Le Lisa en 3D : à l’écran, en livre, ou en miniature
Les amateurs de Lisa ont aujourd’hui le choix : soit ils achètent le modèle original qui coûte une fortune, soit ils se contentent de répliques. Dans ce domaine, on trouve deux écoles : ceux qui se contentent de rendu 3D, et ceux qui passent au stade de l’impression 3D.
Dans la première catégorie, on trouve le magnifique travail de Jinwoo Lee, un étudiant qui a eu la chance exceptionnelle de travailler avec le meilleur enseignant dans ce domaine : Bill Dresselhaus, qui n’est autre que le designer à l’origine du Lisa. Ses rendus 3D créés avec Autodesk Fusion 360 sont d’une qualité à couper le souffle et offrent une nouvelle jeunesse au premier ordinateur à interface graphique d’Apple.


Bill Dresselhaus a édité un livre sur l’histoire du Lisa, en utilisant ces rendus 3D parmi des documents d’époque. On ne peut qu’en recommander la lecture (livre disponible sur iBooks).
Dans la seconde catégorie, on peut aujourd’hui imprimer en 3D une reproduction miniature du Lisa, pour y intégrer les éléments d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. L’auteur de ce modèle le proposait pour 225$ sur Etsy tout équipé, y compris le microscopique écran LCD, et un lecteur de carte SD caché dans la fente d’un des deux lecteurs Twiggy. Malheureusement, le modèle est actuellement épuisé. Il est toujours possible de redécouvrir l’histoire de modèle miniature ici.

A défaut de ce modèle miniature fonctionnel, il reste possible de bricoler un hub USB et un lecteur de carte SD pour les intégrer dans cet autre modèle dont il était question sur le site Cultofmac il y a quelques temps :

Apple II ou IBM-PC : le débat est clos
À l’occasion de nos recherches sur les clones d’Apple II, qui ont fait l’objet d’un article récemment, nous avons croisé une autre bizarrerie : un compatible-PC, compatible Apple II ! Tellement compatible que la publicité l’affirmait : Apple II ou IBM, le débat est clos ! Cette publicité, nous l’avons trouvée sur eBay, où plusieurs vendeurs la proposent.

Le WPC Bridge, puisque c’est ainsi que s’appelait cet ordinateur fabriqué par Cordata, était une grosse machine organisée autour d’un écran 12 pouces monochrome, deux processeurs 8088 (pour l’IBM) et 65C02 (comme l’Apple IIc ou l’Apple IIe enhanced), 512 à 768 Ko de mémoire vive, deux lecteurs de disquettes 5”1/4, trois ports d’extension, et une prise Joystick Apple II. Le tout coûtait 1.695 dollars. Il était possible de lui adjoindre un lecteur externe de disquettes Apple ou IBM, ainsi qu’une carte d’extension pour disposer d’un écran couleurs IBM. Les deux interfaces restaient cependant indépendantes : il n’y avait pas de copier-coller partagé comme le proposait le MacCharlie, ce mélange d’IBM-PC et de Macintosh apparu à la même époque, et dont nous avons déjà parlé.

Le WPC Bridge connaîtra une évolution du monobloc vers un modèle de bureau moins coûteux en 1988, comme le prouve cette publicité retrouvée au fin fond de YouTube :
Une nouvelle fois, c’est Wikipedia qui nous apprend que Cordata (à l’origine Corona Data Systems) était une entreprise américaine, fondée en 1982 pour produire un compatible PC. Elle sous-traitait sa production au coréen Daewoo, qui la rachètera en 1986 après un procès perdu contre IBM pour contrefaçon des ROM du PC.
Liens : ComputerWorld via Google Books ; InCider via Google Books ; 1000bit
Vous êtes ici (mais pas le réseau)
Si vous faites partie de la génération des Millenials, nés avec la 3G dans le métro et le wi-fi dans le TGV, alors sans doute n’avez-vous jamais eu la surprise de voir une carte obstinément vide sur votre iPhone, faute de réseau alentour. À l’époque, vous pouviez régulièrement n’être qu’un point bleu au milieu d’une carte grise ! C’était l’époque de Plans, l’application d’Apple intégrant les fonds de cartes de Google… mais sans mode hors-ligne !
Publicité – La Pomme d’Or (Tentation)
Le dimanche, c’est publicité ! La semaine dernière, nous vous présentions une publicité de 1993 pour les Trophées Apple, qui récompensaient des développeurs de logiciels pour Macintosh. Dix ans plus tôt, paraissait la publicité que nous reproduisons aujourd’hui, sur le même thème.
À l’époque, en 1983, on ne parlait pas encore de Trophées Apple, mais de Pomme d’Or, « reconnue comme le Goncourt des auteurs de logiciels », rien de moins ! La récompense était alléchante, puisqu’il s’agissait d’un Lisa « et sa souris » — imaginerait-on aujourd’hui promettre un iMac « et sa souris » ? Remarquez également l’adresse de réponse du concours : Apple éducation, à l’attention de Jean-Louis Gassée en personne !
Les polices du premier Mac
Quand le premier Macintosh apparaît en 1984, le concept même de « polices de caractères » est totalement inconnu de la plupart des utilisateurs. Certes, cette notion est à peu près aussi ancienne que l’imprimerie de Gutenberg, mais sur les ordinateurs de l’époque, Apple II et PC en tête, chaque lettre ne dispose que d’une seule représentation à l’écran.
Alors imaginez un peu la tête des premiers utilisateurs, quand ils découvrent le menu « Police » du premier MacWrite : pas moins de sept polices y sont proposés, sans compter les options de style : souligné, gras, relief, ombré, exposant, indice, italique… Et on peut utiliser tous ces styles sur une même page, dans un même paragraphe, dans un même mot !
Ces polices, dessinées pour la plupart par l’incontournable Susan Kare, portaient le nom de plusieurs villes : Athens, Cairo, Chicago, Geneva, London, Monaco, New-York et Toronto (Athènes, Le Caire, Chicago, Genève, Londres, Monaco, New-York et Toronto). Quand à Venice (Venise), on la doit à Bill Atkinson. Une nouvelle fois, c’est Steve Jobs qui imposa de choisir des noms de grandes villes, afin que les utilisateurs connaissent déjà les noms des polices en déballant leur Mac !
Sources : Storiesofapple.net ; Wikipedia
Les accessoires Apple, le début de quelque chose de grand
Aujourd’hui, nous vous présentons une petite brochure de 1984, dédiée aux accessoires Apple. Comme le dit la marque : cela pourrait être le début de quelque chose de grand. Pour Apple //e, Apple //c ou Macintosh. Pour le travail, ou à la maison.
La gamme d’alors était constituée d’une imprimante à marguerite (dont nous vous avons déjà présenté une roue de caractères), de deux imprimantes matricielles (la première laser arrivera l’année suivante), de quatre écrans dont, déjà, un écran LCD, de plusieurs types de lecteurs de disquettes, et de deux modems, sans oublier la souris pour Apple //e et //c (fournie avec le logiciel MousePaint), des manettes de jeux dont le joystick dont nous vous avons déjà parlé ici et là, un pavé numérique dont nous avons parlé ici, et des sacoches de transport. Ouf !
Bon anniversaire le Système 7 !
Le 13 mai 1991, Apple a commercialisé le Système 7. Plus de trois ans après le Système 6, et sept ans après la commercialisation du premier Macintosh, Apple a revu en profondeur son interface, pour tirer profit des écrans en couleurs qui commençaient à se généraliser dans la gamme. Elle a également intégré quelques technologies comme l’adressage mémoire 32-bits ou la mémoire virtuelle, et bien évidemment le multitâche coopératif, qui permettait enfin de lancer plusieurs logiciels en même temps, même si beaucoup d’opérations restaient « bloquantes » pour l’interface, comme la copie de fichiers.

Parmi les autres nouveautés du système 7, on trouvait les alias (des raccourcis pointant vers un fichier), AppleScript, le dossier « Extensions », les Tableaux de Bord gérés sous forme de fichiers indépendants, la gestion des polices vectorielles TrueType, ou le menu Pomme personnalisable.
Le Système 7 est resté le système d’exploitation d’Apple lors du passage au processeur PowerPC, et a pris le nom de MacOS avec sa version 7.6. Puis il a laissé sa place en juillet 1997 à MacOS 8, qui aurait pu s’appeler MacOS 7.7 mais changea de nom en grande partie pour des raisons légales, afin de mettre fin au contrat qui liait Apple et les cloneurs de Macintosh.
Souvenir : Apple Expo (votez !)
Et vous, avez-vous connu l’époque où Septembre rimait avec Apple Expo ? Un billet de train (ou de métro) pour la Porte de Versailles, un sac à dos pour les Goodies, ou un carnet de chèque pour le dernier Performa… C’était le rendez-vous incontournable des amateurs, à une époque où Internet n’était pas encore là pour découvrir les nouveautés et faire ses emplettes.
Une application de Bill Atkinson sur iPad
Depuis qu’il a quitté Apple après avoir créé QuickDraw, MacPaint et HyperCard, Bill Atkinson n’est pas resté inactif. Se consacrant à son autre passion, la photographie, il a pris son temps pour sillonner le monde et poser son trépied de-ci, de-là. Vous pouvez retrouver toutes ses photos sur son site.
Puis il s’est souvenu qu’il n’était pas mauvais en programmation, et il a décidé de marier ses deux passions, avec l’aide de sa compagne de toujours, Sioux. Ainsi est né PhotoCard, un logiciel disponible sur l’App Store pour iOS, dédié à la conception de cartes postales qui peuvent ensuite être envoyées par mail, ou imprimées et postées pour vous (comptez environ deux euros par envoi).
Sans vouloir être mauvaise langue, on se dit quand-même en voyant l’interface bariolée de PhotoCard, qu’HyperCard a peut-être eu de la chance d’être limité au noir et blanc…
Publicité : le pouvoir de lancer une révolution
Le dimanche, c’est publicité (en anglais) ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1992 présentant «un ordinateur avec la puissance de de lancer une révolution », le Macintosh Quadra ! Un ordinateur de rêve, plus puissant que les PC 486 d’IBM, Compaq et Dell, capable de produire animations, rendus 3D, design et travail d’analyse. Un ordinateur avec un stockage immense d’un gigaoctet, et une mémoire gargantuesque de 64 Mo. Des capacités de travail en réseau (par exemple pour partager le temps de calcul sous RenderPro ou BackBurner entre plusieurs machines), le support de la vidéo accélérée, et pourquoi pas un lecteur de CD. Capable de lancer toutes les applications, mais pas hors de prix. Facile à installer et d’un apprentissage aisé. Ce n’est pas une fiction : c’est Macintosh Quadra, modèles 700 et 950, les plus puissants des ordinateurs personnels avec leur processeur Motorola 68040, idéal pour AutoCAD, MicroStation Mac, MacBRAVO! et VersaCAD. *The power to be your best*, qu’on vous dit !
1994 : Apple cherche…
Intéressant, cet article de la revue SVM de janvier 1994 : « Apple déploie ses têtes chercheuses ». Comme cet autre article au sujet de Taligent, il nous rappelle à quel point la situation d’Apple était critique au milieu des années 90 : réelle stratégie ou recherche de portes de sortie tous azimuts ? s’interroge Pierre Vandeginste.
Car en 1995, Apple fabrique des ordinateurs, mais aussi une plate-forme mobile Newton, un lecteur multimédia PowerCD, elle édite des logiciels et diffuse des CD-Roms, elle gère des services de messagerie, et voici qu’elle se lance dans la distribution de logiciels et participe à une expérimentation de vente à distance !
Même Jean-Louis Gassée, qui n’est plus de la partie, s’interroge sur le bien-fondé de cette stratégie. Car Apple n’est pas experte en distribution de logiciels. Le succès de Claris ? « Pas honteux, mais plus moyen qu’éblouissant ». Pendant ce temps, pour la troisième année, certains espèrent encore voir apparaître des clones de Mac, pour des marchés particuliers (comme la Chine ou le secteur médical). Pas de quoi fouetter un chat, pendant que d’autres attendent que le Newton décolle, à la deuxième, ou même à la troisième génération.
Pendant ce temps-là, les signaux négatifs s’accumulent. Certes, Apple est riche (800 millions de dollars de réserve et peu de dettes), mais son bénéfice en 1993 n’atteint que 2,7 millions sur plus de huit milliards de dollars de chiffre d’affaire, autant dire rien ! Car Apple baisse ses marges pour tenter d’aligner le prix de ses Macs sur celui des PC. Il lui faut donc augmenter les volumes, alors que ses clients attendent l’arrivée d’un nouveau Mac équipé du processeur PowerPC, qui doit déjà lui-même être remplacé par la génération suivante équipée de ports PCI.
Se pose alors LA question de la décennie pour Apple : quel système d’exploitation pour ces Macintosh turbo ? Il y a bien Taligent, la filiale commune d’Apple et IBM, mais « Taligent est un mystère pour beaucoup de monde» affirme un spécialiste. Car si Apple et IBM ont réaffirmé leur intérêt dans le projet, le système a pris un retard considérable ! Et pendant ce temps, en interne, Apple a continué de développer son système 7, ou plutôt ses systèmes 7 puis 7.5, avec ou sans QuickDraw GX, en version amateur ou Pro. Bref, le grand flou.
Grand flou aussi du côté de Power Open, cette initiative visant à faire cohabiter les systèmes d’Apple et d’IBM sur une même machine : Mac OS, A/UX, OS/2, AIX… « Aucune nouvelle…» d’après les développeurs. Tout comme pour Bedrock, l’initiative commune avec Symantec pour bâtir l’environnement de développement Mac et Windows du futur (NDLR : le projet était en réalité déjà abandonné, notamment en raison de ses contradictions avec le projet OpenDoc porté par Apple…).
Publicité : le Power Mac G4 Cube
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une belle page de 2000 présentant le petit (mais costaud) Power Mac G4 Cube. Une fois n’est pas coutume, je suis allé la piocher dans la collection de The Mac Mothership, pour fêter les vingt ans de cette inimitable petite machine !
Le PowerBook 1400cs vu du Japon
Aujourd’hui, c’est une brochure japonaise pour le PowerBook 1400cs que nous sortons de nos cartons. Cet ordinateur était équipé d’un simple écran à matrice passive, quand son grand frère le PowerBook 1400c disposait d’un écran à matrice active de meilleure qualité. Les modèles présentés, à 133 et 166 Mhz, étaient les derniers modèles, conservés au catalogue jusqu’au lancement du PowerBook G3 Series.
Le PowerBook 1400 disposait de quelques particularités, comme un capot transparent permettant de personnaliser l’apparence de son ordinateur, ou un emplacement pour carte d’extension interne, permettant d’ajouter une carte vidéo ou une carte Ethernet.
Les boîtes noires
L’une des nouveautés de l’iPhone 11 Pro, c’est bien sûr son emballage tout de noir vêtu, quand ses prédécesseurs se contentaient, depuis quelques années, de cartons blancs. Une belle boîte noire, comme l’iPhone original de 2007 et son successeur l’iPhone 3G de 2008. Apple est tellement fière de son triple capteur que c’est lui qui représente le téléphone ! Steve Jobs avait plaisir à rappeler que l’arrière des produits Apple est plus joli que l’avant de ses concurrents !
Si les derniers modèles d’iPhone X, XS, XR étaient présentés de face sur le carton (comme l’iPhone 3G et l’iPhone 6), les iPhones 7 et 8 étaient représentés de dos (l’appareil photo était déjà un argument de vente pour ces modèles). Quant aux iPhones 4 et 5, ils étaient présentés de trois-quarts, pour mettre en valeur leur cadre en aluminium.
Cyberdog, ou le mariage d’Internet et OpenDoc
Nous avons déjà parlé d’OpenDoc sur ce blog : il s’agissait d’une technologie développée par Apple, visant à créer un format de fichier « universel », lié non pas à une application, mais à une multitude de composants chargés chacun d’une fonction spécifique : dessin, mise en page, visualisation de page web… L’intérêt était de permettre à chaque utilisateur de choisir librement ses composants, tout en garantissant la compatibilité du document avec les autres systèmes et leurs propres composants concurrents.
Mais voilà, OpenDoc a fait long feu. À son retour, Steve Jobs a mis fin à cette technologie — et à beaucoup d’autres. On l’a un peu oublié, mais Apple avait développé en 1996 son propre navigateur Internet basé sur OpenDoc : il s’agissait de Cyberdog. Bien plus qu’un navigateur, c’était un véritable couteau suisse, permettant bien sûr de naviguer sur Internet, mais aussi de créer des documents intégrant des liens et des éléments provenant d’internet en temps réel (graphiques, images, données, textes…), tout en donnant accès aux e-mails et aux forums. Cyberdog, comme OpenDoc, ne manquait pas d’arguments techniques, mais son abandon fut rendu inévitable par les difficultés financières d’Apple et la volonté de Steve Jobs de se concentrer sur un nombre réduit de projets, quitte à adopter par ailleurs des standards existants.
Les animations des années 90, c’était trop cool
Je poursuis mon exploration des CD des premières versions de QuickTime. Après le Monsieur Macintosh flippant, voici une animation tout à fait dans le style des années 90. Une époque où le bonheur d’un animateur se calculait selon le nombre d’effets visuels, de couleurs, de bruits et de textures psychédéliques qu’il ajoutait à son projet. Mark Krueger, le membre de l’équipe de développement de QuickTime qui avait animé ce logo (étrangement dénommé QuickCheese) devait être particulièrement content de lui !
Heureusement, au moment de passer aux versions commerciales, Apple avait revu sa communication. Voici justement une compilation des séquences d’introduction fournies avec les différentes versions du logiciel, trouvée sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=Jjkdm4bnn0c
Le HomePod et l’iSub de Harman Kardon
Chez l’Aventure Apple, nous adorons organiser des rencontres qui font voyager dans le temps. Nous avons fait se rencontrer des souris, des claviers, des télécommandes, des haut-parleurs… Aujourd’hui, c’est à nouveau au tour du HomePod, qui prend la pose aux côtés du iSub fabriqué par Harman Kardon pour Apple en 2000.
L’iSub était un caisson de basse venant enrichir le spectre musical du Macintosh : il ne remplaçait pas les haut-parleurs internes, mais les complétait. Une astuce gérée par Mac OS à partir de la version 9.0.4, et dont le support a rapidement été abandonné par Apple…
L’iSub est aussi un objet d’art à part entière, à tel point qu’il a trouvé sa place au Musée d’Art Moderne de New-York, le MoMA.
Petit détail tout à fait en phase avec l’époque toute en transparence : on voyait même l’intérieur de l’adaptateur secteur de l’iSub…
Quand Apple adaptait son packaging à Windows
Au fil de son histoire, Apple a régulièrement adapté ses produits au monde PC. A l’époque des premiers Macs, il y avait par exemple cette carte AppleTalk destinée à l’IBM-PC, puis le PowerBook/DOS Companion pour échanger des disquettes et des fichiers entre Mac et PC. Plus récemment, on pense également aux premiers iPods compatibles avec Windows, qui étaient vendus séparément de leurs alter-egos dédiés au Macintosh.
Actuellement, on trouve sur eBay un périphérique plutôt rare : un appareil photo QuickTake 100, dans sa version dédiée aux PC sous Windows (les enchères débutent à 180 dollars). Comme un clin d’œil à l’écran bleu de la mort, cette boîte utilisait le bleu comme couleur dominante, quand le modèle pour Mac s’habillait de rouge.

La version pour Macintosh, qui mettait elle aussi en valeur la technologie Kodak utilisée dans cet appareil, est beaucoup plus facile à trouver. En voici un exemple également disponible sur eBay. Avant d’en faire votre nouvel appareil photo, prenez le temps tout de même de regarder la qualité des clichés que produisait cet appareil…

L’héritage d’Excel et d’Hypercard
Plus de vingt ans après leur apparition, on doit bien admettre qu’Excel (de Microsoft) et Hypercard (d’Apple) n’ont pas connu le même destin ni la même fortune. Le premier est encore la référence incontestée du monde des tableurs (et sans doute l’un des logiciels les plus connus toutes catégories confondues), tandis que le second n’a guère gardé qu’une petite place d’honneur dans la mémoire de quelques passionnés (dont nous sommes).
Et pourtant, en avril 1988, au moment de décerner ses récompenses aux produits sortis en 1987, le magazine InfoWorld (dont la version numérisée par Google Books est devenue notre livre de chevet) met les deux logiciels au coude à coude. Excel remporte le prix du logiciel MS-DOS de l’année, tandis qu’HyperCard remporte la catégorie côté Mac. Mais c’est dans les commentaires que l’anecdote trouve toute sa saveur : Excel est vu comme « un reflet du tableur du futur », ni plus ni moins, quand HyperCard est présenté comme « le produit le plus influent de 1987 ». Il remporte également la catégorie ouverte « Meilleure nouvelle idée ».
Malgré les qualités évidentes du logiciel, l’avenir n’a pas donné raison au jury d’InfoWorld. La polyvalence et le génie d’HyperCard, le bébé de Bill Atkinson, restent pourtant à ce jour inégalés, malgré son échec commercial.
Publicité : l’iPod 5G de 2005
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, on file vers l’année 2005, avec cette double page présentant toutes les fonctions de l’iPod de l’année, surnommé « iPod 5G » ou « iPod vidéo ». Le petit nouveau ne s’arrêtait en effet pas à la musique (comme tous ses prédécesseurs) ou aux photos (comme le modèle de 2004), il permettait carrément de lire des petites vidéos, des courts-métrages et des clips ou des séries (proposées sur l’iTunes Music Store aux États-Unis dans un premier temps). Le tout dans une résolution de 480 × 360 (en MPEG-4) ou de 320 × 240 (en H.264).
Du carton recyclé pour l’iMac Pro
Les premiers heureux utilisateurs de l’iMac Pro ont eu la surprise de constater qu’Apple avait remplacé les habituelles pièces de polystyrène par des protections en carton recyclé épousant exactement les formes de leur nouvelle machine. C’est un nouveau progrès en faveur de l’environnement, mais ce n’est pas le premier : au début des années 1990, Apple avait déjà choisi le carton recyclé marron, en remplacement des boîtes recouvertes de papier plastifié et d’images en couleurs. Les utilisateurs de l’époque découvraient même un fascicule explicatif dans leur carton, avec une belle faute d’accord de l’adjectif invariable “marron”…
Les autocollants pour clavier japonais d’Apple
En 1995, quand Apple commercialise sont kit logiciel permettant de taper et d’afficher du texte en japonais dans son Système 7, elle fait le choses bien. Elle intègre tout le nécessaire dans une belle boîte comme elle savait le faire à l’époque, avec un CD ou 12 disquettes d’installation.
Dans la boîte, outre les épais modes d’emploi (également typiques de cette époque où les modes d’emploi en PDF n’étaient pas encore la norme), ou pouvait trouver une feuille d’autocollants transparents à installer sur son clavier. Après avoir bien nettoyé chaque touche, il suffisait d’y apposer chaque autocollant, dans l’ordre indiqué (pour le clavier US). Apple précisait que les autocollants étaient amovibles, mais non-réutilisables.
Un peu de culture pour finir : voilà ce que dit Wikipedia au sujet des Kanas : les kanas sont des caractères de l’écriture japonaise qui notent chacun une more (unité de rythme différente de la syllabe). Ils ne sont donc pas similaires aux lettres de l’alphabet latin qui, elles, notent théoriquement des phonèmes. Les kanas s’utilisent conjointement aux kanjis (les caractères d’origine chinoise). Ils permettent de noter phonétiquement la langue, ce qui n’est pas en usage avec les kanjis — sauf dans le cas des ateji.
Bon anniversaire le PowerBook 150
En ce 18 juillet, nous fêtons les 25 ans du PowerBook 150, présenté en 1994. La gamme PowerBook, lancée en octobre 1991, avait déjà acquis une certaine maturité, et ce modèle venait assurer l’entrée de gamme du catalogue.
Apple l’avait voulu aussi simple — et peu coûteux — que possible. Pour cela, elle avait recyclé la carte-mère du PowerBook Duo 230, âgée de deux ans, le privant ainsi de la prise ADB qui aurait permis d’y connecter un clavier ou une souris. Apple y avait cependant ajouté une prise SCSI, indispensable à la connexion de périphériques externes. Du côté de l’affichage, le PowerBook 150 disposait d’un écran 9,5 pouces à matrice passive en noir et blanc, mais il était privé de toute possibilité de connecter un écran externe. Seule concession à la modernité : le PowerBook 150 était le premier Mac à disposer d’un disque dur connecté en IDE en remplacement du vieillissant et coûteux SCSI interne.
Dans le catalogue 1994 de la firme, le PowerBook 150 faisait vraiment office de vilain petit canard. Dernier héritier du PowerBook 100, il côtoyait la deuxième génération de PowerBooks Duo, et la nouvelle famille des PowerBook 520 et 540. C’était le prix à payer pour maintenir un modèle accessible (environ 1300 dollars) dans la gamme des portables Apple.
Apple et le Lego
Après les petites voitures Apple / Pixar / Disney, nous restons dans le sujet des jeux d’enfants (mais pas seulement…). À notre connaissance, Apple et Lego, le fameux fabriquant de petites briques en plastique, n’ont jamais eu l’occasion de collaborer directement. On trouve bien le logiciel Lego Digital Designer pour MacOS X, ainsi qu’une collection de jeux basés sur les personnages Lego, portés sur Mac par Feral Interactive. Lego a aussi développé toute une série d’applications pour iPad et iPhone, ainsi qu’une version pour Mac de son logiciel EV3 destiné à piloter les briques robotisées Mindstorms.
Mais à l’inverse, on ne trouve aucun produit Apple représenté en petites briques dans le catalogue Lego. Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver quelques réalisations personnelles, dont certaines sont même disponibles à la vente !
Famous Brick, par exemple, vend un petit Steve Jobs plus vrai que nature. Le site propose aussi Steve Wozniak, Bill Gates, Jonathan Ive et bien d’autres. Vous en trouverez un autre exemplaire, un peu plus âgé, auprès d’un vendeur coréen spécialisé dans les pièces Lego sur eBay.
D’autres se sont essayés à l’architecture, en représentant des Apple Store en Lego, avec plus ou moins de succès. Cette représentation de l’Apple Store de la 5è avenue est une merveille. Le compte Flickr de son créateur H.K. Leung, qui le présente en détail, vaut le détour.
Celui-ci, sur le site officiel Lego Ideas, a le mérite d’avoir tenté de représenter la pomme en n’utilisant que des briques… pas facile !
Si l’on pouvait suggérer une idée à Lego, ce serait de commercialiser des modèles d’appareils Apple, comme ce petit Macintosh, conçu par Chris McVeigh. Le site CultOfMac consacre une galerie de photos à ce type de projets.
Chris McVeigh propose sur son site les pas-à-pas pour construire ses modèles de Macintosh et d’Apple IIe et IIc. Vu le succès des séries Architecture et Creator, nul doute que des passionnés seraient prêts à dépenser de belles sommes si ce type de modèle était commercialisé par la marque.
Sur le site Lego Ideas, on peut aussi croiser des projets officiellement proposé à la marque par des amateurs inspirés. Un exemple ? Ce petit Bricintosh, qui peine à rassembler les soutiens malgré quelques idées sympa, comme la disquette qui peut réellement s’insérer et s’éjecter !
Impossible d’ailleurs de se quitter sans jeter un coup d’oeil à cette maquette Lego du siège d’Apple à Cupertino, le fameux Apple Park. Son créateur, Spencer Reskalla, a passé presque deux ans sur cette réalisation, dont la galerie Flickr mérite plus qu’un détour !
1995 : le meilleur des deux mondes
Au milieu des années 90, Apple était au milieu du gué. Elle venait de réussir une belle transition vers le processeur PowerPC, mais elle peinait à imaginer l’avenir de son système d’exploitation, face à Microsoft dont le système Windows 3 s’était imposé dans le monde entier, et qui s’apprêtait à enfoncer le clou avec Windows 95. Faute de pouvoir se démarquer avec un produit moderne et performant, Apple cherchait alors à minimiser son caractère marginal, en insistant sur le fait que ses clients n’étaient pas coupés du monde des PC. On a déjà parlé sur ce blog de la publicité « Oui ! » célébrant le mariage PC/Macintosh sur le Performa 630. Ces extraits du magazine Apple News, le magazine d’Apple France, en sont un autre parfait exemple.
Apple laissait clairement envisager qu’il n’était plus nécessaire de choisir entre l’achat d’un Mac et celui d’un PC. Le Mac devenait capable de lire les disquettes formatées pour les PC ; d’utiliser des logiciels conçus pour DOS ou Windows ; et même d’intégrer un véritable PC sous le capot : toute les barrières étaient levées !
La lecture de disquettes était rendue possible par le lecteur de disquettes SuperDrive, intégré aux Macs depuis la fin des années 1980, épaulé par les tableaux de bord « Échange PC/Macintosh » et « Macintosh Easy Open », permettant de lire les disquettes formatées par DOS ou Windows, et de gérer les applications capables de prendre en charge chaque type de document (rappelons qu’à l’époque, les formats PC et Mac étaient incompatibles dans la plupart des logiciels…). SoftWindows pouvait venir à la rescousse, en émulant un environnement DOS/Windows sur le Power Macintosh, avec « des performances limitées à celles d’un PC milieu de gamme ». Mais la vraie grande classe, c’était le Power Macintosh 6100 DOS Compatible. C’était un vrai Mac, avec un vrai PC dedans : processeur Intel 486 DX2/66, carte Sound Blaster 16, DOS 6.22 et Windows 3.1.
Sur ce Power Macintosh, un nouveau tableau de bord, nommé « Réglages PC », permettait de gérer finement la configuration du PC, depuis les images-disques connectées jusqu’à la quantité de mémoire vive allouée. C’est aussi depuis ce tableau de bord qu’on démarrait le PC et qu’on l’affichait à l’écran. Pour basculer d’un environnement à l’autre, il suffisait de taper Cmd-Retour au clavier. Quant au copier-coller partagé entre les deux univers, il était géré du côté du PC par un pilote spécifique à installer sous DOS et Windows 3.
Un clone d’Apple II sur eBay
Amateurs de vieilles machines, c’est le moment de faire un détour sur eBay. Vous y trouverez le tout premier clone légal d’Apple II : un ITT 2020 vendu par son propriétaire britannique.
La page Wikipedia de l’ITT 2020 nous apprend qu’il s’agissait d’un clone fabriqué sous licence dès 1979, spécialement pour le marché européen, avec une alimentation en 220V. Grâce à quelques modifications en profondeur, il offrait une sortie vidéo PAL (là où l’Apple II était limité au NTSC) et se payait même le luxe de corriger quelques bugs de jeunesse de l’Apple II.
En réalité, les modifications étaient tellement profondes qu’aucun logiciel graphique prévu pour l’Apple II ne pouvait fonctionner sur ce clone. Il va sans dire que dès la sortie de l’Apple II europlus quelques mois plus tard, l’ITT 2020 tira sa révérence.
Si vous vous demandez ce qu’un tel ordinateur peut coûter, sachez qu’un modèle du même type, mais en meilleur état et accompagné de ses deux lecteurs de disquettes, s’est vendu le 20 septembre dernier pour 800 euros, à Paris.
Les calculatrices d’Apple
Bien qu’Apple n’ait jamais fabriqué de calculatrice, on trouve de nombreux modèles portant son logo. Il s’agit de Goodies, des accessoires publicitaires vendus, ou offerts à différentes occasions, par la marque à la pomme.
En voici un modèle plutôt rare, puisqu’il est originaire du Japon. Vous le trouverez sur eBay pour 200 dollars, ou pour 19.800 yens (160 euros) sur le site d’enchères de Yahoo Japon (merci Pierre !).

Toujours sur eBay, voici un modèle à 50 dollars. Argent et noir, avec un couvercle sur ressort qui se transforme en support pour relever l’écran.
Et encore un autre modèle solaire, produit avec Sharp, toujours sur eBay, pour 888,88 dollars… Un modèle EL-835 datant de 1985.

En dehors des sites d’enchères, pour retrouver quelques modèles de cette famille de goodies, il faut se tourner vers l’excellent — et défunt — site RedLightRunner, spécialiste des objets signés Apple, dont WebArchive a heureusement conservé une copie, malheureusement sans les photos en haute qualité… Il y avait ainsi une calculatrice solaire de 1983 avec le logo coloré, au format carte de crédit ; et puis cette grosse calculatrice qui faisait aussi calendrier ; et cette autre, en forme de disquette.
[mise à jour 15/03/2019] Nous avons dégoté une annonce eBay avec cette calculatrice au format carte de crédit. Le vendeur précise qu’elle porte à son dos la marque « Apple Credit Plan ».

On retrouve le même type de calculatrice solaire en forme de disquette, mais avec le logo Apple rouge, sur le site de Ernst Mulder, un collectionneur de calculatrices…
Nous pensions au début à un montage lié à l’utilisation du design de la calculatrice Braun comme source d’inspiration pour celle de l’iPhone, mais non, il y a bien eu un modèle marqué de la pomme, vendu 80 $, comme on le découvre en page 25 de « The Apple Catalog » de 1987 :

Pinterest, de son côté, nous présente ce sympathique modèle signé Southern Operations (la filiale Apple d’Atlanta), qui s’ouvre pour révéler un rangement pour des crayons de couleurs.

Ce dernier modèle (30 dollars sur eBay) est un peu particulier, puisqu’il était destiné aux revendeurs Apple. Il porte la mention « Think Different » sur le rabat.

Question de style…
Ce qui est génial avec les brochures Apple, c’est qu’elles font voyager dans le temps. Bien sûr, on y retrouve des ordinateurs et périphériques de toutes les époques, mais ce n’est pas tout : on y voyage dans l’histoire du style et de la mode.
Ainsi, dans cette brochure « Bienvenue chez Apple » de 1983, SEEDRIN (future Apple France) présentait sa fondation « Apple Éducation » visant tout simplement à dispenser des présentations et des cours d’informatique aux utilisateurs (sans aucun lien donc avec les établissements scolaires). Admirez le style du formateur et sa pose naturelle devant le rétroprojecteur : toute une époque !
Brochure : Apple 32 SuperMicros
C’est une brochure exceptionnelle que nous vous présentons aujourd’hui. Pas pour sa rareté, car on la trouve assez facilement, mais par le morceau d’histoire qu’elle raconte. En effet, John Sculley, arrivé en 1983 à la tête d’Apple, venait d’accepter de nommer Steve Jobs à la tête d’une division regroupant les équipes Lisa et Macintosh. Ces deux machines avaient bien quelques points communs : leur souris, leur lecteur de disquettes 3 pouces 1/2, et le processeur 68000 de Motorola, premier processeur 32 bits utilisé par Apple. Mais pour le reste, ils étaient parfaitement incompatibles. Pourtant, la brochure entretient savamment l’idée que les deux ordinateurs seraient « basés sur la Technologie Lisa » et utiliseraient « les logiciels Macintosh ». En réalité, Apple ne proposait qu’un émulateur Mac pour le Lisa, MacWorks, qui n’offrait qu’un support limité, avec notamment une image déformée par les pixels rectangulaires du Lisa.
On le sait aussi : Steve Jobs, qui avait été évincé très tôt du projet Lisa, favorisera ensuite le Macintosh, cherchant rapidement à faire disparaître son aîné. Comme le rappelle Owen W. Linzmayer dans Apple Confidential 2.0, l’équipe Apple 32 SuperMicros s’arrangera pour « oublier » de commander les pièces nécessaires à l’assemblage des Lisa. Leur lignée s’éteindra dès janvier 1986, avec la sortie du Macintosh Plus, capable de rivaliser avec le Lisa 2 grâce à son mégaoctet de mémoire vive. Le Lisa 2 avait entre-temps été renommé « Macintosh XL » et doté d’une nouvelle carte graphique le faisant bénéficier d’une résolution étendue à 640 x 480 pixels.

Deux générations de télécommandes
Aujourd’hui, par une simple photographie, nous vous proposons un raccourci entre deux époques et deux styles d’Apple. À gauche, la télécommande fournie avec la carte TV d’Apple en 1994 ; à droite, la télécommande fournie avec les iMacs depuis 2009, puis vendue à part ou avec l’Apple TV. À gauche, du plastique, une boîte en carton recyclé, et de nombreuses touches de fonctions ; à droite, du métal, une boîte très classe, et des fonctions réduites au strict minimum.
DigiSign, la signature électronique d’Apple
Il y a quelques jours, au détour d’une brochure sur le Système 7.5, nous sommes tombés sur la mention de DigiSign, la technologie de signature électronique embarquée par ce système. N’ayant pas le souvenir d’en avoir déjà entendu parler, nous sommes allés nous replonger dans nos vieux magazines. Dans un SVM Mac de 1994, Jean-Pierre Curcio nous apprend que DigiSign s’intégrait depuis le Système 7 Pro dans l’Apple Open Collaboration Environment, cet ensemble de technologie dont la clé de voute était l’extension PowerTalk.
Grâce à l’Apple Open Collaboration Environment, le Macintosh permettait aux développeurs d’application de doter celles-ci de facultés de communication, en prenant en compte toutes les basses-œuvres nécessaires aux échanges de fichiers ou de messages sur le réseau, y compris le trousseau de mots de passe et l’outil de messagerie. Si tout cela nous paraît tout à fait naturel aujourd’hui, il en allait autrement en 1993, avant la démocratisation d’Internet, quand la quasi-totalité des flux de transmission d’informations en entreprise reposait encore sur le papier.
DigiSign était la brique de cet ensemble en charge de s’assurer que les données échangées n’étaient pas altérées entre l’expéditeur et le destinataire. Chaque utilisateur PowerTalk pouvait donc disposer d’une signature, sous forme d’un fichier dont les données étaient combinées avec les informations à transmettre, permettant au destinataire de s’assurer tout à la fois de l’identité de l’expéditeur et de l’intégrité des données. L’encryptage reposait sur l’algorithme RSA, qui était encore sous brevet du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à l’époque et commercialisé par RSA Data Security Inc. sous le nom de Public Key Cryptosystem. Et voici comment MacUser expliquait cette technologie en avril 1994 :
Tout comme une véritable signature permet de vérifier la validité d’un chèque, les signatures électroniques de PowerTalk permettent de vérifier qu’un message ou un fichier n’a pas été modifié depuis son expédition. Après avoir obtenu une signature avec l’application DigiSign, vous pourrez l’utiliser pour signer vos messages (en cochant la case adéquate) ou vos fichiers (en les glissant sur l’application). Le destinataire devra cliquer sur le bouton « Vérifier » pour les authentifier.
Pour en savoir un peu plus, on peut se reporter à cet ancien article dans les archives de MacTech : on y trouve une explication technique très précise rédigée par Pablo Calamera, développeur chez Apple (et qui passera ensuite chez WebTV, AT&T et Danger, avant de revenir gérer MobileMe). Il y est question du Digital Signature Manager et de son API (interface de programmation), de clé privée et de clé publique, de somme de contrôle sur 16 octets obtenue à l’aide de la fonction de hachage MD5, et de signature enregistrée dans les resources du fichier. Bref, de la littérature pour développeurs motivés.
Petit détail intéressant : les technologies d’encryptage des données n’étaient à l’époque pas autorisées en France, et l’AOCE des versions françaises du Système 7 était donc privé de l’AppleTalk Secure Data Stream Protocol. Les échanges de messages et de fichiers étaient possibles, mais sans ces fonctions.
Un PowerCD dans sa boîte… mais en Néerlandais
Internet est vraiment un village mondial. Jugez plutôt : d’un clic, un Français peut y acheter, auprès d’un Anglais, un produit d’une firme américaine présenté dans sa version néerlandaise ! Alors si vous maîtrisez la langue de Vondel, lancez-vous, faites une offre !
Le PowerCD, pour ceux qui l’ont oublié ou qui sont nés trop tard, était un lecteur de CD-audio, de CD-Rom et de PhotoCD, rebadgé par Apple à partir d’un lecteur Kodak. Il pouvait fonctionner de manière autonome comme un simple lecteur CD avec une prise casque, et disposait même pour cela d’une batterie intégrée. Mais il pouvait aussi se connecter à un Mac par le port SCSI pour devenir un lecteur CD-Rom externe. On peut dire, sans exagérer, que ce produit n’a pas rencontré un succès phénoménal.
Un Inside Apple pour l’ImageWriter
Toujours à l’occasion des 35 ans de l’ImageWriter, et après avoir présenté sa brochure publicitaire, nous avons retrouvé ce publi-communiqué d’Apple, paru dans InfoWorld en octobre 1983 (ce n’est pas la première fois que nous publions une de ces publicités Inside Apple). Au moins, ainsi, vous saurez à quoi ressemble l’intérieur de cette imprimante matricielle !
Source : Google Books
Sauver Apple, par Gil Amelio
Internet est une médiathèque formidable. Voyez ce qu’on vient d’y retrouver : une courte vidéo de Gil Amelio, tournée en 1996, alors qu’il était patron d’Apple depuis un mois. Une vidéo destinée à expliquer aux partenaires d’Apple comment il comptait offrir à la marque un avenir meilleur.
Le Docteur Amelio commençait par reconnaître qu’Apple avait trébuché, notamment à cause d’erreurs qu’il confessait honnêtement. Ainsi, Apple avait déçu les espoirs liés à ses avancées technologiques : ses équipes devaient rapidement régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs et les développeurs. Pour cela, Apple doit se fixer une ligne stratégique claire et connue, en visant ses secteurs d’excellence ; elle doit également assainir ses finances, y compris en se séparant de certains secteurs qui ne font pas partie de sa ligne stratégique ; elle doit enfin s’organiser en interne pour mettre en place cette stratégie.
Bref, Apple doit retourner à ses racines. Apple est cette entreprise qui rend simples des technologies complexes, pour rendre les utilisateurs plus efficaces. Ses produits doivent être épanouissants et amusants. L’utilisateur doit être au centre de l’intérêt de la marque, qui l’a peut-être oublié. Et voici l’ordonnance du Docteur Amelio : simplifier la gamme tout en conservant son avance technologique ; s’attacher à la valeur ajoutée pour l’utilisateur ; délivrer un message publicitaire plus clair et plus intense ; permettre aux développeurs tiers d’être plus rentables ; et réorganiser l’entreprise et ses processus.
Les années 80 et 90 sont derrière nous. Les règles changent. Apple doit mener le changement et l’offrir à ses utilisateurs : communications, multimédia, simplification de l’interface (Amelio veut que l’ordinateur s’adapte à l’utilisateur et non plus l’inverse). Et Amelio de rassurer son public : vous pouvez continuer d’avoir confiance en nous, nous prenons en compte vos besoins, et nous continuons d’imaginer de superbes nouveaux produits.
Un Studio Display, en 1987 (votez !)
Amusante, cette brochure éditée par Apple Japon en 1987. On y voit un Macintosh SE sagement posé sur un bureau. Au fond de la pièce,un simple cadre noir à bords blancs posé au sol. Suis-je le seul à y voir comme une préfiguration de l’écran Studio Display, qui ne sera pourtant présenté que 12 ans plus tard ?
Comment Apple reconnaît les claviers inconnus
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Apple vous fait appuyer sur la touche située immédiatement à droite de la touche majuscule, quand vous connectez un nouveau clavier à votre Macintosh ? Tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de différencier les trois types de claviers standardisés. Sur un clavier ISO (utilisé par notre disposition AZERTY ou le QWERTY anglais), la touche majuscule est très courte, et on appuie donc sur sa voisine la touche « > < », qui porte le code 0x3c. Or cette touche est désactivée sur un clavier ANSI (le standard utilisé par le QWERTY américain) où la touche majuscule est beaucoup plus longue.
Et pour différencier le clavier ANSI du clavier japonais JIS, qui ont tous les deux la même touche Majuscule à gauche, le Mac fera répéter l’opération de l’autre côté : le clavier JIS a une touche majuscule droite très courte, qui laisse la place à une touche supplémentaire. Si vous voulez tout savoir sur les claviers, vous pouvez retrouver sur le Club iGen notre série de six articles consacrés aux claviers, leur histoire, leurs technologies et leurs secrets.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (1)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Alors pour commencer, voici tout d’abord : le matériel. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (4)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, voici MacWrite. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Souvenir : le bon vieux plantage
Dites-donc, alors qu’on a pas mal reparlé ces jours-ci du fameux « blue screen of death » de Windows (coucou CrowdStrike !), vous souvenez-vous de l’époque où nos bons vieux Macs plantaient à qui mieux mieux, provoquant un blocage complet de l’ordinateur et obligeant à redémarrer tout le système ? Pour vous rafraîchir la mémoire, voici côte à côte un Macintosh SE sous Système 6 et un iBook G3 émulant Windows 98 grâce à VirtualPC.
Une brochure pour le Power Mac G5
Malgré son abandon en 2013, Apple n’a jamais pu faire oublier le design son PowerMac G5 de 2003, devenu Mac Pro en 2006. À tel point que les tout nouveaux Mac Pro 2019 en ont repris les grandes lignes : aluminium, petits trous et poignées de transport.
Cette brochure, bien repliée, affichait fièrement les initiales G5, comme Cinquième Génération, car c’est ce qu’était ce Power Macintosh : la cinquième génération de Macs à base de processeur PowerPC.
Les caractéristiques de ce modèle étaient encore loin de celles que l’on trouve aujourd’hui dans le Mac Pro. Mais à l’époque, elles étaient déjà phénoménales : deux processeurs 64 bits cadencé jusqu’à 2 Ghz, jusqu’à 8 Go de mémoire vive à 400 Mhz, et des ports Serial ATA et PCI-X.
Suivaient quelques exemples de comparaisons de performances en utilisation réelle : retouche d’image avec Photoshop, compression de DVD, séquençage ADN, création musicale… Le G5 était présenté comme 2 à 4 fois plus rapide que les processeurs Xeon ou Pentium 4 de chez Intel.
Une fois dépliée, la brochure présentait le design de l’ordinateur, intégrant le processeur le plus avancé au sein du système le plus performant, dans un boîtier des plus silencieux. À l’intérieur, tout était organisé pour assurer le refroidissement le plus efficace des composants et un accès aisé aux entrailles électroniques.
Nota bene : en fait, on avait commencé à rédiger cet article avec la brochure américaine du G5. Et puis on a retrouvé sa version française, alors on a tout recommencé. Voici donc la version en anglais que nous avions préparée :
Un Lisa original sur eBay !
C’est suffisamment rare pour être signalé : il y a un Lisa, premier du nom, en vente sur eBay. Bon, à 65.000 dollars, il n’est pas donné, mais nous vous avons déjà expliqué pourquoi le Lisa coûte si cher.

Celui-ci est en parfait état de marche d’après son propriétaire. On voit d’ailleurs une photo de l’écran allumé : les habitués du Macintosh noteront les différences flagrantes entre ce Lisa OS de 1983 et le système du Macintosh, présenté l’année suivante.

Ses deux lecteurs de disquettes sont, comme il se doit, des modèles Twiggy spécifiques à cette machine. Ce Lisa dispose d’un disque dur ProFile 5 Mo, prévu à l’origine pour accompagner l’Apple ///.
Petite coquetterie, le clavier du Lisa est accompagné de fiches didactiques présentant le clavier et le système. Ces fiches se glissent sous le clavier pour être toujours accessibles.

Le propriétaire, qui a l’air de s’y connaître un peu, précise que les résistances R41 et R47 sont présentes, signe que ce Lisa n’a pas été mis à jour en version 2, puisqu’il fallait pour cela couper ces deux résistances, en parallèle à un remplacement de la ROM, qui passait de la version 40 à la version 88 pour prendre en compte le lecteur 3,5 pouces Sony.

Si vous pensez que ce prix est un peu élevé pour un ordinateur qui tourne à 5 Mhz, sachez qu’un de ses congénères s’est vendu aux enchères en mars dernier pour 55.300 dollars…
Les trucs-avec-une-pomme-dessus d’eBay
À force de chercher des perles rares sur eBay, on finit toujours par croiser des trucs qui voudraient bien, mais qui n’en sont point.
Par exemple, il y a ces enceintes Kenwood-Apple ultra-rares. Tellement rares qu’en vrai, elles n’existent même pas. Pour 400 dollars, ça fait cher le décalcomanie sur des enceintes de 1995 qui s’échangent ailleurs pour une poignée de dollars…
On peut aussi croiser nombre de boîtes de rangement de disquettes, des modèles de premier prix simplement affublées d’un autocollant Apple… Comptez 22 dollars pour un modèle à grand autocollant ; ou 60 dollars pour un autre modèle à petit autocollant.
Pas mal aussi, ces deux présentoirs pour disquettes. Deux autocollants collés à la va-vite sur des boîtes lambda, et le tour est joué.
Dans un tout autre style, voici une lampe aux formes du logo Apple, dont le vendeur précise qu’elle peut faire office également de tirelire grâce à la fente située en haut. On espère que le circuit électrique est correctement isolé à l’intérieur… Le tout, pour 100 dollars tout de même.
On reste dans l’électroménager avec ce téléphone des années 70, un téléphone à cadran en bakélite noire, dont l’étiquette centrale a simplement été remplacée par un autocollant d’iPhone. Le vendeur a au moins l’honnêteté de le reconnaître dans l’annonce. L’idée est d’autant plus sympathique que le téléphone est originaire d’ex-URSS !
Dans la rubrique « La grande classe », on signalera cette cravate à plus de 110 euros, qu’il ne nous semble pas avoir croisée sur les catalogues officiels de la marque. La pomme n’y est même pas tout à fait conforme à l’originale !
On aime bien aussi ces tongs de la plus belle espèce, avec les logos en miroir. On imagine que la machine à découper la mousse était programmée pour découper automatiquement la chaussure droite symétriquement à celle de gauche… Et cela coûte plus de 200 euros !
En voici un autre exemple : le iHome, une mini-chaîne hi-fi, avec dock pour iPod. Le plus fort, c’est qu’elle s’appelle vraiment iHome ! Son fabricant existe toujours et propose toujours une gamme sous le même nom. Les logos Apple, eux, ne sont pas d’origine…
Et pour terminer, un faux-faux : alors qu’on pourrait penser que l’objet ci-dessous est un simple bloc-note hawaiien auquel on aurait ajouté un logo Apple prélevé sur un Macintosh, il semblerait qu’il s’agisse d’un souvenir d’une petite virée de l’équipe Apple II (Personal Computer Systems Division) à l’hôtel Waikiki Sheraton d’Honolulu en octobre 1983, en marge du grand congrès organisé par Steve Jobs pour présenter le Macintosh, comme le raconte ici David Fradin, qui pilotait le projet Apple III.
Publicité : le multi-média multi-accessible
Le dimanche, même quand on fête l’anniversaire de l’iPod mini et celui du Xserve G5, c’est quand-même publicité ! Après la publicité « Pas de grattage, pas de tirage » présentée la semaine dernière, voici sa petite soeur, parue deux mois plus tard en juin 1997, toujours sous la plume de CLM/BBDO. Elle mettait en valeur l’infâme Performa 5260. Oui, « infâme », comme honteux, détestable et répugnant, rien de moins.
Et voici pourquoi : de 1995 à 1997, la gamme Apple avait évolué très positivement avec le Performa 5200, puis le 5300, toujours organisés autour d’un écran 15 pouces de très bonne qualité et d’un processeur 603e épaulé par une mémoire cache de 256 ko. Mais pour baisser les coûts et proposer un modèle plus accessible, Apple avait développé le Performa 5260, en équipant sa carte-mère d’un vieux bus 32 bits hérité du LC 475, en privant le processeur de sa mémoire cache, et surtout, en remplaçant l’écran 15 pouces par un modèle 14 pouces limité à 640 x 480 pixels, à la géométrie approximative et dont la carte graphique anémique limitait la fréquence de rafraîchissement à 50 Hz comme une mauvaise télévision cathodique…
Forcément, avec autant de concessions, le prix de la machine avait rapidement baissé, pour atteindre 5990 francs TTC en juin 1997. Mais croyez-moi, il n’y avait pas de quoi être fier !
Le DogCow n’a pas été oublié
Nous avons déjà parlé de Clarus le Dogcow sur ce blog. Il s’agit de ce drôle d’animal, mi-chien mi-vache, apparu sur le Macintosh à l’occasion de la modification un peu hâtive d’une icône de chien. L’icône de base avait été créée par Susan Kare, créatrice d’une grande partie des icônes et des polices du premier Mac. Devenu une véritable star auprès des développeurs d’Apple, le Dogcow fait régulièrement des apparitions dans le monde du Macintosh. Un petit site personnel, le Moof Museum, retrace ces apparitions successives, depuis le dialogue d’impression de la LaserWriter en 1986 jusqu’au Jardin des Icônes de l’ancien siège d’Apple à Cupertino.

Même si Steve Jobs a fait disparaître ce Jardin des Icônes peu après son retour aux affaires, le souvenir de Clarus ne s’est jamais vraiment éteint. La preuve avec son apparition la plus récente. En 2014, quand Apple documente son nouveau langage de programmation Swift, l’un des rédacteurs du chapitre dédié aux variables utilise un exemple très parlant pour expliquer comment les variables peuvent s’écrire avec n’importe quel caractère unicode, y compris des émoticones :
Ce n’est pas le seul clin d’œil au passé repéré dans l’univers de Swift. L’une des icônes utilisées par les projets créés avec ce langage rend un discret hommage à la publicité « Think Different » de 1997, en citant quelques extraits du texte « Here’s to the crazy ones ». Nous vous en avions parlé en septembre dernier dans cet article.
Souvenir : Le MacCharlie
Et vous, avez-vous connu le MacCharlie ? Apparu en 1985, coûtant entre 1200 et 1800 dollars selon les options, cet étonnant produit proposé par Dayna Communications était vendu comme un complément du Macintosh original ou du Macintosh 512. Il s’agissait en fait d’un véritable PC équipé d’un processeur Intel 8088 à 4.77 Mhz, de 640 Ko de mémoire vive et d’un ou deux lecteurs de disquettes 5″1/4. Le fonctionnement de ce produit était assez simple : le Mac affichait l’écran du PC en plein écran ou dans une fenêtre (grâce au mode « Switcher » ou au « MultiFinder »), comme le ferait aujourd’hui un émulateur, tout en laissant l’accès aux accessoires du menu pomme comme la calculatrice ou le bloc-note.
Les logiciels PC étaient bien exécutés sur le MacCharlie, mais l’image de l’écran était transmise au Mac via le port Imprimante. Si le MacCharlie offrait le support du copier-coller de texte de DOS vers le Mac, les logiciels conçus pour la souris de Microsoft ne pouvaient pas reconnaître la souris du Mac, tout simplement car le MacCharlie était incapable d’interpréter des données graphiques : il se contentait de transférer au Mac les 25 lignes de 80 caractères d’un écran DOS classique. En revanche, le Mac bénéficiait du clavier étendu qui offrait notamment un pavé numérique, et pouvait utiliser la mémoire interne du MacCharlie comme « mémoire-tampon » pour l’imprimante ImageWriter, évitant à celle-ci de bloquer l’utilisation du Mac durant toute la durée de l’impression.
Bon anniversaire l’iPhone 3GS !
Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.
L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (3)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel et le Système, voici maintenant les extensions et la compatibilité. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Une astuce pour Sherlock
Dans notre rubrique astuces : comment effectuer des recherches spéciales dans Sherlock, l’outil de recherches intégré à partir de MacOS 8.5 ?
Vous utilisez souvent Sherlock (ou l’application de recherche avant MacOS 8.5) ? Savez-vous que vous pouvez aller plus loin que le menu déroulant standard (nom, dates,…) ? En appuyant sur la touche Option au moment de choisir le critère de recherche, vous pouvez rechercher des fichiers verrouillés, invisibles, ou dont l’icône est personnalisée. En combinant deux recherches (nom et visibilité par exemple), vous pouvez facilement gagner du temps.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
La voiture Power Mac Racing dans une publicité MacAcademy
Si vous nous lisez sur MacGeneration, vous vous souvenez sans doute de cet article sur la voiture Power Macintosh Racing aux couleurs d’Apple, qui participait à des compétitions dans les années 90 (sinon, il est toujours temps de bien faire et de vous abonner au Club iGen). Si je vous dis cela, c’est parce qu’en fouillant dans les archives, j’ai trouvé une publicité de 1995 pour MacAcademy, un système de formations sur cassettes vidéos pour apprendre à maîtriser le Macintosh et ses logiciels. Pour illustrer sa publicité, et insister sur la vitesse d’apprentissage, MacAcademy avait justement choisi une photo de la voiture Power Macintosh Racing.
Publicité : Apple recrute pour le 21è siècle
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, nous vous présentons une page de juin 1988, parue dans la revue spécialisée « Black Enterprise ». Dans cette page toute en sobriété, Apple invitait les lecteurs à la rejoindre pour créer la première entreprise du 21e siècle. Chez Apple, on préfère le travail en réseau à la hiérarchie, et les idées qui se propagent plutôt que les ordres qui tombent. On donne des responsabilités, des outils exceptionnels, un environnement éclectique pour changer le monde. Quoi de plus normal pour une entreprise qui a toujours été en avance sur son temps ?
L’organigramme d’Apple France en 1984
Dans un « Dossier du candidat revendeur » édité fin 1984 par SEEDRIN, filiale d’Apple en France, on trouve cet organigramme très complet. On y voit bien sûr Jean-Louis Gassée à la direction générale, mais aussi Alain Vannier dont on avait déjà publié une photo (anonyme à l’origine) sur ce blog.
Dans ce guide destiné aux professionnels souhaitant devenir revendeurs Apple, on découvre de nombreux détails, comme l’origine de la filiale française d’Apple, postérieure à l’implantation de la représentation européenne de la marque, installée à Paris depuis le début de l’année 1980, avec Michael Spindler et Tom Lawrence. SEEDRIN ne voit le jour qu’un an plus tard, pour cibler le marché français en remplacement du distributeur français attitré de l’époque, Sonotec (dont nous avons déjà parlé dans un article sur les pommes tordues).
En 1984, SEEDRIN, c’est 940 millions de francs de chiffre d’affaire, 160 collaborateurs et 70.000 ordinateurs livrés par 430 concessionnaires agréés. À l’époque, la part de marché d’Apple en France atteignait 40%… Et vous, avez-vous connu cette époque ? Témoignez en commentaire !
Toute l’enveloppe de Test Drive a Macintosh
Comment donner envie aux clients de la gamme Apple d’acheter le tout nouveau Macintosh, un peu à la peine en ce début d’année 1985 ? En leur permettant de l’essayer gratuitement à la maison, tout simplement ! Cette proposition, c’est le principe de l’opération « Test Drive a Macintosh » dont nous vous avons déjà parlé. Aujourd’hui, nous vous présentons le document complet, envoyé par la filiale anglaise d’Apple à certains de ses clients, comme à ce responsable des achats chez Talbot Motor.
Sur l’enveloppe, Apple promettait « une bonne excuse pour ne pas sortir ce soir ». À l’intérieur, on trouvait le courrier présenté ici, la brochure présentée là, la brochure des logiciels datée de janvier 1985, ainsi qu’une invitation à remettre à son revendeur local, sans oublier l’étiquette de porte.
Au verso de cette étiquette, à la manière de celles que l’on trouve dans les hôtels, se trouvait une invitation à ne pas être dérangé pendant le test du Macintosh.
Publicité : Le Workgroup Server 95
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page publiée par Apple France en 1993. À l’honneur, le Workgroup Server 95, un Macintosh d’un genre un peu particulier, dédié à la fonction de serveur : partage de fichiers et d’imprimantes, messagerie électronique, agenda partagé, bases de données 4D ou Oracle 7, sans oublier la sauvegarde sur bande DAT 4mm. Bref, de quoi faire pour le groupe de travail ce que Macintosh a fait pour l’individu. Tout ça grâce aux logiciels AppleShare Pro et AppleShare 4.
L’identification à double facteur qui ne sert à rien
L’identification à double facteur, c’est cette sécurité supplémentaire qu’Apple impose lors de certaines manipulations, notamment la connexion d’un nouvel appareil au compte Apple. Le principe est très simple : en plus de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe, vous devez indiquer sur la nouvelle machine un code qu’Apple envoie sur un de vos autres appareils Apple. Sauf que… cette fois-ci, Apple a envoyé le code sur la machine où nous devions l’entrer. Tant qu’à faire, les chiffres auraient pu être rentrés directement là où il le fallait, le niveau de sécurité n’en aurait pas pâti !
Une pochette de CD pour l’Apple Expo 1997
Ce n’est pas la première fois qu’on vous trouve des souvenirs des Apple Expos, ces grands rendez-vous annuels du Mac qui ont accompagné Apple France jusqu’en 2007, auxquels nous consacrons une page de l’Aventure Apple : une publicité de 1985 et un programme de 1994, des invitations diverses, des souvenirs de la version allemande et des versions marseillaise et lyonnaise, des badges de 1988, et même une vidéo complètement vintage de 1985.
Aujourd’hui, c’est la pochette de CD de 1997 que nous vous proposons. Techniquement, elle n’a rien de spécial, c’est une bête pochette de chez Addex, avec une sérigraphie personnalisée…
Un programme Basic peint sur le manuel Apple II
Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.
Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.
LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130
Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :
Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.
Bon anniversaire l’accord Apple-Microsoft
Le 6 août 1997, en conférence inaugurale de la MacWorld Expo de Boston, Steve Jobs explique à son auditoire qu’Apple a besoin de lier des partenariats industriels, plutôt que de se bagarrer avec les autres entreprises. Et le premier partenaire que Steve Jobs a approché au cours des semaines précédentes, c’est Microsoft. Brouhaha incrédule dans la salle. Huées à l’apparition de Bill Gates en vidéoconférence sur l’écran géant.
Les principales conséquences de cet accord sont industrielles : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engage à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, accepte d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs, une décision qui provoque incrédulité et cris de protestation de la part des spectateurs. Pourtant, la seule annonce que retiendront les médias à l’époque, c’est l’investissement par Microsoft de 150 millions de dollars en actions Apple, non cessibles durant trois ans. Ainsi, l’INA titre encore ce reportage d’époque de FR3 « Microsoft rachète Apple ».
C’est le Time qui, peut-être, comprend le mieux la portée de cet accord pour l’avenir de l’informatique, en reprenant en Une cette phrase de Steve Jobs, contactant Bill Gates après son allocution : «Merci, Bill, le monde est meilleur maintenant ».
Pour la petite histoire, sachez que Microsoft a finalement revendu ses 150 millions de dollars d’action avant 2003, en doublant sa mise. Depuis, la valeur de l’action a été multipliée par cent : au cours actuel, cet investissement représenterait environ 30 milliards de dollars.
Les raccourcis-clavier du Mac en 1988
En 1988, le Macintosh avait déjà atteint un bon niveau de maturité. Le Macintosh SE et le Macintosh II, premiers Macs évolutifs, disposaient alors du Système 6, une version très stable et très complète du système. Voici la fiche de référence qu’Apple proposait à l’époque avec ses ordinateurs. Fidèle à sa réputation de cohérence, Apple a conservé la plupart des raccourcis-clavier de l’époque jusqu’à maintenant.
Le raccourci Commande-N du Finder ne permet plus de créer un nouveau dossier, mais ouvre une nouvelle fenêtre depuis Mac OS X. Certains des raccourcis les moins connus sont toujours actifs : un clic sur une case de fermeture avec la touche Option appuyée ferme toujours toutes les fenêtres, et le déplacement d’une fenêtre avec la touche Commande appuyée évite toujours de la faire basculer au premier plan. Même un raccourci lié au MultiFinder est toujours utile : il consiste à double-cliquer sur un fichier avec la touche Option appuyée pour l’ouvrir et faire disparaître la fenêtre du Finder qui le contenait.
L’utilisation de la touche Commande appuyée lors du démarrage, qui permettait de désactiver temporairement le MultiFinder, n’existe plus. En revanche, associée à d’autres touches, elle permet de modifier le processus de démarrage : en mode single-user (S), en mode Détaillé (V) ou sur la partition de Recovery OS (R).
Les combinaisons Commande-Maj-0, Commande-Maj-1 et Commande-Maj-2 qui permettaient d’éjecter les disquettes des trois lecteurs sont aujourd’hui inutilisées. En revanche, on peut toujours faire des copies d’écran avec les raccourcis Commande-Maj-3 et Commande-Maj-4 : à l’époque, ces raccourcis permettaient d’enregistrer l’écran en format MacPaint, ou d’envoyer à l’impression toute la fenêtre active. Il y avait même un raccourci pour imprimer tout l’écran sur l’ImageWriter : il suffisait d’activer la touche Majuscules bloquées en plus du raccourci précédent !









































































































































































