L’accord Apple-Microsoft vu par France 2
À l’occasion de l’anniversaire de l’accord conclu entre Apple et Microsoft, et révélé par Steve Jobs le 6 août 1997, voici un extrait du journal télévisé de France 2, diffusé le lendemain.
L’Apple III de l’Aventure Apple est sur eBay !
C’est assez rare pour être signalé : pour une fois, une pièce historique s’apprête à quitter la collection de l’Aventure Apple. Notre vaillant Apple III, avec pas loin de 40 ans au compteur, est disponible pour qui sera prêt à remporter les enchère sur eBay et à se débrouiller pour venir le chercher, trouver un transporteur ou payer les frais de port !
Comme cela est précisé dans l’annonce, c’est un modèle parfaitement nettoyé, complet avec écran et second lecteur de disquettes, quelques disquettes (les plus anciennes semblent démagnétisées) et deux brochures publicitaires d’époque.
Attention cependant, comme tous les Apple III (qui n’ont pas eu une existence très facile), ce modèle est souvent capricieux. Une fois ça passe, une fois ça bloque… Sans doute qu’un bidouilleur saura lui donner une nouvelle jeunesse, au prix de quelques remplacements de condensateurs et d’une solide révision des lecteurs de disquettes…
Publicité : l’iPod nano de 2006
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une très belle double-page de 2006, aux couleurs du nouvel iPod nano. Ces modèles colorés succédaient à deux modèles beaucoup plus sages, habillés de plastique noir ou blanc. Gris, bleu, rose, vert et noir, de 2 à 8 Go de stockage, avec même une version rouge en série Product(Red).
Une astuce pour Office 98
Dans notre rubrique Astuces : savez-vous que les logiciels d’Office 98 vous permettent d’utiliser les menus sans la souris ?
Sur votre clavier, appuyez sur la touche F10 : le menu pomme est sélectionné. Appuyez sur Retour, le menu Pomme se déroule. Avec les flèches gauches et droites, vous changez le menu sélectionné, et avec haut et bas vous sélectionnez un article de menu. Avec Retour, vous sélectionnez l’article. Pratique en cas de panne de souris !
Cette astuce a été publiée dans la revue A Vos Mac en 2000.
Bon anniversaire Macintosh !
24 janvier 1984 : une date inoubliable qui marque la présentation officielle du tout premier Macintosh. La gamme fête donc aujourd’hui ses 36 ans !
Que de chemin parcouru depuis lors ! Le Macintosh II modulable et ouvert, le Macintosh Portable pour partir en balade, le Macintosh LC pour la couleur à petit prix, le Quadra surpuissant, le PowerPC novateur, l’iMac pour relancer la machine, l’iBook tellement fun, le passage aux puces Intel… Retrouvez tous ces sujets et bien d’autres sur ce blog !
Et n’oubliez pas aussi que l’Aventure Apple est présente sur le Club iGen, avec des sujets passionnants : une galerie de publicités « rétro » pour l’iPhone 11 Pro, un dossier sur la paternité de Xerox dans les idées de Macintosh et Lisa, un petit rappel sur la présence des interfaces en métal brossé dans MacOS X, un comparatif des photos du premier QuickTake de 1994 et de l’iPhone 11 Pro de 2019…
Publicités – Macintosh II, l’Homme et l’esprit
Le dimanche, c’est publicité ! Après la série de publicités de dimanche dernier, sur le thème des inventeurs, on reste dans le sujet des méninges, avec ces deux publicités françaises de 1988 pour le Macintosh II.
Dans la première publicité, il est question d’évolution, de crise, et d’Apple qui arrive pour redonner à l’Homme ce qu’il a d’unique, et de plus fort : sa vision. Un monde. Et exploiter chaque ressource qu’il a en lui. Dit comme ça, ça pourrait surprendre, mais il s’agissait de vanter les mérites du Macintosh II, son processeur 68020 de Motorola maîtrisé, le MultiFinder pour un système multi-tâches, son écran de 16 800 000 couleurs, sans oublier le message de « Bienvenue » coloré quand on allume le Mac. Cette machine, on dirait quelqu’un. Et ça aussi c’est nouveau…
Dans la deuxième publicité, il est plutôt question de s’ouvrir l’esprit, pour dialoguer avec le monde entier, accéder aux plus grandes banques de données mondiales, à tous les serveurs… Bref, une planète qui rapetisse. Le travail d’autrui devient le vôtre. Et vice-versa. Vous êtes à la fois récepteur et source. Une première connexion de ce type est presque toujours une révélation. L’émotion passée, on se retrouve avec des ressources humaines et matérielles multipliées. Des amis aussi. Et en guise de conclusion : Il va falloir que le Minitel rose aille se rhabiller !
On aimerait connaître le rédacteur des longs textes de ces deux publicités, qui mêlent de manière assez rare (même chez Apple !) les envolées humanistes et les détails techniques…
Publicité – LaserWriter Couleur 12/600
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une publicité de 1995 pour l’imprimante LaserWriter Couleur 12/600 PS. À 6989 dollars, il s’agissait de l’imprimante la plus coûteuse de toute l’histoire d’Apple, un haut-de-gamme sans aucun compromis. Un mastodonte de près de cinquante kilogrammes, engloutissant plus de 1000 W pour expulser 12 pages par minute en noir et blanc (3 en couleurs) en 600 points par pouces, grâce au système d’impression mis au point par Canon, le premier système laser couleur proposé par Apple.
Tout ça pour obtenir le même résultat qu’un bon shampoing, d’après cette publicité qui occupait la moitié inférieure de deux pages en vis-à-vis.
Publicité : Inside Apple et les périphériques de l’Apple II
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Cette semaine, voici une double page d’avril 1983, parue dans la série des « Inside Apple » que la marque affectionnait à l’époque : des double-pages qui prenaient la forme de publi-information, comme on dirait maintenant. Dans celle-ci, il est question des logiciels et périphériques qui permettent à l’Apple II de 1978 de rester compétitif face à l’IBM PC de 1984 : imprimantes Apple Letter Quality Printer, Apple Dot Matrix Printer et Silentype, joystick II, Apple Hand Controller II, disque dur de 5 Mo Apple ProFile, et pavé numérique Apple Numeric Keypad II.
Une pomme après l’école
Voici pourquoi chaque enfant devrait avoir une Pomme après l’école, annonçait la marque dans cette publicité de 1985. Apple était à l’époque la marque d’ordinateurs la plus répandue dans les écoles, et l’Apple IIc était une bonne manière de prolonger à la maison la qualité des enseignements offerte par son grand frère l’Apple IIe. De la taille d’un gros classeur, ce petit nouveau (commercialisé en 1984) pouvait aussi intéresser les parents grâce à sa logithèque de qualité, ses technologies intégrées : lecteur de disquettes, 128K de mémoire, et les prises pour le modem, l’écran et l’imprimante, sans oublier la souris ! L’Apple IIc sera l’ordinateur qui grandira avec votre enfant, contrairement à ses chaussures !
Souvenir – Les 256 couleurs
Si les écrans en 256 couleurs qui caractérisaient nos Macs au début des années 90 paraissent aujourd’hui bien éloignés de nos écrans en Super-rétina-P3-Ultra-Gamut, ils représentaient déjà pour beaucoup d’entre-nous un grand progrès, après plusieurs années de Macs monochromes. Saurez-vous reconnaître quelques-unes des palettes que nous avons sélectionnées ici ? Réponse en fin d’article…
Réponse : la palette de couleurs du Système 7 ; la palette de GraphicConverter 2.0 ; la palette de ClarisWorks 2.0 et la palette d’Aldus Persuasion (1988).
L’héritage de The Keyboard Company
A l’occasion de l’apparition d’un Apple Cursor /// sur eBay, nous avons eu l’occasion il y a quelques temps de revenir sur l’histoire de The Keyboard Company, une société spécialisée dans la fabrication de claviers informatiques, rachetée par Apple au début des années 80.
Aujourd’hui, nous vous présentons un autre produit que cette firme avait conçu, et qu’Apple a intégré à sa gamme : le pavé numérique pour Apple II. Issu de notre collection, voici le modèle pour Apple IIe.
Ce clavier était une version modernisée du modèle conçu et commercialisé par The Keyboard Company, dont on trouve des photos sur le site Deskthority :


Les télécommandes noires d’Apple
En avril 2018, nous organisions la rencontre de deux souris noires d’Apple, celle du Performa 5400 de 1996 et celle de l’iMac Pro de 2017. Un petit peu plus tard, c’était au tour de deux claviers noirs de se rencontrer : celui du Newton MessagePad 2000 et celui du Performa 5400.
Voici maintenant venu le moment d’organiser une nouvelle rencontre entre accessoires noirs d’Apple. Cette fois-ci, c’est au tour de nos télécommandes de se prêter au jeu.
Les clients d’Apple au milieu des années 90 auront bien sûr reconnu la télécommande fournie avec le Performa 5400 — toujours lui ! — au centre. Elle permettait de piloter les fonctions du tuner TV. On la retrouvait d’ailleurs dans le carton du Spartacus, le Mac du 20ème anniversaire d’Apple sorti en 1997.
La grande télécommande, c’est celle du PowerCD de 1993, copie conforme de celle fournie par Philips avec son lecteur CDF-100 qu’Apple avait simplement « rebadgé ». La plus petite était fournie avec le Macintosh TV et avec l’Apple TV/Video System, une carte d’extension permettant de doter les Performa d’un tuner TV et d’une acquisition vidéo.
Le Journal du Lapin, qui a plus d’un tour dans son sac, en a trouvé une version légèrement différente. Son auteur est d’ailleurs toujours à la recherche de témoignages lui permettant d’en établir l’origine. Saurez-vous l’aider ?

Une autre télécommande noire, plutôt rare, était fournie avec l’Apple Set Top Box, ce projet de Box dédié à la télévision et à l’internet par câble, dont nous avons déjà parlé précédemment. On peut parfois en trouver sur eBay, comme celle-ci (vendue !).

Par ailleurs, oui, il nous manque la télécommande noire de l’Apple TV… Si vous en avez une à nous offrir, même en panne, n’hésitez pas à nous contacter !
Les goodies d’Apple
Depuis le retour de Steve Jobs aux affaires, Apple ne commercialise plus ses Goodies dans le monde entier. Dans les années 80 et 90, la marque proposait d’innombrables accessoires à ses couleurs, du parapluie au pyjama, de la montre au porte-clé. Tous ces accessoires, qui n’étaient déjà pas donnés à l’époque, font aujourd’hui la fortune de ceux qui les ont religieusement conservés pour les revendre sur eBay. Certains n’y vont d’ailleurs pas avec le dos de la cuillère pour estimer la valeur de leur souvenir, comme cette montre Apple proposée à 599 euros…

Apple commercialisait à l’époque des catalogues de Goodies, qui ont aujourd’hui un côté vintage tout à fait remarquable. Nous aurons l’occasion d’en publier les meilleures pages à l’occasion. Sachez que les catalogues eux-mêmes commencent à se vendre à bon prix aux enchères.
Un souvenir de SEEDRIN sur eBay
Il est plutôt rare de voir passer sur eBay des souvenirs de SEEDRIN, la filiale française d’Apple au début des années 80. Quentin, un de nos lecteurs, nous signale justement aujourd’hui la vente d’un « Questionnaire du candidat revendeur ». Il s’agit d’un formulaire qui permettait à un professionnel de lancer le processus pour devenir revendeur Apple agréé. Ce questionnaire est extrait d’un document de présentation de la marque, le « Dossier du candidat revendeur », dont nous avons déjà présenté quelques images sur un précédent billet de ce blog. Ce dossier n’est malheureusement pas proposé à la vente.

Quelques informations intéressantes peuvent être glanées dans ce document de huit pages. On y apprend que le chiffre d’affaire indicatif d’un Apple IIe s’élevait à 15.000 francs, quand celui d’un Macintosh XL atteignait 50.000 francs. La mise à prix est de 19,90 euros, auxquels il faudra ajouter les frais de port.
Des télécartes japonaises aux couleurs d’Apple
Voici une nouvelle trouvaille spécifique au pays du soleil levant : des télécartes de l’opérateur japonais NTT aux couleurs d’Apple, datant de 1988. Rappelons pour les plus jeunes de nos lecteurs qu’une télécarte, d’après Wikipedia, était un dispositif de pré-paiement de télécommunications basé sur une carte en plastique PVC, le plus souvent de type carte à puce.
La Nippon Telegraph and Telephone Corporation commercialisait dès le milieu des années 80 des cartes téléphoniques, qui avaient une petite particularité : non seulement le nombre d’unités restantes était enregistrés sur la piste magnétique de la carte, mais la cabine téléphonique venait perforer un petit point sous une échelle graduée de 0 à 50, correspondant aux unités restantes. Ces deux cartes n’ayant pas été utilisées, elles ne sont pas perforées, et leur valeur est donc supérieure aux yeux des collectionneurs.
Question de style (3)
Nous poursuivons notre étude du style contemporain des anciens temps d’Apple. Après le formateur de chez SEEDRIN (future Apple France), puis la joyeuse troupe de chez Calvados (futur Calvacom), nous avons le plaisir de vous présenter l’avocate du guide « Personal Computers in Business », un guide d’achat édité par Apple en 1982. A l’époque, quand on posait un Apple III sur son bureau, on avait intérêt à faire de la place avant !
Pour ceux qui se poseraient la question, les Deering’s California Codes sont la principale édition des Codes californiens, qui couvrent tous les domaines légaux, du droit public, administratif ou constitutionnel, jusqu’au droit de la famille, de l’agriculture ou de la route. On les trouve neufs chez LexisNexis, ou d’occasion (dans une édition proche de celle de la photo) chez Amazon.
Avec AOL et Apple, 50 heures d’Internet gratuites !
Si vous n’êtes pas né de la dernière pluie, sans doute avez-vous connu cette courte période, entre 1995 et 2000 environ, où les fournisseurs d’accès à Internet rivalisaient d’investissements pour vous attirer dans leur filets (le jour où l’Aventure Apple sera traduite en anglais, tout le monde appréciera le discret jeu de mot glissé dans cette phrase). Un mois, on vous promettait deux heures gratuites avec Infonie, et le mois d’après, AOL vous en offrait cinq, puis dix. Club Internet en donnait vingt, puis Wanadoo surenchérissait avec trente heures. En 1997, à l’achat d’un Power Macintosh G3 en France, on en était déjà à 50 heures gratuites grâce à Apple et AOL.
Par la suite, on avait même vu des offres à cent ou deux-cents heures gratuites — mais généralement à consommer dans le mois de l’activation du compte. Évidemment, avec l’arrivée de Liberty Surf, Freesurf et Free en 1999, tout ce beau business s’était effondré. En attendant, il fallait toujours installer et configurer pas mal de choses pour profiter d’Internet sur son Mac. Les opérateurs cherchaient donc les opportunités d’être pré-installés sur les machines pour gagner des clients potentiels.
Les anciennes adresses d’Apple
Tout le monde ou presque connaît le siège actuel d’Apple, que la marque occupe depuis 2017. Avec son look de vaisseau spatial (ou de donut, c’est selon), ce bâtiment baptisé Apple Park est devenu emblématique de la nouvelle image d’Apple, alliant simplicité des formes et démesure de l’échelle. Officiellement, le bâtiment a été inauguré le 17 mai dernier, journée marquant la fin des travaux. L’adresse postale est on ne peut plus simple : Apple Park, Apple Park Way, Cupertino, California.

Jusqu’alors, le siège d’Apple était situé à une autre adresse emblématique située à moins d’un kilomètre de là : le 1, Infinite Loop, déjà à Cupertino. Cette rue, dont le nom signifie boucle infinie, avait déjà été créée pour Apple en 1993, afin de desservir les six bâtiments principaux de son nouveau siège et les parkings attenants. Rapidement, la place avait commencé à manquer, et Apple avait acheté ou loué un nombre grandissant de bâtiments situés à proximité, conduisant à la décision de construire l’Apple Park.

Avant d’occuper cette adresse devenue mythique, Apple était domiciliée juste à côté, au 20525 Mariani Avenue. Elle y avait fait construire en 1981 un bâtiment dénommé Mariani One, qu’elle a conservé depuis lors.
Plus tôt encore, en 1978, Apple manquant déjà de place, le siège social avait été déménagé au 10260 Bandley Drive, toujours dans le même quartier. Six bâtiments avaient été loués successivement, et connus sous les noms de Bandley 1 (aujourd’hui transformé en centre commercial), Bandley 2, puis Bandley 3 (dédié à l’équipe Macintosh en 1983), et ainsi de suite. Certains bâtiments appartiennent encore à Apple, comme le prouve Google Maps.

On continue de remonter le temps, et on arrive en 1977. Apple, qui travaille sur son Apple II, a besoin de place et emménage au 20863 Stevens Creek Boulevard à Cupertino. Le bâtiment ne fait plus partie aujourd’hui du patrimoine d’Apple. Il est d’ailleurs à louer ces jours-ci. Comptez 540 dollars par mois et par mètre carré pour ce bâtiment situé au coeur d’un ensemble de bureaux situé à un kilomètre de l’Infinite Loop.
Officiellement, il s’agissait là du premier siège social d’Apple après sa création dans la maison de la famille Jobs, au 2066 Crist Drive, à Los Altos, un quartier résidentiel situé à un peu plus de trois kilomètres de l’Infinite Loop. Pourtant, en cherchant bien, on peut aussi trouver la trace d’une autre adresse utilisée par Apple à la même époque : le 770 Welch Road à Palo Alto. Il s’agissait d’une simple boîte postale destinée à donner à Apple une image plus sérieuse qu’une adresse familiale… On la rencontre notamment dans la documentation de l’Apple-1, et dans les premiers documents relatifs à l’Apple II.

Le billion ! Le billion !
Une vidéo de l’Apple Expo 1985
Puisque la publicité d’hier portait sur l’Apple Expo 1985, en voici une vidéo méconnue, tournée par un employé d’Apple de l’époque qui nous a autorisés à la rediffuser. Il s’agit d’un véritable reportage de près de 25 minutes, qui vous fera découvrir l’ambiance de l’exposition, l’accueil des hôtesses, les conférences et les produits présentés aux 32.500 visiteurs.
On y voit une discussion en direct entre plusieurs utilisateurs de Macintosh dans le monde entier (à 5 minutes), puis Catherine, la gagnante du concours qui repart avec son Apple IIc (à 7 mn 30), le DG d’Apple France (à 9 minutes), puis Kriss, l’animatrice de France Inter (à 14 minutes), Steve Jobs (à 15 minutes) et une petite brochette de stars de l’époque. Sans oublier des danseuses, un mangeur de pommes, des chemises à carreaux, des lasers, des jets d’eau, et des bonnes musiques électroniques d’avant la French Touch !
Merci Sylvain !
Des projets de design pour l’ADB Mouse II
Après l’article de samedi sur le prototype de Macintosh de 1982, voici un autre extrait de l’excellent livre Apple Design : The Work of Apple Industrial Design Group. Il s’agit d’une série de prototypes pour la future Apple Desktop Bus Mouse II, la souris qui accompagnera les Macs de 1993 à 1998. À l’époque de cette photographie, en octobre 1991, plusieurs designers du groupe de dessin industriel d’Apple recherchaient la forme optimale : Susanne Pierce (les modèles du haut), Tim Parsey (en bas à droite et à gauche) et Daniele De Iuliss (en bas au centre).

A priori, c’est Susanne Pierce qui a gagné le concours !

MacWrite présenté par SEEDRIN
En 1984, quand Apple présente le Macintosh, certains concepts sont tellement révolutionnaires qu’il faut les expliquer en détail aux futurs clients. Le principe du couper-copier-coller entre MacWrite et MacPaint ; le mélange des styles et des alignements d’un paragraphe à l’autre ; les accessoires de bureau qui restent accessibles depuis chaque application ; les outils de recherche et de remplacement ; la concordance entre ce qui s’affiche à l’écran et ce que produit l’imprimante ; l’utilisation de la souris pour rectifier, modifier, corriger…
MacWrite proposait même de générer un titre et un bas de page pour chaque feuillet, en incluant date, heure et numéro de page, sans oublier la possibilité de créer une page de garde ! Autant de fonctions exceptionnelles en 1984, quand Apple diffuse cette brochure. Attention cependant, le document ne devait pas dépasser 8 pages et demie, en raison de la mémoire limitée à 128 Ko sur le premier Macintosh (elle ne sera portée à 512 Ko, soit 80 pages de texte, qu’avec le Mac 512K).
Un émulateur HyperCard chez Internet Archive
Vous connaissez sans doute le site Internet Archive, ce site à but non lucratif qui héberge une bibliothèque numérique gratuite, dans laquelle on trouve notamment des versions navigables du web à différentes époques, sous le nom de Wayback Machine. On peut ainsi retrouver le site d’Apple tel qu’il était en 1999, ou celui de l’Aventure Apple en 2001 !
Depuis 2017, Internet Archive dispose également d’un émulateur de Macintosh sous système 6, permettant de retrouver en ligne de nombreux logiciels archivés. Une section est dédiée à HyperCard.
Cette section dédiée facilite grandement la mise en ligne de piles personnelles, puisqu’il suffit de les télécharger sur le site HyperCardOnline pour les voir automatiquement apparaître sur le site Internet Archive, chacune pré-chargée dans un émulateur. Attention cependant, quelques défauts gâchent encore un peu le concept , notamment les sons qui ne sont pas gérés, le clavier qui est parfois inopérant (notamment les raccourcis interceptés par Mac OS X) et les icônes personnalisées qui ont tendance à se mélanger les pédales. Mais vous pourrez retrouver vos images, vos champs de texte, et même modifier les scripts de vos piles, avec une lenteur digne de nos bons vieux Macs à 8 Mhz !
High Sierra, en 1988
Si je vous dis « High Sierra », il y a de fortes chances que vous pensiez à la version 10.13 de Mac OS X, distribuée par Apple à partir de septembre 2017.
Mais si je vous dis que High Sierra était déjà supporté par Apple près de trente ans plus tôt, en 1988, vous en dites quoi ? C’est pourtant ce que l’on découvre dans cet article du magazine InfoWorld paru le 10 octobre 1988. Pour garantir la plus grande compatibilité avec les CD-Roms, la marque y annonçait le support du format ISO High Sierra, également connu sous le nom de HSFS (High Sierra File System). Le Macintosh n’était pas le seul à s’ouvrir à ce format : l’Apple IIGS était également compatible, au moyen de ses File System Translators.

Ce format a aujourd’hui complètement disparu : il a évolué rapidement vers le format ECMA-119 puis vers l’ISO 9660 que l’on connaît encore aujourd’hui. Il devait son nom à l’hôtel californien dans lequel s’étaient réunis ses concepteurs en novembre 1985, dans la région montagneuse du même nom. Parmi ces spécialistes, se trouvaient des représentants d’Apple, mais aussi de Microsoft, Philips, Hitachi, ou encore Sony.
Aqua sur les ruines de Platinum
Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.
Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.
La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.
Une astuce pour tout quitter sous Mac OS 9
Vous cherchez une astuce pour quitter toutes les applications actives sans vous fatiguer ? Essayez celle-là !
Depuis le Finder, demandez « A propos de votre ordinateur » : une fenêtre apparaît avec, entre autres, la liste de toutes les applications actives. Cliquez sur le nom de toutes les applications que vous voulez quitter, en maintenant la touche Majuscule appuyée. Une fois que toutes les applications sont surlignées, cliquez sur l’une d’elles en appuyant en même temps sur « Ctrl », et choisissez le menu Quitter.
Cette astuce a été publiée en 2001 par la revue A Vos Mac. Et sous Mac OS X, une idée pour faire de même ?
Un peu de Macintosh XL sur eBay
Nous avons déjà eu l’occasion de vous présenter le Macintosh XL, ce Lisa modifié pour devenir compatible avec les logiciels Macintosh. Mieux doté en mémoire vive, équipé d’un écran plus grand, il avait été à la fois le prédécesseur du Macintosh Plus et du Macintosh II. Il avait terminé sa carrière dans les bras de Sun Remarketing, un spécialiste du déstockage informatique.
On trouve justement ces jours-ci sur eBay plusieurs objets en lien avec ce Macintosh pas comme les autres. Il y a tout d’abord ce guide d’installation du disque dur interne (en option sur le Lisa, mais obligatoire lors de la mise à jour en Macintosh XL).
On trouve également un lecteur de disquettes révisé, permettant de lire les disquettes 400K et 800K sous Lisa OS comme sous MacWorks. Plus important encore, voici le kit A6G0001 permettant de transformer l’écran du Lisa (en 720 x 360 pixels rectangulaires) en écran de Macintosh (608 x 432 pixels carrés). Sans lui, l’affichage du système du Macintosh aurait été complètement déformé sur l’écran du Lisa.
Pour faciliter le passage du Lisa au Macintosh XL, on trouve un kit de migration destiné à l’utilisateur du Lisa durant sa transformation en Macintosh XL, ou lors du passage à un autre Macintosh de la gamme. Ce kit était capable de copier les fichiers du Lisa sur un disque au format Macintosh, mais aussi de transformer les fichiers dans un format lisible sur celui-ci (comme MacWrite ou Microsoft Word).
On trouve également une disquette de MacWorks, sans plus de précision quant à sa version. MacWorks était cet émulateur capable de faire tourner le système et les logiciels du Macintosh sur un Lisa, en profitant de son mégao-octet de mémoire vive.
Mais si vous ne voulez pas mettre les mains dans le cambouis, le plus simple est encore d’acheter directement le Macintosh XL complet sur eBay. Un modèle un peu particulier puisque son propriétaire lui a ajouté un émulateur de disque dur ProFile, capable de lire des cartes CompactFlash bien plus pratiques !
Ainsi équipé, vous pourrez monter votre propre réseau local de la « famille Macintosh », comme Apple le présentait dans cette feuille destinée à être dupliquée dans les publicités ou brochures des revendeurs (à l’époque, on ne distribuait pas des images de presse sur des sites web).
Bon anniversaire « Test drive a Macintosh »
Le 8 novembre 1984, devant les ventes décevantes du Macintosh, le PDG d’Apple John Sculley lance la campagne « Test Drive a Macintosh » : un « essai sur route » comme on les connaît dans le domaine de l’automobile, pour permettre aux particuliers d’emmener un Mac chez eux pour l’essayer durant 24 heures, avec une disquette de démonstration et un guide enregistré sur une cassette audio. L’espoir de Sculley : qu’un maximum d’entre-eux préfère acheter la machine plutôt que la ramener au magasin.

Une simple visite chez le revendeur du coin, un numéro de carte bancaire en garantie, et 200.000 amateurs participent à l’opération aux Etats-Unis. Beaucoup de paperasse pour les revendeurs, des Macs qui se baladent de testeurs en testeurs pendant que les véritables clients attendent leurs livraisons, et finalement, peu de testeurs convaincus : comme le rappelle Owen W. Linzmayer dans Apple Confidential 2.0, cette opération fut un véritable échec.
Publicité : Windows, pas plus simple
Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et aujourd’hui, voici une double page de juin 1992, dans laquelle la parole est donnée à un nouvel utilisateur de Microsoft Windows, qui vient de passer dans sa très populaire version 3.1. « Tout ce que je voulais, c’était me simplifier le boulot. Alors j’ai acheté Windows. J’ai ajouté de la mémoire vive. J’ai acheté un disque dur plus gros. J’ai remplacé ma carte graphique et mon écran. J’ai acheté une demi-douzaine de nouveaux logiciels, j’ai installé une souris, configuré le système, et maintenant je suis là, assis devant mon tableur qui se traine sur mon PC, et je me demande, c’est ça qui doit me simplifier les choses ? ».
S’ensuivent trois colonnes que personne n’a jamais dû lire, pour présenter les avantages du Macintosh. Le Mac, cet ordinateur conçu pour mettre l’utilisateur au centre de son fonctionnement — quand Windows n’est qu’un logiciel, un masque sur ce vieux système DOS, avec ses CONFIG.SYS et ses AUTOEXEC.BAT. Windows, ce logiciel qui nécessite de coûteux investissements (auxquels Apple ajoute, arbitrairement, 70% pour le coût horaire consacré à la mise à jour) pour obtenir un méli-mélo de configuration qui ne pourra jamais rivaliser avec le PowerBook d’Apple. Et plein d’autres arguments que nous ne détaillerons pas — car nous n’avons pas tout lu non plus.
Un peu de compétition pour l’Apple IIe
De nos jours, quand on croise un Apple IIc, le premier mot qui nous vient à l’idée n’est pas forcément « miniaturisation ». Et pourtant, replacé dans le contexte qui l’a vu naître, l’Apple IIc de 1984 était vraiment une merveille d’ingénierie. Cette publicité américaine donne l’échelle, au sens propre. Avec un écran spécialement créé pour lui, un lecteur de disquettes intégré, et des ports d’extension internes abandonnés au profit des prises externes, l’Apple IIc était vraiment l’Apple II compact.
Dans le détail, cette double-page abordait aussi un autre aspect de l’Apple IIc : la compétition interne qu’il créait avec son grand frère. Même système, même format de disquettes, mêmes logiciels… Cela ne dérangeait pas Apple, qui devait déjà se battre contre des concurrents prêts à tout, jusqu’au vol de brevet, à l’espionnage et au kidnapping ! Nous avons d’ailleurs déjà parlé de ces cloneurs d’Apple II dans un précédent article. Le IIe gardait pour lui sa capacité d’extension de mémoire (jusqu’à 1 Mo en version enhanced), sa compatibilité avec le disque dur ProFile, et ses huit emplacements pour cartes d’extensions.
La sélection de sites web par Apple en 1996
Hier, nous nous remémorions la gamme nomade d’Apple en 1993, grâce à une extrait de la revue Apple News. Nouvel extrait aujourd’hui, avec cette double-page de 1996, dans laquelle Apple nous présentait sa sélection de sites web incontournables. Évidemment, en 1996, pas de Google (1998), pas de Wikipedia (2001), ni Facebook, Youtube, Twitter, Instagram, Pinterest et tutti quanti.
Mais l’air de rien, même si l’offre s’est diversifiée, certains de ces sites pionniers sont encore accessibles, avec parfois un léger changement d’adresse : Lycos et Yahoo, l’AFP, Libération, Nice-Matin… En revanche, on a perdu la trace de Publicis.fr (qui ne diffuse plus France Info…) ou Nosc.mil. Club-Internet renvoie chez SFR (et ne diffuse plus l’état de la circulation en Île de France), Calvacom n’accueille plus la base de données des Relais et Châteaux, et le téléachat d’Imaginet n’a pas survécu… À vous d’essayer les autres sites !
Remarquez enfin l’encart sur l’intérêt du courrier électronique, qui permet d’envoyer un dossier de 50 pages à l’autre bout du monde, sans les inconvénients du fax ou du coursier international !
Un Power Mac en janvier 1984
Évidemment, on ne vous la fait pas. En janvier 1984, Apple présentait tout juste son premier Macintosh. La gamme Power Macintosh attendra attendra encore dix ans pour pointer le bout de son nez. Alors qui pouvait donc proposer un Power Mac en janvier 1984 ? McCulloch Corporation, un fabriquant… de tronçonneuses ! Nous avons justement retrouvé la brochure de la gamme sur eBay, pour seulement 8 euros, frais de port compris.

Pas de doute, à l’intérieur, les deux Power Macs n’ont vraiment aucun point commun…
1995 : le meilleur des deux mondes
Au milieu des années 90, Apple était au milieu du gué. Elle venait de réussir une belle transition vers le processeur PowerPC, mais elle peinait à imaginer l’avenir de son système d’exploitation, face à Microsoft dont le système Windows 3 s’était imposé dans le monde entier, et qui s’apprêtait à enfoncer le clou avec Windows 95. Faute de pouvoir se démarquer avec un produit moderne et performant, Apple cherchait alors à minimiser son caractère marginal, en insistant sur le fait que ses clients n’étaient pas coupés du monde des PC. On a déjà parlé sur ce blog de la publicité « Oui ! » célébrant le mariage PC/Macintosh sur le Performa 630. Ces extraits du magazine Apple News, le magazine d’Apple France, en sont un autre parfait exemple.
Apple laissait clairement envisager qu’il n’était plus nécessaire de choisir entre l’achat d’un Mac et celui d’un PC. Le Mac devenait capable de lire les disquettes formatées pour les PC ; d’utiliser des logiciels conçus pour DOS ou Windows ; et même d’intégrer un véritable PC sous le capot : toute les barrières étaient levées !
La lecture de disquettes était rendue possible par le lecteur de disquettes SuperDrive, intégré aux Macs depuis la fin des années 1980, épaulé par les tableaux de bord « Échange PC/Macintosh » et « Macintosh Easy Open », permettant de lire les disquettes formatées par DOS ou Windows, et de gérer les applications capables de prendre en charge chaque type de document (rappelons qu’à l’époque, les formats PC et Mac étaient incompatibles dans la plupart des logiciels…). SoftWindows pouvait venir à la rescousse, en émulant un environnement DOS/Windows sur le Power Macintosh, avec « des performances limitées à celles d’un PC milieu de gamme ». Mais la vraie grande classe, c’était le Power Macintosh 6100 DOS Compatible. C’était un vrai Mac, avec un vrai PC dedans : processeur Intel 486 DX2/66, carte Sound Blaster 16, DOS 6.22 et Windows 3.1.
Sur ce Power Macintosh, un nouveau tableau de bord, nommé « Réglages PC », permettait de gérer finement la configuration du PC, depuis les images-disques connectées jusqu’à la quantité de mémoire vive allouée. C’est aussi depuis ce tableau de bord qu’on démarrait le PC et qu’on l’affichait à l’écran. Pour basculer d’un environnement à l’autre, il suffisait de taper Cmd-Retour au clavier. Quant au copier-coller partagé entre les deux univers, il était géré du côté du PC par un pilote spécifique à installer sous DOS et Windows 3.
Le design d’Apple en trois boîtes
Certains produits d’Apple ont connu plusieurs vies, passant d’une gamme à l’autre sans se voir remplacés au catalogue. C’est le cas du Joystick A2M2002 destiné à l’origine à l’Apple IIe, dont nous avons déjà parlé dans un article relatif à cette belle couleur orange des années 80. Il a ensuite été décliné dans un modèle compatible avec le IIe et le IIc, puis a bénéficié de la nouvelle image de la marque, abandonnant l’orange pour un gris platine plus moderne sous la référence A2M2012.
En trois boîtes, ce joystick résume l’évolution du design Apple dans les années 80 : celui de l’Apple IIe utilise encore l’ancienne présentation de la marque, avec un carton nu, et la mention « The Personal Computer » sur la pomme. Lors de la sortie de l’Apple IIc en janvier 1984, la boîte devient blanche, avec la marque Apple écrite dans une police sans empattement. Dès 1986, celle-ci sera remplacée par la police Apple Garamond qui accompagnera Apple durant près de vingt ans.
Le kit de Test Drive a Macintosh
Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.
Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.
Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.
Jef Raskin et le projet Annie
Jef Raskin n’a pas inventé le Macintosh tel qu’on le connaît aujourd’hui. S’il est bien à l’origine du projet Macintosh, il a quitté l’aventure dès 1982. Grâce aux archives d’Apple conservées par l’Université de Stanford, nous pouvons nous plonger dans la genèse du Macintosh, tel que Raskin le voyait à l’origine.

Au mois de mai 1979, Jef Raskin rédige un mémo « Réflexions sur la conception d’un ordinateur philanthrope » (antropophilic, dans sa version d’origine). Un ordinateur que Raskin destine à « monsieur Tout le Monde », agréable à utiliser, ne nécessitant aucune connaissance, et pourtant rentable à produire pour Apple. Un ordinateur que l’utilisateur n’aura pas besoin d’ouvrir, avec des périphériques qui se suffisent à eux-mêmes (sans carte d’extension). Et Raskin dresse la liste des tabous : voir les entrailles de l’ordinateur, connecter des cartes, ajouter des milliards de touches au clavier, utiliser le jargon informatique, imprimer de gros manuels (synonymes de logiciels mal fichus), proposer plusieurs configurations, laisser des trous visibles (là où les tournevis, les liquides, les doigts et les perce-oreilles vont se nicher)… Jef Raskin préfèrerait même développer un système en vieux Français plutôt que de voir des câbles dépasser de sa machine ! Et tiens, dix points de plus si l’équipe parvient à faire disparaître le câble d’alimentation !
Raskin envisage la vente de logiciels comme un élément important de la rentabilité de sa machine, puisqu’il ne renonce pas à en faire un ordinateur performant, avec un processeur 8-bits, 64 Ko de mémoire vive, un langage Basic intégré, une horloge temps-réel, sans oublier l’écran, le clavier et le lecteur de disquettes intégré, tout en restant léger (moins de 10 kg) et compact (pour être embarqué comme bagage à main dans un avion).
Bref, en un mot : faire un ordinateur abordable, dans tous les sens du terme.
Dès septembre 1979, dans un second mémo, Jef Raskin répond à une proposition de ne plus utiliser des noms féminins pour les projets d’Apple, mais des variétés de pomme. Il choisit alors le nom Macintosh. Une décision qui tient en une ligne et qui marquera l’informatique pour les décennies à venir.

Très organisé, Raskin prévoit dès l’origine l’archivage de tous les documents relatifs au Macintosh, afin de disposer à tout instant d’un catalogue des informations pertinentes pour son développement. Chaque document doit être conservé selon son numéro de version, et chaque paragraphe doit être numéroté. Mieux : ces documents doivent être archivés sous forme informatique, en respectant un formalisme précis, afin de faciliter les futures mises à jour.
Le même jour, Raskin définit les nouveaux objectifs de son projet. Il veut créer le premier ordinateur portable : un ordinateur personnel, très abordable et simple à utiliser. Il voit déjà une poignée pour le transporter, une offre en plusieurs couleurs, un écran rétractable… Raskin se positionne non seulement face à la concurrence, mais également au sein de la gamme d’Apple, pour atteindre un volume de vente inédit. Raskin espère le vendre 500 dollars, et même 300 dollars après 18 mois de production.
Pour y parvenir, le Macintosh doit être fiable, simple à produire, à tester et à réparer, esthétiquement parfait, bien documenté, aisément compréhensible. Une batterie devait être disponible, pour tenter d’atteindre six heures d’utilisation nomade. Raskin le voulait également évolutif : de nouveaux logiciels devaient pouvoir y être installés sans nécessité de modifier le matériel. À ce titre, la mémoire devait par exemple être définitivement fixée pour que l’utilisateur n’ait pas à s’interroger sur la compatibilité de son système avec les logiciels proposés. Parmi les logiciels souhaités par Raskin : un livre de compte, de nombreux jeux, un traitement de texte, des protocoles de communications, des logiciels éducatifs, un agenda électronique, un répertoire de contacts, des logiciels professionnels, une calculatrice scientifique…
Tout le reste était encore en réflexion. Pour l’écran, Raskin en faisait presque un élément secondaire : à l’époque, l’idée d’intégrer une imprimante plutôt qu’un écran le travaillait encore, avec la possibilité d’intégrer une connexion pour relier le Macintosh à la télévision. Pour le stockage : disquettes, mémoire à bulles, cassettes ? Pour l’interface : un clavier, bien sûr, mais aussi un microphone, un joystick, une tablette graphique ? Très en avance sur son temps, Raskin envisageait même la présence de capteurs de pression, d’humidité et de température. Quant aux périphériques optionnels, comme des haut-parleurs, des lecteurs de cartes ou de disque optique, ils devaient pouvoir être solidarisés avec le Macintosh, afin que celui-ci reste transportable.
Et le tout devait être prêt pour l’automne 1981, avec un délai raccourci de 6 mois pour arrêter le design définitif de l’ordinateur, puis un an de développement sur les prototypes. Jef Raskin quittera finalement l’aventure dès 1982, car son idée originale, basique et peu coûteuse, lui avait échappé pour devenir une machine innovante et coûteuse sous la férule d’un Steve Jobs un peu despotique.
L’Apple Store, avant l’Apple Store
Dans le « Dossier du candidat revendeur » de 1984, dont nous avons déjà parlé, Apple explique comment agencer une surface de vente pour être agréé « Revendeur Apple ». Bien sûr, il faut vendre des produits Apple à l’exclusion de toute autre marque d’ordinateur, mais aussi aménager des espaces spécialisés : présentation de matériel, présentation de logiciels, accessoires, périphériques, journaux et livres… sans oublier des espaces de « démonstration debout », des bureaux fermés et un espace S.A.V. Bref, une boutique professionnelle « nette, mais sans luxe ostentatoire ». Quant à l’organisation générale, elle faisait l’objet de cette sympathique maquette, hélas à cheval sur la reliure :
Sachez qu’Apple n’était déjà pas tendre à l’époque avec ses revendeurs, exigeant un certain niveau de compétence technique des vendeurs, décidant de la disposition des produits, et prévoyant des pénalités en cas de paiement tardif des stocks commandés. Des conditions que l’on retrouve aujourd’hui chez les « Apple Premium Reseller », et déjà justifiées par la nécessité « d’assurer au client utilisateur des produits Apple le meilleur service avant, pendant et après la vente ».
La présentation du Macintosh par SEEDRIN (6)
Ce matin, nous vous présentons une brochure spécifique à la France, éditée par SEEDRIN, la filiale française d’Apple. Elle fait partie d’une série de brochures A4 recto-verso publiées à l’occasion de la sortie du Macintosh, pour présenter cet ordinateur, son système, son matériel et ses logiciels. Elles vont nous accompagner quelques jours… Après le matériel, le Système, puis les extensions et la compatibilité, MacWrite, et MacPaint, voici les outils de développement. La suite demain !
[edit] La série complète : le matériel, le Système, les extensions et la compatibilité, MacWrite, MacPaint, les outils de développement, Microsoft Multiplan et Charts.
Forcer une application à quitter avant Mac OS X
Le raccourci-clavier Cmd-alt-Esc, ou Pomme-Option-Esc sur les Macs plus anciens, permet de forcer une application à quitter. Depuis Mac OS X, cela se fait de manière chirurgicale, avec une fenêtre permettant de choisir l’application à quitter, et ça marche à tous les coups.
Mais avant, jusqu’à Mac OS 9, c’était une toute autre paire de manches. Tout d’abord, on ne pouvait quitter que l’application active, celle au premier plan. Et quand une application était bloquée, cela ne marchait JAMAIS ! En fait, cette commande ne fonctionnait que pour forcer à quitter une application bien-portante, ce qui n’avait aucun intérêt. Dans tous les autres cas, le blocage de l’application se propageait à cette fenêtre, puis à l’ensemble de l’ordinateur. Il ne restait plus qu’à appuyer sur Pomme, Control, et la touche de démarrage, pour relancer le Mac…
Si vous vous souvenez d’avoir déjà vu fonctionner cette manipulation, et que ce n’était pas un rêve, alors témoignez dans les réactions à l’article !
Publicité : la baie de Singapour
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine, voici une seconde réclame de 1995 pour le Performa 5200. Nous en avons diffusé une autre la semaine dernière, et nous en diffuserons deux autres au cours des prochaines semaines, sur le même thème du village mondial. C’est toujours CLM/BBDO qui est aux manettes. Et remarquez cette magnifique Peugeot 505 au premier plan. So french !
La naissance d’HyperCard
Le caractère unique et révolutionnaire d’HyperCard conduit naturellement à s’interroger sur la genèse de ce logiciel trop vite oublié par Apple. Les années passant, les anecdotes fleurissent ici ou là, qui permettent d’en savoir plus sur la manière dont les idées sont venues à son génial créateur Bill Atkinson, également papa de MacPaint et inventeur du menu déroulant.
Quand il se remémore la création d’HyperCard, bien des années plus tard, Bill Atkinson se souvient surtout d’avoir été inspiré par un trip sous LSD, sur le banc d’un parc. En observant les étoiles, puis les lampadaires, et la lumière qu’ils produisaient, il se mit à penser à toutes ces informations hétérogènes produites dans le monde : celles des poètes, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des musiciens… Autant de domaines qui ignorent tout les uns des autres, puisqu’ils ne communiquent pas entre eux. Comment donner à tous les gens passionnés le pouvoir d’organiser ces informations pour en partager la connaissance ? Et comment permettre aux lecteurs d’interagir avec les informations qu’on leur transmet ?
Et voilà comment Bill Atkinson propose à Apple de lui laisser un congé sabbatique pour travailler sur ce concept, la marque bénéficiant en retour d’un droit prioritaire d’achat sur le logiciel qu’il mettra au point. Retiré à son domicile pour mieux se concentrer, il parvient à imaginer une pile de cartes, chacune d’elles contenant des images, des textes, et des boutons qui font quelque chose quand on appuie dessus, comme passer à une autre carte ou une autre pile. Il y ajoute une grande flexibilité, et une accessibilité aux non-programmeurs, qui ne s’intéressent pas à ce qui se passe sous le capot. Il cite notamment l’exemple, déroutant à l’époque, de l’enregistrement automatique : HyperCard sauvegarde l’état de ses piles en temps réel, et ne dispose même pas du menu « Enregistrer » !
Déjà en 1987, interrogé sur sa création, Bill Atkinson la présentait comme un « meccano » logiciel (software erector set) permettant aux non-programmeurs de rassembler des informations interactives. Au fil d’une démonstration complète, il tentait de démontrer la profondeur de son concept, dépassant l’impression première de n’avoir à présenter qu’une sorte d’agenda interactif avec son calendrier et son répertoire téléphonique. Bill Atkinson pouvait ainsi présenter sa fonction de recherche globale, permettant de trouver des chevaux en tapant « Find a Horse », ou de voir d’autres roues en cliquant sur une roue, avant d’effleurer le rôle du langage HyperTalk.
On le dit souvent, HyperCard a influencé plus tard le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee (même si le concept de lien hypertexte est bien plus ancien) tandis que le langage HyperTalk a influencé le créateur de JavaScript, Brendan Eich. Bill Atkinson note cependant que dans la philosophie d’HyperCard, les fonctions de consultation et d’édition n’étaient jamais séparées, contrairement au World Wide Web. Tout utilisateur pouvait à tout moment devenir un créateur, et visualiser le code-source des piles diffusées par d’autres créateurs pour s’en inspirer : c’était déjà de l’Open Source, ou GitHub avec vingt ans d’avance !
Quant à nous tous qui avons profité gratuitement d’une version complète d’HyperCard fournie avec chaque Macintosh, souvenons-nous que nous le devons à Bill Atkinson lui-même, qui imposa ce choix à Apple, en renonçant à une large part de ses propres royalties !
Sources :
Interview de Bill Atkinson par TwitBits (YouTube)
Interview par Computer Chronicles (YouTube)
Conférence 2012 sur Fora TV (YouTube)
Publicité : un arbre de Noël
Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…
Souvenir – SimpleText
Et vous, avez-vous connu le logiciel SimpleText, descendant de TeachText et ancêtre de TextEdit ? Il accompagna les Macs du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, et permettait d’ouvrir des petits fichiers de texte, inférieurs à 32 Ko, notamment les fameux fichiers « Lisez-moi » ou « Read me » qui accompagnaient les logiciels à l’époque. Pour y coller une image, il fallait d’ailleurs jouer avec ResEdit, coller l’image dans une ressource PICT, et inclure un espace insécable (option-espace) dans le texte pour faire apparaître l’image…
Et si vous pensez que SimpleText ne savait rien faire d’autre qu’ouvrir et modifier les fichiers en texte brut, détrompez-vous : il reconnaissait de nombreux formats de fichiers, parmi lesquels les modèles QuickDraw 3D, les fichiers HTML (qui ne contiennent en fait que du texte), les fichiers de texte en lecture seule, les images PICT (bitmap ou vectoriel) et, de manière générale, tous les formats reconnus par QuickTime (MOV, MP3, AIFF, Gif, JPEG, etc.) après une rapide conversion. Finalement, l’air de rien, SimpleText était un peu l’ancêtre de « Aperçu »…
On a retrouvé Claris HyperCard !
Il y a plus de deux ans, nous nous interrogions sur ce blog : où est donc passé Claris HyperCard ? Car s’il est très aisé de trouver des manuels, des disquettes, voire des boîtes complètes de la version d’HyperCard distribuée par Apple, il est en revanche beaucoup plus compliqué de trouver la version distribuée par sa filiale Claris aux alentours de 1990. Mais comme on dit, « qui cherche, trouve ! », et nous avons fini par mettre la main sur une boîte complète d’HyperCard dans sa version 2.1 distribuée en 1992.
Cette version est très proche de celle qu’Apple distribuait encore quelques mois plus tôt. On y trouve une abondante littérature : Quick Référence Guide, Getting Started, New Features Guide, Beginner’s Guide to Scripting, Reference, Script Language Guide… Tout le nécessaire pour se lancer dans la programmation avec cet outil qui était pourtant déjà un peu dépassé, n’ayant jamais pris le virage du Système 7 apparu l’année d’avant.


Cette version distribuée par Claris était uniquement destinée aux États-Unis, une mention plutôt rare sur les logiciels Apple de l’époque. Inhabituelle aussi, la précision « Claris is a wholly owned subsidiaire of Apple Computer, Inc » : Claris est une filiale à 100% d’Apple Computer. On remarque aussi l’adresse de Claris Corporation sur Patrick Henry Drive : rien à voir avec le criminel de nos contrées, il s’agit d’une figure importante de la guerre d’indépendance américaine.
Bon anniversaire Keynote !
Le 7 janvier 2003, Apple présentait son logiciel Keynote, un concurrent très modernisé du PowerPoint de Microsoft. Pour les utilisateurs de Mac, c’était une vraie révolution: Keynote était rapide et élégant, et jonglait sans difficultés avec les polices de caractères, les images, les transparences, les films QuickTime, et les effets visuels. Voici les conseils que nous avions proposés aux lecteurs d’A Vos Mac en 2003.
Le logiciel de présentation d’Apple, comme son concurrent PowerPoint de Microsoft, offre des possibilités très étendues de création de diaporamas et de présentations. Cependant, seul un usage raisonné des fonctionnalités disponibles vous permettra de concevoir des présentations de qualité. En deux mots, voici quelques conseils qui sauront vous être précieux.
De l’uniformité : Si Keynote fonctionne sur un système de Thèmes, ce n’est pas un hasard : l’un des points forts d’une présentation réussie est d’offrir une unité entre les diapositives, laissant une impression d’uniformité tout au long de la présentation. Les éléments équivalents doivent bénéficier d’un aspect visuel similaire : les titres de parties, de paragraphes, les légendes, les illustrations… Évitez de changer de fond entre chaque diapositive et préférez un fond unique, éventuellement modifié pour les diapositives de transition entre les différentes parties de votre présentation, la trame de votre discours n’en sera que plus claire. Conservez également une ou deux polices de texte uniquement, et variez leur taille et leur graisse, pour différencier les niveaux de titres et de sous-titres.
Sobriété : Fondu-enchaîné, volets, damiers, diagonales, iris, rebond… Les transitions entre diapositives et les modes d’apparition d’éléments ne manquent pas ! Sachez faire le tri, sélectionnez un type de transition simple et appliquez le à toutes vos diapositives, avec là-aussi la possibilité d’en choisir un moins sobre pour vos changements de parties. Évitez de faire apparaître chaque illustration et chaque ligne de texte avec un effet visuel, notamment les arrivées par glissement qui deviennent vite lassantes et finissent par prendre beaucoup de temps dans votre présentation… Pour garder une efficacité visuelle, l’effet doit être rare et en rapport avec l’objet auquel il se rapporte : par exemple, vous utiliserez un effet visuel pour le résultat d’une réflexion, mais vous laisserez apparaître simplement les étapes y conduisant.
Les goûts et les couleurs… Il est vrai que tous les goûts sont dans la nature, et qu’une fois le logiciel payé, on est libre d’en faire ce que bon nous semble… Mais n’oubliez pas que l’assemblée qui vous écoute a besoin du support de votre présentation pour suivre votre raisonnement et son déroulement, et que les « oh ! » et les « ah ! » qui accompagnent une image virevoltante ou un titre ondulant ne sont pas forcément gage d’attention…
La brochure de l’iMac G4 « Tournesol »
En 2002, quand Apple présente son nouvel iMac G4 (le premier à s’éloigner du design du premier iMac de 1998), les brochures qu’elle distribue sont minuscules : une feuille A4 pliée en huit, rien de moins ! Dans celle-ci, on retrouve les caractéristiques révolutionnaires de ce premier modèle à écran plat (15 pouces), équipé d’un processeur PowerPC G4, d’un lecteur SuperDrive, et des logiciels iMovie, iTunes, iDVD et iPhoto. Bien que la suite iLife ait été présentée en même temps que ce modèle, la brochure n’en cite pas le nom.
Apple dans le pétrin en 1996
Ces derniers temps, nous avons abordé à plusieurs reprises l’état de santé d’Apple au milieu des années 90. Alors que les fans inconditionnels de la marque s’extasiaient encore devant les appareils photo numérique QuickTake ou les assistants personnels Newton MessagePad, le monde entier voyait un géant prendre l’eau de toutes parts.
Voici par exemple un article extrait de la revue InfoWorld du 5 février 1996. C’est le moment où Gil Amelio, qui faisait déjà partie du Conseil d’Administration de la marque depuis 1994, en prend la tête en remplacement de Michael Spindler. Quand les journalistes écrivent leur article, cette décision n’est pas encore officielle, mais c’est un secret de polichinelle.
La situation d’Apple à l’époque n’est pas bien jolie. Depuis plusieurs mois, on fait état de négociations en vue d’un rachat par Sun Microsystems, le créateur de Java, qui est en pleine forme à l’époque. Pire : les journalistes citent plusieurs sources indiquant le désintérêt manifeste d’IBM dans la plate-forme PowerPC, qu’elle avait pourtant contribué à créer avec Apple et Motorola, et de laquelle dépendait toute la stratégie d’Apple. IBM venait juste d’annoncer qu’elle ne développerait pas de version complète de son système OS/2 pour le PowerPC, certains cadres de l’entreprise ne considérant même plus ce processeur comme viable pour l’informatique personnelle. Et ce n’est pas tout : comme le note le journaliste Pieter Hartsook, si IBM se désintéresse du PowerPC, les fabricants de clones vont également s’en éloigner, et les clients verront l’offre de compatibles Mac OS se réduire.
Autant de problèmes qui avaient amené Sun à proposer le rachat d’Apple pour seulement 2,7 milliards de dollars. Un comble pour une entreprise disposant d’une base de vingt millions d’utilisateurs, de technologies de qualité, d’un milliard de dollars de trésorerie et ayant réalisé un chiffre d’affaire de onze milliards de dollars en 1995 ! Bref, le problème d’Apple à l’époque, c’était de faire vraiment des affaires. Telle était la mission de Gil Amelio.
On note aussi le bref rappel de la succession des précédents PDG : Steve Jobs, évincé pour s’être opposé à l’évolution du Macintosh ; John Sculley, écarté après avoir soutenu le Newton ; et Michael Spindler, incapable de fédérer l’entreprise au moment du succès du PowerPC.
Publicité : Mac OS 8, aphrodisiaque
Le dimanche, c’est publicité ! Et ce dimanche, une publicité aphrodisiaque, rien de moins, pour Mac™ OS 8, publiée en 1997. Oui, avec un « trademark » en plein milieu de Mac™ OS 8, comme ça, parce que. Et un système distribué par Claris, pas encore réabsorbée par Apple.
« Souvenez-vous de votre premier contact avec un Macintosh, de cet incroyable sentiment de plénitude et de perfection ». Bon, entre-nous, pas sûr que Mac OS 8 ait été réellement aphrodisiaque, mais il faut avouer qu’il avait quelques atouts indéniables, surtout après le Système 7.6 : une nouvelle interface Platinum, un accès plus facile à Internet, un QuickTime amélioré, ou encore l’intégration des traducteurs MacLinkPlus de DataViz™. Et la compatibilité avec les processeurs 68040 de Motorola, une dernière fois.
WILD, le code créateur d’HyperCard
Sur Mac comme sur PC, tous les logiciels et leurs documents disposent d’un code créateur qui permet au système de les associer entre eux. Ce code créateur est composé de quatre caractères choisis par le développeur, et composent une chaîne qui ne doit pas avoir déjà utilisée pour un autre logiciel. Certains de ces codes sont tout à fait logiques, comme MPNT pour MacPaint, MSWD pour Microsoft Word, VtPC pour VirtualPC ou SITx pour Stuffit Expander. Mais comment expliquer qu’HyperCard utilise le code créateur « WILD » ?
Ce logiciel, véritable environnement révolutionnaire de développement, de multimédia et d’automatisation, fut livré avec tous les Macs dès 1987. C’est Bill Atkinson, le génial papa de QuickDraw et MacPaint, qui imagina ce logiciel qui, encore aujourd’hui, n’a pas d’équivalent. Il offrait des fonctions dignes d’un outil de script et de programmation, d’une base de données, d’un logiciel de diaporamas, d’un navigateur web, d’une bibliothèque d’images, d’un logiciel de dessin, d’un tableur…
Quand il commence à développer son logiciel, Bill Atkinson lui donne le nom de « WildCard », ou Joker. Mais au moment où le projet prend vraiment forme, Apple est en procès avec une entreprise qui commercialise une carte d’extension pour l’Apple II, justement appelée « Wild Card », permettant de dupliquer des disquettes en contournant toutes les mesures de sécurité anti-copie.
Dans ces conditions, il était évidemment compliqué de solliciter l’entreprise poursuivie, pour obtenir de sa part un accord sur l’utilisation de la marque déposée « WildCard »… C’est ainsi que Chris Espinosa, l’un des premiers employés d’Apple, propose le nom d’HyperCard. Et la marque déposée « HyperCard » voit le jour le 22 juillet 1987. Le code créateur, déjà profondément inscrit dans l’application et dans ses piles, reste quant à lui inchangé.
Sources :
Bill Atkinson lui-même (Fora TV sur YouTube)
La marque déposée HyperCard à l’office américain des brevets
Encore des trucs Apple exclusifs au Japon
Il n’y a pas que eBay dans la vie ! Au Japon, le géant américain n’a pas réussi à percer : il a abandonné ce marché dès 2004. Les Japonais se tournent donc vers d’autres sites, parmi lesquels Yahoo Enchères (Yahoo Auctions). Le site vaut le détour, tant il détonne à nos yeux occidentaux. Et l’on peut y découvrir des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs, comme ces autocollants « Joyeux Noël » et « Mac OS 8 » en même temps :
On trouve aussi ce set de balles de golf de la marque Top Elite. Pas sûr que ce soit vraiment un produit proposé par Apple, qui n’a pas trop l’habitude d’associer ses fournisseurs à sa publicité…
Et dans un autre style, on peut aussi acquérir un Macintosh SE/30 avec une housse toute mignonne qui protège à la fois l’ordinateur monobloc et son clavier. Vu le numéro de téléphone indiqué sur la housse, celle-ci vient sans doute des États-Unis, de Californie pour être plus précis.
Beaucoup plus nippon, vous trouverez aussi cette grosse boîte du Système 7, tout aussi lourde et volumineuse que la française, mais dans sa version japonaise dite KanjiTalk.
Chez Apple, le Japon s’est aussi toujours illustré par ses plaquettes publicitaires personnalisées, comme celles-ci, pour le PowerBook G3 et le PowerBook 3400 et pour le tout petit PowerBook 2400c /240, un modèle exclusif à l’archipel (un modèle que nous vous avons déjà présenté ici).
Bon anniversaire l’iPod !
Il y a dix-sept ans tout rond, Apple présentait son premier iPod. Son disque dur de 5 Go capable d’embarquer un millier de chansons était l’un des premiers modèles 1,8 pouces du marché. Au-delà de cette petite prouesse, l’iPod se démarquait aussi par sa roue de navigation, par l’intégration avec iTunes, par sa mémoire tampon de 20 minutes (contre quelques secondes pour les lecteurs de CD portables), ses dix heures d’autonomie, et le câble FireWire qui lui offrait une grande rapidité de transfert. Pour démontrer tous ces avantages justifiant son prix faramineux de 3.600 francs, Apple avait conçu un spot publicitaire d’une minute que voici :
MacG avait publié en 2013 une belle rétrospective du premier iPod, pour ceux qui aurait raté ça à l’époque. L’Aventure Apple dispose également d’une page consacrée à l’iPod et à toutes ses déclinaisons, Nano, mini, Classic, Touch… On a du mal à l’imaginer, mais lors de la présentation de l’iPod, tout le monde s’était demandé ce qu’Apple imaginait en s’attaquant à ce marché de niche, avec un modèle hors de prix…
La pub du dimanche – Le PowerBook G4 17 pouces
Le dimanche, c’est publicité ! Cette semaine : une autre publicité de 2003 pour le PowerBook G4 17 pouces. C’était le premier ordinateur portable à proposer un tel écran, et le premier à offrir un boîtier en aluminium, plus solide que le titane du modèle 15 pouces, dont la peinture avait tendance à s’effriter.
En 2006, Apple assurera même le passage de la gamme aux processeurs Intel, avec le MacBook Pro 17 pouces et son Intel Core Duo à 2.16 Ghz, pour 2899 euros. Après plusieurs mises à jour, le modèle 17 pouces disparaîtra officiellement de la gamme le 12 juin 2012.
La naissance d’Apple, selon Apple
Depuis quelques années, la naissance d’Apple a donné lieu à des livres, des films et des séries, et peu de mystères demeurent à ce sujet. À une époque plus reculée, quand Apple ne faisait pas l’objet de l’attention de tous les médias, il fallait fouiller un peu pour trouver des documents internes abordant la naissance de la marque.
L’un des plus vieux documents de notre collection abordant la naissance d’Apple, est une publication de SEEDRIN, « Bienvenue chez Apple », distribuée au printemps 1983 à destination des nouveaux clients de la marque. On y trouve un historique très détaillé, qui raconte notamment le choix du nom « Apple ». On adore la photo de Steve Jobs en moustache et en gilet de peau de bête, avec Steve Wozniak et ses lunettes à verres fumés.
Dans cet « Employee Handbook » ou livret de l’employé, imprimé en janvier 1984 par la filiale anglaise d’Apple, on découvre un historique complet, de 1976 à 1981. Tous les espoirs de la marque reposent alors sur l’Apple III…
Dans le manuel de l’Apple IIc, édité en 1984, on en apprend également un peu plus sur le logo Apple et sur l’Apple I, qui se négociait à l’époque entre 10.000 et 20.000 euros, une broutille !
Dans « Le monde des développeurs Apple » de septembre 1987, un historique revient sur les (très) grandes lignes de la marque, de son origine jusqu’au lancement du Macintosh II et du Macintosh SE en 1987.
Remarquez que ces historiques officiels confirment quelques éléments parfois discutés, comme la vente du minibus Volkswagen par Steve Jobs, et d’une calculatrice programmable par Steve Wozniak ; ou encore l’origine peu glamour du nom Apple, choisi par défaut faute de meilleure idée. Mike Markkula, qui fut le premier investisseur à croire dans l’avenir de la marque, est également mis à l’honneur par ces publications.
La souris Apple Pro Mouse « MacWorld »
Le 19 juillet 2000, à New-York, Steve Jobs prononce son discours inaugural habituel à l’occasion de la MacWorkd Expo. Outre le petit G4 Cube et de nouveaux iMac blancs ou noirs, le patron d’Apple présente une nouvelle souris, mais aussi ses excuses pour la petite souris toute ronde fournie depuis deux ans avec tous les Mac. La petite nouvelle renoue avec le format allongé plus traditionnel, et adopte un capteur optique en remplacement de la boule, une précision qui réjouit les spectateurs, d’autant plus qu’Apple devient ainsi la première entreprise à fournir une souris optique en standard.
Très fière de ce nouvel accessoire, Apple offre à tous les spectateurs de son keynote un exemplaire de la souris : à la fin du discours, Steve Jobs invite chacun à regarder sous son siège, où se trouve un ticket à échanger contre la nouvelle souris à la sortie de l’auditorium. Mieux : ces souris sont fournies dans une boîte particulière signée « MacWorld New York 2000 » qui en font autant d’exemplaires collectors ! Vous pouvez en acheter un exemplaire sur eBay actuellement à plus de 650 dollars…
Celle-ci est sur Yahoo Enchères au Japon, pour près de 400 eurosEn présentant son nouveau rongeur, Steve Jobs plaisante sur le nouveau design : « Mais où est le bouton ? Oh mon Dieu, Apple est passée d’une souris à un bouton à une souris sans bouton ! ». Mais bien sûr, il y a bien un bouton, ou plutôt, tout le corps de la souris est un bouton, que l’on peut appuyer à l’endroit où on le souhaite.
Souvenir – L’éjection de cartouches
Et vous, avez-vous connu l’époque où les clés USB n’étaient encore qu’une technologie balbutiante ? Pensez donc : les Macs n’ont reconnu les ports USB qu’à partir de Mac OS 8.1, à l’occasion de la sortie du premier iMac en 1998. La gestion des clés USB, véritable révolution à l’époque, restait encore à peaufiner, ce qui prendra un peu de temps, comme le confirme ce message affiché par Mac OS 9.2 au moment d’éjecter une clé USB en la glissant sur la Corbeille : Vous pouvez maintenant sortir la cartouche du périphérique USB car votre Macintosh n’en a plus besoin. La cartouche ne sera remontée qu’après avoir été retirée du lecteur de disquette…
Bon anniversaire l’iBook citron vert
Le 13 septembre 2000, Steve Jobs présentait à Paris un rafraîchissement de sa gamme iBook. Plus rapides, équipés d’un port FireWire, et surtout disponibles dans de nouvelles couleurs : un gris rafraîchi, un bleu sombre du plus bel effet, et surtout, surtout, un vert fluo dit « key lime » (citron vert) qui marquera durablement l’histoire du design informatique.
L’air de rien, l’iBook n’était pas seulement innovant dans ses formes et ses couleurs. Bien sûr, il était d’abord l’un des rares ordinateurs portables à intégrer une poignée rétractable (comme le Macintosh Portable avant lui). Mais plus sérieusement, il était aussi le premier Mac portable à disposer ses prises sur le côté plutôt qu’à l’arrière, et à se débarrasser de toute forme de crochet ou de loquet pour maintenir l’écran fermé, au profit d’un système sur ressort habilement dissimulé dans les charnières, servant aussi à la détection de la fermeture et de l’ouverture de l’ordinateur.
L’iBook citron vert est l’un des produits Apple les plus difficiles à photographier. Mêlant des plastiques durs (comme la poignée qui se fissure et la pomme qui se décolle) et des plastiques au toucher doux (dont la couleur a tendance à virer au soleil), il joue, plus que les autres, avec les transparences et les reflets. Apple avait tendance dans sa communication à le représenter plus foncé qu’il ne l’était vraiment, comme dans ces extraits des pages de présentation de la machine, issues du site d’Apple.




Du plastique dans vos oreilles
EarPods, Apple In-Ear, AirPods, les écouteurs tout de blanc vêtu d’Apple font partie de notre quotidien depuis des années. Si aujourd’hui la qualité du son est le principal enjeu de leur conception, il a fallu au départ savoir quels matériaux viendraient chatouiller nos orifices auditifs. Si les robes des iPod et iPhone vont et viennent au grès des mises à jour (acier inoxydable, verre, plastique, aluminium), force est de constater qu’il en va autrement pour les écouteurs. Leur conception suit une évolution linéaire depuis 2001. Qui se souvient de la toute première génération d’écouteurs, livrés entre 2001 et 2002 avec l’iPod de 1ère génération, et sa première révision ? Ceux-ci sont introuvables, et pour cause : le plastique employé sur les zones de jonction entre les écouteurs et le câble, et entre le câble et la prise, est particulièrement sensible aux UV. Il se désagrège, après avoir pris une vilaine teinte brunâtre, qui n’a rien à voir avec un environnement fumeur. Celui des câbles résiste mieux, car bien plus souple que les éléments de liaisons. Enfin, le plastique utilisé en périphérie du haut parleur, plus rigide, reste parfaitement gris et intègre.
Dès la seconde génération d’iPod, Apple corrige le tir en utilisant ce même plastique sur les zones de jonction. Le dessin de l’oreillette reste pratiquement identique : le haut parleur, plus large, n’empêche pas une réduction du diamètre général, tandis que la grille de l’oreillette adopte une perforation plus fine. Les câbles sont enrobés par un plastique plus souple que la première génération. Petite anecdote, Apple profite de cette mise à jour pour raccourcir la longueur totale de ses écouteurs : 119cm contre 133 pour le premier modèle. Cela fait tout de même 1km tous les 7142 écouteurs vendus, ou encore 17,5 km d’économie sur les ventes de 2001 (125 000 exemplaires d’iPod 1ère génération).
Un des gros défauts de ces écouteurs étaient qu’ils tenaient mal à l’oreille. La troisième génération d’écouteurs a remédié à ce problème, à moitié. En effet, qui a oublié ce produit dont le contour du haut parleur cassait au bout de quelques mois d’utilisation ? Apple a donc peu à peu supprimé les plastiques mous sensibles aux UV et à l’usure du temps, jusqu’à concevoir des écouteurs dépourvus de tout plastique de cette sorte : les AirPods. La solution était finalement “simple” : supprimer les câbles, connecteurs et éléments de liaison : merci le Bluetooth. Pour l’accroche de l’oreille, l’aspect lisse et glissant du plastique est compensé par une surface de contact plus importante avec l’oreille.

Un Inside Apple pour l’ImageWriter
Toujours à l’occasion des 35 ans de l’ImageWriter, et après avoir présenté sa brochure publicitaire, nous avons retrouvé ce publi-communiqué d’Apple, paru dans InfoWorld en octobre 1983 (ce n’est pas la première fois que nous publions une de ces publicités Inside Apple). Au moins, ainsi, vous saurez à quoi ressemble l’intérieur de cette imprimante matricielle !
Source : Google Books































































































































































