Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, on file vers l’année 2005, avec cette double page présentant toutes les fonctions de l’iPod de l’année, surnommé « iPod 5G » ou « iPod vidéo ». Le petit nouveau ne s’arrêtait en effet pas à la musique (comme tous ses prédécesseurs) ou aux photos (comme le modèle de 2004), il permettait carrément de lire des petites vidéos, des courts-métrages et des clips ou des séries (proposées sur l’iTunes Music Store aux États-Unis dans un premier temps). Le tout dans une résolution de 480 × 360 (en MPEG-4) ou de 320 × 240 (en H.264).
Petit souvenir des Francofolies de 2006 à La Rochelle. Durant cette vingt-deuxième édition du fameux festival de musique, il était difficile d’échapper à l’omniprésence d’un sponsor dont le baladeur était en tête de toute les ventes ! À l’époque, l’iPhone n’avait pas encore chassé l’iPod hors de nos poches, et les fameuses silhouettes accompagnaient encore la communication de la marque.
En cherchant dans mes archives, je viens de m’apercevoir qu’à l’époque, le blog de l’Aventure Apple n’existant pas encore, j’avais envoyé d’autres photos à Mac4ever, vous les retrouverez ici !
Avec l’avènement d’Internet, on a vu fleurir les configurateurs, ces sites web qui permettent de configurer son ordinateur (ou sa voiture) étape par étape, en choisissant les différentes options. Mais comment cela se passait-il en 1988 ? Sur une brochure papier, tout simplement ! Il suffisait de suivre le trait du bout du doigt, du haut vers le bas, et de noter la référence de chaque option souhaitée : M0218 pour passer de 1 à 2 Mo de mémoire vive ; M0213 pour l’extension de mémoire vidéo permettant d’afficher 256 gris ou 256 couleurs ; M0115F pour le clavier étendu. Il y avait même une configuration-type pour utiliser A/UX, le système UNIX développé par Apple à l’époque. Une révolution pour une marque qui avait conçu le Macintosh sans la moindre option !
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une double-page de 1996 présentant l’impact de la puissance du Power Macintosh sur votre travail. Que vous soyez ingénieur, architecte, chercheur, théoricien, imprimeur, graphiste, votre Power Mac vous permet de tester, dessiner, simuler, retoucher, sans attendre. Remarquez le slogan, qui sonne comme une excuse : L’important n’est pas ce que l’ordinateur peut faire, mais ce que vous pouvez en faire. Nous l’avions déjà rencontré dans une publicité pour le petit Performa 5200. Face à un Power Macintosh équipé d’un PowerPC 604 à 132 Mhz, ses six ports PCI, ses douzes emplacements de mémoire, ses 512 Ko de mémoire cache, difficile pourtant d’imaginer qu’Apple avait honte de ses performances !
Un vendeur eBay plein d’espoir propose actuellement un « QuickTime Conferencing Kit » (référence M4490ZM/A), qu’il considère comme un prototype, sans trop expliquer pourquoi. En conséquence, il l’évalue pour le moment à près de 20.000 euros. Ça fait un peu cher pour un kit de vidéoconférence proposé en 1995 pour 250 dollars.
Comme on l’apprend dans l’édition de juin 1995 du magazine MacWorld, QuickTime Conferencing (QTC) était une technologie destinée à concurrencer les autres normes de vidéoconférence, souvent complexes et coûteuses à mettre en œuvre. Grâce à l’installation d’une simple extension système, le Mac devenait compatible avec la norme vidéo H.261, ancêtre du MPEG, et pierre angulaire de la vidéoconférence à l’époque.
Ce kit n’était compatible qu’avec les Macs dotés de la technologie AV d’Apple (comme les Quadra 660AV ou 840AV, ou les Power Macs 6100 AV, 7100 AV et 8100 AV). En effet, on ne trouvait dans le carton que la caméra QTC Camera 100, quelques câbles, et le logiciel QuickTime Conferencing. Or un Mac standard ne disposait pas de la capacité d’importer de la vidéo en temps réel. Les Macs AV, eux, disposaient d’une carte audio-vidéo additionnelle, branchée sur le port PDS, avec des entrées pour connecter la caméra, et une puce pour en traiter le signal analogique. Il était bien sûr possible de choisir une autre carte d’acquisition vidéo compatible Mac.

Dans son communiqué de presse de février 1995, Apple annonçait même la commercialisation d’un Power Macintosh dédié à cette technologie : le Media Conferencing System, un Power Mac 7100 doté du kit QTC, d’un écran, de haut-parleurs externes et d’un clavier, pour un prix de 6000 dollars. Nous n’en avons cependant trouvé aucune trace officielle sous ce nom.
En revanche, le kit « Pro » prévu dans le communiqué de presse existait bien. Vendu sous le nom de « QuickTime Conferencing ISDN Kit », il ajoutait une carte NuBus compatible avec la norme de vidéoconférence H.320 et le réseau téléphonique numérique ISDN (dit RNIS en France, comme le réseau Numéris de France Télécom). En plus de la caméra, il incluait en bonus un téléphone filaire pour éviter que tous les voisins entendent votre correspondant. Ce kit, commercialisé en 1996, coûtait 1750 dollars tout de même ! Il nécessitait un Power Mac et 16 Mo de mémoire vive, quand la version de base se contentait d’un 68040.
Dès 1996, Apple abandonnera la dénomination « AV » de ses Macs, en intégrant au système la carte d’acquisition vidéo et les extensions nécessaires au fonctionnement du kit de vidéoconférence. Ainsi, les Power Macs 7500 et 8500, et plus tard les Performa 5400 et 6400, bénéficieront d’une puissance suffisante pour accéder à leur tour au kit de vidéoconférence, devenu Apple VideoPhone Kit, sous la référence M5673LL/A. Fourni avec Timbuktu Pro de Farallon, il permettait d’échanger des fichiers et de partager un « tableau blanc » tout en conversant avec quatre correspondants simultanément (si la connexion le permettait). Entre-temps, le logiciel d’Apple était aussi devenu compatible avec le standard CoolTalk, la solution de vidéoconférence sur le web de Netscape, compatible Windows et Unix.
La caméra de l’Apple VideoPhone Kit, identique à celle du QuickTime Conferencing Kit, n’était pas siglée Apple. La marque la présentait toujours comme « une caméra de haute qualité ». D’après le manuel de service, il s’agissait d’une caméra doté d’un capteur CCD d’1/3 de pouce (résolution native de 542×492 pixels, résolution utile de 512×492, sortie NTSC en 320 lignes), doté d’une optique de 6 mm à ouverture ƒ/2.8 (avec un réglage d’ouverture), et un focus manuel de cinq centimètres à l’infini. La caméra était connectée en S-Vidéo ou en RCA selon les Macs, au besoin avec une alimentation 12V externe.
Nous n’avons pas eu le cœur à ouvrir notre boîte scellée, mais le Journal du Lapin a déjà publié en 2016 des photos de la caméra en action. Connaissant l’Apple de l’époque, il est évident que cette caméra n’a pas été développée en interne, mais simplement rebadgée, réhabillée à partir d’un produit existant. En 1995, peu de caméras existaient sur le marché. Il y avait bien sûr la QuickCam de Connectix, en forme de boule, mais sa forme et ses caractéristiques techniques n’avaient pas grand chose à voir avec celle d’Apple. En revanche, en fouillant bien, nous avons trouvé un autre modèle qui existait en 1994 et qui pourrait faire un meilleur candidat : la WinCam.One de chez StarDot Technologies, avec un capteur CCD de 512×492 pixels (on trouve aussi des informations sur son successeur, la WinCam.Live). Son format général est proche de celui proposé par Apple, sa résolution était identique (elle pouvait cependant mettre à l’échelle en 640×480 en temps réel), et elle disposait d’un focus manuel…

Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1992 pour le Quadra 900. Création graphique, illustration, retouche d’image et mise en page, tout est possible sur cette machine apparue en octobre 1991. Pour 7200$, Apple proposait une bête de course, dont la mémoire vive de 4 Mo était extensible, excusez du peu, à 256 Mo, du jamais vu à l’époque. Largement de quoi faire tourner ArtMixer, FreeHand, PhotoShop et QuarkXPress, les logiciels révolutionnaires mis à l’honneur par cette réclame.
La série Macintosh Quadra doit son nom au processeur 68040 (ici à 25 Mhz), qui succédait au 68000 (du Macintosh original en 1984), au 68020 (du Macintosh II en 1987) et au 68030 (du Macintosh IIx en 1988).
Dans la famille AppleCare, nous vous avons déjà présenté la grand-mère, la brochure « Atchoum ! Aïe ! Ouille ! » de 1985 présentant ce programme de garantie pour les produits Apple. Nous vous avons aussi présenté le père, ce dépliant « Prendre soin de son Macintosh » datant de 1989. Aujourd’hui (et puisque le dimanche, c’est publicité en anglais), voici la fille, la publicité de 1992, qui invitait à considérer AppleCare comme « un airbag pour votre Macintosh ». À l’époque, l’airbag était encore une innovation récente, et la plupart des voitures n’en étaient dotées qu’en option. Ce coussin accueillant un Macintosh IIsi était donc un message plus « moderne » qu’il n’y paraît maintenant. « Si quoi que ce soit arrive à votre ordinateur, il n’y a rien de tel qu’AppleCare pour amortir le choc. Et protéger cette puissance qu’Apple vous a donnée. La puissance de donner votre maximum ».
En matière de collection d’iPod, il a assez vite été difficile d’imaginer posséder toutes les déclinaisons d’un même appareil. Entre les différentes possibilités de stockage, et les couleurs variées, des dizaines de références d’une même génération ont pu coexister. L’iPod Shuffle de première génération a résisté à la tendance amorcée avec l’iPod Mini, en ne proposant que deux déclinaisons de l’appareil : 512 Mb, et 1 Gb, sans variations de couleurs. On notera également que l’iPod Shuffle inaugure un nouveau format de boîte. Adieu, boîtes cubiques, ou presque cubiques des iPod et iPod Mini, bonjour la mini boîte à pizza. Ce format sera repris pour l’ensemble de la gamme des iPod de cinquième génération, et pour les nano de 1ere génération.
Pour les collectionneurs, l’iPod de 512 Mb dans une boîte scellée se trouve très facilement, signe peut-être que l’appareil n’a pas connu un succès foudroyant. Le modèle à 1 Gb est un peu moins évident à dénicher, en tout cas dans une boîte scellée. L’Aventure Apple vous propose donc une photo de famille complète, des iPod Shuffle de première génération et de leurs accessoires, dont on vous parle ici.
Pendant toute une décennie, le groupe anglais Coldplay a joué un rôle tout particulier dans l’histoire d’Apple. En voici les principales étapes.
Dès le 8 septembre 2003, Chris Martin, leader de Coldplay, a droit a une petite intervention dans le communiqué de presse qui annonce qu’iTunes a vendu dix millions de chansons depuis son lancement quatre mois plus tôt. Il y exprime son honneur d’être l’un des artistes les plus vendus sur l’iTunes Music Store, et sa reconnaissance à Apple pour avoir mis à la disposition des amateurs de musique une plateforme performante pour découvrir et acheter des albums et des chansons.
Le 14 septembre 2005, Coldplay réserve à l’iTunes Music Store l’exclusivité d’un mini-album baptisé Fix You, composé de quatre pistes et vendu 2.99 dollars, dont le bénéfice est reversé à la Croix Rouge au profit des victimes de l’ouragan Katrina qui a frappé les États-Unis quelques jours plus tôt.
Le 23 février 2006, l’iTunes Music Store vend sa milliardième chanson. Pour l’occasion, son acheteur remporte un iMac, dix iPods et un chèque-cadeau de 10.000 dollars à dépenser sur l’iTunes Music Store. L’histoire a retenu que la milliardième chanson était Speed of Sound de Coldplay. On rappellera pour l’anecdote qu’un an plus tôt, l’acheteur de la 500 millionième chanson avait justement remporté, en plus de dix iPods, quatre billets pour un concert de Coldplay et une rencontre en coulisse avec le groupe. Le concours avait donné à lieu à l’affichage d’un compteur affiché « en temps réel » sur le site d’Apple.
En mai 2008, Coldplay apparaît dans un spot publicitaire dédié à iTunes, au son du titre « Viva la Vida ». Le groupe avait été précédé dans cet exercice par U2, Paul McCartney et Bob Dylan. Visuellement, le clip de Coldplay était le plus travaillé, et sans doute le plus réussi. Chris Martin avait d’ailleurs remercié Apple d’avoir fait de cette chanson un succès, alors que sa maison de disque n’était pas convaincue de son potentiel…
Le 1er septembre 2010, lors d’un Special Event, Apple présente la quatrième génération de son iPod shuffle, la sixième de son iPod nano (avec son écran tactile) et la quatrième génération de son iPod touch. À l’issue de cette présentation, le leader de Coldplay Chris Martin monte sur scène pour jouer quelques titre seul (dont une ballade inédite, Wedding Bells), en s’accompagnant au piano. Une performance diversement appréciée, comme le sera d’ailleurs le réseau social Ping présenté par Apple à cette même occasion…
Le 19 octobre 2011, Coldplay participe à l’hommage rendu à Steve Jobs, sur le campus d’Apple à Cupertino. Le groupe interprète Viva La Vida, puis Fix You, et enfin Every Teardrop Is a Waterfall, une chanson de circonstance pour Chris Martin qui était proche de Steve Jobs. Sur scène, le chanteur raconte notamment comment celui-ci avait traité l’un de ses titres de « m*rde » dix ans plus tôt, ou comment il lui avait réparé un jour son ordinateur portable en panne. La chanteuse Norah Jones était également présente aux côtés de Tim Cook et Jonathan Ive, deux semaines après le décès du créateur d’Apple.
Coldplay sera encore à l’honneur des 12 jours de cadeaux iTunes le 26 décembre 2011, avec un mini-album de trois titres audio et vidéo, enregistrés l’été précédent à l’iTunes Festival, lors d’un concert donné le 22 juillet 2011 à Londres. Coldplay participera à nouveau à l’iTunes Festival, le 19 février 2014, à Austin (Texas).
Et en 2014, quel piste Kevin Lynch choisit-il au moment de présenter la fonction musicale de la toute nouvelle Apple Watch ? Quel suspens ! Au hasard, mais alors complètement au hasard : A Sky Full of Stars, par Coldplay !
Faut-il enfin rappeler que le leader du groupe, Chris Martin, et sa compagne d’alors, Gwyneth Paltrow, ont donné à leur fille, née en 2004, le prénom Apple ? Un prénom qui a immédiatement connu un pic de popularité (tout à fait relatif — une fille pour 50.000 naissances), qui s’estompe depuis quelques années.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une double-page de 1984, publiée à l’occasion de la sortie de l’Apple IIc. Sur le fond, elle est très classique, reprenant l’argumentaire de vente du petit dernier de la série Apple II, avec sa logithèque héritée de ses aînés, et les ports intégrés pour connecter des périphériques. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on remarque que la souris présentée sur la photographie n’est pas celle de l’Apple IIc, ni même celle du Macintosh, mais bien celle du Lisa ! Ce n’est pas la première fois que l’on remarque que les photographes d’Apple devaient parfois faire avec ce qu’ils avaient sous la main durant les phases de développement des produits. On avait ainsi surpris la même souris sur une publicité pour l’Apple IIe.
Le 8 juin 2009, Apple présentait son nouveau modèle de téléphone, sous le nom d’iPhone 3GS. 3G, comme son prédécesseur qui se connectait à ce réseau plus rapide que le EDGE du premier modèle, et S comme Speed, puisque ce nouveau modèle était annoncé deux fois plus rapide que le précédent grâce à un processeur Samsung APL0298C05 dérivé du Cortex A8 d’ARM appuyé par 256 Mo de mémoire vive, le double de son prédécesseur.
L’iPhone 3GS bénéficiait de quelques autres améliorations, comme une boussole intégrée, une puce Nike+iPod en interne, un appareil photo autofocus dont la résolution avait été augmentée à 3 mégapixels, ou la possibilité de capturer des vidéos au format 640 x 480.
Ces dernières années, Apple ne nous simplifie pas la vie avec ses noms de modèles. Actuellement, deux modèles d’iPhone coexistent : l’iPhone Xr
et l’iPhone Xs, avec le r et le s écrits en « petites majuscules ».
Comme le rappelait MacGénération il y a quelques mois, ce type de caractère n’est pas toujours accessible dans les éditeurs de texte, et Apple elle-même s’en dispense parfois. Pourtant, l’utilisation des petites majuscules par la marque n’est pas récente. Nous en avons retrouvé plusieurs occurrences dans nos archives… Tenez, pas plus tard qu’hier, nous vous parlions des Quadra 840av et Centris 660av. Regardez donc comment Apple écrivait ces deux lettres signifiant Audio et Vidéo, sur cette image empruntée au site Worthpoint :

On retrouvait le même symbole sur son successeur, le PowerMacintosh 6100/60av. Mais pas sur le Performa 6110CD qui avait droit à de vraies majuscules.

Avant eux, le Macintosh IIcx avait eu le droit au même traitement. Ce n’était pas le cas des autres modèles : le IIfx ou le IIci, par exemple, étaient écrits en minuscules. Le X désignait les modèles de Macintosh équipés d’un processeur 68030 (le SE/30 aurait ainsi dû s’appeler… le SEx !), et le C un modèle plus compact (comme le IIc). Si vous avez un petit doute sur ce C de CX, allez donc vérifier sur le catalogue de polices de caractères DaFont, qui dispose de l’Apple Garamond utilisée à l’époque.

Si on remonte encore le temps, jusqu’en 1986, on peut retrouver le même type de graphie avec l’Apple IIgs. GS, comme Graphic & Sound. Le IIe et le IIc, de leur côté, étaient écrits en minuscules.
Vous voulez mettre un peu de couleurs dans votre collection Apple ou sur un coin de bureau ? Alors craquez pour le CD tout rose d’iTunes 4 (on le trouve actuellement aux enchères sur eBay en France). Un petit souvenir qui s’accorde parfaitement avec l’iBook G4 sorti à la même époque, en 2004.
Non seulement il est très décoratif, mais en plus il est drôle : car Apple vous invite à prêter ce CD à un ami pour lui faire découvrir iTunes, et précise dans les petites lignes que « le partage de ce CD avec un ami contredit les termes du contrat de licence d’utilisation, mais Apple vous y autorise » !
Le même vendeur sur eBay propose également le CD de la version 4.5 sorti trois mois plus tard. Pour le coup, la pochette est devenue toute bleue, mais arbore toujours une des silhouettes caractéristiques de la communication d’Apple pour iTunes à cette époque.
Dans l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group, introuvable dorénavant sauf sur le marché de l’occasion, le lecteur ébahi découvre des prototypes et des croquis du Groupe de Dessin Industriel d’Apple, des années 80 jusqu’à 1997. Nous aurons l’occasion d’en diffuser quelques extraits. Aujourd’hui, voici un projet de design pour le Macintosh, datant d’avril 1982. On y retrouve évidemment le lecteur de disquettes 5 pouces 1/2 Twiggy, mais aussi un support ajustable en hauteur, dans un boîtier aux angles plus vifs que celui qu’Apple choisira finalement. Cliquez ou touchez l’image pour l’agrandir !

Le dimanche, c’est publicité ! Après le Power Macintosh 9500/200 de la semaine dernière, on reste dans le haut de gamme avec cette page A4 vantant les mérites du Power Mac G4. On remarque un style très inhabituel pour la marque, qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à une publicité : Le Power Mac G4 est tout simplement l’ordinateur le plus rapide jamais conçu pour l’utilisation des applications graphiques. Il tire son incroyable puissance du processeur PowerPC G4 avec Velocity Engine.
Un document créé avec AppleWorks s’ouvre toujours avec AppleWorks quand on double-clique dessus. Et ça se passe comme ça avec tous les fichiers de votre disque dur. Pourtant, il suffit de pas grand-chose pour changer tout ça.
La première solution consiste à changer le suffixe du fichier. Ça ne marche quasiment jamais, mais ça a le mérite d’être simple. Par exemple : renommez un fichier en lui donnant comme suffixe “.jpg” : son icone va alors changer et devenir celle de Picture Viewer. En fait, cette solution n’est pas la bonne, puisque dans la plupart des cas, les applications d’origine reconnaissant déjà l’ancien format, MacOS ne verra pas l’intérêt de changer le créateur du fichier (c’est le cas par exemple si vous voulez faire en sorte qu’un fichier Photoshop s’ouvre avec PictureViewer).
Alors, comment faire ? Eh bien, une fois de plus, on a recours à ResEdit. Lancez-le puis utilisez le menu “Informations sur…” et sélectionnez le fichier dont vous souhaitez changer le créateur. Puis faites de même et sélectionnez l’application qui devra ouvrir par défaut le fichier. Recopiez la case “Creator” de l’application dans la même case du fichier. Enregistrez et quittez ResEdit. Votre fichier est alors ouvert par défaut avec la nouvelle application.
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000. À l’époque, le menu “Ouvrir avec…” n’existait pas !
Mike, un de nos lecteurs, nous a envoyé une copie de ce très intéressant courrier adressé par Apple à ses revendeurs en 1997, en même temps qu’elle leur faisait parvenir les fameux posters de la campagne Think Different. On y apprend que les posters ne devaient en aucun cas être offerts aux clients, mais aussi que les posters d’Einstein et Hitchock devaient impérativement être exposés avec les autres, « tous visibles sur le point de vente ». On image qu’Apple avait obtenu les droits de reproduction de ces photographies pour sa campagne sous réserve de ne pas faire usage de ces images de manière isolée.
Le courrier était signé de Jean-Pierre Giannetti, directeur Marketing d’Apple France à l’époque (il deviendra rapidement directeur marketing d’Apple Europe). À l’époque, Apple ne disposait pas encore de son propre réseau de vente, et dépendait de revendeurs agréés auxquels elle mènera la vie dure quelques années plus tard.
Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !
Il y a quelques jours, un prototype de Macintosh Portable s’est vendu chez RRauction. Comme beaucoup de prototypes de l’époque, il est intégré dans un boîtier transparent qui permettait de surveiller le comportement des composants et de réaliser des tests de ventilation par fumée.
Sorti en 1989, le Macintosh Portable fut le premier Mac fonctionnant sur batterie, avec écran LCD 640 x 480 à matrice active, clavier complet et trackball intégré. Trop lourd et coûteux pour séduire le grand public, il reste néanmoins une étape fondatrice qui mènera aux PowerBook. Les versions à boîtier transparent sont aujourd’hui extrêmement rares : seulement sept exemplaires sont connus dans le monde.
Il fallait bien que ça arrive : à force de me promener sur eBay, j’ai fini par m’y perdre. Et voici sur quoi je suis tombé : une brochure anglaise de 1978 pour l’Alfa Romeo Alfetta. En voici la couverture :
Alors je dis ça, je dis rien, mais la ressemblance est tout simplement bluffante ! Microsoft a utilisé un logo très proche (dérivé de celui de Windows 3 et de Windows 95) à partir de Windows XP en 2001, et l’a abandonné avec Windows 8 en 2012. Bien sûr, je ne sous-entend rien : n’importe quel drapeau à damier flottant dans le vent a pu servir de source d’inspiration commune à deux designers…
Dans notre rubrique Astuces : savez-vous que les logiciels d’Office 98 vous permettent d’utiliser les menus sans la souris ?
Sur votre clavier, appuyez sur la touche F10 : le menu pomme est sélectionné. Appuyez sur Retour, le menu Pomme se déroule. Avec les flèches gauches et droites, vous changez le menu sélectionné, et avec haut et bas vous sélectionnez un article de menu. Avec Retour, vous sélectionnez l’article. Pratique en cas de panne de souris !
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Demain, nous fêterons le trente-quatrième anniversaire d’Excel. Un logiciel qui, pendant deux ans, était resté une exclusivité réservée au Macintosh (on a parlé dernièrement de sa sortie sur l’IBM-PC en 1987). À cette occasion, et puisque le dimanche, c’est publicité, nous vous présentons cette réclame d’Apple France datant de 1985 et associant le Macintosh 512K et Microsoft Excel.
Cette publicité avait décidé de jouer la carte de l’humour pour rendre un peu plus désirable un tableur plein de qualités. Excel devient un logiciel efficace pour la gestion et pour la digestion des données, qui règle le principal problème des chiffres : leur grand nombre. Un logiciel qui permet de spéculer à la hausse ou de fixer le dollar à 10 francs. Un logiciel qui permet d’enregistrer sa caisse noire en Suisse sous forme de macrocommande pour ne plus avoir besoin de reformuler la même opération plusieurs fois. Bref, un super tableur, réservé au Macintosh 512K équipé d’un lecteur externe.
A l’heure des abonnements Apple Music, Deezer, Spotify et des autres, la musique ne pèse plus rien. Associé au Cloud, même la capacité de stockage des appareils connectés n’est plus un facteur déterminant du nombre de morceaux que vous pouvez écouter. Il est donc amusant de voir dans cette brochure de l’iPod de 4ème génération cette allusion au poids de la musique que peut contenir le petit baladeur de 176 grammes seulement :
40 Go, 10 000 chansons, 255 kg de vinyles, 73 kg de cassettes, 48,5 kg de CD.
Internet est vraiment un village mondial. Jugez plutôt : d’un clic, un Français peut y acheter, auprès d’un Anglais, un produit d’une firme américaine présenté dans sa version néerlandaise ! Alors si vous maîtrisez la langue de Vondel, lancez-vous, faites une offre !
Le PowerCD, pour ceux qui l’ont oublié ou qui sont nés trop tard, était un lecteur de CD-audio, de CD-Rom et de PhotoCD, rebadgé par Apple à partir d’un lecteur Kodak. Il pouvait fonctionner de manière autonome comme un simple lecteur CD avec une prise casque, et disposait même pour cela d’une batterie intégrée. Mais il pouvait aussi se connecter à un Mac par le port SCSI pour devenir un lecteur CD-Rom externe. On peut dire, sans exagérer, que ce produit n’a pas rencontré un succès phénoménal.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page de décembre 1983, la dernière parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque. Juste avant le lancement du Macintosh, la marque s’offrait une dernière publicité dans cette série, pour présenter son ImageWriter, dont beaucoup se souviennent comme de la meilleure imprimante matricielle de la marque, avec sa résolution de 140 x 160 points par pouces et ses 120 caractères par seconde. Pour l’acheter, il était possible de demander l’Apple Card, une carte de crédit permettant d’acheter du matériel Apple sans appeler son banquier.
On remarquera aussi la mention du logiciel Catalyst de Quark (qui n’avait pas encore imaginé Xpress), qui permettait de dupliquer les logiciels de leur disquette vers le disque dur ProFile, afin de ne plus avoir besoin de redémarrer l’ordinateur pour passer de l’un à l’autre. Un bidule assez étonnant, auquel sera greffé plus tard une interface inspirée du Macintosh, très proche de ce qu’on retrouvait avec MouseDesk de Version Soft.
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double page de l’été 2001. On y voit le PowerBook G4, de face et de profil, et en guise de légende, quelques caractéristiques techniques résumant toute l’innovation dont Apple était capable : 2,54 centimètres d’épaisseur, 2,4 kilogrammes, lecteur DVD, cinq heures de batterie, AirPort (le petit nom du Wi-Fi chez Apple à l’époque), écran extra-large de 15,2 pouces, coque en titane : PowerBook G4. Tout simplement.
Le concept du « paquet de mouchoirs publicitaire », forcément, il fallait que ça vienne du Japon. Là-bas, cela n’étonne personne. Il faut dire qu’un paquet de mouchoirs, c’est bien pratique, et au moins, ça ne finit pas dans la poubelle comme une brochure ou un porte-clés. Enfin si, ça finit dans la poubelle, mais entre-temps, ça a été bien utile.
Bref, la filiale japonaise d’Apple s’est pliée à cette coutume locale à plusieurs reprises. Dans la collection de l’Aventure Apple, on en trouve deux exemples, pour la gamme Performa et pour le Système 7.5, dénommé là-bas Macintosh KanjiTalk 7.5 (le Journal du Lapin en a déjà touché un mot). Les paquets français sont là pour donner l’échelle : les mouchoirs japonais sont plus fins, et pliés plus larges, dans une pochette souple où ils se trouvent plus à leur aise que leurs cousins européens, tout écrasés.
Et forcément, si vous voulez vous en procurer quelques-uns, et en découvrir de nouveaux, c’est sur le site d’enchères de Yahoo Japon que ça se passe…

Voici une trouvaille intéressante sur le site d’enchères eBay : un clavier tout neuf, mais datant de l’époque de l’Apple I, et tout à fait compatible avec celui-ci. Evidemment, 3500 dollars, c’est pas donné pour un clavier à 53 touches, mais avouez que ça ferait chic avec l’Apple I que vous gardez au grenier…

Ce clavier, fabriqué par l’entreprise Clare-Pendar, en 1973, portait le petit nom de Teletypewriter modèle K353. Oui, à l’époque, il y avait des boîtes qui fabriquaient des claviers, comme ça, et leur donnaient des noms. Son propriétaire l’a testé pour vérifier le fonctionnement de chaque touche, à l’aide d’une carte électronique bricolée à la maison. La notice indiquant les concordances de chaque touche avec la norme US ASCII a sûrement facilité ce travail.

Si vous êtes observateur, vous avez sûrement remarqué une touche qu’on ne voit plus de nos jours : la touche « HERE IS ». Située juste au-dessus de la touche retour, elle devait avoir son importance, mais laquelle ? Nous avons lu et relu le blog de Dave Cheney, mais nous n’avons toujours pas bien compris : c’est une histoire de communications et d’answerback entre un terminal et un serveur connectés entre eux, afin de s’identifier mutuellement.
Clare-Pendar était une entreprise américaine basée dans l’Idaho, issue de la fusion de Clare & Company et de la branche américaine de l’entreprise française Pendar, en 1966.
Plus de vingt ans après leur apparition, on doit bien admettre qu’Excel (de Microsoft) et Hypercard (d’Apple) n’ont pas connu le même destin ni la même fortune. Le premier est encore la référence incontestée du monde des tableurs (et sans doute l’un des logiciels les plus connus toutes catégories confondues), tandis que le second n’a guère gardé qu’une petite place d’honneur dans la mémoire de quelques passionnés (dont nous sommes).
Et pourtant, en avril 1988, au moment de décerner ses récompenses aux produits sortis en 1987, le magazine InfoWorld (dont la version numérisée par Google Books est devenue notre livre de chevet) met les deux logiciels au coude à coude. Excel remporte le prix du logiciel MS-DOS de l’année, tandis qu’HyperCard remporte la catégorie côté Mac. Mais c’est dans les commentaires que l’anecdote trouve toute sa saveur : Excel est vu comme « un reflet du tableur du futur », ni plus ni moins, quand HyperCard est présenté comme « le produit le plus influent de 1987 ». Il remporte également la catégorie ouverte « Meilleure nouvelle idée ».
Malgré les qualités évidentes du logiciel, l’avenir n’a pas donné raison au jury d’InfoWorld. La polyvalence et le génie d’HyperCard, le bébé de Bill Atkinson, restent pourtant à ce jour inégalés, malgré son échec commercial.
Aujourd’hui, nous vous présentons quelques-unes des invitations à Apple Expo que nous avons conservées dans notre collection. Nous avons sélectionné celles qui ont marqué le tournant vécu par Apple au retour de Steve Jobs.
Voici donc l’invitation à l’Apple Expo de 1997. Encore très « ancien monde », avec beaucoup de couleurs, beaucoup de polices, et beaucoup de blabla. Pourtant, mis à part son Twentieth Anniversary Macintosh et un MacOS 8 pas si révolutionnaire que ça, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent en 1997. Et ce « pas grand chose » portait le nom très éphémère de New Macintosh dont nous avons déjà eu l’occasion de parler.
En 1998, les choses changent. La marque se cherche encore, avec des couleurs variées et l’une des dernières apparitions du logo coloré, mais le slogan « Think Different » est là. Et la marque invite en même temps à la conférence de présentation de iMac. Oui, on disait comme ça, à l’époque. iMac n’était pas encore devenu un nom commun. On utilisait le terme iMac comme on utilise un prénom, sans déterminant. On présentait iMac, comme on présente Monique ou Bruno.
En 1999, l’invitation est épurée. Le logo arc-en-ciel a disparu. Plus de blabla, plus de slogan, presque plus de couleurs. Reste ce gros rond rouge sorti de nulle part. On aurait pu croire à une foire thématique sur le Japon…
L’épurement atteint son paroxysme en 2000 et 2001. On ne cite même plus Paris Expo, et il n’y a même plus le logo Apple. La police Apple Garamond vit ses dernières heures : dès 2003, elle sera remplacée dans la communication d’Apple par la police Myriad, y compris dans le logo Apple Expo.
En 2001 d’ailleurs, l’exposition est annulée au dernier moment, en raison des craintes liées aux attentats du World Trade Center survenus quelques jours plus tôt. Apple, une icône du capitalisme américain, n’a voulu faire courir aucun risque aux visiteurs de son exposition.
Et vous, avez-vous connu le premier lancement de Classic après votre passage à Mac OS X ?
Au premier lancement d’une application n’ayant pas été « carbonisée » (comme on disait à l’époque pour désigner les applications reprogrammées pour tirer parti de Mac OS X), le système lançait automatiquement MacOS 9 (appelé « Classic »), qui se superposait à la version X.
La première fois que cela se produisait, MacOS X vous invitait à mettre à jour votre système 9 pour adapter son fonctionnement. Seule solution : cliquer sur le bouton « OK » : cela avait pour seul effet d’ajouter quelques fichiers dans le dossier système de Mac OS 9. Le fonctionnement du système original n’en était heureusement pas affecté.
Les fichiers ajoutés sont ceux situés à droite de la fenêtre : Classic, ProxyApp, Classic Support UI, rgl_log.txt et Classic Support : bien que ProxyApp ait l’air d’une application tout à fait banale, toute tentative d’exécution se soldait généralement par un crash du système.
Le nouveau Mac Pro 2019, dont nous avons déjà comparé le design à celui d’une râpe à fromage, est accompagné d’un écran Pro Display XDR un peu cher, qui dispose d’une finition mate présentée comme révolutionnaire par Apple : un traitement de surface consistant en une gravure nanoscopique chargée de dévier les reflets de la lumière ambiante pour les rendre moins visibles.
Cette idée n’est pas nouvelle chez Apple. Ce qui a évolué, c’est l’échelle à laquelle elle est appliquée. Déjà en 1980, quand elle présente son Apple ///, la marque conçoit pour lui un nouvel écran, le Monitor /// — en fait, c’était même le premier écran conçu par Apple. Mais la principale particularité du Monitor ///, c’était ce traitement de surface, à base de fils de nylon. On ne parlait pas encore de nano, mais déjà de micro : remarquez à quel point la trame de ce filtre était fine, comparée aux caractères affichés sur l’autre côté du verre. Fine, mais loin d’être imperceptible : ce traitement donnait l’impression que l’écran était recouvert par une fine couche de tissu, comme un collant en nylon, justement.
Une couche anti-reflets qui imposait aussi des précautions toutes particulières lors du nettoyage de l’écran, comme l’indiquait le manuel utilisateur de ce Monitor ///. En cas de saleté trop incrustée, il fallait faire décaper l’écran par un technicien, puis poser un filtre neuf !
Pour le reste, le Monitor /// était un écran monochrome (caractères verts sur fond noir) de 12 pouce de diagonales, particulièrement adapté à l’affichage de texte fixe en raison de son taux de rafraichissement anémique. Sa version de base atteignait une luminosité de 20 foot-lambert, soit environ 70 nits, comparés aux 1000 à 1600 nits du nouvel écran d’Apple.
Nous avons par ailleurs retrouvé un article de Computer World de mai 1982 annonçant une réduction de 22% du tarif de cet écran, qui passait de 320 à 249 dollars. Le prix de son pied (qui permettait de le poser au-dessus d’un Apple II plus étroit), lui restait inchangé à 29,95 dollars. Patience, donc. Le prix du Pro Display XDR finira bien par baisser à son tour !
Vous cherchez une astuce pour quitter toutes les applications actives sans vous fatiguer ? Essayez celle-là !
Depuis le Finder, demandez « A propos de votre ordinateur » : une fenêtre apparaît avec, entre autres, la liste de toutes les applications actives. Cliquez sur le nom de toutes les applications que vous voulez quitter, en maintenant la touche Majuscule appuyée. Une fois que toutes les applications sont surlignées, cliquez sur l’une d’elles en appuyant en même temps sur « Ctrl », et choisissez le menu Quitter.
Cette astuce a été publiée en 2001 par la revue A Vos Mac. Et sous Mac OS X, une idée pour faire de même ?
Aujourd’hui dans notre rubrique d’Astuces, voici sûrement l’une des plus anciennes astuces du Macintosh. Pensez : elle fonctionnait déjà il y a trente ans, sur l’écran noir et blanc de nos Macs sous le Système 6 !
Pour déplacer une fenêtre affichée en arrière-plan à l’écran, sans la faire passer au premier plan, il suffit de maintenir la touche Pomme (Commande) appuyée pendant le déplacement. Cela permet par exemple de ne pas perdre une sélection faite dans la fenêtre au premier plan, ou de garder au premier plan une fenêtre tout en déplaçant à l’arrière une fenêtre dont le contenu masqué vous intéresse.
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 2003 pour les PowerBook G4 12 et 17 pouces. Epoque sympathique où l’on avait le choix entre trois tailles d’écrans dans la gamme d’Apple, sans compter les iBooks qui complétaient l’offre en 12 et 14 pouces d’entrée de gamme.
Le PowerBook G4 12 pouces démarra sa carrière à 867 Mhz, puis grimpa jusqu’à 1.5 Ghz, mais ne passa jamais aux processeurs Intel. Apple préféra faire disparaître ce modèle, en même temps que la gamme iBook, pour lancer son nouveau MacBook 13.3 pouces en 2006.
Sous Internet Explorer, vous avez deux techniques pour conserver une URL à portée de main. Vous pouvez cliquer sur l’icône dans la barre de titre un instant, avant de la glisser sur le bureau, pour créer un petit document Internet Explorer contenant simplement l’adresse de la page. Vous pouvez aussi utiliser la fonction incluse dans MacOS, en glissant cette fois l’adresse sélectionnée dans la barre d’adresse, ce qui aura pour effet de créer un lien internet, associé à l’application de navigation de votre choix.
Vous en avez assez de voir vos pages internet ouvertes dans Explorer remplacées dès que vous lancez un fichier html, un aperçu dans votre logiciel de création de site, ou que vous cliquez sur un lien dans un e-mail ou un document ? Peut-être faudrait-il penser à activer la fonction « Ouvrir une nouvelle fenêtre du navigateur », dans les préférences d’Explorer…
Toujours dans Internet Explorer, vous pouvez taper rapidement les première lettres du texte d’un lien pour le sélectionner, puis appuyer sur retour pour l’activer. Sur la fenêtre de l’exemple, vous pourriez donc taper “A”, “AU” ou “I” pour choisir l’un des trois liens. Et n’oubliez pas que pour sélectionner les liens les uns après les autres, vous pouvez utiliser la touche Tabulation.
Ces astuces ont été publiées en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Début 1997, Apple France profite du lancement de nouveaux modèles pour faire disparaître la dénomination Performa de sa gamme et renommer tous ses modèles en Power Macintosh. Comme il se doit, les brochures s’adaptent au passage : vous pouvez maintenant jouer au jeu des 7 erreurs entre ces documents de septembre 1996 et mars 1997.
En 1996, la gamme familiale d’Apple comprend encore un modèle hérité du Performa 630 : le Performa 6320, avec son boîtier horizontal et son écran séparé. Le Performa 5400, fleuron de la gamme, atteint déjà un respectable 180 Mhz avec son processeur 603e.
Quelques mois plus tard, le Performa 6320 est passé à la trappe, et le processeur 603ev de la nouvelle gamme atteint désormais 225 Mhz. Le QuickTake 200 s’est fait une petite place parmi les périphériques proposés par Apple. Il n’y restera pas bien longtemps…
On remarque aussi qu’en 1997, Apple utilise son slogan éphémère « Give your dreams a chance », sur le point de se faire remplacer par Think Different.
Décidément, le mois de janvier est riche en anniversaires chez Apple ! Six ans avant la présentation de Keynote, Apple proposait le 7 janvier 1997 la mise à jour 7.6 de son système d’exploitation. Sous le nom de code « Harmony », cette version prenait pour la première fois officiellement le nom de « Mac OS ». Cette mise à jour était tout de même facturée 700 Francs TTC, voire 1200 francs avec une souscription permettant de bénéficier des mises à jour de 1997 (Mac OS 8 sortira en juillet). Pour l’occasion, voici deux publicités de l’époque. Sobres, élégantes, et discrètes… ou pas.
Avant de jouer au jeu des 7 différences, vous remarquerez que cette publicité est signée Claris, qui distribuait les logiciels Apple à l’époque. Apple n’est citée qu’en marge… On comprend que les utilisateurs aient été un peu perdus, et que Steve Jobs (qui commençait à faire le tour du propriétaire à l’époque) ait souhaité simplifier l’organisation et la communication de l’entreprise…
Depuis fort longtemps, les ordinateurs marqués d’une pomme étaient équipés d’une prise DA-15 permettant de brancher un écran sur l’unité centrale. Cette sortie standard atteint cependant ses limites avec l’avènement des écrans LCD, dont la qualité exige une connexion numérique afin que le signal ne se dégrade pas entre la carte vidéo et la dalle. C’est ainsi que dès décembre 1999, la deuxième génération de Power Macs G4 est équipée de la nouvelle sortie DVI, qui faisait dans le même temps son apparition dans le monde PC.
Cependant, la solution ne semble pas suffire à Apple, qui enrage de voir le design ses produits défiguré par les câbles de toutes sortes qui relient les différents éléments. Alors, dès le mois d’août 2000, un peu plus d’un an après avoir présenté son magnifique écran plat 22 pouces au standard DVI, la marque lance un nouveau type de connexion : l’ADC, transportant sur un seul câble le signal vidéo numérique, l’alimentation électrique et le signal USB.
Les trois premiers écrans, dont deux plats, présentés par la marque dans ce format, peuvent ainsi servir de concentrateur USB, afin de connecter les périphériques sans aller fouiller derrière l’unité centrale. De plus, il devient ainsi possible d’allumer et d’éteindre le Mac en appuyant sur le bouton d’alimentation de l’écran. Et tout cela avec la qualité d’un signal 100% numérique de l’ordinateur à la dalle, sans transformation ni perte.
Pour les utilisateurs qui renouvellent tout leur matériel, c’est une innovation intéressante, qui attire rapidement les autres constructeurs, comme Dr Bott qui propose un switch pour partager un écran ADC entre plusieurs machines et un convertisseur VGA vers ADC, ou Formac qui se fait remarquer en proposant son écran Gallery 1740 moins cher que celui d’Apple, dès octobre 2001.
Cependant, loin d’être idéale, la solution implique de recourir aux services d’un adaptateur pour connecter entre eux ordinateurs et écrans de formats différents. Ainsi, les utilisateurs de PC souhaitant utiliser les écrans Apple, reconnus pour leur qualité, doivent acquérir un adaptateur qui convertit le signal VGA ou DVI de leur carte graphique vers le signal ADC des écrans à pomme. Quant aux utilisateurs des PowerBook, pourtant évidemment fabriqués par Apple, ils sont obligés d’acheter une coûteuse interface DVI-ADC, la marque n’ayant jamais intégré sa propre prise à ses portables.
En effet, jusqu’en 2002, les PowerBooks ne sont équipés que de deux sorties : la traditionnelle VGA et le S-video. À cette date, Apple remplace le VGA, non pas par son ADC, mais par un DVI, statistiquement plus répandu dans les environnements de travail où le portable a vocation à être utilisé. De même, pendant toutes ces années, pour brancher deux écrans ADC sur un PowerMac, il est nécessaire d’acquérir un adaptateur DVI-ADC, puisque les cartes graphiques proposées pour Mac embarquent au mieux un port ADC et un port DVI ! Bref, la situation est un peu compliquée, et particulièrement coûteuse : il faut compter entre 100 et 150 euros pour un convertisseur DVI-ADC (les deux normes étant relativement proches) et jusqu’à 300 euros pour convertir le VGA en ADC !

Il faudra attendre juin 2004 pour que les premières rumeurs au sujet de l’abandon du format ADC par Apple fassent leur apparition. Après la sortie des PowerMacs G5, en effet, les anciens écrans Apple n’étaient plus adaptés au nouveau design de la marque, il devenait nécessaire de les revoir, et beaucoup pensaient que ce serait l’occasion pour Apple de modifier leur connectique. Et en effet, le 28 juin 2004, Steve Jobs présente sur la scène du Moscone Center trois nouveaux écrans, de 20, 23 et 30 pouces de diagonale, reprenant le design aluminium du G5.
Exit l’ADC, bienvenue au DVI, avec un petit raffinement dont Apple a le secret, puisque la marque a conçu un câble particulier : un seul port du côté de l’écran, et un câble se décomposant à l’autre extrémité pour se connecter aux ports adéquats du Mac. Le haut de gamme des cartes graphiques pour Mac permet même de brancher deux écrans 30 pouces au même ordinateur grâce à la présence de deux ports DVI double-liaison. Enfin ! Toute la gamme Apple est compatible non seulement avec les standards du marché, mais en interne, avec chacun des produits professionnels au catalogue de la marque, ce qui était bien la moindre des choses !
Vous avez une façade ? Vous avez 20.000 dollars ? Alors le moment est peut-être venu d’enchérir sur une ancienne enseigne Apple. Si l’on en croit le site d’enchères Nate D Sanders, cet exemplaire aurait été commandé par l’un des premiers revendeurs Apple de l’histoire, qui avait découvert la marque « lors d’un salon informatique en 1976 ». Malheureusement, l’histoire n’est pas plus précise que cela. On peut tout de même s’étonner de la chronologie, puisque le logo arc-en-ciel d’Apple n’a été créé qu’au début de l’année 1977, que l’Apple II n’a été présenté qu’en avril 1977 lors du premier salon West Coast Computer Faire de San Francisco, et surtout, que la bande verte de la pomme multicolore est restée beaucoup plus fine jusqu’en 1980. Bref, une enchère à prendre pour ce qu’elle est : une vieille pomme de 120 x 150 cm !
Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :
Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».
Il n’y a pas que eBay dans la vie ! Au Japon, le géant américain n’a pas réussi à percer : il a abandonné ce marché dès 2004. Les Japonais se tournent donc vers d’autres sites, parmi lesquels Yahoo Enchères (Yahoo Auctions). Le site vaut le détour, tant il détonne à nos yeux occidentaux. Et l’on peut y découvrir des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme ces autocollants « Joyeux Noël » et « Mac OS 8 » en même temps :
On trouve aussi ce set de balles de golf de la marque Top Elite. Pas sûr que ce soit vraiment un produit proposé par Apple, qui n’a pas trop l’habitude d’associer ses fournisseurs à sa publicité…
Et dans un autre style, on peut aussi acquérir un Macintosh SE/30 avec une housse toute mignonne qui protège à la fois l’ordinateur monobloc et son clavier. Vu le numéro de téléphone indiqué sur la housse, celle-ci vient sans doute des États-Unis, de Californie pour être plus précis.
Beaucoup plus nippon, vous trouverez aussi cette grosse boîte du Système 7, tout aussi lourde et volumineuse que la française, mais dans sa version japonaise dite KanjiTalk.
Chez Apple, le Japon s’est aussi toujours illustré par ses plaquettes publicitaires personnalisées, comme celles-ci, pour le PowerBook G3 et le PowerBook 3400 et pour le tout petit PowerBook 2400c /240, un modèle exclusif à l’archipel (un modèle que nous vous avons déjà présenté ici).
Voici un souvenir que bien peu d’utilisateurs de Mac doivent se remémorer. Il s’agit de l’interface de Classic sous la deuxième version « Developper Preview » de Mac OS X, en 1999. À l’époque, pour lancer un logiciel non optimisé pour Mac OS X, le système lançait Mac OS 9, à la manière de l’environnement Classic que l’on connaîtra dans les versions définitives de Mac OS X. La principale différence était que Classic s’affichait alors en plein écran, et non sous forme d’une fenêtre. Pour passer de Classic à Mac OS X, il fallait passer par le menu « Applications » de Mac OS 9, qui affichait alors une ligne supplémentaire pour donner accès à Mac OS X.
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1996 vantant les mérites des imprimantes StyleWriter Couleur 1500 et 2500, pour faire plaisir à votre Mac. Ces imprimantes, basées sur des mécaniques produites par Canon, étaient spécialement adaptées au Macintosh : possibilité d’afficher leur icône sur le bureau pour imprimer des documents par simple glisser-déposer, compatibilité avec ColorSync, carte réseau LocalTalk ou EtherTalk, compatibilité avec la console Pippin… et même un design exclusif pour la seconde, qui atteignait 5 pages par minute en noir et blanc.
Pour en savoir plus : la page des StyleWriter sur Wikipedia !
Si je vous demande quel produit a révolutionné la gamme Apple en mai 1998, il y a de fortes chances que vous me parliez de l’iMac, présenté le 6 de ce mois-là. Rien de tel dans cette brochure, certainement imprimée quelques jours trop tôt… Alors on se console avec l’une des seules apparitions publiques du magnifique écran « Apple Studio Display », premier du nom, qui était encore tout gris : il ne deviendra bleu qu’avec la sortie du Power Macintosh G3 « Blue and White » en janvier 1999, puis graphite à la sortie du Power Macintosh G4 en août 1999.
Pour le reste, la gamme était d’une sobriété absolue. Un seul Power Macintosh, disponible en format mini-tour ou bureau ; un PowerBook Serie G3 et son prédécesseur resté au catalogue ; un serveur G3, une imprimante laser haut-de-gamme et trois écrans. Steve Jobs était passé par là, avec sa volonté de rationaliser le catalogue pour assurer la survie de la gamme. Les lecteurs les plus observateurs auront peut-être remarqué que l’appareil photo numérique QuickTake, pourtant supprimé du catalogue, était encore cité parmi les copyrights de la brochure.
On connaît bien la résolution du Macintosh, dont ont hérité ses successeurs après lui : Macintosh Plus, SE, Classic… Tous ces modèles disposaient d’un écran affichant 342 lignes de 512 pixels. On connaît bien aussi la résolution VGA, très utilisée à la même époque, qui offrait 480 lignes de 640 pixels. Mais quelle mouche avait donc piqué Apple au moment de présenter son Classic Couleur, le premier monobloc de la marque offrant un écran en couleurs ? En effet, ce modèle de Macintosh offrait une résolution de 512 x 384 pixels, plus haute, mais pas plus large qu’auparavant…

En réalité, le Classic Couleur répondait à une exigence particulière : il était capable d’accueillir une carte d’extension qu’il partageait avec la gamme des Macintosh LC, pour bénéficier de la compatibilité avec les logiciels Apple IIe. Quitte à afficher un écran d’Apple IIe sur l’écran du Classic Couleur, autant le faire dans de bonnes conditions. Apple s’était donc basée sur la résolution de l’affichage de l’Apple IIe (280 x 192 pixel) et avait multiplié par deux ces valeurs, ce qui donnait 560 x 384. Ainsi, chaque pixel de l’Apple IIe était représenté à l’écran par un bloc de 4 pixels, et le tour était joué !
Mais alors, me direz-vous, pourquoi ne pas avoir utilisé également cette résolution de 560 x 384 pixels pour l’affichage du Macintosh ? Tout simplement parce que dans ce cas, l’interface du Mac aurait été déformée. L’écran Sony Trinitron 10 pouces du Classic Couleur était légèrement plus haut que ses prédécesseurs, mais pas plus large. Pour l’affichage de l’Apple II, ce n’était pas un problème, puisque les pixels affichés par l’Apple II (comme par le Lisa) avaient toujours été plutôt rectangulaires. Mais le Macintosh, lui, exigeait des pixels parfaitement carrés. Il fallait donc que chaque pixel soit un peu plus large : au lieu de 560 pixels sur chaque ligne, la carte graphique n’en affichait alors plus que 512.
L’écran du Classic Couleur était limité par Apple à ces deux résolutions, bien que Sony l’ait conçu pour en accepter d’autres. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez ainsi obtenir de votre Macintosh Classic Couleur une résolution VGA de 640 x 480 pixels, parfaitement tolérée par l’écran et le système d’exploitation. Il faut sortir le fer à souder, mais depuis le temps que la garantie a sauté, ça ne devrait plus être un problème… Pour le mode d’emploi, c’est sur le site PowerCC que ça se passe !

Vous avez aimé l’affaire des batteries d’iPhone, qui commencent à perdre de la vigueur au bout de deux ou trois ans, obligeant le système à limiter les performances du processeur ? Alors vous auriez adoré l’époque des premiers PowerBooks ! À l’époque, au moins, Apple annonçait clairement la couleur dans son manuel utilisateur :
Je résume pour les moins anglophones d’entre-vous : la gamme Apple utilisait à l’époque deux types de batteries. Pour les modèles nickel-cadmium, il convenait de procéder à une décharge complète tous les 90 jours. La batterie au plomb du PowerBook 100, elle, ne devait jamais être déchargée. Bien traitées, les batteries de PowerBook pouvaient durer au moins un an. Et après ça ? Hé bien si vous vous aperceviez qu’elles ne tenaient plus la charge, il n’y avait plus qu’à les remplacer ! Heureusement, à cette époque, il n’était pas nécessaire de jouer au sèche-cheveux, au médiator et au tournevis pentalobe pour ouvrir les portables d’Apple : les batteries étaient amovibles !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, c’est aussi « leçon de grammaire » ! Car dans cette double-page de 2006, c’est bien des nouveaux « MacBooks » qu’il est question, avec un beau S contrairement à ce que recommande Apple elle-même ! Comme la publicité présente ce duo de portables comme le nouveau couple au pouvoir, on pourrait penser à clin d’œil au pluriel des noms de famille en anglais, à la manière des Jacksons ou des Smiths. Mais non ! Car même dans le communiqué de presse de l’époque, les MacBooks s’écrivent bien avec un S ! On y perd notre latin…
L’Apple Expo était un événement typiquement français. Né en juin 1984, à l’invitation de la filiale française d’Apple SEEDRIN, dirigée par Jean-Louis Gassée, ce grand salon commercial sera renouvelé (presque) chaque année jusqu’en 2008. En 1992 et 1993, une Apple Expo sera même organisée à Lyon, en plus du rassemblement annuel parisien.
À l’étranger, on ne trouve trace que d’une seule Apple Expo. En 1984, Apple Expo s’exporte en Allemagne, plus précisément à Cologne, en marge du grand salon informatique « Orgatechnik » du 25 au 29 octobre. Comme un clin d’œil, Apple donne le ton dans son logo : « N’essayez pas de devenir une machine » ! Dans son compte-rendu, Computer Woche, la version allemande du magazine ComputerWorld (publié par IDG), qualifiera ce salon de « première attaque marketing majeure » de la marque, avec une centaine d’exposants, revendeurs ou éditeurs de logiciels, pour un budget de 3.5 millions de marks.

L’autocollant distribué à cette occasion est disponible sur eBay, si vous souhaitez l’acheter. Pourquoi souhaiteriez-vous l’acheter ? Pour nous l’offrir, bien sûr !
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une page de 1995, pour la gamme Performa, un ordinateur qui ne risquait pas de devenir obsolète dès le lendemain, puisqu’il disposait de milliers de logiciels et de capacités uniques d’extension plug-and-play. Imprimantes, disques durs et mémoire pouvaient être simplement branchés, sans CONFIG.SYS ni AUTOEXEC.BAT à configurer…
Avez-vous, par hasard, 4900 euros (minimum) à dépenser ? C’est la somme à laquelle débute une vente aux enchères d’un lot de 32 ordinateurs Apple vendus par un passionné de Namur, en Belgique. Outre d’assez classiques Apple II et Apple III, on y trouve une belle collection de Macs monoblocs, dont un Macintosh ED et un Macintosh Plus ED (les versions dédiées au monde éducatif), et un grand nombre de déclinaisons du Macintosh SE : FDHD, 1/20, 1/40, Hyperdrive… Sans oublier des manuels, des lecteurs de disquettes et des disques durs externes. De quoi monter un cybercafé 80’s complet ! Ha oui, comptez tout de même 2.000 euros pour la livraison en France. La mise en scène façon « armée de terre cuite » chinoise est du plus bel effet.
Vous vous souvenez de cet article sur les ventilateurs dédiés aux premiers Macs ainsi qu’à différents Apple II ? Eh bien il se trouve qu’on peut en dégoter quelques-uns sur eBay ces temps-ci, si le cœur vous en dit…
On trouve tout d’abord plusieurs versions pour le Macintosh original et ses petits frères 128K, 512K et Macintosh Plus comme celui-ci, celui-là ou encore celui-là, . Les modèles d’Apple qui leur ont succédé étant équipés de leur propre ventilateur interne, cet accessoire était devenu ensuite tout à fait inutile.
Plus rare, on trouve aussi des modèles pour l’Apple IIGS comme celui-ci et celui-là. Ils avaient les dimensions exactes de cet Apple II sorti en 1986 et prenaient place entre l’ordinateur et l’écran.
Mais ce n’est pas tout ! On peut aussi trouver un modèle dédié aux premiers Apple II (ainsi qu’un autre ici). Il se plaçait sur le côté de la machine et forçait la ventilation du transformateur électrique qui avait tendance à faire un peu surchauffer la machine.
Comme toujours sur eBay, en fouillant un peu, on peut finir par trouver d’autres modèles plus anecdotiques, comme ce Super Fan II, qui n’est pas signé Kensington mais R.H. Electronics, Inc, et daté du 28 avril 1982.
Un peu d’archéologie informatique permet d’en trouver la trace dans le magazine InfoWorld du 18 octobre 1982. Page 48, on apprend que RH Electronics, implantée au 566 Irelan à Buelton, Californie, proposait ce Super Fan II (un ventilateur silencieux avec un interrupteur marche/arrêt pour prévenir la surchauffe et les pannes d’interrupteur…) pour 69 dollars, et la Super Ram II, une carte de 16 Ko de mémoire vive pour Apple II, facturée 140 dollars.
Aujourd’hui, nous vous présentons quelques trouvailles qui prouvent que certains ne se gênent vraiment pas quand il s’agit de trouver une source d’inspiration pour leurs créations… Nous n’encourageons bien sûr pas à suivre leur exemple !
En cherchant un peu sur eBay, on trouve facilement des accessoires de toutes sortes aux couleurs du logo Apple, reproduit bien sûr sans la moindre autorisation… On trouve ainsi des autocollants de toutes sortes, comme ces modèles en 3D aux couleurs historiques de la marque, tout dorés, ou tout de noir vêtus.
On trouve également des accessoires de modes : boucles d’oreilles, boutons de manchettes… Certains sont plutôt travaillés, quand d’autres sont de simples objets personnalisés par une impression, comme on peut soi-même en créer sur des sites de tirage de photos.
Dans un tout autre style, vous pourrez aussi rapiécer les vêtements des enfants à l’aide de ces sympathiques pièces de tissu aux couleurs de la pomme.
On trouve aussi le logo Apple pour rapiécer de tout petits accrocs, mais là, il faut bien viser avec le fer à repasser…
Il y a quelques années, on trouvait aussi ce sympathique écusson à coudre, aux couleurs de Zihuatanejo, au Mexique… mais surtout aux couleurs de la pomme, bien que le fabricant ait visiblement oublié le violet…
Même chez Amazon, on peut trouver des souvenirs directement importés de Chine, comme ce mug qui n’a sûrement jamais été validé par Cupertino… Faut-il faire remarquer que la sérigraphie a été ajoutée sur le mug blanc dans Photoshop, sans même se donner la peine d’y ajouter un filtre imitant la courbure de la surface ?
Vous pourrez aussi opter pour ce chargeur Qi compatible avec la gamme de recharge sans fil Apple. Vous remarquerez d’ailleurs que pour y caser une bobine parfaitement circulaire, les concepteurs de ce chargeur ont dû renoncer à croquer la pomme !
Et à propos de pomme qui n’est pas croquée, on achèvera ce petit tour d’horizon avec cette très belle pomme arc-en-ciel repérée sur le site d’enchères japonais de Yahoo. Toute ressemblance avec un logo connu serait purement fortuite !
Cette interview de Steve Jobs n’est pas la plus connue, sauf peut-être des amateurs de développement personnel ou de management. Elle est extraite du journal de 20H d’Antenne 2, diffusé le 7 avril 1984, que l’on trouve sur le site de l’INA. « Il a vingt-neuf ans, et son nom appartient déjà à la légende dorée des réussites économiques américaines », le présentait alors Christine Ockrent, rappelant que le président François Mitterrand l’avait rencontré en Californie. La France se prêtait-elle à l’époque à des réussites économiques comme la sienne ? Voici sa réponse.
Il semble qu’en Europe la recherche soit d’un bon niveau. Mais les faiblesses viennent des applications concrètes, une étape qui est, en elle-même, une source d’innovation. Cela, je pense, vient d’un manque de sociétés prêtes à risquer pour entreprendre. Ce que nous appelons le « développement », c’est rarement les grandes entreprises qui le font, c’est plus les petites ou les moyennes entreprises.
Alors, ce qu’il faut, c’est beaucoup de petites entreprises avec des étudiants doués, des capitaux à risque, plus efficaces entre les mains du secteur privé, et aussi des champions que l’on prenne pour modèles en disant : « L’innovation, c’est ça ».
Mais il y quelque chose de plus subtil, c’est le facteur culturel. En Europe, l’échec, c’est très grave. Si, en sortant de l’université, vous loupez votre coup, cela vous suit toute votre vie. Alors qu’en Amérique, à Silicon Valley, on passe son temps à échouer ! Quand on se casse la figure, on se relève et on recommence.
Ce qu’il faut pour que l’industrie informatique se développe en Europe, et en France, c’est une solide industrie du logiciel. Parce que le logiciel, c’est le pétrole des années 80 et 90 de cette révolution informatique. Il faut des centaines de mini-entreprises de logiciels, et la France pourrait dominer l’Europe dans le logiciel. Elle a les étudiants les plus brillants, une bonne maîtrise de la technologie. Ce que nous devons faire, c’est encourager les jeunes à créer des sociétés de logiciel. Nous, nous ne voulons pas mettre la main dessus. Le gouvernement ne doit pas non plus tenter de le faire. Elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques.
Chaque semaine, on trouve sur eBay une nouvelle merveille. Cette semaine, vous pouvez enchérir sur « The Encyclopedia of MULTIMEDIA », un kit proposé par Apple en 1990, et qui permettait de découvrir les joies du multimédia sur Macintosh. Attention, on parle du Macintosh à l’époque du Système 6, du Macintosh LC, et du Macintosh Portable qui pesait 7 kilos…

À l’époque, Apple croyait encore au potentiel d’HyperCard pour prendre en charge cette révolution numérique (le Journal du Lapin en a déjà parlé ici). Ce sont donc des piles HyperCard qui animent les Laserdiscs présents dans cette boîte (dis, papi, c’est quoi un laserdisc ?). Il s’agit bien de quatre LaserDiscs de 30 cm de diamètre (The Encyclopedia of Multimedia d’Apple, In the Holy Land d’ABC News, The Visual Amanac d’Apple et Zanussi par McMillian Video Ltd), accompagnés d’un CD interactif sur la Symphonie n°9 de Beethoven.
Attention cependant, pour profiter de ce coffret, il faut disposer d’un lecteur LaserDisc compatible, mais aussi du câble pour le relier à votre Mac… sans oublier le CD contenant les piles HyperCard, dont le vendeur ne dispose pas (on le voit en revanche sur la photo issue du site WorthPoint).
Dans tous les cas, avec ou sans lecteur laserdisc, on appréciera le logo inspiré du dessin Picasso créé pour le premier Macintosh six ans plus tôt, et précédemment utilisé lors d’un programme universitaire « Wheels for the mind ».

Liens : LaserDisc Database
Vous vous souvenez de cette publicité pour le PowerBook que nous vous avons présentée l’été dernier ? Elle détaillait tout ce qu’il fallait ajouter à un PC portable de base pour le hisser au niveau d’un PowerBook. Eh bien il existe exactement la même publicité, mais pour les modèles de bureau ! Diffusée en 1992, elle s’ouvre avec la même page d’accroche : « Si vous cherchez un ordinateur facile à utiliser, il n’existe que deux solutions ».
La première solution est la plus compliquée. Il faut un PC et pas mal de budget, pour lui ajouter une souris, de la mémoire, Microsoft Windows et quelques autres logiciels, une carte son, une carte vidéo, une carte réseau… ainsi que du temps, et pas mal de frustration.
La deuxième solution est beaucoup plus simple. Elle consiste à acheter un Mac (ici, un Quadra 700), où tout est compris, même le multimédia et un système d’aide à l’écran. En plus, le Macintosh est simple à appréhender, accessible, et il dispose d’outils de compatibilité avec MS-DOS.
La publicité s’acève comme sa jumelle, avec six note détaillant la marche à suivre pour quelques opérations basiques sur Mac et sur PC : installer une imprimante, récupérer un fichier glissé à la Corbeille, jouer un son, renommer un dossier, se connecter à un réseau ou ajouter un disque dur externe. Bref, « Macintosh, plus vous en faites, plus c’est simple ! ».
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité et MacWrite, voici MacPaint. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Les logiciels Apple sur Windows ne sont pas bien nombreux. La plupart des logiciels conçus par la firme à la pomme sont en effet réservés au Macintosh, et en constituent un excellent argument de vente. Même QuickTime, porté sur Windows à partir de 1994, a finalement été abandonné en 2016.
Alors c’est peu de dire qu’iTunes constitue une véritable exception dans ce paysage. À l’occasion du seizième anniversaire de la disponibilité de cet outil sur Windows, nous vous présentons deux brochures (recto-verso) distribuées à l’époque par les revendeurs Apple. iTunes, version 2, nécessitait Windows 2000 ou Windows XP.
À cette occasion, Apple avait lancé une opération commerciale : tous les jours, un utilisateur tiré au sort parmi tous ceux disposant d’un compte sur l’iTunes Music Store recevait un iPod 10 Go.
Depuis avril 2018, iTunes et ses mises à jour sont directement distribuées par le Windows Store. Il reste le seul moyen d’accéder à Apple Music, mais aussi de synchroniser ses appareils iOS avec un PC sous Windows.
Vous peinez à vous servir votre Macintosh en raison de la petite taille des informations s’affichant à l’écran ou de vos difficultés à utiliser le clavier ? Voici quelques astuces pour que votre Macintosh sous Mac OS 8 ou Mac OS 9 s’adapte à votre utilisation.
Commençons par l’écran : les techniques pour améliorer sa lisibilité sont nombreuses. Pensez tout d’abord à réduire le nombre de pixels affichés, en choisissant la résolution minimale (généralement, 640 pixels fois 480). En réduisant le nombre de pixels affichés sur une même surface, vous augmentez leur taille, c’est logique ! Pensez également à modifier la taille des polices du Finder et des menus (dans le Tableau de bord Apparence). Optez pour des polices lisibles (Chicago, Charcoal, Geneva) et évitez les polices fantaisistes ! Pour améliorer la visibilité des icones, pensez à choisir un fond d’écran uni et de couleur claire.
Si cela ne suffit pas, Apple a prévu un outil très performant : il s’agit du tableau de bord “CloseView”, disponible sur tous les CD et disquettes d’installation du système depuis 1984. Ce tableau de bord permet d’agrandir une partie de l’écran, à la manière d’une loupe, avec un grossissement de 2 à 16 fois ! Pour améliorer encore la lecture, il est possible d’afficher l’écran en négatif : le texte apparaît ainsi blanc sur fond noir. Pour installer ce Tableau de bord, il suffit de le glisser depuis le CD fourni avec la machine vers le dossier système. Dès le redémarrage, il est possible de l’activer.
Après l’écran, il est temps de passer au clavier et à la souris. Là aussi, quelques astuces peuvent vous simplifier la vie : par exemple, imprimez une liste des raccourcis-claviers de vos applications, pour ne plus devoir utiliser la souris. Il est plus simple de taper Pomme-W que de chercher le sous-menu “Fermer” ! Utilisez également les touches de fonction, pour lancer des applications sans devoir aller les chercher au fond de votre disque dur… Pensez aussi à la présentation par boutons qui vous évite d’utiliser le double-clic.
Une nouvelle fois, Apple a même pensé à ceux qui auraient du mal à utiliser le clavier, et notamment à appuyer sur plusieurs touches à la fois. Sur le CD ou les disquettes d’installation de votre ordinateur, vous trouverez un autre Tableau de bord, appelé “Options d’accès”. Grâce à ce petit outil, vous pouvez paramétrer le fonctionnement des touches spéciales (Pomme, Option, Majuscule). Ainsi, au lieu de devoir appuyer en même temps sur Pomme et “O” pour ouvrir un fichier, il suffit de taper une fois sur Pomme, puis d’appuyer sur la touche O ! Le tableau de bord permet également de remplacer la souris par le clavier numérique (on déplace avec les 8 touches encadrant le 5 et on clique avec cette dernière touche). Enfin, il est possible d’obliger l’ordinateur à ne reconnaître que les touches maintenues appuyées suffisamment longtemps (cela permet d’éviter qu’une frappe involontaire soit prise en compte).