Macintosh Application Environment
Macintosh Application Environment, ou MAE pour les intimes, était un émulateur de Système 7 pour les stations tournant sous Unix (notamment les systèmes Sun et HP). Apparu durant le printemps 1994, il permettait de disposer d’un véritable Macintosh capable de faire tourner toute la logithèque Mac dans une fenêtre du système Unix, le tout pour 4625 Francs TTC, soit environ 700 euros. Voici d’ailleurs comment Apple en parlait dans son magazine Apple News de juin 1994.
Cette première version de l’émulateur n’était pas compatible avec AppleTalk. Elle n’était pas non plus compatible avec les systèmes AIX d’IBM. Un article paru dans Computer World le 21 mars 1994 nous apprend qu’IBM espérait à l’époque rendre les logiciels Mac compatibles avec sa plate-forme, au sein de la « Power Open Association », qui travaillait sur la technologie « Macintosh Application Services ». C’était, semble-t-il, une résurgence de la fameuse filiale Taligent commune à IBM et Apple, qui travaillait sur un système d’exploitation universel, et qui sera liquidée l’année suivante.
Le site Web Archive a conservé le « Livre blanc » présentant la version 2.0 de ce logiciel d’Apple, pour tout savoir sur les fonctionnalités offertes et l’architecture de la technologie. On y apprend notamment qu’AppleTalk était supporté par cette nouvelle version.
Le Journal du Lapin, qui ne rechigne jamais à sortir de sa cave de vieilles machines poussiéreuses, a déjà présenté son propre test du système, installé sur une station Sun tournant sous Solaris. Voici le résultat en vidéo :
Comme nous le rappelle Wikipedia, Apple a sorti trois version successives de son Macintosh Application Environment, la dernière émulant le système 7.5.3. Le Journal du Lapin suppose, avec finesse, que le travail réalisé pour cet émulateur sera également mis à profit pour l’émulateur 68k présent dans les PowerMacintosh, obligés d’émuler un processeur 68040 pour maintenir la compatibilité avec les anciens logiciels.
Si ce sujet vous intéresse, on trouve actuellement un CD du Macintosh Application Environment pour 15 euros (et autant de frais de port…) sur eBay. C’est une version totalement fonctionnelle, mais limitée à trente jours d’utilisation. Libre à vous de la réinstaller régulièrement pour remettre le compteur à zéro…

Publicité : le Web Authoring Studio
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une réclame de 1997 pour le Power Macintosh 8600, en mode « studio de création web ». On avoue s’y perdre un peu, après la campagne « Masters of Media » qui vantait les mérites du Power Macintosh quelques mois plus tôt… Celui-ci était fourni avec quelques logiciels dont la quasi-totalité a depuis disparu. Seul Graphic Converter est toujours là, fidèle au poste !
Une offre de reprise pour un Power Macintosh
Comme toutes les autres marques, quand elle a du mal à vendre ses nouveaux produits, Apple propose à ses clients de racheter leurs anciens modèles. C’est d’ailleurs le cas actuellement pour les nouveaux iPhones comme le rappelait récemment MacGénération. La technique n’est pas neuve. Nous vous avons déjà présenté une publicité de 1991 où Apple promettait 5000 francs en échange d’un Apple II usagé, lors de l’achat d’un Macintosh LC tout neuf.
Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure recto-verso de 1997, où la marque propose à peu près le même tarif pour échanger un Macintosh contre un PowerMacintosh tout neuf.
Attention cependant : l’offre ne valait que pour les modèles haut-de-gamme de la marque : le Power Macintosh 8600, son équivalent gonflé en logiciels l’Apple Web Studio, ou encore le très coûteux PowerMacintosh 9600, une machine à plus de 30.000 francs… Sans compter que l’offre de reprise était calculée en fonction de la machine restituée : pour obtenir 5100 francs de reprise, il fallait rendre un Quadra 800 gavé de 16 Mo de mémoire vive et 500 Mo de disque dur, une machine qui pouvait dépasser les 50.000 francs avec son lecteur de CD…
Bon anniversaire le PowerCD !
Le 22 mars 1993, Apple commercialisait un étrange lecteur de CD multifonction. Il permettait de lire des CD-audio, des CD-Rom, et même des PhotoCD, le format de diffusion de photos numériques inventé par Kodak. Il s’agissait d’un appareil conçu par Philips (et commercialisé par cette marque sous le nom de CDF-100), simplement réhabillé par Apple. Nous vous avons déjà rapporté ce que le magazine Apple News en disait à l’époque.
Cet appareil était surtout la première création d’Apple totalement autonome, ne nécessitant pas de Mac pour fonctionner. Il était possible de s’en servir au salon, branché à la chaîne hi-fi et à la télévision. Il était d’ailleurs accompagné des premières enceintes autonomes d’Apple, les AppleDesign Powered Speakers, elles-aussi parfaitement compatibles avec toute installation audio. C’est bien sûr l’incontournable livre Apple Design : The Work of the Apple Industrial Design Group, dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, qui nous fait découvrir cette parenthèse de l’histoire d’Apple, engagée en 1992, visant à créer des Mac-like Things, des choses-comme-le-Mac. L’idée était d’ouvrir de nouvelles perspectives à la marque en s’attaquant au marché de l’électronique grand-public. Les designers d’Apple avaient ainsi envisagé différentes pistes, comme Heavy Metal, un lecteur de CD faisant office de barre de son ; Folio, un Macintosh revu à la sauce Newton ; Popeye, un lecteur de CD avec écran plat ; ou encore Paladin, une machine à écrire – fax – téléphone – imprimante – répondeur…
Rapidement, dès la fin de l’année 1994, le PowerCD disparaîtra du catalogue, au moment où les lecteurs de CD internes se répandront dans la gamme Apple. On en trouve très régulièrement sur eBay : comptez une quarantaine d’euros pour le lecteur seul ; et plus de 100 euros pour le carton complet (sans oublier la télécommande).
Deux publicités pour le Macintosh SE
Le temps passe, le temps passe, et pourtant on trouve encore des publicités d’Apple France qui nous avaient échappé. Cette semaine, deux publicités pour le Macintosh SE. La première parle d’écrire, et la seconde, de compter.
À l’époque, en effet, dans le monde de la publicité, on savait écrire : « Gutenberg est vraiment un sérieux dur à cuire ! Mais sa presse en bois a pris un léger coup de vieux » car « Pour Macintosh, écrire une idée c’est aussi disposer d’une dizaine de caractères, italiques ou ombrés et de pouvoir passer du corps 9 au corps 24 d’un coup de souris » !
« Quelle que soit la puissance dont vous disposez, elle ne sert à rien si elle ne permet pas d’exploiter avant tout votre façon intuitive de gérer l’argent. Peu à peu, devant vos collègues médusés, vous trouverez une idée cachée sous une courbe, aussi sûrement qu’un limier dressé trouve une truffe enfouie au pied d’un vieux chêne.”
Bon anniversaire le Xserve G5 !
Le 6 janvier 2004, Apple présentait son nouveau serveur de la gamme Xserve, qui accédait au processeur PowerPC G5, six mois après la gamme PowerMacintosh.
Apple offrait le choix entre un ou deux processeurs G5 à 2 Ghz, et promettait jusqu’à 30 gigaflops de puissance de calcul. En raison de la chaleur dégagée par les processeurs G5, Apple avait été obligée d’augmenter la surface de prise d’air en façade, sacrifiant un emplacement de disque dur pour intégrer deux évents assez disgracieux.
Dans le même temps, Apple avait présenté un système de stockage destiné à accompagner le serveur : le Xserve RAID. De quoi stocker jusqu’à 3.5 Tb de données réparties sur 14 disques durs à la norme ATA/100, ou grimper à plus de 200 Mbits/s en RAID. À l’époque, ça faisait rêver, pour seulement 10,999 dollars pour la version la mieux équipée.
Souvenir : le chargeur de pile Apple
Et vous, avez-vous connu l’époque où Apple commercialisait un chargeur de batteries AA ? Ce chargeur, modèle A1360, fut inscrit au catalogue de la marque de 2010 à 2016, une période où les claviers, souris et trackpads sans fils de la marque étaient conçus pour être utilisés avec des « piles rechargeables », avant que la marque se convertisse aux batteries inamovibles. Vu de l’extérieur, le chargeur ressemblait fortement aux chargeurs d’iPods de tous poils.
Les piles s’avéraient être de simples modèles fabriqués chez Sanyo, les Eneloop HR-3UTG, 1.2V et 1900mAh. Des piles dont Apple disait, je cite : « Contrairement à bien des piles réutilisables, celles-ci ont une extraordinaire durée de vie pouvant atteindre 10 ans. Vous allez enfin pouvoir arrêter d’acheter et de jeter des piles alcalines toxiques à usage unique. Les piles fournies avec le kit Chargeur de piles Apple affichent également un minuscule taux de déperdition d’énergie. Stockées pendant un an au fond d’un tiroir, elles conservent 80 % de leur puissance. Vous ne manquerez donc plus jamais de jus quand vous en aurez besoin ».

Apple expliquait à qui voulait l’entendre que son chargeur était dix fois plus économe que les modèles concurrents. Là encore, je cite le site : « Lorsque le Chargeur de piles Apple recharge vos piles, il en optimise les performances et la durée de vie tout en conservant de l’énergie. Doté d’un système intelligent de gestion de l’énergie, le Chargeur de piles Apple réduit sa consommation une fois que vos piles sont rechargées. C’est donc une des solutions d’alimentation les plus économes en énergie jamais proposées ».
Inopiné (adj) : auquel on ne s’attendait pas
On ne peut pas dire que le terme « inopiné » soit particulièrement utilisé dans le langage courant. On peut même dire que c’est un terme plutôt désuet : d’après Google, on le rencontre à peine plus d’un million de fois sur le web, contre cinq millions d’occurrences de « inattendu » et plus de vingt-et-un million d’ « impromptu » (merci la musique classique). Même « fortuit » se rencontre plus fréquemment. Et parmi ce million de résultats, une fois passées les pages dédiées aux définitions, on tombe tout de suite sur des pages relatives aux messages d’erreur de MacOS…
Et pourtant, c’est bien l’adjectif « inopiné » ou l’adverbe « inopinément » qu’Apple a choisi il y a bien longtemps pour ses messages d’alerte, en traduction de l’adverbe « unexpectedly » ou de l’adjectif « unexpected ».
Lors du passage à MacOS X, Apple a gardé cette traduction, jusqu’à la version 10.5 dite « Léopard ». Depuis 2009, Mac OS X annonce désormais qu’une application a quitté de manière imprévue.
Heureusement, le terme « inopiné » a refait son apparition dernièrement sur iOS. L’agrégé de lettres qui travaille à la traduction des messages chez Apple a dû reprendre du service…
Apple, l’iPod et les Francofolies de la Rochelle
Petit souvenir des Francofolies de 2006 à La Rochelle. Durant cette vingt-deuxième édition du fameux festival de musique, il était difficile d’échapper à l’omniprésence d’un sponsor dont le baladeur était en tête de toute les ventes ! À l’époque, l’iPhone n’avait pas encore chassé l’iPod hors de nos poches, et les fameuses silhouettes accompagnaient encore la communication de la marque.
En cherchant dans mes archives, je viens de m’apercevoir qu’à l’époque, le blog de l’Aventure Apple n’existant pas encore, j’avais envoyé d’autres photos à Mac4ever, vous les retrouverez ici !
Le manuel de Test Drive a Macintosh
Il y a quelques semaines, nous vous avions raconté l’histoire de la campagne publicitaire « Test Drive a Macintosh », au cours de laquelle Apple avait prêté ses premiers Macs à d’hypothétiques futurs clients, à la fin de l’année 1984. Nous vous avions aussi présenté l’étiquette à bagages fournie par Apple à ses testeurs, dont nous disposons dans notre collection.
Aujourd’hui, nous vous présentons le manuel distribué pour l’occasion par Apple à ses testeurs. À l’aide de cette brochure, et éventuellement d’une cassette audio prêtée pour la durée du test, les clients pouvaient découvrir le Macintosh, mais aussi MacWrite, MacPaint, MacProject, ainsi que Multiplan et Charts de Microsoft (qui deviendront Excel après leur fusion).
Cliquez sur l’image pour naviguer en 3D dans cette brochure !

Comme vous le découvrirez si vous parlez un peu anglais, le testeur était invité à vivre le lancement d’un nouveau produit, par la création de mémos, de tableaux, de budget, et d’un planning de lancement. Au passage, il découvrait l’ordinateur, la souris, les menus, le copier-coller, et toutes ces nouveautés du Macintosh qui nous paraissent aujourd’hui tellement naturelles.
Apple précisait que ce livret pouvait être conservé par l’utilisateur, qui devait cependant ramener à la boutique les disquettes, la cassette, la sacoche de transport et, hélas, le Macintosh…
Dernier détail intéressant : le copyright de la marque « Macintosh » était encore crédité, en dernière page, à McIntosh Laboratory, et utilisé par Apple avec l’autorisation de son propriétaire. Nous avons déjà raconté ici l’histoire de cette reprise de la marque par Apple.
La brochure de Test Drive a Macintosh au Royaume-Uni
L’Aventure Apple continue d’enrichir sa collection relative à l’opération « Test Drive a Macintosh ». Après le kit prêté aux premiers testeurs (avec son livret, ses disquettes et sa cassette), après la boîte de disquettes, voici la brochure version anglaise. Elle accompagnait un courrier envoyé à certains contacts de la marque, afin de les inviter à venir emprunter un Macintosh chez leur revendeur le plus proche.
Cette brochure s’ouvrait en deux, révélant une panonceau « Ne pas déranger – Essai en cours », puis à nouveau en deux, sur une quadruple page : « Voici votre chance d’emporter Macintosh pour un test gratuit ».
Apple vous proposait de vous relaxer avec l’un des plus puissants ordinateurs au monde, dans le confort de votre maison. Vous pouviez ainsi découvrir la facilité d’utilisation de sa souris et sa large gamme de logiciels, sans avoir besoin d’apprendre de longues listes de commandes !
Bon anniversaire MacOS 8.1 !
Le 19 janvier 1998, Apple présentait Mac OS 8.1, une mise à jour pas si mineure que ça d’un système d’exploitation tout juste âgé de six mois. Bien sûr, Mac OS 8 avait largement révolutionné l’usage du Mac, avec son interface platinum, son Finder multitâche, ses menus contextuels, ses fonds d’écran en plein format, ou encore le défilement en temps réel du contenu des fenêtres. Mais il restait du boulot à Mac OS 8.1 pour poursuivre la modernisation d’Apple : c’est ce système qui inaugura le format de fichier HFS+, qui ne sera remplacé qu’en 2017 par le format APFS ; c’est aussi lui qui supporta, pour la première fois, les applications « Carbon » prévue pour fonctionner sous le futur système Mac OS X, qu’on appelait encore à l’époque Rhapsody.
Mac OS 8.1 ne sera disponible en Europe qu’en mars 1998. Ce dépliant nous replonge dans une époque aujourd’hui totalement révolue. Ainsi, Apple mettait en valeur la compatibilité avec Windows 95 et Windows 3.1, chantait les louanges de ClarisWorks 5.0 et Internet Explorer, et glissait même une discrète mention au logiciel HyperCard (qui n’avait pourtant pas connu de mise à jour majeure depuis 1990).
Remarquez qu’à l’époque, le nouveau format HFS+ ne savait gérer que des disques durs de 2 To au maximum. Il faut dire qu’en 1998, un disque dur de 4 Go était déjà tout à fait convenable. Il faudra attendre MacOS 10.2 pour voir cette limite passer à 8 To, puis à 16 To sous MacOS 10.3, et enfin à 8 Exaoctets (soit 8 millions de Téraoctets) sous MacOS 10.5.3…
Souvenir : les boîtes de disquettes
Acheter des disquettes était sans doute le truc le moins glamour qu’on pouvait faire avant les années 2000, avant que l’iMac, Internet et les clés USB les ringardisent à jamais. Et plusieurs décennies plus tard, on ne trouve toujours pas beaucoup de charme à ces petits disques et à leurs boîtes moches qu’on achetait au supermarché ou à la fnac… Et puis il y a les boîtes d’Apple, qui n’ont pas pris une ride !




Vous pensez que tout cela est bien subjectif, et qu’après tout, une disquette est une disquette ? Hé bien vous l’aurez voulu, voici la preuve que non, tous les designs ne vieillissent pas de la même manière !
Publicité : la guerre des mondes
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une double-page de 1994 présentant la grande nouveauté de l’époque : la gamme PowerMacintosh et ses processeurs PowerPC développé « depuis trois ans par Apple, IBM et Motorola », pour des performances de 2 à 4 fois supérieures à celles du plus puissant des Macintosh jusque là, le Quadra 950. Chose courante à l’époque, Apple tentait de faire passer sa gamme pour un ordinateur à la fois Mac et PC, mais la compatibilité (imparfaite) avec les logiciels DOS et Windows imposait l’achat de l’émulateur SoftWindows.
Remarquez la quantité de petites lignes, la publicité citant de nombreuses marques et produits : Aldus Persuasion, Microsoft Windows, MS-DOS, Excel, Quark XPress, ClarisWorks, sans oublier les propres marques d’Apple…
On a retrouvé Claris HyperCard !
Il y a plus de deux ans, nous nous interrogions sur ce blog : où est donc passé Claris HyperCard ? Car s’il est très aisé de trouver des manuels, des disquettes, voire des boîtes complètes de la version d’HyperCard distribuée par Apple, il est en revanche beaucoup plus compliqué de trouver la version distribuée par sa filiale Claris aux alentours de 1990. Mais comme on dit, « qui cherche, trouve ! », et nous avons fini par mettre la main sur une boîte complète d’HyperCard dans sa version 2.1 distribuée en 1992.
Cette version est très proche de celle qu’Apple distribuait encore quelques mois plus tôt. On y trouve une abondante littérature : Quick Référence Guide, Getting Started, New Features Guide, Beginner’s Guide to Scripting, Reference, Script Language Guide… Tout le nécessaire pour se lancer dans la programmation avec cet outil qui était pourtant déjà un peu dépassé, n’ayant jamais pris le virage du Système 7 apparu l’année d’avant.


Cette version distribuée par Claris était uniquement destinée aux États-Unis, une mention plutôt rare sur les logiciels Apple de l’époque. Inhabituelle aussi, la précision « Claris is a wholly owned subsidiaire of Apple Computer, Inc » : Claris est une filiale à 100% d’Apple Computer. On remarque aussi l’adresse de Claris Corporation sur Patrick Henry Drive : rien à voir avec le criminel de nos contrées, il s’agit d’une figure importante de la guerre d’indépendance américaine.
Plus d’énergie, avec un Macintosh pour la famille
On continue d’explorer notre stock de brochures en provenance d’Apple Grande-Bretagne. Cette fois-ci, il est question d’augmenter la puissance avec le Macintosh pour la famille. Comme toujours, les jeux de mots originaux autour du terme « Power » sont à peu près intraduisibles. D’ailleurs, Apple France ne s’y était pas essayée dans la publicité française parue à l’occasion de la sortie du film Hercule de Disney.
Apple incluait l’Apple Magic Collection avec se modèles familiaux. Rien de bien fascinant : juste des outils créatifs et des petites histoires multimédia autour d’Aladdin, du Roi Lion, des 101 dalmatiens ou encore de Winny l’ourson, tout ce qu’il était possible de caser sur un CD et de faire tourner sur des machines à base de processeur 603e.
Pour le reste, toujours sous le vocable « New Macintosh », Apple promettait la facilité d’utilisation, l’accès à Internet, la compatibilité, la puissance, autour d’un Mac OS 8 parfaitement optimisé pour le processeur PowerPC. Dans la boîte, on trouvait aussi l’outil de morphing Kai’s Power Goo, le jeu Actua Soccer, ainsi que les encyclopédies Grolier et Ultimate Human Body.
Il ne restait plus qu’à choisir le bon modèle : le tout-en-un Power Macintosh 5500 en blanc (225 Mhz) ou en noir (275 Mhz), ou le Power Macintosh 6500 au format mini-tour, cadencé à 250 Mhz.
La grille tarifaire d’Apple en 1982
Combien cela vous aurait-il coûté d’acheter un ordinateur Apple en janvier 1982, quand la marque n’avait même pas encore fêté ses six ans ?
Les prix sont indiqués en dollars, hors taxes comme cela se fait encore aux États-Unis. Pour avoir une idée des prix en tenant compte de l’inflation, il faut multiplier les prix par 2,5 environ. Ainsi, l’Apple /// avec son écran Monitor /// et un lecteur de disquettes externe Disk /// revenait à 4310 dollars environ, soit plus de 11.000 dollars. Un bel iMac Pro, en fait. Et pour le disque dur ProFile de 5 Mo, vous pouviez doubler la mise.
Du côté de l’Apple II, on trouvait des prix un peu plus accessibles : à partir de 1330 dollars pour l’Apple II standard, avec 16 Ko de mémoire vive, et jusqu’à 1530 pour disposer de 48 Ko. L’un des périphériques les plus coûteux de cet ordinateur était la tablette graphique que nous avons déjà comparée à l’iPad il y a quelques temps.
Un PowerBook désaffecté sur eBay
Intéressante, cette petite annonce actuellement sur eBay. On y trouve un Macintosh PowerBop, le fameux PowerBook doté d’un modem Bi-Bop, mais dans une version « désaffectée » : tous les moyens de communications spécifiques de cet ordinateur ont été supprimés, pour le rendre à son état original. Exit donc, le modem bi-bop et sa petite antenne : le lecteur de disquettes a repris sa place, ne laissant visible que les découpes du plastique prévues pour la prise pour le lecteur de disquettes externe (à gauche) et l’antenne (à droite).
À l’arrière, la carte modem 14.4 a disparu, ne laissant qu’un cache plastique à gauche de la prise SCSI. Reste donc l’étiquette « PowerBop » sous l’appareil, et quelques logiciels fournis à l’époque. Et la certitude d’avoir entre les mains une petite pépite de l’histoire des télécommunications en France !
Un BookCaSE pour Macintosh SE en vente au Japon
Merci Pierre pour cette trouvaille : un exemplaire original du BookcaSE est actuellement en vente sur Yahoo Japon, au prix de 234 000 yens, soit un peu moins de 2000 euros. Si vous ne connaissez pas ce bidule, sachez qu’il s’agit d’une sorte de coque permettant de transformer un ordinateur portable PowerBook (modèles 5300 ou 190) en modèle de bureau à écran plat. Les grandes lignes étaient directement inspirées du Macintosh SE, d’où son nom…
Durant sa commercialisation débutée à la toute fin de l’année 1997, le BookCase s’achetait vide (pour l’équivalent de 2500 francs, soit 400 euros), et c’était à l’utilisateur d’y installer toutes les pièces prélevées sur un PowerBook, soit deux bonnes heures de travail. Le boîtier mesurait 34 centimètres de hauteur, et seulement 7 de profondeur.
Le BookcaSE était conçu comme une série spéciale fêtant les dix ans de son fabricant Uchishiba Manufacturing Co., Ltd. Peu des produits de cette entreprise ont vraiment fait parler d’eux… En cherchant bien, on peut tout de même trouver une série de petits haut-parleurs assortis à l‘iMac en 5 couleurs et proposés comme celui-ci en 1999.
Un PowerBook 170 JLPGA aux enchères
Si vous disposez d’un compte sur le site d’enchères de Yahoo au Japon, c’est le moment de faire chauffer la carte bleue : on y trouve pour encore quelques heures un très rare PowerBook 170 JLPGA. Il s’agit d’une édition limitée, produite à 500 exemplaires en 1992 à l’occasion d’un tournoi de golf féminin japonais connu sous le nom de JLPGA.
Mis à part son clavier mixte américain et japonais, et ses plastiques bigarrés reprenant les couleurs du logo Apple , c’est un PowerBook comme les autres, avec son écran de 9,8 pouces et son processeur 68030 à 25 Mhz.
Contrairement à beaucoup de ses congénères, celui-ci dispose encore du clapet arrière destiné à masquer les prises, de couleur rouge sur cette série limitée, tout comme le cache de la batterie. Le prix d’entrée est fixé à 550,000 yens, soit environ 4500 euros. Pour le moment, aucun enchérisseur ne s’est déclaré !
Bon anniversaire tout ça !
Le premier septembre est sans doute une date à part chez Apple. On fête aujourd’hui un grand nombre d’anniversaires. En 1980, c’est l’Apple III qui pointe le bout de son imposant nez, pour tenter de conquérir (sans succès) le marché professionnel. En même temps que son ordinateur, Apple présente un écran adapté, le Monitor III, mais aussi le premier écran pour Apple II, le Monitor II, ainsi que le lecteur de disquettes Disk III.
En 1981, Apple présente le ProFile, son premier disque dur de 5 Mo, à une époque où les ordinateurs n’étaient livrés qu’avec un ou plusieurs lecteurs de disquettes. C’est d’ailleurs aussi un premier septembre, mais en 1985, que son successeur destiné au Macintosh est commercialisé : le Hard Disk 20. Le même jour, Apple présente un autre lecteur de disquettes, l’UniDisk 3.5, ainsi que deux autres moniteurs, le Color Monitor IIe et son petit frère, le IIc, deux modèles restés assez confidentiels.

En 1986, c’est encore un premier septembre qu’Apple présente l’Apple IIGS, dernier-né de la gamme Apple II. Deux ans plus tard, c’est l’Apple IIc Plus qui viendra l’épauler pour occuper le marché des réfractaires au Macintosh…

Petit saut dans le temps, puisqu’on arrive ensuite au premier septembre 1994, avec le lancement de la Color StyleWriter 2400 et de la LaserWriter 16/600 PS. Puis, en 1999, vient le tour du CInema Display 22 pouces.
Enfin, en 2010, Apple lance la deuxième génération de son Apple TV, et toute une nouvelle série d’iPod : un iPod Touch (4ème génération), un iPod Nano (6ème génération), et un iPod Shuffle (4ème génération).
Bon anniversaire les PowerBook 500
Le 16 mai 1994, Apple présentait sa nouvelle gamme d’ordinateurs portables. Remplaçant les PowerBooks 165 et 180 (et leurs version avec écran couleurs, le 165c et le 180c), cette nouvelle gamme était composée du PowerBook 520 (processeur 68LC040 à 25 Mhz) et du PowerBook 540 (33 Mhz), tous les deux disponibles en écran 9.5 pouces (matrice passive pour le premier, matrice active pour le second), en noir et blanc ou en couleurs (versions 520c et 540c). Ils seront rejoints plus tard, mais uniquement au Japon, par le PowerBook 550c qui troquait le processeur à basse consommation Motorola 68LC040 par un véritable 68040 et gagnait un écran 10.4 pouces. Pour la première fois, un Macintosh portable disposait de haut-parleurs stéréo, d’un trackpad (à la place du trackball) et d’un processeur sur carte-fille, permettant son remplacement futur (les processeurs PowerPC commençaient à infuser dans la gamme Macintosh de bureau).

Les PowerBooks de la série 500 bénéficieront en 1996 d’une mise à jour sous forme de carte PowerPC optionnelle. Ainsi équipés de processeurs PowerPC 603e à 100 Mhz (carte Apple) voire 117 puis 167 et même 183 Mhz (Newer Technology), ils resteront dans la course face au PowerBook 5300 !
Bon anniversaire Snow Leopard !
Tiens tiens, on a failli oublier de fêter l’anniversaire de Mac OS X 10.6 dit « Snow Leopard ». Parmi les nouveautés les plus visibles, la Pomme avait franchi une étape dans la prévisualisation des documents : même plus besoin d’appuyer sur la barre d’espace, car les icônes étaient devenues capables d’afficher le contenu du fichier. Pour une image, c’était relativement logique. Pour un fichier PDF, il suffisait de passer la souris sur l’icône pour naviguer dans son contenu à l’aide de flèches qui apparaissent. Et pour les fichiers vidéo ou sonore, il était possible de les lire d’un clic, directement dans l’icône !
Snow Leopard avait aussi amélioré l’expérience utilisateur en précisant quelle application utilisait un disque qu’on souhaitait éjecter. Parfois, quand aucun logiciel n’utilisait le disque mais que Mac OS X rencontrait un problème pour l’éjecter, il vous proposait de contourner ce problème et de forcer l’éjection.
Parmi les autres petites nouveautés, Snow Leopard avait ajouté au système une fonction déjà connue des utilisateurs de Word ou Open Office : le remplacement automatique de textes. Par exemple, si vous deviez souvent taper un mot compliqué comme « ratatouille », il était plus simple de taper « rtt » et laisser le système remplacer cette abréviation par le mot complet. Pour cela, il fallait se rendre dans les Préférences Système (menu Pomme), puis « Langue et texte » et cliquer sur l’onglet « Texte ». La touche « + » située en bas de la fenêtre permettait d’ajouter des règles de substitution s’appliquant aux logiciels Mail, Text Edit, ou iChat. D’autres logiciels, comme Keynote ou Pages, n’avaient pas immédiatement adopté la fonction.
Souvenir – L’Album
Et vous, avez-vous connu l’époque où le menu Pomme contenait un Album ? C’était une idée révolutionnaire, à l’époque du lancement du Macintosh. En effet, ce système était purement monotâche : un seul logiciel pouvait être lancé, il fallait donc le quitter pour en lancer un autre. Pour faciliter la vie des utilisateurs, Apple avait intégré plusieurs « Accessoires de Bureau » (« Desk Accessories » en version originale) accessibles à tout moment depuis le menu Pomme : une calculette, le Tableau de Bord, le Sélecteur et, donc, l’Album (Scrapbook à l’origine).
L’Album permettait de conserver autant de données que la disquette de démarrage pouvait en contenir, simplement en les copiant dans un logiciel avant de les coller dans l’Album. Images et textes étaient acceptées dans les premières versions jusqu’au Système 6, avant que l’Album ne s’ouvre avec le système 7 aux formats plus modernes : QuickDraw 3D, sons, etc.
L’Album survivra jusqu’à MacOS 9, bien que son intérêt ait diminué avec la généralisation du multitâche. Son avantage était de conserver les données même après un redémarrage, contrairement au simple copier-coller. Lors du passage à Mac OS X, Apple tuera le concept même des Accessoires de Bureau, et laissera d’autres développeurs concevoir des outils susceptibles de gérer de multiples copier-coller à la place de l’Album
Un (faux) iPod plus petit que le nano
Vous vous souvenez de ces iPod nano d’un mètre de haut qu’on avait dégotés en décembre dernier ? Eh bien nous venons de dégotter sur eBay leur tout-petit frère, un iPod moins vrai que nature, grand comme un demi-pouce (un demi vrai pouce, ça doit faire justement un pouce en système anglais).
Si l’on en croit le titre de l’annonce sur eBay, par ailleurs assez peu explicite, ce mini faux iPod est aussi capable d’enregistrer. Il a d’ailleurs une icône de micro sur son écran d’accueil, où l’on découvre aussi une petite radio et… un marteau !
Publicité : PowerBook 5300 et Itinéris
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, une réclame parue en 1996, vous promettant de pouvoir assister à une réunion internationale les pieds dans l’eau, grâce au PowerBook 5300, à son processeur PowerPC 603e, et à la liaison internet permise par le réseau GSM Itinéris (l’ancêtre d’Orange). Une manière, d’après Apple, d’emporter tout son bureau dans sa petite musette… Tout à fait dans le ton de la première publicité pour le PowerBook Duo, qui vous invitait en 1994 à faire rentrer votre bureau dans votre attaché-case.
L’Apple IIc et l’iPad Pro, même migraine
On l’a lu sur MacGénération lors de la sortie de l’iPad Pro en juin 2017 : son écran file la nausée. En cause : le taux de rafraîchissement de 120 Hz lié à la technologie ProMotion, le double des écrans classiques. On appelle cela la « cinétose » (ou mal des transports), liée à l’écart entre les mouvements que perçoivent nos yeux et ceux que ressentent nos oreilles internes. D’ailleurs ce fil de discussion du forum d’Apple, qui débute en 2010, rappelle que certains utilisateurs n’avaient pas attendu les 120 Hz de l’écran de l’iPad Pro pour se sentir mal face à leur écran.
Trente ans plus tôt, en 1984, Apple avait analysé autrement les maux de tête et les fatigues visuelles qui apparaissent après avoir regardé l’écran un peu trop longtemps. Voici l’explication et le remède donnés par Apple à l’époque, page 105 du Guide de l’Apple IIc : « On pense généralement que ces symptômes sont causés par le fait de rester assis trop longtemps dans la même position plutôt que par l’affichage lui-même. De toute façon, il est préférable de faire des pauses fréquentes afin de reposer vos yeux et de dégourdir vos jambes ».
Bon anniversaire le MacBook Pro !
Il y a 13 ans, le 10 janvier 2006, Apple présentait son premier MacBook Pro, remplaçant la gamme PowerBook qui régnait en maître dans le catalogue d’Apple depuis 1991. Ce nouveau nom marquait le passage aux processeurs Intel, en remplacement des processeurs PowerPC. C’était le second modèle de Macintosh à passer aux processeurs Intel, après l’iMac.
Son design en aluminium était très proche de celui de son prédécesseur, le PowerBook G4. Il intégrait un processeur Intel Core Duo à 1,67 ou 1,83 Ghz*. À l’époque, il y avait encore un lecteur SuperDrive, qui gravait des CD et des DVD. Apple ayant souhaité affiner un petit peu son design, son lecteur optique avait perdu la capacité de graver des DVD double-couche. On trouvait également de l’USB 2, et ce bon vieux FireWire 400, alors que le PowerBook G4 disposait de la version 800 !
* Surprise ! Au moment d’annoncer la disponibilité du MacBook Pro, le 14 février 2006, Apple annonce également qu’elle a revu à la hausse la fréquence des processeurs : 1,83 et 2 Ghz, voire 2.16 Ghz pour un modèle en option ! Ce qui fait du MacBook Pro 1.67 Ghz l’un des rares produits Apple, si ce n’est l’unique, annoncés mais jamais commercialisés, comme le note Everymac.com.
Performa et Les Guignols de l’Info
En 1995, Apple faisait face au rouleau compresseur Windows 95 de Microsoft. Alors pour exister, elle devait faire feu de tout bois. Apple France avait par exemple obtenu pour le Macintosh l’exclusivité du jeu « Les Guignols de l’Info », dont elle faisait un argument de vente comme sur les deux publicités que voici.
La seconde est plus complète, avec les prix des différents modèles. Avec une différence d’à-peine 10% entre le Performa 630 et le Performa 6200, on se demande qui pouvait bien se contenter du petit modèle : le premier était équipé d’un vilain processeur 68040 à 33 Mhz, sans coprocesseur, alors que le second offrait un vrai PowerPC 603 à 75 Mhz.
Apple, pas très honnête, annonçait un processeur 68LC040 à 66/33 Mhz, une habitude qu’elle avait prise durant la période de transition avec les processeurs PowerPC, beaucoup plus rapides. En effet, les processeurs de la famille 68040, comme leurs prédécesseurs, étaient limités à la moitié de la fréquence de leur horloge interne (voyez par exemple la photo de la puce gérant la fréquence du premier Macintosh dans un article précédent). Apple annonçait donc la vitesse du bus et celle du processeur, pour noyer le poisson.
Allez, assez causé. Comme on était là, à la base, pour parler des Guignols de l’Info et pas du processeur 68040, voici une vidéo Twitch du jeu (sur PC, puisque l’exclusivité n’a pas duré bien longtemps). Pas de 3D en temps réel, mais un bon vieux gameplay à la Macromedia : un clic, un écran, un clic, un écran. Et parfois, un truc qui bouge…
Une erreur système bien classique
Allez, au coeur de l’été, on exhume du fond d’un disque dur cette copie d’écran de 2005, qui nous rappelle que Mac OS X est quand-même une belle machine. On en oublie les difficultés d’avant, quand Mac OS 9 tournait encore en arrière-plan, et provoquait quelques plantages à l’ancienne, avec la petite bombe qui va bien.
Pour nos plus jeunes lecteurs, rappelons qu’Apple avait durant quelques années permis de faire tourner Mac OS 9 en arrière-plan de Mac OS X, sous le nom de « Classic », afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications. Il était même possible de lancer l’ancien Finder, même si cette possibilité était officiellement bridée. Cette coexistence entre les deux systèmes disparaîtra progressivement : dès 2003, les Macs ne pourront plus démarrer sous l’ancien système ; puis en 2006, les nouveaux Macs Intel seront incapables d’exécuter Classic, qui disparaîtra avec Mac OS X 10.5 « Léopard » en 2007.
Quelques astuces pour Keynote 1.0
Puisque c’est aujourd’hui l’anniversaire de Keynote, voici quelques astuces pour la version 1.0, publiées en 2003 dans la revue A Vos Mac.
Dans Keynote, vous pouvez afficher en fond de diapositive une image ou un dégradé en passant par l’Inspecteur de Diapositive (Slide Inspector). De manière encore plus simple, vous pouvez afficher une couleur unie en la glissant depuis la palette des Couleurs vers la miniature de la diapositive à gauche de la fenêtre.
Avec les options de texte, on peut facilement créer des effets visuels donnant l’impression de mélanger plusieurs calques graphiques, alors qu’on ne joue en réalité que sur un champ de texte. Ainsi, l’effet visuel est efficace sans pour autant compliquer les modifications des diapositives. Le meilleur moyen est d’utiliser l’option d’ombres : en jouant sur les valeurs et les couleurs, on peut aisément donner l’impression d’utiliser plusieurs calques en transparences. Dans l’exemple, le texte est blanc et transparent, tandis que l’ombre est noire, précise, et éloignée.
Enfin, sachez que Keynote vous aide à placer précisément vos éléments de diapositive (textes, images, titres…) grâce à des repères jaunes qui « aimantent » l’objet en question pour le centrer ou l’aligner avec les autres éléments. Pour désactiver temporairement cette fonction pratique mais un peu envahissante, appuyez sur la touche commande (Pomme) en même temps que vous déplacez l’objet.
Libérer un port occupé sur Macintosh
Comment contourner les messages d’alertes dus aux ports indisponibles, que l’on rencontrait jusqu’à MacOS 9 ?
Si vous avez déjà branché un micro sur l’entrée son de votre Mac, ou si votre ordinateur a encore des ports série (disparus avec l’iMac), vous avez peut-être été confronté à des messages annonçant que l’un des ports est occupé ou inaccessible. Le problème est toujours le même : sur un Mac, les ports ne peuvent être utilisés que par un seul pilote à la fois, à moins d’avoir été prévus spécialement pour être partagés (c’est le cas des ports USB, SCSI ou FireWire). Dans le cas des ports série ou de l’entrée son, le système fait respecter une règle impérative : premier arrivé, premier servi. Si une application utilise déjà un port, les autres sont mises à la porte.
Dans le cas de l’entrée son, le problème sera vite réglé : quittez toute les applications qui pourraient l’utiliser puis relancez votre programme, qui ne devrait plus poser de problème. En revanche, l’affaire se complique avec les ports série : après avoir vérifié, là aussi, qu’aucune application n’utilise le port en question (émulateur minitel, fax, accès internet sur le port modem ; driver d’imprimante sur le port du même nom), vérifiez dans le Sélecteur qu’AppleTalk est désactivé. En effet, si celui-ci est activé, il occupe l’un des ports série (sélectionné dans le Tableau de bord AppleTalk). Cela devrait suffire à libérer le port, après un redémarrage !
Cette astuce a été publiée en 2001 dans la revue A Vos Mac.
La PAO des années 90 sur un poster Apple
Voici encore une belle découverte sur eBay : un poster datant du tout début des années 90, à l’époque de QuarkXPress 3, du Macintosh IIcx et de la LaserWriter IINTX, toutes trois citées dans le visuel. Il faut dire que ce poster était tout à la fois une publicité et le récit de sa propre création.
En effet, sous le slogan « Apple change le monde. Lisez cela en détail », la marque avait détaillé le processus de création du poster lui-même, qui associait sur un planisphère des extraits de nombreuses publications créées sur Macintosh. Et ce n’était pas une mince affaire à l’époque !
Il avait fallu tout d’abord qu’un artiste californien nommé Chris Krueger dessine la carte du monde au feutre, avant de la numériser sur un scanner à plat pour en tirer un fichier PICT, pour le reprendre ensuite au format vectoriel dans Adobe Illustrator 88. Les parties du monde ainsi dessinées avaient été associées dans un document QuarkXPress de 90 x 70 cm, et le travail s’était poursuivi entre Illustrator et Adobe Photoshop, à une résolution de 28 000 x 16 000 pixels (soit un bon 448 millions de pixels tout de même, sur des ordinateurs tournant à 16 Mhz et plafonnant à 128 Mo de mémoire vive). Pour envoyer les images des magazines numérisées sur un scanner rotatif professionnel Scitex, il avait fallu les enregistrer sur un disque dur externe et envoyer celui-ci par colis ! Imaginez que le fichier final pesait 112 Mo, à une époque où le plus gros disque dur externe d’Apple n’offrait qu’une capacité de 300 Mo !
Mac VS PC, en 1987
La guerre entre Mac et PC ne date pas d’hier. Même Apple l’a mise en scène dans ses spots publicitaires « Get a Mac » de 2006 à 2010. Nous nous sommes replongés dans un PC Magazine de novembre 1987, qui proposait un dossier complet « Mac vs PC » opposant le Macintosh II au plus gros PC d’IBM, l’abominable PS/2 Model 80.
Apple assumait clairement le rôle de « nouveau Mac » attribué au Macintosh II. Un nouveau Mac, prêt à s’attaquer au marché professionnel qu’IBM avait saturé avec son PC. De son côté, IBM tentait de créer une nouvelle norme avec son PS/2. Bien que compatible DOS, son ordinateur s’envisageait plutôt avec le système dédié OS/2 disposant lui aussi d’une souris, le rendant plus convivial et plus ergonomique. La lecture de l’article permet d’ailleurs de se rendre compte de l’échec immédiat de ce projet : s’il est bien question d’interface graphique tout au long de l’article, ce n’est pas d’OS/2 qu’il s’agit, mais bien de Microsoft Windows, alors simple sur-couche s’installant sur DOS !
Le journaliste Jim Seymour rappelait tout d’abord les points communs des deux machines : même conception ouverte, nouvelles normes de cartes d’extension (NuBus sur Mac, Micro Channel Architecture sur le PS/2), écran 640×480 en couleurs, processeurs deux à trois plus rapides (Motorola 68020 sur le Mac, Intel 80386 sur le PS/2)…
Côté prix, l’IBM PS/2 équipé de son système OS/2 optionnel était un peu plus cher que le Macintosh II. Du côté des performances, le PS/2 s’avérait 10 à 15% plus rapide dans les tests théoriques, mais 25 à 50% plus lent dès que l’interface graphique était activée.
Du côté des logiciels, les différences étaient encore très marquées entre les deux mondes. Par exemple, Word 4 sur PS/2 bénéficiait des touches de fonctions du clavier IBM, permettant de sauter de page en page ou du début à la fin du document, tandis que Word 3 sur Mac obligeait à utiliser l’ascenseur, plus lent et moins précis. PaintBrush, lui, offrait sur PC la même interface que MacPaint, mais pouvait aussi fonctionner sur un PC avec écran en couleurs, ce que seul CricketDraw permettait avec le Macintosh II… En revanche, le Mac reprenait le dessus grâce à Illustrator, le petit dernier d’Adobe Systems, qui révolutionnait le dessin assisté par ordinateur. D’autant plus que le système d’interface graphique d’Apple, mieux intégré, s’avérait plus réactif, et que sa gestion de la mémoire vive en un seul bloc (là où le PC obligeait à segmenter les usages) était plus simple pour les développeurs.
Les auteurs notaient d’ailleurs qu’en cette année 1987, le Mac commençait à disposer d’une bibliothèque de logiciels sérieux. Certes, DOS menait la danse en terme de quantité, mais le Mac se défendait largement en terme de qualité. Qui a besoin de centaines de traitements de texte, quand il dispose de Microsoft Word, MindWrite, WriteNow, et bientôt WordPerfect et FullWrite ? Ah oui, et MacWrite aussi, pour des petits mémos… Du côté des tableurs, Microsoft Excel faisait oublier le fameux Lotus 1-2-3 qui faisait la fierté des utilisateurs de PC. Il était tellement bon que Microsoft envisageait même de le porter sur PC, et en couleurs s’il-vous-plaît ! En revanche, Lotus Jazz, le logiciel prometteur annoncé lors de la sortie du Macintosh 512K, s’avérait déjà être un échec commercial.
Microsoft Windows, surtout, s’annonçait comme un moteur important du portage de logiciels du Mac vers le PC, en tout cas sur les PC suffisamment puissants pour encaisser la surcharge de travail. Aldus, qui venait d’inventer la publication assistée par ordinateur sur le Mac, s’apprêtait à la proposer pour Windows, tandis que Microsoft s’apprêtait à le faire avec Excel. « Avant longtemps, nous verrons les grands succès du Mac ou du PC mis à jour simultanément sur les deux systèmes » prédisait l’auteur.
Parmi les avantages conservés par le Macintosh en 1987, on comptait aussi les Accessoires de Bureaux, ces petits logiciels accessibles à tout moment depuis le menu Pomme (calculatrice, calendrier, bloc-note, album, horloge…), inconnus sur Windows (et que Mac OS Catalina enterrés définitivement). La mise en réseau par AppleTalk, permettant d’ajouter un Mac ou une imprimante au réseau pour une cinquantaine d’euros et sans réglages, était aussi un avantage important.
Bien sûr, le PC gardait pour lui sa bibliothèque logicielle bien plus fournie, et des prix tirés par le bas par la concurrence des compatibles-PC. Un principe alors fermement interdit par Apple. « Ça vous dirait, un clone, John ? » avait-on un jour proposé à John Sculley, PDG d’Apple. « Ça vous dirait, un procès ? », avait-il répondu du tac-au-tac. Une ligne de conduite qui ne sera rompue qu’au milieu des années 1990…
Bref, au moment du bilan, en 1987, le Mac était gagnant en termes de simplicité, de convivialité et d’innovation. Mais dans le camp d’en-face, si IBM semblait encore à la manoeuvre, entre les lignes, c’est bien Microsoft et son Windows qui s’apprêtaient à renverser le piédestal.
Les menus détachables de Mac OS X (votez !)
On l’a oublié, mais les premières versions de développement de Mac OS X, en 1999, permettaient de détacher les menus de la barre des menus, pour les positionner selon son bon vouloir sur l’écran. Ce comportement était hérité du système OpenSTEP de NeXT. Il suffisait de glisser la souris au-delà des bordures du menu pour le déposer plus loin.
La version Developper Preview 2 conservera cette fonctionnalité bien pratique, qui disparaîtra, hélas, avec l’interface Aqua en janvier 2000.
C’est le moment de répondre à notre sondage du jour !
Le programme d’Apple Expo 1994
Puisque nous sommes le 14 septembre, c’est l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur (c’est notre spécialité…). Il y a vingt-cinq ans tout pile, s’ouvrait l’Apple Expo 1994, onzième du nom. C’était l’époque des premiers Power Macintosh, du système 7.5, du Newton en Français, de l’Apple Djinn… Voici ce qu’en disait le magazine Apple News.
La voiture Power Mac Racing dans une publicité MacAcademy
Si vous nous lisez sur MacGeneration, vous vous souvenez sans doute de cet article sur la voiture Power Macintosh Racing aux couleurs d’Apple, qui participait à des compétitions dans les années 90 (sinon, il est toujours temps de bien faire et de vous abonner au Club iGen). Si je vous dis cela, c’est parce qu’en fouillant dans les archives, j’ai trouvé une publicité de 1995 pour MacAcademy, un système de formations sur cassettes vidéos pour apprendre à maîtriser le Macintosh et ses logiciels. Pour illustrer sa publicité, et insister sur la vitesse d’apprentissage, MacAcademy avait justement choisi une photo de la voiture Power Macintosh Racing.
À vous de jouer… quand vos enfants auront fini de travailler !
Voici une publicité retrouvée dans un magazine de 1996, dans la série des configurations Performa : ici, le Macintosh de la famille, qui était proposé aux côtés du Bureau à domicile et du Studio de Création Apple. Ce Performa 5400 était proposé avec l’Apple Magic Collection et ClarisWorks, et une offre spéciale Noël pour acquérir une StyleWriter 1500 à moitié prix.
Quand Mac OS 9 et Mac OS X devaient partager leur mémoire
On a déjà discuté de la gestion calamiteuse de la mémoire vive par les prédécesseurs de Mac OS X. À l’époque, c’est-à-dire jusqu’en 2001 tout de même, le système des Macs distribuait des pans de mémoire vive aux applications quand elles étaient lancées. Celles-ci occupaient alors cette mémoire vive qui leur était allouée, et ne la restituaient qu’une fois quittées. Face à cette fragmentation progressive de la mémoire, on réfléchissait alors en termes de « plus gros bloc inutilisé » pour connaître la quantité de mémoire dont on disposait au moment de lancer un nouveau logiciel.
Mac OS X a fait passer les Macs dans l’ère de la modernité, en partageant la mémoire entre toutes les applications, avec un usage transparent de la mémoire virtuelle, permettant à chaque application de disposer de la mémoire vive qu’il lui fallait, au moment où cela s’avérait nécessaire. Restait à permettre à Mac OS « classique » de s’inscrire dans ce ballet, sans bloquer inutilement la mémoire utile à Mac OS X. Ce sera fait au moyen d’une réécriture du noyau de Mac OS 8.6, organisé autour d’un nouveau nano-noyau, chargé des opérations les plus basiques. Cette première réalisation étant relativement instable dans les premières versions de Mac OS X Server, elle sera améliorée avec Mac OS 9.
Voici ce que cela donne, vu depuis Mac OS 9. Grâce à une petite bidouille très simple à l’aide de ResEdit, nous avons pu lancer le Finder et son outil « À propos de votre ordinateur », normalement inaccessibles depuis Mac OS X. On a ainsi retrouvé toutes les informations sur le système, y compris ce « plus gros bloc inutilisé » fixé au minimum. L’addition des mémoires réservées par chaque application dépassé largement le total de mémoire physiquement disponible, sans compter que les applications indépendantes de l’environnement Classic sont artificiellement limitées à 504 Ko (en réalité, Mac OS X leur alloue ce qui leur est nécessaire, jusqu’à 4 Go par application dans ces premières versions). Classic n’était donc pas un simple émulateur tournant dans Mac OS X, mais un système intégré à celui-ci, et travaillant en symbiose avec lui.
Remarquez que la fenêtre « À propos de votre ordinateur » de Mac OS 9 incluait la mention « Blue Box Enabler », précisant le numéro de version du module permettant d’assurer le fonctionnement de Classic (autrefois dénommé Blue Box) au sein de Mac OS X. De même, le processus Classic porte le nom de TruBlueEnvironment dans le Moniteur d’activité.
Les « anciens» se souviennent également de deux autres avantages de Classic : cet environnement avait permis de redonner vie à des logiciels anciens, incompatibles avec les Power Macs, grâce à une gestion plus simple de la mémoire virtuelle, déléguée de manière transparente à Mac OS X. De plus, certains logiciels étaient plus rapides une fois lancés dans Classic, là aussi en raison d’une gestion plus efficace de la mémoire virtuelle distribuée en temps réel selon les besoins.
La disquette de transport d’Apple
Quand Apple présente en 1986 son Macintosh Plus, elle adopte une nouvelle technologie proposée par Sony : la disquette double-face. Les premiers Macs, en 1984, étaient en effet uniquement capables de lire et d’écrire sur une seule face des disquettes, ce qui limitait leur capacité à 400 Ko. En utilisant les deux faces, les nouveaux lecteurs portaient cette capacité à 800 Ko. Il fallait cependant utiliser deux têtes de lecture, placées l’une en face de l’autre, avec le risque qu’elles se heurtent en cas de choc. Pour éviter ce type de mésaventure durant le transport, Apple fournissait une fausse disquette en plastique qui, insérée dans le lecteur éteint, empêchait tout mouvement des pièces mécaniques, et séparait les deux têtes de lecture par une fine épaisseur de plastique.
Dans le manuel utilisateur du lecteur, on apprend que c’est la matière des têtes de lecture, une céramique très dure, qui pouvait provoquer cette casse en cas de choc. Apple conseillait même, en cas de perte de cette disquette de protection, d’utiliser une vraie disquette vierge.
Il est intéressant de se souvenir qu’Apple avait tenté de créer quelques années plus tôt son propre format de disquettes 5”1/4 double-face, sous le nom de FileWare, ou Twiggy. Elle avait à l’époque décidé de placer les deux têtes de lecture à l’opposée l’une de l’autre, pour réduire les risques de frottement et d’interférences. Le résultat n’avait cependant pas été satisfaisant et le format avait vite été abandonné.
Liens : Museum Victoria ; Megazakaz ;
Des astuces pour iPhoto 2.0
Vous vous souvenez des premières versions d’iPhoto ? En 2003, nous publiions dans les colonnes d’A Vos Mac quelques astuces pour les utilisateurs de ce nouveau logiciel, apparu l’année précédente… Les voici regroupées pour vous !
Dans iPhoto, vous pouvez aisément diriger le zoom (qui grossit par défaut le centre de l’image) vers un point quelconque de la photo. Il suffit de sélectionner en l’encadrant la zone que vous souhaitez agrandir, avant de cliquer sur le bouton de zoom.
Quand vous avez zoomé sur une photographie dans iPhoto, vous pouvez vouloir vous déplacer sans utiliser les ascenseurs horizontaux et verticaux. Pour cela, il suffit d’appuyer sur la touche Pomme, puis de cliquer-glisser la souris sur la photo comme vous le faites d’habitude pour déplacer un élément.
iPhoto permet d’envoyer des photos par mail d’un simple clic. Mais rien n’est prévu pour envoyer un simple bout de photo, alors que faire ? Deux solutions sont possibles, selon votre humeur : soit vous recadrez l’original, vous l’envoyez puis vous retournez dans iPhoto et choisissez le menu « Revenir à l’original ». Soit alors vous sélectionnez la photo, vous tapez Pomme-D pour la dupliquer, puis vous recadrez et envoyez la copie, que vous pouvez ainsi conserver à côté de l’original.
La FCC ? Rien à faire !
Quand on retourne la plupart des appareils Apple, on remarque immédiatement le logo de la FCC, la toute-puissante Commission Fédérale des Communications (ou « Federal Communications Commission »). C’est une autorité administrative indépendante, chargée de réguler les télécommunications aux États-Unis. À ce titre, elle autorise la mise sur le marché de tous les appareils susceptibles d’émettre des ondes électromagnétiques, même s’il ne s’agit pas de leur fonction première. Or, dans le domaine informatique, à peu près tous les appareils émettent ce type d’onde : même en quantités négligeables, elles peuvent perturber les autres appareils situés à proximité, notamment les télévisions. C’est pour cela que l’on trouve une certification de la FCC sous la plupart des appareils Apple, comme ce simple lecteur de disquettes externe pour Macintosh.
Quand elle commercialise son Apple III en 1981, Apple décide de lui adjoindre un lecteur de disquettes, et ne s’embête pas avec de telles considérations. Si l’on retourne le périphérique, voici ce que l’on peut lire : « Cet appareil ne présente pas de garantie de conformité avec les nouvelles règles de la FCC limitant les interférences avec les appareils de radio et de télévision. Utiliser cet appareil dans une zone habitée peut causer des interférences intolérable avec les communications radio, nécessitant l’intervention immédiate de l’utilisateur pour les corriger ». À notre connaissance, c’est non seulement le seul appareil d’Apple à présenter un tel avertissement, mais un cas rarissime dans l’électronique grand-public.

La liberté d’association selon HyperCard
Vous vous souvenez de cet article sur les badges d’HyperCard, au sujet de la « liberté d’associer » (Freedom to Associate) ? Ces badges associaient deux visuels, comme HyperCard permettait d’associer des informations, des images, des textes, au moyen de liens hypertexte, bien avant l’invention du web. Un lecteur sympa nous a envoyé cette photo d’une version française du badge. Pour l’occasion, Apple France avait traduit l’expression par « La liberté d’association », tout simplement !
Deux souris du Xerox Star sur eBay
C’est plutôt rare pour être signalé : si vous rêvez d’ajouter à votre collection une souris plus ancienne que celles du Lisa et du Macintosh, alors il va falloir casser la tirelire pour l’un des deux modèles disponibles sur eBay. C’est non seulement la plus vieille souris commercialisée, mais aussi une souris très avancée, avec un capteur optique là où Apple avait préféré à l’époque conserver un mécanisme à boule moins coûteux.
Si le coeur et le portefeuille vous en disent, alors n’hésitez plus, appelez votre banquier et craquez pour cet exemplaire parfaitement conservé et fourni avec son carton d’origine, pour la coquette somme de 3300 dollars (le propriétaire fait actuellement une offre à 2475 euros aux utilisateurs qui enregistrent l’objet en favori).
Sinon, pour « seulement » 780 dollars et quelques frais annexes, vous pourrez acquérir ce modèle en très bon état bien que jauni, mais sans sa boîte.
Souvenir – ResEdit
Et vous, avez-vous connu l’époque où ResEdit était incontournable pour tout amateur de bidouille sur Mac ? Avant Mac OS X, les logiciels et leurs documents embarquaient un certain nombre d’éléments sous forme de ressources, organisées selon des règles intangibles, par opposition à leurs données, stockées selon le bon vouloir du créateur du logiciel. Ainsi, on trouvait parmi les ressources : les curseurs, icônes, les boîtes de dialogue, les menus, certains sons ou images, et les informations apparaissant dans les fenêtres « Lire les Informations » ou « À propos » du menu Pomme.
Avec ResEdit, l’éditeur de ressources gratuit fourni par Apple, on pouvait aisément bricoler dans ces ressources, les modifier, les copier… Certaines ressources étaient directement manipulables (comme les icônes, les menus ou les curseurs), quand d’autres étaient affichées sous forme hexadécimale. Dans tous les cas, mieux valait travailler sur une copie du document ou de l’application, pour éviter d’endommager le fichier.
ResEdit permettait aussi de modifier le « code type » et le « code créateur » de chaque fichier. Le premier décrivait la nature du fichier (APPL pour une application classique, cdev pour les Tableaux de bord, INIT pour les extensions, TEXT pour du texte seul, MooV pour les films QuickTime, PICT, JPEG, MPG3…), tandis que le deuxième indiquait au système quel logiciel devait ouvrir le fichier (8BIM pour Photoshop, MSWD pour Microsoft Word, BOBO pour ClarisWorks et AppleWorks, ttxt pour TeachText puis SimpleText, WILD pour HyperCard…). Grâce à ces deux codes, le système savait à quel type de fichier il avait affaire, et quel logiciel devait l’ouvrir. En l’absence du logiciel d’origine, les autres logiciels compatibles savaient reconnaître le fichier.
Pour tout savoir sur ResEdit, vous pouvez encore aisément vous procurer des ouvrages d’occasion (par exemple ici sur Amazon.fr). Vous y découvrirez en détail l’utilitaire et ses secrets, avec de nombreuses copies d’écran qui fleurent bon le Système 6… Par exemple, vous (re)découvrirez la méthode pour changer le raccourci-clavier d’un menu, en modifiant la ressource « MENU ». Oui, parce qu’à l’époque, Apple n’avait pas encore inventé les Préférences Systèmes « Clavier » pour gérer les raccourcis personnalisés…
Ce menu du Finder n’a servi à rien durant quinze ans !
Parmi les grandes nouveautés du Macintosh présenté en 1984, la possibilité d’annuler la dernière action n’était pas la moins innovante. Apple insistait d’ailleurs sur la nécessité d’intégrer une telle fonction dans les logiciels créés pour le Macintosh, comme nous l’avions lu dans un précédent article consacré à un livre d’introduction à la programmation sur Macintosh.
Pourtant, Apple a privé son Finder d’une telle possibilité durant plus de quinze ans ! Il a fallu attendre les premières versions de Mac OS X pour qu’il devienne possible d’annuler la suppression, le déplacement ou la copie d’un fichier !


De 1984 à 2001, les utilisateurs de Mac n’ont jamais pu bénéficier d’une telle fonction, dont on imagine bien qu’elle n’aurait pourtant pas été très compliquée à implémenter… Le menu était bien là, mais il était perpétuellement grisé, même après une copie ou un déplacement de fichier.

Pour les nostalgiques de Mac OS 9 (mais existent-ils vraiment ?), souvenez-vous également qu’il a fallu attendre Mac OS X pour pouvoir couper un fichier ou un dossier, pour le coller ailleurs ! Avant 2001, les utilisateurs de Macs étaient contraints de déplacer le fichier avec la souris entre deux fenêtres ouvertes au préalable !
La grosse boîte de l’Apple Family System
À l’approche de Noël 1981, le catalogue d’Apple n’était pas encore très fourni. Il y avait l’Apple II, l’Apple ///, leurs accessoires… et c’était tout. Alors pour vendre une machine sortie trois ans plus tôt et qui commençait à subir une concurrence féroce, il fallait faire preuve d’imagination. Par exemple, vendre un kit tout-en-un destiné au public familial à la recherche de son premier ordinateur, un carton comprenant tout le nécessaire pour débuter. J’ai nommé : l’Apple Family System, une grosse boîte comprenant un Apple II+ avec un adaptateur pour le brancher sur une télévision, un lecteur de disquettes Disk II, deux manettes de jeux, et une poignée de logiciels. Le tout pour 2995 dollars environ (le prix baissera à plusieurs reprises ensuite), soit une réduction d’un bon millier de dollars tout de même.
Cette offre commerciale était une aubaine pour les éditeurs de logiciels associés à cette offre. Ainsi, Software Publishing se félicitait-il, dans les colonnes d’InfoWorld, d’un accord visant à fournir 35.000 copies de son logiciel de base de données « Personal Filing System ». Son président Fred Gibbons comparait alors cette offre au train électrique que papa achète à Noël parce que ça lui fait plaisir, mais qui se justifie en expliquant que tout le monde en profitera.
Dans le même article, Mike Connors, product manager chez Apple, présentait les autres logiciels qui accompagnaient l’offre : Personal Finance Manager, Apple Writer, Apple Typing Tutor, ou encore les jeux Microsoft Olympic Decathlon, Apple Stellar Invader et Apple Adventure. Cette offre faisait également l’objet de publicités diffusées par les revendeurs américains de la marque. Celle-ci est tirée de la revue Orange Coast de mars 1982. On en trouve d’autres sur Internet, toujours avec le même visuel quel que soit le revendeur.
De notre côté, nous avons dégoté le manuel utilisateur fourni avec l’offre. En voici quelques pages, qui prouvent qu’on était encore loin de la simplicité du Macintosh, du Performa 5200 ou de l’iMac, qu’il suffisait de sortir du carton. En 1981, il fallait encore déballer l’unité centrale, l’ouvrir, installer la carte pilotant le lecteur de disquettes, connecter les manettes de jeux directement sur la carte-mère, bricoler le modulateur de fréquence permettant de connecter la télévision… Bref, mettre un peu les mains dans le cambouis.
Le manuel ouvrait également de nouvelles perspectives aux nouveaux propriétaires d’Apple II en leur présentant les périphériques disponibles, d’autres logiciels, ainsi qu’une longue liste de clubs d’utilisateurs Apple à travers le monde. Près de chez nous, il y en avait deux en Allemagne, un en Espagne, mais aucun en France !
Un tel équipement, dans son carton, avait été proposé sur eBay en 2017 et avait trouvé preneur pour 431 dollars. Le site Worthpoint en a conservé quelques images.

Souvenir : le format PDD
Hier, quand nous vous avons présenté cet article d’Apple News consacré au Système 7.5, nous n’avons pas insisté sur l’une des fonctions les plus innovantes de ce système, passée cependant presque inaperçue. Le format de fichier PDD (Portable Digital Document) promettait ce qu’offre aujourd’hui le PDF : un format de fichier portable, indépendant des applications et des polices installées sur l’ordinateur. Tout Mac disposant de QuickDraw GX pouvait créer, afficher et imprimer ces fichiers. En effet, ces fichiers étaient la transcription des données du fichier d’origine (tableur, traitement de texte, logiciel de dessin…) dans le format PostScript d’Adobe destiné à l’imprimante LaserWriter. Apple avait obtenu une licence de ce langage dès 1983, et y avait ajouté sa propre technologie de polices de caractères, le format vectoriel TrueType (toujours en vigueur de nos jours), destiné à remplacer les anciennes polices « bitmap ».
Pour créer un PDD, il suffisait de choisir au moment de l’impression la destination « PDD Maker GX ». On pouvait même ajouter une icône d’imprimante PDD sur le Bureau, et transformer n’importe quel document en PDD simplement en le glissant sur cette icône. Petite particularité : en raison de l’embonpoint de ces fichiers embarquant leurs propres polices, il était possible de désactiver certaines d’entre-elles, notamment quand on était sûr que l’ordinateur du destinataire disposait des polices nécessaires à l’affichage. Pour lire ce fichier, le plus simple était d’utiliser SimpleText, qui était le TextEdit de l’époque… Et pour l’imprimer, il suffisait de le glisser sur l’icône d’une véritable imprimante !

Le PDD ne connaîtra pas la postérité. Il faut dire qu’il disposait d’un concurrent sérieux, le PDF d’Adobe (Portable Document Format) qui avait été présenté en 1993. Très proche sur le principe, mais s’appuyant sur les polices PostScript Type 1 plutôt que sur les polices TrueType chères à Apple, le PDF s’imposera tout d’abord dans le domaine de la publication assistée par ordinateur, avant de s’imposer comme le format idéal pour les transferts de fichiers par Internet, au point de devenir un véritable standard ouvert en 2008 sous le nom de ISO 32000-1.
La Power Player de Bandai dans SVM Multimédia
Le très sympathique site Magazines Abandonware continue de mettre à jour sa collection de vieilles revues numérisées. Depuis quelques jours, on y trouve des numéros de SVM Multimédia, l’phémère revue du groupe Excelsior Informatique, publiée de 1995 à 1997. On y trouve par exemple cet article dédié à la Power Player de Bandai. Comme le notait le Journal du Lapin dans un article de 2017, cette Power Player était le prototype de ce qui deviendra la Pippin. Faute de nom officiel, le modèle était d’ailleurs dépourvu d’étiquette et de logo. On aperçoit en revanche la manette définitive avec ses boutons colorés placés en croix (notez que la photo a été retournée horizontalement lors de la mise en page de l’article…).
Bon anniversaire le Classic Couleur !
Il y a vingt-six ans, le 10 février 1993, Apple présentait son Macintosh Color Classic. À cette époque, dans le catalogue Apple, vous aviez le choix entre un grand nombre de modèles, répartis dans pas moins de six gammes, comme nous l’avions remarqué dans une publicité de l’époque : Quadra, LC, Centris, PowerBook, Performa et donc, Classic. Ce Color Classic était le premier compact de la marque à proposer un écran en couleurs. Contrairement au Macintosh Classic et au Classic II, il proposait un port d’extension au format PDS (Processor Direct Slot), comme le LC.
Ce Macintosh était particulier sur bien des aspects. C’était le premier monobloc dont la carte-mère, disposée sur un tiroir, pouvait être aisément extraite de la machine, pour ajouter une carte PDS, de la mémoire vive ou un coprocesseur, ou pour changer la pile.
Le Color Classic disposait d’une autre caractéristique inédite jusqu’alors : son nom était inscrit sur une pièce de plastique amovible, et non plus directement sur le boîtier comme ses prédécesseurs. La raison en était très simple : dans la plupart des pays, il portait le nom de « Color Classic ». Mais dans les pays du Commonwealth, comme la Grande-Bretagne, l’Australie, ou encore le Canada, il s’appelait « Colour Classic ».
Le Macintosh Color Classic innovait aussi avec la présence de boutons de commande du volume et de la luminosité de l’écran, en façade. On les retrouvera sur ses successeurs, les Performa de la série 500, puis 5000. Ils n’agissaient pas directement sur le matériel, mais sur le système. À l’époque, le Système 7, comme ses successeurs Mac OS 8 puis 9, n’était pas fortiche en multitâche. Ces boutons étaient donc souvent inopérants, ou interprétés avec beaucoup de retard…
À notre connaissance, c’est aussi le seul Macintosh qui a arboré un logo QuickTime en façade, une habitude inspirée du monde PC, dont Apple s’est toujours soigneusement tenue à l’écart. Il s’agissait d’un simple autocollant, et non d’une sérigraphie sur le boîtier.
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (7)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, et les outils de développement, voici Microsoft Multiplan et Microsoft Chart, qui n’avaient pas encore fusionné pour devenir Microsoft Excel. Et cette fois, c’est fini !
Deux astuces de 2003 pour iTunes
Nous continuons d’explorer notre collection d’astuces pour les anciennes versions des logiciels d’Apple. Voici deux astuces parues en 2003 dans la revue A Vos Mac. Quinze ans plus tard, elles sont toujours parfaitement valables !
Peut-être avez-vous dans votre bibliothèque iTunes des pistes que vous souhaitez garder, mais surtout pas entendre : effets sonores, sketches comiques, jingles… Vous avez bien sûr pensé à créer une nouvelle liste de lecture dans laquelle vous ne les avez pas glissées, mais cela vous oblige à la tenir à jour en fonction des nouveautés : pas pratique ! Pensez plutôt à décliquer la case qui précède le titre de ces pistes indésirables : une fois désélectionnées, les pistes ne seront plus lues par iTunes, sauf si vous le demandez expressément en double-cliquant sur leur ligne.
Et si vous faisiez un peu de place dans iTunes aux titres que vous n’écoutez jamais, histoire de varier un peu ? Pour cela, créez une nouvelle piste intelligente (option-clic sur le bouton « Plus » en bas à gauche de la fenêtre), puis cliquez sur l’onglet « Avancées ». Ensuite, activez le bouton « Répondre à la condition suivante », et choisissez « Compteur est 0 ». Ce n’est pas plus compliqué que ça : il ne vous reste plus qu’à donner un titre à cette nouvelle liste, comme « Les jamais-écoutés ». Au fur et à mesure de vos écoutes, elle se videra de son contenu, et sera un précieux indicateur des morceaux que vous n’écoutez jamais jusqu’au bout !
Publicité : Dark Forces sur Macintosh
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une nouvelle réclame vantant la quantité et la qualité des jeux disponibles sur Macintosh. Après Infogrames la semaine dernière, c’est LucasArts (et Ubi Soft) qui s’y colle, avec Dark Forces et Dark Vador qui songe à se retirer en Ardèche… Les autres titres sont présentés en miniatures : Full Throttle, Rebel Assault, X-Wing, Day of the Tentacle et Sam & Max Hit te road.
Comprendre les menus de Mac OS 9 et MacOS X
À l’occasion de l’anniversaire de MacOS X, nous nous intéressons aux principales différences entre ce système et son prédécesseur Mac OS 9. Après l’article sur les bureaux et les Desktop Folders de ce matin, voici un autre extrait de la revue A Vos Mac, publié en 2003. Il s’agissait cette fois-ci d’un article sur la réorganisation de la barre des menus lors de la transition entre les deux systèmes.
Parmi les chantiers de MacOS X, se trouvait en bonne place la volonté des designers de remettre de l’ordre dans la barre des menus. Au fil des mises à jour du système, celle-ci était devenue un vaste fouillis, où les commandes se succédaient sans réelle logique.
Les programmeurs sont alors partis d’une idée simple : plus on s’éloigne du Menu Pomme, tout à gauche, et plus les commandes se spécialisent. En effet, le menu Pomme est commun à toutes les applications : on n’y trouve même plus le traditionnel « A propos de cette application », remplacé par un unique « A propos de ce Mac ». En dessous, se trouvent les commandes concernant l’ordinateur : les Préférences système, les réglages de dock, de réseau, et les commandes d’extinction, de redémarrage ou de session.
Le menu « A propos de cette application » est assez logiquement déplacé dans le menu suivant, qui porte le nom de l’application. Là, se trouvent aussi les commandes de masquage, les Préférences de l’application, et la commande Quitter. À noter que dans le Finder, c’est ici que se trouve désormais la commande « Vider la corbeille », puisque le menu « Spécial » de MacOS 9 a été supprimé.
Les menus Fichier et Edition, indéboulonnables, se trouvent toujours à leur place, mais ont respectivement perdu les commandes « Quitter » et « Préférences », comme indiqué ci-dessus. Les éditeurs ont généralisé la mise en mémoire des derniers documents ouverts, dans le menu « Fichier », sous le titre « Ouvrir récent ».
Enfin, se trouvent tous les autres menus, laissés à la charge des éditeurs. Là aussi, la plupart se sont adaptés à MacOS X en ajoutant un menu « Fenêtres » qui permet de naviguer parmi celles-ci, de les envoyer dans le dock ou de ramener toutes les fenêtres de l’application active au premier plan, ce qui se faisait automatiquement sous MacOS 9.
Un iPod nano d’un mètre de haut !
Nous poursuivons notre exploration des bonnes idées de cadeaux à découvrir sur eBay… Après l’exceptionnel Lisa 1 pour 76.000 dollars, la sélection de cadeaux divers et les souris de Lisa dans leurs cartons, voici les iPod nano de 91 centimètres de haut ! Une trouvaille plutôt rare, puisqu’il s’agit de matériel publicitaire qui avait été confié à un Apple Store.
Il s’agit de modèles 2008 et 2009, qui n’avaient d’ailleurs pas du tout la même taille en réalité. Vu qu’il y en a cinq et qu’ils pèsent quatre kilo chacun, le vendeur n’a malheureusement pas prévu l’expédition vers la France. De toute façon, à 2.600 dollars le lot, il y a de quoi réfléchir avant d’enchérir… Et encore, on a trouvé un vendeur encore plus motivé, qui propose son unique exemplaire à pas moins de 4500 dollars !
Tablette contre tablette
Le saviez-vous ? Apple n’a pas attendu 2010 et l’iPad pour concevoir des tablettes graphiques. En 1979, elle disposait déjà, à son catalogue, d’une « Graphics Tablet » sous la référence A2M0029. Il s’agissait d’un outil très à la mode à l’époque, avant la démocratisation de la souris, qui permettait d’entrer des coordonnées mathématiques dans un logiciel, par exemple pour reproduire un schéma ou tracer des lignes ou des dessins.
Cette tablette était vendue avec son stylet (filaire) et sa carte à installer dans l’Apple II. Les plus curieux pourront retrouver son manuel d’utilisation en suivant ce lien. En attendant, vous pouvez apprécier ici la taille de ce machin (39,5 x 39,5 cm) en la comparant avec un iPad 9.7 pouces ! C’est bien simple, sur cette Graphics Tablet, on pourrait faire tenir quinze iPhones X !
Virtual, le premier bébé de Connectix
Ces derniers temps, les articles se font plus rares sur le blog de l’Aventure Apple. Il faut dire qu’avec plus de sept-cents articles publiés au cours des derniers mois, vous avez de la lecture pour un bon moment (justement, vous pouvez cliquer ici pour lire un article au hasard). Et puis la nouvelle collaboration avec le club iGen prend pas mal de temps, pour des articles de fond comme ce souvenir d’un clash entre Jef Raskin et Steve Jobs aux tout débuts du Macintosh, cette comparaison de Gil Amélio au moment d’abandonner l’ancien Mac OS au profit de NeXT, ou encore cet article sur le pénible passage à la technologie 32-bit dans les années 80.
Et justement, nous avons retrouvé une publicité d’époque, pour le premier logiciel produit par la toute jeune société Connectix. Publiée dans la revue MacWorld de novembre 1989, elle présente Virtual, premier système de mémoire virtuelle destiné spécifiquement aux Macs les plus récents : ceux à base de processeur Motorola 68030 (le IIx, le IIcx et le SE/30), mais aussi pour le Macintosh II qui se « contentait » d’un 68020. Connectix facturait plus cher son logiciel pour le Macintosh II : 545 dollars contre 199 pour les autres modèles, tout simplement parce qu’elle fournissait pour ce dernier l’indispensable puce de gestion de la mémoire paginée Motorola 68551, intégrée de série sur les Macs suivants.

Le Système 6, développé pour les Macs 24-bit, était incapable d’utiliser plus de 8 Mo de mémoire vive : Connectix venait donc donner un peu d’air aux applications les plus gourmandes. Pour y parvenir, selon le bon vieux principe de la mémoire virtuelle, une partie des informations de la mémoire vive était stockée sur le disque dur, et permutée au besoin selon l’application utilisée. Le Macintosh n’était pas encore multitâche (et il ne le sera pas vraiment avant Mac OS X), mais le MultiFinder permettait tout de même de lancer plusieurs programmes en même temps et de basculer de l’un à l’autre.
En fouillant un peu plus dans toutes les archives accessibles en ligne, nous avons aussi retrouvé cet article paru dans la revue InfoWorld de janvier 1989, soit près d’une année avant notre publicité. Il y est question d’une « startup inconnue », Connectix, et de son logiciel Virtual présenté pour la première fois à la MacWorld Expo de San Francisco. À cette époque, le logiciel coûtait 295 dollars, ou 695 dollars pour le Macintosh II avec la puce PMMU. « En utilisant la mémoire virtuelle, les utilisateurs évitent de payer de la coûteuse mémoire vive ». Attention cependant, car la mémoire virtuelle dégrade les performances de l’ordinateur…
Deux souris noires
La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.
















































































































































































