Bienvenue dans les Trésors de l’Aventure Apple

Apple 1995 Earth Explorer CD

Earth Explorer, l’encyclopédie écolo d’Apple

En 1995, Internet n’était pas encore très répandu. Alors pour se cultiver, on regardait des encyclopédies interactives, comme Microsoft Encarta, ou les encyclopédies Britannica ou Grolier Multimédia. Ou toutes sortes de CD thématiques, comme ce Earth Explorer, un explorateur de la planète Terre produit par Enteractive et distribué par Apple.

Apple 1995 Earth Explorer

À l’époque, les boîtes de CD étaient sacrément plus jolies que leur contenu. Alors que l’encyclopédie elle-même était limitée à une résolution assez étrange de 512 x 384 pixels, en 256 couleurs qui plus est, la pochette avait fière allure, avec ses illustrations colorées et sa citation de Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau.

Apple 1995 Earth Explorer CD

Apple 1995 Earth Explorer CD

Apple 1995 Earth Explorer CD

Sinon, côté logiciel, on peine à croire qu’on ait eu plaisir à une époque à naviguer dans ce type d’interface. Les vidéos sont rarissimes, les images sont en résolution timbre-poste, les textes sont présentés sans fioritures, les quizz sont inutilement compliqués, l’interface de navigation est d’une tristesse à mourir, et le moteur de recherche se résume à un glossaire sommaire…

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Tout cela, avec son bouton « Home », ses boutons de navigation, ses ascenseurs au style « Système 6 » alors que QuickTime a ses barres de contrôle toutes neuves, cette barre de menus qui disparaît quand ton tape Pomme-Espace… Ça ne vous rappelle rien ? Mais si ! On dirait bien que cette encyclopédie n’est rien d’autre qu’une grosse pile Hypercard… Allez hop, on ouvre Earth Explorer dans ResEdit, l’éditeur de ressources de l’ancien Mac OS, et voilà, il n’y a plus aucun doute ! On est bien face à une série de piles HyperCard ! On retrouve dans les ressources de l’application les menus, les images et même les icônes d’HyperCard, ici utilisé en version 2.2.
Apple 1995 Earth Explorer HyperCard
Apple News 1994 Système 7.5

Le Système 7.5 vu par Apple News

En septembre 1994, Apple News, le magazine édité par Apple, présentait en détail le Système 7.5 qui venait de sortir. Son nom de code était Capone, en référence à Al Capone, un clin d’œil à Microsoft qui travaillait alors sur son projet Chicago, le futur Windows 95. C’était l’époque du Performa 630, de l’Apple Djinn et du QuickTake 100.

Le Système 7.5, qu’on n’appelait pas encore MacOS, état la première grosse mise à jour du Système 7, sorti en 1991. Il intégrait Apple Guide, un système d’aide destiné à remplacer les manuels d’utilisateurs, capable de guider l’utilisateur au fur et à mesure de ses manipulations. Il inaugurait également le glisser-déposer, une autre manière de copier-coller du bout de la souris, mais aussi d’imprimer un document en le glissant simplement sur l’icône de l’imprimante, représentée sur le bureau. De son côté, AppleScript prenait de l’ampleur en s’intégrant au Finder pour automatiser les tâches répétitives.

Apple News 1994 Système 7.5

Du côté du multimédia, le Système 7.5 intégrait QuickDraw GX, le moteur d’affichage des formes géographiques à l’écran (y compris les fenêtres, les menus, etc.) qui ne sera remplacé par Quartz qu’à la sortie de Mac OS X. QuickTime passait à l’époque en version 2 et découvrait le format musical MIDI, tandis que le système s’ouvrait aux polices PostScript Type 1, un format de caractères créé par Adobe et concurrent du format True Type créé par Apple. Sur les PowerBooks, le Système offrait une barre de réglages permettant de rapidement accéder aux Préférences de l’ordinateur sans passer par le Menu Pomme.

Sous le capot, le format HFS devenait capable de gérer des volumes de 4 Go ; Échange PC/Macintosh (déjà disponible en option auparavant) facilitait avec Easy Open le travail sur des disquettes et des fichiers venant de DOS ou Windows ; AppleMail et PowerTalk facilitaient l’échange de messages et de documents entre plusieurs Macs reliés en réseau (on en a déjà parlé au détour d’une publicité pour le Système 7 Pro. Quant à MacTCP, il ouvrait les Macs aux réseaux Unix, mais aussi à la connexion à Internet.

Apple News 1994 Système 7.5

Apple / Samsung : On enterre la hache de guerre

C’est officiel : Apple et Samsung ont enterré la hache de guerre, après sept ans de combat judiciaire acharné. Les détails de l’accord ne sont pas rendus publics, mais l’on imagine que cette bataille de tribunal finissait par coûter cher aux deux entreprises qui, par ailleurs, poursuivent leur collaboration dans de nombreux domaines.

Cet événement n’est pas sans rappeler un autre accord, signé il y a presque 21 ans, le 6 août 1997. Apple et Microsoft mettaient alors fin à plus de dix ans de procès : en échange d’un abandon de toute poursuite entre les deux sociétés sur le front des brevets, Microsoft s’engageait à développer la suite bureautique Office durant les cinq années suivantes. Apple, de son côté, acceptait d’installer Internet Explorer par défaut sur ses ordinateurs. Microsoft, au passage, investissait 150 millions de dollars dans la Pomme, ce qui conduira certains journalistes à affirmer que Microsoft venait de racheter Apple. Il ne devrait pas en être question cette fois-ci…

Couverture du Time :

Le jour où Apple a failli acheter BeOS

Nous savons tous que Mac OS X, le système qui fait l’originalité du Macintosh (et ses héritiers iOS, tvOS et watchOS), est fondé sur le système NextStep conçu par NeXT et son patron Steve Jobs de 1985 à 1996. Pourtant, le rachat de NeXT par Apple en 1996 avait été une surprise : les pronostics penchaient plutôt pour BeOS, un système créé par l’entreprise Be de Jean-Louis Gassée, lui-même ancien directeur chez Apple.

Image : Wikipedia

Dans une conférence donnée en 1991 et publiée sur YouTube, Jean-Louis Gassée revient justement sur cette décision lourde de conséquences. Il explique qu’au moment de ce rachat, NeXT avait déjà abandonné son système NextStep (devenu OpenStep), faute de débouchés commerciaux, pour se concentrer sur WebObjects, son outil de développement de sites web. Si NeXT a offert une nouvelle vie au Mac, c’est grâce à ses développeurs talentueux, comme Avi Tavanian, Bertrand Serlet, qui ont réécrit les bases de Mac OS. Mais avoir de bonnes technologies ne suffisait pas : ce rachat, c’était aussi une manière pour Steve Jobs de reprendre le pouvoir sur Apple et s’en servir pour réussir commercialement là où NeXT avait échoué.

Interrogé sur le choix de NeXT au détriment de Be, Jean-Louis Gassée « remercie le ciel » de cette décision : il détestait le management habituel de la marque (particulièrement celui de Steve Jobs) et n’aurait pas pu s’imaginer à nouveau chez Apple. Bien que déçu pour son entreprise, il aura l’occasion de se consoler par la suite, l’aventure Be se prolongeant durant quelques années.

Owen W. Linzmayer, l’auteur de « Apple Confidential », se remémore ces journées de décembre 1996 où la balance a pesé du côté de NeXT. Gil Amelio, PDG d’Apple, et son bras droit Ellen Hancock, avaient invité les cadres de NeXT et de Be à deux entretiens séparés. Steve Jobs avait confié à Avie Tavanian le soin de démontrer que leur sytème OpenStep avait encore plusieurs années d’avance sur la concurrence, notamment dans les domaines d’Internet et du multimédia. Le lendemain, Jean-Louis Gassée était arrivé en dilettante, persuadé que l’affaire était dans la poche. Résultat : dix jours plus tard, Apple officialisait le rachat de NeXT et le retour de Steve Jobs au bercail, officiellement comme conseiller de Gil Amelio. La suite, on la connaît…

ITT 2020 - clone d'Apple II - sur eBay

Un clone d’Apple II sur eBay

Amateurs de vieilles machines, c’est le moment de faire un détour sur eBay. Vous y trouverez le tout premier clone légal d’Apple II : un ITT 2020 vendu par son propriétaire britannique.

ITT 2020 - clone d'Apple II - sur eBay

La page Wikipedia de l’ITT 2020 nous apprend qu’il s’agissait d’un clone fabriqué sous licence dès 1979, spécialement pour le marché européen, avec une alimentation en 220V. Grâce à quelques modifications en profondeur, il offrait une sortie vidéo PAL (là où l’Apple II était limité au NTSC) et se payait même le luxe de corriger quelques bugs de jeunesse de l’Apple II.

ITT 2020 - clone d'Apple II - sur eBay

En réalité, les modifications étaient tellement profondes qu’aucun logiciel graphique prévu pour l’Apple II ne pouvait fonctionner sur ce clone. Il va sans dire que dès la sortie de l’Apple II europlus quelques mois plus tard, l’ITT 2020 tira sa révérence.

Si vous vous demandez ce qu’un tel ordinateur peut coûter, sachez qu’un modèle du même type, mais en meilleur état et accompagné de ses deux lecteurs de disquettes, s’est vendu le 20 septembre dernier pour 800 euros, à Paris.

Microsoft Word 4 pour Mac

Souvenir – Word 4

Et vous, utilisiez-vous Word 4 sur Mac, en 1989 ? Il faut être honnête : quiconque a utilisé des versions « modernes » de Word (disons, depuis Office 98) sera ébahi de la simplicité de Word 4. Ce logiciel était à peine plus puisant que MacWrite apparu cinq ans plus tôt. Microsoft avait certes prévu un dictionnaire pour le correcteur orthographique, et ajouté quelques fonctions comme la numérotation des pages ou l’insertion automatique de notes de bas de page, mais pour le reste, nous étions encore à la préhistoire de la bureautique. Pas d’options de zoom sur la page, pas d’insertion d’images, pas de colonnes, pas de tableaux, pas de lettrines… Et pourtant, c’était ce qui se faisait de mieux !

Microsoft Word 4 pour Mac

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Le kit de Test Drive a Macintosh

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de l’opération Test Drive a Macintosh, durant laquelle Apple prêtait un Macintosh à ses futurs clients durant vingt-quatre heures, pour les convaincre d’en acheter un ensuite. Nous vous avons ainsi présenté le manuel qui accompagnait le Macintosh pour guider l’utilisateur durant sa découverte de la machine, le film publicitaire qui présentait cette campagne, ou l’étiquette à bagages qu’Apple offrait à ses futurs clients.

Nous avons réuni sur une photo le kit qui était mis à disposition des utilisateurs. Le livret, mais aussi les disquettes contenant les démonstrations de logiciels, et la cassette audio qui était un type de mode d’emploi assez classique chez Apple à l’époque : nous vous avons déjà parlé sur l’Aventure Apple de la cassette enregistrée par Kriss.

Apple Test Drive a Macintosh, Livret, Cassette, Disquettes

Les disquettes portent les marques du temps qui est passé depuis 1984. C’est le cas de beaucoup de disquettes de l’époque chez Apple, même celles conservées précautionneusement. La responsabilité de la décoloration du papier est sûrement à chercher du côté de la couche autocollante… Remarquez que dès 1984, Apple mettait en avant Multiplan et Chart, les deux logiciels de Microsoft qui fusionneront plus tard pour devenir Excel.

Apple Test Drive a Macintosh, Disquettes

Raccourcis dans le Dock de Mac OS X

Astuce – Des raccourcis dans le Dock

Sous MacOS 8 ou MacOS 9, il était aisé d’ajouter de raccourcis dans le menu Pomme, pour garder ses applications ou ses fichiers préférés à portée de clic. Rien de tel en revanche sur Mac OS X. Il faut alors utiliser le Dock.

Raccourcis dans le Dock de Mac OS X

Il vous suffit de créer un nouveau dossier, et d’y glisser des alias (raccourcis) de vos applications préférées, puis de glisser ce dossier sur le Dock, où l’icône du dossier apparaît. Il vous suffira ensuite de cliquer une seconde dessus pour faire apparaître un menu avec la liste de vos raccourcis.

Cette astuce avait été publiée dans la revue A Vos Mac en 2002

Bon anniversaire le Cinema HD Display 30″ !

Cela faisait un moment que l’on n’avait plus fêté d’anniversaire sur ce blog. Ce 28 juin nous offre l’occasion de nous souvenir de notre air ébahi en découvrant le nouveau Cinema HD Display de 30 pouces, une diagonale inédite dans l’histoire de l’informatique. Nous étions en 2004, et cet écran offrait le top du top : résolution de 2560 x 1600 pixels, connection DVI et doubles ports USB2 et FireWire !

« Notre élégant moniteur Cinema Display de 30 pouces est le plus grand écran de bureau jamais créé et vous pouvez en installer deux, côte à côte, pour obtenir un impressionnant total de 8 millions de pixels, a déclaré Steve Jobs, chef de la direction d’Apple. Les moniteurs Cinema Display d’Apple ont toujours établi la norme pour les moniteurs de la plus haute qualité dans l’industrie et notre nouveau moniteur de 30 pouces est un pas de géant vers l’avant pour nos clients à la recherche de produits haut de gamme. »

Ce nouvel écran, et ses petits frères de 20 et 23 pouces, adoptaient la robe aluminium du Power Macintosh G5 lancé un an plus tôt. L’ensemble était particulièrement classe !

Le QuickTime VR de l’époque — dommage, c’est le 23 pouces qui est présenté !

L’Apple Cinema HD Display de 30 pouces nécessitait une carte graphique « de haute performance » NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL et un ordinateur Power Mac G5. Et voici ce qu’en disait Apple dans son communiqué de presse : « offrant l’architecture d’affichage graphique la plus avancée qui soit disponible sur le marché, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL offre les plus récentes fonctionnalités en matière de programmation graphique pour présenter de façon réaliste la cinématique à l’écran et une bande passante incroyable pouvant offrir un rendement atteignant 35,2 Go/s, ce qui permet de supporter des taux de rafraîchissement des pixels pouvant atteindre 6,4 milliards de texels par seconde. Première carte à supporter deux interfaces de connexion à haute résolution, la carte graphique NVIDIA GeForce 6800 Ultra DDL intègre deux connecteurs DVI, de manière à ce que deux moniteurs Cinema HD Display de 30 pouces puissent être utilisés avec un ordinateur Power Mac G5, fournissant ainsi un espace de travail jamais vu ».

Badges Apple Expo

Les badges d’Apple Expo et de MacOS

Nous vous avons déjà parlé de la longue histoire des pin’s Apple. Il y a les classiques, avec une petite pomme multicolore, récemment remis à la mode lors d’une keynote d’Apple, et les pin’s spéciaux assortis à différentes étapes de l’histoire d’Apple. Mais si vous cherchez des bidules à accrocher à vos chemises, vous devriez aussi vous intéresser aux badges à l’ancienne, avec la broche en forme d’épingle à nourrice. On trouve bien sûr le très classique « Mac OS », avec cette petite bouille sympathique, un logo inauguré en novembre 1995 pour accompagner le renouveau espéré pour le système d’Apple qui, jusqu’alors, n’avait pas vraiment de nom.

MacOS Badge

Plus ancien, et plus local, on peut aussi trouver cette série de petits badges distribués lors de l’Apple Expo 1988 à Paris. Il y a bien sûr le modèle « Bienvenue » qui reprend le logo de l’invitation à l’Apple Expo, cette pomme chaussée de quatre paires de lunettes. Il y a aussi un badge réservé aux béotiens, ces nouveaux-venus dans le monde du Macintosh. Et un « Stacks en stock » à la gloire d’HyperCard, ce logiciel unique en son genre apparu l’année précédente. Et enfin, un badge plus mystérieux, portant le slogan « Fly Macintosh ».

Badges Apple Expo

Menu Pomme Mac OS X DP2

Le Menu Pomme à travers les âges

Le Menu Pomme, qui nous accompagne depuis 1984, a eu une existence mouvementée. Jusqu’au Système 6 (1988-1991), il était géré par l’ordinateur, on ne pouvait pas le modifier. Du Système 7 jusqu’à Mac OS 9, le menu Pomme disposait d’un dossier à son nom dans le Dossier Système. Il était possible d’y glisser des fichiers, des dossiers, des alias, et de les retrouver directement dans le menu Pomme ensuite. On pouvait même supprimer les éléments de base de ce menu, comme le raccourci vers les Tableaux de Bord ou les Applications Récentes. Nombreux étaient les utilisateurs qui y avaient glissé des raccourcis vers leurs fichiers indispensables.

Dossier Menu Pomme dans Mac OS 9

On l’a un peu oublié, mais cette fonction avait été conservée – et améliorée – lors du développement de Mac OS X. Dans les versions Developper Preview 1 et 2, la dernière commande du menu Pomme était un outil de configuration, qui donnait accès à une fenêtre de préférences où l’on pouvait gérer les éléments du menu, les réorganiser, ajouter des sous-menus, des raccourcis, des séparateurs…

Menu Pomme Mac OS X DP2

Et comme on pouvait encore décrocher un menu pour le maintenir affiché en permanence à l’écran, on disposait ainsi d’une sorte de Dock avant l’heure (le vrai Dock tel qu’on le connaît ne réapparaîtra qu’avec la version DP3 et son interface Aqua). Remarquez également qu’à cette époque, le menu Pomme donnait encore accès à la fenêtre « À propos » de l’application au premier plan, puisqu’Apple n’avait pas encore décidé d’ajouter un menu pour l’application, entre le menu Pomme et le menu Fichier…

Menu Pomme Mac OS X DP2

Plus étonnant, le Menu Pomme avait même disparu lors de la sortie de la Developper Preview 3, en janvier 2000. Plus exactement, la pomme avait migré au centre de la barre des menus, d’où elle devait en quelque sorte « irradier » tout l’écran par sa présence. Cette icône ne servait plus à rien, à part à décorer la barre des menus. D’ailleurs, si un menu venait à atteindre son emplacement, elle disparaissait, tout simplement. Contrairement aux apparences, le Menu Pomme n’avait pas été remplacé par un menu Mac OS : le premier menu était celui de l’application (comme on le voit encore aujourd’hui immédiatement après le Menu Pomme), mais il prenait à l’époque l’icône du programme, plutôt que son nom (il s’agit ici de l’icône du Finder).

Mac OS X DP3 Finder

Apple Cluster Controller

Est-ce le moins connu des produits Apple ?

Peut-on encore découvrir un produit Apple dont on ignorait jusqu’à l’existence, après plusieurs décennies de lecture, de collection, de recherches et d’écriture ? Eh bien oui ! Cette semaine, au détour de quelques recherches au sujet de MacTerminal, j’ai découvert l’Apple Cluster Controller, un gros machin qui venait s’intercaler entre le Mac (ou le Lisa) et les gros systèmes de télécommunications d’IBM, connu sous le nom de 3270.

Apple Cluster Controller
Un Apple Cluster Controller sur BitBang

Je me suis évidemment immédiatement replongé dans mes archives numériques de MacWorld, MacUser, Byte et autres SVM, pour confirmer que cet étrange appareil n’apparaît quasiment jamais dans la presse spécialisée, sauf au détour d’un article sur MacTerminal, justement.

De manière générale, le boîtier semble avoir été fabriqué en un nombre très limité d’exemplaires et si quelques sites de passionnés en parlent, peu de collectionneurs en ont réellement vu un vrai de leur yeux. On peut en croiser un sur Reddit chez r/VintageApple. D’après son heureux propriétaire, le système est basé sur un processeur Z80, le fameux processeur à tout faire des années 80, qui est d’ailleurs resté en vente jusque récemment.

Apple Cluster Controller

 

À l’arrière du boîtier, qui ne ressemble à aucun autre produit de la marque, on trouvait de nombreux ports permettant de connecter les différents ordinateurs et périphériques au réseau. S’il ne ressemble pas aux produits Apple, c’est parce que, comme souvent à l’époque, il s’agissait d’une version modifiée par Apple d’un produit existant : le 74D de Protocol Computers, Inc.

Apple Cluster Controller back

L’Apple Cluster Controller remplaçait l’IBM cluster controller en évitant d’ajouter le petit modem AppleLine pour chaque appareil Apple connecté au réseau.  Un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici comment on pourrait résumer les choses.

Apple Cluster Controller interface with IBM

L’excellent site Archive.org a conservé une copie du Guide de référence destiné aux revendeurs du produit. En 73 pages, c’est le document idéal pour tout comprendre sur le sujet, expliquer le monde des communications IBM et montrer comment les produits de communication synchrones d’Apple permettent aux ordinateurs personnels Apple de s’intégrer dans ce monde.

Apple Cluster Controller Sales reference guide

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Alerte eBay : un Lisa 1 fonctionnel !

Si vous n’avez pas encore acheté tous vos cadeaux de Noël, nous avons peut-être trouvé l’idée qui vous manquait. Un Lisa d’origine est disponible sur eBay : le vrai, commercialisé en janvier 1983, celui avec les deux lecteurs Twiggy, et parfaitement fonctionnel qui plus est !

Apple Lisa on eBay - Twiggy drive !

Si nous en parlons avec autant d’enthousiasme, c’est que ce modèle est aujourd’hui quasiment introuvable, et nous vous avons déjà expliqué pourquoi : tout simplement parce qu’en 1984, Apple a proposé à ses heures possesseurs de « mettre à jour » gratuitement leur modèle en Lisa 2, grâce au remplacement des deux lecteurs Twiggy 5″1/4 par un seul lecteur 3″1/2 et à l’installation d’une nouvelle façade. Rien de tel ici, tout est resté d’origine. L’appareil est fourni avec son disque dur profile, son clavier et sa souris d’origine.

Apple Lisa 1 Twiggy and ProFile

Ha oui, un dernier détail tout de même : les enchères débutent pour l’heure à 76.000 dollars, soit environ 63.000 euros. Et pour ce prix-là, la livraison n’est pas incluse : le vendeur ne prévoit qu’une remise de la main à la main, en Californie…

Apple Ad : pilot, explorer, hero, golfer

Publicité : pilote, explorateur, héros, golfeur…

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous exhumons une page de 1996, l’une des rares à porter le slogan « You, a Mac, the world ». Comme nous l’avions déjà noté, ce slogan qui signifie littéralement « Vous, un Mac, le Monde », avait été déposé en août 1996, à une époque où la marque se cherchait, ayant connu plusieurs échecs dans la conception de ses nouveaux systèmes Pink puis Copland.

Apple Ad : pilot, explorer, hero, golfer

Dans cette publicité, Apple vous promettait de pouvoir être un pilote, un explorateur, un héros et un golfeur, tout ça sur votre Macintosh. En effet, vous pouviez trouver les titres les plus utiles et les plus enthousiasmants, pour vous et votre famille, dans le Macintosh Software Guide, ou Guide des Logiciels Macintosh, disponible sur un simple appel au 0800 521 267. Attention cependant, il s’agit d’un numéro américain, pas d’un numéro vert français !

Apple II Applesoft programming tutorial

Un programme Basic peint sur le manuel Apple II

Imaginons qu’en 1978, vous ayez été chargé d’illustrer la couverture du manuel « Apple II Basic Programming » dédié à la programmation de l’Apple II dans le langage Basic, écrit par Jef Raskin… Qu’auriez-vous représenté sur votre œuvre d’art ? Des Apple II, bien sûr. Et des utilisateurs heureux. Des manettes de jeux. Des circuits électroniques. Les couleurs de la pomme. Et… tiens ? Un programme en Basic parfaitement opérationnel ! La même illustration se retrouve en couverture du manuel « The Applesoft Tutorial » publié l’année suivante. Il s’agissait d’une mise à jour liée à l’évolution du langage Basic de l’Apple II, devenu le Basic Applesoft en embarquant les améliorations du langage Microsoft Basic.

Apple II Applesoft programming tutorial

Apple II Applesoft programming tutorial

Ce petit programme, le voici. Il est tellement simple qu’on peut le comprendre rien qu’en le lisant. Sachez simplement que les lignes qui commencent par « REM » ne servent qu’à insérer une remarque, qui ne sera pas interprétée par l’ordinateur.

LIST
100 REM SET GRAPHICS MODE
110 GR
120 REM CHOOSE A RANDOM #
130 COLOR= RND (16)
140 REM PICK A RANDOM POS
150 X= RND (40)
160 Y= RND (40)
170 REM PLOT THE (…)
180 PLOT X,Y
190 REM DO IT ALL AGAIN
200 GOTO 130

Si l’on omet les lignes réservées aux remarques, il reste donc la ligne 110 qui passe en mode « graphiques basse résolution » grâce à la commande « GR ». L’écran devient alors un quadrillage de 40 pixels de large et de haut, sur lequel la commande « PLOT » de la ligne 180 affiche un point de la couleur choisie au hasard par la ligne 130 (RND est l’abréviation de Random, qui signifie hasard en anglais), à des coordonnées X et Y choisies aléatoirement entre 1 et 40 par les lignes 150 et 160. Et voici ce que ça donne :

Pour réaliser cette vidéo, nous avons utilisé un émulateur d’Apple II en ligne, sur le site de Will Scullin. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton « Reset » avant de commencer à entrer le programme ! Sachez aussi que la correspondance entre le clavier du Macintosh et le clavier émulé de l’Apple II n’est pas parfaite : il faut parfois utiliser le clavier affiché à l’écran, par exemple pour les parenthèses.

PowerBook G4 ad

Publicité : le PowerBook G4

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une double page de l’été 2001. On y voit le PowerBook G4, de face et de profil, et en guise de légende, quelques caractéristiques techniques résumant toute l’innovation dont Apple était capable : 2,54 centimètres d’épaisseur, 2,4 kilogrammes, lecteur DVD, cinq heures de batterie, AirPort (le petit nom du Wi-Fi chez Apple à l’époque), écran extra-large de 15,2 pouces, coque en titane : PowerBook G4. Tout simplement.

2001 Apple PowerBook G4 ad

Power Macintosh 6100 7100 8100 Computer Bench

Bon anniversaire les Power Mac 6100, 7100 et 8100 !

Ils nous ont fait rêver, ils fêtent aujourd’hui leur vingt-sixième anniversaire : les Power Macintosh 6100, 7100 et 8100 de 1994. De bien belles machines, cadencées de 60 à 80 Mhz. Ces Power Macs disposaient de 8 à 16 Mo de mémoire vive, et de disques durs de 160 Mo à 1 Go. Certains modèles étaient équipés d’un lecteur de CD, et d’autres, non. Quant aux tarifs, ils s’échelonnaient de 13000 à 47000 francs environ, comme l’indique cette brochure du magasin Computer Bench.

Power Macintosh 6100 7100 8100 Computer Bench

Apple Enterprise Awards

Publicité : Les Apple Enterprise Awards de 1995

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici un appel à projets pour le concours des Apple Entreprise Awards, lancé en avril 1995. « Votre super application permet à tant de monde d’obtenir des compliments. Peut-être est-ce à votre tour ? ».

Apple Enterprise Awards 1995

Avec les Apple Entreprise Awards, la marque voulait montrer sa reconnaissance aux développeurs qui permettent aux autres de se dépasser, d’être plus efficaces et plus productifs. « Developers, Developers, Developers », comme dira l’autre quelques années plus tard.

Les résultats avaient été annoncés lors de la PC Expo de New-York, le 19 juin 1995, et présentés dans un supplément d’été de Computerworld. Pour ne pas faire durer le suspens, voici la liste des lauréats, dans des rubriques carrément pas glamour :

Apple Enterprise Awards

•Communication and Collaboration (Business, Education and Government) :
– Bergen Brunswig Corporation, AccuSource

•Cross-Platform (Business, Education and Government) :
– The Naval Air Systems Command (Information Management  Department), Naval Aviation Wick Area Network (NAVWAN)

• Departmental/Workgroup Client/Server :
– Alex, Brown & Sons Incorporated, Alex, Brown Trading System (ABS Trading System)

• Education/Government Client/Server :
– University College Dublin, WEST (Web Educational Support Tbols) 1.0

•Enterprise Client/Server :
– Control Data Systems, Inc., Control Data Advisor

•Mobile Computing (Business, Education and Government) :
– Centric Systems Corporation, The Mortgage Market

•Multimedia Kiosk (Business):
– Andersen Windows, Inc., The Andersen Window of Knowledge” System

•Multimedia Kiosk (Education and Government):
– Penn State University, Penn State Alumni Association Information Kiosk 1.0

•Publishing (Business, Education and Government):
– Second Look Computing of the University’ of Iowa, Arachnid 1.0

Apple Macintosh IIfx ad

Publicité : Macintosh IIfx, le plus puissant du monde

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, voici une pleine page de 1990, parue à l’occasion de la sortie du Macintosh IIfx, le plus puissant des Macs, et le plus puissant des ordinateurs tout court, grâce à son processeur Motorola 68030 à 40 Mhz. Vous savez, ce processeur qu’Apple indiquait au moyen du « x » à la fin du nom de l’ordinateur (à l’exception notable du Macintosh SE/30, et pour cause…).

Nous avons déjà discuté du « Hello » lancé par le Macintosh lors de sa présentation au public, et complété à plusieurs reprises par ses successeurs, qui présentaient un « Hello (again) ». En voici un autre exemple. Un « Hello » plus formel, plus pro, comme la clientèle que visait ce Macintosh aux stéroïdes. Notez également la mention, plutôt rare, de Texas Instrument comme dépositaire de la marque NuBus (le port d’extension interne des Macs de l’époque).

Apple Macintosh IIfx ad

Apple réduction échange Power Macintosh

Une offre de reprise pour un Power Macintosh

Comme toutes les autres marques, quand elle a du mal à vendre ses nouveaux produits, Apple propose à ses clients de racheter leurs anciens modèles. C’est d’ailleurs le cas actuellement pour les nouveaux iPhones comme le rappelait récemment MacGénération. La technique n’est pas neuve. Nous vous avons déjà présenté une publicité de 1991 où Apple promettait 5000 francs en échange d’un Apple II usagé, lors de l’achat d’un Macintosh LC tout neuf.

Aujourd’hui, nous vous présentons une brochure recto-verso de 1997, où la marque propose à peu près le même tarif pour échanger un Macintosh contre un PowerMacintosh tout neuf.

Apple réduction échange Power Macintosh

Attention cependant : l’offre ne valait que pour les modèles haut-de-gamme de la marque : le Power Macintosh 8600, son équivalent gonflé en logiciels l’Apple Web Studio, ou encore le très coûteux PowerMacintosh 9600, une machine à plus de 30.000 francs… Sans compter que l’offre de reprise était calculée en fonction de la machine restituée : pour obtenir 5100 francs de reprise, il fallait rendre un Quadra 800 gavé de 16 Mo de mémoire vive et 500 Mo de disque dur, une machine qui pouvait dépasser les 50.000 francs avec son lecteur de CD…

Apple réduction échange Power Macintosh

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Publicité – Performa et les questions des enfants

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, une publicité de 1993 pour la gamme Macintosh, avec son slogan « Maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents. ». Un Performa 400 (également commercialisé sous le nom de LC II) et un Performa 600 (équivalent du Macintosh IIvx) illustrent cette réclame, qui vante ClarisWorks, At Ease, Échange PC/Macintosh et le 36 15 Apple…

Macintosh Performa : maintenant, les enfants vont trouver seuls les réponses aux questions qui embêtent les parents

Pour nos lecteurs les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, Internet n’existait pas, ce qui réduisait le risque que l’enfant trouve tout seul des réponses un peu trop explicites à LA question qui embête les parents : Dis, papa, comment on fait les bébés ?

Apple 1997 Ad for Mac OS 7.6

Publicité : Mac OS 7.6

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Aujourd’hui, voici une publicité un peu bizarre de 1997, vantant la capacité du nouveau Mac OS 7.6 à suivre votre esprit partout où il ira ! Toujours plus intuitif, le nouveau système d’Apple promettait une gestion de la mémoire virtuelle permettant de lancer plus rapidement les applications et les impressions. QuickTime, Open Transport, OpenDoc et CyberDog étaient mis en avant, et comme toujours à l’époque, Apple vantait la compatibilité avec les fichiers Windows qui, promettait-elle, pouvaient être lus sans même l’application d’origine !

Apple 1997 Ad for Mac OS 7.6

ValueTec Tempest 2900T MAcintosh

Un ordinateur Apple blindé sur eBay

Difficile de deviner quelle machine Apple se cache sous cet étrange modèle mis en vente depuis quelques jours sur eBay, au prix un peu astronomique de 30,000 dollars…

ValueTec Tempest 2900T MAcintosh

D’après le vendeur, cette machine porte le doux nom de Tempest 2900T. Tempest, c’est le nom de code d’une norme développée par la NSA (l’Agence Nationale de Sécurité américaine) pour contenir les émissions électromagnétiques d’un appareil électronique, et empêcher son espionnage à distance par interception de ces ondes. La machine d’origine est donc totalement revue, pour offrir un blindage de chacun de ses composants susceptibles d’être espionnés : l’écran bien sûr, mais aussi les lecteurs de disquettes, le clavier et les câbles. C’est donc une liaison par fibre optique qui permettait de relier cette machine à un réseau AppleTalk ou à l’imprimante ImageWriter, elle aussi modifiée pour accueillir une telle connexion. À l’issue d’une phase de test, cette machine aurait dû obtenir une certification de la NSA, lui ouvrant les portes de marchés militaires ou administratifs sensibles. Le vendeur d’eBay précise que cette étape n’avait pas été achevée, la machine était donc restée au stade du prototype.

ValueTec Tempest 2900T MAcintosh

ValuTec, l’assembleur de cette machine, était une entreprise basée à Reston en Virginie, dont la production est restée confidentielle. Nous avons par exemple retrouvé une publicité très sobre pour son système de fax sécurisé. Son nom est maintenant lié à une entreprise de l’Indiana, créée en 1993. On trouve peu de traces de cette ordinateur Tempest 2900T : comme souvent, Google Books n’en a gardé que quelques lignes ici ou .

Mais la grande question que pose cette machine est la suivante : s’agit-il d’un Lisa, comme l’agencement général peut le laisser penser, ou d’un Macintosh, comme d’autres indices le suggèrent ? En effet, le format global est celui du Lisa, et le clavier lui est en tous points semblable. La souris permettrait de les départager facilement, mais elle a été remplacée ici par un trackball. Le clavier présenté peut donc être celui du Lisa, mais aussi un clavier de Macintosh auquel on aurait greffé un pavé numérique optionnel. L’auteur précise que l’écran est un modèle 9 pouces : s’agit-il de la diagonale visible, proche de celle du Lisa, ou de la diagonale du tube, comme celui du Macintosh ? Et rien ne dit que l’écran soit celui directement ponctionné sur l’ordinateur d’origine.

ValueTec Tempest 2900T MAcintosh

Le vendeur précise encore que la disquette de test correspond à celle du Macintosh 512k. Mais là encore, un Lisa modifié en Macintosh XL se comporte comme un Macintosh 512k, grâce à l’émulateur MacWorks. De notre côté, nous penchons quand-même pour l’hypothèse du Macintosh : l’électronique embarquée dans ce Tempest 2900T occupe peu de place comparativement à ce qu’elle occupait dans un Lisa. Il paraît plus probable que les blindages cachent la petite carte-mère du Macintosh, plutôt que sa grande-sœur du Lisa. Par ailleurs, une photo précise que l’alimentation du Tempest 2900T consomme jusqu’à 60W : c’est ce que consommait le Macintosh. Le Lisa, lui, nécessitait une alimentation de 150W.

Macintosh ED

Le Macintosh ED

Dans la collection de l’Aventure Apple, on trouve des modèles un peu particuliers, comme le Macintosh ED, un modèle de Macintosh commercialisé en 1986 et 1987.

Macintosh ED

Il ne s’agit en réalité que d’un Macintosh 512Ke, un modèle hybride entre le Macintosh 512K de 1984 (dont il a conservé la mémoire vive et l’absence de port SCSI) et le Macintosh Plus de 1986 (dont il a emprunté le lecteur de disquettes 800 Ko et le clavier étendu). Il aura un descendant, le Macintosh Plus ED, mais la série s’arrêtera ensuite : il n’y aura jamais de « Macintosh SE ED », ce qui aurait été mignon puisqu’en anglais, seed signifie « pépin » !

Macintosh Plus ED

Le Macintosh ED était destiné au marché de l’éducation. À ce titre, il s’inscrivait dans la lignée de l’Apple II « Bell & Howell », de l’eMac ou de l’eMate, et des nombreuses versions « low cost » produites pour répondre aux appels d’offres des établissements scolaires.

Impressions couleurs ImageWriter II

Des rubans couleurs neufs pour ImageWriter II

Tiens, en voilà une surprise ! On trouve actuellement sur eBay des rubans d’encre 4 couleurs pour ImageWriter II. Mais pas des vieux stocks pour ce modèle d’imprimante commercialisé de 1985 à 1996, non : des rubans neufs, fabriqués en 2018 !

Ruban neuf pour imageWriter II

Bien sûr, il ne s’agit pas de consommables produits par Apple, mais d’une initiative individuelle d’une équipe de passionnés, réunis sous le nom de MacEffects. [mise à jour des liens] : Vous avez le choix entre un ruban pour 15 dollars, et trois rubans pour 35 dollars.

Ruban neuf pour imageWriter II

Sur les pages d’annonces, le vendeur affiche trois exemples d’impression en couleurs, avec cette trame bien visible qui faisait le charme de l’impression matricielle… et qui a conduit à sa disparition face au jet d’encre et au laser.

Impressions couleurs ImageWriter II
Images : Maple City Enterprises sur eBay
35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 avantages du Macintosh (1)

Cette semaine, c’est la brochure « 35 Macintosh advantages », diffusée par Apple en 1993, qui va nous accompagner. Nous allons passer en revue quelques extraits des comparaisons opposant le Mac aux PC sous Windows 3, que l’on appelait encore à l’époque des « Compatible IBM-PC ».

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Dans son introduction, Apple entrait toute de suite dans le vif du sujet : face à la démocratisation des PC offrant une interface graphique, les utilisateurs de Macs sont plus productifs et plus heureux. D’où l’intérêt de présenter ces 35 raisons concrètes, précises et démontrées.

35 Macintosh Advantages Apple 1993
D’ailleurs les utilisateurs ne s’y trompent pas, puisqu’ils sont deux fois plus nombreux à préférer le Macintosh, quand ils ont l’occasion d’utiliser les deux systèmes.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Vient ensuite la première raison de préférer le Macintosh : le logiciel et le matériel du Macintosh fonctionnent ensemble, un argument qui est toujours valable vingt-cinq ans plus tard.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Sans oublier que le système du Macintosh est unifié, quand Windows se compose en réalité de trois éléments : le Program Manager, le File Manager, et l’ancien DOS omniprésent.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Puis viennent ensuite quelques comparaisons entre les deux systèmes, comme la correspondance entre les icônes et leurs fonctions, ou l’usage de la Corbeille qui permet de jeter et de retrouver des fichiers.

35 Macintosh Advantages Apple 1993

35 Macintosh Advantages Apple 1993

Allez, la suite demain !
[tous les épisodes :  12, 34, et 5]

Apple boogie audio cassette

La cassette audio Apple Boogie

Mince alors ! On a raté la fin des enchères sur cette exceptionnelle cassette audio « The Apple Boogie » qui, d’après les dates de copyrights, date au plus tôt de 1987 ! Pour 100 dollars, c’est un autre passionné qui pourra s’en mettre plein les oreilles (en stéréo mais sans audio spatial) avec des titres exclusifs comme Power to Be Your Best, We’re So Excited, Apple II Forever, Breaking Through, Building the Future with You ou Leading the Way.

Apple boogie audio cassette

Certains titres sont des œuvres originales de Geoff Levin et Chris Many, deux compositeurs habitués des musiques de films, tandis que d’autres sont des reprises d’autres titres comme I’m so Excited des Pointer Sisters. Un des titres est particulièrement remarquable : Blue Busters est une parodie de Ghostbusters, où l’ennemi n’est plus un fantôme, mais IBM !

Something strange stinking up your desk?
Who can you call ? Blue Busters !
Want something safe, should of got the best,
Who can you call ? Blue Busters !
We ain’t afraid of no blue, we ain’t afraid of big blue.
When the big machines wants to take control,
Who can you call ? Blue Busters !

Quelque chose d’étrange empeste votre bureau ?
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
Vous voulez quelque chose de sûr, vous auriez dû prendre le meilleur,
Qui pouvez-vous appeler ? Blue Busters !
On n’a pas peur de Blue, on n’a pas peur de Big Blue.
Quand les grosses machines veulent prendre le contrôle,
Qui pouvez-vous appeler ? Les Blue Busters !

Apple eMac 2002 QuickTime VR

Bon anniversaire l’eMac !

Le 29 avril 2002, Apple lançait l’eMac, son arme secrète pour renforcer sa position dominante mais contestée au sein des établissements scolaires, face au déclin de la première gamme d’iMacs, et au prix assez élevé des nouveaux iMacs G4 « Tournesol ». La machine était équipée d’un écran de 17 pouces à tube cathodique plat, d’un processeur à 700 Mhz, et des connectiques de l’iMac « Luxo » : 3 USB, 2 FireWire, l’Ethernet et une sortie miroir pour un écran. En entrée de gamme, équipé d’un simple lecteur CD, l’eMac voyait son prix fondre à 999 dollars pour les établissements scolaires.

Apple eMac 2002 QuickTime VR

L’eMac aura une fin de vie difficile en 2006 : depuis longtemps déjà on lui reprochait d’être le dernier modèle d’Apple équipé d’un tube cathodique, polluant et gourmand en énergie. Et puis voici qu’on apprend qu’il vieillit mal : des soucis d’affichage apparaîtraient au bout de quelques mois… Apple reconnaît le problème et rappelle les modèles pour réparation. Comme si ça ne suffisait pas, il faudra ensuite qu’on accuse l’eMac d’embarquer des substances dangereuses, le rendant impropre à la vente en Europe. C’était trop pour un seul modèle. L’eMac laissera finalement sa place à un iMac Core Duo « éducation » le 5 juillet 2006.

Forrest Gump Letter eBay

Le courrier d’Apple à Forrest Gump

Voici une anecdote bien connue, mais sur laquelle je n’avais pas encore pris le temps de revenir. Dans le film Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1994 et basé sur une nouvelle de Winston Groom, le héros reçoit un courrier d’Apple.

Forrest Gump Apple letter

Par cette lettre, J. Wellington Bigby, chef fictif des finances de la marque, présente ses remerciements : « Votre investissement dans notre effort pour rendre les ordinateurs accessibles au citoyen ordinaire est arrivé à un moment où l’investissement dans l’informatique personnelle était considéré comme une folie. Votre clairvoyance, votre perspicacité, et surtout votre argent ont permis à notre petite entreprise de devenir l’un des leaders de l’industrie informatique. Il vous a également récompensé avec l’un des rendements de placement les plus incroyables de l’histoire de la finance moderne. De nombreuses innovations seront bientôt présentées dans notre gamme de produits, notamment l’ordinateur personnel “Lisa” qui promet d’être un grand succès ».

Forrest Gump Apple letter

Alors évidemment, rien ne colle dans ce courrier : il est daté du 23 septembre 1975, avant même la création de la marque, et porte le logo multicolore utilisé à partir de 1977. L’adresse sur Silicon Drive n’a jamais fait partie des adresses de la marque, et l’introduction en bourse n’a été réalisée qu’en décembre 1980. Enfin, l’annonce du projet Lisa huit ans avant sa commercialisation laisse songeur !

Et comme on trouve vraiment tout sur eBay, vous pourrez y acheter une réplique de ce courrier envoyé à Forrest Gump, avec l’enveloppe et tout et tout :

Forrest Gump Letter eBay

 

 

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

L’iPod U2 “5G” de l’Aventure Apple

Chez l’Aventure Apple, on aime bien vous proposer de belles photos des produits qui nous passent par les mains. Certains nous facilitent la tache, comme ce superbe iPod U2, second du nom, de la famille des iPod 5G. L’iPod vidéo, présenté le 12 octobre 2005, est en effet complété par cette série spéciale le 6 juin 2006, pas moins de 8 mois après sa sortie ! Si l’iPod vidéo sera remplacé le 5 septembre 2007 par l’iPod Classic, qui restera au catalogue jusqu’à l’arrêt définitif de sa production en 2014, l’iPod U2 ne connaîtra aucune autre mise à jour.

La principale caractéristique de cet iPod U2, en plus de la face noire et de la molette rouge, est son dos en métal noir, que la précédente génération n’avait pas connue. Ce traitement est extrêmement réussi, alliant l’effet miroir qui caractérise les iPod, à un noir d’une grande profondeur.


iPod U2 de 5ème génération

Le dos noir de l'iPod U2 de 5ème génération

Et comme on aime bien les jolies associations, l’iPod U2 est rejoint par deux iPods de première génération, pour finir en beauté.

l'iPod U2 "5G" entouré des iPod "1G"

Le plus vieil iPod de l'histoire de l'humanité

L’iPod, dans un manuel de 1966

Qui a inventé l’iPod, et notamment sa fameuse roue de navigation ?  Jonathan Ive, Tony Fadell, Moby, Kane Kramer ? Hé bien non : notre surprise fut grande de découvrir dernièrement que le véritable créateur du design de l’iPod original, reconnaissable entre tous, est Pierre Poignon, un dessinateur industriel, créateur d’un ouvrage de référence dont l’édition de 1966 ne laisse aucun doute sur ses talents de visionnaire. Tout y est : la forme aux bords arrondis, l’écran, la molette et son bouton central…

Le plus vieil iPod de l'histoire de l'humanité

L’option PDF cachée des premiers Mac OS X

Aujourd’hui, pour exporter un document en PDF sous MacOS X, il suffit de cliquer sur le bouton « PDF » directement accessible dans la fenêtre du menu « Fichier > Imprimer ». Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans MacOS X 10.1, en 2002, cette fonction était un petit peu cachée. Voilà ce que l’on en disait dans la revue A Vos Mac à l’époque.

On vous l’a dit et répété : MacOS X est LE système pour le format PDF d’Adobe, d’ailleurs ce format est inclus dedans. Oui, mais où ? Vous aimeriez bien, vous aussi, distribuer des CV, des brochures ou une thèse de 2500 pages en PDF, ce format universel. Le Portable Document Format permet en effet de diffuser sur Mac et PC des documents avec textes et images, qui seront lus par le logiciel gratuit Acrobat Reader d’Adobe (ou son plug-in pour navigateur Internet). Il y a bien une licence d’utilisation du PDF dans MacOS X, et si Apple le rappelle c’est parce que normalement, pour créer des documents PDF, il faut payer le logiciel Acrobat. Mais pas de soucis sous MacOS X, puisqu’il suffit d’ouvrir un document quelconque, de choisir le menu « Imprimer » puis de sélectionner dans l’onglet « Options de sortie », la case « Fichier » et le format PDF. Le bouton « Imprimer » se transforme en « Enregistrer », et le résultat est un magnifique fichier que vous n’aurez plus qu’à diffuser autour de vous et qui pourra être lu par tous et partout.

Brochure 1993 d'Apple : the Apple way

Brochure : the Apple way

Après la fiche technique de la mise à niveau du Macintosh Plus diffusée avant-hier, voici une brochure plutôt bien pensée. Ou plutôt, une enveloppe de brochure. Car peu importe le contenu : toute l’imagination des commerciaux réside dans l’enveloppe qui protège le dépliant. Il y est écrit, tout simplement : « Peu importe ce que vous ferez de cette brochure, vous le ferez à la manière Apple », avec deux flèches, l’une menant vers la Corbeille, et l’autre vers le menu « Ouvrir ». On était en janvier 1993, et la filiale anglaise d’Apple rappelait ainsi l’origine de ces éléments d’interface que Microsoft peinait encore à imiter avec Windows 3.

Brochure 1993 d'Apple : the Apple way

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Un Macintosh IIcx au Pays du Soleil Levant

Nous avons déjà présenté quelques brochures de la filiale japonaise d’Apple, datant de l’époque où celle-ci s’appuyait sur le réseau de la marque Canon pour commercialiser ses produits.

À l’époque, chaque filiale développait ses propres visuels et brochures, sans recevoir d’instructions mondialisées du siège de Cupertino. On découvre ainsi cette très belle brochure pour le Macintosh IIcx, un modèle commercialisé en 1989 pour offrir une version plus compacte et moins coûteuse du Macintosh IIx présenté l’année précédente.

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Macintosh IIcx Brochure Apple Japon

Le tableau de bord du Système 5 du Macintosh d'Apple

Souvenir – Le Tableau de Bord

Et vous, avez-vous connu l’époque où le Tableau de Bord tenait dans une seule et unique fenêtre ? C’était l’unique interface de personnalisation du Macintosh, l’équivalent des « Préférences Système » de Mac OS X.

Le tableau de bord du Système 5 du Macintosh d'Apple

À l’époque, avant 1988, il n’y avait pas d’onglets (comme sur le Système 6) ou de sous-menu (comme sur le Système 7) : jusqu’au système 5, tous les réglages étaient regroupés dans une seule fenêtre. Et comme il n’y avait pas de fenêtre « À propos… » pour les accessoires de bureau, le numéro de version était inscrit directement dans la fenêtre (ici, la version « 2.0 F1 », mention inscrite au niveau du réglage de vitesse de clignotement du point d’insertion).

Black Apple Mices

Deux souris noires

La souris noire de l’iMac Pro n’est pas la première de son espèce. Nous lui avons fait rencontrer son ancêtre L’Apple Desktop Bus Mouse II, qui accompagnait le Performa 5400/180 en 1996. La rencontre s’est bien passée, les deux représentants de la lignée avaient beaucoup de choses à se raconter. La plus jeune s’est étonnée du câble de son aînée, qui a bien rigolé en découvrant que sa descendante devait se coucher sur le dos pour se recharger.

Black Apple Mices

Des GIF animés des années 2000

Au gré de nos pérégrinations sur l’extraordinaire site Wayback Machine de Archive.org, nous avons récupéré quelques-unes des bannières animées qui égayaient la page de bandes-annonces QuickTime (dont nous vous parlions hier) durant les années 2000. Des couleurs, des formes… tant de souvenirs !

En 2001, la marque mettait en valeur ses produits, ses logiciels, non sans vanter au passage quelques produits tiers : appareils photos, caméscopes, organisateur Palm, discman… L’iPod n’arrivera qu’à la toute fin de l’année !

Bannière software store

Bannière iMacBannière New iBook

En 2002, Apple est toute tournée vers sa campagne publicitaire « Switch », qui présentait des utilisateurs de Windows ayant basculé vers le Macintosh.



En 2003, Apple a l’occasion de présenter quelques nouveaux services et produits : l’iTunes Music Store, Final Cut Pro 4, une nouvelle petite réduction sur Office, et les silhouettes noires de l’iPod !

À partir de 2004, les bannières prennent un peu d’ampleur. En 728 pixels de large, Apple vante iTunes, iPhoto, iMovie, et ses services de musique et de podcasts.

Fin 2005, les bannières larges disparaissent du site d’Apple, au profit de publicités en marge. La marque disposant d’un catalogue de plus en plus fourni, ses pages sont l’occasion de vanter ses produits auprès de ses visiteurs.

Puis les publicités disparaissent du site QuickTime Trailers, devenu en 2010 iTunes Movie Trailers…

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Brochure : Apple II-something

Ce matin, nous vous présentons une brochure pour la gamme Apple II, datant de 1984, l’une des rares brochures de cette année-là où il n’est pas du tout question du Macintosh…

L’objectif de cette publicité : vous convaincre qu’il vaut mieux acheter un « Apple II-quelque chose » plutôt qu’un « IBM PC – n’importe quoi ». Viennent ensuite 10.000 raisons pour commencer (les 10.000 logiciels disponibles pour l’Apple II), puis 10 raisons de choisir l’Apple IIe, ou l’Apple IIc, et encore deux autres bonnes raisons : un bon de réduction valable avant Noël, et une offre de crédit.

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Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

Apple II-something instead of an IBM PC-anything ad

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Apple + BMW, la brochure de 1997

Au coeur de ce mois d’août, voici une très belle brochure de 1997, dans la série des Masters of Media, l’une de ces lubies de l’Apple qui cherchait alors des lignes directrices tous azimuts. Sur vingt pages de papier blanchi au chlore, Apple vantait son savoir-faire dans tous les domaines : texte, photos, vidéos, 3D, réalité virtuelle et pages internet. Plus précisément, cette brochure expliquait comment BMW et ses partenaires avaient tiré parti des technologies Apple : ColorSync, AppleScript, QuickTime, sans oublier la puissance du processeur PowerPC intégré dans les Network Server, les Workgroup Server, les Power Macintosh et les PowerBook.

Publicité : Mac OS 8, aphrodisiaque

Le dimanche, c’est publicité ! Et ce dimanche, une publicité aphrodisiaque, rien de moins, pour Mac™ OS 8, publiée en 1997. Oui, avec un « trademark » en plein milieu de Mac™ OS 8, comme ça, parce que. Et un système distribué par Claris, pas encore réabsorbée par Apple.

« Souvenez-vous de votre premier contact avec un Macintosh, de cet incroyable sentiment de plénitude et de perfection ». Bon, entre-nous, pas sûr que Mac OS 8 ait été réellement aphrodisiaque, mais il faut avouer qu’il avait quelques atouts indéniables, surtout après le Système 7.6 : une nouvelle interface Platinum, un accès plus facile à Internet, un QuickTime amélioré, ou encore l’intégration des traducteurs MacLinkPlus de DataViz™. Et la compatibilité avec les processeurs 68040 de Motorola, une dernière fois.

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

Les raccourcis-claviers de TextEdit

Une petite astuce ce matin : les raccourcis claviers du dialogue d’enregistrement de TextEdit, à quinze ans d’écart (de MacOS X 10.2 Jaguar à macOS 10.14 Mojave) :

Save dialog in TextEdit, MacOS X 10.2 Jaguar

Save dialog in TextEdit, MacOS 10.14 Mojave

La première image avait été publiée dans la revue A Vos Mac, en 2003.

Apple Macintosh II publicité 1988 "Erreur de trajet"

Erreur de trajet

Voici une publicité parue dans un Science et Vie Micro durant l’été 1988. Une belle double-page pour le Macintosh II, où il est question de processeur et de co-processeur parmi les plus rapides du monde, jusqu’à 8 Mo de mémoire interne : « Il peut tenir tête aux plus grands ». « On “clique”, on coupe, on colle. Une pomme sur le capot et le goût du fruit défendu se colle au labeur. Enfin un équilibre entre travail et plaisir ». Rien que ça !

Apple Macintosh II publicité 1988 "Erreur de trajet"

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

Un peu de Macintosh XL sur eBay

C’est une annonce assez inhabituelle que nous vous signalons ce matin. On trouve ces jours-ci une offre pour un clavier de Lisa, accompagné par une souris de Macintosh, et une boîte cartonnée de souris du Macintosh XL qui fait le lien entre les deux.

Macintosh XL mouse box, Lisa keyboard

En effet, cette boîte arbore le packaging habituel du Lisa, avec un dessin représentant la souris du Lisa original, alors que le Macintosh XL était équipé de la même souris que le Macintosh. L’étiquette « Macintosh XL » a simplement été ajoutée au-dessus du logo Lisa sur le côté de la boîte !

Macintosh XL Mouse box

Rappelons qu’à la sortie du Macintosh en 1984, les deux gammes avaient été rapprochées au sein de la division « Apple 32 Supermicro » dont nous vous présentons la brochure sur ce blog. Les choses étaient un peu compliquées à l’époque, puisque même après la sortie du Macintosh XL, Apple avait continué d’utiliser des visuels de Lisa, comme sur cette brochure présentant la gamme Apple en septembre 1984… Au moment de fêter les trente ans du Macintosh, Apple avait pourtant bien présenté le Macintosh XL avec sa souris de Mac, dans sa version gris platinum.

Macintosh XLEnfin, si ce carton de souris de Lisa vous intéresse, sachez qu’un exemplaire est en vente, accompagné de son poster d’époque, pour la modique somme de 11.600 dollars… Ne vous précipitez pas, à ce prix-là, l’annonce risque de rester disponible encore longtemps…

Souris Lisa carton

La voiture Power Mac Racing dans une publicité MacAcademy

Si vous nous lisez sur MacGeneration, vous vous souvenez sans doute de cet article sur la voiture Power Macintosh Racing aux couleurs d’Apple, qui participait à des compétitions dans les années 90 (sinon, il est toujours temps de bien faire et de vous abonner au Club iGen). Si je vous dis cela, c’est parce qu’en fouillant dans les archives, j’ai trouvé une publicité de 1995 pour MacAcademy, un système de formations sur cassettes vidéos pour apprendre à maîtriser le Macintosh et ses logiciels. Pour illustrer sa publicité, et insister sur la vitesse d’apprentissage, MacAcademy avait justement choisi une photo de la voiture Power Macintosh Racing.

Le système 7.1 d'Apple en version française

Bon anniversaire le Système 7 !

Le 13 mai 1991, Apple a commercialisé le Système 7. Plus de trois ans après le Système 6, et sept ans après la commercialisation du premier Macintosh, Apple a revu en profondeur son interface, pour tirer profit des écrans en couleurs qui commençaient à se généraliser dans la gamme. Elle a également intégré quelques technologies comme l’adressage mémoire 32-bits ou la mémoire virtuelle, et bien évidemment le multitâche coopératif, qui permettait enfin de lancer plusieurs logiciels en même temps, même si beaucoup d’opérations restaient « bloquantes » pour l’interface, comme la copie de fichiers.

Le système 7.1 d'Apple en version française
Le système 7.1 d’Apple en version française sur un PowerBook Duo 230 (écran externe via le Duo Dock)

Parmi les autres nouveautés du système 7, on trouvait les alias (des raccourcis pointant vers un fichier), AppleScript, le dossier « Extensions », les Tableaux de Bord gérés sous forme de fichiers indépendants, la gestion des polices vectorielles TrueType, ou le menu Pomme personnalisable.

Le Système 7 est resté le système d’exploitation d’Apple lors du passage au processeur PowerPC, et a pris le nom de MacOS avec sa version 7.6. Puis il a laissé sa place en juillet 1997 à MacOS 8, qui aurait pu s’appeler MacOS 7.7 mais changea de nom en grande partie pour des raisons légales, afin de mettre fin au contrat qui liait Apple et les cloneurs de Macintosh.

Les couleurs du système 7 d'Apple

Les couleurs du système 7 (votez !)

Quand Apple a commercialisé son système 7, l’une des nouveautés les plus remarquables était l’utilisation intensive des couleurs offertes par les écrans de l’époque. L’interface originale du Mac était conservée dans ses grandes lignes, mais les 256 couleurs offertes par la plupart des cartes graphiques de l’époque permettaient un graphisme plus fin que celui d’origine.

Les couleurs du système 7 d'Apple

C’est le moment de répondre à notre sondage du jour : Standard, or, vert, turquoise, rouge, rose, bleu, gris, noir et blanc : quelle était la couleur de l’interface de votre Système 7 ?

 

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SCSIProbe tableau de bord

Souvenir : le sélecteur d’identification SCSI

Et vous, avez-vous connu l’époque où il fallait sélectionner un numéro d’identification pour chacun des périphériques SCSI connectés au Macintosh ? La norme SCSI, pour Small Computer System Interface, permettait de connecter plusieurs périphériques l’un derrière l’autre (contrairement à l’USB qui impose l’utilisation de hub ou concentrateurs). Pour permettre à l’ordinateur de différencier les périphériques chaînés l’un à l’autre, chacun était identifié par un numéro compris entre 0 et 7 : le zéro était traditionnellement réservé au disque dur interne (quand il était au format SCSI), et le 7 au Macintosh hôte lui-même. Souvent, le lecteur interne de CD-Rom prenait le numéro 3, et le lecteur ZIP interne prenait le numéro 5. Les versions plus récentes de la norme proposeront même une plage de zéro à quinze.

Apple SCSI CD player SCSI identification selector

Le choix de ce numéro s’effectuait au moyen d’un sélecteur situé sur le boîtier, équipé d’un ou deux boutons, ou d’une molette à tourner. Quelques-uns se contentaient même d’offrir le choix entre deux numéros, comme le lecteur Zip externe SCSI qui ne proposait que le 5 ou le 6… Si deux périphériques possédaient le même numéro, un conflit apparaissait : ils n’étaient plus reconnus par l’ordinateur ! Changer leur numéro à la volée n’était pas possible : il fallait redémarrer l’ordinateur pour prendre en compte la modification.

D2 external hard disk drive SCSI for Macintosh
Un disque dur externe de D2, qui n’avait pas encore racheté LaCie et pris son nom…

Pour surveiller tout cela, il était possible d’utiliser un Tableau de Bord devenu incontournable, SCSIProbe. Il permettait de s’assurer que chaque périphérique de la chaîne était reconnu par l’ordinateur, en indiquant le nom du produit, son fabricant et son numéro de version.

SCSIProbe tableau de bord
Image : http://www.vectronicscollections.org

Ce tableau de bord était d’ailleurs souvent fourni avec les pilotes de périphériques SCSI, comme sur cette copie d’écran estampillée Adaptec (on en trouve aussi des versions Newer Technologies ou SyQuest).

SCSIProbe Adaptec
Image : Cuk.ch
Apple QuickTake 100 1994 Ad

Publicité : Le QuickTake 100 rend tout plus beau

Le dimanche, c’est publicité en anglais ! Et voici une réclame de 1994, vantant les mérites de l’appareil photo numérique QuickTake 100, qui rend tout plus beau qu’avant ! Bon, honnêtement, comme nous l’avions déjà noté dans un article du blog en 2018, ces publicités n’étaient pas loin d’être mensongères, tant les photographies produites par l’appareil étaient ternes, mais c’était déjà un grand progrès à l’époque…

Apple QuickTake 100 1994 Ad

Le manuel d'OpenDoc

OpenDoc, pas si simple…

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait le penseur. Autant dire qu’en lançant OpenDoc en 1996, Apple n’avait visiblement pas les idées encore très claires sur la meilleure manière d’ouvrir cette technologie révolutionnaire à ses clients. L’idée était plutôt bonne : proposer un format de fichier unique, dans lequel différents types de données sont gérés par autant de modules logiciels, coordonnés par l’architecture OpenDoc. Ainsi, un même document pouvait contenir du texte, un tableau de données, une vidéo, un extrait de site web… Ce fichier pouvait ensuite être partagé entre différents ordinateurs, sous différents systèmes, à la seule condition que les modules logiciels adaptés y soient installés, quand bien même ils auraient été conçus par un autre développeur.

OpenDoc Logo

Résultat : outre le fiasco commercial de cette technologie, qui exigeait une coordination maximale entre des entreprises concurrentes, les rares utilisateurs du module fourni par Apple durent réapprendre les bases même de la manipulation d’un document. Un comble pour l’entreprise qui se vantait d’avoir rendu l’informatique accessible au plus grand nombre ! Jugez-en plutôt sur cet extrait de la brochure “A propos d’OpenDoc” de 1997…

Le manuel d'OpenDoc

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

Publicité : un arbre de Noël

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité parue à la fin de l’année 1993, proposant un Performa 400 et son écran 256 couleurs, au prix promotionnel de 5900 francs HT soit 6997,40 francs TTC. 1000 euros pour ce clone de LC II, équipé de ClarisWorks en version 1, d’Échange PC-Macintosh, Sim City et Prince of Persia, c’était une affaire ! Et comme c’est une offre de Noël, on reste dans l’ambiance de la saison…

Publicité Apple Macintosh Performa 400 Sim City Prince of Persia

A is for Apple, ad

Une publicité Apple de 1977

Aujourd’hui, nous vous présentons l’une des plus vieilles publicités d’Apple. « A is for Apple », un clin d’œil aux alphabets d’enfants — en France, nous avons plutôt droit à « A comme Avion », alors l’astuce fonctionne moins bien… Pour un anglophone, cette publicité sonne comme une évidence : l’ère des ordinateurs personnels a commencé, et Apple va défier votre imagination pendant des années !

A is for Apple, ad

Fichiers convertis sous Mac OS 8

Souvenir : les documents convertis

Et vous, avez-vous connu l’époque où votre Macintosh convertissait certains documents à la volée avant de les ouvrir ? A cette époque, à chaque fois que vous ouvriez certains de vos fichiers, un dialogue de ce genre apparaissait :

Dialogue de conversion de fichier

Cela signifiait que vous ne disposiez pas de l’application qui avait servi à créer le document, mais que vous pouviez l’ouvrir avec d’autres applications. Pour éviter ce dialogue, il fallait ouvrir votre Dossier Système, puis le dossier Préférences, et enfin le dossier “Documents convertis”.

Fichiers convertis sous Mac OS 8

Vous y trouviez toutes les versions “traduites” de vos documents (depuis le dernier démarrage), dans le format de l’application de votre choix ! Il s’agissait soit du document complet, soit d’un simple raccourci, parfois même d’un modèle de document. Il était possible de récupérer ces fichiers pour les conserver, afin qu’ils s’ouvrent directement et sans délai dans l’application souhaitée.

Un prototype de Macintosh dans Coco de Pixar

Pour une fois, pas besoin d’être très observateur pour remarquer l’apparition d’un Macintosh dans le dernier film des studios Pixar et Disney, « Coco ». Quand Miguel arrive dans le Monde des Ancêtres, la secrétaire dispose sur son bureau d’un Macintosh d’origine en parfait état de marche. Du moins, jusqu’à ce que Mama Imelda s’y attaque à coups de bottines, en le traitant de “boîte à bêtises” !

En revanche, difficile de savoir de quel modèle il s’agit : la face avant étant démunie de toute mention, il s’agit sans doute d’un Macintosh antérieur au Macintosh Plus, qui portait son nom à côté du logo Apple. L’arrière du Macintosh de Coco permet d’exclure le tout premier Macintosh, puisqu’il porte en partie haute un rappel du logo ainsi que son nom suivi de quelques caractères rouges, une caractéristique limitée aux Macintosh 128k et 512k, les versions qui succédèrent au Macintosh original en septembre 1984.

Reste un souci de taille : le modèle de Coco dispose de deux prises d’air, quand le Macintosh 128 n’en avait aucune, et le 512, une seule. Alors la conclusion s’impose : le Monde des Ancêtres dispose d’un prototype de Mac jamais vu sur Terre !

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Souvenir – Le PowerBop

Et vous, avez-vous connu le PowerBop ? Bien que certains le considèrent comme un simple prototype, c’est un modèle de PowerBook qui a réellement été commercialisé, mais uniquement en France. Retrouvez toute l’histoire du PowerBop sur l’Aventure Apple !

Le PowerBop d'Apple, avec un téléphone Bi-Bop

Color StyleWriter 2200 Inkjet Printer

Encore plein de cartons Apple sur eBay

Il y a presque un an, nous vous avions présenté une sélection de produits Apple vendus dans leurs cartons sur le célèbre site d’enchères eBay. Il y en a encore toute une série, qui raconte un peu l’histoire d’Apple, comme nous allons le voir. N’oubliez pas que vos achats réalisés à partir d’un lien sur l’Aventure Apple sont susceptibles de nous rapporter un petit pourcentage : de quoi enrichir la collection et vous faire découvrir de nouveaux petits trésors !

On commence avec cet exemplaire sous blister de Macintosh PC Exchange, le logiciel indispensable des années 90 pour lire des disquettes PC et leurs fichiers sur un Mac. Sans cela, insérer un disque Windows dans un Mac se traduisait par un message « Ce disque est illisible, souhaitez-vous l’initialiser ? ». Cette technologie sera finalement intégrée dans le Système 7.5.

Macintosh PC Exchange

Pas mal aussi, ce très rare exemplaire du clavier ajustable Apple Adjustable Keyboard de la même époque. Un excellent clavier qui avait la particularité de s’ouvrir en deux afin que chaque moitié soit parfaitement alignée avec le positionnement naturel de vos mains. Le pavé numérique, séparé, était relié par un tout petit câble ADB que l’on trouve parfois séparément sur eBay.

Apple Adjustable Keyboard

Dans le même style de carton, on trouve aussi ce lecteur de disquettes externe. Il avait été conçu pour accompagner le PowerBook 100, qui en était démuni pour gagner en épaisseur. Le même lecteur avait ensuite accompagné les PowerBook Duo.

Apple floppy HDI-20

À la même époque, Apple proposait aussi ses propres enceintes, les AppleDesign Powered Speakers. Deux bêtes petits haut-parleurs stéréo à connecter sur la sortie casque du Mac. Pas de Siri, pas de sans-fil, pas de panneau tactile, on était loin du HomePod, mais ça ne tombait jamais en panne et ça ne nécessitait pas de mise à jour !

AppelDesign Powered Speakers

 

Si le noir et blanc sur carton recyclé vous ennuie, vous apprécierez sûrement cette très belle Color StyleWriter 2400 dans son carton multicolore. Car oui, dans les années 90, Apple fabriquait ses propres imprimantes ! Plus exactement, elle rebadgeait des modèles d’autres fabricants. Les dernières de la série sont sorties en 1997.

Color StyleWriter 2400 box

On trouve aussi sa petite soeur, la Color StyleWriter 2200, une version mobile de l’imprimante à jet d’encre. Pas de batterie pour ce modèle, mais un adaptateur secteur et un poids plume et une taille de guêpe pour se glisser dans l’attaché-case. Là encore, il s’agissait d’un rebadgeage d’un modèle de Canon.

Color StyleWriter 2200 Inkjet Printer

Beaucoup de couleurs aussi pour cette boîte de Mac OS 8, l’ancêtre de Mac OS X sorti en 1997. Avec un visage souriant et une vue de la planète bleue, qui nous avait fait penser à l’éphémère slogan d’Apple : You, a Mac, the World.

Mac OS 8

Et si on remonte un peu le temps vers les années 80, on peut s’arrêter un instant sur ce gros carton, en fait un sur-carton, destiné à transporter plusieurs produits Apple de l’entrepôt vers le revendeur. On adore la grosse pomme rouge représentative de la fin des années 80 pour la marque. Ce carton, par exemple, permettait de livrer cinq boîtes du kit de connexion au réseau LocalTalk, le réseau local d’Apple.

Apple cardbaord box

Et justement, un vendeur italien propose actuellement ce kit de connexion LocalTalk dans sa petite boîte. À la fin des années 80, tous les accessoires Apple étaient fournis dans ce type de boîtes, y compris les logiciels avec leur manuel.

Macintosh Localtalk Locking connector Kit DB-9

Il n’y a pas que le Mac chez Apple ! Il ne faudrait pas oublier la gamme Newton MessagePad, ces machins portables qui ont ouvert la voie de nos iPad, seulement un peu trop tôt. On en trouve des palettes entières sur les sites d’enchères, comme cet exemplaire du MessagePad 120 de 1994. Redémarrer un Newton, c’est une drôle d’expérience : passées les premières secondes d’étonnement, on se demande ce qu’il était bien possible de faire avec à l’époque…

MessagePad 120

Et puis Apple n’a pas vendu ses produits que dans des cartons : si vous préférez le plastique, vous pouvez vous tourner vers ce magnifique iPod shuffle à la finition acier inoxydable. Un modèle plutôt rare, qui a pris un peu de valeur avec le temps. Nous vous l’avions déjà présenté il y a deux ans à l’occasion d’un article sur les appareils Apple qui se vendent plus cher maintenant qu’à l’époque… N’hésitez pas à faire une offre sur l’un des nombreux iPods que le même vendeur propose dans leurs emballages d’origine.

iPod shuffle acier inoxydable

Mac OS X DP 4 - Interface Aqua

Aqua sur les ruines de Platinum

Les développeurs qui ont vécu la transition de Mac OS 9 à Mac OS X ont pu utiliser l’interface Aqua bien avant le commun des mortels. Si les premières version DP (pour Developper Preview) de Mac OS X affichaient encore en 1999 une interface proche de celle de Mac OS 9, connue sous le nom de Platinum, la troisième version présentée par Steve Jobs le 5 janvier 2000 inaugurait la nouvelle interface toute en rondeur, en rayures, en couleurs et en transparence.

Mac OS X DP 3 - Interface Aqua

Pourtant, tout n’était pas encore parfait. Sans même parler des icônes carrées du Dock ou de cette pomme inutilement placée au milieu de la barre des menus, on pouvait encore croiser quelques traces de l’interface Platinum, comme cette icône représentant une main actionnant le bouton de réduction de la fenêtre.

Mac OS X DP 3 - Interface Aqua

La DP4, sortie quelques mois plus tard, avait commencé à mettre de l’ordre dans la barre des menus, notamment en normalisant l’utilisation du menu portant le nom de l’application (un usage qui est toujours en vigueur), mais sans toucher à la pomme. Le Dock avait déjà pris l’apparence qu’il gardera ensuite, mais quelques éléments d’interface restaient à corriger, comme cette fenêtre « À propos de la calculatrice » directement héritée de la DP1.

Mac OS X DP 4 - Interface Aqua

Publicité : Macintosh et AppleTalk

Le dimanche, c’est publicité ! Aujourd’hui, nous vous présentons une publicité (qui a un peu souffert du temps qui passe) de 1985, dans laquelle Apple vantait les mérites de son réseau local AppleTalk, permettant de relier deux Macs entre eux pour échanger des informations sans risque de distorsion.

Le réseau AppleTalk permettait « de communiquer avec son directeur sans avoir à lui adresser la parole », et de transférer des documents « y compris avec qui vous savez s’il faut vraiment en arriver à cette extrémité ». Le logiciel utilisé était Talkie-Mac, dont la société éditrice Aci était créditée en marge par Apple. On en trouve une petite trace dans cette version numérisée de L’Écho des Apple de novembre 1985.