure de la vision originale du Macintosh. Évolution dans le design, puisque ces deux machines adoptaient les lignes « Snow White » qui accompagneront la gamme Apple durant toute une décennie ; évolution également dans leur conception, puisqu’elles offraient une modularité et une extensibilité jusqu’alors inédites.
Si le Macintosh SE se contentait du processeur Motorola 68000 à 8 Mhz du Macintosh original, le Macintosh II disposait d’un 68020 à 16 Mhz, bien plus puissant. Le Macintosh SE disposait de deux emplacements pour lecteur de disquette ou disque dur, et d’un port d’extension interne PDS. Le Macintosh II, lui, disposait des deux mêmes emplacements, mais offrait pas moins de six ports NuBus internes ! Tous deux bénéficiaient également du nouveau port ADB, inauguré avec l’Apple IIGS, pour brancher clavier, souris ou joystick.
Publicité : Windows, pas plus simple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».
S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.
Bon anniversaire le Système 7 !
Le 13 mai 1991, Apple commercialisait officiellement son Système 7, la plus profonde évolution de son système d’exploitation depuis la sortie du Macintosh en 1984. Une mise à jour très attendue et plusieurs fois repoussée depuis son annonce en mai 1989. Évidemment, à l’époque, pas d’App Store ni de téléchargement, mais une grosse boite de deux kilogrammes, à échanger en boutique contre 99 $. C’est avec cette version du système que sont apparus les alias, les familles (devenues les tags), les polices TrueType, la vue hiérarchique dans le Finder, le (presque) multitâche, les AppleEvents, ou encore le fameux mécanisme « Publier / S’abonner » qui devait révolutionner l’informatique comme le Copier-Coller avant lui… Pour tout savoir, rendez-vous dans le Club iGen !

Le clavier extra-pas-plat de l’Apple III
Apple n’a pas toujours cherché à créer des claviers extra-plats, comme sur les derniers MacBook Pro : près de quarante ans avant d’imaginer son mécanisme papillon de deuxième génération, avec sa course réduite à moins d’un millimètre, Apple fabriquait des claviers épais comme ceux des machines à écrire. Tellement épais qu’il était possible d’inscrire d’autres caractères sur leur tranche ! Ainsi, sur l’Apple ///, le clavier AZERTY de la version française affiche sur la tranche de chaque touche son équivalent QWERTY, pour faciliter l’utilisation des logiciels non localisés.
La grosse boîte de l’Apple Family System
À l’approche de Noël 1981, le catalogue d’Apple n’était pas encore très fourni. Il y avait l’Apple II, l’Apple ///, leurs accessoires… et c’était tout. Alors pour vendre une machine sortie trois ans plus tôt et qui commençait à subir une concurrence féroce, il fallait faire preuve d’imagination. Par exemple, vendre un kit tout-en-un destiné au public familial à la recherche de son premier ordinateur, un carton comprenant tout le nécessaire pour débuter. J’ai nommé : l’Apple Family System, une grosse boîte comprenant un Apple II+ avec un adaptateur pour le brancher sur une télévision, un lecteur de disquettes Disk II, deux manettes de jeux, et une poignée de logiciels. Le tout pour 2995 dollars environ (le prix baissera à plusieurs reprises ensuite), soit une réduction d’un bon millier de dollars tout de même.
Cette offre commerciale était une aubaine pour les éditeurs de logiciels associés à cette offre. Ainsi, Software Publishing se félicitait-il, dans les colonnes d’InfoWorld, d’un accord visant à fournir 35.000 copies de son logiciel de base de données « Personal Filing System ». Son président Fred Gibbons comparait alors cette offre au train électrique que papa achète à Noël parce que ça lui fait plaisir, mais qui se justifie en expliquant que tout le monde en profitera.
Dans le même article, Mike Connors, product manager chez Apple, présentait les autres logiciels qui accompagnaient l’offre : Personal Finance Manager, Apple Writer, Apple Typing Tutor, ou encore les jeux Microsoft Olympic Decathlon, Apple Stellar Invader et Apple Adventure. Cette offre faisait également l’objet de publicités diffusées par les revendeurs américains de la marque. Celle-ci est tirée de la revue Orange Coast de mars 1982. On en trouve d’autres sur Internet, toujours avec le même visuel quel que soit le revendeur.
De notre côté, nous avons dégoté le manuel utilisateur fourni avec l’offre. En voici quelques pages, qui prouvent qu’on était encore loin de la simplicité du Macintosh, du Performa 5200 ou de l’iMac, qu’il suffisait de sortir du carton. En 1981, il fallait encore déballer l’unité centrale, l’ouvrir, installer la carte pilotant le lecteur de disquettes, connecter les manettes de jeux directement sur la carte-mère, bricoler le modulateur de fréquence permettant de connecter la télévision… Bref, mettre un peu les mains dans le cambouis.
Le manuel ouvrait également de nouvelles perspectives aux nouveaux propriétaires d’Apple II en leur présentant les périphériques disponibles, d’autres logiciels, ainsi qu’une longue liste de clubs d’utilisateurs Apple à travers le monde. Près de chez nous, il y en avait deux en Allemagne, un en Espagne, mais aucun en France !
Un tel équipement, dans son carton, avait été proposé sur eBay en 2017 et avait trouvé preneur pour 431 dollars. Le site Worthpoint en a conservé quelques images.
Un carton Picasso du premier Macintosh sur eBay
Voilà une pièce qui aura fière allure dans votre collection : un très beau carton « Picasso » qu’Apple avait spécialement créé pour son premier Macintosh (avec bien d’autres déclinaisons de ce logo). Alors, certes, il manque les polystyrènes intérieurs pour y caler un Mac, il y a une étiquette « 512K 110V » qui rattache ce carton à la deuxième génération de Mac, et quelqu’un a écrit « Old ornements » au marqueur sur le dessus, sans doute à l’occasion d’un déménagement où tous les cartons avaient été réquisitionnés… Mais pour le reste, l’essentiel est là, et le carton semble bien conservé. Comptez 350 dollars (un peu moins de 300 euros), et… 350 dollars de frais de port et d’importation. Ouille.
Bon anniversaire le PowerBook 190 !
Le 28 août 1995, Apple présentait le PowerBook 190 (en noir et blanc) et son clone le PowerBook 190cs (en couleurs), les derniers représentants de la famille PowerBook équipés de processeurs Motorola 68LC040. Ils accompagnaient le nouveau modèle 5300, équipé d’un processeur PowerPC.
Nous avons eu l’occasion de présenter une publicité d’Apple France dédiée à ce modèle dans un précédent billet du blog.
Un MacCharlie en vente sur eBay !
Connaissez-vous le MacCharlie ? Si vous êtes un lecteur assidu de notre blog, vous connaissez déjà cet étonnant accessoire pour Macintosh fabriqué par Dayna Communications.
Un PC complet, à base de processeur Intel 8088, accolé à un Macintosh, et profitant de l’écran et du clavier de ce dernier (mais pas de la souris : le PC est limité au mode texte, en 25 lignes de 80 colonnes). Et justement, il y en a un ces jours-ci sur eBay, proposé sur la base d’une enchère qui dépasse déjà les 100 livres sterling.
Pas de doute : on retrouve bien le profil traditionnel des premiers Macs. Le MacCharlie venait en effet se positionner sur le côté de la machine, avec deux lecteurs de disquettes en façade et plusieurs ports à l’arrière. Au-dessus, dans le polystyrène, on devine l’extension de clavier permettant de disposer d’un pavé numérique et de touches de fonction. Le modèle vendu sur eBay dispose de son manuel utilisateur et de son système MS-DOS adapté pour la coexistence avec le Macintosh.
Comptez 27 euros de frais de livraison pour la France, et d’éventuels frais d’importation selon le montant auquel terminera l’enchère.
Achat malin : le MacTilt
Aujourd’hui, nous vous présentons un accessoire indispensable pour votre Macintosh : le MacTilt, commercialisé en 1984. Il s’agissait d’une création d’Ergotron, une entreprise créée deux ans plus tôt par Harry Sweere et qui existe toujours. En surélevant l’écran et en permettant de l’orienter du bout du doigt, ce support articulé permettait d’obtenir la meilleure visibilité sur les icônes et de réduire les reflets, pour seulement 99,95 dollars.












































































































































































