Le carton de Noël du Macintosh

Peu avant la sortie du Macintosh Plus (en janvier 1986), Apple a déployé les grands moyens pour une “opération séduction” chez ses revendeurs, qui peinaient à écouler leurs stocks de Mac 128 et 512. Ainsi, durant la période des fêtes de Noël 1985, les cartons de Macintosh (les fameux cartons revêtus du logo “Picasso”) ont été recouverts d’un surhabillage cartonné aux couleurs hivernales.

Les nostalgiques fortunés peuvent en acquérir un actuellement sur eBay, où il est décrit comme un “poster double-face” ! Le petit montage sans prétention présenté ci-dessus est issu des photos de cette vente.

Sur eBay : https://www.ebay.fr/itm/173219310536

Publicité pour les Trophées Apple, avec Sylvain Guyomard

Publicité – Sylvain Guyomard

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une publicité de 1993 pour les « Trophées Apple », un concours visant à récompenser les meilleurs développeurs de logiciels pour Macintosh. Parmi les récompenses : un Macintosh, ou une semaine au contact d’ingénieurs d’Apple.

Publicité pour les Trophées Apple, avec Sylvain Guyomard

Ce que l’histoire n’a pas retenu, c’est le choix de ce nom, Sylvain Guyomard, par l’agence CLM/BBDO. Un simple nom imaginaire pour illustrer le propos ? Un développeur complice et heureux du clin d’œil ? Un employé d’Apple ou de l’agence de publicité prête-nom pour la campagne ? Si vous avez votre idée sur la question, renseignez-nous en commentaire !

Macintosh Plus manual

Les photos du Mac Plus

Le Macintosh Plus a été vendu par Apple de 1986 à 1990, accompagnant les modèles plus puissants pour maintenir un modèle peu coûteux au catalogue. C’est le Macintosh Classic qui le remplacera à ce rôle. Le guide de l’utilisateur évoluera avec le temps : aujourd’hui, nous vous présentons les photographies illustrant les têtes de chapitres du premier manuel. Vous verrez demain que les éditions suivantes abandonneront ces photos un peu datées pour des croquis plus intemporels.

Macintosh Plus manual

Macintosh Plus manual

Macintosh Plus manual

Publicité Apple Logiciels optimisés Power Macintosh

Publicité : les logiciels optimisés pour Power Macintosh

Le dimanche, c’est publicité ! Et aujourd’hui, on continue de travailler plus vite. La semaine dernière, c’était votre SARL qui devenait une SARL GTI grâce au LC 475 ; aujourd’hui, ce sont tous vos logiciels optimisés pour le Power Macintosh qui vous permettent de travailler jusqu’à quatre fois plus rapidement.

La publicité citait les grands noms de l’époque : Microsoft, Claris, WordPerfect, Adobe, Aldus… et quelques autres que l’Histoire a fait passer au second plan. Il y a tout juste 25 ans, c’était pile le moment d’acheter un Power Macintosh (ou une solution de mise à niveau pour un Mac plus ancien), et de bénéficier d’une réduction sur les logiciels optimisés pour cette nouvelle technologie.

Publicité Apple Logiciels optimisés Power Macintosh

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 avantages du Macintosh (5)

Après les épisodes 12, 3 et 4, voici une dernière série d’extraits de la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui nous a accompagnés cette semaine.

Après avoir longuement parlé du système et des applications, Apple passait encore un peu de temps à nous vanter les avantages du Macintosh sur les PC équipés de Windows 3. Au passage, la pomme se permettait de se payer la poire d’IBM, qui avait confié à une petite équipe le développement du PC, sans même disposer d’un système d’exploitation, qu’elle avait dû acquérir auprès d’une minuscule entreprise appelée Microsoft, qui elle-même était allé acheter un système nommé QDOS (acronyme dont on dit qu’il signifiait Quick and Dirty Operating System, que l’on traduirait par Système d’exploitation vite fait, mal fait…).

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Après quelques paragraphes liés à l’évolutivité du Macintosh (si, si !) ou à la compatibilité des Macs entre eux, Apple expliquait comment un Mac disposait de six fois plus d’espace libre sur son disque dur, qu’un PC équipé des mêmes logiciels.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Et puis les Macs étaient beaucoup plus puissants que les PC du marché. Jugez plutôt sur ce diagramme, qui nous rappelle les plus belles heures de la guerre entre les PowerPC et les Pentium. À l’époque, on se contentait des 68040 de chez Motorola, auxquels Intel opposait ses 80486. Les tests consistaient à mesurer les temps nécessaires à diverses opérations dans des applications réelles, comme Word, Excel, PageMaker ou Illustrator.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Et tout ça, bien évidemment, pour moins cher, puisque le PC nécessitait de nombreuses et coûteuses options pour être aussi polyvalent que le Macintosh. Ainsi, le Gartner Group évaluait que sur une durée de cinq ans, en incluant le coût des logiciels, de la maintenance, et de l’apprentissage des logiciels, un Macintosh coûtait 24.824 dollars, contre 29.453 pour un PC sous Windows, et 35.233 pour un PC sous DOS. Ça faisait cher quand-même…

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Cette fois-ci, c’est fini !

Inside Apple décembre 1983

Publicité : Inside Apple, ImageWriter et Catalyst

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page de décembre 1983, la dernière parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque. Juste avant le lancement du Macintosh, la marque s’offrait une dernière publicité dans cette série, pour présenter son ImageWriter, dont beaucoup se souviennent comme de la meilleure imprimante matricielle de la marque, avec sa résolution de 140 x 160 points par pouces et ses 120 caractères par seconde. Pour l’acheter, il était possible de demander l’Apple Card, une carte de crédit permettant d’acheter du matériel Apple sans appeler son banquier.

Inside Apple décembre 1983

On remarquera aussi la mention du logiciel Catalyst de Quark (qui n’avait pas encore imaginé Xpress), qui permettait de dupliquer les logiciels de leur disquette vers le disque dur ProFile, afin de ne plus avoir besoin de redémarrer l’ordinateur pour passer de l’un à l’autre. Un bidule assez étonnant, auquel sera greffé plus tard une interface inspirée du Macintosh, très proche de ce qu’on retrouvait avec MouseDesk de Version Soft.

Apple Graphics Tablet 1979 VS IPAD 2018

Tablette contre tablette

Le saviez-vous ? Apple n’a pas attendu 2010 et l’iPad pour concevoir des tablettes graphiques. En 1979, elle disposait déjà, à son catalogue, d’une « Graphics Tablet » sous la référence A2M0029. Il s’agissait d’un outil très à la mode à l’époque, avant la démocratisation de la souris, qui permettait d’entrer des coordonnées mathématiques dans un logiciel, par exemple pour reproduire un schéma ou tracer des lignes ou des dessins.

Apple Graphics Tablet 1979 VS IPAD 2018

Cette tablette était vendue avec son stylet (filaire) et sa carte à installer dans l’Apple II. Les plus curieux pourront retrouver son manuel d’utilisation en suivant ce lien. En attendant, vous pouvez apprécier ici la taille de ce machin (39,5 x 39,5 cm) en la comparant avec un iPad 9.7 pouces ! C’est bien simple, sur cette Graphics Tablet, on pourrait faire tenir quinze iPhones X !

Apple Graphics Tablet 1979 VS IPAD 2018

Icônes Informations Système Apple

Souvenir : Informations Système Apple

Et vous, avez-vous connu l’époque des « Informations Système Apple » ? Il s’agissait d’un utilitaire fourni (si notre mémoire est bonne) à partir de Mac OS 8.5. On le retrouve aujourd’hui sous Mac OS X sous le nom de « Informations Système ».

Ce logiciel était une grande avancée, puisque jusque là, aucun outil intégré au système ne permettait de connaitre en détail la configuration de son Macintosh. En un clic, on obtenait une fenêtre composée de plusieurs onglets. Le premier résumait la configuration : version du système et de QuickTime, mémoire vive (avec le détail de chaque barrette), type de clavier, processeur… À l’époque, les machines n’avaient pas encore la dénomination annuelle qu’elles ont maintenant (début 2009, fin 2012…).

Informations Système Apple

Le deuxième onglet détaillait les disques et supports amovibles connectés. Disques physiques, partitions logiques, clés USB, lecteur de CD-ROM… et plus étrangement, la carte vidéo en tant que périphérique connecté en PCI, bien qu’il ne s’agisse pas d’une carte à proprement parler dans l’iBook de ce test.

Informations Système Apple

 

Comme leurs noms le laissent supposer, les autres onglets détaillaient les Tableaux de Bord, Extensions et Applications installées. Cependant, cet outil ne permettait pas de les activer ou de les désactiver. Enfin, l’onglet Dossiers Système se contentait de lister les Dossiers Système valides, ceux permettant de démarrer l’ordinateur.

Informations Système Apple

Allez, pour terminer, un petit jeu. Saurez-vous retrouver l’icône de « Informations Système Apple » cachée dans l’icône de son lointain descendant inclus dans macOS Mojave de 2018 ? Les deux icônes sont à l’échelle de leur taille maximale : 32 pixels pour Mac OS 9, et 1024 pour Mojave.

Icônes Informations Système Apple

Apple Macintosh SE Reset button

Un bouton pour tout effacer

Imaginez qu’en appuyant sur un bouton derrière votre iMac ou votre iPad, on puisse non seulement le redémarrer, mais effacer tout le contenu qui y est enregistré. Oui, comme ça, sans mot de passe, sans confirmation, rien. Hé bien ce qui nous paraîtrait aujourd’hui une idée totalement folle était assez courant aux débuts de l’informatique. Ainsi, on pouvait renvoyer un Newton MessagePad à ses réglages d’usine simplement en appuyant sur un bouton situé dans le compartiment à piles. Même la protection par mot de passe au démarrage est supprimée !

Apple MessagePad Newton reset button

De la même manière, on pouvait effacer le contenu de la mémoire d’un appareil photo numérique QuickTake en appuyant deux fois sur le bouton reset situé parmi les autres commandes. Il valait donc mieux éviter de confier son appareil à n’importe qui, d’autant plus que les photos étaient stockées sur une mémoire interne : impossible de garder avec soi une carte-mémoire avant de prêter l’appareil !

Apple QuickTake 150 reset button
Sans aller jusqu’à cette extrémité, on peut se souvenir des boutons « Reset » sur les premiers Apple // : ils ne provoquaient pas un retour aux réglages d’usine, mais un redémarrage du système, accompagné d’une purge de la mémoire vive. Tout ce qui n’était pas déjà enregistré était perdu ! Les utilisateurs de l’Apple II se plaignaient d’ailleurs d’appuyer involontairement sur cette touche, placée parmi les autres touches. Apple corrigera le tir sur les modèles ultérieurs : sur l’Apple III, cette touche sera placée très à l’écart du clavier, et la marque proposera un correctif pour les Apple II afin de rendre la touche inopérante à moins d’être pressée en même temps que la touche Ctrl.

Apple II europlus touche reset

Les premiers Macs disposeront également d’une touche de redémarrage, située sur le côté de la machine, sous la forme d’un double-bouton qui n’était pas installé en usine, mais ajouté par l’utilisateur. Combien d’entre-nous ont connu, comme victime ou auteur, cette bonne blague consistant à appuyer sur le bouton de redémarrage en passant à côté de la machine ? Au moins, la combinaison Commande-Control-Démarrage qui a ensuite remplacé ce bouton était moins évidente à réaliser par surprise…

Apple Macintosh SE Reset button

Mac OS X 10.2 Jaguar

Un Lynx et un Cougar chez Apple

Vous connaissez bien le puma, le jaguar, la panthère, le tigre, le léopard et le lion, tous ces gros chats qui ont donné leur nom aux versions de Mac OS X, de 2001 à 2012. Mais savez-vous qu’Apple aurait pu aussi utiliser les noms de Lynx et Cougar, qu’elle a même déposés en 2003 ? On trouve leur enregistrement sur le site de l’office américain des marques déposées : ici pour le Lynx, et là pour le Cougar (qu’on appelle d’ailleurs Puma en France, mais pas au Québec, d’après Wikipedia). Faute d’avoir été renouvelés, ces dépôts sont caducs depuis 2007 et 2008.

On ne sait pas vraiment pourquoi Apple a utilisé des noms de félins pour désigner les mises à jour majeures de son système d’exploitation. Il y a peu de doutes sur le fait qu’il s’agissait à l’origine d’un nom de code interne, puisque la mention « Cheetah » de Mac OS X 10.0 n’apparaît nulle part dans la communication interne d’Apple. Ce n’est qu’avec la version 10.2 qu’Apple commencera à accoler le nom du félin au numéro du système, allant même jusqu’à habiller le logo du système avec le pelage de l’animal.

Mac OS X 10.2 Jaguar

Lors du lancement de MacOS X Mavericks, Craig Federighi plaisantera à ce sujet, expliquant avoir été contraint de renoncer à utiliser les noms de félins pour son système, ne souhaitant pas être la première équipe de développeurs retardée par un manque de gros chats, après avoir un temps envisagé de poursuivre la série du Lion et du Mountain Lion (qui est aussi un puma en France, où l’on manque décidément d’imagination), avec le Sea Lion (lion de mer), pas très vendeur…

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Souvenir – Le plus gros bloc inutilisé

Si vous avez utilisé un Mac dans les années 90, vous vous souvenez sans doute de sa gestion calamiteuse de la mémoire vive. Pour résumer : chaque logiciel réservait une certaine quantité de moire vive (qu’il en ait besoin ou non), et ne la libérait plus avant d’être quitté. Le souci, c’est qu’une fois installé sur son coin de mémoire, chaque logiciel n’en bougeait plus. En lançant puis en quittant plusieurs logiciels, on finissait par tronçonner la mémoire vive en plusieurs blocs inutilisés. Et chaque logiciel ne pouvait s’inscrire que dans un seul bloc : deux blocs de 10 Mo ne donnaient donc pas 20 Mo de mémoire libre, mais seulement 10 Mo. C’est pour cela que dans la fenêtre « À propos de votre ordinateur » sous Mac OS 9, votre Mac vous indiquait la taille du « Plus gros bloc inutilisé » et non pas la taille totale de mémoire vive disponible.

A propos de Mac OS 9 - Plus gros bloc inutilisé de mémoire

Sous le Système 7 et sous Mac OS 8, cette valeur n’était pas clairement indiquée. La fenêtre « À propos de votre Macintosh… » n’indiquait que la mémoire disponible, celle-ci n’étant pas forcément égale à la mémoire totale de laquelle on aurait soustrait la mémoire utilisée par chaque logiciel. Cette notion faisait partie des points les plus compliqués à expliquer aux néophytes, et c’était pourtant une donnée à maîtriser, notamment pour qui voulait utiliser des applications un peu gourmandes sur un Macintosh pas bien garni en mémoire vive.

A propos de votre Macintosh - 7.1

Sérieusement, il était temps que MacOS X vienne faire le ménage là-dedans en 2001, en généralisant la gestion dynamique de la mémoire vive et le recours amélioré à la mémoire virtuelle. Ainsi, chaque logiciel dispose maintenant de la quantité de mémoire vive qu’il lui faut, et les logiciels en arrière-plan ne monopolisent plus de mémoire. Quant au concept de « plus gros bloc inutilisé », il a purement et simplement disparu.

Macintosh Circa 1984 in Back To The Future II

Le Macintosh Antique de Retour vers le Futur

Celui-là, tous les fans d’Apple et de Michael J. Fox le connaissent. Dans le deuxième opus de la trilogie, quand Marty arrive dans le Hill Valley de 2015 (le 21 octobre à 16H29 précisément), il s’attarde un instant devant la vitrine d’un brocanteur. Il y trouvera évidemment l’almanach des sports qui jouera un rôle central dans la suite du film, mais remarquera à peine cet « ordinateur antique – environ 1984 » qui est un Macintosh de la plus belle espèce. Bien que le film soit sorti en 1989, son action principale se situe en 1985, rendant ce clin d’œil encore plus savoureux.

Macintosh Circa 1984 in Back To The Future II

Parmi les autres antiquités, on remarque notamment un caméscope Super VHS de JVC de 1988, un fer à repasser Black & Decker (qui marche à l’ancienne, en chauffant les vêtements), des vidéos de Jaws (Les Dents de la Mer), et « de l’eau originale encore en bouteille » de Perrier, 1982.

Macintosh Circa 1984 in Back To The Future II

Organigramme Apple 1988

L’organisation d’Apple en 1988

Aujourd’hui, nous faisons un petit voyage dans le temps, pour remonter en 1988. Apple était alors dirigée depuis 1983 par John Sculley, qui s’était engagé dans une refonte de l’organigramme de ses principaux collaborateurs. Une nouvelle organisation qui était destinée à faire face aux évolutions rapides de l’entreprise et de ses marchés.

Comme nous l’apprenait InfoWorld le 20 février 1989, John Sculley avait choisi de rapprocher certains cadres incontournables de la tête de l’entreprise, alors qu’ils étaient jusqu’alors placés sous l’autorité d’un COO, un Chief Operating Officer, une sorte de directeur d’exploitation qui les éloignait alors du PDG.

Parmi ces cadres, se trouvaient Jean-Louis Gassée, le Français le plus célèbre d’Apple, qui prenait la tête de la recherche et du développement, ainsi que Alan Z Loren, jusqu’alors en charge du management des systèmes d’information, prenant la tête d’Apple USA. Dans le même temps, une direction Apple Pacific était créée. Et Michael Spindler faisait son apparition à la tête d’Apple Europe. Il remplacera Sculley en 1993 à la tête d’Apple.

Organigramme Apple 1988

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

Brochure : La mise à niveau Macintosh Plus

Aujourd’hui, une petite brochure recto-verso d’Apple France. Une petite brochure pour une grosse mise à jour, puisqu’Apple proposait rien moins qu’une mise à niveau d’un Macintosh d’origine, 128k ou 512k, en Macintosh Plus de 1986 ! Jugez plutôt : grâce à cette mise à jour (effectuée par votre revendeur qui ne manquait pas de vous délester de 900 à 1100 dollars au passage), vous remplaciez la carte-mère complète (pour bénéficier d’un Mo de mémoire vive et 128 Ko de ROM), le lecteur de disquettes (pour bénéficier du nouveau format de disques 800 Ko), le clavier minimaliste (échangé contre un clavier étendu avec pavé numérique et touches fléchées), et une bonne partie du boîtier du Mac (notamment pour donner accès à la nouvelle prise SCSI). Seule survivait la façade avant, sur laquelle vous pouviez apposer avec beaucoup de fierté l’autocollant « Macintosh Plus » fourni avec le kit !

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

Brochure Apple : La mise à niveau Macintosh Plus

iMac 2006 Education Core Duo

Quel iMac n’est resté que deux mois au catalogue ?

Connaissez-vous un iMac qui ne soit resté que deux mois au catalogue d’Apple ? Nous fêtons aujourd’hui son anniversaire : il s’agit de l’iMac « Mi-2006 », un modèle réservé au marché de l’éducation. Il venait remplacer le dernier eMac encore en vente, et complétait ainsi la gamme des iMacs « Début 2006 » en offrant une machine à prix réduit, mais chichement équipée. Il disparaîtra dès le 6 septembre 2006, à l’occasion de la mise à jour « Fin 2006 » de la gamme, qui intègrera alors un modèle d’entrée de gamme assez proche.

iMac 2006 Education Core Duo

L’iMac « Mi-2006 » embarquait un processeur Core Duo à 1,83 Ghz, 512 Mo de mémoire vive partagée avec la carte graphique Intel GMA 950 (une première sur un Mac), et un disque dur de 80 Go. Le bluetooth n’était pas fourni. Il était vendu 899 dollars (959 euros chez nous), contre 1299 dollars pour l’entrée de gamme de début d’année, et 999 pour son successeur de fin d’année, équipé d’un Core 2 Duo.

404 Error ventre-privee.Com, with Macintosh

Le bug du Macintosh sur Vente-Privée

Que se passe-t-il quand on tente d’accéder à une page qui n’existe pas sur le site vente-privée.com ? Une erreur 404, comme sur tous les autres sites ! Mais celle-ci est un peu particulière…

404 Error ventre-privee.Com, with Macintosh

C’est un Macintosh Plus qui vous accueille pour vous signaler l’erreur. Bien sûr, le logo Apple a été effacé, le clavier est bizarrement branché à l’arrière de la machine (alors que sa vraie prise est visible à l’avant), et l’écran est en couleurs avec quelques années d’avance sur le Color Classic dont nous fêtions l’anniversaire hier, mais pas de doute, c’est bien un clin d’œil à la machine fétiche d’Apple que nous offre ce site. D’autant plus que si on regarde de près, on voit la pomme sur la souris !

[cet article n’est pas sponsorisé — d’ailleurs il n’y a même pas de lien ! Si vous voulez nous aider, cliquez plutôt sur les liens Amazon ci-dessous]

Steve Jobs (film) – Blu-Ray MacBook Air 13, i5, 128Go
HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

Quand le HomePod rencontre un Apple Pro Speaker

En 2000, quand Apple présente son PowerMac G4 Cube, elle lui accole deux haut-parleurs sphériques, portant le nom d’Apple Pro Speakers. Elle les décline l’année suivante pour le PowerMac G4 « Digital Audio », puis pour son iMac G4. Ces haut-parleurs un peu particuliers bénéficiaient d’une prise propriétaire, liée à la présence d’un amplificateur intégré à ces modèles de Macintosh. Dix-huit ans plus tard, qui mieux que L’Aventure Apple pouvait organiser la rencontre entre le HomePod et l’un de ses lointains aïeux ?

HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

HomePod vs 2001 Apple Pro Speakers

Si nous avions été très riches, nous aurions aussi pu faire rencontrer le modèle noir du HomePod, avec le modèle noir de l’Apple Pro Speakers, celui dédié au PowerMac G4 Cube. Mais on n’est pas très riches.

Apple Audio Cable 590-4512-A

Quand Apple fabriquait des câbles audio

On connaît bien les câbles SCSI ou ADB qu’Apple fournissait avec ses périphériques dans les années 90, avec ce gris platine qui a accompagné les Macs jusqu’à l’arrivée de l’iMac.

Mais on se souvient peut-être moins qu’Apple vendait aussi des câbles audio, tout à fait compatibles avec les formats classiques : un adaptateur RCA femelle vers jack 3.5 mâle (référence 590-0618-A), et des rallonges jack 3.5 mâle-mâle (référence 590-4512-A pour le modèle portant l’icône d’un haut-parleur, et 590-4513-A pour le modèle dédié au microphone). Peut-être y en avait-il d’autres ? Dites-le nous dans les réactions à l’article !

Apple Audio Cable 590-0618-A

Apple Audio Cable 590-4513-A

Apple Audio Cable 590-4512-A

Si vous en cherchez, il y en a sur eBay : ici pour la référence 590-4512-A ; ici pour la référence 590-4513-A ; et là pour la référence 590-0618-A.

Apple - You, a Mac, the World

Vous, un Mac, le monde

Vous vous souvenez de tous ces slogans abandonnés par Apple, dont nous vous avions parlé il y a quelques temps ? Si vous avez aimé le slogan « You, a Mac, the World », qui remonte à 1996, vous pouvez vous offrir un petit souvenir sur eBay, avec ce badge coloré proposé à 40 dollars (et autant de frais de port et d’importation…).

Apple - You, a Mac, the World

Ce slogan, on le retrouve par exemple dans ces deux pages de publicités extraites du magazine Macworld publié en décembre 1995. Apple y vantait la bibliothèque de logiciels disponibles sur Mac, de SimTower à Adobe SuperPaint, en passant par Marathon II : Durandal et Doom II.

Apple Enterprise Awards

Publicité : Les Apple Enterprise Awards de 1995

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici un appel à projets pour le concours des Apple Entreprise Awards, lancé en avril 1995. « Votre super application permet à tant de monde d’obtenir des compliments. Peut-être est-ce à votre tour ? ».

Apple Enterprise Awards 1995

Avec les Apple Entreprise Awards, la marque voulait montrer sa reconnaissance aux développeurs qui permettent aux autres de se dépasser, d’être plus efficaces et plus productifs. « Developers, Developers, Developers », comme dira l’autre quelques années plus tard.

Les résultats avaient été annoncés lors de la PC Expo de New-York, le 19 juin 1995, et présentés dans un supplément d’été de Computerworld. Pour ne pas faire durer le suspens, voici la liste des lauréats, dans des rubriques carrément pas glamour :

Apple Enterprise Awards

•Communication and Collaboration (Business, Education and Government) :
– Bergen Brunswig Corporation, AccuSource

•Cross-Platform (Business, Education and Government) :
– The Naval Air Systems Command (Information Management  Department), Naval Aviation Wick Area Network (NAVWAN)

• Departmental/Workgroup Client/Server :
– Alex, Brown & Sons Incorporated, Alex, Brown Trading System (ABS Trading System)

• Education/Government Client/Server :
– University College Dublin, WEST (Web Educational Support Tbols) 1.0

•Enterprise Client/Server :
– Control Data Systems, Inc., Control Data Advisor

•Mobile Computing (Business, Education and Government) :
– Centric Systems Corporation, The Mortgage Market

•Multimedia Kiosk (Business):
– Andersen Windows, Inc., The Andersen Window of Knowledge” System

•Multimedia Kiosk (Education and Government):
– Penn State University, Penn State Alumni Association Information Kiosk 1.0

•Publishing (Business, Education and Government):
– Second Look Computing of the University’ of Iowa, Arachnid 1.0

Disquette Zip sous Mac OS 9

Deux systèmes, deux poubelles

Si vous avez jonglé entre les deux systèmes d’Apple, MacOS 9 et MacOS X, vous avez sûrement rencontré le problème suivant sur vos disques amovibles et disquettes. Les fichiers mis à la corbeille sous un système n’apparaissent plus dans la corbeille sous l’autre système, et n’apparaissent même pas du tout sur le disque. Ce qui signifie que, même en vidant la corbeille, des fichiers invisibles restent sur votre disque et occupent la place.

Disquette Zip sous Mac OS 9
À l’époque, tout le monde savait qu’un Zip vide devait offrir 100 Mo d’espace disponible…

Pour vous en assurer, il suffit d’utiliser un logiciel capable de visualiser ce type de fichiers, comme ResEdit sous MacOS 9 ou Resorcerer sous MacOS X.

Resorcerer sous Mac OS X

Et pour vous en débarrasser sans avoir à changer de système, utilisez la fonction de formatage de disque (à condition que le disque ne contienne plus d’élément visible, bien sûr) : « Initialiser le disque » sous MacOS 9, commande « Effacer » de l’utilitaire Disk Utility sous MacOS X.

Cette astuce avait été publiée en 2002 dans la revue A Vos Macs.

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652

Savez-vous cliquer ?

Savez-vous cliquer ? Voilà une question que vous devez trouver étrange… Et pourtant, le clic est tout un art ! À l’origine, il n’y avait pas de souris. On se contentait de taper des commandes au clavier, pour ouvrir, fermer, activer, copier ou supprimer toutes sortes de chose.

Et puis l’interface graphique est apparue, et avec elle la souris et son petit bouton qui est longtemps resté solitaire sur Mac. Au premier abord, l’objet est simplissime : on appuie, on relâche, « clic » ! Mais en réalité les choses sont bien plus compliquées, et ne se sont pas arrangées avec le temps.

Apple ADB and USB mice

Il y a d’abord le clic ou simple clic pour être précis. Il s’agit d’un appui immédiatement relâché, qui produit le son en question. Il y a ensuite le double-clic, qui consiste à répéter deux fois de suite le geste précédent, produisant ainsi le traditionnel « clic-clic ». Logiquement, ça, vous maîtrisez, sinon il est toujours temps de vous entraîner. Et pour les acharnés, il y aussi le triple, le quadruple, et le quintuple clic

Remarque :
On a souvent tendance à abuser du double-clic : par exemple, en naviguant sur Internet, un clic simple suffit toujours à activer un lien, quel que soit le navigateur. Associez toujours Internet à simple-clic, ça simplifie la navigation ! De même, le Dock se contente toujours d’un clic simple, le deuxième clic ne sert absolument à rien… Il en va de même pour les boutons de fermeture et redimensionnement des fenêtres (les boutons tricolores). Et dans le Finder en mode de présentation par colonnes, un simple clic suffit à afficher le contenu d’un dossier. Parfois, en revanche, cliquer un peu plus peut vous simplifier la vie. Par exemple, pour utiliser dans AppleWorks le même outil de dessin plusieurs fois de suite sans avoir à le sélectionner à nouveau, double-cliquez dessus pour verrouiller sa sélection. De même, un double-clic dans la barre de titre d’une fenêtre permet d’envoyer celle-ci dans le dock, sans avoir à aller chercher le tout petit bouton jaune. Et si vous voulez aller plus loin, c’est là qu’interviennent les clics multiples. Faites l’essai dans un éditeur de texte : presque tous les logiciels savent interpréter 3 clics pour sélectionner un paragraphe complet. Sauf AppleWorks, qui innove avec la sélection d’une ligne, réservant la sélection du paragraphe au quadruple clic…

Apple Lisa Mouse US patent 4,464,652
Illustration du brevet US patent 4,464,652 de la souris du Lisa

Les choses se compliquent quand on ajoute des moitiés de clics… Il y a tout d’abord le « glisser-déposer », qui consiste à appuyer le bouton, puis déplacer la souris tout en gardant le bouton enfoncé, avant de le relâcher un peu plus loin… Cela permet de déplacer des éléments à l’écran mais aussi d’utiliser les menus. Une variante, appelée « clic long », oblige à ne pas déplacer la souris tout en appuyant : dans ce cas, il se passe quelque chose après quelques instants (par exemple, l’apparition d’un menu à côté d’une icone du Dock). Le « clic et demie » consiste à cliquer une première fois puis à appuyer le bouton sans le relâcher. L’intérêt principal de la manœuvre consiste à naviguer dans la hiérarchie d’un disque du Finder. Tant que vous ne relâchez pas le bouton, les dossiers survolés s’ouvrent pour vous permettre de voir leur contenu. Et quand vous relâchez, toutes les fenêtres ouvertes sauf la dernière se referment. L’astuce n’est pas encore revenue sous MacOS X mais continue de rendre bien des services sous MacOS 9 !

Si vous trouvez que c’est déjà compliqué, pensez un instant aux possesseurs de portables, qui peuvent utiliser le pavé tactile (ou trackpad) comme souris. Si le clic et le double-clic restent inchangés, les demis-clics sont en revanche modifiés puisqu’il faut rajouter un clic. Par exemple, le glisser-déposer est nécessairement précédé d’un premier clic, puisque dans le cas contraire l’ordinateur se contenterait de déplacer le curseur à l’écran…

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2003. Quinze ans plus tard, elle est toujours d’actualité !

Apple Macintosh Packaging 1984

40 ans du Mac : cherchez l’erreur !

Très intéressante, cette photographie extraite de la vidéo de la présentation du Macintosh, telle que mise en ligne il y a quelques années par The Computer History Museum (nous en reparlerons ce soir). En effet, tout est bon, sauf… je vous laisse chercher…

Apple Macintosh Packaging 1984

Oui, c’est bien ça : il y a encore sur ce Macintosh un lecteur de disquettes au format 5″1/4, le fameux Twiggy qui équipait le premier Lisa et aurait pu également terminer dans le Macintosh, avant d’être remplacé par les microdisquettes 3″1/2 conçues avec Sony.

Il est très improbable que Steve Jobs ait laissé passer une telle approximation lors de sa présentation. Il est plus probable que l’incrustation à l’écran ait plutôt été le fait du Computer History Museum. Pour la même raison, on peut s’étonner de la présence d’une imprimante Apple Dot Matrix Printer, qui n’a pas grand chose à voir avec l’ImageWriter qui, elle, était spécifiquement conçue pour accompagner le Macintosh.

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Mais où est passé Claris HyperCard ?

Dans un billet précédent, nous évoquions la naissance de Claris, la filiale d’Apple en charge des logiciels tels que MacPaint ou MacWrite. Si elle a veillé aux destinées de ces logiciels durant plus de dix ans,  elle n’a en revanche conservé que quelques mois la pépite d’alors, j’ai nommé HyperCard, le logiciel révolutionnaire du génial Bill Atkinson.

A propos d'Hypercard - About box avec Bill Atkinson

Comme le rappelle Danny Goodman dans son guide The Complete HyperCard 2.2 Handbook, au moment où Apple crée sa filiale Claris, il est prévu de lui confier non seulement HyperCard, mais aussi d’autres technologies logicielles liées au système d’exploitation (on pense notamment à QuickTime). Mais seul HyperCard fait finalement le voyage. Et pour lui, la première conséquence est dramatique : Claris décide d’en faire un logiciel payant, alors qu’il était fourni gratuitement avec tous les Macs. Puis la direction de Claris semble se désintéresser de ce produit, d’autant plus que toute l’équipe de développement n’a pas rejoint la filiale.

Les choses sont tellement compliquées qu’en mars 1993, dans une interview de son PDG Dan Eilers, la revue Infoworld évoque une « relation embrouillée entre parent et enfant au sujet d’HyperCard ». En effet, comme la marque l’avait elle-même annoncé en janvier, Apple venait de réintégrer en son sein les équipes de développement d’HyperCard, qui planchaient sur une version en couleurs de ce logiciel. En effet, dans le même temps, une équipe chez Apple travaillait aux futurs outils de développement liés au système d’exploitation, notamment la technologie AppleScript. Il paraissait logique de les réunir « sous un même toit ».

Finalement, Apple transfèrera HyperCard à Claris sous sa version 2.1, et le récupèrera dès la version 2.2. Résultat : on ne trouve presque plus aucune trace de ce passage d’HyperCard chez Claris. Tout au plus une ou deux images en cherchant bien, comme cette photo issue de la collection de l’internet Macintosh User Group (iMUG) :

HyperCard 2.2 box by Claris

Le blog System Folder avait également exhumé il y a quelques années la fenêtre « Lire les Informations » de Claris Hypercard 2.1 :

Claris Hypercard 2.1 about box

Enfin, de notre côté, nous avons dégoté dernièrement le guide du langage HyperTalk qui a rejoint ainsi la collection de l’Aventure Apple :

Manuel Script Language Guide Hypercard par Claris

Sources : Infoworld (via Google Books) ; Museums Victoria ; MacGénération.

Apple CRT LCD

Les écrans cathodiques et les hémisphères terrestres

Il y a quelques mois, à l’occasion d’un article sur un Performa 5400 Director’s Edition disponible sur le site australien d’eBay, notre lecteur Pierre, du Journal du Lapin, avait rappelé que les écrans cathodiques étaient conçus pour être utilisés dans un seul hémisphère terrestre, comme le confirmait cette note technique du site d’Apple. Explications.

Les champs magnétiques terrestres sont engendrés par les mouvements du noyau externe, cette grosse masse de métal en fusion qui tourne autour du noyau interne de la Terre. Ce champ magnétique a une inclinaison, qui atteint 90 degrés aux pôles magnétiques de la terre. Le champ magnétique étant dirigé d’un pôle vers l’autre, les deux hémisphères terrestres et l’espace qui entoure notre planète sont donc balayés en permanence par des forces capables d’agir sur la matière qui nous entoure, comme on le voit avec l’aiguille d’une boussole, y compris sur les électrons.

Inside a G4 eMac of Apple

C’est donc tout logiquement que les écrans cathodiques, utilisant un faisceau d’électrons pour former une image sur la surface du tube, étaient sensibles aux champs magnétiques qui les entouraient (celui de la terre, mais aussi ceux d’aimants placés à proximité). Il n’était pas possible d’isoler les écrans de ce champ magnétique terrestre, puisqu’aucune technologie ou matière ne permet de créer l’équivalent d’une cage de faraday (qui ne fonctionne qu’avec les champs électriques). Ils étaient donc réglés en usine, selon qu’ils étaient destinés aux hémisphères nord ou sud, ou même pour la région équatoriale. Les fabricants avaient aussi inventé la fonction « Degauss », chargée de « démagnétiser » les pièces métalliques de l’écran, ou plutôt de les ramener au réglage original pour compenser le champ magnétique terrestre dans une région déterminée.

La note technique d’Apple précisait qu’un écran utilisé dans une zone géographique autre que celle pour laquelle il avait été réglé, souffrait de problèmes d’affichage et de netteté des couleurs. Il aurait été évidemment possible de le régler à nouveau, mais au prix de coûteux équipements qui n’étaient disponibles qu’en usine : des bobines de Helmholtz, capables de modifier le champ magnétique en un point déterminé, ou de simuler celui existant en un autre point de la terre.

Ce problème a été réglé avec les écrans LCD, qui n’utilisent plus de faisceau d’électrons. Apple en faisait d’ailleurs un argument commercial, comme dans cette brochure de janvier 2003 présentant la gamme d’écrans plats Apple Cinema Display et Apple Studio Display. Les champs magnétiques devenaient même responsables de différences d’affichages entre deux écrans identiques, placés dans la même pièce, mais orientés différemment ! Ils n’étaient pas les seuls incriminés : il y avait aussi le vieillissement du phosphore à la surface du tube, ou encore les vibrations. Apple suggérait ainsi de tapoter sur le bord d’un écran cathodique pour observer les distorsions apparaissant sur l’image à cause des vibrations…

Apple CRT LCD

D’autres pommes tordues…

Dans un précédent article de notre blog, nous vous présentions quelques logos Apple salement amochés, non pas par le temps, mais par leur reproduction approximative par des imprimeurs, des graveurs ou des designers. Depuis, nous en avons trouvé d’autres…

Voici par exemple la couverture d’un livre édité par Addison-Wesley en 1982. L’entreprise, qui deviendra peu après l’éditeur officiel d’Apple, n’avait visiblement pas encore pris le temps d’intégrer la pomme dans sa banque d’images au moment d’imprimer ce catalogue de logiciels pour Apple II.

Un autre exemple avec le cordon d’alimentation de cette imprimante Silentype, produite par Apple en 1980. Là encore, le sous-traitant n’avait pas été très regardant avec les proportions du logo, réduisant la pomme à un minuscule appendice. Cette imprimante est en vente sur eBay (et elle n’est pas donnée…).

Apple Silentype Power Cord 1980

Sur eBay, on croise aussi ce badge dont quelque chose nous dit qu’il n’a pas tout à fait été validé par le service communication d’Apple (quoi que, on a déjà croisé un sac d’Apple II sur lequel la pomme n’avait pas été croquée).

Mention spéciale pour ce sac à dos actuellement en vente sur eBay, qui réussit l’exploit de rater à la fois la pomme brodée et celles moulées sur les glissières…

Image : eBay
Apple company store shopping bag

Visitez le Company Store d’Apple en réalité virtuelle

Connaissez-vous le Company Store d’Apple ? C’est une boutique un peu particulière, nichée au siège historique d’Apple à Cupertino. Ouvert tant aux salariés de la marque qu’au grand public, il permet de dénicher de nombreux accessoires aux couleurs de la pomme. Enfin, il permettait de dégoter tout cela, puisque depuis quelques années, c’est devenu un Apple Store quasiment comme les autres. Heureusement, sur l’un des CD des premières versions beta de QuickTime, on peut découvrir une visite guidée de cette boutique telle qu’elle était au début des années 90. Voici tout d’abord un gif animé de l’entrée dans le magasin :

Apple company Store

Sur le CD, la visite se poursuivait au format QuickTime VR, le pionnier de la réalité virtuelle sur Macintosh. Faute de pouvoir convertir ce bon vieux QTVR dans un format plus moderne, en voici une capture d’écran qui vous donnera un petit aperçu.

Enfin, le CD permettait aussi d’examiner sous toutes les coutures un sac de la boutique (en papier, déjà à l’époque), dans l’autre format de QuickTime VR, le format objet. Là encore, faute de disposer d’une version moderne de ce format bien pratique, j’en ai fait une version GIF.

Apple company store shopping bag

Pour nos lecteurs qui auraient raté les précédents épisodes, rappelons que nous avons déjà croisé sur ces CD un vieux logo QuickTime aux couleurs psychédéliques typiques des années 90, et un Monsieur Macintosh particulièrement angoissant.

Apple II Manufacturing Line

Quand Apple fait visiter ses usines

Pour rendre l’ordinateur plus humain, Apple a toujours cherché à faire oublier l’envers du décor. Un Macintosh, c’est d’abord une interface et une souris, avant d’être une fiche technique. Ne parlons même pas de mettre les mains dans le cambouis ! À ce titre, Apple montre rarement l’envers du décor : mille Macintosh alignés sur une chaîne de montage, ça n’a rien de glamour, sans compter que cela dévalorise l’utilisateur, qui devient un client parmi des milliers d’autres. Pourtant, à quelques occasions, Apple a communiqué sur ses usines et ses processus de fabrication.

Le site Applelogic a ainsi retrouvé quelques photos des chaînes d’assemblage des Apple II. Celle-ci est localisée en Californie, sans plus de précision.

Apple II Manufacturing Line

Lors de la sortie du Macintosh en 1984, Apple présente au monde l’usine ultra-moderne de Fremont, en Californie, capable d’assembler un Macintosh toutes les 27 secondes ! Une usine entièrement conçue par Apple, uniquement dédiée au Macintosh, et peinte aux couleurs de la marque selon les souhaits de Steve Jobs.

Apple Macintosh Fremont Plant
Image extraite du Livret de Résultats financiers d’Apple pour 1984

On peut découvrir cette même usine dans une vidéo tournée par la firme quelques années plus tard, alors qu’elle était passée à la fabrication des Macintosh SE et Macintosh II.

https://www.youtube.com/watch?v=KUjyh2Fhnuk

Récemment, le New-York Times a consacré un article magnifiquement illustré aux deux tentatives de Steve Jobs d’assembler des ordinateurs sur le territoire américain : en plus de l’usine du Macintosh à Fremont, il avait aussi voulu assembler ses ordinateurs NeXT à quelques centaines de mètres de là, à partir de 1990.

Image : Terrence McCarthy for The New York Times

Plus tard, en 1998, la sortie de l’iMac est accompagnée par ces deux photographies, chargées de démontrer la puissance logistique de la marque. On les trouvait directement sur le site de la marque, à disposition des journalistes, au même titre que les photographies de la machine elle-même.

1998 Apple iMac Manufacturing

1998 Apple iMac Manufacturing

En 2015, le site CultOfMac s’était offert une petite virée dans l’usine de Cork, la seule usine qu’Apple gère directement et sans sous-traitance, en Irlande, pour certains modèles personnalisés d’iMac.

Apple Cork iMac Plant
Image : www.cultofmac.com

En 2013, nouvelle étape : Apple lance son nouveau Mac Pro. Parmi ses arguments marketing, ce nouveau modèle professionnel annonce un assemblage aux États-Unis, une première pour la marque depuis vingt-et-un ans et la fermeture de l’usine de Fremont en 1992. Une vidéo postée par Apple vante la chaîne d’assemblage du nouveau modèle :

Ces dernières années, c’est plutôt vers la Chine que les regards se tournent. Si Apple et ses sous-traitants, notamment Foxconn et Pegatron, ont accepté d’ouvrir leurs usines aux journalistes, c’est pour répondre aux différentes accusations qui les visaient, au sujet des conditions de travail de leurs salariés, du respect des normes de sécurité, ou de l’impact écologique de leurs installations. En 2016, Bloomberg réalisait ainsi un long reportage dans une usine qui emploie des milliers de salariés pour assembler l’iPhone, près de Shanghai.

Shangai Apple Pegatron Plant
Image : www.bloomberg.com

Une communication parfaitement maîtrisée par la marque, qui va jusqu’à mettre en scène les visites de son PDG Tim Cook sur les sites de production de ses produits…

Tim Cook iPhone Zhengzhou
Image : Tim Cook sur Twitter
Fond de fenêtre personnalisé dans le Finder

Une astuce pour ajouter un fond de fenêtre sous Mac OS X

Aujourd’hui, dans notre rubrique d’astuces, voici comment personnaliser un fond de fenêtre du Finder à l’aide d’une image, ce qui était jusqu’à présent une fonction réservée à des extensions ou tableaux de bord.

Fond de fenêtre personnalisé dans le Finder

Ouvrez une fenêtre dans le Finder, puis choisissez “Afficher les options de présentation” dans le menu “Présentation”. Cliquez sur l’onglet “Fenêtre”. Tout en bas, cliquez sur “Image” pour choisir un fichier qui sera affiché en arrière-plan de la fenêtre. Si vous souhaitez que toutes les fenêtres du Finder arborent la même image, il suffit de cliquer sur l’onglet “Global” au lieu de “Fenêtre”.

Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.

Apple eMate 300 prototype

Un prototype d’eMate 300 sur eBay

Voilà un cadeau qui ne sera pas livré pour Noël. Mais pour « seulement » 9999,99 dollars, vous pourrez vous offrir un prototype d’eMate 300, le fameux ordinateur portable dérivé de la plateforme Newton.

eMate 300 prototype

D’après le vendeur, qui ne donne pas beaucoup d’informations sur l’origine de cette machine, elle n’est plus en état de fonctionner. On remarque évidemment que le clavier et le stylet sont gris au lieu de vert, et que le capot ne porte que la pomme multicolore, sans le nom du modèle. Au verso, l’étiquette précise bien qu’il s’agit d’un prototype, interdit à la revente (hum hum…).

Apple eMate 300 prototype

[mise à jour du 28/12/2018] : l’annonce est de retour sur eBay, à 2500 dollars « seulement » !

Le bon vieux temps des cartes accélératrices

Profitez-en, avec les Apple Silicon tout soudés qu’Apple nous prépare sans doute, changer le processeur d’un Mac sera bientôt de l’histoire ancienne… Si cette manipulation relève du bricolage de haut-vol sur les derniers iMac, il n’y avait rien de plus simple sur certains Macs plus anciens. La preuve avec cette carte processeur G4 actuellement sur eBay. Sortie en 1999, elle permettait de donner un sacré coup de fouet à toute une série de Power Mac, du 7300 au 9600, mais aussi à de nombreux clones fabriqués par UMAX, Power Computing ou Daystar (et si vous voulez tout savoir sur les clones, c’est sur MacGénération que ça se passe !).

Newer Tech Maxpowr G4

Nous avons retrouvé la publicité annonçant la sortie de cette carte MAXpowr de Newer Technology : « Le G4 est l’ordinateur personnel le plus puissant de tous les temps. Ce qui est génial, sauf si vous venez d’acheter un G3 ».

NewerTech G4 MAXpowr

Cette carte s’installait sur le support ZIF (zero insertion force) caractéristique de ces machines haut-de-gamme chez Apple. La marque avait même proposé une carte spécifique pour les premiers iMacs, permettant d’installer un G4 à 433 Mhz à la place du G3/233 d’origine. Pas de miracle cependant, les goulots d’étranglement de la carte-mère du petit iMac limitaient l’accélération, qui dépendait fortement du type d’applications, comme le relevait ce test de la revue MacWorld en novembre 2000.

Macworld MAXpowr test

Et si vous voulez (re)lire un bon vieux test de trois cartes accélératrices comme cela se faisait à l’époque, avec beaucoup de texte et encore plus d’histogrammes, vous pouvez vous tourner vers cette page du site MacSpeedZone, datée de décembre 2000 (en anglais). La MAXpowr était opposée à la PowerG4Force de PowerLogix et à l’Encore G4 de Sonnet.

Publicité : pour ceux qui pensaient ne jamais avoir de Mac

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une série de réclames diffusées lors de la sortie de la gamme Power Macintosh, en 1994. Le principe des quatre visuels était le même : à gauche, une liste des avantages du Power Mac (plus puissant que le Pentium, plug-and-play, compatible avec MS-DOS et Windows et les réseaux d’entreprise, offrant une meilleure productivité et la technologie RISC au même prix…), et à droite, une présentation plus classique de la gamme. Voyez cela comme le Macintosh pour ceux qui pensaient ne jamais avoir de Macintosh.

Apple 1994 ad Power Macintosh
« Je pourrais faire des trucs vraiment cool »

Plusieurs autres visuels étaient utilisés pour la partie gauche de la réclame, tandis que la page de droite ne changeait pas. « Il y a un temps pour changer, et ce temps est arrivé », disait notamment la réclame, citant Bill Machrone de PC Week.

« Enfin, je peux reconnaître que j’ai un Mac à la maison »
Apple Why is this logo smiling foldout

Pourquoi le logo Mac OS sourit-il ?

Nous achevons aujourd’hui notre triptyque sur la naissance de Mac OS, en 1995. Après la publicité faisant de Mac OS « un symbole fort », puis l’extrait de la revue Apple News présentant ce nouveau nom donné au Système 7.5, voici une petite brochure américaine de novembre 1995, présentant le nouveau visuel accompagnant le système, et répondant à cette question : Pourquoi ce logo sourit-il ?

Apple Why is this logo smiling foldout

Hé bien, ce logo sourit parce qu’il a été adopté par les fabricants de PC : DayStar Digital, Power Computing, Radius, ou encore Pioneer (dont nous avions déjà parlé ici). Préparez-vous à voir ce logo dans des publicités, sur des cartons… et au démarrage sur les écrans !

Apple Why is this logo smiling foldout

Il a aussi été adopté par les développeurs de logiciels. Ce logo permet de repérer les logiciels compatibles, comme ceux de Microsoft, Intuit, ou Novell, à retrouver sur les étagères de milliers de revendeurs.

Apple Why is this logo smiling foldout

En plus, ce logo est connu dans le monde entier ! Car Mac OS est disponible dans 140 pays, traduit en 40 langues. Ainsi, pendant vos voyages, quand vous le repérerez, vous pourrez être sûr de deux choses : les habitants du coin sont sympas, et ils parlent Mac OS couramment !

Apple Why is this logo smiling foldout

Et comment ne pas sourire, quand des designers conçoivent pour vous des lignes de vêtements et des accessoires, pour porter fièrement vos couleurs ? Allez, n’hésitez pas, passez commande grâce au catalogue disponible sur simple appel !

Apple Why is this logo smiling foldout

Enfin, Mac OS devient populaire dans un nombre grandissant de boutiques, comme CompUSA ou Computer City, où son logo signale les rayons où vous découvrirez les ordinateurs, logiciels et périphériques compatibles.

Apple Why is this logo smiling foldout

SCSIProbe tableau de bord

Souvenir : le sélecteur d’identification SCSI

Et vous, avez-vous connu l’époque où il fallait sélectionner un numéro d’identification pour chacun des périphériques SCSI connectés au Macintosh ? La norme SCSI, pour Small Computer System Interface, permettait de connecter plusieurs périphériques l’un derrière l’autre (contrairement à l’USB qui impose l’utilisation de hub ou concentrateurs). Pour permettre à l’ordinateur de différencier les périphériques chaînés l’un à l’autre, chacun était identifié par un numéro compris entre 0 et 7 : le zéro était traditionnellement réservé au disque dur interne (quand il était au format SCSI), et le 7 au Macintosh hôte lui-même. Souvent, le lecteur interne de CD-Rom prenait le numéro 3, et le lecteur ZIP interne prenait le numéro 5. Les versions plus récentes de la norme proposeront même une plage de zéro à quinze.

Apple SCSI CD player SCSI identification selector

Le choix de ce numéro s’effectuait au moyen d’un sélecteur situé sur le boîtier, équipé d’un ou deux boutons, ou d’une molette à tourner. Quelques-uns se contentaient même d’offrir le choix entre deux numéros, comme le lecteur Zip externe SCSI qui ne proposait que le 5 ou le 6… Si deux périphériques possédaient le même numéro, un conflit apparaissait : ils n’étaient plus reconnus par l’ordinateur ! Changer leur numéro à la volée n’était pas possible : il fallait redémarrer l’ordinateur pour prendre en compte la modification.

D2 external hard disk drive SCSI for Macintosh
Un disque dur externe de D2, qui n’avait pas encore racheté LaCie et pris son nom…

Pour surveiller tout cela, il était possible d’utiliser un Tableau de Bord devenu incontournable, SCSIProbe. Il permettait de s’assurer que chaque périphérique de la chaîne était reconnu par l’ordinateur, en indiquant le nom du produit, son fabricant et son numéro de version.

SCSIProbe tableau de bord
Image : http://www.vectronicscollections.org

Ce tableau de bord était d’ailleurs souvent fourni avec les pilotes de périphériques SCSI, comme sur cette copie d’écran estampillée Adaptec (on en trouve aussi des versions Newer Technologies ou SyQuest).

SCSIProbe Adaptec
Image : Cuk.ch
Publicité Mars 1997 Power Macintosh économies

Publicité : faites des économies avec Power Macintosh

Le dimanche, sur l’Aventure Apple, c’est publicité ! Cette semaine, voici une réclame de mars 1997 présentant les offres spéciales liées à l’achat d’un Power Macintosh 7300. 200 francs de réduction pour l’achat d’un lecteur magnéto-optique Fujitsu, 350 francs pour la suite Adobe Publishing Collection (avec Photoshop, Acrobat et Illustrator), 500 francs pour 4D, 700 francs pour les solutions de comptabilité Météor, et même 900 francs pour les trois logiciels Word 6, Excel 5 et Project 4 de Microsoft.

Le slogan d’Apple était « Masters of Business », un titre très éphémère que l’on ne retrouve à peu près nulle part ailleurs. Notez que l’offre, gérée par SOGEC Gestion (qui a déménagé depuis à Villebon sur Yvette) était valable jusqu’au 30 juin 1997 : on aurait pu la publier le jour J, la semaine prochaine, mais la place est déjà prise par deux autres réclames !

Publicité Mars 1997 Power Macintosh économies

Poser Apple France Macintosh Quadra 700 et 900

Le poster des Quadra 700 et 900

Encore un beau souvenir extrait des archives de Mike, l’un de nos fidèles lecteurs. Un grand poster pour les Quadra 700 et 900, les plus puissants de la gamme à l’époque. Le Quadra 900, en particulier, occupait un boîtier de près de cinquante centimètres de hauteur, plus gros encore que les tours des Power Mac G3 ou G4 qui le remplaceront bien des années plus tard.

Poser Apple France Macintosh Quadra 700 et 900

Couverture du Time : "Bill, Thank you. The world's a better place".

Bon anniversaire l’accord Apple-Microsoft

Le 6 août 1997, en conférence inaugurale de la MacWorld Expo de Boston, Steve Jobs explique à son auditoire qu’Apple a besoin de lier des partenariats industriels, plutôt que de se bagarrer avec les autres entreprises. Et le premier partenaire que Steve Jobs a approché au cours des semaines précédentes, c’est Microsoft. Brouhaha incrédule dans la salle. Huées à l’apparition de Bill Gates en vidéoconférence sur l’écran géant.

Les principales conséquences de cet accord sont industrielles : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engage à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, accepte d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs, une décision qui provoque incrédulité et cris de protestation de la part des spectateurs. Pourtant, la seule annonce que retiendront les médias à l’époque, c’est l’investissement par Microsoft de 150 millions de dollars en actions Apple, non cessibles durant trois ans. Ainsi, l’INA titre encore ce reportage d’époque de FR3 « Microsoft rachète Apple ».

C’est le Time qui, peut-être, comprend le mieux la portée de cet accord pour l’avenir de l’informatique, en reprenant en Une cette phrase de Steve Jobs, contactant Bill Gates après son allocution : «Merci, Bill, le monde est meilleur maintenant ».

Couverture du Time : "Bill, Thank you. The world's a better place".

Pour la petite histoire, sachez que Microsoft a finalement revendu ses 150 millions de dollars d’action avant 2003, en doublant sa mise. Depuis, la valeur de l’action a été multipliée par cent : au cours actuel, cet investissement représenterait environ 30 milliards de dollars.

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer

Quand Internet Explorer enregistrait le web

Parmi les nouveautés offertes par Internet Explorer 5, présenté en janvier 2000, figurait en bonne place sa capacité à enregistrer une page web complète, voire carrément un site complet, pour en permettre la lecture ultérieure, hors connexion. À l’époque, moins d’un foyer sur cinq dispose d’un accès à Internet (source Wikipedia), l’ADSL est encore une technologie de niche, et Internet sans fil est un doux rêve (la 3G vient d’être inventée, et l’iBook est le seul ordinateur à disposer du Wi-Fi au monde — sous le nom d’AirPort). Bref, l’idée d’enregistrer un site web sur son disque dur pour le consulter ultérieurement paraît à l’époque pleine de bon sens. Et voici comment cela fonctionne.

Face à une page web chargée, il vous suffit de taper Pomme-S pour faire apparaître la fenêtre d’enregistrement. Si vous souhaitez conserver le texte de la page (sans mise en forme, à la manière de SimpleText), choisissez « Texte brut » dans le menu déroulant. Si vous voulez conserver la mise en forme du document, mais sans les images, choisissez « Source HTML » : le document enregistré pourra être lu par n’importe quel navigateur sur toute plate-forme.

Enregistrement de site dans Internet Explorer

Enfin, choisissez « Archive Web » pour enregistrer non seulement le texte mis en forme, mais aussi toutes les images correspondantes. En cliquant sur le bouton « Options », vous pourrez spécifier le type de médias à enregistrer (vidéo, son, images). Il est même possible d’enregistrer les pages accessibles en 1 à 4 clics (des « niveaux ») depuis la page où vous vous trouvez ! Prévoyez un temps d’enregistrement d’autant plus long que le nombre de niveaux est élevé… Notez également que l’archive web ainsi enregistrée ne pourra être lue qu’avec Internet Explorer.

Les options d'enregistrement de site web dans Internet Explorer

Apple Mac-like Things

Bon anniversaire le PowerCD !

Le 22 mars 1993, Apple commercialisait un étrange lecteur de CD multifonction. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak. Il s’agissait d’un appareil conçu par Philips (et commercialisé par cette marque sous le nom de CDF-100), simplement réhabillé par Apple. Nous vous avons déjà rapporté ce que le magazine Apple News en disait à l’époque.

Le PowerCD d'Apple

Cet appareil était surtout la première création d’Apple totalement autonome, ne nécessitant pas de Mac pour fonctionner. Il était possible de s’en servir au salon, branché à la chaîne hi-fi et à la télévision. Il était d’ailleurs accompagné des premières enceintes autonomes d’Apple, les AppleDesign Powered Speakers, elles-aussi parfaitement compatibles avec toute installation audio. C’est bien sûr l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, qui nous fait découvrir cette parenthèse de l’histoire d’Apple, engagée en 1992, visant à créer des Mac-like Things, des choses-comme-le-Mac. L’idée était d’ouvrir de nouvelles perspectives à la marque en s’attaquant au marché de l’électronique grand-public. Les designers d’Apple avaient ainsi envisagé différentes pistes, comme Heavy Metal, un lecteur de CD faisant office de barre de son ; Folio, un Macintosh revu à la sauce Newton ; Popeye, un lecteur de CD avec écran plat ; ou encore Paladin, une machine à écrire – fax – téléphone – imprimante – répondeur…

Apple Mac-like Things

Rapidement, dès la fin de l’année 1994, le PowerCD disparaîtra du catalogue, au moment où les lecteurs de CD internes se répandront dans la gamme Apple. On en trouve très régulièrement sur eBay : comptez une quarantaine d’euros pour le lecteur seul ; et plus de 100 euros pour le carton complet (sans oublier la télécommande).

Les petits stickers des logiciels Apple

Il y a des petits détails du marketing d’Apple qui disparaissent plus vite que les autres avec le temps qui passe. C’est notamment le cas de ces autocollants ajoutés sur les cellophanes protégeant les boîtes de logiciels. Ils racontent, eux aussi, l’histoire d’Apple. En voici quelques exemples en majorité piochés sur eBay.

Ainsi, au tout début du Macintosh, Apple tenta d’unifier la communication autour de ses gammes Macintosh et Lisa (dont nous avons pourtant déjà noté qu’elles étaient en pratique incompatibles). En voici un exemple avec cette boîte de MacProject dont l’étiquette précise qu’il tourne sur Macintosh et Lisa. En réalité, à l’époque, cela signifiait seulement que les deux versions étaient fournies dans la même boîte…

MacProject sealed box

Plus tard, Apple abandonna le système du Lisa et se concentra sur le Macintosh. Résultat, sur cette boîte de MacDraw en vente pour 70 dollars, on trouve un autocollant garantissant la compatibilité du logiciel avec « tous les Macintoshs » : 128K, 512K, et XL ! Le Macintosh XL était ce Lisa 2 mis à jour en janvier 1985 et équipé d’un émulateur MacWorks XL lui permettant de se comporter comme un gros Macintosh.

Apple MacDraw Sealed Box

Plus anecdotique, voici MacTerminal, tout juste mis à jour pour prendre en charge le Macintosh IIci présenté en 1989. Si on regarde bien, sous l’étiquette, on peut deviner qu’il était jusqu’alors question du « Macintosh SE », présenté en 1987.

Dans notre collection, on trouve aussi ce petit autocollant tout mignon, qui précisait qu’HyperCard 2.0 était compatible avec le système 6.0.5 du Macintosh, en 1990.

HyperCard Happy Mac logo

Plus nombreux sont les exemples de logiciels, et notamment de jeux, mis à jour pour profiter de la puissance promise par les nouveaux Power Macintosh dès mars 1994, grâce à leur processeur PowerPC. Souvenez-vous : ces stickers prenaient la forme d’un rond rouge aux bords crénelés. Vous trouverez aisément sur eBay les jeux Spycraft d’Activision, Ultimate Doom d’ID Software, Allied General de SSI, ou encore Pathways into Darkness de Bungie.

En voici un autre exemple, en version internationale. On le trouve sur la boîte du QuickTake 100, dont les pilotes avaient été adaptés au Power Macintosh.

Plus rares sont en revanche les logiciels affichant leur compatibilité avec Mac OS X. Nous avons trouvé cette boîte de Heretic II chez Activision. Il faut dire que les logiciels pour Mac OS 9 tournaient parfaitement sous Mac OS X : le travail de mise à jour n’était donc pas une priorité pour beaucoup d’éditeurs.

Activision Heretic II

Allez, un petit dernier pour la route. Il ne vient pas de chez Apple, mais de son grand rival Microsoft et raconte un autre morceau d’histoire. Nous l’avons trouvé sur cette boîte de la première version de PowerPoint, publiée en 1987. Ce n’était pas Microsoft qui avait développé ce logiciel, mais la société Forethought, et il n’était à l’époque conçu que pour le Macintosh. Microsoft, qui venait de racheter Forethought la même année, avait ajouté un sticker pour apposer son nom et une petite phrase publicitaire sur la boîte.

Apple Store iPod promo

Un iPod nano d’un mètre de haut !

Nous poursuivons notre exploration des bonnes idées de cadeaux à découvrir sur eBay… Après l’exceptionnel Lisa 1 pour 76.000 dollars, la sélection de cadeaux divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, voici les iPod nano de 91 centimètres de haut ! Une trouvaille plutôt rare, puisqu’il s’agit de matériel publicitaire qui avait été confié à un Apple Store.

Apple Store iPod promo

Il s’agit de modèles 2008 et 2009, qui n’avaient d’ailleurs pas du tout la même taille en réalité. Vu qu’il y en a cinq et qu’ils pèsent quatre kilo chacun, le vendeur n’a malheureusement pas prévu l’expédition vers la France. De toute façon, à 2.600 dollars le lot, il y a de quoi réfléchir avant d’enchérir… Et encore, on a trouvé un vendeur encore plus motivé, qui propose son unique exemplaire à pas moins de 4500 dollars !

iPod nano promo

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

Le bon moment pour changer d’ordinateur

À la vitesse où évolue la technologie, quel est le bon moment pour acheter des ordinateurs professionnels ? Telle est la question que pose Apple dans cette brochure au format paysage, distribuée en 1991.

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

« Tout de suite ! » répond immédiatement la marque au lecteur qui vient tout juste d’ouvrir la brochure…

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

… avant de lui expliquer qu’avec l’offre proposée jusqu’au 5 janvier 1992, les ordinateurs Apple bénéficient de remises immédiates dès trois machines achetées. Comptez tout de même 600 dollars de remise sur un Macintosh IIsi 3/40 et 800 dollars pour un Macintosh IIsi 5/80 ou son grand frère (plus ancien mais plus puissant) le Macintosh IIci. La remise est immédiate, et vaut pour autant d’ordinateurs que vous le souhaitez ! Le bon ordinateur, la bonne remise, le bon endroit, le bon moment !

As fast as technology changes, 1991 Apple Ad

PowerBook G3 Bronze (Lombard)

Bon anniversaire, le PowerBook G3 Bronze

Le 10 mai 1999, Apple présentait un nouveau PowerBook G3. Plus exactement, le Macintosh PowerBook G3 Series, nom de code Lombard, surnom « Bronze Keyboard » (clavier de bronze), qui succédait, tenez-vous bien, au PowerBook G3 Series (dit Wallstreet II), qui succédait lui-même au PowerBook G3 Series (dit Walstreet), qui succédait au PowerBook G3 « tout-court », nom de code Kanga, qui était en réalité un PowerBook 3400c doté d’un processeur G3. Bref, entre novembre 1997 et mai 1999, quatre générations s’étaient succédé.

PowerBook G3 Bronze (Lombard)

C’était clairement le PowerBook G3 de la maturité. C’était d’ailleurs le premier ordinateur portable d’Apple qui utilisait la « New World ROM », inaugurée avec l’iMac, en remplacement de la mémoire morte traditionnelle héritée du Macintosh de 1984. Au passage, il s’était affiné de 15% et avait gagné un clavier légèrement transparent, couleur bronze, offrant un design qui sera conservé jusqu’à l’arrivée du PowerBook G4 « Titanium » en janvier 2001.

Publicité Apple pour le PowerMac G3 bleu et blanc

La pub du dimanche – PowerMac G3 bleu

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1999 pour le PowerMac G3 « Bleu et blanc ». Steve Jobs le présenta officiellement en janvier 1999, six mois après le lancement du premier iMac et sept mois avant la présentation de l’iBook. Le PowerMac G3 se distinguait par sa porte latérale donnant accès à l’ensemble des composants, à l’opposée des conceptions fermées et collées qu’Apple adoptera quelques années plus tard.

Publicité Apple pour le PowerMac G3 bleu et blanc

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Le Macintosh HyperDrive

Si vous êtes un habitué des machines Apple un peu originales, vous connaissez sûrement déjà le Macintosh HyperDrive. On en croise parfois sur les sites d’enchères et dans les collections de passionnés.

Image : eBay

Il s’agit de Macs de première génération, équipés d’un disque dur interne et d’une extension de mémoire, repérables aux étiquettes ajoutées sur la face avant et le capot arrière de l’ordinateur.

Macintosh HyperDrive label
Image : eBay

Grâce à Google Books, la bibliothèque numérisée de Google, nous avons retrouvé un article de l’édition d’InfoWorld du 6 mai 1985 qui présentait la première version de ce système. À l’époque, l’HyperDrive, du fabricant General Computer, devait être installé par un technicien, ce qui entraînait l’annulation de la garantie d’Apple. L’extension était donc fournie avec une nouvelle garantie de trois mois. Une fois l’étape de l’installation passée, l’HyperDrive disposait d’un avantage unique : il était capable d’héberger le système pour faire démarrer le Mac sans disquette. Un démarrage en 16 secondes, contre 36 sur la disquette ! Lancer un logiciel pouvait aussi se faire trois fois plus rapidement grâce à ce disque dur.

1985 Infoworld Macintosh Hyperdrive

Un logiciel particulier permettait de diviser ce disque dur en plusieurs partitions. En effet, le système du Macintosh, à l’époque, ne permettait pas encore de créer des dossiers : ce n’était pas très gênant sur une disquette de 400 ko ; mais sur un disque dur de 10 Méga-octets, ça commençait à faire un peu de bazar. L’idée était bonne, mais la gestion de ces volumes était encore assez compliquée, imposant de lancer et quitter ce logiciel particulier à chaque changement de volume. La technologie était encore jeune, et le fabricant recommandait de sauvegarder régulièrement le contenu du disque dur sur des disquettes !

L’HyperDrive coûtait 2795 dollars avec une extension de mémoire vive permettant de passer le Mac original de 128 à 512 Ko. La versions sans mémoire vive (pour le Macintosh 512k sorti fin 1984) coûtait 2195 dollars.

En décembre 1985, une nouvelle version était proposée, avec un disque dur de 20 Mo. Entre-temps, Apple était passée par là avec son propre disque dur de la même capacité.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Le kit de Test Drive a Macintosh

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.

Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.

Apple Test Drive a Macintosh, Disquettes

Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

Question de style…

Ce qui est génial avec les brochures Apple, c’est qu’elles font voyager dans le temps. Bien sûr, on y retrouve des ordinateurs et périphériques de toutes les époques, mais  ce n’est pas tout : on y voyage dans l’histoire du style et de la mode.

Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

Ainsi, dans cette brochure « Bienvenue chez Apple » de 1983, SEEDRIN (future Apple France) présentait sa fondation « Apple Éducation » visant tout simplement à dispenser des présentations et des cours d’informatique aux utilisateurs (sans aucun lien donc avec les établissements scolaires). Admirez le style du formateur et sa pose naturelle devant le rétroprojecteur : toute une époque !

Extrait de la brochure Bienvenue chez Apple, 1983. Apple éducation

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.

Dummy wooden Newton MessagePad

Un Newton en bois sur eBay

Tiens tiens, il y a un drôle de Newton sur eBay ces jours-ci. Un MessagePad plus vrai que nature, mais tout en bois ! Un Newton factice, à la manière des télévisions chez Ikea. De face, le résultat est plutôt convaincant — mais beaucoup moins sur l’arrière qui ne présente aucun détail particulier. De plus, l’appareil ne pèse que 200 grammes, et rien n’est fonctionnel : même le stylet est taillé dans le bloc de bois et ne peut donc pas être sorti de son logement.

Dummy wooden Newton MessagePad

En 2015, la revue MacWorld avait présenté son exemplaire et s’était interrogé sur l’origine du bidule, allant du prototype au modèle de démonstration pour les magasins, sans apporter de réponse définitive. En tout cas, ce modèle n’est pas un cas isolé : on en trouve aussi un sur le site d’enchères de Yahoo Japon. Lui aussi est fourni dans son carton portant la référence #93-195-864.

Dummy wooden Newton MessagePad

QuickTake Windows

Quand Apple adaptait son packaging à Windows

Au fil de son histoire, Apple a régulièrement adapté ses produits au monde PC. A l’époque des premiers Macs, il y avait par exemple cette carte AppleTalk destinée à l’IBM-PC, puis le PowerBook/DOS Companion pour échanger des disquettes et des fichiers entre Mac et PC. Plus récemment, on pense également aux premiers iPods compatibles avec Windows, qui étaient vendus séparément de leurs alter-egos dédiés au Macintosh.

iPod pour WIndows

Actuellement, on trouve sur eBay un périphérique plutôt rare : un appareil photo QuickTake 100, dans sa version dédiée aux PC sous Windows (les enchères débutent à 180 dollars). Comme un clin d’œil à l’écran bleu de la mort, cette boîte utilisait le bleu comme couleur dominante, quand le modèle pour Mac s’habillait de rouge.

QuickTake Windows
Image : eBay

La version pour Macintosh, qui mettait elle aussi en valeur la technologie Kodak utilisée dans cet appareil, est beaucoup plus facile à trouver. En voici un exemple également disponible sur eBay. Avant d’en faire votre nouvel appareil photo, prenez le temps tout de même de regarder la qualité des clichés que produisait cet appareil

QuickTake 100 pour Mac
Image : eBay
Publicité LC 475 petit prix

Publicité : Le LC 475

Le dimanche, c’est publicité ! Il y a quinze jours, nous vous présentions une offre plutôt intéressante sur le LC 475. En voici une autre, pour la même machine, mais diffusée quelques mois plus tôt. Le LC 475 était alors présenté en mode économique : l’écran Performa Plus, de sinistre mémoire, n’avait pas encore laissé sa place à l’écran Apple Trinitron, et la compatibilité avec le processeur PowerPC n’était pas encore mise en valeur. Remarquez également qu’il s’agissait encore de l’ancien boîtier, avec le lecteur de disquettes rectiligne et le nom du modèle inscrit directement sur le plastique.

Publicité LC 475 petit prix

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

Un peu de Macintosh XL sur eBay

C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !

Macintosh XL Mouse box

Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.

Macintosh XLEnfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…

Souris Lisa carton

Le Macintosh IIfx, mère de l’invention

« La nécessité est la mère de l’invention », écrivait le philosophe grec Platon dans La République. Une idée reprise par Apple pour ce poster double-face vendu chez Drouot l’été dernier. D’un côté, on y voyait la carte-mère du Macintosh IIfx, le plus puissant de la gamme à sa sortie en mars 1990. De l’autre côté, on y découvrait en détail ce qui permettait d’atteindre cette puissance nécessitant de débourser entre 9000 et 12000 dollars de l’époque pour l’acquérir : six ports NuBus internes, un port PDS avec accès direct au bus système, un contrôleur DMA avec accès direct au port SCSI pour décharger le processeur de la gestion bas-niveau des entrées-sorties, un processeur 68030 à 40 MHz et son coprocesseur 68882, jusqu’à 128 Mo de mémoire vive DRAM, 512 Ko de ROM 32-bit, et même 32 Ko de cache de mémoire vive ultra-rapide.

Macintosh IIfx Mother of Invention

Publicité AppleTalk 1987

Publicité : faire travailler ensemble les gens qui travaillent ensemble

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1987 au sujet d’AppleShare. AppleShare, c’était le système d’échanges de fichiers proposé par le réseau AppleTalk. Une bonne manière de partager ses dossiers avec les autres utilisateurs du réseau local, en lecture ou en écriture. Et toujours en permettant d’échanger des messages électroniques et de partager une imprimante LaserWriter, y compris avec les utilisateurs MS-DOS grâce à la nouvelle carte AppleTalk pour le PC d’IBM (dont nous avions déjà parlé ici). Bref, une bonne manière de faire travailler ensemble, les gens qui travaillent ensemble.

Publicité AppleTalk 1987

Apple boogie audio cassette

La cassette audio Apple Boogie

Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.

Apple boogie audio cassette

Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !

Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !

Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !

MacInvest software Picasso Logo

Le logo Picasso, source d’inspiration

À l’occasion de l’anniversaire du Macintosh, le 24 janvier dernier, nous vous avions présenté notre collection de cartons, manuels, disquettes ou cassettes portant le « logo Picasso » de ce premier Mac. Sur eBay, nous avons trouvé dernièrement un coffret de logiciel dont l’inspiration ne laisse pas beaucoup de doute…

MacInvest software Picasso Logo

L’éditeur U.E.A.A (dont Google Books nous apprend qu’il s’agissait de l’United Entrepreneurs Association of America, créée en 1984), proposait en 1986 MacInvest, un logiciel dédié aux investisseurs, dont le logo utilisait plusieurs parties du design créé pour le Macintosh. Comme dans le carton du Macintosh, on trouvait des disquettes à bord rouge et une cassette audio de visite guidée. Si ce produit vous intéresse, l’offre se trouve ici, pour un peu moins de 80 dollars.

MacInvest software Picasso Logo